John Atta-Mills

3.3890109890277 (910)
Posté par talos 30/04/2009 @ 18:09

Tags : john atta-mills, ghana, afrique, international

Dernières actualités
Communiqué final du 36è sommet de la CEDEAO à Abuja au Nigeria ... - Abidjan.net
John Evans Atta Mills, président de la République du Ghana Son Excellence Aja Dr. Isatou NJIE-Saidy, vice-présidente de la République de Gambie ; Son Excellence Dr. Raimundo Pereira, président de la République de Guinée Bissau ; Son Excellence Monsieur...
Les négociations de l'Ape marquent le pas en Afrique de l'Ouest ! - Le Quotidien.sn
Le nouveau Président John Atta Mills a même récemment critiqué l'Ape intérimaire du Ghana en des termes à peine voilés. Le second traverse une crise politique, sociale et économique profonde et complexe depuis de trop nombreuses années....
Nana Asafo-Adjaye - Africa Intelligence
Le nouveau président ghanéen John Atta-Mills continue de s'entourer de ses camarades du NDC alors qu'il était vice-président de Jerry Rawlings. Le nouveau PDG de la Ghana National Petroleum Co. (GNPC), Nana Asafo-Adjaye, qui a pris ses fonctions début...
Football: Atta-Mills contre tout excès de confiance des Black Stars - Le Mali en ligne
Le président John Evans Atta-Mills a mis les joueurs de l'équipe nationale de football, les Black Stars, en garde contre un excès de confiance avant d'affronter le Soudan le week-end prochain pour la suite des éliminatoires de la CAN et du Mondial 2010...
Mathias Eric Owona Nguini : « Les Etats-Unis doivent également se ... - Bonaberi.com
Pensez-vous que ce soit à cause des élections démocratiques qui ont porté John Atta Mills au pouvoir ? Le choix du Ghana comme première destination africaine du président Barack Hussein Obama n'est pas un choix au hasard. A travers ce choix,...
Les investisseurs nigérians traités équitablement au Ghana - Le Mali en ligne
Economie - Le président ghanéen John Evans Atta Mills a donné vendredi, au président Umaru Musa Yar'Adua du Nigeria, l'assurance que son pays allait accorder et favoriser une égalité de chances à tous les investisseurs nigérians au Ghana....
Obama choisit Accra - Jeune Afrique
Tout est parti d'un coup de téléphone de Barack Obama à John Atta-Mills à la fin du mois de janvier. Les deux hommes venaient de prêter serment, le Ghanéen le 7, et l'Américain le 20. Obama a félicité Mills pour son élection démocratique et son...
Relations de "bon voisinage" entre le Ghana et la Côte d`Ivoire ... - Abidjan.net
“J'ai transmis un message confidentiel du Président John Atta Mills à son homologue Ivoirien, SEM Laurent Gbagbo, sur les relations cordiales et de bon voisinage entre le Ghana et la Côte d'Ivoire", a déclaré ce jeudi 28 mai 2009,...
Le président angolais invité au sommet du G-8 - reussirbusiness.com
Les autres chefs d'Etat africains aussi invités sont Jacob Zuma de l'Afrique du Sud, Hosni Mubarak de l'Egypte, John Atta-Mills du Ghana et Abdoulaye Wade du Sénégal, a révélé une source officielle. Selon l'Agence de presse angolaise (ANGOP,...
Ghana : le gouvernement soutient le secteur des assurances - Les Afriques
L'engagement a été réaffirmé à l'occasion d'un discours du chef de l'Etat, John Evans Atta Mills, lu par le vice-ministre des Finances et de la Planification économique, Fiifi Kwetey, lors de l'inauguration du nouveau siège social de Ghana Life...

John Atta-Mills

John Atta-Mills election poster.jpg

John Atta-Mills, né le 21 juillet 1944 à Tarkwa (Côte-de-l'Or), est un homme politique ghanéen, président de la République depuis le 7 janvier 2009.

