Johnny Hallyday

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Posté par talos 01/03/2009 @ 15:40

Tags : johnny hallyday, variété française, musique, culture

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Johnny Hallyday

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Johnny Hallyday (de son vrai nom Jean-Philippe Léo Smet, né le 15 juin 1943 à Paris) est un chanteur, interprète et acteur français.

Après 50 ans de carrière, Johnny Hallyday reste un des plus célèbres chanteurs francophones. Les estimations de ses ventes avoisinent les 60 millions d’exemplaires en France uniquement. Il a obtenu 39 disques d’or, 18 de platine et 5 Victoires de la musique. 17 millions de spectateurs sont venus voir ses concerts lors de 100 tournées en France et en Europe. Il est l'une des personnalités les plus présentes dans le paysage médiatique français.

À ses débuts, lors de la période yéyé (les sixties), Johnny Hallyday impose un répertoire inspiré et adapté de ses idoles américaines. Il a enregistré quelque 1 000 chansons, dont 250 adaptations (soit le quart de sa discographie) ; il a par ailleurs lui-même composé un peu plus d’une centaine de ses chansons. Son œuvre est marquée par une voix puissante, une réelle présence sur scène et des mises en scène élaborées.

Comme la plupart des chanteurs et musiciens francophones, sa carrière internationale n’a jamais vraiment été un succès. Malgré quelques concerts à l’étranger dans les années 1960 et 1970, ainsi qu’un concert à Las Vegas en 1996, il est quasiment inconnu du grand public en dehors du monde Francophone (France,Belgique, Luxembourg, Suisse, Québec et Afrique francophone).

Le 2 décembre 2007, il annonce au 20 heures de TF1 que la tournée M’arrêter là, prévue en 2009, sera sa dernière tournée. Il invoque « J'ai trop le respect du public pour ne pas être trop âgé pour monter sur scène. Je ne voudrais pas devenir pathétique. » Cette tournée comportera notamment une étape à Madagascar et au Vietnam, ces deux concerts ayant des vocations humanitaires, puisqu'ils seront donnés au profit de l’Unicef (dont son épouse Læticia est marraine) et pour financer un orphelinat.

Jean-Philippe Léo Smet est né le 15 juin 1943 à la cité Malesherbes à Paris. Il est le fils de Huguette Clerc (1920-2007) et de Léon Smet (1908 - 1989). Son père reconnaît l'enfant, mais cette reconnaissance est jugée non-valable, il est toujours marié à une autre femme et il n'a divorcé que plus tard.

Quelques mois plus tard, ses parents se séparent et l'enfant est recueilli par sa tante paternelle, Hélène Mar.

Dès l'âge de 11 ans, Jean-Philippe occupe la scène pendant les changements de costume du duo "Les Hallidays" composé de sa cousine Desta (fille d'Hélène) et de son mari, l'artiste américain Lee Halliday. Pour Jean-Philippe, Lee Halliday, de son vrai nom Lee Ketcham, né en 1927, tient lieu de père de coeur. Johnny tourne alors des petits rôles publicitaires et on le voit à Copenhague interprétant La Ballade de David Crockett. De retour à Paris en 1957, il demeure dans le quartier de la Trinité. Il continue de prendre des cours de chant et aussi d'art dramatique. C'est à cette époque qu'il assiste à la projection du film Amour frénétique (Loving you) mettant en vedette Elvis Presley. Il a 14 ans.

Dès lors, il fréquente ce qui deviendra le lieu culte du rock français de l'époque : le Golf Drouot, où il fait des reprises et adaptations françaises du répertoire américain country et surtout d'Elvis Presley. Il passe en attraction, pendant près d'un an, au "Dancing du Moulin Rouge" en compagnie de Philippe Duval, son premier guitariste. C'est cependant sa participation à l'émission de radio Paris-Cocktail, don l'invitée vedette est Line Renaud à la fin de 1959, qui le fait remarquer. Il est engagé par Vogue. Son premier 45 tours, sous le nom de Johnny Hallyday (forgé à partir du pseudonyme de Lee Halliday, dont il modifie légèrement l'orthographe), sort le 14 mars 1960 avec une reprise d'une chanson de Dalida : T'aimer follement, suivi presque immédiatement de Souvenirs, souvenirs qui propulse le jeune chanteur en haut de l'affiche.

Hallyday occupe ensuite les scènes parisiennes et fait de grandes tournées en province, défrayant la chronique au passage. En particulier, ses premières tournées sont marquées par de nombreuses mini-émeutes et de multiples dégradations par ses admirateurs. On parle ainsi d'hystérie collective pour dépeindre l'ambiance de ses concerts.

Johnny Hallyday est sacré « idole des jeunes » (du nom d'un de ses plus grands tubes), et devient le roi du rock (français) des années yéyé, soutenu en cela par le développement rapide de la presse pour jeunes, notamment Salut les copains. Le premier anniversaire de ce périodique est ainsi marqué par un concert place de la Nation à Paris où 150 000 jeunes débordent les forces de l'ordre pour apercevoir leur idole.

Il rencontre la chanteuse Sylvie Vartan et l'épouse en 1965. David Hallyday, leur fils, naît le 14 août 1966. Entre temps, il a effectué son service militaire à Offenbourg en Allemagne: Johnny servit comme sergent au 43e régiment d'infanterie de marine (alors 43ème RBIM) et l'armée profita du passage dans ses rangs de cette très célèbre recrue pour faire un petit film de propagandeà l'attention d'une jeunesse alors bien turbulente (mai 68 approche...).

Il lance en France les modes du twist et du madison.

En 1966, il rencontre Noel Redding et Jimi Hendrix, qu'il contribue à faire connaître en les engageant dans sa tournée. Plus tard, il lance de la même manière le groupe Ange dans sa tournée Johnny Circus en 1972.

Une fois la vague yéyé passée, il s'adapte aux tendances, comme la mode hippie), la musique soul, le blues, la pop, et 1968 marque un retour - encore timide - au rock and roll, délaissé depuis 1964, - avec la chanson Cours plus vite, Charlie.

Il répond aux provocations du chanteur Antoine qui veut le mettre en cage à Medrano (extrait de sa chanson Les Élucubrations) en adaptant la chanson de Ferre Grignard, qu'il a entendue à l'Olympia : My Crucified Jesus. Il s'agira d'un plagiat sur la demande de Johnnny - plagiat réalisé grâce à l'adaptation du texte par G.Thibaud, crédité sur la pochette du disque. La mélodie et le chant sont plagiés, mais la chanson devient rapidement un tube : « Si les mots suffisaient pour tout réaliser, je sais que dans une cage je serais enfermé, mais c'est une autre histoire que de m'y faire entrer, car il ne suffit pas d'avoir les cheveux longs… » (extrait du texte de Cheveux longs idées courtes).

Johnny fait une tentative de suicide en septembre  1966, le jour où il doit se produire à la fête de l'Humanité, puis aborde sa période psychédélique, avant de revenir à une musique plus bluesy, sur des compositions originales, souvent signées par son guitariste Mick Jones (futur créateur du groupe Foreigner) et son batteur Tommy Brown ("À tout casser", "Fumée", "Voyage au pays des vivants", "Je suis né dans la rue").

Les années soixante s'achèvent et Johnny Hallyday fête au Palais des Sports de Paris ses dix ans de carrière dans un show - avec danseurs, fakir et cracheurs de feu - .

En 1970, il enregistre l'album Vie qui marque le début de la collaboration du journaliste Philippe Labro à l'écriture des chansons - l'écrivain Jacques Lanzmann, parolier de Jacques Dutronc - participe également à l'album. Vie est un album plus contestataire, qui parle d'écologie, ce qui est inhabituel chez Johnny Hallyday. Quant à la chanson Jésus-Christ qui clôt l'album, elle vaudra à Johnny Hallyday et Labro les foudres de l'Eglise et la censure des télés et radios, pour avoir chanté que Jésus-Christ est un hippie.

En 1971, il retrouve le palais des sports, accompagné chaque soir pour le medley rock’n’roll final par Michel Polnareff, alors que Nanette Workman assure les chœurs.

Sortie de l'album Flagrant délit. Oh ! ma jolie Sarah et Fils de personne en sont les titres principalement connus.

En 1973 : le 15 juin, il fête son 30e anniversaire. Il enregistre son premier duo avec Sylvie Vartan, sa femme, "J'ai un problème" et "Te tuer d'amour". Il part en tournée avec cette dernière entre juillet et septembre en France, en Espagne, en Italie et en Grèce. Cet année-là, sorti de l'album "Insolitudes" où on retrouve : Comme un corbeau blanc, Le feu et bien entendu La musique que j'aime.

Le 28 juin 1974, en Suisse, au pénitencier de Bochuz, il réalise un autre rêve : chanter pour des prisonniers. La législation française lui en ayant toujours refusé la permission. Il déclare à la fin du spectacle "s’il n’y avait pas eu le rock’n’roll, je serais sûrement parmi vous". Moment intense lors du départ du chanteur, tous les prisonniers l'accompagnent en chœur en frappant sur leurs barreaux.

En 1975, enregistrement à Memphis (pas très loin de Graceland, la demeure du King) de la plupart des titres de l’album "Rock à Memphis" avec la joie d’avoir Jerry Lee Lewis lui-même sur la rythmique de "Qu’est ce que tu fais à l’école". À Nashville, Johnny Hallyday enregistre ce qui sera son succès de l’été : "Hey Lovely Lady". L'album sortira le 21 mai de cette année-là. on retrouve entre autres : "Ma chérie c'est moi", "37ème étage", "La fille de l’été dernier", "Dégage" ou encore "Tutti frutti". Le 17 septembre, sortie de l’album : "La terre promise".

En 1976, le 30 juin, sortie de l’album "Derrière l’amour". Titre : "Joue pas de rock’n’roll pour moi", "Requiem pour un fou "(Numéro 1, 3 jours après sa sortie en single (45 tour)), "Gabrielle" ou encore "Derrière l'amour". Quand Gabrielle sort en 45 tour, elle accroche toutes les radios et devient un titre majeur dans sa carrière. Il ne fera pratiquement plus de shows sans interpréter ce titre. Fin novembre, sortie de l’album "Hamlet". C’est l’album événement pour Johnny Hallyday, qui attendait cette rencontre avec Shakespeare depuis plus de 6 ans. Malgré le soutien de RTL, le disque fait un bide. Johnny abandonne l’idée d’en faire un opéra rock. Du 28 septembre au 30 octobre, il revient après 5 ans d’absence sur une grande scène parisienne. Le spectacle "Hallyday story" est une réussite.

En 1977, sortie du 45 tour "Le cœur en deux". Sortie également de l'album "C'est la vie" avec "J'ai oublié de vivre…", énorme succès.

En 1978, au mois de juin, sortie de l’album "Solitude à deux". L'album sera placé aussitôt en tête de tous les hit-parades avec un titre leader : "Elle m'oublie". Grâce à ce dernier, il reçoit le grand prix de la SACEM pour le tube de l’été 1978. On retrouve également "Salut Charlie", "Cet homme que voilà" et "La première pierre".

En 1979, sorti en janvier de l'album "Hollywood" : "Le bon temps du rock'n'roll" est le titre le plus connu de cette album. Du 31 janvier au 24 mars, une tournée a lieu en France dans une douzaine de villes et se termine par Bruxelles.

Le 29 septembre, devant la télévision, il présente un concert fantastique d’une heure sur le porte-avions Foch pour le plaisir des marins et des spectateurs. Il est accompagné des 120 premiers prix du conservatoire qui composent la fameuse musique de la Flotte.

Du 18 octobre au 25 novembre, il se produit au Pavillon de Paris où il fête ses 20 ans de carrière. Pour la première fois, il interprète sur scène une nouvelle chanson, la très célèbre "Ma Gueule" composé par Gilles Thibault et Phillippe Bretonnière. Pour la dernière de ce spectacle, viennent le rejoindre sur scène Peter Frampton, Gilbert Montagné, Eddy Mitchell, Carlos, Mort Shuman, et Sylvie Vartan, sa femme. À la batterie sur "Rien que huit jours", une surprise attend Johnny Hallyday, c'est son fils David, qui a 13 ans.

L'année 1980 démarre par une grande tournée en France, du 15 janvier au 27 mars, avec le spectacle du Pavillon de Paris.

En juin, sortie de l'album : "À partir de maintenant" dont le titre phare annonce le divorce avec Sylvie. À noter sur cet album une reprise de "La poupée qui fait non" de Michel Polnareff et la création de "Je ne suis pas un héros" de Daniel Balavoine. Cette première version passera complètement inaperçue. Le 20 juillet, c'est la dernière rencontre sur scène du couple Johnny Hallyday et Sylvie Vartan à Orange.

Le 15 octobre, il reçoit de la part de Philips 4 disques de platine pour le "Palais des sports 1976", "Derrière l’amour", "C’est la vie" et le "Pavillon de Paris 79".

Fin janvier 1981, sortie d'un nouvel album "En pièces détachées". On retrouve sur cette album la chanson "Deux étrangers". Une nouvelle tournée en France a lieu du 2 février au 23 mars avec son nouveau groupe : le Night Rider Band. La tournée se termine par l’hippodrome de Pantin. L'album du 'live 81' sort dès avril 1981. En septembre 1981, sortie de "C’est pas facile".

En février 1982, sortie de l'album "Quelque part un aigle". titres les plus connus : "Mon Amérique à moi" et "Montpellier". Johnny Hallyday effectue en juillet une séance d'enregistrement au studio des dames pour l'album "La peur" qui sortira en septembre. On retrouve comme titre "Le survivant", "La peur", "Cartes postales d’Alabama" et "Je suis victime de l'amour".

En août : à Miami, musculation et préparatifs pour le spectacle du palais des sports. Du 14 septembre au 11 novembre, il est au palais des sports pour "Le survivant" un spectacle inspiré de Mad Max. Il dédiera la chanson "Il nous faudra parler d'amour un jour" extrait du dernier album à la comédienne Nathalie Baye, sa nouvelle compagne.

En novembre 1982, sortie de la première vidéo d'un spectacle de Johnny Hallyday.

En 1983 : Sortie du double album "Palais des sports 1982" en janvier. Février : tournée en province du spectacle du palais des sports 82 "Le survivant". Septembre : sortie de l'album "Entre violence et violon".

En 1983 toujours, décembre : sortie d'un mini album, "Johnny en VO", qui contient une version anglaise de "Vertige de l'amour" d'Alain Bashung. Le 10 mars 1984 à la télévision dans "Les enfants du rock à Nashville" (présenté par Antoine de Caunes), il interprète plusieurs chansons en duo : "Blue suede shoes" avec Carl Perkins, "That’s allright Mama" avec Les stray cats, "Polk Salad Annie" avec Tony Joe White, "If i were a carpenter" (Si j'étais un charpentier) avec Emmylou Harris.

Du 25 octobre 1984 au 23 février 1985, il s'installe au Zénith à Paris pour un marathon de 4 mois. Son entrée en scène est grandiose : il arrive dans une main refermée en poing et qui s'ouvre au dessus du public. Dans ce spectacle, il interprète une très belle version de "Ne me quitte pas" qu'il dédie à Jacques Brel. Il aurait dû chanter cette chanson quelques années auparavant en 1979, mais il l'a reportée à cause du décès du chanteur. Le 12 novembre, sort l'album live du Zénith. Dans une première version, il s'agit d'un faux live (répétitions avec applaudissements rajoutés). Puis quelque temps plus tard sortira le vrai 'live'. C'est au cours de ce Zénith 84 que Michel Berger et Johnny Hallyday décideront de travailler ensemble et que Michel écrira "Le chanteur abandonné". Il invitera spécialement Sheila à venir chanter avec lui lors de ce Zénith "Mon pt'tit loup". Ce fut un triomphe dans la salle, si bien que lors du Zénith de Sheila, durant un mois, elle reprendra cette chanson. il existe un enregistrement studio de cette chanson par les deux chanteurs. C'est depuis ce temps que Sheila est surnommée la "Johnny en jupons".

