Jérusalem

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Posté par rachel 25/02/2009 @ 12:21

Tags : jérusalem, israël, asie, international

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Jérusalem

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Jérusalem (ou Salem, également nommée Hiérosolyme ou Solyme en ancien français ; ירושלים Yerushaláyim en hébreu  ; القدس al Quds pour les arabophones musulmans ou اورشليم Ûrshalîm pour les arabophones chrétiens) est une ville du Proche-Orient qui tient une place prépondérante dans les religions juive, chrétienne et musulmane, et dans le sentiment "national" israélien. L'État d'Israël a proclamé Jérusalem unifiée comme étant sa « capitale éternelle ». Cette désignation n'est pas reconnue par la communauté internationale. Jérusalem-est, est considérée comme un territoire occupé et Jérusalem est également revendiquée comme capitale du futur État palestinien.

Située sur les Monts de Judée (dont le mont Sion), à 745 m d'altitude moyenne, avec de fortes variations entre monts et vallées (de 700 à 800 m environ). Le Mont Scopus culmine à 834 m et la vallée du Cédron descend sous les 600 m. La ville s'étend, début 2005, sur 200 km2 pour une population de 704 900 habitants. La ville qui est le chef-lieu du District de Jérusalem, est très hétérogène : s'y mêlent de nombreuses religions, peuples, groupes socio-économiques. La partie nommée « vieille ville » est entourée de remparts et est constituée de deux quartiers à dominante arabe, dits quartier chrétien et quartier musulman, d'un quartier à dominante arménienne et d'un quartier à dominante juive.

L'occupation humaine de la région de Jérusalem est attestée depuis le Chalcolithique par des fragments de céramique trouvés prés de la source de Gihon et datant d'environ 3500 av. J.-C.. Ces fragments de poterie sont les premiers vestiges découverts à ce jour sur le site de Jérusalem. Il n'est pas établi que l’occupation du site fut alors continue.

La colline a été réoccupée au début de l'âge du bronze (vers 3000 avant notre ère). On a trouvé des poteries de cette période, des maisons rectangulaires et les premières tombes sculptées dans la roche. Plusieurs autres villages dans les collines proches datent de la même époque. Par la suite, il n'existe pas de trace d’occupation pendant la seconde moitié du troisième millénaire avant J.-C. Il semble que Jérusalem ait été détruite et reconstruite au cours de la première moitié de l'âge du Bronze moyen. On ne connait rien des conquérants, excepté quelques tombes de l'époque. Les traces de la ville-état cananéenne de Jérusalem remontent seulement au début du deuxième millénaire avant notre ère.

Jérusalem est mentionnée pour la première fois dans les textes égyptiens dits « d'exécration, » (XXe et XIXe siècles av. J.-C. siècle avant notre ère, à la période où l'Égypte a vassalisé Canaan) sous le nom de Rushalimu. La prononciation exacte du nom égyptien ne ressort pas clairement des hiéroglyphes. Ces textes d'exécration sont des textes à vocation magique qui tentent d'attirer le malheur sur les ennemis de l'Égypte, les noms de villes et de leurs dirigeants ont été inscrits sur la terre accompagnés de malédictions. Beaucoup de villes comme Jérusalem étaient gouvernées par plus d'un dirigeant, la majorité des villes de la région citées dans les textes d'exécration ayant trois dirigeants. Un siècle plus tard seulement un gouvernant est mentionné pour Jérusalem. Certains voient en cela la preuve que plusieurs tribus, chacune avec son propre chef, étaient intégrées au sein de la ville. On peut supposer que le nom de la ville reflète le culte du dieu Shalem (en) ou Shalimu car il était courant alors d'appeler les cités du nom du dieu local,. Le nom de Jérusalem se réfère donc au culte du dieu Shalem des Cananéens. Shalem est un dieu populaire dans le panthéon ouest sémitique. Il était le dieu de la création, de l'exhaustivité, et du soleil couchant. Comme la première syllabe de Jérusalem vient de uru, qui signifie « fondation » ou « ville fondée par », le sens du nom primitif est donc « fondée par Shalem », ou « sous la protection de Shalem ».

Le nom de « Shalem » provient de la racine sémitique ShLM, qui a donné les mots salaam en arabe et shalom en hébreu. Ces deux termes signifient aujourd'hui « paix », mais le sens initial est celui de la complétude, de l'achèvement, d'où dérive ultérieurement la notion de paix.

Il est à nouveau fait référence à Jérusalem à plusieurs occasions dans les tablettes de la chancellerie des pharaons Aménophis III et de son successeur, Akhenaton (vers 1350 av. J.-C.). Jérusalem y est décrite comme une petite ville, dirigée par un gouverneur, 'Adbi-Heba, vassal du pharaon. Deux thèses s'opposent sur l'importance de Jérusalem à l'époque: selon certains historiens, dont Zecharia Kallai et Hayim Tadmor, Jérusalem était la capitale d'un important royaume cananéen ayant une influence régionale comparable à d'autres grands royaumes cananéens tels que celui de Shechem, d'autres aux contraires, tels que Nadav Naʾaman ou Ann E. Killebrew, soutiennent qu'au XIVe siècle av. J.-C., Jérusalem est plus un petit centre administratif que la capitale d'un empire,.

