Joao Bernardo Vieira

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Posté par marvin 11/03/2009 @ 06:07

Tags : joao bernardo vieira, guinée bissau, afrique, international

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João Bernardo Vieira

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Le général João Bernardo Vieira, dit « Nino Vieira », est un officier et un homme politique bissau-guinéen, né le 27 avril 1939 à Bissau, où il est mort assassiné le lundi 2 mars 2009. Il était président de la République de Guinée-Bissau depuis le 1er octobre 2005.

Vieira a fait un retour politique en 2005, en gagnant l'élection présidentielle, le 24 juillet 2005, six ans après avoir été évincé du pouvoir à la suite d'une guerre civile. Il a été assassiné par des hommes en armes, le 2 mars 2009.

Électricien de formation, Vieira rejoint le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) d'Amilcar Cabral en 1960 et joue un rôle majeur dans la guerre de libération menée par les guérilleros du pays contre le régime colonial portugais.

La guerre s'intensifiant, Vieira, connu de ses camarades comme « Nino », son nom de guerre durant la lutte, fait preuve de beaucoup de compétence en tant que chef militaire et grimpe rapidement les échelons.

À l'issue des élections pour le Conseil régional qui se sont tenues fin 1972 dans les secteurs sous le contrôle du PAIGC et qui devaient mener à la formation d'une assemblée constitutive, Vieira est nommé président de l'Assemblée nationale populaire. Le 28 septembre 1978, il devient Premier ministre.

En 1980, les conditions économiques se sont détériorées de manière significative, ce qui entraîne un mécontentement général vis-à-vis du gouvernement en place.

Le 14 novembre 1980, Vieira renverse le gouvernement de Luís Cabral par un coup d'État militaire sanglant. La Constitution est suspendue et un Conseil militaire de neuf membres de la révolution présidé par Vieira est installé.

En 1984, une nouvelle Constitution est approuvée et ramène le pays à la règle civile. La Guinée-Bissau, comme le reste de l'Afrique subdésertique s'est alors tournée vers la démocratie multipartite au début des années 1990. L'interdiction des partis politiques est levée en 1991 et des élections ont lieu en 1994.

Au premier tour de l’élection présidentielle, tenu le 3 juillet, Vieira reçoit 46,20 % des voix face à sept autres candidats. Il termine en tête mais sans obtenir la majorité prévue, ce qui conduit à un deuxième tour le 7 août. Il est déclaré vainqueur avec 52,02 % des voix contre 47,98 % pour Kumba Yalá, un ancien conférencier de philosophie, candidat du Parti social de renouvellement (PRS). Les observateurs internationaux des élections ont en général considéré les deux tours de votes libres et valables. Vieira a donc été proclamé premier président de la République démocratiquement élu le 29 septembre 1994.

Après une tentative échouée de coup d'État contre le gouvernement en juin 1998, le pays tombe dans une brève mais violente guerre civile entre les forces restées fidèles à Vieira et celles du chef rebelle Ansumane Mané. Les rebelles prennent finalement le gouvernement de João Vieira le 7 mai 1999. Il cherche refuge à l'ambassade portugaise avant de s'exiler au Portugal.

En avril 2005, presque deux ans après qu'un autre coup d'État militaire eut renversé le gouvernement du président Kumba Ialá, Vieira revient pour participer aux prochaines élections.

En dépit d'une interdiction faite aux anciens dirigeants de se présenter, la Cour suprême autorise finalement sa candidature contre Ialá.

Selon les résultats officiels, Vieira termine deuxième au cours de l'élection du 19 juin, derrière Malam Bacai Sanhá et participe ainsi au deuxième tour. Il bat Sanhá dans le scrutin du 24 juillet et entre en fonction le 1er octobre 2005.

Le 31 octobre 2005, Vieira annonce la dissolution du gouvernement dirigé par son premier ministre rival Carlos Gomes Júnior, avançant la nécessité de maintenir la stabilité et l'unité nationale.

Vieira s'était décrit lui-même comme « un don de Dieu » à la Guinée-Bissau au cours de son mandat.

