Jean-Michel Wilmotte

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Posté par marvin 22/03/2009 @ 00:07

Tags : jean-michel wilmotte, architectes, architecture, culture

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Jean-Michel Wilmotte

Jean-Michel Wilmotte est un architecte et designer français né en 1948 à Soissons.

Diplômé de l'École Camondo en architecture intérieure, Jean-Michel Wilmotte crée son bureau d'études Governor, à Paris, en 1975. Il est à l'origine, avec Leoh Ming Pei, du musée de Doha voulu par l'émir du Qatar pour abriter ses collections d'art islamique.

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Ullens Center for Contemporary Art

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Premier centre artistique privé installé en Chine, l'Ullens Center for Contemporary Art (UCCA), créé par Guy Ullens, a ouvert dans le 798 Art District de Dashanzi (l’un des plus grands complexes industriels chinois des années 50), à Pékin, en novembre 2007.

Composé de deux grandes nefs, il court sur 8000 m2 et est surmonté d’une imposante cheminée emblématique de 34 m de hauteur. De grands portiques de béton soutiennent la structure de la première nef, transformée par les architectes Jean-Michel Wilmotte et Ma Qingyun. Conçue comme un espace ouvert de 1950 m2 où se tiennent des expositions et des performances artistiques, la seconde nef contient des systèmes de rail permettent de moduler l’espace dans lequel la lumière naturelle entre par le toit avant d’être orientée de chaque coté de l’axe central.

Le centre UCCA présente ponctuellement des expositions de la collection d’art contemporain chinois de la Guy & Myriam Ullens Foundation basée en Suisse, qui compte aujourd’hui près de 1300 œuvres. Ce haut lieu de l'art contemporain organise des expositions d'artistes dont la carrière est déjà solidement établie, ainsi que de jeunes talents, chinois ou internationaux. Le centre d'art contemporain UCCA vise à devenir une plateforme d'échange de connaissances à travers des programmes de recherche et d'éducation dans le domaine de l'art contemporain.

A compter du 1er mars 2008, l'UCCA est dirigée par Jérôme Sans, ancien directeur du Palais de Tokyo à Paris et directeur artistique de la Nuit Blanche 2006 à Paris. Le reste de l'équipe artistique est majoritairement constituée de personnalités chinoises.

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Paris Rive Gauche

L'avenue de France au niveau de la rue de Tolbiac

Paris Rive Gauche, ou Seine Rive Gauche, est un nouveau quartier de Paris qui occupe la partie du 13e arrondissement située entre les voies ferrées de la gare d'Austerlitz et la Seine, jusqu'au boulevard périphérique.

Entamée avec l'édification de la Bibliothèque nationale de France dans les années 1990, cette opération d'urbanisme, la plus importante à Paris depuis Italie 13 et le Front-de-Seine, s'est poursuivie avec la construction d'immeubles d'habitation et de bureaux. L'axe principal du quartier est la nouvelle avenue de France qui longe les voies ferrées. Le quartier, qui doit recouvrir les voies ferrées, est surélevé par rapport à la Seine d'un côté et aux quartiers anciens (rue du Chevaleret) de l'autre.

L'aménageur de l'ensemble du site est la SEMAPA (Société d'économie mixte d'aménagement de Paris). Le projet a fait appel à de nombreux architectes et paysagistes français et étrangers tels que Christian de Portzamparc, Norman Foster (bureaux à l'angle de la rue de Tolbiac et de l'avenue de France), Ricardo Bofill, Jean-Michel Wilmotte...

Au début des années 1990, cette zone était occupée par des terrains industriels dont certains étaient désaffectés, ainsi que par quelques immeubles d'habitation dont Les Frigos, anciens entrepôts frigorifiques de la SNCF reconvertis en ateliers d'artistes. Le Conseil de Paris a approuvé en 1991 le plan d'aménagement de zone de la ZAC Seine Rive Gauche (renommée officiellement Paris Rive Gauche en 1996), qui est le dernier grand projet urbain réalisé par Jacques Chirac, comme maire de Paris.

Les premiers logements sont livrés en 1996. La même année, la Bibliothèque nationale de France et le pont Charles-de-Gaulle entrent en service. Les premiers commerces ouvrent en 1997. Puis c'est l'arrivée de la ligne 14 de métro et des premières entreprises (1998), le démarrage des travaux dans la partie sud du quartier (2000), le premier tronçon de l'avenue de France est (2001), le collège Thomas-Mann (2002), la Cité de l'Image et du Son MK2 (Jean-Michel Wilmotte et Frédéric Namur, 2003). Dans les années qui suivent, de nombreux immeubles de bureaux entrent en fonction.

En juillet 2006, la passerelle piétonne Simone-de-Beauvoir, dessinée par Dietmar Feichtinger, relie l'esplanade de la Bibliothèque nationale de France au jardin de Bercy, de l'autre côté de la Seine. En même temps, un établissement balnéaire flottant, la piscine Joséphine-Baker, voit le jour sur la Seine, au pied de la Bibliothèque Nationale de France.

La gare d'Austerlitz, enfin, étant la seule gare parisienne capable de supporter une augmentation importante de trafic, va faire l'objet d'un vaste chantier de réhabilitation, préalable à l'arrivée des lignes LGV Sud-Est et LGV Atlantique.

Le déménagement de l'université Paris Diderot du campus de Jussieu vers Paris Rive Gauche est en cours. Des aménagements culturels et de loisir devraient enfin s'installer dans les magasins généraux du port d'Austerlitz, vastes hangars et parkings situés sur les quais entre le pont de Bercy et le pont Charles-de-Gaulle.

Le tribunal de grande instance devrait aussi être déplacé de l’île de la Cité vers la ZAC Rive Gauche. Selon les projets de l’État, il pourrait occuper une partie de la Halle Freyssinet, le long de la rue du Chevaleret. La ville de Paris privilégie un autre emplacement, au bord de la Seine, entre les boulevards des Maréchaux et le boulevard périphérique.

L’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) et la Bibliothèque universitaire des langues et civilisations (BULAC) seront implantés rue des Grands-Moulins où ils constitueront le Pôle des langues et civilisations du monde.

Même si l'opération relève en de nombreux endroits de la table rase, le quartier conserve des marques de son passé industriel. Certains bâtiments sont conservés. D'autres risquent de disparaître ou d'être en grande partie modifiés afin d'être intégrés dans le nouveau quartier.

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Agde

Le fort de Brescou vu de la jetée du Cap-d'Agde

Agde (en occitan : Agde, prononcer ) est une commune française située dans le département de l'Hérault et dans la région Languedoc-Roussillon.

La ville d'Agde, surnommée parfois « la perle noire » à cause de ses monuments construits en pierre basaltique, a une longue histoire. Fondée au VIe siècle av. J.-C. par des Phocéens venus de Marseille, elle a été dès l'an 500 et jusqu'à la Révolution le siège d'un évêché. Face à l'évêque, qui détint dès le XIIe siècle le pouvoir temporel du vicomté d'Agde, la ville fut très tôt, vers le début du XIIIe siècle administrée par des Consuls, préfiguration des municipalités modernes.

Ville portuaire depuis l'Antiquité, favorisée vers le fin du XVIIe siècle par l'ouverture du canal du Midi, Agde retira longtemps l'essentiel de ses revenus du commerce maritime et de la pêche. La ville a subi le déclin de son port sur l'Hérault, à cinq kilomètre de la mer, surclassé par celui de Sète dès l'arrivée des navires à vapeur. Au début du XXe siècle, la commune vivait principalement de l'agriculture et de la viticulture. Elle connaît une nouvelle phase de développement depuis la construction dans les années 1970-1980 de la station balnéaire du Cap d'Agde dans le cadre de l'aménagement touristique du littoral du Languedoc-Roussillon. Elle est devenue l'un des principaux ports de plaisance de la Méditerranée, la première station touristique de France par sa capacité d'hébergement, et bénéficie d'une renommée internationale, en partie due à son quartier naturiste. La commune souffre cependant d'un taux de chômage élevé et son économie est marquée par l'importance des emplois saisonniers liés au tourisme estival.

La population de la commune, qui compte 21 000 résidents permanents, peut atteindre 200 000 habitants pendant la saison estivale.

Le nom d'« Agde » dérive de celui de la colonie grecque d'origine, Αγαθή Τύχη (Agathé Tyché), la « bonne fortune », ou Αγαθή Polis, la « bonne ville ».

Les habitants sont appelés Agathois ou Agathais. Toutefois, seul le gentilé Agathois subsiste dans l'usage courant. Les habitants du Grau-d'Agde sont les Grauléens ou Graulens (l'usage ne semble pas fixé) et ceux du Cap-d'Agde, les Capagathois.

La commune d'Agde se situe dans le fond du golfe du Lion, à l'embouchure de l'Hérault, dans le sud-ouest du département du même nom, et borde la mer Méditerranée dans sa partie sud. Elle se trouve à 24 km à l'est de Béziers, chef-lieu d'arrondissement, à 24 km à l'ouest de Sète et à 52 km au sud-ouest de Montpellier, chef-lieu du département.

C'est avec plus de 5 000 hectares une commune relativement vaste, qui s'étend sur environ 9 km d'est en ouest et du nord au sud. Les communes limitrophes sont Marseillan à l'est, Florensac au nord, Bessan au nord-ouest et Vias à l'ouest.

Le territoire de la commune a dans l'ensemble un relief très plat, dont l'altitude est le plus souvent inférieure à dix mètres, mais remonte légèrement vers le nord pour atteindre 33 mètres au Pioch Favié (nord-est du territoire). Font exception les vestiges de l'ancien volcan dominés par le mont Saint-Loup, qui constitue avec ses 112 mètres un des rares reliefs de la côte languedocienne, et dont un prolongement en mer forme le cap d'Agde.

Il inclut également l'îlot de Brescou, rocher basaltique portant le fort du même nom, situé à environ un kilomètre au sud-ouest de la pointe du cap d'Agde.

Le littoral, prolongé en mer par un vaste plateau continental, est principalement constitué de plages de sable fin, en pente très douce, très favorables aux activités de baignade. Les courants de dérive littorale qui longent la côte, entraînant les sédiments, ont progressivement constitué un lido continu entre le delta du Rhône et les Pyrénées, isolant les étangs côtiers et faisant sensiblement avancer la ligne de côte depuis l'Antiquité.

Ces plages sont interrompues par la zone de falaise du cap et de quelques affleurement rocheux à l'est (vers la Roquille) et à l'ouest (Rochelongue) ainsi que par les entrées portuaires protégées par des jetées de port Ambonne, du port principal du Cap d'Agde et de l'embouchure de l'Hérault (Grau d'Agde). Une dizaine de plages se succèdent ainsi d'est en ouest sur environ 14 km : plage des naturistes, plage de la Roquille, plage du Mole, plage de la Conque (au sable noir résultant de la désagrégation des roches volcaniques), plagette entre la jetée Richelieu et les falaises, plage Richelieu, plage de Rochelongue, plage Saint-Vincent, plage du Grau d'Agde, plage de la Tamarissière. Certaines de ces plages sont sujettes à l'érosion et doivent être protégées et rechargées. Des brise-lames en épis ou parallèles à la côte ont été mis en place ces dernières années.

Entre 1946 et 1992, le solde entre érosion et accrétion a conduit à une perte de 12 ha de terres au Cap-d'Agde et de 16 ha à l'embouchure de l'Hérault. Cette érosion semble résulter d'une réduction des apports alluvionnaires des fleuves, notamment du Rhône (environ 90 %) depuis la création de nombreux barrages sur son cours, de l'urbanisation du littoral qui bloque une partie des sédiments et des aménagements portuaires (les jetées) qui contrarient les courants littoraux, ainsi que de l'élévation du niveau de la mer qui constitue surtout un facteur aggravant pour l'avenir.

La commune d'Agde comprend l'embouchure de l'Hérault, dont le cours actuel serait, selon certains auteurs, l'ancien bras central d'un delta qui en aurait comporté deux ou trois dans l'Antiquité, formant plusieurs îles dont la plus grande comprenait la ville et le mont Saint-Loup. Le bras oriental, qui débouchait dans l'étang de Bagnas, est suivi à peu près par le cours du canal du Midi. Le tracé du bras occidental, qui se détachait un peu au sud de Vias, est suivi par le cours actuel du ruisseau de l'Ardaillon, qui débouche dans l'étang du Clos de Vias, en arrière de la plage de la Tamarissière.

Le cours actuel traverse la commune du nord au sud sur environ neuf kilomètres avec une très faible pente et en formant plusieurs méandres peu marqués. Il est coupé à l'entrée d'Agde par un barrage, la « chaussée des moulins ». Cet ouvrage, appelé aussi « barrage de la Pansière » (de l'occitan paissiera, barrage) marque la limite de salure des eaux. Il est doté d'une passe à poissons.

Le bief amont permet la communication entre les deux branches du Canal du Midi. Sur une grande partie de son parcours entre Agde et la mer, le fleuve est bordé de quais en pierre basaltique construits aux XVIIe et XIXe siècles. Son embouchure dans la mer est protégée par deux jetées qui protègent la passe contre l'ensablement, qui a longtemps gêné la navigation dans le passé.

En outre plusieurs ruisseaux, généralement orientés nord-sud, irriguent la commune. Ce sont, d'ouest en est, le ruisseau des Pantènes (2 km) entre le canal du Midi et le Clos de Vias, où il rejoint le ruisseau de Montmorency et dont le cours marque la limite avec la commune de Vias, le ruisseau des Mûriers (1,6 km) et le ruisseau de la Salamanque (1,4 km) entre le canal du Midi et l'Hérault (rive droite), le ruisseau des Courredous (8,8 km) prenant sa source à Florensac et débouchant dans l'Hérault (rive gauche) en amont de la ville d'Agde, le ruisseau Saint-Michel (4,4 km) qui se jette dans l'étang de Bagnas et dont le cours marque la limite entre les communes d'Agde et de Marseillan. Le Rieu mort (3,5 km) et le canal de Pont-Martin suivent la branche est du canal du Midi. Le grau du Rieu, ancien émissaire de l'étang de Thau qui ne communique plus avec la mer, marque la limite intercommunale avec Marseillan-Plage.

La commune englobe des étangs et des marais : l'étang de Bagnas, le marais du petit Bagnas, partiellement asséché, tous deux inclus dans la réserve naturelle du Bagnas, l'étang du Clos de Vias, séparé de la mer par la plage de la Tamarissière. L'ancien étang de Luno a été dragué pour former le port de plaisance du Cap-d'Agde. L'étang de Lano, dont une partie subsiste dans le parc du même nom, a été creusé pour former le port d'Ambonne, dans le quartier naturiste, et relié à la mer par un grau artificiel.

Si la plus grande parie de la commune se trouve dans le bassin versant de l'Hérault, la partie est du territoire, limitrophe de Marseillan, appartient au bassin versant de l'étang de Thau. A ce titre la commune participe à la commission locale de l'eau du « SAGE du bassin versant de la lagune de Thau ».

En raison de sa situation géographique, la commune d'Agde est soumise à un risque élevé d'inondations liées aux crues de l'Hérault. Les zones inondables concernent toute la partie du territoire communal à l'ouest de l'Hérault, une frange de largeur variable le long de la rive gauche du fleuve touchant des zones habitées d'Agde et du Grau-d'Agde, et un couloir suivant le tracé de la branche est du canal du Midi jusqu'à l'étang du Bagnas, qui ne touche pas de zone habitée. Environ 31 % de la population (soit 6 200 habitants, données 1999) se trouvent en zone inondable.

