Jean Fernandez

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Posté par rachel 06/03/2009 @ 19:11

Tags : jean fernandez, entraineurs, football, sport

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Jean Fernandez

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Jean Fernandez (né le 8 octobre 1954 à Mostaganem, en Algérie - ) est un ancien footballeur français devenu entraîneur. Père d'un enfant, David, né le 27 Janvier 1981 à Talence lorsqu'il jouait à Bordeaux sous les ordres d'Aimé Jacquet.

Jean Fernandez est réputé pour être un formateur, il participe a l'éclosion de Zinédine Zidane à Cannes et est considéré comme un « père spirituel » par Franck Ribéry ou encore Toifilou Maoulida.

Ses parents quittent l’Algérie en 1962. Ils s’installent à Cers, petit village de l’Hérault situé à quelques kilomètres de Béziers. Ses parents l’inscrivirent au club de l’AS Béziers (football). Pupilles, minimes, cadets, il gravit un à un les échelons des catégories de jeunes. Doué, il est sélectionné en équipe de France juniors. Au club de Béziers, il intègre le groupe senior, ce qui lui permet d’évoluer en D3 puis en D2.

C’est à cette période que l’Olympique de Marseille le repère. Il y signe en 1975, et dès sa première année il est titulaire dans le groupe pro. Dans la foulée, il gagne la Coupe de France 1976, et l’OM lui propose un contrat de quatre ans.

En 1980, à l’issue de son contrat, Jean Fernandez rejoint les Girondins de Bordeaux. Il y resta deux saisons, sous la férule technique d’Aimé Jacquet. Après cet intermède bordelais, le joueur retrouve les bords de la Méditerranée. C’est donc à Cannes qu’il posa ses valises. De 1982 à 1984 il porta les couleurs de l’AS Cannes, mais déjà sommeillait en lui le désir d’entraîner, un vœu qui fut exaucé dès la fin de sa carrière de joueur en 1984.

Sans transition, et âgé d'à peine trente ans, il devient le directeur du centre de formation de l’AS Cannes, succédant à Arsène Wenger. Un an plus tard, il prend les commandes du groupe pro. Il participe ainsi à l’éclosion de Zinédine Zidane, puisqu’il est le premier à le titulariser. Jean Fernandez s’occupe de l’AS Cannes jusqu’en juin 1990, avant de faire un choix malheureux en signant à l’OGC Nice, un des rivaux régionaux de l’AS Cannes. À ce moment la ville de Nice connaît des soubresauts politiques. Le maire de Nice s’est en effet exilé en Uruguay, et l’OGC Nice rencontre des difficultés financières. Ces problèmes l’incitent à quitter le club au bout de six mois. En janvier 1991, il rejoint l’OM. Il y séjourne durant deux années mouvementées, puisqu’il fut l’assistant de trois entraîneurs différents : Raymond Goethals, Tomislav Ivić et Franz Beckenbauer ! Cependant ces deux saisons furent marquées aussi par deux finales de Coupe d’Europe, celle de Bari en 1991, et celle de Munich en 1993, qui se solda par la première victoire d’un club français en Ligue des Champions.

Après son passage à l’OM, Jean Fernandez part pour l'Arabie saoudite. Il rejoint le club d’Al Nasr Riyad. Dès sa première saison, Al Nasr Riyad décrocha le titre de champion d’Arabie Saoudite et atteignit la finale de la Coupe de la Ligue. Jean Fernandez rentre alors en France afin de s’occuper de sa mère, gravement malade. C’est ainsi qu’il rejoint le LOSC. Mais son passage à la tête du club nordiste s'achève dès l'été 1995. En effet, après cinq journées, Lille ne compte qu'un point (grâce à un match nul à Saint-Étienne). D'un commun accord avec Bernard Lecomte, le président du LOSC, Jean Fernandez se retire, et est remplacé par Jean-Michel Cavalli. Après le décès de sa mère, il retourne en Arabie saoudite. Il y reste quatre années tout en remportant de nombreux titres. En effet, après son titre de champion de 1994, il devient champion du Golfe Persique en 1996 avec Al Shabab Riyad, puis remporte la Coupe d’Arabie saoudite en 1997 avec le même club. Retournant dans le club d’Al Nasr Riyad, il remporte la Coupe des coupes d’Asie en 1998.

Il envisage de rentrer en France mais le président de l’Étoile sportive du Sahel le recrute. Il reste une seule saison en Tunisie car il s’engage avec le FC Sochaux. Sous son impulsion, le club qui végétait en D2 remonte en D1 en remportant le titre de Champion de France de D2 en 2001. Jean Fernandez révèle alors de nombreux joueurs comme Benoît Pedretti, Mickaël Pagis, et Francileudo Santos qu’il avait découvert à l’Étoile sportive du Sahel lors de son passage en Tunisie. Après trois années en Franche-Comté, il rejoint le FC Metz. Il fait monter le club de D2 en D1. Comme à Sochaux, il lance de jeunes joueurs : Emmanuel Adebayor, Mamadou Niang, ainsi que Franck Ribéry, qu’il repère au Stade Brestois alors pensionnaire du National. Il relance même la carrière de Toifilou Maoulida qui était en disgrâce à Rennes. En 2005, l’Olympique de Marseille lui propose de redevenir entraîneur du club phocéen. Il n’y reste qu’une année réalisant une belle deuxième partie de saison, marquée par une finale de Coupe de France et une 5e place en championnat.

En juin 2006, il quitte l'Olympique de Marseille pour des divergences de caractère avec le directeur sportif José Anigo et de pressions provenant de l'entourage marseillais. Il est désormais entraîneur à Auxerre. Il termine sa première saison à la barre du club bourguignon à la 8e place du championnat, notamment grâce à une bonne deuxième partie de saison, à quatre points seulement d'une qualification pour la Ligue des champions. Au début de la saison 2007/2008, et malgré le départ de son capitaine Benoît Cheyrou, il estime que son équipe possède un socle solide les quatre prochaines années. Néanmoins, la saison s'avère très délicate puisque l'AJ Auxerre n'assurera son maintien qu'à l'avant dernière journée. En cause notamment le recrutement défectueux: Maoulida en tête, il ratera deux penalties dès la 2ème journée contre Bordeaux. Les supporters le prendront rapidement en grippe en le qualifiant de "chouchou" de Fernandez. Cela précipitera son départ pour Lens dès le mercato d'hiver. Malgré cette saison difficile, Jean Fernandez est maintenu à la tête de l'Aja. Si on note alors une évolution dans le jeu, le club bourguignon compte 3 points de moins à la trêve que lors de la pénible saison précédente.

Jean Fernandez est un entraineur connu et apprécié en France. On loue ses qualités de passionné du football et découvreur de jeunes talents (Zidane, Ribéry...). Cependant, on notera qu'il s'est plus souvent fourvoyé sur ses recrutements. En effet, il est, outre les Zidane and co le "découvreur" de joueurs inoubliables tels Gimenez, Mendoza, André luis lors de son passage à Marseille ou de Popov, Munteanu, Marcos Antonio à Auxerre. Par ailleurs les supporters auxerrois ne sont pas près d'oublier le fameux 4-6-0 mis en place par Fernandez lors de la 3eme journée de championnat en 2006-2007 contre... Marseille et une mémorable défaite 3-0. De plus au cours de sa longue carrière Jean Fernandez n'a pu glaner outre ses trophées saoudiens et tunisiens qu'un malheureux championnat de D2 avec Sochaux. Néanmoins cette "face sombre" de "Jeannot" n'est jamais évoquée, sa bonne bouille et sa passion pour le football semblant tout recouvrir.

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Jean Fernández de Velasco

Jean Fernández de Velasco (1550 - 1613), 5e duc de Frias, gouverneur du Milanais et 10e connétable de Castille.

Il franchit les Alpes à la tête d'une armée forte de 12 000 hommes venus des garnisons d'Italie et de Sicile. À Besançon, il est rejoint par la petite troupe du duc Charles de Mayenne, chef de la Ligue catholique. Ensemble, ils se dirigent vers Dijon afin de reprendre la ville. Henri IV, prévenu de leur arrivée, accourt de Troyes avec les 3 000 hommes qu'il a réussi à rassembler, puis les défait à la bataille de Fontaine-Française le 5 juin 1595, soumettant définitivement la Ligue catholique.

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Association de la Jeunesse auxerroise

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L'Association de la Jeunesse auxerroise (AJA) est un club de football français basé à Auxerre et fondé en 1905. Le club bourguignon est présidé par Jean-Claude Hamel depuis 1963 et entraîné par Jean Fernandez depuis 2006. L'AJ Auxerre évolue au plus haut niveau (en division 1 rebaptisée « Ligue 1 ») depuis la saison 1980-1981. Le club a remporté quatre Coupes de France et un championnat de France. À ce jour, l'AJ Auxerre a disputé plus de mille matchs en première division et cent matchs en Coupe d'Europe. C'est le seul club de Ligue 1 propriétaire de ses installations. L'adjectif dérivé du club est « ajaïste », c'est ainsi que l'on surnomme les joueurs ou les supporters. Réputé pour son centre de formation, l'AJ Auxerre est indissociable de la figure emblématique Guy Roux qui en a été l'entraîneur pendant plus de quarante ans.

En mars 1887, Apollinaire Geste, vicaire de l'église Saint-Pierre, fonde à Auxerre le patronage Saint-Joseph. Ernest-Théodore Valentin Deschamps en devient le président. À la fin du XIXe siècle, l'idée d'une séparation de l'Église et de l'État fait son apparition, afin de remettre en cause le Concordat de 1801 institué par Napoléon 1er et le Saint-Siège. En 1901, la loi sur la liberté d'association dispose qu' « aucune congrégation religieuse ne peut se former sans une autorisation donnée par une loi ». Le 4 septembre 1904, Émile Combes, président du Conseil depuis 1902, prononce à Auxerre un discours sur la séparation de l'Église et de l'État devant deux milles personnes. Après la démission d'Emile Combes suite à l'« affaire des fiches », c'est son successeur, Maurice Rouvier, qui mène la séparation jusqu’à son terme. À Auxerre, en réaction à la loi de « Séparation de l'Église et de l'État » votée le 9 décembre 1905, Ernest Deschamps, vicaire de la cathédrale Saint-Étienne d'Auxerre et directeur du patronage Saint-Joseph, profite de la loi de 1901 en créant, le 29 décembre 1905, une société sportive et d'éducation : l'association de la jeunesse auxerroise. Les sections pratiquées au sein du club sont la gymnastique masculine, la clique (batterie-fanfare), la préparation militaire et le tir, et bien sûr le football. Le 1er janvier 1906, l'AJ Auxerre s'affilie à la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France.

