Justice

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Posté par woody 01/03/2009 @ 03:38

Tags : justice, société, electro, musique, culture, justice internationale, international, ministère de la justice, gouvernement, politique

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Ministère de la Justice (France)

L'Hôtel de Bourvallais sur la place Vendôme, siège de la chancellerie, de nuit

Le ministère de la Justice est le ministère chargé de veiller au bon fonctionnement du système judiciaire. Les services centraux du ministère sont surnommés la chancellerie, en référence à l'ancien office de Chancelier de France qui constituait le premier des grands offices de l'Ancien Régime. Il siège au n° 13 de la place Vendôme dans le 1er arrondissement à Paris, dans l'hôtel de Bourvallais qui sert d'hôtel de la Chancellerie depuis 1718. De par cet emplacement, le ministère est souvent appelé par métonymie place Vendôme.

Depuis le 18 mai 2007, madame Rachida Dati est ministre de la Justice, garde des sceaux dans le gouvernement de François Fillon.

Le ministère de la Justice est situé au n°13 de place Vendôme au sein de l'Hôtel de Bourvallais.

Le premier ministre de la Justice à s’y installer est Danton, lors de la formation du Conseil exécutif désigné par l’Assemblée législative, dont il était le président, chargé de la Justice, après le 10 août 1792.

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Ministère de la Justice

Dans de nombreux pays, le ministère de la Justice est le ministère chargé, sous l'autorité du ministre de la justice, de veiller au bon fonctionnement du système judiciaire.

À la tête du ministère de la Justice français se trouve le garde des Sceaux, ministre de la Justice.

L'Attorney General des États-Unis dirige le Département de la Justice des États-Unis.

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Justice

IUSTICIA, Chapelle Scrovegni à Padoue, Giotto

Il convient de distinguer l'idée de justice d'une part et l'institution judiciaire d'autre part.

Les symboles usuels de la justice sont la balance, la plume et le glaive (épée).

Dans la mythologie égyptienne, le jugement d'Osiris se déroule ainsi : le cœur du défunt est posé sur un plateau de la balance. Dans l'autre plateau se trouve une plume. Si le cœur est plus lourd que la plume, c’est que le défunt est encore attaché au monde matériel et à la matière de son corps physique. Il est alors dévoré par le monstre Ammit. C'est seulement si le cœur est plus léger que la plume que le défunt est libéré du cycle des réincarnations et qu'Anubis l'emmène au royaume d'Osiris.

C'est pourquoi la plume et la balance sont, depuis ce temps, les symboles de la justice.

Quant à l'épée, elle indique l'idée de trancher, et de trancher droit, pour départager les deux parties.

Le nom justice est hérité du latin justitia (même sens), dérivé de justus, « conforme au droit », lui-même de jus / juris, « (le) droit ». Le sens premier de jus est religieux : c'est la « formule religieuse qui a force de loi » , ce qui explique la parenté avec un terme comme jurare, « jurer » (c'est-à-dire « s'engager au moyen d'une formule sacrée » ). En effet, dans l'Antiquité le serment était sacré : on s'engageait personnellement à subir des peines infligées par les dieux en cas de manquement.

Le terme semble indo-européen : on trouve en sanskrit yós, « salut ! », qui pourrait lui être lié. Lui répond en avestique le radical yaoš- dans le verbe yaoš-dā-, « purifier » (yaož-daδāiti, « il donne le yaoš »). Tous ces termes permettent de poser un radical commun *yew- (qui expliquerait qu'on ait en latin jū-s, avec /u/ long). Ils semblent aussi tous trois liés à la religion, mais le détail reste flou. Un autre radical est souvent utilisé pour représenter la justice, celui pour « montrer », « désigner », *diḱ-, que l'on a dans le grec δίκη díkê, « justice » ou en latin dans judex (c'est-à-dire ju-dek-s), proprement : « celui qui montre (le droit) ». Ce terme donne en français le mot « juge ».

