Jane Campion

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Posté par marvin 29/03/2009 @ 04:12

Tags : jane campion, réalisateurs, cinéma, culture

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Jane Campion

Jane Campion est une réalisatrice et scénariste néo-zélandaise, née le 30 avril 1954 à Wellington (Nouvelle-Zélande).

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Festival de Cannes

Francis Ford Coppola au Festival de Cannes 2001 qui remporta en 1979 la Palme d'or avec Volker Schlöndorff

Le Festival de Cannes, fondé en 1946 sous l'égide de Jean Zay et appelé jusqu’en 2002 le Festival international du film, est devenu au fil des années le festival de cinéma le plus médiatisé au monde, et son influence n'a cessé de grandir grâce aux médias et sponsors présents pour l'évènement, notamment lors de la cérémonie d'ouverture et de la traditionnelle montée des marches : le fameux tapis rouge et ses vingt quatre « marches de la gloire ». Malgré ce prestige, le Festival a souvent été critiqué, et il fut à l'origine de plusieurs scandales ou controverses que relayèrent magazines et journaux, français et étrangers.

Chaque année, durant la seconde quinzaine de mai, la ville de Cannes (Alpes-Maritimes) est envahie par des cinéastes et prise d'assaut par des milliers de photographes. C'est au Palais des Festivals et des Congrès, situé sur le boulevard de la Croisette, que les principales projections ont lieu.

Parallèlement au Festival, plusieurs sections ont été créées au fil des ans. Parmi elles, on retrouve la Quinzaine, la Cinéfondation, la Semaine de la critique, Un Certain Regard, et surtout le Marché du film de Cannes, le premier au monde, en importance. Durant ces festivités, l'occasion est donnée aux nombreux producteurs et distributeurs présents sur place de trouver des partenaires pour le financement de leurs projets de films, ou de vendre les œuvres déjà tournées aux distributeurs et télévisions du monde entier.

Bien qu'il fît initialement figure de manifestation touristique et mondaine, le Festival a été créé pour récompenser le meilleur film, le meilleur réalisateur ou le meilleur acteur et la meilleure actrice. Pourtant, au fil des années, d'autres prix sont apparus et sont venus se rajouter au prestige cannois, comme le prix du jury, et surtout la Palme d'or.

À la fin des années 1930, choqués par l’ingérence des gouvernements fascistes allemand et italien dans la sélection des films de la Mostra de Venise — inaugurée en août par le docteur Joseph Goebbels —, Émile Vuillermoz et René Jeanne soumettent à Jean Zay, ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts, l'idée d'un festival international du cinéma en France. Jean Zay est fortement intéressé par la proposition, les Américains et les Britanniques l'encouragent dans ce sens. Plusieurs villes sont alors candidates, notamment Vichy, Biarritz et Alger mais c'est Cannes qui remporta les suffrages. Philippe Erlanger, associé à l'entreprise sera le premier délégué général du Festival.

Le peintre Jean-Gabriel Domergue, cannois par adoption, crée l'affiche du 1er Festival, qui est d'ailleurs devenue célèbre aujourd'hui.

Dès le mois d'août, les vedettes commencent à affluer, la Metro-Goldwyn-Mayer affrète un paquebot transatlantique pour amener les stars d'Hollywood : Tyrone Power, Gary Cooper, Annabella, Norma Shearer ou encore George Raft. On prévoit des fêtes mémorables ; inspirés par le film Quasimodo les Américains ont même dans l'idée de construire une réplique de Notre-Dame de Paris sur la plage de Cannes. Le 1er septembre, jour de l'ouverture officielle, les troupes allemandes pénètrent en Pologne, mettant du même coup fin à cette première édition d'un Festival mort-né, et le 3 septembre, c'est la déclaration de guerre de la France et du Royaume-Uni à l'Allemagne.

La première véritable édition du Festival se déroule après la guerre, du 20 septembre au 5 octobre 1946 dans l'ancien casino de Cannes grâce, entre autres, à la volonté de la confédération générale du travail, dont le réalisateur Louis Daquin est alors membre. La première édition du Festival est financée par le Ministère des Affaires étrangères et la ville de Cannes,,. À l'origine le Festival devait concurrencer la Mostra de Venise mais l'Italie et la France étant redevenues des nations amies, il fut un temps pressenti que le Festival de Cannes et la Mostra de Venise aient lieu chaque année en alternance.

Ce contrat ne fut pas annoncé au départ. La France et les professionnels du cinéma n'étaient donc pas au courant. En 1946, le Festival avait eu un succès considérable et les cinéastes attendaient avec impatience l'édition suivante de 1947... Lorsque cet accord sera dévoilé, il sera très critiqué, certains parleront d'« une capitulation de la France », ainsi que l'annoncera le magazine La Technique Française.

L'édition suivante, en 1947, se fera de justesse, le Palais des Festivals étant construit par le syndicat dans la précipitation, le gouvernement de l'époque refusant de financer un Festival annuel. C'est pour cela que la Fédération CGT des syndicats du spectacle siège au conseil d'administration du Festival encore aujourd'hui. D'ailleurs, cette année-là, sera instauré le principe d'égalité. C'est-à-dire que les organisateurs du Festival avaient décidé que le jury ne devait être composé que d'un représentant par pays.

Ainsi, en 1947, a lieu l'inauguration du Palais des Festivals (également appelé Palais Croisette) qui sera remplacé par un nouveau palais en 1983. L'inauguration du Palais Croisette se fera le soir du 11 septembre 1947 (et le Festival du 12 au 25). C'est grâce au Docteur Picaud, Maire de Cannes, que ce nouveau palais voit le jour. Seule la toiture n'est pas terminée et elle s'envolera lors d'un violent orage en fin de Festival. C'est le Casino municipal qui servira de relais pour le bal de clôture et la remise des prix.

C'est aussi en 1947 que Robert Favre Le Bret rejoint la direction du Festival de Cannes. Il instaurera alors la Commission de sélection. Le principe était simple : le Centre national de la cinématographie devait donner à la commission de sélection les dates et règlements des autres festivals internationaux en précisant les délais de l'envoi des films. Les producteurs étaient ensuite informés et pouvaient ainsi envoyer leur(s) film(s) à la Commission. Celle-ci établissait ensuite la sélection. Ces films devaient être conformes aux règles de censure de l'époque. Malgré ce choix libre, la liste devait tout de même être validée par le Ministère qui s'occupait de la Cinématographie, et celui des Affaires étrangères, du moins durant la période de la Guerre froide. Ainsi, durant l'année 1947, le Festival s'institutionnalise, s'organise, et trouve ses marques au sein de l'Europe, dont les festivals de cinéma se multiplient, même s'il n'aura pas lieu en 1948 et en 1950 officiellement en raison de problèmes budgétaires, ou peut-être officieusement à cause du contrat avec la Mostra de Venise, qui visait à les faire se dérouler en alternance un an sur deux.

À la fin de l'accord avec le Mostra de Venise, en 1951, le Festival aura enfin lieu durant le printemps, et n'aura plus à subir la concurrence de la Mostra de Venise et du Festival de Locarno qui se déroulaient sensiblement à la même date. Quatre ans plus tard, en 1955, est créée la Palme d'or, à l'initiative de Robert Favre Le Bret. Jusque là, c'était le Grand prix qui était remis. Le Délégué Général avait alors réuni tout le Conseil d'Administration du Festival et invité des joailliers de toutes l'Europe pour présenter leur modèle de la Palme d'or. C'est le dessin de Lucienne Lazon qui remporte l'approbation du Conseil. C'est cette même année que Delbert Mann se voit remettre la première Palme de l'histoire, pour Marty. Mais, de 1964 à 1974, le Grand prix reprend sa place, pour finalement disparaître à jamais.

En 1959, le Marché du film est fondé. Il va alors donner au Festival une dimension commerciale, il rendra aussi plus facile les échanges entre vendeurs et acheteurs de l'industrie du film. Depuis bientôt cinquante ans d'activité, le Marché du film est devenu la première plate-forme mondiale pour le commerce international du film. En 2007, il a accueilli plus de 10 000 participants provenant de 91 pays différents.

On remarquera en 1962 la première Semaine Internationale de la Critique, alors créée dans le but « de mettre à l’honneur les premières et deuxièmes œuvres des cinéastes du monde entier ». Depuis un certain temps, on parle, dans les rues de Cannes, de projections privées, à propos de la Semaine Internationale de la Critique. Effectivement, des projections du Miramar, une salle de cinéma de Cannes, ont tendance à être réservées aux célébrités du cinéma, comme avec l'entrée de Alejandro González Iñárritu, Walter Salles, Guillermo del Toro, Javier Bardem, Carlos Reygadas et Harmony Korine, qui eux n'ont pas pris la file d'attente, contrairement à des cinéphiles qui ont dû attendre deux heures et s'entendre dire que la salle était pleine. D'autre part, la Semaine internationale de la critique accueille sept courts et sept longs métrages en compétition mais visionne plusieurs autres films hors compétition. Ainsi François Ozon, Alejandro González Iñárritu, Julie Bertuccelli, Eleonore Faucher, ... y ont été découverts. Deux ans plus tard, en 1965, le Festival rend hommage à Jean Cocteau, décédé le 11 octobre 1963, en le nommant président d'honneur du Festival à vie. L'année d'après, le président du jury est une femme, c'est Olivia de Havilland ; c'était la première fois qu'une femme occupait ce poste.

Mais, malgré ce développement considérable, le Festival de Cannes 1968 sera interrompu le 19 mai. Alors que des universités se ferment, les séances de projection officielle du Festival sont souvent annulées à cause de manifestants étudiants. Dès le 13 mai, ces étudiants avaient commencé à envahir le Palais des Festivals. Le 18 mai, François Truffaut, Jean-Luc Godard, Claude Lelouch, Richard Berry, Roman Polanski, Louis Malle et Jean-Pierre Léaud se mêlent au mouvement étudiant qui agite Cannes. Ils se révolteront aussi contre le ministre de la culture André Malraux qui avait alors démis Henri Langlois de son poste de directeur de la Cinémathèque française. Pour aider ces célébrités, Alain Resnais, Carlos Saura et Miloš Forman retirent leur film en compétition de la sélection cannoise. Le Festival est pris d'assaut, et devient un lieu politique. C'est ainsi que le 19 mai, les organisateurs décident d'annuler le Festival, ce qui constitua une première dans l'histoire du cinéma.

En 1969, Pierre-Henri Deleau créa la Quinzaine des réalisateurs et la dirigera durant trente ans. Ce nouvel évènement avait alors été créé pour présenter des films étrangers réalisés par des cinéastes encore peu connus du public, et qui ne faisaient pas partie de la sélection. Le maxime de la Quinzaine était alors « Cinéma en liberté ». Pour sa première édition, l'évènement est organisé en à peine deux mois, ce qui n'a pas laissé le temps à une sélection de films : soixante deux longs métrages, et 26 courts métrages sont donc projetés gratuitement : le public est libre d'y entrer. Le premier film à faire l'ouverture de la Quinzaine est celui du cubain Manuel Octavio Gómez : La Première charge. Ce long métrage recevra directement après sa projection un distributeur japonais. La Quinzaine des réalisateurs rendra, en 1977, un hommage à Henri Langlois, décédé le 13 janvier 1977, en le mettant au premier plan sur l'affiche du Festival. Puis, de 1981 à 1983, la Quinzaine créera la section Super 8, mais qui n'eut pas un grand succès.

En 1972, le Festival de Cannes changera de figure : Robert Favre Le Bret est nommé président et Maurice Bessy est élu délégué général. Ce changement majeur a donné un renouveau à la cérémonie. Avant cette date, les États choisissaient les films qui les représenteraient au Festival. Désormais, le nouveau délégué général instaura les deux comités de sélection, un pour la France, et un autre pour le cinéma international. Ce renouveau amènera quelques problèmes pour la sélection du Festival de Cannes 1972. L'année suivante, une nouvelle section est inaugurée, Perspectives du cinéma français (aujourd'hui disparue). C'est en 1978 que les plus grandes modifications eurent lieu. Gilles Jacob arrive alors au poste de délégué général du Festival et crée la Caméra d'or qui récompense le meilleur premier film de toutes les sections par l'intermédiaire d'un jury indépendant et la section Un Certain Regard. Cette section a été créée pour aider les films en marge à la distribution. Un film ressort gagnant d'une sélection de vingt films. Le Cinéma de genre est souvent mis à l'honneur dans cette section. De plus, Gilles Jacob en profitera pour réduire la durée du Festival à treize jours (elle était auparavant de deux semaines), ce qui diminuera en même temps le nombre de films sélectionnés. En outre, alors que depuis ses débuts le jury est en grande partie composé d'Académiciens, il sera désormais composé essentiellement de célébrités de l'industrie du cinéma. On remarque aussi la présence du Festival sur les écrans télé par l'intermédiaire d'Antenne 2.

Le Palais des Festivals et des Congrès de Cannes devait être agrandi. L'ancien palais méditerranéen se transforme alors en « bunker ». Ce nouveau palace est plus confortable et spacieux. Mais il ne fera pas l'unanimité au départ. Les travaux ayant été pris en charge trop tard, la remise des prix de l'édition 1983 se fera dans la poussière ... Ce qui avait failli faire arrêter le Festival. L'architecture du nouveau palais est assez monumentale et présente 10 000 m², les festivaliers le surnommeront alors « Le Bunker ». On remarquera aussi cette année la montée des marches d'Isabelle Adjani qui avait provoqué la grève des journalistes. En 1984, on remarquera l'élection de Pierre Viot au statut de Président du Festival, en remplacement de Robert Favre Le Bret.

Puis, en 1998, Gilles Jacob créé la Cinéfondation pour soutenir la création d'œuvres de cinéma dans le monde et aider à l'entrée des nouveaux cinéastes dans le cercle des célébrités. C'est chaque année une dizaine de réalisateurs ayant réalisé un ou deux courts métrages de fiction qui est accueillie à Cannes. Depuis sa création, c'est une quarantaine de pays et soixante-dix cinéastes qui se sont rassemblés pour les treize jours de Festival. La Cinéfondation met à disposition des réalisateurs une résidence à Paris et une aide à l'écriture d'un scénario. De plus, elle leur offre 800 € par mois, et un accès gratuit à plusieurs salles parisiennes. On remarque depuis les années 2000 la projection de plus de mille films d'étudiants, qui sont témoins de la diversité et du dynamisme de la jeunesse des cinéastes. En 2005, l'Atelier est créé. L'Atelier est une section de la Cinéfondation. Il a été prévu pour mettre en contact les jeunes réalisateurs avec des célébrités pour la production ou la distribution de leur film.

En 2002, le Festival international du film prend officiellement le nom de Festival de Cannes, qui le désignait couramment.

En 2007, le Festival fête ses soixante ans, ce qui peut prêter à confusion puisque sa première édition a eu lieu en 1946 et qu'il aurait donc dû les fêter en 2006. Il s'agit par ailleurs de la 59e édition du Festival (il n'y a pas eu de Festival en 1948 ni en 1950). Cette édition est marquée par l'histoire du Festival, ce qui conduit ce dernier à inviter Bernard Thibault, qui salue la volonté de « marquer sa fidélité à l'histoire d'un Festival où la CGT est presque chez elle, même s'il a beaucoup changé ».

