Johannesburg

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Posté par seb 09/03/2009 @ 06:14

Tags : johannesburg, afrique du sud, afrique, international

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Johannesburg

Blason de Johannesburg

Johannesburg est une ville et une métropole d'Afrique du Sud, capitale de la province de Gauteng, la plus riche d'Afrique du Sud.

La municipalité de Johannesburg est une des quarante régions métropolitaines les plus grandes du monde, et est la seule ville mondiale en Afrique. Johannesburg est parfois considéré à tort comme la capitale de l'Afrique du Sud.

Située sur le gisement aurifère du Witwatersrand, Johannesburg est considérée néanmoins comme la capitale économique du pays où se situe la bourse d'Afrique du Sud. Elle est aussi le site de la cour constitutionnelle sud-africaine.

La population de la ville de Johannesburg est d'environ 710 000 habitants (plus de 1 avec l'agglomération). Elle est la ville la plus peuplée du pays, en prenant en compte son agglomération, et la quatrième plus peuplée d'Afrique, derrière Le Caire, Lagos et Kinshasa.

La ville est aussi connue pour avoir abrité le Sommet de la Terre 2002 ; second Sommet de la Terre dit « Sommet de Joburg » pour les associations et ONG qui y avaient un sommet parallèle à celui des États, 10 ans après le « Sommet de Rio » de 1992.

Plus grande ville du Transvaal, Johannesburg est située depuis 1994 dans la nouvelle province du Gauteng dont elle est la capitale.

Située à environ 1650 mètres d'altitude, elle bénéficie d'un climat assez doux le jour (environ 28° à 30° en été et 10° à 20° en hiver) mais par contre assez froid le soir (une quinzaine de degrés en été et pouvant descendre en-dessous de zéro en hiver).

Selon le recensement de 2001, la population de la municipalité de Johannesburg est supérieure à 3 millions d'habitants pour un territoire de 1 644 km² représentant une densité de 1 962 habitants /km²). A elle-seule, Johannesburg compte environ 710 000 habitants.

Les noirs représentent 73 % de la population de la ville suivis de 16 % de blancs, de 6 % de gens de couleur (métis) et de 4 % d'Asiatiques (Indiens compris). A la fin de l'apartheid, dans les années 1990, les blancs s'étaient repliés sur les banlieues nord. Soweto, le township symbole, est devenu le refuge des classes moyennes noires. Les plus pauvres ont convergé vers l'inner city : Hillbrow, Berea ou Yeoville. Des milliers de familles pauvres ou de migrants africains à la recherche d'un travail s'entassent dans des taudis mais vivent tous les jours à la merci de l'expulsion. La crise du logement risque de se muer en conflit de classes.

La ville compte 42 % d'habitants de moins de 24 ans et 37 % de chômeurs. Parmi ces derniers, 91 % sont noirs.

Seulement 0,7 % de la population active travaille dans les mines (contre 19 % dans le secteur des services et 18 % dans le secteur financier).

La langue la plus parlée est le nguni (34 %) suivie du sotho (26 %), de l'anglais (19 %) et de l'afrikaans (8 %).

On dénombre 7 % d'illettrés contre 29 % de diplômés du seul enseignement secondaire (high school) alors que 14 % de la population a fait des études universitaires.

La population de la ville se déclare majoritairement chrétienne (53 %) contre 24 % d'athées ou d'agnostiques, 14 % d'églises africaines diverses, 3 % de musulmans, 1 % de juifs et d'hindous.

En mai 2008, Johannesburg connaît de violentes émeutes anti immigrés dans les bidonvilles qui font plus de 50 morts, des milliers de sans-abris et provoquent l'exode de plusieurs milliers de clandestins.

La population de toute la zone métropolitaine de Johannesburg est de 8 millions d'habitants ce qui en fait une des 35 zones métropolitaines les plus peuplées au monde.

Avant 1994, la ville de Johannesburg se divisait administrativement entre 11 autorités locales (sept blanches et quatre noires ou de couleur). Les sept administrations blanches s'autogéraient financièrement à 90 % (et dépensaient pour USD $93 par personne) alors que les quatre administrations noires s'autofinançaient à seulement 10 % (et ne dépensaient que USD $15 par personne).

La démarcation municipale de la ville de Johannesburg a été redéfinie en 1995 pour englober des quartiers noirs. Le premier conseil municipal post-apartheid fut créé en 1995. Il adopta la devise "une ville, un contribuable" pour marquer son objectif de traiter la distribution inégale des revenus et des impôts. Les revenus de quartiers traditionnellement blancs et prospères devaient subvenir aux services des quartiers les plus pauvres. La ville fut divisée en quatre arrondissements, chacun avec une Autonomie territoriale et une autorité locale sous le contrôle d'un conseil central métropolitain. En plus, les circonscriptions furent modifiées pour inclure les quartiers riches comme Sandton et Randburg, et les townships voisins pauvres comme Soweto et Alexandra.

En 1999, Johannesburg nomma un manager pour la ville afin de réformer sa mauvaise situation financière. Le manager, conjointement avec le conseil municipal, élabora un plan de réforme stratégique appelé "Igoli 2002". La ville passa ainsi de la quasi-insolvabilité à un surplus de 153 million de rand (USD 23,6 million).

La ville de Johannesburg se confond aujourd'hui avec la municipalité créée en 2000.

Autrefois, la fonction de maire était surtout honorifique. Son mandat était d'une année et il était élu parmi les conseillers municipaux.

Depuis 2000, elle est devenue réellement une fonction exécutive soumise à l'élection des habitants de la ville. Depuis cette année-là, le maire de Johannesburg est Amos Masondo (ANC).

Lors des élections municipales du 1er mars 2006, l'ANC l'emporte de nouveau avec 62% des suffrages (136 sièges) contre plus d'un tiers des suffrages à l'Alliance démocratique (59 sièges).

Les banlieues reflètent la diversité de Johannesburg. Au nord s'étendent les quartiers très huppés et riches représentés par le centre des affaires à Sandton. Entre autres, on peut citer Melrose, Four ways, Rivonia.

Au sud-ouest, le célèbre township de Soweto (SOuth WEst TOwnship) est un héritage de l'apartheid.

