Jeux olympiques

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Posté par seb 01/05/2009 @ 06:12

Tags : jeux olympiques, sport, londres 2012, pékin 2008, sotchi 2014, vancouver 2010

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Jeux olympiques

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Les Jeux olympiques (appelés aussi les JO ou les Jeux ; en grec ancien Οἱ Ὀλυμπιακοὶ ἀγῶνες ) sont un ensemble de compétitions sportives mondiales organisées tous les quatre ans (une olympiade est une période de quatre ans).

Originellement tenus dans la Grèce antique (voir Jeux olympiques antiques), les jeux ont été rénovés par le baron Pierre de Coubertin à la fin du XIXe siècle. Les Jeux olympiques modernes ont lieu depuis 1896 tous les quatre ans, hormis lors des deux guerres mondiales.

Il existe aussi des jeux paralympiques d'hiver et d'été.

De nombreux mythes entourent l'origine des Jeux olympiques antiques. L'une raconte qu'Héraclès construisit le stade olympique ainsi que les bâtiments alentours en l'honneur de son père Zeus, après avoir accompli ses douze travaux. Il aurait parcouru 600 pas et nommé cette distance un stade, ce qui devait plus tard devenir une unité de longueur équivalente à environ 192 mètres.

Les premiers Jeux olympiques sont réputés avoir pris place en 776 av. J.-C. sur l'initiative d'Iphitos, roi d'Élide. Cette année marque le début du calendrier olympique, selon lequel les années sont regroupées en olympiades. C’est également l'an 1 du calendrier grec adopté en 260 av. J.-C. Toutefois, il est probable que les Jeux aient été encore plus anciens, compte-tenu de l'abondance des offrandes de l'époque géométrique retrouvées à Olympie. Dès lors, les Jeux gagnèrent en importance dans toute la Grèce antique, mais il existe près de 300 réunions sportives du même type, les agônes. On passe à plus 500 sous l'empire romain. Les Jeux olympiques forment, avec les Jeux pythiques, les Jeux néméens, et les Jeux isthmiques, le periodokines, le « Grand Chelem » du sport grec.

Le programme des compétitions comprend des épreuves hippiques (chars à deux ou quatre chevaux) et des épreuves athlétiques dites de gymnastique (course à pied sur plusieurs distances, lancer du disque, saut en longueur, lancer du javelot, pentathlon, lutte, pugilat et pancrace). Disque, longueur et javelot ne donnent pas de titre olympique mais font partie des cinq épreuves du pentathlon avec la course du stade et la lutte.

Coroebos ouvre le palmarès olympique officiel en remportant la course pédestre du stade en 776 av. J.-C. Parmi les autres principaux athlètes Grecs des Jeux antiques, citons notamment Milon de Crotone (lutte, VIe siècle av. J.-C.), Diagoras de Rhodes (boxe, Ve siècle av. J.-C.), Polydamas de Skotoussa (pancrace, VIe siècle av. J.-C.), Léonidas de Rhodes (course, IIe siècle av. J.-C.) et Melankomas de Caria (boxe, Ier siècle).

À partir de la septième olympiade (752 av. J.-C.), le champion olympique reçoit une couronne d’olivier sauvage, un ruban de laine rouge, la tænia, et une branche de palmier. Le Messénien Daikles est le premier champion olympique honoré ainsi.

Réservés d'abord aux seuls citoyens grecs masculins et riches, les Jeux génèrent une trêve olympique. Cette dernière n'arrête pas les conflits, mais autorise les athlètes et spectateurs à traverser librement des zones de guerre sans être inquiétés. La portée d'un titre olympique est considérable. Les champions sont d'authentiques héros populaires et sont couverts de cadeaux et d'honneurs à leur retour dans leur cité. Ils sont de plus pleinement professionnels depuis le Ve siècle av. J.-C. et peuvent changer de cité dont ils défendent les couleurs. Ces véritables transferts provoquent souvent des troubles, parfois importants, dans la cité « trahie ». On peut ainsi citer le cas de Astylos de Crotone (6 titres olympiques), qui passe de Crotone à Syracuse en 484 av. J.-C. provoquant de graves troubles à Crotone.

Un serment olympique en quatorze points régit l'organisation des Jeux depuis 338 av. J.-C. Le 10e point concerne les cas de tricheries qui sont nombreux et durement sanctionnés.

Suite à l'invasion romaine, les Jeux s'ouvrent aux non-Grecs. Le prestige des Jeux est tel que plusieurs empereurs y prennent part. Sur les conseils de l'évêque de Milan (Ambroise), l'empereur Théodose Ier interdit les Jeux en 393-394 en raison de leur caractère païen.

Les Jeux olympiques connaissent quelques timides tentatives de rénovation entre la fin du XVIIIe siècle, époque à laquelle on découvre les ruines des sites d'Olympie, et la fin du XIXe siècle. Citons ainsi l'Olympiade de la République qui se tient à Paris en 1796, 1797 et 1798. Esprit-Paul De Laffont-Poulotti réclame même le rétablissement des Jeux olympiques. Il va jusqu'à présenter un projet à la municipalité parisienne, qui rejette l’idée. Le CIO honora la mémoire de ce visionnaire en 1924. Parmi les autres tentatives, citons les Jeux du Rondeau en Dauphiné à partir de 1832, les Jeux scandinaves (en 1834 et 1836), les festivals olympiques britanniques (depuis 1849) comme les Jeux de Much Wenlock, les Jeux athlétiques disputés à Montréal (Canada) en 1843 et qui sont rebaptisés Jeux olympiques pour les éditions 1844 et 1845 et les Jeux olympiques de Zappas à Athènes en 1859 et 1870. L'Allemagne tient également un rôle important dans cette rénovation en étant déterminant en matière d'archéologie sur le site d'Olympie et en devenant, très tôt, favorable à la rénovation.

La fédération omnisports française USFSA fête son cinquième anniversaire le 26 novembre 1892 dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne à Paris. À cette occasion, Pierre de Coubertin appelle à la rénovation des Jeux olympiques.

Deux ans plus tard, du 16 au 23 juin 1894, se tient également à la Sorbonne le « Congrès pour le rétablissement des Jeux olympiques ». Devant l’absence de réactions à son appel deux ans plus tôt, Pierre de Coubertin parvient à convaincre les représentants britanniques et américains, mais aussi d'autres nations, notamment la Jamaïque, la Nouvelle-Zélande ou la Suède. Plus de 2 000 personnes représentant douze nations assistent finalement au congrès, qui vote à l’unanimité la rénovation des Jeux olympiques. L'autre décision importante prise à l’occasion de ce Congrès est la condamnation des règlements sportifs de certaines fédérations (britanniques notamment) excluant les ouvriers et les artisans au nom d’un élitisme social qui allait à l’encontre des idéaux égalitaires français.

À l'origine, les Jeux n'ont pas besoin de précision de saison. Entre 1896 et 1920, les Jeux sont exclusivement estivaux. Le patinage artistique et le hockey sur glace font ainsi des apparitions au programme olympique avant même la création de Jeux d'hiver, en 1924.

Après le succès initial des épreuves à Athènes en 1896, les olympiades de Paris en 1900 (qui virent pour la première fois des femmes participer aux épreuves) et de Saint Louis en 1904 sont noyées dans les programmes des expositions universelles. Les jeux intercalaires de 1906 à Athènes, non reconnus par le CIO, marquèrent un regain d'intérêt du public et des athlètes, avec une participation très internationale alors que 80% des sportifs ayant pris part aux jeux de Saint Louis étaient américains. Les nations européennes avaient en effet renoncé à faire le long et coûteux déplacement outre-Atlantique.

De 241 athlètes de 14 nations en 1896, les Jeux passent à 10 500 sportifs représentants 200 délégations lors des derniers Jeux olympiques d'été. C'est désormais l'un des événements les plus médiatisés. Les jeux de Sydney en 2000 réunissent ainsi plus de 16 000 journalistes et diffuseurs. La dimension de l'épreuve est telle que cela pose des problèmes aux villes hôtes, que le sponsoring ne couvre que partiellement. Les villes hôtes profitent en effet des Jeux pour s'équiper en transports en commun et autres équipements sportifs, notamment. À titre d'exemple, le budget estimé des Jeux de Londres en 2012 est de 9 milliards de livres sterling.

Hyper-médiatisés, les Jeux sont, depuis l'origine, sujets à des tentatives de récupérations politiques. La trêve olympique et la fraternité affichée des Jeux sont souvent mises de côté par certains qui désirent faire de ce rendez-vous sportif une vitrine pour une cause ou un régime. Les règlements olympiques sont pourtant très clairs sur ce point : pas de politique aux Jeux.

Le programme des compétitions se met progressivement en place. Lors de la première édition des Jeux (776 av. J.-C.), une seule épreuve est disputée : c'est la course pédestre du stade (environ 192 m). En 776 av. J.-C., la course pédestre du double stade (diaulos) est introduite dans le programme, puis quatre ans plus tard, la première épreuve de fond fait son apparition : le dolichos, soit 24 stades (environ 4600 m). Le pentathlon est introduit au programme olympique en 708 av. J.-C. en même temps que la lutte. Le pugilat arrive en 688 av. J.-C. et le pancrace en 648 av. J.-C.. La course d’hoplites (course pédestre en tenue militaire) fait son entrée au programme en 520 av. J.-C..