L'archéologie montre que la ville est restée intacte, bien que très petite, ne couvrant que 3 à 4 hectares. La population totale du royaume ne dépasse pas 1 500 habitants.. Malgré sa taille, Jérusalem était une ville importante politiquement qui exerce une influence sur les villes des environs. Un morceau d'une stèle égyptienne de cette époque a été retrouvé au nord des murs de la ville actuelle. Ces découvertes montrent l'importance de Jérusalem pour l’Égypte. Au-delà des murs de la cité, le roi de Jérusalem contrôle une région qui s'étend de Sichem au nord à Jéricho à l'est, vers la plaine côtière à l’ouest et peut-être jusqu'à Hébron au sud. Elle devient si puissante que des villes-états aussi loin qu'Ashkelon ont uni leurs forces pour vaincre le puissant roi de Jérusalem. Jérusalem est également attaquée par des pillards appelés les Apirou. Les textes égyptiens les désignent souvent comme pillards des villes cananéennes. De nombreux épisodes politiques et militaires de cette période sont consignés dans les Lettres d'Amarna,. Ces nombreuses lettres décrivent les relations diplomatiques et militaires de l’Egypte avec ses voisins. Parmi les 350 retrouvées, six ont été envoyées par le roi de Jérusalem, Abdi-Heba (en), un roi dont le nom provient de Hebat, un dieu hourrite. Il plaide auprès du pharaon pour obtenir de l'aide militaire contre ses adversaires. Il se présente comme le seul en qui l’Égypte puisse vraiment avoir confiance, mais en vain, l'Égypte ne paraît pas favorable à la montée en puissance de Jérusalem et aide ses adversaires. La garnison égyptienne de Jérusalem est transférée à Gaza. Avec ses moyens de défense affaiblis et sous l'attaque constante des Apirou et de ses rivaux en Canaan, le roi de Jérusalem se plaint dans sa dernière lettre que tout est perdu. Nous ne savons pas ce qu'il est advenu de lui et de sa ville mais il s’ensuit une phase de déclin très marqué, comme dans toute la région, en raison de l’invasion des peuples de la mer.

Cette période est décrite de façon divergente, selon que l'on prend la version biblique ou la version que retiennent les archéologues.

D'après la Bible, la ville est fondée à l'origine sur le mont Sion, par les Jébuséens, l'une des sept tribus du pays de Canaan évoquées dans le Deutéronome, qui la nomment Jébus, vers 1004 av. J.-C. Jébus est prise par le roi David. Elle devient alors la « Cité de David », avec la vocation de devenir capitale politique et religieuse du Royaume d'Israël. Cette cité se trouve en face de ce que l'on appelle aujourd'hui la Vieille ville. Son fils, le roi Salomon y fait construire, selon la Bible le premier des Temples de Jérusalem. Vers 933 av. J.-C., le royaume d'Israël connaît un schisme entre le nouveau royaume d'Israël, au Nord, et le royaume de Juda, au Sud. Les habitants sont monothéistes et honorent le dieu de Moïse.

Selon les archéologues, à cette époque, il n'y a pas eu de royaume unifié, ( ni de conquête militaire), le nombre d'habitants de Jérusalem reste d'environ 1000 personnes sur une superficie de 6 hectares et l'écriture n'est pas apparue chez ces peuplades, ce qui rend très improbable cette fonction de capitale politique d'un grand royaume. De plus, les écrits des peuples environnants montrent que les habitants ne sont pas de religion juive, mais polythéistes.

En 722 av. J.-C., Samarie, la capitale du Royaume d'Israël étant occupée par les Assyriens, ses habitants affluent vers le Sud, à Jérusalem, capitale du petit royaume de Juda. Le développement de la ville est alors foudroyant et sa population passe à 12 000 habitants sur une superficie de soixante-quinze hectares.

En 587 av. J.-C., Nabuchodonosor prend la ville, pille le temple et déporte le roi Yehoïakîn (Joaquin) et les notables à Babylone. Les Babyloniens établissent Tsidquya (Sédécias) gouverneur de Jérusalem. Celui-ci se révolte, ce qui entraîne un nouveau siège, temporairement levé par l'intervention d'une force égyptienne. Nebouzarradan, général de Nabuchodonosor, revient et prend définitivement la ville. Mais cette fois, le Temple est complètement détruit, les murailles de la ville aussi, et quasiment tous ses habitants conduits à Babylone. Après une captivité de 70 ans, les Juifs sont autorisés par Cyrus le Perse à regagner la Judée sous la conduite d'Ezra et Néhémie. Ils retournent à Jérusalem, y ramenant les trésors du temple. Sous le gouverneur Zorobabel, le temple est reconstruit.

Enfin, durant le règne d'Artaxerxes Ier (465-424), Néhémie reconstruit les murailles de Jérusalem. Le récit biblique des Chroniques s'arrête à cet épisode.

La ville passe sous domination grecque et selon la tradition juive, Alexandre le Grand la visite.

Jérusalem échoit ensuite au général Séleucos, mais le Lagide Ptolémée s'en empare et Jérusalem est sous domination égyptienne jusqu'à la bataille du Pannion (-198), remportée par Antiochos III Mégas contre Ptolémée V.

Antiochos IV Épiphane tente d'helléniser complètement la ville et dédie le Temple à Zeus, ce qui provoque la révolte dite des Maccabées (Hasmonéens), qui aboutit à l'établissement de leur dynastie sur la terre d'Israël. Simon Maccabée, après une longue guerre, obtient de Démétrios Nicator la reconnaissance de l'indépendance juive en -141.

