Jonny Wilkinson

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Posté par hal 08/04/2009 @ 12:11

Tags : jonny wilkinson, rugbymen, rugby, sport

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Jonny Wilkinson

Jonathan Peter Wilkinson, plus connu sous le nom de Jonny Wilkinson, est un joueur de rugby à XV anglais, né le 25 mai 1979 à Frimley, dans le comté de Surrey. Il évolue au poste de demi d'ouverture au sein de l'équipe des Newcastle Falcons et de l'équipe nationale d'Angleterre, où il est nommé capitaine en octobre 2004. Il devient célèbre au cours des saisons 2001-2002 et 2002-2003, où il est considéré comme l'un des meilleurs joueurs du monde. Lors de la coupe du monde de 2003, il marque le drop de la victoire à la dernière minute du temps additionnel face à l'Australie. Il est alors nommé joueur de l'année par l'IRB.

Il a participé à deux tournées avec l'équipe des Lions britanniques et irlandais de rugby à XV, en 2001 et 2005, marquant 67 points en six matchs.

En raisons de multiples blessures, aux ligaments du genou, au bras, à l'épaule et aux reins, il ne joue pas pour l'équipe d'Angleterre entre la coupe du monde et le match d'ouverture du tournoi des six nations 2007 contre l'Écosse le 3 février 2007. Dans son match retour, il marque 27 points, un record dans la Calcutta Cup, et est nommé Homme du Match.

La semaine suivante, lors du match contre l'Italie, il devient le joueur ayant marqué le plus de points de l'histoire du tournoi des six nations, mais il a été par la suite dépassé par l'Irlandais Ronan O'Gara lors du tournoi des six nations 2009. Le 6 octobre 2007, il est devenu le plus grand marqueur de l'histoire de la coupe du monde, prenant ainsi la place de l'Écossais Gavin Hastings en butant quatre pénalités en quart de finale contre l'Australie. Lors du tournoi des six nations 2008, il devient le premier joueur anglais et le second joueur mondial à passer la barre des 1000 points marqués,. Il détient aussi le record du monde du nombre de drops marqués en matchs internationaux avec 29 drops à son actif. En mars 2008, il est devenu le plus grand marqueur du rugby international, passant devant le Gallois Neil Jenkins,.

Il s'est à nouveau blessé en septembre 2008. Il est officier de l'Ordre de l'Empire britannique.

Wilkinson grandit à Cheltenham. Il commence à jouer au rugby très tôt, à l'âge de quatre ans, jouant pour les clubs d'Alton RFC et de Farham RFC. Son père, Phil, ainsi que son frère, Mark jouent aussi au rugby. Il a commencé son éducation à la Weybourne Infants School à Farnham, puis étudie à Pierrepont à Frensham, mais c'est au Lord Wandsworth College qu'il se fait remarquer en tant que joueur de rugby. Au collège, il joue aussi au cricket et au tennis.

Il a honoré sa première cape internationale en équipe d'Angleterre à seulement 18 ans le 4 avril 1998 contre l'équipe d'Irlande lors du tournoi des cinq nations 1998.

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Rugby à XV

Ronan O'Gara tente un but avec son club du Munster, le 1er avril 2006 en rugby à XV

Le rugby à XV, qui se joue par équipes de quinze joueurs, est la variante la plus pratiquée du rugby, famille de sports collectifs mettant aux prises deux équipes qui se disputent un ballon ovale, joué à la main et au pied. L'objectif du jeu est de marquer plus de points que l'adversaire, en marquant soit des essais soit des buts. Le rugby à XV est originaire de l'Angleterre et s'est développé à la fin du XIXe siècle dans les pays anglo-saxons (Afrique du Sud, Australasie, Royaume-Uni), l'Argentine, la France.

L'International Rugby Board (IRB), créé en 1886, gouverne ce sport et en publie les règles.

Certaines études affirment que l'ancêtre du rugby est la soule ou sioule, sport très pratiqué en France dès le Moyen Âge. La soule a en effet des caractéristiques communes avec le rugby, comme le knappan au pays de Galles, le hurling en Cornouailles et en Irlande, le calcio en Italie, qui ont vu le jour à la même époque. Mais ces jeux se sont vite éteints à la fin du XVIIIe siècle, au contraire du folk football qui a trouvé refuge dans les collèges anglais. La variante originale a été inventée sur le terrain du principal collège de la ville de Rugby (Angleterre). La légende veut qu'au cours d'une partie de football à la mi-1823, William Webb Ellis, élève de ce collège (la Rugby School) et futur pasteur, porte dans ses bras le ballon derrière la ligne de but adverse alors que la tradition est de le pousser au pied. En réalité, les origines du rugby sont bien plus complexes.

Les collèges britanniques de l'époque pratiquent chacun un jeu de ballon dérivé de la soule. Chaque collège a ses propres règles et le jeu au pied et à la main sont fréquents. Le geste de William Webb Ellis, de garder à la main le ballon, dans une phase de jeu qui ne le permet pas, a fait progressivement évoluer la règle du collège de Rugby. Mais avec l'apparition du chemin de fer, les collèges ne vont plus être isolés et des rencontres sportives vont devenir possibles. Il faut bien dès lors se mettre d'accord sur les règles à adopter. On voit ainsi dans les premières rencontres les matchs se dérouler selon la règle du collège qui reçoit. Mais très vite, se fait sentir le besoin d'avoir des règles plus uniformes. Des querelles naissent entre les partisans d'un jeu favorisant le pied (dribbling) et ceux qui veulent limiter ce jeu jugé trop violent (il faut se rendre compte que le jeu de l'époque diffère de celui pratiqué aujourd'hui). De cette querelle naîtra le Football Association (soccer ou football abusivement utilisé) et le Rugby-Football du nom de leurs organisations respectives.

Cette pratique, qui fait désormais la particularité du football joué dans la Rugby School, autrement dit les Rugby School rules ou le rugby football, sera codifiée pour la première fois en 1846 par les élèves, puis le 8 décembre 1863, à Cambridge, par les étudiants de cette université, tous d'anciens élèves de Rugby. Le « Rugby-Football » est né.

En 1871, pour se distinguer définitivement du football et de la « Football Association », est créée la première fédération nationale : la Rugby Football Union (RFU). Cette année 1871 voit aussi l'Écosse et l'Angleterre s'affronter le dimanche 27 mars 1871. C'est la première rencontre internationale jamais disputée. Le match a lieu à Raeburn Place, situé à Édimbourg (Écosse). L'Écosse l'emporte 4-1 devant 4 000 personnes,.

Le match est joué au Raeburn Place, un stade de cricket car la fédération écossaise de rugby n'avait pas encore de stade adapté pour un match international. Il est disputé par deux équipes de vingt joueurs, en deux périodes de cinquante minutes. Les Écossais gagnent le match par un essai et un but marqués contre un essai pour les Anglais.

Progressivement, la RFU va adopter différentes règles pour améliorer le jeu, comme la suppression de certains coups dangereux, l'autorisation de la passe à la main en 1875, la diminution du nombre de joueurs de vingt à quinze en 1877.

Peu à peu, le rugby, jusque là réservé aux élites, gagne toutes les couches sociales. Dans les années 1880 se pose la question du professionnalisme, adopté en 1885 par le football, qui créera une scission au sein du rugby. Dès 1891, soit un an après la création de l'International Board, instance chargée de la gestion du jeu et de ses règles, les clubs du Nord réclament une aide pour rembourser aux ouvriers le temps de travail perdu à cause des matchs disputés le samedi, jour ouvré, mais la RFU refuse. Après plusieurs tentatives, la Northern Rugby Football Union, d'abord copie professionnelle de la RFU, est créée le 27 août 1895.

La revanche entre les équipes d'Écosse et d'Angleterre a lieu, sur le terrain de ces derniers, à l'Oval de Londres. L’Angleterre remporte le match par 8-3 (les Anglais inscrivent trois essais, une transformation et une pénalité, et les Écossais marquent un drop goal). Le match suivant entre les deux nations se déroule au Hamilton Crescent de Glasgow, il se termine sur un partage des points. Les deux nations se rencontrent à nouveau deux ans plus tard, le lundi 23 février 1874, la rencontre se solde par un succès anglais 3-1.

L'Irlande débute sur le plan international en rencontrant l'Angleterre en 1875 (défaite 7-0 des Irlandais) (voir Angleterre-Irlande en rugby à XV). Le Pays de Galles débute un peu plus tard sur le plan international avec des matchs contre l'Angleterre en 1881, l'Irlande en 1882 et l'Écosse en 1883.

Ce n'est qu'en 1884 que ces quatre équipes se rencontrent toutes pendant la même saison, en effet il manque un match à l'édition de 1883 pour que le Tournoi soit disputé complètement. Les éditions de 1885, 1887 et 1889 ne sont pas complétées, à la suite de disputes entre fédérations.

Les Anglais sont exclus des éditions de 1888 et 1889 du Tournoi en raison de leur refus de rejoindre l'International Rugby Board,.

Pendant cette période, les équipes britanniques s'ouvrent à de nouveaux horizons : premières rencontres internationales contre l'Afrique du Sud, l'Australie, la France, la Nouvelle-Zélande.

Le rugby est introduit en Nouvelle-Zélande par Charles John Monro à la fin des années 1860. Monro avait découvert le rugby pendant ses études au Christ’s College Finchley, en Angleterre. Le premier match de rugby en Nouvelle-Zélande se déroule le 12 septembre 1870, il oppose les équipes de Nelson et de Wellington dans la ville de Petone. La première fédération néo-zélandaise, la Canterbury Rugby Football Union, est créée en 1879.

Les équipes de clubs néo-zélandais disputent leurs premiers matchs internationaux en 1882 à l’occasion de la tournée en Nouvelle-Zélande de l’équipe australienne de la Southern Rugby Union (l’actuelle New South Wales Rugby Union). L’équipe visiteuse joue contre des clubs d’Auckland à deux reprises, puis deux fois contre Wellington et une fois contre Canterbury, Otago & West Coast et North Island.

Les Australiens remportent quatre matchs et perdent trois fois. En 1884, une équipe de Nouvelle-Zélande fait pour la première fois une tournée à l’étranger, en Nouvelle-Galles-du-Sud, elle joue huit matchs et les remporte tous.

Une équipe représentant la Nouvelle-Zélande fait une tournée en Grande Bretagne en 1905, elle est appelée les Originals. Le terme All Blacks est utilisé pour la première fois à cette occasion, suite à ce qui aurait été une erreur d'imprimerie! Un journaliste du Daily Mail se serait exclamé "They are all backs"! (ils sont tous des arrières!) pour souligner la qualité du jeu à la main des avants, et le résultat aurait donné "They are all blacks" (ils sont tous noirs) dans les pages du journal. Toutefois, il semblerait qu’aucun journal anglais de la période 1905-1906 ne contienne une telle erreur typographique, et cette théorie est aujourd’hui généralement rejetée. La tournée est un succès pour les Originals qui ne perdent qu’une fois contre le Pays de Galles à Cardiff, par 3-0. La victoire des Gallois est contestée en Nouvelle-Zélande, un essai néo-zélandais qui a été refusé aurait conduit à un match nul 3-3.

C'est également lors de cette tournée que l'équipe de Nouvelle-Zélande affronte la France et la domine 38-8 pour... ce qui sera le premier match officiel de l'équipe de France de rugby à XV, le 1er janvier 1906. Ce match , arbitré par Louis Dedet, est disputé au Parc des Princes devant 3 000 spectateurs et se termine par une victoire des Néo-zélandais par 38-8,. Le capitaine Henri Amand a l'honneur d'être le premier capé du rugby français, à noter la présence de l'anglais William Crichton et de l'américain Allan Muhr au sein de l'équipe de France.

Le 22 mars, l'équipe de France, qui inaugure sa première tenue tricolore (maillot bleu, culotte blanche et bas rouges), rencontre l'Angleterre au Parc des Princes et perd 8 à 35. Ce résultat honorable conduit les Anglais à jouer un match annuel contre le XV de France, ils sont imités un peu plus tard par les Gallois et les Irlandais.

L'équipe de France est admise pour la première fois à disputer le Tournoi en 1910. Les Français n'étaient que quatorze la veille du match lors du rassemblement des joueurs à la gare Saint-Lazare , le dirigeant Charles Brennus a alors l'idée de récupérer d'urgence un joueur parisien, Joe Anduran, pour compléter l'équipe et permettre ainsi à l'équipe de France de jouer son premier match du Tournoi au complet. Le XV de France fait son apprentissage du rugby international et termine régulièrement dernier du Tournoi jusqu'en 1914, sauf en 1911 car il finit 4e devant l'équipe d'Écosse.

De 1906 à 1914, l'équipe de France dispute 28 rencontres internationales et remporte une seule victoire, contre l'Écosse le 2 janvier 1911 sur le score de 16-15, c'est sa première victoire internationale,. Dans cette équipe conduite par Marcel Communeau, l'ailier Pierre Failliot, surnommé l'Autobus, se met en évidence en marquant deux essais et en évitant un essai écossais à quelques secondes de la fin du match .

Le premier test match des All Blacks contre les Lions britanniques a lieu en 1908, les Lions étaient alors appelés les Anglo-Welsh car l’équipe était composée uniquement de joueurs anglais ou gallois. Les All Blacks remportent les deux test matchs.

Amateur de rugby, amateurisme oblige, le baron Pierre de Coubertin l'inscrit au programme des Jeux olympiques mais l'IRB se retire après les Jeux de 1924 suite à une finale jouée dans un esprit « fort peu olympique ». 1910 : la France intègre le prestigieux Tournoi des quatre nations britanniques dont elle sera exclue de 1931 à 1947 par ces mêmes nations britanniques, accusée d'amateurisme marron et de violence extrême dans le jeu.

La rivalité entre les All Blacks et l’équipe d’Afrique du Sud (les Springboks) commence en 1921 à l’occasion d’une tournée des Springboks en Nouvelle-Zélande. Cette première confrontation se conclut sur une égalité entre les deux équipes (une victoire, une défaite et un match nul). La rivalité entre All Blacks et Springboks se poursuit aujourd’hui avec les trois rencontres annuelles du Tri-nations.

1930 (déc.) - 1931 (jan.) : pour contrer violence, amateurisme marron et "racolages en tous genres", douze clubs créent leurs fédérations : l’Union française de rugby amateur - UFRA - et leur championnat (ils réintègreront la FFR en juin 1932). 1934 : la France exclue du Tournoi depuis 1931 se rapproche de l'Allemagne, de l'Italie et de la Roumanie et crée la FIRA. 1947 : réadmission de la France dans le Tournoi des Cinq Nations mais en 1952 les Home Unions (l'Angleterre, l'Écosse, l'Irlande et le Pays de Galles) contestent, comme en 1930, la gestion du rugby français par la FFR (concept d'amateurisme, de championnat, ...); grâce aux dirigeants R. Crabos et A. Jauréguy elle ne sera pas de nouveau exclue du Tournoi des Cinq Nations et le remportera pour la 1re fois en 1954. 1968 : la France décroche son premier Grand Chelem. 1978 : la France intègre l'IRB. 1981 : l'Afrique du Sud est exclue de toute rencontre internationale à cause de l'apartheid. Elle réintègrera le rugby international en 1995 lors de la coupe du monde qui a lieu sur son sol, et qu'elle remporte. 1987 : 1re coupe du monde.

Le rugby se professionnalise en 1995. Les trois nations principales de l’hémisphère Sud dans le domaine du rugby se regroupent et forment SANZAR qui est chargé de vendre les droits de diffusion télévisuelle du Super 12 et du Tri-nations.

L’équipe d'Afrique du Sud participe pour la première fois en 1995, elle remporte la coupe du monde 1995 dont elle est le pays organisateur. Les Springboks (surnom de l'équipe d'Afrique du Sud) battent l'équipe de Nouvelle-Zélande en finale par 15-12.

