Isabelle Huppert

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Posté par hal 03/04/2009 @ 12:08

Tags : isabelle huppert, acteurs, culture

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Isabelle Huppert

Isabelle Huppert en 2006 dans Quartett d'Heiner Müller, mis en scène par Bob Wilson

Isabelle Huppert (née Isabelle Anne Madeleine Huppert) est une actrice et une productrice française née le 16 mars 1953, à Paris.

De famille bourgeoise, sa mère est professeur d'anglais et férue de piano et son père est dirigeant d'entreprise, elle passe sa jeunesse à Ville-d'Avray. Elle a trois sœurs et un frère : Élisabeth, énarque, s'est ensuite dirigée vers l'écriture et la réalisation ; Caroline est réalisatrice ; Jacqueline enseigne l'économie ; Rémi est écrivain.

Isabelle Huppert commence par étudier les langues orientales à la faculté de Clichy, tout en suivant des cours d’art dramatique à l’école de la rue Blanche et au Conservatoire national d’art dramatique, où elle est l’élève de Jean-Laurent Cochet et d’Antoine Vitez.

Si elle effectue ses premières apparitions au cinéma dès 1972, chez Nina Companeez, elle se fait remarquer deux ans plus tard grâce à de jeunes metteurs en scène qui marquent le renouvellement du cinéma d’auteur français après l’expérience de la Nouvelle Vague, Bertrand Blier, dans Les Valseuses, et Bertrand Tavernier, dans Le Juge et l'Assassin. Ces deux films, chacun dans leur genre, marqueront le public et la critique et permettront à l’actrice débutante d’affirmer un jeu tout en nuance et en profondeur, une partition singulière qui la distinguera des autres étoiles montantes de l’époque, Miou-Miou et Isabelle Adjani.

De fait, Isabelle Huppert bâtira sa carrière sur des choix exigeants, des films et metteurs en scène non-consensuels et élaborera des gammes d’interprétations jugées plus cérébrales et expérimentales qu'intuitives et authentiques. Ces partis pris et la grande discrétion (pour ne pas dire « méfiance ») dont elle fait preuve vis à vis des médias, lui assureront une filmographie prestigieuse, admirée des élites intellectuelles et bien éloignée des gros titres de la presse à scandale, mais la mettront régulièrement à distance des suffrages populaires et, en un sens, de ceux d'une partie de la profession qui l'écarta régulièrement du palmarès des César, lui préférant les grandes représentantes du Star System à la française (Catherine Deneuve et Isabelle Adjani entre autres).

Sa carrière prend véritablement son envol avec La Dentellière, du Suisse Claude Goretta, qui lui vaudra plusieurs distinctions internationales (BAFTA anglaise et Donatello italienne, équivalentes des César). Elle y tient le rôle d’une jeune shampouineuse introvertie, victime d’une déception amoureuse qui fait basculer son existence. Cette image victimaire et de fragilité maladive la poursuivra dans plusieurs de ses films des débuts, au risque de l’enfermer dans des compositions quelque peu répétitives (Les Ailes de la colombe, Benoît Jacquot, La Dame aux camélias, Mauro Bolognini). En même temps, elle contredit cette esquisse en donnant corps au personnage-titre de Violette Nozière, devant la caméra de Claude Chabrol. C’est son premier « rôle-limite », registre dans lequel elle affirmera, avec une redoutable fidélité, toute l’étendue de son talent, parvenant à rendre crédible la folie sans jamais verser dans l’hystérie. Violette Nozière fait en cela écho à La Pianiste (d’après le roman d’Elfriede Jelinek, Prix Nobel de Littérature) de Michael Haneke, chacun lui valant un Prix d’Interprétation au Festival de Cannes (seule actrice française à avoir réussi le doublet).