Du côté des course hippique, les courses de quadriges (quatre chevaux) figurent au programme olympique depuis 680 av. J.-C.. Les courses montées se disputent depuis 648 av. J.-C..

Des épreuves de course et de lutte réservées aux juniors sont ajoutés au programme olympique en 632 av. J.-C.. Un concours de pentathlon (628 av. J.-C.) et un autre de pugilat (616 av. J.-C.) viennent ensuite compléter le programme olympique des juniors.

En plus de ce programme sportif, des concours culturels étaient organisés. Platon est ainsi sacré deux fois « olympionique ».

Contrairement aux Jeux antiques, le programme olympique moderne est beaucoup moins stable. Chaque édition des Jeux apporte ainsi son lot de nouveautés, nouvelles disciplines et nouvelles catégories. Le CIO est seul décisionnaire sur l'admission d'une discipline au programme olympique et il doit composer avec les Fédérations internationales gérant les disciplines. Ainsi, le programme des compétitions sportives ne propose pas l'ensemble des disciplines sportives, ni même la totalité des différentes épreuves possibles. Les Jeux d'été comptent 302 podiums, et c'est un plafond que le CIO ne souhaite pas dépasser. Ainsi, nombre de sports sont écartés du programme, comme cela sera le cas du baseball et du softball après le Jeux de 2008, tandis que d'autres disciplines souhaitant profiter de la vitrine olympique sont priées d'attendre. Les Jeux mondiaux rassemblent certains de ces sports non-olympiques mais dont les fédérations internationales sont reconnues par le CIO. Jusqu'en 1996, ces sports pouvaient profiter du statut de sport de démonstration.

Le nombre des participants aux Jeux olympiques d'hiver est plus modeste avec environ 2500 athlètes à Turin en 2006. Et du côté du programme, on cherche plutôt à l'étoffer. Certaines disciplines de salle ont été approchées pour passer des JO d'été à ceux d'hiver mais les fédérations internationales concernées ont refusé.

Afin de contenir l'expansion, le nombre d'athlètes participants aux Jeux est désormais plafonné à 10 500 en été et les participants doivent désormais réaliser des minima dans les disciplines chiffrées ou profiter de quotas olympiques gagnés lors des grandes compétitions précédant les Jeux. Pour permettre à toutes les nations de participer, les minima sont à géométrie variable selon les nations et un Comité olympique n'ayant aucun athlète qualifié aux Jeux profite d'invitations, généralement en athlétisme, natation, judo ou haltérophile pour les Jeux d'été.

Durant l'antiquité Grecque, les femmes étaient exclues des Jeux olympiques. Elles disposaient en revanche de leur propre calendrier sportif. La société grecque était très rigide sur ce point. Les femmes mariées n'avaient pas le droit d'assister aux épreuves, seule la grande prêtresse de Déméter et les jeunes filles avaient ce droit. Les femmes mariées qui assistaient aux jeux pouvaient être condamnées à mort.

En ce qui concerne les épreuves, les femmes ne pouvaient pas participer. On retrouve tout de même des noms de femmes dans les palmarès des vainqueurs de courses de chars. Cela tient au fait qu'on n'inscrivait pas le nom du conducteur, mais celui du propriétaire de l'attelage.

La nudité des athlètes lors des épreuves est parfois expliquée comme une conséquence de la victoire d'une femme lors d'une olympiade, alors que les participants concouraient encore vêtus. Cette pratique serait donc une tentative pour exclure les femmes des épreuves. Mais aucune explication sérieuse sur ce sujet n'a encore été donnée, les Grecs se contentant eux-mêmes d'anecdotes peu convaincantes.

Le CIO est fondé lors du Congrès olympique de 1894 à Paris. Il a pour mission d'organiser les jeux. Composé de 115 membres qui se réunissent au moins une fois par an, et élisent un président pour une durée de huit ans, le CIO est décisionnaire au niveau du choix des villes olympiques et du programme des épreuves, en collaboration avec les différentes fédérations internationales gérant les disciplines.

Le CIO reconnaît 205 comités nationaux, selon des critères différents que ceux définissant un État au sens du droit international. De nombreuses dépendances prennent ainsi part aux jeux sous leur propre drapeau, tel que les Bermudes, Porto Rico ou Hong Kong, alors qu'elles sont légalement parties intégrante d'un autre État. Depuis 1980, Taïwan participe sous le nom de Chine de Taipei, la République populaire de Chine refusant sa propre participation si Taïwan était présent sous le nom de République de Chine. Les Îles Marshall ont quant à elles été reconnues par le CIO le 9 février 2006.

Le calendrier olympique, le déroulement des cérémonies et leur symbolique est le résultat d'une évolution. Ainsi, il n'y a pas de cérémonie d'ouverture en 1900 à Paris. Le drapeau olympique dessiné par Coubertin en 1913 apparaît aux Jeux de 1920 tout comme le Serment olympique. La flamme olympique, symbolisant le lien entre jeux antiques et jeux modernes, est en usage depuis 1928 et elle effectue un parcours sous forme de relais avant la tenue des jeux depuis 1936. Un hymne olympique existe depuis 1896. Cette pièce de musique grecque est officiellement hymne olympique depuis 1960. Le défilé des athlètes est la plus longue des séquences des cérémonies d'ouverture et de clôture. Le défilé est toujours ouvert par la délégation grecque et le pays qui accueille les Jeux ferme la marche.

Entre les cérémonies d'ouverture et de clôtures, deux semaines de compétitions se tiennent sur différents sites, parfois assez éloignés. Les athlètes sont logés dans un village olympique exclusivement réservé aux athlètes et aux entraîneurs. Les journalistes sont regoupés au sein d'un centre médias et ont un accès limité au village olympique des athlètes. L'organisation fait appel à des milliers de volontaires bénévoles afin d'assister les athlètes, les officiels, les journalistes et les spectateurs. L'une des traditions typiques des Jeux est l'échange de Pin's entre délégations et médias. Les volontaires terminent souvent les Jeux couverts de ces éplingettes.

La mascotte olympique apparaît officiellement pendant les Jeux d'hiver de 1968 à Grenoble. Depuis, chaque édition crée sa propre mascotte afin de symboliser les valeurs de l'olympisme.

La devise latine des Jeux olympiques est, depuis 1894, année du premier congrès olympique : citius, altius, fortius... (plus vite, plus haut, plus fort...). C'est Pierre de Coubertin qui proposa cette devise, empruntée à son ami l'abbé Henri Didon.

Les langues en usage pendant les Jeux sont, dans cet ordre, le français, l'anglais et la langue locale. À l'usage, le français recule pourtant clairement devant l'anglais au niveau de la signalisation sur les sites olympiques tandis que l'anglais est privilégié dans les discours des cérémonies d'ouverture et de clôture. C'est pourtant bien en français que débute la cérémonie de remise des médailles, comme le prévoit le protocole olympique.

L'extinction de la flamme olympique marque la fin de la parenthèse olympique.

Si un(e) athlète fait partie, dans le classement définitif des huit premiers, il(elle) est récompensé(e) par la première partie du diplôme olympique. Après la finale, un speaker annonce les noms des huit premiers en commençant par la fin, et ils sont récompensés par la deuxième partie du diplôme. Quand le speaker annonce le(s) nom(s) du(des) troisième(s) il(s) grimpe(nt) sur la marche du podium à gauche on lui(leur) remet la(es) médaille(s) de bronze. Le seconde grimpe sur la marche de droite et gagne la médaille d'argent et le premier grimpe sur la plus haute marche du podium et gagne la médaille d'or.

Les Jeux olympiques d'été de 1984 à Los Angeles furent les premiers jeux bénéficiaires. Aujourd'hui la majorité des recettes viennent des droits télévisuels et des partenaires commerciaux.

Les retombées touristiques et en infrastructures (équipements sportifs, mais aussi ouvrages de génie civil, hôtellerie...) sont également cruciales pour les villes organisatrices. Plusieurs villes sont donc candidates pour les prochaines échéances, et la compétition entre elles est féroce. L'impact économique est tel que la tentation de recourir à la corruption est grande pour emporter la décision du CIO et se voir attribuer l'organisation des Jeux.

Malgré les vœux de Coubertin, les deux guerres mondiales empêchèrent la tenue du rendez-vous olympique. Les Jeux de 1916 furent ainsi annulés pendant la Première Guerre mondiale, et ceux de 1940 et 1944 pendant la Seconde Guerre mondiale.

La politique s'empare parfois du symbole olympique. D'abord opposé à la tenue des Jeux olympiques en Allemagne, Adolf Hitler utilise cette manifestation à des fins de propagande. C'est également le cas à Moscou en 1980. L'Union Soviétique entra pourtant tardivement au sein du mouvement olympique. L'URSS arrêtera de participer aux Spartakiades, pour les Jeux olympiques en 1952, à Helsinki, afin d'apaiser les relations Ouest-Est et les menaces de la Guerre froide.

Le tout premier boycott des jeux eut lieu lors de la rénovation en 1896. La Turquie refusa d'y participer compte tenu des nombreux antagonismes existant entre elle et la Grèce.