Titulaire d'un diplôme en droit de l'Université du Ghana et d'un doctorat en études orientales et africaines de la School of Oriental and African Studies (SOAS) de l'Université de Londres, il a enseigné le droit à l'Université Stanford puis à l'Université du Ghana.

En 1988, Mills a été nommé commissionnaire de l'administration fiscale.

Membre du Congrès démocratique national, il est élu vice-président de la République, poste occupé du 7 janvier 1997 au 7 janvier 2001 aux côtés de Jerry Rawlings. Il est ensuite battu par deux fois aux élections présidentielles par John Kufuor, en 2000 et en 2004 avant d'être finalement élu lors du scrutin du 28 décembre 2008. Il prend ses fonctions de président de la République le 7 janvier 2009 avec John Mahama comme vice-président.

En haut



Ghana

Drapeau du Ghana

Le Ghana est un pays d'Afrique occidentale situé au bord du Golfe de Guinée. Les pays limitrophes du Ghana sont la Côte d'Ivoire à l'ouest, le Burkina Faso au nord et le Togo à l'est. Sa capitale est la ville d'Accra et ses habitants sont les Ghanéens.

La langue officielle est l'anglais, la langue d'origine véhiculaire est le twi et la monnaie le cédi.

Le Ghana moderne n'a pas de liens géographiques ou historiques directs avec l'Empire du Ghana. Le premier, ancienne Côte-de-l'Or, a été renommé par simple hommage au second. Le nom de Côte-de-l'Or vient des très nombreuses mines d'or du pays qui, avant d'être exploitées par les colons britanniques, allemands, hollandais et français, étaient abondamment utilisées par l'ethnie Ashanti, qui garde la tradition de splendides bijoux en or, tradition qui s'est propagée aussi chez l'ethnie voisine Baoulé.

L'un des principaux hommes politiques du Ghana fut le panafricaniste Kwame Nkrumah. L'ancien président du Ghana, John Agyekum Kufuor, avait été réélu pour un second mandat en décembre 2004. En décembre 2008, l'élection présidentielle, à laquelle ne pouvait se représenter Kufuor, s'est déroulée sans heurts. Très serrée, elle a été remportée par John Atta-Mills, juriste de 64 ans, après que son opposant, Nana Akufo-Addo, eut reconnu sa défaite. La passation de pouvoir entre Kufuor et Atta-Mills a eu lieu le 7 janvier 2009.

Par ailleurs, le Ghana a également subi l'esclavage : on peut toujours visiter les forts sur la côte, dont Elmina. L'esclavage des enfants, malgré une loi interdisant cette pratique, est toujours en vigueur, particulièrement autour du lac Volta.

L'histoire de la partie de l'Afrique qui deviendra le Ghana d'aujourd'hui est relativement mal connue avant 1500. Les recherches archéologiques ont montré que l'occupation humaine y est très ancienne aussi bien sur la côte qu'à l'intérieur des terres. Des recherches récentes ont mis en évidence, dans la zone forestière, la présence de sites d'habitat entourés de profonds fossés datant d'entre le VIIe et le XIVe siècle de notre ère. Ce type de site, que l'on connaît par ailleurs de la Côte d'Ivoire au Nigeria, témoignent de l'existence d'une civilisation sédentaire maîtrisant la métallurgie du fer, vivant probablement de la culture de l'igname et de l'exploitation du palmier à huile, et particulièrement bien adaptée à l'environnement forestier. Ces sites furent brutalement abandonnés au XIVe siècle. La peste noire et ses conséquences dévastatrices sur la démographie, bien connues en Europe et en Afrique du Nord à la même époque et dont l'étude en Afrique subsaharienne reste à réaliser, pourrait être à l'origine de ces bouleversements à grande échelle.

