Jean Tigana

3.3826429980447 (507)
Posté par rachel 29/03/2009 @ 16:11

Tags : jean tigana, entraineurs, football, sport

Dernières actualités
Jérôme De Bontin garde un souvenir mitigé de son passage à Monaco ... - Football.fr
Mais ce sont les mêmes qui critiquaient Arsène Wenger, Jean Tigana, Claude Puel, Didier Deschamps et Jean-Louis Campora. Venant des Etats-Unis, j'ai eu du mal à comprendre ce comportement. Les joueurs se sont souvent plaints de l'environnement hostile...
Stéphan: «C'est Didier le boss» - L'Equipe.fr
J'avais beaucoup apprécié l'expérience vécue avec Jean Tigana à Istanbul et cela me plaît de revenir au terrain pour relever ce challenge. Didier est une grande personnalité du foot. On a un bel héritage puisque cette équipe a fini deuxième....
Man Utd: Ferguson craignait l'Inter - Europe1
L'Ecossais a reçu les hommages de l'ancien international français Jean Tigana, qui a côtoyé Ferguson il ya quelques semaines. En plus de faire l'éloge du technicien, Tigana a livré une anecdote intéressante à son sujet: "Je l'adore....
Football : Christian Gourcuff reste à Lorient - maville.com
Interrogés sur l'arrivée d'un nouvel entraîneur à La Jonelière, les internautes de Nantes.maville.com plébiscitaient en effet Christian Gourcuff (80 % d'entre eux pour 1111 votes), loin devant Guy Lacombe, Jean-Louis Garcia ou Jean Tigana (cliquer ici)...
Le foot français, une passion africaine - Slate.fr
«Je me souviens qu'à l'époque où il évoluait en tant que junior aux Girondins, Jean Tigana (footballeur français d'origine malienne) était notre modèle. C'était une telle référence qu'il arrivait que plusieurs joueurs d'un même club portent le surnom...
Nice cherche le bon successeur à Antonetti - RMC.fr
Pour le remplacer, les dirigeants et actionnaires du club azuréen ont exploré plusieurs pistes : Guy Lacombe, Paul le Guen, Francis Gillot, Laurent Banide, Ricardo, Frédéric Hantz, Jean Tigana ou encore Alain Boghossian. Mais aujourd'hui, Nice aurait...
Turquie: Le Besiktas remporte la Coupe - Sports.fr
Dans le derby stambouliote, qui opposait mercredi le Besiktas à Fenerbahçe en finale de la Coupe de Turquie, c'est l'ancien club entraîné par Jean Tigana qui l'a emporté (4-2). Un doublé de Bobo (73e et 80e), additionné à des buts de Simsek (27e) et...
Jean Petit réaffirme sa candidature - Asmfoot
Jean Petit, adjoint notamment des Wenger, Tigana, Puel ou encore Deschamps, a ensuite argumenté pour sa candidature, faisant notamment comprendre que sa nomination pourrait faire gagner du temps : « Je connais tous les joueurs....

Jean Tigana

Jean Tigana, né le 23 juin 1955 à Bamako (Mali), est un ancien footballeur français, reconverti aujourd'hui en tant qu'entraîneur.

Né au Mali, Jean Tigana arrive en France à Marseille à l'âge de trois ans avec ses parents. Il découvre le football au SO Caillols (quartier de Marseille) où passera plus tard un certain Éric Cantona.

Milieu de terrain fin et technique, Jean fait ses premiers pas en championnat de France au Sporting Toulon en 1975. En 1978, il est repéré par l'entraîneur de l'Olympique lyonnais Aimé Jacquet qui le fait venir. Il y restera trois années avant de rejoindre les Girondins de Bordeaux et de retrouver de nouveau son mentor de Lyon Aimé Jacquet en 1981. C'est avec Bordeaux qu'il remportera ses premiers trophées. En même temps, l'équipe de France fait appel à lui, il fait ses débuts internationaux le 23 mai 1980 contre l'U.R.S.S. (défaite 1-0), puis lors de la brillante coupe du monde de 1982 il devient alors titulaire avec la sélection, la France atteindra les demi-finales (éliminé aux tirs aux buts par l'Allemagne).

En 1984, il contribue grandement à la victoire de l'Euro 1984 qui se déroule en France. Travailleur infatigable, il entre dans la légende du football français au cours d'une demi finale face au Portugal quand après une longue chevauchée solitaire, il offre le but de la victoire à Michel Platini dans les derniers instants de la prolongation. Il compose alors le fameux Carré magique avec Michel Platini, Alain Giresse (avec qui il est partenaire en club) et Luis Fernandez.

Parallèlement à Bordeaux, il permet au club de remporter trois championnats de France (1984, 1985 et 1987), deux coupes de France (1986 et 1987) et d'atteindre une demi finale de Coupe d'Europe des clubs champions en 1985 opposé à la Juventus de Turin de son ami Michel Platini.

Il décide en 1986 de prendre sa retraite internationale à l'issue de la coupe du monde durant laquelle la France terminera troisième, mais deux ans plus tard le sélectionneur (Michel Platini) le convainc d'honorer une ultime sélection face à la Yougoslavie le 19 novembre 1988 (défaite 3-2).

Enfin en 1989, il quitte Bordeaux pour l'Olympique de Marseille de Bernard Tapie et de nouveaux challenges, il remporte deux nouveaux titres de championnats de France (1990 et 1991) avant de mettre un terme à sa carrière de footballeur.

A l'âge de 35 ans, Tigana met fin à sa carrière de joueur, mais ne quitte pas pour autant le milieu du football, puisqu'il débute une carrière d'entraîneur.

Tout d'abord il s'engage à l'Olympique lyonnais en 1993 pour deux saisons, après une brillante place de vice-champion en 1995 derrière le FC Nantes , l'AS Monaco fait appel à lui. Bonne inspiration de ce club qui devient champion de France en 1997 et atteint les demi finales de Ligue des Champions face à la Juventus en 1998, Jean Tigana s'appuie sur des joueurs de valeur (Fabien Barthez, Enzo Scifo) et n'hésite pas à lancer de jeunes joueurs comme Thierry Henry ou David Trezeguet. Il restera 4 années sur le rocher monégasque avant d'être démis de ses fonctions en 1999.