L'Italie rejoint le Tournoi en 2000, le Tournoi des six nations succède au Tournoi des cinq nations.

La première équipe de l'Hémisphère Nord à remporter la Coupe du monde de rugby à XV est l'Angleterre en 2003. Elle bat l'équipe d'Australie en finale sur le score de 20-17. Elle remet son trophée en jeu en 2007, parvient jusqu'en finale et perd contre l'Afrique du Sud 15 à 6.

D'un événement sportif à popularité modérée en 1987, la compétition devient rapidement l'une des rencontres sportives majeures derrière les Jeux olympiques et la coupe du monde de football : près de 100 équipes disputent les tournois de 2003 et 2007 et plus de 3 milliards de téléspectateurs cumulés suivent les matches en 1999 et 2003.

Les règles stipulent que le ballon doit subir une pression de haut en bas et marquer un temps d'arrêt au sol. Si un joueur s'interpose entre l'ovale et l'en-but au moment ou le cuir est aplati, l'essai n'est pas accordé. La ligne d'en but et la base du poteau comptent comme parties tenantes de la zone d'en-but. La zone de "ballon-mort" est définie par la prolongation de la ligne de touche et la seconde limite du terrain.

Le rugby se joue sur un terrain gazonné comprenant une aire de jeu rectangulaire dont les longueurs (de 100 m) sont les lignes de touche, et les largeurs (de 70 m) sont les lignes de but. De chaque côté de l'aire de jeu, au delà de la ligne de but, une ligne de ballon mort délimite avec cette dernière la zone d'en-but (22 m max). Au milieu de chaque ligne de but sont implantés des poteaux de 8 m de haut, distants l'un de l'autre de 5,60 m et supportant une barre transversale à 3 m du sol.

Le rugby utilise un ballon « ovale » (en fait de section elliptique) pouvant être lancé à la main, frappé au pied ou porté par les joueurs.

Lancé à la main, le ballon ne doit pas progresser vers l'en-but adverse, (le lancé parallèle aux lignes d'en-but est l'extrême limite) sinon il y a « en-avant », faute qui peut être pénalisée par une mêlée voire une pénalité si l'action est entachée d'anti-jeu (exemple : fausse tentative d'interception — on tape sur le ballon sans chercher à vraiment le saisir).

Note: jusqu'à la fin des années 1980, les botteurs avaient l'habitude de creuser des trous dans le gazon, avec leur talon, pour placer le ballon. Cette pratique avait des conséquences néfastes sur l'état des pelouses, depuis l'utilisation d'un tee (comme au golf) s'est généralisée et a été codifiée.

Dans le jeu au pied, notons aussi le talonnage qui consiste à pousser du pied le ballon vers l'arrière, et ce, généralement dans les mêlées (ordonnées ou non).

Porté, le ballon ne peut l'être que par un joueur debout. Au sol, un joueur porteur du ballon doit impérativement le lâcher ou l'aplatir s'il est dans un en-but. (Est réputé « debout » un joueur n'ayant au maximum que ses deux pieds en contact avec le sol. S'il prend appui sur une autre partie du corps, il est réputé « au sol »).

Cette remise en jeu se pratique ainsi : un joueur de l'équipe qui vient d'encaisser des points (généralement le numéro 10 dit le demi d'ouverture, voir chapitre Composition d'une équipe) donne un coup de pied tombé. Les autres joueurs de son équipe ne doivent pas franchir la ligne médiane avant que le ballon ne soit parti. Le ballon doit obligatoirement franchir la ligne des 10 mètres. Si le ballon ne la franchit pas sans être repris par un adversaire, ou si l'équipe part devant son botteur, ou si le ballon va directement en touche, l'équipe qui vient de remettre en jeu est sanctionnée (mais l'adversaire peut aussi demander que la remise en jeu soit refaite) en général par une mêlée avec introduction à l'équipe adverse.

Le coup-franc : Des fautes moins graves peuvent être sanctionnées par coup-franc (indiqué par l'arbitre par un « bras cassé » à angle droit, l'avant bras pointant vers le haut). Le coup-franc se joue comme la pénalité, sauf qu'il ne donne pas droit à une tentative de but, et qu'une touche trouvée ne bénéficie pas de règles privilégiées. De plus, les adversaires repliés à 10m peuvent charger le botteur, dès son premier élan. Depuis les années 1990, l'équipe bénéficiant d'un coup franc ne peut pas tenter de but (drop) tant que le ballon n'est pas devenu mort, ou n'a pas été touché par un adversaire.

La mêlée sanctionne des fautes mineures comme l'en-avant, ou des remises en jeu incorrectes.

Une faute volontaire d'anti-jeu peut entraîner en outre une exclusion temporaire d'un joueur pour une durée de 10 minutes (« carton jaune »).

L'essai de pénalité : L'arbitre a également le pouvoir d'accorder l'essai sur une faute volontaire de l'adversaire sans laquelle un essai aurait pu être marqué. Il est accordé entre les poteaux. Les essais de pénalité sanctionnent souvent une série de mêlées écroulées sur la ligne d'en-but.

Un match de rugby est divisé en deux mi-temps de quarante minutes chacune. Dans certaines compétitions il peut y avoir une prolongation de deux fois dix minutes en cas de match nul.

Les remplacements de joueurs n'étaient autrefois pas autorisés, puis autorisés sur blessure. Le « coaching » (remplacement pour des raisons tactiques) est maintenant permis. Seuls les joueurs présents sur le banc de touche sont autorisés à entrer sur le terrain (soit un effectif potentiel maximum de l'équipe de 22 joueurs). Un joueur qui a été remplacé ne peut plus rentrer sur le terrain (sauf pour les joueurs de première ligne en cas de blessure d'un autre joueur de première ligne). Un joueur qui saigne doit être remplacé pendant qu'il se fait soigner, il pourra ensuite reprendre sa place si la durée pour se faire soigner n'excède pas 15 minutes auquel cas le remplacement temporaire devient définitif.

Une équipe de rugby à XV est composée de quinze joueurs avec des postes bien définis. La distinction entre joueurs prend tout son sens sur une phase statique telle que la mêlée ou la touche.

Tout d'abord, on distingue les avants, dénommés aussi plus familièrement les "gros" : ils sont numérotés de 1 à 8 et répartis en trois lignes (1, 2, 3 puis 4, 5 et enfin 6, 7, 8), ils occupent une place bien précise dans la mêlée.

Note : Les résultats d'une équipe dépendent souvent des performances des joueurs qui en composent l'épine dorsale (on parle de postes clés ou de colonne vertébrale), c'est-à-dire l'axe central 2-8-9-10-15.

Pour se protéger et jouer, les joueurs ont à leur disposition tout un ensemble de matériel. Cet équipement a évolué depuis que le rugby à XV est pratiqué et les technologies modernes ne cessant d'évoluer, la recherche sur les équipements vise à avoir du matériel de plus en plus solide pour un poids optimum.

Une tenue complète traditionnelle de rugby à XV est composé d'un maillot à col roulé, de shorts, de longues chaussettes et de chaussures à crampons. Pour minimiser les blessures pendant les matchs et les entraînements, des modestes protections de rugby sont autorisées pour la tête, les épaules et la clavicule, à condition d'être extrêmement légères, fines et faciles à comprimer pour pouvoir bénéficier du label d'approbation de l'IRB. De nombreux joueurs choisissent de porter un protège-dents pour prévenir les chocs, les dents cassées.

Chaque joueur porte un maillot numéroté. Les premiers matchs internationaux se jouent avec des équipes de vingt joueurs (c'est le cas pour le première rencontre internationale entre nations en 1871 pour Écosse-Angleterre). Le nombre de joueurs est réduit à quinze en 1876. Cependant, aucune règle de l'IRB n'impose les numéros de 1 à 15 sur les maillots (soit quinze numéros, autant que de joueurs dans une équipe) même pour les compétitions internationales; ainsi, en Angleterre ou au pays de Galles, les joueurs peuvent jouer dans des clubs avec une lettre de A à O compris (le numéro est bien défini pour un poste, cependant la logique diffère entre Leicester et Bristol), avec les numéros de 1 à 15 sur les maillots ou même avec les numéros de 1 à 16, le 13 étant retiré par superstition (Bath). Ainsi, pour le match pays de Galles-Angleterre en 1939), les Gallois évoluent avec des lettres. La réglementation a changé pour imposer un maillot numéroté de 1 à 15.

La fédération internationale de rugby s'appelle l'International Rugby Board. Elle compte 96 membres et 20 membres associés.

Le rugby à XV est un sport populaire, avec une tradition et un enracinement anciens, en Afrique du Sud, en Angleterre, en Argentine, en Australie, au Canada, en Écosse, aux Fidji, en France, en Géorgie, en Irlande, en Italie, au Japon, en Nouvelle-Zélande, au pays de Galles, en Roumanie, aux Samoa et aux Tonga. C'est le sport national et la fierté du pays de Galles et de la Nouvelle-Zélande. D'autres pays ont une longue tradition de rugby, même si c'est un sport confidentiel pratiqué par une minorité, comme les États-Unis d'Amérique, le Sri Lanka, l'Inde, Singapour, la Malaisie, le Paraguay, l'Uruguay, le Chili, l'Allemagne, la Belgique, la Russie, le Portugal et de nombreux pays africains. Ainsi, les États-Unis sont champions olympiques en titre, depuis Paris et 1924. Le premier club allemand est fondé la même année que le premier club français, le premier club canadien avant. Le rugby à XV a gagné du crédit en Italie avec l'incorporation au Tournoi des six nations. Le Japon n'a pas obtenu l'organisation de la Coupe du monde 2011, c'est toutefois une nation qui a un championnat qui offre de solides garanties financières et qui compte plus de 100 000 licenciés. Divers archipels polynésiens ou mélanésiens (Fidji, Tonga, Samoa) affichent une culture quinziste. Très originalement, il n'est pas rare que selon l'avancée des saisons, les joueurs pratiquent le XV, le XIII ou le VII. Le haut niveau ne s'y conçoit cependant que dans l'exil en Nouvelle-Zélande, en Australie ou en Angleterre.

L'International Rugby Board (IRB), créé en 1886, gouverne ce sport et publie les règles et le classement des équipes nationales. Au 11 août 2008, 96 fédérations sont des membres affiliés et 19 sont associées. Selon les informations de l'IRB, le rugby à XV est disputé dans plus de cent pays sur les six continents par des hommes et des femmes de tout âge.

Les Lions britanniques et irlandais sont composés des meilleurs joueurs d'Angleterre, d'Écosse, du pays de Galles et d'Irlande. C'est une équipe de tournée, qui ne joue que tous les quatre ans depuis 1989. Les rencontres ont lieu chez les trois nations majeures de l'hémisphère sud, à savoir l'Afrique du Sud, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Jouer pour les Lions est un très grand honneur, plus grand même que jouer pour son équipe nationale, il en est de même pour leurs adversaires, qui n'ont l'occasion de les rencontrer que tous les douze ans.

D'autres équipes ont copié ce format, ou se forment occasionnellement sans avoir cet aura. L'équipe des Māori de Nouvelle-Zélande est une équipe qui joue habituellement contre des équipes nationales qui sont en tournée en Nouvelle-Zélande.

Le rugby à XV est un ancien sport olympique, il a fait son apparition aux Jeux olympiques d'été de 1900 à Paris. On le revoit par la suite à trois reprises en 1908, 1920 et 1924, date du retrait de ce sport du programme olympique par le CIO. L'équipe la plus titrée est... l'équipe des États-Unis.

Les coupes du monde sont organisées tous les quatre ans par l'International Rugby Board (IRB) (fédération internationale).

Malgré une ouverture aux différents continents et aux nouveaux venus par qualification, le bilan fait apparaître clairement que la compétition est jusqu'ici dominée par cinq équipes, trois de l'Hémisphère Sud et deux européennes : l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Afrique du Sud, l'Angleterre et la France. Ce sont en effet les seules équipes qui sont parvenues en finale.

Trois autres équipes ont atteint le stade des demi-finales : le pays de Galles en 1987, l'Écosse en 1991 et l'Argentine en 2007; Quatre autres, soit douze au total, ont disputé un quart de finale. La Nouvelle Zélande et la France sont les deux seules équipes à n'avoir connu qu'une seule élimination avant les demi-finales (en 2007 pour la Nouvelle-Zélande et en 1991 pour la France).

La Coupe du monde de rugby à XV féminine 1998 est la première à être officiellement reconnue par la Fédération internationale de rugby (IRB). Elle s'est déroulée à Amsterdam, aux Pays-Bas. La compétition est jusqu'ici dominée par une équipe, la Nouvelle-Zélande, triple championne du monde en titre.

L'International Rugby Board tente de structurer des compétitions internationales chez les jeunes. Un championnat du monde de rugby des moins de 19 ans et des moins de 21 ans a longtemps existé avant de disparaître pour être remplacé par une nouvelle épreuve, le Championnat du monde juniors de rugby à XV organisé pour la première fois en 2008.

Le Tournoi des six nations est la première compétition opposant des équipes nationales. Il est disputé chaque année par les équipes de l'Angleterre, l'Écosse, la France, l'Irlande, l'Italie et le pays de Galles.

Institué en 1883, ce tournoi oppose tout d'abord l'Angleterre, l'Écosse, l'Irlande et le pays de Galles, jusqu'à ce qu'en 1910, la France fasse son apparition et que le tournoi ne soit baptisé « Tournoi des cinq nations ». L'Italie rejoint le tournoi en 2000.

Chaque équipe affronte une fois chacune des autres. Celle qui aura gagné le plus grand nombre de matches remporte le tournoi. Si une équipe remporte tous ses matchs, elle réalise un « Grand Chelem ». Ce titre, uniquement honorifique, est beaucoup plus recherché qu'une simple victoire du tournoi.

L'Argentine a demandé à participer au tournoi en novembre 2006. Elle déplore son manque de compétition, restant cantonnée aux tournées et à la coupe du monde. Pour que la distance ne soit pas un problème, elle a proposé de jouer tous ses matchs en Europe où beaucoup de ses joueurs évoluent. La demande argentine a cependant été rejetée.

C'est une compétition annuelle créée en 1996 qui réunit les trois nations majeures de l'hémisphère sud (l'Afrique du Sud, l'Australie et la Nouvelle-Zélande). Pendant les dix premières éditions, chaque équipe reçoit une fois ses deux adversaires. Pour la première fois en 2006, la compétition donne lieu à neuf rencontres au lieu de six, chaque équipe recevant trois fois. Le calendrier 2007 étant chargé pour cause de Coupe du monde, six matchs seulement ont été organisés pour revenir à neuf rencontres en 2008.

L'IRB tente de développer des compétitions internationales d'un niveau homogène pour permettre aux « petites nations » d'exister, de se développer, de jouer des rencontres afin de ne pas disputer la Coupe du monde sans préparation et sans aucune réelle chance comme c'est le cas pour les premières éditions pour l'Argentine, la Roumanie, le Japon ou les îles du Pacifique...

Ainsi naissent et se développent la Coupe d'Afrique, la Coupe Churchill, le Championnat d'Amérique du Sud de rugby à XV, le Tournoi des cinq nations asiatique de rugby à XV, le Championnat Européen, la Coupe des nations du Pacifique, copies du tournoi des cinq ou six nations pour promouvoir respectivement l'Afrique, l'Amérique du Nord, l'Amérique du Sud, l'Asie, l'Europe, le Pacifique.

Tout au long de son histoire, le rugby à XV a compté un grand nombre de joueurs d’exception. Il n’est pas possible de les citer tous ici, on se reportera à Catégorie:Joueur de rugby à XV par nationalité pour en avoir une liste plus complète.

