Japon

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Posté par talos 20/04/2009 @ 13:08

Tags : japon, asie, international, environnement, japon et japonais, pays, podcast

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Japon

Drapeau du Japon

Le Japon est un pays insulaire de l’Est de l’Asie. Il est la seconde puissance économique mondiale, derrière les États-Unis. C'est actuellement le dernier empire au monde.

En japonais, « Japon » (日本) se dit Nihon (ou plus rarement Nippon), ou dans les documents administratifs Nipponkoku (日本国, Nipponkoku?) prononcé plus rarement Nihonkoku.

Le nom 日本 veut dire « origine du soleil ». En effet, 日 signifie soleil et 本 signifie origine ou racine. On peut donc donner comme signification à ce nom « le pays du soleil levant ». C’est lors des premiers échanges commerciaux avec la Chine (traditionnellement par le biais d’une lettre du prince régent Shōtoku) que cette appellation, logique du point de vue du voisin occidental chinois, fut introduite, alors que les Japonais de l’époque désignaient leur pays sous le nom de Yamato. D’abord prononcé Hi-no-moto, il lui fut préféré, à partir de l’époque de Nara (VIIIe siècle) les prononciations Nihon ou Nippon, appellations encore en usage de nos jours.

Le nom japonais Nippon est utilisé sur les timbres, les billets de banque, et pour les événements sportifs internationaux, alors que Nihon est utilisé plus fréquemment dans la vie quotidienne. Nippon peut faire aussi référence à l'empire du Japon et donc à l'idéologie nationaliste de l'ère Shōwa. Yamato (大和) est le nom que l’on donne à la période historique allant de 250 à 710. C’est en fait le nom de la première structure impériale connue qui exerçait son pouvoir autour de Nara (奈良) aux environs du Ve siècle. Aujourd’hui, on trouve toujours le mot Yamato dans des expressions telles que Yamatodamashii (大和魂, « l’esprit japonais »).

Le nom français Japon est issu de l’anglais Japan. Ce terme viendrait très certainement de la prononciation chinoise de 日本 (rìbĕn en mandarin d’aujourd’hui).

La légende rapporte que le Japon fut fondé au VIIe siècle av. J.-C. par l’empereur Jimmu. Le système d’écriture chinois, ainsi que le bouddhisme furent introduits durant les Ve et VIe siècles par les moines bouddhistes chinois et coréens, initiant une longue période d’influence culturelle chinoise. Les empereurs étaient les dirigeants symboliques, alors que le véritable pouvoir était le plus souvent tenu par les puissants nobles de la Cour, régents ou shoguns (général en chef des armées).

À partir du XVIe siècle, des commerçants venus du Portugal, d’Espagne, des Pays-Bas et d’Angleterre débarquèrent au Japon avec des missionnaires chrétiens. Pendant la première partie du XVIIe siècle, le shogunat craignit que ces missionnaires fussent la source de périls analogues à ceux que subirent ses voisins (telles les prémices d’une conquête militaire par les puissances européennes ou un anéantissement total) et la religion chrétienne fut formellement interdite en 1635 sous peine de mort accompagnée de torture. Puis, en 1639, le Japon cessa toute relation avec l’étranger, à l’exception de certains contacts restreints avec des marchands chinois et néerlandais à Nagasaki (長崎), précisément sur l’île de Dejima (出島).

Cet isolement volontaire de deux siècles dura jusqu’à ce que les États-Unis, avec le commodore Matthew Perry, forcent le Japon à s’ouvrir à l’Occident par la politique de la canonnière en signant la convention de Kanagawa en 1854 après le pilonnage des ports japonais.

En seulement quelques années, les contacts intensifs avec l’Occident transformèrent profondément la société japonaise. Le shogun fut forcé de démissionner et l’empereur fut réinvesti du pouvoir.

La restauration Meiji de 1868 mit en œuvre de nombreuses réformes. Le système de type féodal et l’ordre des samouraïs furent officiellement abolis et de nombreuses institutions occidentales furent adoptées (les préfectures furent mises en place). De nouveaux systèmes juridiques et de gouvernement ainsi que d’importantes réformes économiques, sociales et militaires transformèrent le Japon en une puissance régionale. Ces mutations donnèrent naissance à une forte ambition qui se transforma en guerre contre la Chine (1895) et contre la Russie (1905), dans laquelle le Japon gagna la Corée, Taïwan et d’autres territoires.

L’expansionnisme militaire du Japon avait débuté dès le début du XXe siècle avec l’annexion de la Corée en 1910. Il prit de l’ampleur au cours de l’ère Shōwa avec l’invasion de la Mandchourie en 1931 puis des provinces du nord de la Chine. En 1937, l’empire se lança dans une invasion de la Chine qui débuta avec le bombardement stratégique de Shanghai et de Canton, ce qui entraîna une résolution de blâme de la Société des nations à l’encontre du Japon mais surtout un écrasement des forces du Guomindang. Plus de deux cent mille civils chinois furent exterminés lors du massacre de Nankin (Nanjing) par l’armée impériale japonaise.

L’attaque de Pearl Harbor dans l’archipel d’Hawaii en 1941, visant à détruire une partie de la flotte de guerre américaine, engagea l’empire dans la Seconde Guerre mondiale au côté de l’Axe. Le Japon agrandit dès lors encore son emprise jusqu’à occuper la Birmanie, la Thaïlande, Hong Kong, Singapour, l’Indonésie, la Nouvelle-Guinée et l’essentiel des îles du Pacifique. Ce gigantesque empire militaire, appelé officiellement Sphère de coprospérité de la grande Asie orientale, était destiné à servir de réservoir de matières premières. L’occupation de ces territoires fut marquée par d’innombrables exactions à l’encontre des populations d’Extrême-Orient, crimes pour lesquels les pays voisins du Japon demandent toujours des excuses ou des réparations aujourd’hui.

L’empereur Shōwa procéda finalement à la reddition de l’empire du Japon le 14 août 1945 après les bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki et l’invasion soviétique du Manzhouguo. Le traité de paix avec la Russie est toujours en négociation, en règlement du problème des îles Kouriles du sud, occupées par cette dernière depuis la fin du conflit.

Le Japon, dont plusieurs des villes majeures ont été dévastées par les bombardements, est occupé par les troupes du Commandant suprême des forces alliées, MacArthur. Celui-ci met en place le tribunal de Tōkyō pour juger quelques-uns des dirigeants politiques et militaires de l’empire mais exonère tous les membres de la famille impériale ainsi que les membres des unités de recherche bactériologiques.