La justice, étymologiquement, est donc d'ordre divin : les hommes se doivent de respecter, mutatis mutandis, les lois éternelles édictées par les dieux. Du reste, jurare signifie aussi « prononcer un juron » (ce dernier nom étant lui aussi dérivé du même radical). Le glissement de sens s'explique si l'on sait que les jurons antiques s'approchaient souvent de formules sacrées détournées. Par exemple, Hercle, « par Hercule ! », ou ecastor, « par Castor ! » appartiennent bien au registre familier, de même que morbleu (« mort de Dieu ») ou « palsambleu » (« par le sang de Dieu »), qui montrent clairement leur origine blasphématoire (on pourrait aussi citer nombre de jurons québécois de ce type, qui, au contraire des deux exemples français cités, restent très vivants, comme tabernac(le) ou crisse, c'est-à-dire « Christ »).

La justitia latine, cependant, ainsi que le jus se sont de bonne heure séparés de la religion, même si les premiers textes, ceux des douze tables, par exemple, vouent les contrevenants à la malédiction : patronus si clienti fraudem fecerit, sacer esto, « si un client trompe son patron, qu'il soit maudit » En conclusion, la justice est là pour faire le bien et non le mal.

La justice est la vertu par laquelle on rend à chacun son dû, elle se charge du respect des droits d’autrui. L’institution judiciaire a le pouvoir de dire le droit, de le faire respecter au nom de la loi et de la vérité. Le pouvoir judiciaire est l’ensemble des tribunaux et magistrats qui jugent les infractions. D'un point de vue moral et philosophique, la justice est un terme ambigu, parce qu'il peut désigner la justice telle qu'elle existe dans une société (l'institution judiciaire), ou la justice en tant que trait de caractère d'un individu (la vertu). La différence entre ces deux sens apparaît bien si l'on remarque que la justice sociale peut se passer de la justice comme disposition vertueuse sans devenir injuste, alors que la justice en tant que vertu est ce qu'elle est en tant que disposition interne.

Cette distinction fait en outre apparaître une tension fondamentale de la philosophie politique et morale : la justice sociale doit-elle se fonder sur la vertu des citoyens, et sinon, cela n'entraîne-t-il pas nécessairement des conflits entre l'homme juste et le même homme en tant que citoyen ? Par exemple, un bon citoyen (i.e. qui respecte les lois) peut-il être en même temps injuste (i.e. du point de vue de la vertu) ? Et, inversement, un homme juste est-il nécessairement un bon citoyen ?

Il convient de remarquer que le concept de justice en tant que vertu appartient essentiellement à la philosophie morale antique et qu'il s'oppose à la conception libérale de la justice moderne.

Pour comprendre la portée de cette problématique, il faut commencer par déterminer le concept de justice en tant que disposition ou vertu individuelle.

Ainsi, en tant que vertu, la justice rapporte l'action droite à un état interne de l'individu, et non à des normes sociales externes ou à d'autres normes telles que les conséquences de nos actes.

Plus que tout autre, Aristote est considéré comme le philosophe de la vertu. Mais, au contraire de Platon, il fait dépendre la vertu d'une situation, et en conséquence, d'éléments extérieurs à l'action de l'homme vertueux.

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Ligue de Justice d'Amérique

La Ligue de Justice d'Amérique (Justice League of America ou JLA en version originale) est une équipe de fiction regroupant les principaux super-héros de l'éditeur DC Comics contre les forces du mal universelles.

Avant Crisis on Infinite Earths, la JLA était l'équipe de super-héros qui protégeait Terre-I.

Après Crisis, il a été établi que la Ligue a succédé à la Société de Justice d'Amérique, après un long hiatus.

Selon les époques et les périodes, sa constitution varie mais ses membres les plus récurrents sont : Superman, Batman, Wonder Woman, Flash, Green Lantern, J'onn J'onzz (Martian Manhunter), Aquaman, Plastic Man, Green Arrow ...

Suite à la destruction de leur satellite orbital dans JLA vol.4 #1, c'est depuis leur Tour de Guet (Watchtower en V.O., apparue dans JLA vol.4 #4) basée sur la Lune, que ces justiciers luttent contre les différents dangers (invasions extra-terrestres, savants fous, mégalomanes...) qui menacent la quiétude de la Terre.