L'AJA qui pense s'affilier à la FGSPF dès 1905 décide d'organiser des matchs avec les clubs membres de la fédération. Elle dispute ainsi son premier match « officiel » le 5 novembre 1905 contre les Rupins de Bourgogne de Migennes en présence de Charles Simon, secrétaire général FGSPF et ami de l'abbé Deschamps. L'AJA s'impose alors comme le meilleur club bourguignon de la FGSPF en remportant chaque année le Championnat de Bourgogne FGSPF entre 1906 et 1914. Au niveau national l'AJA s'incline en finale du championnat de France des patronages 1909 contre les Bons Gars de Bordeaux (défaite 5-1 à Gentilly). La saison suivante l'AJA est éliminée en demi-finale par le Patronage Olier. Lors de la Première Guerre mondiale, l'AJ Auxerre perd cinquante-sept de ses cent trente-deux membres masculins. En 1918, l'AJA est contrainte de libérer le terrain de l'Ocrerie qu'elle occupe depuis 1905. Lors de la saison 1917-1918 l'AJA participe à la première Coupe de France de football, ce qui en fait l'un des quarante-huit membres fondateurs. Le 7 octobre 1917, l'AJA est éliminé au premier tour par l'Alliance Vélo Sportive Auxerroise sur le score de 6 buts à 1. En 1920, l'AJA s'affilie à la Fédération française de football et à la Ligue de Bourgogne-Franche-Comté de football. L'AJA participe alors aux championnats départementaux. Elle remporte le titre de champion de l'Yonne en 1929 et participe à son premier championnat de Bourgogne en 1931. En 1936-1937, connaissant des difficultés financières, l'AJA renonce à disputer le championnat de Bourgogne. Elle le dispute à nouveau en 1941. Pendant la Seconde Guerre mondiale, malgré l'occupation allemande, l'AJA continue d'exister. Elle perd trois joueurs au cours de ce conflit : son gardien de but, Pierre Bureau (abattu le 9 juillet 1944 dans un bois près du Val-de-Mercy), et deux de ses coéquipiers, Gaston Martin et Charles Paquot, tués par la Milice française car ils sont résistants.

En 1946, l'AJA remporte à nouveau le titre de champion de l'Yonne et accède à la division d'honneur de Bourgogne. Cette même année, l'AJA réalise le doublé en gagnant la Coupe de l'Yonne de football. Peu de temps après, Pierre Grosjean devient le premier entraîneur officiel du club. L'après-guerre est marqué par les derbys contre le Stade auxerrois, le club laïc de la ville d'Auxerre. Le 1er décembre 1949, l'Abbé Deschamps décède et l'année suivante, le stade de la route de Vaux est rebaptisé Stade de l'Abbé-Deschamps. En 1950, Georges Hatz est nommé entraîneur de l'AJ Auxerre. L'AJA rate la montée en Championnat de France Amateurs en 1951 sur tapis vert car son gardien de but possède une double licence. En 1952, faute d'argent, l'AJA ne peut conserver Georges Hatz. C'est alors une valse d'entraîneurs qui commence à l'AJA : 1952-1953, Marc Olivier ; 1953-1955, M. Pignault ; 1955-1956, Pierre Meunier ; 1956-1958, Jacques Boulard ; 1958-1959, Joseph Holmann ; 1959-1961, Christian Di Orio. En 1958, l'AJA est même reléguée en Promotion d'Honneur de Bourgogne, mais remonte dès la saison suivante en division d'honneur de Bourgogne.

En 1961, Jean Garnault devient président de l'AJ Auxerre et propose à Guy Roux de revenir jouer à Auxerre (il y a joué de 1952 à 1957). Guy Roux accepte à la condition de devenir entraîneur-joueur. L'AJA qui a reçu plusieurs CV d'entraîneurs (dont ceux de Jean Baratte et Bolek Tempowski) choisit finalement Guy Roux car c'est le moins cher. L'AJ Auxerre est alors déficitaire de 8 000 francs et est obligé de couper du bois, plutôt que d'utiliser du charbon, afin de chauffer le vestiaire pour faire des économies. À 23 ans, Guy Roux, devient le onzième entraîneur de l'AJA depuis la libération (sur un total de dix-sept saisons). De 1962 à 1964, Guy Roux effectue son service militaire à Trèves en compagnie de Lionel Jospin. Il est alors remplacé à l'AJA par Gagneux et Jacques Chevalier. En 1963, Jean Garnault est élu président de la Ligue de Bourgogne. Il est remplacé à la tête de l'AJA par Jean-Claude Hamel. L'AJA évolue en Division d'Honneur jusqu'en 1970. À l'issue de la saison 1969-1970, l'AJA remporte en effet le championnat de Bourgogne de Division d'Honneur et est ainsi promue en Division 3. L'AJA évolue dans le groupe centre de la Division 3. L'AJA se renforce en recrutant le Lensois Kalman Gerencseri et André Fefeu, ancien joueur professionnel à Saint-Étienne avec qui il a gagné le championnat et la Coupe. Guy Roux fait également venir le capitaine de l'équipe de France amateurs, François Chevat. Pour ses deux premières saisons à ce niveau, l'AJA termine à la troisième place. En 1972-1973, l'AJA termine sixième mais la saison est embellie par la Coupe de France où l'AJA atteint les trente-deuxièmes de finale. La saison suivante, l'AJA termine quatrième et monte en deuxième division car les trois clubs qui la devancent sont des réserves d'équipes professionnelles qui n'ont pas le droit d'évoluer en deuxième division : Lyon, Saint-Étienne, Marseille.

Le 17 août 1974, l'AJA dispute sa première rencontre de Division 2 face à Hazebrouck et s'impose 2 buts à 1. L'AJA évolue alors en Division 2 avec le statut amateur. Elle doit toutefois engager à plein temps un secrétaire administratif et financier : Jean Edy. Afin d'assurer son maintien en Division 2, l'AJA recrute le gardien polonais Maryan Szeja, qui est remplaçant au FC Metz, et l'international olympique Gérard Hallet. La saison suivante, l'AJA recrute Serge Mesonès, Dominique Cuperly, Jean-Marc Schaer et Lucien Denis. Lors de ses deux premières saisons en Division 2, l'AJA termine à chaque fois à la dixième place. Lors de la saison 1975-1976, l'AJA atteint pour la première fois de son histoire les seizièmes de finale de la Coupe de France où elle s'incline contre l'Olympique de Marseille (0-0 à Auxerre, défaite 2-0 à Marseille). La saison suivante, l'AJA arrive de nouveau en seizième de finale de la Coupe de France. Le 12 mars 1977, la réception de l'AS Saint-Étienne attire 15 000 spectateurs au stade. Auxerre termine cette saison-là à la cinquième place puis la suivante à la quatrième place. Lors de la septième journée du championnat 1978-1979, Jean-Jacques Annaud qui réalise le film Coup de tête, filme les supporters auxerrois à l'occasion du match Auxerre-Troyes. Coup de tête raconte l'épopée d'un petit club, l'AS Trincamp, en Coupe de France. L'AJA semble s'en inspirer puisqu'elle atteint cette même saison la finale de la Coupe de France. En quart de finale, l'AJA bat le LOSC, pensionnaire de Division 1, avant d'éliminer en demi-finale le Racing Club de Strasbourg, futur champion de France de Division 1. Le 16 juin 1979, en finale au Parc des Princes, Auxerre s'incline contre le FC Nantes, 4 buts à 1 après prolongation. Cette épopée épuise l'AJA qui rate la montée en Division 1 en terminant une nouvelle fois à la quatrième place. Cette montée au plus haut niveau est obtenue dès la saison suivante. Il faut cependant attendre la dernière journée du championnat. Auxerre est alors à égalité de points avec Avignon (quarante-deux points) et reçoit l'AS Cannes, troisième du groupe avec quarante points. Pendant ce temps, Avignon reçoit le Paris FC. L'AJA s'impose 2 buts à 1 et devance Avignon grâce à une meilleure différence de buts. Auxerre s'adjuge ensuite le titre de champion de France de Division 2 en battant le FC Tours qui a terminé premier du groupe A.

Auxerre fait ses premiers pas en Division 1 le 24 juillet 1980 contre le Sporting Club de Bastia à Toulon (car le terrain des Corses est suspendu). Auxerre s'incline 2-0. Le 20 novembre 1980, Andrzej Szarmach signe à Auxerre après avoir enfin obtenu le bon de sortie de la Fédération polonaise de football. Il débute deux jours plus tard à domicile contre Lyon et inscrit le premier de ses quatre-vingt quatorze buts en Division 1. Pour sa première saison en Division 1, l'AJA réussit deux performances : le 13 décembre 1980, elle s'impose au Parc des Princes contre le Paris Saint-Germain (3-2), puis le 7 avril 1981, l'AJA s'impose au Stade Marcel-Saupin contre le FC Nantes (1-0), qui n'a plus perdu un match à domicile depuis cinq ans et quatre-vingt douze matchs (invincibilité allant du 15 avril 1976 au 7 avril 1981). L'AJA termine à la dixième place au classement final. Les deux saisons suivantes, l'AJA termine quinzième puis huitième.

Lors de la saison 1983-1984, l'AJA monte pour la première fois sur le podium en se classant troisième. Patrice Garande termine meilleur buteur du championnat avec vingt-et-une réalisations. Garande remporte quelques semaines plus tard la médaille d'or au Jeux olympiques de Los Angeles avec l'équipe de France de football olympique tandis que Joël Bats et Jean-Marc Ferreri gagnent le Championnat d'Europe de football 1984 avec l'équipe de France de football. Cet été-là, Auxerre recrute Michel N'Gom. International espoir, il a quitté le Paris Saint-Germain pour franchir un palier en rejoignant l'AJ Auxerre. Lors des matchs de préparation, il inscrit cinq buts en dix matchs. Le dernier week-end avant la reprise du championnat, il se rend à Paris pour voir ses anciens coéquipiers. Malheureusement, il décède suite à un accident de la circulation le 12 août 1984. Afin de lui rendre hommage, un des salons du stade de l'Abbé Deschamps porte son nom. La saison 1984-1985 voit Auxerre découvrir la Coupe d'Europe pour la première fois de son histoire en participant à la Coupe UEFA. Le tirage au sort ne lui est pas favorable puisqu'elle est opposée au Sporting Portugal. Le 19 septembre 1984, au Stade José Alvalade, elle dispute donc sa première rencontre européenne et s'incline 2 buts à 0. Le match retour a lieu le 3 octobre 1984. L'AJA réussit à remonter ses deux buts en retard grâce à un doublé de Szarmach. L'AJA cède cependant dans les prolongations en concédant deux buts. Auxerre termine la saison à la quatrième place. Grâce à la victoire de l'AS Monaco, troisième du championnat, en Coupe de France, l'AJA se qualifie pour la Coupe UEFA.