La lecture de sa filmographie traduit également la permanence de deux directions dans ses rapports à la création : fidélité à des metteurs en scène et goût tout aussi assidu pour l’expérience auprès d’auteurs débutants. C’est ainsi qu’elle tourne plusieurs fois avec Tavernier, Blier, Jean-Luc Godard, Benoît Jacquot, Werner Schroeter ou Michael Haneke. Mais la complicité nouée depuis 1978 avec Claude Chabrol s’affirme comme une ligne de force où le dialogue instauré entre le maître et la muse devient quasiment l’objet même du film, comme ce fut le cas avec L'Ivresse du pouvoir en 2006, qui est autant une fiction sur un scandale politique contemporain qu’un documentaire sur l’actrice. Entre-temps, le duo aura exploré toute une série de genres dramatiques, de la comédie (Rien ne va plus, aux côtés de Michel Serrault) au drame social (La Cérémonie avec Sandrine Bonnaire, Jean-Pierre Cassel, Jacqueline Bisset et Virginie Ledoyen) ou historique (Une affaire de femmes), en passant par le film noir (Merci pour le chocolat, avec Jacques Dutronc) et l'adaptation littéraire (Madame Bovary). C'est d'ailleurs à Chabrol qu'elle doit l'obtention de son seul et unique César de la meilleure actrice en 1996, pour son interprétation de postière infanticide dans La Cérémonie; fait étonnant et paradoxal dans la mesure où Isabelle Huppert est la comédienne la plus nommée de toute l'histoire de la manifestation (treize nominations au total). Mais cette relative injustice est largement compensée par une razzia de prestigieuses récompenses internationales, glanées aux European Awards ainsi qu'aux festivals de Venise, Berlin, Moscou, Thessalonique, Hambourg, San Sebastián, Taormine et Montréal.

Parallèlement, elle travaille tout aussi régulièrement avec la nouvelle génération de metteurs en scène qui apparaît au début des années 1990, tels Christian Vincent, Laurence Ferreira Barbosa, Patricia Mazuy, François Ozon, Olivier Dahan, plus récemment encore, le Belge Joachim Lafosse. Comme elle le fit avec Maurice Pialat dans Loulou au côté de Gérard Depardieu, ou bien dirigée par Schroeter (Malina, Deux) et Haneke (La Pianiste, Le Temps du loup), elle n’hésite pas à doubler les risques en acceptant de tenir le rôle-titre de Ma mère, filmé par le jeune écrivain Christophe Honoré.

Si sa proximité avec Daniel Toscan du Plantier, dont elle fut la compagne, lui permit dans les années 1980 d’enchaîner une série de films avec la Gaumont qui officialisèrent sa carrière aux yeux du grand public, elle n’a jusqu’ici que rarement rencontré de grands succès populaires. Elle s’emploie néanmoins à maintenir le contact avec la comédie dans des films qui trouvent leur public, comme Sac de nœuds, de Josiane Balasko, Coup de foudre et Après l'amour, de Diane Kurys, 8 femmes, de François Ozon, Les Sœurs fâchées d’Alexandra Leclère. Dans ses dernières incursions comiques, elle prend un malin plaisir à jouer des femmes antipathiques, frustrées et aigries au risque malgré tout d'une confusion dans l'esprit du spectateur à force d'insistance et de répétitivité dans le ressort dramatique de ses personnages. Mais elle sait, comme à l'accoutumée, éviter l'interprétation uniforme et rigide, soumettant chacune de ses compositions à une coloration singulière. Sa volonté de passer par différentes palettes d'émotions est palpable. Elle fait en effet appel à un répertoire d'expressions, de mimiques, de postures ou encore d'intonations variées et contradictoires: d'une manifestation outrancière, théâtrale et tonitruante (l'hystérique et hypocondriaque Tante Augustine des 8 femmes où elle se livre à un innénarrable numéro de transformation, à la fois physique et scénique) à une forme expressive plus distanciée, enfouie et intérieure comme dans Les Sœurs fâchées où elle campe une bourgeoise délaissée par son mari François Berléand, malheureuse, frigide et envieuse du succès de sa sœur, une provinciale faussement naïve jouée par Catherine Frot. Son titre de gloire reste toutefois d’avoir été choisie par quelques grands noms du cinéma international, tels Otto Preminger (Rosebud), Joseph Losey (La Truite), Michael Cimino (La Porte du paradis), Marta Meszaros (Les Héritières), Jean-Luc Godard (Sauve qui peut (la vie), Passion), les frères Taviani (Les Affinités électives), David O. Russell (J’adore Huckabees). Même si l'échec de La Porte du paradis, où elle est la prostituée française partagée entre Kris Kristofferson et Christopher Walken, lui a fait rater la marche de grande star mondiale, elle a néanmoins atteint une stature unique dans le cinéma français contemporain, de monstre non sacré, c’est-à-dire à la fois unanimement respectée par ses pairs, tout en s’employant à brouiller cette image trop lisse à travers des choix extrêmes, d'un élitisme revendiqué, aussi bien au cinéma qu’au théâtre (4.48 Psychose, de Sarah Kane ou Quartett de Heiner Müller). Sa passion, c’est le jeu sous toutes ses formes, auquel elle s'adonne avec intensité et curiosité (plus de soixante-dix films et téléfilms à son actif). C’est aussi le sujet de In America, le film de Jerzy Skolimowski adapté du roman de son amie Susan Sontag pour lequel elle s'est battue sans qu'il n'aboutisse et qu'elle voulait produire avec la société qu’elle a fondée aux côtés de son mari, le metteur en scène Ronald Chammah (Les Films du Camélia), société qui lui a permis de produire certains films dont elle tient le haut de l'affiche (La Vie moderne de Laurence Ferreira-Barbosa, La Comédie de l'innocence de Raoul Ruiz, Ma mère de Christophe Honoré) et même d'acheter les droits de Wanda de Barbara Loden, actrice et cinéaste qui fut l'une des épouses d'Elia Kazan, disparue prématurément d'un cancer en 1980. Grâce à son acharnement, cet unique film d'une artiste d'exception put ressortir en salles en 2003.

