Jean-Christophe Cambadélis

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Posté par rachel 01/03/2009 @ 22:44

Tags : jean-christophe cambadélis, ps, partis politiques, politique

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Jean-Christophe Cambadélis

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Jean-Christophe Cambadélis, homme politique français, né le 14 août 1951 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), qui fut président du syndicat étudiant Unef-ID dans les années 70 et 80, puis député socialiste de Paris, de 1988 à 1993 puis de 1997 à aujourd'hui.

Son parcours de militant d'extrême-gauche entrant au PS en 1986, puis devenant le bras-droit de Dominique Strauss-Kahn, après deux condamnations en justice et une lutte intense contre le Front national, est emblématique de la volonté du PS d'occuper le terrain à gauche sur fond de bilan social contesté des septennats de François Mitterrand.

Jean-Christophe Cambadélis adhère vers 1971 à l'Alliance des jeunes pour le socialisme (AJS), la structure jeune de l'Organisation communiste internationaliste (OCI) (puis Parti communiste internationaliste (PCI)) sous le pseudonyme de Kostas, en référence au philosophe marxiste grec Kostas Axelos. Il est rapidement apparu comme le principal animateur du travail de cette organisation en direction de la jeunesse étudiante. Il participe au congrès de scission de l'UNEF en 1971 et il est un des principaux animateurs du mouvement étudiant contre la réforme Saunier-Séïté de 1976 avec d'autres futurs dirigeants socialistes comme Julien Dray, Jean-Marie Le Guen ou encore Benjamin Stora.

Étudiant à Nanterre, puis à Jussieu, il présente une thèse de doctorat en sciences humaines consacrée à l'étude des "Mouvements sociaux sous la Ve République". Comme beaucoup d'étudiants de sa génération, il côtoie des figures intellectuelles du mouvement trotskiste telles que Claude Chisserey ou Pierre Broué. Le mouvement de 1976 est le point de départ de la démarche qui aboutit à la réunification de l'UNEF avec les organisations étudiantes non communistes. Fondateur et dirigeant de l'UNEF-ID en 1980, il prend la parole au nom de cette organisation le 10 mai 1981, place de la Bastille au soir de la victoire de François Mitterrand. Il quitte la présidence de l'UNEF-ID en 1984. Bientôt, un désaccord l'oppose à Pierre Lambert sur l'évolution du PCI. Il reproche au dirigeant de sous-estimer la montée du Front national et de refuser la transformation et la démocratisation du PCI - qui s'enferme dans des procès en exclusion dignes des méthodes staliniennes que les lambertistes combattent pourtant (affaires Varga, Mélusine, Berg ou Just). Il rompt avec le PCI en avril 1986 en emmenant avec lui près de 450 autres militants, l'essentiel du secteur jeune pour rejoindre le Parti Socialiste. Ce départ de Cambadélis ruine l'activité du PCI en direction de la jeunesse étudiante. Bien qu'elle fut finalement très classique au regard de la génération politique des années soixante aux années quatre-vingts, cette jeunesse à l'extrême gauche pèse durablement sur le jugement de ses détracteurs.

Principal lieutenant de Dominique Strauss-Kahn, il a soutenu activement Martine Aubry dans sa course au poste de premier secrétaire du parti socialiste c'est lui qui a appris à Mme Aubry dès 1H15 du matin, dans la nuit de vendredi à samedi, que la direction du PS reconnaissait officiellement sa victoire, même si le scrutin n'était pas terminé aux Antilles. "Stéphane Le Foll vient de reconnaître ta victoire, Martine", aurait-il dit alors en brandissant son téléphone portable, selon le quotidien Le Parisien..

Ce rôle déterminant au PS est d'autant plus spectaculaire que Jean-Christophe Cambadélis était jusqu'en 1986 un militant d'un parti d'extrême-gauche, le PCI.

La "sortie du PCI" s'organise avec la constitution du Cercle d'études contemporaine avec Benjamin Stora et Pierre Dardot qui théorisent la démarche, puis de Convergences socialistes qui se dissout au moment de l'entrée au PS. Il s'agit de « renforcer la gauche au Parti socialiste », sans pour autant constituer de courant. Certains comme Philippe Darriulat ou Liem Hoang Ngoc rejoignent Henri Emmanuelli, d'autres abandonnent la politique. Cambadélis et Julien Dray, fondateur de SOS-Racisme, venu, lui, de la LCR, aident chacun avec ses réseaux, le Parti socialiste à maintenir le lien avec les organisations étudiantes lors du mouvement contre la loi Devaquet.

En 1988, il devient député PS de Paris, dans le 19e arrondissement, en éliminant, avec l'appui décisif de l'Élysée, le député socialiste élu en 1981, Alain Billon. Au PS, il est proche de Lionel Jospin. Il est battu aux législatives de 1993, dans la circonscription pourtant la plus à gauche de la capitale.

En juin 1990, un appel lance la création du Manifeste contre le Front national. Apparu en même temps que Ras l'Front et l'Appel des 250, le Manifeste contre le FN fut une organisation militante pour qui la lutte contre le front national devait être adossée à un combat pour le rassemblement de la gauche en vue de constituer un "grand parti de toute la gauche". Le Manifeste contre le FN se différenciait de Ras l'Front en ceci qu'il ne considérait pas qu'il s'agissait d'un combat antifasciste comparable à ceux des années 70 car le Front national n'était pas réductible à une formation fascisante. Le Manifeste se différenciait également de SOS racisme par sa volonté de politiser le débat anti-lepéniste, là ou SOS racisme restait sur un registre purement moral.

Le Manifeste contre le FN partageait les analyses de Pierre-André Taguieff, de Pascal Perrineau, de Nonna Mayer ou de Jean-Yves Camus sur la nature national-populiste du lepénisme et sur la nécessité d'analyser le discours frontiste. Il a porté une attention particulière au mégrétisme qui, venu de la Nouvelle droite, avait souhaité s'inspirer de la stratégie de Gianfranco Fini en Italie en 1994 où celui-ci était parvenu à sortir l'ancienne MSI de l'extrême-droite italienne pour la transformer en un grand parti conservateur, l'Alliance nationale, membre d'une coalition appelée Maison des Libertés qui porta au pouvoir en 1994 le premier gouvernement de Silvio Berlusconi.

En termes de combat, Jean-Christophe Cambadélis avait développé la stratégie du « harcèlement démocratique » : pas un événement du FN sans mobilisation de masse de toute la gauche. Le point culminant fut la manifestation du 29 mars 1997, à l'initiative du groupe local du Manifeste à Strasbourg contre la tenue du congrès du parti lepéniste. Le résultat de ces mobilisations fut une victimisation du Front national dans l'opinion, qui permet à ce parti de se maintenir au deuxième tour dans un grand nombre de circonscriptions aux législatives de 1997 et à la gauche de remporter une majorité des sièges sans la majorité des voix, dont celui que Jean-Christophe Cambadélis avait perdu en 1993.

Ces mobilisations ont peut-être aussi contribué à la scission du Front National à la fin des années 90, divisé entre stratégies d'alliance avec une partie de la droite, et un repli sur soi jugé "fascisant" pas ses détracteurs, mais qui n'a pas empêché Jean Marie Lepen de se retrouver au deuxième tour à la présidentielle de 2002.