L'intersaison 1985 voit Joël Bats rejoindre le Paris Saint-Germain. Auxerre recrute Bruno Martini pour prendre sa succession. En UEFA, l'AJA hérite du Milan AC comme adversaire. Au match aller, l'AJA s'impose 3-1. Les deux équipes ratent un penalty et Paolo Maldini dispute ce jour-là son premier match en coupe d'Europe. Au match retour, l'AJA s'incline 3 buts à 0 et est éliminée. Septième en championnat et quart-de-finaliste en Coupe de France, l'AJA n'est pas européen une troisième saison d'affilée. Auxerre termine quatrième en 1986-1987, se fait éliminer encore une fois au premier tour de la Coupe UEFA la saison suivante : défaite 2-0 en Grèce contre le Panathinaïkos puis victoire trop courte au retour 3-2. La saison 1988-1989 voit l'AJA terminer cinquième en championnat et atteindre les demi-finales de la Coupe de France où elle est éliminée par l'Olympique de Marseille, futur vainqueur de l'épreuve. Grâce à sa cinquième place en championnat, l'AJA retrouve la Coupe UEFA et y réalise son premier beau parcours. Lors du tour préliminaire, l'AJA réalise son premier exploit. Battu 0-1 à domicile par le Dynamo Zagreb, elle s'impose 3-1 en Yougoslavie et se qualifie pour les trente-deuxièmes de finale. Auxerre bat successivement les Albanais du KS Apolonia Fier, les Finlandais de RoPS Rovaniemi et les Grecs de l'Olympiakos Le Pirée avant d'être éliminée en quart de finale par la Fiorentina. En parallèle à cette aventure, l'AJA termine à la sixième place en championnat. Lors de l'été 1990, l'AJA vend Basile Boli et recrute Enzo Scifo, Alain Roche et Zbigniew Kaczmarek. Auxerre termine à la troisième place après avoir été leader du championnat après quinze journées.

En 1991-1992, Auxerre est éliminée en seizième de finale de la Coupe UEFA par Liverpool puis termine quatrième en Division 1. Cet été 1992, l'AJA vend Alain Roche, Jean-Marc Ferreri tout en recrutant Frank Verlaat et Gérald Baticle. L'AJA effectue alors un somptueux parcours en UEFA. Auxerre élimine le Lokomotiv Plovdiv puis le tout récent FC Copenhague. En huitième de finale, l'AJA élimine les Belges du Standard de Liège. En quart de finale, l'AJA est opposée à l'Ajax d'Amsterdam tenant du titre et invaincu en Coupe d'Europe depuis deux ans. Avant d'affronter l'Ajax, Auxerre reste sur cinq défaites en championnat. Auxerre réalise un gros match et s'impose 4 à 2 à domicile. Au match retour Auxerre s'incline 1-0 et se qualifie pour la demi-finale. La demi-finale oppose l'AJA au Borussia Dortmund. Au match aller, en Allemagne, l'AJA s'incline 2 buts à 0. Lors du match retour, 18 400 spectateurs encouragent l'AJA qui ouvre la marque dès la huitième minute. Les deux équipes se livrent alors un match d'une très grande intensité. Aucune des deux équipes ne ferme le jeu, et l'attaquant suisse de Dortmund, Stéphane Chapuisat se procure de nombreuses occasions. À la soixante-et-onzième minute, Vahirua tire un coup franc qui est envoyé au fond des filets de la tête par Verlaat. Deux minutes plus tard, Baticle et Cocard partent au but. Baticle décale Cocard qui du bout du pied pousse la balle vers le but vide. Alors que le ballon va rentrer, un défenseur allemand la sort in extremis. À l'issue du temps réglementaire, il y a donc égalité parfaite entre l'AJA et Dortmund et c'est la prolongation. Elle est marquée par une expulsion dans chaque camp (Kutowski pour Dortmund, et Guerreiro pour l'AJA). Le score n'évolue pas, les deux équipes se départagent aux tirs au but. Alors que le score est de 6-5, Stéphane Mahé échoue dans sa tentative. Auxerre est éliminée et l'image de Stéphane Mahé, en larmes, est ancrée dans la mémoire des supporters auxerrois. Bien que terminant sixième du championnat, Auxerre est de nouveau qualifié pour la Coupe UEFA suite à l'affaire OM-VA. L'OM étant suspendu en C1, il est remplacé par Monaco qui est inscrit d'abord pour la Coupe UEFA. La place de Monaco est alors attribuée à l'AJ Auxerre. Mais contrairement à l'épopée de la saison précédente, l'AJA est éliminée dès le premier tour par le Tenerife de Fernando Redondo. L'AJA se rattrape avec le championnat (troisième) mais aussi en remportant le premier trophée majeur de son histoire, la Coupe de France. Après avoir écarté des équipes de division inférieure lors des premiers tours, l'AJA élimine Nantes en demi-finale avant de s'imposer 3 buts à 0 au Parc des Princes en finale contre Montpellier. La saison suivante, Auxerre termine quatrième en championnat et est quart de finaliste de la Coupe des Coupes : Auxerre est éliminé par Arsenal à l'Abbé-Deschamps (1-0) après avoir pourtant obtenu le nul 1-1 à Highbury.

L'intersaison auxerroise est marquée par de nombreux transferts. Baticle, Guerreiro, Mahé, Martini, et Verlaat quittent l'AJA tandis que Guivarc'h, Tasfaout et Laurent Blanc rejoignent les rangs du club. Auxerre quitte rapidement l'Europe avec une élimination en seizième de finale de la la Coupe UEFA contre Nottingham Forest. Auxerre s'incline à domicile 1-0 après avoir tiré vingt-six fois au but. À la trente-troisième minute, le défenseur de Nottignham Ian Woan repousse la balle derrière la ligne de but mais l'arbitre italien Pierluigi Collina ne valide pas le but. En championnat, l'AJA commence par un bilan équilibré avec une victoire, un nul et une défaite après trois journées. Le 24 novembre 1995, le PSG est sacré champion d'automne avec sept points d'avance sur Auxerre et Metz. Le 16 décembre 1995, pour la dernière journée avant la trève hivernale, le PSG compte six points d'avance sur Lens et dix sur l'AJA. Le PSG s'incline alors trois fois de suite en championnat : d'abord contre Monaco, puis le 11 février 1996, lors de la vingt-septième journée, le PSG est battu à domicile par Montpellier 3 buts à 2 alors qu'ils mènent 2-0 à un quart d'heure de la fin. Le PSG perd ensuite à Strasbourg. Auxerre en profite et ne pointe plus qu'à trois points du PSG avec un match en retard. En parallèle à ces trois défaites en championnat, le PSG est éliminé de la Coupe de France, en huitième de finale, par l'AJ Auxerre (3-1). Le PSG se ressaisit ensuite et reprend cinq points d'avance sur l'AJA à l'issue de la trente-et-unième journée, Auxerre ayant par ailleurs perdu son match en retard. Lors de la journée suivante de championnat, le PSG se déplace à Auxerre. Trois jours après avoir éliminé Parme en quart de finale de la Coupe des Coupes, le PSG est battu 3 buts à 0. Le PSG ne compte plus que deux points d'avance sur l'AJA. Auxerre s'empare de la tête du classement lors de la journée qui suit en s'imposant à Lille quatre buts à zéro, pendant que le PSG s'incline à domicile 3-2 contre Metz. Auxerre est alors en tête du championnat avec un point d'avance sur le PSG et trois sur Metz qui compte alors un match en retard.

Le 13 avril 1996, en demi-finale de la Coupe de France, Auxerre élimine Marseille au Vélodrome lors de la séance des tirs au but. La trente-quatrième journée de championnat voit l'AJA et le PSG s'imposer (contre Bordeaux et Nice) puis, lors de la trente-cinquième, faire tous les deux matchs nul (contre Bastia et Martigues). Auxerre prend de l'avance lors de la journée suivante en battant Saint-Étienne pendant que le PSG est battu à domicile par Lille. Auxerre compte quatre points d'avance à deux journées de la fin et peut être sacré dès l'avant dernière journée en réalisant un match nul à Guingamp. Le 4 mai, Auxerre remporte la deuxième Coupe de France de son histoire en battant Nîmes en finale 2 buts à 1. Le 11 mai 1996, Auxerre décroche le nul à Guingamp, pendant que le PSG est tenu en échec à Bordeaux, et que Metz s'incline à Nantes. Auxerre est sacré champion de France pour la première fois de son histoire, et réalise ainsi le doublé Coupe-Championnat. Lors de la dernière journée, Auxerre bat Nantes, le précédent champion tel une passation de pouvoir. Après ce doublé, Laurent Blanc, Sabri Lamouchi et Corentin Martins sont sélectionnés pour le Championnat d'Europe de football 1996 où ils arrivent en demi-finale. Un peu plus tard, Taribo West remporte la médaille d'or au Jeux olympiques d'Atlanta avec le Nigeria.

Après cet imprévisible doublé, l'AJA perd trois de ces cadres à l'intersaison : Blanc, Cocard, Martins. Pour sa première participation à la Ligue des Champions, l'AJA signe deux exploits en allant s'imposer à Glasgow contre les Rangers et à Amsterdam face à l'Ajax. Auxerre est ensuite éliminée en quart de finale par le Borussia Dortmund, futur vainqueur de l'épreuve. Toutefois l'AJA s'estime lésée par l'arbitrage, à cause d'un but valable refusé à Laslandes lors du match aller. Auxerre termine également sixième du championnat qui la qualifie seulement pour la Coupe Intertoto 1997. Auxerre la remporte et accède à la Coupe UEFA 1997-1998. Elle écarte le Deportivo La Corogne, l'OFI Crète, le FC Twente avant d'être éliminée en quart de finale par la Lazio de Rome. Auxerre termine septième du championnat et est qualifiée pour la Coupe Intertoto 1998, où elle est éliminée par l'Espanyol Barcelone.

