Jean-Guy Wallemme

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Posté par talos 29/04/2009 @ 14:07

Tags : jean-guy wallemme, entraineurs, football, sport

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Jean-Guy Wallemme

Jean-Guy Wallemme, né le 10 août 1967 à Maubeuge, est un ancien footballeur français évoluant au poste de défenseur, devenu entraîneur. Il a passé la plupart de sa carrière à Lens, le club de son cœur, et en est devenu l'entraîneur au mois de juin 2008.

Jean-Guy Wallemme fait ses débuts avec le Racing Club de Lens et en première division le 12 novembre 1986, face au Paris SG (victoire 1-0). À partir de cette date, Wallemme effectue le reste de la saison 1986-87 en tant que titulaire. L'année suivante, Lens passe tout prêt de la relégation (17e). Un an plus tard, Wallemme inscrit le premier but de sa carrière, et permet à son équipe de s'imposer 4-2 au Stade Geoffroy-Guichard de Saint-Étienne le 30 juillet 1988. Mais les lensois ne peuvent cette fois-ci éviter le descente, en terminant derniers du championnat. Wallemme et ses coéquipiers resteront deux saison en deuxième division, où le maubeugeois tourne à chaque fois autour des 30 matches par saison. Après plusieurs saisons où Lens se stabilise en D1, Wallemme découvre enfin la Coupe d'Europe. Le 14 septembre 1995, il rencontre en Coupe UEFA le club luxembourgeois de l'Avenir Beggen (large succès 6-0). Il effectue toute la campagne européenne de 1995-96, jusqu'à l'élimination face au Slavia Prague en huitièmes de finale. La saison 1996-97 est un peu plus dure pour Wallemme, avec la forte concurrence de David Régis. L'année suivante est presque similaire, et pousse donc Wallemme vers la sortie. Après avoir obtenu le premier titre de sa carrière, grâce à un goal-average favorable en championnat par rapport au Football Club de Metz.

A l'été 1998, Wallemme désire connaître une nouvelle expérience, et part pour l'Angleterre et Coventry City. Mais son exil sera très court, et après 6 rencontres en une demi-saison, le joueur revient en France et rejoint leSochaux FC Sochaux. Pensant se relancer dans le Doubs, Wallemme ne s'y acclimate pas, et est contraint de changer une nouvelle fois de club.

Il part donc en 1999 à l'AS Saint-Étienne. Grâce à son troisième club consécutif en trois ans, Wallemme retrouve le niveau qu'il avait à Lens. En deux saisons, il compte 51 matches au plus niveau. Mais Wallemme désire revenir au club de ses origines, et y connaître une dernière aventure.

En 2001, le "gars du Nord" revient donc à Lens. Pour sa dernière année en tant que footballeur professionnel, il ne manque que 180 minutes de jeu, lors des 12e et 27e journées. Le 27 avril 2002, il fait ses adieux à Bollaert. Pour son dernier match avec les Sang et Or, Wallemme dispute la finale du championnat, le 4 mai contre Lyon. Malheureusement, une défaite le privera d'un dernier trophée, pour le dernier match de sa longue carrière qui comptera finalement 413 rencontres en première division.

Au cours de la saison 2000-01, et alors que John Toshack quitte ses fonctions, Jean-Guy Wallemme prend le poste assez rare de joueur-entraîneur, assisté par Rudi Garcia, ancien adjoint du Gallois. Il débute son "mandat" le 5 janvier 2001, juste après la défaite du club face à l'ennemi lyonnais. Après un premier mois plutôt concluant, avec 3 victoires dont une qualification pour les quarts de finale de la Coupe de la ligue, Saint-Étienne s'effondre en championnat, enchaîne 4 défaites consécutivement et ne peux empêcher la relégation, avec, en prime, l'affaire des faux-passeports sur le dos. La prise de pouvoir temporaire du capitaine stéphanois s'achève donc, et laisse place à une nouvelle ère : celle d'Alain Michel.

La fin de sa carrière de joueur ayant sonné, Wallemme cherche un poste à pourvoir en tant qu'entraîneur. Quelques mois après sa dernière aventure lensoise, il prend ses fonctions au Racing club de France, alors en CFA. Il réussit pour sa première véritable expérience à se hisser sur le podium, finissant 3e. La saison suivante, Wallemme connaît des débuts plus difficiles, et est éjecté lors du mois de janvier.

Il remonte alors vers le nord-ouest, et atterit au Football Club de Rouen. Il passera 5 mois en Ligue 2, avant de descendre en National, après une piteuse 20e et dernière place. Les résultats de la saison suivante ne sont toujours pas meilleurs, et Rouen se sépare en novembre 2004 du tacticien nordiste. Wallemme s'exile donc en Belgique, et rejoint le KSK Renaix, pensionnaire de deuxième division. Avec le club belge, Wallemme atteint la huitième place, à seulement deux points des matches de barrage concernant la montée en Jupiler League.

Jean-Guy Wallemme retourne ensuite en France. L'US Roye, tout juste relégué en CFA, est sa prochaine destination. Avec le club de la Somme, il n'arrive toujours pas à gravir la première place, et termine 4e. Roye est même relégué financièrement en CFA 2. En 2007, Wallemme change une nouvelle fois de club, et arrive au Paris Football Club. Il y reste une saison, laquelle est assez moyenne pour le deuxième club parisien (10e place), a l'exception d'un coup d'éclat en Coupe de France contre Toulouse.

Le 27 mai 2008, il est nommé au poste d'entraîneur du Racing Club de Lens, en compagnie de Christophe Delmotte, un de ses anciens coéquipiers à Lens, et de Michel Ettore, déjà entraîneur adjoint du RC Lens sous l'ère Joël Muller. Quelques fois décrié, il mène cependant à la mi-saison son groupe vers l'objectif principal du club.

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Vladimír Šmicer

Šmicer à la sortie d'un entraînement avec les Girondins de Bordeaux.

Vladimír Šmicer est un footballeur tchèque né le 24 mai 1973 à Prague ( République tchèque).

C'est un meneur de jeu inspiré et doté d'une formidable « vista » du jeu. Après des débuts au Slavia Prague, il est repéré par le Racing Club de Lens qui le recrute en 1996. Le club artésien ne pourra que s'en féliciter lorsqu'il remporte le championnat de France de 1998 et la coupe de la Ligue 1999 avec Tony Vairelles, Frédéric Déhu, encore Jean-Guy Wallemme et Eric Sikora.

Il part ensuite à Liverpool en 1999, où il devient un héros lors de la finale de la Ligue des Champions 2004-2005 contre le Milan AC de Paolo Maldini et Andreï Shevchenko. Entré à la pause alors que son équipe perd 3-0, il suit l'exemple montré par son capitaine Steven Gerrard 2 minutes plus tôt : d'une splendide frappe des 25 mètres, il permet à Liverpool de revenir à 3-2.

Après deux saisons aux Girondins de Bordeaux il retourne au Slavia Prague.

Il fut appelé pour disputer la Coupe du monde de football 2006 avec la République Tchèque, mais une blessure le contraignit à laisser sa place à Libor Sionko.

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Union Sportive Royenne

Image:Usroye.jpg

L'Union Sportive Royenne est un club de football français fondé en 1928 évoluant en 2007-2008 en championnat de France Amateurs 2 (D5). Le club picard est présidé par Philippe Lespine et entraîné par Pascal Manteau. Il a disputé le championnat National (D3) en 2004-2005. Jean-Guy Wallemme en a été l'entraîneur.

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Racing Club de Lens

Logo

Le Racing Club de Lens est un club français de football fondé en 1906. Le club est présidé par Gervais Martel depuis 1988 et entraîné par Jean-Guy Wallemme depuis le 27 mai 2008.

Le club « Sang et Or », champion de France en 1998 et vainqueur de la Coupe de la Ligue en 1999, faisait partie de l'élite depuis 1991, avant de terminer 18e en 2008 et d'être relégué en Ligue 2.

