Kabylie

3.3848382424182 (2071)
Posté par woody 24/03/2009 @ 20:07

Tags : kabylie, algérie, afrique, international

Dernières actualités
Mon conte kabyle - info-culture.com
... histoire de la vie de Monsieur L., traversée par la grande histoire de la colonisation et de la guerre d'Algérie, trouve sa source et son prolongement dans la littérature orale des contes que lui a racontés sa mère, il ya longtemps, en Kabylie…...
imprimer | retour Un Kabyle à la conquête de la littérature ... - Africultures
Kamal Ahmane a exercé comme enseignant de langue française et a été correspondant de presse en Kabylie avant de s'installer au Danemark en 2003. Il s'est imprégné de la culture de son pays d'accueil et a franchi le pas de l'écriture poétique dans la...
Les Rebelles chantent le Rebelle- Hommage à Matoub Lounès le 28 ... - Presse-fr (Communiqué de presse)
Ses chansons portaient un message d'espoir pour un avenir meilleur et une meilleure reconnaissance du peuple berbère et kabyle en particulier. Matoub Lounès est né en 1956 et a grandi en Kabylie, région des “Imazighen” (hommes libres)....
Kabylie - Tizi Ouzou - Iflissen : Attentat contre un poste avancé ... - aokas.net
Alors que l'attention est focalisée, sur le sud de la wilaya de Tizi-Ouzou où l'opération militaire engagée depuis deux semaines à Amjoudh a été considérablement intensifiée ces dernières 72 heures, des sources au fait de la situation sécuritaire dans...
Kabylie - Tizi Ouzou : Iferhounène, une daïra démunie - aokas.net
Quelques bâtiments, beaucoup de cafés et des commerces appartenant à des particuliers, bordent sur un kilomètre, la seule rue, faisant office de chef-lieu. Erigée au rang de daïra depuis le dernier découpage administratif, Iferhounène peine à sortir la...
Algérie: 2 islamistes condamnés à vie - Le Figaro
Deux islamistes, accusés d'avoir assassiné en 2006 l'ex-président de l'Assemblée départementale (APW) de Tizi Ouzou (Kabylie, est d'Alger), ont été condamnés ce dimanche à la prison à vie par le tribunal criminel de Tizi-Ouzou, at-on appris de source...
Kabylie - "Béjaïa" - Feraoun et El-Kseur : Programme de rénovation ... - aokas.net
Le réseau routier de la commune d'El Kseur a bénéficié d'un vaste programme de rénovation et de remise à niveau. Selon les responsables de l'APC, une enveloppe de plus de 200 millions de dinars a été dégagée sur les différents programmes pour la mise...
Des associations remplacent l'Etat dans la promotion de la lecture - La Tribune d'Algérie
Il n'ya pas longtemps, personne ne pouvait imaginer ici en Kabylie que le chef-lieu de wilaya ne posséderait pas de bibliothèque communale ni d'espace de lecture digne de ce nom ; un chef-lieu de wilaya qu'on pourrait aisément classer bon dernier du...
En prévision de son match face à l'ASO Chlef - Liberté-Algérie
La JS Kabylie qui occupe la seconde place du championnat national effectuera un périlleux déplacement, ce jeudi, à Chlef, où l'attend de pied ferme cette coriace formation chélifienne qui reste sur deux défaites consécutives concédées jeudi dernier à...
Guer liyas d'ussirem pour dire l'espoir en tamazight - La Tribune d'Algérie
«Nous ne devons pas limiter nos actions pour faire découvrir aux autres la langue kabyle et le mode de vie des habitants de Kabylie», affirme-t-il. Le long métrage est actuellement en phase de montage. Sa sortie est prévue pour octobre prochain....

Kabylie

Schéma d'ensemble des aires linguistiques du nord-est algérien, du milieu du XIXe siècle au milieu du XXe siècle. Cette carte traite de limites linguistiques sur une période donnée, elle ne prétend pas représenter les frontières de régions comme la Kabylie ou les Aurès (qui n'ont pas aujourd'hui de définition stricte), ni l'évolution de la situation des langues hors de cette période.

La Kabylie est une région historique et ethnolinguistique située dans le nord de l'Algérie, à l'est d'Alger. Pays de montagnes densément peuplées, elle est entourée de plaines littorales à l'ouest et à l'est, au nord par la Méditerranée et au sud par les Hauts Plateaux. Dénuée d'existence administrative globale, elle tient son nom des Kabyles, population berbère dont elle est le foyer.

Ses habitants berbérophones la nomment en kabyle Tamurt n Leqbayel (en écriture tifinagh ⵜⴰⵎⵓⵔⵜ ⵏ ⵍⴾⴱⴰⵉⵍ), « Pays des Kabyles ». Les arabophones l'appellent بَلَد القبائل (prononcé en arabe algérien), littéralement « Pays des Tribus ».

En français, Kabylie dérive de Kabyle, dont l'étymologie la plus courante fait une déformation de l'arabe qabā'il, pluriel de qabila (القبيلة), « tribu ». Au sens premier, les Kabyles seraient donc simplement les « gens des tribus ». Dans l'histoire pré-coloniale de l'Afrique du Nord, la tribu est la forme d'organisation sociale qui s'est maintenue contre ou malgré toutes les tentatives de soumission des États makhzen émergents. Les officiers français, successeurs du makhzen turc, se sont d'abord servi du terme pour distinguer moins une ethnie ou une région spécifiques qu'un type d'adversaire particulièrement opiniâtre : le montagnard. Mais le mot fut aussi employé pour désigner de façon plus spécifique les seuls montagnards berbérophones ou encore, plus généralement, tous les Berbères sédentaires, voire tous les sédentaires d'Afrique du Nord.

Initialement la dénomination Kabylie, au singulier ou au pluriel, était appliquée à toutes les régions peuplées de Kabyles, à tous les sens de ce terme, et avait donc la même élasticité que lui. Mais elle prit à partir du milieu du XIXe siècle une signification plus précise, pour être progressivement réservée à l'ensemble d'un seul tenant que forment les montagnes telliennes entre Alger et Constantine, autour des massifs du Djurdjura et des Babors. Le mot Kabyle se vit à son tour redéfini pour ne plus s'appliquer qu'à la population habitant ou originaire de la région ainsi circonscrite, qui était encore presque entièrement berbérophone. L'espace alors délimité sur cette double base géographique et humaine recoupe de nombreuses circonscriptions de l'Algérie contemporaine : la totalité des wilayas de Tizi-Ouzou (Tizzi Wezzu) et Béjaïa (Bgayet), une grande partie de celle de Bouira (Tubiret), une part aussi de celles de Boumerdès (Bumerdas), Bordj-Bou-Arreridj (Burdj Bu Arreridj), Sétif (Stif) et Jijel, ainsi que des marges de celles de M'Sila (Tamsilt), Mila, Constantine (Qsemṭina) et Skikda.