Après un galop d'essai dans la revue anthologique The Brave and the Bold (#28 à 30, février-juin 1960), le groupe eut droit à son propre titre en octobre 1960. Nommée Justice League of America, la revue comptera 261 numéros jusqu'en avril 1987. Démarrée sous l'égide du scénariste Gardner Fox et du dessinateur Mike Sekowsky, elle sera marquée par la longue présence du dessinateur Dick Dillin qui succèdera à Sekowsky au #64 et qui dessinera la bande jusqu'à son décès (Justice League of America #183). C'est George Pérez qui le remplacera durant quelques numéros avant de céder la place à Chuck Patton. Sur le plan scénaristique, de nombreux auteurs succèderont à Fox, parmi lesquels on pourrait citer Len Wein, Denny O'Neil, Cary Bates ou Steve Englehart. On retiendra surtout la prestation de Gerry Conway qui, du #151 au #255, prévaudra à la destinée du groupe. C'est à lui qu'on devra la création de la Justice League de Détroit, tentative décriée de redynamiser une série qui s'essoufflait. Mais l'apport de nouveaux personnages peu charismatiques et la disparition des grandes figures du groupe signent l'arrêt de mort du magazine. J.M. DeMatteis et Luke McDonnell seront chargés des derniers numéros, qui prennent place au sein de deux grandes sagas : Crisis on Infinite Earths et Legends. On y assiste à la dissolution de la ligue de Détroit et à la mort de certains personnages, laissant la place à une refonte complète de l'équipe.

En mai 1987 parait le premier numéro de Justice League qui voit le renouveau du groupe. Sous l'impulsion du responsable éditoriale Andrew Helfer, les scénaristes Keith Giffen et J.M. DeMatteis injectent une forte dose d'humour, qui se caractérise par la présence de nouveaux membres comme le duo Blue Beetle-Booster Gold ou un Green Lantern caractériel, Guy Gardner. Un ton sitcom se fait jour, marqué par la prépondérance de dialogues comiques et l'accent mis sur les interactions entre les personnages plutôt que sur les menaces auxquelles doit faire face l'équipe. Cette ambiance est renforcée par le dessin du jeune artiste Kevin Maguire dont les personnages aux expressions faciales réalistes servent à merveille la nouvelle direction de la série. Il sera suivi en cela par plusieurs de ses successeurs comme Mike McKone, Adam Hughes ou Chris Wozniak. Durant ce temps, le titre est renommé deux fois. Au numéro 7 (novembre 1987), il devient Justice League International, établissant l'affiliation à l'ONU de l'équipe avant de devenir Justice League America au numéro 26 (mai 1989), permettant la création d'une revue sœur, Justice League Europe. Le duo Giffen/DeMatteis quitte le magazine au #60 (mars 1992), laissant la place au scénariste et dessinateur Dan Jurgens. Son court passage sera marqué par l'implication de la Justice League dans la saga Death of Superman qui voit la mort du célébre héros kryptonien. Au #78 (août 1993), le scénariste Dan Vado prend la relève, accompagné des dessinateurs Mike Collins, Kevin West et Marc Campos. Cette période verra une lente et durable dégradation de la bande que le remplacement de Vado par Gerard Jones et l'adjonction du dessinateur Chuck Wojtkiewicz au #93 (novembre 1994) ne parviendra pas à endiguer. La série s'arrête au numéro 113 d'août 1996 dans l'indifférence du lectorat.

Décidé à redonner à son équipe-phare ses lettres de noblesses, DC Comics choisit de faire revenir au sein du groupe tous les héros principaux de la firme, à savoir Superman, Batman, Wonder Woman, Green Lantern, Flash, Martian Manhunter et Aquaman. De septembre à novembre 1996, la mini série Justice League: A Midsummer's Nightmare permet aux « big guns », comme on les appelle, de se réunir à nouveau. Leur rassemblement sera entériné par le lancement d'une nouvelle série.