Le Festival bat à cette occasion son record de la projection du film le plus long. Précédemment détenu par Parsifal (4 h 40), et Nos meilleures années (6 h), c'est le film de Ken Burns nommé La Guerre (The War), un documentaire sur la Seconde Guerre mondiale durant 14 heures, qui établit un nouveau record.

Pour le 60e anniversaire du Festival de Cannes, Luc Besson, président du Festival de Cannes 2000, a créé le Festival Cannes et Banlieues, dont le slogan est : Si tu ne peux pas aller à Cannes, c'est Cannes qui viendra à toi !. Ce Festival a pour but d'organiser dans plusieurs villes de la banlieue parisienne des projections de films de la sélection officielle, accompagnées d'un court métrage qui retracera les 60 ans du Festival de Cannes.

Depuis soixante ans, le Festival de Cannes a toujours innové et mis en lumière des réalisateurs ou des cinématographies. De La Bataille du rail à Indigènes, de Michèle Morgan à Penélope Cruz, l'histoire du cinéma a été écrite sur un tapis rouge. Il innove aussi avec la récente installation du numérique dans les salles cannoises, et l'entrée du cinéma de genre dans la sélection.

Être sélectionné dans la célèbre compétition cannoise est un privilège et un enjeu crucial pour un cinéaste comme pour les producteurs qui souhaitent envoyer souvent des films encore en tournage. Les œuvres parvenues au comité de sélection subissent une longue file d'attente. D'ailleurs le public et les cinéphiles ne découvrent la sélection finale qu'un mois avant son annonce : certains films sont effectivement sélectionnés tardivement, mais d'autres sont réservés officieusement depuis plusieurs mois, pour que le Festival ait l'exclusivité de l'œuvre. Le délégué du Festival, Gilles Jacob, instaure, dès sa première année à ce poste, le principe du film surprise avec L'Homme de marbre de Andrzej Wajda alors que le film était interdit en Pologne. Les bobines sont cachées dans des boîtes sur lesquelles est inscrit un faux titre, ce qui permet au film de passer la frontière et de concourir au Festival de Cannes. L'Homme de fer, de Andrzej Wajda toujours, a même été sélectionné alors que la compétition avait déjà commencé. De l'aveu de Gilles Jacob dans une interview au magazine Studio, « c'est le seul cas de figure où un autre candidat aurait pu protester ». Au départ, les films étaient sélectionnés par leurs États qui tentaient ensuite de faire pression sur le jury. Cela durera jusqu’à la création de la Détente, comité de sélection, en 1972.

Ces comités visionnent six films par jour. De plus, avec l'arrivée des documentaires, films d'animation, ou des films de genre, le comité a dû visionner quelques 3 200 long métrage en 2005, et 4 000 en 2007.

De plus, pour qu'un film soit sélectionné, son tournage doit avoir été achevé moins de douze mois avant le Festival et il ne doit avoir été exploité que dans son pays d'origine. Il ne doit pas non plus avoir été présenté dans un autre Festival international. Pour les courts métrages, la durée maximum est quinze minutes.

Alors qu'en 1946, un Grand Prix était remis à un seul film, en 1947, les prix sont attribués par catégories : on retrouve celle des films d’aventures et policiers, des dessins animés, des films psychologiques et d’amour, des films sociaux, et des comédies musicales. C'est d'ailleurs la seule année où ce système de récompenses sera utilisé.

Dans les années 1950, et particulièrement sous la présidence de Jean Cocteau, certains prix à l'appellation un peu fantaisiste sont décernés tels que le Prix du film lyrique (1952), le Prix International du film de la bonne humeur (1953), le Prix International du film le mieux raconté par l'image (1953), entre autres.

Avec l'arrivée de la Palme d'or, le titre des prix octroyés s'homogénise même si l'on trouve encore un Prix de l'humour poétique en 1957. Il sera toutefois créé par la suite des prix pour récompenser certains films n'ayant pas obtenus de prix « officiels » mais méritant tout de même, selon le jury, d'être mentionné au palmarès. Ainsi furent distribués des prix tels que le prix de la meilleure évocation d’une épopée révolutionnaire en 1963 à La Tragédie optimiste de Samsonov, ou le Grand prix du cinéma de création en 1983 remis à Bresson et Tarkovski car le jury ne pouvait les départager.

Ces prix ont la plupart du temps été créés pour l'occasion. Ainsi, pour que Mort à Venise de Luchino Visconti, ne reparte pas bredouille en 1971, on lui attribue le prix du 25e anniversaire. Le réalisateur dira : « celui-là, au moins, personne d'autre ne l'aura ! ».

À noter qu'après que le Jury ait attribué à Barton Fink trois prix importants en 1991, le règlement a été modifié : le jury n’a en effet plus le droit de donner plusieurs prix à un même film. Seul un prix d’interprétation peut s’ajouter à un autre prix.

Depuis 1955, le plus prestigieux des prix décernés à Cannes est la Palme d'or, remise au meilleur film. Le deuxième prix le plus prestigieux est le Grand Prix.

Le Festival de Cannes est le festival de cinéma le plus médiatique en France et dans le Monde. Le cinéma français n'est pas pour autant privilégié. En effet les lauréats français de la Palme d'or sont rares : on remarque Claude Lelouch (avec Un homme et une femme) en 1966 et Maurice Pialat (avec Sous le soleil de satan) en 1987, mais, plus récemment, Laurent Cantet (avec Entre les murs), Palme d'or en 2008. En 2007, trois films français sur vingt-deux étaient en compétition. Depuis 1966, c'est donc tous les vingt ans qu'un français est récompensé par le prix suprême. Les organisateurs se justifient en disant que le Festival n'est pas seulement national mais international. D'ailleurs la France est le quatrième pays dans le classement du nombre de lauréats de la palme. En 2007, la France devra se contenter du Prix du Jury pour Persépolis de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, la Palme d'or ayant été remise à Cristian Mungiu pour 4 mois, 3 semaines, 2 jours.

Par ailleurs, le cinéma français, est soumis à un comité de sélection spécifique, et fournit généralement trois des vingt deux candidats de la sélection officielle. Jusque dans les années 1980, le Comité de sélection française, composé de quatre à vingt personnes selon les années, était nommé par le ministre de la Culture. En 1983, Daniel Toscan du Plantier et Alain Terzian persuadèrent le ministre de laisser le Festival sélectionner les films français. Pour éviter une surcharge de travail, Gilles Jacob créera la même année un comité de sélection dédié aux films français dont il choisit lui-même les conseillers et dont le nombre n’est pas prédéfini. Les lauréats français de la Palme d'or sont au nombre de huit, avec notamment Claude Lelouch (avec Un homme et une femme) en 1966 et, dernier à ce jour, Laurent Cantet (avec Entre les murs) en 2008, ce qui place la France au quatrième rang du classement des pays en nombre de lauréats de la palme, après notamment les États-Unis.

Depuis 1946, les lauréats français du Grand prix ou de la Palme d'or, le prix principal du Festival, selon la date, sont Jean Delannoy avec La symphonie pastorale en 1946, Henri-Georges Clouzot avec Le Salaire de la peur en 1953, Jacques-Yves Cousteau et Louis Malle avec Le Monde du silence en 1956, Henri Colpi avec Une aussi longue absence en 1961, Jacques Demy avec Les Parapluies de Cherbourg en 1964, Claude Lelouch avec Un homme et une femme en 1966, Maurice Pialat avec Sous le soleil de Satan en 1987 et en 2008, Laurent Cantet avec Entre les murs.

Le Festival de Cannes inaugurera en 1991 La leçon de cinéma. Cette leçon est dirigée par un célèbre cinéaste. On remarque notamment Nanni Moretti, Oliver Stone, Stephen Frears, Francesco Rosi, Wong Kar-wai et Sydney Pollack ... Ainsi, de par leur style, ils illustrent leurs moments forts, leur parcours d'artiste dans le monde du cinéma et leurs visions du film idéal. Ces leçons ont été conçues pour faire aimer et découvrir le cinéma dans un esprit de dialogue créatif et ouvert. Les admirateurs de célébrités pourront ainsi les découvrir plus concrètement qu'à la montée des marches, par exemple. Le public pourra aussi apprendre à connaître le métier de réalisateur, et découvrir la cinématographie. Des leçons de cinéma de cette envergure n'ont jamais été présentées dans des festivals internationaux auparavant, comme la Mostra de Venise ou le Berlinale, il aura fallu attendre l'idée de Gilles Jacob pour pouvoir y participer.

En 2003, La leçon de musique est créée sur le modèle des Leçons de cinéma. C'est ici qu'un grand compositeur de musiques de film partagera sa carrière musicale avec le public. Se sont succédé Nicola Piovani et Alexandre Desplat par exemple.

Puis, en 2004, c'est au tour de la Leçon d'acteur d'être innovée. On a déjà retrouvé Catherine Deneuve, Max Von Sydow et Gena Rowlands.

Le public, qui a rarement accès aux projections officielles, peut alors avoir un contact direct avec les célébrités devenues « professeurs ». C'est sur le ton de la confession intime qu'un échange unique dans le monde a été mis en place par Gilles Jacob. C'est un partage concret où chaque professionnel se livre aux questions des plus curieux, en racontant ses expériences vécues.

Pendant une dizaine de jours, la ville de Cannes est entièrement chamboulée par le Festival. La Croisette est envahie par plus de 4 500 journalistes. Durant les deux premières semaines de mai, les foules du cinéma affluent. Ainsi, un protocole s'est instauré dans ce Festival International. Quelques Cannois évoquent le Festival d'antan avec nostalgie. D'ailleurs, Marina Vlady avouera dans le documentaire Cannes, 60 ans d'histoire qu'avant les starlettes venaient à Cannes pour un rendez-vous d'amour et d'amitié, que les célébrités pouvaient parler aux passants dans la rue. Tandis que maintenant, elle blâme les voitures blindées, les gardes du corps, ... L'actrice dira que le Festival de Cannes vient de perdre un rapport social.

Chaque soir durant le Festival, est projeté un film de la compétition. La presse est conviée la veille pour la projection de ce même film ou bien aux séances du matin ouvertes aux personnes possédant une invitation officielle, et aux médias. Effectivement, les projections officielles du soir se font en présence de l'équipe du film visionné, après la célèbre montée des marches. Des invités sont aussi présents, comme des notables, et certains grands organismes dont l'influence est importante. On voit tout de même quelques festivaliers amateurs, n'ayant pas d'invitation, attendre au pied des marches qu'on leur en donne une, mais rares sont ces privilégiés. De plus, il existe une priorité d'entrée aux projections pour la presse. Les accréditations des milliers de journalistes, photographes ou rédacteurs présents sont réparties selon cinq niveaux stricts qui déterminent l'ordre d'entrée dans la salle. L'attribution des niveaux d'accréditation est décidée par le service du presse, qui tranche en fonction de l'importance des tirages, de l'ampleur de la couverture par le titre, de la fréquence de parution et du nombre d'accréditations demandées.

Une tenue stricte est exigée lors de la montée des marches. Les hommes sont tenus traditionnellement au smoking et les femmes à une robe de soirée, souvent signées par des couturiers de renommée mondiale, ce qui n'a pas empêché Pablo Picasso de monter les marches avec une veste en peau de mouton lors du Festival 1953. Mais, depuis le début des années 2000, le Festival a tendance à s'ouvrir plus largement au public, les dirigeants ont créé des soirées de projections de longs métrages divers hors-compétition gratuites, où tout le monde peut entrer.

Rendez-vous annuel depuis 2004, « Cannes fait le mur » est une exposition de diverses photographies grandeur nature de cinéastes, exposées entre les maisons, ou sur des monuments. Ces photos sont imprimées sur des kakémonos, de grandes baches perforées pour ne pas se balancer avec la pression du vent. Attaché au projet, c'est Denis Rouvre, photographe professionnel, qui s'occupe du choix des images, et des lieux où elles seront suspendues. On les retrouve notamment sur l'espace Ranguin, l'immeuble Alexandra à la Bocca, sur le lycée Jules Ferry, la mairie, ou encore sur l'hôtel Renoir.

Pour ce faire, Corbis-Outline place ses œuvres dans le domaine public et Multiplast fourni gratuitement les baches. Malgré ce volontariat, ce sont 40 000 € dépensés pour le montage, et le démontage des toiles. Cet évènement est organisé en collaboration entre la mairie de Cannes, et le Festival de Cannes.

Loin des photographes et des touristes, le studio montable n'est en fait qu'un photomaton, et seul, le cinéaste photographié est totalement libre de faire ses photographies, comme il l'entend. Dévoilés au cannois, sept artistes sont exposés durant le Festival de Cannes dans toute la ville.

Parmi les célébrités exposées, on retrouve Samuel L. Jackson, Elijah Wood, Rossy de Palma, Kevin Bacon ou encore Maïwenn Le Besco.

Créé en 1959, le Marché du film est une des facettes commerciales du Festival international du film de Cannes. Il est l'un des rendez-vous les plus importants au monde en ce qui concerne les rencontres, négociations et transactions de l'industrie du cinéma. Il sert aussi à faire découvrir des projets aux distributeurs. Chaque année, il offre un aperçu de la production internationale actuelle en projetant plus de quatre mille films, du cinéma d'auteur aux grosses productions. Le Marché est devenu très important, il comptait dix mille participants de quatre-vingt-onze pays en 2000. Il se déroule sur douze jours pendant le Festival de Cannes. Pour les producteurs, ce marché est très significatif, puisque porter son badge revient à pouvoir participer à toutes les projections officielles. Ce marché se démarque des projets parallèles en étant le premier et le seul à proposer trente salles équipées en matériel numérique.

En 2004, le Marché crée le Producers Network, sous-section de ce dernier, qui aura un succès dès sa première édition. Cette section est réservée aux producteurs d'au moins un film sorti en salles au cours des trois années précédentes. Le Producers Network aide à la coproduction internationale, par le biais de dialogues entre professionnels. Pour se faire, les producteurs possèdent chacun vingt minutes pour présenter leur projet à d'autres producteurs plus importants. Chaque année, il accueille cinq cents producteurs étrangers.

Pour faciliter ces échanges de vingt minutes, et la production, le Producers Network a inauguré en 2004 une salle où sont disposées des tables rondes, où tous les matins, pendant le Festival, les producteurs viendront déjeuner, et discuter de leurs projets. Le Producers Network se déroule au cœur du Village International. Il a aussi créé en 2007 le Speed dating, soirée thématique, réalisé en collaboration avec la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) et le Centre national de la cinématographie (CNC).

Si le Festival de Cannes est le deuxième évènement le plus médiatisé au monde, c'est grâce aux trois cents chaînes de télévision présentes sur place, comme Canal+ qui a déboursé six millions et demi d'euros pour l'édition 2007, et aux multiples parraineurs. On remarque en particulier Kerry Washington, Gong Li et Andie MacDowell lors de la montée des marches 2007, représentant L'Oréal, groupe industriel français spécialisé dans les cosmétiques et la beauté. D'ailleurs, Penélope Cruz qui avait remporté le Prix d'interprétation féminine pour Volver avait été critiquée pour son parrainage avec ce groupe industriel. La collaboration entre le Festival et L'Oréal a fêté ses dix ans en 2007. De multiples journaux de presse écrite sont aussi présent sur la Croisette, comme Paris Match, ou Le Monde. On retrouve de même des magazines de cinéma avec Première, ou Ciné Live.