La saison 1998-1999 est délicate pour l'AJA qui ne se sauve que lors de la dernière journée en s'imposant à domicile contre le Stade Rennais. Lors de la saison 1999-2000, Auxerre renoue avec le haut du tableau en terminant huitième. Mais l'événement de la saison est marqué par l'annonce du départ à la retraite de Guy Roux. Il est remplacé par l'entraîneur de l'équipe réserve Daniel Rolland. Cette même année, l'AJA devient une société anonyme à objet sportif (SAOS). Daniel Rolland ne reste entraîneur de l'AJA qu'une seule saison. En effet, après un an d'absence, Guy Roux redevient entraîneur. Il conserve la tactique 4-5-1 mise en place par Daniel Rolland, après avoir observé que les huit quarts de finaliste de la Ligue des Champions 2000-2001 évoluent tous avec ce schéma. Le vendredi 23 novembre 2001, Guy Roux qui ne sent pas bien, se rend au service cardiologie de l'hôpital d'Auxerre. Le médecin l'ausculte et le fait immédiatement transférer à l'hôpital Cochin à Paris afin d'y subir des examens complémentaires. Le médecin lui signale qu'il a une ou deux artères bouchées et l'envoie alors à l'hôpital Saint-Joseph ou il est opéré en urgence d'un double pontage coronarien. Alain Fiard qui est alors l'entraîneur adjoint assure l'intérim pendant la convalescence de Guy Roux. Ce dernier reprend sa place en janvier 2002. S'appuyant sur la génération des Cissé, Mexès, Boumsong, Kapo, l'AJA termine troisième du championnat avec notamment vingt-deux réalisations de Cissé qui termine meilleur buteur du championnat de France à égalité avec le Bordelais Pauleta. Le club se qualifie pour la seconde fois de son histoire pour la Ligue des Champions après avoir écarté le Boavista Porto lors du tour préliminaire. L'AJA est ensuite éliminée lors de la phase de poule mais réussit l'exploit de s'imposer 2 buts à 1 contre Arsenal à Highbury. Auxerre est la seule équipe française à s'être imposée dans ce stade. À l'issue de la saison, Auxerre remporte sa troisième Coupe de France en battant le PSG en finale. Boumsong, Mexès, Kapo et Cissé participent ensuite à la Coupe des Confédérations 2003 qu'il remportent en battant en finale le Cameroun de leur coéquipier Perrier-Doumbé.

En 2003-2004, l'AJA termine quatrième et Cissé termine de nouveau meilleur buteur du championnat en ayant inscrit vingt-six buts. Mais à l'issue de cette saison l'AJA perd plusieurs de ses cadres : Cissé rejoint Liverpool, Mexès signe à l'AS Roma, Olivier Kapo s'engage avec la Juventus de Turin et Boumsong est recruté par les Glasgow Rangers. Malgré ces départs, l'AJA remporte la Coupe de France 2005 contre Sedan. À l'issue du match, Guy Roux annonce son départ à la retraite.

À l'issue de la saison 2004-2005, l’AJA célèbre son centenaire par de nombreux événements. Ces festivités sont organisées les 2 et 3 juillet 2005. Toutefois, une exposition consacrée à l’AJA ouvre ses portes au public dès le 17 juin. Le 2 juillet 2005 une plaque est posée au premier siège de l’AJA, 4, place de Saint-Étienne. Une gerbe de fleur est également déposée sur la tombe de l’Abbé Deschamps. Le soir, l’AJA affronte le FC Chakhtior Donetsk pour le match de centenaire. Le match, qui est gratuit comme toutes les manifestations du centenaire, voit les deux équipes se séparer sur un match nul (1 à 1). Pour l’occasion, l’AJA porte un maillot bleu ciel et or.

Le 7 juin 2005, Jacques Santini succède à Guy Roux. Malgré une saison correcte (sixième), le courant entre Santini et les dirigeants ne passe pas. Son contrat est résilié le 16 mai 2006 après une seule saison à la tête de l'équipe première. Le 20 mai 2006 Auxerre engage Jean Fernandez qui vient de démissionner de son poste d'entraîneur de l'Olympique de Marseille. Pour sa première saison au club, Fernandez conduit l'AJA à la huitième place en championnat. Cette saison 2006-2007 voit l'AJA atteindre la barre symbolique des cent matchs européens (le 14 décembre 2006 contre Livourne), puis le 14 avril 2007, à l'occasion de la trente-deuxième journée du championnat de France, l'AJA dispute son millième match en première division contre Toulouse. Lors de la saison 2007-2008, l'AJA connaît un début de championnat délicat avec six défaites lors des sept premières journées. L'AJA obtient finalement son maintien lors de l'avant-dernière journée. Lors de la dernière journée, Lyon vient s'imposer à l'Abbé-Deschamps et remporte son septième titre. C'est le second club, après Lens en 1998, qui est sacré à Auxerre lors de la dernière journée.

L'équipe de l'AJA a compté de nombreux joueurs internationaux. Il n'est pas possible de les citer tous ici, la liste suivante est limitée à quelques personnalités marquantes qui ont été choisies par les supporters comme l'équipe idéale des années 1977-2007,.

Andrzej Szarmach est un ancien footballeur polonais présent au Mondial 1974 (cinq buts marqués), puis médaille d'argent et meilleur buteur du tournoi (neuf buts) aux Jeux olympiques de Montréal. Joufflu et moustachu, l'attaquant polonais a des allures d'irréductible gaulois et se fonde donc facilement dans le moule de l'AJ Auxerre. Il gagne les faveurs de Guy Roux et du public bourguignon en inscrivant cent buts entre 1980 et 1985 toutes compétitions confondues. Bruno Martini évolue au poste de gardien de but. Quand Joël Bats part au Paris SG, il devient le gardien inamovible, disputant 322 matchs en Division 1 en dix saisons, il porte trente et une fois le maillot de l'équipe de France.

Basile Boli intègre le centre de formation de l'AJ Auxerre avec son frère Roger. Doté d'un physique impressionnant, Basile brille rapidement et évolue en équipe première d'Auxerre de 1982 à 1990 avant de signer à l'OM avec qui il a remporté la Ligue des Champions, inscrivant un but en finale resté dans la mémoire du football français. Éric Cantona a également intégré le centre de formation d'Auxerre, il devient vite un élément clé de l'équipe entraînée par Guy Roux. Il est sélectionné en équipe de France dès 1987 et quitte Auxerre en 1988, ayant toutefois inscrit 25 buts en 90 apparitions de 1983 à 1988.

L'AJA a formé de jeunes talents, il en a relancé d'autres. Vincenzo Scifo, après deux saisons mitigées à l'Inter Milan et aux Girondins de Bordeaux, brille à Auxerre de 1989 à 1991, inscrivant 25 buts en 67 rencontres, en étant le meneur de jeu auxerrois. Guy Roux a relancé Alain Roche (de 1990 à 1992) et surtout Laurent Blanc. Sans palmarès significatif jusque là, il signe à Auxerre en 1995 et réalise la saison parfaite en remportant un doublé coupe/championnat. Il rejoindra dans la foulée le FC Barcelone à l'été 1996.

Corentin Martins est un milieu de terrain offensif français qui, en 1992-1996, a mené le jeu d'Auxerre, qui gagne alors deux coupes et le championnat, se qualifiant toujours pour la Coupe d'Europe, en terminant au pire sixième du championnat. Yann Lachuer a aussi remporté ses trois titres, animant le milieu de terrain.

Philippe Mexès, formé à Auxerre, a débuté en Ligue 1 à l'âge de dix-sept ans lors du match Auxerre-Troyes du 10 novembre 1999, il inscrit son premier but le 8 décembre face à l'AS Monaco. Il dispute la Ligue des champions lors de la saison 2002-2003, remporte la coupe de France face au Paris SG. Jean-Alain Boumsong est associé à Philippe Mexès, en défense centrale. Djibril Cissé a suivi les traces d'Éric Cantona. Formé à Auxerre, où il y est arrivé en 1996, il devient vite un élément clé de l'équipe entraînée par Guy Roux, il est sélectionné en équipe de France et quitte Auxerre en 2004, ayant toutefois inscrit 90 buts en 168 apparitions de 1998 à 2004.

L'AJ Auxerre est une SAOS (société anonyme à objet sportif). Son siège est situé au Stade Abbé-Deschamps à Auxerre.

À ses débuts, les jeunes du patronage Saint-Joseph jouent sur le plateau du terrain de manœuvres de la ville. Puis le 5 novembre 1905, pour la première rencontre « officielle » contre les Rupins de Bourgogne de Migennes, l'AJA joue sur un terrain de la route de Vaux. L'abbé Deschamps obtient cette même année la location du terrain des « Ocreries » près du pont de la tournelle. En 1912, l'abbé Deschamps doit abandonner le terrain et achète alors une dizaine de parcelles situées dans la plaine de Preuilly, le long de l'Yonne. C'est le 13 octobre 1918 qu'est inauguré le Stade de la Route de Vaux sur l'un de ces terrains. En 1930, l'AJA érige une tribune de 150 places grâce à une subvention du Conseil général de l'Yonne. Cette tribune recevra la bénédiction de l'évêque d'Auxerre, Mgr Chesnelong. En 1949, après la mort de l'abbé Deschamps, l'enceinte est rebaptisée au nom du président-fondateur et devient donc le Stade de l'Abbé-Deschamps. Dans les années 1950, le terrain est ceinturé par une piste d'athlétisme. Guy Roux la fait supprimer pour que le terrain puisse être agrandi et être aux normes. La section athlétisme de l'AJ Auxerre n'ayant plus de piste, elle fusionne avec le Stade Auxerrois. Les tribunes restent modestes jusqu'au début des années 1980. Le club engage des travaux pour ériger des tribunes derrière les buts. Nouveau lifting en 1984 avec la réfection de la grande tribune latérale. En 1994, les tribunes Vaux et Leclerc (derrière les buts) sont remplacées par des constructions modernes.