En 2005, une exposition, « La Femme aux portraits », montrée d'abord à New York, puis à Paris (prolongée jusque février 2006 au Couvent des Cordelières) et en Europe, a révélé sa passion pour la photographie qui l'a poussée, depuis une trentaine d'années, à solliciter des portraits auprès des plus grands photographes (de Boubat et Cartier-Bresson à Hiroshi Sugimoto et Ange Leccia, en passant par Jacques Henri Lartigue, Richard Avedon, Robert Doisneau, Helmut Newton ou Nan Goldin…). 2005, année faste pour elle puisqu'elle triomphe au théâtre dans Hedda Gabler d'Henrik Ibsen, mis en scène par Eric Lacascade, reçoit un Lion Spécial d'Interprétation à la Mostra de Venise pour l'ensemble de sa carrière et est sollicitée par le Moma à New York qui lui consacre une large rétrospective, saluant son grand apport à l'art contemporain en général et à l'art dramatique en particulier. Pour l'événement, elle donne une représentation exceptionnelle de la pièce de Sarah Kane: 4.48 Psychose, interprétée trois ans plus tôt, sous la direction de Claude Régy, aux Bouffes du Nord. Au début 2006, c'est au tour de la Cinémathèque Française, fraîchement rouverte à Bercy, de la mettre à l'honneur; occasion qui lui a permis d'aller à la rencontre des spectateurs, leur offrant un large choix de projections, de discussions (dont une avec son pygmalion Claude Chabrol) et de lectures publiques d'auteurs tels que Maurice Blanchot et Françoise Sagan.

En 2008, elle remonte sur les planches deux ans après avoir interprété la Marquise de Merteuil dans la pièce d'Heiner Müller, Quartett, mise en scène par Bob Wilson, pour interpréter une comédie grinçante sur la bourgeoisie écrite et dirigée par Yasmina Reza au Théâtre Antoine: Le Dieu du carnage. En octobre 2008, elle campe avec Olivier Gourmet un couple au bord de la crise de nerf, isolé par le passage de l'autoroute au fond de leur jardin dans Home le premier film d'Ursula Meier.

Elle a présidé la Commission d'avances sur recettes en 1994. Depuis le 1er janvier 2009, elle est officier de la Légion d'honneur.

Isabelle Huppert a inspiré le personnage d'Isa Fovix dans le roman Parades de Bernard Souviraa publié en 2008.

Isabelle Huppert a trois enfants, Lolita née en 1983 (qui a entamé à son tour une carrière d'actrice), Lorenzo en 1988 (également comédien) et Angelo en 1997 qu'elle a eus avec le cinéaste et producteur Ronald Chammah, qui la dirigea dans Milan noir en 1988.

En 2001, elle enregistre un disque en hommage à Madame Deshoulières en compagnie de Jean-Louis Murat.