Le 8 janvier 1985, il s'écroule sur scène, victime d'une syncope. Il entre à l'hôpital dont il sort quatre jours plus tard, le 12 janvier. Contre l'avis des médecins, il remonte sur scène pour terminer la tournée. Le 1er avril 1985, il se produit au printemps de Bourges en compagnie du chanteur Eddy Mitchell. Ils chantent ensemble plusieurs duos. Au mois d'avril, Johnny Hallyday travaille avec Michel Berger sur un nouvel album qui sortira le 26 mai. On retrouve sur cet album, dont les paroles et la musique ont été composées intégralement par Michel Berger : "Le chanteur abandonné", "Quelque chose de Tennessee", "Rock'n'roll attitude", "Aimer vivre" et "Pendue à mon cou".

Bien qu'il ait peu de succès sur la scène internationale, on note toutefois que plusieurs de ses titres ont été enregistrés dans d'autres langues et ont été édités dans plusieurs pays : Russie, Japon, Italie, Allemagne, etc.

Il s'est par ailleurs produit en concert notamment en Afrique (1968), au Canada (1969, 1975 et 2000), en Amérique du Sud (1974), en Belgique, à Monaco, en Suisse à chaque tournée, au Liban (2003), etc. Soulignons le concert unique donné à Las Vegas sur la scène de l'Aladin, en novembre 1996, devant 4 300 admirateurs français venus spécialement pour l'événement, avec à la clef un relatif échec puisque les ventes de l'album Destination Vegas sont un des plus mauvais scores du chanteur (150 000 exemplaires).

Au-delà de sa vie d'artiste, il s'est investi, d'une part dans le sport automobile, souvent associé à Henri Chemin (Rallye Monte-Carlo en 1967) sur Ford Mustang et à René Metge (Paris-Dakar en 2001) et un certain nombre de rallye-raids au Maroc, en Tunisie, etc., ainsi qu'au Star Racing Team sur Simca 1000 rallye avec Eddie Vartan, son ex beau-frère. En 1969, il a un grave accident de voiture à Roppe (territoire de Belfort) en compagnie de Sylvie ce qui l'empêche d'aller chanter au Palais des Sports de Besançon. D'autre part, durant sa période biker, il fut le président d'un club parisien de Harley Davidson et fit une randonnée moto en Amérique du Nord dans la vallée de la mort en 1974.

Johnny et Sylvie divorcent le 4 novembre 1980. Avec Sylvie, il a eu en 1966 un garçon, devenu également chanteur, David Hallyday. Dès le 1er décembre 1981, à Los Angeles, il se remarie avec un mannequin nommée Elisabeth Etienne dite Babeth. Le mariage ne dure que deux mois et deux jours.

En 1982, il devient le compagnon de l'actrice française Nathalie Baye, avec laquelle il aura une fille, Laura Smet née le 15 novembre 1983, elle-même comédienne. Le couple se sépare en 1986.

Il se marie avec Adeline Blondieau, la fille de son copain chanteur Long Chris, en 1990 pour divorcer en 1992. Il l'épouse une seconde fois à Las Vegas et le couple divorce à nouveau deux ans plus tard.

En 1996, il se marie avec Laeticia Boudou, mannequin, née le 18 mars 1975. Ils adoptent en 2005 une enfant d'origine vietnamienne, qu'ils prénomment Jade, née le 3 août 2004, et en décembre 2008, Joy, vietnamienne également, agée de 5 mois.

Au tout début de sa carrière, il se fait passer pour un chanteur américain ou d'origine américaine.

Le père belge de Johnny Hallyday était séparé de son épouse, mais encore marié quand il eut une relation avec la française Huguette dont il est né. Il prendra la nationalité de sa mère française . Il a déposé en novembre 2005 une demande pour acquérir la nationalité belge ce qui a généré une polémique, d'aucuns le soupçonnant de vouloir échapper au fisc français. En octobre 2006 cependant, l'office des Étrangers remet à la commission des naturalisations un avis négatif en raison de son manque d'attaches avec la Belgique et du fait qu'il ne peut justifier de résidence dans le pays depuis au moins trois ans. La commission n'est pas liée par cet avis et peut proposer la naturalisation à la Chambre des Représentants, qui tranchera 31 décembre 2006).

La réforme de la nationalité belge en cours ne lui ferait pas forcément perdre sa nationalité française. Pour cela, il devrait demander la libération de l'allégeance française, qui devrait lui être octroyée sans encombres, dès lors que la nationalité belge est acquise.

En décembre 2006, L'Express annonce que le chanteur envisage de s'installer à Gstaad, station de ski huppée du canton de Berne, en Suisse, pour expatriation fiscale et parce que sa belle-famille possède notamment un restaurant connu, le Chlosterli. Son fils David est déjà résident à Genève. Sa demande de résidence en Suisse (pour un forfait aux alentours de 300 000 CHF) provoque une réaction politique intense. Nicolas Sarkozy, soutenu par le chanteur, demande que la fiscalité soit revue et Ségolène Royal précise que si la gauche gagne en 2007 « les baisses d'impôts pour les plus riches seront annulées ». L'élection du premier fera revenir la star dans son pays d'origine.

En 1968 dans le film À tout casser, dont il chante le titre phare, on entend aussi la guitare de Jimmy Page (le futur guitariste de Led Zeppelin). Lors de son passage au Palais des sports de Paris en 1969, il est entouré du guitariste Mick Jones et du batteur Tommy Brown, alors que Jean-Claude Vannier dirige un orchestre de 17 musiciens. En 1971, il se produit au Palais des Sports de Paris du 21 septembre au 14 octobre, devant plus de 165 000 spectateurs. À ses côtés sur la scène Michel Polnareff l'accompagne au piano. En 1979, c'est le chanteur Gilbert Montagné qui, également au piano, joue avec lui sur la scène du Pavillon de Paris, alors que son fils David, 14 ans à l'époque, le rejoint sur scène à la batterie le temps d'une chanson. Le guitariste Norbert "Nono" Krief jouera avec lui pendant une dizaine d'année comme soliste dans les années 1990 après la séparation de Trust. Parallèlement, il profite aussi des ambiances et des arrangeurs des studios américains de Nashville (1963) et de Memphis (1975).

Johnny Hallyday fera de nombreux duos : pas seulement avec son épouse Sylvie Vartan, mais aussi avec la chanteuse anglaise Carmel (1986), Lionel Richie, Sheila, Lara Fabian, Florent Pagny, Jean-Jacques Goldman et Pascal Obispo (1998), Michel Sardou, Paul Personne, Jean-Louis Aubert, Sonia Lacen, Patrick Bruel et l'humoriste Laurent Gerra, France Gall (2000), Marc Lavoine, Renaud, Florent Pagny, De Palmas et Jenifer (2003), Isabelle Boulay (2004), ainsi qu'avec les artistes ayant participé comme lui, en 1989, à la tournée des enfoirés, comme Véronique Sanson ou son copain de toujours Eddy Mitchell. À noter aussi des duos pour des émissions de télévision avec des artistes comme Sammy Davis Jr ou Liza Minnelli. En 1996, à Las Vegas, c'est Paul Anka qui le rejoint sur scène pour une interprétation surprise de My Way.

Enfin, il sait attirer des compositeurs et paroliers de renom : Michel Mallory (La Musique que j'aime), Philippe Labro (Jésus-Christ est un hippie, Mon Amérique à moi), Long Chris (Je suis né dans la rue), Mort Shuman (Dans un an et un jour), Patrick Bruel (Et puis je sais), Michel Berger (Rock'N Roll attitudes), Jean-Jacques Goldman (album Gang), Pascal Obispo (en 1997 avec l'album Ce que je sais), Zazie (Allumer le feu, La Paix), Catherine Lara (Tous ensemble). En 1991, il choisit pour son album Ça ne change pas un homme de faire appel à des signatures aussi différentes que celles de Art Mengo, les Américains Jon Bon Jovi et Tony Joe White, ainsi qu'à Étienne Roda-Gil, entre autres. En 2000, il renouvelle une expérience similaire pour son album Sang pour sang, entièrement composé par son fils David, avec des paroliers aussi surprenants que Françoise Sagan, Vincent Ravalec ou le chanteur Miossec. Son album de 2002 À la vie à la mort ajoute à cette longue liste les noms de De Palmas, l'écrivain Marie Nimier, Marc Lavoine et Maxime Le Forestier. Il enregistre aussi une nouvelle version du conte Emilie Jolie avec Philippe Chatel en 1997.

Johnny Hallyday a multiplié les concerts en France et battu des records d'affluence avec par exemple plus d'un million de spectateurs lors des tournées 2000, 2003 et 2006.

De l'Alhambra en 1960 où il fait la première partie du spectacle de l'humoriste Raymond Devos, au Parc des Princes (1993 et 2003), il fera toutes les salles parisiennes : l'Olympia (1961-62, 1964 à 1967, 1973, 2000, 2006), le Palais des sports (1961, 1967, 1969, 1971, 1976 et 1982, 2006), le Pavillon de Paris (pantin) (1979), le Zénith (quatre mois d'affilée en 1984-85, 2006), Bercy (1987, 1990, 1992, 1995, 2003, 2006 & 2007), en passant par la petite salle La Cigale (1994, 2006) ainsi que le Stade de France (1998).

L'un de ses spectacles majeurs reste le concert gratuit réalisé au pied de la Tour Eiffel le 10 juin 2000, devant plus de 800 000 personnes et 10 000 000 de téléspectateurs, si l'on excepte celui du Stade de France où l'une des trois soirées, chacune devant 80 000 spectateurs payants, avait dû être annulée et reportée, juste avant l'entrée en scène du chanteur, pour cause de pluie torrentielle (4 septembre 1998). Ses prestations sur le France (1962) et le porte-avions Foch (1979) restent aussi de grands moments.

On peut également citer le concert exceptionnel qu'il a donné le 21 mars 1969 au Golf Drouot pour les membres de son fan club, celui du 15 juin 1973 fait à l'Olympia pour aider Bruno Coquatrix, son directeur, à renflouer sa trésorerie, ainsi que les concerts gratuits donnés au Zénith de Paris les 29 et 30 août 1998 en l'honneur des membres de son fan club (en guise de répétition du méga-concert du Stade de France quelques jours plus tard).

C'est le 30 décembre 1959 que l'on peut l'entendre pour la 1re fois à la radio dans l'émission Paris cocktail. La télévision le fait connaître au grand public lors de l'émission L'École des vedettes d'Aimée Mortimer où le jeune Hallyday est parrainé par Line Renaud, le 18 avril 1960.

Il fait ensuite les grandes heures des émissions pour jeunes comme Âge tendre et tête de bois d'Albert Raisner dans les années 1960, puis de nombreuses émissions de Maritie et Gilbert Carpentier dans les années 1970 (N°1 Johnny Hallyday, Top à Johnny). On le voit aux Enfants du rock en 1984.

De nombreux reportages lui sont consacrés, notamment à l'occasion de ses concerts (par exemple, sur le porte-avions Foch, présenté par Yves Mourousi). Il fait plusieurs spectacles télévisés et apparaît en vedette dans les émissions comme Frequenstar ou 100% Johnny chez Laurent Boyer, et Champs-Élysées ou Vivement dimanche chez Michel Drucker. Il est l'invité spécial d'émissions dédiées à ses amis. Il parraine quelques émissions : la Star Academy dès le début de ce programme, 500 choristes (janvier 2006) ou La Fête de la chanson française sur France 2 de Daniela Lumbroso, en 2005.

Dans le domaine de la fiction télévisée, il devient acteur principal dans la série David Lansky (1989) et apparaît dans un épisode du Commissaire Moulin (2005). Il chante le générique de la série Les Chevaliers du ciel (1967 et 1988). Enfin, il a, depuis le début de l'émission ou presque, sa marionnette dans Les Guignols de l'info.

L'été 2006, Johnny Hallyday fait l'objet d'une série radiophonique diffusée sur les radios francophones publiques (France Inter, Radio Suisse Romande, Radio Canada et RTBF). Réalisées par Pierre Philippe Cadert et Patrick De Rham, ces huit heures d'émissions intitulées Appelez-moi Johnny proposent une vision historique et analytique du phénomène Hallyday.

La télévision diffuse en direct, plusieurs de ses concerts événements : le 10 juin 2000 à la tour Eiffel (10 000 000 de téléspectateurs), le 15 juin 2003, au parc des Princes, le jour de ses 60 ans et le concert du Flashback Tour à Bercy le 30 septembre 2006.

Principalement en début de carrière, quelques rixes et l'amour de la vitesse lui vaudront des démêlés avec la justice.

En 1975, le fisc exige le remboursement de cent millions de francs d'arriérés, ce qu'il ne finira toutefois de rembourser que dans les années 1990.

En 1998, il avoue, après coup, avoir été consommateur de cocaïne, mais n'est pas poursuivi. La même année, il poursuit en diffamation Le Parisien. Ce dernier a publié un article expliquant qu'il avait chanté en play back au stade de France où il venait de triompher. Il obtiendra des dommages et intérêts.

Plus récemment, il a été mis en cause dans une affaire de viol à l'encontre d'une hôtesse, présente avec lui sur son yacht en avril 2001. Cette affaire s'est close par un non-lieu, cinq ans plus tard (avril 2006), après un non-lieu rendu à Nice en première instance (janvier 2006) et confirmé en appel. Le tribunal correctionnel de Nice a condamné l'hôtesse à six mois de prison avec sursis pour faux et usage de faux ainsi que pour tentative d'extorsion de fonds ; les deux médecins ayant fourni les faux certificats médicaux ont été condamnés chacun à 4 000 euros d'amende et 4 mois de prison avec sursis. Marie-Christine Vo, l'hôtesse, a l'intention de faire appel du jugement.

En 2003, il s'estime à nouveau visé par un article du Parisien. Il est actionnaire minoritaire de la boîte de nuit Amnésia, ouverte par son beau-père, M. Boudou, au pied de la tour Montparnasse à Paris et dont l'article en cause souligne qu'elle témoigne d'un montage mafieux, avec un financement opaque et des actionnaires non identifiés. Il est débouté en mars 2004 de sa demande de dédommagement pour diffamation, mais son beau-père et son épouse Laeticia obtiennent réparation.

Enfin, il est entré depuis 2004 en conflit avec sa maison de disque Universal Music à qui il reproche de l'exploiter. Il demande la restitution des bandes originales de ses chansons (masters) afin de les utiliser lui-même en toute propriété. Après lui avoir donné raison (Prud'homme en août 2004), la justice a infirmé la décision (arrêt de la Cour d'appel du 12 avril 2005). La cour de Cassation a décidé en faveur d'Universal le 20 décembre 2006. Il a ensuite signé avec la maison de disques Warner.