Un an plus tard, il traverse la Manche pour rejoindre le club londonien du Fulham FC qui végète en deuxième division. Après avoir réussi à le faire monter en Premier League et à s'y maintenir en partie grâce à un budget financé par le milliardaire Mohamed Al-Fayed, il partira du club en avril 2003.

Après un an et demi loin des terrains, il s'engage au Beşiktaş en octobre 2005, l'un des trois grands clubs d'Istanbul. Le 14 mai 2007 il abandonne son poste d'entraineur de Besiktas en conflit avec ses dirigeants et décide de se retirer provisoirement du monde du football. Au printemps 2008, il fut pressenti (autant que Didier Deschamps) par certains spécialistes, comme éventuel remplaçant de Domenech à la tête de l'équipe de France après l'Euro 2008.

En 1998, il deviendra agent de joueurs FIFA , il travaillera avec son collaborateur Richard Bettoni. Mis en cause dans plusieurs dossiers par la justice Française , Tigana quittera la fonction d'agent et sa licence lui sera définitivement retirée par la FFF et FIFA en 2006 .

En haut



Championnat de France de football

Logo de la Ligue 1 (2008).svg

Le championnat de France de football, dénommé Ligue 1 depuis 2002, est une compétition annuelle mettant aux prises les vingt meilleurs clubs de football en France. La première journée de l'édition inaugurale s'est tenue le 11 septembre 1932. Nommé « National » en 1932-1933, le championnat prend le nom de « Division 1 » de 1933 à 2002 avant d'être rebaptisé « Ligue 1 » durant l'été 2002. L'Olympique lyonnais est le tenant du titre depuis 2002 ce qui est un record (7 titres consécutifs). L'AS Saint-Étienne reste toutefois le club le plus couronné avec dix titres de champion de France professionnel.

Le football français résiste au professionnalisme jusqu'en 1930. En juillet de cette année, le Conseil national de la Fédération française de football se prononce par 128 voix contre 20 (Paris, Alsace et Auvergne) et 1 abstention (le président Jules Rimet) pour la mise en place du professionnalisme en France. Les pères fondateurs du professionnalisme français sont Georges Bayrou, Emmanuel Gambardella et Gabriel Hanot. Il est mis en application en 1932.

La Fédération décide de limiter le statut professionnel à une élite restreinte. Elle met alors en place un championnat national à vingt clubs. Eux seuls pourront évoluer sous statut professionnel en 1932-1933. La Fédération édicte trois règles pour limiter le nombre des candidatures au statut professionnel : avoir eu des résultats probants par le passé, avoir des recettes guichets suffisamment importantes pour équilibrer les finances et recruter au moins huit joueurs sous statut professionnel. Certains clubs refusent par principe le statut professionnel : les trois clubs strasbourgeois, le RC Roubaix, Amiens SC et de nombreux clubs parisiens dont le Stade français refusent ainsi de se porter candidat. Dans d'autres clubs, la tension est telle que l'on doit jouer sur des artifices pour permettre a certains clubs d'accéder à ce statut. Au Racing Club de France, historiquement hostile au statut pro, il n'est ainsi pas question de se fourvoyer. L'équipe fanion du RCF est alors rebaptisée Racing Club de Paris, et pose sa candidature au statut professionnel sous ce nom. L'Olympique Lillois est également en pointe dans le refus au statut pro, mais pas pour des raisons de morale. La hantise de président Henri Jooris, également président de la puissante Ligue du Nord, est le passage de sa Ligue au rang d'une sorte de Division 2. Les voisins lillois du SC Fives n'ont pas ces scrupules et furent candidats. Certains joueurs lillois commencent même à signer des contrats professionnels avec Fives. Pour stopper l'hémorragie, Jooris est contraint de présenter Lille au statut professionnel. Même le Stade rennais hésite à franchir le pas du professionnalisme alors que le club fait figure de club en pointe à ce sujet. À la surprise générale, le comité directeur repoussa cette possibilité par vote par 73 voix contre 20. Il faut que les supporters promettent de renflouer les caisses en cas de déficit pour que le club rennais s'engage finalement chez les pros. Si les dirigeants des clubs du Nord du pays apparaissent globalement hostiles à cette évolution, ce n'est pas le cas dans le Sud et de très nombreux clubs n'hésitent pas à poser leur candidature. Le Sud-est hérite ainsi à lui seul de près de la moitié des autorisations (neuf sur vingt). Un an plus tard, une Division 2 est mise en place et quelques clubs réticents en 1932 acceptent de franchir le Rubicon, Strasbourg, Amiens et le RC Roubaix notamment.

Cinq clubs se partagent les sept premiers titres attribués : le FC Sochaux et le FC Sète en gagnent deux chacun tandis le RC Paris, l'Olympique de Marseille et l'Olympique Lillois doivent se contenter d'un seul. Ces cinq formations constituent de 1932 à 1939 la colonne vertébrale du championnat.

Les joueurs britanniques, bien sûr, mais aussi ceux originaires d'Europe centrale (Autriche au premier chef) sont nombreux à rejoindre les clubs français désormais professionnels qui comptent ainsi dans leurs rangs quelques-uns des meilleurs joueurs de la planète. Citons ici Rodolphe Hiden, André Abegglen et Larbi Ben Barek. Côté français, Roger Courtois et Jean Nicolas sont les joueurs les plus en vue.

Miné par des problèmes financiers inhérents au passage au professionnalisme et à la multiplication des longs déplacements, la guerre fauche le football professionnel alors seulement âgé de 7 ans. Un « effet Coupe du Monde » avait même été noté depuis le mondial français de 1938, laissant présager d'un avenir radieux.