La liste suivante est limitée à des joueurs qui ont au moins 60 sélections en équipe nationale, plus quelques personnalités marquantes (capitaines, membres du Temple international de la renommée du rugby, joueurs comptant moins de sélections mais ayant évolué à une époque où il y avait moins de matchs internationaux).

Depuis la fin du XIXe siècle, qui a été marqué par l'apparition du Tournoi qui existe toujours de nos jours, de très nombreux joueurs se sont illustrés. Ainsi, jusqu'au début de l'ère Open en 1995, plusieurs champions ont marqué l'histoire du rugby à XV.

Les plus illustres d'entre eux sont sans doute... Danie Craven auteur d'un grand chelem pour les Springboks en tournée en Grande-Bretagne et en Irlande en 1931-1932. Frik du Preez, record sud-africain de sélections de l'époque (38), le plus grand joueur sud-africain du XXe siècle !. Colin Meads dispute 55 tests matchs avec les All Blacksde 1957 à 1971.

Gareth Edwards est capitaine du pays de Galles à seulement 20 ans en février 1968 contre l'Écosse pour une victoire 5-0 à Cardiff. Il fait partie de l'équipe du pays de Galles qui domine le tournoi des cinq nations, gagnant le titre sept fois avec trois Grand Chelems à la clé. Il jouera ainsi 53 fois consécutivement pour son équipe nationale, dont 13 comme capitaine. Une statue à son effigie a même été édifiée de son vivant dans le centre de Cardiff...

JPR Williams, vainqueur de trois Grand Chelems et six Triples Couronnes dans le tournoi des cinq nations, ne sera pas battu lors de ses dix rencontres contre les Anglais. Jean-Pierre Rives est le capitaine incontournable de l'équipe de France, avec laquelle il gagne deux Grand Chelems, en 1977 et 1981. Hugo Porta a connu 57 sélections en équipe d'Argentine dont 34 en tant que capitaine entre 1971 et 1990 inscrivant 529 points.

David Campese, avec ses 101 sélections en équipe d'Australie, a été longtemps le record mondial, avant d'être battu par le français Philippe Sella. Il détenait le record du monde d'essais en match international, avec 64 réalisations, avant d'être dépassé par le japonais Daisuke Ohata en 2006. Il gagne la Coupe du monde de rugby 1991 en Angleterre.

Serge Blanco est un des acteurs de la victoire française lors de six tournois des cinq nations (1981, 1983, 1986, 1987, 1988, et 1989, dont 2 Grand Chelems en 1981 et en 1987.

Bryan Habana,  Afrique du Sud, à seulement vingt-quatre ans, remporte le Super 14 avec les Bulls, égale le record d'essais inscrits en une seule Coupe du Monde (huit), record détenu par Jonah Lomu et remporte la coupe du monde de rugby 2007 en France, avec les Springboks. Au 20 octobre 2007, Bryan Habana a joué 35 matchs pour les Springboks et il a déjà inscrit 30 essais. Il a été sacré meilleur joueur mondial de l'année 2007 par l'IRB.

Juan Martín Hernández,  Argentine, est considéré actuellement comme l'un des tout meilleurs joueurs au monde. Il est surnommé « el mago » (le magicien). Il est champion de France 2006-07 et troisième de la coupe du monde de rugby 2007.

Richie McCaw,  Nouvelle-Zélande, joue dans le Super 14 avec les Canterbury Crusaders. Il est le capitaine actuel des All Blacks, il est désigné meilleur joueur mondial de l'année en 2006.

Brian O'Driscoll  Irlande, est devenu une référence, par sa propension à percer les défenses, à créer le danger. Il conduit l'Irlande à trois triples couronnes dans le Tournoi.

Jonny Wilkinson  Angleterre, domine le rugby à XV mondial avant de connaître de nombreuses blessures. En 2003, il est la pièce maîtresse du XV de la Rose et offre la coupe du monde à l'Angleterre sur un drop à la dernière minute de la prolongation contre les Wallabies. Il est nommé joueur de l'année par l'IRB.

Le rugby à XV féminin suit exactement les mêmes règles que le rugby à XV pratiqué par les hommes. En revanche, le rugby à XV féminin possède une histoire propre en raison des tentatives masculines pour exclure les femmes du jeu. Aujourd'hui, le rugby à XV féminin est loin, très loin, de posséder le même statut que son homologue masculin.

Suite au renouveau du rugby à XV féminin qui débute dans les années 1980, cette discipline peut organiser des compétitions calquées sur le modèle masculin avec des championnats nationaux, des épreuves internationales régionales et mondiales d'équipes nationales. En Europe, ce mouvement est encadré par les fédérations nationales tandis qu'aux États-Unis, c'est le sport scolaire et universitaire qui rend possible cette évolution. Disposant d'une base de joueuses considérable de plusieurs milliers de pratiquantes, il est logique de voir émerger une équipe nationale américaine de premier plan qui remporte la première Coupe du monde en 1991.

L'Europe et l'Australasie ne restent pas inactives, mais décident d'appliquer les mêmes schémas que ceux suivis par les pratiquants masculins. Les fédérations mettent ainsi en place des compétitions nationales dont le niveau s'élève progressivement, puis intègrent à leurs sélections nationales une composante féminine. L'Angleterre, vainqueur de la Coupe du monde 1994 et trois fois championne d'Europe avec le grand chelem en 2006, 2007 et 2008, et plus encore la Nouvelle-Zélande, trois fois championne du monde lors des trois éditions officielles, dominent le rugby à XV féminin cette dernière décennie. Le Canada en Amérique du Nord, ou la France en Europe, font bonne figure.

Au niveau des clubs, les championnats nationaux manquent de moyens et il n'existe pas de compétition supra-nationale comme le Super 14 ou la Coupe d'Europe.

Une chapelle située dans la commune de Larrivière-Saint-Savin dans les Landes, Notre-Dame-du-Rugby, est dédiée au rugby. Construite en 1861 sur l'emplacement d'un ancien oratoire romain, cette chapelle partiellement détruite doit à l’abbé Devert son nouveau destin depuis 1969.

Comme de nombreux sports populaires, le rugby à XV possède une exposition culturelle et médiatique. Il est moins décliné dans la littérature, le cinéma, les jeux vidéo, que des sports tels que le football, le baseball. La culture rugbystique est cependant riche même si elle ne touche pas tous les pays de la planète, ou, pour un pays, toutes les régions (France, Australie...).

Son implantation dans le monde des jeux vidéo est récente, le premier jeu vidéo de rugby à XV à connaître un succès relatif naît avec la première vedette planétaire du rugby à XV Jonah Lomu : Jonah Lomu Rugby. EA Sports a développé depuis plusieurs jeux.

Au cinéma, plusieurs films traitent de sujets divers sur fond de rugby (Le Placard, Allez France !...).

La presse sportive européenne relègue généralement le rugby à XV à un plan inférieur (loin derrière le football par exemple), ce qui n'empêche la présence de journaux spécialisés dans le monde (Midi olympique, Rugby World Magazine, etc).

Le rugby à XV est aussi présent en musique. Entre la communication parisienne (le titre « I Will Survive » repris par le Stade français Paris), les hymnes des nations (Swing Low, Sweet Chariot, The Flower of Scotland), les traditionnelles interprétations de Michel Etcheverry, le rugby et la musique font bon ménage même si elle n'intègre pas encore les vestiaires et même si chaque joueur n'apparaît pas avant le match avec un baladeur. Par contre, les interprétations des chœurs gallois des années 1970 sont restées fameuses, comme le « Vino Griego », l'hymne de la Peña Baiona (hymne des supporters de l'Aviron bayonnais). Sans parler des chansons interprétées lors des troisièmes mi-temps.

Le rugby à XV se décline aussi en livres et autres bande dessinées, parmi lesquelles on peut citer à titre d'exemple la BD française les Rubipèdes, séries de planches d'une page, avec des personnages truculents, fruits de l'imagination de Michel Iturria et... de la réalité. Les Rugbymen est une série récente de bande dessinée, dessinée par Poupard et scénarisée par Béka, racontant les péripéties du club de rugby de la ville fictive de Paillar, située dans le Sud-ouest de la France. Quelques humoristes ont utilisé également le rugby à XV pour donner naissance à des sketches restés fameux. Le Duo des Non a connu son premier succès avec un sketch sur le rugby et le rugby est au centre de leur village favori. Les Guignols de l'info ont utilisé la gouaille de Bernard Laporte.

L'étude historique du rugby à XV constitue un élément important de la culture du rugby. Elle est réservée trop souvent aux seuls journalistes qui se laissent souvent aller à l'emphase.

Malgré quelques difficultés passagères, les rencontres de rugby à XV sont restées un rendez-vous dans la bonne humeur pour ses cohortes de supporters. Le match du Tournoi ou de phase finale de championnat commence bien avant le coup d'envoi par le voyage des supporters qui les amène dans un des six pays participants ou dans la ville hôte de la rencontre. Le déplacement est effectué le plus souvent en groupe et en train, les supporters n'hésitant pas à faire de longs voyages pour assister aux matchs même s'il est retransmis en direct à la télévision.

Le match international entre nations commence traditionnellement par les hymnes nationaux qui sont repris en cœur par les supporters de chaque équipe, quel que soit le résultat, il se prolonge très tard le soir ou le lendemain dans les pubs ou les bistrots.

Pour les supporters qui n'ont pas la chance d'assister au match dans le stade, c'est aussi l'occasion de se rassembler entre amis à la maison ou dans un pub. Sans que ce soit par chauvinisme ou par excès de nationalisme, de nombreux supporters portent les couleurs de leur équipe, se peignent le visage ou chantent quelques chansons fétiches pour encourager leurs joueurs, par exemple le Swing Low, Sweet Chariot des Anglais,. Cette chanson est adoptée par les supporters anglais le 19 mars 1988 à l'occasion d'un match entre l'Angleterre et l'Irlande. Alors que les Anglais perdent 0-3 à la mi-temps, ils prennent l'avantage en deuxième mi-temps en marquant plusieurs essais, les supporters chantent spontanément Swing Low, Sweet Chariot après le troisième essai. C'est devenu depuis le chant d'encouragement des supporters anglais de rugby. De la même manière, les Français interprètent la Marseillaise pour encourager leur équipe, les Bleus.

Le phénomène d'hooliganisme, qui se manifeste à l'occasion de certaines compétitions de football, n'existe pas dans le domaine du rugby à XV, au contraire les matchs permettent des rencontres conviviales entre supporters de nationalités différentes ou de clubs différents.

La pratique rituelle de la troisième mi-temps par les supporters, mais aussi et surtout par les joueurs, est une véritable institution du rugby à XV, on dit qu'il n'y a pas de rugby sans troisième mi-temps. Les troisièmes mi-temps réunissent toujours les joueurs des deux équipes, certaines sont restées dans les annales. On ne concevrait pas une rencontre du Tournoi qui ne connaîtrait pas son apothéose dans un grand hôtel puis dans un cabaret. Depuis l’entrée en vigueur du professionnalisme, au milieu des années 1990, les joueurs sont cependant moins enclins à faire de tels écarts.

Le Tournoi des six nations, les phases finales de championnat, sont attendues chaque année avec intérêt. Comme le dit Marcel Rufo à propos du rugby en général, mais cela s'applique bien au Tournoi des six nations ou au Championnat de France : « le rugby nous permet de passer de beaux hivers avant de jouir du printemps et de cueillir le muguet au mois de mai ».

Le Tournoi bénéficie d'une bonne couverture audiovisuelle, la plupart des matchs sont retransmis en direct ou en léger différé à la télévision et à la radio. Les retransmissions sont suivies par une large audience qui atteint les 41% de part de marché en France, soit plus de 6 millions de téléspectateurs, dans le cas de matchs phares tels que ceux qui opposent l'Angleterre à la France,.

La situation est similaire pour les nations britanniques, le nombre de téléspectateurs qui suivent le Tournoi est stable. Il est en moyenne de 5,3 millions de téléspectateurs pour les matchs de l'Angleterre retransmis par la BBC et peut atteindre potentiellement 7,5 millions,.

La retransmission du Super 14 est très bonne, comme celle du Tri-nations.

La coupe du monde de rugby à XV est un des évènements les plus médiatiques, avec d'autres compétitions comme la coupe du monde de football, les Jeux olympiques d’été et le Tour de France.

Les données ci-contre sont un indicateur de la popularité croissante de la compétition depuis 1987 jusqu'à aujourd'hui. Il est possible que la tendance se confirme lors de l'édition 2007 : la demande de billets d'entrée a en effet été très forte dès les premiers jours de mise en vente au public,.

La finale de l’édition 2003 a été retransmise dans 205 pays. Le nombre cumulé de téléspectateurs progresse d’une édition à l’autre, avec une très forte croissance sur les quatre premières éditions de 300 millions en 1987 à 2,67 milliards en 1995. Le rythme de croissance diminue jusqu'en 2003, qui attire 3,4 milliards de téléspectateurs.

L'audience de la coupe du monde de rugby à XV depuis 1995 est certes très élevée mais reste un ordre de grandeur inférieure à celle des Jeux olympiques d'été de 2000 avec 30 milliards de téléspectateurs cumulés et de la coupe du monde de football de 2002 avec 28,8 milliards.

Les droits de télévision, le sponsoring et la vente de billets d'entrée aux matchs du Tournoi sont des sources de revenus importantes pour les fédérations de rugby. Dans le cas extrême de la fédération écossaise, le Tournoi fournit plus de 70% de son financement et il est important pour cette fédération que les matchs soient disputés à guichets fermés,. Un match du Tournoi disputé dans le stade de Twickenham rapporte 4 à 5 millions d'euros à la fédération anglaise (RFU).

Les droits de retransmission à la télévision française sont détenus par le service public depuis 2002, ils ont été renouvelés pour la période 2006-2009. Le montant total annuel des droits de France Télévisions consacré au rugby est estimé à 12 millions d'euros pour la période 2003-2006.

Plusieurs grands groupes industriels sponsorisent le rugby à XV et, en particulier, le Tournoi des six nations. Pour ces groupes, le rugby représente l'esprit d'équipe, la convivialité, la puissance... Autant de valeurs auxquels ils souscrivent et souhaitent être attachés. Les sponsors bénéficient d'une excellente visibilité pendant la retransmission des matchs du Tournoi des six nations, la présence d'une marque sur les panneaux publicitaires qui entourent le terrain représente environ 1,6 million d'euros d'équivalent publicitaire.

Le public se déplace de loin et en masse. Aussi, les hôtels, les transports, les commerces profitent directement de l'organisation des matchs.

La création de la Coupe du monde de rugby à XV, la création du SANZAR et la notoriété acquise par le Tri-nations, la création de la Coupe d'Europe et du Super 14 ont attiré plus de sponsors dans le rugby à XV, ce qui a profité aux meilleurs joueurs qui ont pu avoir de meilleurs contrats.

Les droits de retransmission télévisuelle des championnats nationaux, du Tournoi des six nations, du Tri-nations, de la Coupe d'Europe et la visualisation de marques sur les panneaux publicitaires dans les stades représentent des sources de revenu importantes pour l'IRB et chaque fédération nationale, s'ajoutent aussi la vente de maillots des équipes nationales, le maillot des All Blacks est l'un des maillots de sport les plus connus au monde.

Plusieurs grands groupes industriels sponsorisent le rugby à XV. Pour ces groupes, le rugby représente l'esprit d'équipe, la convivialité, la solidarité, la puissance. Autant de valeurs auxquels ils souscrivent et souhaitent être associés. Les sponsors bénéficient d'une excellente visibilité pendant la retransmission des matchs.