Elle chante également sur les bandes originales de Signé Charlotte de Caroline Huppert, Coup de torchon de Bertrand Tavernier, La Vie promise d'Olivier Dahan, de 8 Femmes de François Ozon et des Sœurs fâchées d'Alexandra Leclère.

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Michael Haneke

Michael Haneke est un réalisateur et scénariste autrichien né le 23 mars 1942 à Munich.

Michael Haneke est le fils de l'acteur protestant Fritz Haneke et de l'actrice catholique Beatrix von Degenschild. Haneke a grandi dans la ville de Wiener Neustadt au sud de Vienne. Il a étudié la philosophie, la psychologie et l'art dramatique à l'Université de Vienne.

Il devient critique de cinéma de 1967 à 1970 et travaille en tant que rédacteur pour la station de télévision allemande Südwestrundfunk. En tant que metteur en scène, il dirige plusieurs pièces tant en Autriche qu'en Allemagne, incluant des œuvres de August Strindberg, Goethe et Heinrich von Kleist, présentées notamment à Berlin, Munich et Vienne. Il fait ses débuts de réalisateur pour la télévision en 1973, adaptant certains classiques tels que Le Château de Franz Kafka.

Son premier film pour le cinéma, Le Septième continent, sort en 1989. Trois ans plus tard, le controversé Benny's video fait connaître Haneke au-delà des frontières austro-allemandes. Mais c'est Funny Games qui confirme sa réputation de polémiste et met au grand jour son style froid, implacable et percutant de clinicien traquant sans relâche les tares et la barbarie humaines inexorablement liées aux modes de fonctionnement de la civilisation occidentale en général et de la société autrichienne en particulier. Son plus grand succès public vient en 2001 avec La Pianiste dont la sulfureuse thématique sexuelle provoque quelques chahuts au sein de la critique et du public mais lui vaut le Grand prix du jury à Cannes et honore d'un double Prix d'interprétation Isabelle Huppert et Benoît Magimel. Haneke poursuit alors une carrière de réalisateur européen très contesté. Il remporte avec Caché (sur lequel la presse est plus unamime) le Prix de la mise en scène du Festival de Cannes 2005. Sollicité par des producteurs américains suite au succès outre-Atlantique de certains de ses films, Haneke réalise lui-même en 2008 le remake de son classique Funny Games avec Tim Roth et Naomi Watts dans les rôles principaux. Il s'agit d'une reproduction exacte, plan par plan, de l'œuvre originale.

Le rythme des films de Haneke sort de l'ordinaire. Il n'hésite pas à étendre la durée de ses récits (généralement sans véritables intrigues) ou de ses plans, incluant dans la plupart de ses œuvres des périodes d'ennui, de vide, de frustation et d'irritation. C'est surtout dans la représentation de la violence que le cinéaste innove, sans la styliser ni la rendre spectaculaire. Sans exubérance, la barbarie apparaît dans la progression dramatique de chacun de ses films de manière structurelle. Elle est d'ailleurs souvent plus suggérée que véritablement montrée, manifestée sans effet grandiose et réalisée sans être jamais justifiée, ce qui rend sa mise en scène encore plus sèche et brutale. De manière implacable, le réalisateur cherche sans cesse à mettre le spectateur dans une situation d'inconfort, brisant ses attentes traditionnelles et sa manière de percevoir ou de recevoir une œuvre cinématographique. Voulant également provoquer chez lui des réactions vives et émotives, Haneke tente de l'interroger dans sa fonction ou sa responsabilité de "témoin" face aux scènes exposées, lui assénant des questions d'odre social, politique, historique, culturel ou moral sans jamais lui apporter de réponses clairement établies.

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Gabrielle (film, 2005)

Gabrielle est un film français réalisé par Patrice Chéreau et sorti en 2005. Dans ce neuvième long métrage du réalisateur, Patrice Chéreau filme la désagrégation d'un couple de la bourgeoisie parisienne à la Belle Époque, couple incarné par Pascal Greggory et Isabelle Huppert dans les rôles respectifs de mari et femme.