Lors de la campagne élection présidentielle française de 1988, qui voit s'affronter au deuxième tour Jacques Chirac et François Mitterrand, Johnny Hallyday accepte avec d'autres célébrités, de participer à une campagne de publicité dans la presse en faveur du candidat du RPR. Sur l'air de sa chanson Tennessee, il chante même « On a tous quelque chose en nous de Jacques Chirac ». Devenu président de la République en 1995, Jacques Chirac lui remet la croix de Chevalier de la légion d'honneur en 1997.

En 2005, lors de la campagne du référendum sur la Constitution européenne, à la demande de Jacques Chirac, Hallyday prend publiquement position en faveur du « oui ». Son intervention, le 3 mai 2005, au micro de France Info suscite la moquerie dans le camp du « non ». Ses détracteurs voient dans ses réponses un manque de connaissance en géographie et en politique: « Si le "non" l'emporte, il y aura plein de gens qui quitteront la France. On ne peut pas, nous Français, rester en dehors de l'Europe. Ce serait faire marche arrière, ce ne serait pas bien. Je me sens européen, je suis bien partout en Europe : en Italie, en France, en Espagne, au Maroc. » Le Maroc ne faisant pas partie de l'Union européenne.

A la fin de l'année 2006, son évasion fiscale en Suisse fait scandale. « Il est clair que cette polémique a été lancée par la gauche » rétorque le chanteur, qui en profite pour relater le soutien qui lui est apporté par Nicolas Sarkozy : « Il m'a dit : "Écoute Coco, t'avais envie de le faire, tu l'as fait, t'as bien fait" ». Les intentions du chanteur semblent néanmoins réellement pécuniaires plus que sentimentales, son épouse ayant déclaré suite à l’élection présidentielle qu'il allait rentrer en France du fait des mesures fiscales que pourrait prendre le nouveau président Nicolas Sarkozy.

Six victoires de la musique, dont celle du meilleur spectacle trois années de suite, meilleur interprète masculin (1987) et meilleur album (Sang pour sang en 2000). Également en 2000, il reçoit un M6 Award d'Honneur, ainsi que celui du meilleur artiste masculin, tandis que son fils David reçoit la même distinction aux NRJ Music Awards. Prix Jean-Gabin pour son film L'Homme du train (2003). À signaler que l'année suivante, c'est sa fille Laura qui recevra le prix Romy Schneider, équivalent féminin du prix Jean Gabin. Il a été fait chevalier de la Légion d'honneur par le président Jacques Chirac en 1997.

L'humoriste Sim enregistra une parodie comique du tube Ma Gueule.

Florent Pagny fit une reprise live de la chanson Toute la musique que j'aime.

Patricia Kaas a elle aussi repris cette chanson en concert et donnera ce titre au cd et au dvd de la tournée.

En 2007, Jean-Pierre Danel fait une reprise instrumentale de ce même titre sur son album à succès Guitar Connection 2.

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Johnny Hallyday (acteur)

Johnny Hallyday est un cascadeur, acteur et technicien américain (Young Lions 2002).

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Liste des chansons de Johnny Hallyday adaptées d'une chanson étrangère

Sur le millier de chansons que Johnny Hallyday a interprétées durant sa longue carrière, depuis ses tout débuts à la fin des années 50 et jusqu’à la fin 2006, un bon tiers de celles-ci sont ni plus ni moins que des adaptations de chansons étrangères. Anglaises pour une très grande majorité. Cette page internet se veux être le résumé, le plus exhaustif possible, de toutes ses versions originales (V.O.) avec le titre et le premier interprète de la chanson (son créateur), sans omettre bien sûr les créditeurs de chacun de ses 350 standards internationaux.

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Hamlet (Johnny Hallyday)

Hamlet est un album studio de Johnny Hallyday sorti en 1976. L'album, très marqué par le rock progressif, fut un échec commercial, mais le temps aidant, il est devenu l'une des raretés incontournable de sa discographie.

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Johnny Hallyday Au Zenith

Johnny au Zenith est un album live de Johnny Hallyday sorti en 1985.

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Elvis Presley

Elvis en 1970

Elvis Aaron Presley, surnommé « The King » (8 janvier 1935 à Tupelo, Mississippi - 16 août 1977 à Memphis, Tennessee), était un chanteur et un acteur américain. Son influence sur la culture musicale est mondiale.

De son vivant, Elvis a vendu environ 700 millions de disques, a joué dans 31 films, donné 1 054 concerts aux États-Unis et trois au Canada (Vancouver, Toronto, Ottawa en 1957), et a donné 525 spectacles à Las Vegas. Il a été le premier artiste à donner un concert retransmis par satellite. Le concert eut lieu le 14 janvier 1973 à Hawaï et fut regardé simultanément par un milliard de téléspectateurs dans 43 pays. Il est apparu dans sept émissions de télévision. À sa mort, sa fortune personnelle représentait 100 millions de dollars américains.

Il est sans doute l'artiste solo qui a vendu le plus de disques dans le monde de son vivant mais également après sa mort, car, rien que de sa disparition en 1977 jusqu'à 1980, il s'est vendu 400 millions de disques d'Elvis. Pendant ces quatre années consécutives, il a été l'artiste décédé qui a rapporté le plus d'argent.

D'après le magazine américain Forbes, en 2007, Elvis arrive en tête des personnalités décédées les plus riches du monde avec 49 millions de dollars, soit 34 millions d'euros, devant John Lennon et Charles Schultz, dessinateur américain. Il avait déjà atteint cette place en 2005.

Né le 8 janvier 1935, dans une famille pauvre de Tupelo dans le Mississippi, Elvis Aaron Presley est le fils unique de Gladys Love Smith et de Vernon Elvis Presley. Il a un frère jumeau mort-né, Jesse Garon Presley. Il grandit à Tupelo jusqu'à l'âge de treize ans. Sa mère travaille en tant qu'ouvrière dans une fabrique de vêtements et son père dans une épicerie mais en grande difficulté financière, déménagent à Memphis, grande ville dans le Tennessee. Vivant dans un deux-pièces social, Gladys fait des ménages et travaille la nuit dans un hôpital, Vernon travaille ici et là. Très vite, Elvis travaille également : il tond des pelouses, lave des voitures et vend des cornets de glace en-dehors de l'école. Après l'école secondaire, il trouve très vite un travail dans une société d'outillage, mais rêvant de conduire un camion, il trouve finalement un emploi à la Crown Electric Company comme chauffeur-livreur, un travail qui ne lui convient pas.

Amateur de musique noire, ainsi que de gospel et de blues, Elvis décide de s'essayer à cette musique et, pendant l'été 1953, pousse la porte d'un petit studio d'enregistrement spécialisé dans la musique noire, le Studio Sun Records à Memphis. Reçu par la secrétaire Marion Keisker, il enregistre à ses frais deux enregistrements, My Happiness et That's When Your Heartaches Begin et repart avec le disque sous le bras pour l'offrir à sa mère, sa seule motivation pour cet enregistrement. Keisker, qui sait que son patron Sam Phillips est à la recherche de jeunes chanteurs, note le numéro de téléphone du jeune Elvis. Bien qu'elle lui trouve un style bizarre, elle lui reconnaît une certaine belle voix. Elle note sur sa fiche « EP : voix à écouter, bon chanteur de ballade ».

En 1954, Phillips, a demandé à un groupe, musical d'être présent à une nouvelle audition afin de soutenir Elvis musicalement : Scotty Moore à la guitare, et Bill Black à la contrebasse. Si Moore est plus ou moins, impressionné, Black l’est encore moins. Le 5 juillet, ils sont en studio. Alors que rien de convenable ne sort, et que Phillips, très déçu, s'apprête à fermer le studio, Elvis commence à entamer les premières notes d'une ancienne chanson, That's All Right Mama d'Arthur Crudup. Le célèbre trio Presley-Moore-Black porte le nom « The Blue Moon Boys. En octobre 1954, le batteur D.J Fontana se joint à Scotty Moore et Bill Black».

Phillips l'envoie en tournée dans le sud des États-Unis. Les débuts sur scène du futur « King » du rock and roll sont assez maladroits, mais certainement pas timides. Les coups brusques de bassin du jeune homme, une innovation provocante pour l'époque, lui valent le surnom de « Pelvis » et amplifient sa notoriété.

Si les jeunes reconnaissent immédiatement en Elvis Presley un des leurs, il n'en va pas de même pour leurs parents qui, scandalisés devant les déhanchements de plus en plus suggestifs d'Elvis, cherchent à le faire interdire. En conséquence, certains de ses concerts seront purement et simplement annulés et ses disques brûlés en public. Elvis ne laisse personne indifférent : s'il agace l'Américain puritain, il devient une idole pour des millions de jeunes adolescents. En Floride, alors que la jeune vedette s'apprête à monter sur scène devant 22 000 admirateurs en délire, on le prévient que la police est présente dans la salle pour filmer ses fameux déhanchements. Elvis décide alors de ne bouger que son petit doigt pendant toute la durée du concert, et l'hystérie est à son comble. Le dernier de ses cinq 45 tours, I Forgot to Remember to Forget, accompagné de Mystery Train, atteint la première place au classement des ventes de « singles ».

À cette époque, Elvis ne cesse de se produire dans le sud et le sud-ouest. Il est notamment présent à 50 reprises à l'émission régionale Louisiana Hayride. Le fondateur et producteur d’Hayride, Horace Logan, a en effet la bonne idée de faire signer Elvis pour une apparition hebdomadaire, alors que celui-ci est encore peu connu. Lors de la dernière participation d'Elvis à cette émission, Logan annonce qu'Elvis a quitté le bâtiment afin de calmer les adolescentes qui essaient d'apercevoir la vedette après l'émission. Il ne sait pas que cette phrase va devenir un rituel célèbre à la fin de chaque concert : « Elvis has left the building. » (La célèbre phrase sera reprise par Al Dvorin dans les années 1970.).

Elvis, qui est alors célèbre dans le sud et sud-ouest des États-Unis, rencontre à la fin d'un concert un homme qui est vaguement impresario, mais plus connu en tant qu'aboyeur de cirque. Thomas Andrew Parker ou Tom Parker dit « le colonel », est un homme à qui rien ne fait peur. Il fut un temps impresario du jeune chanteur Eddy Arnold, mais c'est avec Elvis qu'il va se hisser au sommet de sa profession dans le « show business ». Il signe en 1955 un contrat d'exclusivité avec Elvis sur vingt ans, avec à la clé 15 % de tous les revenus de Presley. (Dans les années 1970, ce pourcentage est porté à 50 %). Le « colonel » impressionne Elvis, c'est un homme autoritaire et à qui rien n'échappe. N'a-t-il pas dit à Elvis pour l'approcher : « Jeune homme, pour l'instant vous valez un million de dollars, bientôt vous les aurez comptant » ? Ce sont ces phrases qui impressionnent le jeune Elvis qui rêve de réussite et de dollars tout autant que Parker lui-même. Ce duo atypique change le monde du show business. Elvis, avec son look de jeune premier qui deviendra le plus grand sex symbol de l'histoire, sait comment attirer les foules sur scène avec sa voix, ses mimiques, ses pas de danse osés et son sens de l'humour. Quant à Parker, il a le sens des affaires et organise la carrière du King comme un véritable show commercial: tubes, films à succès, produits dérivés, posters, photos... Le monde de la musique en est ainsi à jamais transformé car beaucoup de ses techniques ont été reprises par d'autres artistes. Cependant, même si leur collaboration est très fructueuse, les critiques fusent des uns et des autres, surtout dans le milieu du show business. Les uns reprochent au colonel de voir en Elvis qu'une machine à sous, les autres reprochent à Elvis d'être devenu un homme sans caractère ni volonté.

Lorsque le contrat entre en vigueur, Parker offre trois cadeaux à Presley. Le premier est un contrat avec la plus puissante maison de disques au monde, la RCA. C'est elle qui va miser sur Elvis et lui avancer les millions de dollars nécessaires à un essor planétaire. Le deuxième est un premier disque d'or avec Heartbreak Hotel ; Elvis a tout juste vingt ans. Le troisième et dernier cadeau au jeune chanteur est son arrivée sur le petit écran de millions de téléspectateurs. Ce soir-là, l'émission atteint une audience record de plus de cinquante millions de téléspectateurs, ce qui représente plus de 80 % de part d'audience. Lors de sa deuxième apparition au Ed Sullivan Show (le 28 octobre de la même année), il se teint les cheveux en noir, alors qu'ils étaient jusque-là blond chatain. Le « King du rock and roll » vient de naître.

Si ces apparitions télévisées enchantent les jeunes, les adultes, eux, réprimandent et condamnent la tenue du « King ». Ses déhanchements lascifs et/ou brusques choquent l'Amérique, les moralistes et bien-pensants veulent faire interdire Elvis à la télévision. En conséquence, si Elvis ne sera jamais interdit d'antenne, par contre les réalisateurs ont ordre de ne filmer la star qu'au-dessus de la ceinture. C'est ainsi qu'Elvis interprète ses plus grands succès du milieu des années 1950 : Heartbreak Hotel, Blue Suede Shoes, I Want You, I Need You, I Love You, Don't Be Cruel, et le très suggestif Hound Dog (c'est-à-dire « chien de chasse »).

Parallèlement à la télévision, Elvis poursuit ses tournées de concerts qui deviennent très vite une sorte de kermesse, une foire dangereusement incontrôlable. La vedette se produit devant des foules immenses, arrivant en Cadillac rose et surprotégé par une nuée de policiers, l'Amérique veut voir et toucher ce jeune chanteur devenu en moins d'un an une idole pour ses enfants. L'année 1956 se termine en beauté, Elvis décroche son 48e disque d'or de l'année, il fait l'objet d'une véritable vénération hystérique et déclare au fisc pas moins de 22 millions USD en revenus.

Poursuivi jour et nuit par ses admirateurs, Elvis finit par se réfugier derrière les murs d'une forteresse. Il s'offre le 19 mars 1957 pour 120 500$ USD une grande maison sur le Highway 51 dans Memphis Sud (nom de boulevard changée le 19 janvier 1972 en Elvis-Presley Boulevard). Baptisée Graceland, elle possède vingt-quatre pièces sur un terrain de treize hectares. Immédiatement, Elvis y investit un demi-million USD en travaux pour faire de Graceland son royaume et y installe sa mère, son père, ses oncles et ses tantes, ses cousins et tout un groupe d'amis ou d'anciens camarades d'école qui deviennent jardiniers, chauffeurs ou comptables pour la vedette. À cette époque, il est considéré comme la plus grande vedette du rock and roll.

En 1957, Elvis fit sa seule tournée canadienne. Il était accompagné de Scotty Moore, D.J. Fontana, Bill Black et le groupe The Jordanaires.

Elvis aurait aimé faire une tournée européenne, mais le colonel Parker n'a jamais voulu, préférant investir dans des tournées aux États-Unis.

Le 20 janvier 1958, Presley reçoit un courrier de l'US Army qui lui signifie qu'il doit accomplir son service militaire pendant deux ans. Il est affecté en Allemagne, où il conduira une jeep pour le sergent Ira Jones (qui relatera leur relation dans un livre). Son service est suspendu le 5 mars 1960. Il habite à Bad Nauheim pendant son service militaire qui est fait au Ray Barracks à Friedberg. Depuis, beaucoup se sont questionnés sur la légitimité de cette mobilisation, alors que l'on était en temps de paix et qu'Elvis était le seul appui de ses parents et de sa grand-mère. Certains pensent que le but de cette action était de préserver la jeunesse américaine de l'influence du chanteur.