Les championnats de 1939 à 1945 sont dits « Championnats de guerre ». Par convention, ces titres ne figurent pas au palmarès des clubs. En effet, entre 1939 et 1945, la France du football fut entravée par la guerre : les combats, le gouvernement de Vichy, les bombardements puis le désordre des premiers mois de la Libération furent d'authentiques freins à la mise en place d'un championnat digne de ce nom. Il est vrai que le championnat de la « drôle de guerre » ne fut jamais achevé, tandis que ceux de 1941, 1942 et 1943 couronnèrent un champion au Nord, un autre au Sud. En 1944, les équipes régionales du régime de Vichy sont à l'œuvre. La confusion de la saison de la Libération et l'impossibilité pour les clubs de l'Est d'y prendre part (combats obligent) expliquent le reclassement de cette compétition comme le dernier des « championnats de guerre ».

La refonte de la Division 1 est le sujet numéro 1 de l'été 1945. Qui repart ? Et à quel titre ? Certains clubs ont fusionné pendant la guerre : Lille et Fives d'une part, les deux Roubaix et Tourcoing d'autre part. Des places se libèrent, d'autant que l'élite passe de 16 à 18 clubs. On se réfère ainsi aux résultats du dernier championnat pour admettre directement en D1 les clubs de Lyon, Bordeaux et Reims. Reims (4e du groupe Nord) est préféré à Clermont (4e du groupe sud) en raison de ses bons résultats durant les saisons de guerre.

Le LOSC du président Louis Henno est le grand club de l'immédiate après-guerre. Les Lillois enlèvent deux titres et collectionnent les deuxièmes places. L'équipe surprise est également originaire du Nord. Le CORT Roubaix remporte en effet à la surprise générale le titre en 1947 avec quatre points d'avance sur une valeur montante du football français : le Stade de Reims.

Les autres clubs titrés sont les Girondins de Bordeaux qui s'appuient sur une défense imprenable en 1950, et l'Olympique de Marseille qui s'impose au « finish » devant Lille et Reims en 1948. Emmené par le brillant Brésilien Yeso Amalfi en 1950-51, l'OGC Nice est le premier club a remporter deux titres consécutifs. Yeso part pour l'Italie après le premier titre, mais les Aiglons signent un doublé coupe-championnat en 1951-52.

Sous la conduite d'Albert Batteux depuis 1950, le Stade de Reims s'impose comme l'équipe vedette du championnat en s'appuyant sur des joueurs comme Raymond Kopa (1951-56), Robert Jonquet (1942-60), Armand Penverne (1947-1959) et Just Fontaine (1956-62) notamment. Face à l'armada rémoise, Nice, Saint-Étienne et Monaco parviennent à s'imposer. Le premier titre stéphanois est acquis en 1957 avec quatre points d'avance sur le RC Lens. Les meilleurs Verts de cette époque étaient Claude Abbes, Kees Rijvers, Rachid Mekloufi et Eugène N'Jo Léa sous la direction de Jean Snella. Parmi les grands de cette époque il y a aussi le Nîmes Olympique, mené par le buteur Hassan Akesbi et l'entraîneur Kader Firoud, qui échouera régulièrement dans le trio de tête sans jamais arriver à décrocher le graal.

Nice et Monaco signent deux titres chacun durant cette époque. Les principaux artisans de ce succès furent les entraineurs Luis Carniglia puis Jean Luciano à Nice et Lucien Leduc à Monaco.

Le départ de Raymond Kopa pour le Real Madrid en juin 1956 est un crèvecoeur pour les supporters français. Il ne fut toutefois le premier à opter pour l'étranger et son exemple resta isolé. Just Fontaine aurait pu partir jouer au Brésil en fin de carrière, mais une blessure mis fin à ses exploits sur les terrains plus tôt que prévu.

Le FC Nantes accède en D1 en 1963 et remporte le titre dès sa deuxième saison parmi l'élite. Le jeu à la nantaise prôné par José Arribas qui s'appuie avant tout sur la vitesse et le collectif est un digne héritier du football champagne du grand Stade de Reims. Saint-Étienne s'avère le seul club capable de rivaliser avec les canaris nantais et les matchs Nantes-Sainté seront, vingt ans durant, les sommets de la saison. Entre 1963 et 1983, les Verts enlèvent neuf titres et Nantes six, ne laissant que des miettes aux autres clubs. L'OM du président Marcel Leclerc parvient a connaitre deux sacres consécutifs (1971 et 1972) et le RC Strasbourg de l'entraîneur Gilbert Gress accroche le titre en 1979. L'AS Monaco enlève deux titres en 1978 et 1982. Outre ces clubs couronnés, Bordeaux collectionna les deuxièmes places.

La course au titre de meilleur buteur de la saison 1970-1971 fut l'un des grands moments de cette période. Le Marseillais Josip Skoblar remporte finalement le titre avec 44 buts inscrits en 38 matchs devant le Stéphanois Salif Keita, 42 buts. À l'image des 13 buts inscrits en phase finale de Coupe du monde par Just Fontaine en 1958, ce record de 44 buts sur une saison apparait comme inaccessible, même pour des buteurs en série comme l'Argentin Carlos Bianchi qui plafonne à 37 buts en 38 matchs en 1977-78. Autres grands buteurs de ces années : Philippe Gondet (36 buts en 1965-66), Bernard Lacombe (255 buts de 1970 à 1987), Hervé Revelli (216 buts de 1966 à 1975) et Delio Onnis (299 buts de 1972 à 1986), notamment.