Le développement de Johannesburg est lié à la découverte d'or (d'où son nom zoulou : eGoli, la cité de l'or) sur le site en 1886. La ville connaît alors une croissance extrêmement rapide, avec en particulier l'ouverture d'une bourse de valeurs (le Johannesburg Stock Exchange) dès 1887.

D'importants investissements immobiliers dans les années 1930 (immeubles Art déco), puis dans les années 1970 (gratte-ciel) ont ensuite contribué au développement de la ville.

Aujourd'hui, l'activité minière n'est plus le secteur principal de l'économie locale. L'essor des services, ainsi que la construction d'un aéroport international, a fait de Johannesburg une cité de première importance pour le commerce africain et mondial. L'agglomération de Johannesburg (Gauteng) assure 40 % du PIB de l'Afrique du Sud.

L'héritage de la période d'apartheid a maintenu une crise du logement pour les noirs, gravement touchés par le chômage. Le chômage qui, selon le gouvernement, avoisine les 40 %, exalte les rancoeurs contre les immigrés accusés de raffler les emplois, de faire baisser le coût du travail, voire de faire augmenter la délinquance. Surtout, le gouvernement de Thabo Mbeki, qui a succédé à Nelson Mandela, a sous-estimé la crise au Zimbabwe limitrophe, qui connaît la plus forte inflation du monde : en 2007, elle a atteint 100 000 % ! Ce qui a précipité trois millions de clandestins de l'autre côté de la frontière. Les écarts de revenu et les tensions raciales créent d'importants problèmes d'insécurité dans le centre-ville déserté par les blancs, et abandonné par les investisseurs. Ce centre-ville tente actuellement de se restructurer autour d'un nouveau quartier administratif et culturel à vocation touristique.

Johannesburg est une ville dangereuse où règne l'insécurité depuis le début des années 90. Son centre-ville qui comprend une centaine d'édifices art déco des années 30 et 40 ne se visitent plus guère et il est fortement déconseillé de s'y rendre seul. Les plus importants de ces immeubles Art déco sont situés sur Main Street, sur Commissioner Street (Federal Hotel et Broadcast House) ou encore sur Loveday et Commissioner (Union Castle Building). Une dizaine d'autres immeubles art déco pourraient prochainement être démolis pour faire place à de nouveaux complexes administratifs. Il s'agit des immeubles situés sur Beyers Naudé Square (ancien DF Malan) et qui avaient abrité le Rand Water Board, la Colonial Bank et la Volkskas Bank.

Le Carlton Centre qui offrait, depuis son inauguration en 1973 un point de vue unique sur la ville, a été déserté.

Les touristes se contentent principalement de circuler ou résider dans les quartiers périphériques comme Sandton, véritable nouveau cœur financier de la ville. Le quartier de Randburg également est apprécié avec ses nombreuses villas des magnats du Rand (Randlords).

Le musée de l'apartheid et le parc à thème de Gold Reef City sont les deux principaux lieux à visiter à Johannesburg en dehors de Sandton et Randburg. Les touristes peuvent également ajouter une visite à Soweto, le township, où ils pourront visiter le Mandela House Museum ou découvrir le Hector Petersen Memorial Monument.

Le "Walter Sisulu National Botanical Gardens" est également un autre lieu agréable qui peut mériter un détour le cas échéant.

En fait, les touristes qui résident à Johannesburg ne devront pas manquer de se rendre à Pretoria, à 50 kilomètres au nord de la ville, ni de visiter, à Irène, la maison du Maréchal et ancien premier ministre Jan Smuts.

Johannesburg est l'une des villes les moins sûres du monde en temps de paix, notamment au centre ville. La majeure partie de la population y circulant vient des townships miséreux connus eux-aussi pour leurs forts taux de criminalité.

Les gens de classe moyenne et supérieure habitent dans des maisons protégées par de hautes clôtures, munies de barbelés, de fils électriques, et même surveillées par les compagnies de sécurité privées. La peur de se faire cambrioler est très grande. Il est impensable de laisser sa voiture à l'extérieur pour la nuit. Même dans les quartiers huppés de Sandton, Rosebank ou Melville, il est très rare de voir des gens pratiquer le jogging ou se promener en vélo, jugés trop vulnérables contre les attaques corporelles.

Dans les quartiers pauvres comme Hillbrow et les townships environnants (principalement Alexandra), la violence est importante. Les maisons de briques ne sont pas toujours protégées par des clôtures avec barbelés. Les maisons de tôle d'acier sont généralement sans protection.

Johannesburg, tout comme Los Angeles, est une ville jeune et adaptée au transport automobile privé. Elle manque ainsi d'un système commode de transports en commun. Un nombre significatif des résidents de la ville dépend des taxis ou des minibus informels de la ville.

Le système de chemin de fer urbain de Johannesburg connecte Johannesburg central à Soweto, Pretoria et à la plupart des villes satellites du long du Witwatersrand. Les chemins de fer transportent un nombre important d'ouvriers chaque jour.

Cependant, l'infrastructure de chemin de fer a été construite à la fin du 19e siècle et couvre seulement les secteurs plus vieux au sud de la ville. Dans le demi-siècle passé Johannesburg a grandi en grande partie au nord et aucun des secteurs du nord, y compris le quartier des affaires, ceux de Sandton, Midrand, Randburg, and Rosebank, ne sont désservis par le chemin de fer.

Le projet du Gouvernement Provincial, le Gautrain, est conçu pour soulager le trafic sur l'autoroute N1 entre Johannesburg et Pretoria, qui enregistre un trafic journalier de 160 000 véhicules.

La construction de cette liaison ferroviaire rapide a commencé en octobre 2006 et sera achevée d'ici 2010, pour la coupe du monde de football. Elle reliera Johannesburg à Pretoria et Sandton et l'Aéroport International de Johannesburg. Elle comportera un certain nombre de stations de métro souterraines, ainsi que des stations aériennes. Elle passera notamment par le parc Joubert, par Rosebank, Sandton, Midrand et dans Pretoria. Ce sera le premier nouveau système ferroviaire construit en Afrique du Sud depuis 1977.