En 1956, les Jeux sont boycottés par les Pays-Bas, l'Espagne et la Suisse qui manifestent ainsi leur désaccord avec la répression soviétique de l'époque en Hongrie. Lors de ces mêmes Jeux, l'Italie, l'Égypte, l'Irak et le Liban furent absents en raison de la crise de Suez.

En 1968, 1972 et 1976, de nombreux pays africains boycottent les Jeux afin de protester contre les régimes d'apartheid sud africain. L'exclusion de la Nouvelle-Zélande est également réclamée, car son équipe de rugby s'était rendue en Afrique du Sud pour y jouer des matches. À Montréal, 21 pays africains et le Guyana manquent à l'appel. Précisons que le Président SENGHOR (alors Président d'honneur de la Fédération Mondiale des Cités Unies) avait célébré le jumelage symbolique du village olympique avec toutes les villes du monde pour en faire un village de paix et de fraternité, 4 ans après l'assassinat des athlètes Israéliens dans le village olympique de Munich. Il avait souhaité que la politique soit exclue des JO, c'est pourquoi le Sénégal et la Côte d'Ivoire sont restés et ont participé aux JO de Montréal. C'est aussi lors de ces Jeux que pour la première fois des athlètes ont été reçus chez l'habitant et que le soir ils étaient célébrés par les municipalités du Québec - fait unique dans l'hisoire des jeux olympiques.

En 1980, les États-Unis et 64 autres délégations boycottent les Jeux de Moscou en raison de l'intervention soviétique en Afghanistan. La France ou encore le Royaume-Uni ne sont pas solidarisés à ce mouvement et se rendent à Moscou avec quatorze autres nations occidentales. Le Comité olympique américain a tenté de passer outre l'ordre de boycott donné par la Maison Blanche. Il fallut que le président américain(Henry Ford)menace les athlètes d'interdiction de sortie de territoire pour faire plier l'USOC. En réplique à ce boycott, l'URSS et 14 de ses pays satellites boycottent les Jeux de Los Angeles quatre ans plus tard sous prétexte que la sécurité des délégations n'était pas garantie et à cause de l'installation de fusées Pershing américaines en Europe de l’Ouest. La Roumanie se distingua du bloc de l'Est en se rendant à Los Angeles.

En 1988, Cuba, l'Éthiopie et le Nicaragua boycottent les Jeux de Séoul pour protester contre la mise à l'écart de la Corée du Nord dans l'organisation des Jeux.

En 1972, lors des Jeux olympiques de Munich, un commando de terroristes palestiniens prit en otage onze membres de la délégation israélienne dans le village olympique. Peu préparée à ce type d'action, la police allemande a rétabli l'ordre au prix d'un massacre. Depuis cet incident, les polices des pays occidentaux comprennent des sections antiterroristes très pointues. De plus, la sécurité est renforcée autour des grands événements comme les Jeux olympiques. Le village olympique est parfois comparé à un bunker.

En 1996, lors des Jeux olympiques d'Atlanta, une bombe explose sur la place principale de la ville blessant plus de cent personnes.

Un mouvement de protestation, mené par Reporters sans frontières, tente de convaincre le plus de pays possible de boycotter la cérémonie d'ouverture des Jeux de Beijing en 2008 pour protester contre le bafouement des droits de l'homme en République populaire de Chine.

Et ils ont également inspiré une dystopie qui constitue un reflet de l'univers concentrationnaire, dans W ou le souvenir d'enfance, de Georges Perec.

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Jeux olympiques d'été de 2008

Drapeau de Chinese Taipei, substitut pour les Jeux olympiques du drapeau de la République de Chine (Taïwan) qui ne peut pas flotter en Chine continentale.

Les Jeux olympiques d'été de 2008, Jeux de la XXIXe Olympiade, ont eu lieu à Pékin et dans six autres villes chinoises du 8 août (6 août pour le football) au 24 août 2008. 11 028 athlètes provenant de 204 pays différents se sont affrontés dans 28 sports pour décrocher une total de 958 médailles.

La ville de Pékin a été élue parmi cinq villes candidates par le CIO le 13 juillet 2001 et la Chine est ainsi devenue le vingt-deuxième pays à accueillir les Jeux olympiques. Le gouvernement chinois a investi près de 44 milliards de dollars américains pour promouvoir les Jeux et construire ou rénover 37 installations sportives. Lors de la cérémonie de clôture, Jacques Rogge, président du CIO, a déclaré que ces Jeux avait été « vraiment exceptionnels » après avoir annoncé que le CIO n'avait aucun regret d'avoir attribué l'organisation à la Chine. Le choix de pays a été fortement critiqué, au moment de l'attribution ainsi que durant le préparation et le déroulement des Jeux, par des hommes politiques et des organisation non gouvernementales, rappelant les problèmes des droits de l'Homme et de la censure en Chine. La Chine a en revanche constamment répété que les Jeux ne devaient pas être politisés.

Les Jeux ont été marqués notamment par les performances du nageur américain Michael Phelps qui a remporté huit médailles d'or, battant le record détenu précédemment de Mark Spitz avec sept médailles d'or aux Jeux de 1972, et de l'athlète jamaïcain Usain Bolt qui a remporté les 100 m, 200 m, et le relais 4 fois 100 m en battant à chaque fois le record du monde. Au total, 43 records du monde et 132 records olympiques ont été battus lors de ces Jeux.

Comme à chaque édition, les Jeux ont été suivis par les Jeux paralympiques destinés aux athlètes handisport.

Le Comité international olympique confie l'organisation des Jeux olympiques d'été de 2008 à la ville de Pékin lors de la 112e session du 13 juillet 2001 à Moscou. Elle devance après le second tour de scrutin les villes de Toronto, Paris et Istanbul. Osaka, cinquième finaliste est éliminée dès le premier tour. Cinq autres villes posèrent leur candidature mais ne furent pas retenues dans la liste finale : Bangkok, Le Caire, La Havane, Kuala Lumpur, et Séville.

La Chine est désignée pour la première fois pays hôte des Jeux olympiques. En 1993, Pékin avait manqué l'organisation des jeux de l'an 2000, face à Sydney par 43 voix à 45,.

Les Jeux de Pékin se sont déroulés sur 37 sites de compétition parmi lesquels douze entièrement construits pour l'occasion, onze rénovés, huit temporaires. D'autres épreuves se sont déroulés en dehors de la capitale chinoise : à Hong Kong pour l'équitation, Qingdao pour la voile et Shanghai, Qinhuangdao, Tianjin et Shenyang pour les épreuves de football. Sur ces sites, se sont déroulées sur 18 jours de compétition, 302 épreuves dans 28 sports déclinés en 38 disciplines, ce qui représente 623 sessions de compétition en tout.

Les plus grandes œuvres architecturales sont le Stade national de Pékin, surnommé « nid d'oiseau », et le Centre national de natation ou « cube d'eau », construits côte à côte au sein du Parc olympique. Parmi les autres nouveaux sites figurent le Palais national omnisports, le Palais omnisports de Wukesong, le Vélodrome de Laoshan et le Parc aquatique olympique de Shunyi.

Le village olympique, d'une superficie de 66 hectares, est situé au nord du Parc olympique. Il compte 42 bâtiments et environ 9000 chambres. Inauguré le 27 juillet, le village a accueilli environ 17000 athlètes et officiels .

Afin d'accueillir de nombreux visiteurs lors des Jeux olympiques, les infrastructures de Pékin ont été grandement améliorées. L'aéroport international a été agrandi et un nouveau terminal, d'un valeur de deux milliards d'euros a été inauguré. Dessiné par Norman Foster et couvrant une superficie de 98 hectares, le plus grand terminal au monde permet de faire passer la capacité de l'aéroport de 35 millions à 76 millions. Le 1er août 2008, la gare sud de Pékin a été rouverte après deux ans de travaux. Prévue pour être un important nœud d'interconnexion, la nouvelle gare est le point de départ de la nouvelle ligne à grande vitesse reliant Pékin à la ville coorganisatrice de Tianjin, inaugurée le même jour. Avec des trains atteignant la vitesse commerciale de 350 km/h, cette ligne permet de réduire le temps de transport entre les deux villes de 70 minutes à 30 minutes,.

À Pékin même, le réseau de métro a plus que doublé en taille et en capacité avec la construction de trois nouvelles lignes portant la longueur totale du réseau à 200 km pour un coût de 3,3 milliards de dollars et permettant de rejoindre directement l'aéroport. Des milliers de bus, minibus et voitures officielles ont été mis en place afin de transporter les visiteurs, les athlètes et les officiels entre les différents installations olympiques. ,.

Un système de circulation alternée en fonction de la plaque minéralogique a été mis en place durant les Jeux afin d'améliorer la qualité de l'air. 300 000 véhicules polluants ont également été interdits de circulation dans la ville et l'accès à Pékin a été strictement limité. La circulation alternée a eu pour effet de retirer un million de véhicules des 3,3 millions utilisant les rues de Pékin quotidiennement. Le réseau de transport en commun amélioré a absorbé le surplus de voyageurs ainsi que les touristes se trouvant dans la ville pour les Jeux, pour un total estimé à 4 millions par jours.