Le film est un huis clos adapté sur une nouvelle de Joseph Conrad, The Return. Cette nouvelle raconte l'histoire d'un couple bourgeois (Isabelle Huppert et Pascal Greggory) du début du XXe siècle, qui prend conscience qu'il n'y a jamais eu d'amour entre eux depuis dix ans de mariage.

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La Cérémonie

La Cérémonie est un film français de Claude Chabrol, sorti en 1995.

Sophie (Sandrine Bonnaire) est engagée comme bonne à tout faire par un couple de bourgeois. Jeune femme timide et introvertie, elle est analphabète mais le cache soigneusement car elle en a honte. Elle fait la connaissance de Jeanne, la postière (Isabelle Huppert), et elles deviennent amies. Jeanne semble peu équilibrée et va monter Sophie contre ses employeurs.

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César de la meilleure actrice

Le César de la meilleure actrice est attribué chaque année par l'académie des Césars depuis 1976.

L’actrice ayant été nommée le plus souvent au César de la meilleure actrice est Isabelle Huppert avec 12 nominations.

Elle est suivie par Miou-Miou avec 10 nominations, Catherine Deneuve avec 9 nominations, Juliette Binoche avec 8 nominations, Isabelle Adjani et Nathalie Baye avec 7 nominations, Sandrine Bonnaire et Sabine Azéma avec 6 nominations, Romy Schneider, Emmanuelle Béart et Catherine Frot avec 5 nominations, Fanny Ardant et Isabelle Carré avec 4 nominations, Simone Signoret, Anouk Grinberg, Nicole Garcia, Anémone, Charlotte Gainsbourg, Cécile de France, Charlotte Rampling, Sandrine Kiberlain et Josiane Balasko avec 3 nominations, Jeanne Moreau, Annie Girardot, Delphine Seyrig, Nastassja Kinski, Jane Birkin, Yolande Moreau, Sylvie Testud, Audrey Tautou et Ariane Ascaride avec 2 nominations.

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Fanny Ardant

Fanny Marguerite Judith Ardant, née le 22 mars 1949 à Saumur, Maine-et-Loire (France) est une actrice de cinéma - théâtre française.

Son père était un officier de cavalerie originaire de Saint-Jouvent, à 15 km au nord de Limoges (Haute-Vienne). Elle a vécu à Monaco dans sa jeunesse. Elle passe une partie de son enfance à voyager en Europe. Élève à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence dans la section « Relations internationales », elle décide assez tardivement de devenir actrice afin d'assouvir sa passion du théâtre et joue notamment Racine, Claudel et Montherlant.

Sa première apparition, dans Marie-poupée, de Joël Séria, en 1976, lui réussit. Elle tourne divers films pour la télévision, dont certains, comme Les Dames de la côte de Nina Companeez, attirent l'attention de François Truffaut, qui fait d'elle le premier rôle de La Femme d'à côté (1981), de Vivement dimanche ! (1984) et sa compagne.

Elle travaille avec Vittorio Gassman dans Benvenuta (1983) d'André Delvaux et La Vie est un roman (1983) d'Alain Resnais avec Gassman et Géraldine Chaplin. Après la mort de Truffaut en 1984, Fanny Ardant participe au film Un amour de Swann (1984), avec Ornella Muti, Michele Placido, Alain Cluny et Alain Delon, à Conseil de famille (1986) de Costa-Gavras, avec Jack Nicholson, et à La famille (1986), d'Ettore Scola, à nouveau avec Gassman.

Après quelques films mineurs, elle apparaît dans Le Colonel Chabert (1994) d'Yves Angelo, Sabrina (1995) de Sydney Pollack, et surtout Par-delà les nuages (1995), de Michelangelo Antonioni, avec Marcello Mastroianni, Inés Sastre et Claudia Cardinale. Elle rejoint ensuite Mastroianni dans Les Cent et Une Nuits (1995) d'Agnès Varda puis remporte un César pour la comédie Pédale douce (1996) de Gabriel Aghion. Elle rejoint ensuite la distribution du film choral Le dîner (La Cena, 1998) d'Ettore Scola, dernière variation sur le couple Ardant-Gassman avant la disparition de ce dernier.