Confiné à l’archipel, le pays demeura sous la tutelle des États-Unis jusqu’en 1951 (traité de San Francisco). Ceux-ci imposèrent une nouvelle constitution, plus démocratique, et fournirent une aide financière qui encouragea le renouveau du Japon. L’économie se rétablit ainsi rapidement et permit le retour de la prospérité dans l’archipel dont les jeux Olympiques de Tōkyō et le lancement du Shinkansen en 1964 furent les symboles.

Depuis les années 1950 jusqu’aux années 1980, le Japon connaît une apogée culturelle et économique et une formidable croissance. Toutefois, ce « miracle économique » prend fin au début des années 1990, date à laquelle la bulle spéculative japonaise éclate.

Actuellement, bien que sa part soit relativement faible dans les finances de l’État, le Japon occupe, en matière de budget militaire, la cinquième place dans le monde en chiffres absolus, mais l’importance de ce budget ne fait pas pour autant du Japon une grande puissance militaire. La constitution japonaise interdit en effet le maintien d’une armée, le droit de belligérance et le lancement de toute opération militaire en dehors de ses frontières autre que dans le cadre de l’autodéfense. La « force d’autodéfense » japonaise est un corps militaire professionnel disposant de moyens techniques avancés.

Avec la guerre en Irak en 2003, la constitution a été aménagée pour pouvoir déployer des troupes hors de son territoire dans le cadre d’opérations à caractère non strictement militaire (reconstruction, aide humanitaire…). De la sorte, le Japon espère acquérir un rôle diplomatique plus en rapport avec sa puissance économique.

Le Japon est une monarchie constitutionnelle. Régie par la Constitution de 1947, l'Empereur (天皇, Tennō?) n'y a plus qu'un rôle de symbole de l'État, tandis que l'essentiel du pouvoir politique est détenu par un parlement bicaméral, la Diète (国会, Kokkai?). Le pouvoir exécutif appartient au cabinet (内閣, Naikaku?), responsable devant la Diète, dirigé par le Premier ministre (総理大臣, Sōri daijin?) et composé de ministres d’État (国務大臣, Kokumu daijin?) devant tous être des civils. Le Premier ministre est choisi au sein de la Diète par ses pairs avant d'être nommé par l'Empereur. Il a le pouvoir de nommer et de démettre les autres ministres, dont une majorité doit être membre du Parlement. La constitution attribue la souveraineté, qui revenait auparavant à l’empereur, au peuple japonais.

La branche législative, et donc la Diète, se compose d’une tout d'abord d'une chambre basse, la Chambre des représentants (衆議院, Shūgi-in?) de 480 sièges, dont 300 membres sont élus par le mode uninominal à un tour et 180 par la proportionnelle régionale. Les représentants sont élus pour quatre ans au suffrage universel (il faut avoir vingt ans pour voter). La chambre haute, appelée Chambre des conseillers (参議院, Sangi-in?), de 242 membres, est composée de personnes élues pour une durée de six ans, renouvelée par moitié tous les trois ans. Le suffrage est universel et secret. Le mode de scrutin mixte : 146 conseillers sont élus par un scrutin majoritaire plurinominal dans le cadre des préfectures, et 96 conseillers à la proportionnelle nationale.

La vie politique est dominée depuis la fin de l’occupation américaine par le Parti libéral démocrate (PLD), qui a fourni l’ensemble des Premiers ministres au pays de 1955 à 1993 et de 1996 jusqu'à aujourd'hui. Celui-ci gouverne seul ou en coalition, actuellement avec le Kōmeitō, parti sous influence de la secte Sōka Gakkai, dont les députés sont majoritairement issus.

Plusieurs centaines de milliers de Coréens ont le statut de résidents permanents au Japon depuis plusieurs générations et parmi eux, un grand nombre refusent de prendre la nationalité japonaise pour ne pas devoir renoncer à leur nationalité coréenne ; ils sont donc toujours considérés comme des étrangers sur le plan légal, même si nombre d’entre eux utilisent couramment un nom japonais ou ne savent pas parler coréen. Ils bénéficient cependant du statut de « résidents permanents spéciaux » qui leur donne certains avantages par rapport aux autres résidents permanents.

Ils ne peuvent malgré tout pas voter aux élections japonaises et accéder à certains postes élevés de la fonction publique sans se faire naturaliser. Il y a cependant un débat sur la possibilité de donner le droit de vote aux élections locales aux résidents permanents, comme c’est le cas depuis 2005 dans certaines régions de Corée du Sud.

Le Japon pratique la peine de mort. C'est un usage qui a tendance à croître ces dernières années (les exécutions ont doublé en un an et les condamnations ont été multipliées par 6 en quatre ans).

Le Japon est subdivisé en quarante-sept préfectures (ou départements).

Le Japon est un archipel de plus de trois mille kilomètres de long, s’étalant de la Russie (îles Kouriles) au nord à Taïwan au sud, le long de la côte orientale de l’Asie. Quatre îles principales sur les 4 000 de l'arc insulaire représentent 95 % du territoire : du nord au sud, Hokkaidō (79 000 km2), historiquement peuplée par les Aïnous, Honshū (227 000 km2) la plus grande et la plus peuplée avec 105 millions d’habitants, Shikoku (18 000 km2), l’île de la mer intérieure et Kyūshū (36 000 km2), en face de la Corée du Sud.

En outre, l’archipel comporte environ trois mille autres îles, plus petites (notamment dans la préfecture d’Okinawa). Naha, sur l’île d’Okinawa dans l’archipel des Ryūkyū (Ryūkyū rettō en japonais), est située à plus de six cents kilomètres au sud-ouest de Kyūshū. Au sud de Tōkyō, l’archipel des Nanpō s’étire sur plus de mille kilomètres jusqu’à Iwo Jima. Au nord, Sakhaline (Karafuto en japonais) et les îles Kouriles (Chishima rettō, qui s’étendent à plus de mille deux cents kilomètres au nord-est de Hokkaidō), annexées par la Russie quelques jours après la défaite du Japon face aux États-Unis en août 1945, sont parfois considérées comme les points extrêmes de l’archipel.

Le Japon est scindé, de façon géographique et non pas politique, en huit régions (voire neuf, selon qu’Okinawa est inclus ou non dans le Kyūshū) qui sont du Nord au Sud : Hokkaidō, Tōhoku, Kantō, Chūbu, Kansai (couramment appelé Kinki), Chūgoku, Shikoku, Kyūshū et Okinawa.