Avec la progression de l'arabisation, l'usage tendit à faire sortir du périmètre d'application du terme les franges les plus arabisées de la Kabylie « historique ». Chez les Kabyles des années 1950 déjà, le mot Aqbayli, bien que sans traduction territoriale rigoureuse, renvoyait grossièrement à l'espace compris entre Thenia à l'ouest, Sétif et Jijel à l'est. Dans le même sens, les cartes en circulation dans la mouvance régionaliste contemporaine se cantonnent à l'intérieur du cadre des sept wilayas de Béjaïa, Tizi-Ouzou, Boumerdès, Bouira, Bord-Bou-Arreridj, Sétif et Jijel. Dans une acception minimaliste, la Kabylie est parfois simplement assimilée à sa partie nord-occidentale, la Grande Kabylie, étendue jusqu'à l'ouest de Béjaïa pour englober la majeure partie de l'aire kabylophone actuelle.

Composante de l'Atlas tellien située en bordure de la Mer Méditerranée, la Kabylie tire son unité physique du relief élevé qu'évoque son surnom traditionnel de Tamurt Idurar, « Pays des Montagnes ». L'altitude y connaît cependant des variations et des ruptures qui sont le support de plusieurs subdivisions. La principale est celle qui sépare Grande et Petite Kabylies. Elle recoupe dans sa partie méridionale une distinction traditionnelle entre les populations du Djurdjura occidental, que les anciens Kabyles appelaient At Ufella (« Ceux d'en-haut »), et du Djurdjura oriental, qu'ils nommaient At Wadda (« Ceux d'en-bas »). Au nord, en revanche, la limite entre les deux sous-ensembles n'a pas de support naturel nettement défini. Elle correspond à une ligne de partage historique utilisée à diverses reprises : wilayas actuelles, départements d'Alger et de Constantine sous la colonisation française, beylicks de Médéa et de Constantine pendant la période turque, royaume de Bougie.

L'expression de Haute Kabylie est employée le plus souvent comme synonyme de Grande Kabylie, parfois aussi pour désigner plus spécifiquement la partie située au sud du Sebaou, également appelée Kabylie du Djurdjura.

La Petite Kabylie gravite quant à elle autour de Béjaïa (anciennement Bougie), l'antique Saldae, la plus grande ville de Kabylie, surnommée par les Kabyles Bgayet n Lejdud, « Bougie des Ancêtres ». Son territoire reprend en partie les contours de l'ancienne province de Bougie, décrite par Ibn Khaldoun. À l'est de Bouira, elle englobe la vallée de la Soummam jusqu'à la côte et se poursuit par la « Corniche kabyle », qui surplombe la Méditerranée entre Béjaïa et Jijel. Plus au nord, elle s'étend sur les versants du Djurdjura oriental et de l'Akfadou (point culminant à 1623 m). Elle se prolonge vers le sud jusqu'à la chaîne des Bibans et vers l'est par celle des Babors, dont le mont éponyme est le plus haut sommet de la sous-région (2004 m). Les définitions les plus larges y incluent le massif de Collo, voire les montagnes qui bordent la plaine d'Annaba. En superficie, la Petite Kabylie n'est pas plus « petite » que la Grande, elle est même beaucoup plus étendue si on ne la limite pas à la wilaya de Béjaïa. Mais elle est morcelée par le relief, au point qu'on préfère souvent y voir plusieurs « Kabylies » : Kabylie de la Soummam (parfois rattachée, au moins en partie, à la Grande Kabylie), Kabylie des Babors (parfois considérée comme « la » Petite Kabylie stricto sensu), Kabylie de Collo, Kabylie orientale,...

L'expression de Basse Kabylie est fréquemment appliquée à la Petite Kabylie mais sert aussi à désigner une autre partie de la région, celle qui s'étend entre la Mitidja et la basse vallée du Sebaou. Premier sous-ensemble kabyle rencontré en venant d'Alger, c'est un espace de transition entre plaine et montagne. Beaucoup moins étendue que la Haute Kabylie voisine, la Basse Kabylie est aujourd'hui englobée dans la wilaya de Boumerdès.

La Kabylie comporte plusieurs zones climatiques. Le littoral et la Kabylie maritime sont de climat méditerranéen. L'hiver y est plutôt doux comparé au reste de la région, avec une température de 15°C en moyenne. La période estivale, rafraîchie par les vents marins, présente une température moyenne de 35°C environ.

Sur les hauteurs le climat est beaucoup plus rude, avec parfois des températures négatives et une neige abondante l'hiver ; et des étés très chauds, très secs, notamment vers le sud où la pluviométrie est moindre. Cependant dans les parties les plus hautes la température estivale est modérée par l'altitude.

Sur les plateaux et dans les vallées intérieures, l'hiver est sensiblement identique à celui des hauteurs. Mais en été, du fait de l'enclavement et de l'exposition aux vents du sud, les températures sont particulièrement élevées : c'est le cas à Medjana, sur les Hauts Plateaux, comme à Akbou, dans la vallée de la Soummam, couloir idéal pour le passage du sirocco. Dans la ville de Tizi-Ouzou la température peut atteindre les 46 degrés quand elle est de 35 degrés à Dellys.

La Kabylie bénéficie d'une pluviométrie relativement abondante qui a facilité le développement d'une agriculture typique. En Grande Kabylie, les régions intérieures sont plus arrosées en raison de l'ascension et de la décompression des vents humides : ainsi à Larbaâ Nath Irathen, la pluviométrie est de 1 059 mm contre 833 mm à Tizi Ouzou.

