Irak

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Posté par talos 17/03/2009 @ 20:17

Tags : irak, asie, international

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Irak

Drapeau de l'Irak

1 Le syriaque et le kurde sont des langues officielles dans certaines régions.

L’Irak, ou Iraq (Al `Irāq العراق), officiellement la République d’Irak ou République d’Iraq (al Jumhūrīyah al `Irāqīyah - vient du perse eraq qui veut dire "basse terre" الجمهورية العراقية Ar-al Jumhuriyah al Iraqiya.ogg), est un pays du Moyen-Orient, situé au nord de la péninsule arabique. L'Irak est parfois appelé Bilad ar-Rafidain (le pays des deux fleuves, Mésopotamie, en référence au Tigre et à l'Euphrate). Bagdad en est la capitale.

L’Irak actuel couvre une grande partie de la Mésopotamie, l'un des berceaux de la civilisation. C’est également sur les berges du Tigre, passant par Bagdad, que l’écriture est née, il y a 5 000 ans. À l’époque Sassanide, le territoire de l’Irak est intégré au Khvarvaran, la province occidentale de l’Empire perse.

Ce territoire fit longtemps partie de l’Empire ottoman. Il fut occupé par le Royaume-Uni après la Première Guerre mondiale. L'occupant britannique fit face en 1920 à une violente insurrection.

Depuis l'arrivée au pouvoir de Saddam Hussein en 1979, l’Irak a connu trois guerres meurtrières, des répressions sanglantes dont celles des Kurdes et des chiites et plus de dix ans d’embargo. Son régime laïque, fondé au début des années 1960 par le parti Baas, a été aboli par l’invasion de la coalition menée par les États-Unis en 2003. Ce régime, en dépit de son caractère dictatorial présent dans la très grande majorité des États du Moyen-Orient, semble avoir été très populaire chez la majorité des Sunnites, traditionnellement nationalistes mais minoritaires au sein de la population irakienne. Ces derniers n'ont guère politiquement souffert sous la dictature de Saddam Hussein, honni par la très grande majorité des Chiites qui reprochaient à ce régime son caractère "impie" et par les Kurdes. Les Kurdes, comme les Kurdes de Turquie, d'Iran et de Syrie, souhaitent aboutir à la création d'un État Kurde unifié, reconnu par la communauté internationale. Cette invasion a provoqué une insurrection et une guerre civile, qui combinent résistance à l’occupant, lutte entre les partis sunnites baasites, partis sunnites salafistes et partis chiites de la population, et terrorisme, ainsi qu'un indépendance de facto du Kurdistan irakien.

Le gouvernement est actuellement dirigé par Nouri al-Maliki, à la tête d'une coalition chiite. Dans un effort de répartir les rôles entre les trois principales communautés, l'exécutif est partagé entre trois personnes : le président (largement honorifique, Kurde, favorable à la scission de l'Irak en trois entités distinctes), le Premier ministre (chiite) (dont la position vis à vis de la partition de l'Irak est beaucoup plus modérée que celle du Président ), et le président du parlement (sunnite, totalement opposé à toute idée d'éclatement de l'Irak ). Chacune de ces têtes est flanquée de deux adjoints, appartenant aux deux autres communautés. Cette répartition est parfois critiquée : si elle permet d'afficher une répartition du pouvoir, elle est au moins parfois accusée de confessionnaliser et d'inclure la question nationale Kurde à tous les niveaux du débat politique irakien.

Côté religieux, on note deux figures marquantes : le grand ayatollah Ali al-Sistani, et Moqtada al-Sadr, et la disparition de la laïcité au niveau de l'État.

L’Irak détient les deuxièmes (ou troisièmes : de plus en plus souvent, l'Iran affirme avoir la seconde place) plus grandes réserves de pétrole, et il est membre de l’OPEP.

Cependant, la Commission européenne tente d'harmoniser vers la graphie Iraq.

L’Irak est le berceau de la civilisation sumérienne (IIIe millénaire avant Jésus-Christ), chez laquelle on retrouve les prémices de l’écriture et un haut degré d’aménagement hydraulique. L’histoire de l’Irak commence avec les cités-États de Mésopotamie, en particulier Suse et Babylone. La région est ensuite dominée par les Hittites, puis par les Assyriens, et par les Mèdes.

En 586 avant l'ère commune, Nabuchodonosor II, souverain de Babylone, y déporte, après la prise de Jérusalem, 20 000 Juifs qui forment le noyau de la plus vieille communauté juive de Diaspora.

Les vallées du Tigre et de l’Euphrate appartiennent ensuite à une succession d'empires : empires achéménide (qui apportent le zoroastrisme, religion encore présente dans certaines provinces), grecs (à travers les conquêtes d’Alexandre le Grand), Sassanides, musulmans (Omeyyades, Abbassides). À l’époque pré-islamique, cette région porte le nom de Khvarvaran, qui est une des provinces de l’empire Sassanide. Le nom Irak dérive du terme persan Erak, qui signifie "bas-Iran".

Avec l'invasion arabe, au VIIe siècle, Bagdad devient la capitale du califat islamique et une des plus grandes villes du monde, au grand rayonnement intellectuel.

La Mésopotamie passe sous le contrôle mongole au XIIIe siècle.

À partir du XVIe siècle, l'empire ottoman contrôle le territoire.

Au cours de la Première Guerre mondiale, l’Irak est conquis par les Britanniques et est déclaré indépendant de l’empire ottoman le 1er octobre 1919.

Le 25 avril 1920 :, la Société des Nations (ancêtre de l’ONU) confie un mandat au Royaume-Uni pour administrer la Mésopotamie.

L’Irak devient un royaume indépendant le 3 octobre 1932, même si les Britanniques y conservent des bases militaires. Le coup d’État républicain de 1941 soutenu activement par le Troisième Reich suscite l’intervention des Britanniques qui rétablissent la monarchie. On compte plus d'un millier de morts dans les combats. Un pogrom frappe les Juifs en faisant près de 180 morts.

Après la proclamation de l'état d'Israël, la communauté juive irakienne d'environ 125 000 personnes se réfugie massivement en Israël, suite au climat d'insécurité qu'elle subit alors en Irak.

Dans le contexte de la guerre froide, l’Irak entre dans le pacte de Bagdad en 1955 et se lie aux États-Unis.

Le 14 juillet 1958, la monarchie hachémite est renversée et le général Kassem prend le pouvoir par un coup d’État. Le Comité des officiers libres proclament la République lors du premier coup d’État du parti Baas, parti de la Renaissance arabe et socialiste, allié avec un groupe d’officiers nationalistes.

11 septembre 1961 : Nouvelle révolte kurde en Irak. L'insurrection s'amplifie au fil des années. Le régime militaire d'Aref, issu du coup d'État de 1963, ne parvient pas à l'écraser militairement. En 1964, un cessez-le-feu est signé ; il est refusé par une partie du mouvement kurde. La révolte reprend en 1965.

Le 8 février 1963 : les militants du Baas renversent le gouvernement du général Abdel Karim Kassem . Saddam Hussein, qui poursuivait des études de droit au Caire, revient en Irak et devient, à 26 ans, secrétaire général du parti.

Le 18 novembre 1963 : de la même année, la révolution du Baas est renversée par Abdula salam Arif, qui s'installe au pouvoir et fait arrêter et éliminer plusieurs têtes dirigeantes du parti Baas soupçonnées de comploter contre lui. Saddam Hussein est arrêté et emprisonné. Pendant ces années de détention, il sera torturé et interrogé par la police du régime en place.

En 1965, Saddam Hussein, toujours en prison, est élu membre du commandement panarabe du parti Baas. Lentement, il accroît son influence et dirige des coups d'éclat tels que l'évasion de plusieurs membres du parti Baas, après avoir gagné la sympathie des geôliers.

Le 14 avril 1966 : après la mort accidentelle ou criminelle du Colonel Abdula salam Aref, son frère, le Maréchal Abd al-Rahman Aref en tant que Président de la République d'Irak.

Le 11 mars 1970 : Accord kurdo-irakien sur l'autonomie du Kurdistan. Il prévoit une participation des Kurdes aux instances suprêmes de l'État et un recensement destiné à délimiter la région autonome. Des institutions autonomes sont censées être mises en place dans un délai de quatre ans. Pendant cette période de "ni guerre, ni paix", l'URSS commence à soutenir l'Irak, tandis que l'Iran conseillé par Washington, apporte son aide aux Kurdes.

En mars 1974 : Bagdad promulgue unilatéralement une "Loi sur l'autonomie du Kurdistan" ; très en retrait sur les accords de 1970, elle est rejetée par les Kurdes. La révolte reprend et revêt la forme d'une guerre généralisée.

Le 5 mars 1975 : Accord d'Alger entre le Chah et Saddam Hussein. L'Iran obtient gain de cause sur les différends frontaliers qui l'opposent à l'Irak et retire son appui aux Kurdes. La révolte s'effondre pour reprendre sous la forme de guérilla en 1976.

Le 16 juillet 1979  : Saddam Hussein met Hassan al-Bakr à la retraite. Le 16 juillet, jour anniversaire de la révolution de 1968, 1979 Saddam Hussein accède a la présidence a l'âge de 42 ans rompant avec le Parti communiste, il procède à des purges massives au sein du Parti Baas - un parti nationaliste arabe, laïc et socialiste, dont tous les dirigeants sont originaires de la ville de Tikrit - et renoue avec les monarchies du Golfe ainsi qu’avec les pays occidentaux. Le pouvoir de Saddam Hussein s'est donc constitué au départ autour de l'idéologie baasiste, relativement laïque et républicaine.Par ailleurs, il considère l'Islam comme une composante essentielle de la culture arabe.

Au cours de l’été 1990, Les finances de l'État au bord de la banqueroute, l’Irak envahit le Koweït. Commence alors la deuxième guerre du Golfe menée sous l'égide de l'ONU. Des insurrections éclatent dans plusieurs régions chiites étalées dans le temps. L’ONU vote un embargo qui dura douze ans, aux conséquences catastrophiques : 1,5 million d'enfants morts de malnutrition et atteints de malformations dues à l’utilisation d’armes à l’uranium appauvri.

Le 2 août 1990, l’Irak occupe le Koweït : Premières sanctions de l’ONU. Embargo. Coalition de plus de trente pays contre Bagdad.

Le 17 janvier 1991, « Tempête du désert » : la coalition internationale, à la demande de l'ONU, intervient militairement en Irak et au Koweït. Objectif : la destruction du potentiel militaire et de l'infrastructure économique de l'Irak, ainsi que l'évacuation du Koweït. En 6 semaines, le territoire irakien reçoit autant de bombes que l'Allemagne pendant toute la seconde guerre mondiale. À la suite de ces bombardements, des milliers de familles sont forcées de fuir le pays. Plus de 100 000 soldats irakiens ont été tués et 35 000 victimes civiles ont péri sous les bombardements.

Le 26 février 1991, Saddam Hussein annonce son retrait du Koweït. Les combats cessent le 28 février.

Le 3 avril 1991 : la résolution 687 du Conseil de sécurité de l'ONU fixe un cessez-le-feu définitif et impose à l'Irak, notamment, l'élimination de toutes ses armes de destruction massive. Création de la Commission spéciale des Nations unies chargée du désarmement, l'Unscom.

Le 5 avril 1991 : Après l'insurrection kurde dans le Nord irakien et chiite dans le Sud, le Conseil de sécurité adopte la résolution 688 qui condamne la répression des populations civiles irakiennes et appelle à une aide humanitaire.

20 décembre 1991 : L'ONU décide de maintenir l'embargo total contre l'Irak.

En octobre 1998 : Bagdad décide de rompre totalement la coopération avec l'Unscom, affirmant qu'il n'a plus aucun espoir de voir l'ONU recommander une levée des sanctions. Bill Clinton lance en décembre, et sans mandat de l'ONU, l'opération "Renard du désert" pour obliger Bagdad à coopérer. Dans les années suivantes, les États-Unis et la Grande-Bretagne lancent des opérations quotidiennes dans les zones d'exclusion aérienne.

Le 20 mars 2003 : l’Irak est attaqué par une coalition alliée des États-Unis et du Royaume-Uni, sans mandat de l'ONU et soutenue par plusieurs dizaines de pays dont le Japon, la Corée du Sud, la Pologne, l’Espagne et l’Italie. Le régime de Saddam Hussein est renversé 3 semaines après l’entrée des troupes de la coalition dans le pays. Cette troisième guerre du Golfe s’achève officiellement le 1er mai 2003. Le pays est ensuite occupé par la coalition.

Le 28 juin 2004 : le pouvoir a été remis entre les mains d’un gouvernement intérimaire, au pouvoir inexistant, dirigé par Iyad Allaoui. Ce transfert concerne aussi bien l'autorité civile que militaire . Les troupes de la coalition doivent "demander" l'autorisation du gouvernement irakien avant toute opération militaire offensive ; toutefois, seule l'armée américaine et, jusqu'en 2007, les troupes britanniques, participent à de telles opérations . (Tous les contingents étrangers en Irak, à l'exception de celui des États-Unis et, à une certaine époque, du contingent britannique, ne peuvent se servir de leurs armes qu'en état de "légitime défense" .

Le 30 janvier 2005 ont eu lieu les premières élections réellement démocratiques de l'histoire du pays, dans un climat de terreur. Les chiites et kurdes d’Irak se sont malgré tout massivement rendus aux urnes, malgré des menaces terroristes. Le 6 avril 2005, l’Irak s'est choisi pour la première fois de son histoire un président kurde, Jalal Talabani.