Johannesburg est desservie par une flotte d'autobus exploitée par Metrobus, une association d'entreprises de la Ville de Johannesburg. Elle possède un parc d'environ 550 bus "simple" ainsi que des bus à l'impériale, sillonnant 84 itinéraires différents dans la ville. Ce total inclut 200 bus modernes (150 autobus à l'impériale et 50 simples), fabriqués par Volvo et Marcopolo/Brasa en 2002. La flotte de Metrobus transporte environ 20 millions de passagers par an. Metrobus exploite aussi un certain nombre de bus ouverts-supérieurs dans la "City Slicker", les utilisant pour faire des visites guidées autour de la ville.

De plus il y a un certain nombre d'opérateurs d'autobus privés, quoique le plus concentrés sur les itinéraires interurbains, ou sur des charters d'autobus pour les voyages en groupe.

Il y a à Johannesbourg des taxis-minibus, la manière la plus courante de transport pour la majorité de la population. Ces taxis sont souvent de qualité médiocre et les chauffeurs de piètres automobilistes. Cependant devant la forte demande, ils constituent le moyen de transport principal pour les moins favorisés.

Le fait que Johannesburg n'ait pas été construite autour d'une rivière navigable a signifié que dès le début de l'histoire de la ville, c'est par la route que la majorité des transports des personnes et des marchandises s'effectue, à l'interieur et à l'extérieur de la ville.

Le périphérique de Johannesburg est composé de trois autoroutes qui convergent sur la ville, formant une boucle 80-kilometres autour d'elle : la déviation N3 orientale, qui lie Johannesburg avec Durban ; la déviation N1 occidentale, qui lie Johannesburg avec Pretoria et Le Cap ; et la déviation N12 méridionale, qui lie Johannesburg avec Witbank et Kimberley.

Le périphérique de Johannesburg est fréquemment congestionné. L'échangeur du Gillooly, est prétendu être l'échange le plus fréquenté de l'hémisphère sud.

De renommée internationale, l'université du Witwatersrand (ou Witts) implantée à Johannesburg depuis 1904 est un pôle d'enseignement supérieur non négligeable, offrant des formations médicales, scientifiques et artistiques attirant des étudiants à l'échelle régionale et nationale.

Les enseignements sont dispensés en anglais et en afrikaans à titre égal, résultat d'un long combat sous l'apartheid qui visait à livrer un enseignement en anglais au profit de l'afrikaans, langue exclusivement blanche et métisse de tradition.

L'éducation primaire et secondaires est organisée en douze années et se finalise par l'obtention d'un certificat de validation d'acquis similaire au baccalauréat. L'année scolaire va de février à novembre, et les grandes vacances sont organisées pour décembre-janvier, période estivale. La priorité de l'enseignement sud-africain est centrée sur l'apprentissage simultané des langues, des sciences ainsi que le sport. Le port de l'uniforme est obligatoire. La scolarité est payante et non mixte, offrant une qualité d'enseignement proportionnelle aux tarifs pratiqués par les écoles elles-mêmes, et un panel de choix d'écoles élitistes huppées n'ayant rien à envier aux écoles californiennes.

Johannesburg comprend aussi un large réseau de lycées et d'écoles internationales de France, Allemagne, Portugal, États-Unis, Australie, Israël et Libye.

Le fameux stade de rugby Ellis Park se trouve à Johannesburg. La finale de la troisième coupe du monde de rugby s'y est tenue en 1995 avec la victoire des springboks sur les All-blacks.

Le président Nelson Mandela, le premier noir à ce poste en Afrique du Sud, a ainsi remis le trophée au capitaine sud-africain Francois Pienaar. Nelson Mandela qui était d'ailleurs revêtu d'un maillot de l'équipe nationale pour l'occasion avec le numéro 7 du capitaine.

Actuellement en cours en de travaux d'agrandissement, le stade Soccer City de Johannesburg accueillera notamment la finale de la Coupe du monde de football 2010 le dimanche 11 juillet.

Un tournoi de tennis professionel de type 250 Series a lieu tous les ans à Johannesburg.

Johannesburg est reliée à toutes les villes principales du pays par voie aérienne ou par routes.

L'aéroport international OR Tambo (qui avait porté le nom de Jan Smuts de 1952 à 1995) est la porte d'entrée principale des voyageurs étrangers en Afrique du Sud. Doté d'un aérogare ultramoderne, il a vu passer par ses terminaux 9 millions de passagers par an faisant de lui le premier aéroport d'Afrique. Depuis le 27 octobre 2006, l'aéroport international de Johannesburg porte le nom d'Oliver Tambo. Cette décision, qui fait suite à une longue polémique, a été perçue par les opposants comme une remise en cause de l'argument utilisé en 1995 par le gouvernement de ne donner dorénavant que des noms de lieux géographiques aux aéroports sud-africains.

La compagnie nationale South African Airways, disposant d'une importante flotte de gros porteurs, a un réseau mondial très étendu surtout vers l'Europe, l'Extrême-Orient et l'Australie. Elle dessert aussi plusieurs villes américaines Washington et New York. Sa filiale South African Airlink dessert avec d'autres compagnies low-cost l'ensemble des villes sud-africaines.

Johannesburg est au cœur d'un réseau autoroutier très complexe qui relie la capitale -Pretoria- à 25 minutes, la seconde ville Le Cap ainsi que la capitale parlementaire Bloemfontein par la N1. Les villes côtières de l'océan Indien telles que Durban, Port Elizabeth ou East London sont desservies par la N2. Parallèlement, d'autres safaris, parcs nationaux et réserves naturelles sont situées au bout de routes secondaires à voie rapide.

Johannesburg est en pleine rénovation depuis le début des années 2000, motivée dans sa démarche par l'organisation par l'Afrique du Sud de la Coupe du Monde de football en 2010. La facette la plus visible de cette transformation est une reconquête du centre ville par les investisseurs et les plus riches. Des immeubles de bureaux, vides et délabrés, sont transformés en appartements luxueux et en lofts. L'un des symboles de ce renouveau se trouve dans le nouveau regard apporté à la tour Ponte City (très bonne adresse dans les années 1970, progressivement abandonnée aux activités illicites et au crime; dans les années 1990, il avait même été question de la transformer en prison, avant de revenir à un projet plus classique de rénovation): cette dernière tente d'attirer, après des travaux importants, une riche clientèle de blancs et de noirs (cette classe qui est en passe de reconquérir le centre-ville de Johannesburg).