Le transport des célébrités dans Cannes est très prisé. Renault, transporteur officiel des célébrités jusqu'au Palais des Festivals et des Congrès de Cannes, et sa Vel Satis, qui, en 2007, fêtaient leurs vingt cinq ans de collaboration, mais aussi Audi, qui a d'ailleurs signé un contrat avec Jean Roch, directeur du VIP Room, pour trois ans.

Aussi, les maîtres de cérémonie sont habillés par des « grands de la mode », qui en profitent pour être vus du public : Diane Kruger, maîtresse de cérémonie de l'édition 2007, a porté une robe drapée en satin bleu nuit de Chanel, firme de la haute couture. Cette robe avait été spécialement créée pour elle par Karl Lagerfeld. C'est ici une autre manière de se faire remarquer par les foules.

Des cinéphiles critiqueront d'ailleurs la présence imposante des médias. Ils remarqueront le fait que les prix remis soient aussi touchés par les sponsors : la Palme d'or qui a été refondue par le joaillier suisse Chopard, lui a aussi été décernée en tant que producteur de cinéma. Mercedes-Benz s'occupe de la remise du prix de la Semaine internationale de la critique, et la Fondation Gan sponsorise le prix de la section Un Certain regard.

Le Festival cherche ainsi à être sponsorisé, les médias retransmettent l'évènement dans le monde entier, et les sponsors en font de la publicité. Ceci attire les foules. Mais, ce phénomène évènement mondial marche aussi à l'inverse : les publicitaires se battent pour devenir partenaire officiel du Festival et ainsi être vus de tous. Voici les propos du groupe Maxell : « Ce sponsoring est une excellente opportunité pour Maxell, le Festival de Cannes est un évènement planétaire, diffusé dans le monde entier, et qui jouit d’une reconnaissance importante ».

Le Festival de Cannes est devenu au long des années l'une des plus importantes cérémonies de cinéma au monde. Ce même Festival qui a été reconnu d'utilité publique et Première grande manifestation culturelle internationale de l'Après-guerre en 1972 par le Ministère de la Culture. Dans le livre European Cinema : An Introduction (ISBN 0333752104), Jill Forbes et Sarah Street affirment que « Cannes est devenue extrêmement important pour les intérêts de la critique et du commerce, de plus les cinéastes peuvent y promouvoir leurs films, ... ».

Le Festival a acquis une notoriété qui se fonde sur l'équilibre entre la qualité artistique des films et leur impact commercial. De nombreuses célébrités mondiales du cinéma souhaitent venir pour la célèbre montée des marches, et se créer ainsi une image de marque auprès des nombreux médias présents pour l'évènement. La presse attaque parfois le Festival, mais celui-ci garde son image, de plus son influence tend à augmenter d'année en année, avec un nombre toujours plus grand de visiteurs venus de l'étranger .

Le Festival a aussi un impact local : durant les deux semaines de Festival, la ville de Cannes voit sa population tripler, de 70 000 à 210 000 habitants, le chiffre d'affaire des commerces, hôtels, restaurants de Cannes augmente énormément. Dans les heures précédant l'ouverture du Festival, l'aéroport et la gare de Cannes sont bouleversés. La ville est entièrement rénovée pour le Festival international du film qui rend Cannes rayonnante.

Parmi tous les cinéastes en compétition à Cannes, quelques uns d'entre eux ont été privilégiés pour leur art, leur style, ou leur genre. Leur cinéma leur a valu d'être récompensé plusieurs fois. D'ailleurs, sur l'affiche officielle du Festival de Cannes 2007, mémoire des 60 ans du Festival, ont été rassemblé neuf célébrités chouchous du Festival. On retrouve Souleymane Cissé, Penélope Cruz, Wong Kar-Wai, Juliette Binoche, Jane Campion, Gérard Depardieu, Bruce Willis, Samuel L. Jackson, et Pedro Almodóvar.

Certains réalisateurs ont obtenu deux Palmes : Francis Ford Coppola (avec Conversation secrète et Apocalypse Now —partagé avec un autre film dans le deuxième cas) ; Bille August (avec Pelle le conquérant et Les Meilleures Intentions) ; Shōhei Imamura (avec La Ballade de Narayama et L'Anguille —partagé avec un autre film dans le deuxième cas) ; Emir Kusturica avec (Papa est en voyage d'affaires et Underground) ; Luc et Jean-Pierre Dardenne avec (Rosetta et L'Enfant). Notons qu'en plus de ses deux Palmes d'or, Emir Kusturica a également obtenu à Cannes le Prix de la mise en scène (meilleur réalisateur) pour Le Temps des Gitans et le prix de l'Education Nationale pour La vie est un miracle.

Peu d'acteurs ont obtenu deux Prix d'interprétation masculine : Marcello Mastroianni (pour son rôle dans Drame de la jalousie et Les Yeux noirs) ; Dean Stockwell (pour son rôle dans Le Génie du mal et Long voyage vers la nuit —à chaque fois partagé avec deux autres acteurs) ; Jack Lemmon (pour son rôle dans Missing et Le Syndrome chinois).

Des actrices ont également obtenu deux Prix d'interprétation féminine : Isabelle Huppert (pour son rôle dans Violette Nozière et La Pianiste — partagé avec une autre actrice dans le premier cas) ; Helen Mirren (pour son rôle dans Cal et La Folie du roi George) ; Barbara Hershey (pour son rôle dans Le Bayou et Un monde à part —partagé avec deux autres actrices dans le deuxième cas) ; Vanessa Redgrave (pour son rôle dans Morgan et Isadora).

Certains cinéastes ont souvent vu leurs films sélectionnés par le Festival de Cannes. On peut citer Federico Fellini et Carlos Saura (avec 11 films sélectionnés) ; Ingmar Bergman et André Téchiné (avec 10 films sélectionnés) ; Wim Wenders, Luis Buñuel, Michael Cacoyannis, Ettore Scola et Andrzej Wajda (avec 9 films sélectionnés) et enfin Claude Lelouch (avec 7 films sélectionnés).

Évoquer Cannes dans le monde revient à parler du Festival international du Film de Cannes . Cannes évoque les célébrités du monde du cinéma et la montée des marches, représentant simplement la cérémonie. Il est étonnant que les cannois ne se plaignent pas de la réduction de leur ville à quelques mètres de tapis rouge.

Le Festival de Venise ou le Festival de Berlin interpellent le public pour d'autres éléments que les films en compétition. D'ailleurs évoquer les noms de ces capitales ne revient pas à parler de leurs cérémonies internationales. Des chansons existent sur ces villes, contrairement à Cannes, qui ne connaît que Cannes la braguette de Léo Ferré, d'ailleurs assez péjorative.

C'est ainsi que certains diront que le Festival profite de sa popularité sans pour autant être populaire. Ils utiliseront le fait que le public n'a pas l'accessibilité aux sélections officielles contrairement aux professionnels.

À ses débuts, le Festival était surtout un événement mondain et les films n'étaient en fait qu'un prétexte pour se rencontrer. Ce qui comptait vraiment c'était les réceptions et les fêtes dans les villas de la Côte d'Azur. Ces fêtes organisées pour la plupart par La Begum, la femme de l'Agha Khan, dans sa villa Yakimour ont fait la réputation de Cannes.

Aujourd'hui, le Festival est considéré comme un lieu de promotion unique à l'international pour les films et les acteurs. En dehors des conférences de presse habituelles, la tradition s'est imposée de donner une fête pour les grosses productions. Ces fêtes ont un thème qui est lié aux films, et leur organisation donne lieu à une surenchère de moyens pour marquer les esprits. Il est aussi difficile d'y entrer que dans les projections de la compétition officielle. Par ailleurs, tous les soirs, dans les discothèques au VIP Room, sur la plage du Palm Beach, les stars se mêlent au public pour danser toute la nuit. De nombreuses célébrités s'y présentent, avec aux platines des Discs jockey internationaux. C'est l'occasion pour beaucoup de se montrer.

Depuis 1995, la Caisse centrale d'activités sociales des électriciens et gaziers s'installe sur l'Esplanade Pantiero située à Cannes, lors du Festival de Cannes. Sur une superficie de 3 000 m², l'espace offre près de 300 places aux cannois et touristes. L'entrée est libre et gratuite. Les films projetés proviennent de pays peu présentés pendant la cérémonie. En 1998, le cinéma algérien avait été présenté. Puis en 1999, c'est le cinéma africain qui a été présenté ainsi que le cinéma noir américain. On y a projeté le film de Jacques Kébadian sur les Sans papiers, celui de Paul Vecchiali sur Victor Schoelcher et l'abolition de l'esclavage. Le but de ce projet était à la base de se ré-approprier ce qui, au départ, leur appartenait, la CGT et le mouvement ouvrier ayant joué un rôle prépondérant lors de la création du Festival en 1946.

Lors de ce rendez-vous, le Soleil d'or est remis par les organisateurs de la CCAS à un film de la Quinzaine des réalisateurs.

Le Festival de Cannes a souvent été attaqué par la presse .

Certains réalisateurs n'ont jamais remporté la palme d'or, malgré le talent dont ils ont pu faire preuve par ailleurs. On peut citer le cas d'Ingmar Bergman, qui n'a jamais remporté de Palme d'or mais qui se voit cependant attribuer la Palme des palmes pour le cinquantenaire du Festival. On peut aussi citer Woody Allen, Alfred Hitchcock, Stanley Kubrick, Steven Spielberg, Claude Sautet, Bertrand Tavernier, André Téchiné, François Truffaut. Quant à Jean-Luc Godard, il n'a été sélectionné en compétition officielle qu'à partir de 1980 avec Sauve qui peut (la vie).

Ce n'est qu'en 1993 qu'une femme obtient la Palme d'or, en la personne de Jane Campion avec La Leçon de piano.

Certains notent aussi que les films de genre sont très peu représentés à Cannes : peu ou pas de films d'horreur, de kung-fu, etc. ont été sélectionnés en compétition officielle. Depuis quelque temps, le cinéma de genre est entré dans le cercle fermé des projections officielles. Un journal écrira même : « Où va le Festival de Cannes ? » à propos de ce nouveau style. Les organisateurs répondront qu'« il va là où va le Cinéma ». Avec l'émergence du cinéma d'animation, ou du film documentaire, le Festival de Cannes devait se mettre à jour.

Cannes donne avant tout aux auteurs une crédibilité artistique. À l'étranger, Cannes est idéalisée. Apichatpong Weerasethakul, réalisateur thaïlandais, a été connu grâce, en partie, au Festival de Cannes, il déclare d'ailleurs : « une sélection donnait un bol d'air à toute la production nationale pendant deux ans » à Thierry Frémaux.

La presse est un pilier central du Festival de Cannes et elle s'attend à voir les chefs d'œuvre qui font vibrer le monde. Si Cannes la déçoit, elle attaque.

Depuis les années 2000, certains reprochent au Festival de Cannes de n'inviter que des auteurs internationaux, dont la renommée est acquise . La presse lui donnera même le nom de Festival désuet, et le comparera aux grandes marques, dont la nécessité n'est pas évidente, mais dont l'intérêt commercial est mis en valeur. Certains lui accorderont le rang de publicitaire aux Blockbusters, par exemple avec la fin de la saga Star Wars : épisode III - La Revanche des Sith. Ou en 2006, avec le Da Vinci Code, qui après sa projection à Cannes est sorti dans 20 000 salles. Au box-office, il a alors généré 24 000 000 de dollars en un week-end ... Second meilleur démarrage financier de l'histoire du cinéma. Pourtant, lors de l'ouverture du Festival, ce film a reçu un accueil des moins chaleureux des 2 000 journalistes, par des rires glacials ou des critiques poignantes, à l'inverse du public.

L'intérêt pour les super-productions des journalistes est aussi déçu par le nombre d'entrée des films ayant reçu la Palme d'or : depuis vingt ans, seuls cinq lauréats de la palme ont dépassé le million d'entrées en France.

D'après certains journalistes, être sélectionné dans la compétition cannoise signifie une sortie dans les salles françaises. En ce qui concerne les autres sections, les films bénéficieront d'une vente prononcée à l'étranger. Effectivement, la présence de plus de 4 000 distributeurs offre une perspective formidable pour les producteurs.

Cannes est devenu depuis quelques années un festival pour les grands auteurs. En compétition, on retrouve beaucoup de célébrités du monde du cinéma, qui ont déjà concouru en sélection officielle. David Lynch, Clint Eastwood ou David Cronenberg sont des habitués du Festival. Mais l'on remarque, en 2007 que treize films sur vingt-deux sont de réalisateurs encore jamais venus à Cannes .

On lui reproche ainsi de n'inviter que des stars confirmées. Pourtant, lorsque des amateurs sont récompensés, la salle les siffle. Effectivement, en 1999, le prix d'interprétation masculine revient à Emmanuel Schotte, celui de l'interprétation féminine à Séverine Caneele et Emilie Dequenne. Lors de leur montée, les deux jeunes femmes sont sifflées par le public. Certains confieront à des journalistes : « On veut du strass et des paillettes ».

Le journal Le Monde diplomatique écrira que des réalisateurs ne réalisent des films que pour être sélectionnés au Festival et utilisent ainsi cette sélection officielle comme une justification de leur travail dans leur pays, malgré le peu de succès commercial qu’il y rencontrent.

Les organisateurs du Festival international seront aussi accablés d'avoir oublié que le cinéma était un art populaire plutôt qu'une industrie.

Le Festival de Cannes a souvent été animé par des scandales et des controverses, impliquants indifféremment des journalistes, des célébrités ou le monde politique. D'autres festivals internationaux comme la Mostra de Venise semblent moins exposés à ce phénomène, peut-être en partie parce qu'ils sont moins médiatisés. En effet, si certains professionnels du cinéma essaient ostensiblement d'éviter les photographes, il n'est pas impensable que d'autres cherchent à faire évènement, sinon scandale, pour tirer profit de la grande concentration de médias durant le Festival de Cannes.

Le public s'est quelquefois manifesté contre les professionnels du cinéma durant la remise des prix. En 1960, le long métrage L'Avventura, premier volet d'une trilogie aussi composée de L'Éclipse et La Nuit, de Michelangelo Antonioni reçut un accueil très froid à Cannes. Ce film fut hué par le public lors de sa projection car l'absence d'éclaircissement sur la disparition d'Anna avait été mal comprise. De plus, le public lança des tomates sur le réalisateur et l'actrice lors de la remise du prix du jury. Une réaction plus isolée mais non moins radicale eut lieu durant le Festival de 1987. Cette année-là, le film Yeelen de Souleymane Cissé représentait le cinéma africain à Cannes — pour la première fois depuis 1946 — et remporta le prix du jury. Lors de la remise du prix, un homme s'empara du micro et cria : « Alors, sale nègre, quel effet ça te fait d’avoir un prix ? ». Le réalisateur lui arracha le micro et lui lança au visage. Maurice Pialat, qui avait été encouragé par Souleymane Cissé lorsque le public huait son film, s'interposa. Ce fut la première fois que deux réalisateurs présents au Festival de Cannes s'unissaient contre un membre du public. Les séances de remises de Palmes d'or ne furent pas épargnées par les réactions hostiles du public, notamment durant l'édition 1987, lorsque Maurice Pialat fut récompensé pour Sous le soleil de Satan, ou encore en 1994 lors de la remise du prix à Quentin Tarantino pour son Pulp Fiction. Les deux réalisateurs réagirent vivement : Pialat répondit au public « Si vous ne m'aimez pas, sachez que je ne vous aime pas non plus ! », et leva le poing au ciel ; Tarantino répondit par un doigt d'honneur. Plus récemment, le même Quentin Tarantino, président du jury en 2004, fut soupçonné de partialité pour avoir attribué la Palme d'or à Michael Moore et son Fahrenheit 9/11.