Cependant, à la suite de dissensions intestines, les Hasmonéens demandent l'arbitrage des Romains, et en 63 av. J.-C., les troupes de Pompée pénètrent dans la ville, rapidement placée sous « protectorat » romain. Ceux-ci choisissent d'établir comme roi Antipater l'Iduméen. Son fils, Hérode le Grand, embellit la ville et s'y construit un palais. Surtout, il rénove le Temple et double la superficie de son esplanade. La forteresse Antonia, accolée au temple, abrite la garnison romaine. C'est là que débute la narration du Nouveau Testament de la Bible chrétienne.

Pour les chrétiens, aux alentours de l'an 33, Jésus de Nazareth ou Jésus-Christ y est condamné à mort et crucifié sur une colline voisine de la ville, Golgotha.

Suit la première révolte des Juifs de 66, racontée en détails par Flavius Josèphe dans la Guerre des Juifs. Cette révolte est réprimée et écrasée en 70 après J.-C., entraînant la destruction quasi-complète de la ville par Titus. Les Juifs sont massivement exilés et dispersés dans l'empire : c'est la constitution de la deuxième diaspora, et la narration du Nouveau Testament se termine sur cet épisode.

Selon une anecdote non validée par les historiens, le Colisée construit par Vespasien aurait été financé avec le butin provenant de Jérusalem. L'arc de Titus à Rome représente d'ailleurs la victoire des Romains emportant la Ménorah de Jérusalem.

L'empereur Hadrien rebâtit la ville pour les Romains. La construction d'un temple, dédié au dieu romain Jupiter Capitolin, sur le site du l'ancien temple d'Hérode, provoque une ultime révolte menée de 132 à 135 par Bar-Kokheba. À la suite de l'écrasement de cette révolte, Hadrien renomme la ville Colonia Ælia Capitolina selon son nomen Ælius, et en l'honneur du dieu Jupiter Capitolinus. « Colonia » signifie colonie, et précise le statut de la cité. Il fait construire des temples païens sur les sites qui seront identifiés comme ceux du Saint-Sépulcre et de la Nativité (à Bethléem). Les Juifs sont interdits de séjour dans la ville pendant près de deux siècles.

Au IVe siècle la mère de Constantin, Hélène, visite Jérusalem, y identifie les lieux saints. En 324, Constantin restitue son nom à la ville Jérusalem, mais le nom de la province, Palæstina, ne sort pas de l'usage.

En 451, le patriarcat de Jérusalem est créé. La ville Ήὰγία πόλις Ίερουσα (Hagiapolis Ierusalem, Cité Sainte) ou Hierusalem, est représentée sur plusieurs mosaïques chrétiennes du Ve au VIIIe siècle, en particulier sur la Carte de Madaba (env. 560-565).

Jérusalem est conquise par les Arabes en 638 après un siège de deux ans. Les musulmans y érigent le Dôme du Rocher sous Abd Al-Malik (687-691). Al-Walid construit la Mosquée Al-Aqsa (vers 705-715). Harun al-Rashid garantit à Charlemagne la protection des lieux saints, ce qui permet le développement du pèlerinage.

En 1009, le calife Al-Hakim détruit l'Anastasis, l'église du Saint-Sépulcre construite sous Constantin.

Plusieurs chefs musulmans tour à tour attaquent et conquièrent Jérusalem. Les Turcs Seldjoukides contrôlent la ville à partir de 1071 et massacrent toute la population (en l'occurrence fortement musulmane). Les Seldoukides refusant pendant les deux décennies suivantes, contrairement à leurs prédécesseurs, le passage des pèlerins chrétiens, la première croisade est lancée sous ces deux motifs en 1095. Les Fatimides reprennent la ville en 1098, alors que la Croisade est déjà en route.

La première croisade aboutit à la prise de Jérusalem le 15 juillet 1099 et à un nouveau massacre de la population. Les Juifs qui avaient participé à la défense de la ville se réfugient dans la synagogue qui est incendiée. La ville devient la capitale du Royaume latin de Jérusalem. Les Juifs restent interdits d'établissement à Jérusalem pendant la présence des Croisés.

Un siècle plus tard, quand Renaud de Châtillon attaque les routes musulmanes de commerce et de pèlerinage et menace d'attaquer La Mecque avec une flotte sur la Mer Rouge, Saladin le capture lors de la bataille de Hattin et le fait exécuter. Il capture également le roi Guy de Lusignan, puis s'empare de Jérusalem le 2 octobre 1187. Il reprend rapidement toutes les cités croisées, Tyr exceptée. Il permet aux chrétiens de quitter les villes conquises et de regagner la côte sains et saufs avec une partie de leurs biens, générosité exceptionnelle pour l'époque. À Jérusalem, il rend à l'islam l'église du Temple (mosquée Al-Aqsa), mais laisse aux chrétiens le Saint-Sépulcre et rend aux juifs le Mur des Lamentations et leurs synagogues, supprimées par les Croisés. Cette mansuétude, qui contraste avec les massacres de 1071 et 1099, lui vaut l'image du « Chevalier de l'islam ».

Hattin et la chute de Jérusalem provoquent la Troisième croisade, qui reprend Acre, mais pas Jérusalem. Saladin et Richard Cœur de Lion arrivent à un accord pour Jérusalem en 1192, aux termes duquel la cité reste musulmane mais est ouverte aux pèlerins chrétiens.

Jérusalem redevient franque en 1229 après l'accord conclu entre Frédéric II du Saint-Empire et le sultan d'Égypte Al-Kamel. Elle est de nouveau ouverte aux chrétiens jusqu'en 1244, puis repasse sous contrôle exclusif musulman.

En 1267, Nahmanide ou Ramban crée la synagogue qui porte toujours son nom, à l'origine du retour des juifs dans cette cité après les massacres de la première croisade.