Le 2 mars 2009, João Bernardo Vieira est tué dans sa résidence officielle par des hommes en armes, apparemment en représailles à l'explosion d'une bombe qui a tué le général en chef du pays Batista Tagme Na Waie. L'armée dément officiellement ces allégations après que des responsables militaires ont revendiqué la responsabilité de la mort de Vieira.

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Luís Cabral

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Luís de Almeida Cabral né le 10 avril 1931, fut le premier chef de l'État bissau-guinéen, de 1973 à 1980. Il est le demi-frère du grand leader indépendantiste Amílcar Cabral.

En 1956, aux côtés de son frère Amílcar , il est l’un des fondateurs du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert. Après l'assassinat d’Amílcar Cabral, à Conakry, le 20 janvier 1973, la direction du parti est confiée à Luís Cabral et Aristides Pereira (plus tard président de la République du Cap-Vert).

Après la révolution des œillets en avril 1974, le Portugal reconnaît l'indépendance de la Guinée-Bissau le 10 septembre 1974. Luís Cabral devient président du Conseil d'État de la République de Guinée-Bissau. Un programme de reconstruction nationale et de développement, d'inspiration socialiste, soutenu par l'URSS et la Chine, est lancé. Mais suspicion et instabilité se sont installées dans le parti depuis la mort d'Amílcar Cabral et l'indépendance. Des membres du PAIGC accusent Luís Cabral et les Capverdiens de dominer le parti. Le 14 novembre 1980, le Premier ministre et ancien commandant militaire de la guerre d’indépendance, João Bernardo Vieira déclenche un coup d'État militaire et s’empare du pouvoir. Luís Cabral est contraint à l’exil.

Peu de temps après sa nomination comme Premier ministre, Francisco Fadul appela au retour de Cabral en Guinée-Bissau. Ce dernier répondit par l'intermédiaire du journal portugais 24 Horas qu'il le désirait également mais qu'il ne rentrerait pas tant que Vieira serait au pouvoir. En octobre 1999, lorsque ce dernier fut déposé par un coup d'État mené par le général Ansumane Mané, il fut invité à rentrer d'exil avec un passeport notifiant « Président du Conseil d'État de Guinée-Bissau ». Il effectua donc son retour à la mi-novembre 1999, précisant qu'il n'aurait plus aucune activité politique.

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Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert

Le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (portugais Partido Africano para a Independência da Guiné e Cabo Verde, PAIGC) est un parti fondé, en 1956, par des militants indépendantistes, autour d'Amílcar Cabral, dans le but de réaliser l'indépendance du Cap-Vert et de la Guinée portugaise alors sous domination coloniale portugaise.

Le Portugal a indéniablement joué sur la vieille rivalité entre Capverdiens et Bissau-guinéens ou en d’autres termes entre métis et noirs. Il a chargé le Général António Spínola, responsable du commandement militaire en Guinée portugaise contre la lutte indépendantiste, de mettre en place le « Front Uni de Libération » pour concurrencer le PAIGC. Pour ce faire, le général devait remettre le Front à des nationalistes capturés et qui avaient retourné leur veste en faveur du Portugal. L’objectif des Portugais était de réussir à casser l’union entre le Cap-Vert et la Guinée-Bissau. Le « Front » était un instrument en vu de conserver le Cap-Vert et d’accorder l’indépendance à la Guinée portugaise. Avec le soutien des États-Unis, il comptait ainsi occuper la position stratégique fournie par l’archipel du Cap-Vert. Bien que l’ambassadeur de Guinée-Conakry envoyé par Ahmed Sékou Touré l'ai averti le jour de même de son assassinat, il fut tué à Conakry, par des dissidents guinéens proches du Portugal. Sékou Touré mettra aux arrêts les militants du PAIGC qui venaient l’avertir du drame. Le leader de la révolution sera tué donc tué avant l’indépendance.

En outre un projet de Grande Guinée existait et était débattu entre Bissau et Conakry, qui se sentaient proches idéologiquement (socialisme) et sociologiquement. Ce projet a été combattu par les Capverdiens jusqu’à leur éviction car il promettait la suprématie des Noirs. C’est avec la mort de Sékou Touré en 1984 que ce projet sera mis aux oubliettes. Le Portugal n’a pas réussi son pari car le PAIGC n’éclate pas ; des chefs du maquis comme João Bernardo Vieira apportèrent leur soutien aux successeurs d’Amilcar Cabral.