Un facteur aggravant est le risque de rupture des barrages du Salagou et des Olivettes, barrages hauts respectivement de 62 et 30 mètres, situés sur des affluents de l'Hérault. Un système de surveillance et d'alerte a été mis en place.

La zone littorale (Grau-d'Agde, Cap-d'Agde) est exposée à un risque de submersion marine en cas de tempête et à un risque d'érosion fort.

Le sous-sol d'Agde est constitué de roches sédimentaires et volcaniques du tertiaire et du quaternaire, en partie recouvertes par des alluvions fluviatiles et marins plus récents..

La mer s'est retirée à la fin du Pliocène, mais était avancée jusqu'à 15 à 20 km dans les terres actuelles. Elle a laissé des dépôts sédimentaires (sables et argiles) qui ont été en partie recouverts par les épanchements volcaniques et les alluvions plus récentes.

La couche des sables de l'Astien joue un rôle important car elle contient un aquifère captif constituant une réserve d'eau de bonne qualité, l'aquifère des sables astiens de Valras-Agde. S'étendant entre l'étang de Thau, depuis la région de Mèze jusqu'à l'étang de Vendres à l'embouchure de l'Aude, cet aquifère, isolé des nappes alluvionnaires par une épaisse couche d'argile, est exploité pour l'alimentation en eau potable de certaines communes du littoral, en particulier Vias et Portiragnes. Le syndicat mixte d'études et de travaux de l'Astien (SMETA), qui regroupe les collectivités locales concernées, est chargé des études et travaux nécessaires à la protection de cette nappe menacée par diverses pollutions (remontée de la salinité notamment sur la commune d'Agde et en bordure de l'étang de Thau, pollution par les nitrates...).

Moins profonde la nappe alluviale de l'Hérault est alimentée par les précipitations et par le fleuve. Cet aquifère fournit l'alimentation en eau potable de nombreuses communes de la plaine du Bas-Languedoc. La principale station de captage, qui alimente entre autres Agde, se trouve à Florensac et est exploitée par le syndicat intercommunal d'adduction d'eau des communes du Bas Languedoc.

Le complexe volcanique d'Agde se trouve à l'extrémité d'une série volcanique disposée selon un axe nord-sud depuis le Cézallier, le Cantal, l'Aubrac, les Causses et l'Escandorgue dans l'Hérault) pour finir sur la rive méditerranéenne. Il s'étend sur environ 1,5 km2 et comprend trois cônes stromboliens dont les restes sont le mont Saint-Loup (112 m d'altitude), le petit Pioch (35 m, mais ce sommet a été décapé en grande partie par une carrière d'exploitation de la pouzzolane, actuellement transformée en décharge de déchets) et le mont Saint-Martin (55 m) en partie englobé dans l'urbanisation de la station balnéaire du Cap d'Agde. De nombreuses coulées basaltiques recouvrent une partie de la commune et s'étendent en mer. L'activité volcanique s'est étalée sur 250 000 ans pour se terminer il y 750 000 ans (pléistocène). Les premières éruptions se seraient produites en milieu marin (un volcan de type surtseyen qui a formé la falaise à la plage de la Conque) et les dernières en milieu terrestre: volcan du mont Saint Loup de type strombolien).

Une coulée basaltique est visible à hauteur de la plage de la conque (plage noire, le sable y étant constitué de débris basaltiques), dont la forme concave, en conque, est le résultat de l'érosion entre des reliefs basaltiques plus résistants qui sont les reste de dykes, dont au sud les « rochers des Deux Frères » tout proches du cap proprement dit.

Le basalte, roche sombre, lourde et dure (50 % de silice), a servi notamment à construire la cathédrale Saint-Étienne d'Agde ainsi que la plupart des constructions de la vieille ville. Dans l'Antiquité, Agde était l'un des principaux centres de production de meules à grains en basalte.

Il n'existe plus de carrière en exploitation dans la commune. Une carrière de pouzzolane a été exploitée au Petit Pioch jusqu'en 1976.

Le climat d'Agde est typiquement méditerranéen, caractérisé par des hivers doux, des étés chaux et secs et des précipitations concentrées en automne et en hiver, souvent orageuses. La tramontane, vent du nord-ouest, s'y fait souvent sentir en hiver.

La moyenne des températures annuelles moyennes relevées à la station météorologique départementale de Sète, sur une période de trente ans (1961-1990) s'élève à 14,7 °C avec des moyennes maximale et minimale de 17,9 °C et 11,4 °C. Juillet est le mois le plus chaud avec une moyenne mensuelle de 19,1 °C et janvier le plus froid avec 4,7 °C. Les records de température ont été enregistrés à 36,2 °C le 17 août 1949 et -12,0 °C le 10 février 1956. Les gelées sont rares du fait de la proximité de la mer, mais se produisent périodiquement, rendant aléatoire la culture de plantes sensibles, telles les palmiers.

L'ensoleillement annuel moyen est supérieur à 2500 heures.

La moyenne des précipitations annuelles est relativement basse, elle s'élève à 627 millimètres, avec une répartition inégale, les mois de juin, juillet et août étant les plus secs et la période allant d'octobre à mars la plus pluvieuse, le mois d'octobre recevant à lui seul 106 mm en moyenne, soit environ un sixième du total annuel.

La région est relativement venteuse, principalement du fait de la tramontane, vent froid et sec, fréquent en hiver et au printemps, qui souffle du nord-ouest. Ce vent, qui a franchi le seuil de Naurouze entre Pyrénées et Massif Central, y est cependant affaibli comparativement aux régions situés plus à l'ouest. C'est un vent sec, qui chasse les nuages, et augmente l'insolation et l'évaporation. Le marin, vent humide et doux de sud-est, souffle de la mer et amène la pluie. Ce vent s'accompagne d'une houle parfois importante et peut être violent, dépassant les 130 km/h.

Le territoire communal comprend une grande partie d'espace rural, un peu plus des deux tiers en incluant les surfaces en eau. L'espace agricole représente un peu plus de la moitié de la superficie totale et s'étend surtout dans le nord de la commune ainsi qu'à l'ouest de l'Hérault, et dans la partie sud dans une bande séparant la ville d'Agde des zones habitées du littoral. Cet espace est consacré très majoritairement à la culture de la vigne. Les espaces boisés, d’extension relativement limitée, s'étendent principalement sur les pentes du mont Saint-Loup et du mont Saint-Martin, ainsi qu'en arrière de la plage de la Tamarissière. Composés majoitairement de pins (pins maritimes (Pinus pinaster) et de pins parasols (Pinus pinea)), ils sont le résultat d'opérations de reboisement.

L'espace urbanisé comprend trois (quatre avec la Tamarissière) parties distinctes. La ville centre d'Agde s'est développée sur la rive gauche de l'Hérault, autour du noyau historique, en direction du sud et de l'est et tend à atteindre la rocade (D612) vers le sud et les pentes du mont Saint-Loup vers l'est. L'urbanisation est très limitée sur la rive droite (quartier de la gare) et est restée cantonnée au sud de la voie ferrée vers le nord. Le long du littoral, trois centres d'habitat se sont implantés : le Grau-d'Agde, qui s'est développé sur la rive gauche de l'Hérault, et son annexe de la Tamarissière sur la rive droite dont l'urbanisation est limitée à une frange étroite le long du fleuve, et enfin le Cap-d'Agde, création artificielle des années 1970-1980, qui s'étend depuis le village naturiste, à la limite de Marseillan-Plage vers l'est jusqu'à Rochelongue vers l'ouest. Le Cap-d'Agde est divisé en dix quartiers, soit d'est en ouest : le village naturiste, la Roquille, le Môle, les Falaises, l'Avant-Port et l'Île des Pêcheurs, la Pinède, la Colline Saint-Martin, le Centre-Port, Richelieu - Île des Loisirs, Rochelongue.

Les zones d'activités industrielles et commerciales s'étendent surtout à l'entrée est de la ville, entre la D912 et la voie ferrée (zone d'activité des Sept-Fonds), ainsi qu'au nord de la gare.

La commune est desservie principalement par la route départementale RD 612 (ex RN 112) qui relie Montpellier à Albi et traverse le territoire communal d'est en ouest. Cette route qui traversait précédemment le centre ville a été déviée dans les années 1970 et passe désormais au sud du mont Saint-Loup, assurant ainsi une meilleure desserte du littoral et notamment de la station balnéaire du Cap d'Agde accessible par un échangeur à l'intersection avec la RD 32E10 (liaison directe Agde - Le Cap d'Agde). Vers l'est, dans la commune de Vias, elle se prolonge vers le nord par la route nationale 312 qui assure la liaison avec l'autoroute A9 et au delà avec l'autoroute A75.

Deux ponts franchissent l'Hérault dans la commune : le pont des Maréchaux en centre ville sur le tracé de la RD 912 (ex RN12) et à environ 2 km en aval, le pont de la nouvelle route contournant Agde par le sud, pont en béton armé à deux voies, avec un tirant d'air de 10,5 m.

La commune est desservie par la gare d'Agde située dans le quartier du « Bout du Pont » sur la rive droite de l'Hérault. Cette gare, qui n'assure plus qu'un trafic de voyageurs, est située sur la ligne Bordeaux - Sète, ligne à double voie, électrifiée en courant continu 1500 V continu, qui traverse la commune selon un tracé est-ouest sensiblement parallèle à celui de la RD 612, passant au nord de la ville et franchissant le fleuve et le Canalet par deux ponts successifs.

Des TGV assurent la liaison Agde - Paris en quatre heures environ.

La ville d'Agde se trouve au croisement de deux voies navigables : l'Hérault, navigable d'Agde à la mer sur une longueur d'environ 5 km, et le canal du Midi qui traverse la commune d'est en ouest au nord de la ville. L'écluse ronde située sur le canal du Midi, non loin de la gare, permet d'aiguiller les bateaux dans trois directions : vers l'ouest en direction de Béziers, vers l'est en direction de l'étang de Thau (entre les branches est et ouest du canal les bateaux naviguent sur une courte section de l'Hérault), vers le sud en direction du cours inférieur de l'Hérault par le « Canalet ». Ces voies sont empruntées exclusivement par des bateaux de plaisance (et sur le cours inférieur de l'Hérault par des bateaux de pêche). Deux autres écluses se trouvent dans le territoire communal : l'écluse de Prades à l'entrée du canal sur la rive gauche de l'Hérault et l'écluse du Bagnas, la dernière avant l'étang de Thau.

Les berges de l'Hérault sont dotées de quais permettant l'amarrage de bateaux principalement à Agde et au Grau-d'Agde. Le port de pêche d'Agde a été transféré au Grau-d'Agde.

Le port de plaisance du cap d'Agde est l'un des principaux ports de ce type de la côte française de Méditerranée. D'une surface de 55 hectares, il compte dix bassins isolant quatre îles (ou presqu'îles) artificielles (l'île des Pêcheurs, l'île des Loisirs, l'île Saint-Martin et l'île des Marinas) et dispose d'environ 3 000 places, avec un tirant d'eau de trois mètres. Ce port a reçu le pavillon bleu, témoin de sa qualité environnementale.

Le port de plaisance d'Ambonne dessert le quartier naturiste du Cap d'Agde. Il offre 300 places pour un tirant d'eau limité à un mètre.

La commune est desservie par l'aéroport de Béziers - Cap d'Agde en Languedoc situé à cheval sur les communes voisines de Vias et Portiragnes. Cet aéroport dispose de liaisons nationales (Bastia, Paris-Orly) et internationales vers Londres et Bristol (Royaume-Uni), Odense (Danemark).

Ces armes ont été enregistrées le 2 août 1697 dans l'armorial général de France de Charles d'Hozier. Le brevet d'enregistrement est conservé par les archives communales d'Agde.

Les trois fasces ondées d'azur symbolisent la triple union des eaux de la mer, du fleuve et du canal du Midi. La ville d'Agde a des armoiries depuis au moins le milieu du XVIe siècle, mais à l'origine le nombre de fasces n'était pas fixé. Un écusson sculpté sur une pierre des remparts montre quatre fasces ondées.

L'homme est présent dans la région depuis le début du Paléolithique (environ un million d'années avant notre ère), toutefois les vestiges retrouvés dans la commune sont très rares. Ce territoire a été affecté au cours des temps préhistoriques par des éruptions volcaniques (entre -1 000 000 et -700 000 ans) à Agde et dans les environs (Vias, Portiragnes, Saint-Thibéry), ainsi que par de fortes fluctuations de la ligne de rivage, liées aux alternances des périodes glaciaires et interglaciaires.

Les premiers occupants historiques de la région d'Agde furent les Ligures et les Ibères, puis vers le IIIe siècle av. J.-C. s'établit un peuple celtique, les Volques Tectosages.

Le site d'Agde fut fréquenté par des Phocéens venus de Marseille vers 600 av. J.-C.. À partir de 400 avant J.-C. la ville devient colonie massaliote. L'habitat phocéen est construit dans un quadrilatère de 150 et 200 mètres de côté à l'emplacement de la vieille ville actuelle. Le territoire (chora) de la cité est rapidement cadastré par les nouveaux habitants. Le comptoir devient rapidement prospère et prend contact avec les oppidums de la région et plus largement de la Celtique méditerranéenne, afin de commercer avec eux (Ensérune, Saint-Thibéry, Castelnau…). Les Grecs se procurent des céréales, de la laine, des meules en basalte et peut-être des esclaves. Ils introduisent les techniques de la production de l'huile d'olive et la vigne. Ils tirent aussi de gros bénéfices du trafic du sel abondant le long des étangs de la région. Les relations avec Marseille sont constantes et la cité d'Agathé Tyché y envoie des émissaires (théores) lors des grandes occasions.

Au IVe siècle av. J.-C., Agathé Tyché est un entrepôt permettant un trafic important et lointain. Les autorités grecques élaborent une cadastration du territoire qui s'étend au-delà des murailles de la cité et qui ne sera revue que trois siècles plus tard. L'activité de la cité est alors en plein essor. La présence de basalte permet aux Grecs de produire des meules qui seront par la suite vendues dans une bonne partie du bassin méditerranéen. En 118 avant l'ère chrétienne, le consul Cneus Domitius Ahenobarbus s'empare de tout le sud de la France actuelle et fonde la province de la Narbonnaise. Pour structurer cette zone et faciliter la pénétration romaine, il fait construire la fameuse via Domitia. Cette dernière passe à une vingtaine de kilomètres au nord du comptoir grec. De plus, pour concurrencer celui-ci, les Romains fondent Forum domitii (Montbazin) sur leur voie.

Vers 475, Agde, incluse dans la Septimanie, tombe aux mains des Wisigoths, déjà installés en Espagne. La période wisigothique durera environ trois siècles jusqu'à l'invasion musulmane au VIIe siècle.

Très tôt, Agde fut le siège d'un évêché qui dura pendant quatorze siècles jusqu'à sa suppression à la Révolution. Le premier évêque connu fut Venustus, ou saint Venuste, qui fut martyrisé par les Alamans probablement au début du Ve siècle (408). Le dernier évêque et comte d'Agde, Charles François de Saint Simon Sandricourt fut guillotiné à Paris le 26 juillet 1794.

En 506, du temps du règne du roi wisigoth Alaric II (bien qu'il fût de religion arienne), se tint en l'église Saint-André le concile d’Agde sous la présidence de saint Césaire d'Arles.

Les Sarrasins, commandés par le général Zama, envahissent la Septimanie et après avoir occupé Narbonne en 720, ils prennent Agde en 725. La ville est reprise et détruite en 737 par Charles Martel.