L'agglomération de Tōkyō, englobant entre autres Yokohama, Kawasaki et Saitama est, avec plus de 33 millions d’habitants, la plus peuplée du monde.

Les montagnes occupent 71 % du territoire, les piémonts 4 %, les plaines hautes 12 % et les plaines basses 13 %. Seulement un peu plus du cinquième du territoire est habitable (80 500 km2), et la plus grande plaine de l'archipel, celle du Kantō, n'atteint pas 15 000 km2. Le massif montagneux des Alpes japonaises s'étire du Nord au Sud sur plus de mille huit cents kilomètres, le long des quatre îles principales. Le point culminant du Japon est le célèbre mont Fuji atteignant 3 776 m d’altitude. Il s’agit d’un relief volcanique, toujours actif, mais peu menaçant.

La rareté des plaines (excepté près des littoraux), très peuplées (plus de huit cents habitants par kilomètre carré sur la côte est de Honshū), oblige l’exploitation des collines et des montagnes avec le système des cultures en plateaux (les versants sont recouverts de bassins successifs de taille décroissante avec la hauteur, permettant la culture du riz, du soja, etc.). Si les côtes du Japon sont longues (33 000 km) et d'une grande variété, les fleuves sont courts, pentus et violents, et se prêtent peu à la navigation.

Le Japon exprime avant tout par sa géographie le contraste le plus remarquable qui soit au monde entre un milieu éminemment ingrat qui n’offre à ses habitants qu’une superficie cultivable inférieure à soixante-dix-huit mille kilomètres carrés (moins de 24 % de la superficie totale) et la présence de cent vingt-sept millions d’habitants (chiffre de 2007).

Comme le Japon est situé dans une zone de subduction de 4 plaques tectoniques (Pacifique, Atlantique, des Philippines et Eurasiatique), de nombreux volcans, comme le mont Unzen, sur l’île de Kyūshū, sont actifs.

Des milliers de secousses telluriques d’intensité variable (de 4 à 7,3 sur l’échelle de Richter) sont ressenties dans le Japon tout entier chaque année. Par ailleurs, les puissants et ravageurs tremblements du plancher sous-marin génèrent des raz-de-marée appelés tsunamis.

Le séisme de Kōbe en 1995 fit 6 437 morts et 43 792 blessés. Celui du Kantō en 1923 fit lui plus de cent mille morts, occasionnant la destruction par incendie de la plupart des maisons en bois. Le Japon enregistre chaque année environ 20 % des séismes les plus violents dans le monde.

Les sources naturelles d’eau chaude (appelées onsen) sont nombreuses et très populaires. Elles ont souvent été aménagées en bains publics, hôtels ou stations thermales pour les séjours de villégiature et retraites de santé. On peut par exemple s’y baigner dans des « baignoires » naturelles de 40 à 65 °C.

L’archipel est très étiré sur l’axe Nord-Sud de la latitude de Québec à celle de Cuba, le Japon possède une gamme climatique étendue. L'île de Hokkaidō connaît un climat tempéré, avec des étés doux et des hivers froids avec de fortes chutes de neige qui tiennent au sol durant plusieurs mois. À l'inverse, le climat des îles Ryukyu est de type subtropical, sans gel ni neige, avec des températures minimales hivernales supérieures à 16 °C. Tōkyō, Nagoya, Kyōto, Ōsaka et Kōbe, au centre et à l’ouest de la plus grande île (Honshū), ont un climat de type subtropical humide caractérisé par des hivers relativement doux, avec peu ou pas de neige, et des étés chauds et humides, avec une saison des pluies (tsuyu) de début juin à mi-juillet. Le climat de Fukuoka (Hakata), sur l’île de Kyūshū, est relativement tempéré avec des hivers doux et un été court, alors que celui d’Okinawa est quasi-tropical.

L'archipel japonais connaît une alternance des vents et des courants marins qui influent sur son climat. En hiver, les vents sibériens déferlent sur la mer du Japon et provoquent d'énormes chutes de neige sur la côté occidentale de l'archipel. À l'inverse, la côte orientale est protégée par la chaîne des Alpes japonaises et connaît des hivers secs et ensoleillés, avec des températures tiédies par l'effet du courant chaud Kuro-shio au Sud-Est. En été, le courant froid Oya-shio abaisse les températures sur les côtes du Nord-Ouest.

L’archipel japonais est touché par les tempêtes tropicales et les cyclones (appelés typhons), surtout entre juin et octobre. En 2004, dix cyclones se sont abattus sur le Japon, parmi lesquels Meari qui a fait vingt-deux morts et six disparus. Le bilan matériel de la saison 2004 est catastrophique : au moins 155 milliards de yens (1,4 milliard de dollars américains ou 1 milliard d’euros) de dégâts. Les typhons les plus violents du XXe siècle au Japon ont dévasté Muroto en 1934 (trois mille morts) et la baie d’Ise en 1959 (cinq mille morts).

Le Japon est la deuxième puissance économique mondiale avec 8,05 % du PIB mondial (4 376 milliards de dollars), selon les chiffres de la Banque mondiale en 2007. Elle se situe derrière les Etats-Unis mais devant la Chine et l'Allemagne.

Les immenses groupes (Toyota, Nissan, Honda, Mitsubishi, Canon, Panasonic, Sony, Akai, Sharp, Nintendo, etc.) édifiés sur cette modeste surface placent le Japon parmi les grandes nations industrielles : première place mondiale pour l’automobile, l’électronique, deuxième place pour la construction navale (cargos, porte-conteneurs, pétroliers…). C'est aussi une économie de services très diversifiée et compétitive, particulièrement performante dans les secteurs de pointe.

Après la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle le pays a subi de lourdes pertes humaines et matérielles, le Japon a progressé à un rythme extraordinaire jusqu’à conquérir ce rang de deuxième économie mondiale. C’est ce qu’on a appelé le miracle japonais (années 1950-1960). Les jeux Olympiques de Tōkyō en 1964 ont joué un rôle d’accélérateur à cette forte croissance. Ces progrès sont principalement attribués à la présence initiale d’un capital humain important, à la coopération entre l’État (MITI puis METI) et les entreprises, à une production tournée vers les marchés extérieurs (importantes exportations vers l’Asie et l’Amérique), à une forte éthique du travail, à la maîtrise des technologies de pointe grâce à la recherche, à la faiblesse relative des dépenses militaires (1 % du produit intérieur brut).