Une ligne de crête qui traverse la région en joignant l'Atlas blidéen, le Djurdjura, les Babors, le massif de Collo et l'Edough, sépare une zone nord très pluvieuse (plus de 800 mm de précipitations par an) d'une zone sud moins arrosée (de 600 à 800 mm par an). Cette différence de pluviosité aurait eu pour conséquence une végétation naturelle plus ou moins dense : aux versants nord, initialement couverts d'une forêt peu hospitalière, devenus plus tard terres de vergers, s'opposeraient ainsi des versants sud plus facilement et sans doute plus précocément peuplés, car plus immédiatement propices à la culture et à l'élevage. Ce facteur introduit un élément supplémentaire de distinction entre Grande et Petite Kabylies. En effet la première, si l'on en exclut le versant sud du Djurdjura (comme le fait d'ailleurs le tracé de l'actuelle wilaya de Tizi-Ouzou), se trouve entièrement en zone de forte pluviosité. Au contraire, en Petite Kabylie les orientations combinées du littoral et du relief ne laissent que peu de profondeur aux versants nord. Elles font plus de place aux zones moins humides, comme le Guergour et le Ferdjioua qui s'étendent entre Babors et Hauts Plateaux.

Les sept wilayas qui englobent le périmètre Thenia - Sétif - Jijel totalisent une population de près de six millions de personnes dont, suivant les estimations, de trois à trois millions et demi de kabylophones. La densité démographique est forte pour une région à dominante montagnarde et rurale. Elle atteint même 375 hab./km2 dans la wilaya de Tizi-Ouzou, où se rencontrent pourtant les altitudes les plus élevées. Le phénomène n'est pas nouveau et il frappa particulièrement les colonisateurs français. Il est d'autant plus original que la taille des centres urbains de la région est longtemps restée limitée, le village étant traditionnellement la forme principale d'agglomération.

La question de l'origine de ces hautes densités montagnardes divise encore les historiens. Aux extrêmes s'opposent la thèse d'un peuplement dense très ancien, antérieur à la présence romaine, et celle d'un afflux tardif, consécutif à l'arrivée des Arabes. Toutefois un relatif consensus se dégage sur plusieurs points. Pour commencer, une distinction semble s'imposer, pour l'ensemble de l'Afrique du Nord, entre un premier peuplement berbère, « paléo-montagnard », caractérisé par la pratique des cultures en terrasses, s'étendant progressivement depuis les Aurès et l'Atlas saharien jusqu'aux Hautes Plaines ; et un second, « néo-montagnard », ignorant la technique des terrasses et propre aux massifs du Tell : c'est à cette dernière vague, plus tardive, que se rattacheraient les premières populations de Kabylie.

La présence de populations dans l'ensemble de la région, dès l'époque romaine au moins, paraît également attestée : le seul point encore en débat à ce sujet porte sur le peuplement du territoire relativement restreint, mais aussi le plus densément peuplé, que constitue le massif Agawa. Enfin, il semble généralement admis que ce peuplement initial s'est trouvé accru, à partir du Xe siècle, de l'apport de populations d'agriculteurs menacés par le processus de pastoralisation des plaines puis, à partir du XIVe siècle surtout, par les prélèvements fiscaux du makhzen. Les traditions locales corroborent l'hypothèse d'une double origine des populations kabyles.

Les Kabyles font partie des Berbères (Imazighen). Leur langue, le kabyle (taqbaylit), est une variété du berbère (tamazight). Elle compte un nombre important de locuteurs en dehors de Kabylie, de l'ordre de deux à deux millions et demi, dans le reste du pays (notamment à Alger où ils représentent une forte proportion de la population) et à l'étranger (principalement en France où ils seraient près d'un million de personnes, mais aussi dans le reste de l'Europe et au Canada). On peut estimer à cinq millions et demi le nombre total de kabylophones, deuxième groupe berbérophone après les Chleuhs du Maroc.

Le territoire de la Grande Kabylie est aujourd'hui entièrement kabylophone. En revanche, Basse et Petite Kabylies ont été en partie arabisées. Le processus est ancien en Basse Kabylie, où il remonte à la période ottomane. À cette époque, des terrains de la région furent concédés à quelques familles d'origine turque ou arabe ainsi qu'à la tribu des Iamriwen, constituée d'aventuriers et de proscrits des autres tribus kabyles. En même temps que la garde et l'usage des terres de plaines, ils recevaient de leurs commanditaires un cheval avec la charge de tenir en respect les populations avoisinantes. Leur contrôle s'étendit jusqu'en Haute Kabylie, sur toute la moyenne vallée du Sebaou : là comme dans les basses plaines, le makhzen se montra un puissant facteur d'arabisation. Toutefois on a assisté depuis à une rekabylisation partielle de ces territoires.

En Petite Kabylie, le kabyle était encore parlé au XIXe siècle jusqu'au-delà de l'Oued el Kebir. Si Jijel et ses environs étaient déjà arabisés, vers l'intérieur il n'y avait pas encore de rupture territoriale entre les parlers kabyle et chaouïa. De nous jours en revanche il n'y a plus guère de berbérophones à l'est de la wilaya de Bejaïa. Le Guergour est à moitié arabophone, le Ferdjioua en totalité. Dans l'est algérien, l'expression de Kabyles el hadra a été créée pour désigner les montagnards arabisés du Nord-Constantinois.

En Grande Kabylie et dans la partie de la Petite Kabylie où le kabyle prévaut, il est la langue maternelle et quotidienne de la presque totalité de la population. Là où populations kabylophones et arabophones sont en contact, un bilinguisme kabyle-arabe dialectal est pratiqué de part et d'autre. À Béjaïa et à Tizi-Ouzou, où la population urbaine traditionnelle était majoritairement arabophone, l'exode rural qui a suivi l'indépendance a généralisé la diffusion du kabyle. Quant à l'arabe littéral, son emploi est cantonné au système d'enseignement et aux administrations de l'État central. En pratique, c'est plutôt le français qui est employé pour les usages écrits ou savants et, de façon presque exclusive, dans le commerce et la publicité.

Les Kabyles sont les héritiers des premiers Berbères, eux-même issus de la migration de peuples afrasiens venus de l'est. La langue berbère dérive du proto-afrasien qui existait il y a 10 000 à 17 000 ans.

Pendant l'Antiquité, la région, comme le reste de l'Algérie du nord, est au contact de l'ensemble des grandes civilisations du Bassin méditerranéen. C'est aussi la période d'émergence de grands royaumes berbères, qui déclineront et finiront entièrement dominés par les Romains.