C'est peu avant son départ pour l'Allemagne, alors qu'il est encore au Texas pour y faire ses classes, que sa mère meurt subitement à 46 ans. Elvis, qui adorait sa mère, ne va jamais vraiment s'en remettre. Bien plus tard, John Lennon devait dire : « Elvis est mort le jour où il est entré à l'armée », mais on peut également dire ceci : Elvis est mort le jour où sa mère est morte. Le jeune homme ne sera plus jamais le même, et la joie qui l'accompagnait va le quitter.

Les années à l'armée sont des années sombres pour Elvis. Dans un pays étranger, loin de ses amis et de ses admirateurs, Elvis déprime. Bien qu'il soit aussi célèbre que dans son pays, il ne sort pratiquement jamais. C'est au cours d'une soirée chez son capitaine qu'il fait la connaissance d'une toute jeune fille de 14 ans, Priscilla Beaulieu. Il en tombe amoureux et décide même de l'accueillir à Graceland à partir de 1962. Ils ont tous les deux les yeux verts. C'est aussi en Allemagne que son père, venu le rejoindre, rencontre sa future deuxième épouse, Dee Stanley.

Lorsqu'il est démobilisé, le « show business » l'attend et Elvis reprend le cours de sa carrière.

Presley est très religieux et il enregistre de nombreux albums de gospel. Les trois Grammy Awards qu'il reçoit lui sont tous décernés pour des morceaux de gospel. Il n'aime pas le titre « The King », car selon lui, le seul « King » sur terre c'est Jésus.

Dès 1954, Hollywood sweet gome s'intéresse à lui. Sa première apparition sur écran en tant qu'acteur est surprenante. Au début, il ne devait pas y avoir de chanson, mais les producteurs en rajoutent quatre et The Reno Brother's (titre original) est rebaptisé Love Me Tender, titre de son dernier succès. Le film parle de la guerre de Sécession et est mal perçu par les admirateurs d'Elvis qui s'indignent de voir leur idole du rock dans un pâle western.

Néanmoins, le film fait un tabac. Le film suivant, fait cette fois entièrement sur mesure pour Elvis, est Loving You, titre de son dernier succès. L'idole joue pratiquement son propre rôle, celui d'un petit chanteur qui devient une superstar grâce au travail et à un manager affairiste. Loving You obtient un immense succès et Elvis devient une vedette du cinéma. Son troisième film est l'archétype du film violent. Elvis y joue un employé qui aime chanter. Mais, suite à une bagarre, il tue un gars et est envoyé en prison. Là, il se met à chanter et devient la coqueluche de ses co-détenus. Libéré, il devient une vedette avant de connaître les affres de la célébrité. Le film s'appelle Jailhouse Rock, également le titre de son dernier succès. Jailhouse Rock manque de profondeur, et montre un personnage superficiel, mais remporte un succès retentissant auprès des jeunes.

Son dernier film tourné avant qu'il parte pour l'armée sera considéré comme son meilleur. Il s'agit de King Creole. Le scénario était prévu pour James Dean et le personnage passe du boxeur au chanteur. Une fois de plus, Elvis interprète un garçon simple qui s'en sort grâce à la chanson.

À partir de 1960, dès son retour de l'armée, Elvis abandonne sa carrière de chanteur et se retire de la scène pour se consacrer à Hollywood. De ces longues années (neuf ans), seuls quelques films sur 27 méritent d'être cités : Flaming Star (1960), Blue Hawaii (1961), Fun in Acapulco (1962) avec Ursula Andress, Viva Las Vegas (1964) avec Ann-Margret et Charro (1969).

Toutes ces productions n'ont qu'un seul but : distribuer Elvis dans le monde entier sans que la vedette n'ait besoin de se déplacer. Le succès est phénoménal, mais au fil des années, la magie se perd et les films d'Elvis deviennent des caricatures. Ses disques tirés uniquement des bandes sonores des films connaissent également une chute et Elvis ne rencontre plus le succès qu'il avait avant. Le monde a changé et de nouveaux chanteurs et groupes ont fait leur apparition, et pour faire bonne figure, Elvis accepte de rencontrer les Beatles chez lui, le 27 août 1965, dans sa maison de Bel Air en Californie.

Plus que jamais isolé dans des maisons pour milliardaires de Beverly Hills, Elvis n'a plus aucun contact avec le monde extérieur. Entouré jour et nuit par les mêmes gens depuis ses débuts (la "Memphis Mafia"), il semble ne plus être en mesure de juger sa carrière. La carrière si époustouflante du « King » sombre dans le désastre et l'image d'Elvis en devient ridicule.

Dès 1966, sa production cinématographique accouche de navets, tous plus insalubres les uns que les autres, au point que même les plus fidèles admirateurs se détournent de leur idole. Chaque nouveau film est alors accueilli dans une indifférence glaciale et les recettes ne sont plus remarquables. Elvis détestait profondément les films qu'on l'obligeait à tourner pensant que les scénaristes n'exploitaient pas tous ses talents de jeu. Ses disques également qui étaient directement tirés de ses films ne correspondaient plus à ce qu'il voulait faire. Bien qu'entouré d'une foule d'amis, personne ne pouvait comprendre ce qu'il ressentait: un artiste jadis adulé par des millions de gens dans le monde entier mais qui était maintenant "has been". Il se mit à douter de ses propres capacités de chanteur et se tourna bientôt vers le spiritualisme pour trouver des réponses à ses questions. En effet, en 1964, il eut une véritable révélation lorsqu'il rencontra Larry Geller, un coiffeur, qui lui fit lire des livres sur la philosophie, religion:'... Larry, I don't believe it. I mean, what you're talking about is what I secretly think about all the time... there has to be a purpose... there's got to be a reason... why I was chosen to be Elvis Presley.'", "Larry, je n'arrive pas à le croire. Je veux dire, tout ce que ce que tu me dis là, c'est à quoi je pense tout le temps en secret. Il doit y avoir un but. Il doit y avoir une raison pour laquelle j'ai été choisi pour être Elvis Presley". Très anxieux, il lut des tonnes de livres sur le sens de la vie tels que The Voice of Silence, Tibetan Book of the Dead, The Wisdom of the Overself et The Impersonal Life qu'il emmenait partout et considérait comme son livre de chevet. Geller devient alors son seul véritable confident et la star lui raconta tous ses déboires: "I swear to God, no one knows how lonely I get and how empty I really feel.""Je jure devant Dieu que personne ne sait combien je suis seul et combien je me sens vide".

Lorsque son contrat cinématographique prend fin en 1969, Elvis, fatigué et critiqué, décide de mettre un terme à sa carrière à Hollywood.

Suite au désastre hollywoodien, Elvis n'est plus considéré comme une valeur sûre. De plus, la musique a considérablement changé, la scène aussi, le public ne se contente plus de ces petits spectacles sans fastes, les Beatles, les Rolling Stones et The Doors ont su apporter du sang neuf au rock. Elvis reste toutefois celui qui a lancé le rock, mais n'est plus qu'une référence. Les professionnels lui conseillent de faire encore quelques films, puis de se retirer. Pourtant, Elvis est encore jeune, plus beau que jamais et il faudrait peu de chose pour le remettre en selle.

Le 1er mai 1967, il épousa Priscilla Ann Beaulieu à l'Aladdin Hotel de Las Vegas lors d'une cérémonie privée réunissant parents et amis. La sœur de Priscilla, Michelle, fut demoiselle d'honneur et les garçons d'honneur étaient Joe Esposito et Marty Lacker.

Lisa-Marie est née le 1er février 1968 précisément à 17h01 (5h01 PM) au Baptist Memorial Hospital de Memphis.. Elle pesait 6 livres et 15 onces, tout en mesurant 20 pouces de longueur. Le docteur T.A. Turman assista l'accouchement de Priscilla. Lisa Marie fut baptisée en l'honneur de Marie Mott, l'épouse du Colonel Thomas Parker. Elvis surnommait sa fille « Lisa ». Elle est l'héritière de toute la fortune d'Elvis.

Le colonel Parker fera signer un contrat qui fera relancer la carrière musicale d'Elvis. Celui-ci réapparaît à la télévision après sept ans d'absence. Sa dernière apparition date de son retour de l'armée et n'avait duré que six minutes aux côtés d'un Frank Sinatra ravi d'avoir Elvis dans son émission. Cette fois, il est seul devant la caméra, dans une sorte de « one-man show » où il interprète ses anciens succès, mais également des nouveaux. L'émission, appelée Elvis, '68 Comeback Special, est annoncée à grands frais. Elle sera diffusée le 3 décembre 1968 sur le réseau NBC. Exit l'acteur des comédies musicales à l'eau de rose, Elvis revient en pleine possession de ses moyens face à ses anciens musiciens, habillé tout de cuir, le sourire en coin et le bassin intact. Il enflamme littéralement la télévision. Jamais une émission de variétés ne connaîtra un succès comparable.

L'Amérique du Nord retrouve celui qu'elle n'aurait jamais dû perdre, l'Elvis sauvage, beau, ravageur et rocker. Ce retour a un tel retentissement, que son manager n'a aucun mal à remettre Elvis sur une scène.

Les années 1970 sont celles du triomphe. Le monde s'efface devant cette superstar devenue charismatique. En 1969, il signera un contrat pour une série de spectacles au Hilton International Hotel de Las Vegas. La première a lieu le 31 juillet. Il donnera 57 concerts en 4 semaines et il s'y produira jusqu'en 1976, tout en faisant des tournées dans les grandes villes américaines. Le colonel Parker voulait un spectacle à grand déploiement et il voulait qu'Elvis puisse être accompagné d'un orchestre et de plusieurs vocalistes sur scène. Malheureusement, Scotty Moore et D.J. Fontana seront remplacés par le TCB Band qui sera accompagné sur scène de plusieurs groupes de vocalistes dont The Jordanaires (1956-1970), The Sweet Inspirations, The Imperials Quartet, J.D Sumner & The Stamps, Charlie Hodge (musicien et ami), ainsi que la soprano Kathy Westmoreland (1970-1977). Sans oublier l'annonceur Al Dvorin qui laissa sa marque à la fin des concerts par sa fameuse phrase « Elvis has left the building, thank you and Goodnight! ». Le comédien canadien Jackie Kahane faisait aussi la première des concerts d'Elvis dans les années 1970.

Le 21 décembre 1970, Elvis aura un privilège unique. Il rencontra le président américain Richard Nixon à la Maison Blanche, en compagnie de ses gardes du corps et amis, Jerry Schilling et Sonny West. La rencontre fut initiée par Elvis. Il avait écrit une lettre de six pages au président Nixon pour le rencontrer à Washington et il lui avait suggéré la possibilité d'être nommé à titre d'agent fédéral spécial dans le « Bureau of Narcotics and Dangerous Drugs » (Bureau des Narcotiques et des Drogues dangereuses). À cette occasion, Elvis lui remit un pistolet Colt 45, ainsi que des photos de famille. Ce fut une rencontre unique dans l'histoire des États-Unis.

Elvis et Priscilla se séparent en février 1972 et ils divorceront officiellement en octobre 1973. Ils auront la garde partagée de leur fille Lisa-Marie, qui ira vivre avec sa mère à Los Angeles. Elvis devient l'icône de l'Amérique profonde, la vedette qui n'hésite pas à faire entrer à Las Vegas, au milieu des machines à sous, le rock, le vrai, en y mélangeant des gospels, des trompettes et des tambours : du jamais vu. En 1972, il donnera une série de concert les 9-10-11 juin au célèbre Madison Square Garden de New York. Ce fut un grand retour à New York après 15 ans d'absence. Sa dernière visite fut lors de son passage à l'émission The Ed Sullivan Show en 1957. Par la suite, il donnera le premier concert par satellite de l'histoire à Hawaï. Ce grand événement eu lieu le 14 janvier 1973 au International Center Arena d'Honolulu que des milliards de personnes suivront en direct, l'une des plus grandes audiences jamais dépassées !

L'Amérique se retrouve en lui et Elvis retrouve son pays, chacun va se confondre. Las Vegas devient une deuxième maison pour le « King », où il y donne quelques 600 spectacles tout en délaissant les séances d'enregistrements. Il parcourt aussi le pays dans tous les sens, à bord d'un gigantesque avion personnel où, dans chaque ville, il est fêté comme un surhomme. De 1969 à sa mort, il aura donné 1 500 concerts à travers les États-Unis. D'ailleurs, il est devenu un surhomme, Elvis n'est plus que l'image de l'Amérique, la vitrine d'un pays riche, et devant des foules immenses qui crient son prénom, il arrive sur scène vêtu d'un costume nommé "jumpsuit" et d'une cape garnie de rubis et de diamants (il aura plusieurs « jumpsuits ») au son d'un impressionnant Ainsi parlait Zarathoustra de Richard Strauss. Cette pièce d'entrée était un thème d'ouverture qui était suivi par « That's All Right Mama » (1969-1972) ou le célèbre « See See Rider (1972-1977) ».

Personne avant lui ne l'a fait. Après lui, personne n'osera. Son succès sur scène est immense, même si ses apparitions ne sont plus qu'un rituel au cours desquels la star se laisse fêter, même si désormais il interprète ses chansons avec détachement et sans plus beaucoup de peine. Parfois, il redevient grand, ose bousculer son personnage que l'Amérique lui a fabriqué et qu'il semble accepter, et se met à chanter d'une façon bouleversante ses chansons qui sont devenues des hymnes et que les foules écoutent religieusement.

S'il ne se déplace jamais en dehors des États-Unis, Elvis chante à Las Vegas devant un public international, car depuis de nombreuses années. c'est le monde entier qui vient à lui et non le contraire. On vient voir une icône, une image, presque un saint. Voilà ce qu'est devenu Elvis. L'Amérique est fière de son garçon.

Psychologiquement et mentalement miné, il ne comprend pas son propre succès, ne se comprend pas lui même. Il finit par tomber dans de dangereuses dépressions au cours desquelles la folie et la mort rôde. Atteint de paranoïa aïgue et de schizophrénie, il se met à douter de tout: de lui, de son entourage, de son public et même de son propre père. Il se croit immortel, se prend pour un homme avec une mission vaste pour sauver le monde. Son comportement sur scène change également, Elvis devient un homme détaché du monde dans lequel il vit, un homme qui frise visiblement la folie.

Le 26 juin 1977, il donna un concert à l'auditorium de Indianapolis, devant 18 000 personnes. La foule tremble d'émotion quand le « King » arrive devant elle sur l'immense scène. Sa voix ne l'a pas quitté : plus puissante que jamais. Le public aussi est toujours là, peut-être plus fidèle encore. Si sa voix légendaire ne l'a pas quitté, son physique s'est considérablement dégradé. Il apparait obèse, son visage est tellement bouffi qu'on aperçoit à peine ses yeux. Son jeu de scène est lourd et ses pas mal assurés. Ses chansons sont entre-coupées de furieux trous de mémoire. Mais même dans cet état Elvis reste le King, une star adulée par son public. C'est Elvis Presley, quarante-deux ans, six semaines avant sa mort.

La tournée de juin 1977 débute le 18 à Kansas City pour se terminer le 26 à Indianapolis. Elvis doit incorporer à cette occasion les caméras de télévision du réseau américain CBS lors de deux concerts. En effet, des prises « live » sont prévues pour présenter Elvis en tournée, ce qui sera le troisième spécial télé de sa carrière, prévu pour l'automne de la même année. Le 1er juin, à Macon, c'est l'annonce officielle de l'émission télévisée « Elvis on stage in person ». Les villes d'Omaha et Rapid City sont choisies dans l'ordre le 19 et 21 juin. Elvis n'est pas très en forme à ces concerts, mais comme il doit honorer le contrat qui a été passé avec CBS, il doit le faire.