Le 30 décembre 2006, Saddam Hussein est exécuté à Bagdad, le jour de l'Aïd el-Kebir par pendaison pour crimes contre l'humanité, suite à une procédure judiciaire, « supervisée » ou « dirigée » par les autorités américaines (le procès se déroula sans avocat pour l'accusé, les trois avocats devant assurer sa défense ayant tour à tour été assassinés dans les premiers jours du procès, et Saddam Hussein ayant refusé les avocats commis d'office qui lui avaient alors été proposés en remplacement par le Tribunal spécial irakien ). Ces deux « incidents », s'ajoutant à celui de la diffusion des photographies de Saddam Husein que les Américains avaient prises lors de sa « capture » et qui avaient été très « diversement perçues » en Irak, ont beaucoup contribué à déterminer l'attitude finale des sunnites vis-à-vis de l'occupant et du nouveau régime).

Trois ans après la fin officielle de la guerre, le gouvernement de l’Irak est très fragile. Les violences sont quotidiennes, résultant des attaques de soldats et de convois de l'armée américaine par des insurgés, de la guerre civile entre les chiites, sunnites baassistes et les sunnites salafistes, et entre le pouvoir en place et des groupuscules islamistes qui opéreraient actuellement en Irak, tels qu'Ansar el sunna, ou Al qaida.

Jusqu'en 2003, l'Irak était officiellement une république depuis le début des années 1960, gouvernée par Saddam Hussein depuis le 16 juillet 1979.

L'attaque menée par les États-Unis et le Royaume-Uni soutenue par plusieurs dizaines de pays a entraîné le renversement du gouvernement de Saddam Hussein et la présence des armées essentiellement américaine, polonaise et britannique.

Depuis le 3 mai 2005, le pouvoir est détenu par le gouvernement de transition dirigé par le chiite Ibrahim al-Jaafari. Jalal Talabani, le nouveau président irakien intérimaire, est un important dirigeant kurde, favorable à la scission de l'Irak en trois entités distinctes, idée considérée comme totalement inacceptable par tous les sunnites, baassistes comme salafistes .

Le scrutin du 30 janvier 2005 proposait l'élection d'une assemblée nationale constituante, composée de 275 sièges. Celle-ci désigne un nouveau président et deux vice-présidents ; ces derniers nommeront un nouveau premier ministre, et donc un nouveau gouvernement qui remplace le gouvernement provisoire. Il s'agissait aussi pour les 14,2 millions de citoyens irakiens inscrits sur les listes électorales (il s'agit d'une estimation de la Commission électorale irakienne) de choisir, selon leur région, les 51 membres du Conseil de Bagdad ou les 41 membres de chacun des 17 conseils provinciaux. La "communauté" (pour les Kurdes, le mot "communauté" n'a pas le même sens que pour les Chiites et les Sunnites ) kurde devait aussi élire 111 députés de leur assemblée autonome (de fait, "assemblée indépendante" ).

La journée du vote fut marquée par des attentats ayant tué 36 personnes dont 30 civils. Mais ces violences n'ont pas empêché les irakiens de se rendre aux urnes : le taux de participation s'établit à 58 % (8 456 266 votants). L'Alliance irakienne unifiée, liste chiite soutenue par le grand ayatollah Ali al-Sistani remporte 4 075 000 de voix (48,1 %), l'Alliance kurde 2 175 000 (25,7 %), la liste du premier ministre sortant Iyad Allaoui 1 168 000 (13,8 %) et la liste du président sortant Ghazi al-Yaouar, un sunnite, arrive en quatrième position avec 150 680 votes, soit 1,7 % des suffrages exprimés. Dans les régions sunnites, l'abstention est toutefois supérieure à 80 %, voire 90 % .

La Commission de rédaction de la Constitution, qui a écrit la loi fondamentale de l'Irak avant le 15 août 2005, réunit 55 membres dont 25 sunnites. Elle est proposée à l'approbation du peuple le 15 octobre 2005 : 61 % des citoyens ont participé à cette consultation démocratique, malgré les tentatives d'intimidation qui ont fait quatre morts dans tout le pays. Les résultats sont connus le 24 octobre 2005 : la Constitution est acceptée par 78 % des Irakiens, mais les deux provinces sunnites les plus peuplées (Salah ad-Din et Al-Anbâr) l'ont largement rejetée . La Commission électorale "indépendante" située à Bagdad affirme que les règles internationales de la démocratie ont été respectées.

Une fois la constitution approuvée, l'élection de l'Assemblée nationale d'Irak, en décembre 2005 devait mettre en place une assemblée nationale permanente et un gouvernement qui ne soit plus de transition.

Le Parlement a approuvé le 8 juin 2006 la nomination des ministres de la Défense, de l'Intérieur et de la sécurité nationale, fonctions qui avaient été supprimées depuis 2003 (ces fonctions étaient directement assurées par les forces d'occupation, qui assuraient le commandement direct des unités de l'armée et de la police irakiennes ayant été reconstituées), en suspens depuis l’entrée en fonction le 20 avril 2006 du gouvernement du premier ministre Nouri al-Maliki. Le général Abdul-Qadre Mohammed Jassim, un sunnite, prend la tête du ministère de la Défense. Les chiites Jawad al-Bulani et Chirwan al-Waili prennent respectivement le portefeuille du ministère de l'Intérieur et de la Sécurité nationale.

Cette liste de subdivisions a été établie en 1976.

Le nombre d'entreprises privées en Irak est passé de 8 000 en 2003 à 35 000 en 2006, bien que le taux de chômage n'ait pas sensiblement varié (plus de la moitié des Irakiens sont soit au chômage, soit en sous-emploi ). Une moyenne de 60 sociétés est créée chaque semaine.

Le pétrole est la principale ressource de ce pays ,avec une production en novembre 2006 de 2,05 millions de barils par jour, malgré l'insécurité. Ce pays devient le sixième plus gros producteur au sein de l'OPEP; en 2008 et la production a retrouvé son niveau du temps de l'embargo, avec 2,4 millions de barils/jour en mars 2008, et 2,9 millions espéré à la fin de cette année . Ses réserves étaient estimées en 2004 à 115 milliards de barils, chiffres suspects selon quelques spécialistes (voir Pic pétrolier). Il se place ainsi en 3e position après l'Arabie saoudite et l'Iran en termes de réserves.

Le revenu des exportations de pétrole et les concessions étrangères ont rapporté 41 milliards de dollars en 2006.

Sa population adopte rapidement et avec enthousiasme les technologies de communication modernes, également utilisées par les insurgés et les terroristes (4,5 millions d’abonnés au téléphone – fixe et mobile – en août 2005 contre 833 000 avant l’invasion ; 147 000 abonnés à Internet en mars 2005 contre 4 500 en 2002; 7,1 millions de téléphone portable fin 2006).

Il y a toujours un énorme fossé entre la demande et la production d'électricité (5 000 Megawats produits pour 9 200 demandés en 2006) avec l'immense augmentation de cette dernière depuis 2003, date à laquelle cette production était pratiquement tombée à zéro par suite des bombardements.

Le chômage touche en 2006 "officiellement" de 13,4 à 18% de la population, et le sous-emploi en touche 30 autres % ; cela pousserait un nombre non négligeable d'Irakiens à "travailler" plus ou moins régulièrement pour différents groupes armés, indépendamment de leurs propres convictions politiques (les membres permanents de ces groupes armés ne réaliseraient pratiquement pas d'actions à caractère militaire ou terroriste par eux-mêmes, étant avant tout des "financiers", la location des armes et la vente des munitions se faisant pas d'autres réseaux, moins "nobles", susceptibles d'alimenter dans certains cas des factions rivales, ce qui rendrait la détection et le démantèlement de ces réseaux extrêmement difficiles ; l'importance exacte de cette "économie souterraine" n'est pas connue ).

L'inflation devrait reculer selon les économistes américains, elle est passée de 32% en 2006 à 17% en 2007 et 10% en 2008 contre 120 % en 2001.

Les lois sociales du régime de Saddam Hussein n'ont pas été modifiées, à l'exception de celles qui touchent à la laïcité. La Confédération générale des syndicats, syndicat unique dans le (petit) secteur privé, a été interdite et a été remplacée dans ce rôle par la Fédération irakienne des syndicats, seule reconnue par l'État. Cette fédération est également présente dans le secteur public, bien que les syndicats y soient toujours légalement interdits. Le principal syndicat libre, interdit, est la Fédération des conseils ouvriers et syndicats en Irak. Il existe également des syndicats de branches autonomes, également interdits, notamment chez les enseignants et dans le secteur pétrolier.

Le nombre d'Irakiens ayant quitté leur pays suite à la guerre d'Irak (depuis 2003) est estimé à deux millions début 2007 (1,8 million fin 2006), avec une tendance à l’accélération ces derniers mois, avec l'exode massif des chrétiens .

L'Irak est un pays multiethnique et multireligieux.Les religions présente en Irak sont l'Islam,le Christianisme le mandéisme,et le yézidisme.

Les conséquences des deux guerres du Golfe ont été profondes et durables. L'absence de statistiques propres à un pays en guerre ne doit cependant pas conduire à censurer cette évolution.

C'est le cas, en particulier, des chrétiens irakiens. Au nombre de 500000 avant l'invasion américaine (Communautés de Bagdad, Bassora), ils ne seraient plus que 300000 dans tout l'Irak, dont 80000 dans le Kurdistan irakien, contre moins de 30000 avant guerre. 200000 chrétiens auraient été contraints d'émigrer, ou seraient sur le point de le faire, par suite des persécutions religieuses dont ils seraient victimes .

La culture irakienne est fondée sur un grand nombre de juxtapositions à la suite des apports des différentes civilisations qui se sont développées en Irak (sumériennes, assyriennes, ninivites et musulmanes, sans compter les multiples influences perses, grecques, romaines, mongoles, ottomanes, européennes, etc.) ainsi qu'une mosaïque de religions chrétiennes, juives, et musulmanes, etc.

L'Irak fut au cours de son histoire un carrefour exceptionnel où se créèrent et se rencontrèrent de nombreuses civilisations. Cela apporta de nombreuses superpositions de couches culturelles à cet État.

Sa culture est donc imprégnée fortement de cette mosaïque culturelle. Nabuchodonosor apporta une certaine forme de monothéisme. On trouve toujours en Irak des zoroastriens, traces de la lointaine présence perse. Les Arabes apportèrent la religion musulmane, etc.

Dans le contexte actuel de conflit en Irak, les médias occidentaux tendent à montrer, soit un Irak aux prises avec un terrorisme imposé à l'occupant et à la population irakienne par Al Qaida (thèse "officielle" américaine, reprise par les médias US, et même par certains médias européens), soit un Irak clivé par les religions (chiites et sunnites), en guerres civiles (thèse souvent reprise par les médias européens, parfois par les médias US ), ou par des oppositions "ethniques" entre les Irakiens et les Kurdes (le Kurdistan est de facto indépendant depuis 1991, thèse généralement occultée par les médias européens et américains, pour des raisons politiques évidentes, notamment en relation avec la sensibilité de la Turquie au problème kurde…).

La société irakienne possède différents niveaux de clivages culturels, politiques, religieux et claniques d'une très grande complexité, qu'il est au minimum indispensable de connaître pour pouvoir un peu comprendre l'évolution de la situation dans ce pays .

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Équipe d'Irak de football

Logo

L'équipe d'Irak de football est l'équipe nationale de football de l'Irak , constituée par une sélection des meilleurs joueurs irakiens sous l’égide de la Fédération d'Irak de football.

La Fédération d'Irak de football (اتحاد العراق لكرة القدم) est fondée en 1948. Elle est affiliée à la FIFA depuis 1950. Le premier match de l’équipe d'Irak de football (منتخب العراق لكرة القدم) fut joué au Liban, le 19 octobre 1957, contre le Maroc, qui se conclut par un match nul 3 buts partout. Le 6 décembre 1959, en Turquie, l’Irak enregistra sa plus large défaite de son histoire contre la Turquie, qui s’impose 7 buts à 1. Durant cette période, le 5 avril 1966, à Bagdad, à domicile, l’Irak inflige une correction sur le score de 10 buts à 1 au Bahreïn. La Fédération d'Irak de football (اتحاد العراق لكرة القدم) est membre de l'AFC depuis 1971. Jusqu’en 1972, la sélection irakienne ne participe à aucune compétition internationale. Elle participe à la Coupe d’Asie des Nations 1972, où elle termine dernière de son groupe, composé de l’Iran et de la Thaïlande, et ne récolte qu’un point après une défaite contre l’Iran (0-3) et un match nul contre la Thaïlande (1-1). En 1976, la sélection réussit à prendre la quatrième place à la Coupe d’Asie, performance qu’elle battra en 2007. De 1980 à 1984, l’Irak ne s’est pas inscrite à la compétition.

Durant les éliminatoires pour la Coupe du monde de football de 1986, l’Irak n’a eu que deux défaites contre le Qatar et les Émirats arabes unis. En compagnie de la Corée du Sud, elles iront tous les deux représenter l’Asie à la Coupe du Monde au Mexique. L’équipe d'Irak de football (منتخب العراق لكرة القدم) a disputé une phase finale de Coupe du monde, au Mexique en 1986. A cette occasion, elle fut éliminée au premier tour après trois courtes défaites contre le Paraguay (0-1), la Belgique (1-2) et le Mexique (0-1). Le seul buteur irakien en Coupe du Monde est Ahmed Radhi, contre la Belgique à la 59e minute.