La municipalité encourage un tel mouvement de ré-embourgeoisement, en misant aussi sur la sécurité. Si cette dernière n'est pas parfaite, bien au contraire, le taux de criminalité (ou le sentiment de criminalité) semble diminuer. Plus de 300 caméras de sécurité aident efficacement la police, en scrutant tout le centre ville et la plupart des points chauds. Mais cette politique a un prix: afin d'assainir le centre-ville, la ville fait évacuer par la force les immeubles délabrés de leurs habitants. Ces derniers ne peuvent pas revenir une fois expulsés, les immeubles ayant été entre-temps transformés en logements luxueux au loyer inabordable. Les populations pauvres, majoritairement noires, sont contraintes de s'exiler dans des banlieues toujours plus lointaines et tout autant délabrées.

Johannesburg est surnommé Joburg, J'burg, The Wild City ou encore Jozi.

Son nom en langue zoulou est eGoli (ville de l'or).

En français, le nom de la ville s'écrit Johannesbourg.

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Tournoi de Johannesburg

Le tournoi de Johannesburg (Afrique du Sud) est un tournoi de tennis masculin du circuit professionnel ATP.

Il s'est déroulé de 1976 à 1995, avec quelques interruptions, sur surface dure en novembre. Sous l'impulsion du sponsor South African Airways, l'épreuve renaît en février 2009.

Une épreuve féminine du WTA Tour s'est aussi tenue dans les années 1970, avec une dernière édition en 1984.

Seuls Vitas Gerulaitis et Aaron Krickstein (chez les hommes) et Chris Evert (chez les femmes) ont remporté ce tournoi à deux reprises en simple.

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Afrique du Sud

Drapeau de l'Afrique du Sud

« L'unité dans la diversité » (littéralement : « Divers peuple unis »).

L'Afrique du Sud est un pays situé à l'extrémité australe du continent africain. Elle est frontalière au nord avec la Namibie, le Botswana et le Zimbabwe et au nord-est avec le Mozambique et le Swaziland. Le Lesotho est pour sa part un État enclavé dans le territoire sud-africain.

L'Afrique du Sud compte plus de 48,7 millions d’habitants (selon les résultats du recensement de 2008) répartis en 79,2 % de Noirs, 9,2 % de Blancs, 9 % de Métis et 2,6 % d'Asiatiques. Nation aux phénotypes très variés, l'Afrique du Sud est ainsi en Afrique le pays présentant la plus grande portion de populations dite « colorées », blanches et indiennes. L'Afrique du Sud est parfois appelée « nation arc-en-ciel », notion inventée par l'archevêque Desmond Tutu. Il s'agit de mettre en contraste la diversité de la nouvelle nation sud-africaine, par rapport à l'idéologie séparationniste de l'Apartheid, qui n'est plus en vigueur depuis 1991.

L'Afrique du Sud se caractérise par d'importantes richesses minières (or, diamant, charbon, etc.) qui l'ont rendue indispensable pour les pays occidentaux durant la guerre froide et par une importante population de souche européenne. L'Afrique du Sud est la première puissance économique du continent africain. L'économie de l'Afrique du Sud est en effet l'une des plus développées du continent et profite d'infrastructures modernes couvrant tout le pays.

L'Afrique du Sud était appelée autrefois l'Union sud-africaine.

Les khoïsans, regroupant les Khoïkhoï et les Bochimans, sont les premiers habitants connus de l'Afrique du Sud (- 40 000 ans avant notre ère).

Les premiers peuples de langues bantoues émigrent du delta du Niger vers l'an 500 de notre ère et atteignent l'actuelle province du KwaZulu-Natal. C'est au Xe siècle que des tribus Bantous (xhosas) s'installent dans la région de la Fish River (Transkei).

En 1488 débute l'histoire européenne de l'Afrique du Sud quand le navigateur portugais Bartolomeu Dias atteint le cap des Tempêtes (cap de Bonne-Espérance) suivi en 1497 par le navigateur portugais Vasco de Gama, qui longe la côte du Natal.

L'implantation définitive d'européens en Afrique du Sud date de 1652 avec l'établissement, pour le compte de la Compagnie hollandaise des Indes orientales, d'une station de ravitaillement au Cap dirigé par le néerlandais Jan van Riebeeck.

En 1657, plusieurs salariés de la compagnie sont autorisés à s'établir définitivement au Cap alors que des esclaves sont déportés de Batavia et de Madagascar pour pallier le manque de main d'œuvre sur place. En 1688, deux cents huguenots français rejoignent les 800 administrés du comptoir commercial et fondent Franschhoek. En 1691, la colonie du Cap est mise en place.

Ce n'est qu'en 1770 que sont relatés les premiers contacts sont noués entre les bantous et les boers (les fermiers libres d'origines franco-néerlandaises) à la hauteur de la Great Fish River (à 900 km à l'est de la cité mère). Les relations sont rapidement conflictuelles et en 1779 débute la première des neuf guerres cafres (1779-1878).

En 1806, les Néerlandais cèdent définitivement la place aux Britanniques qui deviennent la nouvelle puissance coloniale.

De 1818 à 1825, lors du Mfecane, le Roi des Zoulous, Shaka, étend son empire sur l'est de l'Afrique du Sud au prix d'une conquête sanglante sur les autres peuples tribaux.

En 1835, les Boers quittent la colonie du Cap pour les territoires intérieurs de l'Afrique du Sud afin d'échapper à l'administration britannique. C'est le Grand Trek, parsemé de tragédies et de batailles (bataille de Blood River contre les Zoulous en 1838). Deux républiques boers indépendantes sont finalement fondées et reconnues par la Grande-Bretagne : la république sud-africaine du Transvaal (1852) et l'État libre d'Orange (1854).

En 1866, la colonie du Cap étend également son territoire et annexe la cafrerie britannique alors que les premiers diamants sont découverts à Kimberley puis des gisements d'or dans le Witwatersrand au Transvaal.

En 1879, durant la Guerre anglo-zouloue, les Britanniques subissent une défaite historique lors de la bataille d'Isandhlwana avant de finalement s'imposer au Zoulouland.

Après l'annexion d'autres territoires tribaux, la deuxième Guerre des Boers (1899-1902) et l'annexion du Transvaal et de l'État libre d'Orange consacre la domination britannique sur toute l'Afrique du Sud, au prix de l'internement et de la mort de milliers de civils boers dans des camp de concentration. En 1910, le dominion de l'Union de l'Afrique du Sud est fondé à partir du regroupement des colonies du Cap (dont le Griqualand, le Transkei, le Stellaland et le Bechuanaland britannique), du Natal (dont le Zoulouland), du Transvaal et de l'Orange.