En 1342, les Mamelouks autorisent les Frères mineurs à s'y réinstaller. Les pèlerinages peuvent reprendre.

Le 30 décembre 1516, Sélim Ier fait son entrée à Jérusalem et la ville passe sous domination ottomane. Son fils Soliman II, dit le Magnifique, pourvoit la ville d'aqueducs, de portes et de murs, qui existent encore aujourd'hui, et donne à la vieille cité l'aspect qu'elle a gardé pendant quatre siècles. Après sa mort, le déclin de la ville commence ; les pèlerinages latins se raréfient et la communauté grecque orthodoxe, dont les sujets sont ottomans, acquiert une position plus forte dans les Lieux saints. En 1555, Charles Quint obtient de reconstruire la chapelle du Saint-Sépulcre, qui devient ainsi propriété latine.

Deux œuvres du Tasse se réfèrent à Jérusalem : La Jérusalem délivrée (La Gerusalemme liberata, 1580) et La Jérusalem conquise (1593).

En novembre 1855, sous l'impulsion de Moïse Montefiore sont construites les premières maisons hors de l'enceinte de la vieille ville, formant ce qui s'appellera le quartier de Yemin Moshe, aujourd'hui dominé par le célèbre moulin Montefiore érigé en 1857.

En décembre 1917, le général Allenby entre à pied dans Jérusalem. La ville reste sous mandat britannique jusqu'en 1948, dans un climat d'instabilité (attentats terroristes, violences). À partir de 1918, des quartiers juifs voient le jour à l'ouest et au sud de la vieille ville, et le nombre des réfugiés juifs d'Europe centrale augmente sensiblement. Cette implantation juive accrue provoque des réactions arabes, qui éclatent à Jérusalem en 1920 et 1928. Le haut-commissaire britannique Herbert Samuel freine l'immigration juive dans une certaine mesure. En 1933, avec la montée du nazisme, les Britanniques commencent à s'orienter vers un partage du pays, Jérusalem devant se trouver sur la ligne frontière, à titre de ville ouverte.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le Royaume-Uni désire limiter l'entrée en Palestine des nombreux rescapés juifs des camps hitlériens, d'autant que les revendications arabes devient de plus en plus vive. L'opposition au gouvernement britannique monte donc rapidement, tant côté juif qu'arabe. Le 22 juillet 1946, l'Irgoun, organisation juive clandestine, fait sauter une aile de l'hôtel King David, siège de l'administration britannique. Des combats à Jérusalem entre Juifs et Arabes commencent dès novembre 1947.

Dans l'après-midi du 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame l'indépendance de l'État d'Israël. Le 15 mai 1948, les Britanniques quittent la région, laissant Juifs et Arabes se déchirer pour la possession de la ville. Le 27 mai, la Légion arabe contraint les Israéliens à évacuer la Vieille Ville. Le 6 juin, les Israéliens parviennent à relier la ville au reste du pays (route de Birmanie). En juillet, l'aviation arabe bombarde la ville. Le 7 janvier 1949, le Conseil de sécurité des Nations unies impose la fin des combats.

La ville se retrouve dès lors partagée entre une partie occidentale contrôlée par Israël et une partie orientale (qui inclut toute la vieille ville) contrôlée par la Jordanie, séparées par un no man's land. La circulation entre les deux parties est impossible. Seuls le personnel de l'ONU et les touristes étrangers peuvent passer le check-point de la porte de Mandelbaum. La plupart des lieux saints, ainsi que le quartier juif de la vieille ville (vidé de ses habitants), se trouvent alors sous contrôle jordanien. Toutes les synagogues de la vieille ville sont saccagées, ainsi que le cimetière du Mont des Oliviers (dont une partie des pierres tombales sont utilisées pour construire des latrines),.

En 1967, à la suite de la guerre des Six Jours, Israël contrôle l'ensemble de Jérusalem. Les juifs retrouvent leurs lieux saints, tandis que pour la plupart des Arabes (chrétiens ou musulmans, des États arabes ou des territoires occupés), l'accès à Jérusalem et à ses lieux saints devient de facto plus difficile.

Israël proclame Jérusalem « capitale éternelle et indivisible de l'État d'Israël » et annexe en 1982, puis en 1993, des territoires supplémentaires dans les limites de l'État d'Israël et de la municipalité de Jérusalem. Plus récemment, des implantations à l'Est de Jérusalem et le tracé de la « barrière de sécurité » contribuent également à modifier l'équilibre démographique et la structure économique en faveur du caractère juif de Jérusalem.

Le statut de la ville, sous administration civile israélienne depuis la guerre des Six Jours, est contesté. La «ligne verte» sépare Jérusalem-Ouest (Israël) et Jérusalem-Est (territoire occupé). Pour les parties en présence, le statut de Jérusalem reste une question clé de la résolution du conflit israélo-palestinien. La loi fondamentale israélienne de 1980, qui entérine le statut de la ville en capitale « éternelle et indivisible », est décrite par la résolution 478 du Conseil de sécurité de l'ONU comme une « violation du droit international ». En 2000, l'Autorité palestinienne vote une loi établissant Jérusalem capitale d'un futur État, cette loi est ratifiée en 2002.

À l'expiration du mandat britannique, le plan de partage de la Palestine de 1947 prévoyait que Jérusalem devienne un Corpus Separatum sous contrôle international et indépendant de ce qui devaient devenir un État palestinien arabe et un État hébreu. Cette séparation devait ainsi garantir à tous les cultes le libre accès à tous les lieux saints en sécurité. Le Comité spécial sur la Palestine avait prévu qu'après un délai de dix ans de "Corpus Separatum", le statut définitif de Jérusalem serait fixé par la population consultée par référendum. La population juive de Jérusalem est majoritaire depuis au moins 1840 (statistiques du fisc ottoman).