Les décisions du jury ont à plusieurs reprises suscité des polémiques, et furent parfois fraîchement accueillies par le public. Les présidents du jury, en particulier, furent souvent impliqués dans ces controverses. L'écrivain Françoise Sagan fut l'actrice d'un tel scandale. Sept mois après avoir présidé l'édition 1979, elle dénonça le fonctionnement de l'institution dans Le Matin de Paris. Selon Sagan, la direction du Festival aurait tenté d'influencer le jury (qui penchait plutôt pour Le Tambour de Volker Schlöndorff) en faveur de Apocalypse Now de Francis Ford Coppola. Normalement, les membres du jury sont tenus de garder le secret sur les délibérations conduisant au choix des gagnants. Françoise Sagan ne tint donc pas sa promesse de garder silence. Finalement, les deux films partagèrent la Palme d'or, ex æquo. Cette révélation provoqua un mouvement de révolte dans les magazines qui critiquèrent largement le Festival, mais ce dernier ne répondit pas à ces provocations. Il arriva que les controverses prennent origine de désaccords ou de coups d'éclats au sein du jury. Lors du Festival de Cannes 1987, le long métrage Les Yeux noirs de Nikita Mikhalkov était favori. Mais Elem Klimov, alors membre du jury, aurait déclaré « Si cette ordure, ce salopard de Mikhalkov est récompensé, je me retire du jury et ferai connaître ma décision avec éclats ». Le jury aurait alors cédé à cette exigence impérieuse, et décerna la Palme d'or à Maurice Pialat, le réalisateur de Sous le soleil de Satan. En 1999, Sophie Marceau, alors remettante de la Palme d'or, suscita les huées et sifflets du public pour ses hésitations et achoppements verbaux durant son discours sur scène. Kristin Scott-Thomas, maîtresse de cérémonie, dut intervenir. Coupant la parole à Sophie Marceau, elle demanda directement à David Cronenberg, président du jury, d'annoncer le nom des deux gagnants (Jean-Pierre et Luc Dardenne, pour Rosetta). Le discours erratique de Sophie Marceau pourrait être transcrit ainsi : « Plutôt que de faire la guerre, on fait du cinéma et je vous dis que ça fait rêver les gens, et ça leur donne un… un but, un projet, euh… à court terme et quelque chose qui reste pour toujours, euh… ». L'incident ne mit pas fin à la carrière de l'actrice (qui tourna sept films depuis lors), et le Festival se poursuivit normalement par un discours des frères Dardenne. Les célébrités elles-mêmes initièrent parfois volontairement des polémiques durant les cérémonies, en dépit de la pression médiatique, sinon contre elle. En 2007, pour les 60 ans du Festival, trente-cinq réalisateurs avaient participé au film à sketches Chacun son cinéma. L'un d'entre eux, Roman Polanski, critiqua les journalistes lors de la conférence de presse qui les réunissaient après la projection officielle, jugeant que les questions posées n'étaient pas à la hauteur. Il a évoqué, pour la presse, « une occasion unique d'avoir une assemblée de metteurs en scène importants », gâchée selon lui par « des questions tellement pauvres ». Le réalisateur polonais décida ensuite qu'il était temps d'aller manger et quitta la salle ,.

La sélection des films au Festival, qui impliquait initialement la participation des États fut parfois l'objet de rapports de force diplomatiques et politiques pouvant, dans un cas extrême, conduire à la censure d'un film. Le règlement du Festival stipulait que les films projetés ne devaient pas heurter la sensibilité des autres pays présents à Cannes (article 5 du règlement). Ainsi en 1956 la France accéda à la demande de l'Allemagne (Jacques Mandelbaum montre que la France anticipa cette demande), qui souhaitait le retrait de la sélection officielle d'un film documentaire d'Alain Resnais, Nuit et brouillard, qui traitait de la Shoah, des camps de concentration et des camps d’extermination. Cette censure suscita de vives protestations en France et Outre-Rhin. Ce mouvement ne restera pas sans effet, car depuis cette édition du Festival, aucun film n'a été retiré d'une sélection déjà communiquée au public pour des motifs similaires. En 2007, la Fondation du cinéma Farabi, rattachée au ministère de la culture iranien, adressa une critique par courrier à l'attaché culturel de l'ambassade de France de Téhéran, estimant que la sélection du film Persépolis de Marjane Satrapi était « un acte politique ou même anticulturel » qui présentait « un tableau irréel des conséquences et des réussites de la révolution islamique »,. Le Festival de Cannes a donc beaucoup évolué depuis 1956, la censure ayant apparemment disparue bien que les pressions diplomatiques demeurent. Et d'autres fois, malgré une pression de l'État, des acteurs, ou réalisateurs, viendront présenter leurs films à Cannes. On remarque notamment Wen Jiang qui, pour Guizi lai le en sélection officielle, a été interdite de tournage durant cinq ans en Chine .

Il est rare que l'Église s'immisce dans le monde du cinéma et celui du Festival de Cannes. Il lui est toutefois arrivé de condamner certains films. En 1960, l'Osservatore Romano, journal du Vatican, publia sept virulents articles contre le film italien La Dolce Vita de Federico Fellini qui venait d'obtenir la Palme d'or. Les catholiques étaient menacés d'excommunication s'ils voyaient le film, et ce n'est qu'en 1994, quelques mois après la mort du réalisateur Federico Fellini, que l'Église leva son interdiction. En revanche, les Jésuites défendirent le film. Le Ministère de la Culture censurera des parties du film.

En 1961, le film Viridiana de Luis Buñuel fut interdit dans son pays, l'Espagne, alors sous dictature franquiste et condamné fermement par l'Église catholique qui le jugeait blasphématoire. Cela n'empêcha pas le jury du Festival de lui décerner la Palme d'or.

Les différends entre Cannes et l'Église catholique se poursuivent de nos jours, par exemple en 2006, pour le Da Vinci Code de Ron Howard. Ce long métrage ouvrit le Festival de Cannes 2006, bien qu'il fut critiqué dans le monde religieux. Des associations catholiques menèrent plusieurs campagnes contre ce film en détériorant par exemple les affiches publicitaires, même si le Vatican condamnait tout boycott et action contre ce long métrage : il disait qu'« il y avait plus important à faire dans le monde, que les faits du film étaient faux, et qu'il ne servait donc à rien de se défendre ».

Lors de la montée des marches, quelquefois, les célébrités féminines auront des problèmes avec leur robe, et d'autres fois, ce seront les photographes qui feront grève à cause du comportement des stars. Lors du Festival de Cannes 1954, alors que le festival n'en était qu'à sa 8e édition, Simone Sylva posait avec Robert Mitchum pour des photographes. Le soleil chauffait, et les photographes encourageaient les deux célébrités. Ainsi, l'actrice finira par enlever son soutien-gorge, et l'acteur lui posera les mains dessus. Le cliché fera le tour du monde, provocant un scandale énorme autour du Festival et de l'actrice. Simone Sylva devra alors quitter la cérémonie. Pour faire oublier cette journée, elle essayera de tourner quelques films, mais sombrera dans la dépression, et se suicidera en 1957. Puis, en 1983, alors qu'elle avait refusé de participer à la conférence de presse du film L'Été meurtrier, Isabelle Adjani provoqua la première, et unique, grêve des photographes : ils déposèrent leur appareil au pied des marches pour protester contre l'attitude de la star. Un autre évènement fit le tour du monde : c'est en 2005, alors qu'elle montait les marches, une bretelle de la robe de Sophie Marceau se détacha, et un de ses seins fut mis à nu. Sans le vouloir, elle deviendra l'évènement du Festival de Cannes 2005.

Le Festival de Cannes a souvent été critiqué. Mais, il n'est pas le seul à avoir été touché, quelques films ont aussi dû subir les dires de certains magazines. Lors du Festival de Cannes 1973, une partie des critiques présents, acompagnés par le public, se déchaîneront contre le long métrage La Grande Bouffe de Marco Ferreri : Immonde et scatologique pour Télé 7 Jours, cinéma de pot de chambre pour Minute, l'enfer et l'ordure, le cauchemar et la complaisance, l'ennui et les latrines pour Jean Cau dans Paris Match. Mais, l'équipe du film n'en tiendra pas compte, et ripostera : Philippe Noiret dira : « Nous tendions un miroir aux gens et ils n'ont pas aimé se voir dedans. C'est révélateur d'une grande connerie » . On verra aussi le réalisateur, Marco Ferreri, du haut d'un balcon, envoyer des baisers aux gens, avec la braguette ouverte. Cette même année, La Maman et la putain de Jean Eustache provoque également une forte polémique du fait de ses dialogues crus. En 1985 ce n'est pas la critique qui se déchaînera, mais un journaliste belge qui avait alors décidé d'entarter Jean-Luc Godard venu présenter son film Détective.

Malgré de nombreux scandales qui ont fait le tour du monde, le Festival de Cannes est aussi reconnu pour ses moments émouvants, voir inoubliables. En 1955, le Prince Rainier de Monaco venait voir La Main au collet d'Alfred Hitchcock en projection officielle. C'est à ce moment qu'il rencontrera la jeune Grace Kelly. Ils se marieront ensuite en 1956, et auront trois enfants. De la même manière, en 1980, c'est Kirk Douglas qui rencontrera sa future épouse Anne Buydens, avec qui il aura d'ailleurs deux enfants. Peu de temps après la mort de François Truffaut, lors du Festival de Cannes 1985, ses comédiens principaux se réunissent sur scène pour un dernier hommage et une photo de famille. Quelques années plus tard, en 1989, les enfants et petits enfants de Charlie Chaplin montent sur scène et célèbrent ainsi le centenaire de sa naissance. On remarque aussi la prestation de Vanessa Paradis avec Le Tourbillon de la vie, alors chanson du film Jules et Jim. La chanteuse et actrice avait fait ce geste en honneur à Jeanne Moreau, présidente du jury de cette édition. Dans le même esprit, on retrouve les cinq acteurs principaux du film Indigènes : Samy Naceri, Jamel Debbouze, Roschdy Zem, Sami Bouajila et Bernard Blancan qui chanteront Le Chant des tirailleurs lors de la remise du Prix d'interprétation masculine. Autre beau moment du Festival de Cannes : la remise de la Palme d'or, avec des larmes, et un discours raffiné du gagnant. En 1998, Roberto Benigni est en sélection officielle avec son long métrage La Vie est belle. Lors de la remise des prix, il ne s'attendait pas à recevoir un prix. Mais, des mains du président de cérémonie, Martin Scorsese, il se voit remettre le Grand Prix du jury. Étonné, il sursautera sur son siège en entendant son nom, et fera un numéro tout en excès, à l'italienne lors de l'obtention du prix : il baisera les pieds du président.

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Wellington

L'intérieur de l'église Saint-Pauls à Wellington

Wellington est la capitale de la Nouvelle-Zélande, sa seconde région la plus grande, et la capitale nationale la plus peuplée de l'Océanie. Elle est située à l'extrémité sud de l'île du Nord, dans la région de Wellington, au centre du pays.

Comme beaucoup de villes, l'aire urbaine de Wellington s'étend au-delà des frontières de son administration territoriale. Le Grand Wellington ou la région de Wellington comprend toute l'aire urbaine ainsi que les villes, les régions rurales, le Kapiti Coast, la chaine des monts Rimutaka et la Wairarapa.

Les principales institutions financières néo-zélandaises sont réparties entre Wellington et Auckland, et certaines organisations ont des bureaux dans les deux villes. Wellington est en revanche le centre politique de la Nouvelle-Zélande, le siège du parlement, des ministères et des départements d'État. Son centre-ville dense est le foyer d'une scène artistique, d'une culture des cafés et d'une vie nocturne que pourrait lui envier bon nombre de villes de taille similaire. Elle accueille également une industrie cinématographique d'échelle mondiale, ainsi qu'une scène théâtrale importante, Te Papa (le musée national), l'orchestre symphonique de Nouvelle-Zélande et le Royal New Zealand Ballet.

Wellington est classée 12e sur le classement Mercer des meilleures villes dans laquelle vivre ; des villes dont l'anglais est la langue principale, elle est classée 4e.

Wellington fut nommée en l'honneur d'Arthur Wellesley, le premier duc de Wellington, victorieux à la bataille de Waterloo. Le titre du duc venait lui-même de la ville de Wellington, dans le comté anglais de Somerset.

En langue maori Wellington possède deux noms. Te Whanganui-a-Tara se réfère au port de Wellington et signifie « le grand port de Tara ». L'autre appellation, Pōneke, est souvent délaissé parce qu'il est une traduction phonétique de l'ancien surnom du port en anglais, Port Nick, une abréviation pour Port Nicholson (le marae principal de la ville, sa communauté et son kapa haka portent le nom pseudo-tribal de Ngāti Pōneke). Te Upoko-o-te-Ika-a-Māui (signifiant « la tête du poisson de Māui », est un nom plus traditionnel dont les origines se trouvent dans la légende dans laquelle Maui fait monter l'île du Nord à la surface de l'eau.

Wellington est située au sud-ouest de l'île du Nord, sur le détroit de Cook, le passage qui sépare les îles du Nord et du Sud. Aux jours les plus ensoleillés on peut voir les monts Kaikoura, aux sommets enneigés, de l'autre côté du détroit. Au nord s'étendent les plages du Kapiti Coast. À l'est on trouve les monts Rimutaka, qui séparent Wellington des plaines de la Wairarapa, région viticole.

Wellington est la capitale nationale la plus australe du monde, avec une latitude de 41°S. Elle est également la capitale la plus isolée du monde (la plus loin d'une autre capitale). Elle est plus peuplée que le reste des villes de la Nouvelle-Zélande dû au peu d'espace disponible entre le port et les monts environnants ; elle ne peut donc pas se développer davantage, et ce développement se déplace aux villes de l'aire urbaine. Elle est appelée « Windy Wellington » dû à ses forts vents, causés par son emplacement dans les quarantièmes rugissants et le vent omniprésent venant du détroit de Cook.

Le port de Wellington est connu pour ses paysages, les collines vertes des environs recouvertes de maisons. Le terrain monte très haut à l'ouest, faisant de la sorte que les districts les plus à l'ouest soient très élevés. À l'est on trouve la péninsule de Miramar, liée au reste de la ville par un isthme à Rongotai, le site de l'aéroport international de Wellington. L'entrée étroite à la baie est située à l'est de la péninsule et contient le dangereux récif de Barrett, cause de beaucoup de naufrages (dont le plus célèbre est peut-être celui du ferry Wahine en 1968).