En 1912, un parti politique africaniste, le Congrès national africain (ANC), est fondé à Bloemfontein.

En 1915, l'Afrique du Sud, dirigée par Louis Botha et Jan Smuts, conquiert le Sud-Ouest Africain (future Namibie).

En 1918, le Broederbond, une société secrète de type franc-maçonne, est fondée avec pour objectif la promotion politique, sociale et économique des Afrikaners (la nouvelle dénomination des Boers). La révolte ouvrière des Afrikaners du Witwatersrand en 1922, durement réprimée, permet aux nationalistes blancs de s'unifier et de remporter les élections générales de 1924 sous la direction de James Barry Hertzog. En 1934, face à la crise économique, il s'unit néanmoins aux libéraux de Smuts pour former un gouvernement d'union nationale.

En 1948, le parti national remporte les élections générales. Le nouveau premier ministre, Daniel François Malan, met en place la politique d'apartheid.

En 1960, le massacre de Sharpeville puis l'interdiction de l'ANC et des mouvements nationalistes africains mènent à la condamnation de la politique d'apartheid par les Nations-Unies et la communauté internationale. Le 31 mai 1961, le pays rompt ses derniers liens institutionnels avec la Grande-Bretagne avec la proclamation de la république d'Afrique du Sud et le retrait du Commonwealth. L'ANC débute alors la lutte armée avec Umkhonto we Sizwe. En 1963, Nelson Mandela, l'un des chefs de Umkhonto we Sizwe est condamné à perpétuité pour terrorisme et les autres chefs de l'ANC, emprisonnés ou exilés. En 1966, Hendrik Verwoerd, premier ministre d'Afrique du Sud et grand architecte de l'apartheid, est assassiné.

En 1976, les émeutes dans le township de Soweto contre l'enseignement obligatoire en afrikaans conduisent le gouvernement à déclarer l'état d'urgence alors que le bantoustan du Transkei est déclaré indépendant dans le cadre de la politique d'apartheid.

En 1984, pour sortir du blocage politique, le régime politique est présidentialisé et un parlement tricaméral, ouvert aux Indiens et Métis, est inauguré. Néanmoins, l'état d'urgence est de nouveau proclamé en 1986 alors que des sanctions économiques et politiques internationales isolent le pays en dépit de l'abrogation de lois symboliques de l'apartheid comme le passeport intérieur.

En 1990, le nouveau président sud-africain, Frederik De Klerk, légalise l'ANC, le parti communiste sud-africain et tous les mouvements noirs. Nelson Mandela est libéré. En juin 1991, le gouvernement abolit les dernières lois de l'apartheid et entame un processus de transition constitutionnelle (Codesa) qui aboutissent le 27 avril 1994 aux premières élections multiraciales de l'histoire du pays. Celles-ci sont remportées par l'ANC et Nelson Mandela devient le premier président noir du pays.

En 1995, une Commission vérité et réconciliation est mise en place puis l'année suivante est adoptée une nouvelle constitution sud-africaine.

De 1999 à 2008, le pays est présidé par Thabo Mbeki. Son bilan est contrasté suite aux difficultés économiques et sociales apparues lors de son second mandat, manifesté en 2008 par une grave pénurie d'électricité en Afrique du Sud et la dégradation des infrastructures. Le 21 septembre 2008, suite à la décision de son parti, l'ANC, de lui retirer son mandat, Thabo Mbeki remet sa démission au Parlement qui élit alors Kgalema Motlanthe pour terminer son mandat jusqu'aux élections générales de 2009.

Le gouvernement sud-africain est parlementaire, mais les fonctions de chef du gouvernement et de chef de l'État se confondent sous le titre de Président de la République d'Afrique du Sud.

Le président est élu par l'Assemblée nationale.

Le Parlement d’Afrique du Sud est composé de deux chambres : une chambre basse, l’Assemblée nationale et une chambre haute, le Conseil national des Provinces (en anglais : National Council of Provinces, NcoP). Les 400 membres de l'Assemblée nationale sont élus par scrutin proportionnel de liste. Le NCoP, qui a remplacé le Sénat en 1997, est composé de 90 membres représentant les neuf provinces .

Chaque province est dotée d'une Législature Provinciale unicamérale, et d'un Conseil Exécutif présidé par un premier ministre (premier en anglais et en afrikaans). Les provinces sont moins autonomes que celles, par exemple, du Canada ou que les États aux États-Unis. Il s'agit alors d'un système fédéral modéré. L'État compte 11 langues officielles.

Depuis la fin de l'apartheid, l'ANC n'a cessé d'augmenter sa domination politique. Cependant, l'opposition reste vivace bien que diminuée, et on estime ordinairement que l'Afrique du Sud est l'État le plus démocratique d'Afrique. Sa constitution est par exemple l'une des plus généreuses du monde du point de vue des droits de l'homme.

Le gouvernement doit résoudre le problème des violences qui touchent les campagnes du pays : la réforme agraire impose la redistribution des terres aux Noirs et les fermiers afrikaners doivent souvent vendre leurs exploitations au gouvernement, ce qui suscite des résistances. Ces fermiers, au nombre de 35 000 environ, sont parfois attaqués par des bandes organisées et certains s'inscrivent à des stages commandos pour pallier le manque d'aide du gouvernement. Plusieurs partis d'extrême droite continuent de recruter au sein d'une frange de cette population qui se sent délaissée.

Le drapeau de l'Afrique du Sud a été adopté le 15 mars 1994 et est officiellement l'emblème du pays depuis le 27 avril 1994.

Son prédécesseur était contesté pour son symbolisme exclusivement lié à l'histoire afrikaner et britannique du pays.

Dans la partie Sud du pays se trouvent les Monts du Drakensberg, s'étendent du Kwazulu-Natal jusqu'à la province du Cap, soit environ 1 000 km.

L'altitude moyenne est de 3 000 m, le point culminant de ce relief et du pays est le Thabana Ntlenyana à 3 482 m.