A partir de 1994, il organise les Assises de la transformation sociale, de grands forums où la gauche politique, associative ou syndicale se parle. Cambadélis active ou réactive les réseaux de militants qui évoluent chez les écologistes, les communistes, les socialistes ou les alternatifs. Les syndicalistes ou les associatifs. Seul les amis de Jean-Pierre Chevènement refusèrent d'y participer. Ces rencontres se font avec la collaboration de Gilbert Wasserman, Yves Cochet, Philippe Herzog ou Patrick Braouezec.

Les Assises de la transformation sociale furent l'occasion d'un appel signé par plus d'un millier de militants de toute la gauche lancé dans les colonnes du Monde le 9 janvier 1994. Le comité d'organisation des Assises rassemble divers clubs de gauche comme les clubs Convaincre, de sensibilité rocardienne. Cinq débats eurent lieu. En février à Paris sur le thème "Pourquoi transformer la société ?", en avril à Rennes sur "Quelle économie pour l'emploi ?", en septembre à Vaulx-en-Velin sur "Vivre ensemble", en octobre à Toulouse sur "Pratique du pouvoir, citoyenneté et démocratie" et en décembreà Lille sur "Repenser le monde". C'est le prélude à ce qui va devenir la gauche plurielle.

Je ne peux pas dire que j’aborde cette épreuve avec soulagement, mais il s’agit quand même pour moi d’un dénouement bien venu. Car cette épée de Damoclès m’a été opposée à chaque fois qu’une responsabilité politique de premier plan me fut proposée. J’ai été stoïque, mais si j’étais coupable, j’aurais déjà "payé dix fois" par les handicaps, les refus, voir l’opprobre que cette "affaire" m’a causée. Mais tout cela a fini avec le temps -dix ans- par se dégonfler.

Alors je suis serein. L’essentiel des accusations contre moi a été levé. Souvenons-nous des allégations de l’époque: financements occultes, trafic d’influences, vente à vil prix d’une imprimerie, mise en place d’un système d’enrichissement, que sais-je encore… De tout cela l’instruction n’a retenue qu’une mise en cause résiduelle et vraisemblablement prescrite (le parquet l’avait demandé), dans un dossier annexe de "l’affaire MNEF".

Pendant cette période au terme de la quelle il fut condamné, il s'est mis en congé du Parti socialiste.

Jean-Christophe Cambadélis fut un des proches de Lionel Jospin dès son arrivée au PS. En 1995, il fut un des porte-parole de la campagne présidentielle et en 1997, il devient Numéro 2 du PS, chargé des relations extérieures. Lors de la campagne présidentielle de 2002, il fut chargé des relations avec le monde associatif et syndical. Il participe avec des jospinistes et des rocardiens au lancement du courant Socialisme et démocratie en 2000 qui se propose d'être le courant de pensée qui anticipe ou qui prolonge le réformisme que Jospin applique au gouvernement. L'échec de 2002 pose la question du leadership, mais bientôt, il apparaît que Dominique Strauss-Kahn est celui qui incarne le mieux la synthèse jospino-rocardienne dont le débouché doit être la mutation vers la social-démocratie. Il anime aussi le courant Socialisme et démocratie. Il est élu député le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la 20e circonscription de Paris (19e arrondissement).

Jean-Christophe Cambadélis a soutenu la motion 1 du premier secrétaire François Hollande, présentée lors du congrès du Mans en 2005.

Il est, depuis novembre 2005, secrétaire national du Parti socialiste chargé des acteurs sociaux et de l'Université d'été du PS.

D'après la liste arrêtée au 11 novembre 2003, il est membre du Comité d'orientation scientifique de l'association fondée par Michel Rocard et Dominique Strauss-Kahn, À gauche en Europe.

Il est investi pour représenter le Parti Socialiste aux élections législatives de juin 2007 dans la 20e circonscription de Paris, qui correspond à la plus grande partie du 19e arrondissement. Il y milite depuis longtemps pour la couverture du périphérique et pour la création de centres d'animation par quartiers. Il est réélu avec 59,1 % des suffrages.

Suite au départ de Dominique Strauss-Kahn au poste de directeur général du Fonds Monétaire International, il co-anime le courant Socialisme et démocratie avec Pierre Moscovici. Dans la perspective du Congrès de Reims, il souhaite un rassemblement des Reconstructeurs (regroupement des amis de Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry, Laurent Fabius et Benoît Hamon) en vue de former une nouvelle majorité au Parti socialiste, contre les candidatures de Bertrand Delanoë et Ségolène Royal.

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Pierre Moscovici

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Pierre Moscovici, né le 16 septembre 1957 à Paris, est un homme politique français, membre du Parti socialiste, réélu député du Doubs le 17 juin 2007.

Pierre Moscovici est le fils du psychologue social Serge Moscovici et de la psychanalyste Marie Bromberg-Moscovici. Il est titulaire d’un DEA de sciences économiques, d’un DEA de philosophie, élève de l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po) et ancien élève de l’ÉNA (promotion Louise Michel) où il fut l’élève de Dominique Strauss-Kahn. Il était d'ailleurs président de l'association À gauche, en Europe fondée par ce dernier et Michel Rocard.

Il quitte la LCR d’Alain Krivine en 1984 pour le PS. En 1986, il est secrétaire du « groupe des experts » constitué par Claude Allègre. Il devient en 1988 chargé de mission au cabinet de Lionel Jospin à l’Éducation nationale, Claude Allègre étant conseiller spécial du même cabinet.

En 1990, il entre au Commissariat général du Plan et devient bientôt chargé de mission auprès du commissaire, Jean-Baptiste de Foucauld (président du club « Échanges et Projets »). En 1991, il publie avec François Hollande (secrétaire général des clubs « Témoins ») L’Heure des choix, un réquisitoire contre la politique économique de Pierre Bérégovoy. Il devient le plus jeune secrétaire national du PS en 1990. En 1992, il devient trésorier du PS.

Pierre Moscovici devient député européen de 1994 à 1997. À la fin du second mandat de François Mitterrand, il se prononce pour un bilan critique du mitterrandisme. Il est d'ailleurs le premier socialiste à réagir lors de la parution du livre de Pierre Péan, sur la jeunesse de François Mitterrand et déclare, à propos des relations de l'ancien président avec René Bousquet : « Ce qui me choque c’est qu’il ait pu frayer avec quelqu’un qui a été un outil de l’antisémitisme d’État et un complice de la solution finale du Reich. On ne peut pas tolérer d’être tolérant envers le mal et, pour moi, René Bousquet c’était le mal absolu ». En octobre 1995, Lionel Jospin en fait son secrétaire national du PS, chargé des études et du projet. Il est alors un fidèle de Lionel Jospin.

Il a une réputation certaine de « germanopratin » (pilier du quartier littéraire parisien, Saint-Germain-des-Prés), habitant le 6e arrondissement de Paris et fréquentant beaucoup le célèbre café de Flore.

Pierre Moscovici est élu député du Doubs aux élections législatives de 1997, pour lesquelles il a été un des auteurs du programme socialiste. Cependant, il devient immédiatement ministre délégué aux affaires européennes dans le gouvernement de Lionel Jospin, y restant en poste cinq ans, et n'exerce donc pas la fonction de député. Durant cette période, il doit notamment préparer la présidence française de l'Union européenne en période de cohabitation, alors que les affaires étrangères sont un domaine de compétence partagé avec le président de la République Jacques Chirac. C'est au cours de cette présidence (premier semestre 2001) qu'est négocié le traité de Nice. Il sera ensuite l'un des négociateurs français du traité constitutionnel européen.