La somme totale allouée aux Jeux olympiques de 2008 est estimée à 44 milliards de dollars américains et représente le budget le plus élevé de toute l'histoire olympique. Sur cette somme, environ quarante milliards ont été dépensé pour construire ou améliorer les infrastructures de la ville (transports, équipements sanitaires, projets d'urbanisme), environ deux milliards ont été dépensés pour la réalisation des installations sportives et environ deux milliards ont servi de budget pour l'organisation même des Jeux et l'hébergement des athlètes.

Durant la candidature de Pékin, le budget alloué à l'organisation était estimé par le BOCOG à 1,609 milliard de dollars américains mais a été à plusieurs reprises révisé pour tenir compte des taux de change du yuan et des questions de sécurité (300 millions de dollars) et de santé. Le montant total final s'est monté à près de 2 milliards de dollars et a servi à financer les compétitions, l'hébergement des athlètes et officiels ainsi que tous les événements directement liés aux JO.

Le budget consacré aux infrastructures de la ville de Pékin se monte à près de 40 milliards de dollars. Les dépenses en matière de transport (nouveau terminal de l'aéroport, lignes de métro, infrastructures routières) ont été de 26,2 milliards de dollars. L'effort concernant les infrastructures liées à l'énergie s'est monté à 10 milliards de dollars et 2,37 milliards pour les ressources d'eau. Les divers projets urbains ont couté un total de 2,53 milliards de dollars.

Le logo officiel des Jeux olympiques a été dévoilé le 3 août 2003 lors d'une cérémonie au Temple du Ciel. Surnommé « Pékin en dansant », il est constitué d'un sceau chinois rouge sur lequel figure le caractère Jing (京, signifiant capitale et également deuxième caractère du nom chinois de Pékin, 北京) représentant un athlète. L'inscription calligraphiée en anglais Beijing 2008 et les cinq anneaux du drapeau olympique complètent le logo. Selon ses créateurs, la couleur rouge du logo symbolise le bonheur et la vitalité et transmet les sentiments de bonheur et d'amitié de la ville de Pékin au monde entier. Le président du CIO Jacques Rogge a salué cet emblème comme un des symboles les plus importants de l'histoire olympique, représentant également l'espoir de réussite des Jeux de Pékin.

Les mascottes officielles sont les fuwa (福娃 Fúwá - enfant de bonne fortune). Elles ont été présentées le 11 novembre 2005 par la Société nationale des études littéraires classiques chinoises, marquant ainsi le 1000e jour précédant l'ouverture des jeux. Les fuwa sont au nombre de cinq et représentent chacun une couleur olympique : Bèibei (贝贝), Jīngjing (晶晶), Huānhuan (欢欢), Yíngying (迎迎) et Nīni (妮妮). En reprenant la première syllabe de chaque nom, on obtient une prononciation proche de « 北京欢迎你 - Běijīng huānyíng nǐ », c'est-à-dire « Bienvenue à Pékin ».

Le slogan des Jeux olympiques, révélé le 26 juin 2005, est « Un monde, un rêve » (en anglais : One World, One Dream, en chinois : 同一个世界同一个梦想). Choisi parmi plus de 210 000 propositions en différentes langues, il a été sélectionner pour « inviter le monde entier à se joindre à l'esprit olympique et à construire un avenir meilleur pour l'humanité ».

La chanson Beijing huanying ni (《北京欢迎你》, Běijīng huānyíng nǐ, « Pékin te souhaite la bienvenue »), est la chanson officielle d'accueil des J.O. Elle est interprétée par des célébrités du monde chinois, venues des quatre coins de la Chine. Une autre chanson autour du thème des Jeux olympiques a également été écrite, We Are Ready (Nous sommes prêts en anglais), pour rappeler que la Chine était prête à accueillir les Jeux olympiques.

Sept millions de tickets ont été mis en vente pour l'ensemble des épreuves et pour la première fois de l'histoire des Jeux, tous ont été vendus avant la cérémonie d'inauguration . Cependant, un nombre important de faux billets a été vendu sur internet. Le CIO et USOC ont déposé des plaintes en Arizona et en Californie.

La société Beijing Olympic Broadcasting Corporation (BOBC), créée en 2004, a été chargé d'assurer les retransmissions télévisées des Jeux de 2008 qui ont été les premiers à être entièrement produits et diffusés en haute définition. La BOBC a confié aux équipes de la télévision belge flamande VRT la réalisation des images de plusieurs sports nécessitant des équipes mobiles : cyclisme sur route, marathon, triathlon et marche. La BBC a été la seule agence médiatique britannique à avoir accès aux stades durant les Jeux.

Lors de la candidature en 2001, Pékin avait confirmé au Comité d'évaluation olympique qu'il n'y aurait aucune restriction pour les journalistes couvrant les Jeux mais, d'après un reportage du New York Times, ces promesses ont entravées par des règles strictes concernant les visa, des durées administratives allongées et doutes concernant la censure. Le réalisateur finlandais Arto Halonen s'est vu refuser un visa pour la Chine et affirme que sa demande a été rejetée en raison d'un documentaire sur le 17e Karmapa où était dénoncée la situation des droits de l'Homme en Chine et d'un autre documentaire où il décrivait le tournage du film et les demandes de censures par les autorités chinoises.

D'après Nielsen Media Research, 4,7 milliards de téléspectateurs ont à un moment ou à un autres suivi les Jeux, soit 20 % de plus que pour les Jeux de 2004 à Athènes.

Pour la première fois, le comité d'organisation a mis en place un système de diffusion des jeux sur certaines plate-forme de partage. Un accord a été signé entre le CIO et Youtube afin de diffuser des images, parfois en exclusivité, de certaines compétitions dans 77 pays qui ne retransmettent pas les Jeux. Ce partenariat a également permis de lutter contre la diffusion, sur ces mêmes plate-formes, d'images piratées et obtenues sans accord.

Avant et durant les Jeux, l'accès libre à Internet depuis le sol chinois a représenté un sujet de controverse pour de nombreux journalistes. À l'approche des JO, chaque jour, entre 20 000 et 30 000 cyberpoliciers ont surveillé, bloqué et censuré Internet et à Pékin, 300 000 miliciens bénévoles ont été mobilisés dans un objectif de surveillance et de délation. Malgré les promesses de libre accès à Internet faites par les autorités chinoises lorsque le « Grand Firewall » a été développé, lors des troubles au Tibet en mars 2008, l'accès à de nombreux sites, dont ceux du mouvement Fa Lun Gong, de sites pro-tibétains ou d'ONG de défense des droits de l'homme, comme Amnesty International et Reporters sans frontières, ont été bloqués. Des journalistes ont aussi constaté la censure de sites d'informations comme la version chinoise de la BBC, la Deutsche Welle et des quotidiens de Hong-Kong.

La torche olympique, de couleur rouge « laque de Chine » et entièrement réalisée en aluminium anodisé, se présente comme un rouleau incurvé, inspirée des rouleaux de papier traditionnels utilisés en Chine. Son extrémité supérieure forme un « nuage de bon augure » (祥云 - Xiangyun). Elle est conçue pour rester allumée par des vents de 65 km/h et sous des pluies de 50 millimètres par heure.

Les plans acceptés par le CIO pour le parcours de la flamme olympique ont été dévoilés le 26 avril 2007 à Pékin. Le relais, avec le thème « Un voyage en harmonie » et le slogan « Allume le feu sacré, propage notre rêve », a duré 130 jours et couvert les cinq continents pour une distance totale de 137 000 kilomètres.

L'allumage a été effectué le 24 mars 2008 à Olympie, en Grèce et a été marqué par l'intervention de membres de Reporters sans frontières brandissant des banderoles appelant au boycott des jeux. La télévision chinoise, qui retransmettait cet événement en léger différé à alors interrompu sa transmission. La flamme a ensuite traversé la Grèce pour arriver à Pékin le 31 mars où elle a commencé sa route à travers les cinq continents.

Le parcours de la flamme olympique a connu certains incidents dus notamment aux manifestations protibétaines. Des manifestants protibétains ont tenté d'éteindre la flamme à Londres le 6 avril et de nombreuses manifestations avaient également été organisée à Paris le 7 avril. Suite à de nombreuses bousculades, la flamme a été éteinte et son parcours réduit. Seuls 40 des 80 relayeurs prévus initialement ont pu se transmettre la flamme. Dans les jours qui ont suivi, certains plans d'actualité des incidents ont été abondamment diffusés à la télévision nationale chinoise, notamment la tentative, par un manifestant portant des symboles tibétains très visibles, de renverser le fauteuil roulant de l'athlète chinoise handicapée Jin Jing qui portait la flamme. Le passage de la flamme a San Francisco, où de nombreuses manifestations étaient prévus le long du parcours, a été raccourci afin de prévenir de tels incidents. Le parcours a ensuite de nouveau été modifié pour tenir compte du tremblement de terre qui a touché le Sichuan et affecté le centre de la Chine. La flamme a ensuite été amenée au sommet de l'Everest (Qomolangma).

Le temple de Zenkō-ji a pris la décision de ne pas participer au relais de la flamme olympique 2008 en solidarité avec les Tibétains,. Le temple a été vandalisé quelques jours plus tard, peut-être en relation avec cette décision.