En 859, Agde est pillée par les Vikings du chef Hasting, qui venaient de Nantes et avaient hiverné en Camargue.

Au Moyen Âge, la vicomté d'Agde appartint à la maison Trencavel, avant d'être annexée par les rois de France à la suite de la croisade des Albigeois. Bernard-Aton VI fut le dernier vicomte d'Agde. Après l'échec de son alliance avec le roi d'Aragon contre le comte de Toulouse, il se donna au mois de juin 1187 comme chanoine à l'église Saint-Étienne d'Agde, et transféra à l'évêque Pierre-Raymond l'entière vicomté ou comté d'Agde. Cette donation, confirmée en juillet de la même année par le comte de Toulouse, fit de l'évêque le comte d'Agde. Dès lors les évêques exercèrent jusqu'en 1790 à la fois le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel.

Comme d'autres villes du Languedoc, Agde bénéficia très tôt d'une certaine émancipation avec le statut d'« université », équivalent de la « commune » dans les régions du nord de la France, dirigée par un collège de « consuls ». L'existence de ces derniers est attestée depuis 1206 mais est sans doute beaucoup plus ancienne. D'abord au nombre de six, réduits à quatre à partir de 1550, ils avaient un mandat annuel et étaient choisis par l'évêque sur une liste de douze (ultérieurement huit) notables de la bourgeoisie élus par la communauté. Les consuls assuraient l'administration de la ville et défendaient les intérêts de la communauté face à l'évêque, seigneur féodal, et face à l'autorité royale, représentée par la sénéchaussée de Béziers. L'institution des consuls dura jusqu'à la Révolution.

En 1206, le pont de pierre à plusieurs arches qui traversait l'Hérault s'écroula. Ce pont, dont l'époque de construction est inconnue, fut probablement reconstruit et disparut à une date indéterminée, mais par la suite la traversée du fleuve s'effectua grâce à un pont de bateaux. Celui construit en 1678 fut emporté par une crue en 1705. Il fut reconstruit à plusieurs reprises, à nouveau emporté par des crues et périodiquement remplacé par un service de bacs, jusqu'à ce que le dernier pont de bateaux mis en service en 1808 soit remplacé par un pont suspendu en 1837.

Le 23 août 1400, le port d'Agde est assailli par des marins d'Aigues-Mortes qui s'emparent de plusieurs navires et de leurs équipages. Ceux d'Aigues-Mortes prétendaient maintenir leurs monopole sur le commerce maritime en Languedoc en vertu de privilèges accordés par le roi Charles VI. Cependant, la même année le roi confirma le droit d'Agde de commercer librement au moins pour deux ans.

La cathédrale Saint-Étienne, église fortifiée construite en lave basaltique, est consacrée le 8 juillet 1453 par l'évêque d'Agde, Messire Étienne de Roupy de Cambrai.

En 1524 est institué le « Conseil général » qui compta 27 membres, puis 57 à partir de 1554. Constitué de notables de la ville, désignés à vie par les Consuls, il avait notamment pour fonction d'élire chaque année lesdits Consuls.

En mai 1562, les protestants menés par Jacques Baudiné, baron de Crussols, s'emparent de la ville. Le vicomte de Joyeuse, lieutenant général, tenta en vain de la reprendre en octobre de la même année. La ville revint aux catholiques en 1563 grâce à l'édit de Pacification qui mit fin à la première guerre de religion. D'autres attaques ont lieu jusqu'en 1567 mais sans succès.

Le cardinal de Richelieu, par ordonnance du conseil du roi datée du 10 janvier 1630, ordonna la création d'un grand port sur la côte languedocienne en s'appuyant sur le cap d'Agde. En octobre 1632, il vint reconnaître les lieux et lança la construction de la jetée qui devait rejoindre l'îlot de Brescou. Sa mort en 1642 provoqua l'abandon du projet alors qu'un tiers de la jetée avait été réalisé. En 1651, les États du Languedoc cessèrent de financer le projet. Ce port de mer, initialement prévu à Sète, y sera finalement réalisé par Colbert en 1666.

En 1675, la canal du Midi est mis en service entre Béziers et l'étang de Thau. L'écluse ronde d'Agde est construite l'année suivante notamment pour protéger le canal contre les crues du fleuve. L'inauguration officielle du canal a lieu le 15 mai 1682.

Le 27 juillet 1710, la flotte britannique débarque à Sète et après s'être emparée de la ville, et la ville d'Agde, mal défendue, signe un traité avec les Britanniques. Ceux-ci se retirent le 28 juillet devant l'arrivée de troupes françaises venues du Roussillon.

En 1837 est mis en service, en remplacement d'un service de bacs, le pont suspendu qui nécessite le percement du bâtiment de l'évêché. Ce pont sera remplacé par un pont métallique en 1926.

Le 12 juillet 1858, la ligne de chemin de fer Bordeaux-Sète, raccordée à Sète au réseau du PLM, est mise en service par la Compagnie du Midi. La gare d'Agde ouvre de nouveaux marchés aux produits locaux, en premier lieu le vin, et de nouvelles surfaces sont plantées en vignes. En 1897, une ligne d'intérêt local des chemins de fer de l'Hérault est ouverte entre Agde et Mèze, via Marseillan, Florensac, Pomérols et Pinet. Son exploitation s'est poursuivie jusqu'en 1952.

L'arrivée du chemin de fer coïncide avec le début du déclin du port de commerce d'Agde. Port d'embouchure à faible tirant d'eau (limité à 3,5 mètres), le port d'Agde est concurrencé par celui de Sète, mieux équipé pour recevoir les navires à vapeur, et se limite progressivement au cabotage Marseille-Agde. Les deux derniers bateaux à voile et à moteur sont restés en service sur cette ligne jusqu'en 1939.

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, la viticulture, alors principale activité économique de la commune, est frappée par plusieurs fléaux successifs venus des États-Unis. L'oïdium, arrivé en 1851 par la région parisienne est rapidement maîtrisé grâce au soufre, puis en 1872 c'est l'invasion du phylloxéra (petit insecte parasite des racines, apparu pour la première fois en 1863 à Pujaut - Gard). Le phylloxéra provoque la destruction d'une grande partie du vignoble, mais on découvre rapidement que les vignes plantées dans le sable ou submergées résistent à l'insecte. Le vignoble s'étend alors dans les basses zones sablonneuses, mais c'est le recours aux plants américains qui permet la reconstitution du vignoble à partir des années 1890. Il s'ensuit, à cause aussi du développement du sucrage des moûts, une nouvelle crise, de surproduction, entraînant un effondrement des cours du vin. À la même époque, apparaissent le mildiou et le black-rot (reconnu pour la première fois à Ganges - Hérault) en 1885), heureusement traités par le sulfate de cuivre.

En 1907, lors de la révolte des vignerons, des soldats du 17e régiment d'infanterie de ligne cantonnés à Agde se mutinent le 20 juin au soir et se rendent à Béziers où ils fraternisent avec les vignerons. Le 24 juin, les mutins, qui se sont rendus après une harangue du général Bailloud, sont envoyés dans un régiment disciplinaire à Gafsa (Tunisie).

La même année, à l'époque des vendanges, une crue soudaine de l'Hérault cause d'important dégâts dans le vignoble et dans la ville. Cette crue, qui ne fit pas de victimes, est considérée comme la crue de référence pour Agde.

En 1925, la ville fait ériger un monument aux morts en hommage aux 300 soldats tués pendant la Première Guerre mondiale. Ce monument, œuvre du sculpteur agathois Antoine Cassagne, se trouve dans le cimetière.

En 1939, à la fin de la guerre d'Espagne, un camp d'internement est construit à Agde pour recevoir des républicains à partir du mois de février. Ce camp, constitué de baraques légères, est prévu pour 20 000 personnes, mais en reçoit plus de 24 000 dans des conditions précaires, en particulier sur le plan sanitaire. À partir du mois de septembre, après le départ des Espagnols, il reçoit des volontaires tchèques qui participent aux combats contre l'armée allemande en juin 1940 avant d'être démobilisés. Il devient ensuite un centre de recrutement de l'armée belge, mais après la capitulation de leur pays, les jeunes recrues présentes seront internées jusqu'à la fin août. Fin 1940, le régime de Vichy le transforme en Centre de rassemblement des étrangers. Environ 6 000 étrangers, de trente nationalités, y sont internés, dont un millier de juifs étrangers rafflés dans l'Hérault en juillet 1942. Le camp fut démantelé à l'automne 1943 et détruit en août 1944.

Le 13 novembre 1942, la ville est occupée par l'armée allemande à la suite de l'invasion de la zone libre. Pour prévenir un hypothétique débarquement, les Allemands fortifièrent la côte, notamment en y construisant des blockhaus, dont certains sont encore visibles sur la plage de la Tamarissière, et bloquèrent l'embouchure de l'Hérault en y coulant une drague en 1943. Le 21 août 1944 un Comité de libération de la ville d'Agde se met en place au lendemain du départ précipité des troupes allemandes.

En 1956, les frères Paul et René Oltra créent le camping naturiste (centre héliomarin).

Le 12 septembre 1964 des plongeurs amateurs du GRASPA (groupe de recherches archéologiques subaquatiques et de plongée d’Agde), Jacky Fanjaud et Denis Fonquerle, découvrent dans l'Hérault, non loin de la cathédrale, une statue de bronze antique. Cette statue, à laquelle il manquait un bras, retrouvé quelques mois plus tard, est connue sous le nom d'« éphèbe d'Agde ». Conservée au musée du Cap d'Agde depuis 1987, après avoir été exposée au musée du Louvre, elle est devenue l'emblème de la commune.

Dans les années 1960 commence l'aménagement touristique du littoral languedocien sous la direction d'une mission interministérielle dirigée par Jean Racine, conseiller d'État. Celle-ci établit le plan général d'aménagement et le plan d'urbanisme des huit nouvelles stations balnéaires programmées. Dans le cas du Cap d'Agde, l'aménagement est confié à la Société d’équipement du Biterrois et de son littoral (SEBLI) et Jean Le Couteur est désigné comme architecte en chef. La construction de la station du Cap d'Agde donne un élan décisif au développement de la commune, entraînant un quasi-doublement de la population entre 1968 et 1999.

En 1976 est lancé, sous forme d'une ZAC, l'aménagement de la troisième tranche du Cap-d'Agde. Celle-ci concerne le secteur Richelieu-Rochelongue sur 200 hectares et prévoit de créer 20 000 lits.

Le 11 mai 1987, c'est l'inauguration de la nouvelle mairie installée dans l'ancienne caserne Mirabel, qui permet de faire face au développement des services administratifs de la commune consécutif à l'expansion démographique.

Élu en 1989, le maire socialiste, Régis Passérieux, confie à l'architecte Jean-Michel Wilmotte l'aménagement du quartier de Rochelongue, dernière phase de la construction du Cap-d'Agde. Le mail de Rochelongue, inspiré des ramblas de Barcelone, est construit en 1991, mais n'aura finalement que le tiers de la longueur initialement projetée.

En 1993, Agde reçoit les XIIe Jeux méditerranéens. La cérémonie d'ouverture, présidée par François Mitterrand, se déroule au Cap d'Agde le 16 juin, dans un bassin devant l'Aqualand. Le village des athlètes est également installé dans la station. Certaines épreuves (tennis, golf) se déroulent à Agde.

Du 16 au 19 décembre 1997, la commune subit une forte inondation provoquée par une nouvelle crue de l'Hérault. Un nouvel épisode d'inondation se produit en décembre 2003, l'Hérault atteint un débit de 1 500 m3∙s-1.

Station balnéaire et port de plaisance grâce au Cap d'Agde, le tourisme et le commerce sont les principales sources de revenus d'une cité autrefois essentiellement fondée sur la pêche et la viticulture. La Tamarissière et le Grau-d'Agde, bâties elles aussi sur le territoire de la commune d'Agde, sont des stations balnéaires beaucoup plus familiales que le Cap d'Agde, avec de nombreux campings. La pêche y reste importante (criée du Grau-d'Agde).

La commune possède une antenne de la chambre de commerce et d'industrie de Béziers Saint-Pons.

Au recensement de 1999, la commune comptait 6 998 emplois dont environ 80 % de salariés et 20 % de non salariés. Ces emplois se répartissaient très majoritairement (83,2 %) dans le secteur tertiaire (administration, enseignement, santé, commerce, services, transports, immobilier). Cette répartition reflète le développement touristique de la commune.

La population active comptait 8 016 personnes, soit un taux d'activité de 47,2 %. Parmi celles-ci, 5 979 avait un emploi et 2009 étaient en chômage, soit un taux de chômage de 25,1 %, égal au double du taux national et nettement plus élevé que la moyenne départementale égale à 19 %. Les moins de trente ans sont les plus touchés, avec un taux de chômage de 31,21 %. Parmi les personnes ayant un emploi, 75,8 % travaillaient dans la commune et 20,8 % dans d'autres communes du département. Les transports domicile-travail se faisaient très majoritairement (72 %) en voitures particulières.

Il s'agit dans la grande majorité des cas d'entreprises sans personnel salarié (1 789 entreprises, soit 62 % du total). On dénombre 124 entreprises de plus de dix salariés, toutefois ces dernières emploient 65 % des salariés.

En 2003, Agde concentrait 4,1 % des établissements du champ industrie-commerce-services (excluant agriculture, services financiers et administration) de l'Hérault, ce qui la plaçait au 4e rang départemental après Montpellier, Béziers et Sète.

Les principales entreprises d'Agde par le chiffre d'affaires sont Solatrag (Société languedocienne de travaux publics et de génie civil) et le casino du Cap d'Agde. Ce dernier, exploité par le groupe Tahoe, se classait en 2007 au 37e rang des casinos français avec un produit brut des jeux de 22,8 millions d'euros .

Pour l'année 2006, Agde a enregistré 439 créations d'entreprises. Elle se situe ainsi au 48e rang national.

De nombreuses entreprises sont regroupées dans la zone d'activité économique des Septs Fonts (23 ha), située à l'entrée est de la ville entre la route de Sète et la voie ferrée.

La surface agricole utile (SAU) représente environ 26 % du territoire communal avec 1310 hectares, dont 366 ha de terres labourables et 54 ha de surfaces toujours en herbe, le reste étant essentiellement consacré à la viticulture. La vigne, partie du vignoble du Languedoc, occupait 863 hectares en 2006, soit 17 % du territoire communal. La régression moyenne des surfaces plantées en vigne a été de 29 hectares par an entre 1979 et 2000, sous l'effet de l'urbanisation et du tourisme.

En termes d'emploi, l'agriculture est devenue une activité marginale dans la commune puis qu'elle représentait (en 2000) 121 actifs en équivalent temps plein, soit 1,7 % de l'emploi total. Le nombre d'exploitations était en baisse sensible : 100 exploitations (dont 51 professionnelles) en 2000 contre 169 en 1988.

La cave coopérative d'Agde a fusionné en septembre 1998 avec celle de Marseillan pour former les « caves Henri de Richemer », dont la production annuelle moyenne est de 105 000 hectolitres de vin. La production consiste en vins de pays d’Oc, vins de pays de l’Hérault et vins de pays des côtes de Thau. Le site d’Agde est spécialisé dans des vins rosés de cépages traditionnels. Les vins rosés sont élaborés principalement à partir de cépages carignan, grenache et cinsault. La cave d'Agde est inscrite dans la « route des vignerons et des pêcheurs des pays d’Agde ».