Ce massif du Drakensberg est plutôt ancien avec des sommets arrondis, c'est une zone verdoyante et lieu de vie du peuple San. C'est également dans ce massif, que le fleuve Orange prend sa source.

Au Nord du pays, se trouve une ancienne zone volcanique, Pilanesberg. C'est une zone relativement escarpée sur laquelle se trouvent des cratères. La faune y est très riche, mammifères, cervidés... On y trouve également une flore typique tels les Adansonia, Teck, ébène, Hibiscus...

Enfin l'altitude suffisamment élevée pour cette latitude permet la pratique du ski lors de l'hiver austral. Il n'est pas rare comme lors du mois de juin 2007 de voir tomber de grosses quantité de neige (30 cm) en une journée.

Les plaines se situent principalement dans le N-O et dans l'État libre d'Orange, ce sont les greniers céréaliers de L'Afrique du Sud, grâce à la production de blé, maïs, coton et de par l'élévage de moutons.

Les sous-sols y sont également très riche en or, diamants, uranium et charbon; comme dans les villes de Kimberley et Bloemfontein.

Mais le N-O du pays est également occupé par le désert de Kalahari qui s'étend également sur le Botswana et la Namibie, il représente près de 1 millions de km². Caractérisé par ses dunes de sables rouges, c'est un désert semi-aride comportant de nombreuses zones de savanes et quelques arbres tels les acacias à épines et baobabs. On y observe de nombreuses migrations animales.

Le long de la façade de l'Atlantique le littoral est plutôt régulier. Dans le Namaqualand on observe une explosion florale pendant un mois où plus de 4 000 espèces végétales fleurissent en même temps (Lys, aloes...) entre mi-août et mi-septembre. Cette zone est très touristique. La zone du cap de Bonne-Espérance est principalement rocheuse, où des colonies de manchots sont installées. On trouve également l'Île aux Phoques (Seal Island) qui accueille des phoques venant principalement de l'Antarctique.

Plus à l'est, le littoral est une alternance de côtes rocheuses et plages de sable fin. Certaines zones de baignades sont délimitées par les filets anti-requins, très nombreux le long de certaines côtes sud-africaines.

Les principales stations balnéaires sont à l'est du pays comme, East London, Jeffrey's Bay, Port Elizabeth, ou encore Durban.

On trouve également des zones maritimes protégées dans le cadre de Parcs Nationaux comme la réserve Finda située sur terre et au large, où l'on peut pratiquer la plongée sous-marine.

L'Afrique du Sud possède grâce à sa grande variété de paysages une faune et une flore très diversifié. Les déserts, savanes arides, savanes humides, forêts, fynbos, montagnes et côtes offrent de nombreuses niches écologiques pour les nombreuses espèces animales et végetales. Des populations très importantes de mammifères marins vivent au abord des côtes, notamment atlantiques. Parmi lesquelles: Baleines, dauphins, globicéphales et de très importantes colonies de pinnipèdes.

L'Afrique du Sud pays parti des 17 pays mégadivers, pays dont la biodiversité est la plus importante de la planète.

L'économie sud-africaine est la plus puissante du continent africain. Depuis 1994, l'Afrique du Sud a opté pour un libéralisme économique tempéré par une forte implication de l'État afin de réguler l'économie, de modifier la répartition inégalitaire des richesses et d'assurer une meilleure protection des catégories sociales historiquement et économiquement les plus défavorisés. Depuis 1994, le pays a affiché une croissance régulière de 5% en moyenne. En dépit d'un certain nombre de difficultés structurelles ou conjoncturelles, l'Afrique du Sud reste la première économie du continent africain représentant un quart du produit intérieur brut (PIB) de celui-ci, l'un des premiers producteurs mondiaux d'or et de platine et dispose de sociétés et d'entreprises nationales extrêmement prospères et compétitives sur les marchés internationaux.

Depuis 1994, les autorités sud-africaines ont mis en œuvre une politique d'affirmative action (discrimination positive) visant à promouvoir une meilleure représentation de la majorité noire dans les différents secteurs du pays (administration, services publics et parapublics, sociétés nationalisées et privées). Ainsi, dans de nombreux secteurs, des blancs ont été invités à faire valoir leurs droits à la retraite ou à accepter des licenciements, moyennant une indemnité de départ. Un des résultats fut l'appauvrissement d'une partie de cette minorité blanche (10% de ses membres vivent aujourd’hui avec 1 000 euros par an).

Par ailleurs, une étude rendue publique en 2006, et portant sur la période 1995-2005, montre que les blancs qualifiés émigrent en masse: en dix ans, 16,1% des Sud-africains blancs auraient quitté le pays. Suite aux critiques des partis d'opposition, le gouvernement sud-africain redéfinit sa politique de discrimination positive en cherchant à favoriser le retour au pays de ces trop nombreux et trop qualifiés expatriés. C'est la vice-présidente Phumzile Mlambo-Ngcuka qui est chargée de mettre cette réforme en œuvre en promouvant des salaires incitatifs à ceux qui reviendraient au pays .

En juillet 2008, l'écrivain sud-africain André Brink s'en prend à la mise en œuvre de la politique de discrimination positive constatant que l’application de celle-ci a « atteint des extrêmes ridicules qui ont conduit à l’exil bon nombre des personnes les plus qualifiées et les plus habiles du pays, tandis que le gouvernement et ses officines remplacent avec constance la compétence réelle par la médiocrité et l’infériorité ».

En août 2008, des membres de la nouvelle direction de l'ANC, mise en place par Jacob Zuma, reconnaissaient, auprès des entrepreneurs et des représentants de la minorité blanche, les errements pratiqués dans le domaine de la discrimination positive et promettaient d'infléchir la politique du prochain gouvernement qui succéderait à celui de Thabo Mbeki. Ainsi, Mathews Phosa, trésorier général de l’ANC, reconnaissait le « déficit de compétences dans des secteurs comme la gestion financière, les technologies de l’information, la gestion du système judiciaire et des questions sécuritaires » causé par la pratique de la discrimination positive. Il indiquait par ailleurs que le « personnel Blanc qualifié serait bien accueilli par la prochaine administration » en 2009 .

Depuis 1994, seulement 3,6% des fermes ont été redistribuées aux 1,2 million de noirs alors que 60 000 blancs possèdent et gèrent toujours 80% des surfaces cultivables. Le gouvernement s'était donné en 1994 comme objectif de redistribuer 30% des terres d’ici 2014.