Après la Déclaration d'Indépendance de l'État d'Israël en 1948 et la guerre qui s'ensuit, la ville se retrouve divisée entre une partie occidentale annexée par Israël et une partie orientale (comprenant toute la vieille ville) annexée par la Jordanie, séparées par un no man's land. En 1949, Jérusalem-Ouest est proclamée capitale d'Israël.

En 1967, lors de la guerre des Six Jours, Tsahal conquiert Jérusalem-Est et Israël déclare Jérusalem unifié, sa capitale « éternelle et indivisible ». Toutefois, la quasi-totalité des États ont maintenu jusqu'à ce jour leurs ambassades en Israël à Tel-Aviv car le droit international a jugé nulle cette modification du statut de la ville. Les Juifs ont alors accès à leurs lieux saints, tandis que l'accès à l'Esplanade des Mosquées et aux lieux saints musulmans est règlementée. La gestion de l'esplanade restait sous la juridiction d'un organisme palestinien, le WAQF. Le 22 novembre 1967, le Conseil de sécurité de l'ONU a voté la résolution 242 qui, selon les interprétations, peut concerner ou non le statut de Jérusalem-Est.

En 1980, dans une loi fondamentale israélienne, la Knesset déclare Jérusalem capitale « éternelle et indivisible »  : c'est la Loi de Jérusalem. Les différents pouvoirs israéliens, législatif, exécutif, judiciaire et administratif, sont regroupés à Jérusalem.

Absente du pacte de l'OLP de 1964, les organisations palestiniennes ont revendiqué pour la première fois cette ville en 1968, comme la troisième ville sainte de l'Islam. Lors de la proclamation d'un État palestinien par l'OLP en 1988 une première revendication de Jérusalem pour capitale est effectuée.,. L'OLP de Yasser Arafat s'est souvent positionnée dans le sens de ces revendications refusant d'avoir une autre capitale que Jérusalem. L'OLP possédait à Jérusalem un siège officieux, la « Maison d'Orient », dirigée par Fayçal Husseini ; en 2001, cette institution a été fermée de force. Jérusalem est par ailleurs la ville d'origine de réfugiés palestiniens qui souhaitent revenir y vivre. La question du statut final de la ville est ainsi intimement liée à la question des réfugiés palestiniens.

Les chrétiens d'Orient n'ont plus émis de revendications sur Jérusalem depuis la fin du Royaume de Jérusalem. Ils ont toutefois continué à vivre en Palestine, à entretenir certains lieux de pèlerinage importants et ils ont vécu la création de l'État d'Israël comme une rupture. C'est parmi les Arabes chrétiens mais aussi, selon le gouvernement français, au Vaticanque l'on trouve les plus fervents soutiens à une internationalisation de Jérusalem, comme proposée en 1947.

La question de la légitimité de chacune des deux parties sur Jérusalem entraîne également des débats d'ordre archéologique. Les Israéliens ont entamé depuis 1967 des recherches pour apporter les preuves de l'existence du Temple de Jérusalem. Palestiniens et Israéliens s'accusent réciproquement de mener des travaux les uns pour détruire de nouvelles preuves de cette existence, les autres pour fragiliser les fondations des mosquées de la vieille ville. (D'après les experts israéliens, les fondations des mosquées ont été fragilisées par plusieurs tremblements de terre au cours des derniers siècles.) La discussion sur l'utilisation des expressions mont du Temple/esplanade des mosquées est significative par rapport aux soucis des deux parties de gagner la bataille de la légitimité sur Jérusalem.

En 2000 au sommet de Camp David II, Ehoud Barak propose de partager la ville mais cela est refusée par Yasser Arafat et ce qui a vraisemblablement conduit le premier ministre israélien à la défaite aux élections anticipées qui ont suivi. En 2005, la question du statut et de l'éventuel partage de Jérusalem reste au cœur du futur processus de paix mais aucune tentative de négociations n'a plus été entamée sur ce point depuis le sommet de Taba.

La position de l'ONU concernant Jérusalem est liée à la résolution 181 de l'Assemblée générale ainsi que les résolutions de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité qui en découlent.

Le Conseil de sécurité, dans sa résolution 478, déclare que la loi israélienne établissant Jérusalem capitale « éternelle et indivisible » est nulle et non avenue, et constitue une violation du droit international. La résolution invite les États membres à retirer leur mission diplomatique de la ville.

Jérusalem est localisée à 31°46′45″N 35°13′25″E / 31.77917, 35.22361, sur l'extrémité d'un plateau à 800 m d'altitude entre la mer Méditerranée et la mer Morte et couvre 126 km2.

La ville est entourée de toutes parts de plusieurs vallées, parmi lesquelles celles au nord sont moins prononcées que celles situées dans les autres directions. Les deux principales se trouvent au nord-ouest de la ville actuelle.

Jérusalem possède un climat méditerranéen, marqué par une forte chaleur et une forte aridité en été. Seuls quelques mois en hiver sont humides, en particulier février, où tombe plus de la moitié des précipitations totales annuelles.