La cérémonie d'ouverture de ces Jeux a débuté à 8 heures 08 du soir heure locale (fuseau horaire UTC+8), soit le 08/08/08 à 08h08m du soir +08:00, le huit étant un symbole de prospérité et d'infini dans la culture chinoise. Le spectacle, réalisé par le réalisateur chinois Zhang Yimou, a représenté différentes périodes de l'histoire de la Chine.

À 23 h 37 après la traditionnelle parade des nations, ouverte par la Grèce et clôturée par le pays hôte, le président de la République populaire de Chine Hu Jintao a déclaré officiellement ouverts les XXIXe Jeux olympiques d'été. Le serment olympique a été prononcé par la pongiste Zhang Yining pour les athlètes.

Le dernier relayeur de la flamme a été l'ancien gymnaste chinois Li Ning, célèbre pour avoir décroché six médailles dont trois d'or aux Jeux olympiques de Los Angeles en 1984. Il a allumé le brasier olympique à 0 h 06, après avoir effectué un tour de stade à 90°, contre l'écran géant ceinturant le toit du stade.

Le 24 août 2008, le président du CIO, le Belge Jacques Rogge a officiellement clôturé cette Olympiade, donnant aux athlètes rendez-vous dans quatre ans à Londres, où se dérouleront les XXXe Jeux olympiques de l'ère moderne.

Après les Jeux olympiques d'été de 2004, les seules nations souveraines à n'avoir jamais eu de délégation d'athlètes à cet événement étaient les îles Marshall, les Tuvalu et le Vatican. Les îles Marshall sont affiliées au Comité international olympique depuis février 2006 et participeront aux Jeux de 2008. En ce qui concerne les Tuvalu, la 119e session du CIO en 2007 a également accepté la présence de cette micro-nation au sein du comité et sa participation en 2008.

Depuis 2006, le Monténégro (affilié également récemment au CIO) et la Serbie sont des nations souveraines et indépendantes. Elles ont leur propre délégation aux Jeux olympiques.

La Corée du Nord et la Corée du Sud envisageaient d'envoyer une équipe commune à l'occasion de ces jeux à Pékin. À ce titre, les représentants des deux comités olympiques, dans une entrevue avec le président du CIO Jacques Rogge le 5 septembre 2006, ont discuté de cette éventualité. Dans le passé les deux Corée ont vu leurs sportifs défiler sous la même bannière lors des cérémonies d'ouverture, mais ils n'ont jamais concouru ensemble. Faute d'entente sur la représentation des athlètes des deux nations, la discussion a été repoussée ultérieurement.

L'Irak, après avoir été interdite de participation par le CIO suite à l'interférence du gouvernement dans la gestion des affaires sportives du pays, sera finalement présente à Pékin.

Le jour de la cérémonie d'ouverture, le CIO a annoncé que la délégation de Brunei ne pourra pas participer à la compétition car le CIO n'a reçu aucun enregistrement d'athlètes pour ce pays.

Le programme de Pékin 2008 est assez similaire à celui des Jeux olympiques d'été de 2004. Les vingt-huit sports de l'édition précédente sont à nouveau présents, regroupant 302 épreuves (165 masculines, 127 féminines et 10 mixtes), soit une de plus qu'à Athènes. En tout, neuf nouvelles épreuves font leur entrée au programme olympique. En athlétisme, les femmes participent pour la première fois au 3 000 m steeple, alors qu'en natation, la course de longue distance en eau libre s'ajoute aux traditionnelles épreuves olympiques. Le cyclisme renonce au kilomètre sur piste pour accueillir le BMX. Ces deux dernières épreuves sont disputées par les hommes et par les femmes.

Parmi les modifications du programme, le tournoi de double de tennis de table est remplacé par une épreuve par équipe (3 joueurs par nation) qui consiste à remporter 3 des 5 matchs disputés (4 simples et un double). En escrime, le programme des épreuves « par équipes » a été modifié : l'épée dames et le fleuret hommes disparaissent, le sabre et le fleuret dames entrent. En outre, afin de réduire l'écart entre la participation des hommes et celle des femmes aux Jeux, il a été décidé d'augmenter le nombre d'équipes participant aux tournois féminins de hockey sur gazon, de handball et de football.

Le Wushu fait son apparition comme sport de démonstration, alors qu'aucun sport n'avait été présenté lors des trois éditions précédentes. La compétition s'est déroulé du 21 au 24 août au Gymnase du centre Olympique en réunissant 120 athlètes de 25 pays. Les médailles attribuées ne seront toutefois pas comptabilisées.

Ci-dessous figure la liste officielle des sports et disciplines, ainsi que le nombre d'épreuves au programme des Jeux olympiques de 2008.

Les compétitions sont organisés à partir du fuseau horaire UTC+8 — c'est-à-dire heure universelle plus huit heures, le fuseau utilisé par Pékin. Les horaires des compétitions dans les articles suivants utilisent en revanche le fuseau UTC+1, celui d'une grande partie de la Francophonie, en Europe et en Afrique notamment .

La phase de préparation des Jeux Olylmpiques de Pékin a été marquée par d'intenses tensions politiques qui se portaient particulièrement sur les troubles au Tibet, sur le respect des normes environnementales et sur la question de la censure des journalistes en Chine.

La Chine considère que les nombreuses critiques dont elle a fait l'objet sur des sujets très divers étaient le fruit de malveillances et de jalousies de la part d'une partie de l'Occident, presse et milieux intellectuels en particuliers. Elle considère aussi que les militants indépendantistes tibétains ont volontairement attisé les tensions avant les Jeux Olympiques, politisant ainsi un évènement sportif.

Certains militants occidentaux accusent la Chine d'avoir politisé d'emblée les Jeux en les transformant en un symbole de la réussite du régime et en un instrument d'exaltation patriotique interne. Une majorité de militants de droits de l'homme occidentaux considère que la Chine a prétexté la survenue des Jeux Olympiques pour renforcer la répression politique au Tibet et dans le reste de la Chine.

Suite aux événements débutés en mars 2008 au Tibet, la pression internationale et les appels au boycott se sont fait plus pressants, certains réclamant au moins un boycott de la cérémonie d'ouverture. Le relais de la flamme olympique hors de Chine a été l'occasion de nombreuses manifestations.

Les responsables de la République populaire de Chine avaient promis en 2001 « d'énormes avancées » en matière de droits de l'homme si les Olympiades 2008 se déroulaient en Chine. Le CIO avait demandé aux autorités chinoises des engagements en ce sens en leur attribuant les Jeux, lors de la session de Moscou, en juillet 2001, qui voyait Jacques Rogge succéder à Juan Antonio Samaranch à la tête du mouvement olympique international.

Des organisations et des personnalités appellent au boycott ou à une menace de boycott des Jeux olympiques de Pékin, affirmant que la République populaire de Chine ne respecte pas les droits de l'homme en son pays, qu'elle mène une politique étrangère agressive envers le Tibet et que de nombreux sites olympiques sont fortement menacés par la pollution. Suite aux manifestations au Tibet débutées en mars 2008, les appels au boycott politique des JO de Pékin se sont fait plus pressants.

En raison de la position de la Chine dans le conflit du Darfour, le cinéaste américain Steven Spielberg a choisi de démissionner de son poste de conseiller artistique des cérémonies d'ouverture et de clôture.

Un article de Wei Jingsheng, qui réclama en 1978 pour la Chine la « cinquième modernisation » (la démocratie) demande à Jacques Rogge, le président du Comité international olympique, de faire pression sur les autorités de Pékin pour qu'elles respectent les droits de l'homme au Tibet.

Les pays qui le souhaitent pourront retirer leur drapeau et leur hymne national, et le remplacer par les emblèmes olympiques, comme le fera, pour d'autres raisons, Taiwan qui participe sous le nom de Chinese Taipei. Ce sera une alternative au boycott réclamé par certains, qui n'empêchera pas les athlètes de participer.

En Mars 2008, des politiciens de haut rang ont annoncé ouvertement qu'ils n'assisteront pas la cérémonie d'ouverture. La chancelière allemande, Angela Merkel, fut le premier dirigeant mondial à décider de ne pas assister aux Jeux olympiques de Pékin. Le premier ministre de la Pologne, Donald Tusk, et le président de la République tchèque, Václav Klaus, ont aussi décidé de ne pas y assister.

En raison des Troubles au Tibet en 2008, le 25 mars, le président français Nicolas Sarkozy interrogé sur un possible boycott des Jeux a répondu « toutes les options sont ouvertes ». Son entourage a précisé qu'il s'exprimait à propos de la cérémonie d'ouverture et non de la compétition olympique.

Le 2 avril, en raison de la persistance des troubles au Tibet, le Congrès américain demande à George Bush le boycott de la cérémonie d'ouverture des Jeux. Le même jour, le gouvernement japonais a annoncé que la famille royale ne participera pas à la cérémonie d'ouverture. La Chine a demandé la participation de la famille royale au gouvernement japonais à plusieurs reprises depuis l'année dernière. Mais outre les boulettes de pâte contaminées chinoises et le développement illégal par la Chine des champs de gaz dans la Mer de Chine, c'est également la répression violente au Tibet qui est le foyer de la remise en question de la participation japonaise à la cérémonie d'ouverture. Ces problèmes ont poussé le gouvernement à rejeter la demande.