La Révolution des Œillets au Portugal en 1974 qui déposa le dictateur Caetano (successeur de Salazar) permit l’indépendance simultanée de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert formant un seul pays tout comme les autres pays lusophones (Angola, Mozambique, São Tomé-et-Príncipe).

Après l’indépendance de ce pays, le demi-frère d’Amilcar Cabral, Luís Cabral (métis de mère portugaise contrairement à son frère Amilcar de mère guinéenne) est devenu le premier président en s’entourant de la population métissée déjà mise en avant à l’époque des Portugais.

Le clivage entre Noirs et Métis qui s'était établi avec les Portugais se retrouve au niveau de l’administration et du parti au pouvoir le PAIGC. La Guinée-Bissau, indistincte juridiquement du Cap-Vert se voit dominée par les Capverdiens et la crise économique (pénuries alimentaires, etc) ajoutée aux malversations des dirigeants politiques favorise le coup d’Etat du 15 novembre 1980. Le premier ministre Joao Bernardo Vieira, noir sans aucun métissage biologique, prend le pouvoir et justifie sa décision aussi bien par la situation économique désastreuse que par la ségrégation institutionnalisée par la nouvelle Constitution du Cap-Vert du 7 novembre 1980. Cette Constitution précise que seuls les Capverdiens (constitués de 71% de métis) nés de parents capverdiens seront éligibles au sein des instances du parti et de l’Etat (communs aux deux pays). La mesure signifie que les Noirs d’origine bissau-guinéenne n’auront pas accès aux postes de responsabilité du Cap-Vert, alors que les Capverdiens sont chez eux à Bissau et constituent l’élite. La nouvelle Constitution bissau-guinéenne non seulement n’aborde pas cette question mais concentre tous les pouvoirs entre les mains de Luis Cabral (chef de l’État, du gouvernement et des armées) au détriment du premier ministre. Si les métis étaient plus indiqués pour la direction politique et technocratique du pays à cause de circonstances historiques qui n’avaient pas favorisé les Noirs pendant la colonisation, ces nouvelles mesures constitutionnelles institutionnalisaient l’appropriation du pouvoir par un groupe social. Lors du coup d’État, de nombreux dirigeants métis qui ont refusé de se soumettre ont été tués. Avec ce putsch, c’est l’alliance historique et institutionnelle avec le Cap-Vert qui est remise en cause. Désormais, le pouvoir est aux mains des Noirs et permet l’accès à des postes de responsabilité aux vétérans de la guerre d’indépendance qui partagent avec les Casamançais les mêmes origines ethniques, si ces vétérans ne sont pas eux-mêmes Casamançais. Ces vétérans, formés par les Soviétiques et dans le cadre de la coopération des armées de lutte anti-coloniale portugaise, sont rompus aux tactiques de guérilla et aident Vieira à diriger un gouvernement militaire à ses débuts fortement marxiste-léniniste. Sept ans après la mort du guide de la révolution bissau-guinéenne, le Portugal voit son rêve d’un divorce entre le Cap-Vert et la Guinée portugaise se concrétiser. Mais il est désormais trop tard car entre temps les deux pays ont eu leur indépendance et le salazarisme a été défait. C’est peut-être Sékou Touré qui a réussi son pari de séparer la Guinée Portugaise du Cap-Vert, cela devant être la première étape vers la Constitution d’une Grande Guinée. Vieira était depuis longtemps sensible aux thèses du président guinéen mais l’union ne se fit par car ce dernier mourut en 1984.

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Henrique Rosa

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Henrique Rosa, né le 18 janvier 1946, est un homme politique bissau-guinéen. Il fut président de la République par intérim du 28 septembre 2003 au 1er octobre 2005.

Opérateur économique, assumant les fonctions de consul honoraire de Guinée-Bissau en Belgique, il a dirigé en 1994 la commission nationale électorale.