Le port de pêche du Grau-d'Agde et la criée au poissons sont gérés par une société d'économie mixte locale (SEM), la « La Criée aux Poissons du Pays d'Agde », associant la commune et les pêcheurs. Créée en 1998, cette SEM est concessionnaire du département pour l'exploitation du port. Celui-ci, implanté sur la rive gauche de l'Hérault, à un kilomètre de l'embouchure, comprend un quai de 120 mètres de long, un terre-plein de 10 000 m2 et une halle à marée de 900 m2.

La flottille du port de pêche du Grau-d'Agde compte notamment onze chalutiers de fond, deux chalutiers pélagiques et quatre thoniers senneurs, ainsi qu'une quarantaine d'embarcations de « petits métiers » du large ou côtiers.

En 2007, les ventes à la criée ont porté sur 1639 tonnes de poissons, ce qui fait d'Agde le deuxième port de pêche de la Méditerranée française après Sète.

Les principales espèces pêchées sont le merlu commun, l'anchois commun, la sardine, le poulpe et le thon rouge. Cette activité est confrontée à la surpêche, notamment pour la pêche au thon. C'est ainsi que la Commission européenne a interdit à partir du 1er janvier 2008 l'utilisation des filets maillants dérivants (la « thonaille ») pour la capture des thons rouges de Méditerranée et fixé des quotas de prise. Les permis de pêche spéciaux (PPS) pour le thon rouge ont été suspendus depuis le 16 juin 2008 pour épuisement des quotas, décision contestée par le Syndicat des thoniers méditerranéens (STM), basé à Marseille.

Le tourisme est la principale activité de la commune d'Agde. Classée « station balnéaire », le 4 juin 1971, Agde est aussi l'une des premières stations touristiques de France par sa capacité d'accueil, estimée à environ 190 000 lits (fin 2002), et voit sa population estivale augmenter très fortement. Agde est aussi labellisée « France station nautique » et « Tourisme et handicap ».

Au 1er janvier 2007, la commune comptait 24 hôtels pour 765 chambres (2 et 3 étoiles à 91 %), 28 terrains de campings pour 7 190 emplacements (2 et 3 étoiles à 92 %). Les résidences secondaires, dont le nombre était évalué à 29 120 au recensement de 1999, représentent aussi une capacité d'accueil importante, 146 445 lits, soit 77,6 % de la capacité d'accueil de la commune. C'est la deuxième commune de France après Paris pour le nombre de résidences secondaires. À celà s'ajoute la capacité d'accueil des villages et colonies de vacances ainsi que des ports de plaisance (Cap-d'Agde, Ambonne, Grau-d'Agde).

Quelques chiffres permettent d'estimer l'importance de cette activité très saisonnière dont la saison est principalement concentrée sur deux mois, juillet et août. La fréquentation touristique est estimée à 15 millions de nuitées par an, dont 12 pour le Cap-d'Agde (soit près de 40 % du total de l'Hérault). L'office de tourisme reçoit environ 350 000 personnes par an. Parmi les sites de la commune les plus attractifs figurent le parc aquatique Aqualand qui accueille 195 000 visiteurs annuels et l'aquarium du Cap-d'Agde (109 000) tandis que le village naturiste reçoit 40 000 personnes. Les musées et monuments sont nettement moins fréquentés : 23 200 visiteurs annuels pour la cathédrale Saint-Étienne, 13 100 pour le musée de l'Éphèbe, 12 400 pour le fort de Brescou et 4500 pour la musée agathois (chiffres 2006).

La commune s'est dotée d'outils pour gérer cette activité. La Société de développement économique d'Agde et du littoral (SODEAL), dont la commune est le principal actionnaire, est chargé de gérer les équipements touristiques dont la commune est propriétaire (ports, campings, base nautique) et d'assurer des prestations de services dans les foires et salons ou pour l'organisation de manifestations diverses. L'office municipal de tourisme, créé le 28 décembre 1978, assure l'accueil des touristes à la bulle d'accueil du Cap-d'Agde et en divers autres lieux et gère divers équipements : arènes, palais des fêtes, palais des congrès…

Les activités touristiques ou fortement touristiques, qui comprennent l'hôtellerie et les terrains de camping, ainsi que le petit commerce d'alimentation et la restauration, emploient plutôt des jeunes et procurent des salaires inférieurs aux autres activités. Ce sont en outre des activités fortement saisonnières si bien qu'à Agde les salariés travaillent, en moyenne, entre 50 et 55 % d’un temps plein contre 63,9 % pour l’ensemble des salariés du Languedoc-Roussillon.

Une « Maison du travail saisonnier » (MTS) a été créée au Cap-d'Agde en 2003 sous l'égide de la communauté d'agglomération. Cette structure a pour objectif de faciliter le contact entre les employeurs et les employés saisonniers des secteurs du tourisme et de l'agriculture. Elle associe également des représentants des directions régionale et départementale du travail, des syndicats de salariés et des organisations patronalesLa Maison du travail saisonnier, lieu d’accueil, de réflexion et de dialogue social, Journal de l’emploi 102, année 2005, consulté le 14 mars 2009. .

La population de la ville d'Agde s'élève en 2006 à 21 293 habitants, en progression de 6 % par rapport à 1999, ce qui en fait la dixième ville de la région Languedoc-Roussillon et la sixième de l'Hérault, après Montpellier, Béziers, Sète, Lunel et Frontignan.

Agde constitue, selon la définition de l'Insee, un « pôle urbain » dont l'aire urbaine se limite à la seule commune centre. Cela reflète le pouvoir d'attraction limité de la commune sur les communes environnantes qui subissent l'attraction des pôles d'emploi et des aires commerciales de Béziers à l'ouest et de Sète à l'est.

La population d'Agde a régulièrement augmenté au cours de la première moitié du XIXe siècle, gagnant près de 45 % entre 1800 (6744 habitants) et 1861 (9747 habitants), avant de connaître une stagnation qui a duré jusqu'au lendemain de la seconde guerre mondiale. Cette longue période est marquée par plusieurs crises. En 1891 la population repasse sous le seuil des 8000 habitants (a), un peu en dessous du recensement de 1806, à une période qui correspond à la fin du trafic commercial du port d'Agde, déclin amorcé dès les années 1870, et qui suit une série de crises viticoles dues à l'apparition successives de l'oïdium et surtout du phylloxéra, apparu en 1876, puis du mildiou et du black-rot.

Une fois ces crises surmontées, la population retrouve la croissance jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale, évolution marquée toutefois par un creux en 1906 qui coïncide avec une nouvelle crise viticole, de surproduction, qui donnera lieu à la révolte des vignerons du Languedoc en 1907.

A la fin de la Grande Guerre (recensement de 1921 b) , la population a baissé de 10 % par rapport au recensement précédent. Dans l'entre-deux guerres, la reprise de la population enregistrée dans les années 1920 est arrêtée par la grande crise économique et une nouvelle décroissance est enregistrée au recensement de 1936.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale (c), la population est repassée au dessous du seuil des 8000 habitants. Elle retrouve un début de croissance dans les années 1950 avec un premier développement du tourisme balnéaire sur le littoral (le Grau-d'Agde, La Tamarissière) et la commune retrouve retrouve au milieu des années 1960 le niveau de population qu'elle avait un siècle plus tôt. A partir de 1968, une croissance très rapide s'amorce qui coïncide avec le début de l'aménagement de la station touristique du Cap d'Agde (d). Elle conduit à un quasi-doublement du nombre d'habitants en une vingtaine d'années (1968-1999), soit un taux de croissance annuel total de 3,26 %.

L'augmentation de la population dans toute cette période est due essentiellement au solde migratoire, dont le taux annuel s'élève à 1,44 % de 1975 à 1982, 3,52 % de 1982 à 1990 et 1,24 % de 1990 à 1999. Dans le même temps, le solde naturel, résultant de l'écart entre taux de natalité et taux de mortalité, s'élevait respectivement à 0,19 %, 0,22 % et 0,30 %.

Entre 1999 et 2006, la croissance de la population s'est poursuivie, mais à un rythme moindre (+ 1,06 % par an).

La pyramide des âges montre une population vieillissante. En 1999 la part des plus de 60 ans représentait 28,7 % de la population totale, contre 24,6 % en 1990, tandis que celle des moins de 30 ans atteignait 32 % contre, respectivement, 37,5 %. Dans la même période, la tranche 45-59 ans gagnait 3,4 points, passant de 16,7 % à 20,2 %. La proportion des femmes est de 52,2 % de la population totale, taux sensiblement égal à la moyenne héraultaise mais légèrement supérieur à la moyenne nationale (51,4 %).

Le niveau d'éducation à Agde est relativement faible comparé à la moyenne du département de l'Hérault. En effet, la part dans la population totale des titulaires de diplômes de niveau Bac+2 ou supérieur est, dans la commune, de 12 %, contre 19,9 % en moyenne héraultaise, tandis que 21,8 % de la population n'est titulaire d'aucun diplôme et 19,2 % du certificat d'études primaires (contre respectivement 19,6 % et 15,9 % au niveau départemental). Toutefois, entre 1990 et 1999, l'évolution a été très marquée avec une croissance de 90,3 % des titulaires de diplômes de niveau Bac+2 et de 79,8 % pour les titulaires de diplômes supérieurs.

Selon le recensement de 1999, la population immigrée à Agde comptait 1612 personnes soit 8 % de la population totale. Ce taux d'immigration est légèrement inférieur à la moyenne départementale qui est de 8,8 %. Parmi ces immigrés, 44 % avaient acquis la nationalité française et 56 % avaient conservé une nationalité étrangère,.

Parmi les étrangers on note dans la population agathoise, par rapport à la moyenne du département, une plus faible proportion de ressortissants de l'Union européenne, soit 2,2 % contre 2,9 % et une proportion voisine des nationalités du Maghreb, soit 2,4 % contre 2,3 %, principalement constituée de ressortissants du Maroc.

La commune d'Agde appartient au canton d'Agde. Sur le plan électoral elle fait partie de la septième circonscription de l'Hérault (Agde-Sète) dont le député est le maire d'Agde, Gilles d'Ettore (UMP).

Depuis 2003, la commune fait partie de la communauté d'agglomération Hérault Méditerranée (CAHM). Cet ensemble, créé le 1er janvier 2003 par regroupement des Communautés de communes du Pays d'Agde et du Pays de Pézenas, regroupe 19 communes et 63 000 habitants permanents de la basse vallée de l'Hérault. Le maire d'Agde, Gilles Ettore, est le président de cette structure intercommunale qui gère notamment le développement économique, l'aménagement de l'espace, l'équilibre social de l'habitat et la politique de la ville.

Le conseil municipal agathois comprend 35 membres dont le maire, 10 maires-adjoints et 24 conseillers municipaux.

Les services de la mairie sont installés depuis 1987 dans les locaux du site Mirabel, du nom d'une ancienne caserne (qui hébergea notamment au début du XXe siècle, le 17e régiment d'infanterie), certains services, dont l'état-civil, sont toutefois restés dans l'ancien site de la « maison du cœur de ville ». Il existe également deux mairies-annexes situées au Grau-d'Agde et au Cap-d'Agde.

La commune dispose d'un centre communal d'action sociale qui gère notamment les crèches et les foyers pour personnes âgées.

Des « comités de quartiers » ont été instaurés en 2001 pour faciliter les échanges entre la municipalité et la population. Au nombre de sept, ils représentent les quartiers suivants : Cœur de ville, Monaco - Saint-Loup, Mirabel-Lyautey, Cayrets, Grau-d'Agde - Tamarissière, Cap Ouest, Cap Est.

Un « conseil municipal des jeunes » a été instituée en 2004. Composé de 25 membres âgés de 10 à 16 ans, il vise à sensibiliser les jeunes à la gestion d'une collectivité locale.

Le maire d'Agde est adhérent de la Fédération des maires des villes moyennes (FMVM).

La part communale des quatre taxes locales est relativement élevée avec les taux suivants en 2007 : 19,38 % pour la taxe d'habitation, 23,25 % pour la taxe foncière sur les propriétés bâties, 66,35 % pour la taxe foncière sur les propriétés non bâties et 20,87 % pour la taxe professionnelle (cette dernière étant une taxe intercommunale). La part départementale s'élève respectivement à 8,93 %, 4,70 %, 39,03 % et 12,44 %.

Agde concentre 6,62 % et 5,51 % respectivement des bases nettes d'imposition du département pour la taxe d'habitation et la taxe sur le foncier bâti (chiffres 2003), ce qui la place au 3e rang départemental derrière Montpellier et Béziers.

En 2007, le budget de fonctionnement dégageait un excédent de 6 596 000 euros pour des charges totales se montant à 53 478 000 euros (soit 2486 euros par habitant). Les dépenses d'investissement s'élevaient à 24 488 000 euros et la capacité d'autofinancement à 8 137 000 euros.

La ville est la quatrième de l'Hérault, après Montpellier, Béziers et Sète, pour le nombre d'assujettis à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), qui s'élève à 201 déclarant un patrimoine moyen de 1 387 549 euros.

L'électorat agathois penche plutôt à droite, ainsi que le montrent les dernières consultations électorales. La majorité municipale a cependant oscillé entre droite et gauche dans les deux dernières décennies, donnant deux mandats à un maire socialiste entre 1989 et 2001.

Les élections municipales de mars 2008 se sont déroulées en deux tours. Au premier tour, qui a réuni 13 855 votants, cinq listes étaient en présence, celle conduite par le maire sortant « Union agathoise 2008 », majorité présidentielle, obtenant 44,46 % des suffrages exprimés, les deux listes suivantes, « Agde à venir », centriste - divers gauche, dirigée par Fabrice Mur, et « Agde 2008, plus belle la ville », parti socialiste, dirigée par Régis Passerieux, ancien maire, obtenant respectivement 25,27 % et 22,37 %, avec une abstention égale à 30,94 %. Au second tour, la liste d'Ettore l'a emporté en réunissant 51,71 % des suffrages exprimés, contre 48,29 % pour Fabrice Mur, tandis que l'abstention avait diminué (26,24 %).

À l’élection présidentielle française de 2007, le premier tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 37,19 % soit 6 038 voix, suivi de Ségolène Royal avec 21,33 % soit 3463 voix, suivi de Jean-Marie Le Pen avec 17,29 % soit 2808 voix, et enfin de François Bayrou avec 12,18 % soit 1977 voix, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 62,47 % soit 9919 voix pour Nicolas Sarkozy contre 32,53 % soit 5 960 voix pour Ségolène Royal, résultat nettement plus à droite que la moyenne nationale qui fut, au second tour, de 53,06 % pour Nicolas Sarkozy et 46,94 % pour Ségolène Royal. Pour cette élection présidentielle, le taux de participation a été très élevé. Sur 19 548 inscrits sur les listes électorales agathoises, on compte 16 503 votants, soit 84,42 %, 3045 abstentions, soit 15,58 %, 624 blancs ou nuls, soit 3,78 %, et 15 879 votes exprimés, soit 96,22 %.

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les Agathois ont majoritairement voté contre la Constitution européenne, avec 63,64 % de « non » contre 36,36 % de « oui », avec un taux d’abstention de 30,27 % . Ces chiffres amplifient nettement la tendance nationale (France entière : « non » à 54,67 % - « oui » à 45,33 %) et résultent de la conjonction des groupes hostiles à l'intégration européenne, de gauche et d'extrême droite.

Agde est rattachée à l'arrondissement judiciaire de Béziers, et relève des tribunaux d'instance et de grande instance ainsi que du conseil de prud'hommes de Béziers. La commune dépend également de la cour d'appel et du tribunal administratif de Montpellier.