Les collèges britanniques du XIXe siècle pratiquent chacun un jeu de ballon dérivé de la soule. Chaque collège a ses propres règles et le jeu au pied et à la main est fréquent. Mais avec l'apparition du chemin de fer, les collèges cessent d'être isolés et des rencontres sportives deviennent possibles. Il faut bien dès lors se mettre d'accord sur les règles à adopter. On voit ainsi dans les premières rencontres les matchs se dérouler selon la règle du collège qui reçoit. Mais très vite se fait sentir le besoin d'avoir des règles plus uniformes. S'ensuivent des querelles entre les partisans d'un jeu favorisant le pied (dribbling) et ceux qui veulent limiter ce jeu jugé trop violent (il faut se rendre compte que le jeu de l'époque diffère de celui pratiqué aujourd'hui).

La Football Association, fédération anglaise de football fondée à Londres en 1863, prend à son compte le terme générique de football. Elle comprend, il est vrai, en son sein des clubs suivant des règles très différentes ; Blackheath RC, notamment, milite pour l'usage des mains et l'autorisation du placage. L'unification des règles menée par la FA, qui marque la période allant de 1863 à 1870 place Blackheath dans une position isolée. Le club londonien quitte alors la FA et part créer en 1871 la Football Rugby Union. Le nom de cette fédération est clair : fédération du football selon les règles dites de rugby. Ainsi, dès 1871, deux formes de football sont codifiées et disposent d’instances dirigeantes. Ces deux sports essaiment dans le monde entier et donnent naissance à des variantes américaine, australienne, gaélique ou canadienne. Débute alors un débat sur les noms à donner à ces différents sports. Cette année 1871 voit aussi l'Écosse et l'Angleterre s'affronter à Édimbourg, dans la première rencontre internationale officielle.

Progressivement, la RFU va adopter différentes règles pour améliorer le jeu, comme la suppression de certains coups dangereux, l'autorisation de la passe à la main en 1875, la diminution du nombre de joueurs de vingt à quinze en 1877.

Peu à peu, le rugby jusque là réservé aux élites, gagne toutes les couches sociales. Dans les années 1880 se pose la question du professionnalisme, adopté en 1885 par le football, qui créera une scission au sein du rugby. Dès 1891, soit un an après la création de l'International Board, instance chargée de la gestion du jeu et de ses règles, les clubs du Nord réclament une aide pour rembourser aux ouvriers le temps de travail perdu à cause des matchs disputés le samedi, jour ouvré. Mais la RFU refuse. Après plusieurs tentatives, la Northern Rugby Football Union, d'abord copie professionnelle de la RFU, est créée le 27 août 1895.

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Équipe d'Angleterre de rugby à XV

Jonny Wilkinson

L'équipe d’Angleterre de rugby à XV est l’équipe représentant l'Angleterre dans les compétitions internationales majeures de rugby à XV, la Coupe du monde et le tournoi des six nations (appelé Tournoi dans la suite de l'article).

Elle est sous le patronage de la Rugby Football Union. Elle est considérée comme l’une des meilleures sélections nationales au monde de par son palmarès, et est au 2 février 2009, sixième du classement des équipes nationales de rugby.

Le rugby à XV est un sport populaire en Angleterre. L'équipe d'Angleterre, surnommée le « XV de la rose », dispute chaque année le Tournoi des six nations contre les meilleures équipes européennes ; elle effectue aussi régulièrement des tournées pour se confronter aux meilleures équipes de l’hémisphère Sud, l'Afrique du Sud, l'Australie et la Nouvelle-Zélande et elle tente tous les quatre ans de remporter le trophée majeur, la Coupe du monde de rugby. Elle a remporté la Coupe du monde de rugby à XV 2003. Elle est finaliste de l'édition de 2007.

Le XV de la rose a un palmarès inégalé dans le rugby à XV dans le Tournoi des six nations.

Les Anglais jouent en blanc avec une rose sur le cœur. Le « XV de la Rose » évolue à domicile au stade de Twickenham.

Selon une légende tenace, le rugby à XV remonte au geste de William Webb Ellis, qui, en 1823, au cours d'un match de football, se serait saisi du ballon à pleines mains alors qu'il jouait au Collège de Rugby.

Des anciens élèves de nombreuses écoles privées (et en premier lieu celle de Rugby) répandent le jeu dans la première moitié du XIXe siècle. Celui-ci trouve sa place dans les universités (un club est formé à Cambridge en 1839) et dans des clubs de Londres et de province.

La fondation du club de Blackheath, qui est déterminant dans la genèse du jeu, date de 1858. Ce club adhère à la Football Association (FA) en 1863 puis, après sept années de cohabitation avec les footballeurs, quitte la FA pour fonder une fédération spécifique qui règlemente le jeu à la main : c'est la Rugby Football Union (26 janvier 1871).

La première rencontre internationale de l'équipe d'Angleterre de rugby à XV a lieu contre l'Écosse le dimanche 27 mars 1871. Ce n’est pas seulement le premier match de l'Angleterre, mais également la première rencontre internationale jamais disputée. Le match a lieu à Raeburn Place, situé à Édimbourg (Écosse). L'Écosse l'emporte 4-1 devant 4 000 personnes,.

Le match est joué au Raeburn Place, un stade de cricket car la fédération écossaise de rugby à XV n'avait pas encore de stade adapté pour un match international. Il est disputé par deux équipes de 20 joueurs, en deux mi-temps de 50 minutes. Les Écossais gagnent le match par 1 essai et 1 but marqués contre 1 essai pour les Anglais.

La revanche entre les équipes d'Écosse et d'Angleterre a lieu, sur le terrain de ces derniers, à l'Oval de Londres. L'Angleterre remporte le match par 8-3 (les Anglais inscrivent trois essais, une transformation et une pénalité, et les Écossais marquent un drop goal). Le match suivant entre les deux nations se déroule au Hamilton Crescent de Glasgow, il se termine sur un partage des points. Les deux nations se rencontrent à nouveau deux ans plus tard, le lundi 23 février 1874, la rencontre se solde par un succès anglais 3-1.

L'Irlande débute sur le plan international en rencontrant l'Angleterre en 1875 (défaite 7-0 des Irlandais) (voir Angleterre-Irlande en rugby à XV). Le Pays de Galles débute un peu plus tard sur le plan international avec des matchs contre l’Angleterre en 1881, l'Irlande en 1882 et l'Écosse en 1883.

Ce n'est qu'en 1884 que ces quatre équipes se rencontrent toutes pendant la même saison, en effet il manque un match à l'édition de 1883 pour que le Tournoi soit disputé complètement. Les éditions de 1885, 1887 et 1889 ne sont pas complétées, à la suite de disputes entre fédérations.

Les Anglais sont exclus des éditions de 1888 et 1889 du Tournoi en raison de leur refus de rejoindre l'International Rugby Board,.

Pendant cette période, l'équipe d'Angleterre s'ouvre à de nouveaux horizons : premières rencontres internationales contre l'Afrique du Sud, l'Australie, la France, la Nouvelle-Zélande.

Le tournoi britannique 1890 voit une victoire partagée entre l’Angleterre et l’Écosse, l’année suivante l’Angleterre perd son match contre l’Écosse qui remporte alors le Tournoi.

L’Angleterre prend sa revanche en 1892, elle gagne le Tournoi avec une triple couronne à la clé. Cependant, elle a moins de réussite les deux années suivantes avec une seule victoire par an.

Après deux victoires dans le Tournoi, l'Angleterre entre dans une période noire sans succès majeur. En 1895, l’Angleterre gagne deux matchs mais perd contre l’Écosse (6-9) qui remporte cette édition du Tournoi. La période 1896-1899 n’est pas fameuse : une seule victoire en 1897 et une en 1898.

Après avoir gagné un match, fait un match nul et concédé une défaite face aux Gallois en 1900, l’Angleterre ne gagne aucun match en 1901. Le XV de la rose se reprend l'année suivante, en 1902, en remportant deux matchs mais perd à nouveau tous ses matchs en 1903. Le Pays de Galles est alors inaccessible pour les Anglais qui de 1900 à 1909, perdent neuf matchs pour un nul et aucune victoire contre les Diables Rouges (voir Angleterre-Galles en rugby à XV) . Après avoir gagné un match, fait un match nul (contre les Gallois) et concédé une défaite en 1904, l’Angleterre perd encore tous ses matchs en 1905, et elle termine l’année en perdant sa première rencontre contre les All Blacks (défaite 15-0). Le 22 mars 1906, l'équipe de France, qui inaugure sa première tenue tricolore, rencontre l'équipe d’Angleterre au Parc des Princes et perd 8 à 35. Ce résultat honorable conduit les Anglais à jouer un match annuel contre le XV de France, ils sont imités un peu plus tard par les Gallois et les Irlandais. À noter que l'équipe de France est admise pour la première fois à disputer le Tournoi en 1910, la compétition devient le Tournoi des cinq nations.

L'équipe d'Angleterre dispute son premier match face à l'Afrique du Sud le 8 décembre 1906, le match se termine sur une égalité 3-3. L’Angleterre commence 1907 par une large victoire contre la France avec 28 points d’écart à Richmond, mais elle subit ensuite trois défaites contre les nations britanniques. L’Angleterre fait un peu mieux l’année suivante, puis en janvier 1909 l’équipe d'Angleterre dispute son premier match face à l’Australie, elle s'incline sur le score de 3-9.

Le 15 janvier 1910 voit le premier match de l'équipe d'Angleterre disputé à Twickenham (Londres). C’est la fin d’une série noire et le début d’un âge doré.

L’Angleterre gagne contre le Pays de Galles à Twickenham, puis remporte le Tournoi en 1910, une première depuis 1895. Leur titre coïncide avec la splendeur des Harlequins, dont l’art de l’attaque permet au XV de la rose à dominer le Tournoi jusqu’à la Grande Guerre. L’Angleterre ne conserve pas son titre en 1911, gagnant et perdant deux matchs, elle doit partager le titre en 1912 avec l’Irlande à la suite de sa défaite contre les Écossais. Le XV de la rose réussit le Grand Chelem en 1913 (ils remportent donc tous leur matchs), il défend son titre avec brio en 1914 et enchaîne sur un autre Grand Chelem. Cette équipe compte alors des joueurs de talent comme W.J.A. Davies, Cyril Lowe et Ronald Poulton-Palmer.

La Première Guerre mondiale met fin aux rencontres internationales de 1915 à 1919, et le Tournoi est disputé à nouveau en 1920. L'Angleterre garde le rythme de 1914 en remportant un autre Grand Chelem en 1921. Davies est de retour pour diriger l’attaque, et Wavell Wakefield invente le travail spécifique de la mêlée pour donner aux Anglais une longueur d’avance au niveau des avants. En 1922, le XV de la rose perd un match contre les futurs vainqueurs, le Pays de Galles, et fait match nul contre la France. L'Angleterre réalise à nouveau le Grand Chelem en 1923 et 1924.

Ils commencent l’année 1925 en perdant contre les Invincibles néo-zélandais devant 60 000 supporters à Twickenham. Le XV de la rose remporte ensuite deux matchs, concède un nul et une défaite lors du Tournoi 1925. Sa prestation lors du Tournoi 1926 est moins bonne (1 victoire, un nul, 2 défaites), puis son bilan s'équilibre en 1927 (2 victoires et 2 défaites).

La défaite des Anglais face aux Français le 2 avril 1927 revêt une importance particulière car c'est la première obtenue contre la France. Jusqu'à cette date la France avait perdu 15 des 16 rencontres contre les Anglais et avait fait, au mieux, match nul en 1922 (voir France-Angleterre en rugby à XV).

En 1928, l'Angleterre remporte un autre Grand Chelem dans le Tournoi avec à sa tête Ronald Cove-Smith, mais l'année suivante le XV de la rose ne gagne que deux matchs sur quatre.

Pendant cette période 1910-1929, l'équipe d’Angleterre domine les nations européennes. Elle a disputé 63 matchs et remporté 45 victoires, soit 71% de réussite. Si l’on restreint la période aux années 1913 à 1924, le XV de la rose a disputé 29 matchs et remporté 25 victoires, soit 86% de réussite. Parmi les trois défaites, deux sont dues aux Diables Rouges du Pays de Galles, le grand rival de l'Angleterre.

Le bilan des Anglais face à l'Afrique du Sud est favorable car ces derniers ne parviennent à l’emporter qu'une seule fois. Parmi les joueurs anglais, W.J.A. Davies s'est distingué en restant invaincu durant ses 21 dernières sélections (il connaît sa seule défaite à sa 1re sélection face à l'Afrique du Sud en 1913 et il ne joue pas face au Pays de Galles victorieux du tournoi en 1922).

La série de succès des Anglais se poursuit en 1930 avec une nouvelle victoire dans le tournoi. En 1931, la France est exclue pour professionnalisme (paiement des joueurs, recrutement inter-clubs) et en raison de son jeu violent lors de certains matchs,. Le Tournoi est disputé seulement par les quatre équipes britanniques jusqu'en 1939.

Le Tournoi britannique 1932 voit une victoire partagée à trois entre l’Irlande, l’Angleterre et le Pays de Galles. En janvier 1932, le XV de la rose affronte les Springboks devant une foule de 70 000 supporters à Twickenham. En 1933, les Anglais ne remportent qu’un match, cependant l’Angleterre gagne le Tournoi 1934 avec une triple couronne à la clé. Les Anglais présentent le même bilan équilibré dans le Tournoi en 1935 et 1936 avec une victoire, un nul et une défaite.

Les All Blacks font une longue tournée de septembre 1935 à janvier 1936 qui les amène successivement dans les îles britanniques puis au Canada. Ils subissent leur première défaite en test match contre l’équipe d'Angleterre . Le prince russe Alexander Obolensky a contribué au succès des Anglais en marquant deux essais, l'un en débordement le long de la touche, l'autre mémorable appelé la diagonale du prince.

En 1937, l’Angleterre gagne à nouveau le Tournoi avec une triple couronne, puis partage la victoire lors de l'édition de 1939 avec deux victoires et une défaite.

Après une interruption due à la Seconde Guerre mondiale, le Tournoi reprend en 1947 avec la participation de cinq nations car la France est admise à participer après le Tournoi de 1939. Le XV de la rose ne perd qu'un match lors du Tournoi de reprise et partage la victoire avec le Pays de Galles.

L'année suivante l’Angleterre ne gagne pas un seul match, concédant un nul contre les Gallois et perdant les trois autres rencontres. Le Tournoi de 1949 est meilleur pour les Anglais avec deux victoires et autant de défaites. Le début des années 1950 n'est pas glorieux pour le XV de la rose avec une seule victoire dans le Tournoi en 1950 et une autre en 1951. L'Angleterre fait une tournée en Afrique du Sud pour la première fois en 1952, les Anglais perdent le test match contre les Springboks par 3 à 8 (voir Angleterre-Afrique du Sud en rugby à XV) .

Le Tournoi de 1952 voit un meilleur comportement des Anglais avec trois victoires pour une défaite. Le XV de la rose gagne le Tournoi 1953, remportant tous ses matchs sauf un nul concédé contre les Gallois. Le Tournoi 1954 est presque aussi brillant pour l'Angleterre qui l'emporte, mais elle partage alors la victoire avec la France et le pays de Galles qui comptent aussi trois victoires et une défaite.

Le Tournoi 1955 est moins brillant avec deux défaites, dont une à domicile contre la France, un match nul en Irlande et une victoire contre l'Écosse, cette dernière est à ce moment-là la plus faible des cinq nations. L’année suivante n'est pas meilleure avec deux défaites et deux victoires.

Le XV de la rose se reprend en 1957, réussissant le Grand Chelem. Il compte des joueurs brillants comme Eric Evans, Muscles Currie, Dickie Jeeps, Jeff Butterfield et Peter Jackson.

