Investissement

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Posté par rachel 14/04/2009 @ 16:07

Tags : investissement, economie

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Investissement

L’investissement, pour l'économiste, est la transformation d'un capital, entendu dans le sens de ressource monétaire, en capital fixe, un bien d'équipement ou de l'immobilier par exemple ; pour le financier il recouvre la notion de placement à moyen ou long terme dans des actifs financiers. Pour le comptable, l'investissement est synonyme d'immobilisation qu'elle soit corporelle, incorporelle ou financière.

Les investissements peuvent être classés selon leur objectif.

Les investissements ont plusieurs caractéristiques.

L'investissement est considéré comme productif lorsque la valeur cumulée des biens et des satisfactions obtenues est suffisamment supérieure aux coûts engendrés. L'investissement est considéré comme improductif (ou non directement productif), lorsqu'il concerne des biens et des services d'utilité publique (écoles, hôpitaux, etc).

Un investissement matériel concerne un bien de production, par exemple. Un investissement immatériel concerne des services : formation, recherche-développement, innovation, marketing, technologies de l'information, publicité, etc., susceptibles d'apporter un développement futur.

L'aspect économique s'attache aux caractéristiques réelles de l'investissement, l'aspect financier ne considère que sa contrepartie financière.

Certaines dépenses comme les dépenses dans les technologies de l'information sont habituellement rattachées à des centres de coût dans les entreprises. Dans ce type de dépenses, la moitié en moyenne concerne la maintenance d'applications existantes, tandis que le reste concerne les développements et devrait être compté comme dépense d'investissement, mais ceci n'apparaît pas le plus souvent dans la comptabilité des entreprises (cf. innovation).

Dans sa décision d'investir, l'entrepreneur compare le cout de l'investissement (I) et la somme des valeurs actualisées des rentrées de trésorerie obtenues grace a l'investissement (R). Le projet d'investissement sera réalisé si R > I. Dans l'analyse keynésienne, l'efficacité marginale du capital désigne le taux de rendement interne de l'investissement. Elle sert de taux d'actualisation des recettes tirées de l'investissement. A savoir, l'investissement est d'autant plus important que le taux d'intêret est faible. Pour Keynes, l'investissement dépend de la comparaison entre l'efficacité marginale r de l'investissement et le taux d'intérêt pratiqué sur le marché des capitaux. Si r > i, la décision de réaliser l'investissement est justifiée. Il peut être financé soit à partir de fonds dont dispose l'entreprise, soit à partir d'emprunt dont le coût est inférieur au taux de rendement de l'investissement.

Dans l'analyse macro-économique, le terme d'investissement est réservé à la seule création de biens capitaux nouveau (machines, immeubles...). Pour Keynes, l'investissement dépend de l'efficacité marginale du capital et du taux d'intérêt. En fait, les dépenses en biens d'investissement dépendent principalement de deux variables: > le rendement attendu de l'investissement, dit "efficacité marginale du capital", > le taux d'intérêt i ou coût d'emprunt contracté pour financer l'acquisition de biens d'investissement. Pour une efficacité marginale donnée, l'investissement apparait comme une fonction décroissante du taux d'intérêt. Le niveau du taux d'intérêt est donc la variable incitatrice ou désincitatrice privilégiée du processus d'investissement. Dans l'analyse Keynésienne, l'investissement est considéré comme autonome, cad indépendant du revenu.

Investir revient à engager de l'argent dans un projet, en renonçant à une consommation immédiate et en acceptant un certain risque, pour accroître ses revenus futurs.

Le capital investi a une durée de vie à la fin de laquelle il peut encore présenter une valeur résiduelle.

Le prix relatif du capital par rapport à celui du travail influe sur l'investissement. Si a > b avec a le prix du travail par rapport à sa valeur d'usage et b le prix du capital par rapport à sa valeur d'usage, il y a substitution du capital au travail. Donc, investissement.

Les entreprises cherchent à anticiper la demande avant d'investir pour savoir s'il est nécessaire d'augmenter leurs capacités de production. Ainsi des anticipations favorables où l'on prévoit une hausse de la demande, favorisent l'investissement tandis que les anticipations défavorables qui prévoit une stagnation ou une baisse de la demande, le freinent.

Les taux d'intérêt déterminent le coût des emprunts contractés pour effectuer un investissement et peuvent donc freiner l'investissement s'ils sont hauts. Le niveau d'endettement de l'entreprise joue aussi : une entreprise endettée devra consacrer ses profits à son désendettement au risque de disparaître.

Tout investissement doit prendre en compte le coût d'opportunité permettant de comparer son bien-fondé par rapport à d'autres utilisations du capital engagé.

Avant d'employer ses ressources à l'investissement l'entreprise doit s'interroger sur son financement. En effet, il est important pour le dirigeant de faire tout d'abord son métier : la stratégie d'entreprise et l'organisation d'entreprise. À défaut, il se retrouve avec des moyens mais sans chemin pertinent et dans une facilité qui repousse la nécessité de cette reflexion.

Les besoins de financement d'une entreprise, et notamment ceux de ses investissements, sont satisfaits par l'autofinancement, le recours à l'emprunt, les aides publiques (pour la R&D), l'augmentation de capital ou en fonds propres. Ces trois sources de financement peuvent intervenir ensemble. Les investissements peuvent également être financés par cession d'actifs, dans le cadre par exemple d'une stratégie de recentrage.

Cela consiste à lever des capitaux sous forme de prêt auprès de tiers. La durée de l'emprunt doit être en accord avec la durée d'amortissement du bien acheté (en général l'emprunt est un peu plus court que celle-ci). L'emprunt peut être de 2 types : bancaire ou obligataire.