À Agde, le parc immobilier est constitué pour près des trois quarts de résidences secondaires. Au recensement de 1999, la ville comptait 40 353 logements dont 8 878 résidences principales, soit 22 % et 29 120 résidences secondaires, soit 72,2 %. Ces proportions sont inversées par rapport à la moyenne régionale, respectivement 69,7 % pour les résidences principales et 21,9 % pour les résidences secondaires. Toutefois au cours de la décennie 1990-1999, le nombre de résidences principales a davantage augmenté relativement (+27,8 %) que celui des résidences secondaires (+12,7 %). Le solde est constitué essentiellement de logements vacants (5,7 %), taux proche de la moyenne régionale (7,7 %),.

La commune d'Agde rassemble à elle seule 26,2 % des résidences secondaires du département. La part, relativement élevée, de logements vacants comprend, outre les logements réellement inoccupés, ceux non encore commercialisés des programmes immobiliers en cours au moment du recensement (1999).

Le parc de logement est récent. Plus des trois quarts (75,3 %) du parc immobilier datent des années 1975 et postérieures, taux supérieur à la moyenne régionale (45,1 %). Cela reflète le boom immobilier qui a suivi la création de la station du Cap-d'Agde à partir des années 1970. En revanche, les logements construits avant 1967 ne représentaient, au recensement de 1999, que 11,7 % du total, contre 50,1 % en moyenne régionale.

Les maisons individuelles représentaient seulement 23,1 % contre 76,9 % pour les appartements, répartition sensiblement différente de la moyenne régionale (59,1 % et 48,9 % respectivement), reflétant une assez forte densification urbaine.

Les habitations se caractérisent par leur petite surface : plus de la moitié des logements sont des studios ou des deux pièces (52,1 %), les logements de trois pièces représentent 27 % du total et les quatre pièces et plus, 20,9 %.

La majorité (56,4 %) des habitants permanents sont propriétaires de leur logement, contre 37,5 % qui ne sont que locataires et 6,1 % logés gratuitement (respectivement 56,8 %, 37,6 % et 5,5 % dans la région Languedoc-Roussillon),.

Avec 476 logements HLM, soit 5,4 % du parc des résidences principales en 1999 (contre 9,6 % en moyenne régionale), la ville est nettement en dessous du seuil de 20 % de logements sociaux imposé par la loi n° 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains.

Sur le plan de l'urbanisme, la commune présente trois pôles au caractéristiques marquées : la cité d'Agde, le Grau d'Agde et le Cap d'Agde, qui .

Concernant le centre ancien d'Agde, un contrat urbain de cohésion sociale (CUCS), a été signé entre la communauté d'agglomération Hérault-Méditerranée et l'État en 2007. Prenant la suite d'un précédent contrat de ville, ce contrat doit permettre diverses actions en vue de la revitalisation du cœur historique de la ville, aux rues étroites et aux logements anciens, souvent disqualifiés, accueillant une population en grande partie défavorisée.

La ville d'Agde a reçu, pour son projet de revitalisation du cœur historique, un prix spécial « Patrimoine, Culture et Tourisme » au concours national des villes 2008 .

Certains secteurs du littoral, notamment les Verdisses sur la rive droite de l'Hérault, Rochelongue et Malfato sur la rive gauche (secteur situé entre le Grau-d'Agde et le cap d'Agde) , se sont trouvés confrontés au phénomène de la cabanisation. Il s'agit de l'implantation en tache d'huile d'un habitat temporaire ou permanent sous forme de cabanes ou de mobile-homes dans des zones réputées inconstructibles et non viabilisées, ou bien sans autorisation (permis de construire, autorisations de stationnement). La commune a engagé diverses actions pour prévenir, régulariser ou éliminer les implantations non conformes.

Entre les trois pôles urbanisés, s'étend un secteur d'espaces de type rural notamment de friches (anciennes vignes délaissées) qui n'a pas vocation à être construit. Une partie a été classée dans une zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) par arrêté préfectoral du 10 août 2004. .

3 617 actes de délinquance ont été constatés en 2006 dans la circonscription de police d'Agde, en baisse de 5,9 % par rapport à 2005, dont 1 439 dans la commune d'Agde. Le nombre de faits élucidés s'élevait à 979, soit 27,1 % du total, chiffre en baisse de 21,7 % entre 2005 et 2006.

La ville dispose d'une police municipale, d'un commissariat de la police nationale et d'une unité de la gendarmerie nautique installée au Cap-d'Agde. Une vingtaine de caméras de vidéosurveillance, dont les images sont centralisées au « Centre superviseur urbain » (CSU), ont été installées dans la commune en 1996, en réponse aux incidents de l'été 1995,.

Pour le sauvetage en mer, une station de la société nationale de sauvetage en mer (SNSM) est basée à la capitainerie de l'avant-port du Cap d'Agde. Elle comprend douze sauveteurs bénvoles et dispose d'une vedette de 2e classe de 10,5 m baptisée « Honoré d'Estiennes-d'Orves ».

L'ancienne cathédrale Saint-Étienne, classée monument historique en 1840 est le principal monument de la ville. C'est une église fortifiée de style roman très austère, construite au XIIe siècle, entièrement en lave basaltique de couleur noire. Le clocher, en forme de donjon, haut de 35 mètres date du XIVe siècle. Elle fut consacrée cathédrale en 1453. Elle contient un retable en marbre de Caunes du XVIIIe placé derrière le maître-autel et une chaire en marbrerie également du XVIIIe. Les évêques d'Agde ainsi que le corsaire Claude Terrisse y ont été inhumés.

L'église Saint-André, construite au Ve siècle, a été profondément remaniée depuis. Elle fut le siège du concile d'Agde en 506.

L'église Saint-Sever, dite des pêcheurs, est de style gothique méridional. Elle a été construite en 1499 sur l'emplacement d'une église romane dont certains éléments sont encore visibles. Cette église a été restaurée et très modifiée en 1953 à la suite de l'écroulement de la voûte survenu en 1922. Elle contient une statue du Saint-Christ en bois polychrome datant du XVIe siècle, classée au titre objet en 1911.

L'église Notre-Dame-du-Grau se trouve au Grau-d'Agde, près des berges de l'Hérault, à deux kilomètres au sud d'Agde. Elle a été construite en 1584, ainsi qu'un couvent de capucins, par le connétable Henri Ier de Montmorency par agrandissement d'une ancienne chapelle du Ve siècle.

La chapelle de l'Agenouillade, située ausi au Grau-d'Agde, à proximité de la précédente, a également été construite par le connétable de Montmorency. Cette petite chapelle abrite un rocher qui, selon la légende, porte la marque des genoux de la Vierge dont l'apparition agenouillée aurait fait reculer les flots qui menaçaient la ville au Ve siècle. Elle abrite une statue de la Vierge à l'enfant en marbre blanc classée au titre objet en 2001.

Les vestiges des anciens remparts, visible en bas de la promenade (rue du 4 septembre), sont classés monument historique par arrêté du 21 décembre 1984. On peut voir à leur base l'appareillage à gros blocs de basalte datant de l'époque grecque. Il n'en subsiste qu'une cinquantaine de mètres alors qu'autrefois ils entouraient complètement la cité d'Agde et le bourg adjacent. Les dernières tours qui subsistaient au XIXe siècle ont été détruites en 1850.

Le centre historique d'Agde compte de nombreuses maisons des XVIIe et XVIIIe siècles.

Le Château Laurens, néo-classique et art nouveau début XXe siècle, se trouve près du centre d'Agde, dans la Belle Isle, isolée d'une part par l'Hérault (rive droite) et d'autre part par le canal du Midi et le diverticule du Canalet. Le château, acquis par la ville en 1994 a été classé monument historique en 1996.

La « Tour des Anglais » est une tour de défense côtière, crénelée, datant du XVIIIe siècle, située sur le versant sud du mont Saint-Loup. Une tour similaire, la tour du Castellas, se trouve à quelques kilomètres plus à l'est, dans la commune de Sète, sur le lido séparant l'étang de Thau de la mer.

Au Cap-d'Agde, une œuvre du sculpteur François Stahly, la tour de la vigie, érigée en 1984, couronne l'immeuble le plus élevé de la station.

Une œuvre du sculpteur russe Zourab Tsereteli, don de la fédération de Russie, a été érigée en 2004 au Cap-d'Agde devant le palais des congrès. Elle représente, environné de monuments parisiens, l'écrivain Honoré de Balzac, qui n'a pourtant aucun lien particulier avec la commune d'Agde.

L'Éphèbe d'Agde reste un emblème de la ville. Cette statue antique en bronze, de 1,4 m de haut, datée du IVe siècle av. J.-C., a été trouvée dans le lit de l'Hérault en 1964 et est revenue à Agde en 1986, après avoir été exposée au musée du Louvre pendant plus de vingt ans. Elle évoque le style du sculpteur Lysippe de Sicyone et pourrait représenter l'empereur Alexandre le Grand. Elle est conservée dans le « musée de l'Éphèbe », construit spécialement à cet effet, qui fut alors inauguré par le ministre de la Culture de l'époque, François Léotard. Une copie de grandes dimensions a été érigée sur un rond-point routier près de la rocade sud.

La réserve naturelle nationale du Bagnas s'étend sur 561 hectares. C'est une zone humide qui comprend les étangs du Petit Bagnas, marais à sansouïres à sec en été, et du Grand Bagnas, grand étang d'eau douce à roselières. Classée réserve nationale en 1983, cette zone recèle une avifaune très riche avec près de 240 espèces d'oiseaux. Le territoire classé a été acquis par le Conservatoire du littoral entre 1996 et 2001. Sa gestion est assurée par l'association de défense de l’environnement et de la nature des pays d’Agde (ADENA).

Plusieurs sites de la commune sont inclus dans le réseau Natura 2000. Il s'agit de l'étang du Bagnas, déjà cité plus haut, du cours inférieur de l'Hérault, qui abrite notamment deux espèces de poissons d'intérêt, l'Alose feinte (Alosa fallax), espèce vulnérable, et le Toxostome (Chondrostoma toxostoma), de la partie nord-ouest de la commune, appartenant à la plaine du Bitterois, aux nombreuses espèces d'oiseaux à forte valeur patrimoniale, et des herbiers de posidonies (Posidonia oceanica) sur 2317 hectares au large du Cap d'Agde, à la riche faune - présence de la Grande nacre (Pinna nobilis),.

Près de Notre-Dame du Grau, des mares méditerranéennes, installées dans d'anciennes carrières de basalte, temporairement asséchées durant les mois d'été, recèlent une flore et une faune particulière, comme le triton marbré et le triton palmé, et ont été proposées au réseau Natura 2000.

Agde a obtenu en 2007 le label « ville fleurie », avec deux fleurs, attribué par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris.

La commune dispose de 130 hectares d'espaces verts et de nombreuses plantations intégrées dans les aménagements routiers récents. Les plus importants sont, à l'exception du parc de Belle-Isle proche du centre ville sur la rive droite de l'Hérault, se trouvent au Cap-d'Agde. Il s'agit en particulier des pinèdes du Mont-Saint-Loup et du mont Saint-Martin, ainsi que du massif du mas de la Clape qui entoure le musée de l'Éphèbe. Ces trois espaces ont été acquis par le Conservatoire du littoral.

La Maison des Savoirs Jules Milhau est installée depuis l'an 2000 dans le bâtiment de l'ancien lycée. Cet organisme regroupe différents équipements : médiathèque, ludothèque, centre de documentation, centre de formation… et s'appuie sur l'utilisation des technologies de l’information et de la communication.

Le Palais des congrès, installé au centre du Cap d'Agde, accueille, outre des congrès et colloques, diverses manifestations culturelles : expositions, spectacles, concerts...

L'Espace Molière est une salle d'exposition installée dans la chapelle d'un ancien couvent.

La Maison des jeunes et de la culture, créée en 1965, est installée dans l'espace Malraux.

Le « Festival d'humour du Cap-d'Agde » se tient chaque année courant avril au palais des congrès du Cap-d'Agde.

Vers la mi-mai, la « fête du nautisme » est organisée au niveau national depuis l'an 2000. Cette fête se déroule dans le port et sur les quais du Cap-d'Agde et propose diverses animations sur les activités nautiques telles que la voile en habitable ou légère, le kayak-canoé, la plongée, les joutes, la pêche en mer, les promenades en mer, etc. ainsi que sur la sécurité et l'environnement.

« Les Hérault du cinéma » est un festival national qui se tient en juin au palais des congrès du Cap-d'Agde depuis 2004. Il comprend deux parties, « Les Primeurs du Cinéma » présentant des films longs métrages inédits et « Le Top des Courts », compétition de courts métrages primés l'année précédente dans divers festivals de cinéma français et internationaux.

Fêtes traditionnelles en juillet, fête des pêcheurs, à l’occasion de la Saint-Pierre au début du mois, et fête de la mer en fin de mois.

Des joutes se déroulent en été sur l'Hérault à Agde et au Grau-d'Agde. Le premier dimanche d'août a lieu le « trophée de la ville d'Agde » (joutes languedociennes).

Chaque année depuis 1989, fin août-début septembre, au Cap-d'Agde, rassemblement de Harley-Davidson, les « Brescoudos ». Ce rassemblement est suivi depuis 1993, à la mi-septembre, d'un rassemblement de coccinelles Volkswagen.

Le « salon nautique d'automne » se tient chaque année durant cinq jours vers la Toussaint dans la zone technique du port du Cap-d'Agde. Créé en 2000, et organisé par l'association des Professionnels du nautisme du Cap-d’Agde, il a attiré en 2007 plus de 50 000 visiteurs.

Les « rencontres nationales et internationales d’échecs » sont organisées tous les deux ans au Cap-d'Agde par la CCAS (caisse centrale d'activités sociales du personnel des industries électrique et gazière). La huitième édition s'est déroulée du 25 octobre au 1er novembre 2008 au village de vacances de la CCAS réunissant 1500 participants et 750 joueurs.

Le 31 décembre se déroule le « dernier bain de l'année » (plage naturiste).

Agde est l'une des villes du Languedoc où se pratiquent de longue date les joutes languedociennes. Pratiquées principalement sur l'Hérault, devant la cathédrale ou au Grau-d'Agde. Leur usage est attesté depuis 1601, lors d'une manifestation en l'honneur du duc de Montmorency. Il existe dans la commune deux sociétés de joutes : la « Société nautique des jouteurs agathois » (SNJA), créée en 1903, et le « Pavois agathois ».

Agde a son hymne traditionnel, la Dagdenca (l'Agathoise), composé en 1934 par Barthélémy Rigal, musicien agathois dont le nom a été donné à l'École municipale de musique, et Jean Bédos, médecin et poète, qui fut maire d'Agde de 1900 à 1919.

Le « sarret », coiffe de dentelle, est, avec la « coulane », grand sautoir de chaînes d’or, et le châle orné de perles de jais, un élément du costume traditionnel des Agathoises, porté autrefois lors des grandes occasions. Il a donné son nom à l'association L'escolo dau Sarret.

La cuisine traditionnelle agathoise est essentiellement à base de poissons, avec des recettes telles que la lotte à l'agathoise, la bourride à l'agathoise... Elle a été illustrée par le chef Nicolas Albano (1938-2005) qui officia à l'hôtel-restaurant « La Tamarissière », au lieu-dit du même nom, qu'il dirigea entre 1976 et 2004 .

Une tentative de jumelage réalisée sous le mandat de Régis Passérieux avec la ville d'Antequera est restée sans suite. Cette ville d'Andalousie, possède comme Agde une statue antique, haute de 1,54 m, l'éphèbe d'Antequera, datant du Ier siècle après J.-C., exposée dans le musée municipal de la ville (Palais de Nájera).