A partir de 1200 avant JC les Phéniciens créent divers comptoirs sur les côtes d'Afrique du Nord, dont celles de Kabylie. Les principaux sont Alger (Icosum), Béjaïa, Dellys... Cette présence phénicienne de plus en plus forte aboutit à la fondation de Carthage, dont l'influence s'étend à la façade maritime de la Kabylie et assez peu à la région entière.

La Kabylie faisait partie du royaume de Maurétanie sitifienne, qui deviendra vassal puis province de l'Empire romain.

Les premières interventions des Romains remontent aux Guerres puniques, où ils se sont alliés à certains chefs berbères pour contrer la menace que Carthage représentait. Ils ont ensuite progressivement asservi les royaumes de Maurétanie pour les intégrer finalement comme provinces, en continuant d'étendre leur domination sur l'Afrique. Appelée par les Romains Mons Ferratus, « la montagne dure comme le fer », la Kabylie vit quatre colonies s'installer sur les ports de la côte : Igilgili (Jijel), Saldae (Béjaïa), Ruzazus (Azeffoun) et, dans la vallée de la Soummam, Tubusuptu (Tiklat), à une trentaine de kilomètres de Saldae. La domination romaine est donc peu appuyée en Kabylie et la culture romaine reste assez cantonnée aux colonies. L'occupation romaine (25 av. J.-C. - 439 apr. J.-C.) s'est vue opposer une résistance farouche cristallisée autour de deux figures historiques : Tacfarinas et Firmus.

Les Vandales sont des tribus scandinaves qui ont fui l'Europe où elles étaient assaillies pour fonder un royaume temporaire en Afrique du Nord, notamment dans la région de Béjaïa. Ils feront alliance avec la plupart des tribus berbères d'Afrique du Nord pour contrer la domination romaine et participeront au pillage de Rome lors des invasions barbares et de la chute de l'Empire. Les Byzantins sous Justinien parviendront à reprendre une partie de l'Afrique du Nord et donc de la Kabylie. Cependant les Maures leur seront beaucoup plus hostiles, et leur présence se trouvera plusieurs fois affaiblie. La période byzantine sera donc pour la Kabylie et l'ensemble de l'Afrique du Nord une période de grande instabilité.

Les cavaliers arabes apportent avec eux l'islam lors de leur conquête de l'Ifrikiya en 647. Ils s'allient à certaines tribus berbères, appelées Maures, pour chasser les Byzantins et leurs alliés . De grandes figures berbères comme Dihya, reine des Aurès, vont s'illustrer dans la résistance aux Arabes. Rapidement de nombreux Berbères se convertissent à l'islam et avec les Arabes partent à la conquête de l'Espagne, comme Tariq ibn Ziyad. La dynastie des Omeyyades restera pendant quelques années encore maitresse de l'Ifrikiya. Cependant malgré l'égalité entre musulmans prônée par l'islam, les Arabes sont mieux traités par le pouvoir, notamment concernant l'impôt. Les Berbères se soulèvent contre les injustices dont ils sont victimes, mais aussi pour des raisons religieuses avec le kharidjisme qui conduit à la création de plusieurs petits royaumes berbères indépendants. En 737, le Zénète Abou Qurra chassera complètement les Arabes de l'Ifrikya, grâce au soutien de l'ensemble des tribus berbères, et établira son autorité sur tout le Maghreb. Le Maghreb se divisera ensuite entre différentes dynasties berbères très brillantes, comme les Zirides et les Hammadides en Kabylie.

La dynastie fatimide est née au Xe siècle en Petite Kabylie, fondée par le dai ismaélien Ubayd Allah al-Mahdi qui trouva un écho favorable à ses prêches millénaristes auprès des Kutama et des Zwawas. Ceci les conduisit, après avoir mis les Fatimides au pouvoir, à conquérir l'Ifriqiya puis l'Égypte, fondant un empire qui s'étendait du Maghreb au Hedjaz et à la Syrie. Les Berbères kutama de Kabylie sont ainsi à l'origine de la fondation du Troisième Califat, de la ville du Caire (Al-Kahira) et de la mosquée Al-Azhar. Les Fatimides portèrent moins d'intérêt au Maghreb après leur conquête de l'Égypte : ils le laissèrent sous le contrôle des Zirides.

Les Zirides sont une dynastie fondée en 973 par Bologhine ibn Ziri, un nomade sanhadja originaire du Hodna : on lui doit notamment la fondation de la ville d'Alger (El Djazaïr), sur le territoire des Aït Mezghana, une tribu kabyle. Les Fatimides lui laisseront le titre d'émir et de vice roi de l'Ifriqiya.

Les Hammadides sont une branche des Zirides qui déclara son indépendance et prit le contrôle du Maghreb central, tandis que les Zirides régnaient sur l'Ifriqiya. Ils laissèrent leur marque dans l'histoire de la Kabylie et de l'Algérie en rénovant Béjaïa (prise pour capitale après l'abandon de la Kalâa des Béni Hammad) ou encore Alger. La période des Zirides puis des Hammadides marque l'âge d'or de la Kabylie, dont la domination s'étendra jusqu'à la Sicile et à la Tunisie. Béjaia, capitale des Hammadides, est alors un centre de rayonnement culturel sur la Méditerranée et est surnommée la « Perle de l'Afrique ». Après la chute des Hammadides, la région de Kabylie changea à plusieurs reprises de mains (Almohades, Hafsides, Zianides, etc).

Plus tard, au cours de la période turque, la Kabylie a constitué deux États reconnus pour leur puissance (représentations diplomatiques en Espagne notamment) : le Royaume de Koukou en Haute Kabylie, fondé par Ahmed Belkadi, et le Royaume des Ath Abbas en Basse Kabylie (Qalat des Beni-Abbas). La Kabylie garda ainsi, même après la chute de ces royaumes, une relative autonomie administrative par rapport au reste de la régence d'Alger.

Les Espagnols, dans leur tentative de poursuivre en Ifrikiya le mouvement de la Reconquista, s'emparent en 1510 de la ville de Béjaïa. Ils organisent à partir de cette position des razzias dans l'arrière-pays, ce qui pousse les Kabyles à déplacer leur capitale de Béjaïa jusqu'à la Kalaa (forteresse) des Ait Abbas, au cœur de la chaîne des Bibans.