Il est battu aux élections législatives françaises de 2002, un an après avoir subi un rude échec aux élections municipales à Montbéliard. En 2004, il redevient député européen. Il devient un des vice-présidents du Parlement européen.

Au cours de la campagne interne pour la désignation du candidat socialiste fin 2006, pour l'élection présidentielle du printemps 2007, il soutient activement Dominique Strauss-Kahn.

Après l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007, il retrouve son siège de député. Il devient alors président de la commission d'enquête parlementaire sur la libération des infirmières bulgares prisonnières en Libye. Il demande notamment à Cécilia Sarkozy de venir s'expliquer de son rôle dans cette affaire.

Après le départ de Dominique Strauss-Kahn au Fonds monétaire international, Pierre Moscovici devient l'un des principaux animateurs du courant social-démocrate dont l'ancien ministre de l'Économie était le représentant au sein du PS. Cependant, Pierre Moscovici se distingue alors de la stratégie de Jean-Christophe Cambadélis, autre animateur de ce courant. Ce dernier cherche à nouer des alliances avec d'autres courants du PS en vue du congrès de 2008 pour éviter que ce congrès désigne un éventuel présidentiable en 2012.

En effet, en 2007, Pierre Moscovici annonce qu'il pourrait lui-même briguer la succession de François Hollande au poste de premier secrétaire du Parti socialiste lors de son prochain congrès, prévu en novembre 2008. Dans ce cas, il renoncerait à une éventuelle candidature à l'élection présidentielle en 2012. Le 18 mai 2008, il est désigné par le courant Socialisme et démocratie pour être le premier signataire d'une contribution présentée dans la perspective du Congrès.

Il est élu président de la communauté d'agglomération du Pays de Montbéliard en 2008 après les élections municipales.

En 2008, il présente sa candidature au 1er Secrétariat du PS – dont l'élection est prévue mi-novembre 2008 au Congrès de Reims – dans son « Appel du 18 mai » avec l'objectif d'animer un travail collectif pour rénover le parti, et préparer le programme qui pourra servir de tronc commun à toute la gauche et présenter l'Alternative crédible pour 2012. Si élu, il s'est engagé à s'exclure de la course présidentielle de 2012. Des primaires élargies pour élire le/la Présidentiable seraient organisées en 2011. Il est le premier signataire de la contribution "Besoin de gauche", qui rassemble Socialisme et Démocratie et Rénover Maintenant d'Arnaud Montebourg.

Lors de l'université d'été du PS à la Rochelle, le dernier week-end d'août, alors qu'il mise sur le ralliement de Martine Aubry notamment, il s'estime trahi par celle-ci et par Jean-Christophe Cambadélis, ceux-ci s'alliant à Laurent Fabius et souhaitant voir l'ancienne ministre prendre la tête du PS. Il choisit de s'allier à des « barons locaux », le maire de Lyon, Gérard Colomb, Jean-Noël Guérini, chef du PS dans les Bouches-du-Rhône et Manuel Valls, député-maire d'Évry (91).

Début septembre 2008, il se déclare « post-strausskahnien ». Fin septembre 2008, lors du dépôt des motions, les "barons locaux" de la Ligne Claire ayant décidé de rejoindre Ségolène Royal, Jean-Christophe Cambadélis et Arnaud Montebourg se déclarant soutenir la motion de Martine Aubry, il annonce au dernier instant qu'il rejoint Bertrand Delanoë. Après le congrès de Reims, suite au forfait de Delanoe, il ne donna pas de consigne de vote, ni envers Martine Aubry ni envers Ségolène Royal.

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Dominique Strauss-Kahn

Dominique Strauss-Kahn au meeting socialiste organisé au Zénith, le 29 mai 2007.

Dominique Strauss-Kahn (dit DSK), né le 25 avril 1949 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est un économiste et un homme politique français, membre du Parti socialiste (PS).

Le 28 septembre 2007, il est nommé pour cinq ans au poste de directeur général du Fonds monétaire international (FMI).

Dominique Gaston André Strauss-Kahn est le fils de Gilbert Strauss-Kahn et de Jacqueline Fellus d'origine Tunisienne. Issu d'une famille juive, il grandit à Agadir au Maroc, où il arrive en 1955. Il quitte le Maroc définitivement à la suite du tremblement de terre d'Agadir de 1960 , pour Monaco, puis Paris, où il entre au lycée Carnot. Il étudie ensuite à HEC et à l'Institut d'études politiques de Paris. Il est licencié en droit public, docteur en sciences économiques et professeur agrégé de sciences économiques. Il devient professeur d'économie à l'Université de Nancy 2 (1977-1980) puis à l'université de Nanterre (à partir de 1981) et à l'École nationale d'administration. Après un passage comme professeur à HEC, il a aussi enseigné la microéconomie et la macroéconomie à l'Institut d'études politiques de Paris.

En 1971, il travaille au Centre de recherche sur l’épargne, où il se lie d’amitié avec Denis Kessler (futur vice-président du MEDEF et à l'époque membre de l'extrême gauche). Ce dernier devient son assistant à Nanterre et ils écrivent ensemble, en 1982, L’épargne et la retraite.

Après un court passage au CERES de Jean-Pierre Chevènement au milieu des années 1970, il lie son destin à celui de Lionel Jospin. Ministrable en 1981, il choisit de servir le nouveau premier secrétaire du PS.

Il est professeur d'économie à Nancy II puis à Paris X (1978-1982), et dans le même temps consultant de l'ONU.

En 1982, il entre au Commissariat au plan, dont il devient commissaire-adjoint et chef du service financement.

En 1986, il est élu pour la première fois député de Haute-Savoie et réélu en 1988, mais dans le Val-d'Oise cette fois-ci. Il devient alors président de la Commission des finances. C'est à cette époque qu'il rencontre Paul Hermelin (futur directeur de cabinet à l’Industrie en 1991). Il est secrétaire national du PS, chargé des études et du programme (1986-1988), puis de l'économie et des finances (1988-1989) et professeur d'économie à Paris X-Nanterre (1986-1991). En 1991, François Mitterrand le nomme ministre délégué à l'Industrie et au Commerce extérieur dans le gouvernement d'Édith Cresson. Il conserve ce poste dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy, jusqu'aux élections législatives de 1993.

Les élections d'avril 1993 sont une grave défaite pour le Parti Socialiste, il perd son mandat de député, obtenant 48,78 % des voix obtenus au second tour contre Pierre Lellouche (51,21 %), dans la circonscription de Sarcelles et Garges-les-Gonesse.

En 1993, Michel Rocard décide de relancer le « groupe des experts du PS », créé par Claude Allègre, et lui en confie la présidence.

À la différence de nombre de députés désormais privés de mandat mais issus de la fonction publique (et pouvant y retourner), l'ancien ministre socialiste crée alors le cabinet DSK Consultants et exercera quelques temps le métier d'avocat d'affaires.

Il participe également au lancement du « Cercle de l’Industrie », créé en 1994, par Raymond Lévy, alors PDG de Renault. Il s'agit d'un cercle spécialisé dans la défense de l'industrie française à Bruxelles, dont il devient le vice-président et où il côtoie notamment des industriels comme Louis Schweitzer, ancien directeur de cabinet de Laurent Fabius et futur PDG de Renault, et Vincent Bolloré.