Nous sommes en 1905, dans la petite ville de Lens. Sur la place Verte (actuelle place de la République), des lycéens jouent au football. Ils ne savent pas encore qu’ils sont en train d’écrire les premières lignes de l’histoire du Racing Club de Lens. Ce nom, à consonance anglo-saxonne, doit ses origines à l'influence britannique sur le football de l'époque, terre où il a été crée, mais aussi aux modèles qu'étaient le Racing Club de France et le Racing Club de Roubaix pour les jeunes en ce début du XXe siècle.

Le premier comité est formé par les parents de ces adolescents sous le nom de Racing Club Lensois en 1906, avant que le club soit officiellement enregistré le 18 octobre 1907 à la sous-préfecture de Béthune sous son nom définitif de Racing Club de Lens. Les couleurs du maillot sont le vert, en référence à la place du même nom qui vit les premiers jours du club, et le noir, inéluctable dans une ville où la mine est omniprésente. À sa création, messieurs Van den Weghe, Lotin et Douterlinghe se succèdent à la présidence, ce dernier étant propriétaire de l'établissement où le club siégeait depuis 1906 et son installation.

Pour sa première "saison officielle", le RC Lens est engagé dans la Ligue Artois. Entre 1907 et 1912, le club gagne en popularité, et les joueurs lensois sont forcés de quitter leur premier terrain de jeu, la Place Verte, pour rejoindre la pâture Mercier, au niveau de la fosse 2. Commençant à faire parler de lui dans le département, la Compagnie des mines de Lens devient le premier partenaire de l'équipe, qui s'installe sur le terrain de la gendarmerie situé rue de Béthune, et offert par cette même compagnie. Cinq années plus tard, le club lensois doit à nouveau changer de terrain, et s’installer sur le Parc de la Glissoire, entre Avion et Lens.

Avec la Première Guerre mondiale, le club disparaît sous les attaques allemandes, tout comme la ville qui est partiellement détruite. En 1918, le RC Lens renaît de ses cendres sous l’impulsion du Comité de Secours Américain, qui par l'intermédiaire de son directeur Laroche met à sa disposition la pâture Tacquet. En contrepartie, le club rejoint l’Union Sportive du Foyer Franco-américain, et adopte de nouvelles couleurs : le bleu ciel et le blanc.

En 1922, Lens reprend la compétition, sous l'impulsion de son nouveau président, Marcel Pierron. L'équipe est alors composée en grande majorité d'étrangers, venus travailler dans les mines nordistes, et originaires en grande partie de Pologne.

C’est en 1923 qu’apparaissent les couleurs sang et or, après la nomination de Pierre Moglia à la présidence. L'histoire raconte que Moglia choisit ces couleurs en référence au drapeau espagnol, en passant devant les ruines de l'église de la ville, dernier vestige de l'occupation espagnole de 1648. Un an plus tard, le club reçoit l'autorisation d'évoluer au stade municipal Raoul Briquet (aujourd'hui Léo Lagrange) nouvellement aménagé. Pour son ouverture, les Lensois arborent leur nouvelle tunique.

En 1926, le RC Lens connaît quelques bouleversements. Le Supporters Club Lensois (de nos jours rebaptisé 12 lensois), premier club de supporters du club, naît. Avec l'Anglais Kid Fenton, les lensois remportent le premier titre de l'histoire du Racing Club de Lens : la Ligue d'Artois. Avec ce résultat, la ville de Lens s’intéresse de plus en plus à son club de football et lui offre ses premières subventions. Le stade Raoul Briquet, terrain du RC Lens, est mis gratuitement à disposition.

Deux ans plus tard, Lens se place à la deuxième marche du classement, et remporte pour la deuxième fois le championnat la saison suivante. Grâce à ce titre, le RC Lens accède pour la première fois à la Division d'Honneur de la Ligue du Nord - Pas de Calais - Picardie. Afin de bien se comporter face à l'Olympique lillois, le Racing Club de Roubaix, l'Excelsior Athlétic Club de Roubaix ou encore l'Amiens Athlétic Club, Lens fait venir de nouveaux joueurs au club.

Apogée du renouveau et des nouvelles ambitions du RC Lens, la Compagnie des mines locale, plus puissante de France à l'époque, décide le 6 novembre 1929 d'acheter une parcelle de terrain afin d'y construire un nouveau stade. Pour sa première saison en Division d'Honneur, Lens termine à la 9e place.

L'année suivante, Lens monte en puissance, montée qui se poursuit en 1932 et en 1933. En effet, les Sang et Or accèdent lors de la saison 1932-1933 au podium de la division.

Pendant ce temps, la construction du stade continue. Cette réalisation est confiée à plusieurs centaines de mineurs, qui s'activent durant plusieurs années sur un terrain longeant la ligne ferroviaire Paris-Dunkerque. Le 18 juin 1933, et sous l'initiative de Félix Bollaert (le président du Conseil d'administration des mines), le nouveau stade est inauguré devant quelques milliers de personnes, venues se presser pour un tel évènement. À la mort de celui-ci, en 1936, son nom est donné fort logiquement à l'enceinte.

Jusque là club amateur, suite aux réticences du président de l'époque Jules Antoine Van den Weghe, le RC Lens passe professionnel avec Louis Brossard, qui lui succède en 1934. Fort des nouvelles installations et de ce nouveau statut, les dirigeants lensois continuent leur marche en avant.

À présent en Deuxième division pour la saison 1934-1935, Lens se défend plutôt bien, terminant à une belle 5e place pour un tout jeune club. L'année suivante, et avec des joueurs tels que le Hongrois Siklo ou l’Autrichien Anton Marek, le RC Lens élève son niveau, et croit même un instant à l'ascension. Mais Rouen et Roubaix, plus expérimentés à ce niveau, terminent la saison aux deux premières places. Lens est lui 4e. Après cette honorable saison, l'effectif lensois sous retrouve sous les feux de la rampe. Novicki et François, moteurs du jeu nordiste, sont appelés à défendre les couleurs du pays face à la Belgique, le 8 mars 1936, et deviennent les premiers internationaux français du club.

En 1937, Lens connait au terme de la saison ses premiers faits d'armes majeurs. En 32 journées, le Racing Club de Lens totalise 50 points, soit cinq de plus que son voisin valenciennois, et donc accède pour la première fois de son histoire au sommet du football français. En Coupe de France, le club réussit à atteindre les huitièmes de finale, étant battu par le grand Red Star, spécialiste de la compétition, sur le score de 3 buts à 2. Cette même année, Viktor Spechtl se place sur le devant de la scène.

Pour sa première saison dans l'élite, les lensois évitent de peu la relégation. Face aux plus grands clubs français (Olympique de Marseille, FC Sochaux), Lens s'en sort grâce à sa défense, meilleure que celles de ses concurrents au maintien. En 1939, Lens s'attend à revivre une saison difficile. Cependant, le groupe emmené par le duo Stanis - Spechtl réalise l'exploit de s'accrocher au groupe de tête, n'échouant qu'à sept points du podium et finissant à la 7e place.

A l'été 1939, Lens est à un point culminant de sa fabuleuse progression, et peut se permettre de viser encore plus haut. Mais quelques mois plus tard, avec la naissance de la Seconde Guerre mondiale, la montée en puissance du club lensois est stoppée net. La fuite de nombreux joueurs lensois répondant à l’ordre de mobilisation générale n’empêche pas le club de poursuivre la compétition, mais en 1940, la ville de Lens est placée en zone interdite.