La loi prévoit que les descendants des fermiers noirs, dépossédés par la force ou injustement indemnisés dans le cadre des lois adoptées depuis 1913, peuvent demander la restitution de leurs terres. En juillet 2005, la majorité des 4 000 participants au «Sommet sur la terre», a recommandé des expropriations alors que la vice-présidente Phumzile Mlambo-Ngcuka demandait d'«importer des experts du Zimbabwe».

Cependant, cette redistribution ne doit pas affecter la rentabilité économique de ces terres car la restitution à des Noirs de la majorité des fermes des vallées fertiles du Limpopo a tourné au désastre, faute d'encadrement technique et financier alors que les fermiers Noirs ne cultivent que les surfaces suffisantes pour nourrir leur famille et laissent le reste en friche.

Depuis 1994 pratiquement tous les grands groupes miniers et les banques ont cédé entre 10 et 26% de leur capital à des noirs, indiens et métis. Dans un premier temps, une petite élite noire, issue des leaders de l'ANC, s'est reconvertie avec succès dans les affaires en bénéficiant de grosses cessions de capital d'entreprises. Le plus riche d'entre eux est Patrice Motsepe qui a accumulé une fortune de plus de 500 millions de dollars en à peine dix ans.

Depuis 2000, des objectifs précis ont été négociés dans certains secteurs (mines, banques, distribution du pétrole, etc.). Ainsi, selon la charte minière de 2002, toutes les compagnies doivent céder 26% de leur capital d'ici à 2014. Les Noirs devront représenter 40% des cadres en 2009. Les compagnies qui ne respecteront pas ces conditions pourront perdre leurs droits d'exploitation.

Un arsenal législatif est d'ailleurs en cours d'adoption. Des objectifs précis seront fixés notamment en matière de cession de capitaux et de promotion interne des Noirs dans les entreprises. Toutes les entreprises y compris les PME devront remplir un bulletin de note (ceux qui auront les meilleures notes auront plus de chance de remporter les marchés publics). Les multinationales sont cependant exemptées.

La monnaie nationale, le rand, s'est nettement dépréciée par rapport à l'euro et au dollar.

Si en 1970, un rand valait un dollar, la monnaie sud-africaine n'a cessé de se déprécier depuis les années 1980. En février 2008, l'euro vaut désormais plus de 11 rands alors le dollar vaut 7,50 rands (soit une perte de 12 % de sa valeur depuis le début de la même année).

En 2007, l'inflation qui avait été jusque-là maîtrisée, atteint 8,6 % alors que la hausse des prix dépasse les 6%, obligeant la Banque centrale sud-africaine à augmenter à 4 reprises ses taux d'intérêt.

Depuis le début de l'année 2008, la croissance sud-africaine est minée par des coupures d'électricité qui paralysent les grandes villes, provoquent des embouteillages monstres sur les grandes artères et menacent l'économie du pays et de la région, en provoquant notamment la fermeture provisoire des principales mines d'or, de platine et de diamant. Suite à cette crise qui remet en cause l'activité salariée de 450 000 personnes, le gouvernement fait son mea culpa pour n'avoir pas modernisé ou construit de centrales électriques depuis la fin de l’apartheid. Cette crise menace la valeur du Rand en chute libre ainsi que la capacité de l'Afrique du Sud à organiser la Coupe du monde de football en 2010 .

Pour pallier cette pénurie et l'entrée en service d'ici 2012 de nouvelles centrales, le gouvernement prévoit d'imposer des quotas de consommation aux ménages et entreprises ainsi que l’installation d’un million de panneaux solaires en trois ans.

Néanmoins, à la fin du mandat du président Thabo Mbeki, de nombreuses faiblesses ou erreurs de sa gestion sont mises en exergue par la presse, notamment la dégradation de l'état des routes (qui demeure le meilleur réseau routier d'Afrique, devant celui de l'Algérie), les carences du système de santé publique, la dégradation des hôpitaux publics et des écoles publiques. La corruption et l'inefficacité de l'administration, par manque de personnel, de motivation et de moyens complètent le tableau des difficultés structurelles auxquelles fait face l'Afrique du Sud .

Selon l'indicateur du développement humain (IDH) du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l'Afrique du Sud a reculé de 35 places dans leur classement entre 1990 et 2005, constatant l'appauvrissement général de la population. Le nombre de personnes vivant en dessous du seuil d'extrême pauvreté a doublé en dix ans, passant de 1,9 à 4,2 millions, soit aujourd'hui 8,8 % de la population. Près de 40% des villes en Afrique du Sud sont composées de townships et cette différence entre les riches et les pauvres est très visible ainsi que très présente, elle crée à l'origine beaucoup de tension entre les deux classes sociales. Plus de 43 % de la population vit avec moins de 3 000 rands (260 euros) par an. Le chômage a un taux officiel de 23,2%selon l'OIT, mais les syndicats l'estiment proche de 40 %.

En 2006, le pays détient la 121e place au classement mondial. Cette régression serait principalement due à la mise en place récente d'études fiables et plus représentatives (comprenant les données relatives aux anciens bantoustans), mais serait surtout due aux ravages causés par la pandémie du SIDA. Une partie de la minorité blanche rendue mal à l'aise notamment par la hausse de la criminalité (541 fermiers blancs ont été massacrés entre 1998 et 2001), par la discrimination positive, par la pandémie du Sida, et par les évènements survenus au Zimbabwe à l'encontre des fermiers blancs, émigre massivement en Australie ou en Nouvelle-Zélande. Ainsi, près d'un million de sud-africains blancs auraient quitté le pays depuis 1994.

De nombreux Africains immigrent en Afrique du Sud pour gagner plus d'argent que dans leurs pays d'origine, mais le sida et la criminalité en font partir certains au bout de quelques années.

En mai 2008, Johannesburg et d'autres villes du pays connaissent de violentes émeutes anti immigrés qui font environ 50 morts, 25 000 sans-abris et provoquent l'exode de plusieurs milliers d'immigrés clandestins.

La population sud-africaine est inégalement répartie : la plupart des habitants réside à l'est du pays. Le KwaZulu-Natal est la région la plus peuplée et les densités sont très importantes dans le Gauteng. L'aridité explique en partie les faibles densités du nord-ouest.