Steven Kern est l'ultime membre de la Ligue de Justice d'Amérique!

Le volume 3 est lancé en 1997 par Grant Morrison et Howard Porter, qui prennent le parti pris de refaire de la JLA le groupe des plus grands héros, ce qu'il n'était plus vraiment dans ses dernières incarnations. Ils n'hésitent pas à faire un parallèle appuyé avec la mythologie des dieux de l'Olympe. Morrison introduit de nouvelles menaces, Maggedon, les Martiens blancs, Prometheus, des personnages comme les Ultramarines ou Zauriel, et réactualise certains personnages comme le Shaggy Man ou La Clé. Plusieurs autres équipes d'artistes se sont ensuite succédé, tels Mark Waid et Bryan Hitch, Joe Kelly et Doug Manhke ou l'équipe mythique Chris Claremont / John Byrne. A l'instar du premier volume, cette série s'éteindra dans le cadre d'une maxi-saga, Infinite Crisis qui verra le groupe s'auto-détruire suite à de nombreuses dissensions.

Le succès de la version imaginée par Morrison conduira à la création de nombreux autres projets estampillés JLA. Parmi les nombreux albums et séries limitées, on n'en citera que quelques uns, marquants par leur qualité. Ainsi du graphic novel JLA: Earth 2 signé Morrison et Frank Quitely qui voit l'équipe affronter une réplique malfaisante d'elle même. Dans la même veine, l'album JLA: Heaven's Ladder de Waid et Hitch relate son combat épique contre une race extraterrestre qui s'apparente à des dieux. En 1998, Waid toujours, accompagné de Barry Kitson, retrace la première année d'existence de la ligue au sein des douze numéros de la série limitée JLA: Year One. La même année, Alan Davis livre un elseworlds intitulé The Nail (Le Clou en français) qui raconte la vie de la JLA si Superman n'était pas là... Une histoire qui connaitra même une suite sous le titre Another Nail en 2004. Fin 2003, le crossover JLA/Avengers, attendu depuis plus de 20 ans par les fans, est enfin publié, réalisé par Kurt Busiek et George Perez. En 2005, Alex Ross initie une maxi-série de 12 épisodes baptisée Justice, qu'il peint sur des crayonnés de Doug Braithwaite, tandis qu'apparaît la série JLA Classified mettant en scène des histoires situées à différentes époques par des équipes artistiques changeant à chaque fois.

En 2001, Bruce Timm (à qui l'on doit déjà des adaptations animées de Batman et Superman) crée la superbe série animée La Ligue des Justiciers ("Justice League" en V.O.) qui réunit 7 super-héros : Superman, Batman, Green Lantern, Wonder Woman, Flash, Hawkgirl et J'onn J'onzz. Après deux saisons, la série modifie quelques peu son concept et la Ligue s'ouvre à une cinquantaine de nouveaux héros (Green Arrow, Supergirl, Captain Atom, Question, Huntress, The Atom, Captain Marvel (DC)). La série change alors de nom et devient "Justice League Unlimited" (parfois appelée "La Nouvelle Ligue des Justiciers" en français).

En 1997, un téléfilm "Justice League of America" fut diffusé sur CBS. Cela devait être le pilote d'une possible série TV, mais la qualité médiocre du téléfilm mit fin à ce projet. L'équipe comprenait Green Lantern (Guy Gardner), Ice (Tori Olafsdotter), the Atom (Ray Palmer), Fire (B.B. DaCosta), The Flash (Barry Allen) et Martian Manhunter (J'onn J'onzz).

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Justice sociale

La justice sociale peut se définir de manière négative : est injuste ce qui n'est pas acceptable socialement. Par exemple, les inégalités de salaires entre métiers de qualifications différentes sont le plus souvent considérées comme justes, parce qu'elles sont socialement acceptées par la majorité. Il existe une distinction entre justice sociale (ou équité) et égalité. La justice sociale est aussi une notion qui évolue dans le temps, ce qui est juste socialement peut devenir injuste si le contexte change (voir sociologie de la justice sociale).