L’équipe d'Irak de football (منتخب العراق لكرة القدم), durant cette période, n’a pas participé à la Coupe du monde de football. En 1988 et en 1992, elle n’est pas inscrite pour la Coupe d’Asie du fait du contexte politique. Lors des éditions 1996, 2000 et 2004 de la Coupe d'Asie des nations de football, l’Irak atteignit des quarts de finale (1996, contre les Équipe des Émirats arabes unis de football (0-1 ap) ; 2000, contre le Japon (1-4) ; 2004, contre la Chine aux tirs aux but).

Dans le tournoi masculin, le parcours jusqu'en demi-finale des Jeux Olympiques d'Athenes de l’équipe d'Irak de football (منتخب العراق لكرة القدم) a eu un important retentissement médiatique à cause du contexte politique en Irak depuis 2003. Voici le parcours de l’Irak : au premier tour, l’Irak bat le Portugal (4-2, buts de Emad (16e), de Hawar Mulla (29e), de Younis Mahmoud Khalef (59e) et de Salih (93e)), puis le Costa Rica (2-0, buts de Hawar Mulla Mohammed (67e) et de Mahdi (72e)) mais perd contre le Maroc (1-2, but de Salih (63e)), et termine première de la poule. En quarts grâce à Emad, à la 64e minute, elle bat l’Australie 1-0. Mais en demi, elle s’incline contre le Paraguay sur le score de 1-3, malgré le but de Razzaq à la 83e minute, qui sauve l’honneur des irakiens. Lors de la troisième place, l’Irak perd contre l’Italie par un but d’Alberto Gilardino. Cela a permis de faire oublier au monde et aux irakiens le contexte politique qui se passe en Irak.

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Histoire de l'Irak

Localisation de l'Asie sur Terre

L'histoire de l'Irak commence avec la Mésopotamie (voir cet article pour l'histoire antique) ; la région abrite quelques-unes des plus anciennes civilisations du monde, Sumer, Assyrie, Babylone.

Les vallées du Tigre et de l'Euphrate appartiennent ensuite à une succession d'empires qui lui sont étrangers : empires perse achéménide, grec (Alexandre le Grand suivi des Séleucides), Parthes, Sassanides. À l'époque pré-islamique, cette région porte le nom de Khvarvaran, qui est une des provinces de l'empire Sassanide. Le nom Irak dérive du terme persan Erak, qui signifie "bas-Iran".

Conquis par les Arabes sous les Omeyyades, l'Irak est, un temps, le centre du monde musulman sous les Abbassides.

L'Irak redevient ensuite un champ de bataille entre les empires du Moyen-Orient, jusqu'à la conquête britannique en 1918, qui en fait un État souverain sous contrôle anglais.

La Mésopotamie est une des premières régions conquises par les Arabes musulmans au VIIe siècle. Disputée entre les Omeyyades et les Alides, elle reste au pouvoir des premiers après la sanglante bataille de Kerbala : c'est le point de départ de l'opposition entre sunnites et chiites.

L'Irak est ensuite le centre du califat abbasside de Bagdad.

Affaibli par la révolte des esclaves Zanj au IXe siècle, le califat ne domine plus directement que l'Irak central et méridional. Le nord, autour de Mossoul, appartient à des émirs indépendants, Hamdanides puis Zenkides.

Le califat reste cependant le symbole de l'unité de l'islam sunnite. Les Turcs seldjoukides lui rendent hommage, de même que la plupart des princes musulmans.

Ravagé par les Mongols de Hülegü, puis par les Turcs orientaux de Timour, l'Irak perd son rôle central lorsque les derniers califes abbassides transfèrent leur résidence au Caire.

Aux XVIe et XVIIe siècles , l'Irak est un champ de bataille entre l'Iran des Séfévides et l'Empire ottoman. Le premier renforce l'implantation du chiisme autour des villes saintes de Kerbala et Nadjaf. Mais c'est le second qui reste maître du terrain, en s'appuyant sur les Turkmènes et les Arabes sunnites.

L'Irak, divisé en trois vilayets (Mossoul, Bagdad et Bassorah), est une portion plutôt pauvre et marginale de l'espace ottoman. Le détournement de la route des Indes par les Portugais et les autres européens lui a fait perdre ce qui lui restait d'importance économique.

Dès le début du XXe siècle, le Royaume-Uni s'intéresse aux vilayets de Bagdad, Mossoul et Bassorah pour deux raisons essentielles : le pétrole et la sécurité de la route des Indes. L'Allemagne, elle aussi, tente d'y étendre son influence par le chemin de fer Berlin-Bagdad (voir l'article allemand Bagdadbahn).

Lors de la Première Guerre mondiale, l'Empire ottoman se range aux côtés de l'Allemagne et de l'Empire autrichien. En réaction, dès le 22 novembre 1914, les troupes britannico-indiennes du général Barret entrent à Bassorah (Basra). Les Britanniques favorisent en parallèle la révolte des Arabes en 1916, en leur promettant l'indépendance à la fin de la guerre.

Le 16 novembre 1916, le Britannique Sir Mark Sykes et le Français François Georges-Picot signent en secret les accords Sykes-Picot par lesquels la France s'attribue la tutelle de la Syrie et du vilayet de Mossoul excepté Kirkouk et le Royaume-Uni le reste de l'Irak.

Le 11 mars 1917, les troupes britanniques entrent dans Bagdad. À la fin de la guerre, l'Irak ne passe pas sous administration directe du Royaume-Uni en raison des pressions américaines et de l'hostilité des populations. Les Britanniques passent par la Société des Nations pour obtenir le 25 avril 1920 un mandat pour administrer la zone (Conférence de San Remo). Le 10 août, la Turquie, nouvellement créée sur les ruines de l'Empire Ottoman, signe le traité de Sèvres qui l'oblige à reconnaître la perte de ses possessions arabes. Un Kurdistan autonome est également créé entre l'Est de l'Anatolie et le vilayet de Mossoul. La résistance de Mustapha Kemal empêche l'application du traité de Sèvres. Le traité de Lausanne accorde à la Turquie des frontières élargies vers l'Anatolie.

En août 1921, les Britanniques font monter Fayçal ibn Hussein, un fils de Hussein ibn Ali, chérif de La Mecque, sur le trône d'Irak sous le nom de Fayçal Ier. En 1925, le vilayet de Mossoul est rattaché à l'Irak mettant fin au Kurdistan. Une constitution monarchique héréditaire est adoptée la même année. Mais dès 1920, le premier soulèvement anti-mandat est réprimé par des bombardements.

Le 15 octobre 1927 un énorme gisement de pétrole est découvert à Baba Gurgur près de Kirkouk. Les occidentaux fondent une compagnie, l'Iraq Petroleum Company (IPC) en remplacement de la Turkish Petroleum Company fondée en 1911 par les Britanniques, laquelle, après des négociations avec le roi Fayçal Ier, obtient une concession sur pratiquement tout le territoire du pays. De ce fait, l'IPC devient quasiment le seul partenaire international du jeune État.

Le Royaume-Uni disposant ainsi d'un contrôle suffisant sur l'Irak, l'accord anglo-irakien du 30 juin 1930 remplace le haut-commissaire britannique par un ambassadeur. L'Irak devient alors officiellement indépendant même si la tutelle britannique est encore forte. Le nationalisme arabe commence dès cette époque à se développer en particulier dans l'armée et débouche sur une tentative de coup d'État en 1936.

Le 8 juillet 1937, la Turquie, l’Irak, l’Iran et l’Afghanistan signent le traité de Sa'dabad. Il prévoit entre autres une coordination de la lutte contre la « subversion » kurde.

Le 1er avril 1941, le coup d'État anti-britannique de Rachid Ali al Gaylani, met en place un régime républicain. Les soldats de Rachid Ali sont soutenus par l'Allemagne. Le Haut-commissaire et commandant en chef au Levant qui dépend de Vichy, le général Dentz, reçoit instruction en application des accords de Paris non encore signés de l'amiral Darlan, de livrer des armes sous contrôle de la commission d'armistice italienne. Ces armes seront livrées sabotées et ne pourront être utilisés contre les Britanniques. Par ailleurs, certains aérodromes servent d'escale à des avions allemands pour se rendre en Irack.

Le 1er juin 1941, à la suite de leur intervention, les Britanniques reprennent le contrôle de Bagdad et rendent la régence à Nouri Saïd - leur éminence grise.

L'aide même limitée apportée par la Syrie et le gouvernement de Vichy favorise l'intervention militaire que désirait le Général de Gaulle pour s'assurer une base opérationnelle et auquel jusqu'à cette date les Britanniques s'étaient opposés.

Craignant une occupation de la Syrie par l'Allemagne, ils vont intervenir avec l'aide des Forces françaises libres que De Gaulle imposa pour éviter une main mise des Anglais sur ce pays qui avait fait depuis le début l'objet d'une rivalité entre la France et la Grande-Bretagne.

En 1948, l'Irak participe à la Guerre israélo-arabe de 1948-1949.

Dans le contexte de la guerre froide, Nouri Saïd signe le pacte de Bagdad en février 1955 et se trouve ainsi lié au Royaume-Uni. Dans le même temps, l'Égypte du colonel Nasser qui a renversé la monarchie en 1952 choisit de rejoindre la sphère de l'Union soviétique. Le nationalisme arabe continue de grandir dans l'armée irakienne.

Le 14 février 1958, en réaction à la création de la République arabe unie regroupant l'Égypte et la Syrie, l'Irak et la Jordanie se fédèrent en « Union arabe de Jordanie et d’Irak ».

Le 14 juillet 1958, le général Abdul al-Karim Qasim renverse le roi Fayçal II et le régent Abdul Illah. La famille royale est assassinée dans le palais et le Premier ministre Nouri Saïd tente de s'échapper mais est abattu. Le nouvel État ne tarde pas à être bousculé par un conflit entre les partisans de Nasser (dont le général Kassem) et le parti Baas. Dès 1959, ce dernier tente un coup d'État dans lequel participe Saddam Hussein. L'Union arabe de Jordanie et d’Irak est dénoncée et l'Irak se rapproche de la République arabe unie. En mars 1959, l'Irak se retire du pacte de Bagdad.

En septembre 1961, Mustafa al Barzani lance une rébellion dans le nord de l’Irak avec pour slogan « autonomie pour le Kurdistan, démocratie pour l’Irak ».

Le 9 février 1963, Abdul Karim Qasim est assassiné lors d'un nouveau coup d'État. Le parti Baas prend le pouvoir. Le 18 novembre, Abdulasalam Arif prend le pouvoir en réprimant un nouveau soulèvement Baas. Saddam Hussein est emprisonné jusqu'à son évasion en 1966.

Le 29 juin 1966, un accord est passé avec le leader kurde Mustafa al Barzani et ouvre une perspective d'autonomie pour les Kurdes dans la future constitution.

Le 17 juillet 1968, les baasistes du général Ahmad Hasan al-Bakr encerclent le palais présidentiel et prennent le pouvoir le 30 juillet. Les Kurdes sont associés au pouvoir. Saddam Hussein est alors le numéro deux du régime et se charge d'organiser les milices baasistes qui vont réprimer les opposants nassériens et communistes.

En mars 1970, Le parti Baas entérine la création d’une région kurde autonome et leur accorde certains droits. La langue kurde devient la seconde langue du pays, mais les Kurdes trouvent l'autonomie insuffisante.

En 1972, le traité soviéto-irakien établit des liens privilégiés entre l'Irak et l'Union soviétique. L'Irak conserve des relations avec la France.

En 1974, Mustafa al Barzani relance la révolte kurde soutenue par l'Iran et les États-Unis malgré la promulgation de la loi d'autonomie pour le Kurdistan le 11 mars.

En 1975, suite à une médiation algérienne, l'Irak et l'Iran signent les accords d'Alger qui mettent fin au soutien iranien à la révolte kurde. Celle-ci est alors réprimée dans le sang.

Vice-président du Conseil de commandement de la Révolution depuis 1969, Saddam Hussein remplace Ahmad Hasan al-Bakr en 1979 à la tête de l'État lorsque celui-ci se retire pour raisons de santé.

Suite à la révolution islamique iranienne de 1979, l'Irak redoute une révolte des chiites du Sud du pays. Ces derniers ont toujours été dominés par la bourgeoisie sunnite même sous l'Empire ottoman. 30 000 chiites sont déportés. Le 22 septembre 1980 la guerre est déclarée à l'Iran officiellement au sujet de la frontière du Chatt-el-Arab (delta du Tigre et de l'Euphrate). C'est la guerre Iran-Irak ou première guerre du Golfe. Cette guerre sans résultat s'achève en 1988.

En 1983, la dictature bombarde à l'arme chimique plusieurs villages kurdes du nord de l'Irak et renouvelle l'opération en 1988 sur la ville kurde de Halabjah. Près de 6 000 personnes décèdent et 100 000 Kurdes fuient vers la Turquie. L'arme chimique est également utilisée contre l'Iran sur la ville de Sardasht en 1987 et 1988. (Source : Le Monde, 10 juin 2005).

Malgré les ressources pétrolières, la guerre Iran-Irak a laissée l'économie irakienne en piètre état. À l'été 1990 l'Irak envahit le Koweït sans penser que les États-Unis réagiront. La réaction internationale provoque la seconde guerre du Golfe.

Le 28 février 1991, l'Irak accepte toutes les résolutions de l'ONU sans conditions. Dans la foulée, George Bush, président des États-Unis ordonne le cessez-le-feu sans chercher à poursuivre la guerre jusqu'à Bagdad. La version officielle explique cet arrêt brutal en indiquant que le renversement du régime irakien n'était pas l'objectif. Une autre thèse indique que comme l'Irak avait montré sa capacité à envoyer des missiles Scuds sur Israël et qu'il disposait alors d'armes chimiques, le régime irakien aurait réussi à dissuader les alliés d'aller plus loin.