Élu maire de Sarcelles en juin 1995, il crée des emplois jeunes ou les zones franches, en vue de permettre un développement de l'emploi. C'est à partir de cette expérience, qu'il nourrira notamment le programme économique du Parti socialiste de Lionel Jospin, en remettant aussi au goût du jour l'idée portée par les syndicats CFDT et CGT de la réduction de la durée légale du travail à 35 heures.

Deux fois divorcé, il épouse en troisièmes noces Anne Sinclair, alors journaliste à TF1 et présentant l'émission politique dominicale Sept sur sept, et divorcée du journaliste Ivan Levaï. Elle renonce à son magazine hebdomadaire lorsque Dominique Strauss-Kahn est nommé ministre de l'Économie et des Finances, suite à la victoire de la gauche aux élections législatives de 1997. Il cède son mandat de maire à François Pupponi.

En 1997, Lionel Jospin, nouveau Premier ministre, le nomme ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie et Dominique Strauss-Kahn devient une pièce maîtresse du gouvernement. Les bons résultats de l'économie française, le retour de la croissance (forte en France à la fin du XXe siècle) et la baisse du chômage (avec environ 300 000 créations d’emplois dans le secteur marchand, l'année 1998 a été la meilleure pour l’emploi depuis 1969), font que Dominique Strauss-Kahn devient un poids lourd du gouvernement et du parti socialiste.

Cette position centrale au sein du gouvernement lui vaut d'être le chef de file des socialistes aux élections régionales de 1998 en Île-de-France, que la gauche remporte. Cependant, au cours de la campagne, affirmant ne pas vouloir troquer son mandat ministériel contre l'exécutif régional, c'est Jean-Paul Huchon qui est mis en avant et qui devient président du conseil régional.

Alors qu'il était à l'origine du programme économique du PS qui prévoyait la mise en place des 35 heures et des emplois jeunes, c'est à sa collègue, Martine Aubry, que Lionel Jospin confiera la mise en route de ce dispositif auquel elle était initialement hostile. Il exprimera toutefois quelques réserves sur la méthode de mise en place des 35 heures.

Dominique Strauss-Kahn réussit à imposer une baisse de la TVA sur les travaux de rénovation dans le bâtiment, ramenée à 5,5 %, afin de relancer l'activité du secteur ; la conjoncture favorable en Europe permet un redressement partiel des comptes budgétaires (déficit au-delà de 3% sous le gouvernement Alain Juppé) et permet à la France de rejoindre la zone euro.

Bien que le programme économique du Parti Socialiste dont il avait la charge y fût opposé, la France a dû, au tournant des années 1990-2000, se mettre en conformité avec les règlements adoptés par la Commission, le Conseil et le Parlement européens en matière de concurrence. Au cœur de cette période, au titre du Ministère des Finance et de l'industrie, Dominique Strauss-Kahn, comme tous ses prédécesseurs et ses successeurs à la tête de son ministère a eu à superviser des ouvertures du capital engagées de longue date comme celle de France Telecom, ou certaines privatisations d'entreprises publiques qui n'avaient plus vocation à rester dans le giron de l'État, après que celui-ci les eut remises sur pied au cours des seize années passées, depuis la vague de nationalisation de 1982. Ses détracteurs, en particulier dans la gauche antilibérale et parfois par opportunisme dans son propre parti, lui imputeront la responsabilités de « privatisations massives » qui en réalité étaient programmées de longue date, et ne pouvaient plus être repoussées sous peines de sanctions.

Il abroge la loi Thomas sur les fonds de pension et pose les fondements du Conseil d'orientation des retraites (COR), lequel verra le jour en 2000 alors qu'il aura quitté le gouvernement.

Dominique Strauss-Kahn tente d'organiser son influence au sein de son parti, mais s'il réussit à fédérer jospiniens et rocardiens au sein d'un courant politique dénommé Socialisme et démocratie, il peine, dans un premier temps, à transformer l'attraction qu'il exerce en réseau militant efficace et structuré, lui préférant les réseaux informels.

En plein élan, alors qu'il aura inspiré quelques unes des mesures les plus à gauche de la politique économique du gouvernement Jospin, notamment en tournant définitivement la page de la rigueur entamée en 1982, et que les résultats de sa politique économique sont remarqués (réduction des déficits publics et sociaux, baisse du chômage…), Dominique Strauss-Kahn fait l'objet d'une campagne médiatique visant à mettre en cause son rôle en tant que consultant, à une époque où il n'exerçait aucun mandat exécutif ni parlementaire national, dans des affaires judiciaires liées à l'exercice de la profession d'avocat (affaire de la Générale des Eaux, affaire de la MNEF et affaire Elf) entre 1993 et 1995.

Pour pouvoir se défendre et ne pas porter atteinte au gouvernement Jospin, il choisit de démissionner de son poste ministériel en novembre 1999. Après deux ans d'instruction, il sera finalement mis hors de cause par la justice, qui prononcera un non-lieu en novembre 2001. Il se représente lors d'une élection législative partielle et est largement réélu dans sa circonscription du Val-d'Oise.

Il sera remplacé au Ministère des finances et de l'Industrie par Christian Sautter (du 2 novembre 1999 au 27 mars 2000) puis par Laurent Fabius, ancien premier ministre, qui du 27 mars 2000 au lendemain de la défaite de Lionel Jospin dès le premier tour de la présidentielles du 21 avril 2002 mettra en veille les réformes structurelles entamées par ses prédécesseurs au ministère des finances, et infléchira la politique économique du gouvernement socialiste, dans un sens plus social-libéral, procédant notamment à des réductions d'impôts.

Alors que Jacques Chirac remporte l'élection présidentielle et que l'UMP dispose d'une majorité à l'Assemblée nationale, Dominique Strauss-Kahn est réélu député le 16 juin 2002, pour la législature (2002-2007), dans la 8e circonscription du Val-d'Oise. Mais il choisit de ne pas prendre part à la nouvelle direction du PS au congrès de 2003. Il est secrétaire national du PS (2002-2003), membre du bureau national du PS (2003-2005) ; secrétaire national du PS, chargé des élus (novembre 2005-juin 2007).

À la fin de l'année 2004, il réintègre la direction du Parti socialiste en étant chargé, avec Martine Aubry et Jack Lang, du projet socialiste pour 2007.

En parallèle, il cofonde le club de réflexion À gauche en Europe avec Michel Rocard et dont Marisol Touraine est aujourd'hui la présidente.

Il préside également avec Jean-Christophe Cambadélis le courant Socialisme et démocratie dans le Parti socialiste.

Dominique Strauss-Kahn anime un des premiers blogs d'homme politique national ; il fait figure de référence (et l'un des plus visités) en la matière dans le monde politique, avec celui d’Alain Juppé.

En mai 2005, il sort un DVD en faveur du « oui » au projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe. Dominique Strauss-Kahn s'investit de manière soutenue pour imposer le « oui de gauche ». À l'issue d'une campagne particulièrement animée, le « non » l'emporte en France à plus de 54%.