Deux ans après, pour répondre aux demandes des habitants de Béjaïa, le sultan hafside de Tunis, dont dépend la ville, y envoie des corsaires pour la reprendre aux Espagnols. Ces corsaires, les frères Barberousse (Elias, Ishaq, Khirredine et Aruj), des convertis à l’islam) d’origine grecque, disposent d'une douzaine de galères et d’un millier d’hommes. Les combats durent plusieurs jours. Aruj Barberousse, à la tête des troupes du sultan, perd la main droite au cours de la première bataille et retourne à Tunis avec seulement la moitié de sa flotte.

En 1514, après deux autres années consacrées à reconstituer son armée et sa flotte, Aruj revient à la tête de 12 galiotes et s’installe à Jijel. Autour de ses troupes se rassemblent plus de 20 000 combattants kabyles venus offrir leur service pour libérer le pays des Espagnols. Après une bataille acharnée, Béjaia tombe entre les mains des Turcs. L’implication des habitants de la côte de Béjaia et de Jijel, avec à leur tête Ahmed Belkadi, kadi des derniers rois de Béjaia, puis khalifa, et enfin allié d'Aruj Barberousse, a joué un rôle décisif dans la victoire : elle a permis de combiner deux attaques sur la ville, celle des vaisseaux turcs par la mer et celle des Kabyles par la terre.

La ville de Bejaia sera définitivement prise aux Espagnols en 1555 par Salah Raïs Pacha, pour le compte de la Régence d'Alger. Les Hafsides seront évincés de leur possessions de l'est de l'Algérie, dont la Kabylie.

Ces victoires face aux Espagnols et le statut de libérateur qu'ont ainsi acquis les Turcs en Afrique du nord vont les encourager à conquérir de plus en plus de territoires qui seront annexés à la Régence d'Alger. Cependant ils ne parviendront pas à dominer la Kabylie, en raison de la résistance de deux royaumes tribaux, celui de Koukou en Grande Kabylie et celui de la Medjana dans les Bibans et la Soummam.

Le royaume de Koukou a duré pendant deux siècles. Il a été fondé au XVIe siècle par Ahmed Belkadi, un des chefs kabyles qui ont participé avec les corsaires turcs à la reprise de Béjaïa sur les Espagnols. Sa capitale est Ait Ghabri. En 1520, Khayr ad-Din Barberousse décide de mener une expédition contre Ahmed Belkadi. La bataille aura lieu dans la plaine des Issers. La victoire des Kabyles sera sans équivoque et c’est avec beaucoup de chance que Barberousse conservera la vie sauve en prenant la fuite au bon moment. Victorieux, Ahmed Belkadi s’empare d’Alger où il règnera sans difficulté jusqu’en 1527. En Petite Kabylie, c'est le royaume des Ait Abbas qui résistera aux Ottomans jusqu'à l'arrivée de l'armée française.

Il s'ensuivra une période de rivalité entre Turcs et Kabyles pour le contrôle d'Alger et de sa Régence, alternant les phases de paix et de guerre. Cependant leurs relations se sont stabilisées à l'époque des deys, ceux-ci renonçant de plus en plus à tenter d'administrer la Kabylie. De plus, de nombreux corsaires et miliciens de la Régence d'Alger étaient recrutés localement, notamment parmi les Kabyles, ce afin de contrebalancer le pouvoir des Janissaires. Certains beys, comme Ahmed Bey, avaient aussi des origines en Kabylie.

Les tribus kabyles se mobilisent fortement dans la guerre contre la France qu'elles combattent sur tous les fronts, d'Alger jusqu'à Constantine. C'est Lalla Fatma N'Soumer, d'une famille maraboutique, qui prendra dans la région la tête de la résistance à la conquête. Mais à partir de 1857 la Kabylie passe progressivement sous la domination française, tout en se soulevant périodiquement, notamment en 1870 avec la « révolte des Mokrani » où la confrérie de la Rahmaniya jouera un grand rôle. La répression se solde par de nombreuses arrestations, des spoliations et des déportations, notamment en Nouvelle-Calédonie (c'est l'origine des « Kabyles du Pacifique »). La colonisation se traduit aussi par une accélération de l'émigration vers d'autres régions du pays et vers l'étranger.

La France, à travers ses « bureaux arabes », procède à l'arabisation des noms de famille et de lieu en Kabylie. C'est ainsi que, par exemple, Iwadiyen devient les Ouadhias, 'At Zmenzer est transformé en Beni Zmenzer ou encore At Yahia en Ould Yahia. Cette action de dépersonnalisation devient systématique après la révolte de 1871 : pour casser la cohésion de la société kabyle, l'état civil est généralisé, attribuant des noms fantaisistes et différents aux membres d'une même famille.

Pourtant, le droit coutumier berbère a été plus ou moins respecté en Kabylie, alors qu'il était aboli en pays chaoui au profit du droit musulman. Autre pratique réservée à la région : des missionnaires chrétiens y menaient des campagnes d'évangélisation jusque dans les villages les plus reculés. Enfin, l'enseignement du français jusqu'au certificat d'études y était assez courant alors que partout ailleurs, c'était la scholastique coranique, en arabe classique, qui était favorisée.

Nombreux étaient les Kabyles à participer à la création en 1931 de l'association des Oulémas algériens, trouvant dans l'islam le vecteur d'un renforcement identitaire face au colonialisme européen. Plus tard les membres fondateurs de l'Étoile nord-africaine seront aussi pour moitié originaires de Kabylie,.

Pendant la Guerre d'indépendance, la Kabylie, alors wilaya III, cœur de la résistance au colonialisme français, est la région la plus touchée par la répression, avec celle des Aurès, du fait de l'importance des maquis et de l'implication de ses habitants. Le FLN y a recruté plusieurs de ses chefs historiques, parmi lesquels Abane Ramdane, Krim Belkacem ou encore Hocine Aït Ahmed.

La région s'est opposée au pouvoir à plusieurs reprises, d'abord en 1963 : le Front des forces socialistes de Hocine Aït Ahmed et de Yaha Abdelhafid conteste l'autorité du parti unique. En 1980, la Kabylie connaît plusieurs mois de manifestations réclamant l'officialisation de la langue berbère, appelées Printemps berbère circonscrit à la Kabylie et aux université d'Alger. Ce réveil culturel s'intensifie à l'occasion du durcissement de l'arabisation en Algérie dans les années 1990. En 1994-1995, l'année scolaire fait l'objet d'un boycott appelé « grève du cartable ».