Les accords de cessez-le-feu sont signés à Safwan le 3 mars 1991.

Dès le 5 mars 1991, les Kurdes au Nord et les chiites au Sud se soulèvent contre le régime largement incités à le faire par les alliés. Saddam Hussein réprime violemment ces soulèvements et reprend le contrôle des zones kurdes avant la fin du mois mettant fin au « Kurdistan libre » proclamé quinze jours plus tôt. Le 5 avril, l'ONU exige la fin de la répression contre les Kurdes et demande à Bagdad de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire (résolution 688). Le 7 avril, les alliés organisent des parachutages de vivres pour aider les réfugiés kurdes fuyant la répression mais rejetés à la frontière turque (opération Provide comfort). L'Iran annonce également avoir recueilli près de 500 000 réfugiés irakiens mais déclare ne pas être en mesure d'en accueillir davantage. Le Croissant-Rouge turc achemine également de l'aide en Irak.

Le 28 avril, le régime organise de somptueuses cérémonies pour fêter le 54e anniversaire de Saddam Hussein et célébrer l'« Irak nouveau ». Le 3 mai, l'Irak demande un délai de cinq ans pour payer les réparations de guerre exigées par l'ONU.

À partir du 5 mai, les alliés commencent à protéger les Kurdes et la communauté internationale impose une zone interdite au survol créant ainsi de fait un embryon d'État kurde.

À partir du 28 septembre, Saddam Hussein accepte finalement que les experts mandatés par l'ONU inspectent les installations de l'Irak pour détruire les armements non conventionnels et l'artillerie lourde. Dès le mois d'octobre, les premiers armements lourds sont détruits. Les inspecteurs de l'ONU resteront en Irak jusqu'en 1998.

Le 9 octobre, un accord est conclu entre les dirigeants kurdes et le gouvernement irakien après d'âpres combats dans la région de Kifri. Pendant douze ans, l'Irak subit un embargo aux conséquences catastrophiques (1,5 million de morts selon certaines sources) malgré le programme de l'ONU « Pétrole contre nourriture ».

Le 19 mai 1992, des élections sont organisées dans la région autonome Kurde, mais la région reste coupée en deux : une zone Nord sous contrôle du PDK (Parti démocratique du Kurdistan) et une zone Sud sous contrôle de l'UPK (Union patriotique du Kurdistan).

En avril 1993, des troupes iraniennes envahissent une partie de la région autonome et plusieurs milliers de paysans kurdes fuient devant l'artillerie. De même, les turcs envahissent la zone dite « de protection » en mars 1995 avec 35 000 hommes. Les ingérences turques se poursuivront plusieurs années.

Après de violentes confrontations avec l’UPK, le PDK demande en septembre 1996 l’aide des troupes irakiennes. L'UPK se trouve alors chassée d’Erbil, la capitale du Kurdistan d’Irak.

En septembre 1998, le PDK et l’UPK s'accordent sur la formation d’un gouvernement et d’un Parlement intérimaire au Kurdistan irakien (Accord de Washington ).

Les États-Unis adoptent en octobre 1998 l’Iraq Liberation Act qui prévoit un soutien de 97 millions de dollars à l’opposition irakienne, dont les partis kurdes, en vue de renverser Saddam Hussein.

Le 8 septembre 2002 : le PDK et de l’UPK signent un accord de paix et rélancent le « Parlement unifié » alors que Washington se prépare à envahir l'Irak.

Le 11 septembre 2001, les États-Unis subissent une vague d'attentats terroristes (voir attentats du 11 septembre 2001). Une coalition internationale chasse alors en 2002 les talibans du pouvoir en Afghanistan. Le gouvernement américain tente, fin 2002, de convaincre la communauté internationale qu'un lien existe entre les extrémistes islamistes d'Al-Qaida et le gouvernement irakien. Devant le doute, il présente de fausses preuves - contestées - indiquant que l'Irak a reconstitué un potentiel d'armes de destruction massive. Devant le risque de veto de la France ou de la Russie au Conseil de sécurité des Nations unies, une coalition réduite se forme pour envahir l'Irak et passe à l'action le 20 mars 2003. Cette Guerre d'Irak est officiellement achevée le 1er mai. En fait, si la résistance de l'armée régulière a été fort brève, la coalition est vite confrontée à une violence multiforme de factions et de groupes clandestins incontrôlables. Les attentats anti-américains, mais aussi anti-chiites, les actions des milices chiites et kurdes, le "maintien de l'ordre" exercé de façon brutale par les troupes américaines et par des unités de mercenaires, donnent l'impression d'un enlisement sans issue. Cependant, malgré l'échec électoral des Républicains américains en 2006, la volonté du président G. W. Bush de continuer le combat jusqu'au bout reste inentamée.

Suite à la guerre, le pays est occupé par la coalition. Depuis lors, des actions de la guérilla ne cessent d'avoir lieu à Bagdad et dans "le triangle sunnite" formé par les provinces au Nord de la capitale.

En mars 2004, quelques jours avant les élections espagnoles, une série d'attentats (revendiquée par des extrémistes islamistes) a lieu à Madrid. Le gouvernement Aznar, alors en place, accusant immédiatement l'ETA avant de se rétracter se retrouva confronté à son soutien à la guerre en Irak qui ne recueillait pas l'approbation du peuple. La cause évoquée par les terroristes était la présence espagnole en Irak. Durant les élections qui suivirent, quelques semaines après, le gouvernement Aznar est défait au profit de Zapatero. Ce dernier décida le retrait des troupes espagnoles de la coalition.

Le 28 juin 2004, le pouvoir a été remis entre les mains d'un gouvernement intérimaire, dirigé par Iyad Allaoui.

En 2005, les attentats se multiplient, certaines villes sont parfois reprises par la résistance irakienne (Falloujah). Des journalistes et diplomates étrangers (y compris arabes) sont enlevés et exécutés par des membres déclarés du réseau Al-Qaida, un membre du parlement est même assassiné. Une crise à lieu entre les États-Unis et l'Italie, lorsqu'a la libération d'un otage italien, des militaires de l'armée US tirent sur la voiture de l'ex-otage et tuent l'agent secret italien ayant obtenu la libération.

La Pologne déclare en avril, retirer ses troupes en décembre 2005 au plus tard . Les États-Unis annoncent également fin 2005 un retrait progressif de leurs troupes sans toutefois donner de dates. Courant 2006, malgré la défaite électorale du Parti républicain aux États-Unis, aucun plan de retrait n'a été décidé, et les désordres s'aggravent en Irak.

Depuis 2005, la plupart des membres de la coalition ont retiré leurs contingents, souvent symboliques (Hongrie, Singapour, Italie, etc.). En 2008, il ne restera plus sur le terrain que le corps américain, renforcé en 2007, le corps britannique, dont le retrait est envisagé, et 35 000 mercenaires à l'action de plus en plus critiquée.

Malgré la guerre et la violence quotidiennes, l'Irak sort du marasme institutionnel et économique. Plusieurs raisons à cela, selon le magazine « The Economist », pour qui la flambée des prix du pétrole permet au pays de disposer d'argent frais en quantité telle que tout le monde y trouve son compte. Cause ou conséquence, l'accalmie sur les fronts militaires et la réduction des affrontements intermilices sont des facteurs de stabilité. Ainsi, Bassora voit son marché immobilier repartir avec un doublement des prix en quelques mois. Le ralliement de certaines forces sunnites à l'armée américaine et l'attitude des factions chiites qui ont déposé les armes pour jouer le jeu politique laissent penser que l'état d'anarchie qui prévalait depuis 2003 est désormais du passé. Du coup, le gouvernement du Premier ministre Nouri al-Maliki gagne en crédibilité et en autorité. Il a annoncé le départ de toutes les forces étrangères avant 2011. Les élections prévues avant la fin de l'année (2008) seront donc un test, à double titre.

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Guerre d'Irak

Localisation du triangle sunnite : cette expression fut médiatisée, comme celle de la zone verte dans le centre de Bagdad, après la fin des opérations de combat majeures, lorsque la phase de l'occupation de l'Irak s'avéra plus difficile que prévue.

La guerre d'Irak, également connue sous le nom de la Troisième guerre du Golfe ou de l'Occupation de l'Irak est une guerre qui a débuté le 20 mars 2003 avec l'invasion de l'Irak (dite « Operation Iraqi Freedom ») par la coalition menée par les Etats-Unis contre le Parti Baas de Saddam Hussein. Le président George W. Bush a officiellement déclaré son achèvement le 1er mai 2003, sous la bannière Mission accomplie. L'invasion a conduit à la défaite rapide de l'armée irakienne, et à la capture et l'exécution de Saddam Hussein. La coalition et l'Irak occupé ont tenté d'établir un nouveau gouvernement démocratique. Toutefois, la violence contre les forces de la coalition ont rapidement conduit à une guerre asymétrique entre les insurgés et l'armée américaine.

En mars 2009, Iraq Body Count, qui fonde son analyse sur des données tirées de certains médias publiés en langue anglaise, estime que de 91 121 à 99 500 civils irakiens sont morts dans les violences, constituées essentiellement d'attentats , et au moins 250 000 civils irakiens auraient été blessés , la majorité des victimes résultant des opérations militaires offensives engagées par l'armée américaine, épaulée par la nouvelle armée irakienne , auxquels il faut ajouter 4 259 morts (selon Globalsecurity) et 31 102 blessés dans les rangs américains (4 577 morts pour l'ensemble des troupes de la coalition) et plus de 36 000 blessés du côté occidental, les morts des sociétés militaires privées, et parmi les combattants irakiens (armée irakienne et insurgés). La guerre a provoqué l’exode d’au moins deux millions d’Irakiens, réfugiés à l’étranger depuis 2003 (principalement en Syrie et en Jordanie, mais également en Europe et aux USA). Le site National priorities estime à plus de 605 milliards de dollars le coût de la guerre.

La guerre d'Irak est la seconde guerre du XXIe siècle après celle d’Afghanistan caractérisée par la doctrine Bush de guerre préventive et concernant ce que certains appellent le nouvel empire américain. Cette guerre intervient dans la lutte contre le terrorisme que George W. Bush a initiée en réponse aux attentats du 11 septembre 2001.

La deuxième guerre d'Irak a été menée sous l'impulsion des États-Unis. Après avoir lancé une offensive en Afghanistan, lieu où Ben Laden s'est réfugié, et suspectant des liens entre l'Irak et Al Qaeda, George W.Bush charge Donald Rumsfeld et Tommy Franks de constituer un plan d'attaque contre l'Irak, c'est le plan d'opération 1003, qui est une « évolution » du plan de guerre de la première guerre du Golfe.

Certains suggèrent également que la guerre en Irak peut être considérée comme une guerre préventive contre la Chine dont le développement est compromis par sa faiblesse énergétique, les États-Unis voulant encercler la Chine par le contrôle de gisements pétroliers mais aussi par le biais d'évolutions démocratiques (Mongolie, Kirghizistan…).

On peut donc distinguer deux sortes d'objectifs, les objectifs/enjeux officiels, énoncés lors des discours des représentants de la Maison Blanche et relaté dans la presse, ou l'avis de la doctrine qui s'exprime par des objectifs/enjeux officieux.

Établir le plus rapidement possible un gouvernement de transition (gouvernement provisoire irakien) qui désignerait dans le peuple un gouvernement démocratique représentatif de toutes les communautés irakiennes (chiites, sunnites et kurdes), capturer les membres du parti Baas et les juger, renverser le régime dictatorial mis en place par Saddam Hussein et sa famille et affecter les biens (palais, argent…) saisis à ceux-ci pour la reconstruction des infrastructures détruites lors de la guerre.

Libérer l’Irak de son dictateur Saddam Hussein, afin que l’Irak devienne un pays uni, stable et libre, appuyer la reconstruction et l’aide humanitaire, minimiser les dommages causés à l’infrastructure du pays et à la population civile, condamner Saddam Hussein pour ses crimes (violation des droits de l’homme), punir l’Irak pour les 16 résolutions des Nations unies qu’elle n’a pas respectées et le non respect du programme « pétrole contre nourriture 2». Promouvoir la démocratie et les droits de la femme dans le monde musulman.

Écarter une menace qui pèse sur le monde, due aux capacités qu’a Saddam Hussein à mener une guerre ; neutraliser les armes de destruction massive (biologique, chimique et nucléaire) ainsi que les missiles à longue portée et les autres armements, frapper des cibles militaires sélectionnées, rendre au Koweït des biens (œuvres d’art, matériel militaire) et des prisonniers de guerre, qui ont été dérobés lors de la première guerre du Golfe.

En décembre 2008, le président Georges Bush a reconnu, concernant les armes de destruction massives, que "Le plus grand regret de toute cette présidence consistera dans la défaillance du renseignement en Irak." A la question de savoir si la guerre aurait été lancée s'il avait su que Saddam Hussein ne détenait pas ces armes, le président Bush a répondu : "C'est une question intéressante. Ce serait revenir sur ce qu'on a fait, et c'est une chose que je ne peux pas faire.".

Détruire les poches de soutien au terrorisme situées en Irak, éliminer un allié d’Al-Qaeda qui aide et protège les terroristes, les finance, et qui procure un refuge pour divers groupes terroristes palestiniens, qui met des armes et des bases militaires à la disposition des groupes terroristes iraniens.

Protéger les richesses pétrolières qui seront utiles pour la reconstruction du pays et aussi pour le programme « pétrole contre nourriture », arrêt de l’important marché noir.