Les années 2000 lui offrent des rôles importants, dans Sin noticias de Dios (2001), le thriller-comédie 8 Femmes de François Ozon, avec Catherine Deneuve, Virginie Ledoyen, Emmanuelle Béart, Isabelle Huppert et Ludivine Sagnier, Callas Forever de Franco Zeffirelli (2002) et L'Odeur du sang (2003), avec Michele Placido.

Célibataire, elle est mère de trois filles : Lumir (née le 4 avril 1975) de Dominique Leverd, Joséphine (née le 28 septembre 1983) de François Truffaut, Baladine (née en 24 avril 1990) de Fabio Conversi.

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Gérard Depardieu

Gérard Depardieu en 2008.

Gérard Depardieu (né Gérard Xavier Marcel Depardieu le 27 décembre 1948 à Châteauroux dans l'Indre, France -) est un acteur, réalisateur, producteur de cinéma et homme d'affaires français.

Gérard Depardieu naît le 27 décembre 1948 à Châteauroux dans l'Indre. Fils de René Depardieu qu'il surnomme « Le Dédé », un tôlier-formeur et sapeur-pompier bénévole, et de « la Lilette », mère au foyer, Gérard Depardieu grandit dans une famille prolétaire ouvrière au milieu de cinq frères et sœurs. Il passe plus de temps dans la rue qu'à l'école, qu'il quitte à l'âge de 13 ans. Au cours de son adolescence matériellement difficile, il se « débrouille » et commet quelques vols et trafics malhonnêtes en tous genres, entre autres avec les GI de la base militaire américaine de sa ville natale.

Pour la saison 1965-1966, il signe une licence junior dans le club de football de la Berrichonne de Châteauroux, ce qui est contradictoire avec un départ de cette ville en 1964. En 1964, après divers petits métiers, âgé de 16 ans, il quitte Châteauroux pour Paris où il suit les cours de comédie de Jean-Laurent Cochet - en même temps que Claude Jade et Alain Doutey - qui le prend sous son aile et où il rencontre Élisabeth Guignot, qu'il épouse en 1970 et avec qui il a deux enfants : Guillaume Depardieu (1971-2008) et Julie Depardieu (née en 1973). Totalement inculte, il dévore avec passion tous les grands textes classiques et se forge avec avidité une solide culture d'autodidacte.

En 1970, Michel Audiard lui procure un petit rôle dans Le Cri du cormoran le soir au-dessus des jonques. C'est en 1974 qu'il est pleinement révélé aux côtés de Patrick Dewaere et de Miou-Miou, son rôle de gentil voyou en cavale dans Les Valseuses de Bertrand Blier est un succès doublé d'un scandale des mœurs en raison des dialogues crus et de la sexualité débridée des personnages. En 1975, il se libère du rôle étriqué de petit loubard grâce au succès de Sept Morts sur ordonnance de Jacques Rouffio. Vient ensuite sa période des grands réalisateurs italiens : Bernardo Bertolucci (1900) ou encore Marco Ferreri. Depardieu impressionne par son aisance à changer d'univers, à l'image des si différents Le Camion (1977) de Marguerite Duras et Inspecteur la Bavure (1980) de Claude Zidi.

En 1981, Gérard Depardieu s'est également essayé à la synchronisation, avec le doublage de John Travolta dans Blow out, réalisé par Brian DePalma.

Sa notoriété s'étend et le cinéma américain lui propose des premiers rôles comme dans Green Card de Peter Weir avec Andie MacDowell (1990).

En 1993, Jean-Luc Godard lui offre Hélas pour moi. Il multiplie alors les succès publics dans des comédies avec des rôles inattendus : Astérix et Obélix contre César de Claude Zidi, Le Placard de Francis Veber, Tais-toi !. N'ayant plus rien à prouver, il participe à de grands téléfilms. En 2004, son rôle de flic fatigué est très remarqué par la critique dans 36 Quai des Orfèvres. Pilier du cinéma français, on fait appel à lui pour des rôles auprès des rares apparitions d'Isabelle Adjani (Bon voyage en 2003) et de Catherine Deneuve (Les Temps qui changent en 2004).

Depardieu est le sujet d'une controverse quand on annonce qu'il joue au théâtre avec une oreillette, ce qui serait dû à ses accidents de moto.

Avec plus de 150 films tournés, Gérard Depardieu est sans doute l'un des plus grands acteurs français, tant pour les thèmes traités que pour l'éventail des rôles qu'il semble revêtir avec une grande aisance.