Près d'un siècle et demi plus tard, c'est donc une société bien différente et sans doute encore marquée par le chaos qui a frappé les générations précédentes, qui accueille les premiers navires portugais. Ceux-ci ont atteint cette partie de la côte pour la première fois en 1471. Ils y ont trouvé de l'or à échanger contre des biens manufacturés provenant d'Europe et ont donc baptisé cette portion de côte, Côte de l'Or ou Côte de la Mine (Costa da Mina). Pour protéger ce commerce de l'or des marchands interlopes venus d'autres nations européennes, ils construisent en 1482 une forteresse imposante, Saint-George-de-la-Mine (Sao Jorge da Mina) dans le village d'Edina (Elmina). Cette forteresse demeurera le quartier général des Portugais jusqu'en 1637, date à laquelle les Hollandais les en délogent, s'affirmant ainsi comme la puissance européenne dominante sur la Côte. Ils le demeureront jusque dans les années 1870 lorsqu'ils cèderont leurs possessions aux Anglais. Ces derniers se lanceront alors dans le processus de colonisation de territoires situés à l'intérieur des terres, et notamment de l'Ashanti (Asante).

La présence de marchands puis de soldats et de missionnaires européens sur la Côte de l'Or ne doit pas masquer l'histoire complexe des entités politiques africaines dont ils n'étaient que les hôtes. Du XVIe au XIXe siècle, de nombreuses entités se développent, négocient, s'allient et s'affrontent pour dominer les échanges et assurer leur domination politique. Cette histoire est marquée par une grande diversité et inventivité en terme de constructions sociopolitiques. Le commerce de l'or puis des esclaves qui le dépasse en volume à partir du tournant du XVIIIe siècle jouent un rôle clef pour comprendre les enjeux politiques locaux. Cette histoire a fait l'objet de nombreuses monographies, dont certaines en français.

Le Ghana fut une colonie britannique sous le nom de Gold Coast (Côte de l'Or). Après la Première Guerre mondiale, la Gold Coast s'agrandit d'une partie du Togoland allemand. (L'autre partie revint à la France déjà présente au Dahomey (Bénin), et formera le Togo contemporain ).

Le Ghana est indépendant de la Couronne britannique depuis le 6 mars 1957.

Le Ghana fait partie du Commonwealth. Le 28 décembre 2008, au terme d'une élection présidentielle très disputée et unanimement saluée pour son caractère démocratique rarissime sur le continent, c'est John Atta-Mills qui devient le nouveau président du pays. La passation de pouvoir s'est déroulée le 7 janvier 2009.

Le Ghana est situé sur le Golfe de Guinée, juste au nord de l'équateur. Il partage des frontières avec la Côte d'Ivoire à l'ouest, le Togo à l'est et le Burkina Faso au nord.

Le pays est constitué de denses forêts tropicales au sud et de savane au nord. Le climat tropical est pluvieux, essentiellement en mai-juin (grande saison des pluies ou hivernage). La Volta noire, la Volta blanche ainsi que les rivières Oti et Daka se rencontrent au Ghana pour former le lac Volta. Le Barrage d'Akosombo, situé au sud du lac, produit beaucoup d'énergie pour le pays.

Comme nombre de pays africains, le Ghana est riche en matières premières minières. Son économie demeure cependant essentiellement basée sur l'agriculture. L'industrie y est toutefois plus développée que dans le reste du continent. Par ailleurs, le Ghana va devenir dans les années à venir un pays producteur de pétrole grâce à la découverte en 2007 de ressources pétrolières offshore non négligeables.

Peut-être la contribution culturelle la plus visible (et la plus vendable) du Ghana moderne est le tissu de Kente, largement reconnu et apprécié pour ses couleurs et son symbolisme. Le tissu de Kente est fait par les tisserands ghanéens consommés, et les centres de tissage importants à Kumasi et autour (Bonwire est connu comme l’endroit où l’on fabrique le vrai Kente, bien que des secteurs de Région de la Volta prétendent aussi à l’appellation) abondent en tisserands qui lancent ici et là leurs navettes en fabriquant de longues bandes de Kente. Ces bandes peuvent être alors cousues ensemble pour former de grandes pièces qui sont portées par quelques Ghanéens (les chefs surtout) et achetées par les touristes à Accra et à Kumasi. Les couleurs et les modèles du Kente sont soigneusement choisis par le tisserand et celui qui le portera. Chaque symbole tissé dans le tissu a un sens spécial dans la culture ghanéenne.