Le port contient trois îles : l'île Matiu/Somes, l'île Makaro/Ward, et l'île Mokopuna. Seul l'île Matiu/Somes est suffisamment grande pour abriter des logements. Elle a été utilisée comme station de quarantaine de personnes et animaux ainsi qu'un camp d'internement pendant les Première et Seconde Guerres mondiales. Elle est aujourd'hui protégée, abritant ainsi de nombreuses espèces en danger, tout comme l'île Kapiti plus loin sur la côte de l'île du Nord. On y accède par ferry Dominion Post.

Sur une colline à l'ouest on trouve l'Université Victoria de Wellington et le jardin botanique. Les deux sont accessibles par un funiculaire appelé Wellington Cable Car.

Plus que dans d'autres villes du pays, la vie à Wellington est dominée par son district des affaires. Environ 62 000 personnes y travaillent, tandis qu'Auckland n'en voit que 4 000 chez elle, malgré sa population trois fois plus importante. La vie culturelle de Wellington est concentrée sur Courtenay Place et ses environs, au sud du district des affaires. Ce district de la ville, Te Aro, est la destination touristique la plus importante en ce qui concerne l'audiovisuel.

La région de Wellington possède 500 km² de parcs régionaux et forêts, et la ville elle-même maintient un réseau de pistes pour piétons et cyclistes.

Wellington connait un climat océanique, caractérisé par des hivers doux et des étés frais. Les précipitations abondantes sont bien réparties tout au long de l'année.

La légende veut que Kupe découvrit la région et l'explora aux environs du Xe siècle.

La colonisation européenne débuta avec l'arrivée d'une avant-garde de la New Zealand Company, société dont le but était de coloniser la Nouvelle Zélande, dans le navire Tory le 20 septembre 1839, suivi de 150 colons sur le navire Aurora le 22 janvier 1840. Selon la légende, les colons construirent leur premières maisons à Britannia (appelée aujourd'hui Petone) sur la plaine à l'embouchure de la rivière Hutt, mais cet endroit s'avérant trop marécageux et sujet aux inondations, ils déplacèrent tous les plans sans remords, vers un terrain plus élevé ; Wellington possède des rues extrêmement raides qui grimpent le long des collines.

Wellington a subi de graves dommages au cours d'une série de séismes en 1848, et d'un autre séisme en 1855. Le séisme de 1855 se produisit sur une faille se situant au nord-est de Wellington. C'est probablement le séisme le plus intense jamais mesuré en Nouvelle-Zélande, avec une magnitude estimée à au moins 8.2 sur l'échelle de Richter. Il a causé un mouvement vertical de 2 à 3 mètres sur de vastes étendues, provocant même le soulèvement d'un morceau de terrain dans le port, le transformant en marais soumis aux marées. La plus grande partie de ce terrain a été revendiquée et fait maintenant partie du quartier d'affaires central de Wellington. Pour cette raison, la rue nommée Lambton Quay se trouve maintenant à 100 ou 200 m du port. Des plaques commémoratives se trouvant sur le chemin le long de Lambton Quay indiquent l'emplacement du front de mer en 1840 et ainsi donnent une indication de l'étendue du soulèvement de terrain.

La région présente une activité sismique élevée, même selon les standards néo-zélandais, avec une faille majeure traversant le centre de la ville, et plusieurs autres aux alentours. Des centaines de failles mineures ont été trouvées dans la zone urbaine. Les habitants, en particulier ceux qui se trouvent dans les hautes tours, ressentent couramment plusieurs secousses par an. Pendant de nombreuses années après le séisme de 1855, la majorité des bâtiments construits à Wellington étaient entièrement faits de bois. Les bâtiments du gouvernement, restaurés en 1996, près de la gare ferroviaire et du bâtiment du parlement, comprennent les plus anciens bâtiments en bois de l'hémisphère sud. Tandis que la maçonnerie et l'acier ont été largement utilisés dans la construction, surtout pour les bâtiments de bureaux, les structures en bois restent le principal constituant de quasiment toutes les constructions résidentielles. Les résidents placent leurs espoirs de survie dans une bonne régulation de la construction, qui est devenue de plus en plus stricte au cours du XXe siècle.

En 1865 Wellington devint la capitale du pays en remplacement d'Auckland, où William Hobson avait établi sa capitale en 1841. Le Parlement s'y réunit pour la première fois le 7 juillet 1862, mais la ville devint la capitale officielle seulement après un certain moment. En novembre 1863, Alfred Domett amena une résolution au Parlement (encore à Auckland) stipulant qu'« il était devenu nécessaire que le siège gouvernemental soit transféré vers une localité appropriée sur les rives du détroit de Cook ». Apparemment, la rumeur circulait que les régions du sud, où les mines d'or étaient situées, pourraient former une colonie séparée. Des commissaires australiens (choisis pour leur impartialité) prononcèrement l'opinion que Wellington était appropriée vu son port et sa situation centrale. Le Parlement siégea officiellement à Wellington pour la première fois le 26 juillet 1865. La population de Wellington était alors de 4 900 personnes.

Government House, la résidence officielle du Gouverneur général de Nouvelle-Zélande, est située côte à côte avec la Basin Reserve, à Newtown.

Les besoins énergétiques de Wellington sont en croissance ; une source profitable d'énergie provient du vent. Project West Wind a été approuvé ; ses 66 turbines génèreront environ 140MH. Elle sera située à quelques kilomètres à l'ouest du centre de Wellington, sur Quartz Hill à Meridian et dans le Terawhiti Station.

La zone urbaine de Wellington s'étend sur Porirua, Upper Hutt, Lower Hutt, et Wellington elle-même. En 2007 les quatre villes avaient une population estimée à 382 700, Wellington elle-même en prenant près de 50 %. Le reste du terrain est trop accidenté pour y construire des logements ou est utilisé par les industries de l'agriculture.

Le réalisateur Peter Jackson a produit et tourné les films de la trilogie du Seigneur des anneaux en Nouvelle-Zélande, et son studio, Weta, est sis à Wellington, dans le district oriental de Miramar. Plusieurs autres réalisateurs néo-zélandais y travaillent, dont Jane Campion (La Leçon de piano), Robert Sarkies, Taika Waititi, Costa Botes, et Vincent Ward.

Wellington abrite le musée national, Te Papa Tongarewa, ainsi que plusieurs autres (Museum of Wellington City and Sea, New Zealand Cricket Museum, Cable Car Museum...), ainsi que certaines des institutions culturelles les plus importantes du pays, dont Old Saint Paul's.

Elle possède une culture des cafés très forte, ayant plus de cafés par personne que New York.

Plusieurs festivals se tiennent en ville, dont la New Zealand International Arts Festival (biennale), l'International Jazz Festival, le Cuba Street Carnival, New Zealand Fringe Festival, Summer City, New Zealand Affordable Art Show, plusieurs festivals de cinéma, et World of Wearable Art.

Dans le domaine de la musique Wellington a produit plusieurs groupes, dont The Phoenix Foundation, Shihad, Fly My Pretties, Fat Freddy's Drop, The Black Seeds, Fur Patrol, Flight Of The Conchords et Trinity Roots. L'École de Musique de Nouvelle-Zélande est fondée en 2005 suite à une fusion du conservatoire et des cours théoriques de l'Université Massey et l'Université Victoria de Wellington. L'orchestre symphonique de Nouvelle-Zélande, le Nevine String Quartet et Chamber Music New Zealand sont tous basés à Wellington.

Plusieurs institutions des arts dramatiques, dont le National Opera Company, le Royal New Zealand Ballet, St James' Theatre, Downstage Theatre, Bats Theatre, le Arts Foundation of New Zealand et le New Zealand International Arts Festival, le Wellington Performing Arts Centre, sont tous sis dans la capitale. Te Whaea, l'école de danse et arts dramatiques de Nouvelle-Zélande, et d'autres institutions encore, y sont également basés.

Le nouveau centre d'art, Toi Poneke, sert comme point de rassemblement pour les projets et collaborations artistiques. Il a créé des initiatives telles que Opening Notes, Drive by Art, l'Artsplash Festival (annuel) et de nouveaux projets d'arts publics. La ville a également une publication d'arts expérimentaux, White Fungus Magazine.

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Nouvelle-Zélande

Armoiries de la Nouvelle-Zélande

La Nouvelle-Zélande est un pays de l'Océanie, au sud-ouest de l'océan Pacifique, constitué de deux îles principales (l'île du Nord et l'île du Sud), et de nombreuses îles beaucoup plus petites, notamment l'île Stewart et les îles Chatham.

Située à environ 2 000 km de l'Australie dont elle est séparée par la mer de Tasman, la Nouvelle-Zélande est très isolée géographiquement. Cet isolement a permis le développement d'une flore et d'une faune endémiques très riches et variées, allant des kauri géants aux insectes weta et en passant par les kaponga et le kiwi, ces deux derniers étant des symboles du pays.

La population est majoritairement d'origine européenne, tandis que les Maoris forment la minorité la plus nombreuse. Les peuples non-maoris d'origine polynésienne, ainsi que les Asiatiques, représentent également d'importantes minorités, particulièrement dans les régions urbaines.

L'histoire de ce pays est l'une des plus courtes du monde, car il s'agit d'un des derniers territoires découverts par l'Homme : en effet les Maoris y sont arrivés entre 1050 et 1300, tandis que les Européens n'y débarquèrent qu'en 1642. Ancienne colonie britannique, dominion en 1907, puis complètement indépendante depuis 1947, elle maintient de forts liens avec le Royaume-Uni, ainsi qu'avec l'Australie (pays anglo-saxon le plus proche et partageant une partie de son histoire).

Le pouvoir politique est tenu par le Parlement démocratiquement élu, sous la direction du Premier ministre, le chef de gouvernement.

Si la façon dont les Maoris désignaient la Nouvelle-Zélande avant l'arrivée des Européens est inconnue, on sait qu'ils appelaient l'île du Nord Te Ika-a-Māui (« le poisson de Māui »), et l'île du Sud Te Wai Pounamu (« eaux de jade ») ou Te Waka-a-Māui (« le waka de Māui »). Jusqu'au début du XXe siècle, l'île du Nord était également appelée Aotearoa, souvent traduite comme « pays du long nuage blanc ». En usage maori actuel, ce nom fait référence à tout le pays,.

Le premier nom européen de la Nouvelle-Zélande fut Staten Landt, donné par l'explorateur néerlandais Abel Tasman, qui fut en 1642 le premier Européen à avoir vu ces îles. Tasman présuma que ces terres faisaient partie d'un continent austral découvert en 1615 au sud du continent sud-américain par Jacob Le Maire.

Le nom de Nouvelle-Zélande trouve ses origines chez les cartographes néerlandais de l'époque, qui baptisèrent les îles Nova Zeelandia en honneur de la province néerlandaise de Zélande. L'origine du nom pour ces îles lointaines n'est pas vraiment connue, mais il apparaît pour la première fois en 1645 et peut avoir été le choix du cartographe Johannes Blaeu. L'explorateur anglais James Cook anglicisera le nom en New Zealand, d'où vient la traduction française Nouvelle-Zélande. Le nom n'a aucun lien avec la région danoise de Seeland.

La Nouvelle-Zélande est composée de deux îles principales, l'île du Nord et l'île du Sud, et de nombreuses autres plus petites, certaines d'entre-elles étant même assez éloignées, près du centre de l'hémisphère maritime. La superficie totale est de 268 680 km² en incluant les îles Antipodes, les îles Auckland, les îles Bounty, les île Campbell, les îles Chatham et les îles Kermadec, soit un peu moins que l'Italie ou le Japon, et un peu plus que le Royaume-Uni. Le pays s'étend sur plus de 1 600 km sur son axe nord-nord-est et possède 15 134 km de côte. Parmi les autres îles habitées, les plus importantes sont l'île Stewart (au sud de l'île du Sud), l'île Waiheke (dans le golfe de Hauraki), l'île Great Barrier (à l'est dudit golfe), et les îles Chatham (à l'est de l'île du sud).

L'île du Sud (South Island) est la plus grande ; elle est partagée dans toute sa longueur par les Alpes du Sud (Southern Alps), dont le point culminant est le mont Cook avec ses 3 754 mètres d'altitude. Le mont Cook mesurait 3 764 mètres, mais une avalanche a raboté son sommet de dix mètres le 14 décembre 1991. Elle possède dix-huit sommets supérieurs à 3 000 mètres.

L'île du Nord (North Island) est quelque peu montagneuse, mais marquée par le volcanisme et une activité géothermique. Son point culminant, le mont Ruapehu (2 797 m), est d'ailleurs un volcan en activité. Les paysages tourmentés et étranges de la Nouvelle-Zélande lui ont valu l'intérêt des studios de cinéma et de télévision ; son industrie du tourisme a vu un intérêt accru pour le pays après la sortie des films du Seigneur des anneaux, réalisés par Peter Jackson, lui-même néo-zélandais.

La Nouvelle-Zélande possède d'énormes ressources marines : sa zone économique exclusive est la septième plus grande du monde et recouvre quatre millions de kilomètres carrés, soit plus de quinze fois la taille de sa superficie terrestre. Le pays est parsemé de lacs, particulièrement l'île du Sud, mais le plus grand est le lac Taupo, dans l'île du Nord, avec 616 km². L'eau (y inclus les rivières, fleuves, lacs et glaciers) recouvre 659 km².

La Nouvelle-Zélande est isolée géographiquement. Son plus proche voisin, l'Australie, est situé à 2 000 km au nord-ouest. Les terres les plus proches sont le continent Antarctique au sud, et la Nouvelle-Calédonie, les îles Fidji et les îles Tonga au nord. Elle fait partie d'un continent appelé Zealandia, à 93 % submergé. Zealandia fait presque la moitié de la taille de l'Australie et est remarquablement longue et étroite. Il y a environ 25 millions d'années, un changement dans les mouvements des plaques tectoniques ont commencé à étirer Zealandia avec force. Parmi les régions submergées de Zealandia, on trouve le plateau Lord Howe, le plateau Challenger, le plateau de Campbell, la ride de Norfolk et le plateau de Chatham.

La Nouvelle-Zélande fait partie de la Polynésie et constitue l'angle sud-ouest du « triangle polynésien ».

Les premiers colons Européens divisèrent la Nouvelle-Zélande en provinces. Celles-ci furent abolies en 1876 pour que le gouvernement puisse être centralisé pour des raisons économiques. Ainsi, la Nouvelle-Zélande n'a pas de divisions administratives (provinces, états ou territoires), à part son administration territoriale. L'esprit des provinces persiste toutefois, avec une rivalité marquée lors des évènements sportifs et culturels. Depuis 1876 l'administration territoriale administre les régions de Nouvelle-Zélande. En 1989 le gouvernement a complètement réorganisé l'administration territoriale, implémentant la structure actuelle à deux niveaux de conseils régionaux et autorités territoriales. En 1991, le Resource Management Act 1991 remplace le Town and Country Planning Act comme législation principale pour l'administration territoriale.

Aujourd'hui la Nouvelle-Zélande a douze conseils régionaux pour l'administration de l'environnement et l'infrastructure et soixante-treize autorités territoriales qui s'occupent des routes, des eaux usées, de la construction et d'autres sujets locaux. Les autorités territoriales comprennent seize conseils communaux, cinquante-sept conseils de district et le conseil du comté des îles Chatham. Quatre des conseils territoriaux (une ville et trois districts) et le conseil du comté des îles Chatham font aussi office de conseils régionaux et sont donc appelés autorités unitaires. Les districts d'autorités unitaires ne sont pas des subdivisions des conseils de district régionaux, et certains sont répartis sur plusieurs conseils régionaux.