Nommé président de la République à titre provisoire après le coup d'État du 14 septembre 2003, dirigé par le général Veríssimo Correia Seabra et qui a déposé le président Kumba Ialá, il organise des élections législatives en mars 2004 puis présidentielles en juillet 2005, considérées comme transparentes et démocratiques par la communauté internationale. Le vainqueur fut João Bernardo Vieira qui avait déjà dirigé le pays entre 1978 et 1999.

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Raimundo Pereira

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Raimundo Pereira est un avocat et homme politique bissau-guinéen, membre du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert. En qualité de président de l'Assemblée nationale populaire de Guinée-Bissau depuis 2008, il assure l'intérim de la présidence de la République depuis l'assassinat du président João Bernardo Vieira le 2 mars 2009. Il a convoqué des élections présidentielle dans un délai de 60 jours .

Diplômé de la faculté de Droit de Lisbonne, il a gravi tous les échelons du PAIGC jusqu'au poste de vice-président qu'il occupe actuellement. Ancien ministre de la Justice, Raimundo Pereira a dirigé la radio nationale (1989) puis la télévision nationale (1991). Il est considéré comme l'homme de confiance de Carlos Gomes Júnior, l'actuel Premier ministre.

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Premiers ministres de Guinée-Bissau

Ce tableau recense les Premiers ministres bissau-guinéens depuis le 24 septembre 1973, date de l'indépendance du Portugal.

La Constitution a été suspendue par João Bernardo Vieira après son coup d'État du 14 novembre 1980 qui a renversé Luís Cabral. Il n'y a donc pas de Premier ministre entre 1980 et 1982, ni entre 1984 et 1991.

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Carlos Gomes Júnior

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Carlos Domingos Gomes Júnior (né le 19 décembre 1949 à Bolama) est un homme politique bissau-guinéen. Premier ministre du 10 mai 2004 au 2 novembre 2005, et depuis le 2 janvier 2009.

Le 31 octobre 2005, le président João Bernardo Vieira a annoncé la démission du gouvernement de Gomes, à la suite des tensions incessantes entre les deux hommes. Gomes avait refusé de reconnaître l’élection de Vieira au poste de président de la République, le traitant même de « bandit et mercenaire ». Gomes a clairement annoncé qu’il ne quitterait pas le poste de Premier ministre puisque son parti est majoritaire au Parlement.

Il est à nouveau nommé à ce poste par le président João Bernardo Vieira le 26 décembre 2008. Il entre en fonction le 2 janvier 2009.

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Histoire de la Guinée-Bissau

La Guinée-Bissau fut occupée puis colonisée par le Portugal de 1446 à 1974. Depuis l’indépendance jusqu'en 1994, elle est gouvernée par un parti unique puis Joao Bernardo Vieira installe le multipartisme .

Du XIe siècle au XVIe siècle, la région de l'actuelle Guinée-Bissau est partiellement sous le contrôle d'un vaste état, l'Empire du Mali, puissance avec laquelle doivent alors compter le Maroc et l'Égypte. A partir du XIIIe siècle, le royaume mandingue de Gabou exerce une forte influence sur la région. Les premiers contacts européens avec les côtes de ce qui allait devenir la Guinée-Bissau sont établis, en 1446, par le navigateur portugais Nuno Tristão, tué en y prenant pied. Le Portugal établit quelques comptoirs sur cette côte, nommée par les navigateurs Rios da Guiné de Cabo Verde.

En 1630, une capitainerie générale de la Guinée portugaise est mise en place, pour administrer le territoire. Avec la coopération de certaines tribus locales, le Portugal participe au commerce triangulaire et exporte de nombreux esclaves vers les Amériques, en passant par le Cap-Vert. Cacheu devient l’un des principaux centres de commerce des esclaves. La traite décline au XIXe siècle et Bissau, construite en 1765 pour être un fort militaire et un centre négrier, devient une place de commerce.

Le Portugal ne s’intéressa guère à l’intérieur des terres avant la seconde moitié du XIXe siècle. Il perdit une partie de la Guinée au profit de la France, y compris la Casamance, qui fut un temps le centre des intérêts commerciaux portugais dans la région. Un conflit avec la Grande-Bretagne à propos des îles de Bolama fut arbitré en faveur du Portugal, avec la participation du président des États-Unis Ulysses Grant.