Avec la guerre, la France est découpée en trois zones : la zone nord, la zone sud et la zone interdite. Lens est donc déversé dans cette dernière avec Arras, Fives, Roubaix et Valenciennes, après une année passée dans la zone nord. Devant une concurrence amoindrie, les lensois remportent les éditions 1941, 1942 et 1943. Lors de cette dernière année, Stanis fait parler de lui, inscrivant le total de 43 buts en 30 journées. Etant dépossédé de son statut professionnel, Lens doit donc entrer dans l'équipe fédérale régionale de Lens-Artois pour la saison 1943-1944. Pour la quatrième fois d'affilée, les Nordistes remportent la compétition, comprenant cette fois-ci les meilleures équipes françaises, et malgré un match non joué face à Toulouse-Pyrénées. Encore une fois, Stanis explose les compteurs, avec 41 réalisations à son actif. Reprenant son schéma antérieur pour la saison 1944-1945, le championnat voit les Sang et Or finir deuxièmes du groupe nord, derrière le FC Rouen, et après une magnifique fin de saison.

Avec la fin de la guerre, Lens reprend "normalement" le championnat en 1946. De nouveau, les lensois atteignent le haut de tableau, et améliorent leur résultat de 1939 avec un 6e place.

Mais au contraire, cette bonne période lensoise cache les difficultés rencontrées par les dirigeants pour aligner un budget conséquent. Avec la nationalisation des mines ordonnée par le Général de Gaulle le 14 décembre 1944, les houillères qui allouent le budget connaissent quelques problèmes, et donc le club doit composer avec de nombreux jeunes originaires du département et voit ses internationaux partir au fur et à mesure.

C'est donc en subissant cette situation que Lens peine en championnat lors de l'année 1947. De plus, le passage de 18 à 20 clubs pour cette même saison oblige la fédération à disposer deux places de relégués supplémentaires, et c'est dans ce contexte que le RC Lens, après une décennie de domination, descend au niveau inférieur.

Pour sa première saison en deuxième division après-guerre, le Racing Club de Lens ne parvient pas à remonter, étant seulement 8e au classement. À l'opposé, il réalise un superbe parcours en Coupe de France, atteignant pour la première fois de son histoire la finale de la compétition. Mais face au rival lillois, le 10 mai 1948 au Stade Yves-du-Manoir et devant 60 739 spectateurs, Lens parvient par deux fois à revenir au score grâce à Stanis, malgré la position d'ultra favori de Lille. À la 86e minute de jeu, et alors que l'on se dirige vers les prolongations, Jean Baratte, meilleur buteur de la première division, enterre les espoirs lensois, avec un but très discuté pour une faute du joueur sur Stanislas Golinski.

Pour la saison 1948-49, les lensois sont déterminés à retrouver la première division, sous les ordres de Nicolas Hisbst.

Après une bataille féroce entre Lens, Bordeaux et Rouen cette année, le peuple sang et or est prêt à reconnaître les joies de la D1, après la première place acquise par son équipe. Durant une décennie, Lens progresse et se maintient, même s'il flirte avec la descente les trois premières années. Avec sa nouvelle génération de joueurs, composée de Maryan Wisniewski, Xercès Louis, Arnold Sowinski ou Théodore Szkudlapski, et issue en grande majorité de l'immigration polonaise vers le nord de la France, Lens retrouve ses ambitions en devenant par deux fois consécutives vice champion de France, en 1956 et en 1957, grâce notamment à son buteur suèdois Egon Jönsson.

Les deux saisons suivantes, Lens est décevant, et retombe en deuxième partie de classement. Pour effacer ces deux tristes années, les lensois doivent s'en remettre aux coupes, et notamment à la coupe Charles Drago. Cette coupe, qui permettait aux équipes éliminées avant les quarts de finale de la coupe de France de se disputer un challenge, a vu par deux fois Lens l'inscrire à son palmarès. En 1959 premièrement, avec une victoire finale sur Valenciennes par trois buts à deux, puis en 1960, toujours sur le même score et face au Sporting Toulon Var. Après un léger regain de forme en championnat jusque 1962, Lens est invité à la coupe de l’Amitié entre Français et Italiens. Opposés au club suisse de Lucerne, à Catane, l’AS Rome, Lens s'impose contre le Torino en finale, lors d'une confrontation aller-retour (victoire 3-1 au score cumulé).

Sorti vainqueur par trois fois d'une coupe, Lens doit cependant se confronter aux réalités économiques. En 1962, les houillères sont en déclin, suite à une activité économique décroissante, et plusieurs mines ferment. De nombreux joueurs lensois étant mineurs, l'avenir du RC Lens semble critique. Après une saison 1962-1963 catastrophique, Lens rebondit l'année suivante. L'auteur principal de son rebond se nomme Ahmed Oudjani, jeune attaquant algérien qui avec 30 réalisations devient meilleur buteur du championnat, mais également le premier lensois à obtenir cette distinction.

Néanmoins, la chute du club se poursuit, malgré la bonne forme du duo Ahmed Oudjani - Georges Lech. En 1968, Lens traduit cette sombre période par une relégation, due en partie à un parcours exécrable à l'extérieur, et obtenue à cause d'une différence de buts inférieure à celle de Strasbourg, à égalité de points.

Dès l'année suivante, les dirigeants de la Compagnie des mines, marqués par la crise, décident de se désengager du club. Le Racing Club de Lens, un an après sa descente en seconde division, redevient donc un club amateur. Après une saison en Division 2, Lens est renversé en Championnat de France Amateurs. Le public commence à délaisser son équipe, et l'on avance vers la fin du Racing Club de Lens.

En Championnat de France Amateurs, Lens doit sa survie à quelques hommes, fidèles au club. Sous l'impulsion d'Henri Trannin, directeur sportif, de l'entraîneur Arnold Sowinski et d'André Delelis, maire de la ville, Lens entreprend sa reconstruction. La municipalité récupère le stade Bollaert en échange d'une somme symbolique, faisant valoir le transfert du patrimoine minier. Jean Bondoux, futur président du RC Lens, rassemble bénévoles et souscriptions afin de faire survivre le club.

La direction du club se repose comme aux plus beaux jours du club sur la filiale polonaise, et guidée par Eugeniusz Faber et Ryszard Grzegorczyk, la formation lensoise sort la tête de l'eau. En 1972, le Racing atteint la demi-finale de la Coupe de France, s'inclinant face à Bastia. Les deux hommes guident Lens vers la remontée, en remportant le championnat de deuxième division en 1973. En 1975, Lens atteint pour la deuxième fois la finale de la Coupe de France. Face à l'AS Saint-Étienne, club mythique aux sept titres de champion, les lensois se défendent bien, mais les Verts finissent par s'imposer sur le score de deux buts à zéro, grâce notamment à une reprise de volée d’anthologie de Jean-Michel Larqué.

Mais cette défaite permet au Racing d'écrire un chapitre important dans son histoire : celui concernant la Coupe d'Europe. En effet, Saint-Étienne ayant réalisé le doublé coupe - championnat, la place européenne réservée au vainqueur de la Coupe de France lui est reversée. Lens, lors de la saison 1975-1976, participe à sa première Coupe d'Europe, celle concernant les vainqueurs de coupes. Les premiers adversaires du Racing sur la scène européenne sont les Irlandais de Home Farm Dublin. Bénéficiaire d'un match nul lors de la rencontre aller et pour son premier déplacement européen officiel, Lens balaye Home Farm à domicile sur le score de six buts à zéro. Au tour suivant, les lensois s'inclinent fort logiquement contre les Hollandais d'ADO La Haye. Le retour au championnat est difficile, et Lens sauve sa place dans l'élite lors des dernières journées.

Lens continue sa progression, et après avoir terminé deuxième du championnat derrière Nantes, se qualifie pour la Coupe UEFA. Il élimine Malmö FF au premier tour, puis doit affronter la grande Lazio Rome au tour suivant. Défaits à l'aller au Stadio Olimpico (2-0), les espoirs sont minces pour la formation nordiste. Mais porté par un public surchauffé et un grand Didier Six, Lens humilie le club italien, inscrivant quatre buts lors des prolongations (2-0 au terme de la rencontre, puis 6-0 après les trente minutes de prolongation). Après ce véritable exploit, Lens est éliminé par les Allemands de l'Est de Magdebourg.