Installer un régime démocratique qui servira les intérêts américains et qui de plus serait une menace pour plusieurs régimes islamiques voisins de l’Irak. Suite aux menaces terroristes, qui se sont exprimées avec les attentats du World Trade Center, et le déclenchement de la guerre contre le terrorisme (Irak et Afghanistan), cela a permis à l’administration Bush de devenir un rempart contre le terrorisme aux yeux de millions d’Américains et a permis le déploiement sans précédent de la puissance militaire américaine et de renforcer l’image de Bush en tant que « patriote » et « défenseur de la nation ». La suppression d'un régime anti-israélien est également un facteur à prendre en compte.

Placer des troupes américaines et des bases en permanence sur le sol irakien pour ainsi avoir un contrôle sur le golfe Persique, montrer au monde que l’armée américaine est toujours la plus puissante et qu’elle peut agir efficacement et rapidement sans se soucier de la communauté internationale, libérer des prisonniers de guerre américains retenus en Irak. L'Iran serait, de plus, pris en "tenaille".

Ce conflit permettrait également à beaucoup d’entreprises américaines proches de l’administration Bush (telles que Halliburton et Bechtel) de profiter du pétrole irakien, prendre le contrôle des puits de pétrole du 2e producteur mondial ; il s'agirait donc d'une raison motivée par les analystes de la géopolitique du pétrole. Le secteur de l'armement aurait également l'occasion "d'écouler les stocks" et de restimuler la production par une augmentation des "besoins". Beaucoup d'argent pourrait ainsi être réinjecté dans l'économie américaine, plus spécifiquement dans le secteur de l'armement et des hydrocarbures, très proches des Républicains .

Lutter contre les extrémistes radicaux musulmans qui soutiennent le terrorisme et la « résistance ». Il faut, selon George W. Bush, rétablir par la force si nécessaire, les valeurs essentielles de la liberté dans le monde. « La liberté au monde est un don de Dieu à tous les hommes de la terre ». Pour cette raison, l’Amérique, a le devoir de libérer les peuples car elle joue le rôle de phare de la liberté dans le monde, et la responsabilité de promouvoir la liberté .

Étant donné le fait que la France, la Russie et la Chine menaçaient d'utiliser leur droit de veto pour empêcher une approbation à l'ONU de la guerre contre l'Irak, et la forte probabilité qu'une majorité du Conseil de sécurité refuse de suivre les États-Unis et le Royaume-Uni, ces derniers ont décidé d'attaquer l'Irak sans l'aval de l'ONU. Comme après la guerre du Kosovo, elle aussi illégale à ses débuts, en 1999, la guerre en Irak a été légalisée a posteriori et de facto par les résolutions suivant la guerre et organisant l'occupation du pays. Les anciens secrétaires généraux des Nations unies Kofi Annan et Boutros Boutros-Ghali ainsi que plusieurs gouvernements ont qualifié la guerre d'illégale.

Engagement de forces armées lors de l'offensive initiale : États-Unis, Royaume-Uni et Australie.

Pays ayant un rôle actif et significatif dans le soutien logistique, politique et armé : l'Australie, la Bulgarie, la Corée du Sud, le Danemark, l'Espagne jusqu'en mars 2004 (retrait des troupes suite aux élections législatives), les États-Unis, la Hongrie, l'Italie, le Japon, la Lituanie, les Pays-Bas, les Philippines, jusqu'en juillet 2004 (désengagement suite à l'exécution d'un otage philippin), la Pologne (fin d'engagement officielle le 4/10/2008), le Portugal, la Roumanie, le Royaume-Uni, la République tchèque, la Slovaquie, la Turquie, l'Ukraine.

En mars 2003, les 49 pays de la coalition cités par la Maison Blanche sont : l'Afghanistan, l'Albanie, l'Angola, l'Australie, l'Azerbaïdjan, la Bulgarie, Colombie, la Corée du Sud, le Costa Rica, le Danemark, la République dominicaine, le Salvador, l'Érythrée, Espagne, l'Estonie, les États-Unis, l'Éthiopie, la Géorgie, le Honduras, la Hongrie, l'Italie, l'Islande, le Japon, le Koweït, Lituanie, la République de Macédoine, les Îles Marshall, la Micronésie, la Mongolie, le Nicaragua, l'Ouganda, l'Ouzbékistan, les Palaos, Panama, les Philippines, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, le Rwanda, Singapour, la Slovaquie, la République tchèque, le Royaume-Uni, les Tonga, la Turquie, l'Ukraine.

Le cas espagnol : Alors que le premier ministre espagnol José María Aznar (Partido Popular, droite espagnole) avait dans un premier temps engagé l'Espagne dans le conflit, les élections législatives espagnoles de 2004 lui ont fait perdre la majorité, au profit du PSOE de Jose Luis Zapatero, qui prit la décision, conformément à son programme, de retirer les troupes espagnoles d'Irak. Quelques jours avant les élections, un attentat attribué à Al Qaida avait frappé Madrid. Jose Maria Aznar avait alors accusé l'organisation basque ETA d'être à l'origine des attentats, ce qui s'est révélé inexact. Cette erreur a fait perdre toute crédibilité au premier ministre, ce qui aurait, selon certains, entraîné la victoire de Jose Luis Zapatero.

L'engagement australien : Lors de l'invasion de l'Irak en mars 2003, l'Australie menée par le conservateur John Howard lance l'opération Bastille, en envoyant environ 2 000 hommes, trois navires de guerre et une quinzaine d'avions de chasse. Pendant la campagne électorale de l'automne 2004, l'opposition travailliste avait promis de ramener les soldats australiens au pays. La victoire du parti de John Howard aux élections législatives (octobre 2004), allié de George W. Bush, devrait prolonger le soutien à l’opération américaine en Irak (environ 850 Australiens sur place).

En novembre 2006, les forces non-américaines, représentent environ 10 % des effectifs.

Outre le Royaume-Uni, les nations ayant des forces en Irak sont - dans l'ordre décroissant des effectifs - : la Corée du Sud, l'Australie, la Pologne, la Roumanie, le Danemark, le Salvador, la Géorgie, l'Azerbaïdjan, la Bulgarie, la Lettonie, l'Albanie, la Slovaquie, la République tchèque, la Mongolie, la Lituanie, l'Arménie, la Bosnie-Herzégovine, l'Estonie, la Macédoine, le Kazakhstan et la Moldavie soit plus de 14 000 militaires.

Des nations comme le Japon ont retiré leurs forces terrestres mais contribuent à la logistique de l'opération.

Dans un très grand nombre de pays, d'importantes manifestations ont rassemblé la population voulant montrer son refus de l'intervention américano-britannique. Le mouvement a été particulièrement intense en Europe, où, selon les sondages, entre 70 et 90 % de la population était opposée à cette guerre. À Londres et à Barcelone et Madrid particulièrement, les importantes manifestations ont démontré la rupture entre les décisions des deux gouvernements, qui soutenaient la guerre, et la volonté des citoyens, qui étaient massivement contre.

Le 19 mars 2003 à 21h37 soit quelques heures après la fin de l'ultimatum de 48h du président américain George W. Bush qui demandait au président irakien Saddam Hussein ainsi qu'à ses fils Oudaï et Qusay de quitter l'Irak, les États-Unis ont lancé des missiles sur Bagdad. L'Irak a répliqué en envoyant, à partir d'une vedette rapide de fabrication soviétique , dissimulée dans le littoral, 6 missiles "mer-mer", volant au raz des vagues et, par suite, très difficiles à intercepter mais dont le système de guidage est inopérant sur un objectif terrestre , tirées sur le Koweït, qui n'ont fait ni victimes ni dégâts, puisqu'ils ont été interceptés par les systèmes antimissiles Patriot , ou ont atteint des zones inhabitées .

La stratégie de la coalition a consisté, d'abord, en des bombardements ciblés et répétés de la capitale irakienne et autres villes importantes, visant à la fois à terroriser les Irakiens, l'espoir de la coalition étant de voir des désertions massives dans l'armée irakienne ou un soulèvement de la population irakienne, et à détruire les systèmes de défenses du pays. Les bâtiments les plus bombardés furent les palais présidentiels (très photogéniques pour les médias occidentaux) et les édifices du parti Baas, ainsi que les casernements que les forces armées irakiennes avaient évacuées plusieurs semaines auparavant, et les systèmes fixes de communications irakiens utilisées en temps de paix . Les forces armées irakiennes étant bien mieux camouflées qu'en 1991 , et les forces de la Coalitions n'ayant réussi à identifier pratiquement aucun objectif militaire utile à détruire , les forces de la Coalition passèrent à l'offensive terrestre en même temps que débutaient les bombardements aériens.

Parallèlement aux bombardements aériens, 3 divisions de l'US Army, la 1ère Force expéditionnaire de Marines américaine de l'US Marine Corps et la 1ère Division blindée britannique de la British Army, comptant 100 000 hommes de troupe et des milliers de blindés sous le commandement de l'United States Central Command stationnés au Koweït, sont entrés dans le pays essentiellement par la frontière sud et ont affronté 3 des 17 "divisions" de l'Armée régulière irakienne (chaque "division" irakienne étant d'une force militaire équivalente à un Régiment de la Coalition, soit à un Régiment renforcé de Cavalerie légère blindé en combat rapproché , soit à un Régiment mécanisé en combat rapproché , soit à un Régiment d'infanterie légère) et 4 des 6 "divisions" de la Garde Républicaine (chaque "division" de la Garde étant d'une force militaire équivalente à une Brigade de la Coalition : au total, 3 Brigades blindées en combat rapproché et 1 Brigade d'infanterie motorisée) ; les diverses milices, tels les fedayins de Saddam, essentiellement chargées d'assurer la garde statique de points sensibles, n'ont pratiquement pas eu l'occasion de combattre.

Des combats ont été menés pendant plusieurs jours dans les villes d'Umm Qasr et de Nassiriya, pendant près de deux semaines à Bassorah, la résistance des Irakiens, combattant exclusivement en milieu urbain ou semi urbain, étant plus forte que ce que l'état-major de la Coalition ne l'avait escompté. En particulier, des commandos irakiens (ou des forces spéciales irakiennes) tinrent des quartiers d'Umm Qasr pendant presqu'une semaine , et les forces de l'armée régulière irakienne (composée d'officiers de carrière en majorité sunnites et de militaires du rang, appelés pour la plupart, en majotité chiites) de Bassorah, équivalentes au total à un Régiment renforcé de Cavalerie légère blindée (6e "division" blindée irakienne) et à un Régiment mécanisé (51e "division" mécanisée irakienne) de la Coalition, "fixèrent" la 1ère Division blindée britannique (flancgardée sur sa droite par une Brigade d'élite britannique des Royal Marines débarquée à Faw, et disposant de l'appui aérien de la Coalition) dans les faubourgs de cette ville pendant toute la durée du déplacement des forces américaines vers Bagdad , et empêchèrent ainsi cette division blindée britannique de participer à l'offensive sur Bagdad au coté des forces américaines, comme cela était très probablement initialement prévu ; une fois leur mission accomplie, les forces irakiennes de Bassorah ne se rendirent pas, mais "s'évaporèrent" , alors qu'elles avaient certainement la possibilité de tenir encore plus longtemps... De même, une force de l'armée régulière irakienne de Nassiriya, infanterie légère (11e "division" irakienne d'infanterie, appuyée par un petit nombre de mortiers, ne disposant ni de blindé ni d'appui aérien) du volume d'un Régiment d'infanterie de la Coalition , s'opposa avec succès à Nassirya, pendant près de trois jours, au franchissement à cet endroit de l'Euphrate par une Brigade de l'US Marine Corps disposant pourtant de moyens très supérieurs en termes de qualité. L'infanterie mécanisée américaine, fortement blindée, avec ses chars lourds de combat Abrams, ses VCI Bradley, accompagnée d'une très puissante artillerie lourde (automoteurs M109 Paladin et lance-roquettes multiples M270 ) et disposant d'une suprématie aérienne totale, a ensuite contourné les villes dans leur marche vers Bagdad. L'objectif était d'atteindre le plus rapidement possible le point central du régime, en espérant qu'une chute de la capitale entraînerait la reddition des foyers de résistance partout ailleurs.

En parallèle, dans la région du Kurdistan, la Coalition avait initialement prévue qu'une Division d’infanterie mécanisée de l'US Army venue de la province de Mardin en Turquie, Division assez légère mais la plus moderne de toute l'armée américaine au point de vue de son informatisation (et encore en cours d'expérimentation...), "fixe" dans cette région, avant l'invasion, une partie importante de l'armée irakienne, cette Division ayant pour mission, soit de "menacer" Bagdad dans l'hypothèse où l'armée régulière irakienne se trouvant au Kurdistan se serait rendue, soit de "fixer" pendant toute la durée de l'invasion, et jusqu'à la chute de Bagdad, une partie importante de l'armée irakienne dans cette région, les forces kurdes du PDK et du UPK devant dans le même temps "menacer" Mossoul et Kirkouk. Cette division n'est finalement pas autorisés à débarquer en Turquie et, devant rejoindre le Koweït par bateau, arrivera après la fin des combats.