En 2005, un accord de partenariat a été signé entre la Communauté d'agglomération et la ville de Peterhof en Russie.

Outre l'édition locale du quotidien régional Midi libre, il existe un journal local qui couvre le pays d'Agde : L'Agathois, hebdomadaire républicain qui a fêté son 120e anniversaire en 2007. La ville possède également un journal municipal, Agde, le journal de la ville à parution bimestrielle.

Diverses radios départementales sont reçues à Agde : Radio Pays d'Hérault sur 89, 96,7 et 102.9 MHz, Fun Radio Méditerranée sur 91,8 MHz, Radio Lenga d'Oc sur 95,4 MHz, RTL2 Agde-Béziers (qui émet depuis le mont Saint-Loup) sur 96,1 MHz, France Bleu Hérault sur 101,1 MHz, et Radio Thau-Sète sur 106,5 MHz.

Agde relève de l'académie de Montpellier et de l'inspection académique de l'Hérault.

Au niveau primaire, la commune d'Agde compter treize écoles publiques (six écoles maternelles et sept écoles élémentaires) et deux écoles privées sous contrat d’association avec l’État, l'une relevant de l'enseignement catholique, « Notre-Dame », et l'autre d'une association occitane, la « Calendreta dagtenca ».

Au niveau secondaire, deux collèges publics : « René Cassin » (365 élèves, données 2007) et « Paul-Émile Victor » (635 élèves), un collège privé relevant de l'enseignement catholique, Notre-Dame, et un lycée polyvalent, le lycée Auguste Loubatières (924 élèves), héritier de l'ancien collège d'Agde fondé en 1652.

Ouverte à tous, l'« Université du temps libre du Bas-Languedoc » est une association loi 1901, présente également à Sète, Frontignan, Mèze et Tourbes, propose une trentaine d'enseignements, dispensés par des bénévoles, « pour le bonheur d'apprendre ensemble ».

La commune dispose par deux lignes régulières de bus urbains, qui desservent au départ de la gare respectivement le Cap d'Agde et le Grau d'Agde par un circuit en boucle. Une troisième ligne relie Agde à Pézenas via Bessan et Saint-Thibéry. Ces lignes sont exploitées par la société Keolis Languedoc (ex Cariane). Depuis le 1er janvier 2003, c'est la communauté d'agglomération Hérault-Méditerranée qui est l'autorité organisatrice de ces services.

La ligne 210 du réseau Hérault Transport dessert de même la relation Marseillan-Vias-Agde-Béziers. .

A la gare d'Agde, ces bus sont en correspondance avec les services TER organisés par la région Languedoc-Roussillon et exploités par la SNCF. Les TER offrent des liaisons directes avec les principales villes de la région, d'Avignon et Arles à Perpignan et Carcassonne.

Depuis mai 2008, un abonnement intermodal mensuel unique, appelé « Kartatoo », permet d'utiliser TER et bus, pour les déplacements travail-domicile et scolaires.

La commune compte également quinze kilomètres d'itinéraires cyclables.

Pour l'hôpital public, Agde relève du Centre hospitalier du Bassin de Thau, hôpital d'une capacité de 930 lits situé à Sète. Le Centre de soins polyvalent d'Agde, rattaché administrativement au précédent, offre 127 lits.

Pour le culte catholique, Agde est rattachée au diocèse de Montpellier et dépend de la paroisse du littoral Agathois qui couvre également les communes de Marseillan et Vias. La commune dispose de plusieurs lieux de culte à Agde, au Cap-d'Agde et au Grau-d'Agde.

Agde fut ville-étape du Tour Méditerranéen 2007 (2e étape).

La Transmed est une course à la voile au grand large en Méditerranée, organisée par la Société des régates d'Agde et du Cap (Sorac). L'édition 2008 s'est déroulée en avril-mai entre le Cap d'Agde, Ajaccio et Les Embiez.

La collecte et le traitement des déchets sont assurés par le SICTOM Pézenas-Agde, établissement public intercommunal créé en 1976, dont le siège est situé à Pézenas et qui gère (en 2009) 42 communes pour environ 93 000 habitants permanents.

Le SICTOM traite annuellement environ 40 000 tonnes de déchets non recyclés et 30 000 tonnes de déchets recyclés (chiffres 2007).

Les déchets ménagers collectés sont acheminés par bennes au centre de tri situé aussi à Pézenas. La commune d'Agde dispose de deux déchetteries, la Prunette et les Sept Fonds.

L'ADSL est disponible depuis février 2001 à Agde. La télévision par ADSL est arrivée en juin 2007. En 2008, quatre répartiteurs téléphoniques sont implantés dans la commune : Agde, Le Cap-d'Agde, le Grau-d'Agde et Agde-Sept Fonds, tous non dégroupés. La commune disposait également en 2008 de plusieurs points d'accès au Wi-Fi : outre ceux proposés par divers commerces, celui de la « maison des Savoirs », ainsi qu'un accès gratuit fourni par le port du Cap-d'Agde aux plaisanciers.

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Musée du Chiado

Autoportrait, avec citations, de José de Almada Negreiros

Le Musée du Chiado (en portugais, Museu do Chiado), situé dans le quartier homonyme du centre historique de Lisbonne, a été créé en 1911 sous le nom de Musée national d'art contemporain (Museu Nacional de Arte Contemporânea).

La répartition du fond de l'ancien Musée national des Beaux-Arts (Museu Nacional de Belas-Artes) entre le Musée national d'art ancien (Museu Nacional de Arte Antiga) qui reçoit les œuvres antérieures à 1850 et le Musée national d'art contemporain qui hérite de celles postérieures à 1850, a pour conséquence la création de ce dernier, installé dans le Convento de São Francisco da Cidade, voisin de l'Académie des Beaux-Arts.

L'installation dans ce bâtiment le place symboliquement et opportunément dans la zone où se tiennent les tertúlias tertulia fréquentées par les artistes portugais représentés dans le musée. Il occupe les anciens salons où les expositions des romantiques et naturalistes ont eu lieu, dans des espaces annexes au couvent.

Après l'incendie du quartier du Chiado le 25 novembre 1988, l'architecte français Jean-Michel Wilmotte, l'un des spécialistes reconnus dans l'art de mêler l'ancien et le moderne, est mandaté pour la restructuration des bâtiments, l'extension des espaces d'exposition et l'aménagement muséographique du musée.

Le parcours de visite s'effectue à travers cinq bâtiments historiques construits sur un terrain de forte déclivité et, afin de le rendre cohérent, Jean-Michel Wilmotte a élégamment ajouté un escalier suspendu, en acier, et deux passerelles métalliques.

Pour les expositions temporaires, un nouvel espace a été créé.

La collection d'art portugais, de 1850 à l'époque actuelle, constitue la collection d'art moderne en peinture, sculpture, dessin, vidéo, la plus importante de ce pays.

Le programme d'expositions temporaires est particulièrement important et s'articule autour de trois grandes lignes : l'éclairage sur des œuvres, artistes et mouvements représentés dans la collection, la présentation au Portugal et d'expositions internationales qui se croisent avec les collections du musée et d'œuvres d'artistes contemporains internationaux.

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Tramway de Rouen

Rame de l'ancien tramway de Rouen dans la descente de Bonsecours, en direction de Rouen.

Le tramway de Rouen, localement dénommé métro de Rouen, est un réseau de tramway circulant intégralement en site propre. Financé par l'Agglomération de Rouen, il dessert la ville de Rouen en France et quatre autres communes de son agglomération. Rouen est l'une des plus petites agglomérations françaises à être équipée d'un transport en commun urbain en partie souterrain.

Le tramway de Rouen transporte en moyenne 65 000 voyageurs par jour, et contribue à l'offre globale des transports en commun de l'agglomération rouennaise, assurée également par le réseau de TEOR, des lignes de bus et des taxis collectifs.

L'exploitation du réseau est confiée à la société TCAR, filiale de Veolia Transport.

Le terme « Métro » employé par la TCAR est ambigu : en 1994, le mot "Tramway" semblait encore avoir des sonorités archaïques pour les Rouennais (avant la disparition des anciens réseaux français, celui de Rouen était en assez mauvais état).

Bien qu'il s'agisse d'un tramway, les habitants de l'agglomération de Rouen se plaisent à l'appeler Métro, ce qui est d'ailleurs sa dénomination officielle. Ce nom de métro est également utilisé dans les messages commerciaux, sonores, indicatifs ainsi que sur les panneaux de signalisation routière.

Le premier tramway à vapeur de Rouen fût mis en service le 29 décembre 1877. Électrifié à partir de 1896, il traversait les communes de Rouen, Sotteville-lès-Rouen, Grand-Quevilly, Bonsecours, Amfreville-la-Mivoie, Darnétal, Déville-lès-Rouen, Maromme, Petit-Quevilly, Mont-Saint-Aignan, Bois-Guillaume, Notre-Dame-de-Bondeville, Saint-Etienne-du-Rouvray, Le Mesnil-Esnard et Bihorel, le tout sur une distance de 70 km, ce qui en fait l'un des plus longs réseaux de tramway de l'époque.

La dernière rame de tramway fût retirée de la circulation le 28 février 1953 suite aux dégâts matériels dûs à la Seconde Guerre mondiale et laissa place aux trolleybus et aux bus.

Le succès de ce système de transport dépassant de loin toutes les attentes de l'agglomération de Rouen (environ + 60% en 10 ans) , le réseau ferroviaire est sur-fréquenté depuis plusieurs mois. L'administration des transports urbains cherche depuis une solution pour désengorger les rames ou projette d'acquérir de nouveaux véhicules. L'Agglomération de Rouen a mandaté le 1 septembre 2008 la société Setec afin qu'elle étudie les solutions afin d'améliorer la situation, soit en commandant du matériel de plus forte capacité, soit en couplant les rames actuelles et en commandant du matériel supplémentaire.

C'est la seconde solution qui a été retenue. Pour un budget évalué à 70 millions d'euros, l'agglo va acheter 27 nouvelles rames de plus grande capacité. Les rames devraient êtres livrées en 2012.

La Communauté de l'agglomération Rouennaise projette d'agrandir la station Saint-Sever, fréquemment saturée dans les deux sens de circulation.

La Communauté de l'agglomération Rouennaise projette d'installer vingt abris à vélos sécurisés à proximité des principales station de Métro. Ce projet devrait être mis en place d'ici 2010.

Il est prévu de démarrer des études sur la faisabilité de l'extension du métro au Zénith se trouvant à Grand-Quevilly, à proximité du terminus de la ligne de bus 7.

L'annonce de la reconstruction d'une gare TGV sur la rive gauche de Rouen pour 2020, placée dans le quartier Saint-Sever pourrait permettre une extension des lignes de métro vers cette gare, les bus n'ayant pas la capacité de transporter la même quantité de voyageurs que des rames de tramway. Cependant, aucune annonce n'a été faite jusqu'à présent. Cependant, des études sont en cours pour établir un nouvel axe nord-sud afin de desservir la futur gare et l'éco-quartier Flaubert. .

Les 28 rames du réseau rouennais sont identiques au T1 d'Île-de-France et à la première série de rames du tramway de Grenoble.

Une rame permet d'accueillir environ 178 voyageurs (dont 46 places assises), environ 250 dans de mauvaises conditions de confort selon une étude de la RATP. Afin d'assurer le confort des voyageurs et de permettre l'accès des voyageurs à mobilité réduite, les rames sont dotées de planchers plats partiels à la hauteur des quais et de palettes coulissantes évitant toute lacune entre le quai et la rame. Ces palettes coulissantes sont déployables sur simple commande située sur les deux portes centrales des rames.

Les 28 rames sont équipées de 3 caméras de surveillance vidéo à enregistrement. À noter que le Métro de Rouen possède une particularité par rapport aux autres appareils du même types présents dans d'autres villes : les freins ont une puissance légèrement accrue.

La rame numérotée 826 possède un aménagement intérieur offrant un espace plus dégagé avec des strapontins le long des vitres.

Les stations, longues de 60 mètres, permettent d'accueillir des rames doubles (ce qui ne s'est jamais produit jusqu'à ce jour).

Les stations à ciel ouvert ont été dessinées par l'architecte Jean-Michel Wilmotte en collaboration avec l'agence rouennaise Artefact. Elles comprennent deux abris d'une longueur de 12 mètres de part et d'autre de la voie, équipés d'un distributeur automatique de titres de transport à maniement analogique ou audio, d'une sonorisation et d'un moniteur vidéo d'information en temps réel (horaires de passage, messages commerciaux, état du réseau), ainsi que d'un espace d'affichage pour les usagers (plan de réseau, tarifs, etc.). Toutes les stations sont sécurisées par une surveillance vidéo enregistrée.

Les stations souterraines, très sobres, ont été conçues comme un prolongement de l'espace public. Elles possèdent l'équipement cité ci-dessus. Elles bénéficient souvent d'un puits de lumière qui permet un éclairage naturel de la station en complément de l'éclairage électrique.

L'ensemble est accessible aux personnes à mobilité réduite.

Certaines stations (principalement les stations souterraines du centre-ville de la rive droite) sont discrètement décorées par des œuvres d'art mises en lumière, placées dans les couloirs de correspondance ou proche des quais. Les stations concernées sont Beauvoisine, Gare-Rue Verte, Palais de Justice, Théâtre des Arts et Europe.

Fondé en 1992, l'atelier-dépôt Saint Julien se trouve à Petit Quevilly entre les stations Saint-Julien et Charles de Gaulle, la surface exploitable est d'environ 35 000 m² et peut accueillir les 28 rames constituant le parc de la TCAR. L'atelier-dépôt est un bâtiment utilisé pour l'entretien technique des rames, les éventuelles réparations, les révisions ainsi que le nettoyage extérieur et intérieur. 60 employés y sont affectés. Il est en relation directe avec le PCC (Poste de Commandement Centralisé) situé en centre-ville de Rouen.

Le réseau du Métro de Rouen est réalisé en totalité en rails à ornière type Broca, y compris dans les tunnels et en site propre intégral, contrairement à d'autres réseaux qui utilisent dans ce cas des rails type Vignole.

En tunnel, la voie est posée sur traverses béton reposant directement sur le tunnel, sans ballast.

En voirie, la plateforme est revêtue de matériaux variés : pavés traditionnels, pavés autobloquants, gazon en périphérie, enrobé...

Avant gare du terminus Boulingrin. Réalisée parallèlement à la voie publique, ce terminus à trois voies a ses appareils de voie implantés en avant-gare, la voie étant noyé dans de l'enrobé rouge.

Plate-forme en pavés-autobloquants.

Plate-forme engazonnée.

Entrée du dépôt, à Petit Quevilly où le rail à ornières ("type Broca") sur le ballast est visible.

L'exploitation se fait en marche à vue, c'est-à-dire que le conducteur adapte lui-même la vitesse de la rame aux conditions de circulation, de manière à pouvoir s'arrêter avant tout obstacle imprévu (piéton sur la plate-forme, conditions météo...). Toutefois, les carrefours sont protégés par une signalisation lumineuse lui permet de ne s'y engager que lorsque la circulation automobile est interrompue.

Ces feux, de couleur blanche, sont accompagnés d'une signalisation d'aide à l'exploitation, un triangle lumineux clignotant puis fixe signalant la prise en charge de la demande de priorité au carrefour faisable à distance. Cette priorité, activée avant l'arrivée de la rame et réduisant le temps d'arrêt, permet d'optimiser la vitesse commerciale.

Dans les zones de tunnel ou de site propre exclusif sont utilisés des signaux rouge/vert dits de zones à visibilité réduite, qui sont des signaux de cantonnement.