En 2006, le Parti socialiste organise des élections primaires pour choisir un candidat à l'élection présidentielle française de 2007. Dominique Strauss-Kahn se présente contre Laurent Fabius et Ségolène Royal. Il représente la sensibilité sociale-démocrate, et compte, parmi ses proches en politique, sur le soutien d'une équipe regroupant Pierre Moscovici, Jean-Christophe Cambadélis, Michel Destot, Catherine Trautmann, Alain Richard, Claude Evin, Jean-Paul Huchon, etc. Il bénéficie également du soutien de Michel Rocard et de Robert Badinter. Il est également soutenu par Socialisme et démocratie jeunes, la branche « jeunesse » de son courant également présente mais minoritaire (15 à 20 %) au sein du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) ; la présence de ces jeunes socialistes à ses côtés lui a été bénéfique, puisque dans les départements où ils sont présents, le score de DSK a presque toujours été supérieur à la moyenne nationale. Le 16 novembre 2006, il termine deuxième du vote des militants, avec 20,83 % des voix, contre 60,60 % pour Ségolène Royal.

Dès les résultats parus, Dominique Strauss-Kahn appelle à une rénovation du PS, vers une voie sociale-démocrate, à l'image du tournant pris par beaucoup de partis socialistes européens.

Aux élections législatives de 2007, il remet son mandat de député en jeu, notamment face à Jean-Michel Cadiot (UDF-MoDem) et Sylvie Noachovitch (UMP) dans la huitième circonscription du Val d'Oise (Arnouville-lès-Gonesse, Bonneuil-en-France, Garges-lès-Gonesse, Sarcelles (Canton Nord-Est), Villiers-le-Bel). En 2001 et 2002, l'ancien ministre PS y avait été mis en ballottage par Sophie Jacquest, qui se présentait sous l'étiquette UDF et avait obtenu un score de 45% au second tour.

Il est arrivé deuxième au 1er tour de l'élection législative de 2007, devancé de 90 voix par Sylvie Noachovitch (UMP), mais est élu au second tour avec 55,5 % des voix, obtenant ainsi son meilleur score dans cette circonscription.

Au sortir des législatives de juin 2007, il est un concurrent crédible face à Ségolène Royal pour la tête du Parti socialiste, dont le congrès est prévu en 2008.

Proposé par Jean-Claude Juncker et Romano Prodi, et finalement soutenu par la France et Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn est durant l'été 2007, le candidat de la France puis de l'Union européenne, pour briguer la direction générale du Fonds monétaire international. Ce soutien européen provoque le renoncement de Marek Belka, candidat soutenu par la Pologne.

Après une tournée mondiale des principales capitales, les États-Unis, la Chine et une importante majorité des pays d'Afrique lui donnent leur soutien, tandis que la Russie tente de contrer cette candidature en proposant Josef Tošovský, ancien Premier ministre tchèque, à ce poste. De même, les pays émergents, à travers une déclaration du G24, demandent à ce que soit revue la règle tacite de la nomination d'un Européen à la tête du FMI et le Financial Times dénonce vertement dans son éditorial du 28 août 2007 une tradition qui n'a plus lieu d'être.

En France, la candidature de Dominique Strauss-Kahn est également analysée dans la perspective de la stratégie d'ouverture politique du président Nicolas Sarkozy, et la question de son avenir sur la scène politique nationale a été posée.

Le 28 septembre 2007, Dominique Strauss-Kahn est nommé à la tête de l'organisation mondiale. Il prend ses fonctions le 1er novembre 2007. Entre temps il a démissionné de son poste de député du Val-d'Oise, le 19 octobre 2007.

Selon le journal L'Express, la rémunération annuelle de Dominique Strauss-Kahn en tant que directeur général du Fonds monétaire international, à Washington, est de 420 930 $ (nets d'impôt), soit 267 400 € auxquels s'ajoute une allocation de frais de 75 350 $, soit 47 800 € (total : 315 200 €).

Dominique Strauss Kahn a annoncé le 17 mai 2008, lors d'un dîner avec ses proches, qu'il envisage d'être candidat à l'élection présidentielle de 2012 et qu'il s'y préparait.

Le 18 octobre 2008, le Wall Street Journal révèle qu'une enquête interne a été ouverte au FMI pour savoir si Dominique Strauss-Kahn a fait preuve de favoritisme au sein de l'organisation. Le FMI suspecte dans cette affaire un éventuel abus de pouvoir de DSK en faveur de sa maîtresse, Nagy Piroska, ancienne responsable du département Afrique du Fonds. Dominique Strauss-Kahn a présenté publiquement ses excuses à son épouse Anne Sinclair, ainsi qu’au personnel du Fonds monétaire international (FMI) pour avoir fait « une erreur de jugement » en ayant une liaison avec une subordonnée, mais a nié tout abus de pouvoir.

Le 21 octobre, le Wall Street Journal précise que le FMI s'interroge, de plus, sur l'influence qu'aurait pu avoir Dominique Strauss-Kahn lors du recrutement d'une stagiaire dans le département de recherche du fonds.

Le même jour, le FMI dément tout favoritisme de Dominique Strauss-Kahn dans l'octroi d'un stage à une Française.

Le 22 octobre, Dominique Strauss-Kahn a mandaté son avocat afin de poursuivre judiciairement ceux qui relaieraient des « rumeurs malveillantes » dont il fait l'objet.

Le 25 octobre, le FMI publie un communiqué disculpant Dominique Strauss-Kahn à l'issue de l'enquête diligentée. Toutefois, le doyen du Conseil d'administration souligne que DSK a commis des actes « regrettables et reflétant une grave erreur de jugement  ».

Son conseiller personnel dans cette crise médiatique, est Ramzy Khiroun ( d' Euro RSCG), qui est aussi « depuis fin 2007, attaché de presse et porte-parole d'Arnaud Lagardère » selon le Canard enchaîné.

Pour Dominique Strauss-Kahn, la mondialisation n'est pas une malédiction. Elle est une chance. Seulement, il faut se donner les moyens de rester en tête en matière d'innovation et de créativité, pour permettre de garantir à tous les Français un niveau de vie élevé.

Dominique Strauss-Kahn assume le fait que la mise en place de telles actions suppose un certain niveau de fiscalité, ainsi qu’une économie en croissance. Pour lui, l’État doit donc mener une politique de relance à court terme, et l'investissement dans la haute valeur ajoutée à long terme.

Pour expliquer les difficultés actuelles de l'économie française, il souligne qu'il s'agit en partie d'une crise de l'offre, notamment le fait que l'économie française est spécialisée sur des secteurs de moins en moins protégés de la concurrence des pays en développement. Le remède passe donc en particulier par un investissement massif dans les nouvelles technologies et l'éducation.

DSK ne fait pas de la propriété publique de certaines entreprises un principe, bien au contraire. Ayant privatisé nombre d'entreprises lors de son passage au gouvernement Jospin, il a envisagé dans La Flamme et la cendre (2002) l'ouverture de capital d'EDF pour permettre des partenariats industriels. Il s'est depuis opposé à la privatisation d'EDF et de GDF en estimant qu'elles ne s'inséraient pas dans des schémas industriels, mais considère qu'en l'état des finances publiques, la renationalisation d'EDF ne doit pas constituer une priorité d'un futur gouvernement socialiste.

À l'image de sa pensée sur la mondialisation, Dominique Strauss-Kahn voit en l'Europe une chance, et non un handicap. Elle doit permettre de défendre les Européens et donc les Français. Il s'est prononcé en faveur du « oui » au traité établissant une constitution pour l'UE. Toutefois, il a tenu compte du choix des Français et entend leur proposer de nouvelles solutions.