Le pays est confronté à l'augmentation de la séropositivité au VIH : à partir des tests anténataux, il a été déduit que 19% des 15-49 ans sont séropositifs . La prévalence globale de cette séropositivité est estimée à 11% . Cependant les estimations de population pour 2007 se fondant sur cette prévalence (44 millions) ne concordent pas avec les tout derniers recensements organisés par les services gouvernementaux sud-africains (48,5 Millions).

Le recensement (2001) permet d'établir la répartition ethnique du pays: 79 % des Sud-Africains sont noirs, 9,6 % blancs, 8,9 % coloureds(métis), 2,5 % asiatiques. Les Indiens se concentrent essentiellement dans le KwaZulu-Natal.

Au sortir de l'apartheid, les Sud-Africains blancs représentaient 16% de la population totale, cependant 1/3 de cette population a depuis lors choisi l'exode.

Parmi la population blanche du pays, la plus ancienne, les Afrikaners (ou Boers), les descendants des colons néerlandais, représentent une proportion de 60% des Blancs, les autres étant surtout d'origine britannique, mais aussi portugaise et allemande.Il y a également une partie non négligeable de descendants de Huguenots français qui s'installèrent ici durant les guerres de religion en France (ces derniers font cependant partie de la communauté Afrikaner, on estime d'ailleurs que 25% des noms de familles Afrikaners sont d'origine française).

Suite à l'augmentation des cambriolages au début des années 90, les sud-africains ont commencé à se barricader chez eux, élevant des clôtures et des murs pour se protéger de la rue, puis de leurs voisins. Devant l'hardiesse des cambrioleurs, les plus aisés d'entre eux ont installé des détecteurs de mouvement et des alarmes dans leurs maisons puis des grilles électrifiées à 9 000 volts et des barrières à infrarouges. Les malfaiteurs s'en sont alors pris à leurs victimes devant chez elles, leur mettant un pistolet sur la tempe pour les forcer à ouvrir leur maison et à désamorcer le système d'alarme. Les habitants aisés de Johannesburg se sont retranchés dans des quartiers aux allures de forteresses, murés et sécurisés, uniquement accessibles par un portail surveillé vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Si dans ces quartier la criminalité a chuté, parfois de 70 %, les municipalités ont souvent cependant interdits de se barricader de la sorte, afin notamment d'éviter le repli des riches entre eux. D'après le journal Le Monde du 28 décembre 2004, l'Afrique du Sud bat des records en matière de criminalité : on y compte environ 20 000 meurtres par an, 30 000 tentatives de meurtre, plus de 50 000 viols et environ 300 000 cambriolages.

En 2005, l'Afrique du Sud a compté quelques 19 000 personnes assassinées, 55 000 personnes violées et 120 000 hold-up selon les chiffres cités par le Sunday Times. André Brink, le romancier sud-africain, a dénoncé cette criminalité et l'inaction du gouvernement en la matière dans deux articles du journal Le Monde en septembre 2006, y voyant un risque pour la stabilité politique du pays. Il y a dénoncé également la corruption, l'arrogance de certains ministres et les ravages du Sida, et appelé à la démission pour incompétence des ministres de la santé et de la sécurité. En juillet 2008, après l'assassinat de son neveu à son domicile de Pretoria, André Brink, pessimiste pour l'avenir du pays, dénonce encore une fois l'incompétence des forces de police, mais aussi plus globalement dénonce « l'incompétence, l'irresponsabilité, la corruption » des dirigeants du pays et la « démagogie » des principaux chefs de l'ANC. En 2007-2008, les autorités ont relevé quelque 18 487 meurtres.

Pour les années 2007 et 2008, les statistiques ont encore recensé quelque 240 000 cambriolages chez les particuliers, pas moins de 60 000 vols dans les magasins, les usines et les bureaux, près de 140 000 cas de dégradation lourde de matériel, ainsi que 18 487 assassinats et 18 795 tentatives de meurtre. Les violences se concentrent au Cap, à Durban, mais aussi à Johannesburg et à Pretoria. Ainsi, presque tous les habitants d'Afrique du Sud ont une fois dans leur vie fait l'expérience directe de la criminalité.

L'Etat sud-africain dispose pourtant de 170 000 policiers et de 60 000 militaires pour rétablir l'ordre et la sécurité mais les agents de police sont généralement mal formés et mal payés. La police fait elle-même surveiller certains commissariats par des sociétés privées. Ces dernières, qui emploient 420 000 agents de sécurité privés, sont à ce jour chargées de la protection d'un million et demi d'entreprises et de foyers sud-africains.

Onze langues officielles (anglais, afrikaans, zoulou, xhosa, zwazi, ndebele, sesotho, setswana, xitsonga, tshivenda, ndebele sont reconnues par la Constitution en Afrique du Sud. Selon l'article 6 de sa constitution, l'État et les provinces doivent faire la promotion de langues parlées par les communautés vivant en Afrique du Sud : allemand, grec, gujarâtî, hindi, portugais, tamoul, télougou, ourdou, arabe, hébreu, sanskrit. Le zoulou est la langue la plus pratiquée dans les foyers sud-africains (environ ¼ des habitants). L'anglais reste la langue des affaires et de la communication. ¾ des Sud-Africains se déclarent chrétiens, 18 % sans religion.

Dans le domaine du sport, l'Afrique du Sud est surtout connue pour son équipe de rugby qu'ont représenté des joueurs d'exception tels que François Pienaar, Frik du Preez ou Joost van der Westhuizen .

Percy Montgomery (arrière) et Bryan Habana (ailier) sont actuellement classés parmi les meilleurs joueurs du monde.

L'Afrique du Sud organisera la Coupe du monde de football de 2010 (devenant ainsi le premier pays du continent africain à accueillir cette compétition).

L'Afrique du Sud organisa la coupe du monde de cricket, en 2003.

L'Afrique du Sud fut championne d'Afrique de football 1996 à Johannesbourg (FNB Stadium).

L'Afrique du Sud compte notamment Jody Scheckter qui fut champion du monde de Formule 1 en 1979 sur Ferrari et son fils Tomas qui fait une carrière en IRL.

L'Afrique du Sud organise aussi plusieurs épreuves du Championnat du monde de surf.

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Source : Wikipedia