Judo

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Posté par talos 08/03/2009 @ 15:10

Tags : judo, sport, pékin 2008, jeux olympiques

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Judo

Deux jeunes débutants judoka (ceintures blanches)

Le judo (柔道, jūdō?, littéralement voie de la souplesse) est un art martial et un sport de combat d'origine japonaise (budō), fondé par Jigoro Kano en 1882. Il se compose pour l'essentiel de techniques de projection, de contrôle au sol, d'étranglements et de clefs.

Le lieu où l'on pratique le judo s'appelle le dojo (道場, dōjō?, littéralement lieu d'étude de la voie). Les pratiquants (les judoka) portent une tenue en coton renforcée appelée judogi, souvent appelée à tort kimono, qui est le nom générique de la tenue traditionnelle japonaise. Le judogi est généralement blanc, mais pour faciliter la distinction entre les combattants dans les compétitions, un judoka peut avoir un judogi bleu à tous les niveaux de compétitions (si le judoka n'a pas de judogi bleu, la distinction se fera à l'aide de ceinture rouge ou blanche). Pour les compétitions à partir du niveau national, l'un des deux judokas doit revêtir un judogi bleu. Le judo se pratique pieds nus sur un tatami. Le judo est un sport olympique.

Judo peut donc se traduire par la voie de la souplesse.

Le souhait de Jigoro Kano, son fondateur, était de populariser une méthode visant à mieux utiliser ses ressources physiques et mentales en prenant comme point de départ le ju-jitsu des écoles tenshin shinyo ryu et kito ryu qu'il avait pratiqué durant 6 années. La légende dit qu'il découvrit les principes du judo lors d'un hiver rigoureux, en remarquant que les branches du cerisier réagissaient différemment sous le poids de la neige abondante. Les plus grosses cassaient alors que les plus souples pliaient et se débarrassaient de « l'agresseur » avec souplesse. La voie de la souplesse était née.

La "légende", dans sa simplicité, n'est pas éloignée du souhait initial de populariser une méthode visant à mieux utiliser ses ressources physiques et mentales. Jigoro Kano avait conscience que le Ju-jitsu tel qu'il était pratiqué n'était plus adapté à l'époque moderne. Les techniques étaient parfois très dangereuses à apprendre et la plupart des maîtres étaient soit incompétents pédagogiquement ou enseignaient un ju-jitsu décadent et inefficace. En s'inspirant des méthodes de différentes gymnastiques occidentales, Jigoro Kano décida d'expurger du ju-jitsu les mouvements dangereux et de codifier les techniques restantes afin de faciliter l'enseignement sous formes de kata. Il était évident que l'art de la souplesse, débarrassé de sa vocation guerrière, n'était plus du ju-jitsu, mais un nouvel art martial à vocation callisthénique. Le Judo était né.

Le judo connut un succès qui s'étendit largement au-delà des frontières japonaises et contribua largement à populariser les arts martiaux japonais, tout en entraînant la confusion entre art martial et sport de combat. Ainsi, le judo des origines s'orienta de plus en plus vers l'aspect sportif lorsque les champions du Kodokan eurent définitivement battu la plupart des écoles de Ju-jitsu au cours de combats organisés. Le pouvoir économique du Kodokan était ainsi définitivement installé dans le monde des arts martiaux japonais.

Le judo commence à être enseigné au Japon en 1882 au Kodokan, en France par Maître Mikinosuke Kawaishi et Maître Shozo Awazu. Moshe Feldenkrais crée le Jujitsu-Club de France, puis la Fédération française de judo est fondée en 1946. C'est aussi à cette époque que se développera le côté sportif et qu'apparaitront les premières compétitions. Le nombre de pratiquants de par le monde s'accroît alors considérablement.

Le judo est la discipline la plus pratiquée en France, devant le Karaté et l'Aïkido. Il est le quatrième sport le plus pratiqué en France en 2007 avec 550 000 licenciés et 5 547 clubs. Il est devenu officiellement discipline olympique lors des Jeux de Tôkyô en 1964. Le judo féminin a fait son entrée dans le programme olympique aux Jeux de Séoul en 1988 comme sport de démonstration avant d'être définitivement accepté à partir des Jeux de Barcelone en 1992. En 2006, la Fédération Internationale de Judo compte 189 pays membres.