Dominique Strauss-Kahn estime que le pacte de stabilité doit être réformé afin de limiter les politiques budgétaires contracycliques. Le mandat de la Banque centrale européenne doit être élargi pour mieux prendre en compte les objectifs de croissance et d'emploi. Il s'agit de mettre en place un mélange de politiques (policy mix) budgétaire et monétaire plus efficace. Il souhaite l'augmentation du budget européen, pour conduire une véritable politique industrielle européenne et financer l'innovation. les règles communautaires en matière de concurrence devraient être repensées.

Il pense par ailleurs que l’Europe doit aller jusqu’à inclure l’ensemble du bassin méditerranéen, notamment la Turquie, le Maghreb et Israël. C'est en facilitant le développement du bassin méditerranéen qu'il sera notamment possible d'apporter des solutions aux problèmes liés à l'immigration.

Il s'est positionné en faveur d'une refonte profonde du système universitaire. Celle-ci doit s'accompagner d'une augmentation très significative des moyens consacrés à l'enseignement supérieur. Constatant que le pourcentage d'une classe d'âge diplômé du supérieur est de 30 % en France contre 80 % en Corée du Sud ou en Suède et de 50 % aux États-Unis, Dominique Strauss-Kahn insiste avec force sur l'ampleur des changements à entreprendre.

Dominique Strauss-Kahn est un soutien de l'Initiative de Genève, plan de paix alternatif prévoyant la création d'un Etat palestinien au côté d'Israël.

Lors du conflit israélo-libanais de 2006, DSK a fait l’analyse que si Israël était effectivement agressé à partir du Liban, le rôle particulier du Hezbollah au sein de la société libanaise et son intérêt à maintenir la tension internationale ne devaient pas être négligé, non plus que son contrôle par l’Iran et par la Syrie. Il a donc préconisé l’instauration d’un cessez-le-feu, sur la base pour le Liban de la libération des otages détenus par le Hezbollah et du désarmement des milices et pour Israël d’une retenue quant à ses actes militaires. Il estimait que ce message devait être transmis aux « différentes parties prenantes », visant ainsi les États soutenant le Hezbollah.

Il a cependant refusé de séparer cette analyse de celle du conflit israélo-palestinien. Dans ce cadre, il enjoignait à Israël de cesser son action militaire au sein de la bande de Gaza et au Hamas de reprendre le processus politique de reconnaissance d’Israël et de négociation pacifique.

A terme, DSK estime que l’établissement d’une paix durable au Proche-Orient doit sans doute être envisagé dans la perspective de son inclusion au sein de l’Europe, processus politique capable d’apporter la stabilité politique et le développement économique nécessaires à cette région.

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Organisation communiste internationaliste

LOrganisation communiste internationaliste (ou OCI) a été fondée en 1965 à partir d'une scission du Parti communiste internationaliste datant de 1952.

En 1952, Michel Raptis dit « Pablo », qui dirige alors le Secrétariat international de la IVe Internationale, préconise une tactique d'entrisme en direction des organisations staliniennes au niveau mondial, dans la perspective d'une troisième guerre mondiale qu'il pense imminente, et dont il estime qu'elle va entraîner la radicalisation des PC.

La majorité de la section française s'oppose à cette politique, et autour de Pierre Boussel, dit « Lambert », Marcel Favre-Bleibtreu, Marcel Gibelin ou encore Michel Lequenne, est exclue. Elle se réduit progressivement à ce qu'on appellera le « groupe Lambert ».

Le 23 novembre 1953, il participe à la création du Comité international de la Quatrième Internationale (CI), qui deviendra (à la suite d'une scission), le Comité pour la reconstruction de la Quatrième Internationale (CORQI). En 1965, les progrès politiques et numériques réalisés par le groupe Lambert lui font proclamer l'OCI.

L'OCI, dissoute le 12 juin 1968 en même temps que les autres organisations d'extrême gauche, devient un temps l'Organisation trotskyste, puis obtient du Conseil d'État l'annulation du décret.

À la différence des autres partis et groupements qui se sont développés après 1968, l’OCI n’a jamais été mêlée aux mouvements féministes, écologistes, etc. En revanche, elle a longtemps été très influente au sein de syndicats tels que Force ouvrière (FO), la Fédération de l'Éducation nationale (FEN) ou encore l'Union nationale des étudiants de France (UNEF), dont elle a pris en charge la direction après la scission de 1968 et autour de laquelle se créera en 1981 l'UNEF-indépendante et démocratique.

Ses détracteurs définissaient cette organisation trotskiste comme ayant un fonctionnement secret et centralisé, soucieuse d’étendre son influence plutôt que de se faire connaître dans les médias. Des ex-militants(es) ont, par le passé, parlé de l'hermétisme de l'organisation (utilisation des pseudos, cloisonnement hiérarchique), de ses méthodes très autoritaires pratiquées dans le cadre du « centralisme démocratique » imposé à ses membres, de ses groupes d'études à pensée unique (les GER, groupes d'études révolutionnaires), du temps d'investissement important demandé à ses militants et de l'obligation de rendre compte de son activité politique.

L'OCI, quant à elle, s'est toujours défendu de ces attaques en parlant de la pluralité des idées, de droit de tendance, et faisant passer des communiqués de presse réguliers qu'elle disait boycottés par les médias.

Parmi ses dirigeants les plus influents ou les plus connus, on a compté, outre Pierre Boussel (Lambert), l'historien Pierre Broué, Stéphane Just, Gérard Bloch, Jean-Christophe Cambadélis (dit « Kostas », aujourd'hui au PS), ou encore Jean-Jacques Marie. Lionel Jospin en a été membre dans les années 1960 à une date indéterminée, postérieure à son entrée au Parti socialiste ; il l'a longtemps nié avant de devoir l'admettre après plusieurs articles de presse en 2001. Appartenant aujourd'hui à l'UMP, Jean-Paul Alduy, maire de Perpignan a également été membre de cette organisation.

En 1981, lorsque l'OCI a repris le sigle de Parti communiste internationaliste, son organisation internationale, le CORQUI, comptait au niveau mondial près de 10 000 militants et de très multiples ramifications dans le monde et en France.

Mais progressivement, après avoir été sur le plan numérique et organisationnel la principale organisation trotskyste au début des « années 1980 » en menant notamment une vigoureuse campagne pour le vote Mitterrand « dès le premier tour, pour chasser Giscard », les crises internes se succèdent.

Voulant capter les nombreuses désillusions qui se développent au sein du PS et du PCF, le PCI prend l'initiative, à partir de 1984, avec des militants socialistes et communistes ayant rompu avec leur organisation, d'un Mouvement pour un parti des travailleurs.

Mais le succès attendu ne vient pas.

En 1984, Stéphane Just en désaccord avec cette orientation est exclu avec plusieurs militants.

En 1986, Jean-Christophe Cambadélis emporte près de 400 militants dont l'essentiel de l'équipe dirigeant le syndicat étudiant UNEF-ID, avec son président Philippe Darriulat, au Parti socialiste. Cette scission anéantit l'influence du PCI dans les universités.

En 1989, c'est le grand historien du trotskysme Pierre Broué qui est exclu avec plus d'une centaine de militants.