Jusqu’à récemment, une part importante des employés de l’industrie disposait d’une garantie d’emploi à vie, mais depuis l’éclatement de la bulle spéculative japonaise, les licenciements et surtout la fermeture de très nombreux sous-traitants ont écorché ce mythe. La crise a provoqué une croissance du chômage (plus de 5 % au début des années 2000, mais redescendu sous les 4 % en 2008) et de la pauvreté, avec la multiplication des sans domicile fixe et des travailleurs précaires.

L’industrie, secteur prépondérant de l’économie (avec 39 % du produit intérieur brut, contre 25 % aux États-Unis, et 33 % de la population active, contre 25 % en France), est très dépendante des importations de matières premières et d’énergie. En effet, le territoire japonais ne pourvoit qu’à 3 ou 4 % des ressources naturelles dont a besoin le pays. Le secteur agricole, bien moindre, est fortement subventionné, pour des raisons politiques et sociales. Les rendements sont parmi les plus hauts du monde. Le plus souvent autosuffisant en riz, le Japon importe la moitié de sa consommation des autres céréales. Toutefois l’autosuffisance alimentaire plafonne à 40 %. La flotte de pêche japonaise est une des plus importantes au monde et réalise presque 15 % des prises totales. Quant à la marine marchande, celle-ci dispose de 3 515 navires pour une jauge totale de 161 747 102 tonneaux (au 1er janvier 2008), se plaçant ainsi au deuxième rang des nations maritimes (après la Grèce) et représentant une part importante (15,58 %) du tonnage total mondial.

Pendant trois décennies, la croissance a été spectaculaire : en moyenne et hors inflation 10 % par an dans les années 1960, 5 % dans les années 1970 et 4 % dans les années 1980. Au cours des années 1970-1980, le capitalisme japonais a délocalisé sa production de type fordiste dans le reste de l’Asie orientale, en Asie du Sud-Est et en Amérique du Nord. Le but est triple : contourner les quotas de plus en plus nombreux imposés par les différents barrières protectionnistes américaines ou européennes ; diminuer les coûts de production grâce à une main-d’œuvre meilleur marché et faiblement qualifiée ; conquérir, aussi, les marchés locaux et nationaux grâce à une installation sur place. C’est ainsi que le Japon s’est petit à petit ouvert vers le sud-ouest et l’ouest.

Dans les années 1990, la croissance a été nettement plus faible, essentiellement à cause de surinvestissements à la fin des années 1980, des accords du Plaza de 1985, et d’une politique économique d’austérité destinée à purger les excès antérieurs des marchés boursiers et immobiliers. Les efforts du gouvernement pour relancer la croissance auront peu de succès, le pays s'enfonçant dans un long cycle de déflation aux conséquences dévastatrices pour les entreprises les moins compétitives et pour les ménages les plus fragiles.

La signature d’accords avec l’Organisation mondiale du commerce força le Japon à réduire ses subventions aux agriculteurs, ouvrant la voie aux riz américains ou vietnamien, sujet sensible dans un pays où le riz constitue la base alimentaire quotidienne. La crise économique asiatique de 1997 a eu pour effet d’accentuer cette situation économique tendue.

Depuis fin 2002, un mouvement de reprise s’est amorcé, tiré par le rapide développement du voisin chinois, et, plus récemment, par la demande intérieure (consommation des ménages, chômage en baisse…) et l’assainissement du secteur bancaire. Ceci s’est confirmé début 2006, quand le Japon a pu officiellement annoncer avoir vaincu la déflation persistante depuis le début des années 2000. Aujourd’hui, malgré un endettement public record (environ 160 % à 170 % du produit intérieur brut), le Japon a réussi à sortir de la crise immobilière. Le ralentissement économique mondial en 2008 apporte cependant à cette économie fortement exportatrice un défi difficile à relever.

À long terme, la surpopulation des zones habitables et le vieillissement de la population sont deux problèmes majeurs. La robotique est une des grandes forces de l’économie japonaise à long terme, à tel point qu'elle est considérée comme le laboratoire de la société post-industrielle. 410 000 des 720 000 robots industriels du monde se trouvent au Japon, soit 57 %. L'emploi au Japon reste un sujet de préoccupation de premier plan.

La société japonaise est linguistiquement très uniforme avec 98,2 % de la population ayant le japonais pour langue maternelle. Les 1,8 % restant étant constitués principalement de populations d’immigrants venus de Corée (sept cent mille personnes) et de Chine (trois cent cinquante mille personnes), ainsi que de Vietnamiens, de Brésiliens, d’Américains (quatre-vingt mille personnes), d’Européens (quarante-cinq mille personnes) et de la petite minorité indigène des Aïnous d’Hokkaidō (trente mille habitants). En 2005, il y avait moins de deux millions d’étrangers sur un total de 127,7 millions d’habitants. Mais les Japonais sont en fait issus de vagues d’immigration successives venues de Chine, de Corée, du continent et des îles du Pacifique.

Ce faible taux d’immigrants associé au très bas taux de natalité fait que le Japon est actuellement en grave crise démographique : le recul de l’âge de la retraite est à l’ordre du jour, et certaines personnes âgées commencent même à être réembauchées pour combler le manque de plus en plus apparent de main-d’œuvre jeune. Entre 1980 et 2005, la part des plus de soixante-cinq ans dans la population japonaise a doublé, pour dépasser les 20 % en 2006, chiffre qui serait porté à 40 % en 2050.

Pour la première fois en 2005 la population a reculé perdant environ trente mille habitants, cela avec un taux de fécondité de 1,25 enfant par femme (Tōkyō est même passé sous la barre de 1 enfant par femme avec un taux de 0,98) dans un pays où les structures destinées à accueillir les enfants en bas âge sont inexistantes ou presque.

Si aucune modification démographique n’intervient dans les années à venir (et les prospectives des spécialistes n’indiquent pas qu’un changement significatif est à venir), le Japon ne comptera plus que quatre-vingt-dix millions d’habitants en 2050 et moins de soixante millions d’habitants en 2100.

Quatre-vingts pour cent des Japonais se disent extrêmement préoccupés par cette question qui aura de graves conséquences sur le niveau de leurs retraites, mais aussi les dépenses de santé et la fiscalité.

La population japonaise a une répartition hétérogène sur le territoire, la grande majorité habitant sur la bande littorale sud du pays alors que l’intérieur du pays et l’île de Hokkaidō sont très peu peuplés. Aujourd’hui, les zones urbaines représentent 80 % de la population. La mégalopole japonaise qui s’étire sur mille deux cents kilomètres de Tōkyō au nord de Fukuoka concentre plus de cent millions d’habitants.