Face à cette menace, les Irakiens avaient massé à l'ouest de Bagdad 11 "divisions" de l'armée régulière irakienne et 2 "divisions" de la Garde Républicaine : en première ligne, face à la frontière avec la Turquie, les forces irakiennes étaient équivalentes à 2 Brigades d'infanterie motorisée de la coalition, auxquelles il faut ajouter des groupes paramilitaires dans Mossoul et Kirkouk ; en seconde ligne, des forces équivalentes à 3 Brigades la la Coalition se trouvaient sur chacun des trois axes routiers menant du Kurdistan à Bagdad. Les forces en présence étaient relativement équilibrées, voire même légèrement à l'avantage des défenseurs irakiens, bien que la suprématie aérienne de la Coalition lui donnait certainement en réalité l'avantage ; néanmoins, au cas où l'armée régulière irakienne aurait décidé de combattre, il est peu probable que cette Grande Unité américaine, "expérimentale" et dont tous les équipements n'étaient pas encore opérationnels, aurait réellement cherché à l'affronter et à la "réduire", par soucis de limiter ses pertes en vies humaines. Finalement, moins d'un mois avant la date de l'invasion, la Turquie n'autorisa pas les forces terrestres américaines à opérer depuis son territoire ; néanmoins, compte tenu de la faiblesse de la logistique irakienne, la plus grande partie de l'armée irakienne du Kurdistan fut forcée de demeurer sur place, à l'exception de quelques unités de la Garde Républicaine qui furent envoyées en renfort des unités de la Garde qui assuraient la défense de Bagdad. En remplacement de cette Division d'infanterie mécanisée, l'armée américaine envoya au Kurdistan une Brigade aéroportée, principalement destinée à empêcher une intervention de l'armée turque dans cette région et à contrôler l'action des forces kurdes du PDK et du UPK ; cette Brigade, en conformité avec une tactique que l'armée américaine avait déjà utilisée en Afghanistan, se contenta de "suivre" et "d'appuyer" si nécessaire les forces kurdes, "sécurisant" par exemple les ponts, forces kurdes qui avaient maintenant pour objectif la prise des villes de Mossoul et de Kirkouk. Les forces de l'armée régulière irakienne n'opposèrent pratiquement aucune résistance aux forces kurdes, ayant probablement eu pour consigne (pour motiver ses soldats dans une guerre qui se voulait être une "guerre de défense nationale" et non pas une guerre de défense du régime ou une guerre civile) de ne combattre que les forces "étrangères", les Kurdes étant alors considérés par les irakiens comme des irakiens, et les villes de Mossoul et de Kirkouk furent pratiquement prises sans combat, après que les forces de l'armée régulières irakienne se soient (tout comme les autres forces de l'armée irakienne, qui ne se rendirent jamais, à l'exception, à la fin des hostilités, des Généraux commnandant des Régions militaires) "évaporées"...

Dans les mois qui avaient précédé l'invasion, les forces de la Coalition avaient fait courir le bruit d'une possible vaste opération aéroportée qui, depuis le désert irakien situé près de la frontière jordanienne aurait, aurait pu conduire une offensive sur Bagdad en passant par Falloujah ; en réalité, cette opération, demandant des moyens très importants, en particulier au niveau de la Logistique, et très risquée si les irakiens avaient décidé de mettre en place des troupes sur les aérodromes qui auraient dû dans ce cas être utilisés par les forces de la Coalition, ne semble jamais avoir été réellement planifié, et les irakiens ne semblent pas y avoir réellement cru ; ils placèrent néanmoins quelques troupes à Falloujah, ville qui pouvait, de toute manière, être menacée par des troupes de l'US Army si celles-ci avaient décidé de se flanc garder sur leur aile gauche lors leur attaque principale sur Bagdad par le Sud. En fait, la Coalition se contenta d'envoyer dans cette région désertique quelques forces spéciales, région uniquement défendue coté irakien par des gardes frontières ; les forces spéciales américaines se contentèrent de progresser vers le nord, afin de contrôler la frontière de l'Irak aves la Syrie et d'empêcher ainsi une fuite éventuelle des dirigeants irakiens en direction de la Syrie, si ceux-ci avaient décidé de faire une telle tentative.

Après seulement 19 jours de déplacement et au prix de quelques combats (depuis le départ du Koweït), l'armée américaine a bousculé facilement au sud et à l'est de Bagdad des unités de la Garde Républicaine (entièrement composée de militaires professionnels, en majorité, ou presque exclusivement, des Sunnites), principalement équipées de chars moyens T-72 Lion de Babylone, de véhicules de transport de troupes (VTT) BTR à roues, de véhicules de combat d'infanterie (VCI) BMP-1 et de VCI BMP-2, ne dépassant jamais un volume équivalent à un Escadron blindé des forces de la Coalition , unités combattant de façon isolées et apparemment très mal commandées au niveau du Commandement de la Garde Républicaine ; le Commandant des opérations (Civil) de la Région militaire centre, incluant en particulier les régions de Bagdad, de Tikrît, de Baqubah et de Kut, défendue par le Garde Républicaine, était Qoussaï Hussein , l'un des deux fils de Saddam Hussein. L'armée américaine a alors pénétré dans Bagdad, menant des attaques contre des bâtiments symboliques du gouvernement irakien, alors que le premier plan du Pentagone aurait prévu de parvenir à 80 km de la capitale après 47 jours. L'armée américaine a pris le contrôle de la capitale avec une série de raids blindés qui ont facilement réduit une faible résistance, mal organisée, de la Garde Républicaine Spéciale chargée de la protection des "Palais Présidentiels", et de divers groupes paramilitaires.

Le régime de Saddam Hussein est tombé dans les jours suivants. Les dernières poches de résistance armée n'ont alors pas tardé à tomber.

Les troupes de la coalition ont ensuite cherché les hauts responsables du gouvernement irakien (réunis symboliquement dans un jeu de cartes). Si certains ont pu être arrêtés rapidement, une partie importante des dignitaires irakiens est plusieurs mois introuvable, en particulier les deux fils de Saddam Hussein, Udaï et Qusaï (tués tous deux le 22 juillet 2003). En février 2005, sur les 55 plus hauts dignitaires de l'ancien régime, seuls 11 étaient encore en fuite.

Saddam Hussein a quant à lui été arrêté dans une cave par l'armée américaine à Tikrit dans la nuit du 13 au 14 décembre 2003, avec l'aide des Kurdes. Il fut pendu le 30 décembre 2006 au matin après avoir été jugé par le Tribunal spécial irakien (voir Irak).

Une des grandes première de cette guerre a été sa très grande médiatisation. Certains journalistes étaient présents aux premières lignes, intégrés ou aux côtés des troupes de la Coalition, ou dans des zones potentiellement dangereuses. De plus, bon nombre de soldats équipent leurs véhicules ou leurs casques de petite webcam. Des images du front étaient diffusées vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Seuls les journalistes embarqués avaient directement accès au front : leur neutralité a été mise en cause pour des raisons psychologiques. De plus, les armements modernes permettant des attaques distantes ne permettaient pas de voir les combats. Ainsi, malgré une forte médiatisation, les « dommages collatéraux » ne sont pas bien évalués.

Une partie importante de la presse internationale était rassemblée au plein cœur de Bagdad, dans l'hôtel Palestine, qui fut d'ailleurs l'objet de certains tirs américains. Plusieurs journalistes ont d'ailleurs été tués par les forces américaines pendant le conflit.

Par exemple, la libération médiatisée d'une militaire (Jessica Lynch) d'un hôpital irakien, où elle était soignée après sa capture lors d'une embuscade, filmée par des caméras à vision nocturne est également sujet à caution. Plusieurs témoins parlent d'une mise en scène avec tirs à blanc (voir lien en bas de page). Plusieurs Irakiens avaient indiqué aux forces de la coalition où elle se trouvait et comment la libérer. La mission de secours des forces spéciales était donc des plus classiques, car bien peu de geôliers ont répliqué. Jessica Lynch a écrit un livre qui résume les événements dont elle se rappelle, ses souffrances et toute la médiatisation que sa libération a causées. Dans son livre elle explique que bon nombre d'Américains la considéraient comme un héros de guerre. D'autres, au contraire la considèrent plus comme une sorte d'imposteur. Ces gens n'hésitent pas à remettre en cause les moyens qui ont servi à sa libération. En effet, ce sont des forces spéciales qui sont intervenues, en grand nombre et suréquipées, alors que les témoins et les sources qui avaient indiqué l'hôpital où elle était soignée avaient précisé qu’il n'y avait pas de risque majeur.

Une autre conséquence de la médiatisation, cette fois-ci néfaste pout les États-Unis, est le bruit qui a couru et qui s'est confirmé à propos des tortures dans les prisons d'Abu Ghraib. De nombreuses photos ont circulé sur ces tortures, la majorité vraies, d'autres truquées par la presse, ont permis de faire passer devant la cour martiale les soldats responsables.

La fin de l'opération de guerre conventionnelle fut savamment orchestrée lors d'un discours du président prononcé le 1er mai 2003 sur le pont d'un porte-avions nucléaire sur lequel on pouvait lire la bannière Mission accomplie ; le président américain le prononça sur un ton victorieux après avoir atterri d'un Lockheed S-3 Viking.

Richard Butler, diplomate australien et chef de la United Nations Special Commission (UNSCOM) chargé des recherches sur le sujet après la guerre du Golfe, dont certains affirmeraient qu'il aurait été à l'origine, ou couvert, la communication au Pentagone du contenu militaire (plans détaillés de l'intérieur des installations industrielles inspectées en Irak par les inspecteurs en désarmement de l'UNSCOM, ayant permis la programmation des bombes aériennes GPS utilisées pour la destruction de ces installations en 1998 et en 2003 ) des rapports d'inspection qui étaient exclusivement destinés à l'ONU, a publié un livre en 2000, intitulé The Greatest Threat: Iraq, Weapons of Mass Destruction, and the Crisis of Global Security (ISBN 1-58648-039-1). (« La plus grande des menaces : les ADM de l'Irak et la crise pour la sécurité globale »). Dans ces pages, il explique que les inspecteurs ont découvert en 1998 que l'Irak produisait du gaz VX. L'Irak avait démenti, puis admis en avoir produit seulement 200 litres, puis 3900 litres mais sans toutefois être en mesure de les utiliser comme armes.

En 2002, les inspecteurs de l'ONU ont résumé ce qu'ils avaient trouvé en Irak, dans un rapport écrit par l'analyste Kenneth Katzman. Entre 1991 et 1994, les inspecteurs ont découvert quarante laboratoires secrets de recherche nucléaire ainsi que trois programmes clandestins d'enrichissement d'uranium.

Hans Blix, dont la moralité n'a jamais été mise en cause par personne, le 27 janvier 2003, a affirmé dans son rapport que les inspecteurs de l'ONU avaient découvert, fin 2002, que l'Irak de Saddam Hussein produisait du gaz VX ainsi qu'un gaz proche du gaz moutarde, le thiodiglycol ainsi que des missiles balistiques tactiques.

Une catégorie de ces missiles sont des missiles Al Samud (Résistance en arabe, missile balistique tactique "Short Range Ballistic Missile" (SRBM) "sol-sol" dérivé du missile "sol-air" soviétique SA-2 Guideline, conçu, mis au point et fabriqué par les Irakiens), lancés à partir de plates-formes de lancement mobiles réalisées en Irak, missiles qui avaient été développés en toute légalité par l'Irak sous le contrôle des inspecteurs de l'UNSCOM à partir de 1994, qui estimaient en 1998 que sa portée réelle était de 149 km , en conformité avec la Résolution 687 de l'ONU qui fixait à 150 Km la portée maximale des missiles que pouvait détenir, fabriquer ou développer l'Irak, mais dont les structures semblent avoir été allégées après 1998, ce qui aurait donné aux modèles de production une portée pouvant atteindre 160 km ou 190 km selon les versions .

Une dizaine ont été détruits devant les médias quelques semaines avant l'invasion. Une douzaine ont était capturé le 21 juillet 2003 par les forces américaines.

Une version du FROG-7, le Ababil-100/Al Fatah, d'une portée maximale déclaré par l'Irak de 161 km, à était construit à environ 95 exemplaires entre 2001 et 2003 . Ils ont étaient utilisé durant l'invasion contre le Koweït, sans pertes, et contre le quartier-général de la 2e brigade de la 3e division d'infanterie des États-Unis le 7 avril 2003 tuant 3 soldats, 2 journalistes, blessant 14 autres militaires et détruisant 22 véhicules .

Actuellement, aux États-Unis et au Royaume-Uni, plusieurs enquêtes sont en cours afin de déterminer les responsabilités dans le dévoilement de fausses informations, tels les rapports d'avant-guerre exagérés sur la présence d'armes de destruction massive en Irak, raison qu'avaient invoquée les États-Unis et le Royaume-Uni pour justifier leur intervention armée. La CIA est mise en cause. Des équipes de la CIA ont été envoyées en Irak pour trouver des preuves, après plus de deux mois de recherches infructueuses.

Différentes commissions s'ouvrent courant juillet 2003, au Royaume-Uni et aux États-Unis, à propos des faux documents confirmant la présence d'armes de destruction massive soumis par ces gouvernements à leur population.

Le 22 janvier 2004, Dick Cheney, vice-président américain, réaffirme que le régime de Saddam Hussein était lié au réseau terroriste Al-Qaida. Il maintient également que l'Irak poursuivait des programmes de développement d'armes de destruction massive, bien qu'aucune preuves n'ait été découverte après plus de 6 mois de présence sur le territoire irakien par l'armée américaine et ses alliés .

Le 23 janvier 2004, David Kay, chargé de la recherche d'armes de destruction massive en Irak par le gouvernement des États-Unis, démissionne et proclame qu'il n'y a pas eu production d'armes de destruction massive depuis la fin de la première Guerre du Golfe - tout en ne condamnant pas l'intervention militaire. George Tenet, directeur de la CIA, nomme un remplaçant, Charles Duelfer. Colin Powell confirme finalement qu'il y a peu de chances qu'il y ait eu des armes de destruction massive en Irak. Peu avant cette démission, le premier ministre britannique Tony Blair se réaffirmait convaincu de la présence d'ADM en Irak devant des journalistes.