En juin et juillet 1998, la région s'embrase à nouveau après l'assassinat du chanteur Matoub Lounès et à l'occasion de l'entrée en vigueur d'une loi généralisant l'usage de la langue arabe dans tous les domaines,.

À partir d'avril 2001, de graves émeutes provoquées par l'assassinat d'un jeune par des gendarmes accentuent la rupture avec les autorités : c'est le Printemps noir, durant lequel 125 jeunes kabyles vont être lâchement abattus par les services de l'état algérien, en plus de plus milliers de blessés et/ou mutilés.

Une revendication autonomiste, qui était jusque-là le fait de quelques intellectuels, est désormais portée par le Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK), dirigé par le chanteur Ferhat Mehenni. D'autres encore, demandent une reconnaissance de la pluralité culturelle dont bénéficie l'Algérie, donc une reconnaissance de l'identité berbère de l'Algérie, comme le Mouvement citoyen des Aarchs.

L'économie traditionnelle de la région repose sur l'arboriculture : vergers, oliviers, apiculture, notamment ainsi que sur l'artisanat (orfèvrerie, tapisserie ou encore la poterie). Ces production sont apprécié sur le marché algérien et exportées à l'étranger . La kabylie abrite aussi un certain nombre d'industrie agroalimentaires notamment une multitude de producteurs de produits laitier, de glaces mais aussi les usines des grands groupe comme Cevital et le siège de Ifri. L'agriculture de montagnes laisse peu à peu la place à une industrie manufacturée locale (électroménager avec la société Sonalec) qui vise plutôt les hauts plateau pour son dévellopement. La Kabylie fournit une grande partie de l'eau potable aux régions situées à l'est et à l'ouest de celle-ci..

Toutefois, les crédits ainsi apportés et gérés par l'assemblée des villages accentuent l'autonomie des villages kabyles. Le développement du tourisme lui permet d'entrevoir un avenir sur ce créneau. Toutefois, lors des dernières assises du tourisme en Algérie, de nombreux projets touristiques colossaux ont été abordés lors de ces assises. Le groupe Cevital se lance dans le tourisme à Béjaïa pour profiter des opportunités dont bénéficie la région dans ce secteur. (Cevital vient en effet de bénéficier d’une assiette foncière de 26 hectares dans la zone d’expansion touristique (ZET) d’Agrioun à Souk El-Tenine (une station balnéaire sise à une trentaine de kilomètres à l’est du chef-lieu de wilaya de Béjaia) pour l’implantation d’un complexe touristique moderne..)  : jusqu'aux années 1990, la Kabylie était appelée la petite Suisse.

Actuellement la Kabylie réalise certaines performances économiques malgré un relief et une situation hostile , ainsi le port de Béjaïa est le deuxième port en terme de volume d'activité de l'Algérie derrière celui d'Alger exportant même une partie de la production locale et assurant ainsi un revenu supplémentaire à la région. Il a par ailleurs été intégré au projet européen des autoroutes de la mer (Adm) au coté de certaines villes comme Marseille ou Le Caire.

Historiquement l'artisanat kabyle a joué un grand rôle économique et social . En effet pour un pays montagneux c'était souvent avec l'agriculture la seule ressource pour la population ce qui a poussé les kabyles à développer un artisanat varié et raffiné. Cependant à l'image de ce que l'on voit dans le reste de l'Afrique du nord ,depuis la conquête française et la perte d'indépendance de la région , l'artisanat à l'image de la société est menacé .

Les bijoux de Kabylie sont très connus au Maghreb pour leur couleurs vives et leur raffinement. Ils sont constitué d'argent et orné de coraux récoltés en Méditerranée où parfois d'émaux . Il y a plusieurs types de bijoux correspondants a plusieurs usages. les broches de front ou de poitrine (tavrucht) et des fibules (ﺗﺒﺰﻳﻤﺖ) qui retenaient en divers points les robes, des ceintures (tahzamt), des colliers (azrar), des bracelets (azevg), des bagues (tikhutam) et des boucles d'oreilles (talukin).

Les bijoutiers les plus illustres de Kabylie sont les Aït-Yenni en grande Kabylie.

Il existe de plus en Petite Kabylie un type de bijou forgé semblable à ceux des Aures.

Les poteries sont faites d'argile de différentes couleur selon les gisement. La poterie à usage domestique est un travail réserve aux femmes alors que la fabrication des tuiles est effectuée par les hommes . Les signes présents sur la poterie kabyle remontent pour certain a la préhistoire, et aux origines de l'alphabet tifinagh. La coloration se fait grâce à du kaolin ou de l'oxyde ferro-manganique, ce qui permet d'obtenir des teintes vives. La poterie a aussi une utilité religieuse, les familles s'en servent pour orner les Mosquée(Djama3), faire des décorations murales d'argile ou décorer les Mausolées des saints soufi ou marabouts(imravten). Lors des fêtes la poterie kabyle a aussi un rôle important notamment pour la cérémonie du henné. Actuellement la poterie kabyle est malheureusement un patrimoine menacé.

Le tissage est très important en kabylie car il sert a réaliser une multitude d'objet qui ont une grande importance sociale , comme "ibidhiyen" , les burnous . Ces ouvrages sont réalisé en laine de mouton , ou de chameau du Sahara pour les plus importants. Le tissage est actuellement menacée par le manque de transmission du savoir faire. Divers objet ont maintenu vivant le tissage comme les tapis, les burnous , les couvertures , les takchabit , les takendourt . A l'image du reste de l'artisanat kabyle , le tissage emploi une variété importante de teinte et de couleurs et de motifs géométriques.

Les tapis de Kabylie sont fait de laine et sont confectionné par les femmes. Ils sont voué a un usage domestique, sur le sol ou les mur ou alors a un usage religieux pour la prière. Cependant le tapis est aussi un secteur menacé, il subsiste encore quelques villages de Grande Kabylie et dans le Hodna qui ont conservé l'art du tapis. Il existe même en Kabylie des fêtes du tapis, où des tapis de toute l'Algérie sont exposés comme celle des Aït Hichem.

Les motifs présents sur les tapis remontent eux aussi a des temps très anciens, au paléolithique. D'une manière générale le tapis amazigh est très coloré et constitue un objet de décoration très demandé. Dans la vallée du Mzab ( autre région berberophone du Sahara) on retrouve des tapis avec une très forte ressemblance.