Malheureusement, le retour à la réalité française est compliqué, et comme pour sa première expérience européenne, Lens ne parvient pas à élever son jeu en championnat. Pire, le club redescend une nouvelle fois en seconde division, cinq ans après l'avoir quitté. Après un passage d'un an dans l'antichambre du championnat, Lens retrouve petit à petit son niveau européen, avec Roger Lemerre, Gérard Houllier puis Joachim Marx aux commandes.

En Coupe UEFA, en 1984, le club affronte trois clubs belges. Après avoir éliminé plus ou moins facilement La Gantoise et Anvers, le Racing bute sur Anderlecht, tenant de cette coupe, malgré un but mémorable inscrit à Bollaert grâce au lancé d'un projectile sur le ballon, lors d'une passe en retrait vers le gardien belge Jacky Munaron. Au retour, les lensois s'inclinent un but à zéro, et laissent les Bruxellois filer vers la finale. En 1987, la Coupe UEFA s'achève dès le premier tour, après une défaite face à Dundee United, futur finaliste de la coupe.

Tout jeune européen, le club aura donc fêté en beauté ses 80 ans d'existence. À l'opposé de ces bons résultats sportifs, la situation financière est plus difficile. Plusieurs grands noms du club, tels que Philippe Vercruysse ou Daniel Xuereb, quittent le RC Lens, qui désire survivre au plus haut niveau. Cependant, l'effectif lensois, orphelin de Gérard Houiller parti vers le club de la capitale, n'arrive pas à retrouver le niveau des précédentes saisons. Les résultats ne sont donc plus au rendez-vous. En 1988, Arnold Sowinski remplace Marx, et a pour mission de sauver le club de la relégation. Après avoir acquis le maintien in extremis, la saison suivante est tout aussi compliquée. Le 21 août, le président Jean Honvault, présent au club depuis 1986, remet sa démission, alors que le RC Lens est lanterne rouge de première division.

Trois jours plus tard, un jeune chef entreprise de la région arrive à la tête du Racing Club de Lens : il s'agit de Gervais Martel, fondateur de l'hebdomadaire Le Galibot, et qui sera secondé par Serge Doré. Le club va peu à peu se muer en entreprise et s'ouvrir aux investisseurs. Le public se mobilise derrière le projet, et même si les résultats sportifs ne sont pas encore ceux des plus grandes années, on sent le club sur la pente ascendante. Pour son arrivée dans le monde du football, Martel ne parvient pas à sauver le club, qui replonge en seconde division.

Pour remonter la saison suivante, le nouveau président nomme à la tête de l'équipe Arnaud Dos Santos, ancien footballeur picard. Après avoir échoué très loin du leader rennais lors de la saison 1989-1990, le natif de Beautor est maintenu dans sa fonction d'entraîneur. En 1991, Lens termine second derrière Le Havre. Cette place est synonyme de pré barrage face au troisième du groupe A, le Valenciennes FC. Après une courte victoire un à zéro, Lens joue sa place parmi l'élite contre Toulouse, avant-dernier de D1. Poussés par un public venu faire stade comble lors du match retour, les lensois ne parviennent pas à remporter la double confrontation, et donc se dirigent vers une nouvelle année de purgatoire.

Mais Bordeaux, qui étant déficitaire budgétairement est relégué administrativement par la DNCG à la fin de la saison, laisse sa place en première division à Lens. Martel s'investit donc pour maintenir le club, et fait venir de nouveaux joueurs au Racing, comme Bernard Lama de Brest ou encore Frédéric Meyrieu de Toulon.

L'engouement autour du club est de plus en plus fort. Pour son retour en première division, le record d'affluence à Bollaert est battu le 15 février 1992, face à l'Olympique de Marseille. Ce soir là, 48 912 personnes viennent assister à la belle victoire de leur club deux buts à un, face au leader et futur champion de France. Au terme de cette saison, Lens atteint la première partie de tableau. En 1993, Lens est en position de relégable jusqu'au mois de décembre, totalisant deux victoires pour sept défaites. Gervais Martel décide donc de se séparer de Dos Santos, et choisit Patrice Bergues, nordiste de cœur et supporter lensois depuis son enfance, qui connaît qui plus est très bien le club, étant tout à tour entraîneur des cadets puis responsable du centre de formation.

Avec Bergues, l'opération sauvetage réussit au club, qui termine en beauté sa deuxième saison de suite dans l'élite. Présent de 1992 à 1996, il donne un nouveau souffle au club, qui sous ses ordres atteint une demi-finale de Coupe de France en 1994, éliminant le tenant du titre parisien chez lui en quarts de finale, mais s'inclinant face à Montpellier au tour suivant, puis remporte la Coupe estivale, ancêtre de la Coupe de la Ligue, en 1994. Lens joue le haut de tableau, et termine deux fois de suite à la cinquième position, en 1995 et en 1996. L'aventure européenne reprend donc durant cette période, et les lensois continuent à faire rêver leurs supporters. En effet, pour leur retour à la compétition, les Sang et Or inscrivent treize buts face aux Luxembourgeois de l'Avenir Beggen, en 32e de finale de la Coupe UEFA.

En 1996, les arrivées de Tony Vairelles, Marc-Vivien Foé ou Vladimír Šmicer, bourreau du club en Coupe UEFA l'année précédente, donnent un nouvel allant au club, qui vise désormais le podium en championnat. Mais ces belles ambitions s'estompent lorsque Patrice Bergues est appelé en équipe de France des moins de 16 ans. Appelé par défaut, Slavo Muslin, après un premier mois magnifique, ne parvient pas à prendre la succession de Bergues, et est après une énième défaite débarqué le 11 mars 1997.

Roger Lemerre arrive donc en cours de saison, et parvient à maintenir le RC Lens, qui retombe dans ses difficultés de début de décennie.

À la veille de la saison 1997-98, le club subit de nombreux changements, que ce soit dans son organigramme dirigeant ou sur le plan structurel. Roger Lemerre est comme Bergues quelques années plus tôt appelé en équipe de France, qui se prépare à disputer la Coupe du monde sur ses terres. Pour cette compétition importante, le stade Bollaert a été choisi pour accueillir plusieurs rencontres, dont un huitième de finale. C'est donc en toute logique que les travaux pour sa rénovation s'achèvent, le Racing pouvant désormais se targuer de posséder un stade moderne, et digne de ses ambitions. Au poste d'entraîneur, c'est Daniel Leclercq qui est appelé, lui qui la saison précédente avait été demandé par Lemerre pour l'adjoindre.

Vont suivre alors des joueurs confirmés, comme le Yougoslave Anto Drobnjak de Bastia, fort de ses 18 réalisations en 1997, ou le bordelais Stéphane Ziani, finaliste par trois fois de coupes nationales. Ces pointures du championnat étaient convoitées par plusieurs clubs français et européens.

Dès le début de saison, les lensois se distinguent par leur jeu ultra offensif, qui leur permet de remporter de grandes affiches comme face à Auxerre (3-0) ou Marseille (3-2, avec un triplé de Drobnjak), mais aussi de céder face à de plus modestes formations (Guingamp, Châteauroux). Mais petit à petit, les lensois prennent la tête du classement. Lors du choc opposant les deux prétendants au titre, Lens dispose de Metz sur le score de deux buts à zéro. En plus de dominer le championnat de France, les Sang et Or atteignent la finale de la Coupe de France, face au bourreau parisien. En effet, les hommes de Ricardo battent, comme quelques mois auparavant lors de la demi-finale de la Coupe de la Ligue, les lensois de Leclercq, pour la première finale de l'histoire disputée au tout nouveau Stade de France.