Dans le monde le judo est le troisième art martial le plus pratiqué derrière le karaté et le taekwondo avec 8 millions de pratiquants.

Les techniques de clef et d'étranglement sont également autorisées debout (en nage waza), bien que très rarement vues et utilisées en compétition. En effet, le règlement interdit l'amené au sol par ces techniques, ce qui les rend plus difficiles à placer.

Les plus jeunes judokas pratiquent leur sport de manière ludique grâce aux entrainements sous forme de jeux proposés par l'entraineur qui les aide à prendre confiance en eux et à découvrir leur corps qui va évoluer. Une des étapes indispensables étant l'apprentissage de la chute, les Ukemi. Ils vont devenir sûrs d'eux, plus souples et plus forts afin de se préparer pour les prochaines compétitions et pour le prochain passage de grade. le passage se déroulera à la fin de la saison avec son professeur, qui dira quelle technique effectuer. Ces techniques seront à effectuer avec un partenaire : Tori celui qui travaille et Uke celui qui "subit" l'action de son partenaire. Lors des randoris, il y aura les "souples" qui consiste a se laisser tomber si son partenaire a bien fait sa technique, puis le randori "normal", c'est à dire, que le but est de ne pas tomber (comme en compétition) mais sans se faire mal ou mal a son partenaire et ne pas commettre de fautes. L'entrainement est fait pour apprendre, il faut donc tomber pour apprendre !!

Ces katas représentent des exercices de style, de concentration particulièrement difficiles et constituent la source même des principes du Judo. La bonne exécution de ces katas nécessite de ce fait de longues années de pratique pour permettre au judoka d'en saisir le sens profond.

Les grades sont attribués à un pratiquant et permettent d'évaluer son niveau technique, son efficacité en combat, son degré d'ancienneté ainsi que ses qualités morales, ce qui correspond au respect scrupuleux du code moral ainsi qu'un investissement suffisant dans la pratique. Sans le minimum de respect des règles exigé, aucun judoka ne peut prétendre à l'obtention d'un grade.

Les ceintures de couleurs ont été inventées en Angleterre au milieu des années 1920 puis introduites en France par le professeur Kawaishi. On trouve dans l'ordre les ceintures blanche, jaune, orange, verte, bleue, marron, la fameuse ceinture noire ainsi que deux ceintures supérieures (une rouge et blanche du 6e au 8e DAN, une rouge pour 9e et 10e DAN. Il existe aussi des grades alternatifs pour évaluer et récompenser les plus jeunes (blanche-jaune, jaune-orange, orange-verte). Il se peut aussi d'avoir des barrettes à la place d'une ceinture blanche-jaune. On obtient donc une ceinture blanche avec une barrette jaune à coudre, ainsi de suite jusque parfois trois barrettes (en Belgique).

Bien souvent, en parlant de «ceinture jaune» ou de «ceinture noire», on désigne par métonymie non pas la ceinture en elle-même, mais le détenteur du grade associé. Il est donc possible de dire : «Ce judoka est une ceinture noire».

Cela dit, en France, il a été d'usage d'utiliser la ceinture verte-bleue, ce qui ajoute un kyu. Celle-ci n'est cependant plus valide aux yeux de la fédération. Il existe aussi la ceinture violette, qui se situe entre la bleue et la marron. Elle n'est attribué que très rarement, lorsqu'un Ceinture bleue est trop jeune pour pouvoir passer l'examen de la marron. La plus grande des ceintures est la rouge appelée " ceinture maîtresse " après avoir passé tous les Dans de la ceinture noire.

Dans les compétitions officielles, trois arbitres assurent l'arbitrage d'un combat : un arbitre dit «arbitre central» en position debout et qui se déplace avec les combattants, et deux arbitres dits «juges de coin», qui se trouvent assis aux deux coins opposés de la surface de combat. L'arbitre central prend les décisions en donnant la decision de la majorité. Le rôle des juges de coin est de donner leur avis en cas de désaccord avec la décision de l'arbitre central. Pour cela, ils utilisent les mêmes gestes d'arbitrage que l'arbitre central. Lorsqu'un seul des deux juges de coin donne son avis, il doit ou non modifier sa décision selon que ce soit en accord avec la majorité. Si les deux juges de coin sont d'accord contre l'avis de l'arbitre central, celui-ci doit modifier sa décision. Dans les autres cas, l'arbitre central a toujours la possibilité de revenir sur sa décision, s'il pense s'être trompé. Le juge de coin détermine également si une action est validée ou non selon qu'elle a été exécutée dans ou hors des limites du tapis.