Le Kente est un des symboles du système hiérarchisé du Ghana, qui reste fort dans le sud et les régions centrales du pays, particulièrement dans les zones peuplées par les membres de la tribu Ashanti, culturellement et politiquement dominante. Son chef, connu sous le nom d’Asantehene, est peut-être la personne la plus révérée dans la partie centrale du pays. Comme les autres chefs ghanéens, il porte un Kente éclatant de couleurs, des bracelets en or, des anneaux et des gris-gris, et il se fait toujours accompagner de nombreux parapluies très ornés (qui sont également un symbole du titre de chef). Le symbole le plus sacré des gens de Ashanti est le Tabouret Doré, petit trône doré dans lequel les esprits des ancêtres sont censés résider. Il est soigneusement gardé à Kumasi, capitale culturelle des gens d’Ashanti et siège du palais de l’Asantehene. Bien que le titre de chef à travers le Ghana ait été affaibli par des allégations de corruption et de coopération avec l'oppression coloniale, il reste une institution très vivante au Ghana.

En haut



Congrès démocratique national (Ghana)

Le National Democratic Congress, Congrès démocratique national, est un parti politique du Ghana formé par l'ancien président Jerry Rawlings. Le NDC est membre de plein droit de l'Internationale socialiste.

Le NDC a présenté John Atta-Mills à l'élection présidentielle 2004, puis à celle de décembre 2008. Soutenu par Jerry Rawlings, John Atta-Mills a remporté l'élection de 2008 avec 50,23% des voix et sera investi président le 7 janvier 2009.

En haut



Présidents du Ghana

Le tableau ci-dessous dresse la liste des présidents de la République du Ghana suite à son indépendance du Royaume-Uni le 6 mars 1957.

À noter qu'entre 1957 et 1960, Elizabeth II est reine de la Côte-de-l'Or, tandis que Kwame Nkrumah est Premier ministre. C'est le 1er juillet 1960 que le pays devient officiellement une république et prend le nom de République du Ghana.

En haut



Parlement du Ghana

Le Parlement du Ghana est le corps législatif du Ghana. Les élections se font au scrutin uninominal majoritaire à un tour à la majorité simple. Le pays est divisé en 230 circonscriptions électorales d'un seul membre. Les parlementaires sont élus pour un mandat de 4 ans.

La représentation législative au Ghana remonte aux années 1850, lorsque le pays était une colonie britannique, sous le nom de Côte-de-l'Or. Le Conseil législatif était alors purement consultatif et le gouverneur exerçait à la fois le pouvoir exécutif et législatif. Des réformes furent introduites en 1916 et en 1925 mais les prérogatives du gouverneur restèrent très larges. En 1946, la nouvelle constitution mit fin à la présidence du Conseil législatif par le gouverneur et autorisa un membre inofficiel du Conseil d'en exercer la présidence. Ce système perdura jusqu'en 1951, date à laquelle le Conseil élut son premier rapporteur, Sir Emmanuel Charles Quist.

Cette même année, des élections au suffrage universel eurent lieu pour la première fois. Le Parti de la convention du peuple (PCP), formée en 1949 et dirigé par Kwame Nkrumah, remporta les élections contre la Convention de la Côte de l'Or unifiée menée par Joseph Boakye Danquah. Nkrumah, emprisonné au début de l'année 1950 pour subversion, fut libéré et nommé chef du gouvernement.