En 1958, deux victoires et deux matchs nuls suffisent aux Anglais pour remporter seuls le Tournoi; cette même année, ils l’emportent aussi contre l’Australie. Le Tournoi 1959 se solde par un bilan équilibré pour l'Angleterre avec deux nuls, une victoire et une défaite.

Alors que la France domine le Tournoi au début des années 1960, l’Angleterre remporte certes une victoire partagée en 1960 mais ne confirme pas par la suite avec une victoire seulement en 1961 et 1962.

En 1963, les Anglais mettent fin à l’hégémonie des Bleus qui ont été victorieux en 1960, 1961 et 1962. Après cette victoire, le XV de la rose joue trois tests matchs dans l’hémisphère sud et les perd tous: 11-21 et 6-9 contre les All Blacks, 9-18 contre l’ Australie.

L'année 1964 débute par une défaite (0-14) des Anglais face à la Nouvelle-Zélande qui effectue une tournée en Europe. Après sa victoire en 1963, l’Angleterre ne gagne plus le Tournoi pendant les années 1960 et elle ne compte aucun succès dans les années 1970.

De 1964 à 1968, c'est la traversée du désert pour l’Angleterre qui ne remporte que cinq matchs en cinq ans. Le bilan du XV de la rose s'améliore en 1969 avec deux matchs gagnés dans le Tournoi et une victoire lors de son premier match contre les Springboks sur le score de 11-8.

L’année du centenaire de la RFU en 1971, les Anglais peinent à battre le Japon 6-3 à Tokyo et ils ne brillent pas au niveau continental. Ils n’ont ni le fond de jeu ni les joueurs qui brillent alors dans les équipes de France et du Pays de Galles: les Gallois Barry John, Gareth Edwards, JPR Williams, John Taylor et Gerald Davies et les Français Jean-Pierre Rives, Claude Dourthe, Jean-Pierre Lux, Jo Maso, Jean Trillo et Jean-Michel Aguirre.

De 1970 à 1972, l’Angleterre ne remporte que deux matchs en trois ans dans le Tournoi. Elle compte cependant des victoires significatives contre l’Afrique du Sud en 1972, la Nouvelle Zélande en 1973 et l’Australie en 1976.

Le Tournoi des cinq nations 1972 n’est pas achevé à cause des troubles en Irlande du Nord. Après le Bloody Sunday, un mouvement de foule met le feu à l’ambassade britannique de Dublin et des lettres de menace sont adressées aux joueurs. Les Écossais et les Gallois refusent de se déplacer en Irlande. Cependant l’Angleterre accepte de jouer l'année suivante à Dublin, après une défaite des Anglais par 18-9 à Lansdowne Road, le capitaine anglais John Pullin déclare "Nous n’avons pas été très bons mais au moins nous nous sommes déplacés".

Le Tournoi des cinq nations 1973 voit toutes les équipes gagner à domicile : résultat unique dans les annales, et par conséquent, elles gagnent toutes le Tournoi... Cette même année, l’Angleterre remporte ses matchs contre la Nouvelle-Zélande et l’Australie.

L’Angleterre commence la décennie avec un Grand Chelem en 1980, leur premier depuis 23 années, grâce à une victoire 9-8 (trois pénalités contre deux essais) acquise contre un Pays de Galles réduit à 14; Bill Beaumont est alors le capitaine de l'équipe anglaise. L’Angleterre remporte pour la première fois le trophée BBC du sportif de l’année 1980. Cette équipe compte de brillantes individualités comme Fran Cotton, Bill Beaumont, Maurice Colclough, Nigel Horton, Steve Smith, Clive Woodward. Mais cela ressemble à un faux départ car le reste de la décennie n’est pas fameux pour le XV de la rose.

Le Tournoi 1981 est moins bon pour les Anglais, avec deux victoires sur quatre rencontres. Cette même année, l’Angleterre joue contre l’Argentine et obtient un nul et une victoire.

Le XV de la rose débute l’année 1982 en affrontant victorieusement les Wallabies dans un match serré 15-11. Elle gagne deux rencontres dans le Tournoi. Son bilan est moins bon en 1983 (une seule victoire) et pourtant en fin d’année le XV de la rose rencontre victorieusement les All Blacks.

La période 1984-1987 n'est pas bonne pour le XV anglais, en particulier 1984 (cinq défaites et une victoire) et 1985 (deux victoires, un nul et quatre défaites), une des deux victoires étant un piètre résultat (22-15) contre la Roumanie.

L’Angleterre participe à la première coupe du monde en 1987, elle joue dans le groupe A avec l'Australie, le Japon et les États-Unis. Le premier match est le sommet entre les Wallabies et l’Angleterre, il voit la victoire des coéquipiers australiens de David Campese 19-6. Le XV de la rose bat par la suite le Japon 60-7 et les États-Unis 30-6 pour finir second de la poule, derrière l’Australie. L’Angleterre doit ensuite affronter le Pays de Galles, elle est défaite sur le score de 16-3.

L’Angleterre débute le Tournoi 1988 par une courte défaite 9-10 contre la France, puis enchaîne sur une autre défaite contre le Pays de Galles. La suite est meilleure, elle bat l'Écosse et l’Irlande.

Le XV de la rose perd ses deux test-matchs contre les Wallabies (voir Angleterre-Australie en rugby à XV) . Le Tournoi 1989 est encore meilleur que celui de 1988 avec deux victoires, un nul et une défaite contre le Pays de Galles, qui domine alors ses voisins.

Pendant la période 1980 à 1989, l'équipe d’Angleterre a disputé 61 matchs et remporté 29 victoires (28 défaites, 4 nuls), soit 47% de réussite. Le XV de la rose est largement dominé par les Diables rouges (7 défaites, 1 nul, 3 victoires), les Bleus (6 défaites, 1 nul, 3 victoires), les Wallabies (4 défaites, 2 victoires) et les All Blacks (2 défaites, 1 victoire). Il domine seulement l’Irlande, la Roumanie, les Fidji et les États-Unis.

Les Anglais dominent le rugby européen durant les années 1990 avec 4 Tournois gagnés 1991, 1992, 1995, et 1996 dont 3 Grand Chelems (GC) en 1991, 1992 et 1995. La France rivalise avec les Anglais pour la suprématie en Europe : 3 Tournois gagnés en 1993, 1997 (avec une victoire chez les rivaux anglais) et 1998 dont 2 GC en 1997 et 1998.

Pendant cette période, le XV de la rose est entraîné successivement par Geoff Cooke (1990-1994), Jack Rowell (1995-1997) et Clive Woodward (1997-1999).

En 1990, l’Angleterre réalise un brillant début de Tournoi en gagnant ses trois premiers matchs de manière convaincante : 23-0 contre l’Irlande, 26-7 en France, 34-6 contre le Pays de Galles. Elle bute sur la dernière marche en perdant 13-7 contre les Écossais qui remportent le Tournoi et le Grand Chelem. L'année suivante, en 1991, l’Angleterre prépare très sérieusement la coupe du monde puisqu’elle remporte le Tournoi en réussissant le Grand Chelem, son premier depuis 1980. L'équipe d’Angleterre comprend alors des individualités marquantes comme Rob Andrew, Rory Underwood, Will Carling, Dean Richards.

L’Angleterre est le pays hôte de la coupe du monde (CM) 1991, elle joue dans le groupe A avec les All Blacks, l’Italie et les États-Unis. Le match d’ouverture du tournoi à Twickenham est le sommet entre les All Blacks et l’Angleterre, il voit la victoire des champions du monde en titre Néo-zélandais par 18-12. Le XV de la rose bat par la suite l’Italie 36-6 et les États-Unis 37-9 pour finir second de la poule, derrière les All Blacks. L’Angleterre doit alors affronter le vainqueur de la poule D, au Parc des Princes à Paris. Elle réussit une grande performance contre la France de Serge Blanco et s’impose 19-10. Grâce à cette victoire, les Anglais disputent une demi-finale contre les Écossais à Murrayfield (Édimbourg), leur victoire par 9-6 leur permet de disputer leur première finale de coupe du monde, contre l’Australie. La finale a lieu dans un stade de Twickenham qui affiche complet. L’Angleterre perd sur un petit score de 12-6, laissant aux Wallabies le titre prestigieux de Champions du monde.

L’Angleterre remporte le trophée BBC du sportif de l’année, trophée qu’elle remporte de nouveau en 1992, partagé cette fois-ci avec le relais olympique du 4 x 400 m. Le trophée acquis en 1992 fait suite au Grand Chelem remporté par les Anglais lors du Tournoi, et couronne une saison sans défaite et avec des victoires contre le Canada et les Springboks qui font leur rentrée sur la scène internationale.

La campagne victorieuse continue d'abord en 1993, avec une nouvelle victoire sur la France pour le match d’ouverture du Tournoi des cinq nations. Par contre, ils perdent contre les Gallois et les Irlandais et ne remportent qu'une autre rencontre contre les Écossais. En novembre 1993, le XV de la rose bat les All Blacks 15-9. L’Angleterre remporte encore le trophée BBC du sportif de l’année 1993, et ce pour la troisième fois consécutive.

En 1994, les Anglais ne perdent qu'un match du Tournoi mais sont devancés au classement par les Gallois qui terminent avec une meilleure différence de points. L'Angleterre connait une deuxième fois la défaite lors d'un des deux test match contre les Springboks.

Dans le cadre de la préparation de la CM 1995, les Anglais se distinguent et réussissent un troisième Grand Chelem en cinq ans.

L’Angleterre joue dans le groupe B et termine en tête, battant successivement l'Argentine 24-18, l’Italie 27-20 et puis les Samoa 44-22. L’Angleterre doit alors rencontrer le tenant du titre, l’Australie, elle s’impose 25-22. le XV de la rose affronte ensuite en demi-finale les impressionnants All Blacks. Dans un match dominé par les All Blacks et Jonah Lomu qui crève l’écran avec ses quatre essais, les Anglais perdent 45-29. La France battue lors de la coupe du monde (CM) 1991 prend sa revanche contre les Anglais lors de la CM 1995 avec une victoire pour la 3e place. Ce sont les Springboks qui remportent l’épreuve.

En 1997, l’ancien international et membre de l’équipe victorieuse du Grand Chelem de 1980 Clive Woodward devient entraîneur de l’équipe anglaise.

Cette année-là, les Anglais obtiennent un résultat nul contre les All Blacks à Twickenham, après avoir été défaits à Manchester la semaine précédente. Une grande partie de l’équipe anglaise déclare forfait pour la tournée désastreuse de l’été 1998 en Australie, Nouvelle-Zélande et en Afrique du Sud connue comme la tournée infernale où l’Angleterre prit une correction 76-0 par les Wallabies.

Lors du Tournoi 1997, les Anglais perdent contre les Français à Twickenham sur le score de 20 à 23 alors qu'ils menaient pendant la partie par 20 à 6. Ce résultat permet aux Français de réaliser un nouveau Grand Chelem et les Anglais terminent second.

L’Angleterre perd encore un match crucial contre les Gallois en 1999 et ils laissent ainsi le titre dans le Tournoi aux Écossais. Dans la dernière rencontre du Tournoi des cinq nations (le Tournoi accueille l’Italie la saison suivante et devient alors le Tournoi des six nations) Scott Gibbs échappe à six placages anglais pour inscrire un essai à la dernière minute. L’Angleterre est vaincue et le titre revient aux Écossais.

Le XV de la rose est seulement quart-de-finaliste de la CM 1999. L’Australie est championne du monde sur le score de 35-12 contre les Français qui atteignent le même niveau de performance qu'en 1987.

De 1990 à 1999, l'équipe d’Angleterre a disputé 92 matchs et remporté 60 victoires, soit 65% de réussite.

Le XV de la rose joue 11 matchs contre les Écossais et compte 10 victoires, 10 matchs contre les Gallois pour 8 victoires, 10 matchs contre les Irlandais pour 8 victoires. Il joue 12 matchs face aux Français, le bilan est de 8 victoires pour 4 défaites, avec une série de 8 victoires consécutives entre 1989 et 1995.

Le XV de la rose présente un bilan défavorable face aux Springboks avec trois victoires pour cinq défaites, dont une défaite par 44-21 en quart de finale de la CM 1999.

Les Anglais n'ont pas de réussite face aux nations de l’hémisphère Sud, la différence de niveau est alors grande. En effet, le XV de la rose est largement dominé par les Australiens (6 défaites, 1 nul, 1 victoire) dans les duels qui les opposent, en particulier la finale de la CM 1991. Les Wallabies sont redoutables pendant cette période car ils sont champions du monde en 1991 et 1999. Le XV de la rose est également largement battu par les All Blacks (6 défaites, 1 nul, 1 victoire) avec trois défaites en Coupe du monde,,.

L’Angleterre commence la nouvelle décennie en remportant le Tournoi des six nations inaugural, elle ne réalise cependant pas le grand chelem car elle est défaite lors du dernier match à Murrayfield (Écosse). L’année suivante voit l’Angleterre connaître le même sort, victoire dans le Tournoi 2001, mais avec une défaite lors du dernier match à Lansdowne Road (Irlande).

La France remporte le Tournoi 2002 après une victoire sur l’Angleterre à Paris mais une triple couronne console un peu les Anglais.

Durant l’été 2002 la force de l’équipe anglaise apparaît : une très jeune équipe, avec Phil Vickery comme capitaine, qui défait une forte équipe d'Argentine à Buenos Aires. Puis en novembre, sous les ordres de Martin Johnson, l’Angleterre bat les trois géants de l’hémisphère sud à Twickenham à une semaine d’intervalle. Le XV de la rose montre qu'elle est capable de battre sur une rencontre les All Blacks, même si cette victoire est n'acquise que par trois points d'écart. L’Australie après avoir subi une défaite contre l’Irlande est battue par les Anglais lors d'un autre match très serré. Les Springboks sont, pour leur part, sévèrement défaits 53-3.

En 2003, l’Angleterre continue de progresser, elle remporte le Grand Chelem pour la première fois depuis 1995 mais surtout elle s’impose comme l’équipe No.1 sur le plan mondial. Après avoir battu en match d'ouverture la France, qui est le tenant du titre et détenteur d'un Grand Chelem en 2002, et avoir battu les Gallois au Millennium Stadium, l’Angleterre marque au moins 40 points lors des derniers matchs du Tournoi. Ce succès dans le Tournoi est suivi d’une brillante tournée en juin pour préparer la Coupe du monde : victoires contre l’Australie et les All Blacks .

L’Angleterre aborde la Coupe du monde de rugby à XV 2003 en position de favorite pour le titre final et son parcours ne connaît pas d’embûche. L'Angleterre bat la France en demi-finale sur le score de 24-7, les 24 points anglais étant marqués par des drops et pénalités de Jonny Wilkinson. L'équipe d'Angleterre remporte cette CM 2003 en battant les Wallabies en finale le 22 novembre 2003. L’Angleterre est couronnée championne du monde sur un drop goal réussi dans les 30 dernières secondes de la prolongation par Jonny Wilkinson. Le score final est de 20-17 dans un match considéré comme un des sommets du rugby. Trois jours après l’équipe anglaise est accueillie par des milliers de supporters à l’aéroport d’Heathrow, aux premières heures du matin. Le 8 décembre un jour de fête nationale a lieu, comme l’Angleterre n’en a jamais connue. L’équipe anglaise a vu 750 000 supporters fêter le titre lors de la parade dans Londres avant d’être félicitée par la reine Elizabeth II à Buckingham Palace.

L’Angleterre remporte le trophée BBC du sportif de l’année, avec Jonny Wilkinson premier devant Martin Johnson pour les récompenses individuelles. L'équipe d’Angleterre comprend alors des individualités marquantes comme Jonny Wilkinson, Martin Johnson, Lawrence Dallaglio, Jason Robinson.