Les régions sont : Northland, Auckland, Waikato, Bay of Plenty, Gisborne, Hawke's Bay, Taranaki, Manawatu-Wanganui, Wellington, Tasman, Marlborough, Nelson, West Coast, Canterbury, Otago, Southland, et les îles Chatham.

En tant que nation importante du Pacifique sud, la Nouvelle-Zélande travaille souvent avec plusieurs autres nations insulaires du Pacifique et continue son association politique avec les îles Cook, Niue et Tokelau. La Nouvelle-Zélande possède également la base antarctique Scott dans la dépendance de Ross. D'autres pays utilisent Christchurch et son aéroport pour ravitailler et soutenir leurs bases antarctiques, lui valant le surnom de « Porte de l'Antarctique » (« Gateway to Antarctica »).

La température moyenne quotidienne à Wellington — la capitale, au centre du pays — est de 5,9°C en hiver et 20,2°C en été. Le climat de la Nouvelle-Zélande est globalement tempéré, océanique sur la majeure partie du pays ; les températures oscillent entre 0°C et 30°C. Les maxima et minima historiques sont 42,4°C à Rangiora (Canterbury), et -21,6°C à Ophir (Otago), respectivement. Les conditions climatiques varient beaucoup selon les régions, de très humide dans la région de West Coast sur l'île du Sud à semi-aride dans le bassin de Mackenzie de l'intérieur du Canterbury et subtropical humide au Northland. Des principales villes du pays, Christchurch est la plus aride, ne recevant que 640 mm de précipitation par an, tandis qu'Auckland, la plus humide, reçoit presque le double. Auckland, Wellington et Christchurch ont toutes une moyenne annuelle de 2 000 heures de soleil.

L'insularité a protégé cette faune et flore pendant des siècles jusqu'à l'arrivée des humains et des animaux qui voyageaient avec eux. Les Maori ont apporté avec eux le chien polynésien (« kuri ») et la souris polynésienne (« kiore »). La seconde vague d'immigration mit fin à l'insularité de la Nouvelle-Zélande. La multiplication des échanges entre l'Europe, l'Australie et la Nouvelle-Zélande a permis la propagation d'espèces nouvelles, dont certaines invasives. Aujourd'hui parmi les espèces introduites on trouve 33 mammifères, 33 oiseaux, 1 lézard, trois grenouilles, 20 poissons d'eau douce, environ 1 000 invertébrés et environ 6 000 plantes (dont 2 000 plantes fleurissant à l'état sauvage).

Pour enrayer la perte de biodiversité en Nouvelle-Zélande, le Department of Conservation protège environ 30 % du territoire. Ce chiffre est considérable, mais il doit être relativisé et ce pour deux raisons : tout d'abord, la Nouvelle-Zélande est peu peuplée et, d'autre part, la plupart de ces territoires se situent au sud, de sorte que le DoC évite ainsi les conflits d'usage avec les utilisateurs du territoire. Ces mesures associées à des programmes de recherche très ambitieux commencent à porter leurs fruits.

Avant l'arrivée des humains environ 80 % des terres étaient recouvertes de forêt. Les deux principaux types de forêt qu'on rencontre aujourd'hui sont celles peuplées majoritairement de podocarpes et/ou de kauri géants, et dans les régions à climat plus frais par les Nothofagus, genre d'arbres proche des hêtres de l'hémisphère nord. Les autres types de végétation sont celles des plaines et des régions subalpines, ainsi que les arbustes entre les plaines et les forêts. Les fougères du pays sont également très connues (une espèce, Cyathea dealbata, étant devenue symbole du pays ainsi que de son équipe national de rugby à XV), ainsi que les étonnantes mégaherbes des îles sub-antarctiques du pays.

Les forêts furent autrefois habitées par diverses espèces de mégafaune, dont plusieurs oiseaux incapables de voler, comme le moa. Aujourd'hui plusieurs autres oiseaux, dont le kiwi, le kakapo et le takahé, sont en danger d'extinction. Il y a d'autres oiseaux notables : l'aigle géant de Haast (éteint), le nestor superbe (« kākā » en maori), le kereru et le kéa. Les reptiles sont représentés par les scinques, les geckos, et les tuataras. Il y a également quatre espèces de Leiopelma et une seule espèce d'araignée venimeuse, la katipo, rare et habitant les régions côtières ; il n'y a aucune espèce de serpent en Nouvelle-Zélande. Il y a beaucoup d'espèces endémiques d'insectes, dont une, le weta, peut devenir aussi grande qu'une souris et représente l'espèce d'insecte la plus lourde du monde. Quant aux 29 espèces de poisson, 90 % sont endémiques et la plupart sont petites et discrètes ; seulement trois peuvent peser plus de deux kilos : deux espèces d'anguille et le kokopu géant (une autre grande espèce, le grayling, s'est éteinte au début du XXe siècle).

On a longtemps pensé que, à part trois espèces de chauve-souris (dont une éteinte), il n'y avait jamais eu de mammifères terrestres dans le pays. Toutefois, en 2006, des scientifiques ont trouvé des os appartenant à un animal terrestre éteint depuis longtemps, de la taille d'une souris, dans la région d'Otago sur l'île du Sud.

La Nouvelle-Zélande est l'un des territoires les plus tardivement peuplés : les premiers colons sont des Polynésiens de l'est (îles de la Société, îles Cook, les îles australes de Polynésie française) qui arrivent probablement entre 1200 et 1300 après J.C., naviguant dans des waka avec l'aide des systèmes météorologiques subtropicaux ou des oiseaux migrateurs ou des baleines,, et établissent la culture indigène Maori. C'est vers la même époque que d'autres groupes de Polynésiens s'installent aux îles Kermadec et l'île Norfolk ; ce n'est que plusieurs siècles plus tard qu'ils coloniseront les îles Chatham, y développant leur propre culture Moriori,.

La date de l'arrivée des premiers Maori varie selon les sources, mais la plupart s'accordent sur le siècle entre 1250 et 1350,. L'historien néo-zélandais Michael King suggère le XIIIe siècle, tandis qu'un autre historien néo-zélandais, James Belich, suggère le milieu du 11ème.

Ils arrivent au nord de l'île du Nord et rencontrent les forêts tempérées et des espèces qu'ils n'avaient pas vu auparavant dans les îles à climat plus doux d'où ils étaient originaires (la moa, l'aigle de Haast, la weta...). Ils introduisent le chien et le rat polynésien (« kiore »), le taro, la variété de patate douce appelée kumara, le mûrier à papier et l'épinard hawaïen.

Les iwi (tribus) se divisent en hapu (clans) qui peuvent se disputer ou se combattre, mais coopèrent en cas d'hostilité de la part d'un autre iwi à l'encontre du leur. Les hapu, comportant jusqu'à plusieurs centaines de personnes, sont eux-mêmes divisés en whanau (parentèle), aujourd'hui un concept culturel encore très respecté des Maori et à la base de la structure de leur société. Les iwi et hapu pouvaient se modifier sous l'effet des conflits (particulièrement sur les ressources exploitables), de l'élargissement ou diminution du nombre de membres, des fusions... Leurs noms pouvaient venir d'un illustre ancêtre (femme ou homme), d'un évènement marquant dans leur histoire, voire du nom des chefs des groupes ayant décidé de resserrer leurs liens et de fusionner.

Les premiers explorateurs Européens qu'on sait avoir abordé la terre néo-zélandaise sont Abel Tasman, qui arrive de Batavie en 1642, et son équipage (dont Franz Jacobszoon Visscher, pilote-major, et Isaac Gilsemans, qui fera les premiers dessins de la Nouvelle-Zélande), sur les navires Heemskerck et Zeehaen. Plusieurs d'entre eux sont tués par des Maori le 19 décembre de la même année, dans ce qui est aujourd'hui la baie Golden, que Tasman appellera Moordenaers Bay (« Baie des Assassins »). Quelques jours après leur mort, Tasman écrira dans son journal que c'étaient « de très belles terres » ; ils auraient vu, entre autres régions, les Alpes du Sud. Ils s'arrêtent à l'île d'Urville, où Tasman se doute de l'existence du détroit de Cook, mais dut renoncer à explorer les environs en raison du mauvais temps.

Aucun autre Européen ne visite la Nouvelle-Zélande jusqu'au voyage de 1768-1771 du capitaine James Cook à bord de l'Endeavour. Envoyé par le gouvernement britannique, il arrive en 1769 et cartographie presque toute la côte en prenant soin de décrire en détail les terres qu'il explore, que ce soit en Australie ou en Nouvelle-Zélande, pour une éventuelle colonisation. Ces cartes très détaillées seront longtemps utilisées par les explorateurs. Joseph Banks l'accompagnera et dessinera la faune et flore du pays avec Daniel Solander, botaniste, et plusieurs autres dessinateurs ; il ne retournera pas en Nouvelle-Zélande, mais conservera un grand intérêt pour le pays jusqu'à sa mort en 1820.

Cook retournera à deux reprises, utilisant la Nouvelle-Zélande comme base pour ses explorations de la côte australienne une fois compris que la Nouvelle-Zélande ne faisait pas partie du continent Terra Australis Incognita. Ayant l'esprit plus ouvert à propos des autochtones des pays qu'il visita, que la plupart de ses concitoyens, essayant de communiquer avec eux, il les présentera à ses supérieurs comme « les possesseurs naturels et légaux des terres qu'ils habitent »,.

Sur les traces de Cook, on trouve George Vancouver et William Broughton qui partent ensemble à bord des navires Discovery et Chatham ; Vancouver découvrira les Snares et Broughton les îles Chatham en novembre 1791. En février 1793, l'Italien Alessandro Malaspina, commandant d'une expédition espagnole de deux navires, explorera un peu la région, mais dressera peu de cartes. 1820 voit l'arrivée de Fabian von Bellingshausen, commandant deux navires russes, Mirny et Vostok, et qui s'arrêtera à Queen Charlotte Sound avant de continuer vers sa destination, l'Antarctique. Les Français seront également présents dans la région, De Surville la même année que Cook (il rencontrera beaucoup de difficultés et accidents et tuera des Maori), Du Fresne (au début en bons termes avec les Maori, mais la fin de l'expédition se soldera par un massacre d'Européens et de Maori), D'Entrecasteaux, Duperrey et D'Urville.

Il sera suivi par de nombreux navires de chasse à la baleine, et au phoque, ainsi que de divers marchands. Ils échangeaient des produits et des vivres européens, particulièrement des outils métalliques et des armes, contre du bois, des vivres, des artefacts et de l'eau des Maori. Parfois les Européens échangèrent leurs produits contre des relations sexuelles. Chez les Maori, l'agriculture et la guerre furent transformées par l'arrivée de la pomme de terre et du mousquet, les Guerres des mousquets qui en résultèrent cessèrent quand ces armes furent plus équitablement réparties parmi les Maori. Les missionnaires chrétiens arrivent en Nouvelle-Zélande au début du XIXe siècle, convertissant progressivement la population maori, mal soutenue par leur foi face à l'invasion de la civilisation occidentale et les maladies européennes pour lesquelles ils n'avaient pas d'immunité.

Les iwi deviennent peu à peu plus importants que les hapu, car moins nombreuses et donc plus faciles à gérer pour les Européens, et partout en Nouvelle-Zélande, les Maori se déplacent, certains pour profiter du commerce avec les Européens et d'autres pour les éviter.

De 1788 à 1840, les îles de Nouvelle-Zélande font officiellement partie de la Nouvelle-Galles-du-Sud (Australie). Se rendant compte du caractère désordonné de la colonisation européenne en Nouvelle-Zélande et de l'intérêt croissant de la France pour ce territoire, le gouvernement britannique envoie William Hobson proclamer la souveraineté britannique et négocier un traité avec les Maori. Le Traité de Waitangi est signé dans la Bay of Islands le 6 février 1840. Ce traité est écrit rapidement et dans la confusion ; on se dispute encore sur la traduction du document en maori. Le traité est vu comme l'acte fondateur de la Nouvelle-Zélande en tant que nation et comme la charte garantissant les droits des Maori.

En 1839 la population totale non-Maori était de 2 000 personnes ; en 1852 elle était de 28 000. À partir de 1840, un nombre grandissant de colons européens émigrent en Nouvelle-Zélande, encouragés par les efforts de la New Zealand Company, qui fondera Wellington un peu avant la signature du Traité ; dans les deux années qui suivent sont fondées Wanganui, Nelson, et New Plymouth. Otago sera fondé en 1848 et Christchurch en 1850. Dans les années 1850 la plus grande partie de l'intérieur de l'île du Nord était connue des Européens ; on attendra les années 1860 et l'arrivée des orpailleurs pour connaître la géographie de l'île du Sud. Deux-tiers des immigrants viendront du sud de l'Angleterre ; peu de personnes d'autres nationalités y émigreront : 281 Allemands à Nelson en 1843-44, 100 Français à Akaroa en 1840, des Écossais (particulièrement de Glasgow et Édimbourg) en Otago... Moins de 2 % viendront d'Irlande.

Au début les Maori se lancent avec enthousiasme dans le commerce avec ceux qu'ils appelaient « Pakeha », et de nombreux iwi (tribus) deviennent riches. Mais les conflits se multiplient avec l'augmentation du nombre de colons, pour aboutir aux Guerres néo-zélandaises des années 1860 et 1870, qui provoquent la perte de beaucoup de terres par les Maori. Le détail et l'interprétation de la colonisation européenne et de l'acquisition des terres maori demeurent aujourd'hui controversés. Globalement, la population maori passera de 80 000 à 42 000 personnes entre les années 1840 et 1891.

En 1854, le premier Parlement de Nouvelle-Zélande, établi par le Parlement britannique, à travers la New Zealand Constitution Act de 1852, conduit le pays vers une autonomie partielle, et vers la fin du siècle, elle sera entièrement autonome. Cette période verra une explosion démographique, puisqu'en 1870 la population non-Maori atteindra 250 000 alors qu'en 1853 elle était de 30 000.

En 1893, elle est le premier pays à donner le droit de vote aux femmes. La Nouvelle-Zélande devient un dominion indépendant en 1907 et le pays est entièrement indépendant en 1947 lors de la ratification du Statut de Westminster de 1931 ; en pratique le Royaume-Uni avait cessé depuis longtemps de jouer un quelconque rôle dans la politique du pays. Plus elle devenait indépendante politiquement, plus elle le devenait aussi économiquement : dans les années 1890, la réfrigération dans le transport des produits commerciaux permet à la Nouvelle-Zélande de baser toute son économie sur l'exportation de la viande et de produits laitiers vers le Royaume-Uni.

La Nouvelle-Zélande est un membre enthousiaste de l'Empire colonial britannique, envoyant des hommes lutter dans la Guerre des Boers et la Première et Seconde Guerre mondiale ; elle le soutient également lors de la crise du canal de Suez. Le pays fait partie de l'économie mondiale et souffre comme les autres pendant la Grande Dépression des années 1930. Cette dépression mène à l'élection du premier gouvernement travailliste, qui établit un État-providence et une économie protectionniste.