Après avoir repoussé l'échéance lors de l'avant-dernière journée, les messins peuvent encore retourner la situation. Opposés à distance, Lens n'a besoin que d'un point pour assurer son sacre, alors que Metz doit compter sur une défaite de Lens contre Auxerre et battre l'Olympique lyonnais à Saint-Symphorien. À la mi-temps des deux rencontres, c'est Metz qui repasse en tête, grâce à un but de Lamouchi pour l'AJA. Mais comme un symbole, c'est le jeune Yoann Lachor, pur produit de la formation lensoise, qui égalise à la 53e minute au Stade de l'Abbé-Deschamps, alors bouillonnant et acquis à la cause du Racing. Au terme d'un match haletant, Lens est officiellement Champion de France pour la première fois de son histoire, grâce à une meilleure différence de buts (+25 contre +20 pour Metz). La nuit est chaude du côté de Lens : plus de 30 000 personnes se rendent à Bollaert pour fêter le premier titre majeur du club, 92 ans après sa création.

Toujours sous la direction du « Druide », Lens va en 1999 remporter un nouveau titre, au terme d’un excellent parcours en Coupe de la Ligue. Finaliste malheureux, Metz s'incline de nouveau contre les Sang et Or, suite à une somptueuse reprise de volée du Maubeugeois Daniel Moreira, qui offre aux nombreux supporters présents un deuxième titre national en deux ans : « Quelle fin de siècle ! ». Notons également le parcours probant du club en Ligue des Champions, qui pour sa première participation dans cette nouvelle compétition européenne termine troisième de son groupe, composé du Dynamo Kiev, du Panathinaïkos et d’Arsenal. De plus, Lens devient le premier club français à gagner dans le mythique stade de Wembley, grâce à Mickaël Debève qui inscrit le seul but de la rencontre.

Aux manettes d'un club en euphorie, Daniel Leclercq entame la saison 1999-00 avec de nombreuses certitudes. Mais sur le terrain, les résultats sont tout autres, et Lens ne décroche que 8 points sur 24 possibles. Dans la zone de relégation, Lens fait donc appel à François Brisson à l'automne 1999. Sous sa direction, le Racing favorise le championnat et la coupe d'Europe au profit des deux coupes nationales, ce qui lui permet une nouvelle fois à se maintenir parmi l'élite. Engagés en Coupe UEFA, les hommes de l'ancien international français écartent toutes les équipes présentes sur leur passage. Après avoir battu difficilement le Maccabi Tel-Aviv, puis le Vitesse Arnhem, le FC Kaiserslautern grâce à un match retour somptueux (victoire 4-1 au Fritz-Walter-Stadion), l'Atlético de Madrid et enfin le Celta Vigo, les lensois affrontent leur histoire et Arsenal en demi-finale. Sur fond de revanche pour les Gunners, Lens s'incline 1-0 à Highbury, n'ayant pas démérité sur l'ensemble du match. Pris de court en début de rencontre, Lens tente à maintes reprises de revenir au score, mais échoue sur le grand Seaman et sur son montant, Pascal Nouma étant tout prêt d'inscrire l'un des buts les plus importants de l'histoire du club. Au match retour, les espoirs lensois disparaissent suite au but de Thierry Henry inscrit juste avant la pause. Malgré l'égalisation de Nouma, justement, les attaques lensoises portées par l'ensemble des joueurs ne portent pas leurs fruits. Avec une défense laissée à l'abandon, Kanu n'éprouve pas de grandes difficultés à battre un Warmuz pourtant au sommet de sa forme. Lens s'incline donc deux buts à un, et dit adieu au Parken Stadium de Copenhague, laissé aux joueurs d'Arsène Wenger.

Passés du chaud de l'aventure en Champion's League au froid de la défaite d'Highbury, les lensois entament la nouvelle saison avec un nouvel entraîneur, en la personne de Rolland Courbis. Avec ce coach expérimenté, passé par Bordeaux et Marseille, la direction veut rendre la pareille à ses supporters, toujours présents dans les moments difficiles des années précédentes. Mais ce sont ces derniers, trouvant l'entraîneur sudiste trop lointain et pas assez impliqué dans leur club (Courbis délaisse en effet la Coupe Intertoto, disputée selon Martel pour le public Sang et Or), qui poussent le président à changer une énième fois d'entraîneur le 8 février 2001, après avoir subi cinq défaites d'affilée. Comme à son habitude, le président lensois choisit un homme de la maison : Georges Tournay. Treizième à ce poste en treize ans justement, Tournay réussit à maintenir la formation lensoise en milieu de tableau. C'est donc avec le sentiment d'avoir gâché le potentiel de l'équipe, qui à l'origine avait pour objectif de batailler avec Lyon et Paris dans le haut du classement, que le RC Lens se prépare pour la saison 2001-02, espérant accrocher le bon wagon pour pourquoi pas sortir de la déception des précédentes saisons.

Pour sa onzième année en première division, Lens fait appel à un entraîneur correspondant à son image, discret et travailleur, qu'il avait connu en tant qu'adversaire lors de ses illustres années : Joël Muller. Avec un recrutement modeste mais solide, établi par l'ancien messin, le RCL se prépare à vivre une année de transition. Le club démarre la saison sur les chapeaux de roues, étant victorieux face à l'OL ou encore face au champion en titre nantais. Les joueurs redonnent du plaisir aux supporters, avec de larges succès obtenus à domicile (3-0 contre Sochaux, 7-0 face à Bastia). À la lutte pour la première place, Lens est en tête la plupart du temps. Juste avant la trêve, et après une victoire prestigieuse acquise au Stade Vélodrome face à l'Olympique de Marseille, le Racing compte huit points d'avance sur l'autre Olympique, celui de Lyon. Mais le club redoute le départ de ses quatre cadres (El-Hadji Diouf, Lamine Sakho, Ferdinand Coly et Pape Sarr) pour la Coupe d'Afrique des nations, malgré son avance confortable obtenue avant Noël. Mais contrairement aux peurs des dirigeants et du public lensois, c'est l'après CAN qui est difficile. Lens perd en effet des points contre des équipes de calibre inférieur, et voit son avance diminuer. En tête depuis la 11e journée, le Racing aborde la dernière rencontre avec un point de plus que son dauphin lyonnais. Et pour la première fois dans l’histoire du championnat de France, le titre se joue directement entre les deux prétendants, au Stade de Gerland. Face à une équipe invaincue chez elle, Lens rentre mal dans son match, à l’image de son gardien qui se montre coupable d’une grossière faute sur le premier but lyonnais. Puis mené par deux buts d’écart, les lensois se montrent dangereux devant la cage de Grégory Coupet, et inscrivent un but fort logiquement par l’intermédiaire de Jacek Bąk, à la 26e minute. De retour des vestiaires, le pressing est de plus en plus important, et donne à Daniel Moreira, meilleur buteur du club durant cette saison, l’occasion face au portier adverse d’égaliser, et donc de reprendre le titre provisoirement. Mais à l’image de cette action ratée, Lens doit se résigner à laisser filer le trophée à son adversaire d’un soir, qui par la suite ne le lâchera plus et marquera l’histoire du football français.

Malgré avoir manqué le titre d'un cheveu, Lens peut néanmoins voir son avenir sereinement, grâce à la qualification pour la Ligue des Champions, bon atout sportif mais aussi économique. Disposant d'un tout nouvel outil, La Gaillette, centre de formation inaugurée le 10 octobre 2002, les lensois se lancent dans cette saison 2002-03, avec de nouveaux joueurs comme Song, Keita et Bakari, venu remplacer El-Hadji Diouf, ayant cédé aux appels de Liverpool. Le début de saison est assez bon, mais le départ du Sénégalais se fait ressentir en attaque, qui ne peut pas compter sur l'ancien buteur lillois, inefficace avec sa nouvelle équipe. Placé dans un groupe très costaud, à la faveur d'un coefficient UEFA faible (le Racing occupant la 57e place européenne), Lens côtoie en Ligue des Champions le grand Milan AC, le vice champion d'Espagne coruñés et le non moins célèbre Bayern Munich. Alors que de nombreux spécialistes voient déjà Lens à la dernière place de ce groupe G, les nordistes répondent présents au niveau physique, et accrochent à la surprise générale les grands favoris. Pourtant à la traîne en milieu de phase, Lens remporte deux de ses trois derniers matches, contre le Deportivo et Milan à domicile. Troisième du groupe, après un match nul épique obtenu à l'Olympiastadion de Munich, Lens se replonge dans le championnat, avec dans la poche la qualification pour les seizièmes de finale de la Coupe UEFA. Grâce à leur bonne défense (la 2e plus solide du championnat), les lensois limitent les dégâts, et ressortent de la majorité de leurs rencontres avec le point du nul (15 au total). Reversé face au FC Porto en UEFA, Lens sort par la petite porte, concédant un 3-1 au cumulé des deux matches. Terminant 8e au classement de Ligue 1, Lens peut se consoler grâce aux deux coupes européennes, quittées face aux deux futurs vainqueurs des deux épreuves. Surprise même en fin de saison, Lens, qualifié dans un premier temps pour la Coupe Intertoto, disputera l'année prochaine la Coupe UEFA, grâce au classement européen du fair-play.