Note: il n'y plus de KOKA depuis dans le règlement de la FFJDA pour les minimes depuis la saison 2008-2009, qui est remplacé par KINZA et non comptabilisé. Le KOKA est maintenu dans les compétitions internationales et en première division.

Il doit prendre le temps de combat et suivre les instructions données par l’arbitre.

Il inscrit au tableau de marque les valeurs données par l’arbitre.

Il remplit le tableau ou la poule de déroulement des combats. Il appelle les judokas qui doivent combattre et ceux qui se préparent.

Avant d'entrer sur le tatami d'une salle de judo, il faut le saluer. De même lorsqu'on le quitte. Dans un cours de judo, le judoka est dans le devoir de saluer son professeur, d'abord assis puis debout, avant que le cours ne commence et lorsqu'il se termine.

Juste avant le combat proprement dit, les deux combattants effectuent l'entrée sur le tatami et se saluent (c'est le rei). Ils saluent une première fois vers le tapis en montant dessus, puis ils rentrent en passant derrière les juges de coin, pour aller se positionner au centre du tapis, face à face derrière la zone de danger (la bande rouge). De là, ils attendent le signal de l'arbitre, qui fera signe en rapprochant ses bras tendus en face de lui. Ils saluent alors une première fois la surface de combat (ce salut n'est plus obligatoire depuis 2004 pour les compétitions, mais il a été maintenu pour les « démonstrations »), puis lorsqu'ils sont à distance de combat, soit environ trois mètres, ils se saluent mutuellement, font un pas en avant, pied gauche d'abord, et attendent le signal de départ HAJIME.

Lorsque l'arbitre a donné le signal de fin et désigné le vainqueur (en avançant d'un pas, désignant le vainqueur et en levant la main en présentant ce même judoka), les deux combattants sortent en effectuant l'inverse de l'entrée : Ils se saluent, peuvent saluer l'arbitre, peuvent se serrer la main, puis reculent hors de la zone de combat et y saluent le tapis à leur sortie.

Le but ultime du judo a toujours été la recherche du IPPON, soit la victoire directe par une technique efficace. En judo debout, cela se traduit selon quatre critères : chute largement sur le dos avec force, vitesse et contrôle. Cependant, la compétition étant ce qu'elle est, il faut pouvoir juger de l'efficacité d'une technique partiellement réussie, en attribuant des avantages plus ou moins importants selon des critères de réussite, cela afin de pouvoir départager les combattants à l'issue du combat. Ces critères sont la qualité de la projection et la position de réception de l'adversaire en combat debout, et le temps d'immobilisation en combat au sol (un abandon donne la victoire et fait bien souvent suite à une technique d'étranglement ou de clé au coude réussie).

Les avantages à répartir sont le KOKA (disparu en 2008), le YUKO, le WAZA-ARI et le IPPON. C'est toujours l'avantage le plus fort qui l'emporte, ce qui veut dire qu'un WAZA-ARI est plus fort que n'importe quel nombre de YUKO. Lorsque le même combattant marque deux WAZA-ARI, il gagne par WAZA-ARI AWASETE IPPON. Lorsque l'avantage le plus fort est le même pour les deux combattants, le vainqueur est celui qui en a le plus. Si c'est une égalité, on prend en compte l'avantage inférieur et ainsi de suite jusqu'au plus petit avantage.

L'attribution d'avantages debout, voire au sol, demande toujours une part de jugement personnel de l'arbitre, ce qui veut dire que les décisions qu'il prend sont parfois contestables et contestées. Ce problème est en principe résolu grâce à l'aide des arbitres de coin, mais ce n'est malheureusement pas toujours le cas. En pratique, selon les règles officielles (et comme dans la plupart des sports) l'arbitre a toujours raison. Plus précisément, la décision validée par au moins deux des trois arbitres sur le tapis est incontestable.

La victoire (par IPPON) est donnée suite à un abandon de l'adversaire. En combat au sol, l'abandon est très fréquemment provoqué par un étranglement ou une clé au coude (la seule autorisée en judo). Pour signaler son abandon, le combattant frappe trois brèves fois sur son adversaire ou sur le tapis, avec la main, ou avec le pied si ses mains sont indisponibles. ATTENTION !! Les étranglements et les clés de bras sont autorisés dans la limite des techniques du judo et sont INTERDITS en catégories Benjamin(nes) et Poussin(nes).