Deux générations de joueurs se succèdent sur ces vingt saisons. Robert Herbin, Jean-Claude Suaudeau et Gilbert Gress réussissent ainsi comme joueur avant de devenir des entraîneurs de talent. Côté joueurs chez les Verts on notera Rachid Mekloufi et Robert Herbin puis Jean-Michel Larqué, Christian Lopez, Dominique Bathenay, Georges Bereta, Hervé Revelli et Dominique Rocheteau sans oublier le gardien yougoslave Ivan Curkovic et le stoppeur Oswaldo Piazza. À Nantes, on citera Henri Michel, Maxime Bossis, Jean-Paul Bertrand-Demanes, Philippe Gondet, Bernard Blanchet et José Touré. Côté entraîneurs à Nantes, José Arribas, Jean Vincent et Jean-Claude Suaudeau inscrivent le club de Loire-Atlantique dans une continuité. Michel Platini, Alain Giresse, Jean-Marc Guillou, Jean-Michel Larqué et Safet Susic brillèrent particulièrement au poste de milieu de terrain offensif tandis que Luis Fernandez et Jean Tigana s'illustrèrent en milieu défensif. À l'arrière, outre les défenseurs stéphanois et nantais déjà nommés dans ce chapitre, on citera Marius Trésor, Roger Lemerre, Jean Djorkaeff, Bernard Bosquier et Manuel Amoros. Chez les gardiens de but, citons Georges Carnus, Dominique Baratelli, André Rey, Jean-Luc Ettori, Joël Bats et Bruno Martini.

Contrairement à la D2 qui devient « open » de 1970 à 1993, la D1 reste réservée aux seuls clubs à statut professionnel. Cas unique dans les annales, le club amateur du FC Gueugnon, champion de D2 en 1979 refusa de passer professionnel, repoussant ainsi un ticket pour l'élite. Le club passe finalement professionnel en 1987 et décroche sa promotion en D1 en 1994.

Cette période est marquée par la montée en puissance de clubs comme les Girondins de Bordeaux, l'Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain qui s'appuient sur des moyens financiers conséquents et pas toujours très clairs. Les affaires se multiplient et on atteint des sommets à l'occasion de l'affaire VA-OM et le titre de champion de France 1992-93 reste « non attribué ». Les hommes forts de cette période sont quatre dirigeants : Claude Bez, président des Girondins de Bordeaux de 1977 à 1990, qui transforme ce bon club en grand club ; Jean-Luc Lagardère, propriétaire du Paris FC puis du Matra-Racing, est responsable de la crise inflationniste de la seconde moitié des années 1980 ; Bernard Tapie, président de l'Olympique de Marseille, qui alterne le meilleur et le pire, et Canal+, propriétaire du Paris SG de 1991 à 2006, qui, à l'image de Bernard Tapie à Marseille, passe du meilleur (présidence de Michel Denisot), au pire après 1998.

En 1996, l'arrêt Bosman ouvre les frontières européennes et on assiste depuis cette date à un véritable pillage des meilleurs joueurs français par les clubs étrangers (voir Liste de footballeurs français expatriés depuis l'arrêt Bosman). 1996 est également l'année choisie par l'AJ Auxerre, modèle de centre de formation à la française, pour accrocher son seul titre de champion de France. Deux ans plus tard, c'est le Racing Club de Lens qui vit son premier sacre, juste devant le FC Metz, autre grand ancien jamais encore couronné.

Le meilleurs joueurs de cette époque furent principalement des Bordelais (Alain Giresse et Jean Tigana), des Marseillais (Jean-Pierre Papin, Chris Waddle, et Basile Boli), des monégasques (Jürgen Klinsmann, Sonny Anderson, Glenn Hoddle ou Victor Ikpeba), et des Parisiens (David Ginola, Raí, Valdo et George Weah), mais modifications du marché des transferts oblige, le championnat se contente le plus souvent depuis le milieu des années 1990 de voir éclore des talents avant un départ sous d'autres cieux. Michel Platini faisait figure d'exception en début de période, aujourd'hui, c'est par dizaines que l'on compte les anciens joueurs du championnat de France évoluant au plus haut niveau à l'étranger. On citera ici pour mémoire Eric Cantona, Laurent Blanc, Didier Deschamps, Marcel Desailly, Zinedine Zidane, Lilian Thuram, Thierry Henry, Bixente Lizarazu, Patrick Vieira ou David Trézéguet.

L'Olympique lyonnais domine le championnat du début du XXIe siècle en remportant sept titres consécutifs depuis la saison 2001-2002, un record. Le président lyonnais Jean-Michel Aulas est à la base de la réussite du club qui n'avait jamais connu cet honneur précédemment. L'OL appuie son succès sportif sur des joueurs comme Sonny Anderson, puis Grégory Coupet, Juninho, Cris, Sidney Govou ainsi que de jeunes talents comme Karim Benzema. La concurrence des Lyonnais est hétérogène. Lors des six premiers titres remportés, ils héritent chaque année d'un dauphin différent : RC Lens (2001-2002), AS Monaco (2002-2003), Paris SG (2003-2004), Lille OSC (2004-2005), Girondins de Bordeaux (2005-2006) et Olympique de Marseille (2006-2007). En 2007-08, les Girondins de Bordeaux parviennent de nouveau à accrocher la place de dauphin.

La promotion/relégation est désormais très simple. Les trois derniers du classement général final sont relégués tandis que les trois premiers de D2 sont promus. Cette méthode est en usage depuis 1993. Avant cette date, certains clubs étaient directement relégués (généralement deux) tandis qu'un système de barrages entre clubs mal classés de D1 et ceux classés juste après ceux promus de D2 avait lieu. Ces barrages eurent de multiples variantes. La plus simple consistait à opposer le 18e (ou le 16e en cas de championnat à 18 clubs) de la Division 1 contre le 3e de D2. Il exista également de véritables petits championnats d'après saison impliquant jusqu'à quatre clubs (deux de D1 et deux de D2). À l'époque du championnat à deux groupes, un premier match de pré-barrage, sec, opposait les deuxièmes d'un groupe qui recevaient les troisièmes de l'autre groupe. Les deux vainqueurs s'affrontaient ensuite en matches aller/retour et le vainqueur de cette confrontation disputait alors les barrages d'accesion contre le 18e de D1, également en match aller/retour, la première rencontre étant toujours sur le terrain de l'équipe de D2.