Toujours à la tête de son équipe, Joël Muller aborde la saison 2003-04 avec certains objectifs, dont celui de conforter sa place de prétendant européen. Enchaînant les résultats décevants, Lens ne réalise que quelques coups d'éclat (victoire face à Marseille, au Parc contre Paris), mais peine face à des équipes supposées inférieures. Ce constat est le même en Coupe UEFA, où les lensois sortent humiliés de la double confrontation face au modeste club turc du Gaziantepspor, quatrième de son championnat la saison précédente, et qui les sortent au deuxième tour de la compétition sur le score de six à un. Le parcours dans les coupes nationales est tout aussi pénible, Lens s'inclinant face à Dijon, club de National, et Sochaux, recevant une claque à Bollaert de la part des Lionceaux (4-0). Perdant le contact des cinq premiers, Lens doit se résigner à jouer le milieu de tableau, et finit une nouvelle fois à la huitième place. Qualifié de nouveau en Intertoto, le club décide finalement de ne pas disputer la compétition, et espère enfin réaliser une saison correcte parmi l'élite.

Avec un recrutement intéressant, composé des arrivées de joueurs expérimentés comme Nicolas Gillet, Jérôme Leroy ou Éric Carrière, Lens démarre sa saison 2004-05 sur les chapeaux de roue. Mais en tête dès la 3e journée, Lens ne parvient plus à gagner, enchaînant douze rencontres sans victoire. Flirtant avec la zone de relégation, Gervais Martel confirme pourtant Muller à son poste, lui qui n'hésitait pas auparavant à changer d'entraîneur lorsque celui-ci ne parvenait pas à mener son équipe vers la victoire. Après un bref sursaut d'orgueil, Lens rechute en début d'année 2005. S'en est trop pour Martel qui, après une énième défaite concédée face à Saint-Etienne en Coupe de France à Bollaert (lourd succès 3-0), remplace l'ardennais par Francis Gillot, qui entame là sa carrière d'entraîneur de haut niveau. Pour son premier match à la tête du Racing, "l'effet Gillot" ne se fait guère ressentir, Lens s'inclinant à domicile contre Caen, club promu. La suite est beaucoup plus glorieuse, Lens remportant plus de la moitié de ses matches, et s'approchant des places qualificatives à la Coupe d'Europe. Mais une défaite contre Bastia lors de l'avant-dernière journée met fin aux derniers espoirs de Coupe UEFA. Lens termine donc à la septième place, et se qualifie pour la troisième fois d'affilée pour la Coupe Intertoto.

Reprenant la compétition très tôt avec l'Intertoto, le 3 juillet 2005 exactement, Lens entre parfaitement dans sa saison, remportant sa première compétition européenne très facilement après huit matches sans défaites, conclue par une dernière victoire à Bollaert face à Cluj. Qualifiés pour la Coupe UEFA, les hommes de Gillot débutent également parfaitement le championnat, avec notamment un large succès 7-0 sur Auxerre obtenu à la maison. Mais paradoxalement, c'est après ce match que Lens n'arrive plus à avancer, concédant huit matches nuls de suite. Renouant avec la victoire contre Toulouse, Lens finit en beauté l'année 2005, se plaçant avant la trêve à la deuxième place, loin derrière Lyon (12 points d'écart), en n'ayant perdu qu'une seule fois, lors du match d'ouverture. De plus, le Racing accède quelques jours plus tôt aux seizièmes de finale de la Coupe UEFA, grâce à un but d'Issam Jemâa, recrue estivale de Lens, inscrit à la 92e minute de jeu du match contre la Sampdoria. Parfaitement lancé dans une première moitié de saison 2005-06 très réussie, Lens assiste cependant, médusé, au départ de l'un de ses cadres, Jérôme Leroy, parti pour les dollars du Betar Jérusalem de Luis Fernandez, entraîneur qu'il avait connu sous les couleurs du PSG. Désorienté dans son entrejeu, Lens connaît deux mois catastropiques, marqués quatres défaites et trois matches nuls. En Coupe d'Europe, Lens s'effondre face à l'Udinese, club pourtant à sa portée et à la peine en Serie A. Mais Lens se reprend finalement dans le dernier quart du championnat, et revoit ses ambitions à la hausse. Sixièmes avant la dernière journée, les lensois peuvent encore espérer décrocher une place qualificative pour la Coupe UEFA, étant à un et deux points respectivement de Rennes et de Marseille. Mené 1-0 par Nantes, Lens renverse le match, qu'il finit par remporter sur le score de trois buts à un. Toujours sur le terrain après la fin de match, les lensois assistent à l'égalisation de Lille face à Rennes (84e), et à celle de Bordeaux sur Marseille (88e), qui leur permettent de se qualifier sur le fil et la différence de buts pour la C3.

Lors de la saison 2006-07, les Sang et Or effectuent un début de saison mitigé, marqué surtout pour les supporters par la déroute subie face au voisin lillois 4-0. Malgré ce coup de massue, Lens se reprend, et monte sur le podium après la 13e journée. C'est sur ce podium que les lensois passent tout le reste de la saison. Possédant une confortable avance sur ses poursuivants, Lens connaît certaines difficultés en fin de saison. Troisièmes avant leur déplacement sur le terrain de Troyes, les lensois ont toutes les cartes en main pour se qualifier pour la Ligue des Champions. Devant 1 841 supporters lensois ayant fait le déplacement, le Racing est calamiteux dans le jeu, encaissant pas moins de trois buts en première mi-temps face à un adversaire pourtant déjà relégué en seconde division. Sans envie, Lens s'incline fort logiquement, et recule à la 5e place du classement, ce qui provoque la colère de son public.

Quelques jours plus tard, Francis Gillot remet sa démission à Gervais Martel, démission sans doute provoquée par la non-participation du club à la Ligue des Champions.

Le 5 juin 2007 dans la matinée, la signature de Guy Roux est annoncée pour remplacer cette démission. Le 27 juin, la Ligue de football professionnel refuse ce contrat. Le Racing Club de Lens fait appel, mais prépare peut-être le choix d'un nouvel entraîneur si cette décision est entérinée. Le 11 juillet finalement, le Comité national olympique et sportif français accepte la prise de fonctions de l'entraîneur au bonnet. Entraîneur expérimenté, il emmène dans ses bagages Kanga Gauthier Akalé et Bonaventure Kalou, et convainc des joueurs tels que Julien Sablé ou Vedran Runje de renforcer son effectif. Malgré la qualitié non negligeable du groupe lensois, le début de saison est médiocre (2 points en 4 matches), ce qui ammène le coach bourguignon à proposer sa démission au président Martel, le 23 août, qui l'accepte deux jours plus tard à la mi-temps de la rencontre Strasbourg - Lens.

C'est alors Jean-Pierre Papin qui prend le relais, et qui commence avec un net succès 5-1 contre les Young Boys de Berne en Coupe UEFA, le 30 août. Lens se fera éliminer au premier tour de cette coupe par le FC Copenhague. Le club est déjà en difficulté en championnat, enchaînant défaites et matches nuls, avec un jeu dont la faiblesse inquiète.