Le 6 octobre 2004, Charles Duelfer rend un rapport public dans lequel il affirme que le régime de Saddam Hussein ne possédait pas d'armes de destruction massive et n'en avait pas fabriqué depuis 1991, et surtout qu'il ne disposait pas non plus de la capacité d'en produire, comme les inspecteurs de l'ONU sur place en avaient acquis la certitude . Le rapport crée un scandale international en mentionnant le nom de personnalités soupçonnées d'avoir bénéficié de fonds occultes de la part du régime de Saddam Hussein, notamment l'homme politique français Charles Pasqua.

Le 12 janvier 2005, le porte-parole de la Maison Blanche, Scott McClellan, annonce la fin de la mission américaine de recherche d'armes de destruction massive en Irak, sans avoir trouvé trace d'armes prohibées.

Le chef inspecteur de la mission ISG, Charles Duelfer, témoigne que « l'on ne peut pas écarter la possibilité que les ADM aient été transférées en Syrie. » Il cite « un nombre important de preuves crédibles ».

L'ISG affirme dans son rapport que parmi les ADM recherchées, figureraient quatre-vingt tonnes de gaz moutarde qui ont disparu des entrepôts irakiens .

Environ 500 munitions chimiques datant d'avant 1991 mais non classés ADM ont été découvertes dans le pays ainsi que plusieurs tonnes de divers produit chimiques .

Le général George Sada, deuxième adjoint des forces aériennes irakiennes sous la présidence de Saddam Hussein, a écrit un livre, Saddam's secrets, dans lequel il explique qu'il a recueilli les témoignages de pilotes de Boeing 747 qui ont utilisé leurs avions pour transporter des ADM en Syrie, en février 2003 . Une colonne de camions a fait également le trajet, avec le matériel le moins lourd. La CIA a effectivement des images satellites montrant des colonnes de camions irakiens traversant la frontière, à la même période .

John Loftus, ancien procureur fédéral des États-Unis, a publié un rapport fin 2007 sur les collusions entre le régime bassiste et les envois d'enveloppes contaminées au bacille du charbon et la présence, selon lui, d'ADM en Irak en 2003.

Une des sources d'informations, Rafid Ahmed Alwan, ingénieur chimiste irakien, qui a fait défection en Allemagne en 1999 et a été interrogé par le BND a fourni de faux renseignements accréditant l'existence d'un programme d'armement chimique. Cela fut révélé au grand public en 2007.

Après leur victoire, les troupes de la coalition ont cherché à stabiliser la situation en Irak en installant un gouvernement militaire provisoire, l'autorité provisoire de la coalition. Néanmoins, la population est massivement hostile aux troupes de la coalition et des conflits surviennent. En outre, la majorité des villes se trouvent dans une situation difficile : pillages, affrontements, règlements de compte…

En avril 2003, l'ancien chef du Commandement central américain, le général Tommy Franks, décide de suspendre la peine de mort en Irak.

Le 22 mai 2003, la résolution 1483 voté par le conseil de sécurité des Nations-Unis demande aux puissances occupantes de travailler à la formation d'une administration provisoire « jusqu'à ce qu'un gouvernement internationalement reconnu et représentatif puisse être établi par le peuple irakien ». Le 23 mai 2003, l'administrateur américain en Irak, Paul Bremer, a annoncé la dissolution de l'armée irakienne et d'autres organismes de sécurité de Saddam Hussein, ce qui sera considéré par la suite comme l'une des plus graves erreurs de celui-ci. Le 31 mai 2003, les États-Unis annoncent qu'ils occuperaient militairement l'Irak plus longtemps que ce qui avait été annoncé auparavant.

Au cours du mois de juin 2003, l'armée américaine, qui subit de nombreuses attaques de la part de la rébellion civile irakienne et de groupes terroristes, lance une opération nommée Scorpion du désert, essayant de prendre le contrôle du pays. Les États-Unis demandent à la population civile de leur livrer quelque 5 millions d'armes qui leur auraient été confiées par le régime de Saddam Hussein et les menacent d'emprisonnement dans le cas d'un refus. Seules quelques milliers d'armes leur sont livrées. Le 17 juin 2003, un groupe jusqu'alors inconnu, les Brigades de résistance irakiennes, revendique les attaques contre l'armée d'occupation américaine. Ce groupe se déclare indépendant de l'ancien président Saddam Hussein, non islamiste, et affirme être un « groupe de jeunes Irakiens et d'Arabes qui croient en l'unité, en la liberté et en l'arabité de l'Irak ». Par la suite, de nombreux groupes de rébellion apparaissent. On pense qu'ils recrutent de nombreux partisans chez les membres des anciennes forces militaires et paramilitaires du régime baassiste, les États-Unis ayant été longs à envisager de les recruter afin de maintenir l'ordre.

Courant juillet 2003, les États-Unis demandent à plusieurs pays et à l'ONU de les aider dans le contrôle du pays par l'envoi de troupes armées, mais ces derniers refusent, ne voulant pas cautionner l'invasion jugée illégale de l'Irak.

Le 25 juillet 2003, Moqtada al-Sadr, dignitaire chiite considéré comme influent, demande à Najaf, le retrait des forces d'occupation américaines, devant une foule de cent mille fidèles.

Le 19 août 2003, un attentat au camion piégé détruit le siège des Nations unies à Bagdad faisant 22 morts dont le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Irak, le Brésilien Sergio Vieira de Mello. Cette attaque marque le début d'un cycle de violences continue dans le pays.

Le 14 décembre 2003, Saddam Hussein, est arrêté par l'armée américaine. On le voit fatigué, avec une longue barbe. Il est transféré dans un endroit tenu secret pour des interrogatoires. Mais son arrestation, bien qu'étant un succès pour les forces des États-Unis, ne décourage pas la rébellion armée.

Fin janvier 2004 en Irak, des attentats quasi quotidiens frappent toujours les forces militaires d'occupation et les civils travaillant pour eux.

Courant janvier et février 2004, les attaques aux engins piégés des points de recrutement de la police et de l'armée irakienne se multiplient. Certains analystes pensent que des rebelles veulent ainsi empêcher toute aide aux forces d'occupation étrangère de la part de leurs concitoyens.

Le 15 février 2004, un ensemble de pays voisins de l'Irak (Syrie, Iran, Koweït, Arabie saoudite, Jordanie, Égypte et Turquie), après une réunion à Koweït, demandent solennellement, le retrait de la coalition des forces d'occupation et l'aide de l'ONU, pour rendre le pays à ses habitants.

En mars 2004, première bataille de Falloujah, baptisée Operation Vigilant Resolve : 2 000 Marines et deux bataillons de la nouvelle armée irakienne conquièrent les deux tiers de la ville et tuent 184 insurgées et 616 civils (nombre de blessés inconnu), pour 27 morts du coté de l'armée américaine. Selon des renseignements recueillis pas l'Armée française, les deux bataillons irakiens qui participent à cette opération "s'évanouissent" au premier accrochage, et ne participent pas à l'opération. Après 3 semaines de combats, les USA renoncent, officiellement devant les pertes civiles.

Le 8 juin 2004, après d'âpres discussions, une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU est adoptée sur les conditions du transfert de souveraineté à l'Irak, prévue le 30 juin. Le gouvernement intérimaire doit préparer des élections, prévues début 2005. La résolution stipule qu'il pourra demander le départ de la coalition, mais celle-ci peut toujours intervenir à chaque fois qu'elle l'estime nécessaire.

Le 28 juin 2004, Paul Bremer, administrateur d'occupation, transmet la souveraineté au gouvernement intérimaire irakien, deux jours avant la date prévue, afin d'éviter les attentats. Le gouvernement intérimaire obtient le contrôle économique du pétrole, mais pas celui des dix-huit milliards de dollars d'aide américaine.

Du 6 novembre au 29 novembre 2004 (officiellement), seconde bataille de Falloujah, baptisée Operation Phantom Fury (Operation Al-Fajr pour les irakiens) : 10 à 15 000 hommes du IIIe corps américain répartis en 6 bataillons, et 2 000 hommes de la nouvelle armée irakienne, y participent. La bataille débute par des bombardements aériens et d’artillerie, après un bouclage de la ville par la coalition. Des caches d’armes, des bunkers et des réseaux de tunnels sont découverts. Cette fois, les unités irakiennes sont en deuxième échelon, elles aident à s'emparer de points critiques comme les mosquées et, surtout, à occuper les territoires conquis. Malgré ce retrait, le comportement des soldats irakiens ne se serait amélioré que très lentement, et les jugements portés par les Marines sur leurs alliés à Falloujah en novembre restent très sévères. Au 15 novembre, il reste quelques centaines de d'insurgés bien équipés. L’essentiel des combats porte alors sur la réduction des poches de résistance. Au 15 décembre, l’armée des États-Unis lutte toujours pour réduire les dernières poches de résistance, dont elle estime les effectifs à 200 hommes environ. Ceux-ci auraient encore eu 45 morts entre le 11 et le 14 décembre. Une grande partie des insurgés parvient finalement à s’échapper et se dispersent dans l’ouest irakien. D’autres seraient revenus quelques semaines après la fin de la bataille . Les chiffres officiels font état de 470 morts et 1 200 blessés, parmi lesquels 243 femmes et 200 enfants, mais plus de 1350 morts (sans distinction subtile entre "insurgés" et "civils") et/ou de 4000 à 6000 civils tués selon d'autres sources (nombre de blessés inconnu), et 106 morts du coté de la coalition, au 23 décembre 2004.

Le 25 mai 2006, George W. Bush et Tony Blair reconnaissent leurs erreurs en Irak. Le président américain a notamment déclaré que ses propos avaient «envoyé de mauvais signaux», que «les choses ne se sont pas déroulées comme nous l'avions espéré» et que «la plus grosse erreur, du moins en ce qui concerne l'implication de notre pays, c'est Abou Ghraïb».

L'attaque terroriste la plus meurtrière depuis le début de la guerre survient le 14 août 2007 provoquant 572 morts et 1562 blessés. Peu de temps après, Bush reconnaît, le 15 septembre 2007, que l'engagement politique, économique et militaire des États-Unis en Irak devra se poursuivre après sa présidence .

En novembre 2008, les gouvernements irakien et américain ont signé un pacte bilatéral incluant le Status of forces agreement (SOFA) qui fixe à la fin 2011 le terme de la présence militaire des États-Unis. A partir de la mi-2009, les forces américaines ne patrouilleront plus dans les rues . Ce texte, qui comprend trente articles, a été adopté jeudi 27 novembre 2008 au Parlement Irakien par 149 députés sur 198 présents, 35 ayant voté contre et 14 députés se sont abstenus .

Dès mai 2004, le monde entier apprend avec horreur la décapitation de Nick Berg, prenant conscience de la détermination des preneurs d'otages d'Irak à appliquer leurs menaces. Des experts de la CIA américaine affirmeront reconnaître la voix de Zarkaoui dans le bourreau, pourtant la qualité de la vidéo de l'exécution est mauvaise, et Zarkaoui est censé porter une jambe de bois à la suite d'un accident, selon ces mêmes experts, ce qui n'est pas le cas sur la vidéo. Celle-ci sera ensuite diffusée sur Internet.

Durant l’été 2004, les enlèvements se multiplient en Irak, créant un climat d’insécurité pour tous, ressortissants des pays membres de la coalition ou non. Les ravisseurs appartiennent à la guérilla (mouqawama, la « résistance » irakienne) menée par d’anciens baasistes des services de Saddam Hussein, des djihadistes étrangers, des islamistes et des salafistes.

Le 20 août 2004, deux journalistes français, Christian Chesnot et Georges Malbrunot, sont enlevés au sud de Bagdad par un groupe inconnu, l’Armée islamique en Irak. Une campagne internationale réclame leur libération : les représentants des musulmans de France, le comité des oulémas musulmans (sunnites) et Yasser Arafat demandent la libération des deux journalistes français. Une manifestation de soutien a lieu le 30 août à Paris. Des dizaines de personnes manifestent le 15 septembre 2004 dans les rues de la capitale irakienne pour exiger la libération des deux otages français. Les ravisseurs réclament l’abrogation de la loi sur les signes religieux à l'école qualifiée d’« injustice et d'agression contre l'islam et la liberté personnelle dans le pays de la liberté présumée ». Le groupe revendique l'assassinat de plusieurs otages, notamment celui du journaliste italien Enzo Baldoni, et a même obtenu le retrait d'Irak des troupes philippines en échange de la libération d'un camionneur. L’organisation publie un communiqué sur Internet le 14 septembre 2004, qui reproche à la France d’être l’ennemie des musulmans; d’être intervenue en Algérie au moment des élections de 1992; d’opprimer les musulmans en Afrique; de soutenir Israël; de s'opposer au voile islamique; et enfin d’avoir affamé le peuple irakien avec l’embargo des années 1990.

Le 15 septembre 2004, l'armée américaine relâche 275 détenus de la prison d'Abou Ghraib.

La guérilla ne désarmant pas, les troupes de la coalition entament des opérations dont l'envergure est de plus en plus grande. Au mois d'août 2004, la ville sainte de Najaf est l'enjeu d'un siège et de combats urbains, dont l'épicentre est le mausolée d'Ali, et les trésors (livres rares, bijoux, objets d'orfèvrerie, pierreries) qu'il renferme. Les clefs du trésor qui étaient en effet détenues par la famille Al-Rufaïe depuis plusieurs siècles auraient été subtilisées par Moqtada al-Sadr, dont les milices luttèrent contre les forces de la coalition autour du mausolée.

Les succès de la guérilla sont visibles dans les quantités de pétrole exportées avec la baisse provisoire de la quantité de pétrole exporté, ceux ci ayant retrouvé leur niveau d'avant 2003 en 2007. En janvier 2006 est créé le Conseil consultatif des Moudjahidines en Irak réunissant plusieurs groupes à Al Queda.