Si le HANSOKU-MAKE est du à une faute grave qui y donne lieu immédiatement sans passer par les autres pénalités, il est éliminatoire de la compétition.

Les différentes pénalités sont remplacées par des SHIDO qui s'accumulent.

En cas de non-combativité, le premier avertissement est "gratuit". En cas de récidive, première pénalité par SHIDO. Pour les autres cas de fautes, les pénalités sont immédiates.

Pour les éliminations directes, jusqu'à 2005, la règle était la suivante : si un HANSOKU-MAKE est donné, il est éliminatoire, non seulement du combat, mais aussi de la compétition. Depuis 2005, on distingue deux cas : les fautes graves volontaires, éliminatoires de la compétition, et les fautes graves involontaires, qui n'excluent que du combat.

Les trois premières pénalités sont données principalement pour des fautes de type : non combativité (passivité), refus du combat (fuite ou sortie volontaire de la zone de combat), attitude excessivement défensive (bras tendus, buste complètement plié vers l'avant, saisie du judogi particulière non suivie d'une attaque), fausse attaque (et non pas une tentative avortée qui fait partie du combat), gestes interdits (doigts à l'intérieur de la manche, membre sur le visage de l'adversaire, ...).

Les HANSOKU-MAKE sont donc donnés soit par accumulation de 3 SHIDO, soit après un geste contraire à l'esprit du judo, ce qui peut signifier la non prise en compte de l'arbitre, des remarques faites à celui-ci ; soit après une action mettant en danger l'adversaire ou soi-même. Les gestes dangereux sont nombreux mais faciles à éviter si le pratiquant recherche l'efficacité avant tout.

Le judo fait son apparition au sein du programme olympique lors des Jeux de Tokyo en 1964. Très populaire au Japon, son introduction dans l'événement olympique est due au fait que le pays organisateur peut choisir d'ajouter un nouveau sport à la liste des sports olympiques. Quatre épreuves furent alors organisées dans quatre catégories de poids différentes, lesquelles épreuves furent exclusivement masculines, le judo féminin ne s'étant pas encore développé. Durant la compétition, les judokas nippons décrochèrent trois des quatre médailles d'or la dernière revenant au Néerlandais Anton Geesink qui s'imposa dans la catégorie open (ou toutes catégories). Cette victoire contredit les critiques reléguant le judo comme une chasse gardée japonaise.

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Judo aux Jeux olympiques

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Le judo a intégré le programme olympique lors des Jeux olympiques d'été de 1964 organisés à Tōkyō. L'art martial japonais a pourtant du mal à passer les frontières et à entrer au cœur de l'esprit olympique. Cependant, la prise de pouvoir de Charles Palmer à la tête de la Fédération internationale de judo permet d'installer durablement le judo au programme olympique grâce à une modernisation de la structure internationale et une refonte des règles qui diminuent considérablement l'influence nippone sur le judo mondial. Non inclus en 1968 à Mexico, ce sport est ainsi réintégré en 1972 et n'a depuis plus quitté le programme olympique. Cependant, les femmes durent attendre les Jeux olympiques de 1992 à Barcelone pour participer à l'événement international (le judo féminin était sport de démonstration quatre ans plus tôt à Séoul).

1964 : 4 catégories de poids.

1972-1976 : 6 catégories de poids.

1980-1984 : 8 catégories de poids.

1984-1992 : 7 catégories de poids.

1996-2008 : 7 catégories de poids.

Le Japonais Tadahiro Nomura est le seul judoka triple champion olympique de l'histoire : titré en 1996, 2000 et 2004.

Onze judokas ont deux titres olympiques à leur palmarès. Le Néerlandais Wim Ruska fut le premier à obtenir deux titres olympiques en 1972 mais dans deux catégories différentes (poids lourds et toutes catégories). Le Japonais Hitoshi Saito et l'Autrichien Peter Seisenbacher sont les premiers à conserver leur titre olympique sur deux olympiades consécutives. En 2004, la Japonaise Ryōko Tani est la première femme à remporter deux titres olympiques. En 2008, cinq judokas conservent leur titre acquis quatre années plus tôt à Athènes.