À la mi-saison, le Racing est 18e et relégable avec un match retard, la dernière rencontre de l'année face au rival lillois ayant été reportée. Le 9 janvier 2008, après l'élimination de Lens face à Niort en Coupe de France, Daniel Leclercq revient au RC Lens en tant que directeur sportif pour soutenir l'entraîneur en place, sans expérience en Ligue 1, et tenter de maintenir le club dans l'élite après une première partie de saison très difficile.

Leclercq connaît son premier match sur le banc aux cotés de JPP lors du match Lens - Nancy, qui voit le Racing se qualifier en demi-finale de la Coupe de la Ligue. En championnat, Lens redresse la barre, avec notamment un succès face au champion lyonnais 3-0, qui permet au Racing de sortir de la zone des relégables. Par la suite, Lens se qualifie pour la finale de la compétition en battant Le Mans cinq buts à quatre, vainqueur en toute fin de prolongation grâce à un but de Sidi Keita (119e minute).

Lors de la finale, le Racing manque son début de match, et encaisse un premier but. Au retour des vestiaires, Lens appuie sur l'accélérateur, et inscrit le but de l'égalisation par Éric Carrière. Après plusieurs actions qui auraient pu voir les Sang et Or prendre l'avantage (poteau de Monterrubio, tête de Maoulida, frappe de Demont), Paris se voit accorder un pénalty litigieux par l'arbitre, Laurent Duhamel, et le transforme à moins de 30 secondes du terme de la partie.

Après 17 années consécutives passées en Ligue 1, Lens est relégué en deuxième division, terminant à la 18e place du championnat consécutivement à un match nul contre Bordeaux (2-2) lors de la dernière journée de l'exercice 2007-08. Cette saison restera l'une des plus noires de l'histoire du club, conjuguant une finale perdue, l'insulte d'une banderole déployée par les ultras du Kop of Boulogne du PSG lors de la finale de la Coupe de la Ligue et une relégation dans la division inférieure.

Le Racing Club de Lens version 2008-09 a devant lui un grand challenge à relever : la remontée en Ligue 1. Pour cela, le président Gervais Martel fait appel à son ancien capitaine champion de France en 1998, Jean-Guy Wallemme, pour prendre les commandes du club. Wallemme emmène avec lui plusieurs anciens de la maison, comme Christophe Delmotte ou Michel Ettore. Bien renforcé durant l'intersaison, Lens se montre à la hauteur de ses objectifs. Des éléments rompus aux joutes de Ligue 2 doivent permettre à Lens de retrouver rapidement l'élite. Un temps partants, Kovačević, Sablé et Dindane restent finalement fidèles au club. Ils sont rejoints par les expérimentés Chelle, Doumeng, Roudet, Yahia et les nouveaux Veselinović et Dejan Milovanović.

En début de saison, ce groupe ambitieux permet à Lens de toujours faire partie du trio de tête, en compagnie de Boulogne-sur-Mer et de Strasbourg. De bonnes raisons de croire en la remontée pour les supporteurs lensois, toujours fidèles à leur club avec 18 838 abonnés et une moyenne de 28 360 spectateurs.

Note : Le sponsor principal est annoncé en tête de liste.

Le stade Félix-Bollaert, qui doit son nom à l'ancien directeur commercial de la compagnie des mines de Lens qui décida sa construction en 1931, est le stade du Racing Club de Lens. Les travaux ont débuté en 1932, et le stade a été inauguré deux ans plus tard.

Il est à noter que le Stade Félix-Bollaert, avec ses 41 229 places, pourrait à lui seul accueillir dans ses tribunes toute la population de la commune de Lens, qui est inférieure à 40 000 habitants (35 583 exactement).

Guy Roux a proposé sa démission le 23 août au président Martel qui l'accepte le 25 à la mi-temps du match contre le Racing Club de Strasbourg.

Cette section présente la liste des joueurs actuels du Racing Club de Lens, classés par poste.

Les supporters du RC Lens figurent parmi les plus actifs de France. Le premier club de supporters du club a été fondé en 1926.

Dominique Regia-Corte est le responsable des relations entre le club et les nombreux groupes de supporters.

Il est aujourd'hui avec ses 73 sections et ses 6600 adhérents (avec 12 départements différents, ainsi que 2 sections en Belgique), le 1er Club de supporters de France par son histoire et par son nombre d'adhérents.

Le 12 Lensois symbolise le 12ème homme, c'est dans ce sens et pour montrer l'intérêt du Club à son association de supporters que le Président du Racing Club de Lens a offert le N°12 au public et aux supporters de Bollaërt. Désormais, plus aucun joueurs du Club ne portera le N°12. Parmi les sections, la plus importante est "Les Red Tigers 1994".

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Abdou Fofana

Abdou Fofana est un footballeur international guinéen. Il est milieu de terrain offensif.

Abdou Fofana est passé quelques mois par le club de National du Paris FC.

Anciennement sous les ordres de Jean-Guy Wallemme dans la capitale, il est appelé par ce dernier pour effectuer un essai au RC Lens, alors sous sa direction. Après de nombreuses semaines à s'entraîner avec le groupe professionnel, Fofana signe au club, et intègre l'équipe réserve.

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Saison 2008-2009 du RC Lens

Ensemble domicile

C'est la 1re saison du Racing Club de Lens en seconde division depuis 1991. La reprise a été fixée au 23 juin. Du 29 au 6 juillet, l'équipe a effectué un stage à Vichy, puis un second au Touquet du 15 au 20 juillet.

Le 27 mai 2008, Jean-Guy Wallemme est nommé entraîneur du Racing Club de Lens, en remplacement de Jean-Pierre Papin. Deux adjoints sont également nommés : Michel Ettore et Christophe Delmotte. Le premier cité devrait prendre en charge les gardiens.

Le 4 juin, Kévin Goeman (gardien) et Nolan Roux (attaquant) signent leur premier contrat professionnel, d'une durée de trois ans.

Les 6 et 12 juin, Romain Sartre (Sedan) et Éric Chelle (Valenciennes) viennent renforcer la défense lensoise, dans le but de remplacer Vitorino Hilton et Adama Coulibaly, respectivement partis à Marseille et à Auxerre. Le 3 juillet, Geoffrey Doumeng et Sébastien Roudet s'engagent avec le Racing. Le 4 juillet, le Serbe Dejan Milovanović rejoint le club pour cinq saisons. Il remplace numériquement son compatriote Milan Biševac, transféré vers Valenciennes la veille. Il est ensuite rejoint par Jonathan Lacourt et Seïd Khiter. Barré par le passage de la CFA au professionnel des deux jeunes Brocard et Goeman, Ronan Le Crom signe lui chez le promu grenoblois.

Après la reprise du championnat, Kader Mangane et Lucien Aubey sont transférés au Stade rennais. Souhaitant partir, Kanga Gauthier Akalé et Nadir Belhadj sont prêtés respectivement au Recreativo de Huelva et à Portsmouth. Pour palier ces départs, le Serbe Dalibor Veselinović et le Tunisien Alaeddine Yahia complètent l'effectif lensois.

Après cette période assez agitée, la direction du club annonce vouloir se baser sur l'avenir du RC Lens. Le 26 septembre, Kévin Monnet-Paquet, très sollicité durant le mercato, prolonge son contrat de quatre ans. Le 9 octobre, deux jeunes du centre de formation signent leur premier contrat professionnel, d'une durée de trois ans chacun. Il s'agit de Samba Sow (19 ans) et d'Alexandre Coeff, qui est d'ailleurs capitaine de l'équipe de France de moins de 17 ans et qui devient à ce jour le plus jeune professionnel français (16 ans, 7 mois et 26 jours).

Pour le mercato d'hiver, de nombeux joueurs sont annoncés sur le départ. Julien Sablé, jamais vraiment intégré au club, est transféré vers l'OGC Nice. Quelques jours auparavant, Nadir Belhadj, très influent à Portsmouth, était transféré définitivement, après sa période de prêt de six mois.