Les matchs se déroulent au Stade de l'Abbé-Deschamps, situé dans le bas d'Auxerre, le long de l'Yonne, près du parc de l'Arbre Sec et du parking de la Noue. Le stade comporte 23 467 places assises.

L'AJ Auxerre se distingue pour être une référence européenne en matière de formation dont le club est avec le FC Nantes, l'un des pionniers en matière de formation des jeunes footballeurs.

En 1979 l’AJA atteint la finale de la Coupe de France. Cette épopée rapporte un million deux cent mille francs de bénéfice au club bourguignon. Forte de ce pactole l’AJA hésite entre le recrutement d’Olivier Rouyer et le rachat de la ferme Râteau, lieu ou sera érigé le centre de formation. Jean-Claude Hamel et Guy Roux optent pour la construction du centre de formation. Ce centre disposera d’un centre d’hébergement et de deux terrains gazonnés. Le centre d’hébergement de par sa forme pyramidale est appelé la « pagode ». La pagode fut dessinée par l’architecte Bosquet. La première pierre fut posée le 7 décembre 1981. Le centre fut officiellement inauguré le 27 septembre 1982. Il fonctionnait déjà depuis un mois. Pour cette inauguration, Fernand Sastre (président de la FFF), Georges Boulogne (directeur technique national), Jean Garnault (trésorier de la FFF), Marc Bourrier (adjoint de Michel Hidalgo, le sélectionneur national) ainsi que Jean-Pierre Soisson (maire d'Auxerre) étaient présents.

Pour diriger le centre de formation, l’AJA fit appel à Daniel Rolland. La première promotion de l’AJA comportait notamment dans ses rangs Eric Cantona, Basile Boli, Roger Boli, Pascal Vahirua, Frédéric Darras, Stéphane Mazzolini, Raphaël Guerreiro, Patrice Garande, Jean-Marc Ferreri.

La politique de formation de l’AJA porta rapidement ses fruits. En effet l’AJA remporta le titre de champion de France cadet en 1983. Ce succès fut suivi de nombreuses victoires en Coupe Gambardella ou dans les différentes compétitions de jeunes.

En 1990 le centre s’agrandit avec la création d’un centre d’hébergement pour les 15-16 ans. En 1992, l’AJA se dote d’une salle de football couverte.

L'AJ Auxerre a fourni de nombreux internationaux à l'Équipe de France mais aussi à d'autres sélections. L'AJ Auxerre sert donc de modèle pour d'autres clubs. Ainsi depuis 2005 le club a signé un accord avec le club bulgare, le PFK Litex Lovetch qui a ouvert un centre de formation avec 150 élèves, suivant les conseils de Daniel Rolland et Bernard Turpin, formateurs à l'AJ Auxerre. Ces liens ont favorisés le transfert du joueur macédonien, Robert Popov qui évoluait au Litex Lovetch. L'AJ Auxerre a également contribué à la création d'un centre de formation en République du Congo afin d'aider au développement du football dans ce pays. Le Congo a ainsi organisé et remporté la Coupe d'Afrique des nations junior 2007 se qualifiant ainsi pour la Coupe du monde de football des moins de 20 ans 2007. L'AJA a ensuite recruté quatre jeunes congolais issus de ce centre de formation. L'AJ Auxerre possède aussi des partenariats avec des clubs franciliens pour y dénicher les futurs talents : Brétigny-sur-Orge dans l'Essonne et de Le Perreux-sur-Marne dans le Val-de-Marne.

L'équipe réserve de l'Association Jeunesse auxerroise évolue cette saison en Championnat de France Amateurs dans le groupe A. Bernard David est l'entraîneur des réservistes de l'AJA. Les matches à domicile ont lieu le dimanche à 15h00, au Stade de l'Abbé-Deschamps. La seconde équipe réserve évolue en CFA 2 dans le groupe G.

En 1978, des séquences du film Coup de tête de Jean-Jacques Annaud avec Patrick Dewaere ont été tournées au cours du match Auxerre-Troyes lors de la septième journée du championnat de France de football D2 1978-79. Guy Roux est crédité au générique comme conseiller technique et sportif.

En 1998, dans le film Le Dîner de cons, de Francis Veber, François Pignon joué par Jacques Villeret est supporter de l'AJA.

L'image de l'AJ Auxerre est liée à celle de Guy Roux. Il véhicule l'image du paysan pour qui « un sou est un sou ». Les Guignols de l'info le caricature alors en « éleveur de champions ». Cette expression est ensuite reprise par les médias,. Guy Roux est également connu pour la rigoureuse gestion de son effectif. Il va en boîte de nuit chercher ses joueurs, vérifie les compteurs kilométriques des voitures et attache même avec un cadenas la mobylette de Basile Boli afin que ce dernier ne sorte plus le soir. Une publicité pour un opérateur reprend même cette image : le spot publicitaire met en scène un jeune footballeur qui, en charmante compagnie, a la surprise de retrouver son entraîneur au fond de son lit. L'image de Guy Roux est aussi associée à ses bonnets qu'il met dès que la température descend en dessous de dix degrés. Philippe Guillard dans son émission parodique Le geste technique fait un sketch avec Guy Roux intitulé « Le prendage et le mettage de bonnet ».

L'AJ Auxerre possède deux groupes de supporters : les Ultras Auxerre 1990 et les Blue Angels 1998. Ils sont placés dans la tribune Leclerc Bas. Cette tribune regroupe quelques trois cent fidèles supporters actifs.

Lors de la saison 1995-1996, l'AJ Auxerre est soutenu par Gérard Depardieu. Introduit au club par son ami Gérard Bourgoin, il devient rapidement la mascotte du club prenant place sur le banc de touche les soirs de matchs. Détournant également l'attention des médias il permet ainsi aux joueurs de l'AJA d'avoir moins de pression.

À Auxerre, les premiers rivaux de l'AJA sont l'Alliance vélo-sportive auxerroise (ASVA), fondée en 1904, et l'Étoile sportive auxerroise (ESA), fondée en 1884. L'ASVA est même le premier adversaire de l'AJA lors de la Coupe de France de football 1917-1918. L'AJA s'incline 6 buts à 1. En 1942, l'ASVA et l'ESA fusionnent pour donner naissance au Stade auxerrois. À cette époque le gouvernement de Vichy encourage les différents clubs d'une même ville à fusionner. L'abbé Deschamps refuse que l'AJA se joigne à ces deux clubs. Le Stade auxerrois est donc le nouveau rival local de l'AJ Auxerre dans les années 1950 et 1960, où idéologies politique (le Stade venant de l'ESA qui est plutôt communiste) et religieuse se mêlent à l'aspect sportif : entre le club laïc de la ville (Stade auxerrois) et le club catholique du patronage (AJA), les matchs reflètent les oppositions de l'époque. De nos jours, le Stade auxerrois reste toujours un club populaire à Auxerre.

Les matches joués contre Gueugnon en Division 2 sont un moment particulier dans l'année car à l'époque Gueugnon est une très forte équipe de Division 2. Les matchs ayant opposé l'AJA à Nevers et Fontainebleau, n'ont jamais été considérés comme des derbys.

Bien que n'étant pas dans les mêmes départements et régions, les matchs entre l'AJA et Troyes ont été récemment considérés comme des derbys par les médias lors de la remontée des Troyens en Division 1 en 1999. Cela provient du fait que la distance entre les deux villes n'est que de 77,49 km.

Dans les années 1980 et 1990, l'AJA est célèbre pour sa tactique : le 4-3-3. Auxerre met en place ce système dès sa montée en Division 1 en 1980. Mais durant les cinq premières saisons, le 4-3-3 à l'auxerroise ne s'appuit pas sur de vrais ailiers : Remy, Lanthier, à gauche et Danio, Geraldes à droite sont en réalité des milieux offensifs excentrés. En 1983-1984, l'AJA effectue sa première grande saison en Division 1 (troisième du championnat). La défense est composée de quatre éléments pratiquant tous le marquage individuel avec un libéro (Janas) légèrement décroché et trois joueurs au marquage (Charles, Boli, Lokoli). Le milieu est composé de deux récupérateurs purs, Perdrieau et Barret (défenseur de formation) dont le remplaçant est Cuperly. Offensivement, l'AJA s'appuit sur Garande et Lanthier comme ailier, Ferreri comme meneur de jeu, et Szarmach comme avant-centre.

En 1993, l'AJA s'appuit toujours sur le même schéma défensif : Martini dans les buts, Verlaat en libéro, Bonalair, Prunier et Mahé au marquage. Désormais l'AJA ne compte qu'un seul récupérateur : Guerreiro, Dutuel étant milieu relayeur et Martins meneur de jeu. L'animation offensive repose sur deux véritables ailiers : Cocard et Vahirua. Baticle est l'avant-centre à la fois remiseur et buteur.

Trois ans plus tard lors de la saison 1995-1996, l'AJA remporte le doublé Coupe-Championnat. Si la tactique est la même, seulement deux joueurs de la saison 1992-1993 sont encore présents (Martins et Cocard). Au cours de cette saison l'AJA compose avec de nombreux blessés. Cool est le suppléant de Charbonnier dans les buts. Laurent Blanc absent pendant cinq mois est remplacé par Taribo West. En attaque Stephane Guivarc'h commence la saison, mais après sa blessure Laslandes est le titulaire.

En 2000, après le départ de Guy Roux, Daniel Rolland abandonne le 4-3-3 pour mettre en place un 4-5-1. L'AJA abandonne également le marquage individuel pour le marquage en zone. Guy Roux redevient entraîneur la saison suivante et conserve le 4-5-1. L'équipe s'appuye alors sur Cool dans les buts, sur la charnière centrale, Mexès-Boumsong, et sur deux latéraux, Jaurès à gauche et Radet à droite. Le milieu de terrain est composé de deux milieux centraux (récupérateur et relayeur) de deux milieux offensifs excentrés et d'un meneur de jeu pouvant se muer en deuxième attaquant. En attaque il y a Djibril Cissé. L'AJA termine troisième du championnat en 2002, et remporte la Coupe de France en 2003. Cissé est deux fois meilleur buteur du championnat avec 22 buts en 2002 et 26 buts en 2004.