C'est essentiellement une projection vers une société plus juste, ce n'est pas réellement une fin en soi, il y a toujours des injustices. On peut le voir soit comme une utopie, soit comme une démarche progressive. Les actions ayant pour objectif la justice sociale visent à donner à chacun les mêmes chances de réussite, on parle alors parfois d' « égalité des chances ». Les corrections nécessaires peuvent être sociales, financières ou culturelles.

Dans son ouvrage majeur Théorie de la justice de 1971, le libéral John Rawls écrit qu'une société est juste si elle respecte trois principes, dans l’ordre : 1) garantie des libertés de base pour tous ; 2) égalité « équitable » des chances ; 3) maintien des seules inégalités qui profitent aux plus défavorisés.

Le concept d'équité horizontale stipule que deux personnes dans la même situation devraient avoir les mêmes droits et obligations. Il est donc proche du principe d'égalité : «à situation égale, prestations égales» et il s'oppose aux discriminations. On retrouve la notion aristotélicienne de justice commutative.

L'équité verticale cherche à réduire les écarts de niveau de vie entre les individus. Elle vise donc à ce que les plus riches contribuent d'avantage que les plus modestes. On parle aussi de justice distributive.

John Rawls a introduit en 1971 le "principe de différence" (ou maximin) en spécifiant que l'optimum de justice sociale était atteint quand la situation des populations les plus défavorisée était la meilleur possible. Cette conception s'oppose à une vision égalitariste de la justice sociale.

L'Organisation internationale du Travail a été constitué à la fin de la Première Guerre Mondiale sur l'affirmation selon laquelle « une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale » et a adopté en 2008 la « Déclaration sur la justice sociale pour une mondialisation équitable ». Elle produit des normes et met en œuvre un programme pour "un travail décent pour tous".

Une partie de la dynamique altermondialiste utilise ce concept plutôt présent dans les discours de gauche. Par exemple Paul Ariès dans son journal Le Sarkophage ou Hervé Kempf dans son livre Comment les riches détruisent la planète.

Le concept de justice sociale fait partie de la doctrine sociale de l'Église et a été abordé dans le cadre de plusieurs encycliques, dont Rerum Novarum, Quadragesimo Anno, Mater et Magistra et Centesimus Annus. Le mouvement de l'évangile social de Dorothy Day a œuvré en faveur des pauvres et des exclus.

Friedrich Hayek, philosophe libéral, a dénoncé la justice sociale comme un « mirage » (c'est le titre du tome II de son livre Droit, législation et liberté). Pour Hayek, la justice sociale est à la fois une erreur et un atavisme. C'est une erreur car l'idée de justice sociale part de l'attribution des malheurs économiques des individus à l'injustice de l'ordre économique. Cet ordre est le produit du jeu de forces impersonnelles et donc la mauvaise situation d'une personne dans l'ordre économique ne peut être attribuée à aucune volonté particulière. Or la notion de justice n'a de sens que relativement à l'intention et à la volonté de l'homme : l'action d'un animal n'est ni juste ni injuste, la survenance d'un ouragan n'est ni juste ni injuste, et de même pour Hayek, l'ordre économique puisqu'il résulte d'un jeu spontané n'est ni juste ni injuste, mais seulement heureux ou malheureux. Parler de justice sociale est donc dépourvu de sens.

La justice sociale est aussi un atavisme parce qu'elle commet un anthropomorphisme : accoler la notion de justice, qui n'a de sens qu'à travers l'intention de l'homme, à la société, entité dépourvue de volonté. De plus, la justice sociale commande une fin collective à la société ce qui est un trait des sociétés primitives et fermées, la grande société ne peut en effet être permise que par des mécanismes tels que le marché pour gérer les fins différentes et les connaissances éparses de ses membres.