Deux hommes ont remporté quatre médailles olympiques.

Quatre judokas (3 hommes et 1 femme) ont remporté trois médailles olympiques.

Voici un tableau récapitulatif des médailles obtenues par les pays participants depuis 1964. Le Japon figure en tête de ce classement devant la France.

Lors des Jeux olympiques d'été de 2008 à Pékin, la Chine remporte 3 médailles d'or et gagne ainsi 2 places. Elle se classe quatrième position devant Cuba. Le trio de tête reste inchangé tandis que 5 pays font leur apparition au classement.

Lors des Jeux olympiques de 1972, le Mongole Bakaava Buidaa, battu en finale de la catégorie des -63 kg (poids légers) et donc médaillé d'argent à l'issue de la compétition, est déclassé après la révélation d'un contrôle antidopage positif. Il reste à ce jour l'un des deux judokas disqualifiés alors qu'il avait remporté une médaille olympique. En 1988 à Séoul, le Britannique Kerrith Brown (en), déjà médaillé de bronze quatre ans plus tôt à Los Angeles, est contrôlé positif au furosémide et disqualifié après avoir avoué sa faute.

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Judo aux Jeux olympiques d'été de 1988

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À l'occasion des Jeux Olympiques d'été de 1988, sept épreuves masculines de judo sont organisées. Pour la première fois de l'histoire de ce sport aux J.O., le Japon ne termine pas en tête du tableau des médailles puisque dépassé par la Corée du Sud et la Pologne. Une autre première, le judo féminin fait son apparition en tant que sport de démonstration.

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Championnats du monde de judo

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Les Championnats du monde de judo désignent la compétition majeure du judo, hormis les Jeux Olympiques, organisée tout les deux ans par la Fédération Internationale de Judo (IJF). S'y affrontent de part et d'autre judokas et judokates qualifiés dans leur propre catégories et représentant un pays . Cette compétition est individuelle au contraire des Championnats du monde par équipe. Les Championnats du monde de judo existent depuis 1956 mais la forme, la périodicité et l'organisation ont depuis lors beaucoup évolué.

La prochaine édition de cette compétition bisanuelle se déroulera en 2009 à Rotterdam aux Pays-Bas.

Les premiers Championnats du monde de judo furent organisés à Tokyo (Japon) en 1956. Il n'y avait alors qu'une seule compétition masculine en toutes catégories (les femmes n'avaient pas leur compétition). La victoire revint à un japonais, Shokichi Natsui, qui à cette occasion devenait le premier champion du monde de judo de l'histoire. Les deuxièmes championnats du monde furent organisés deux ans plus tard toujours à Tokyo et, une nouvelle fois, un japonais s'imposa. En 1961, les mondiaux s'exportent pour la première fois hors du Japon et se déroulent à Paris (France). C'est d'ailleurs un néerlandais (Anton Geesink) qui remporta le titre mondial et brisa du même coup l'hégémonie nippone.

Les Championnats du monde de judo 1965 furent organisés à Rio de Janeiro (Brésil), une première sur le continent sud-américain. La compétition fut ouverte à trois nouvelles catégories de poids en plus de celle déjà existante : les moins de 68 kilos, les moins de 80 kilos et les plus de 80 kilos avaiant dès lors l'opportunité de développer leur propre catégorie et de rendre le judo plus attractif. C'est d'ailleurs à cette époque, en 1964, que le judo devint sport olympique aux Jeux Olympiques de Tokyo. Après une absence en 1968, le judo s'installe définitivement comme sport olympique en 1972 à Munich.

Lors du congrès de la Fédération internationale de judo qui s'est tenu à Rio de Janeiro (Brésil) en septembre 2007, en marge des championnats du monde de judo 2007, la Fédération française de Judo a été désignée à une large majorité pour organiser les championnats du monde de judo à Paris en 2011.

Organisés depuis 2001 sur les continents asiatique, africain puis sud-américain, les championnats retrouveront le continent européen en 2009 (à Rotterdam) et en 2011 (à Paris).

Le championnat du monde par équipes, anciennement coupe du monde par équipes de nations, est une compétition internationale créée en 1994 qui se déroule tous les quatre ans jusqu'en 2006. A partir de 2007, la compétition se déroule chaque année.

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Source : Wikipedia