Lorsque le club évolue dans les divisions inférieures (DH, CFA), l'AJ Auxerre s'appuye sur les entreprises auxerroises pour recruter des joueurs. Certaines sont dirigées par des membres de l’AJ Auxerre ce qui facilite les choses. Ainsi lorsque le RC Lens est confronté à des difficultés financières, l'AJA s'attache les services du hongrois Gerensceri Kalman en le faisant embaucher parallèlement chez M. Aubin un grossiste en électroménager. Jean-Claude Gagneux qui fait partie du staff travaille lui aussi chez Aubin. La Banque Populaire, le Crédit Agricole et le garage de Jean-Claude Hamel employent eux aussi des joueurs. Jacques Contant est ainsi directeur commercial du garage Hamel. Lorsqu'André Fefeu est recruté par l'AJA il est employé dans la société de construction de pavillons d'Émile Martin, qui est l'un des dirigeants de l'AJA.

L'AJ Auxerre forme de nombreux joueurs dans le but de les revendre afin d'acheter d'autres joueurs mais également afin d'investir dans les infrastructures du club. Le centre de formation créé en 1982 a vu plusieurs membres des premières promotions vendus aux grands clubs français des années 1980-1990 : Jean-Marc Ferreri aux Girondins de Bordeaux, Eric Cantona, Basile Boli, William Prunier, Daniel Dutuel à l’Olympique de Marseille, Stéphane Mahé, Alain Goma au Paris Saint-Germain. Cette politique existe toujours mais aujourd'hui l'AJA vend ses principaux joyaux aux clubs étrangers : Djibril Cissé à Liverpool FC, Abou Diaby et Bacary Sagna à Arsenal FC.

Ne disposant des moyens des grands clubs, l'AJA met en place dans les années 1980 la filière polonaise : les joueurs polonais sont à la fois talentueux et bon marché. Les deux premiers Polonais de l'AJA sont Maryan Szeja qui évolue déjà dans le championnat de France et Sbigniew Szlykowicz en 1974. Par la suite, Auxerre recrute Jozef Klose, Andrzej Szarmach, Pawel Janas, Zbigniew Kaczmarek, Waldemar Matysik, Henryk Wieczorek et Andrej Zgutczynski. La filière polonaise continue dans les années 1990-2000 mais avec beaucoup moins de succès : Piotr Wlodarczyk, Marcin Kuzba, Kamil Oziemczuk. Pour la saison 2008-2009, l'AJA s'appuie sur Ireneusz Jelen (né à Plock, qui est jumelée avec Auxerre) et Dariusz Dudka. Cette filière de l'Est ne concerne pas exclusivement la Pologne. Des Hongrois (Gyõzõ Burcsa, Kalman Kovacs), des Roumains qui sont au nombre de trois lors de la saison 2007-2008 (Gabriel Tamas, Daniel Niculae, Vlad Munteanu) et un Tchèque : René Bolf.

Auxerre mise également sur la relance des joueurs dont la carrière connaît des difficultés. Auxerre relance ainsi les carrières de Enzo Scifo qui est remplaçant à l'Inter Milan, Alain Roche (qui ne s'est pas imposé à l'OM) et Laurent Blanc par exemple. Auteurs de belles prestations sous les couleurs auxerroises, ils sont par la suite recrutés de nouveau par des grands clubs (Scifo à Monaco, Roche au PSG, Blanc à Barcelone). L'AJA sert aussi de tremplin à des joueurs évoluant déjà en Division 1 comme par exemple Jean-Alain Boumsong et Benoît Cheyrou. Le club icaunais recrute aussi des joueurs dans les divisions inférieures du championnat de France : Lilian Laslandes (Saint-Seurin D2), Sabri Lamouchi (Alès D2), Gérald Baticle (Amiens D3), Christophe Cocard (Evreux D3), Thomas Deniaud (Ancenis D3), Cyril Jeunechamp (Nîmes D3), Helder Esteves (Saint-Maur Lusitanos D4). Le dernier joueur issu de cette filière est Maurice-Junior Dalé recruté à Martigues (D3) en juin 2008.

En matière de recrutement l'AJA a une profonde aversion pour les Sud-Américains. Ceci s'explique par le fait que selon Guy Roux, il est impossible pour l'AJA de recruter les meilleurs Sud-Américains, mais aussi parce que lorsque ces joueurs rentrent au pays cela les fatiguent beaucoup plus que les joueurs étrangers résidant en Europe ou en Afrique. Ainsi en plus de cent ans seulement deux joueurs sud-américains ont évolué à Auxerre : le Chilien Pedro Reyes et le Brésilien Marcos António Elias Santos dont les passages ne sont guère concluants. L'AJ Auxerre n'a à l'heure actuelle jamais eu de joueurs asiatiques dans ses rangs.

De 1906 à 1909, l'AJA évolue dans un ensemble noir (selon la légende, en signe de deuil après la séparation de l'Église et de l'État). Puis le club opte pour les couleurs bleu et blanc de la Vierge Marie (là aussi selon la légende). Jusqu'à l'accession du club en Division 1 en 1980, le maillot est à dominante bleue. À cause de la faiblesse de l'éclairage, il est difficile de bien voir les maillots bleus en nocturne. L'AJA opte alors pour un maillot à dominante blanche.

Le second maillot de l'AJ Auxerre est parfois de couleur rouge (lors de la saison 1976-1977 par exemple). Depuis les années 1990-2000, l'AJA met en vente un troisième maillot; celui ci est parfois composé de couleurs loufoques et folkloriques comme le maillot 2007-2008 de couleur chocolat et rose.

Le logo du club bourguignon est frappé d'une Croix de Malte d'argent, symbole des mouvements de la jeunesse catholique.

Le logo actuel est constitué d'un blason azur frappé d'une Croix de Malte d'argent avec en chef, inscrit en azur sur fond d'argent le nom du club, en police de caractère Boulder.

Le quotidien régional français, L'Yonne républicaine, basé à Auxerre, a toujours soutenu l'AJ Auxerre. Ainsi Louis Clément qui en est le PDG de 1959 à 1986 est un ancien joueur de l'AJA. De même, Serge Mesonès, ancien capitaine de l'AJA est journaliste au quotidien après sa carrière de joueur. À partir de la saison 1970-1971, Guy Roux va tous les jours (sauf les veilles et lendemains de matchs) au journal afin d'y rédiger un article sur l'AJ Auxerre où il parle de lui à la troisième personne. Au bout de quelques années, Guy Roux demande à Louis Clément une rémunération. Louis Clément lui propose de l'abonner à L'Yonne républicaine. Guy Roux accepte l'offre à condition que ce soit son grand-père qui en bénéficie jusqu'à la fin de ses jours (le grand-père de Guy Roux est alors âgé de 87 ans). Louis Clément accepte et le grand-père de Guy Roux décède à l'âge de 99 ans et demi.

En septembre 2004, prenant exemple sur de nombreux clubs, l'AJA mit en vente le magazine officiel du club : Auxerre Football au prix de trois euros. En septembre 2006, le magazine change de nom et devient AJA magazine pour un prix de quatre euros. On y trouve les comptes-rendus des matchs, des interviews et portraits des joueurs ainsi qu'un poster au format A3. Le magazine n'édite pas pendant les deux mois d'été.

Cette bibliographie présente quelques ouvrages de référence de base. Les ouvrages utilisés pour la rédaction de cet article sont suivit du symbole .

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Football Club de Metz

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Le Football Club de Metz est un club français fondé en 1919. Le club lorrain est présidé par Carlo Molinari et l'équipe professionnelle est entraînée par Yvon Pouliquen . Durant la saison 2008-2009, le club joue en Ligue 2.

Le FC Metz a visité une fois la mythique enceinte du Stade de France. C'était à l'occasion de la finale de la Coupe de la Ligue 1999, malheureusement perdue par les Grenats face à Lens (1-0). En 2003, ils ont également effectué un parcours honorable dans cette compétition en battant Bordeaux puis Nantes, deux formations de niveau supérieur (Metz était alors en Ligue 2), avant de chuter à Sochaux (3-2 a.p) en demi-finale au terme d'un match héroïque.

En Coupe de France, le Club à la Croix de Lorraine au delà de ses deux succès en 1984 et 1988 s'est arrêté quatre fois au stade des demi-finales (1949, 1962, 1976, 1995) et a perdu une finale en 1938. Il s'agit là de l'un des premiers faits d'arme du FC Metz, quelques années après sa création. Disputée au Parc des Princes le 8 mai 1938, la finale contre l'Olympique de Marseille fit grand bruit à l'époque en Lorraine. Les messins, frustrés d'un penalty initialement accordé par l'arbitre et d'un but litigieux dont on ne sut jamais s'il était valide, obtinrent en guise de consolation à leur défaite la sympathie des 30 000 spectateurs du Parc des Princes.

En première division, le meilleur classement obtenu par le club est second en 1998. Metz fut alors uniquement devancé par Lens à la différence de buts.

Depuis ses débuts en Coupe des villes de foire en 1968-1969, le FC Metz a disputé 10 campagnes européennes : 1 en ligue des champions (1999, suivi d'un repèchage en Coupe UEFA), 2 en coupe des vainqueurs de coupe (1985 et 1989), 3 en Coupe UEFA (1986, 1997, 1998), 2 en coupe intertoto (1995,1999) et 2 en coupe des villes de foire (1969 et 1970).

Son meilleur résultat fut un huitième de finale de l'UEFA en 1997. Le club a disputé 26 matchs (14e club français) pour 6 victoires, 7 matchs nuls et 13 défaites.

Le Cercle Athlétique Messin voit le jour en 1919. Nombre de joueurs du Metz Sport Verein (fondé en 1912) en forment l'ossature. Dès ses premières rencontres, le CAM s'affirme comme une redoutable formation. Après s'être imposé 2-1 face à une entente des meilleurs joueurs de Nancy, Lunéville, Remiremont et Epinal (19 avril 1919), le CAM enchaîne par des victoires face au Club français de Paris, l'AS Strasbourg et le CA Paris. Ces résultats sont confirmés en 1919-20 lors de la première édition du championnat de Lorraine que les Camistes remportent. Le club évolue au stade de la rue de Verdun jusqu'en 1923. Cette enceinte rassembla jusqu'à 4.000 spectateurs. Sous l'impulsion du président Maurice Michaux, le club met sur pied en 1921 une association immobilière ayant pour objectif la construction d'un stade sur l'Île Saint-Symphorien. Le stade Saint-Symphorien est inauguré en août 1923 avec un retard, le toit de la tribune s'étant effondré au décoffrage!