En plus des opérations terrestres, l'aviation intervient ponctuellement, 285 bombes et missiles largués en 2004, 404 en 2005, 229 en 2006, 237 du 1er janvier au 15 mai 2007 .

Des experts militaires ont estimé en décembre 2007 que la situation militaire et sécuritaire est désormais maîtrisée depuis l'arrivée de renforts en cours d'année et la définition d'une nouvelle stratégie mais restent extrêmement circonspects sur l'évolution politique de l'Irak .

Aux opérations de recherches et destructions s'ajoute celles voulant s'assurer la retour à la vie civile des insurgés comme l'Opération Restore Peace III.

On assiste depuis 2003 à diverses opérations consistant à sécurisé l'arsenal datant d'avant la guerre et les installations nucléaires et chimiques Irakiennes. Par exemple, en 2008, 550 tonnes de yellowcake ont quitté le pays à destination de Montréal .

Cependant, la majorité des médias occidentaux utilisent aujourd'hui l'expression "guerre civile" pour désigner le conflit irakien.

Plusieurs journalistes d'investigation ont révélé en 2005 la mise en place dans le courant de l'année 2004 par les États-Unis d'un programme de contre-guérilla baptisé Opération "Option Salvador".

Son objectif est de terroriser les populations accusées de soutenir la rébellion sunnite. Elle vise à former des milices irakiennes chiites, surnommées "death squads" (escadrons de la mort), afin d'accomplir ces missions.

La formation de ces troupes, supervisée par James Steele, responsable de la formation de composantes similaires durant la guerre civile du Salvador dans les années 1980, est fortement corrélée dans le temps avec l'apparition de cadavres sunnites menottés et tués d'une balle dans la tête.

Cela en fait la guerre la plus meurtrière pour les États-Unis depuis la guerre du Viêt Nam. En moyenne depuis mars 2003, 2,1 soldats américains perdent la vie chaque jour sur le terrain irakien (à titre de comparaison : 20 par jour durant la guerre du Viêt Nam, 10 par jour dans les rangs de l'armée française durant la guerre d'Algérie).

Forces en Irak En mi-2006, 135 000 hommes soit 17 brigades dont 6 de la garde nationale des États-Unis sont déployés, seuls 50 000 sont réellement opérationnels dans l'ensemble de l'Irak, le reste s'occupant de la logistique. Ces effectifs sont en novembre 2008 de 150 000 militaires renforcés par 163 000 contractuels privés de 122 SMP dont 49% des employés sont Irakiens, 34% d'entre eux sont originaires de pays tiers et 17% américains , pour lesquels aucun compte officiel des pertes n’est tenu.

Les pertes matérielles sont dues aux faits de guerre et accidents, mais aussi aux conditions d'utilisation (poussière, chaleur). On estime que la maintenance des hélicoptères a représenté, depuis le début des opérations d'Afghanistan en 2001, 2,6 milliard de dollars, et la maintenance globale pour 2006 est évaluée à 20 millions d'heures de travail.

Impacts psychologiques Le même magazine raids, dans son numéro de janvier 2008, aborde la question des conséquences psychiques et psychologiques de ces engagements sur les soldats concernés et notamment les réservistes.

Il s'agit d'une étude relative aux soldats américains engagés dans le conflit irakien entre 2005 et 2006. Elle a été publiée par "The Journal of the American Medical Association" et porte sur 88 235 soldats dont la moitié de réservistes.

Selon l'étude d'une manière plus générale les réservistes sont deux fois plus nombreux à manifester des troubles de stress post-traumatique dans leur ménage ou leur activité professionnelles.

Les anciens combattants Aux États-Unis, 25% des sans abris sont d'anciens militaires.

L'étude souligne que beaucoup de vétérans sont laissés à eux mêmes une fois rendus à la vie civile, il n'y a pas de véritable politique de suivi et d'assistance.

Morts et blessés Il n'existe pas de décompte précis des morts civiles et seules des estimations sont disponibles, basées selon différentes méthodes.

En 2005, le président américain Georges Bush a estimé le nombre de morts à 30 000.

L'Iraq Family Health Survey Study Group, basée sur un échantilonage plus important que l'Iraq Body Count Project, estime le nombre de décès autour de 150 000 décès entre mars 2003 et juin 2006.

En octobre 2006, la revue médicale The Lancet estimait le nombre de décès irakiens imputables à la guerre à 655 000 . Comparant les taux de mortalité dans les foyers de 1982 individus en 2006 (certificats de décès à l'appui) à des chiffres officiels de 2003, l'étude montre que la mortalité aurait doublé pendant la guerre, passant de 5,5 à 13,3 pour mille ; cette étude est néanmoins fortement critiquée par de nombreuses associations et organisations internationales, y compris par l'Iraq Body Count. L'une des critiques porte sur la sur-représentation des grands axes de circulation dans leur échantillonage.

L'institut de sondage britannique Opinion research business a estimé à plus de 1 000 000 le nombre de victimes irakiennes entre mars 2003 et août 2007.

L' Iraq Body Count Project ne compte que les morts civils repertoriés officiellement. En septembre 2008, il dénombre entre 87 665 et 95 687 décès.

Selon l'Iraq Body Count, le nombre de civils tués a beaucoup baissé en 2008 (76 morts par jour en 2006, 25 morts par jour en 2008).

L'armée irakienne et les forces de l'ordre, en mars 2007, auraient 20 000 soldats et policiers tués . 2 065 policiers ont été tués en 2007 contre 928 en 2008.

Blessés Début 2008, certains estiment le nombre de blessés parmi la population civile irakienne à au moins 250 000 blessés, principalement parmi la population sunnite, qui compte environ 5 millions de personnes .

Aujourd’hui les salaires ont augmentés mais restent insuffisants. Les dépressions sont accentuées par le stress psychique causé par la peur de persécution. Souvent les professeurs en Irak n’osent pas dire publiquement leur opinion. Depuis la guerre en 2003, plus de 200 professeurs ont été tués, des bibliothèques ont été pillées, la bibliothèque de la faculté philosophique historique de l’Université de Bagdad par exemple a été entièrement brûlée. Selon l’UNESCO, 84% des infrastructures des institutions d’éducation ont été endommagées par la guerre et le pillage, ceci avec 50 000 nouveaux étudiants, garçons et filles, intégrant les universités chaque année. L’admission des étudiants se fait sans considération de leur qualification, ce qui entraîne une surcharge des universités, notamment à Bagdad. Les 21 universités irakiennes comptent environ 250 000 étudiants. On estime qu'il manque 60 000 ordinateurs, 2 000 laboratoires scientifiques ainsi que de nombreux livres et du matériel scolaire. Depuis 1990, 40% des professeurs parmi les mieux formés ont quitté leur pays et depuis 20 ans les universités et centres de recherche irakiens sont isolés de la communauté scientifique internationale. Seulement 7% du corps enseignant sont des professeurs. Des professeurs sont obligés d’avoir une deuxième source de revenu. Leurs qualifications se limitent souvent à un niveau bacheliers, alors qu’un master ou mieux un doctorat serait la norme. La qualité manque également au niveau académique. Les travaux de diplômes en histoire par exemple se limitent souvent à un listage d’événements historiques. Aucune critique ou contribution n'apparait, faisant cruellement défaut aux programmes. Des congrès, conférences et forum sont presque inexistants, sans parler d'une "vie d’étudiant". Il n’y a guère de contacts vers l’extérieur. Beaucoup de scientifiques et étudiants manquent de connaissances linguistiques pour un échange international. Officiellement il n’existe plus de restrictions concernant le programme scolaire, malgré un manque de planification stratégique.

Le coût financier de la guerre en Irak peut en partie être calculé à partir des mesures budgétaires votées par le Congrès des États-Unis en sus des budgets de fonctionnement. Le Département de la Défense est aussi autorisé à utiliser ce budget de fonctionnement pour financer la guerre.

En début 2008, dans un livre intitulé The Three Trillion Dollar War : The True Cost of the Iraq Conflict. Ils identifient désormais un coût global de 3 000 milliards de dollars (article du figaro du 9 avril 2008) Le coût des opérations a déjà dépassé celui des douze ans de la guerre du Vietnam, et représente le double du coût de la guerre de Corée.

Dans son numéro du 25 décembre 2006/1er janvier 2007 le magazine Time estime à 502 milliards de dollars les dépenses des USA dans la guerre contre le terrorisme.

Dès 2003, environ 150 000 personnes avaient manifesté contre la guerre en Irak dans les rues de San Francisco.

En juin 2005, l'opinion publique américaine semble être en désaccord avec la politique des États-Unis en Irak : d'après une enquête publiée le 27 juin 2005 par ABC/Washington Post, une majorité d'Américains désapprouvent la gestion de la situation en Irak. Plus d'un Américain sur deux pense que George W. Bush a « intentionnellement trompé » l'opinion américaine sur les raisons d'engager cette guerre.

Le 24 septembre 2005, 100 à 300 000 manifestants s'étaient rassemblés à Washington D.C. pour protester contre l'engagement américain en Irak. Dans ce contexte difficile (ouragan Katrina) pour George W. Bush, un sondage Gallup montrait que 63 % des Américains voulaient le retour des soldats dans leur pays.

Un mois plus tard, le Wall Street Journal révèle les résultats d'un sondage encore plus défavorable à l'intervention américaine : 53 % des Américains pensent que la guerre en Irak était « une erreur », contre seulement 34 % qui estiment qu'elle était justifiée.

Un nouveau sondage commandé par CNN au début du mois d'août 2006 montre que les partisans de la guerre sont très minoritaires : 36% approuvent encore le conflit en Irak alors que 60% le rejettent.

Le 10 janvier 2007, lors d'une allocution télévisée, le président annonce que 21 500 militaires supplémentaires seront envoyés en Irak pour permettre un retour à la paix plus rapide. Cette décision se heurte à un congrès et une opinion publique hostile et majoritairement sceptique à cette démarche . Cela remettrait les effectifs américains au niveau de décembre 2005 au moment des élections législatives dans ce pays.

Le 27 janvier 2007, une nouvelle manifestation est organisée par le collectif Unis pour la paix et la justice contre la guerre et l'envoi de renforts armés en Irak ; elle réunit plusieurs milliers d'Américains dans la capitale. À l'occasion du quatrième anniversaire de la guerre en Irak, plus de 50 000 personnes ont manifesté le 17 mars 2007 à Washington DC contre le maintien des troupes américaines ; ils ont défilé à l'appel d'Answer (Act Now to Stop War and End Racism) de la Maison Blanche au Pentagone.

Le 28 mars 2007, le Sénat américain vote le retrait des troupes américaines d'Irak d'ici le mois de mars 2008.

Le 26 avril, la loi est définitivement adoptée par le sénat américain pour un retrait des troupes à partir du mois d'Octobre en contre partie d'une rallonge budgétaire de 124 milliards de dollars.

Le 2 mai 2007 (soit 4 ans jour pour jour après la déclaration annonçant la fin des « principales opérations de combat »), le président George W. Bush annonce comme prévu dans une allocution télévisée qu'il oppose son véto à la loi votée par la majorité démocrate quelque jours auparavant estimant que « proposer un calendrier pour un retrait est proposer une date pour un échec et cela serait irresponsable ».

Le retrait des troupes d'Irak est alors soutenu par 56 % des Américains selon un sondage NBC/Wall Street Journal publié le 26 avril 2007 (seuls 37 % soutiennent le président Bush sur ce point). Le sondage indique également que 55 % des Américains ne croient plus à la victoire en Irak (contre 36 % qui y croient et 9 % qui ne se prononcent pas). On pourra y lire encore que près de la moitié des sondés trouvent que la situation en Irak a empiré ces trois derniers mois (37 % estiment qu'elle est stable et 12 % pensent qu'elle s'améliore).

Dans son éditorial du 8 juillet 2007, le New York Times affirmait : « Il est temps pour les États-Unis de quitter l'Irak, sans plus de délai qu'il n'en faut au Pentagone pour organiser un retrait méthodique. » Ainsi, l'un des journaux les plus influents du pays appelait au retrait des forces américaines d'Irak.

Le 27 octobre 2007 de nouvelles manifestations pacifistes sont organisées dans les principales villes américaines (New York, Los Angeles, Chicago, Philadelphie, San Francisco, Boston, Seattle, etc.). 10 000 à 30 000 personnes se sont rassemblées rien qu'à San Francisco.

En mars 2008, un nouveau sondage montre une montée de l'opposition de l'opinion publique américaine : d'après un sondage effectué pour CBS, 64% des sondés pensent que la guerre n'en valait pas la peine.

L'arrestation de Saddam Hussein par l'armée des États-Unis, aurait cependant, pour certains observateurs sur place, permis à une plus large part de la population de ne pas avoir peur de représailles et de rentrer dans les rangs de la guérilla qui se disent persécutés . Sa "capture" et certaines photographies prises à cette occasion semblent avoir été extrêmement mal perçues par la majorité des Sunnites irakiens .

D'après Robert Fisk , en octobre 2005, l'armée américaine avait complètement perdu le contrôle de la situation. Des "rebelles" en armes se promènent alors dans Bagdad au grand jour à 200 mètres de la zone verte.

En octobre 2006, l'Organisation de la conférence islamique (OCI) rédige le « document de La Mecque ». Signé par des dignitaires irakiens chiites et sunnites, le texte lance un appel à la fin des violences interconfessionnelles, à la libération de tous les otages et à la préservation de l'unité de l'Irak.

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Source : Wikipedia