En 1991, c'est le tour d'André Langevin rédacteur en chef de l'hebdomadaire Informations ouvrières d'être exclu avec un groupe de militants.

En 1992, quatre membres du comité central dont Pedro Carrasquedo, sont exclus avec plus de 150 militants.

La même année, le PCI avait été dissout et transformé en Courant communiste internationaliste au sein du Parti des travailleurs.

L'organisation a longtemps édité un hebdomadaire Informations ouvrières (repris aujourd'hui par le Parti des travailleurs), ainsi qu'une revue théorique, La Vérité.

L'influence politique de ce courant est aujourd'hui faible, même si elle reste très importante dans les milieux syndicaux et particulièrement au sein de la confédération FO mais aussi dans la CGT. Sans conteste, il regroupe encore quelques milliers de militants.

En 1988 et en 2002, il a été capable de rassembler plus de 500 signatures de maires pour présenter un candidat à l'élection présidentielle. Mais alors que les organisations trotskystes gagnaient une audience inédite lors de l'élection présidentielle de 2002, le candidat du PT réalisait un score insignifiant.

Généralement, depuis 1988, le PT n'appelle plus à voter pour d'autres formations politiques de gauche lorsqu'il ne présente pas de candidat, et n'appelle pas à voter pour le candidat de gauche au second tour contre la droite.

Le principal dirigeant de ce courant politique est aujourd'hui Daniel Gluckstein.

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Union nationale des étudiants de France

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L'Union nationale des étudiants de France (Unef) est une organisation étudiante représentative fondée en 1907 (cf. Histoire de l'Union nationale des étudiants de France). Tout comme les autres syndicats étudiants, elle a pour but de permettre aux étudiants d'exprimer leur opinion sur la gestion des infrastructures universitaires, que ce soit la recherche, la restauration universitaire, les logements étudiants, ou encore les problèmes de discrimination.

Elle est présente dans la majorité des universités de France. Après une scission durant les années 1960, durant laquelle plusieurs organisations portent le nom Unef, l'Unef est refondée en 2001 en réunissant une partie des deux organisations revendiquant ce nom. Hormis les trois décennies suivant la scission de 1971, l'Unef est depuis près d'un siècle presque incontournable pour les questions étudiantes. Elle est reconnue comme représentative.

Son actuel président est Jean-Baptiste Prévost, étudiant à Sciences Po et à Paris I et membre de la Tendance majorité nationale.

Une Association générale d’étudiants (AGE) est une section locale de l'Unef. En région parisienne il y a une AGE par université (AGE de Paris 1, AGE de Versailles-Saint-Quentin, etc.) alors que dans le reste de la France il y a une AGE par ville universitaire (AGE de Lyon, AGE de Caen, etc.), à quelques exceptions près (AGE d'Aix-Marseille, AGE de Lorient-Vannes).

Une AGE peut regrouper différents Comités d'action syndicale (CAS), en général un par site universitaire.

Les AGE sont dirigées chacune par un bureau composé d'un président, d'un secrétaire général et d'un trésorier élus tous les deux ans par le Congrès local, au cours duquel les adhérents de l'AGE choisissent l'orientation de l'Unef en votant sur les différents textes proposés par les tendances.

L'Unef est composée de 58 AGE, souvent représentatives d'une ville (sauf sur Paris et la région parisienne). Chaque AGE appartient à une tendance, qui est déterminée par un vote sur des motions lors des congrès locaux d'AGE.

L'organe souverain de l'Unef est le Congrès national qui se réunit tous les deux ans (le dernier a eu lieu à Lille en mars 2007). Les délégués qui composent le Congrès sont élus par les congrès locaux, qui ont lieu dans chaque AGE avant le Congrès national, à la proportionnelle des scores réalisés par les textes d'orientation proposés par les tendances.

Le Congrès national élit à son tour une Commission administrative à la proportionnelle des différentes tendances. C'est cette Commission administrative qui élit le Bureau national.

Entre deux Congrès nationaux, c'est le Collectif national (composé de la Commission administrative et des présidents d'AGE) qui fait office de « parlement » du syndicat en appliquant l'orientation adoptée en Congrès.

Le Bureau national est l'organe exécutif de l'Unef. Il applique les décisions du Congrès et du Collectif national et assure le lien entre les AGE.

Le Bureau national est composé d'une trentaine de membres issus des différentes tendances. C'est en son sein que siègent le président, le vice-président, le secrétaire général et le trésorier national.

La Commission de contrôle est élue par le Congrès. Elle veille à la bonne application des statuts et du règlement intérieur de l'Unef.

L'Unef reconnaît la possibilité pour ses adhérents de se regrouper en « tendance ». Le but d’une tendance, est de proposer une orientation syndicale qu’elle pourra défendre à l’intérieur de l’Unef. Pour avoir une existence officielle, une tendance doit être soutenue par au moins trois présidents d’AGE dans deux académies différentes. Lors des congrès, chaque tendance présente un texte d’orientation sur lequel les adhérents de l’Unef doivent se prononcer. Le résultat de ce vote détermine l’orientation du syndicat que chacun devra respecter en externe quelles que soient ses opinions et permet la répartition à la proportionnelle des postes dans les instances nationales et locales.

Son actuel président est Jean-Baptiste Prévost, membre de la Tendance majorité nationale. Il a succédé à Bruno Julliard le 8 décembre 2007.

Les anciens de l'Unef sont regroupés dans une association qui regroupe les anciens de l'Unef d'avant la scission, elle envisage de s'ouvrir aux anciens des deux Unef (US puis ID, et Renouveau puis SE), et éventuellement de l'Unef réunifiée.

Depuis un siècle d'histoire, l'Unef a vu passer de nombreuses personnalités.

Au cours de son histoire, l'UNEF a connu de nombreuses évolutions dans ses rapports aux partis politiques. Entre 1946 (Charte de Grenoble) et les années 1950, l’association se transforme en un véritable syndicat étudiant. Dès lors, divers partis vont, selon les périodes, être tentés de peser sur cette organisation étudiante du fait de son importance.

Après 1968, l'UNEF, très affaiblie, est clairement divisée en trois tendances, chacune dirigée par un groupe politique. Le Bureau national est formé de membres du PSU. Les deux minorités, Renouveau et Unité syndicale, sont dirigées l'une par des communistes, l'autre par des trotskistes lambertistes. En 1971, la direction PSU renonce au syndicalisme étudiant et se retire, laissant face à face les deux tendances oppositionnelles. Chacune convoque alors un congrès : il y a désormais deux UNEF, chacune se prétendant la vraie. On prend l'habitude de les distinguer par les noms des anciennes tendances : l'UNEF Renouveau (ou UNEF-RE) et l'UNEF Unité syndicale (ou UNEF-US).

L’UNEF dite Renouveau puis SE (Solidarité étudiante), a constamment eu des dirigeants membres du Parti communiste alors que l’Unef-ID (Indépendante et démocratique), issue de l'union de l'Unef-US et de divers organisations étudiantes est d'abord dirigée par des étudiants lambertistes qui suivent Jean-Christophe Cambadélis au Parti socialiste en 1986. La crise de 1993 (une partie des dirigeants jusque-là cambadélistes de la majorité reprochant au président, P. Campinchi, d'avoir mis l'Unef-ID au service du ministère Jospin) conduit à un partage de la direction puis à l'élection au congrès de 1994 d'une direction proche de la Gauche socialiste de Julien Dray.