La plupart des Japonais ne croient pas en une religion particulière et unique bien qu’un certain nombre d’entre eux se soient convertis au christianisme suite à l’arrivée de saint François Xavier en 1549. Les Japonais sont profondément animistes, de nombreuses amulettes, utilisées tant à la maison qu’en voyage, en attestent. Leur pratique est shamanique au travers du shintoïsme, les autres religions n’étant qu’une appropriation animiste des dieux d’autres lieux dans leur panthéon personnel ou collectif. Cependant, nombreux sont les Japonais, particulièrement au sein de la jeune génération, qui sont opposés aux religions pour des raisons historiques et en raison du développement de la science. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut exigé du peuple japonais de participer aux cérémonies shintoïstes et les activités des autres religions furent limitées. Ce shintoïsme d’État fut indissociable du nationalisme nippon qui prônait une élimination pure et simple des apports, pourtant anciens, du bouddhisme et enfin du christianisme apporté par les missionnaires portugais (dont faisait partie le père jésuite François Xavier). Beaucoup d’autres ont su garder une vision plus apaisée de la religion et en « utilisent » plusieurs dans leur vie. Ainsi, une même personne peut aller invoquer les dieux au sanctuaire shintoïste à l’occasion du Nouvel An et tenter d’attirer leur attention avant les examens d’entrée à l’école ou à l’université. Raisonnant de manière confucianiste, elle souhaitera parfois un mariage à l’occidentale dans une église chrétienne après une cérémonie plus traditionnelle et aura des funérailles dans un temple bouddhiste. Au début du XVIIe siècle et après une période de relative tolérance, le christianisme fut interdit puis pourchassé jusqu’à une quasi-clandestinité des chrétiens du pays, mis à part sur l’île de Kyūshū, notamment à Nagasaki, ainsi que dans la moitié sud du Japon, où les chrétiens sont plus nombreux.

Aujourd’hui, la situation s’est inversée et un certain nombre de nouvelles religions ou sectes, dont la Sōka Gakkai et ses six millions de membres, qui se sont établies juste avant ou à la suite de la Seconde Guerre mondiale occupent une place importante au Japon.

Le pays possède l'un des réseaux de transport les plus performants au monde, la quasi-totalité de son territoire étant accessible en transports en commun. Cette facilité à se déplacer a contribué au développement économique et démographique du pays.

Au Japon, la voie ferrée est le principal moyen de transport des passagers : le réseau de trains, métros et lignes à grande vitesse (Shinkansen) est dense et très efficace. Il est complété par des réseaux de bus locaux, en zone urbaine comme en zone rurale.

L’infrastructure routière nipponne est bien entretenue et couvre efficacement tout le territoire, jusqu'aux zones montagneuses les plus reculées.

Le Japon possède également un réseau de transport aériens très moderne, avec deux compagnies aériennes : Japan Airlines et All Nippon Airways.

La culture japonaise est influencée par celle de la Chine et celle de la Corée (bien que ceci ne soit pas toujours complètement admis). Mais elle en est aussi distincte. Les influences culturelles étrangères se sont historiquement effectuées via la Corée du fait de leur proximité géographique. L’arrivée des Portugais et plus tard des Américains a quelque peu modifié ce système.

Note : lorsque la date d’un jour férié tombe un dimanche, c’est le lendemain qui est férié. Exemple : le 11 février 2007 était un dimanche, le 12 février 2007 a donc été férié.

Drapeau du Japon appelé Hinomaru (« disque solaire »). Le disque rouge central symbolise le soleil.

Drapeau de la marine militaire (en japonais 旭日旗 Kyokujitsuki).

La cocarde japonaise reprend le disque rouge du drapeau national. La bordure blanche améliore la visibilité.

Le sceau impérial du Japon, appelé au Japon « noble insigne du chrysanthème » (en japonais 菊の御紋 Kiku No Gomon).

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Empire du Japon

Flag of Japan.svg

Les termes Empire du Japon ou Japon impérial (Kyūjitai: 大日本帝國; Shinjitai: 大日本帝国; prononcé Dai Nippon Teikoku) renvoient à une désignation politique couvrant une période allant de l'ère Meiji à l'ère Shōwa et englobant la Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre mondiale. Ils décrivent le Japon de cette époque dans la mesure où son objectif géostratégique était la réalisation de sa politique d' expansionnisme territorial et, à compter de l'ère Shōwa, l'établissement d'une "sphère de co-prospérité" économique lui garantissant un accès aux matières premières. Cette sphère était destinée à englober une superficie importante de l'Asie et de l'Océan Pacifique sous l'égide japonaise (zone identifiée comme l'Extrême-Orient).

Avec la conclusion du pacte anti-komintern, puis du pacte tripartite, l'empire japonais finit par s'allier à l'Allemagne nazie, rejoignant ainsi l'Axe formé avec l'Italie fasciste dans le conflit contre les Alliés. Par la réalisation du hakko ichiu, un concept lié au Kokka shinto et pouvant se traduire par «la réunion des huit coins du monde sous un même toit», l'Empereur Hirohito devint de la sorte un symbole de l'Empire colonial du Japon.

Des conflits d'intérêts entre la Chine et le Japon au sujet de la Corée aboutissent en 1894-1895 à la guerre sino-japonaise. Vainqueur, le Japon obtient des territoires dans la péninsule. Devant les protestations de la Russie, de la France et de l'Allemagne, il doit y renoncer. L'empereur décide alors de renforcer ses forces armées.

La Corée est également la cause de la guerre de 1904-1905 contre la Russie. Les opérations s'étendent jusqu'en Mandchourie. La victoire navale de Tsushima (mai 1905) constitue la première victoire d'un pays non-occidental sur une nation européenne.

Le Japon annexe la Corée en 1910.

Le Japon est frappé par la crise mondiale de 1929. Le Japon, étant un pays faible en matière première, a du mal à nourrir une population sans cesse croissante (un million de citoyens en plus chaque année). Le chômage sévit dans tous les centres industriels du pays, des krachs financiers se produisent en chaîne. Le gouvernement libéral est paralysé par la crise. Le caste des militaires veut réagir à ce « gel » du gouvernement: - il tente de reprendre l'emprise sur l'état (comme à son habitude) - il tente d'infléchir la politique en intérêt pour l'économie.

L'opinion publique accorde une audience enthousiaste, comme en Allemagne et en Italie, aux hommes qui proposent des conquêtes faciles, des marchés nouveaux ainsi que des politiques de « prestiges ».