Pendant la période 2000-2003, l'équipe d’Angleterre domine le reste du monde. Elle dispute 51 matchs et remporte 44 victoires, soit 86% de réussite. Parmi les sept défaites, deux sont à l’actif des Barbarians. Parmi les grandes nations, seules la France (par 2 fois), l’Afrique du Sud, l’Écosse, l’Irlande (1 fois) chacune sont parvenues à l’emporter. L’Angleterre présente donc un bilan positif contre toutes les nations, elle a aussi réussi l'exploit de remporter ses 16 matchs disputés à Twickenham. Le XV de la rose gagne ses 2 matchs disputés contre les All Blacks, 5 matchs sur 5 contre les Australiens champions du monde en titre. Il gagne 12 matchs successifs contre les 3 grandes nations de l’hémisphère sud. Le vieil ennemi de l’Angleterre, le Pays de Galles, "gît" aux pieds de la rose rouge avec six défaites consécutives.

Après la victoire obtenue lors de la Coupe du monde 2003, une partie des joueurs-clé annoncent leur retraite internationale : le capitaine Martin Johnson, Jason Leonard, Kyran Bracken et Neil Back. L’ouvreur buteur providentiel, Jonny Wilkinson, est absent suite à de nombreuses blessures.

Dans le Tournoi 2004, l’Angleterre perd à la fois contre la France et l’Irlande et finit troisième. Fin août 2004, le capitaine Lawrence Dallaglio prend sa retraite internationale, tout au moins temporairement. Sir Clive Woodward démissionne de son mandat de sélectionneur le 2 septembre, Andy Robinson est désigné pour le remplacer , , .

La première campagne de Robinson dans le tournoi des six nations est encore moins fructueuse que celle de 2004. Une quatrième place clôt le Tournoi 2005 avec trois défaites, et deux matchs remportés.

De nombreux joueurs anglais sont impliqués dans la tournée infructueuse des Lions britanniques et irlandais en Nouvelle-Zélande en 2005. Les All Blacks gagnent la série 3-0. L’entraîneur anglais Andy Robinson fait partie de l’encadrement technique de l’entraîneur en chef Clive Woodward pour la tournée. Pour la fin de l’année l'Angleterre accueille l'Australie le 12 novembre à Twickenham et l’Angleterre l'emporte 26-16. La semaine suivante, le 19 novembre, les All Blacks ont rendez-vous à Twickenham et ils gagnent difficilement 23-19. Le bilan de ces deux parties semble indiquer que l’Angleterre sera compétitive pour le Tournoi 2006.

Dans le Tournoi 2006 le match d’ouverture gagné contre les Gallois, tenants du titre, laisse espérer aux Anglais un départ prometteur. Mais le match suivant se termine sur une victoire pas très convaincante contre l’Italie, il est suivi de défaites contre l'Écosse et la France. L'entraîneur Robinson réagit en opérant sept changements pour l’ultime match contre l'Irlande. Les Verts irlandais l’emportent et gagnent la triple couronne,. La RFU réagit après le Tournoi et décide de modifier la direction de l’encadrement technique. Andy Robinson conserve son poste mais un poste de manager est créé dont Rob Andrew est le premier détenteur. La RFU nomme John Wells comme entraîneur des avants, Mike Ford comme chargé du secteur de la défense, et Brian Ashton comme entraîneur des lignes arrières.

Lors de la tournée de juin l'Angleterre retourne en Australie pour y disputer deux test matchs. L'équipe est un mélange d’expérience et de jeunesse ; le résultat est catastrophique avec deux cinglantes défaites 34-3 et 43-18.

En automne, le XV de la rose dispute quatre test matchs à Twickenham contre la Nouvelle-Zélande, l'Argentine et l'Afrique du Sud par deux fois. Le 5 novembre 2006, l'équipe d'Angleterre joue dans le stade de Twickenham rénové devant 82 076 spectateurs, face aux All Blacks. L’Angleterre perd 20-41 puis elle affronte l'Argentine et connaît une grande première, une défaite contre les Pumas à Twickenham 18-25.

Elle subit alors une septième défaite consécutive, un record peu enviable est égalé. Elle évite une infamante huitième défaite en battant difficilement les Springboks 23-21. Cependant, le 25 novembre, les Sud-Africains prennent leur revanche 25-14. Le bilan est donc de 8 défaites en 9 matchs, série catastrophique jamais réalisée, par suite l’entraîneur Andy Robinson quitte sa fonction.

L'entraîneur des lignes arrières Brian Ashton est nommé sélectionneur en décembre 2006. L'Angleterre est dans un tel état qu’aucun grand nom ne veut se risquer à accepter de prendre cette responsabilité.

Le match suivant de l'Angleterre est la rencontre de Calcutta Cup contre l'Écosse dans le cadre du Tournoi 2007. Les Anglais l'emportent 42-20 avec le retour déterminant de Jonny Wilkinson qui inscrit 27 points. Leur rencontre suivante se dispute contre l'Italie à Twickenham, la victoire de l'Angleterre (20-7) une équipe encore fragile qui dépend d'un solide buteur pour remporter ses matchs.

L'impression est confirmée contre l'Irlande où l'Angleterre apparaît limitée et impuissante. Elle connaît là une défaite historique 43-13, c'est la plus lourde défaite de l'Angleterre contre l'Irlande et la plus lourde défaite jamais concédée dans un Tournoi des cinq ou six nations. L'Angleterre, profondément remaniée et sans Phil Vickery et Jonny Wilkinson, bat les Français 26-18 à Twickenham, et obtient ainsi sa première victoire contre la France depuis la coupe du monde 2003.

Lors du dernier match, alors qu’elle peut encore mathématiquement remporter le Tournoi, elle s'incline 27-18 contre les Gallois qui évitent pour leur part l’infamante cuillère de bois. L'Angleterre termine troisième du Tournoi avec trois victoires et deux défaites.

L'Angleterre dispute la Coupe du monde 2007, organisée par La France, en étant dans la poule A pour la première phase; elle affronte l’Afrique du Sud, les Samoa, les États-Unis et le Tonga. L'Angleterre s’impose difficilement contre les Etats-Unis 28-10. Le match au sommet entre les Springboks et l'Angleterre voit la victoire des champions du monde 1995 sur les champions du monde en titre par 36-0. Le XV de la rose bat par la suite les Samoa 44-20 et le Tonga 36-20 pour finir second de la poule, derrière l'Afrique du Sud. L'Angleterre doit alors affronter le vainqueur de la poule B, au Stade Vélodrome à Marseille. Elle réussit une grande performance contre l'Australie de George Gregan et s'impose 12-10. Grâce à cette victoire, les Anglais disputent une demi-finale contre les Français au Stade de France (Saint-Denis), que le XV de la Rose emporte 14-9, grâce à une pénalité et un drop de Jonny Wilkinson dans les dix dernières minutes. Ils perdent en finale contre les Springboks 15-6.

Après avoir sauvé son honneur dans les derniers matchs du mondial 2007, l'Angleterre retrouve sa crédibilité au plan mondial. Elle aborde le tournoi 2008 par un match à domicile contre les Gallois désormais entraînés par Warren Gatland. Ce match semble maîtrisé par les Anglais mais quelques minutes avant la fin, les diables rouges marquent deux essais transformés et s'imposent 26 à 19 à Twickenham, ce qui ne leur est pas arrivé depuis 1985. Lors de la deuxième journée, les hommes de Brian Ashton battent les Italiens sans panache au stade Flaminio (19-23) puis, deux semaines plus tard, au Stade de France, restent fidèles à leur histoire en s'offrant la victoire face au XV de France, score final 13-24. A Murrayfield, dans un match sans essai, le XV de la Rose est dominé par les Écossais qui remportent à domicile leur seule victoire de l'édition 2008. Cette défaite remet en cause la présence de Brian Ashton à la tête de l'équipe mais, le samedi suivant, le sélectionneur est sauvé par la belle victoire face aux Irlandais à Twickenham (33-10) qui permet à l'Angleterre de terminer deuxième du tournoi en dépassant la France à la différence de points.

Finalement Brian Ashton est remercié,, et l'emblématique Martin Johnson lui succède. En même temps, la RFU finalise un accord avec les clubs anglais pour avoir un accès privilégié aux joueurs internationaux. En effet tous les joueurs qui composeront le groupe des trente-deux joueurs anglais devront être libérés par leurs clubs deux semaines avant chaque match et ne pourront pas jouer la semaine suivante. Une indemnité sera reversée aux clubs, cet accord est possible grâces aux revenus financiers importants de la RFU. De plus Rob Andrew annonce une mesure incitative pour augmenter le nombre de joueurs anglais dans les clubs de la Guinness Premiership . En effet tout club qui alignera sur sa feuille de match de championnat 14 joueurs sélectionnables en Equipe d’Angleterre touchera une prime versée par la RFU. Et celle-ci pourra augmenter sa contribution en cas d’effort supplémentaire des clubs.

L’Angleterre joue en maillot blanc, short blanc et bas noir. L’emblème sur les maillots est une rose rouge, plutôt que les Trois Lions Plantagenêt disposés sur les maillots de l’Équipe d'Angleterre de football et l’Équipe d'Angleterre de cricket. En 2007 c’est l’équipementier Nike qui habille l’Angleterre et O2 qui apparaît comme sponsor maillot.

Avant un déplacement à Édimbourg pour jouer contre l'Écosse en 1871, la Rugby Football Union créa l’emblème national de l’équipe. Une rose rouge fut choisie. Pourquoi ? Plusieurs hypothèses sont possibles, la véritable raison n'est pas connue.

La légende raconte que la création de l’emblème remonte à la réception de Lawrence Sheriff (fondateur de l’école de Rugby) par Elizabeth I, qui aurait autorisé Sheriff à porter la rose rouge sur sa cotte d'armes ; quand Rugby a été créée ils prirent pour armoiries celle-ci (qui comportait la rose rouge).

La liste suivante indique les joueurs retenus pour participer à la coupe du monde 2007.

Tout au long de son histoire, le XV de la rose a compté un grand nombre de joueurs d’exception. Il n’est pas possible de les citer tous ici, on se reportera à Catégorie:Joueur anglais de rugby à XV pour en avoir une liste plus complète.

La liste suivante est limitée à des joueurs qui ont au moins 60 sélections en équipe d'Angleterre, plus quelques personnalités marquantes (capitaines du XV de la rose, membres du Temple international de la renommée du rugby, joueurs comptant moins de sélections mais ayant évolué à une époque où il y avait moins de matchs internationaux).

Parmi ces joueurs emblématiques, le tableau suivant distingue quelques joueurs qui possèdent le meilleur palmarès en termes de nombre de sélections et de titres remportés avec l' équipe d'Angleterre. Par leur activité, ils couvrent la période 1913-2007.

Entre 1987 et 1994, Geoff Cooke a conduit l'Angleterre 49 matchs internationaux durant, remportant deux Grands Chelems dans le tournoi des cinq nations, atteignant la place de finaliste de la Coupe du monde de rugby 1991 et gagnant le titre de la Coupe du monde de rugby à sept 1993.

Jack Rowell lui succède à la tête de l'équipe d'Angleterre de 1995 à 1997. Il annonça son intention d'abandonner le jeu d'avants qui avait fait la force de l'Angleterre et qui lui avait permis d'emporter de nombreux tournois des cinq nations dans le passé, adoptant à la place un jeu basé sur la course. L'Angleterre de Jack Rowell emporta 21 des 29 matchs disputés, y compris le quart-de-finale de coupe du monde 1995 contre l'Australie.

En 1997, Clive Woodward devient entraîneur du XV de la Rose. C'est lui qui permet à celle-ci de passer dans le monde professionnel. Il a ainsi intégré l’utilisation de la vidéo, des entraîneurs spécialistes de chaque ligne, et a tissé des liens de collaboration étroite entre la sélection et les clubs. Même s'il a été fortement attaqué par la presse lors de la Coupe du monde de rugby 1999, après la défaite en 1/4 de finale contre les Sud-Africains, il poursuit, gagnant enfin le Grand Chelem dans le Tournoi des six nations 2003, puis battant les tenants du titre australien à domicile lors de la finale de la Coupe du monde de rugby 2003. Il est anobli en 2004. Bien que son contrat coure jusqu'à la coupe du monde 2007, et devant la retraite internationale de certains cadres de l'équipe comme Lawrence Dallaglio et Martin Johnson, et la détérioration des relations entre l'équipe nationale et les clubs anglais, il décide de démissionner de son poste.

De 1871 à 1910 l’équipe d’Angleterre a disputé ses rencontres internationales à domicile dans de nombreux stades avant de s'installer à demeure à Twickenham. Ses stades comprennent Kennington Oval et Crystal Palace à Londres, Whalley Range et Fallowfield à Manchester, St John's Ground, Headingley Stadium et Meanwood Road à Leeds, Richardson's Field et Rectory Field à Blackheath, Crown Flatt à Dewsbury, l’Athletic Ground à Richmond et le Birkenhead Park. Kingsholm à Gloucester, Welford Road à Leicester (tous des stades d’actuels clubs de rugby à XV) et Ashton Gate à Bristol ont également été utilisés.

A la fin de l’année 1905, la Rugby Football Union se rend compte des bénéfices qu’elle pourrait retirer de la possession de ses propres installations après l'étude des ventes d’entrées lors des réceptions de la Nouvelle-Zélande en 1905 et de l’Afrique du Sud en 1906 à Crystal Palace. En 1906, la Rugby Football Union mandate William Williams pour trouver un stade pour les matchs à domicile de rugby à XV anglais. Le terrain pour le stade est acquis l’année suivante au prix de 5 572 £ 12 shillings et 6 pence, la construction commence l’année d’après.

Le premier match de l’Angleterre a lieu le 9 octobre 1910 entre l’Angleterre et le Pays de Galles. L’Angleterre en sort vainqueur, 11 points à 6, battant le Pays de Galles pour la première fois depuis 1898. L’Angleterre établit des statistiques impressionnantes en gagnant ses matchs à domicile dans son terrain ce qui lui vaut d’être surnommé Forteresse Twickenham. Récemment Twickenham a fait l’objet d’un programme de rénovation, transformant le stade en un anneau complet. Le premier match à être disputé dans le stade de Twickenham rénové a été un test match joué le dimanche 5 novembre 2006. Le match perdu 20-41 contre la Nouvelle-Zélande a connu une affluence record de 82 076 spectateurs.

Projetons-nous sur le dernier match de la saison 1988, contre l’Irlande à Twickenham, l’Angleterre vient de perdre 15 de ses 23 derniers matchs disputés dans le Tournoi des cinq nations. Le public de Twickenham a seulement vu un essai anglais lors des deux dernières années, et à la mi-temps l’Irlande mène 3-0.

Lors de la deuxième mi-temps l’Angleterre inscrit 6 essais pour une victoire surprenante 35-3. Trois essais sont inscrits par Chris Oti, un joueur noir qui débute à Twickenham. Un groupe de l’école Benedictine de Douai commence à chanter un hymne de gospel de leur club de rugby Swing Low, Sweet Chariot en honneur du nouvel héros. La foule entière se joint à eux. Au match suivant, contre l’Australie, un jeune centre nommé Will Carling fait ses débuts comme capitaine de l’Angleterre pour une brillante victoire. L’équipe anglaise allait enchaîner succès sur succès et connaître une période dorée. Swing Low, Sweet Chariot ne faisait plus qu’un avec Twickenham et l’équipe nationale anglaise.

Après la reconstruction progressive des quatre tribunes, les travaux d'agrandissement du stade de Twickenham sont en cours d'achèvement avec la nouvelle tribune sud. Ils auront permis d'augmenter la capacité du stade mais aussi, à terme, de fournir de nouveaux services : hôtel, centre de fitness, salle de presse et restaurants.