Le CAM accède au statut professionnel dès 1932. Le club, grâce aux solides recettes enregistrées à Saint-Symphorien, se permettait, depuis longtemps déjà, de rémunérer (illégalement) joueurs et encadrement... La section pro du CAM est baptisée Football Club de Metz. Des travaux d'envergure sont engagés au stade Saint-Symphorien qui est bientôt doté de 10.000 places, dont 2.000 couvertes.

En 1940, la Moselle étant annexée à l'Allemagne (1er juillet), le FC Metz doit prendre le nom de Fussball Verein Metz et abandonner le professionnalisme, interdit en Allemagne. Le FC Metz participe alors à la Gauliga Westmark (Palatinat-Sarre-Lorraine Mosellane), qualificatif pour la phase finale de la Deutsche Meisterschaft, le championnat d'Allemagne.

Après la Seconde Guerre mondiale, le club mosellan retrouve la France et la première division.

Le club se traine en bas du classement lors de la saison 1945-1946 mais on ne s'en inquiète guère, étant donné qu'il est assuré de ne pas descendre. Néanmoins, en fin de saison, le président Raymond Herlory fait une grosse frayeur aux supporters : il octroie son privilège de non-relégation au club du Havre, dont la ville a été énormément touchée par les bombardements. Heureusement, les Grenats terminent à la 17e et avant dernière place. Lors de la saison 1949-1950, le club est relégué. Il recrute alors un jeune gardien très talentueux, futur international français, François Remetter.

En 1950-1951, le club, qui remontera en fin de saison, réussit l'exploit de battre, en 32e de finale de la Coupe de France, le prestigieux Stade de Reims. Il termine 5e de Division 1 la saison suivante, mais est de nouveau relégué à l'issue de la saison 1957-1958. Les Grenats, de nouveau promus à la fin de la saison 1960-1961, enregistrent le triste record de la plus large défaite de leur histoire: ils sont battus par le RC Paris 11 buts à 2. Le club redescend à l'issue de la saison, terminant dernier.

Le 15 juillet 1965, après 33 ans de présidence, Raymond Herlory passe le relais à Paul Mayer. Deux ans plus tard, le club est un des prétendants à la montée, avec Ajaccio et Bastia. A trois journées de la fin, il perd un match crucial face à Chaumont, qui le prive de montée. Mais on s'aperçoit que le gardien de but chaumontais n'était pas qualifié pour jouer. Le FC Metz accède donc de nouveau à la première division. Le 21 juin 1967, Paul Mayer ayant rempli ses objectifs -ramener le FC Metz en Division 1- passe le relais à Charles Molinari, un jeune industriel.

Pour son retour parmi l'élite, le FC Metz surprend : il termine 6e du championnat 67-68 et atteint les quarts de finale de la Coupe. Ce succès repose notamment sur Georges Zvunka, classé meilleur arrière latéral de l'année par France Football, Gilbert Le Chenadec international venu du FC Nantes, l'attaquant luxembourgeois Johnny Leonard auteur de 16 buts, Szczepaniak, international lui aussi, miraculé après de graves blessures aux genoux.

Après s'être renforcé avec deux nouveaux internationaux Gérard Hausser venu de Karlsruhe et Richard Krawczyk arrivé de Lens, le FC Metz progresse encore et finit 3e du championnat 1968-1969. Grâce à ces deux bons résultats, le club participe pour la première fois à la Coupe d'Europe mais se fait sortir au 1er tour en 1968 par le Hambourg SV de Uwe Seeler et en 1969 par le SSC Naples de Dino Zoff.

Les saisons suivantes, le FC Metz ne confirme pas son bon retour en 1re division malgré un effort de recrutement permanent. Nestor Combin notamment rejoint les bords de la Moselle pour deux saisons (1971-1972 et 1972-1973) après sept années en Italie. Mais les résultats ne suivent pas : 8e en 1969-1970 et 1970-1971, 14e en 1971-1972, 15e en 1972-1973 et 11e en 1973-1974.

Au milieu des années 1970, le FC Metz connaît une de ses meilleures périodes grâce à la combinaison d'un duo d'attaquants tonitruants Nico Braun, joueur luxembourgeois venu de Schalke 04 et Hugo Curioni, l'argentin venu du FC Nantes, de jeunes joueurs formés au club comme Battiston, Muller et Zénier, de joueurs chevronnés comme André Rey, Hausknecht, Betta ou Coustillet, le tout sous la baguette de l'entraineur Georges Huart qui a pris l'équipe au début de la saison 74-75.

En 1974-1975, le FC Metz termine 8e, finissant l'année sur une série de 14 matchs sans défaite, et atteint les quarts de finale de la Coupe. La saison 1975-1976 est l'année marquante de cette période faste et voit les Messins terminer 6e et atteindre les demi-finales de la Coupe. Le FC Metz est meilleure attaque grâce à ses artilleurs : Curioni marque 25 buts et Braun 16 ! Georges Huart est désigné meilleur entraîneur de France. L'équipe pratique un jeu spectaculaire qui reste une référence pour les supporters les plus anciens.

Le tandem d'attaquants inscrit encore 45 buts lors de la saison 1976-1977 alors que le FC Metz termine 8e. Mais la roue tourne et après trois années mémorables, la saison 1977-1978 se clôt sur une médiocre 12e place pendant que le rival régional l'AS Nancy-Lorraine de Platini termine 6e et remporte la Coupe de France. Carlo Molinari mis en minorité au sein du club se retire et il est remplacé par Aimé Dumartin, un chef d'entreprise de la région messine.

La nouvelle direction ne lésine pas sur les moyens et recrute les internationaux Wim Suurbier, Henryk Kasperczak et Christian Synaeghel en provenance de l'équipe phare de l'époque Saint-Etienne, et aussi Philippe Mahut, futur international. L'entraîneur devient Marc Rastoll, ancien défenseur du FC Metz. La saison 1978-1979 commence en fanfare avec 4 victoires de suite et se termine honorablement sur une 5e place, une place européenne étant manquée à la différence de buts, seulement.

Les saisons suivantes sont irrégulières. Le maintien est préservé de peu en 1979-1980 : 17e. Puis 9e en 1980-1981, 17e de nouveau en 1981-1982 et 9e en 1982-1983 grâce notamment aux 23 buts marqués par le buteur Krimau venu jouer une saison au FC Metz. Kasperczak est devenu entraîneur.

Une génération talentueuse de jeunes joueurs formés au club apparaît à cette époque : Hinschberger , Sonor, Rohr, Bracigliano, Marco Morgante... Mais le club vit au jour le jour et connaît de graves problèmes financiers qui culminent pendant l'été 83. La faillite est évitée de peu. La mairie de Metz fournit une aide financière décisive et rappelle Carlo Molinari qui reprend les commandes 5 ans après son départ.

La saison 1983-1984 qui aurait pu se dérouler sans le FC Metz se termine néanmoins en apothéose pour le club à la croix de Lorraine : le FC Metz remporte la Coupe de France le 11 mai 1984 en battant le favori, l'AS Monaco par 2 buts à 0 après prolongations. Cette victoire du club moribond en début de saison prend une valeur symbolique pour toute la région Lorraine durement marquée par les difficultés de la sidérurgie à cette époque. En championnat, le FC Metz termine 12e. La victoire en Coupe de France ouvre une nouvelle période faste pour l'équipe, désormais entraînée par Marcel Husson.

Les 5 années sous la houlette de Marcel Husson donnent lieu à quelques-unes des plus belles pages écrites par le FC Metz qui rentre dans la légende le 10 octobre 1984 en éliminant le FC Barcelone au 1er tour de la Coupe des Coupes. A l'aller, les Messins surclassés se sont inclinés à domicile 4 à 2 face au Barça de Bernd Schuster. Le match retour, qui n'intéresse personne, a lieu au Nou Camp devant un public peu nombreux. L'impensable se produit ce soir-là après que les Catalans aient ouvert le score. Les Messins marquent par deux fois avant la mi-temps et deux fois encore après la pause. 4 à 1 au Nou Camp dont 3 buts de Toni Kurbos. Le FC Metz est qualifié ! L'aventure européenne tourne hélas court au tour suivant contre le Dynamo Dresde.

Pendant 4 saisons, les Messins tiennent le haut du pavé avec notamment deux qualifications pour les coupes européennes : 5e en 1984-1985, 6e en 1985-1986 et en 1986-1987, 8e en 1987-1988 et vainqueur de la Coupe de France en 1988 en battant Sochaux aux tirs aux but.

L'équipe de 1984-1985 reste une des meilleures qu'ait connu le club mais elle est décimée par les départs en fin de saison (Jean-Philippe Rohr, Vincent Bracigliano, Philippe Thys, Claude Lowitz, Tony Kurbos, Jean-Paul Bernad, Robert Barraja). De 1984 à 1986, pendant deux saisons, la star du FC Metz est l'attaquant sénégalais à la coiffure rasta : Jules Bocandé, un des plus grands attaquants qu'ait connu Saint-Symphorien.

En 85-86, il termine meilleur buteur du championnat avec 23 buts. Le FC Metz développe un jeu spectaculaire dans un 3-5-2 en avance sur son temps et possède alors une attaque redoutable avec Bocandé, Didier Six venu faire une pige d'un an au club et Carmelo Micciche, bien alimentée par le meneur de jeu bulgare Plamen Markov. La saison suivante, l'équipe perd des éléments clés comme Bocandé, Six et Luc Sonor, voit le retour de Bernard Zenier et l'arrivée de l'attaquant écossais Eric Black et réussit à terminer 6e en assurant le spectacle. Zenier réussit l'exploit de terminer meilleur buteur sans jouer en pointe.

La victoire en Coupe contre Sochaux, alors en 2e division marque la fin d'une époque glorieuse. La saison 1988-1989 voit le FC Metz à l'effectif affaibli par de nouveaux départs et par les blessures de Zenier et Black, terminer 15e seulement, se faire éliminer sans gloire par Anderlecht en Coupe d'Europe et perdre Marcel Husson à la fin de l'année.

Le technicien belge Henri Depireux devient entraîneur eu début de la saison 1989. Il est remplacé au bout de quelques mois par Joël Muller, alors en charge du centre de formation, qui entame en novembre 89 un des plus longs bail en 1re division pour un entraîneur.