Afin de relancer le spectacle, la Ligue met en place plusieurs systèmes de bonifications. Le bonus des années 1970 est le plus fameux. On accorde un point supplémentaire aux équipes marquant trois buts en 1973-1974. Ainsi, un match nul 3-3 est récompensé d’un point supplémentaire pour chaque équipe, générant quelques matchs douteux. La Ligue rectifie le tir la saison suivante en accordant seulement un point supplémentaire à une équipe qui s'impose par au moins trois buts d'avance, puis abandonne cette formule qui prêta à controverses (1976). La Ligue joua également sur le nombre de points attribués pour une victoire. Dès la saison 1988-1989, le système de la victoire à trois points est testé. Il est finalement adopté en 1994.

En 1932-33, la D1 compte 113 joueurs étrangers sur 387, soit 29,2%. On monte à 35% en 1933-34. Leur nombre est ensuite limité à trois puis à deux sur le terrain dès 1938. Malgré ces restrictions, les clubs de D1 conservent en moyenne plus de cinq joueurs étrangers dans leurs effectifs jusqu'à la guerre. De 1945 à 1955, le nombre moyen des joueurs étrangers par club de D1 passe de 1 à 3,45. Paul Nicolas, président du Groupement ferme les portes du championnat aux joueurs étrangers le 27 avril 1955. Ceux déjà sous contrat peuvent rester (ils ne seront plus que 16 en D1 en 1960), mais aucun joueur étranger ne peut être recruté. Le but de Nicolas est de favoriser la formation au sein des clubs. Entre 1961 et 1963, les clubs peuvent recruter un joueur étranger, mais la frontière est ensuite de nouveau fermée jusqu'en 1966. De nombreux joueurs africains profitent de la période de fermeture du marché étranger pour faire leur entrée en masse en D1. Ces footballeurs africains et les clubs jouent en effet sur la double-nationalité des joueurs tous nés sous autorité française, empire colonial oblige. Après 1966, le marché étranger reste toujours accessible aux clubs français. Le nombre des joueurs étrangers par club est d'abord limité à deux, puis à trois. L'arrêt Bosman modifie la donne en profondeur en créant de fait un marché européen ouvert à partir de la saison 1996-1997. Cette nouvelle réglementation est néfaste au championnat de France qui perd nombre de ses meilleurs joueurs.

Le contrôle financier des clubs par la Direction Nationale de Contrôle de Gestion est la conséquence de dérives observées durant les années 1980. Elle a une fonction de contrôle et dispose des moyens de sanctionner, notamment le pouvoir de rétrograder des clubs ou les interdire de promotions. La DNCG délivre ses premières sanctions de rétrogradation administrative en 1991. Le président de la Ligue Noël Le Graët tenta également d'imposer des critères pour accéder en D1 en matière de capacité d'accueil des stades. Cette règle ne fut jamais vraiment respectée, et jamais un club ne fut relégué ou interdit d'accéder à l'élite pour cette raison. Les cas de stades vétustes ou loin des minima imposés ne manquent pourtant pas, aujourd’hui encore.

L'Olympique Lillois, et son capitaine Georges Beaucourt, reçoivent à l'issue de la finale du 14 mai 1933, des mains du sous-sécrétaire d'état à l'éducation nationale M. Ducos, la coupe récompensant le champion de France professionnel. Il s'agit d'ailleurs plus d'un vase (pas d'anse) que d'une coupe. Ce trophée est offert par le journal Le Petit Parisien. Lille conserve définitivement ce premier trophée et Le Petit Parisien finance un nouveau trophée, différent du premier, mais toujours sans anse, qui reste en activité jusqu'en 2002. On remplace juste la plaque mentionnant Le Petit Parisien après la Seconde Guerre mondiale par une autre au nom du Parisien Libéré. Toutefois, il n'exista que très rarement de véritables cérémonies de remise officielle. Au milieu des années 1980, la ligue tente pourtant de rétablir cet usage. On se souvient ainsi de la remise du trophée aux Girondins de Bordeaux à domicile contre AS Monaco en 1985. Pour récompenser l'AS Saint-Etienne de ses dix titres, un « super trophée » est remis ; Il s'agit du trophée remis tous les ans au champion, mais à une échelle 1,5.

Avec le changement de nom du championnat, un nouveau trophée est créé : le Trophée de Ligue 1. Une cérémonie de remise calquée sur le modèle anglais est également mise en place. Représentant de manière stylisée un torse, il est présenté pour la première fois au public le 6 mai 2003. Pour honorer l'Olympique lyonnais, cinq fois champion consécutivement, il fut décidé que le club le conserverait définitivement après le titre de 2006. Le nouveau trophée — baptisé Hexagoal — est remis pour la première fois à l'Olympique lyonnais à l'issue de la saison 2006-2007.

Depuis la mise en place d'un championnat en 1894, certaines rivalités ont généré des affiches focalisant l'intérêt des supporters et des médias. Depuis le début des années 1990, l'affiche PSG-OM se dégage ainsi clairement du reste du calendrier. La première affiche du championnat remonte à la fin du XIXe siècle et opposa, de 1894 aux premières années du XXe siècle, les clubs parisiens du Standard AC et du Club français. L'effectif du Standard était principalement composé de joueurs britanniques tandis que les Clubistes étaient majoritairement français. Durant les dix années précédant la Première Guerre mondiale, c'est l'âge d'or des derbies avec la multiplication d'affiches mettant aux prises des clubs de la même ville. L'Olympique de Marseille avait ainsi fort à faire au niveau local face au Stade Helvétique de Marseille. De 1919 à 1932, la Coupe de France est la compétition de référence et initie les premières rivalités régionales. La création du championnat professionnel en 1932 accentue cette tendance. La politique « un club, une ville », illustrée notamment par la fusion forcée des trois clubs professionnels de Bordeaux en 1937 élimine ainsi du calendrier les derbies interne à une même ville, et même Paris, ne dispose depuis 1990, date de la relégation du Matra Racing, que d'un seul club parmi l'élite, malgré des discours convenus sur l'intérêt de mettre en place un deuxième grand club à Paris.