Avant la Seconde Guerre mondiale, le Japon construisit un empire extensif qui comprenait Taiwan, la Corée, la Mandchourie et des régions du nord de la Chine. Les Japonais considéraient cette sphère de co-prospérité comme une nécessité politique et économique, visant à interdire aux états étrangers d'étouffer le pays en bloquant son accès aux matières premières et ses principales voies maritimes. La grande force militaire que possédait le Japon était vue comme essentielle pour la défense et la prospérité de l'Empire à travers l'approvisionnement en ressources naturelles, dont l'archipel manque cruellement.

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Équipe du Japon de football

Logo

L'équipe du Japon de football est sous l'égide de la Fédération du Japon de football.

Le premier match officiel de l’équipe du Soleil Levant fut joué le 9 mai 1917 contre Taïwan, et se solda par une défaite nipponne 0-5. Quelques mois après, le 10 septembre de la même année, le Japon enregistra sa plus large défaite de son histoire footballistique, contre les Philippines, à domicile, sur le score de 15 buts à 2. La Fédération du Japon de football (日本サッカー協会) est fondée en 1921. Elle est affiliée à la FIFA depuis 1929 et est membre de l'AFC depuis 1954. La plus large victoire des japonais fut une vengeance, contre les Philippines, le 27 septembre 1967, à domicile, sur le score de 15 buts à 0. Il faudra attendre 1988 pour voir l’équipe du Japon de football (サッカー日本代表) participer à une compétition internationale.

Le premier tournoi où l’équipe du Japon de football (サッカー日本代表) participe fut la Coupe d'Asie des nations de football 1988, au Qatar. Le Japon est sorti dès le premier tour de la phase finale, ne prenant qu’un point contre l’Iran. Durant la période 1988-1996, le Japon ne participa à aucune Coupe du Monde de football. En 1992, fort de cette première expérience au niveau continental, le Japon, qui est le pays hôte, réussit à passer le premier tour, puis bat en demi 3-2 ap la Chine, et remporte le trophée 1-0 (but de Takuya Takagi à la 6e minute), contre le tenant du titre, l’Arabie Saoudite. En 1996, le Japon est tenant du titre. Il réussit à passer le premier en terminant premier du groupe, mais doit s’incliner 2-0 en quarts de finale contre le Koweït.

Il est nécessaire d’insister sur ce point : cela concerne les qualifications pour la Coupe du monde de football 1994, aux États-Unis. Pour les Japonais, le 28 octobre 1993 restera un jour gravé dans les mémoires. Il suffisait aux japonais de gagner le match contre l’Irak pour se qualifier pour la Coupe du Monde 1994. Dans le match, l’équipe du Japon de football (サッカー日本代表) prit l’avantage par Kazuyoshi Miura mais l’Irak égalisa juste avant la mi-temps. Puis Masashi Nakayama redonne l’avantage. A la 90ème minute, le Japon menait 2-1, et en plus elle connaissait les autres résultats (Arabie Saoudite - Iran 4-3, Corée du Sud - Corée du Nord 3-0). Mais l’impensable arriva. Dans les ultimes secondes, l’Irak récupère une balle, et se procure un corner, corner qui donne le but à l’Irak et élimine le Japon. Le score final est de 2-2. L’auteur de manga Yoichi Takahashi, créateur du célèbre Olive et Tom, dans la série Captain Tsubasa - World Youth, commence la série (tome 1) sur cette épisode tragique pour le Japon, il représente les joueurs nippons écroulés, ayant conscience d’avoir raté de peu la Coupe du Monde de football. C’est sur cet évènement que débute la série Captain Tsubasa World Youth.

Sa première participation est assez récente, en 1998 en France. Les Japonais, inexpérimentés malgré le talent d'un jeune joueur de 21 ans nommé Hidetoshi Nakata, repartent avec 3 défaites (0-1 contre l’Argentine, 0-1 contre la Croatie, et 1-2 contre la Jamaïque). Du fait de la rapide ascension du Japon, il fut invité en 1999 par la CONMEBOL à participer à la Copa América 1999 au Pérou, où elle fut éliminée dès le premier tour. En 2000, le Japon remporta la Coupe d’Asie des nations 2000, au Liban pour la deuxième fois de son histoire. Deux ans plus tard, lors de sa Coupe du Monde, co-organisée avec sa sœur ennemie, la Corée du Sud, l'équipe japonaise a d'autres ambitions. Un an avant le grand rendez-vous, l’équipe du Japon de football (サッカー日本代表) atteint la finale de la Coupe des Confédérations 2001 (battue par la France). En 2002, le Japon, entraîné par Philippe Troussier, sort premier de son groupe (2-2 contre la Belgique, 1-0 contre la Russie, 2-0 contre la Tunisie) avant de se faire éliminer en huitièmes de finale par la Turquie (0-1, but de Ümit Davala). Le Japon remporta pour la troisième fois la Coupe d’Asie des nations sur la Chine, pays organisateur, en finale, sur le score de 3 buts à 1. Enfin en 2006, le Japon dirigé par Zico se montre décevant. Elle repart d’Allemagne qu’avec un point (0-0 contre la Croatie) et deux défaites (1-3 contre l’Australie et 1-4 contre le Brésil).

L’équipe du Japon de football (サッカー日本代表) est considérée comme l'une des meilleures équipes de football du continent asiatique, avec la Corée du Sud et l'Iran, malgré son nombre de participations à la Coupe du Monde assez limité. Le Japon continue à progresser. Depuis la réussite de Hidetoshi Nakata en Italie, les clubs européens ont tendance à de plus en plus importer des joueurs japonais (comme Daisuke Matsui au MUC 72 puis à l'ASSE), notamment pour récupérer le droit d'image. Depuis que Nakata est parti à la retraite malgré son jeune âge, le Japon compte sur Shunsuke Nakamura, le nouveau numéro 10, un gaucher à la précision chirurgicale... En 2007, le Japon, tenant du titre continental, réussit à sortir premier de son groupe, en quart il bat l’Australie aux tirs au but, mais doit s’incliner en demi contre l’Arabie Saoudite 2-3, et prend la quatrième place lors de cette compétition remportée par la surprenante Irak.

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Histoire du Japon

Samouraïs du fief de Satsuma lors de la guerre Bōshin

L'âge du premier peuplement du Japon est discuté. Le chiffre de - 200 000 ans a été avancé pendant quelque temps suite aux découvertes exceptionnelles de l'archéologue japonais Shinichi Fujimura, mais il s'est avéré qu'il avait introduit frauduleusement des objets dans des niveaux anciens . Il a été démasqué en 2000 mais certains ouvrages sur l'histoire du Japon ne tiennent pas compte de cette remise en cause et sont à lire avec précaution.