L'équipe d'Angleterre de rugby ne dispose pas actuellement d'un centre de préparation comparable au Centre national du rugby dont dispose l'équipe de France, elle prépare ses matchs soit à Twickenham, soit à l'université de Loughborough.

Le tableau suivant dresse le bilan des matchs contre tous les adversaires de l'équipe d’Angleterre, il est mis à jour au 10 février 2008.

L' équipe d'Angleterre présente un bilan négatif par rapport à trois autres équipes majeures du rugby à XV (Afrique du Sud, Australie, Nouvelle-Zélande). Elle dépasse cependant le Pays de Galles, la France, l'Écosse, l'Irlande et l'Italie qui disputent aussi le Tournoi des six nations. Avant les années 1960, les Anglais ont accumulé une avance importante par rapport à l'équipe de France, tout particulièrement avant leur première défaite en avril 1927, mais de 1977 à 2007 les Anglais sont menés par les Français : 18 victoires, 19 défaites et un match nul (voir France-Angleterre en rugby à XV).

Pour la même période 1977 à 2007, les Anglais ont un bilan plus positif par rapport aux Gallois avec 20 victoires, 14 défaites et un match nul (voir Angleterre-Galles en rugby à XV) alors que les Gallois ont dominé de 1977 à 1990.

Les données qui suivent sont valables au 19 août 2007. Les noms en gras indiquent les joueurs qui sont encore en activité.

Le record de sélections dans le XV de la rose est détenu par Jason Leonard. Ce record semble inaccessible.

Quelques joueurs en activité peuvent progresser dans ce classement mais ils ne participent pas actuellement aux matchs du XV de la rose.

Il faut noter qu'un classement par nombre de sélections ne dépend pas que de la qualité du joueur mais aussi du nombre de rencontres internationales. La naissance de la coupe du monde en 1987, la périodicité désormais bi-annuelle des tournées et le passage du tournoi de cinq à six nations influent sur ce classement et doivent donc être rappelés.

Rory Underwood est le joueur qui a marqué le plus grand nombre d'essais avec le XV de la Rose. Son record sera difficile à battre.

Le record de points marqués est détenu par Jonny Wilkinson avec 1099 points (7 essais, 151 transformations, 225 pénalités, 29 drops).

Les droits de retransmission au Royaume-Uni des matchs du XV anglais sont détenus par la BBC qui possède l'exclusivité pour les matchs du tournoi des six nations. Le nombre de téléspectateurs qui suivent le Tournoi est stable, il est en moyenne de 5,3 millions de téléspectateurs pour les matchs de l'Angleterre et peut atteindre potentiellement 7,5 millions.,.

La groupe privé Sky Sports transmet aussi des test matchs disputés par l'équipe d'Angleterre.

Les droits de télévision, le sponsoring et la vente de billets d'entrée aux matchs du Tournoi sont des sources de revenus importantes pour les fédérations de rugby. Un match du Tournoi disputé dans le stade de Twickenham rapporte 4 à 5 millions d'euros à la fédération anglaise (RFU).

La finalisation des travaux d'agrandissement du stade de Twickenham devrait permettre d'augmenter les recettes de 7 à 8 millions de Livres grâce à l'augmentation de la capacité du stade mais aussi grâce aux revenus générés par les services annexes.

Plusieurs grands groupes industriels sponsorisent le rugby à XV et, en particulier, le Tournoi des six nations. Pour ces groupes, le rugby représente l'esprit d'équipe, la convivialité, la puissance. Autant de valeurs auxquels ils souscrivent et souhaitent être associés. Les sponsors bénéficient d'une excellente visibilité pendant la retransmission des matchs du Tournoi des six nations, la présence d'une marque sur les panneaux publicitaires qui entourent le terrain représente environ 1,6 million d'euros d'équivalent publicitaire.

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Coupe du monde de rugby à XV 2007

La tour Eiffel fête la Coupe du monde de rugby à XV 2007

L'édition 2007 de la Coupe du monde de rugby s'est déroulée essentiellement en France, avec plusieurs matchs au pays de Galles et en Écosse, du 7 septembre au 20 octobre 2007,. La Coupe du monde de rugby est la plus importante des compétitions internationales de rugby à XV, elle est organisée par l’International Rugby Board (IRB) et elle met aux prises des sélections nationales tous les quatre ans.

L'édition 2007 a été remportée par l'équipe d'Afrique du Sud qui a battu l'équipe d'Angleterre en finale.

Le titre de champion du monde de rugby à XV sera remis en jeu lors de la Coupe du monde de rugby à XV 2011, organisée par la Nouvelle-Zélande.

Deux nations sont en lice pour l'obtention de l'organisation de la coupe du monde 2007 : l'Angleterre, déjà organisatrice en 1991, et la France qui, à deux reprises, a déjà accueilli quelques matchs des phases finales (huit en 1991, lors de la coupe du monde organisée par l'Angleterre et huit autres en 1999, lors de la coupe du monde organisée par le pays de Galles).

Les dossiers de candidature sont radicalement différents.

Le comité d'organisation anglais souhaite s'écarter du système de quatre poules de cinq avec phases finales à élimination directe, considéré comme limitant les affrontements vraiment compétitifs, et présente un projet radicalement neuf : il compte deux phases finales séparées (tournoi à deux vitesses). D'un côté, un tournoi « élite », dit « Super Eight » regroupe les seize nations principales. Par ailleurs, un tournoi regroupe trente deux « petits » pays (devant les coûts engendrés, ce nombre passe ensuite à vingt) et les éliminés du tournoi élite sont reversés dans le tournoi secondaire à l’issue de la première phase. Le tournoi « Super Eight » doit comprendre quatre poules de quatre, qualifiant chacune deux équipes pour deux nouvelles poules de quatre équipes. Les qualifiés conservent les points acquis en première phase contre l’autre qualifié (comme pour le championnat du monde de handball masculin 2007). Les deux premiers de chacune de ces deux poules sont ensuite qualifiés pour les demi-finales.

Sportivement, le titre de champion du monde a plus de valeur selon le comité d’organisation anglais : pour l'emporter, le vainqueur a ainsi dû jouer au moins six matchs contre des ténors (deux en première phase, deux en deuxième, deux en phase finale), au lieu de quatre ou cinq avec le système habituel. Ce système a aussi selon eux l’avantage de multiplier des matchs rentables tout en limitant le nombre de matchs sans réel intérêt sportif qui se terminent par des scores larges (comme en 1995, lorsque la Nouvelle-Zélande bat le Japon 145-17, record de l’épreuve), et de réaliser des bénéfices supplémentaires substantiels (de ce point de vue, ce système n’est pas sans rappeler celui de la Ligue des Champions de football). Les Anglais ont mis en avant le fait qu’ils comptent réaliser cent millions de livres (environ cent cinquante millions d’euros) de bénéfices, soit bien plus que le projet français.

La Fédération française de rugby à XV (FFR), de son côté, propose un format plus classique, semblable à celui de la phase finale de 1999, et il laisse la possibilité aux nations moins fortes de participer comme c'est le cas depuis la première édition. Le 10 avril 2003, l'IRB confie pour la première fois l'organisation de la coupe du monde de rugby à XV à la France seule, par une écrasante majorité de 18 votes à 3.

Les raisons de ce choix sont multiples. En particulier l'option anglaise génère l'organisation des matchs de trente six équipes, ce que personne, hormis l'Angleterre, la France et peut-être le Japon, ne peut faire dans le monde du rugby actuel. Cela condamne les autres nations à l'avenir. La France a aussi fait campagne sur son attachement traditionnel à la défense du rugby amateur et à l'ouverture de la discipline à d'autres régions du globe. Syd Millar, vice-président de l'IRB, affirme pour sa part que le projet français est « le meilleur pour le développement du rugby ».

Enfin, la FFR accepte de « délocaliser » quatre matchs à Cardiff (pays de Galles), dont un quart de finale (c'est le même procédé qu'en 1999 quand la France obtient un quart de finale à domicile et sept autres matchs, lors de la coupe du monde organisée par le pays de Galles), et deux autres à Édimbourg (Écosse), une stratégie payante en termes de voix au moment du vote.

Le mensuel Que choisir souligne dans un article intitulé « La coupe est pleine » que le prix des places de cette compétition est très élevé par rapport à d'autres compétitions de même niveau. Le prix moyen des billets s'établit autour de 100 € et se révèle 30% plus cher que celui de la précédente édition de la coupe du monde en 2003.

L'organisation de la Coupe du monde n'entraîne aucun aménagement dans les stades habituellement utilisés par les clubs de football.

Le rugby n'a pas profité de l'occasion pour se doter d'enceintes spécifiques.

Hormis le Stade de France, tous les stades de cette Coupe du monde sont en concession, souvent à long terme, auprès des clubs de football. Ces derniers n'ont pas eu leur mot à dire, car la Coupe du monde de rugby est considérée comme d'intérêt public, ce qui a permis à l'État de disposer librement de ces stades et ainsi de ne pas dépenser plusieurs centaines de millions d'euros pour construire ou agrandir les stades de rugby.

Cet article donne la composition des vingt sélections qui disputent la Coupe du monde de rugby à XV 2007 en France, au pays de Galles et en Écosse, du 7 septembre au 20 octobre 2007.

Depuis l’édition de 1991, cette compétition se déroule en deux phases : une phase de qualification et une phase à élimination directe. Pendant la phase de qualification par poules, chaque équipe affronte une fois chacun des quatre adversaires versés dans sa poule. À l’issue de cette phase, les deux premiers de chaque poule sont qualifiés pour la phase à élimination directe (voir tableau plus bas).

L'organisation de la cérémonie d'ouverture du 7 septembre au Stade de France est confiée au metteur en scène Olivier Massart, qui s'adjoint les services de Kader Belardi pour la chorégraphie et de Marco Prince, ex-chanteur de FFF, pour la musique. Le trio a opéré lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux asiatiques 2006. Elle débute à 20h25 et dure un peu moins de vingt minutes, en présence du président de la république française, Nicolas Sarkozy. Elle met en scène trois cent danseurs, cent quarante figurants, des centaines de musiciens, dont la compagnie Métalovoice et plusieurs bandas du Sud-Ouest. Quatre tableaux se succèdent rappelant les fondamentaux du rugby, avec notamment « La passe de la fraternité » et « La grande mêlée », ainsi que les valeurs de solidarité, de partage, de passion, de respect et de bravoure. Le spectacle s'organise autour de quatre couleurs, le jaune, le vert, le bleu et le rouge, reprise dans les tribunes sous forme de chasubles que les spectateurs sont invités à enfiler dans chacune des quatre tribunes, pour être à l'unisson des artistes. Au milieu du spectacle, vingt grands joueurs représentant un des pays qualifiés viennent saluer la foule au milieu du terrain, tandis que des images en noir et blanc de leurs exploits passent sur les deux grands écrans situés aux extrémités du stade. Parmi eux, se trouvent Gareth Edwards (Pays de Galles), Morne du Plessis (Afrique du Sud), John Eales (Australie), Gareth Rees (Canada), Diego Dominguez (Italie), Jonah Lomu (Nouvelle-Zélande), Keith Wood (Irlande), John Jeffrey (Écosse), Steve Thompson (Angleterre) et Jean-Pierre Rives (France). Huit avions de la Patrouille de France passent au-dessus du stade, laissant dans leur sillage les couleurs du drapeau français.

La formule est la même que celle utilisée quatre ans plus tôt ; les vingt équipes qualifiées en phase finale de la coupe du monde sont réparties en quatre poules de cinq équipes. Chaque poule comprend deux équipes qualifiées d'office (les quarts-de-finalistes de 2003).

En outre, les trois premières équipes de chaque poule sont qualifiées d'office pour la prochaine coupe du monde en 2011, comme cela a été défini lors du conseil d'organisation de la Coupe du monde, en mai 2007.

Chaque équipe qualifiée joue un match contre chaque adversaire de la même poule. Les deux premières équipes de chaque poule se qualifient pour les quarts de finales, les trois autres sont éliminées.

Plusieurs responsables d'équipes modestes, comme John Kirwan, entraîneur du Japon, se sont plaints de devoir jouer certains matches à quatre jours d'intervalle, alors que les grandes équipes sont protégées de ce point de vue avec au minimum cinq jours d'écart. Des critiques similaires s'étaient fait jour lors de la Coupe du monde 2003. L'IRB répond que le calendrier dépend notamment des diffuseurs des grands pays qui souhaitent voir jouer leurs équipes pendant le week-end . De fait, ces équipes ne jouent que les vendredi, samedi et dimanche, quand l'Argentine doit affronter la Géorgie quatre jours après avoir ouvert le bal contre la France en match d'ouverture, lesquels Géorgiens enchaînent quatre jours plus tard avec un match contre l'Irlande, qu'ils manquent de battre (10-14).

Les horaires prévus des matchs ci-dessous sont donnés en heure locale. L'Écosse et le Pays de Galles utilisent le British Standard Time (UTC+1), la France utilise l'Heure d'été d'Europe Centrale (UTC+2).

Voir aussi : Coupe du monde de rugby à XV 2007 - Poule A.

Voir aussi : Coupe du monde de rugby à XV 2007 - Poule B.

Voir aussi : Coupe du monde de rugby à XV 2007 - Poule C.

Voir aussi : Coupe du monde de rugby à XV 2007 - Poule D.

Pour la première fois dans l'histoire de la coupe du monde, la phase de poules voit dans chaque groupe un match où deux équipes jouent leur qualification dans les derniers jours (28-30 septembre) : Angleterre-Tonga dans le groupe A, Pays de Galles-Fidji (groupe B), Écosse-Italie (groupe C), Argentine-Irlande (groupe D). La presse spécialisée parlera même de 1/8 de finale virtuels.

Six équipes classées aux huit premières places du classement IRB se sont qualifiées pour les quarts de finale, les équipes d'Irlande et du Pays de Galles sont éliminées au profit des équipes d'Écosse et de Fidji.

Les 8 équipes qualifiées dans la phase précédente s’affrontent dans un match unique éliminatoire ; les demi-finalistes perdants s’affrontent dans une finale supplémentaire pour la troisième place, avant la finale proprement dite désignant l’équipe championne du monde.

Andy Farrell blessé a été remplacé par Mike Catt dans le XV anglais de départ, Catt participe pour la 4e fois à un quart de finale de coupe du monde de rugby.

L'Angleterre l'emporte grâce à quatre pénalités réussies par Jonny Wilkinson qui devient le meilleur marqueur de points de l'histoire de la coupe du monde avec 234 points et grâce également à une domination écrasante en mêlée ayant permis de bénéficier de pénalités.

Avant ce match l'équipe de France comptait 10 victoires, 35 défaites et 1 match nul contre les All Blacks. La dernière victoire française avait été acquise le 18 novembre 2000 à Marseille sur le score de 42 à 33.

Dans le souci de différencier les deux équipes les All Blacks ont joué avec un maillot gris et noir tandis que les Francais, après avoir gagné le tirage au sort arboraient un maillot bleu sombre. Les All Blacks maîtrisent la première mi-temps grâce à leur domination en mêlée et à la touche, inscrivant un essai par Luke McAlister, Dan Carter marque ensuite la transformation et deux pénalités (13-0). Après avoir manqué deux pénalités et un drop, les Français inscrivent leurs trois premiers points à l'ultime seconde de la mi-temps par une pénalité de Lionel Beauxis. En seconde période, profitant de l'exclusion temporaire de McAlister (45') qui entraîne une pénalité convertie par Beauxis (46'), les Bleus inscrivent un premier essai par Thierry Dusautoir que Lionel Beauxis transforme. Il y a alors égalité (13-13) à la 54e minute. Après une longue série de « pick and go» (63'), les Néo-zélandais marquent ensuite un deuxième essai par Rodney So'oialo, non transformé. La France marque à son tour un deuxième essai par Yannick Jauzion (68') après une percée de Frédéric Michalak, essai entaché d'un en-avant. La transformation d'Elissalde donne l'avantage au score aux Français pour la première fois du match (20-18). Les Bleus conservent cet avantage jusqu'au terme de la rencontre grâce au maintien d'un rideau défensif et d'une suite de dégagements.