Le 20 juin, Elvis sera à Lincoln, Nebraska, et il donna un meilleur concert que la veille. Il interprêta notamment la chanson « Unchained Melody ». Le 21 juin, à Rapid City, Elvis loge à l'hôtel Holiday Inn et il donnera son concert en soirée devant environ 7 500 fans au Rushmore Plaza Civic Center. Avant d'entrer sur scène, Elvis reçut dans sa loge un représentant des indiens sioux de la réserve voisine, qui lui remettront un cadeau nommé « The medaillon of life », en compagnie d'une petite indienne âgée d'une dizaine d'années. Elvis les remercia avant de faire son concert.

Lors de cette dernière tournée, Elvis a présenté son père Vernon et sa fiancée Ginger Alden, pratiquement à tous les concerts.

Le spécial télévisé de CBS sera renommé « Elvis in Concert » et il sera diffusé le 3 octobre 1977 aux États-Unis. Il sortira plus tard en Europe, notamment en France, sous une version écourtée. Après la mort d'Elvis, CBS rajoutera rapidement un message de remerciement de la part de Vernon au sujet des cartes reçues suite au décès d'Elvis et il racontera très rapidement les débuts d'Elvis avec le Colonel Parker. La version américaine est plus longue que la version française, car elle présente les préparatifs de la scène avant le concert. Le montage de l'époque a été très critiqué par beaucoup de fans qui trouvaient étrange le fait de voir des messages et des commentaires de fans au milieu de ce concert. Cela brisait le rythme. Le concert télévisé n'est jamais sorti officiellement en VHS ou DVD, mais il existe des copies non-officielles qui circulent lors des conventions. La compagnie Elvis Presley Entreprises Inc. n'a pas l'intention d'autoriser prochainement la sortie officielle de ce concert en raison du mauvais état de santé d'Elvis à cette époque. Il avait pris beaucoup de poids et il était devenu la cible de plusieurs journalistes qui le ridiculisaient. Cependant, il semble qu'EPE ne soit pas contre l'idée de faire publier ce concert historique sur DVD, mais elle préfère attendre pour l'instant.

Son décès est dû à un abus de médicaments (cortisone, somnifères puissants le soir d'où les énergisants le matin). On croit qu'il était atteint d'une maladie rare et incurable : Lupus érythémateux. Elvis mesurait 1,83 m (6'00) et pesait 102 kilos (224 livres).

Le 15 août 1977, Elvis loue pour la soirée le Théâtre Ridgeway de Memphis. Le dernier film qu'Elvis regarde est MacArthur. Quelques heures plus tard, il se rend chez le dentiste Lester Hofman, car il avait un rendez-vous pour 22 h 30 (des rumeurs mentionnent qu'il lui fournit une dose dangereuse d'analgésiques). Il revint à Graceland vers 00 h 30, le 16 août. C'est à ce moment que la dernière photo d'Elvis vivant fut prise, par monsieur Robert Call, de Pierceton, Indiana, au moyen d'une caméra Instamatic. Le 16 août 1977 à 1 h 30, Elvis appelle Dick Grob, le chef de la sécurité de Graceland, afin qu'il prépare des partitions musicales pour une insertion éventuelle dans sa nouvelle tournée. Par la suite, Elvis a appelé son infirmière favorite, Marian Cocke, afin de la saluer avant son départ en tournée. Elvis devait entamer une nouvelle tournée de 14 concerts à guichets fermés qui devait débuter le 17 août 1977, à Hartford au Connecticut. Durant la nuit, Elvis joue au racquetball (dans un bâtiment situé sur le terrain de Graceland) avec son cousin Billy Smith et sa femme Jo, ainsi que sa fiancée Ginger Alden. Lors de sa dernière nuit, Elvis joue du piano devant Ginger Alden, près du court de raquette, et il chante les chansons Blue Eyes Crying in the rain de Willie Nelson et Unchained Melody des Righteous Brothers. Ce fut les dernières interprétations de son existence.

Après avoir absorbé des somnifères (selon sa compagne Ginger Alden, il se coucha très tard, autour de 6 ou 7 heures le matin du 16 août), au milieu de l'après-midi, Elvis fut trouvé inanimé dans sa salle de bains par Ginger Alden. Al Strada contacta à son tour Joe Esposito. Ce dernier, de même que tante Delta Mae Presley, auraient pratiqué le bouche à bouche sur Elvis afin d'essayer de le ranimer. Sa fille Lisa Marie, alors âgée de huit ans, et qui ce jour-là séjournait chez lui, sera témoin de la scène. Appelés sur les lieux, deux ambulanciers de Memphis viendront 40 minutes plus tard à son secours. Il est trop tard, Elvis est mort d'une crise d'arythmie. Les tentatives de réanimation à l'hôpital de Memphis furent vaines. À un certain moment, une mince lueur d'espoir montrait un signe de vie, mais trop faible pour le réanimer complètement. Elvis avait plusieurs problèmes de santé depuis 1974. Il souffrait notamment d'un problème de poids, de glaucome, d'un problème aux intestins (constipation chronique) et d'une grave dépendance aux médicaments que son médecin personnel, le docteur George Constantine Nichopoulos, lui prescrivait. Celui-ci sera soupçonné de faute professionnelle grave en ayant favorisé par abus de prescriptions les nombreuses surdoses de médicaments dont il fut victime durant les dix dernières années de sa vie, et qui laisseront le soupçon d'une dernière overdose fatale. Il fut radié de l'ordre des médecins. Certaines personnes de son entourage, dont la soprano Kathy Westmoreland, persistent à dire qu'il aurait eu un cancer des os. Cette thèse était aussi soutenue par son ami Charlie Hodge. Cependant, rien n'est officiel. Il s'agit d'une rumeur et cette maladie possible ne saurait justifier son décès. Il semble que son problème cardiaque ait pu être génétique. Son père Vernon et son oncle Vester sont décédés d'une crise cardiaque. Lors de l'autopsie, les médécins ont constaté que le côté gauche du cœur d'Elvis était deux fois plus gros que la normale. Ils ont trouvé dix médicaments dans son système sanguin.

L'une des théories récentes les plus intéressantes, concernant le peu d'attention qu'Elvis prêta à sa santé physique durant les dix dernières années de sa vie (outre le rythme infernal de tournées que lui faisait subir son agent, l'insatiable colonel Tom Parker), est que son guru et ami proche Jerry Schilling (auteur de Me and a Guy Named Elvis: My Lifelong Friendship with Elvis Presley, publié en 2005) le convainquit peu à peu de sa quasi-immortalité ou du moins qu'il possédait une essence divine que son existence dissolue ne pouvait en rien affecter. Elvis était dans un état dépressif. Il chantait les mêmes chansons qu'il interprétait plusieurs fois dans ses tournées. Au milieu des années 1970. il avait aussi des problèmes financiers, mais ses tournées lui permettaient de se renflouer monétairement. À son décès, il n'avait que cinq millions de dollars sur son compte en banque. Depuis son enfance, Elvis était membre de l'église pentecôtiste « Assembly of God Church », une mouvance protestante évangélique. Sans être en manque de spiritualité et s'interrogeant sur le sens de son existence, il en serait venu à prendre pour acquis les théories bouddhistes et spiritualistes de penseurs tels que Khalil Gibran, Krishnamurti, Helena Blavatsky, Berkeley, prônant que seul l'esprit existe, et que la vraie réalité est immatérielle. Larry Geller, son coiffeur et ami personnel, lui apportait régulièrement des livres concernant la spiritualité et sur les diverses religions. Quelques heures avant son décès, Elvis lisait un livre sur le saint suaire de Turin, livre qui fut retrouvé près de lui.

La plus grande voix d'Amérique (selon John Lennon) est morte et sa mort prématurée fera l'effet d'une bombe, d'abord aux États-Unis, puis dans le monde entier. On parlera d'overdose, d'assassinat, de mort déguisée et même de fausse mort.

Le 18 août, le corps d'Elvis fut exposé à Graceland. On estime entre 50 000 et 100 000 personnes venues rendre un dernier hommage à Elvis.

Le 19 août, Elvis eut des obsèques dignes d'un chef d'État.

Des funérailles intimes furent célébrées par le célèbre télé-évangéliste Rex Humbard à Graceland dans la salle de musique située près du salon. Des chants gospels furent interprétés sont How Great Thou Art et Sweet, Sweet Spirit. Sa dépouille « royale » fut transportée de Graceland dans un corbillard blanc et argenté flanqué de six motards de la garde républicaine le long de son boulevard, le Elvis-Presley Boulevard de Memphis en direction du Forest Hill Cemetery de Memphis. Le corps d'Elvis fut déposé dans une crypte. Cependant, pour des questions de sécurité, sa dépouille fut transférée, le 3 octobre 1977, sur le terrain de Graceland..

Ainsi, le « King » repose à Graceland au milieu des siens ; sa mère Gladys morte en 1958, son père Vernon mort en 1979 et sa grand-mère paternelle Minnie-Mae Hood décédée en 1980. Selon le site web officiel d'Elvis, Graceland est visité par plus de 600 000 personnes chaque année.

Comment inhumer un dieu vivant ? Comment la plus grande voix d'Amérique pouvait-elle simplement disparaître ? Parmi les mythes fondateurs de l'Amérique contemporaine la mort d'Elvis s'inscrira rapidement parmi les théories de la conspiration, comme celle de John Kennedy et de Marilyn Monroe. Statistiquement, en 2005, 24 % des Américains interrogés sur la question dans un sondage du USA Today estimaient qu'Elvis n'était probablement pas mort. L'immense culte de la personnalité qui s'ensuivra et sa persistante influence sur la musique des années 2000 prouveront en quelque sorte son immortalité. Cette sacralisation, gérée par son ex-épouse Priscilla et sa fille Lisa-Marie, rapporte désormais d'immenses dividendes : Elvis Presley Entertainement qui administre, parmi des dizaines de produits dérivés, le mausolée pittoresque qu'est devenu Graceland a déclaré en 2007 les revenus posthumes les plus importants (près de 280 millions US) attribués à un artiste depuis sa disparition. Et Graceland demeure, entre le Capitole, le Grand Canyon et la Statue de la Liberté, une des attractions touristiques les plus fréquentées d'Amérique, le monument historique le plus visité après la Maison blanche. Au-delà de la mort le King reste toujours ... le King.

Elvis Presley est largement considéré comme la personnification du rock and roll : sa voix, sa musique, sa gestuelle provocatrice, ses habitudes vestimentaires excentriques, ainsi que son parcours (célébrité fulgurante, descente aux enfers et mort prématurée) contribuent à forger l'icône d'Elvis à la fois idole populaire et symbole d'une certaine rébellion adolescente. Elvis peut être considéré comme le principal acteur de la popularisation du rock and roll auprès du grand public blanc américain puis européen. En effet, si le jazz avait déjà associé étroitement musique et sexualité, et si plusieurs interprètes blancs étaient aux côtés d'Elvis dans son rôle de pionnier du rock (par exemple, Bill Haley), Presley est le premier blanc à associer le sex appeal (un physique avantageux, des inflexions de voix et des mouvements du bassin très suggestifs) à la nouvelle forme de musique, tout en y ajoutant un son plus dynamique et plus percutant issu des studios Sun de Memphis. Bien que considéré comme choquant par la frange conservatrice américaine, il contribue à rendre acceptable le genre musical et ouvre ainsi la voix de la reconnaissance à de nombreux artistes noirs, tels Chuck Berry, Bo Diddley et Little Richard, ainsi qu'aux rockers blancs, tels Buddy Holly et Jerry Lee Lewis.

Sa popularité, en particulier auprès des adolescentes, atteint des sommets inédits et ses concerts et ses apparitions en public donnent lieu à des mouvements de foule. Le succès d'Elvis auprès des jeunes, dont le pouvoir d'achat est grandissant, dicte la mode non seulement musicale, mais également capillaire ou vestimentaire. C'est un véritable phénomène de société.

C'est principalement grâce à Elvis Presley que l'Europe découvre le rock, même derrière le rideau de fer. Cliff Richard s'en inspire et devient la plus grande star du Royaume Uni, et John Lennon lui-même avoua que "s'il n'y avait pas eu un Elvis, il n'y aurait pas eu les Beatles". En France, Dick Rivers copie Presley, mais c'est surtout Johnny Hallyday qui popularise cette musique venue d'outre-Atlantique, devenant la vedette qu'il est encore aujourd'hui. Presley ouvre la voie à de nombreux rockers américains qui vendent leurs disques en Europe et y font des tournées. Les adolescents du monde entier commencent à copier la coiffure d'Elvis et la demande pour les transistors augmente énormément, permettant ainsi à Sony de passer du statut de petit fabricant japonais de radio à celui de multinationale.

Aujourd'hui, 30 ans après la mort du rocker, il demeure une icône du XXe siècle. D'innombrables artistes de la seconde moitié du siècle se définissent par rapport à son influence, soit en revendiquant son héritage, soit pour le rejeter comme symbole d'une musique dépassée (en particulier à partir du mouvement punk). L'artiste Elvis Costello a, par exemple, emprunté le prénom Elvis pour faire décoller sa carrière. Le crooner pop Chris Isaac en est aussi la personnification directe. En France, le chanteur rockabilly Jesse Garon emprunta son nom de scène à celui du frère décédé d'Elvis et le rockeur australien Nick Cave consacra l'une de ses plus puissantes chansons (Tupelo) à la mythification d'Elvis. Le King déclencha aussi dans plusieurs pays, et en particulier dans la francophonie, une avalanche de clones plus ou moins crédibles dont parmi ceux qui lui survécurent ou en furent influencés profondément : Johnny Hallyday, Dick Rivers, Eddy Mitchell bien sûr, parmi des centaines d'imitateurs, n'en sont pas les moindres.

Mentionnons aussi que le groupe californien Dread Zeppelin avec son leader Greg Tortell (alias Tortelvis) personnifiant et parodiant Elvis jusqu'au ridicule (distribuant foulards et colliers hawaiiens dans la foule lors des concerts), connut une fructueuse carrière durant les années 80. Enfin, remarquable hommage, le groupe U2 enregistra sur l'album The Unforgettable Fire, en 1984, la très belle chanson: Elvis Presley And America. Sans oublier certains imitateurs américains dont Jimmy « Orion » Ellis (1945-1998) et Doug Church dont les voix rapprochent énormément celle d'Elvis.

À la fin des années 1970, le chanteur Johnny Farago donnera une série de concert hommage à Elvis. La station de télévision Télé-Métropole lancera un concours d'imitateurs à l'émission « Les Tannants ». Malheureusement, ce concours va ternir l'image d'Elvis au Québec jusqu'au début des années 1980. Laissant une image de mauvais goût associé à Elvis. La cause de ceci est dû aux mauvaises performances de ces imitateurs.

En 1995, le producteur Jean Pilote et le Théâtre du Capitole de Québec vont redorer l'image d'Elvis au Québec en présentant, sous licence, durant sept ans et avec un succès considérable une mégaproduction musicale estivale sophistiquée nommée « Elvis Story » (1995-2007) à laquelle assistèrent des centaines de milliers de personnes, venues de partout. Le spectacle sera présenté à Paris, Toronto, Biloxi au Tennessee, Atlantic City et au Japon. Les chanteurs Martin Fontaine et Jamie Aaron Kelley personnifièrent très bien Elvis avec respect, sans entrer dans le ridicule.