La Nouvelle-Zélande entre dans une période de prospérité grandissante après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Toutefois, certains problèmes sociaux se développent en même temps. Les Maori commencent à migrer vers les villes et abandonnent peu à peu leur mode de vie traditionnel : en 1936, 83 % habitaient en région rurale et 17 % en ville ; en 1986, les pourcentages étaient presque inversés avec 80 % des Maori en ville. Le recensement de 2001 révèle que 20 % des Maori ne connaissent pas leur iwi d'origine, et beaucoup de ceux qui s'en souviennent ne connaissent pas leur hapu. La jeunesse maori n'ayant connu que la ville, se sentait détachée de leur culture et de leur famille, isolée dans la pauvreté urbaine, et se rebella en créant et rejoignant des gangs, mais aussi des groupes culturels, de soutien et d'éducation sur la culture maori pour accompagner tous ceux voulant reconnecter avec leurs origines. On construira des marae urbains ouverts à tous, Maori ou Pakeha.

Le mouvement de protestation maori se forme, critiquant l'eurocentrisme et cherchant une meilleure reconnaissance de la culture maori et du traité de Waitangi, qu'ils considéraient trahi. En 1975 est créé le Tribunal de Waitangi, qui enquête sur les violations du traité dès 1985. Comme dans les autres pays développés, les mœurs et le comportement politique changent pendant les années 1970 ; le commerce avec le Royaume-Uni est fragilisé par son adhésion à la Communauté européenne. De grands changements économiques et sociaux ont lieu dans les années 1980 sous le quatrième gouvernement travailliste, particulièrement par la politique du ministre des finances, Roger Douglas.

Aujourd'hui, l'économie de la Nouvelle-Zélande étant moins forte que celle de l'Australie et d'autres nations développées, on voit une fuite des cerveaux de jeunes Néo-Zélandais vers l'Australie en particulier (35 300 de septembre 2006 à septembre 2007), mais aussi le Royaume-Uni et d'autres pays anglophones ; c'est également le cas des Maori. Dans la même période, on a vu 13 579 Australiens migrer en Nouvelle-Zélande.

La Nouvelle-Zélande est une démocratie parlementaire indépendante et officiellement une monarchie constitutionnelle. Le monarque du Royaume-Uni, actuellement Élisabeth II, est le chef d'État en tant que monarque de Nouvelle-Zélande. En son absence, elle est représentée par un Gouverneur général, poste occupé actuellement par Anand Satyanand. La reine « règne mais ne gouverne pas » ; elle n'a aucune influence politique, sa fonction étant surtout symbolique.

Il n'y a pas de constitution écrite ; le Constitution Act 1986 est le principal document formel qui traite de la structure constitutionnelle du pays ; le premier Constitution Act date de 1852. Le gouverneur général a le pouvoir de nommer et de limoger le Premier ministre et de dissoudre le Parlement. Il est également à la tête du Conseil exécutif, un comité formel consistant en tous les ministres de la Couronne. Les membres du Conseil doivent être membres du Parlement, et la plus grande partie sont au cabinet. Le cabinet est l'organe exécutif le plus haut placé ; il est dirigé par le Premier ministre, qui est également le leader parlementaire du parti ou de la coalition au pouvoir.

Le Parlement de Nouvelle-Zélande n'a qu'une chambre, la Chambre des représentants, qui réunit normalement 120 députés. L'ancienne chambre haute, le Conseil législatif, a été abolie en 1951. Les élections législatives se tiennent tous les trois ans sous une forme de scrutin proportionnel plurinominal appelé représentation proportionnelle mixte, introduite en 1993 suite à un référendum. Les élections législatives de 2005 ont amené la création d'un siège supplémentaire (overhang) au Parlement, occupé par le Parti maori ; en effet, il a obtenu plus de sièges au scrutin par circonscription que son score au scrutin par liste lui en aurait donnés (cf. le système de calcul en représentation proportionnelle mixte).

Le Premier ministre est actuellement, et pour la 3e fois - 1999-2005 - Helen Clark, membre du Parti travailliste de centre-gauche, réélue de justesse en septembre 2005 pour un 3e mandat. Les travaillistes forment une coalition formelle avec Jim Anderton, le seul parlementaire du Parti progressif. En plus des partis de cette coalition, New Zealand First et United Future se sont engagés à soutenir l'exécutif lors des votes de confiance et sur le budget, en échange de postes de ministres (hors cabinet) pour leurs leaders. Les Verts ont également pris cet engagement. Depuis le début de 2007, le Parti travailliste a également le vote proxy de Taito Phillip Field, ancien député travailliste devenu indépendant. Ces accords assurent au gouvernement une majorité de sept parlementaires lors des votes de confiance.

Le leader de l'opposition est John Key du Parti national (centre-droit). Le parti ACT et le Parti maori sont également dans l'opposition. Les Verts, New Zealand First et United Future votent tous contre le gouvernement sur certains sujets.

Le tribunal supérieur est la Cour Suprême de Nouvelle-Zélande, depuis le Supreme Court Act 2003, qui a aboli la possibilité d'appel au comité judiciaire du Conseil privé de Londres. La présidente de la Cour suprême est la Dame Sian Elias. Le système judiciaire inclut également la Haute Cour et la Cour d'appel ainsi que des cours inférieures.

C'est le seul pays au monde où tous les postes de premier rang ont déjà été occupés par des femmes: la Reine ; l'ancien gouverneur général, la Dame Silvia Cartwright ; le Premier ministre Helen Clark ; le président de la Chambre des représentants Margaret Wilson, et le président de la Cour suprême, la Dame Sian Elias, ont occupé ces postes entre mars 2005 et août 2006. La Nouvelle-Zélande est également le premier pays à avoir donné aux femmes le droit au vote, en 1893.

Ce que l'on nomme le « Royaume de Nouvelle-Zélande » (Realm of New Zealand) inclut les îles Cook et Niue, autonomes, mais en association libre, Tokelau, et la dépendance de Ross (la revendication territoriale de la Nouvelle-Zélande en Antarctique).

La Nouvelle-Zélande est particulièrement en pointe sur les sujets touchant à l'écologie, les droits de l'Homme et le libre-échange, particulièrement en agriculture.

Elle est membre des organisations géopolitiques suivantes : l'APEC, East Asia Summit, le Commonwealth, l'OCDE, et les Nations unies. Elle a signé de nombreux accords de libre-échange, dont le plus important est le Closer Economic Relations avec l'Australie.

Pendant son premier siècle d'existence, la Nouvelle-Zélande s'alignait sur le Royaume-Uni en politique étrangère. Elle déclare la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939 ; le Premier ministre de l'époque, Michael Savage, proclama « Où elle va, on va ; où elle est, nous sommes. ». Toutefois, la guerre finie, l'influence des États-Unis s'accroît ; en même temps la Nouvelle-Zélande commence à ressentir plus clairement son identité nationale. Elle signe le traité de l'ANZUS (Australia, New Zealand, United States Security Treaty) en 1951 et envoie des troupes participer aux guerres de Corée et du Viêt Nam. Le Royaume-Uni se replie de plus en plus sur l'Europe suite à la crise du canal de Suez. La Nouvelle-Zélande se voit ainsi forcée de développer de nouveaux marchés après que le Royaume-Uni a rejoint la Communauté européenne en 1973.

La Nouvelle-Zélande est traditionnellement proche des positions de l'Australie, dont la politique étrangère prenait une tendance historique similaire. De nombreuses îles dans le Pacifique, dont les Samoa, ont à leur tour suivi la direction de la Nouvelle-Zélande. L'influence américaine sur la Nouvelle-Zélande diminue après l'échec de la Guerre du Viêt Nam, l'affaire du Rainbow Warrior et des désaccords sur l'environnement et l'agriculture ainsi que la politique anti-nucléaire de la Nouvelle-Zélande.

Le traité ANZUS prévoyait une coopération militaire complète entre la Nouvelle-Zélande, l'Australie et les États-Unis, mais ce n'est plus le cas. En février 1985, la Nouvelle-Zélande refusa de donner accès à ses ports aux navires nucléaires ou transportant des armes nucléaires. Le pays devient territoire dénucléarisé en juin 1987, le premier État occidental à le faire,,. En 1986, les États-Unis annoncent la suspension de ses obligations définies par le traité avec la Nouvelle-Zélande. Le New Zealand Nuclear Free Zone, Disarmament, and Arms Control Act 1987 interdit l'installation d'armes nucléaires sur le territoire ainsi que l'entrée dans les eaux territoriales néo-zélandaises de navires nucléaires ou portant des armes nucléaires. Cette législation reste une source de controverse et forme la base du refus constant de la suspension du traité demandée par les États-Unis.

En plus des nombreuses guerres entre les iwi (tribus), et entre les colons britanniques et les iwi, la Nouvelle-Zélande a participé à la Guerre des Boers, les Première et Seconde guerres mondiales, la Guerre de Corée, le Malayan Emergency (et a envoyé des troupes et des avions dans le conflit qui en découla avec l'Indonésie), la Guerre du Viêt Nam, la Guerre du Golfe, la Guerre d'Afghanistan, et a envoyé une unité d'ingénieurs militaires améliorer l'infrastructure irakienne pendant une année lors de la Guerre en Irak.

La New Zealand Defence Force comprend trois branches : la New Zealand Army, la Royal New Zealand Navy, et la Royal New Zealand Air Force. Le pays considère que ses besoins en défense nationale doivent être modestes ; il a démantelé ses capacités de combat aérien en 2001. La Nouvelle-Zélande a envoyé des troupes dans plusieurs missions de maintien de la paix récentes, tant régionales qu'internationales : à Chypre, en Somalie, en Bosnie-Herzégovine, au Sinaï, en Angola, au Cambodge, à la frontière Iran-Irak, à l'île Bougainville, au Timor oriental, et aux îles Salomon.

Lors du recensement de 2006, tenu le 7 mars, Statistics New Zealand a trouvé 4 186 900 personnes habitant la Nouvelle-Zélande, dont 2 049 500 hommes et 2 137 400 femmes. En décembre 2007, la population du pays augmentait d'une personne toutes les 10 minutes et 23 secondes : une naissance toutes les 8 minutes et 49 secondes, un décès toutes les 19 minutes et 35 secondes, et un immigrant toutes les 29 minutes et 26 secondes.

Environ 7,8 % de la population dit s'être identifié avec des groupes ethniques européens ; ils sont collectivement appelés Pakeha. Le terme se réfère aux Néo-Zélandais d'origine européenne, quoique des Maori l'emploient à propos de tous les non-Maori.

La plupart des Néo-Zélandais d'origine européenne a des ancêtres Britanniques ou Irlandais, mais il y a eu une immigration importante des Pays-Bas, de la Dalmatie, de l'Italie et de l'Allemagne, ainsi qu'une immigration européenne indirecte par l'Australie, l'Afrique du Sud, et l'Amérique du Nord. Selon les prévisions du recensement de 2001, en 2021 les enfants d'origine européenne compteront pour 63 % de la population mineure, comparé avec 74 % en 2001.

Les Maori forment l'ethnie non-européenne la plus importante, soit 14,6 % de la population lors du recensement de 2006. Les personnes peuvent s'identifier avec plus d'un groupe ethnique sur les recensements nationaux ; 53 % des Maori s'identifièrent comme uniquement d'origine maori.

Les personnes revendiquant des origines asiatiques forment 9,2 % de la population en 2006, une augmentation considérable depuis 2001, où ils étaient 6,6 %. En outre, 6,9 % de la population dit avoir des origines polynésiennes non-maori, mélanésiennes ou micronésiennes, une augmentation de 0,4 % depuis 2001.

Les politiques d'immigration de la Nouvelle-Zélande sont relativement souples et accueillantes ; le gouvernement s'est engagé à augmenter la population d'un pour cent par an. Vingt-trois pour cent de la population est née à l'étranger, soit 879 543 personnes lors du recensement de 2006. En 2004-2005, le service d'immigration du pays comptait accueillir 45 000 personnes, soit 1,5 % de la population . En première place des régions dont sont originaires les immigrants on trouve, ex-aequo, l'Irlande/le Royaume-Uni et l'Asie, tous les deux à 28,6 % des immigrants. Des Asiatiques, les Chinois sont les plus nombreux.

Toujours selon le recensement de 2006, le Christianisme est la religion la plus répandue en Nouvelle-Zélande, soit 55,6 % de la population ; 34,7 % se déclarèrent sans religion. Les principales subdivisions chrétiennes sont l'anglicanisme, le catholicisme, le presbytérianisme et le méthodisme ; on trouve également des personnes se reconnaissant dans les églises pentecôtiste, baptiste, ou mormone. Le mouvement chrétien Ratana trouve des fidèles parmi les Maori. Parmi les religions non-chrétiennes les plus répandues, on trouve l'hindouisme, le bouddhisme et l'islam.

La religion ne joue toutefois pas un rôle important dans la politique : les partis ouvertement chrétiens (dont Christian Heritage et Destiny) étant peu populaires. Les opinions religieuses des dirigeants politiques, quoique généralement connues, sont considérées comme étant de nature privée.

Une observation souvent faite est que le nombre des Néo-Zélandais est surpassé par le nombre de moutons. Vrai depuis le début de la colonisation, l'écart entre la population humaine et ovine est néanmoins passé de 20 à 8 moutons par personne,.

La Nouvelle-Zélande est un pays industrialisé avec un PIB de 106 milliards de dollars américains (en parité de pouvoir d'achat). Le niveau de vie est élevé, avec un PIB par personne de 24 943 USD en 2006 (la même année le PIB par personne des États-Unis était de 44 190 USD et celui de l'Espagne 27 767) USD.

Le secteur tertiaire est le secteur le plus important de l'économie néo-zélandaise (68,8 % du PIB), suivi du secteur secondaire (26,9 %) et du secteur primaire (4,3 %).

La Nouvelle-Zélande est un pays très dépendant de son commerce extérieur, particulièrement dans le domaine de l'agriculture. Les exportations comptent pour environ 24 % de sa production, ce qui est relativement élevé (ce rapport est d'environ 50 % pour plusieurs petits pays européens). Ceci la rend sensible aux cours internationaux des produits et l'expose aux récessions économiques. Ses principales exportations concernent l'agriculture, l'horticulture, la pêche et l'industrie forestière, qui représentent à elles seules environ la moitié des exportations. Elle exporte principalement à l'Australie (20,5 %), aux États-Unis (13,1 %), au Japon (10,3 %), à la Chine (5,4 %), et au Royaume-Uni (4,9 %).

Le tourisme joue un rôle important dans l'économie néo-zélandaise, soit 12,8 milliards de dollars au PIB du pays et presque 200 000 personnes à temps plein, soit 9,9 % de la population active du pays. Le ministère du tourisme de la Nouvelle-Zélande prévoit une augmentation de 4 % du nombre de touristes dans les six années à venir.

Malgré un PIB par habitant moins élevé que dans d'autres pays développés, les Néo-Zélandais sont plus satisfaits de leur vie . La Nouvelle-Zélande a été classée 20e sur l'indice de développement humain de 2006 et 15e sur l'indice de qualité de vie 2005 du magazine The Economist. Le pays a également été classé premier en satisfaction de vie et cinquième sur l'indice général de prospérité 2007 du Legatum Institute,. Le sondage 2007 sur les meilleures villes du monde pour y vivre de Mercer classe Auckland en 5e position et Wellington en 12e.