Des âges de - 30 000 ou - 40 000 ans (site dans la préfecture de Miyagi) semblent vraisemblables.

Cette période se caractérise par les plus vieilles pierres polies découvertes, datant d'environ 30 000 ans av. J.-C.

On sait qu'au début de cette période les îles japonaises étaient reliées entre elles, et au continent, par la glace jusqu'en 13 000 avant J.-C. environ. La fonte des glaciers de la fin du Pléistocène isola et recréa la forme actuelle de l'archipel.

On sait toutefois que les Japonais de l'époque ne maîtrisaient ni la céramique, ni l'agriculture sédentaire mais exploitaient l'obsidienne.

Vers - 13 000 ans, le peuple aïnou, composé de chasseurs et pêcheurs originaires de Sibérie, migra vers Hokkaidō. Leurs descendants ont aujourd'hui quasiment disparu dans la population japonaise.

Les origines de la civilisation japonaise sont inscrites dans la légende. Le 11 février 660 avant JC est la date acceptée traditionnellement pour la fondation du Japon par l'Empereur Jimmu. C'est du moins de cette manière que l'histoire japonaise est relatée dans les premiers écrits datant du VIe siècle et VIIIe siècle, peu après l'adoption du système d'écriture chinois et du bouddhisme. À cette époque, les empereurs luttaient pour le pouvoir.

Afin de légitimer leur place sur le trône, ils ont ordonné la création de collections de poèmes mythologiques expliquant que leur pouvoir provenait d'Amaterasu, la déesse du soleil qui enfanta Jimmu Tennō, reconnu comme un ancêtre de la famille impériale.

Les empereurs furent les dirigeants symboliques, alors que le véritable pouvoir était le plus souvent tenu par les puissants nobles de la Cour, régents, ou shoguns (gouverneurs militaires).

Les sources chinoises semblent plus crédibles en décrivant un pays nommé « Wa » dirigé par différentes familles possédant chacune leurs dieux. De récentes études anthropologiques suggèrent que les premiers colons du Japon viendraient de Sibérie et/ou de Polynésie.

La civilisation Yayoi se développe à partir de -300 dans l'Ouest de l'archipel, à partir d'un flux migratoire dont la provenance continentale est discutée. Les migrants s'installent dans la plaine de Yamato autour de Nara, et développent la riziculture inondée, la métallurgie du bronze et du fer, et la poterie au tour. Les premiers oppida fortifiés sont attestés, et Tōkyō apparaît à cette période. La société se divise en clans et règne sur toute la partie Sud de l'archipel, en laissant le Nord aux Aïnous. La période Yayoi connaît également le développement de la culture Yamato et le shintoïsme qui sont à l'origine de la lignée impériale japonaise via la déesse du soleil, Amaterasu. En 239, l'Ouest du pays est dominé par la reine Himiko.

La période Yamato est le début d'un véritable État, et se divise en deux sous-périodes, la période Kofun et la période Asuka.

La période Kofun marque la naissance d'une vraie société accompagnée de bases culturelles par l'invasion de cavaliers avec la volonté de créer un État japonais. La période Asuka est marquée par l'arrivée du bouddhisme au Japon, en 538. La victoire du clan Soga permet au bouddhisme de devenir religion officielle à la cour du Yamato en 587. Le prince et régent impérial Shôtoku adopte les éléments principaux de la culture sinocoréenne du Yamato en 592, et la première ambassade officielle du Yamato est inaugurée à la cour des Sui en 600.

Les années 645 et 646 sont marquées par un sanglant coup d'État, au cours duquel le clan Soga est écarté du pouvoir. La grande réforme Taika est proclamée pour accélérer la sinisation de l'État du Yamato. Des codes inspirés de ceux des Tang régissent alors la vie publique, le droit et le protocole de l'État. En 663, un corps expéditionnaire est envoyé en Corée pour porter secours au roi de Paekche. Malgré la défaite du corps, et le repli du Yamato sur l'archipel, des immigrants coréens sont accueillis à la cour.

L'époque de Nara débute en 710 par la construction d'une capitale fixe à Nara, sur le modèle des capitales chinoises. Les grands monastères de la ville, tels Hōryûji et Tôdaiji, sont construits grâce à l'expansion économique de la civilisation. Les mythes et légendes fondateurs de la dynastie sont rédigés de 712 à 720, et la compilation de l'anthologie poétique du Man'yoshû est réalisée vers 760. En 784, afin d'échapper aux moines bouddhistes, l'empereur Kammu déplace la capitale à Nagaoka. À la fin du VIIIe siècle, le Nord-Est de l'archipel passe sous l'influence de la cour impériale, suite aux campagnes militaires. La fin de l'époque de Nara est marquée, en 794, par un nouveau changement de capitale pour Heian Kyô (Kyōto).

La cour impériale connaît sa période de paix. Ses arts, particulièrement la poésie (manyoshu) et la littérature, resplendissent.

Plusieurs ères couvrent cette époque féodale, dans laquelle de puissantes familles locales, daimyō, se partagent le pouvoir avec les seigneurs de guerres.

En 1590, le Japon est enfin unifié, grâce à Toyotomi Hideyoshi, un des trois grands unificateurs du pays.

L'administration du pays est partagée par deux cents daimyō.

Durant cette période, le commerce et les villes se développent, dans un contexte de centralisation de l'État.

Durant le XVIe siècle, des commerçants venus du Portugal, des Pays-Bas, d'Angleterre et d'Espagne débarquèrent au Japon, avec les missionnaires chrétiens. Pendant la première partie du XVIIe siècle, le shogunat japonais suspecta qu'ils étaient les prémisses d'une conquête militaire par les forces européennes et cessa finalement toute relation avec l'étranger exceptés certains contacts restreints avec des marchands chinois et hollandais à Nagasaki (précisément sur l'île de Dejima). Cet isolement dura 200 ans, jusqu'à ce que le Commodore Matthew Perry force le Japon à s'ouvrir à l'Occident avec la convention de Kanagawa en 1854.

En seulement quelques années, le renouement des contacts avec l'Occident transforma profondément la société japonaise. Le shogunat fut forcé de démissionner et l'Empereur reprit le pouvoir.