Le bois de kabylie est travaillé pour divers objets comme les coffres (sendouk) et les portes (taggourt), des tables et très rarement des armes.Les essences utilisé sont diverses ils vont du pin d'Alep au le chêne liege en passant par le cèdre . Les ouvrages sont souvent ornées de motifs géométriques, de pointes, de rosaces.. .

Le taddart , le village kabyle, au pluriel tuddar se place généralement sur une crête (tawrirt) ou un plateau élevé (agwni), emplacements dont rendent compte souvent les noms de villages . Les maisons sont fortement regroupées de façon à ce que le village forme un bloc unique vu de l'extérieur, cette répartition est sensiblement identique à celle des casbah. En élévation les maisons paraîtront se chevaucher, chaque pignon dépassant le pignon voisin en montant vers le sommet. Les maisons kabyles se pressent donc les unes à la suite des autres au long des crêtes formant de véritables agglomérations descendant rarement en dessous de 500 habitants. Ce type de village est conçu pour la défense, du moins avant que l'artillerie ne fasse son apparition.

La maison kabyle dite akham est une construction traditionnelle de montagne , plus ou moins décorée et ornée selon l'importance sociale et la richesse du propriétaire , de sa famille ou de sa tribu .Il y a deux grand types de maison , à tuile (karmoud) et à terrasse, certaines construction mêlent les deux structures . Les fondations sont des tranchées comblée avec des grosse pierres (adrar) et du mortier d'argile. Pour les murs , deux techniques sont principalement employées, le mur de pisé avec un coffrage ne bois (tabbadit) et le mur de pierre (ta ghaladt). Ensuite le toit est fait de poutres (isulas) , la poutre centrale (asulas alemmas) étant souvent la plus importante . Les poutres reposent sur les murs et parfois sur des piliers de bois (tikejda). La toiture est faite de roseaux (ighunam) ou de branches d'olivier (tachita n tazemmurt) et de tuiles d'argile (karmoud). Il est à noté aussi que les maison sont souvent regroupé autour d'une cour centrale appelée oufrag .

Le travail intérieur (sol et mur) revient aux femmes . Les murs sont crépis à l’aide d’un enduit composé d’argile schisteuse passée au tamis à laquelle on ajoute de la bouse de vache et de la paille fine pour éviter les fissures. Il y a aussi un savoir faire de fresques murales , dont les symboles sont variés et ont de significations multiples. La décoration extérieure concerne les portes, sur les battants desquelles le menuisier incise des motifs au moyen d’une pointe de fer. Ces motifs faits de lignes droites, de points, de petits cercles, de rosaces et de croix forment des groupements ou des compositions d’ensemble.

La culture kabyle est une culture berbère , proche de celle des chaouis, des touareg, des chenoui, des mozabites, ainsi que des autres berbères d'Algerie et du Maroc. Elle a considérablement influencé de par l'histoire et la proximité les villes d'Algérie, comme Alger ou Constantine .

De nombreux écrivains sont natifs de Kabylie ou sont d'origine kabyle parmi eux : Mohand Idir Aït Amrane - Aït Challal - Fadhma Aït Mansour Amrouche - Jean Amrouche - Taos Amrouche - Rabah Belamri - Si Amar U Said Boulifa - Aziz Chouaki - Tahar Djaout - Mouloud Feraoun - Mohand Saïd Lechani - Si Muhand U M’hand - Mouloud Mammeri - Chabane Ouahioune - Hamid Tibouchi - Youcef Zirem.

La musique traditionnelle de Kabylie est l'achwiq .Cependant la musique arabo-andalouse comme le chaabi algérois trouve son inspiration dans la musique berbère de Kabylie, d'ailleurs les meilleurs interprètes comme Hadj M'hamed El Anka ou Abdelkader Chaou ont interprété dans le registre andalou des chanson en langue kabyle. Des textes comme celui de Yal Menfi de Akli Yahyaten sont des traductions de vielles chanson de Kabylie.

En Algérie la variété kabyle (moderne ou traditionnelle) est l'une des plus importante, de nombreux chanteurs sont natifs de Kabylie ou sont d'origine kabyle parmi eux : Les Abranis - Lounis Aït Menguellet - Djamel Allam - Rabah Asma - Assia - Slimane Azem - Baaziz - Hocine Boukella - Abdelkader Chaou - Cheikh Sidi Bémol - Djurdjura - Farid Gaya - Dahmane El Harrachi - Cheikh El Hasnaoui - Idir - Brahim Izri - Lounès Khaloui - Matoub Lounès - Souad Massi - Noureddine Meziane - Rim'K - Takfarinas et Mohamed Allaoua.

La musique et les artistes kabyles bénéficient d'un rayonnement sur l'ensemble du Maghreb , voir du monde arabe pour les chansons en kabyle et celles interprétés en arabe dans le registre arabo-andalou . Ainsi les chaouis en Algérie et les chleuh au Maroc comprennent et écoutent la musique de Kabylie et les arabophones en Tunisie ou en Lybie écoutent le chaâbi algérois .

De nombreux peintres et graphistes sont natifs de Kabylie ou sont originaire de celle-ci parmi eux : Baya - Farid Benyaa - Ali Dilem - M'hamed Issiakhem - Slimane Ould Mohand - Hamid Tibouchi - Hocine Ziani - Salah Malek .

La poésie Kabyle est une poésie riche en couleur et en genre . Elle appartient à la grande tradition orale, berbère et africaine . On distingue plusieurs genres, chaque genre a son nom propre. Le poème épique est dit taqsit (histoire, geste), le poème lyrique asfrou (élucidation) et la pièce légère izli (courant d'eau) parfois chantée. Cependant, le mot asfrou tend de plus en plus à désigner le poème sans distinction de genre et, au pluriel, isfra, la poésie en général. Cette spécialisation est confirmée par l'usage que les poètes épiques faisaient du même mot dans leurs exordes qui débutent parfois par ce vers : « A yikhf iou refd asfrou » (« Ô ma tête, fais jaillir un poème »). Par ailleurs, le verbe sfrou (démêler, élucider, percer l'inconnu), employé sans complément, est consacré dans le sens exclusif de dire ou réciter des vers, de la poésie, quel qu'en soit le genre.

Un des poètes les plus célèbre est Si Muhand U M’hand, du XIX ème sciècle.