Depuis 1967, les gouvernements israéliens successifs, quel que soit le parti au pouvoir, s'évertuent à transformer la physionomie de Jérusalem. Il existe une volonté politique de modifier l'écart démographique à l’Est, peuplé essentiellement par les Palestiniens (55 000 environ en 1967). L'État d'Israël a toujours refusé catégoriquement toute politique d’expulsion des Arabes. Outre des raisons juridiques humanistes, il s'agit toujours de mettre en avant une quête de reconnaissance internationale. À la place de cette politique primaire, Israël a établi un projet d’agrandissement de la ville par la construction de quartiers juifs. Le politologue Frédéric Encel le comprend comme une façon de « détruire l’influence palestinienne en modifiant l’équilibre géographique de la ville ».

L'ambition consiste à encercler les quartiers arabes par une politique d’expropriation des terrains entourant les limites municipales de 1967. Jérusalem-Est faisait 38 km2 en 1967. Et par l'effet de cette politique, 108 km2 par la construction de quartiers juifs. Cet état de fait est accentué par le tracé du projet de barrière de séparation qui devrait entourer les colonies de peuplement d'Adounim à 11 km à l'est de Jérusalem et destiné, selon Israël, à diminuer le nombre d'attentats terroristes palestiniens. De plus, selon le Conseil économique et social des Nations unies, il existe une politique de discrimination sur les permis de construire, favorisant les constructions pour les Juifs.

Cette politique de construction se traduit dans le plan qui a été proposé par Benjamin Netanyahou et approuvé le 21 juin 1998 par la Knesset sous le nom de « Grand Jérusalem », bien que le 13 juillet 1998, les Nations unies ont demandé à Israël de renoncer à ce plan.

Il faut ajouter à cela la mise en place d'une ceinture de blocs de colonies de peuplement juif autour de la ville au nord (Giv'at Zeev), au sud (Goush Etzion) et à l’est (Ma'ale Adoumim) qui augmente la taille de Jérusalem à 440 km2. La superficie totale de la métropole de Jérusalem en comptant Jérusalem-Est, Jérusalem-Ouest et la ceinture de colonies de peuplement est donc égale à environ 900 km2, c'est « le Très Grand Jérusalem » qui est relié administrativement et par structure de conurbation des infrastructures (transports, autoroutes). Mais la population arabe est désormais enclavée. Ainsi, l'extension de Jérusalem a eu pour effet d'édifier une ceinture urbaine disjoignant les quartiers arabes de Jérusalem-Est du reste de la Cisjordanie. Le « Grand Jérusalem » ne repose pas totalement sur des territoires accordés par le droit international à l’État d’Israël et la construction de la barrière de séparation impose de fait des frontières non reconnues à l’est de Jérusalem.

L'économie de Jérusalem est centrée sur le tourisme et les entreprises publiques.

Depuis la création de l’État d’Israël, le gouvernement est demeuré un acteur majeur dans l'économie de la ville. Il ne génère pas seulement un grand nombre d'emplois mais œuvre à offrir les conditions propices à la création d'entreprises.

Bien que Tel Aviv reste le centre financier d'Israël, un nombre grandissant de sociétés high tech quittent Tel Aviv pour Jérusalem. La zone industrielle Har Hatzvin située au nord de la ville accueille plusieurs grandes sociétés comme Intel, Teva Pharmaceutical Industries, et ECI Telecom.

Parmi les principales productions de Jérusalem : fabriques de chaussures, textiles, pharmaceutiques, produit de métaux, et articles imprimés. Les usines sont situées principalement dans la zone industrielle d'Atarot au Nord, le long de la route de Ramallah.

Jérusalem est le lieu d'un nombre important de monuments à signification religieuse ou historique, comme le Mur occidental naguère souvent appelé aussi Mur des lamentations, la mosquée Al-Aqsa, l'église du Saint-Sépulcre. C'est également le lieu d'établissement de plusieurs institutions gouvernementales israéliennes, comme la Knesset, ou des institutions comme l'Université hébraïque ou l'École biblique et archéologique française.

Plusieurs sites archéologiques existent à Jérusalem, notamment les Étables de Salomon, la Cité de David, etc.

On appelle hiérosolymitain(e)s les habitants de Jérusalem.

En 1967, il y a 263 307 habitants = 195 700 Juifs (74 %) et 54 963 Arabes (21 %).

En 2004, il y a 706 000 habitants = 458 000 Juifs (65 %) (dont 200 000 à l’Est) et 225 000 Arabes (32 %).

Au sein de la population juive, les ultra-orthodoxes (haredim) pèsent pour près du tiers, les orthodoxes non haredim sont environs 10 %, et les 60 % restant sont des traditionalistes (pratique religieuse partielle) ou des laïcs.

Malgré les efforts des politiques israéliennes, la population arabe a augmenté en proportion depuis 1967 passant de 20 % en 1967 à 32 % en 2004 pour l'ensemble de Jérusalem. Par ailleurs le Sénat français a constaté que l'écart démographique dans Jérusalem-Est progressait en faveur des Israéliens.

Ces évolution démographiques sont dues notamment à l'écart du taux de natalité en faveur des Arabes. Cependant, depuis 2005, les indices conjoncturels de fécondité des populations juives et arabes de Jérusalem sont au même niveau de 3,9 enfants par femme — conséquence de la baisse significative de la natalité arabe enregistrée depuis quelques années.

L'autre raison majeure est le déficit migratoire de la ville, puisque chaque année environ 6 ou 7 000 habitants quittent la ville de plus que ne viennent s'y installer. La majorité part habiter dans la proche banlieue de Jérusalem où les coûts du logement sont nettement inférieurs. La politique de permis de construire, que le Conseil économique et social des Nations unies et Amnesty International jugent discriminatoire envers les palestiniens, et la destructions de maisons appartenant à des palestiniens affectent également la population arabe de Jérusalem-Est,.