Pour son entrée dans la compétition en tant que favori, Lens confirme ses intentions, en s'imposant 3-1 face à Dijon. Après avoir été cueilli à froid à Vannes (défaite 2-1), le Racing réagit bien, et enchaîne trois victoires consécutives. Cette série de résultats positifs est stoppée à domicile contre Metz (0-1), mais repart de plus belle la semaine d'après (5 victoires en 5 matches, toutes compétitions confondues). Le public reste quant à lui fidèle à son club, en garnissant le stade de 25 à 30 000 spectateurs, ce qui est rare pour une équipe de Ligue 2. En novembre, Lens baisse de régime, et s'impose sur le fil à Bastia. Après une défaite à domicile contre Sedan, les lensois se reprennent au Stade de Reims, pour l'inauguration du nouveau stade, et reprend sa première place. Ayant l'occasion de creuser l'écart sur ses poursuivants avec un match en retard à jouer, Lens s'incline à domicile contre Montpellier. Dans le creux pendant un mois, les lensois se reprennent avant la trêve hivernale.

Pour la nouvelle année, Lens conserve sa place de leader, malgré ses difficultés à marquer. Contrairement à ses habitudes, les lensois profitent des mauvais résultats de leurs concurrents, et creusent l'écart au classement. Au soir de sa victoire face à Metz, Lens compte huit points d'avance sur le second, son adversaire d'un soir, et dix sur le quatrième, Montpellier. Forts d'une réussite retrouvée, les Sang et Or se reposent désormais sur leur trio d'attaque, composé de Maoulida, du revenant Dindane et de Monnet-Paquet. Mais l'avance obtenue fond rapidement, et Lens retrouve ses anciens problèmes : marquer et produire du jeu.

En fin de saison, le retour de Roudet fait énormément de bien à Lens, qui se rassure en gagnant face à ses concurrents directs, Strasbourg et Montpellier. Lors de la 33e journée, Lens obtient sa troisième victoire d'affilée, et enchaîne son sixième match sans défaite.

En Coupe de la Ligue, Lens s'affirme dès le premier match, écartant largement Sedan 4-1. Les lensois affrontent au tour suivant le Lorient FC Lorient, pensionnaire de Ligue 1, et bouleversent la hiérarchie en humiliant 3-0 les Bretons chez eux, après avoir maîtrisé la rencontre de bout en bout. Les 1/8 de finale se disputent face au Sochaux FC Sochaux au Stade Auguste-Bonal. Alors que les lions sochaliens dominent la rencontre et multiplient les occasions, l'unique but sera marqué par le lensois Alaeddine Yahia à la 110e minute sur corner tiré par le jeune Steven Joseph-Monrose. Les Sang et Or s'offrent les quarts, et rencontrent ainsi le Paris SG, ce qui n'est pas sans rappeler la finale perdue et l'affaire de la banderole. Ayant retenu les leçons de la finale, les lensois prennent le jeu à leur compte. Mais le réalisme est côté parisien, et Lens sort de la compétition sur le score de 2-0.

En Coupe de France, Lens s'arrête dès son entrée dans la compétition. Malgré un tirage clément pour les lensois, les Nordistes s'inclinent aux tirs au but face au voisin arrageois (qui évolue en CFA 2), sous un déluge neigeux.

Au 24 avril 2009, après Lens - Bastia.

¹ Incluant tous les matches officiels. Les rencontres amicales ne sont donc pas comprises.

Au 24 avril 2009, après Lens - Bastia.

Légende : D / E : Domicile / Extérieur ; V : Victoire ; N : Match nul ; D : Défaite ; Class. : Classement.

Dernière mise à jour : 27 avril 2009 Source : Classement de Ligue 2 sur le site de la LFP. Règles de classement : 1. points ; 2. différence de buts ; 3. buts marqués ; 4. différence de buts particulière ; 5. classement du fair-play.

Source : Affluences sur le site de la LFP.

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Rudi Garcia

Rudi Garcia (né le 20 février 1964 à Nemours) était un footballeur français. Meneur de jeu, il a évolué à Corbeil (70-79), Viry-Châtillon (79-82), Lille (82-88), Caen (88-91) et Martigues (91-92).

Dès son plus jeune âge, Rudi Garcia vit dans le monde du football : son père, joueur professionnel a évolué pour Sedan, Dunkerque ainsi que les bleus amateurs. Devenu entraineur de Corbeil, il y inscrit son fils qui y évoluera jusqu'au niveau "cadet". Corbeil ne possédant pas d'équipe cadets nationaux, Rudi fait ses valises pour Viry-Châtillon. On y décèle déjà des prédispositions de milieu offensif, passeur plus que buteur.

A l'issue de ce long contrat lillois, il part pour Caen, promu en D1, coaché alors par Robert Nouzaret puis Daniel Jeandupeux. Trois ans plus tard, il a la possibilité de rester à Caen, mais il souhaite se relancer en rejoignant Martigues. Hélas pour lui, des blessures à répétition (gros problèmes de dos, grave blessure au genou) à l'âge de 28 ans l'oblige à mettre un terme à sa carrière professionnelle.

Il vit désormais une période en retrait des terrains entre 1992 et 1994 en troquant les bancs des terrains pour ceux de l'Université où il en profite pour passer de nombreux diplômes synonymes de reconversion : DEUG et Licence en STAPS à Orsay, brevets d’État premier et second degré d’entraîneur de football, certificat pour diriger un centre de formation. Parallèlement, il travaille également pour CanalSatellite en réalisant dans un premier temps des interviews de terrain, puis par la suite en devenant un consultant en cabine.

En 1995, il retourne à Corbeil pour y diriger l'équipe de DH à deux mois de la fin de la saison. Suivent un maintien, une saison en milieu de tableau et une place de deuxième qui se termine sur un barrage perdu pour la montée en CFA2. Sa participation au sein du club francilien a d'abord été comme entraîneur-joueur pendant deux ans (de 1994 à 1996), puis entraîneur uniquement entre 1996 et 1998.

Grace à Gérard Soler et Robert Nouzaret, il rejoint l'AS Saint-Etienne (qui évolue alors en division 2). Préparateur physique pendant deux saisons, il occupe ensuite d'autres fonctions : l'étude de la stratégie des adversaires ou l'élaboration du visionnage du jeu des Verts. Petit à petit, son rôle devient celui d'adjoint, qu'il remplit auprès de Robert Nouzaret en juillet 2000, puis de John Toshack à l'automne, avant de prendre la direction de l'équipe première à la trêve (janvier 2001) en collaboration avec Jean-Guy Wallemme, lorsque Toshack est reparti en Espagne.

En juin 2001, le duo est remplacé par Alain Michel alors que Jean-Guy Wallemme quitte le club dans la foulée. L'avenir de Rudi n'est pas entériné immédiatement, les différentes fonctions que le club forézien souhaite lui confier ne lui conviennent pas. Par suite, il est licencié à la mi-août 2001, au plus mauvais moment pour retrouver un club.

Il est alors pressenti pour diriger une sélection exotique, mais le challenge ne l'attire guère. Il patiente donc en reprenant son activité de consultant. Parallèlement, il passe son DEPF (diplôme d'entraîneur professionnel de football, ex-3e degré). Au printemps 2002, il est contacté par le Dijon FCO avec lequel il signe un contrat le 21 mai 2002. A Dijon, il professionnalise le club et contribue à la montée en Ligue 2 lors de la saison 2003-2004. Le club bourguignon dispute même une demi-finale de Coupe de France à Châteauroux où il est défait 2-0.

Le 8 juin 2007, il est intronisé entraîneur du Mans avec lequel il termine 9ème du championnat de France de Ligue 1. et demi-finaliste de la coupe de France. Le 18 juin 2008, il rompt son contrat avec Le Mans pour s'engager avec le LOSC Lille Métropole où il succède à Claude Puel.

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Source : Wikipedia