Le 7 avril 2006 survient une violente collision entre le tramway et un bus de la ligne à l'intersection de la rue de la Libération et de l'avenue Jean-Jaurès à Sotteville-lès-Rouen à proximité de l'arrêt Hôtel de Ville de Sotteville. La cause est probablement due à un moment d'inattention de la part de l'un des deux conducteurs qui aurait pu être fatale. Le bus a été poussé sur six mètres, les quelques voitures alentours ont des dégâts minimes. La rame et le bus en revanche n'a pas été remis en circulation, cependant une nouvelle rame à la disposition intérieure a été achetée suite à cet incident. Le bilan fait état de 14 blessés légers, dont les deux conducteurs, ils ont été hospitalisés au CHU Charles Nicolle et à la clinique de l'Europe à Rouen.

Le lundi 31 décembre 2007 vers 13h, dans le métro de Rouen, trois mineurs de 14 et 15 ans ont jeté de l'acide chlorhydrique au visage d'une jeune fille de 16 ans. Les trois jeunes sont montés dans la rame à la station Maryse Bastié à Saint-Étienne-du-Rouvray en sortant d'un supermarché où il avait acheté du lait, de l'eau et de l'acide chlorhydrique prévus pour fabriquer des bombes artisanales à l'occasion du jour de l'an. Ils engagent la conversation avec la jeune fille qui les ignore. À l'arrêt suivant, les trois jeunes descendent du métro en projetant de l'acide chlorhydrique en direction du visage de la jeune fille. Celle-ci a été brûlée au torse, au visage et à l'œil. Toute la scène a été filmée par une caméra de surveillance et l'identification des agresseurs a pu être possible, ils ont été placés sous contrôle judiciaire. La jeune fille quant à elle, est hospitalisée à Rouen .

Les rames de métro sont parfois sujettes à des jets de pierre intervenant principalement vers le quartier Château-Blanc (à hauteur de la station Maryse Bastié) à Saint-Étienne-du-Rouvray.

Suite à plusieurs réclamations de rouennais qui mettaient en valeur que les transports en commun étaient destinés à remplacer les voitures, la gratuité du métro entre les stations Boulingrin et Joffre-Mutualité fut un argument lors des élections municipales de Rouen en 2001, mais aucune suite n'y a été donnée.

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Marques Avenue

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Marques Avenue est une enseigne regroupant sept centres de magasins d'usines à travers toute la France. Dans ces centres commerciaux, dessinés par Jean-Michel Wilmotte et designés par Saguez & Partners, sont vendus des surstocks, soit des produits des collections précédentes, de grandes marques, avec une remise d'au moins 30%. Cette remise minimum est une condition à la présence des marques dans les centres Marques Avenue, et est régulièrement vérifiée par SECODIP.

L'enseigne Marques Avenue est détenue par la société Concepts & Distribution, propriété d'Alain Salzman. Les centres Marques Avenue, qui sont à l'origine de la création de 2000 emplois directs, sont animés par cette même société. Marques Avenue est présent dans la banlieue parisienne ( à Corbeil-Essonnes et St Denis), dans l'est de la France ( à Talange, près de Metz, et à Romans ), dans le Sud-Ouest ( à Bordeaux et sous l'enseigne Quai des Marques ), en région parisienne ( à Franconville ), dans l'Ouest ( à Cholet ), et enfin, à Troyes. Tous ces centres représentent 100 000 m² divisés en plus de 500 boutiques et attirent chaque année plus de 10 millions de visiteurs.

Pour l'homme: Hugo Boss, Tommy Hilfiger, Café Coton, Levi's, Teddy Smith...

Pour la femme: Zadig & Voltaire, Aubade, Le Temps des Cerises, Lancel, Ventilo, Comptoir des cotonniers, Princesse tam tam...

Dans l'univers du sport: Nike, Adidas, Puma, Lafuma, Rebook...

Pour l'enfant: Petit Bateau, Miniman, Lulu Castagnette...

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Ligne 3 du tramway d'Île-de-France

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La ligne 3 du tramway d'Île-de-France ou  , également appelée Tramway des Maréchaux ou TMS, est la première ligne de tramway circulant dans Paris intra-muros depuis 1937, marquant le retour de ce mode de transport après soixante-neuf ans d'absence. Elle est exploitée par la Régie autonome des transports parisiens (RATP).

Mise en service le 16 décembre 2006 après d'âpres débats et deux ans et demi de travaux, elle a également été pour la municipalité un outil de requalification urbaine qui a permis de transformer le paysage des boulevards des Maréchaux au sud de la capitale. La ligne relie le pont du Garigliano à la porte d'Ivry en vingt-six minutes. Elle a transporté vingt-cinq millions de voyageurs durant sa première année d'exploitation, avec en moyenne 100 000 voyageurs chaque jour de semaine et 70 000 les week-ends.

L'idée de la création d'une ligne de tramway sur les boulevards des Maréchaux est ancienne : dès 1925, la société des transports en commun de la région parisienne (STCRP), un des ancêtres de la RATP, imagine une ligne de tramway PC. Mais ce projet, lié à la création en correspondance de tramways express en banlieue, ne connaît aucune suite. Les tramways parisiens sont finalement tous démantelés en 1937 sous la pression du lobby automobile.

À la fin des années 1990, la ligne de bus PC, devenue PC1 sur cette section, exploitée par la RATP, est la ligne la plus chargée du réseau et au bord de la saturation aux heures de pointe. Malgré une capacité théorique de 50 000 voyageurs par jour grâce à ses bus articulés, elle ne parvient plus à assurer son rôle dans des conditions acceptables. Il devient de plus en plus urgent de trouver une alternative crédible afin d'augmenter la capacité de transport sur cet axe en site propre, et c'est une ligne de tramway qui est rapidement envisagée.

En octobre 1993, le schéma de principe du prolongement du tram Val de Seine (TVS), actuel T2, d'Issy - Plaine à la Porte de Versailles est adopté par le syndicat des transports parisiens (STP), devenu depuis le syndicat des transports d'Île-de-France (STIF). Le tracé envisagé alors emprunte la ligne ferroviaire de Petite Ceinture jusqu'à la rue de Vaugirard, ligne fermée au trafic voyageurs en 1934 et totalement abandonnée depuis 1993. À cette occasion, le STP demande une étude complémentaire sur le possible prolongement du TVS jusqu'à la porte d'Ivry avec trois variantes, soit en empruntant cet itinéraire ferré qui fait presque le tour de Paris, soit en site propre sur les boulevards des Maréchaux, soit une combinaison des deux possibilités. L'étude de faisabilité est mise en œuvre par la SNCF et la RATP en 1993. En 1995, l'État et la ville de Paris confient par ailleurs au STP la mission d'étudier la création d'une ligne de tramway en rocade au sud de la capitale.

Le rapport rendu analyse les deux possibilités de prolongement : la variante Petite Ceinture estime la vitesse commerciale à 28 km/h pour un temps de parcours de dix-sept minutes et un trafic de 17 000 voyageurs par heure. Le coût incluant le matériel roulant est de 1,8 milliards de francs (valeur 1996), soit 275 millions d'euros. Mais la situation de la plateforme rend les correspondances malaisées avec le métro et le réseau de surface et pose de gros problèmes d'accessibilité. La seconde variante en site propre sur les boulevards des Maréchaux fait apparaître une vitesse commerciale de 15 à 20 km/h pour un temps de parcours de vingt-quatre à trente-deux minutes, un trafic de 1 900 à 2 600 voyageurs par heure pour un coût estimé à 2,1 milliards de francs (valeur 1996) soit 321 millions d'euros. Les performances sont donc bien moindres pour un coût final plus élevé, les conséquences sur la circulation automobile et le stationnement sont importantes mais les correspondances avec les lignes de bus et le métro sont plus faciles,.

Durant plusieurs années, les hésitations entre les deux variantes marquent l'histoire du projet. Le débat entre partisans de la réutilisation de la Petite Ceinture et ceux préférant un site propre sur les boulevards devient encore plus âpre à l'approche des élections municipales de mars 2001.

Après moult hésitations, le Conseil municipal de Paris et à sa tête, le maire RPR Jean Tiberi, semble avoir une préférence pour l'implantation sur les boulevards des Maréchaux, avec aménagement de la Petite Ceinture en coulée verte. La municipalité dirige le projet en ce sens lors de son inscription au contrat de plan État-région 2000-2006, et il y est effectivement inscrit sous ces caractéristiques. Le lancement du projet est fait en décembre 2000 et il est suivi de la concertation préalable en juillet 2001. La nouvelle municipalité parisienne, une alliance de la gauche menée par le socialiste Bertrand Delanoë et Les Verts, élue en mars 2001 reprend alors le projet dorénavant sur les rails sous l'impulsion de l'adjoint Vert aux transports, Denis Baupin. L'enquête publique dure du 25 février au 5 avril 2003.

Son implantation sur les boulevards répond à une démarche dépassant la simple ligne de transport en site propre : le tramway doit permettre d'améliorer les liens avec les communes riveraines du périphérique sud, et surtout de mettre en œuvre la requalification urbaine des boulevards, dévolus à la voiture individuelle et au cadre urbain relativement dégradé. En effet, les boulevards extérieurs contribuent fortement, avec le boulevard périphérique, à séparer les tissus urbains de Paris et de la banlieue proche.

Le projet se développe sur 7,9 kilomètres des XIIIe, XIVe et XVe arrondissements de Paris et compte dix-sept stations. 167 000 habitants et 89 000 emplois sont situés dans la bande de six cents mètres de largeur de part et d'autre du tracé.

La mairie de Paris espère alors que cette ligne, qui remplace l'ancienne offre de transport proposée sur le même parcours par la ligne de bus PC1, permettra de désengorger les boulevards des Maréchaux de la rive gauche en offrant un moyen de transport que la mairie espère rapide (ligne en partie en site propre, ce qui était déjà le cas du PC1) et confortable.

Un des objectifs du tramway est d'être très attractif, avec un chiffre annoncé par la mairie de Paris et par le STIF de 100 000 voyageurs par jour, ce qui correspond aux trafics actuels des tramways T1 et T2, mais est toutefois bien loin de la capacité d'une ligne de métro. Ainsi en 2005, chacune des quatorze lignes du métro de Paris a transporté en moyenne 260 000 voyageurs par jour, et la ligne 11 du métro, pourtant plus courte de deux kilomètres que la ligne 3 du tramway, a transporté en moyenne 123 500 voyageurs par jour, soit 23,5 % de voyageurs de plus que les 100 000 annoncés sur la ligne 3 du tramway.

Le chantier commence vers la mi-2003 par les travaux préliminaires des concessionnaires (gaz, eau…), les travaux proprement dit commençant le 6 juin 2004. Les premiers rails sont posés en janvier 2005, et la pose des équipements débute en 2005 pour se terminer en septembre 2006. La première rame est livrée par voie routière en convoi exceptionnel dans la nuit du 7 au 8 septembre 2005 et commence ses essais en octobre. Le premier parcours d'essai a été réalisé entre le Pont du Garigliano et Balard le 12 octobre 2005, en présence notamment du maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, du président PS de la région Île-de-France, Jean-Paul Huchon, et de la présidente de la RATP, Anne-Marie Idrac.

L'atelier de maintenance de Lucotte est inauguré en mai 2006. Les essais se poursuivent au-delà de la porte de Châtillon jusqu'à la porte d'Italie le 6 septembre, la porte de Choisy le 11 septembre puis la totalité du parcours fin septembre.

La « marche à blanc », c'est-à-dire des circulations en conditions normales mais sans voyageurs, débute le 20 novembre 2006 sur la nouvelle infrastructure achevée afin de tester le bon fonctionnement de l'ensemble dans les conditions réelles d'exploitation, avant l'inauguration et mise en service de la ligne le 16 décembre 2006.

L'inauguration de la ligne 3 du tramway francilien (T3) se déroule le 16 décembre 2006. La ligne est mise en service le jour-même, et est empruntée en deux jours par 160 000 voyageurs et curieux.

Ce succès montre a posteriori que le besoin de transport des habitants et salariés concernés par le projet justifiait un tel projet de transport, qui pallie quelque peu le manque d'infrastructure de transport que connaissent les secteurs périphériques de l'agglomération parisienne par rapport au centre de la capitale. Le choix du tramway sur les boulevards de Maréchaux est toujours critiqué par certains opposants pour la place occupée en surface, ainsi que pour sa vitesse réduite, voire dénoncent la tromperie et le gaspillage d'argent public d'un projet sans réelle concertation avec les riverains ni transparence.

Le lundi 18 juin 2007, la vitesse commerciale passe de 16 km/h à 18 km/h, diminuant le temps de parcours de 29 à 26 minutes. Cette vitesse doit passer à terme à 20 km/h, vitesse prévue par le projet initial.

Les opposants au tracé actuel du tramway font toutefois valoir que le choix qui a été fait par la municipalité parisienne, à savoir le choix d'une implantation du tramway directement sur la chaussée des boulevards des Maréchaux, au lieu d'utiliser la ligne ferroviaire de Chemin de fer de petite ceinture qui longe les boulevards des Maréchaux pour l'essentiel en tunnels et tranchées, a pour conséquence d'accroître l'engorgement automobile (deux voies automobiles supprimées), et de ralentir la vitesse du tramway qui se trouve en compétition avec les automobiles au passage des carrefours (aucun tunnel n'a été prévu pour permettre au tramway de traverser les nombreuses portes de Paris encombrées de voitures). De plus les nombreux feux de signalisation nécessaires aux intersections constituent autant de points d'arrêts probables, inexistants sur la Petite Ceinture.

Les opposants au tracé en surface du tramway se prévalent de la forte augmentation des embouteillages dans la zone des boulevards des Maréchaux au cours de l'année 2006 (période de mise à l'essai du tramway puis de démarrage du service voyageurs) pour dénoncer le choix d'un tramway en surface, tandis que la mairie de Paris, si elle reconnaît les embouteillages constatés, estime alors qu'ils se résorberont progressivement au cours de l'année 2007 à mesure que les automobilistes s'habitueront aux règles de partage de la chaussée avec le tramway.

La ligne relie le Pont du Garigliano, au sud-ouest de la capitale, à la Porte d'Ivry au sud-est, le long d'un tracé relativement rectiligne de 7,9 kilomètres de long à travers les XVe, XIVe et XIIIe arrondissements de Paris. Elle dessert dix-sept stations réparties sur le tiers sud de la périphérie de Paris. La voie possède un écartement des rails standard de 1435 mm.

Le terminus occidental de la ligne se situe en position axiale sur le boulevard du Général-Martial-Valin dans le XVe arrondissement de Paris, à proximité immédiate de la Seine et de la ligne C du RER. Il possède deux voies dont une se prolonge par un tiroir. La ligne se dirige vers l'est en position axiale et en rampe de 38 mm/m jusqu'à la station Balard. Une voie unique en partie dédoublée se débranche à cet endroit, et se dirige vers le sud dans l'axe de l'avenue de la porte-de-Sèvres vers l'atelier de maintenance et de remisage de Lucotte.