Déjà initiés avant la Seconde Guerre mondiale, les derbies régionaux s'imposent comme des rendez-vous incontournables du calendrier après le conflit. Il est vrai que les rencontres entre Lyon et Saint-Etienne ou Lens et Lille avaient été rares au plus haut niveau avant 1945. À l'image la rivalité entre le Standard et le Club Français de la fin du XIXe siècle, des chocs émergent également du calendrier. Ainsi, les rencontres entre le RC Paris et le Lille OSC entre 1945 et 1955, furent l'équivalent des PSG-OM d'aujourd'hui. Dans la même veine, le Stade de Reims remplace Lille comme rival du Racing du milieu des années 1950 au milieu des années 1960. Puis ces deux phares du football français se trouvent éclipsés par deux valeurs montantes : Nantes et Saint-Étienne. Du milieu des années 1960 au début des années 1980, le choc, c'était Nantes-Sainté. On signalera la micro-rivalité entre Saint-Étienne et Marseille entre 1969 et 1972, mais malgré une brillante mise en scène médiatique (Leclerc, président de l'OM était directeur du journal But!), l'opposition Nantes-Sainté restait l'affiche principale. Sous la direction de Claude Bez, les Girondins de Bordeaux s'imposent comme la meilleure formation française des années 1980 et l'opposition face à l'OM de Bernard Tapie, dans la seconde moitié des années 1980, constituait un choc à la mesure des présidents des deux clubs. Depuis les déboires du président Bez, le PSG version canal+ est parvenu à se glisser dans la brèche, et en jouant sur la vieille rivalité Paris/Province, le choc PSG-OM fut mis au monde. Certains journalistes de la chaîne cryptée ont baptisé au début des années 2000 ce choc du terme de classico, avec deux S contrairement au modèle espagnol.

Selon le dernier rapport financier publié par la DNCG, le budget cumulé des vingt clubs de Ligue 1 était de 910 millions d'euros en 2005-2006, soit une hausse de 39% par rapport à la saison 2002-2003 . Grâce à cette solide croissance qui repose essentiellement sur une hausse importante des droits télé, les clubs français ont pu sortir de la crise financière quasi permanente depuis les débuts du championnat. Mis à part le PSG, tous les clubs de l'élite présentent désormais des comptes équilibrés ou bénéficiaires. La saison 2005-2006 est même marquée par un bénéfice global pour l'ensemble des clubs de Ligue 1 de 27,708 millions d'euros. En comparaison, le déficit cumulé des clubs de l'élite était de 151,176 millions d'euros sur la seule saison 2002-2003.

Cette dernière grave crise financière qui débute au milieu des années 1980 avec la hausse des salaires imposée par des clubs comme le Matra-Racing fait suite à une autre période difficile qui débute au début des années 1960 et qui s'achève au milieu des années 1970. Au pire de la crise, la moyenne des spectateurs plonge à moins 7000 par match en 1968-69. Nombre de clubs prestigieux furent d'ailleurs contraints de stopper leurs activités en professionnel : le FC Sète (1960), le CA Paris (1963), le CORT Roubaix (1963), l'AS Troyes (1963), l'US Forbach (1966), le Racing Club de Paris (1966), le Stade français (1967), le SO Montpellier (1969), l'AS Béziers (1969), le RC Lens (1969) et le Lille OSC (1969), notamment. Après cette hécatombe, la Fédération et la Ligue, toujours en froid depuis 1944, trouvèrent un terrain d'entente afin de sauver le football français de haut niveau : c'est la réforme des compétitions qui entre en application en 1970. Depuis 1932, le championnat était fermé, et aucune équipe ne pouvait descendre de D2 en CFA. À partir de 1970, ce dispositif n'est plus, permettant l'émergence de nouveaux clubs professionnels comme Auxerre et Guingamp, parmi d'autres.

Jusqu'aux années 1970, la quasi totalité des recettes des clubs provenait des guichets. En 2005-2006, les recettes des vingt clubs de Ligue 1 proviennent à 57% des droits télé et seulement à 15% des guichets. La publicité fut toujours présente autour des stades mais apparait sur les maillots des joueurs en octobre 1969 . Ce type de recettes pèse en 2005-2006 pour 18% dans les budgets des clubs de l'élite. Le merchandising et les subventions des collectivités locales (3%) complètent les budgets. Ces mêmes subventions représentaient un quart des recettes au début des années 1980. Elles sont désormais sévèrement encadrées par la réglementation européenne.

Avant la Seconde Guerre mondiale, les clubs n'autorisent pas les radios à retransmettre les rencontres en direct. Quelques rares matches sont toutefois diffusés. À partir de la saison 1935-36, la Fédération autorise la diffusion de matches du championnat en différé, une demi-heure après le coup de sifflet final avec des commentaires gravés sur disques.

Pendant la guerre, deux matches sont diffusés en direct le dimanche, aussi, après la Libération, les radios opèrent sans contraintes. Radio Luxembourg met en place à partir du 1er novembre 1953 un multiplex en direct permettant de suivre tous les matches d'une même journée de championnat. Le Groupement interdit la diffusion en direct pendant la première mi-temps en mars 1954 au prétexte que cela encouragerait les spectateurs à aller au stade. Les stations s'adaptent en meublant pendant la première période en attendant la fin de la première période pour en faire le résumé et enchainer avec la diffusion en direct de la seconde période.

En octobre 1975, France Inter lance le multiplex moderne sans demander d'autorisation aux autorités du football au nom du droit à l'information. Europe 1, RTL et RMC adoptent rapidement la même formule, toujours d'actualité au début du XXIe siècle.

La première retransmission d'un match du Championnat de France en direct remonte au 29 décembre 1956. La rencontre Stade de Reims-FC Metz est diffusée par l'ORTF contre le versement d'une compensation financière au Stade de Reims couvrant la différence entre la recette du jour et la moyenne des recettes du club. Le parc est alors estimé à 700 000 téléviseurs en France.