Les élections législatives organisées en 1954 donnèrent sur une deuxième victoire du PCP, qui remporta 71 des 104 sièges à pourvoir. Les élections législatives de 1956 aboutirent au même résultat. La Côte de l'Or obtint l'indépendance le 6 mars 1957 et prit le nom de Ghana. L'Assemblée législative fut renommée Assemblée nationale.

Le Ghana devint officiellement une république le 1er juillet 1960 après l'adoption de la nouvelle constitution, avec Nkrumah pour président. Le plébiscite fut considéré comme un renouvellement du mandat et la législature en cours fut prolongée pour cinq ans. Le système du parti unique fut introduit en 1964 et seuls des candidats issus du PCP se présentèrent aux élections législatives l'année suivante. Nkrumah fut renversé par l'armée en 1966, qui entreprit de bannir les partis politique et de dissoudre l'Assemblée nationale.

Le pays retourna au pouvoir civil en 1969. Les élections du 29 août aboutirent sur la victoire du Parti du progrès de Kofi Abrefa Busia, qui remporta 105 des 140 sièges. Busia fut investi de la fonction de Premier ministre le 3 septembre. Son gouvernement fut renversé en 1972 par un coup d'État militaire. Au cours de la Troisième république, qui dura de 1979 à 1981, toutes les institutions élues furent dissoutes et l'activité politique prohibée.

Après 11 ans de régime militaire, une nouvelle constitution fut approuvée en référendum en 1992. Une élection présidentielle fut organisée en novembre, remportée par Jerry Rawlings, leader du coup d'État de 1981. L'opposition contesta les résultats et boycotta les élections législatives de décembre. Le parti de Rawlings, le Congrès démocratique national (CDN), se vit attribuer 189 des 200 sièges du parlement.

Les élections législatives de 1996 virent le retour de tous les partis sur la scène politique. Le CDN remporta 133 sièges, le Nouveau parti patriotique (NPP) en remporta 60 tandis que deux petites formations se partageaient les 7 sièges restants.

En 2000, Rawlings n'avait constitutionnellement pas le droit de briguer un nouveau mandat présidentiel. John Kuofor, du NPP, battit le candidat du CDN John Atta-Mills. Le NPP remporta ensuite 100 sièges au parlement, suivi par le CDN avec 92 sièges. Les petits partis et des indépendants se partagèrent les 8 sièges restants. Kuofor fut réélu en 2004 et le NPP remporta 128 sièges sur 230, contre 94 pour le CDN. Deux autres partis, la Convention nationale du peuple (CNP) et le Parti de la convention du peuple (PCP), remportèrent respectivement 4 et 3 sièges. Le dernier siège est occupé par un indépendant. L'élection présidentielle de 2008 voit la victoire sur le fil de John Atta-Mills, toujours candidat du CDN. Au Parlement, le CDN remporte tout juste la moitié des sièges à pourvoir, avec 114 élus sur 228, contre 107 au NPP, 2 au Parti de la convention du peuple, 1 à la Convention nationale du peuple et 4 indépendants.

En haut



Élection présidentielle ghanéenne de 2008

John Atta-Mills

L'élection présidentielle ghanéenne de 2008 s'est tenue le 7 décembre, en même temps que les élections législatives. Aucun candidat n'ayant obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés lors du premier tour de scrutin, un second tour a eu lieu deux semaines plus tard, le 28 décembre 2008, pour départager John Atta Mills, leader de l'opposition et Nana Akufo-Addo, candidat du parti au pouvoir. Atta Mills a été déclaré officiellement élu le 3 janvier 2009, avec une avance de moins d'1 % des suffrages exprimés sur son rival.

Le 21 décembre 2006, l'ancien vice-président John Atta Mills, qui a, sans succès, brigué la présidence en 2000 et en 2004 au nom du NDC contre les candidats du NPP, a été à nouveau investi candidat par les militants de son parti à une écrasante majorité.