Selon la direction actuelle de l'UNEF, en 2001, la réunification entre l'Unef-ID et une petite partie de l'UNEF dite SE a élargi l'audience du syndicat, lui permettant de distendre ses liens avec les partis politiques. L'explosion de la Gauche socialiste en 2002 a consacré la rupture définitive entre la direction de l'UNEF et Julien Dray.

L'ancien président de l'UNEF, Bruno Julliard, a été responsable du mouvement des jeunes socialistes en Haute-Loire jusqu'en 2003. Plusieurs membres du Bureau national ont signé le texte NPS présenté au congrès du Mans par Vincent Peillon, Arnaud Montebourg, Benoit Hamon et Henri Emmanuelli. Dans une interview publiée sur le site du CME (Conservatoire des mémoires étudiantes), Pascal Cherki, ancien de l'UNEF-ID et de SOS-Racisme, actuel adjoint au maire de Paris et dirigeant du NPS, revendique son rôle dans la rupture de l'UNEF avec Julien Dray et la mise en place d'une nouvelle direction.

Par ailleurs, des membres des Jeunesses communistes révolutionnaires (organisation de jeunesse de la LCR) militent également à l'UNEF où, comme au sein de l'UNEF-ID, ils se retrouvent pour la plupart dans une tendance minoritaire (actuellement la TUUD). Depuis 2001, des militants du Parti communiste français se retrouvent également au sein de l'UNEF, dans différentes tendances, ainsi, mais plus rarement, que des Verts, lesquels se dirigent plus facilement vers Fac verte.

La question de l'influence de l'appartenance politique de ses membres sur le syndicat reste posée. Les adversaires de l'UNEF ont toujours dénoncé son inféodation à des organisations politiques. Entre 1971 et 2001, chacune des deux UNEF dénonçait l'autre comme au service d'un groupe politique.

Globalement, les militants de l’UNEF ne se réclament pas de l’apolitisme, qui leur semble être la porte ouverte au corporatisme, mais de l’indépendance politique. Ce choix leur permet d'affirmer que les décisions de l'UNEF se prennent en son sein, et non pas sous l'influence d'une organisation politique. Ils peuvent ainsi élargir leur horizon de réflexion, s’ouvrir à l’ensemble de la société et par conséquent de ne pas s’enfermer dans le cadre du monde universitaire. L’UNEF se veut donc indépendante des partis politiques afin de pouvoir conserver son aptitude à fournir des réponses à toutes les problématiques étudiantes et sociales, sans qu'un positionnement politique partisan ne vienne limiter le débat et ses moyens d'action.

Au cours de son histoire, les différentes Unef ont participé à la création de nombreuses structures de la vie étudiante, parmi lesquelles notamment la FSEF, la MNEF, la LMDE, l'ESIB, la FERUF, l'UCEF,...

L'Unef a un rôle de représentation des étudiants dans les instances locales et nationales.

L'Unef est en 2008 la première organisation étudiante au CNESER avec 5 élus sur 11, devant la FAGE, PDE, l'UNI la Cé et les autres organisations sans élu national (FSE, SUD Étudiant, EMF…).

Au CNOUS, elle est la première organisation étudiante au CNOUS avec 4 élus sur 8.

Dans les instances locales (Conseils centraux d'Université, Conseils d'UFR, et Conseils d'Administration des CROUS), l'Unef a aussi un grand nombre d'élus, ce qui lui permet -entre autres- d'obtenir de nombreux locaux dans les Universités. Elle est l'organisation la mieux représentée dans ces conseils, comme en témoignent les résultats des dernières élections au CNESER de 2008 (voir plus haut).

L'Unef demande la mise en place d'un nouveau plan social étudiant, qui succèderait à celui qui s'est clos en 1997, c’est-à-dire une série de mesures sociales destinées aux étudiants, pour remédier à la situation difficile à laquelle beaucoup d'entre eux sont confrontés (problème de logement, obligation de se salarier pour financer ses études,…).

Ce plan social comprendrait l'accélération de la construction et de la rénovation des cités U, l'accès des étudiants étrangers au système français d'aides sociales, l'augmentation immédiate du nombre et du montant des bourses, en attendant une refonte du système actuel et la mise en place de l'allocation d'autonomie.

Revendication majeure de l'Unef depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'allocation d'autonomie, telle qu'elle est conçue aujourd'hui par la majorité de l'Unef, devrait être universelle (accordée à toute personne en contrepartie d'un projet de formation, éventuellement avec une limite d'âge à condition de prévoir les cas de reprise d'études) et individualisée (elle ne tiendrait compte que de la situation propre de l'étudiant, et non plus celle de ses parents comme pour le système actuel) : ses revenus, s'il habite encore chez ses parents, etc. Chaque étudiant serait alors tenu de faire une déclaration individuelle de ses revenus.

Cette revendication part du constat qu'aujourd'hui l'enseignement supérieur s'est plus massifié (il y a plus de 2,2 millions d'étudiants) que réellement démocratisé : l'échec reste très fort en premier cycle. Les Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles ("CPGE") peuvent être considérées comme des voies de contournement des premiers cycles de l'Université, de même que des filières courtes réputées sélectives comme les IUT, où l'encadrement est plus important qu'en premier cycle universitaire "classique" et les taux de réussite bien plus élevés. Les étudiants issus d'un milieu modeste ont beaucoup moins de chance que les autres d'obtenir un diplôme de l'enseignement supérieur, mais il faut toutefois noter que l'influence du milieu d'origine s'exerce bien avant l'entrée dans l'enseignement supérieur.

L'Unef avance plusieurs propositions pour permettre cette démocratisation de l'enseignement supérieur: la fin de la division entre Grandes Ecoles et Universités, la multiplication des cours en petits groupes et des TD face aux cours magistraux, une plus grande interdisciplinarité des cursus permettant des changements de filière pour limiter les erreurs d'orientation,…

L'Unef a participé aux négociations sur la loi Pécresse et, après avoir obtenu (avec les autres organisations étudiantes) l'absence de la sélection à l'entrée en master 1 et le contrôle national des frais d'inscriptions, l'association a jugé le texte « équilibré ». Toutefois, l'Unef a jugé à la rentré que Valérie Pécresse n'avait pas tenu ses promesses budgétaires, dénonce "un budget en trompe l'œil" qui pousserait les universités à se tourner vers le privé, et appelé à prendre part au mouvement contre la loi. Selon certains journalistes, elle ne souhaite pas se laisser déborder par des organisations plus radicales.

L'Unef prône l'adoption d'une charte des examens garantissant un certain nombre de droits aux étudiants. Elle permettrait notamment de garantir l'anonymat des copies et la session de rattrapage, de supprimer toute note éliminatoire, ou encore d'autoriser l'étudiant à faire appel de la décision des jurys d'examen.

La notion d'égalité des droits se distingue de celle d'égalité des chances. L'égalité des chances suppose que chacun a les mêmes chances de réussir au départ alors que l'égalité des droits doit permettre de donner à tous la possibilité de le faire, et donc de corriger en permanence les inégalités. L'Unef s'oppose notamment aux frais d'inscriptions progressifs qui modulent les frais d’inscription en fonction du revenu des étudiants (un procès contre Sciences-Po, l'Institut d'Etudes Politiques, fut intenté sur ce point) car ils brisent cette égalité entre les étudiants.

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Source : Wikipedia