Le 12 novembre 1959, une crise éclate entre le football et TV suite à la diffusion sur la chaîne unique française du match Hongrie-Allemagne. La FFF qui n'avait pas donné son feu vert à cette diffusion bloque désormais toutes diffusions. Georges Briquet est alors nommé en 1960 comme médiateur afin de dénouer la crise qui s'enlise. Les accords signés le 4 février 1961 entre la fédération et l'ORTF ne concernent pas le championnat, qui reste absent des antennes pendant quatre autres années.

En 1965-1966, quatre matchs de championnat de D1 sont diffusés en direct par l'ORTF : Sedan - Bordeaux, Sochaux - Nantes, Angers - Valenciennes et Stade Français – Sochaux. Red Star - Nantes et Sedan - Marseille en 1967-1968, puis sept matchs en 1968-1969, AC Ajaccio - Sedan, Lyon - St-Étienne, Rouen - Nantes, Nancy - Reims, Sedan - Metz, Bordeaux - St-Étienne et Angers - Angoulême, sont également diffusés en direct. Le 10 novembre 1968, la rencontre Red Star - Saint-Étienne est déprogrammée à la dernière minute par l'ORTF. Les clubs peuvent désormais arborer de la publicité sur leurs maillots, mais cette innovation déplait à la télé qui se refuse à diffuser des rencontres d'hommes-sandwiches. C'est le coup d'envoi d'une nouvelle période crise entre football et télévision en France. Le 6 mars 1969, signature d'accords entre la FFF et l'ORTF sous la haute autorité du ministère de l'information fixant les diffusions de matchs de football. Les téléspectateurs français pourront voir notamment 15 secondes périodes de matchs de D1 en différé pendant la saison 1969-1970. Les clubs repoussent cet accord et suite à l'affaire Vittel (la Ligue voulait imposer un sponsor unique à tous les clubs) récupèrent leurs droits de négocier directement avec l'ORTF. Le prix minimum d'un match de D1 est fixé à 120.000 F. Le 8 novembre 1969, diffusion en direct par l'ORTF du match de championnat de D1 Lyon - Rennes devant seulement 894 spectateurs payants. Cette affluence famélique signe l'arrêt de mort des retransmissions en direct des matchs de championnat.

Suivant l'exemple de l'Angleterre qui diffuse à partir du 2 octobre 1983 des rencontres de championnat en direct, la France renoue avec ce type de diffusions le 9 novembre 1984. Cinq jours après ses débuts, Canal+ diffuse le match Nantes - Monaco. Canal verse 250 000 F par match pour ses 200 000 abonnés. Le prix monte à environ 320 000 F par match dès la saison 1984-85 après la signature d'un premier contrat de trois ans pour 25 matches par saison. En fait, le montant des droits est indexé sur le nombre d'abonnés : plus la chaine a d'abonnés, plus les matches coûtent cher.

Après avoir plafonné durant sa première année d'existence, le nombre d'abonnés augmente très rapidement les années suivantes, permettant aux clubs professionnels de dégager des revenus toujours à la hausse en provenance des télévisions. Les droits pour un match passent ainsi de 250 000 à 2 millions de francs en cinq ans. L'inflation touche également le magazine Téléfoot : en 1987, chaque numéro du magazine dominical est facturé un millions de francs à TF1. Estimé en 1980 à moins de 1 % dans le budget des clubs de football professionnels français, les droits TV pèsent 23 % en 1990.

Canal+ n'utilise pas toutes ses possibilités en matière de diffusion lors de la période 1985-1993. Ainsi, en 1985-86, seulement 15 matches sont diffusés dont 9 en différé. Depuis 1993, Canal+ diffuse à l'occasion de chaque journée de championnat au moins un match en direct. Le 3 septembre 1996 une filiale de Canal+ propose la diffusion de la première journée de championnat de France en mode pay per view. Depuis cette date, tous les matchs de championnat de France de Division 1 sont diffusés en direct par la télévision française. En profitant de la mise en place d'appel d'offres, TPS parvient à briser le monopole de Canal+ en obtenant les droits pour diffuser un match en direct lors de chaque journée. Les revenus TV couvrent en 2000 50 % des budgets des clubs professionnels français. Billetterie, merchandising et publicité génèrent les 50 % restants.

L'appel d'offres de 2002 pour la période 2004-2007 génère un conflit. Canal+ fait main basse sur la D1 en mettant en avant une offre élevée (480 millions d'euros par an), mais aussi son antériorité. Tous les matchs sont concernés par des diffusions cryptées (trois matches par journée) ou en pay per view (les sept autres matchs de la journée). TF1 conserve Téléfoot mais perd la possibilité de diffuser un match en direct lors de chaque journée. À la surprise générale, les montants financiers en jeu (530 millions d'euros par an) sont en hausse de 40 % par rapport au contrat précédent (380 millions par an). TF1 n'admet pas cette défaite et contre-attaque. À sa demande, le Conseil de la concurrence suspend le contrat le 23 janvier 2003 puis autorise finalement en août 2004 une situation de monopole. Le 10 décembre 2004, Canal+ enlève l’exclusivité sur le championnat pour un montant record de 600 millions d'euros par saison en moyenne sur trois saisons, soit une hausse de 62 % par rapport au contrat précédent. Ceci signe l'arrêt de mort de TPS qui est ensuite absorbé par le groupe Canal+.

Le 30 mars 2007, la LFP donne les droits du magazine dominical pour une année à France 2 qui crée alors France 2 foot. TF1 continue Téléfoot, désormais consacrée au football étranger. Cette même année, un appel d'offre pour quatre saisons est lancé par la Ligue. Malgré des protestations de Canal+ qui assigne même la LFP en justice, et les augures de chute importante des droits, ces derniers se maintiennent globalement au même niveau. Canal+ laisse partir chez Orange l'une des trois affiches par journée comme ce fut le cas avec TPS, mais récupère les droits pour le magazine dominical. France 2 foot disparait, Canal Football Club apparait. Orange débourse 203 millions d'euros par saison, Canal+ 465.