Ancien ministre des Affaires étrangères, Nana Akufo-Addo a lui été désigné candidat par le NPP lors d'un congrès du parti organisé le 23 décembre 2007. Bien que loin d'avoir obtenu une majorité absolue de suffrages de la part des militants, son seul concurrent au sein de ce processus interne, John Alan Kyeremanten, s'est désisté en sa faveur.

Les huit candidats officiellement enregistrés auprès de la Commission électorale du Ghana.

Un sondage effectué en avril 2008 a fait état d'une légère avance de Mills sur Akufo-Addo. La Commission nationale pour l'éducation civique a mené l'enquête sur un échantillon de 5 327 personnes. Le sondage a également prédit une forte participation électorale de 96,9 %. Les répondants provenaient de zones côtières, des régions du milieu et du nord du pays. Un autre sondage effectué en octobre 2008 par Angus Reid Global Monitor donnait au contraire la victoire à Akufo-Addo. Le sondage a été effectué en interrogeant 3 000 adultes dans toutes les régions du pays.

La participation a été très élevée. Comme les candidats autres que ceux des deux plus grands partis n'étaient crédités que de très faibles scores, une victoire de Akufo-Addo ou Mills dès le premier tour aurait été envisageable, mais Paa Kwesi Nduom a déclaré qu'il souhaitait créer la « surprise » en obtenant suffisamment de voix pour contraindre à l'organisation d'un second tour de scrutin. Ce qui effectivement arriva : après dépouillement de 40 % des bulletins de vote, Akufo-Addo était crédité de 49,5 % des voix contre 47,6 % à Mills. Malgré une remontée de Mills par la suite, Akufo-Addo était toujours en tête après dépouillement de 70 % des bulletins. Il n'a toutefois finalement pas obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés, et a donc dû affronter Mills dans un second tour de scrutin.

Le second tour a eu lieu le 28 décembre 2008, mais en raison de problèmes de logistique liés à la distribution des bulletins de vote, les électeurs du district de Tain n'ont pu voter que le 2 janvier 2009. Cet incident semble ne pas être sans rapport avec le fait que les électeurs de Tain ont placé Atta Mills en tête à l'issue du premier tour. La Commission électorale a décidé qu'Atta Mills ne serait pas déclaré vainqueur tant que les résultats dans ce district ne seraient pas connus. Le NPP a cherché à retarder le vote à Tain, faisant valoir que « l'atmosphère dans le district rural n'était pas propice à une élection libre et juste », mais le parti a été désavoué par la cour. Le NPP a appelé à boycotter le vote, ce qui lui a valu des critiques de la par de groupes de la société civile. Alors que la tension montait à Accra à l'annonce de résultats extrêmement serrés, le président sortant, John Kufuor, a appelé au calme et au respect de l'issue du vote.

Les observateurs internationaux ont salué un scrutin libre et régulier. La transition démocratique qui s'est opérée sans encombre à l'issue de cette élection a été saluée par plusieurs pays africains. Le Premier ministre du Kenya, Raila Odinga, déclare à ce titre que « la victoire de John Atta Mills et l'attitude du peuple ghanéen offrent un rare exemple de démocratie en Afrique ». Le président de l'Afrique du sud, Kgalema Motlanthe, déclare quant à lui que « l'élection au Ghana est un témoignage du respect de la démocratie et de la bonne gouvernance en Afrique Le peuple du Ghana a montré dans les urnes combien il appréciait la démocratie ». Dans un télégramme de félicitations lu dimanche à la télévision nationale, le président de la Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, a qualifiée l'élection de brillante, organisée de manière parfaite et a jugé que la victoire de M. Atta-Mills « honore le continent africain ». Dans une lettre publique, le président de la République française Nicolas Sarkozy s'est pour sa part dit « persuadé que vous saurez accompagner votre pays vers de nouveaux progrès, dans le respect des institutions et des libertés qui désormais le caractérise aux yeux de la communauté internationale dans son ensemble ».

En haut



Source : Wikipedia