La restauration Meiji de 1868 initia de nombreuses réformes. Le système féodal fut aboli, et de nombreuses institutions occidentales furent adoptées, dont un système légal et de gouvernement ainsi que d'autres réformes économiques, sociales et militaires. Elles transformèrent le Japon en une puissance sur la scène mondiale connue sous le nom d'Empire du Japon.

Deux événements majeurs survinrent en 1876 avec l'interdiction du port du sabre pour les samouraïs. Le sabre fut dorénavant réservé aux seuls officiers de l'armée impériale japonaise ainsi que la suppression des pensions versées aux samouraïs par le gouvernement qui représentaient à cette date le tiers des dépenses de l'État qui décida qu'il serait dorénavant plus profitable d'investir dans l'industrie naissante que d'entretenir un symbole d'un passé révolu.

Plus d'un millier de châteaux furent détruits sur ordre impérial. Les grands seigneurs, dépossédés de leurs terres, se virent incapables de subvenir aux besoins de plus d'un million de samouraïs. Il fut conseillé à ces derniers de se reconvertir dans d'autres activités.

Tous ces bouleversements ne se firent pas sans résistance. Plusieurs révoltes de samouraïs eurent lieu dés 1874 qui durent être réprimées par la nouvelle armée nationale constituée de conscrits.

Le ministère de l'éducation est créé en 1871, il aura trois actions principales : nationalisme et loyauté au pouvoir sont prônés dans les écoles, les diplômes sont valorisés comme passeport pour l'emploi et on introduit rapidement et massivement les connaissances étrangères.

La plus importante en 1877 fut la rébellion de Satsuma menée par Saigo Takamori qui fut ministre de la Guerre. il fut finalement vaincu lors de la bataille de Shiroyama; cette véritable guerre civile eu un lourd bilan : les impériaux déplorèrent 6 399 tués et 10 523 blessés. Les rebelles perdirent officiellement 7 000 tués et 110 000 blessés mais ces chiffres sont aujourd'hui considérés comme fortement sous-évalués et il est probable que les pertes des samouraïs approchèrent les 30 000 tués et blessés. La guerre coûta au gouvernement japonais plus de 42 000 000 de yens de l'époque. Il fallut au pays près de 15 ans pour se remettre financièrement.

Ces transformations donnèrent naissance à une forte ambition, qui se transforma en guerre contre la Chine (1895) et la Russie (1905) dans laquelle le Japon gagna la Corée, Taïwan et d'autres territoires.

Le traité d’alliance anglo-japonais a été signé le 30 janvier 1902 par le ministre des affaires étrangères du Royaume-Uni Lord Lansdowne et l’ambassadeur japonais à Londres le comte Tadasu Hayashi.

Le début de l'ère Shōwa vit l'État japonais tomber sous l'influence croissante de l'expansionnisme militaire avec un régime politique de plus en plus sévère et autoritaire. En 1931, le Japon prit possession de la Mandchourie qui reçut le nom de Manzhouguo. Cette dernière fut considérée dès lors comme une colonie au même titre que la Corée. Le Japon se retira de la SDN en mars 1933 suite à une résolution lui demandant de se retirer de Mandchourie.

En 1937 l'invasion de la Chine avait étendu l'empire japonais le long de la côte et sur le cours du Chang Jiang où l'armée impériale se livra à de nombreuses exactions contre les civils, notamment à Shanghai, Nankin, Canton et Wuhan. Lors de cette invasion, le Quartier-général impérial cautionna des massacres ainsi que l'utilisation des armes chimiques.

Après avoir signé en 1936 un pacte d'assistance (pacte anti-Komintern) avec l'Allemagne hitlérienne, le Japon rejoignit les forces de l'Axe en 1940.

L'échec du conflit armé limité avec l'Union soviétique de 1939 met un terme aux ambitions expansionnistes de l'Empire au nord.

En 1940, le Japon envahit l'Indochine française loyaliste à Vichy et conclut une alliance avec la Thaïlande qui à son tour, envahira l'Indochine française en 1941.

En 1941, l'empereur Shōwa lance la guerre de la Grande Asie orientale (Dai Tô-A sensō) qui débute par l'attaque sur Pearl Harbor et l'invasion de la Malaisie en décembre 1941. Cet événement fait sortir les États-Unis de leur neutralité pour prendre part à la Seconde Guerre mondiale. Le Japon poursuit sa conquête de l'Asie du Sud-Est en envahissant Singapour, les Philippines, l'Indonésie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée jusqu'à la frontière septentrionale de l'Australie et dans les archipels de l'océan Pacifique. Les Japonais sont stoppés dans leur avancée vers l'ouest par l'armée britannique basée en Inde et s'installent durablement en Birmanie.

Avec la bataille de Midway dans le Pacifique, l'expansionnisme nippon est interrompu : 1942 marque le tournant de la guerre du Pacifique.

Après s'être entraîné en Algérie française, le corps expéditionnaire d'Extrême-Orient de l'Union française aux ordres du général Leclerc, livre bataille aux forces japonaises afin de libérer l'Indochine française.

Plusieurs hauts officiers du régime Shōwa furent jugés pour crimes de guerre par le Tribunal de Tokyo. À titre de commandant suprême des forces alliées, Douglas MacArthur accorda toutefois l'immunité à l'empereur Shōwa et à tous les membres de sa famille impliqués dans la conduite des opérations militaires comme son frère Yasuhito Chichibu, maître d'œuvre de l'opération Lys d'or, ainsi qu'à ses oncles et ses cousins comme le prince Yasuhiko Asaka, instigateur du massacre de Nankin, le prince Hiroyasu Fushimi, le prince Naruhiko Higashikuni et le prince Tsuneyoshi Takeda. Cette immunité fut également étendue à Shiro Ishii et à tous les membres de ses unités de vivissection.

Depuis quinze siècles, le rôle de l’empereur était celui d’un dirigeant impérial. À compter de la restauration Meiji, il était devenu un véritable chef d’État, commandant de l'Armée et de la Marine. Avec la constitution de 1946, l'empereur Shōwa renonça à ses pouvoirs exécutifs de droit divin, ne faisant dorénavant que nommer le Premier ministre et le président de la cour suprême. Le rôle de l'empereur est défini dans le chapitre I de la Constitution du Japon de 1947. L'article 1 définit l'empereur comme le symbole de l'État.

Le Japon dévasté d'après-guerre, maintenant confiné à sa taille actuelle, resta sous la tutelle des États-Unis jusqu'en 1952.

Après 1952, son économie se rétablit et permit le retour de la prospérité sur les îles.

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Source : Wikipedia