Toujours au Québec où, chez certains, Elvis personnifie l'excès du mythe américain face aux revendications nationalistes et culturelles, le cinéaste Pierre Falardeau consacrera à la légende une trilogie humoristique intitulée Elvis Graton qui s'avérera d'abord un succès d'estime en court métrage et vingt ans plus tard, en 2005, un vaste succès public en salle. Le personnage comique aura sa série télévisée au réseau TQS en (2006-).

Par ailleurs, c'est dans la province du Québec que les albums d'Elvis sont les plus vendus au Canada. Un fait étonnant pour une province francophone.

Elvis connaît aussi un regain de popularité lors de la coupe du monde de football de 2002 lorsque Nike utilise un remix de sa chanson A Little Less Conversation comme fond sonore d'une publicité mettant en scène des vedettes internationales de football. Ce morceau devient numéro 1 dans plus de 20 pays, y compris aux États-Unis. À peu près au même moment, sort une compilation qui se terminera en deux volets, des plus grands tubes d'Elvis : Elv1s 30 #1 Hits. Le remix est ajouté à l'album comme 31e morceau, juste avant la sortie du CD en octobre 2002. 25 ans après sa mort, l'album qui regroupe ses tubes et dont la restauration sonore est rien moins que phénoménale, atteint la première place des classements.

Parmi ses nombreuses réussites, Elvis est l'un des deux chanteurs, avec Roy Orbison, à avoir eu simultanément deux albums dans le Top 5 des classements de ventes d'albums. Il fait partie du Rock and Roll Hall of Fame, du Country Music Hall of Fame et du Gospel Music Hall of Fame.

En 1999, le tout premier concert virtuel d'Elvis voit le jour. Intitulé « Elvis The Concert », ce spectacle présente Elvis sur grand écran et ses musiciens des années 1970 réunis sur scène. Le tout est synchronisé par ordinateur. Ils feront des tournées dans le monde entier. C'est un vœu exaucé pour Elvis, car il voulait donner des concerts à l'extérieur des États-Unis. Il n'a jamais pu réaliser son rêve, parce que le colonel Tom Parker voulait concentrer ses efforts sur Las Vegas et les tournées américaines qui lui rapportaient des millions chaque année.

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Michel Sardou

Concert au Palais des Sports en 2005

Michel Sardou (né le 26 janvier 1947, à Paris) est un auteur, compositeur et interprète français. Fils des comédiens Fernand Sardou et Jackie Sardou, il s'est également essayé, en tant qu'acteur, au cinéma et au théâtre. Il compte, depuis les années 1970, parmi les chanteurs français les plus populaires, à en juger par ses ventes de disques, et l'affluence lors de ses tournées, mais aussi les plus controversés. En plus de quarante ans de carrière, il a fourni une œuvre impressionnante (23 albums studio, plus de 300 chansons), et inscrit au patrimoine de la chanson française plusieurs succès majeurs, tels que Les lacs du Connemara ou La maladie d’amour.

Michel Sardou est l’héritier d’une longue tradition familiale de spectacle. Ses grands-parents paternels étaient comiques de scène à Marseille ; sa grand-mère maternelle était danseuse. Il passe son enfance dans des cabarets parisiens et suit ses parents en tournée.

Sa situation scolaire peu brillante et la vie qu'il mène, entre coulisses et salles de spectacles, le poussent petit à petit à envisager d'arrêter ses études. En 1963, âgé de 16 ans, il projette de s'enfuir au Brésil pour monter une boîte de strip-tease. Son père Fernand le rattrapera in extremis à l'aéroport. Son fils lui annonce alors son envie de travailler et de quitter l'école.

Serveur dans le cabaret de son père, il fait ses premières armes sur scène et rencontre alors Michel Fugain, passe une audition chez Barclay, et décroche son premier contrat.

Michel Sardou débute dans la chanson en 1965 avec Le Madras, co-écrite avec Michel Fugain et Patrice Laffont. Cette chanson lui offre un premier passage à la télévision, mais tombe rapidement dans l’oubli. S’ensuit une série de 45 tours, qui font petit à petit connaître ce nouveau venu dans la chanson (il n’a pas encore 20 ans), sans pour autant rencontrer de véritable succès commercial.

Sa carrière est réellement lancée en 1967, grâce à une censure : alors que la France est sortie de l’OTAN un an plus tôt, et que la guerre du Viêt Nam provoque une vague d’anti-américanisme en France, Michel Sardou sort Les Ricains, chanson qui insiste sur le devoir de reconnaissance envers les États-Unis, sans qui, d’après lui « Vous seriez tous en Germanie/À parler de je ne sais quoi/À saluer je ne sais qui », claires allusions à la Libération de 1944 par les forces alliées. La chanson n’est pas du goût du Général de Gaulle, qui « déconseille » sa diffusion sur les ondes.

Cet épisode confère au chanteur une notoriété nouvelle. Elle jette surtout les bases de son style futur. Entre 1967 et 1970, il peinera néanmoins à rencontrer un franc succès.

Devant l’enchaînement de 45 tours au succès très mitigé, Eddie Barclay, qui le produit à l’époque, décide en 1969 de résilier son contrat, ne l’estimant « pas fait pour ce métier ».

Il crée alors, avec Jacques Revaux, qui deviendra son plus fidèle compositeur, et Régis Talar, le label Tréma, qui produira désormais ses disques.

1970 est l’année qui le propulsera véritablement au rang de vedette. Il enregistre son premier album, J'habite en France, dont est extrait le 45 tours qui deviendra son premier grand succès radiophonique et commercial : Les bals populaires. Alors qu’il n'en voulait initialement pas, cette chanson le place en première place du hit parade. Il retrouvera cette place à deux reprises dans l’année, avec les tubes J’habite en France et Et mourir de plaisir.

Le style de l’album J’habite en France, qui obtient le prix de l'Académie Charles-Cros en 1971, vaut à Sardou d'être classé dans la catégorie « chanteur populaire ». La chanson du même nom l’impose même comme le chantre de la « France profonde » aux yeux des médias. C’est une image dont il ne se débarrassera jamais au cours de sa carrière, bien qu’il ne se soit pas éternisé dans le registre de la chanson à boire.

Les bals populaires ont cependant ouvert la voie à une décennie de succès permanent : à chaque sortie d’album, Sardou se hisse dans les premières places du hit parade. C’est le cas avec Le rire du sergent (1971), Le surveillant général (1972), et en 1973, avec La maladie d’amour. Cette chanson reste à ce jour son plus gros succès radiophonique, l'album homonyme restant 21 semaines en tête des ventes, un record pour l'époque. Cette réussite sera confirmée par le succès rencontré par les chansons qui suivront : Les vieux mariés, Les villes de solitude (1973), Une fille aux yeux clairs (1974).

Tout en s’affirmant comme une grande star de la chanson française, puisqu’il réalise en 1971 son premier spectacle à l'Olympia, Michel Sardou fait l’objet de polémiques de plus en plus vives. Des voix féministes s’élèvent contre les chansons Les villes de solitude, où Sardou affirme avoir « envie de violer des femmes », et Les vieux mariés, au ton perçu comme très patriarcal.

En novembre 1975 sort le 45 tours Le France, dans lequel Sardou prend la parole au nom du paquebot du même nom, alors toujours amarré à un quai du port du Havre dans l'attente de son désarmement. Le chanteur semble reprocher au président Valéry Giscard d'Estaing et au gouvernement Chirac de ne plus prendre en charge le France (« Ne m'appelez plus jamais France/La France, elle m'a laissé tomber »). La chanson se vend à plus d’un million d’exemplaires, et vaut à Sardou d'être salué par les syndicats et les communistes, malgré son image de chanteur engagé à droite. Mais ce succès annonce en réalité un album qui causera à son auteur bien des désagréments: La vieille.

1976 est une année noire pour Sardou, dont le père décède en janvier. En outre, plusieurs extraits de l'album La vieille susciteront des polémiques: Je vais t'aimer, J'accuse, et surtout Le temps des colonies et Je suis pour.

Mais le chanteur ne renonce pas à occuper le terrain du politique. Il lance en octobre 1976 Je suis pour qui, cette fois, est massivement diffusée. La chanson, qui évoque l'assassinat d'un enfant, arrive en pleine affaire Patrick Henry, et met définitivement le feu aux poudres, Sardou se voyant accusé de faire l'apologie de la peine de mort.

Les pro et les anti-Sardou, journalistes comme artistes, font entendre leur voix. Ses soutiens écrivent dans les colonnes du Figaro, de Paris Match ou même du Monde.

Début 1977, plusieurs « comités Anti-Sardou » se forment, qui se donnent pour but d’empêcher le chanteur de donner ses récitals au cours de la tournée qui commence en février 1977 : ils organisent des manifestations en province contre sa venue, l’accueillent par des insultes à son arrivée, peignent des croix gammées sur les véhicules de sa caravane, distribuent des tracts très virulents. Une bombe est même retrouvée dans la chaufferie de Forest National, à Bruxelles. Michel Sardou prendra la décision d’annuler les quatre dernières dates de sa tournée.

En 1978 paraît un opuscule intitulé Faut-il brûler Sardou ?, symbole du climat hostile qui entoure la carrière du chanteur à cette époque.

Devant l’ampleur des évènements, Michel Sardou prend du recul avec la chanson. Il décide de revenir dès 1977, mais semble délaisser la provocation et la prise de position politique. Les albums de 1977 et 1978 (qui lui permettent d’enregistrer des records de vente, preuve que les événements récents n’ont pas altéré sa popularité) font la part belle à l’introspection, au retour vers l’enfance et à l’amour (Dix ans plus tôt, En chantant, Je vole…).

Les albums de 1979 et 1980, qui poussent plus loin cette logique intimiste et personnelle, marchent moins bien que les précédents.

Des rumeurs circulent d’ailleurs un temps sur une éventuelle maladie grave, car Sardou se fait plus rare dans les médias. Il semble que les événements de 1976 l’aient durablement affecté.

Pendant les années 1980, qui ont pourtant représenté pour beaucoup de chanteurs de sa génération un changement d’époque fatal, Michel Sardou voit sa popularité atteindre des sommets. Tout au long de cette période, il enchaîne les tubes, aidé par la diffusion radiophonique massive, avant chaque sortie d'album, d'une chanson qui semble conçue spécialement pour la bande FM (Afrique Adieu, Chanteur de Jazz, Musulmanes, La même eau qui coule…). L’album de 1981, qui contient deux de ses plus grands succès (Les lacs du Connemara, Être une femme) entre au Guinness Book pour le niveau de ses ventes.

En outre, la fréquentation de ses spectacles, au Palais des Congrès de Paris, puis à partir de 1989, au Palais omnisports de Paris-Bercy, est sans cesse croissante. Il se produit la plupart du temps à guichets fermés et bat des records de durée dans plusieurs salles. Les Français le citent régulièrement comme leur chanteur préféré, devant Johnny Hallyday et Jean-Jacques Goldman.

On note par ailleurs que les textes de Sardou sont devenus beaucoup plus consensuels. Même les quelques titres « engagés » (le chanteur réfute encore et toujours ce qualificatif) qu’il sort pendant la décennie ne suscitent aucun émoi, que ce soit Vladimir Ilitch (1983), à la fois hommage aux idéaux de Lénine et dénonciation des dérives du régime communiste en URSS, Les deux écoles (1984), prise de position en faveur de l’école libre au moment de la loi Savary, ou Musulmanes (1987), regard amer sur la condition de la femme dans les pays arabes. Cette dernière chanson, qui se veut avant tout un hommage aux femmes arabes, fera par ailleurs l'effet d'un démenti aux suspicions de racisme qui avaient pu planer sur lui, tout comme Le privilège (1990) sera perçu comme un démenti aux accusations d’homophobie portées à son égard.

En 1987, Michel Sardou obtient la reconnaissance de ses pairs en recevant la Victoire de la musique de la meilleure chanson pour Musulmanes. Quatre ans plus tard, ce sera la Victoire de la musique du Meilleur interprète masculin pour l’album Le privilège et la tournée Bercy 91. Les années 1990-91 peuvent, par ailleurs, être considérées comme l'apogée de sa carrière en termes de succès et de reconnaissance de la part du public et de la critique.

Michel Sardou, qui était un ami de Coluche et était présent le jour de la création des Restos du Cœur, participera avec Jean-Jacques Goldman, Johnny Hallyday, Véronique Sanson et Eddy Mitchell à la toute première tournée des Enfoirés en 1989 (il y participera également en 1998, 2004 et 2005).

Dans les années 1990, Michel Sardou se fait plus discret sur la scène médiatique et sur les ondes. Ses chansons marchent moins bien en radio; il n'y a guère que le Bac G (1992), chanson polémique sur le système éducatif français, qui fasse parler d'elle. La machine à tubes semble s'essouffler.

Sardou est sûrement moins dans l’air du temps, mais ce déclin relatif s’explique en partie par sa rupture avec ses principaux collaborateurs (Pierre Delanoë pour les paroles et Jacques Revaux pour les compositions), ainsi que par une priorité nouvelle donnée à ses activités d’acteur. Il joue dans un film, Promotion canapé, en 1991, plusieurs téléfilms, et monte plusieurs fois sur les planches.

S’il se distingue moins en radio, Sardou n’en rencontre pas moins toujours le même succès sur scène, continuant à battre des records de fréquentation (il obtient en 1998 la victoire de la musique du plus grand nombre de spectateurs en tournée). De même, ses ventes de disques ne déclinent pas, du fait de la fidélité de son public.

Au terme de la tournée Bercy 2001, Sardou annonce vouloir mettre fin à sa carrière de chanteur.

Sardou semble dans un premier temps se retirer de la scène musicale pour se consacrer à ses activités de comédien et de directeur du Théâtre de la Porte Saint-Martin.

Mais avec la signature, en 2004 soit après trente-cinq ans chez Tréma, d’un nouveau contrat auprès de la major du disque Universal Music, la sortie d’un nouvel album intitulé Du plaisir, la participation comme parrain à l’émission Star Academy, et l’organisation d’une nouvelle grande tournée en 2004 et 2005 au Palais des Sports de Paris, à l’Olympia, en province, en Belgique, en Suisse et au Canada, Michel Sardou a prouvé qu’il n’avait pas renoncé à sa carrière de chanteur. Ce retour est couronné d’un succès commercial certain, puisque son album s’est vendu à plus de 1 200 000 exemplaires et que Sardou a été, en 2004, le chanteur le mieux payé de France. Le duo avec le chanteur québécois Garou, La rivière de notre enfance, lui ouvre à nouveau les portes des principales radios musicales généralistes, chose qui n’était plus arrivée depuis 1992.

Son nouveau double album, intitulé Hors format, est sorti le 13 novembre 2006. Il comprend vingt-trois nouvelles chansons dont un duo avec Chimène Badi, Le chant des hommes. Le premier extrait de cet album est Beethoven, disponible en téléchargement légal depuis le 11 septembre 2006. Hors format a atteint depuis les 400 000 exemplaires vendus, il est double platine.

En 2007, il entame une tournée qu'il dit être la "dernière", qui passe entre autres par le Zénith de Paris et l'Olympia.