Le 5 avril, Rama Yade, secrétaire d'État aux droits de l'Homme, a déclaré dans un entretien au journal Le Monde que le président de la France fixe trois conditions à sa présence à Pékin lors de la cérémonie d'ouverture des jeux : la fin des violences contre la population et la libération des prisonniers politiques, la lumières sur les événements tibétains et l'ouverture du dialogue avec le Dalaï Lama ; en outre la libération de Hu Jia, un dissident chinois lourdement condamné serait aussi demandée. Elle dément toutefois le jour même avoir employé le terme « conditions ». Le 8 avril 2008, le président Nicolas Sarkozy déclare : « C'est en fonction de la reprise de ce dialogue que je déterminerai des conditions de notre participation », en parlant de la reprise du dialogue entre Beijing et le Dalaï Lama pour sa présence à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Beijing. Finalement, le président Sarkozy assiste à la cérémonie d'ouverture, après consultation des membres de l'Union européenne dont la France assure alors la présidence.

Le 9 avril, le premier ministre britannique, Gordon Brown, décide de ne pas assister à la cérémonie d'ouverture. Le lendemain, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, informe qu'il ne sera pas présent à la cérémonie d'ouverture.

Malgré l'absence de nombreuses personnalités à la cérémonie d'ouverture des jeux, cette dernière affiche une participation record dans la mesure où 90 chefs d'État et de gouvernement s'y sont rendus (quatre fois plus qu'à Athènes en 2004).

Pour la première fois dans l'histoire des Jeux olympiques, une guerre éclate entre deux nations participantes : la Russie et la Géorgie s'affrontent en Ossétie du Sud. Cependant la guerre n'interfère pas sur les relations entre athlètes russes et géorgiens : ainsi la remise des médailles de la finale du tir au pistolet à air comprimé à 10 mètres dames le 10 août est l'occasion d'une accolade chaleureuse entre la Russe Natalia Paderina, médaille d'argent, et la Géorgienne Nino Salukvadze, médaille de bronze ; le 13 août, lors d'un match de beach volley opposant une paire géorgienne d'origine brésilienne à une paire russe, match remporté par la paire géorgienne, et, bien que la rencontre se soit déroulée dans un bon esprit, la joueuse russe Natalia Uryadova a émis des doutes quant à la citoyenneté des joueuses de Géorgie, les accusant d'être des Brésiliennes.

Masahisa Tsujitani, le fabricant japonais de boules de métal des épreuves de lancer de poids a annoncé le 14 avril qu'il boycotte les JO de Pékin, en raison de la situation des droits de l'Homme au Tibet.

On n'a d'ailleurs pas entendu un athlète se plaindre de la qualité de l'air, contrairement aux deux années précédentes, où de nombreuses compétitions "préolympiques" s'étaient déroulées, et où des inquiétudes justifiées s'étaient exprimées. Par ailleurs, de nombreux records sont tombés dans le stade olympique.

S'il avait été question de "tirer dans les nuages" à l'aide de roquettes à base de iodure d'argent afin de faire pleuvoir... à un autre endroit, coupant ainsi la "route" d'une éventuelle dépression , cela n'a pas empêché au moins deux journées fortement pluvieuses, notamment le jeudi 21 août où les finales de BMX et les épreuves d'aviron ont dû être reportées. En dehors de quoi, la chaleur constante et un taux élevé d'humidité (77%) ont régné sur Pékin.

Des inquiétudes, rapportée par l'agence de presse américaine Associated press en 2007, ont également concerné la qualité de l'eau de Pékin. La crainte de manque d'eau à Pékin pendant les JO semble donner lieu à de grands travaux d'aménagement. Selon le quotidien français Libération, certains experts non officiels estiment, en mars 2008, que les jeux entraîneront une augmentation de 30% des besoins en eau de Pékin. Les autorités chinoises démentent cependant ce calcul, assurant prendre « toutes les mesures pour économiser l'eau ». La presse d'État chinoise a tout de même annoncé le détournement du Fleuve jaune vers Pékin. Libération affirme en mars 2008 que « Pékin assèche le pays tout entier », citant notamment un nouveau canal qui doit apporter vers Pékin les eaux d'un affluent du Yangzi. Pékin absorberait également l'eau de la très sèche province du Henan et du lointain Shaanxi, selon un responsable local interrogé par le Financial Times.

En juin 2008, la prolifération d'une algue, Enteromorpha prolifera, sur près d'un tiers des surfaces dédiées aux épreuves nautiques dans la station balnéaire de Qingdao a perturbé l'entraînement de certaines des équipes. D'après Wang Shulian, le directeur adjoint du département océanique et de pêcherie de Qingdao, la prolifération de cette algue ne se serait pas liée aux conditions environnementales et à la qualité de l'eau de la mer de Qingdao. Pour Ma Jun, directeur de l'Institut des affaires publiques et environnementales à Pékin, « il est évident que ce genre de problèmes est lié à la pollution ».

L'utilisation massive d'un bois tropical rare en voie de disparition : le merbau, pour la construction des différents sites olympiques a également valu différentes critiques.

Le 10 mars 2008, le gouverneur de la province chinoise du Xinjiang (ou Turkestan oriental), peuplée de turcophones musulmans, a annoncé avoir déjoué, lors d'une opération de police menée le 27 janvier contre un groupe séparatiste ouïgour à Ürümqi, une tentative d'attentat islamiste contre les Jeux olympiques. Selon Wang Lequan, ce projet d'attentat aurait été commandité par le Mouvement islamique du Turkestan oriental, ancienne organisation terroriste basée en Afghanistan et au Pakistan. Le quotidien français Le Figaro précise que « la Chine n'a montré aucune preuve à charge » de cette affaire au cours de laquelle deux militants du groupe séparatiste furent tués et 15 arrêtés.

Les 23 et 24 mars, des manifestations des indépendantistes ouïghours se sont déroulées dans la ville de Hetian, aussi appelé Khotan rassemblant 1000 personnes dont 600 ont été emprisonnées.

Selon Roger Faligot, pour protéger les JO, entre 150 000 à 200 000 agents du Bureau 610 sont mobilisés.

Les officiels chinois ont proposé des téléphones portables comme cadeau de bienvenue aux membres de la délégation française. Selon Le Canard enchainé, ces téléphones serviraient à mettre sur écoute les officiels français.

Une manifestation s'est déroulée à Paris devant l'ambassade de Chine pour protester le jour de l'ouverture des jeux.

Le CIO a demandé aux fédérations sportives nationales de renforcer les contrôles anti-dopage pour faire de cette édition une olympiade la plus propre possible ; il semblerait que les fédérations aient répondu à cet appel et nombre de sportifs ont déjà été empêchés avant le début de la compétition.

La cycliste espagnole Maria Isabel Moreno est la première athlète contrôlée positive durant la « période olympique », qui a débuté à l'ouverture du village olympique le 27 juillet. Le test qu'elle a subi le 31 juillet a révélé la présence d'EPO. Elle devait participer au contre-la-montre sur route.

Le Nord-Coréen Kim Jong Su, qui avait remporté la médaille de bronze en tir au pistolet à 10 mètres et la médaille d'argent au pistolet à 50 mètres, a été contrôlé positif les 9 et 12 août alors qu'il disputait les finales du tir au pistolet. Il a été convaincu de dopage au propranolol, un bêta-bloquant utilisé par les tireurs pour réduire leurs tremblements et leur rythme cardiaque.

Un deuxième cas révélé le même jour concerne la gymnaste vietnamienne Do Thi Ngan Thuong qui a consommé du furosémide afin de maigrir artificiellement.

Le 16 août, l'athlète ukrainienne Lyudmila Blonska, médaillée d'argent sur l'épreuve d'heptathlon, est contrôlée positive à un stéroïde anabolisant (méthyltestostérone), contrôle confirmé le 21 août.

Le 16 août également l'athlète grecque Fani Chalkia (400m haies) est priée de quitter le village olympique après son contrôle à un stéroïde, le Methyltrienlon..

Le 21 août, quatre chevaux alignés sur l'épreuve de saut d'obstacles individuelle — Chupa Chup, monté par le Brésilien Bernardo Alves, Coster, la monture de l'Allemand Christian Ahlmann, Latinus, mené par l'Irlandais Denis Lynch, et Camiro, appartenant au Norvégien Tony Andre Hansen — sont contrôlés positifs à la capsaïcine, analgésique figurant sur la liste des produits dopants interdits.

Le 2 septembre, le cheval "Rufus" de Rodrigo Pessoa, cinquième du concours olympique de saut d'obstacles, a été contrôlé positif à l'occasion des Jeux de Pékin..

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Canoë-kayak aux Jeux olympiques

Olympic pictogram Canoeing.png

L'épreuve en ligne du Canoë-kayak est inscrite officiellement au programme des Jeux olympiques d'été de 1936 de Berlin, après avoir été sport de démonstration en 1924. Le slalom, quant à lui fait une première apparition en 1924, est introduit officiellement en 1972, et fait son retour en 1992 après 20 ans d'absence.