Avant la Première Guerre mondiale, les forces portugaises soumirent les tribus animistes, avec le soutien d’une partie de la population musulmane, et fixèrent les frontières du pays. L’intérieur de la Guinée portugaise fut maîtrisé après 30 ans de combats qui se conclurent par la reddition des Bijagos en 1936. La capitale administrative passa de Bolama à Bissau en 1941. En 1952, un amendement constitutionnel modifia le statut de la colonie de la Guinée portugaise, qui devint une province d’outre-mer du Portugal.

En 1956, Amílcar Cabral et Rafael Barbosa fondèrent clandestinement le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC). Le PAIGC déplaça ses quartiers à Conakry, en Guinée française, en 1960 et entama une rébellion armée contre le Portugal l’année suivante. Il remporta rapidement des victoire et contrôlait la majeure partie du pays en 1968. Il instaura un pouvoir civil et organisa des élections législatives dans les zones passées sous son contrôle, tandis que les forces et les civils portugais étaient confinés à leurs garnisons et aux grandes villes.

Amílcar Cabral mourut assassiné à Conakry en 1973 et la direction du parti revint à Aristides Pereira, qui devint plus tard le premier président du Cap-Vert. L’Assemblée nationale du PAIGC se réunit à Boe et déclara l’indépendance de la Guinée-Bissau le 24 septembre 1973. Les Nations unies reconnurent l’indépendance en novembre de la même année par le vote 93-7 de l’Assemblée générale. Fait sans précédent, le vote dénonça une agression et occupation illicite par le Portugal et intervint avant le retrait et la reconnaissance de l’indépendance par ce dernier. Le Portugal accorda officiellement l’indépendance à la Guinée-Bissau le 10 septembre 1974, après la révolution des œillets et la chute de la dictature d’Antonio Salazar, en avril de la même année. Luís Cabral, demi-frère d’Amílcar Cabral, devint président de la Guinée-Bissau. Il sera renversé en 1980 par un coup d’État mené par le premier ministre et ancien commandant des forces armées, João Bernardo Vieira.

Le Conseil révolutionnaire dirigé par Vieira fut au pouvoir en tant que gouvernement provisoire de novembre 1980 à mars 1984, date à laquelle le Conseil fut dissout et l’Assemblé nationale populaire reconstituée. L’assemblée, à parti unique, approuva la nouvelle constitution, élut Vieira à la président pour un mandat de cinq ans et élut le Conseil d’État, branche exécutive du pouvoir. Le président cumulait les charges de chef de l’État, chef du gouvernement et commandant en chef des forces armées.

Le gouvernement Vieira fut victime de tentatives de coup d’État en 1983, 1985 et 1993. En 1986, le premier vice-président Paulo Correira fut exécuté avec cinq autres personnalités pour trahison, à la suite d’un long procès.

En 1994, vingt ans après l’indépendance, la Guinée-Bissau vécut ses premières élections présidentielle et législatives multipartites. Quatre ans plus tard, en 1998, un soulèvement militaire plongea le pays dans la guerre civile et le président fut renversé par la junte le 7 mai 1999. En février 2000, Kumba Ialá, leader de l’opposition, fut élu à l’issue de deux tours d’élection présidentielle qualifiée de transparente par les observateurs. Il établit un gouvernement provisoire, mais le retour à la démocratie fut compliqué par une économie dévastée par la guerre civile et la propension de l’armée à s’immiscer dans les affaires gouvernementales.

En septembre 2003, un coup d’État mené par le Général Veríssimo Correira Seabra déposa Ialá. Reportées plusieurs fois, les élections législatives eurent finalement lieu en avril 2004. Seabra fut tué en octobre de la même année par des factions mutinées. D’après le premier ministre Carlos Gomes, les mutins étaient des soldats au service de l’ONU rentrés du Libéria et insatisfaits de n’avoir pas encore été payés. Vieira fut réélu président le 24 juillet 2005.

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Source : Wikipedia