Sardou est surtout connu en tant que chanteur. Il sait jouer du piano et de la guitare, mais il a fallu attendre son dernier tour de chant pour le voir jouer de ces instruments sur scène (guitare sur Allons Danser en ouverture et piano sur Cette chanson n'en est pas une, en rappel du concert). S'il a très rarement écrit pour d'autres artistes (une chanson écrite pour Dalida : Chanter les voix, ou encore une autre pour Michel Fugain : Derrière une chanson), nombreux sont ceux qui ont collaboré avec lui. Ainsi, pour les compositions, on retrouve très fréquemment les signatures de Jacques Revaux, Jean-Pierre Bourtayre, Didier Barbelivien ou encore Pierre Billon, ses paroliers les plus fréquents étant Pierre Delanoë, Didier Barbelivien et Jean-Loup Dabadie. Depuis 2000, Sardou ne collabore plus avec ces auteurs-là (sauf Barbelivien), mais a fait le choix du renouvellement de son équipe, en se tournant vers des personnalités plus jeunes, comme Jacques Veneruso, Robert Goldman (ce dernier écrivant pour lui sous le pseudonyme de J. Kapler) ou Daran, auteur de huit des vingt-trois chansons de son dernier opus, Hors Format.

Mais ces collaborations ne doivent pas occulter son actif d'auteur et de compositeur, voire d'auteur-compositeur. Il a en effet signé ou cosigné 90% des textes de son répertoire, dont un tiers en tant qu'unique auteur. Il a également contribué à la composition de 15% de ses chansons, dont un tiers seul. Il est également auteur et compositeur unique sur neuf de ses titres.

On remarque donc que Michel Sardou n'est pas seulement l'interprète d'un répertoire taillé sur mesure par des collaborateurs, mais bien un auteur à part entière, et un compositeur occasionnel, bien qu'il ne soit pas un auteur-compositeur-interprète au sens strict, c'est-à-dire l'unique artisan de la quasi-totalité de son répertoire.

Par la grande diversité des styles explorés et des thèmes abordés, Michel Sardou est difficile à classer dans une catégorie précise. Les qualificatifs le plus souvent employés pour le définir sont : « chanteur populaire » et « chanteur de variétés », en même temps que « chanteur engagé », ce qui est paradoxal (voir article Musique populaire). Ses chansons s'inscrivent dans un style traditionnel, qui ne privilégie ni le texte, ni la mélodie, ni l'orchestration, ni la voix, mais soigne à égalité ces quatre composantes d'une chanson.

Musicalement, Sardou a plus souvent opté pour un style musical « neutre », difficile à rattacher à un genre précis, et ne cherchant manifestement pas plus à plaire au jeune public qu'au public plus âgé. Par exemple, il est difficile de classer la chanson la Maladie d'Amour dans une catégorie plus précise que celle de « variétés ». Cependant, le chanteur a su adapter son style à chaque époque et intégrer les nouvelles sonorités à son identité musicale. On remarque par exemple, dans certaines chansons de la fin des années 1970 ou du début des années 1980, l'influence du disco (J'accuse, Être une femme…), ainsi que l'abondance des synthétiseurs dans les albums des années 1980 (Chanteur de Jazz, La même eau qui coule, Rouge…).

Les seules constantes qui semblent se dégager dans l'hétérogénéité des orchestrations et des mélodies sont l'importance des cuivres et la récurrence des envolées vocales, qui sont mis au service d'un certain sens de la dramatisation et d'un lyrisme que ses détracteurs qualifient volontiers de grandiloquent. Ces traits typiques se retrouvent dans bon nombre de ses succès : Le France, Les Lacs du Connemara, Je vais t'aimer, Vladimir Ilitch, Musulmanes… Certaines de ses chansons, moins connues, poussent à l'extrême ces caractéristiques et rentrent dans une tonalité qu'on peut qualifier d'épique : Un roi barbare, L'an mil, Je ne suis pas mort je dors, Un accident, Vincent, Loin, Beethoven…

Du point de vue littéraire, Sardou n'est pas non plus innovant : ses textes suivent des schémas classiques, marqués par des rythmes réguliers calqués sur les mélodies et des rimes omniprésentes, à l'exception de quelques très rares chansons (Une lettre à ma femme, 1985). Cela s'explique en partie par la régularité de ses collaborations avec les paroliers Pierre Delanoë et Didier Barbelivien, gardiens d'une certaine ligne traditionnelle de la chanson française. Les mots sont souvent simples, issus du langage courant, voire familier, puisque Sardou, tout comme Georges Brassens ou Renaud, aime introduire des gros mots dans ses textes (confer le simple titre de la chanson Putain de temps). Cette crudité du langage a été un élément non négligeable dans la cristallisation de réactions violentes à son encontre au cours des années 1970 et a contribué à l'étiqueter comme chanteur « populiste », voire « démagogue ».

Dans le répertoire de Sardou cohabitent des thèmes caractéristiques de la chanson de variétés, comme l'amour ou les relations filiales, et des sujets propres à la chanson à texte ou à la chanson engagée (la critique sociale et politique, la mort), mais aussi des domaines plus fréquents en littérature qu'en chanson (l'histoire, le voyage). Cet amalgame de thèmes empruntés à différents genres de chansons opposés empêche de le circonscrire dans un style bien précis, mais forge son identité artistique.

Ainsi les chansons sur l'amour sont les plus nombreuses (on compte parmi les plus célèbres Je vais t'aimer, La maladie d'amour, Et mourir de plaisir…), ce qui n'est pas étonnant de la part d'un chanteur dit « de variétés ». Mais elles sont suivies de près par les chansons relatives à la politique ou décrivant notre société et ses mœurs (environ trente-cinq chansons). On trouve dans cette catégorie des chansons telles que J'accuse, Le France, Les deux écoles, Le bac G, ou, récemment, Allons danser.

Sardou semble également accorder une grande importance à l'enfance, ainsi qu'aux relations entre parents et enfants (une quinzaine de titres) : Je vole, Il était là, Une fille aux yeux clairs, Une femme ma fille, Petit… Non sans lien avec ce précédent thème, on trouve également de nombreuses chansons consacrées au temps qui passe et à la mort (une vingtaine de chansons), parmi lesquelles Je ne suis pas mort je dors, La même eau qui coule, Les Routes de Rome… Il faut sans doute rattacher à ce thème les chansons consacrées à tel ou tel événement historique (une quinzaine), dont Les Ricains, Danton, L'an mil et Vladimir Ilitch.

Le thème de l'armée et de la guerre est omniprésent dans son œuvre. Il semble que Sardou ait été profondément marqué par son service militaire (Le rire du sergent, Encore deux cents jours) et que la guerre soit un sujet qui l'interpelle (Verdun, La marche en avant, Les Ricains, La bataille, Si j'avais un frère au Vietnam...).

Enfin, ce qui marque le plus sa différence par rapport aux autres chanteurs de variétés est le fait que son répertoire comporte de nombreuses chansons de voyage (environ vingt-cinq), évoquant une contrée éloignée : Les lacs du Connemara, Afrique adieu, Musulmanes.

Le goût de Sardou pour les chansons de voyage se met le plus souvent au service de son attirance et de sa fascination pour les États-Unis. Bien que Sardou ait souvent été présenté comme un chanteur « cocardier » et « patriote », il a en réalité consacré bien plus de chansons à ce pays, dans lequel il a vécu plusieurs années (il possédait une maison proche de Miami), qu'à la France.

Son tout premier succès, Les Ricains, montre déjà le fort tropisme atlantiste de ses orientations politiques et géographiques. Suivront, parmi les plus célèbres, La Java de Broadway ou Chanteur de Jazz. Cette attirance était vue d'un mauvais œil au début des années 1970, quand Sardou semblait défendre bec et ongles les États-Unis en pleine guerre du Vietnam. Mais s'il évoque souvent ce pays avec un certain idéalisme - comme dans L'Amérique de mes dix ans, Happy Birthday ou Je vous ai bien eus (« Je disais souvent l'Amérique/Je sais que moi j'irai un jour/Et que j'en reviendrai plus riche/Que Dupont de Nemours ») - il exprime par moments un désenchantement réel, comme dans Los Angelien, qui de la vie en Californie dit qu'on passe « trois cents jours sans pluie/Sans rien à raconter », ou encore dans Huit jours à El Paso, qui, écrite à la suite d'un voyage dans le Colorado avec Johnny Hallyday, déplore la disparition de l'ambiance far-west au profit de la modernité.

Michel Sardou continue aujourd'hui à placer Les Ricains, Chanteur de Jazz et La Java de Broadway dans ses spectacles. Il faut savoir que, depuis 1973, il n'a chanté Les Ricains en concert qu'à deux reprises : en 1991, au moment de la guerre du Golfe ; et en 2004 et 2005, lors de la seconde intervention américaine en Irak.

Par l'aspect syncrétique de son répertoire, Sardou n'est l'héritier d'aucun chanteur français en particulier. Il se reconnaît néanmoins dans une tradition de chanteurs francophones à forte popularité, celle de Jacques Brel, Jean Ferrat, Charles Aznavour, ou encore Gilbert Bécaud. Vis-à-vis de ses contemporains, il s'apparente aussi bien aux rockers français Johnny Hallyday et Eddy Mitchell qu'aux artistes de variété Claude François et Michel Fugain ou aux chanteurs à texte « engagés » Renaud et Maxime Le Forestier. Mais dans les années 1970, c'est à Serge Lama qu'il sera le plus souvent comparé.

Il revendique avoir voulu « faire du Brel » au tout début de sa carrière, pendant l'époque antérieure aux Bals populaires. L'influence du chanteur belge se retrouvera dans de nombreuses chansons, particulièrement dans Le surveillant général. Sardou n'a jamais caché non plus son admiration pour Charles Aznavour et l'influence que celui-ci a pu avoir sur son œuvre. Michel Drucker déclare en 1994 que « dans le registre de la chanson populaire de qualité Michel est le successeur naturel de Charles… ». Dans son répertoire, les références à Charles Trenet sont le reflet d'une autre de ses inspirations (L'Anatole en 1979, La maison des vacances en 1990).

Il est également difficile de discerner clairement ses héritiers parmi les chanteurs de la génération qui le suit. Mais on retrouve derrière le succès de Florent Pagny des recettes très proches de celles qui ont assuré la réussite de Sardou. D'autres chanteurs, comme Patrick Bruel ou Garou, exploitent la fibre « chanteur populaire », et ne cachent d'ailleurs pas leur admiration pour lui. Bénabar est également quelquefois comparé à lui, ayant même été qualifié de « Sardou de gauche », mais, contrairement à Florent Pagny, il nie que Sardou ait eu une influence sur son œuvre .

Voici les meilleures ventes d'albums de Michel Sardou depuis 1968.

Rarement un chanteur français aura cristallisé autant de polémiques, de réactions hostiles et de querelles que Michel Sardou.

La portée de ses chansons a, tout au long de sa carrière, largement dépassé le simple cadre artistique : elle a une évidente dimension sociologique, voire politique.

Il n'est en effet pas commun qu'un chanteur de variété suscite des réactions jusqu’aux plus hauts niveaux de l’État, comme Sardou a pu le faire, depuis Les Ricains en 1967, interdite par le général de Gaulle, jusqu’au Bac G, en 1992, qui lui valut de se faire qualifier de « saltimbanque » par le ministre de l’Éducation nationale de l’époque, Lionel Jospin.

Mais les polémiques autour du chanteur avaient atteint leur paroxysme dans les années 1970.

En ce qui concerne les textes, les premières critiques arrivent avec Les vieux mariés (1973), notamment en raison de la phrase : « Tu m'as donné de beaux enfants/Tu as le droit de te reposer maintenant », dont le ton est perçu comme très patriarcal. Mais c'est surtout la violence des Villes de solitude (1973), qui marque, à l'époque, les esprits. Les lignes du second couplet (« J'ai envie de violer des femmes/ De les forcer à m'admirer/ Envie de boire toutes leurs larmes/ Et de disparaître en fumée ») ont fait vivement réagir les mouvements féministes.

Néanmoins, Michel Sardou n'a jamais été victime d'attaques de la part de la communauté homosexuelle et ces accusations se sont rapidement dissipées. La chanson Le privilège, sortie en 1990, donnera d'ailleurs l'image d'un Sardou tolérant, compréhensif et ouvert à propos du thème de l'homosexualité. Il ira même jusqu'à retoucher ses propres chansons, puisque depuis 1991, il ne prononce plus « J'accuse les hommes de croire des hypocrites/Moitié pédés, moitié hermaphrodites » mais « J'accuse les hommes de se croire sans limites/J'accuse les hommes d'être des hypocrites », lorsqu'il chante J'accuse en concert. Toutefois, sa démarche peut paraître contradictoire quand, lors de son live au Palais des Sports en 2005, il reprend Le rire du sergent peu avant de chanter Le privilège.

J'habite en France (1970) l'installera par la suite dans le rôle du chantre populiste de la « France profonde », de la « majorité silencieuse ».

Les chansons qui lui causèrent le plus grand préjudice de ce point de vue, furent celles de 1976 : Le temps des colonies et surtout Je suis pour.

Le chanteur, loin d’être insensible aux réactions qu’il a pu susciter, les a souvent déplorées, exprimant à la fois son regret d’être mal compris de la part d’un certain public, et son étonnement devant les proportions que peuvent prendre certaines polémiques.

Sa thèse est ainsi celle d’un cantonnement du chanteur dans la sphère artistique : l’artiste peut traiter de sujets politiques et polémiques, mais toujours dans une démarche purement esthétique et scénique, et non par activisme militant.

Cette conception exclusivement artistique du rôle du chanteur confère à celui-ci une certaine latitude dans le choix des idées à exprimer : n’étant pas prisonnier de son propre « je » par son refus de délivrer un quelconque message idéologique, il pourrait dès lors interpréter des personnages à la première personne sans qu’il y ait identité entre ses propres idées et celles du personnage incarné. Par exemple, il peut adopter, le temps d'une chanson, le point de vue d'un homme de gauche (Vladimir Ilitch, où il prend la parole au nom d'un Soviétique rendant hommage à Lénine, « Toi, Vladimir Illitch, , Toi qui avais rêvé l'égalité des hommes ») et, dans une autre chanson, s'exprimer au nom d'un homme de droite (Le Temps des Colonies, qui donne la parole à un ancien colon français regrettant l'époque des « tirailleurs sénégalais qui mouraient tous pour la patrie »); mais il serait une erreur de croire, dans un cas ou dans l'autre, que Sardou cherche à faire part de ses convictions personnelles.

Finalement, après quarante ans de carrière et trois cents chansons, il est très difficile de distinguer une quelconque cohérence idéologique dans le corpus des textes de Sardou.

En 2001 il achète le Théâtre de la Porte Saint-Martin, avec son producteur de spectacle Jean-Claude Camus. En 2005, il revend ses parts à son associé.

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Johnny chante Hallyday

Johnny chante Hallyday est un album studio de Johnny Hallyday sorti en 1965.

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Sylvie Vartan

Programme du concert à l'Olympia

Sylvie Vartan est une chanteuse française d'origine bulgare née le 15 août 1944 à Iskretz (Bulgarie) d'un père d'ascendance arménienne et d'une mère d'origine hongroise.

Sylvie Georges Vartan naît dans une famille vivant à Iskretz, un village situé dans la chaîne du Grand Balkan (centre de la Bulgarie). Lorsque l'armée soviétique entre en Bulgarie, quelques mois après la naissance de Sylvie, la famille perd sa maison (réquisitionnée) et doit s'installer à Sofia. Son père, Georges, est attaché de presse à l'ambassade de France en Bulgarie.