C'est le début d'une période de transition pour le FC Metz : 14e en 1989-1990, puis 4 fois 12e en 1990-1991, 1991-1992, 1992-1993 et encore en 1993-1994. Cette période voit passer quelques grands noms qui enthousiasment le public : Bernard Lama, alors en début de carrière, en 1989-1990, le fantasque croate Asanovic en 1990-1991, l'international tchèque Lubos Kubik de 1991 à 1993, François Calderaro inconnu à son arrivée en 1990 et qui marque 19 buts en 1991-1992 ponctués à chaque fois d'une spectaculaire cabriole. Cette période voit aussi la moyenne des spectateurs baisser jusqu'à moins de 7800 par match sur la saison 1993-1994 qui voit cependant l'apparition régulière dans l'équipe d'un jeune joueur venu du Stade de Reims et qui annonce des lendemains qui chantent pour le FC Metz : Robert Pires.

Avec Robert Pires, le FC Metz reprend un nouvel envol : demi-finale de Coupe de France et 8e en 1994-1995 puis 4e en 1995-1996 avec un succès en Coupe de la Ligue, 5e en 1996-1997 et enfin 2e en 1997-1998, saison qui reste dans toutes les mémoires.

Pendant cette période faste, l'équipe peut compter sur une défense de fer, sans doute la meilleure qu'ait jamais connu le club. Autour de Sylvain Kastendeuch revenu en 94 dans son club formateur après 4 saisons à Saint-Etienne et Toulouse, on trouve Pascal Pierre, Philippe Gaillot, Albert Cartier remplacé à partir de 1995 par le Camerounais Rigobert Song. Derrière cette ligne hermétique : le gardien camerounais Jacques Songo'o puis Lionel Letizi. L'étincelle qui permettra l'avènement de cette génération talentueuse est l'arrivée en septembre 1994 du joker de luxe Philippe Vercruysse en provenance des Girondins de Bordeaux, où il est peu utilisé. L'ancien international donne une nouvelle dimension à ses jeunes coéquipiers: Pires, Cyril Serredszum, Song, Pouget qui forme avec Pires le duo détonnant des P.P. flingueurs (11 buts chacun lors de la saison 1995-1996).

La victoire en Coupe de la Ligue en 1996 contre Lyon après tirs au but ouvre les portes de la Coupe d'Europe aux Messins. Mais ils sont encore trop tendres et sont éliminés en 8e de finale de la Coupe de l'UEFA 1997 par Newcastle après avoir battu aux tours précédents le FC Tirol et le Sporting de Lisbonne. Ce parcours inachevé renforce l'expérience de l'équipe qui se renforce judicieusement avant la saison 1997-1998 avec l'arrivée de Frédéric Meyrieu, du belge Danny Boffin et du Serbe Vladan Lukic, tout en conservant Bruno Rodriguez arrivé comme joker pendant la saison 1996-1997. Malgré quelques couacs (élimination rapide en Coupe d'Europe contre Karlsruhe et en Coupe de France contre Bourg-Peronnas) le FC Metz réalise une superbe saison, décroche le titre de champion d'automne et finit 2e derrière Lens , départagé seulement par la différence de buts.

Le titre s'est joué lors d'une dernière journée palpitante mais s'est réellement perdu pour le FC Metz lorsque Lens est venu s'imposer 2-0 à Saint-Symphorien à 4 journées de la fin. Personne ne le sait alors, mais le club ne se remettra jamais de ce titre de champion perdu d'un rien. Cette saison 1997-1998 fut le chant du cygne pour le FC Metz.

En effet, la dure loi du sport va entraîner des lendemains douloureux pour le FC Metz qui entame à partir de la saison 1998-1999 une lente descente aux enfers. Le club ne parvient pas à garder ses meilleurs éléments : Pires part pour Marseille, Song et Jocelyn Blanchard pour l'Italie, Serredszum pour Montpellier. Les recrutements ne compensent pas qualitativement les départs. Une partie du produit des transferts est investie dans les infrastuctures : nouveaux terrains, vestiaires refaits à neuf, nouveau siège inauguré en janvier 2000.

A la surprise générale, le FC Metz ne parvient pas à franchir le tour préliminaire de la Ligue des Champions contre les modestes amateurs finlandais du HJK Helsinki puis est battu en Coupe de l'UEFA par l'Etoile Rouge de Belgrade. Il termine 10e de la saison 1998-99 et sauve l'honneur par une finale de Coupe de la Ligue perdue contre Lens.

La saison 1999-2000 est quelconque, sauvée par les vieux grognards de la défense (Letizi, Kastendeuch, Gaillot et Pierre). Le jeune Louis Saha, formé au club, inscrit 4 buts et part pour l'Angleterre au terme de la saison. Le FC Metz termine encore 11e en 2001 au teme d'une saison mouvementée : après plus de 11 ans à la tête de l'équipe, Joël Muller est remercié et remplacé par son adjoint Albert Cartier après un début de championnat poussif. L'équipe se maintient grâce notamment aux prouesses du gardien colombien Faryd Mondragon et de bons résultats lors des matchs retour.

Ce n'est que retarder l'échéance puisque la saison 2001-2002 voit le FC Metz quitter l'élite après 35 années consécutives en première division. Le recours à Gilbert Gress en remplacement de Cartier redonne en cours d'année un coté plus spectaculaire à l 'équipe mais affaiblit la défense. Le couperet tombe lors du dernier match après un match nul à domicile contre Lorient dernier au classement. Metz est 17e sur 18.

Relégué en Ligue 2, le FC Metz subit désormais des contraintes financières fortes et récurrentes. Après un début de championnat très difficile, le club emmené par le nouvel entraîneur Jean Fernandez réussit néanmoins à remonter directement en Ligue 1 en terminant 3e grâce notamment à son duo d'attaquant Niang , prêté par Troyes, et Adebayor. Le FC Metz se distingue également en Coupe de la Ligue, échouant en demi-finale au bout des prolongations face au FC Sochaux.

Mais c'est un FC Metz sans le sou qui retrouve la Ligue 1 pour la saison 2003-2004. Adebayor est transféré à Monaco et les arrivées sont limités aux joueurs en fin de contrat ou prêtés comme Toifilou Maoulida. Le maintien est assuré avec une 14e place grâce aux jeunes joueurs incorporés dans l'équipe (Renouard , Beria, Obraniak). Même si l'effectif est renouvelé avec notamment l'arrivée de Franck Ribéry, malheureusement trop rapidement transféré à Galatasaray à mi-championnat, la saison suivante est tout aussi difficile. Metz termine 16e.

Le club est alors remis à flot et se lance dans un recrutement ambitieux pour viser une première partie de tableau. Mais à l'image du coréen Ahn Jung-hwan, héros de la Coupe du Monde 2002, qui n'arrive à marquer que 2 buts en 16 matchs, le recrutement s'avère être un fiasco et la saison 2005-2006 est catastrophique. Jean Fernandez parti pour Marseille en début de saison, c'est Joël Muller qui reprend les commandes d'une équipe sans âme qui termine dernière, très loin derrière le premier non relégué.

Du coup, personne ne croit en les chances de l'équipe pour la saison 2006-2007 en Ligue 2. Entrainé par Francis De Taddeo, ancien responsable du centre de formation, le club parvient à créer la surprise en prenant la tête du championnat dés le tout début de la saison et en parvenant à remonter en Ligue 1 dès la 33e journée de championnat soit à 5 journées de la fin de la saison. Les médias qualifieront même le FC Metz de « l'OL de Ligue 2 ». Mais avec 4 défaites consécutives en fin de saison, certains supporters ne sont cependant pas rassurés sur l'avenir du club. D'autant plus qu'une fois remonté dans l'élite, le FC Metz se retrouve avec le plus petit budget de L1, malgré une augmentation de capital de 1,2 M€. Dans cette opération, deux nouveaux actionnaires font leur entrée dans le capital du club : Jean-Luc Muller (PDG de la société de travail temporaire Inter-conseil) et Jean-Louis Petruzzi (PDG du groupe Hominis).

Ce budget complique le recrutement du FCM qui se voit obligé de faire confiance à l'effectif de la saison passée. Malheureusement, l'équipe championne de L2 déçoit et les blessures de certains joueurs cadres s'accumulent (comme Julien Cardy qui ne jouera même pas 2 heures de la saison), la saison 2007-2008 devient rapidement catastrophique. À mi-championnat, le club occupe la dernière place avec seulement 7 points, ce qui entraîne le départ de l'entraîneur, Francis De Taddeo, dont les choix sont vivement critiqués. Yvon Pouliquen reprend l'équipe en janvier et parvient à lui redonner du jeu en optant pour des tactiques plus offensives. Les résultats s'améliorent mais le club ne peut rattraper sa première partie de championnat et est condamné dès la 33e journée à redescendre en Ligue 2. Le FC Metz se voit de plus accablé par un scandale de racisme dans la très médiatisée "Affaire Ouaddou". Seuls éclaircissements dans cette saison noire, le beau parcours effectué en Coupe de France, qui verra les Grenats atteindrent les quarts de finale et s'incliner d'un but contre l'Olympique lyonnais au terme d'un très bon match du FCM, et l'apparition en équipe première d'un jeune et talentueux joueur, Miralem Pjanic, qui sera d'ailleurs transféré à Lyon pour 7,5 millions d'euros à la fin de la saison.

Le blason définitif du FC Metz fut créé en 1967 (lors de la remontée des Grenats en Division 1), à l'initiative du Président Molinari et d'un journaliste sportif de la presse régionale. Le blason aux couleurs grenat et blanc reprend le nom de la ville. On peut aussi voir le Graoully et la croix de Lorraine.

Depuis 1958, 12 joueurs ont joué en équipe de France en portant le maillot du FC Metz. Pour tous, il s'agissait de leur grand début (NB : Bernard Zénier fut re-sélectionné en 1987 sous le maillot grenat après avoir été sélectionné sous le maillot bleu avec Nancy en 1983).

Trois d'entre eux ont disputé une Coupe du Monde, aucun un championnat d'Europe des Nations : Patrick Battiston en 1978, Philippe Mahut en 1982 et Robert Pirès en 1998.

Le 23 février 1977, la France accueille la R.F.A au Parc des Princes avec 3 joueurs messins dans ses rangs qui font leurs grands débuts internationaux : André Rey est titulaire dans les buts, Patrick Battiston arrière droit et Bernard Zénier entre à la 64e de jeu à la place de Loïc Amisse.

Albert Cartier a également été retenu en équipe de France sans obtenir de sélections.

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Source : Wikipedia