Une partie des revenus de l'acteur proviennent de publicité. Dans les années 1990, il toucha 5 millions de francs pour la pub Barilla. Il fit une autre publicité pour Senoble.

Depardieu éprouve une admiration pour Saint Augustin, dont il récite les textes dans des églises. Il a rencontré Jean-Paul II lors du jubilé des artistes en 2000, moment où l'évêque de Hippone fut évoqué. Le cardinal Poupard lui a suggéré de faire un film sur cet homme. Le 23 novembre 2005, il donne une lecture publique des Confessions de Saint Augustin à la Basilique Notre-Dame de Montréal ainsi qu'une lecture publique à la Cathédrale Notre-Dame de Paris le 11 février 2003.

Son grand appétit concerne également sa passion des affaires : il profite de sa célébrité et de ses gains d'acteur pour investir dans la prospection de gisements de pétrole à Cuba avec ses amis Gérard Bourgoin et Fidel Castro. Il possède également des vignobles en Anjou, en Italie, au Maroc et 150 hectares à Tlemcen en Algérie avec le milliardaire algérien Rafik Khalifa, son ami. Il a également investi en achetant de grands restaurants (Paris, Canada et Roumanie). Il est aussi producteur via la société de production DD Film.

En 2003, ce boulimique de travail et de vie paie sa suractivité. Sans doute dû à ses excès alimentaires et alcooliques, il subit un quintuple pontage coronarien, qui est un succès. Cependant, il reprend très vite la direction des studios et des plaisirs de la vie. Après son pontage et un grave accident de moto dont il ressort miraculeusement avec quelques fractures seulement, il publie deux biographies, Vivant en 2004 pour dire tout son appétit de vivre son sursis et L'Insoumis en 2006.

Calmann-Lévy devait publier une biographie non autorisée de l'acteur (Itinéraire d'un ogre). L'apprenant, Depardieu a fait pression sur l'éditeur, via son ami Arnaud Lagardère, qui possède le groupe Hachette, pour que le livre ne sorte pas. Finalement le livre Gérard Depardieu, itinéraire d'un ogre de Patrick Rigoulet a été publié aux éditions Le Rocher en août 2007.

Selon le classement annuel établi par Le Figaro, en 2003, la rémunération de Gérard Depardieu pour 2002 est de 2,04 millions d'euros (hors TV et théâtre). Depardieu est l'acteur français le mieux payé en 2005 avec 3,2 millions d'euros de gains estimés, soit environ 800 000 euros pour chacun de ses films sortis en 2005. En 2004, dans ce même classement, il était troisième avec des gains quasiment équivalents (3,35 millions). En 2008, il est encore l'acteur le mieux payé du cinéma français avec 3,54 millions d'euros.

En 1992, séparé de son épouse Élisabeth Guignot, avec qui il a eu deux enfants : Guillaume et Julie, il vit une histoire d'amour avec la mannequin Karine Sylla, qui lui donne une fille, Roxane Depardieu, le 28 janvier de la même année.

Après quatorze années de procédure, le 10 octobre 2006, il divorce officiellement d'Élisabeth, épousée le 11 avril 1970.

Il a une relation intime avec l'actrice française Carole Bouquet en 1996, jusqu'en 2005.

En parallèle, il rencontre en février 2001 Hélène, une comédienne franco-cambodgienne, née en 1968, fille de l'ethnologue François Bizot. Il entretient avec elle une relation longue de cinq ans. De cette union naît, le 14 juillet 2006, Jean (prénommé ainsi en hommage à son ami Jean Carmet), enfant désiré et pourtant arrivé par surprise. Gérard Depardieu reconnaît cet enfant au début de l'année 2008.

Depuis 2005, il vit avec Clémentine Igou, ancienne étudiante en littérature d'Harvard, romancière franco-américaine de 28 ans et responsable marketing d'un domaine viticole en Toscane.

Le lundi 13 octobre 2008, il perd son fils aîné, Guillaume, alors âgé de 37 ans.

En 1985, il est nommé Chevalier de l'ordre national du mérite.

En 1996, il est fait Chevalier de la légion d'honneur.

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Source : Wikipedia