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Université hébraïque de Jérusalem

Givat Ram campus

L’Université hébraïque de Jérusalem (en hébreu האוניברסיטה העברית בירושלים, prononciation hā’Universitah hā‘Ivrith bYirūšāláyim) couramment appelée HUJI — dont la majorité des campus se trouvent à Jérusalem — est l'un des principaux établissements universitaires en Israël.

Elle est historiquement la première des huit universités israéliennes, et est internationalement reconnue comme l'une des cent meilleures institutions académiques au monde.

Le projet d'une université où l'enseignement se ferait en hébreu a pris forme relativement tôt dans la pensée des chefs du mouvement sioniste. Encore fallut-il attendre que cette langue connaisse un réel renouveau au début du XXe siècle, grâce aux efforts d'Eliezer Ben-Yehuda, et d'autres figures importantes du sionisme.

La création de l'université fut proposée en 1884 à la conférence de la société Hibbat Zion de Kattowitz. Un grand supporter de cette idée était Albert Einstein, un physicien Juif qui, plus tard, légua toute son œuvre et ses écrits à l'université. Ils sont aujourd'hui conservés à la bibliothèque 'Albert Einstein' de l'université.

La 'Première pierre' de l'université fut posée en 1918, et, sept ans plus tard, le 1er avril 1925, l'ouverture officielle de son premier campus, sur le Mont Scopus de Jérusalem, fut célébrée par une cérémonie de gala où étaient présents, parmi d'autres, des leaders du monde juif, incluant le gouverneur, Chaim Weizmann, académicien distingué, ainsi que des figures municipales, et des dignitaires britanniques, incluant Sir Arthur James Balfour, Allenby, et Sir Herbert Samuel. Son premier chancelier fut le Docteur Judah Magnes.

Dès 1947, l'Université grandit pour devenir un grand institut d'enseignement et de recherche. Elle comprenait des facultés ou d'autres unités en Humanité, sciences, médecine, éducation et agriculture (la dernière dans un campus à Rehovot).

La bibliothèque nationale juive (plus tard devenant la Bibliothèque nationale d'Israël, des presses universitaires (University press) et un centre d'éducation pour adultes.

Durant la guerre d'indépendance imposée en 1948 au jeune État d'Israël, le site de l'université fit l'objet d'une âpre lutte, car sa situation, au nord-est de la future capitale, le rendait particulièrement vulnérable.

Isolé au cours des combats du reste de la ville, le Mont Scopus se trouva, après l'Armistice de 1949, inclus dans la partie de la ville annexée par la Jordanie.

Quand le gouvernement jordanien interdit aux israéliens, contrairement aux Accords d'armistice de 1949, l'accès à l'université, elle fut contrainte de s'installer à Givat Ram, dans la partie occidentale de Jérusalem, et ne reprit une activité normale qu'en 1953.

Quelques années plus tard, en même temps que l'organisation médicale Hadassah, un campus de sciences médicales fût bâti dans le quartier de Jérusalem d'Ein Kerem dans le Sud-Ouest.

Jusqu'en 1967, les étudiants, alors au nombre de 12 500, sont dispersés dans les campus de Jérusalem et de la Faculté d'Agriculture à Rehovot.

Après la Guerre des six jours, l'université hébraïque retrouve ses locaux initiaux, qui sont reconstruits en 1981, les bâtiments d'origine ayant été endommagés par les combats. L'effectif de cette université a constamment progressé, et passe la barre des 23 000 étudiants en 2003.

L’Université fut de nouveau touchée par la violence le 31 juillet 2002, quand un terroriste palestinien, résident (non-israélien) de Jérusalem-Est et membre d'une cellule du Hamas, fit exploser une bombe dans une cafétéria, bondée à l'heure du déjeuner.

Neufs personnes - cinq Israéliens, trois citoyens américains, et un citoyen franco-israélien - furent tuées par l'explosion et beaucoup d'autres blessés. Le Hamas revendiqua la responsabilité de cette attaque.

L'université hébraïque de Jérusalem a développé une réputation de renommée mondiale pour ses études dans les sciences et la religion, un domaine dans lequel elle possède d'abondantes ressources, comprenant la plus grande collection mondiale d'études juives, et a donné naissance à de nombreux enseignants, comprenant Gershom Scholem, Yeshayahu Leibowitz et Robert Aumann.

Ses diplômés comprennent des Prix Nobel en sciences et en économie. Le Conseil israélien pour l'enseignement supérieur a récemment classé les universités israéliennes selon le critère d'excellence académique et l'Université hébraïque a reçu le meilleur classement. L'Université hébraïque est classée 60e dans le monde selon le classement produit par l'Université Jiao-tong de Shanghai en 2006.

Historiquement, la Bibliothèque nationale juive était la bibliothèque centrale de l'université ainsi que l'une des plus impressionnantes collections de livres et de manuscrits au monde. C'était aussi la plus vieille section de l'université. Fondée en 1892, en tant que centre mondial pour la préservation des livres relatifs à la pensée juive et à la culture juive, elle joua le rôle d'une bibliothèque universitaire centrale jusqu'en 1920. Ses collections hébraïques et juives sont les plus grandes du monde.

Elle contient tous les livres publiés en Israël, et essaye d'acquérir tous les livres en relation avec Israël publiés dans le monde.

Elle possède plus de 5 millions de livres et des milliers d'articles dans des sections spéciales, nombre d'entre eux sont uniques.