Sportifs les plus médaillés en Canoë-kayak aux Jeux olympiques (après les jeux d'Athènes 2004).

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Jeux olympiques d'été de 1976

Logo Montréal 1976.png

Les Jeux olympiques d'été de 1976, jeux de la XXIe olympiade de l'ère moderne, ont été célébrés à Montréal, au Québec, Canada, du 17 juillet au 1er août 1976.

92 nations et 6084 athlètes (dont 1260 femmes) prirent part à 198 compétitions sportives dans 21 sports. L’héroïne de ces jeux fut la gymnaste roumaine Nadia Comaneci.

Des polémiques furent engagées sur le coût des installations sportives et sur le boycott de la majorité des pays africains en raison de la présence de la Nouvelle-Zélande.

Quatre ans après la tragédie de Munich, la sécurité est renforcée. Près de 100 millions de dollars sont affectés à la protection des athlètes et des délégations étrangères. 16 000 policiers et soldats sont mobilisés.

Le Comité international olympique confie l'organisation des Jeux olympiques d'été de 1976 à la ville de Montréal au cours de la 69e session du 12 mai 1970 à Amsterdam.

Le logo officiel est l'œuvre du graphiste Georges Huel. Il représente les cinq anneaux olympiques surmontés d'un podium ou d'une piste d'athlétisme, lieu privilégiée des jeux. On peut également deviner la lettre « M », initiale de Montréal. L'artiste a voulu donner comme signification "la fraternité universelle que propose l'idéal olympique, la gloire des vainqueurs, l'esprit chevaleresque de leurs luttes et l'accession de Montréal au rang de ville olympique". L'artiste a également conçu, avec Michel Dallaire, le flambeau olympique.

La mascotte des jeux de 1976 se nomme «Amik», terme tiré de la langue algonquine signifiant «castor». Cet animal a été choisi comme mascotte car il est reconnu pour sa patience et son ardeur au travail. Par ailleurs, il est un grand symbole national au Canada où on le retrouve sur certaines pièces de monnaie, et de timbres.

La musique de ces jeux de Montréal est l'œuvre du pianiste-compositeur André Mathieu. Le directeur musical et chef d’orchestre était Victor Vogel.

La construction du Stade olympique de Montréal a couté un milliard de dollars, soit trois fois plus que la somme prévue initialement. Ce surcout est dû notamment aux retards accumulés et aux mauvaises planifications financières du comité d'organisation..

Une commission d'enquête présidée par le juge Albert Malouf blâma sévèrement l'administration du maire Jean Drapeau, dans un rapport, rendu public en 1980. Le remboursement de l'hypothèque des installations comprenant le Village olympique, le Vélodrome et sa transformation en Biodôme, ainsi que le stade fut complété en juin 2006.

La construction de la tour du stade olympique n'était pas terminée lors de la tenue des Jeux en 1976, en particulier sa grande tour penchée de dix-huit étages longue de 168,40 m qui n'atteignit que la moitié de sa hauteur prévue. Par ailleurs, le gazon du stade fut posé le 16 juillet, veille des cérémonies d'ouverture. Le stade fut achevé en 1987.

Malgré toutes les polémiques autour du cout de la construction du Stade olympique, plus de 70 000 spectateurs assistent le 17 juillet 1976 à la cérémonie d'ouverture en présence de la reine Élisabeth II, chef du Commonwealth, de Pierre Elliott Trudeau, premier ministre canadien, et de Lord Killanin qui assiste à ses premiers jeux en tant que Président du Comité international olympique. Par ailleurs, Jean Drapeau, maire de Montréal qui a beaucoup œuvré pour l'organisation de ces jeux, reçoit une ovation des spectateurs de plus de cinq minutes.

Les derniers porteurs de la flamme olympique sont deux athlètes canadiens, Sandra Henderson de Toronto et Stéphane Préfontaine de Montréal. Ces jeunes athlètes symbolisent les deux peuples fondateurs. Après l'envolée de milliers de pigeons du stade olympique, la Reine Elizabeth II proclame l'ouverture officielle des jeux de Montréal. La cérémonie se conclu par l'interprétation de l'hymne national "Ô Canada" par l'orchestre de l'ensemble olympique.

Ces Jeux olympiques sont marqués par le boycott de 28 nations africaines qui protestent contre la présence de la Nouvelle-Zélande. Elles reprochent à cette dernière d'avoir envoyé son équipe de rugby participer à une tournée en Afrique du Sud, pays pratiquant l'’apartheid.

Vingt-deux pays africains décident de quitter les Jeux quelques heures avant la cérémonie d’ouverture. L'Égypte, le Cameroun, le Maroc et la Tunisie, participeront au début des épreuves avant de s'aligner sur les autres nations africaines et de quitter les Jeux. Le Sénégal et la Côte d'Ivoire décident de ne pas s'associer à ce boycott.

Le Comité international olympique est surpris par ce boycott. Il le conteste car l'Afrique du Sud n'est plus invitée aux Jeux depuis plus de dix ans, et que le rugby n'est plus un sport olympique.

Par ailleurs, le gouvernement du Canada refuse de laisser concourir les athlètes de Taïwan sous une autre bannière que celle de la République populaire de Chine. Taïwan refuse et ne participe donc pas aux Jeux.

Ce boycott massif préfigure de nouvelles absences de nations pour motif politique aux Jeux de 1980 et de 1984.

92 nations étaient présentes aux Jeux olympiques de 1976. 3 d'entre elles ont fait leur première apparition à Montréal : Andorre, Antigua-et-Barbuda, et les Îles Caïmans. Comme lors des jeux précédents, le Comité international olympique décida d'exclure l'Afrique du Sud en raison de sa politique d'apartheid. La République de Chine (Taïwan) et la République populaire de Chine ne participèrent pas aux Jeux olympiques de Montréal, mais pour des raisons différentes du boycott concernant la présence de la Nouvelle-Zélande.

Comme lors des jeux de Munich en 1972, 21 sports figurent au programme de ces jeux de Montréal. 196 épreuves donneront lieu à 198 cérémonies de remises de médailles Parmi les nouveautés, les femmes participent pour la première fois aux compétitions d'Aviron, de Basket-ball et de Handball.

Athlétisme Résultats détaillés Le cubain Alberto Juantorena réalise le premier doublé 400m/800m de l’histoire. Autre doublé, celui du finlandais Lasse Virén sur 5 000m et 10 000m. Il avait réalisé ce même exploit quatre ans plus tôt à Munich. Le soviétique Viktor Sanyeyev remporte sa troisième médaille d’or au triple saut alors que, le Français Guy Drut devient le premier européen à remporter le 110m haies olympique.

Basket-ball Résultats détaillés L'URSS remporte le premier tournoi olympique féminin. Elle dispose des américaines en finale. Chez les hommes, les États-Unis récupèrent leur titre perdu quatre ans plus tôt.

Boxe Résultats détaillés Les frères Michael et Leon Spinks remportent, sous des catégories de poids différentes, une médaille d'or chacun. Avant sa grande carrière professionnelle, Sugar Ray Leonard remporte le titre olympique en super-légers.

Canoë-kayak Résultats détaillés Les rameurs soviétiques s'adjugent 6 des 11 épreuves au programme. Toutes les médailles reviennent à des pays européens.

Équitation Résultats détaillés Le cavalier Edmund Coffin et les États-Unis s'adjugent les deux titres du concours complet. L'Allemagne de l'Est remporte sept médailles au total, dont les titres du dressage par équipe et du saut d'obstacles individuel.

Escrime Résultats détaillés Viktor Krovopouskov remporte deux médailles d'or au sabre dans une discipline dominée par l'URSS.

Football Résultats détaillés L'Allemagne de l'Est s'impose en finale face à la Pologne. L'URSS complète le podium en disposant du Brésil dans la petite finale.

Gymnastique Résultats détaillés La gymnaste roumaine Nadia Comaneci réalise l'exploit de ces Jeux en remportant cinq médailles dont trois d’or. Elle s'impose au concours général, aux barres asymétriques et à la poutre. Elle monte par ailleurs à deux autres reprise sur le, podium (médaille d'argent par équipe et médaille de bronze au sol). Nadia Comaneci, âgée alors de 14 ans et demi, obtient la note parfaite de 10 à sept reprises. Aux barres asymétriques, elle réalise une démonstration somptueuse, qui se termine par un saut périlleux avant avec demi-tour. Elle obtient un 20 sur 20, soit quatre fois la note maximale. Ses exploits sont d'autant plus retentissants qu'elle dû faire face à une concurrence relevée, notamment de la part des gymnastes soviétiques. Durant ces jeux de Montréal, la roumaine bénéficia du soutien total du public canadien. Autre héros, le soviétique Nikolai Andrianov remporte sept médailles au total, dont quatre d'or.

Handball Résultats détaillés L'URSS remporte les deux tournois olympiques de handball, face à la Roumanie chez les hommes et face à la RDA chez les femmes.

Hockey sur gazon Résultats détaillés La Nouvelle-Zélande remporte le tournoi olympique pratiqué sur gazon artificiel pour la première fois.

Lutte Résultats détaillés Le lutteur soviétique Levan Tediatchvili s’impose chez les lourds-légers quatre ans après sa victoire chez les moyens.