Le tout premier rôle de Sylvie au cinéma est celui, modeste, d'une écolière dans un film tourné par un ami de la famille sur l'époque où la Bulgarie vivait sous le joug ottoman. Cette expérience lui donna le goût du monde artistique et du spectacle.

La vie en Bulgarie devenant de plus en plus difficile, la famille décide d'émigrer au début des années 1950. C'est le grand-père de Sylvie, Robert, un francophile convaincu, qui leur conseille de partir pour Paris. Le temps d'obtenir les visas nécessaires, et Sylvie arrive à Paris en décembre 1952 avec ses parents et son frère Eddie Vartan, de sept ans son aîné.

L'adaptation sera assez difficile, les enfants ne parlant pas le français, contrairement à leur père. Mais les efforts déployés par Eddie et Sylvie pour réussir à l'école seront couronnés de succès - même si, des années plus tard, Sylvie quittera le lycée deux mois avant de passer son bac, pour suivre Gilbert Bécaud en tournée.

Elle épouse à Loconville (Oise) Jean-Philippe Smet, dit Johnny Hallyday, le 12 avril 1965, dont elle a en août 1966 un fils David Hallyday. Famille d'artistes puisqu'elle est, par ailleurs, la tante de l'acteur Michael Vartan.

Le 11 avril 1968 alors qu'elle circule sur une départementale des Yvelines à hauteur de Bois d'Arcy au volant d'une OSI, elle est percutée par une fourgonnette Peugeot 404. Sylvie est blessée au menton, au cou et a un bras cassé mais sa passagère, Mercédès, marraine de David, est tuée sur le coup et le conducteur de la 404 grièvement blessé.

Le 20 février 1970, Johnny et Sylvie prennent leur DS et s’apprêtent à aller chanter à Besançon, où réside leur ami commun Jean de Gribaldy. Le couple est en retard, la route verglacée... Près de Belfort, la voiture dérape et plonge dans un fossé. Johnny en sort miraculeusement indemne, mais Sylvie est couverte de sang. L'espace d'un instant, Johnny la croit morte. Elle est gravement blessée. Défigurée, elle doit alors partir six mois aux États-Unis et s'y faire opérer par l'un des meilleurs chirurgiens esthétiques du pays. Il lui rend son visage au bout de longues et multiples interventions.

Après un mariage en dents de scie, ponctué de collaborations artistiques (deux shows TV en 1965 et 1973, des duos à succès et de nombreuses tournées en commun), le couple le plus célèbre des sixties divorce en novembre 1980.

Sylvie Vartan s'est remariée le 2 juin 1984 à Los Angeles avec le producteur américain Tony Scotti. Le couple a adopté une petite fille née en Bulgarie : Darina (née en 1997).

Sur la proposition de son frère Eddie, Sylvie va enregistrer en 1961 un duo avec Frankie Jordan Panne d'essence, suite au désistement de dernière minute de la chanteuse Gillian Hills. Ce premier succès lui permet de poursuivre une carrière en solo avec un premier 45 t fin 1961, Quand le film est triste.

Première chanteuse rock de sa génération, Sylvie Vartan se distingue de ses consoeurs par une carrière scénique précoce puisqu'elle fait ses premiers pas sur la scène de l'Olympia dès ses débuts, en 1961.

Elle partage l'affiche de l'Olympia avec Trini Lopez et Les Beatles début 1964.

Sylvie a également chanté à l'Olympia avec Johnny Hallyday en 1967. C'est à partir de 1968 qu'elle devient une meneuse de revue.

Pendant sa convalescence new-yorkaise de 1970, Sylvie suit de manière intensive les cours de Jojo Smith (le professeur de danse de Barbra Streisand). Son spectacle à l'Olympia la même année marque le début de ses shows « à l'américaine » qui constituent sa marque de fabrique. Ensuite, Sylvie s'est attaquée à des salles à la mesure de ses ambitions : le Palais des Congrès en 1975 et en 1977 (avec, chaque fois, des prolongations l'année suivante) puis - onze semaines durant - en 1983.

Sylvie a également chanté au Palais des sports en 1981 et en 1991 ainsi qu'au Parc des Princes en 1993 (pour les 50 ans de Johnny Hallyday).

Les années 1990 marquent le retour à des salles intimistes : le Casino de Paris en 1995 et l'Olympia en 1996 et en 1999, avant le retour au Palais des Congrès en 2004 et en 2008.

Que ce soit dans des grandes ou des petites salles, avec ou sans danseurs, ses spectacles bénéficient toujours de mises en scène impeccables : elle a notamment été dirigée par Arthur Plasschaert en 1968, Jojo Smith en 1970, Howard Jeffrey en 1972, Claude Thompson entre 1977 et 1984, Jerry Evans en 1991, Walter Painter (en 1975 puis entre 1995 et 2004) avant son époux Tony Scotti en 2008.

Dès 1963, Sylvie commence à se rendre régulièrement aux Etats-Unis où elle enregistrera à Nashville avec les musiciens et les choeurs d'Elvis Presley. Un album en anglais enregistré à New York sort en 1965. Deux autres albums américains sortiront : I don't want the night to end en 1979 et Made in USA en 1985.

Elle a également chanté devant la reine d'Angleterre en 1965 - dans le cadre d'une Royal Command Peformance - et à Las Vegas sous le parrainage de Gene Kelly en 1982 (concerts présentés en tournée à Los Angeles en 1983 et Atlantic City en 1984).

Elle a tourné un spot pour Coca-Cola au Japon en 1985.

Sylvie Vartan a chanté dans le monde entier (à l'exception de la Chine), que ce soit sur scène ou à la télévision. Elle a participé aux émissions américaines Hullabaloo, Shindig ou The Ed Sullivan show en 1965 et a animé pendant neuf semaines un show sur la RAI, intitulé Doppia Coppia, en 1969. Elle a renouvelé l'expérience en 1975 en animant huit émissions "Punto e Basta" aux côtés de Gino Bramieri. Elle a sorti deux albums en italien en 1969 et en 1975, ainsi qu'un album en espagnol en 1967.

Entre 1965 et 2008, Sylvie a présenté tous ses spectacles au Japon (fait rare : deux albums "live à Tokyo" y ont d'ailleurs été édités en 1971 et en 1973).

1990 a marqué son retour dans sa Bulgarie natale avec un concert resté unique.

Sylvie Vartan a été la vedette de nombreux shows télévisés, la plupart signés Maritie et Gilbert Carpentier (tels le Top à Sylvie Vartan diffusée le 6 mai 1972) mais aussi des émissions de Jean-Christophe Averty, entre autres. Certains étaient de véritables comédies musicales « à la Demy » faisant chaque fois l'objet de disques : "Je chante pour Swanee" en 1974, "Tout au fond des tiroirs" en 1975 et "Dancing Star" en 1977.

En 1998, Sylvie renoue avec ce type d'émissions spéciales avec "Irrésistiblement... Sylvie" (sur France 2) puis "Qu'est-ce qui fait rêver Sylvie ?" en 2000 et "Au rythme du coeur" en 2005.

C'est la télévision qui a offert à Sylvie ses plus beaux duos avec Georges Brassens, Serge Gainsbourg, Jane Birkin, Mireille Darc, Sacha Distel, Charles Aznavour, Gilbert Bécaud, Henri Salvador, Mireille Mathieu, Marie-Paule Belle, Gérard Lenorman, Philippe Lavil, Nathalie Baye, Richard Cocciante, Arielle Dombasle, Roch Voisine, Liane Foly, Carlos, Jean-Jacques Debout, Chantal Goya, Paul Anka, Johnny Mathis, Petula Clark, Michel Sardou, George Chakiris, David Hallyday, Patricia Kaas, Alain Souchon, Isabelle Boulay, Francis Cabrel, Axelle Red, Etienne Daho, Françoise Hardy, Bonnie Tyler, Catherine Ringer, etc.

La télévision lui a consacré plusieurs portraits : les plus notables sont celui de François Reichenbach ("Mon amie Sylvie" en 1972), "Sylvie sa vie" sur Canal+ en 1994 et enfin "Entre l'ombre et la lumière" sur France 3 en 2005.

Pour la télévision, Sylvie s'est aussi illustrée en tant qu'actrice dans divers extraits de pièces de théâtre - aux côtés de Paul Meurisse, Lise Delamare (de la Comédie-Française), Jean-Claude Brialy ou Pierre Palmade - et dans un téléfilm fleuve adapté de Frédéric Dard et intitulé "Mausolée pour une garce" (2001).

Après les films musicaux des sixties et Patate avec Pierre Dux, Danielle Darrieux et Jean Marais, elle a figuré au générique du fascinant Malpertuis de Harry Kümel (festival de Cannes 1972). Mais c'est Jean-Claude Brisseau qui, avec L'Ange noir en 1994, lui offrira un rôle-titre à sa mesure.

Elle est l'artiste féminine française qui a totalisé le plus de « unes » des magazines : environ 2 000, devant Bardot et Deneuve. Elle est aussi la chanteuse française qui a attiré le plus grand nombre de spectateurs, depuis 1961 jusqu'en 2008, se produisant autant en France qu'aux É.-U., Japon, Amérique du Sud, Italie, Canada, Turquie, Allemagne, etc. Elle a été à la tête d'une entreprise de prêt-à-porter (« Créations Sylvie Vartan ») entre 1965 et 1970 et d'écoles de danse à Paris et Tokyo (« Sylvie Vartan Studios ») de 1981 à 1988.

Icône des années soixante, star des soixante-dix, elle est devenue « culte », s'élevant au fil du temps au rare statut de légende vivante aussi bien en France qu'un peu partout à travers le monde. Pour preuve, son autobiographie sortie en 2004 qui fut un best-seller avec plus de 250 000 exemplaires écoulés. Consécration suprême pour ses 60 ans, le musée Galliera à Paris lui a consacré une exposition de près de six mois.

Elle a été promue Officier de la Légion d'honneur le 1er janvier 2009.

Cet album contient les chansons suivantes : - C'est bon de vous revoir, - Mon chinois vert, - Clic-clac, - La Maritza, - Prends ma main, - Abracadabra, - Mon singe et moi (avec Carlos), - 2 minutes 35 de bonheur, - La nuit, - Comme un garçon, - Let the sunshine in.

Cet album est sorti à l'époque en LP 33 tours, et en K7 audio. Il a été réédité en CD en 2004.

Cet album contient les chansons suivantes : - Ne me demande pas pourquoi, - Pour lui je reviens, - Dilindam, - Medley, - Ce soir nous sommes là pour vous, - Par amour par pitié, - Mon père, - Quand ça bouge, - Non c'est rien, - Ne me quitte pas, - Chanson pour vous, - Partir.

Cet album est sorti à l'époque en LP 33 tours, et en K7 audio. Il a été réédité en CD en 2004.

Cet album contient les chansons suivantes : - Toute ma vie, - Laisse moi l'amour, - Merci merci monsieur l'agent, - Medley Salut les copains, - Comme un garçon, - Operator, - La divine Lady veine, - Je sens mon coeur qui bat, - On peut mourir, le monde chante, - Je chante pour Swanee, - Deux mains, - Changement de cavalière, - Rock tango : La drole de fin Matahari tango, - Mon père, - La Maritza, - Bye bye Leroy Brown, - Toute ma vie.

Cet album est sorti à l'époque en double LP 33 tours, et en K7 audio. Il a été réédité en CD en 2004.

Cet album contient les chansons suivantes : - Cet instant est à moi, - Petit rainbow, - L'amour c'est comme les bateaux, - Dieu merci, - Qu'est-ce qui fait pleurer les blondes ?, - Arrête de rire, - Ne pars pas comme ça, - Le temps du swing, - Tout le bazar, - Georges, - La drole de fin, - 2 minutes 35 de bonheur, - Operator, - Photo, - Medley Danse là, - Parle moi de ta vie, - Je suis née dans une valise, - Dancing star.

Cet album est sorti à l'époque en double LP 33 tours, et en K7 audio. Il a été réédité en CD en 2004.

Cet album est sorti à l'époque en double LP 33 tours, et en K7 audio. Il a été réédité en CD en 2004.

Cet album contient les chansons suivantes : - Portrait of a legend, - Donna and Barbara, - Gloria, - L'amour c'est comme une cigarette, - Merveilleusement désenchantée, - Bette Davis Eyes, - UCLA, - Smile, - Tomorrow, - Smile, - If you go away, - Non c'est rien, - Can't smile whithout you, - La maritza.

Cet album est sorti à l'époque en LP 33 tours, et en K7 audio. Il a été réédité en CD en 2004.

Cet album est sorti à l'époque en double LP 33 tours, et en K7 audio. Il a été réédité en CD en 2004.

Cet album est sorti à l'époque en double LP 33 tours, en CD, et en K7 audio.

Cet album contient les chansons suivantes : - Qu'est-ce qui fait pleurer les blondes ?, - Irrésistiblement, - La plus belle pour aller danser, - L'amour c'est comme une cigarette, - Qui tu es, - Tous mes copains, - Ne le déçois pas, - Cette lettre là, - Quelqu'un qui m'ressemble, - Gonna cry, - Annabel, - Je ne peux pas te quitter comme ça, - Divertissement sur Cyrano, - Le cinéma, - Le piège, - Moi je pense encore à toi, - Comme un garçon, - La Maritza, - Obiatche le Bialo, - Mon père, - Ne t'en vas pas, - Quand tu es là, - Moi je danse, Garde moi dans ta poche, - Petit rainbow, - Tes tendres années, - La drole de fin, - Par amour par pitié, - La chanson des vieux amants, - C'est fatal, - Aimer, - Nicolas, - La vie d'artiste.

Cet album est sorti à l'époque en CD, et en K7 audio.

Cet album contient les chansons suivantes : - La plus belle pour aller danser, - L'amour c'est comme une cigarette, - L'amour au diapason, - Je n'aime encore que toi, - Il pense à son corps, - Toutes les femmes ont un secret, - Cette lettre-là, - Ne quittez pas, - Sketch + Medley, - Qu'est-ce qui fait pleurer les blondes ?, - Toi le garçon, - Deux mains, - Mon père, - Je croyais, - Dieu merci, - P'tit bateau, - Par amour par pitié, - Aimer, - La Maritza, - Donne-moi ton amour, - Back to L.A, - Bye bye Leroy Brown, - Quelqu'un m'attend, - Je n'aime encore encore toi.

Cet album est sorti à l'époque en CD, et en K7 audio.

Cet album contient les chansons suivantes : - Qu'est-ce qui fait pleurer les blondes ?, - L'amour c'est comme une cigarette, - Sensible, - Je n'aime encore que toi, - Le temps du swing, - Tourne, tourne, tourne, - Century medley, - Ma vérité, - Souvenirs souvenirs, - Rock medley, - La Maritza, - Les robes, - P'tit bateau, - Darina, - Rappelez-moi en l'an 2000.

Cet album est sorti à l'époque en CD, et en K7 audio.

Coffret contenant 21 CD.

Coffret contenant 10 CD.

Pour l'anecdote, Sylvie Vartan avait été pressentie pour jouer dans : Les Parapluies de Cherbourg (Jacques Demy), Pierrot le fou (Jean-Luc Godard), La Vie de château (Jean-Paul Rappeneau) et plus récemment dans Le Bonheur est dans le pré (Etienne Chatiliez).

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Source : Wikipedia