Les Néo-Zélandais ont historiquement profité d'un niveau de vie élevé basé sur les relations privilégiées avec le Royaume-Uni, et du marché commercial stable qui en découlait. L'économie néo-zélandaise était bâtie sur une gamme restreinte de produits primaires, dont la laine, la viande et les produits laitiers. La forte demande de ces produits permis de longues périodes de prospérité économique, notamment lors du boom de l'industrie lainière de 1951.

Toutefois, l'entrée du Royaume-Uni dans la Communauté européenne en 1973 met un terme à ses relations économiques étroites. Pendant les années 1970, d'autres facteurs, dont les chocs pétroliers, réduisent la vitalité de l'économie néo-zélandaise, qui était parvenue à dépasser le niveau de vie de l'Australie et de l'Europe occidentale. Ces évènements aboutissent à une longue et grave crise économique, plaçant le niveau de vie des Néo-Zélandais au-dessous de ceux de l'Australie et de l'Europe occidentale, si bien qu'en 1982, la Nouvelle-Zélande avait le PIB par personne le moins élevé de tous les pays développés sondés par la Banque mondiale.

Depuis 1984, plusieurs gouvernements ont opéré d'importantes réformes structurelles, transformant l'économie protectionniste et régulée en une économie libéralisée et adoptant le libre-échange. Ces changements sont connus sous le nom de « Rogernomics » et « Ruthanasia » d'après les ministres de l'économie de l'époque, Roger Douglas et Ruth Richardson. La récession induite par le krach d'octobre 1987 couplée au choc des réformes entraîne une hausse du chômage dans le pays, qui atteint 10 % de la population active au début des années 1990. Les réformes réalisées permettent à l'économie de se remettre rapidement durant les années 1990, avec une croissance du PIB par habitant plus élevée que celle des autres pays de l'OCDE, et le taux de chômage devient le second plus faible des vingt-sept pays « riches » de l'OCDE (3,5 % en septembre 2007),.

Les objectifs du gouvernement actuel en matière d'économie sont de continuer à faire des accords de libre-échange et de créer une économie du savoir. En 2004, il ouvre des pourparlers pour une zone de libre-échange avec la Chine, devenant ainsi l'un des premiers pays à ce faire. Les défis économiques actuels de la Nouvelle-Zélande sont un déficit de balance courante de 8,2 % du PIB, le lent développement des exportations non-alimentaires, et la croissance lente de la productivité. La Nouvelle-Zélande a subi des « fuites des cerveaux » depuis les années 1970 où les jeunes diplômés partaient, souvent de manière définitive, travailler en Australie, au Royaume-Uni ou aux États-Unis. Le « style de vie kiwi » et la famille ou whanau sont des facteurs qui incitent certains au retour, tandis que des considérations économiques, culturelles et de carrière personnelle en poussent d'autres à partir et ne pas revenir. On constate également une augmentation de jeunes diplômés étrangers venant de pays en développement et qui s'installent de manière permanente en Nouvelle-Zélande.

La situation économique de la Nouvelle-Zélande devrait évoluer considérablement dans les années à venir suite au traité que son gouvernement a signé avec la Chine sur le libre échange le 7 avril 2008. Cet accord est le plus important du genre signé entre la Chine et un pays du monde occidental.

Le traité libéralise et facilite les échanges de biens et services, il va permettre d'améliorer l'environnement des entreprises et favoriser la coopération entre les deux pays dans un large éventail de secteurs économiques.

Il a soulevé nombre de polémiques, critiqué en particulier par le Green Party of Aotearoa New Zealand et le Parti maori, sur le résultat attendu (essor de l'économie néo zélandaise permettant au pays d'acquérir une nouvelle indépendance face aux États-Unis ou à l'Australie).

L'agriculture a été et reste l'industrie d'exportation la plus importante de la Nouvelle-Zélande . Dans l'année allant de juin 2006 à juin 2007, les produits laitiers comptaient pour environ 21 % du total des exportations, soit 7,5 milliards de dollars. La viande comptait 13,2 %, le bois 6,3 %, les fruits 3,5 % et la pêche 3,3 %.

Environ un sixième des exportations néo-zélandaises sont des produits provenant de vaches laitières : poudre de lait, fromage, beurre et mélange protidique. Il y a plus de 4 millions de vaches laitières, principalement dans l'île du Nord (particulièrement dans les régions de Waikato et Taranaki). La laine, autrefois l'exportation la plus importante dominant l'économie, est moins importante depuis les années 1960 et la baisse des prix ; aujourd'hui la moitié des exportations de viande, qui compte un dixième des exportations totales, sont de viande ovine. Les élevages de mouton sont principalement situés dans la région de Canterbury. Le bétail est rarement logé à l'intérieur d'édifices, étant généralement laissé dans les pâturages, où on peut leur apporter du foin et d'autres denrées en complément, particulièrement en hiver. La période de croissance de l'herbe varie selon la saison, la région et le climat, mais est généralement de 8 à 12 mois. Le bétail est également maintenu dans des enclos, avec clôture électrique, autour de la ferme. La naissance des agneaux et des veaux est planifiée pour se produire au printemps, profitant de la repousse de l'herbe.

Dans les années 1970 on essaya de diversifier l'agriculture, menant à l'établissement d'élevages de cerf, chèvre et porc ; dans les années 1990 l'élevage de chèvre et de porc décline ; le cerf est élevé surtout dans le Canterbury et le Southland. L'élevage de poule est important au niveau national. En 2000 il y eut 5 000 fermes d'apiculture produisant en tout 9 000 tonnes de miel.

En ce qui concerne les plantes utiles, le blé et l'orge dominent le marché national ; ils sont cultivés surtout au Canterbury. Parmi les fruits les plus importants on trouve la pomme (particulièrement dans Hawke's Bay, le kiwi (Bay of Plenty), le raisin et les avocats (Bay of Plenty et Northland). La viticulture devient de plus en plus importante, les régions pionnières étant Marlborough, Hawke's Bay et Gisborne. En 2001 il existait 382 vignobles, dont les exportations atteignirent $200 miliions.

Une grande part de la culture contemporaine néo-zélandaise a des racines britanniques, mais cette culture « kiwi » a également vu des apports des cultures américaine, australienne et maori, avec d'autres cultures européennes et asiatiques et polynésiennes non-maori. De grandes fêtes sont tenues chaque année à Auckland et Wellington pour fêter Diwali et le Nouvel An chinois, ainsi que le plus grand festival polynésien du monde, Pasifika. Les liens culturels entre la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni et l'Irlande sont maintenus par une langue commune et une migration constante entre ces pays, particulièrement en ce qui concerne les étudiants néo-zélandais passant une année à l'étranger lors de leurs études universitaires. La musique et la cuisine de la Nouvelle-Zélande sont similaires à celles du Royaume-Uni et des États-Unis, quoiqu'avec des détails spécifiques du Pacifique. C'est également le cas en gastronomie, où le pays a toutefois plusieurs plats connus, dont la pavlova et le biscuit ANZAC, des desserts, et la soupe de kumara (une espèce de patate douce).

La culture maori a considérablement changé depuis l'arrivée des Européens, en particulier depuis l'introduction du christianisme au début du XIXe siècle, qui changea profondément jusqu'à la vie de tous les jours. Toutefois, la perception que les Maori vivent aujourd'hui comme les Pakeha n'est que superficielle. La culture maori est en effet très différente, par exemple en ce qui concerne les marae et leur rôle dans la vie communale et familiale. Comme autrefois, on fait des karakia (prières) pour s'assurer du succès d'un projet, mais aujourd'hui ce sont généralement des prières chrétiennes. Les Maori considèrent encore leur allégeance aux groupes tribaux comme une part essentielle de leur identité ; c'est ainsi que les liens de parenté maori ressemblent à ceux des autres cultures polynésiennes.

Les arts, chants et danses traditionnels redeviennent populaires à partir de la fin du XXe siècle, particulièrement le kapa haka (chant et danse), la gravure sur bois et le tissage. L'architecture maori connaît également une hausse de popularité. Les Maori maintiennent également leurs liens avec la Polynésie, comme en atteste la popularité grandissante de waka ama (courses de waka), aujourd'hui un sport international impliquant des équipes de tout le Pacifique.

L'usage du « reo māori », autrefois limité à des régions isolées dans l'après-guerre, voit une certaine renaissance, en partie grâce aux écoles d'immersion complète en langue maori et la chaîne de télévision Māori Television.

L'industrie cinématographique a débuté au cours des années 1920, mais ce n'est qu'à partir des années 1970 qu'apparaît un authentique cinéma néo-zélandais. Des films tels que Sleeping Dogs et Goodbye Pork Pie connaissent un immense succès et lancèrent les carrières de Sam Neill, Geoff Murphy et Roger Donaldson. Au début des années 1990, plusieurs films néo-zélandais eurent une immense audience internationale et emportèrent plusieurs prix prestigieux : La Leçon de piano de Jane Campion (Oscar, Palme d'or), L'Âme des guerriers de Lee Tamahori, et Créatures célestes de Peter Jackson. À la fin des années 1990 et au début années 2000, Jackson mettra en scène la trilogie du Seigneur des anneaux (Oscar du meilleur film et plusieurs autres) en Nouvelle-Zélande, son pays natal, utilisant des acteurs et une équipe presque entièrement néo-zélandais. Les lieux du tournage sont aujourd'hui très fréquentés par les touristes. Beaucoup de productions non-néo-zélandaises ont également été filmées dans le pays, que ce soit pour Hollywood ou Bollywood.

Les médias de Nouvelle-Zélande sont dominés par quelques entreprises, la plupart étrangères. Le Broadcasting Standards Authority et le New Zealand Press Council peuvent faire des enquêtes suite à des allégations de non-neutralité et d'inexactitude dans la presse et à la télévision. Ceci, combiné aux dures lois contre la diffamation, font que les médias néo-zélandaises sont plutôt modérés et impartiaux. La télévision néo-zélandaise est dominée par des émissions américaines, avec des émissions australiennes et néo-zélandaises.

Parmi les symboles de la Nouvelle-Zélande (non-officiels, puisque le gouvernement n'en a pas désigné), on trouve le koru (Cyathea dealbata, une fougère utilisée pour le logo des All Blacks), le kiwi, un arbre appelé « pōhutukawa rouge » (Metrosideros excelsa), et le « kōwhai jaune » (Sophora).

Le sport joue un rôle majeur dans la culture néo-zélandaise, particulièrement le rugby à XV. Parmi les autres sports très populaires, on trouve le cricket, le netball, le football, le rugby à XIII, le basket-ball et le bowls, ainsi que le golf, le tennis, le cyclisme, le hockey sur gazon, le ski, le snowboard, le softball et plusieurs sports nautiques, dont le surf, le nautisme, le kayak, le surf lifesaving et l'aviron (sport), Elle est également reconnue pour son bon ratio médailles-population aux Jeux olympiques et du Commonwealth.

Le rugby à XV est très étroitement lié à l'identité nationale néo-zélandaise,. L'équipe de Nouvelle-Zélande de rugby à XV, surnommée les « All Blacks », a les meilleures statistiques de victoires de toutes les équipes nationales. Elle a accueilli la première Coupe du monde de rugby à XV, qu'elle remporta, et accueillera la Coupe du monde de 2011. Le Ka mate, une danse guerrière traditionnelle maori, est exécutée par les joueurs juste avant le début de chaque match.

Le cricket est considéré comme le principal sport estival de la Nouvelle-Zélande et l'équipe de Nouvelle-Zélande de cricket (surnommée les « Black Caps »), est le plus souvent dans les quatre meilleures équipes du monde dans les deux formes du jeu, test cricket et One-day International. Elle accueillera, en association avec l'Australie, la Coupe du monde de cricket de 2015.

La Nouvelle-Zélande est également l'une des nations les plus performantes dans le domaine de la voile, particulièrement dans les courses autour du monde et de longue distance. Team New Zealand a gagné l'America's Cup en 1995 et 2000.

Le netball est le principal sport féminin : l'équipe nationale, les Silver Ferns, a été plusieurs fois championne du monde. En équitation, on connaît surtout Mark Todd, dit le « Cavalier du Siècle ». Parmi les autres personnalités du sport néo-zélandais, on trouve Sir Richard Hadlee (cricket), Jonah Lomu (rugby à XV), Sir Peter Blake (nautisme) et Michael Campbell (golf).

La Nouvelle-Zélande est considérée par certains comme une destination de sport extrême et tourisme d'aventure. Sa réputation en sport extrême vient de l'établissement de la première organisation de saut à l'élastique du monde, sur le pont de Kawarau près de Queenstown dans l'île du Sud en 1986. Le zorbing est un sport extrême originaire du pays.

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8 (film)

8 est un film français de fiction traitant des Objectifs du millénaire pour le développement fixés lors du Sommet du Millénaire de septembre 2000. Le film propose huit court-métrages d'une durée de 8 à 15 minutes (140 minutes au total), assemblés sous la forme d'un long métrage. Sa sortie est prévue pour 2009.

Les courts métrages de Gaspar Noé et Jane Campion ont été sélectionnés pour le festival de Cannes 2007.

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Sweetie (film)

Sweetie est un film de Jane Campion réalisé en 1989.

La vie remplie d'angoisse d'une jeune femme névrosée, Kay, est bouleversée par la venue de sa sœur anticonformiste et un peu folle, Dawn, surnommée Sweetie par sa famille.

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Un ange à ma table

Un ange à ma table (An Angel at My Table) est un film néo-zélandais réalisé par Jane Campion adapté de l'autobiographie de Janet Frame en 1990.

Dans une famille nombreuse très modeste, entourée de frères et sœurs tous roux, la jeune Janet se singularise par sa sensibilité aiguisée. Elle fait des études et commence à donner des cours, mais une dépression la conduit à l'hôpital psychiatrique. On diagnostique une schizophrénie, et Janet est internée. C'est grâce à un prix littéraire récompensant son premier recueil de nouvelles qu'elle échappe à la lobotomie… Libérée, soutenue par un grand écrivain néo-zélandais, elle décide de quitter l'île pour voyager. Elle ira de découverte en découverte.

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Bright Star

Bright Star (en français : Étoile brillante) est un film de Jane Campion qui sortira en mai 2009 pour sa présentation annoncée au Festival de Cannes 2009.

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Holy Smoke (film)

Holy Smoke est un film australien réalisé par Jane Campion en 1999 avec Kate Winslet et Harvey Keitel.

Lors d'un voyage en Inde, la jeune australienne Ruth Barron connaît l'éveil spirituel et adopte les enseignements d'un gourou nommé Baba. Ses parents apprennent avec désarroi qu'elle se fait désormais appeler Nazni, qu'elle n'a aucune intention de revenir et pensent qu'elle est entrée dans une secte et est droguée à son insu. La mère de Ruth lui rend visite en Inde, dans l'espoir de la convaincre de rentrer, mais Ruth refuse.

La mère fait alors croire à Ruth qu'elle doit voir son père, soit-disant malade, mais lui fait rencontrer P. J. Waters, un exorciste qui fait décrocher les membres de sectes. Waters, sûr de lui, veut éloigner Ruth de l'influence que Baba a eu sur elle, mais il est sexuellement attiré par la jeune fille, qui l'encourage à la séduire, par jeu. Elle finit par se retourner contre lui, et réduit en miettes sa misogynie, son orgueil et lui ouvre les yeux sur ce qu'il est vraiment.

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Source : Wikipedia