Natation Résultats détaillés L’Italien Klaus Dibiasi devient le premier plongeur à remporter trois médailles d’or consécutives.La nageuse Est-allemande Kornelia Ender remporte cinq médailles, dont quatre en or.

Pentathlon moderne Résultats détaillés Le médaillé d’argent Boris Onishchenko (URSS) est exclu des compétitions, pris en flagrant délit de tricherie lors de l'épreuve d'escrime du pentathlon moderne. Il provoquait l’allumage de l’ampoule témoin grâce à un interrupteur.

Volley-ball Résultats détaillés L'équipe de Pologne remporte le tournoi masculin en battant l'URSS en finale. Le Japon s'adjuge le titre féminin, également face aux soviétiques.

Au bilan des médailles, les athlètes d'URSS dominent la compétition avec 125 médailles, dont 49 d'or. Derrière, la RDA se classe devant les États-Unis grâce à un plus grand nombre de médailles d'or. Les Bermudes deviennent le pays le moins peuplé (53 500 habitants) à obtenir une médaille aux Jeux olympiques d'été (grâce au boxeur Clarence Hill dans la catégorie poids-lourds). Enfin, le Canada, pays hôte, n'obtient pas le moindre titre olympique.

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Jeux olympiques d'été de 1980

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Les Jeux olympiques d'été 1980, Jeux de la XXIIe Olympiade de l'ère moderne, ont été célébrés à Moscou, pour la première fois en URSS du 19 juillet au 3 août 1980.

Ces jeux furent marqués par le boycott d'une cinquantaine de nations (dont les États-Unis) suite à l'invasion de l'Afghanistan par l'Union Soviétique en 1979. Compte tenu de ces absences, la valeur des compétitions fut mise en question, même si 36 records du monde furent battus à cette occasion.

80 nations et 5 179 athlètes (dont 1 115 femmes) prirent part à 203 épreuves dans 21 sports.

Le budget d'organisation a été de 9 milliards de dollars. Pour ces jeux, la sécurité fut énormément renforcée et une grande partie de la ville fut réservée à la circulation olympique.

Le Comité international olympique confie l'organisation des Jeux olympiques d'été de 1980 à la ville de Moscou au cours de la 75e session du 23 octobre 1974 à Vienne (Autriche).

Le logo de ces Jeux olympiques de Moscou fut l'œuvre de l'artiste soviétique Vladimir Arsentyev. Il représente les anneaux olympiques surmontés de lignes parallèles pouvant symboliser la piste d'athlétisme. Ces lignes se terminent verticalement, en pyramide, et sont coiffés d'une étoile, pour représenter le Kremlin.

La mascotte officielle est l'ours Misha. Elle fut imaginée par Victor Tchijikov, auteur de livres pour enfants. Cette mascotte fut déclinée sous divers supports et sous diverses situations durant ces jeux de Moscou.

L'avers de la médaille olympique représente la déesse Niké tenant une couronne de laurier devant le Colisée surmonté de l'inscription en lettres cyrilliques "Igry XXII Olympiady Moskva 1980" (Jeux de la XXIIe Olympiade, Moscou 1980). Sur le revers, est représentée la vasque olympique allumée devant une piste d’athlétisme. En haut à droite on peut voir l'emblème des jeux de Moscou. Le nom du sport est gravé sur la tranche.

En décembre 1979, l'invasion de l'Afghanistan par l'Union Soviétique provoque, à l’initiative des États-Unis d'Amérique, un mouvement de protestation mondial, qui entrainera un boycott massif d’une cinquantaine de nations à ces jeux de Moscou.

En cette période de guerre froide, les Américains utilisent le boycott comme moyen de pression. Le 20 janvier 1980, le Président Jimmy Carter adresse un ultimatum au Kremlin : « Si dans un mois au plus tard, vos troupes n'ont pas évacué l'Afghanistan, l'équipe olympique américaine n'ira pas à Moscou et nous demanderons aux autres pays de s'abstenir aussi ».

Après plusieurs mois d’intenses négociations, et après une hypothétique solution de rechange en Grèce, le Comité international olympique présidé par Lord Killanin, obtient quelques concessions symboliques de la part de Leonid Brejnev, notamment le fait de défiler derrière le drapeau olympique. En revanche, Washington ne céda pas et le boycott eût bien lieu.

Parmi les nations ne faisant pas le déplacement à Moscou, le Canada, le Japon, la Corée du Sud et l’Allemagne de l'Ouest s’alignent sur les positions américaines. Par ailleurs, 29 pays musulmans s’associent également à ce boycott considérant l'attaque contre l'Afghanistan comme une attaque contre l'Islam.

Malgré ce boycott massif, 80 nations étaient présentes aux Jeux olympiques de 1980, soit le plus faible total depuis 1956. Six d'entre elles ont fait leur première apparition à Moscou : l'Angola, le Botswana, Chypre, la Jordanie, le Laos et le Mozambique.

Quinze nations décidèrent de défiler sous la bannière olympique. L'hymne olympique fut joué à chaque titre remporté par ces délégations. Cette décision est prise le 3 mai lors d'une réunion à Rome. Le 7 mai, Leonid Brejnev accepte cette « dépolitisation des Jeux ». La Nouvelle-Zélande, quand à elle, concourra sous le drapeau de son comité national olympique.

En Grande-Bretagne, le Comité olympique alla à l'encontre de Margaret Thatcher en décidant d'envoyer une délégation. La France laissa le libre choix au CNOSF et trois fédérations nationales (équitation, voile et tir) boycottèrent les Jeux. De plus, comme d'autres pays occidentaux, la délégation française boycotta la cérémonie d'ouverture. La diffusion des épreuves par les télévisions occidentales est de plus réduite alors que des nations comme le Japon ou les États-Unis ne diffusent aucune épreuve en direct.

Comme lors des jeux de Montréal en 1976, 21 sports figurent au programme de ces jeux de Moscou. Parmi les 203 épreuves, le tournoi olympique de Hockey sur gazon féminin est disputé pour la première fois.

Résultats détaillés L’affrontement entre les Britanniques Sebastian Coe et Steve Ovett attire toutes les attentions. Ovett remporte le 800m devant Coe, alors que ce dernier prend sa revanche sur 1 500m. L'Éthiopien Miruts Yifter réalise le doublé 5 000 mètres et 10 000 mètres. L’Est-allemand Waldemar Cierpinski est victorieux sur le marathon, comme en 1976. Sur le sprint, et en l'absence des États-Unis, le 100m masculin est remporté par le Britannique Allan Wells en 10"25, soit la course la plus lente depuis 1960. le Polonais Władysław Kozakiewicz décroche la médaille d'or du saut à la perche en établissant un nouveau record du monde (5m78). Il se distingue avec un bras d'honneur à l'attention du public russe qui le siffla durant la finale.

Basket-ball Résultats détaillés L’équipe de Yougoslavie remporte le tournoi olympique face à l’Italie.

Boxe Résultats détaillés Le boxeur cubain Teofilo Stevenson remporte son troisième titre olympique consécutif chez les lourds.

Football Résultats détaillés Dans une semi-indifférence du Stade Lénine, la Tchécoslovaquie bat la RDA en finale par un but à zéro.

Gymnastique Résultats détaillés Le soviétique Alexandre Dityatin réalise l'exploit de ces jeux en remportant huit médailles sur les huit épreuves disputées (3 d'or, 4 d'argent et 1 de bronze), devenant le premier athlète à obtenir huit médailles au cours d'une même olympiade. Il est par ailleurs le premier homme à obtenir la note maximale de 10 en gymnastique aux Jeux olympiques. Quatre ans après avoir remporté 7 médailles à Montréal, son compatriote Nikolai Andrianov en récolte 5 supplémentaires. Côté femmes, Nadia Comaneci, dont les performances à Moscou sont particulièrement suivies, obtient quatre médailles dont deux d'or.

Judo Résultats détaillés le français Angelo Parisi remporte le titre olympique des + de 95 kg et la médaille d'argent en toutes catégories. Il fut médaillé lors des jeux de Montréal en 1976 sous les couleurs de la Grande-Bretagne.

Natation Résultats détaillés En l'absence des grandes nations occidentales, les nageuses est-allemandes remportent 26 médailles sur 39. Barbara Krause récolte à elle seule 3 médailles d’or. Le soviétique Vladimir Salnikov décroche également trois médailles d'or, dont le 1 500m où il devient le premier homme à franchir la barre des 15 minutes.

Sur 631 médailles distribuées, l'URSS, sur son sol, en remporte 195 (dont 80 en or) devant l'Allemagne de l'Est (126 médailles dont 47 d'or). Ces deux pays récoltent ainsi plus de la moitié des titres olympiques.

La chaîne américaine NBC avait acheté les droits de retransmission pour 87 millions de dollars. Après le boycott annoncé par près de 60 nations, dont les États-Unis, NBC renonca à la diffusion des Jeux mais, grâce à un contrat d'assurance souscrit auprès de la Lloyd's of London, récupéra 90% de la somme engagée.

Aucun athlète ne fut contrôlé positif à l'occasion de ces jeux de Moscou.

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Source : Wikipedia