Répartition : en 2006, sur ces 600 millions, 430 reviennent aux clubs de L1, 101 aux clubs de L2, 30 millions à la taxe Buffet pour le sport amateur, 20 à la LFP, 12 à la FFF et 7 à l'UNFP.

Le record d'audience télévisée est détenu par le match PSG-OM du 15 mars 2009 (1-3), vu par 2,6 millions de téléspectateurs. Il était avant cela détenu par le match OM-PSG du 26 octobre 2008 (2-4), vu par 2,45 millions de téléspectateurs.

En haut



Guy Stéphan

Guy Stéphan est un ancien footballeur professionnel français né le 17 octobre 1956 à Ploumilliau (Côtes-d'Armor).

Ce joueur a évolué comme milieu offensif. Il a débuté sa carrière professionnelle à Guingamp, puis a joué à Rennes, tout en menant de front et avec succès des études de professeur d'éducation physique. Après deux années passées au Havre AC et à Orléans, il rejoint le Stade Malherbe de Caen en 1985. Un an plus tard, un accident de la route mettra fin à sa carrière.

Les crampons rangés, il devient logiquement entraîneur. Il commence sa carrière à Caen avec l'équipe réserve, mais se fait vite remarquer. Dès la saison suivante, on le retrouve à la tête d'une formation de Deuxième division. A Annecy, Guy Stéphan fait ses classes jusqu'en 1992, date à laquelle Raymond Domenech, alors entraîneur de Lyon, fait appel à lui. Entraîneur-adjoint, il le restera avec Jean Tigana deux années durant avant de prendre les rênes de la formation lyonnaise en 1995. Sa carrière le mène ensuite à Bordeaux et c'est tout naturellement qu'on le retrouve entraîneur national à la DTN. Pendant quatre ans et demi, tout en formant les entraîneurs français, il entraînera l'équipe de France des 18 ans et celle des A'. Adjoint de Roger Lemerre, il est de l'aventure victorieuse aux Pays-Bas (Euro 2000) et au Japon (Coupe des Confédérations 2001).

Titulaire de tous les diplômes qu'un entraîneur peut posséder, il devient en janvier 2003 entraîneur-sélectionneur de l' Équipe du Sénégal, poste qu'il quittera en juillet 2005 après deux défaites seulement en matches officiels en 30 mois.

Il retrouve par la suite Jean Tigana dont il est, une saison et demie durant et jusqu'en juin 2007, l'adjoint à Bésiktas Istanbul.

Il est, actuellement, consultant pour Canal Plus, notamment lors des soirées Ligue des Champions et pour le championnat anglais.

En haut



Pascal Olmeta

Pascal Olmeta, né à Bastia le 7 avril 1961, est un footballeur professionnel français. Son poste de prédilection est gardien de but.

Pascal Olmeta a marqué le football français sans n'avoir jamais joué en équipe de France. Il a joué au SC Bastia, au Matra Racing, à Marseille (où il fut finaliste de la C1 en 1991), à Lyon, à l'Espanyol Barcelone et au Gazélec Ajaccio.

Après le Matra Racing, c'est à l'Olympique de Marseille que le gardien corse joue. Il remporte à deux reprises le titre de Champion de France. Lors de la saison 1992-1993, il est poussé sur le banc par l'éclosion de Fabien Barthez. À l'été 1993, Pascal signe alors à l'Olympique lyonnais, malgré son attachement à l'OM. Sous les ordres de Jean Tigana et de Guy Stéphan, il va devenir l'un des joueurs préférés du public de Gerland, il sera même le capitaine de l'équipe. Il se fera licencier de son club après avoir frappé son coéquipier Jean-Luc Sassus, accusé d'être trop proche de sa compagne d'alors et sera remplacé dans les buts par un jeune gardien Grégory Coupet échangé contre Jean-Luc Sassus. Il trouve asile à l'Espanyol Barcelone, où il est peu utilisé, avant de revenir sur ses terres, en Corse, au Gazélec Ajaccio. Après une montée en D2 gagnée sur le terrain, mais annulée en raison du fait que l'autre club de la ville, l'AC Ajaccio, évolue déjà en D2, il met un terme à sa carrière.

En 2004, il participe à l'émission de télé réalité La Ferme Célébrités (sur TF1), dont il sort vainqueur.

En 1994 et 1995, Pascal Olmeta a vendu de nombreuses montres de grandes marques à des prix préférentiels (40% de réduction) à des joueurs de football de son entourage et à d'autres personnes de ses connaissances. Comme il n'était pas inscrit au registre du commerce, il a été mis en examen pour fraude fiscale et traduit en justice. Pascal Olmeta a été condamné à 10 mois de prison avec sursis et 15244 euros d'amende, une peine confirmée en appel par le Tribunal Correctionnel de Lyon le 23 mai 2002.

En haut



Christian Damiano

Christian Damiano est un ancien footballeur français reconverti en entraîneur, né le 9 mars 1950 à Antibes (Alpes-Maritimes).

Ancien joueur de l'OGC Nice de 1964 à 1974, il se reconverti comme technicien de football et travaille pendant plus de dix ans dans différentes fonctions à la Fédération française de football, y compris en assistant Gérard Houllier. Les deux hommes conduisent l’équipe de France des moins de 18 ans au titre européen en 1996.

En 1999, Christian Damiano retourne à l'OGC Nice qu’il entraîne brièvement. Il arrive en Angleterre en 2000 et devient l'assistant de Jean Tigana à Fulham. Il reste dans ce club jusqu'au départ de Tigana en 2003. Il retrouve alors Gérard Houllier, dont il devient l'adjoint à Liverpool jusqu'en 2004. Il rejoint ensuite le staff technique du Southampton FC, avant de devenir l'adjoint de Claudio Ranieri à la Juventus Turin à partir de 2007.

En haut



Source : Wikipedia