On peut y trouver les Archives d'Albert Einstein, les manuscrits en hébreu, la collection de cartes d'Eran Laor, la collection scientifique d'Edelstein, la collection Gershom Scholem, et une collection unique des manuscrits et écritures précoces de Maïmonide. Cette bibliothèque a désormais pris son autonomie en vertu de la National Library Law.

En 2003, l'université a quatre campus - trois dans les limites municipales de Jérusalem et un à Rehovot - et environ 23 000 étudiants.

Le mont Scopus (hébreu : Har HaTzofim הר הצופים), dans la partie est de Jérusalem, est l'endroit où se trouvent la faculté des sciences humaines, la faculté des sciences sociales, la faculté de droit, l'École internationale Rothberg, le Centre étudiant international Frank Sinatra, l'Institut de recherche pour l'avancement de la paix Harry S. Truman, l'Institut d'études juives Mandel ainsi que l'École de politique publique, récemment créée.

Le campus Givat Ram, situé dans la partie centrale de la ville (Knesset, Bureaux du Premier ministre, etc.), contient les départements scientifiques, ainsi que la Bibliothèque nationale juive et universitaire.

Le campus Ein Kerem est situé dans le même complexe que l'Hôpital Hadassah d'Ein Karem. Même si les principaux objectifs de ce campus sont les départements médicaux et dentaires de l'université, se trouve également le département de biologie moléculaire.

La Faculté d'Agriculture et l'École vétérinaire sont situés dans la ville de Rehovot.

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Jérusalem céleste

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La Jérusalem céleste - aussi appelée nouvelle Jérusalem, tabernacle de Dieu, ville sainte - est un concept traditionnel juif et chrétien, associé à la fois au jardin d'Eden, à la terre promise et à la reconstruction du Temple après la fin de la captivité des juifs à Babylone ; selon les traditions elle peut être une ville littérale, un lieu spirituel, ou représenter l'aboutissement de l'Histoire et le retour à la perfection initiale.

Selon le Livre de l'Apocalypse, attribué à Jean l'évangéliste et où il décrit ses visions surnaturelles, la Jérusalem céleste est l'image du lieu où les fils et filles de Dieu vivront leur éternité. Elle serait la Ville sainte, la demeure de Dieu. Un lieu spirituel.

À partir des images proposées dans le texte, Saint Jean fait une description bien détaillée de ce lieu de bâtiments en pierres précieuses, en or pur et toujours baigné par la lumière divine. Le texte affirme que, pour rester dans ce lieu, il faut être pur, sans fautes qui puissent maculer cette pureté exigée.

Selon ,aux douze tribus d'Israël répondent les douze apôtres ; l'idée serait que la perfection dans la totalité du peuple nouveau (le monde) succède à celle de l'ancien (l'Israël de l'Ancien testament) ; tous les nombres multiples de 12, dans cette description, exprimeraient la même idée de perfection.

Lors de la mesure, le nombre 12, qui est celui de l'Israël nouveau, est multiplié par le nombre 1000 attaché à la "multitude", d'où la longueur de 12000 stades donnée au côté du carré.

Les pierreries et leurs couleurs figurent à la fois la solidité et la splendeur, ce qu'elles reflètent est la gloire divine.

Dans son ouvrage La Cité de Dieu, saint Augustin présente l'Église comme un rempart hiérosolymytain contre les "païens" et les "barbares".

Bible de Jérusalem, trad. Ecole biblique de Jérusalem Editions du Cerf Paris 1981-1983.

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Patriarcat latin de Jérusalem

Le Patriarcat latin de Jérusalem est une juridiction de l'Église catholique romaine au Proche-et-Moyen-Orient. La très grande majorité de ses fidèles sont des Arabes. La plus haute autorité catholique latine d'Orient porte le titre de Patriarche latin de Jérusalem (titulaire actuel : Sa Béatitude Mgr Fouad Twal depuis le 22 juin 2008).

La juridiction du Patriarcat latin de Jérusalem s'étendait au territoire du Royaume de Jérusalem.

Le patriarche controlait directement le quartier chrétien de Jérusalem et avait trois évêques suffragants : Hébron, Lydda-Ramula et Bethléem-Ascalon.

Le Patriarcat comptait quatre autres archidiocèses : Tyr, Césarée, Nazareth et Pétra.

Le patriarcat compte 28 paroisses à Jérusalem et dans les territoires palestiniens administrées par le vicaire général.

Le vicariat d'Israël compte 14 paroisses.

Le vicariat catholique hébraïque compte 4 communautés locales.

Le vicariat de Jordanie compte 32 paroisses.

Le vicariat de Chypre compte 6 paroisses.

La Conférence des évêques latins dans les régions arabes existe depuis mars 1967. Elle regroupe les évêques, les vicaires patriarcaux et les administrateurs apostoliques d'Irak, de Djibouti, du Liban, du Koweït, des Émirats arabes unis, de Syrie, de Palestine, de Jordanie, d'Israël, de Chypre, d'Égypte et de Somalie. Elle est présidée par le Patriarche latin de Jérusalem.

L'Assemblée des ordinaires catholiques de Terre Sainte regroupe les évêques des différentes communautés catholiques (Latins et Orientaux) ayant juridiction en Terre Sainte. Ses statuts ont été approuvés par le pape en 1992. Elle est présidée par le Patriarche latin de Jérusalem.

Pour la formation de son clergé, le patriarcat dispose du séminaire latin de Jérusalem créé en 1852.

Le Patriarcat latin de Jérusalem est membre du Conseil des Églises du Moyen-Orient.

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Source : Wikipedia