Même si Hayek est en 2008 considéré comme la figure de proue du libéralisme, ses conclusions ne sont en l'espèce pas originales par rapport à celles que défendait l’économiste franco-suisse Léon Walras, un siècle plus tôt, de manière plus systématique. Pour Walras, en effet, l’autorité, exorbitante, de l'État ne saurait être justifiée que s’il traite tous les citoyens d’une manière absolument égale. Hayek n'est cependant pas opposé à l'existence d'une assistance publique en faveur des pauvres, des handicapés, etc., mais il rejette l'utilisation de l'impôt à des fins de redistribution des revenus. Walras n’était pas favorable à l’impôt, quel qu’il soit, car il affirmait que tout individu était seul propriétaire de ses facultés personnelles et de ce qu’il pouvait en tirer. L’impôt apparaissait donc à Walras comme une forme de spoliation et il préconisait que l'État se finance à partir de la rente foncière après que les terres auraient été nationalisées. Il considérait en effet que les ressources naturelles, dont la terre, n’étant pas, par définition, produites par l’effort des hommes, elles appartiennent au patrimoine commun de l’humanité.

Plus récemment, l'intellectuel noir américain Thomas Sowell s'y est opposé, y voyant la marque de l'envie, camouflée par de la rhétorique, ce qu'il résume en : « Envie + rhétorique = justice sociale ».

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Ministère fédéral de la Justice (Allemagne)

Siège secondaire du ministère fédéral de la Justice, à Bonn, au bord du Rhin, dans l’ancien siège de l’office des Affaires étrangères

Le ministère fédéral de la Justice (Bundesministerium der Justiz, BMJ) est le ministère du Gouvernement fédéral allemand chargé de la Justice et du droit.

Il est dirigé depuis le 22 novembre 2005 par la sociale-démocrate Brigitte Zypries.

Cet article fait partie de la série sur la politique de l'Allemagne, sous-série sur la politique.

Le fédéralisme allemand laisse une large part de l’administration de la Justice aux Länder. La principale mission de la Fédération est d’assurer et de développer l’État de droit.

Le ministère est chargé, dans le cadre des compéténces de la Fédération, de la législation en matière de droit civil, de droit pénal, de droit commercial et de droit des sociétés, de droit d’auteur et de droit de la concurrence, de procédure, et de règles encadrant les professions de juge, d’avocat, de procureur et de notaire.

Il vérifie pour le compte des autres ministères la conformité des projets de lois et de réglements à la législation en vigueur et notamment à la Loi fondamentale.

Il édite la Bundesgesetzblatt et le Bundesanzeiger, les bulletins législatifs. Il prépare également le choix des juges des tribunaux fédéraux, notamment du Tribunal constitutionnel fédéral.

Il exerce la tutelle des juridictions fédérales, la Cour fédérale, le procureur général fédéral près la Cour fédérale, le Registre central fédéral, le Tribunal administratif fédéral, la Cour fédérale des finances, le Tribunal fédéral des brevets et l’Office allemand des brevets et des marques.

Le ministère est une administration fédérale suprême. Ses compétences résultent pour partie de la Loi fondamentale (art. 96 al. 2 GG).

Le ministre fédéral est assisté d’un secrétaire d’État (Staatssekretär) et un secrétaire d’État parlementaire (parlamentarische Staatssekretär).

Le budget fédéral attribue au ministère 453 millions d’euros pour 2007.

En 1875 est créée au sein de la Chancellerie impériale (Reichskanzleramt) une section IV chargée d’assister le Gouvernement impérial, le Reichstag et le Conseil fédéral lors du processus législatif ; elle est autonomisée le 1er janvier 1877 sous le nom d’office impérial de la Justice (Reichsjustizamt), sous la direction d’un secrétaire d’État (Staatssekretär). Son champ de compétence intrègre le Tribunal impérial (Reichsgericht) et d’autres offices de l’Empire, mais pas l’administration des juridictions de rang inférieur, qui reste une prérogative des Länder.

Le 13 février 1919, l’office devient le ministère du Reich à la Justice (Reichsministerium der Justiz).

Le 20 septembre 1949, le ministère fédéral de la Justice est constitué dans le premier gouvernement de la République fédérale.

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Source : Wikipedia