Ainsi, le XV de France réitère l'exploit de la demi-finale de 1999 et se qualifie pour la demi-finale à l'arraché. Il retrouve le XV d'Angleterre pour une revanche de la demi-finale de 2003. Pour la première fois de leur histoire, les All Blacks ne font pas partie du dernier carré d'une coupe du monde.

Les Sud-Africains favoris ont souffert. Ils mènent tout de même 20-6 à la 51'. Mais l'équipe de Fidji joue son va-tout et elle inscrit deux essais en infériorité numérique (exclusion temporaire de Rabeni pour plaquage dangereux, 51'), égalisant à 20-20 à 20 minutes de la fin. Menée 20-23, elle aurait même pu prendre l'avantage à plusieurs reprises. Sans un plaquage de l'ailier springbok JP Pietersen, sur le deuxième ligne Ifereimi Rawaqa qui était entré dans l'en-but, les Boks auraient dû s'employer pour gagner (68'). En fin de match, deux essais de Juan Smith et Butch James finissent par donner au score de l'ampleur et l'Afrique du Sud se qualifie pour les demi-finales.

Les Argentins gagnent le match grâce à leurs buteurs, Felipe Contepomi et Juan Martin Hernandez, à l'issue d'un match terne, ponctué de nombreuses chandelles de part et d'autre, et marqué seulement par un essai argentin de Gonzalo Longo, qui contre un dégagement écossais, auquel a répondu un essai de l'Écossais Chris Cusiter. L'Argentine se qualifie pour la première fois de son histoire pour les demi-finales, où elle affronte l'Afrique du Sud, contre qui elle n'a jamais gagné.

Dans le cadre de la coupe du monde de rugby, c'est la 4e confrontation entre les deux équipes. Les compositions des deux équipes sont inchangées par rapport aux quarts de finale, y compris les remplaçants. Depuis 1999, les oppositions entre équipes de France et d'Angleterre ont donné un bilan équilibré avec sept victoires de part et d'autre, toutefois la France a gagné 5 de leurs 6 dernières oppositions (voir France-Angleterre en rugby à XV). Lors de la précédente coupe du monde, en 2003, les deux équipes s'étaient aussi rencontrées en demi-finale et les Anglais avaient gagné sur le score de 24 à 7. Les Anglais marquent le seul essai du match après 79 secondes de jeu sur une erreur de l'arrière français, Damien Traille. Les Français prennent ensuite l'avantage au score grâce à des pénalités réussies par Lionel Beauxis (9-5). Jonny Wilkinson, qui était peu en réussite jusque là, réussit ensuite deux pénalités et un drop, permettant au XV de la rose de l'emporter sur le score de 14 à 9 et de se qualifier pour la finale.

Les deux équipes ont gagné tous leurs matchs jusqu'à présent. Avant cette rencontre, les Springboks avait remporté les onze matchs disputés contre les Argentins (voir Afrique du Sud-Argentine en rugby à XV). Les Springboks enregistrent la rentrée de leur pilier CJ van der Linde et de Bobby Skinstad sur le banc des remplaçants. Les Springboks bonifient les déchets des attaques argentines pour prendre un large avantage au score. Sur une interception Bryan Habana ajoute un nouvel essai pour rejoindre Jonah Lomu, meilleur réalisateur lors d'une coupe du monde avec huit essais inscrits. L'Afrique du Sud est le seul favori au rendez-vous contre une équipe anglaise qu'elle a largement battue au premier tour de la compétition.

Les Argentins confirment leur supériorité face aux Français en remportant la petite finale, après avoir aussi battu le XV de France lors du match d'ouverture de la coupe du monde (17 à 12). Ils dominent la rencontre en marquant cinq essais, contre un seul pour les Français. Ces derniers enregistrent leur 3e défaite et terminent cette coupe du monde sur une note décevante alors que les Argentins confirment leurs progrès et leur nouveau statut d'équipe majeure dans le monde du rugby à XV.

L'Angleterre défend son titre en retrouvant l'Afrique du Sud qui l'avait nettement battue 36-0 en poule de qualification (Poule A). Les Sud-africains sont favoris car pour atteindre ce stade de la compétition les Springboks ont marqué 263 points et 33 essais alors que Anglais n'ont marqué que 134 points et 12 essais. Le vainqueur de la finale rejoindra au palmarès l'Australie qui a remporté deux fois la coupe du monde. Une victoire sur l'Angleterre permettrait à l'Afrique du Sud de prendre la tête du classement mondial IRB.

Les Springboks mènent à la mi-temps par 9-3 grâce à trois pénalités réussies par Percy Montgomery contre une pour les Anglais par Jonny Wilkinson. En début de seconde mi-temps, les Anglais manquent de très peu un essai mais l'arbitre considère que l'ailier Mark Cueto a mis le pied en touche, toutefois ils marquent 3 points à l'occasion de cette action grâce au coup de pied de pénalité accordé pour faute préalable. Les Sud-africains remportent le match et la coupe du monde par 15-6 à l'issue d'un match sans essai et pendant lequel les défenses ont pris l'ascendant sur les attaques.

Les Springboks remportent la coupe du monde 2007 en étant invaincus à l'issue de la compétition, ils remportent un deuxième titre après celui acquis en 1995. Le pilier Os du Randt est le seul joueur sud-africain qui a remporté deux titres de champion du monde à douze ans d'intervalle.

L'Afrique du Sud, qui n'a pas été invitée aux deux premières coupes du monde (1987 et 1991) pour cause d'apartheid, présente un excellent bilan : deux titres (1995 et 2007), une défaite en demi finale contre l'Australie futur vainqueur (1999) et une présence en quart de finale (2003). Elle devient également numéro un au classement IRB. La victoire des Springboks est fêtée dans toute l'Afrique du Sud bien que des voix s'élèvent, notamment au gouvernement, contre le fait que la population noire soit sous-représentée dans l'équipe nationale,,. Les Springboks ont été invaincus pendant la compétition, ils possèdent le meilleur réalisateur de l'épreuve, Percy Montgomery, et le meilleur marqueur d'essais, Bryan Habana, qui a été désigné comme le meilleur joueur de rugby à XV de l'année par l'IRB.

L'Angleterre, tenante du titre, est passée très près de l'élimination dès le premier tour. Humiliée par l'Afrique du Sud, elle a bien redressé la barre contre les équipes de Samoa puis de Tonga avant d'éliminer successivement l'Australie et la France. Une fois de plus le champion du monde sortant n'a pas réussi à conserver son titre.

L'Argentine est la bonne surprise de ce tournoi. Elle possède un pack puissant, une défense assez hermétique et, comme l'a montré le match pour la troisième place contre la France, un jeu en fin de compte assez varié. Au vu de sa prestation elle mérite largement d'intégrer l'un des grands tournois du rugby à XV (Tournoi des six nations ou Tri-nations).

La France qu'on a présentée comme une des favorites de cette coupe du monde n'a pas tenu son rang supposé : son bilan est particulièrement contrasté. En sept matchs elle a été battue deux fois par l'Argentine, notamment lors du match pour la 3e place, et elle a été éliminée en demi-finale par l'Angleterre sans montrer aucun génie. Le XV de France a gagné l'Irlande et a battu les All Blacks lors d'un quart de finale très serré.

Les All Blacks sont éliminés en quart de finale sur un essai assez discutable, ils n'ont pas perdu d'autre match et présentent une des meilleures équipes avec celle d'Afrique du Sud. Ils ont gagné 37 des 42 matchs disputés depuis la dernière Coupe du monde, ils ont inscrit 309 points en poule en quatre rencontres.

L'Australie a perdu face à l'Angleterre, alors que les petites nations du Pacifique (Samoa, Tonga et surtout Fidji), ont confirmé leur montée en puissance.

En revanche, les trois nations celtiques (Écosse, Irlande, pays de Galles) et l'Italie ont été sortis prématurément et sans gloire. L'équipe d'Irlande de rugby à XV entame la Coupe du monde de rugby 2007 avec des ambitions. Elle occupe l'une des six premières places du classement mondial. Brian O'Driscoll, Ronan O'Gara, Girvan Dempsey, Peter Stringer et les avants Malcolm O'Kelly, Paul O'Connell, font partie de cette équipe qui a en quatre années réalisé trois triples couronnes. Cependant elle n'a pas gagné le tournoi. Le 9 septembre 2007, les Irlandais battent la Namibie 32-17, sans convaincre. Ils battent par la suite la Géorgie 14-10, avant de perdre leurs illusions contre la France et l'Argentine pour finir 3e de la poule D et éliminés. Le pays de Galles est éliminé dès la phase de qualification après avoir perdu contre l'Australie et les Fidji.

De nouvelles équipes ont produit du jeu intéressant; Géorgie, Portugal, États Unis, Japon, Canada, Namibie, sont des puissances rugbystiques en devenir et ont prouvé que la présence de vingt équipes dans la phase finale n'est pas usurpée. En revanche, la Roumanie ne parvient toujours pas à retrouver son niveau des années 1970.

Il y a eu 296 essais inscrits en 48 matchs, un total inférieur à celui de l'édition 2003 (336) qui représente cependant une moyenne d'un peu plus de 6 essais par match.

En six éditions, les nations de l'hémisphère Sud ont réussi à remporter cinq fois le trophée, seule l'Angleterre a pu contester leur suprématie en 2003.

Le taux de remplissage des stades a été supérieur à 95%. Le match France-Nouvelle-Zélande a été regardé par 16,7 millions de téléspectateurs (64,9 % de part d'audience), à titre comparatif le match France-Portugal, en demi-finale de la Coupe du monde de football 2006, avait été suivi par 22,2 millions de téléspectateurs (76,7% de part d'audience). Les audiences télévisuelles à l'étranger furent décevantes, pour exemple le match Afrique du Sud-Angleterre fut beaucoup plus suivi en France qu'en Angleterre. De même, le match d'ouverture a été essentiellement vu en France et en Angleterre, réalisant des scores faibles dans les autres pays (Russie : 1 744 000, Irlande : 333 000 , Nouvelle-Zélande : 297 000, Argentine : 266 000, Italie : 126 000, Australie : 99 000). . La finale a été vue par 33 millions de personnes à travers le monde (en comparaison, l'audience mondiale de la finale de la coupe du monde de football de 2006 a été de 161 millions de téléspectateurs.). 97 % des téléspectateurs qui ont regardé cette coupe du monde, proviennent de pays amateurs de rugby à XV (Royaume-Uni, Irlande, France, Nouvelle-Zélande, Australie et Afrique du Sud).

La coupe du monde de rugby à XV 2007 a été bénéfique pour la popularisation du rugby à XV en France, elle a entraîné une vague d'inscriptions sans précédent dans les écoles de rugby à XV.

L'organisation a été à la hauteur de l'évènement, il n'y a pas eu de reproches majeurs faits à son propos.

Le bilan en matière de tourisme est très positif car la coupe du monde de rugby pourrait générer un chiffre d’affaires hôtelier de 100 à 150 millions d’euros.

Reste la polémique sur la négociation par l'IRB des contrats d'organisation de la coupe du monde 2007. Certains dénoncent l'absence de transparence de la part de l'International Rugby Board ainsi qu'une organisation qui serait axée sur l'argent et les retombées publicitaires .

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Demi d'ouverture (rugby à XV)

Au rugby à XV, le demi d'ouverture ou ouvreur (numéro 10) (en anglais : Fly-Half) est le joueur chargé notamment de l’orientation du jeu de son équipe après une phase fermée en ouvrant sur les trois-quarts (d'où son nom) bien que son rôle ne se limite pas à ce choix. Il porte traditionnellement le numéro 10. Avec le demi de mêlée, il forme une association appelée « charnière », cruciale dans l'organisation d'une équipe. Par leurs choix, ils influencent de manière déterminante la façon de jouer de l'équipe. Le demi d'ouverture a une large gamme de possibilités tactiques qui s'offrent à lui suivant les situations.

Le jeu au pied est crucial à ce poste. En phase défensive, le jeu au pied du demi d'ouverture a souvent pour but de soulager son équipe en trouvant une touche le plus loin possible de l'en-but. En attaque, son jeu au pied peut permettre d'occuper le terrain en gardant le ballon dans l'aire de jeu pour presser ensuite l'équipe adverse. Il peut aussi taper une chandelle, le plus souvent vers l'arrière adverse afin de l'obliger à un duel aérien périlleux et ainsi semer le trouble dans une défense organisée. Le petit coup de pied à suivre, pour lui-même ou un coéquipier, à terre ou bien par dessus le demi d'ouverture et les centres adverses sont aussi des possibilités s'offrant à lui. Il peut aussi lorsqu'il est en position tenter des drops.

Outre le jeu au pied, le demi d'ouverture peut aussi avoir recours au jeu à la main. Dans ce cas, c'est lui qui annonce les combinaisons de jeu, choisit d'écarter le ballon jusqu'aux ailes ou de faire jouer ses centres en percussion au centre du terrain. Le jeu à la main est utilisé dans le dessein de marquer un essai en utilisant la vitesse et l'agilité des trois-quarts dans un premier temps, ou lors de phases de jeu plus prolongées pour commencer à déstabiliser la défense avant d'initier un nouveau mouvement offensif. Cette alternative est cependant rarement utilisée quand l'équipe est sous-pression dans ses 22 mètres, sauf cas exceptionnel (fin de match avec un enjeu ou supériorité numérique par exemple).

Parce qu'il a recours à une large panoplie de choix tactiques par le jeu au pied ou la main, le demi d'ouverture peut privilégier un style de jeu en particulier. Ainsi, certains demis d'ouverture comme l'anglais Jonny Wilkinson sont de véritables spécialistes du jeu au pied et de l'occupation du terrain par cette tactique. D'autres comme l'australien Stephen Larkham n'utilisent que très rarement le jeu au pied, préférant ouvrir à la main.

Parce qu'il a un rôle très stratégique sur le terrain, le demi d'ouverture est la cible principale des troisième lignes adverses qui cherchent à remonter le plus rapidement sur lui pour l'empêcher de développer le jeu de l'équipe. Le fait qu'il aspire le premier rideau défensif peut avoir aussi une grande importance tactique. En usant de feintes de passes et des trajectoires de courses de ses centres, il peut alors prendre à contre-pied la défense adverse si il décide de courir avec le ballon en main. Le rôle stratégique du demi d'ouverture fait qu'il n'y a peu de stéréotype physique à ce poste. Certains joueurs sont petits et légers, d'autres sont grands et lourds, d'autres sont plutôt lents et d'autres rapides. Leurs capacités physiques déterminent parfois leurs choix de jeu et il n'est pas rare que certains joueurs puissants n'hésitent pas à défier plus souvent la ligne de défense adverse.

Plusieurs demis d'ouverture ont été nommés au Temple international de la renommée du rugby : Fred Allen, Phil Bennett, Naas Botha, Mark Ella, Barry John, Jack Kyle, Michael Lynagh, Ian McGeechan, Cliff Morgan, Bennie Osler, Hugo Porta.

Daniel Carter,Juan Martin Hernandez, Jonny Wilkinson, Frédéric Michalak, Ronan O'Gara, Benjamin Boyet, Felipe Contepomi, Stephen Larkham, David Skrela, Dan Parks, Chris Paterson, James Hook, Stephen Jones, Stephen Brett, Carlos Spencer, Luke McAlister...

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Source : Wikipedia