Le tramway se poursuit cette fois sur le boulevard Victor jusqu'à la porte de Versailles, avant d'aborder une nouvelle rampe de 33 mm/m. Il passe par une cuvette sous les voies de la gare Montparnasse puis pénètre dans le XIVe arrondissement de Paris par le boulevard Brune. Il atteint la porte d'Orléans qui constitue un pôle d'échange majeur au sud de Paris. La ligne se poursuit vers l'est maintenant sur le boulevard Jourdan, longe le parc Montsouris où elle donne correspondance à la ligne B du RER, et atteint la porte de Gentilly. À partir de ce lieu, la ligne parcourt un environnement moins commercial que sur son tronçon ouest, mais dessert en revanche de grands équipements situés essentiellement sur sa partie sud. Pour cette raison, le tracé se place de manière latérale sur le côté méridional des boulevards. La ligne entre dans le XIIIe arrondissement de Paris et dessert le stade Charléty avant de sinuer le long de la Poterne des Peupliers pour sa plus longue interstation. Puis elle retrouve sa position axiale avant d'aborder la porte d'Italie.

Dorénavant sur le boulevard Masséna, la ligne retrouve une position latérale pour desservir la porte de Choisy, et retourne en position axiale avant de s'achever provisoirement porte d'Ivry. La plate-forme se poursuit jusqu'au carrefour de l'avenue Claude-Régaud.

L'arrivée du tramway a permis de recapitaliser l'aménagement paysager des boulevards des Maréchaux ainsi que des rues adjacentes, grâce à l'architecte urbaniste Antoine Grumbach, en collaboration avec Michel Desvigne, paysagiste et Louis Clair, éclairagiste.

La voie de circulation est engazonnée sur les deux tiers du tracé, soit environ 36 000 m2, ce qui permet aussi de réduire les vibrations et le bruit au passage du tram. Le gazon est arrosé automatiquement, selon un débit variable en fonction de la météo pour économiser l'eau.

Trois cents arbres ont été ajoutés et trois cents autres remplacés, pour en faire ce que le paysagiste Michel Desvigne, chargé du projet, appelle un boulevard jardiné.

Aux essences déjà présentes sur le boulevard des Maréchaux - aulne, catalpa, chêne, érable, érable pourpre, érable negundo, févier, marronnier, micocoulier, Mûrier à feuilles de platane, noyer, orme de Sibérie, orme, peuplier blanc, paulownia impérial, platane commun, sophora et tilleul - viennent s'ajouter albizzia, amélanchier, arbre de Judée, aubépine, cerisier à grappe, cerisier à fleurs, charme-houblon, frêne, frêne à fleurs, noisetier de Byzance, paulownia, magnolia kobus, poirier à feuille de saule, poirier de Chine et sorbier.

Des bancs de métal sont installés sur les trottoirs, qui accueilleront aussi les pavés enlevés de l'ancienne chaussée.

L'éclairage a deux objectifs : accroître la sécurité des riverains et des voyageurs, tout en contribuant à améliorer le cadre de vie, en redonnant aux couleurs leur éclat naturel. Les stations sont éclairées par la voûte des abris voyageurs ainsi que par des spots encastrés dans le sol au pied des arbres.

Les auvents des abris voyageurs s'éclairent de couleurs différentes en fonction du mouvement des tramways ou à l'occasion d'évènements divers.

Les stations du tramway et les « porte-LAC » ont été conçues par Jean-Michel Wilmotte et Arnaud de la Bussière, en tenant compte du style des mobiliers urbains parisien et de celui des objets de la RATP.

Neuf œuvres contemporaines jalonnent la ligne 3 du tramway : Sophie Calle et Frank Gehry (Le Téléphone), Dan Graham, Angela Bulloch, Claude Lévêque, Christian Boltanski, Bertrand Lavier, Peter Kogler et Didier Fiuza Faustino,.

La vitesse commerciale est prévue à terme à 20 km/h, après une période transitoire de 18 mois durant laquelle elle passe progressivement de 16 km/h à 18 km/h puis 20 km/h. La signalisation routière aux carrefours donne la priorité aux tramways, ce qui favorise leur progression (et est, de plus dissuasif pour les automobilistes, choix qui était clair dès le début du projet).

La fréquence des rames est de quatre à cinq minutes aux heures de pointe et de six à huit minutes aux heures creuses, du lundi au vendredi. Elle est de quinze minutes entre 22 h 00 à la fin du service. Le samedi, l'intervalle entre deux rames varie de six à neuf minutes en journée et de sept à dix minutes les dimanches et jours de fêtes.

Le premier départ du Pont du Garigliano est à 4 h 50 (5 h 50 les dimanches et jours fériés), celui de la Porte d'Ivry à 5 h 30 (6 h 30 les dimanches et jours fériés). Le dernier tramway part du Pont du Garigliano à 0 h 30 (1 h 30 les vendredis, samedis et veilles de fête) et de la Porte d'Ivry à 1 h 05 (2 h 05 les vendredis, samedis et veilles de fête). Ces horaires sont allégés durant la période estivale.

Le matériel choisi pour équiper le T3 est le Citadis 402 d'Alstom. Celui-ci a pour caractéristiques de posséder un plancher bas intégral le rendant accessible aux personnes à mobilité réduite, une ventilation réfrigérée, un système de vidéosurveillance. Les rames ont une longueur de 43,7 m pour une largeur de 2,65 m. Elles sont composées de sept modules et le nombre de places assises est de soixante-dix-huit pour une capacité totale de 304 personnes par rame. Le matériel, apte à une vitesse maximale de 60 km/h, est entraîné par six moteurs asynchrones d'une puissance nominale de 120 kilowatts, alimentés sous une tension de 750 volts continu, courant capté par caténaire via un pantographe.

Les rames, commandées en décembre 2003, sont fabriquées dans les usines du Creusot (bogies), de Tarbes (équipements électriques et électronique de traction), de Villeurbanne (électronique embarquée), d'Ornans (moteurs) et assemblées à l'usine d'Aytré, près de la La Rochelle. Leur conception esthétique a fait l'objet de recherches poussées par plusieurs designers : Régine Charvet-Pello pour le concept général, le coloriste Vonnik Hertig pour les tissus et les ambiances intérieures, Emmanuel Fédon et Luc Maillet pour l'habillage extérieur des rames. La livrée des rames est personnalisée, associant le vert jade traditionnel de la RATP à divers visuels symboliques de la ville de Paris.

En tout vingt et une rames assurent le fonctionnement de la ligne. Les rames roulent à droite, comme celles du métro, mais contrairement à celles du RER qui roulent à gauche comme l'essentiel des trains du réseau ferroviaire national français.

La conduite sur la ligne se fait en « conduite à vue », on n'y trouve que des panneaux de limitation de vitesse, des signaux de protection d'itinéraires et des signaux protégeant le franchissement des carrefours. Pour ces derniers, la voirie est équipée de signaux tricolores classiques de type R11 tandis que la ligne est équipée de signaux de type R17 et R18 associés à la signalisation routière.

Sur un fond noir, une barre horizontale de couleur blanche signale l'arrêt, un rond blanc annonce un signal d'arrêt et une barre verticale blanche la voie libre. Une signalisation d'aide à l'exploitation complète ces signaux, un losange lumineux signalant la prise en charge de la demande de priorité au carrefour.

Les signaux de protection d'itinéraires ou signaux d'exploitation se situent où se trouvent les appareils de voies (aiguillages). Les panneaux de limitation de vitesse se présentent quant à eux comme des panneaux carrés avec des chiffres noirs sur fond blanc. Enfin, les indicateurs de coupure de courant sont implantés en amont de chaque secteur d'alimentation de la ligne aérienne de contact (LAC). Deux ronds blancs alignés en position verticale annoncent une ligne alimentée, alignés en position horizontale une ligne non-alimentée.

Les machinistes du T3 ont commencé leur formation le 2 mai 2006. Quatre-vingt-dix personnes au total ont été formées à la conduite sur la ligne.

Le tramway est toujours prioritaire aux carrefours. Chaque contrôleur de carrefour suit en temps-réel l'arrivée des différentes rames sur les lignes de feux des voies tramway (gestion de délais d'approche en secondes), et adapte dynamiquement (prolongation ou raccourcissement) les durées des deux phases de circulations des voitures (Maréchaux et radiales) afin de faire passer la rame sans qu'elle ait à s'arrêter à aucun carrefour. Pour ce faire, le contrôleur gère un algorithme de priorité tramway. Les contrôleurs continuent à fonctionner en mode coordonné entre chaque passage de tramway.

Tous les contrôleurs communiquent en ethernet sur un réseau fibre optique dédié. Ils s'échangent des tables de détections de boucles électromagnétiques (avec reconnaissance de balise numérique présente sur chaque rame, la détection magnétique temporisée servant en secours).

Un poste central de régulation du trafic permet d'exploiter la ligne en surveillant tous les contrôleurs et en permettant de régler certains paramètres (temps d'arrêts en stations, temps d'approches pour chaque point de détection, …). Ce système permet de grandement faciliter la phase de mise au point de la ligne durant la marche à blanc (fonctionnement sans passagers) afin de minimiser les interventions terrains. Les temps d'arrêts en stations sont pris en compte suivant des durées fixées de manière statistique dans des tables horaires (les délais d'approches finaux calculés par le PC et transmis aux contrôleurs tiennent compte de ces durées).

Certains carrefours sont équipés de caméras vidéos effectuant une analyse vidéo afin de déterminer une éventuelle occupation prolongée de la plate-forme tramway par des véhicules qui la traversent. Ceci permet d'anticiper le passage au rouge sur les feux concernant ces véhicules, afin que le tramway ne se retrouve pas bloqué lors de son arrivée, ce qui annulerait l'effet de la priorité assurée pour franchir le feu.

De par la réduction du nombres de files de circulation voitures, il était attendu une baisse de la circulation automobile de 25 %.

Près de la station Balard part une voie qui se dirige vers les ateliers de Lucotte, ateliers de maintenance du T3 situés avenue de la Porte de Sèvres, à l'emplacement de la rue du Général-Lucotte, le long du boulevard périphérique.

Ce complexe de 1,8 hectares sert de remisage aux vingt-et-une rames de tramway, ainsi que de centre de maintenance. Il comprend un ensemble de trois bâtiments. La halle d'entretien accueille quatre voies dont deux sur fosses et trois avec passerelle d'accès à la toiture des rames. C'est là que se déroulent les opérations d'inspection, de réparation ou encore le reprofilage (« réalésage ») des roues en fosse afin de limiter les risques pour la sécurité et les nuisances sonores. Un bâtiment de nettoyage sert aux opérations de nettoyage tant extérieures qu'intérieures des rames ainsi qu'au remplissage des sablières.

Au fond de l'atelier, après les voies de garages, se trouve le centre d'exploitation de la ligne, abritant le poste de commandement de la ligne (PCL). C'est dans ce local que le régulateur assure l'exploitation en temps réel de la ligne en liaison radio avec les conducteurs, assisté par le système d'aide à l'exploitation (SAE). Cet outil fournit plusieurs informations telles que la position exacte des rames et la position des traversées routières. Il permet en outre d'informer les voyageurs et de gérer la maintenance des rames. Une sortie piétonne se rapproche du terminus ouest de la ligne, station Pont du Garigliano.

La tarification de la ligne est identique à celles des deux autres lignes de tramway exploitées par la RATP ainsi que l'essentiel des lignes de bus et accessible avec les mêmes abonnements. Un ticket t+ permet un trajet simple quel que soit la distance avec une ou plusieurs correspondances possibles avec les lignes de bus et de tramway pendant une durée maximale de 1h30 entre la première et dernière validation, mais pas avec le métro ni le RER.

Le financement du fonctionnement de la ligne, entretien, matériel et charges de personnel, est assuré par la RATP. Cependant, les tarifs des billets et abonnements dont le montant est limité par décision politique ne couvrent pas les frais réels de transport. Le manque à gagner est compensé par l'autorité organisatrice, le STIF, présidé depuis 2005 par le président du Conseil régional d'Île-de-France et composé d'élus locaux. Il définit les conditions générales d'exploitation ainsi que la durée et la fréquence des services. L'équilibre financier du fonctionnement est assuré par une dotation globale annuelle de 3,5 milliards d'euros aux transporteurs de la région grâce au versement transport payé par les entreprises et aux contributions des collectivités publiques.

Le STIF verse chaque année 8,9 millions d'euros pour l'exploitation de la ligne.

Si les réticences des habitants du 16e arrondissement sont vaincues, il se pourrait que le tramway, exploité en deux ou trois sections, puisse faire un jour le tour de Paris par les boulevards des Maréchaux.

Depuis le lancement du projet TMS, il était envisagé un prolongement de 2,4 kilomètres vers l'est jusqu'à la porte de Charenton (débat public du 30 janvier au 15 mai 2006) dans le contrat de plan 2000-2006. Le tramway traverserait donc la Seine. La longueur totale serait alors de 10,4 kilomètres.

La question du financement a fait repousser cette extension, jusqu'à ce que la candidature de Paris aux JO de 2012 englobe ce projet dans un plus grand : prolonger le tramway des Maréchaux jusqu'à la Porte de la Chapelle, permettant ainsi la liaison avec le pôle olympique. Les Jeux prévoyaient aussi l'extension à l'ouest du Pont du Garigliano jusqu'à la Porte d'Auteuil. L'échec de la candidature parisienne a retardé ces projets. Mais le projet est maintenu ; le débat public a eu lieu du 30 janvier au 15 mai 2006. La mise en service est prévue pour 2012.

Dans le cadre du projet d'extension, plusieurs variantes ont été proposées dont de sortir de la ville de Paris pour desservir une partie de Pantin. À la gare Évangile, elle devrait donner la correspondance avec le RER E et le projet « tram'y ». En septembre 2007, le tracé d'extension a été choisi et a été finalement validé le 10 octobre par le STIF.

Ce tracé envisage la desserte de Pantin. Pour une meilleure gestion de ligne, celle-ci sera coupée en deux et le point névralgique sera la Porte de Vincennes qui fera office de terminus technique. Une liaison complémentaire entre la Porte de Vincennes et la place de la Nation a été envisagée mais le STIF n'a pas souhaité retenir cette option pour le moment.

Le coût du projet, évalué à 615 millions d'euros, sera réparti à 50/50 jusqu'à la Porte de Charenton entre la Ville de Paris et la Région Île-de-France, et la Ville de Paris financera 70 % de la section jusqu'à Porte de la Chapelle. Certains opposants évaluent cependant le coût réel à 931 millions d'euros en Janvier 2009.

Ce projet fait l'objet d'une enquête publique du 28 avril au 7 juin 2008. Le dossier d'enquête est disponible en ligne, en vue d'une mise en service qui pourrait intervenir fin 2012.

Suite à de nombreuses demandes exprimées lors du débat public sur le prolongement du T3, il est aujourd'hui envisagé de prolonger au-delà de la Porte de la Chapelle jusqu'à la Porte d'Asnières. Denis Baupin a exprimé le souhait de voir ce prolongement réalisé pour 2012 afin de desservir la ZAC des Batignolles et réduire la saturation de la ligne 13 du métro.

Le conseil du STIF du 10 octobre 2007 a indiqué que ce prolongement ne pouvait se faire sans apport financier de l'État. De ce fait, cette section sera alors peut-être réalisée dans le cadre du contrat de plan État Région 2014-2020.

En raison d'une forte opposition au projet, exprimée par les riverains lors du débat public sur le prolongement du T3 entre Pont du Garigliano et Porte d'Auteuil, le projet de prologement a été reporté sine die. Les habitants du 16e arrondissement de Paris estiment que le prolongement du tramway serait d'un coût excessif, ne correspond pas à une réelle demande de transports, sera destructeur de places de stationnement et mettra en péril le commerce local le temps de la durée des travaux.

Concernant la section entre la Porte d'Auteuil et la Porte d'Asnières, le projet n'est pour l'instant plus a l'ordre du jour car la présence de la ligne C du RER a été jugée suffisante pour la desserte actuelle.

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Source : Wikipedia