De nombreux sportifs sont natifs de Kabylie ou sont originaires de celle-ci parmi eux : Salah Assad - Larbi Benboudaoud - Ali Fergani - Loucif Hamani - Ali Idir - Mahieddine Khalef - Rabah Madjer - Mahieddine Meftah - Moussa Saïb - Zinedine Zidane. Parmi les équipes de football de kabylie, une se différencie des autres par ses importantes victoires et ses importants prix, c'est la Jeunesse Sportive de Kabylie, elle est aujourd'hui la plus grande équipe de football de l'Algérie et du Maghreb par son nombre de coupes.

Les Aiguades à Béjaïa.

Singe magot dans le Ksar de Yemma Gouraya à Béjaïa.

Paysage de Kabylie.

La porte Sarazine, l'entrée de la casbah de Béjaïa.

La Kalaa des Naït-Hammad.

Paysage enneigé de Kabylie.

Plage à Ziama Mansouriah.

En haut



Jeunesse Sportive Kabylie (football)

Logo

Le club de football de la Jeunesse Sportive de Kabylie, en Kabyle Ilmezyen n addal leqbayel, également connue sous le nom JSK ou JS Kabylie, est la section football du club sportif Jeunesse sportive de Kabylie. Il évolue dans le championnat d'Algérie de football (D1).

L'implantation régionale du club est complexe: a l'origine club de la ville de Tizi Ouzou, il deviendra progressivement immensement populaire dans l'ensemble de la Kabylie occidentale, ainsi que chez les kabyles d'Alger (dont beaucoup sont originaires de cette dernière région).

Avec sept trophées africains, dont deux ligues des Champions, et de nombreux titres nationaux, la JSK est l'un des clubs les plus titrés d'Afrique. C'est aussi l'un des plus riches, avec un budget annuel de 250 millions de dinars, soit environ 3 millions de dollars (pour la saison 2007/2008). La JSK a été portée haut par de nombreux chanteurs kabyles dont Lounès Matoub, Lounis Aït Menguellet et Lounès Khaloui entre autres.

Une grande rivalité oppose le club au MCA, doyen des clubs algériens et peut être le plus populaire du pays, ce qui donne lieu a un des grand classiques du championnat Algérien.

De même, depuis le retour de l'USM Alger en première division, une rivalité a vue le jour entre ses deux clubs qui se partagent les titres depuis une dizaine d'années.

Enfin, l'accession de la JSM Bejaia a fait naitre un inédit derby Kabyle.

En 1946, une poignée de jeunes Kabyles décidèrent de créer la JS Kabylie à Tizi-Ouzou, une façon de militer et de mener un combat politique face à la toute-puissance coloniale. À cet instant-là, ils ne se doutèrent certainement pas que la JSK allait devenir, des décennies plus tard, l'un des meilleurs clubs d'Afrique. Comme les autres clubs algériens, la JSK a dû jouer dans les divisions inférieures, d'autant plus que le club colonial l'Olympique Tizi-Ouzou jouissait de tous les privilèges, et de moyens financiers et administratifs importants.

Malgré plusieurs joueurs talentueux tels que Mustapha Terzi, Zeghdoud, Khalfi et Haouchine, la JSK a du évoluer dans les divisions d'honneurs avec ASO Chlef, OMR El Anasser, WA Boufarik, de l'USM Maison-Carrée (future USM El Harrach), etc. Les « vert et rouge », couleurs du club à cette époque, ont du attendre l'année 1969 pour enfin voir leur équipe accéder à la première division.

Emmenée par des joueurs comme Kolli, Kouffi, Karamani, Ouahabi, Derridj, la JSK accède en Nationale II, Champion de la Division D'Honneur en 1967/1968. Et Champion de la deuxième division en 1968/1969. depuis que la JSK accède en première division 1969-1970, pour ensuite ne plus la quitter. La JSK depuis 1970 est la seule équipe à n'avoir jamais été reléguée.

Depuis cette saison-là, la JSK a remportée 14 titres de champion d'Algérie, 4 coupes d'Algérie, 1 supercoupe d'Algérie et 7 coupes continentales, dont une supercoupe en 1982, faisant d'elle le club le plus titré en Algérie.

En haut



Jeunesse sportive de Kabylie

JS Kabylie

En 1946, une poignée de jeunes Kabyles décidèrent de créer la JS Kabylie à Tizi-Ouzou, une façon de militer et de mener un combat politique face à la toute-puissance coloniale. À cet instant-là, ils ne se doutèrent certainement pas que la JSK allait devenir, des décennies plus tard, l'un des meilleurs clubs d'Afrique. Comme les autres clubs algériens, la JSK a dû jouer dans les divisions inférieures, d'autant plus que le club colonial l'Olympique Tizi-Ouzou jouissait de tous les privilèges, et de moyens financiers et administratifs importants, L'Olympique Tizi Ouzou arrêta toute activité en 1960.

Le 1er novembre 1954, la guerre d'Algérie éclate. À l'instar de tous les clubs musulmans, la JSK cesse toutes activités suite à l'appel du FLN. Elle joue son dernier match de 1ère coloniale le 11 mars 1956. Il faut attendre l'indépendance de l'Algérie pour voir la JSK reprendre du service : son premier match est disputé le 15 septembre 1962 contre le MC Alger lors du tournoi de Tizi-Ouzou.

En haut



Petite Kabylie

Flag of Algeria.svg

La Petite Kabylie (ou basse Kabylie) est la plus grande des deux parties de la Kabylie (amazigh : ⵜⴰⵎⵓⵔⵜ ⵏ ⵍⴽⴱⴰⵉⵍ arabe : بَلَد قبائل), région montagneuse d'Algérie et en grande partie arabophone. Au nord, les côtes méditerranéennes, la petite Kabylie est séparée de la Grande Kabylie à l'ouest par le vallée de la Soummam, bordée au sud par la chaîne des Bibans, remontant à l'est sur les Babors.

Cette distinction, entre "Grande" et "Petite" Kabylie, est créée par les Français, après la conquête de l'Algérie. La petite Kabylie occupe donc les wilayas de Béjaia , Jijel ,Mila, la moitié Nord de la wilaya de Sétif et la moitié ouest de la wilaya de Skikda (allant jusqu'à Collo et Tamalous).

Les tributs de petite kabylie sont pour beaucoup d'origine Kotama. C'est historiquement le fief du royaume de Nait-Abbas ( ou royaume de la Medjana )et de nombreuses personnalités historiques comme le cheikh El Mokrani une figure de résistance à la colonisation française.

En haut



Source : Wikipedia