Cette méthode a l'avantage de renforcer la solvabilité de l'entreprise, laquelle de toute façon ne peut dépasser un certain montant de recours à l'emprunt sans perdre la confiance de ses banques et fournisseurs. Cela dit, cette opération est assez souvent mal vue par les actionnaires, car l'émission de nouvelles actions va « diluer » la valeur de leurs actions actuelles.

Dans une situation économique particulière, si les agents économiques ont des perpectives trop optimistes, ils peuvent trop investir, ce qui les conduira à avoir des capacités de production excédentaires. On dit qu'il y a surinvestissement. À l'échelle d'un pays, un surinvestissement très élévé conduit généralement à une crise économique.

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Investissement socialement responsable

L’investissement socialement responsable (ISR) est un investissement individuel ou collectif effectué selon des critères sociaux, environnementaux, éthiques et de gouvernance d'entreprise sans occulter la performance financière.

Pour certains, l’ISR est même « la déclinaison financière et spéculative du développement durable ».

Autrement dit, l’investissement socialement responsable se définit comme la composante financière du concept de développement durable par lequel l’investisseur, au lieu de s’intéresser limitativement aux critères financiers - rentabilité et risque - utilise également dans sa décision d’investissement des critères extra-financiers ; en l’occurrence les critères à caractère éthique, de gouvernance, social et environnemental.

Dénommé également SRI pour Socially Responsible Investing,Socially responsible investing la tradition anglo-saxonne de l’ISR trouve ses racines dès le XVIIIe siècle notamment avec le mouvement philanthropique des Quaker, ou encore à la fin du XIXe siècle aux États-Unis où des communautés religieuses interdisaient à leurs membres d’investir dans des sociétés d’armes, d’alcool ou de tabac.

Le premier ISR de l’économie moderne remonte à 1971. À cette date, deux pasteurs de l’Église méthodiste, Luther Tyson et Jack Corbett, lancent le "Pax World Fund" pour investir dans les entreprises non liées à l’armement.

L’ISR est fondé sur la conviction que la prise en compte de facteurs sociaux et environnementaux, d’éthique et de gouvernance assure la performance financière des sommes investies à moyen et long terme compte tenu d’une meilleure appréhension des risques et d’un meilleur management.

Pour les investisseurs confessionnels, l’approche ISR correspond à une démarche qui a des fondements religieux profondément liés à leur "éthique des affaires" dont les perspectives sont spécifiques.

On pourra considérer rétrospectivement que la récente consécration de M. Muhammad Yunus, père du microcrédit constitue une approche ISR avant l’heure parfaitement adaptée à la réalité des sphères d’économiques marchandes écartées des circuits de financements traditionnels dans les économies sous-développées, comme celles dites développées.

L’ISR ne peut constituer en tous les cas a contrario un label d’investissement super-performant ce qui est peut être « préjudiciable à sa généralisation », selon Danyelle Guyatt (thèse à l’université de Bath (UK Identifier et dépasser les obstacles comportementaux à l’investissement responsable à long terme, Le Monde Economie 05/12/2006, p. II).

Enfin, pour les promoteurs du développement durable in concreto, l’ISR marque d’évidence le signe que le levier financier est désormais capable d’apporter tout son poids à l’évolution des modèles macro et micro-économiques qu’il nourrit. Une nouvelle sensibilité dans le conseil, une orientation stratégique majeure affichée par les institutions financières publiques comme privées qui peuvent permettre d’activer plus rapidement de nouveaux comportements sur toute la chaîne de valeur du producteur au consommateur qui devront internaliser le principe pollueur-payeur.

Le développement de l'ISR sera en tous les cas intrinsèquement lié à la manière dont les investisseurs dans leur ensemble sur un marché financier globalisé appréhendent la donne sociale et environnementale. Les rapports annuels du CERES indiquent clairement depuis 2005 un changement d'attitude de plus en plus net notamment dans le secteur bancaire, véritable "colonne vertébrale" de l'économie mondiale qui prend de plus en plus au sérieux l'impact du changement climatique dans sa gestion des risques. Des progrès sont sans doute encore à faire de la part des banques en matière de transparence non seulement de leurs produits mais aussi sur leurs activités au regard de l'ISR et de leur engagement au titre de la RSE (responsabilité sociale de l'entreprise) compte tenu des dernières enquêtes de certaines associations de consommateurs dans plusieurs Etats membres comme le rappelle une question d'un parlementaire européen.

L'expérience montre que l'investissement socialement responsable résiste bien dans un contexte de crise financière et économique, et qu'il procure une bonne sécurité des placements.

Les grilles multi-critères ISR à caractère extra-financier utilisées par les responsables de ces fonds expriment la recherche d’un investissement durable plus porté sur le long et moyen terme que sur la spéculation « courtermiste » des fonds spéculatifs (ou hedge funds). Ces grilles contribuent comme la RSE pour les dirigeants d’entreprises à être un facteur de gestion du risque car ils permettent une meilleur visibilité et prévisibilité de l’entreprise.

Hétérogènes dans un marché en croissance, ces grilles varient par secteur et selon la culture et l’expérience de chaque investisseur, institutionnel ou non, grand ou petit. Diverses agences de notation ou rating social spécialisées proposent leur grille et classement pour aider les investisseurs à faire leur choix sur le marché. Ces grilles tendent toutes à traquer les risques spécifiques, parfois sociétaux et les pratiques bonnes ou mauvaises des entreprises visées.

Olivier Marquet de la banque belge Triodos, petite structure financière de près de 400 collaborateurs confirme la proactivité des investisseurs ethiques (cf. Rafal Naczyk, "La finance éthique, un caractère durable ?" Référence.be 04/2009): "l'investissement durable ne consiste pas uniqement à constituer un portefeuille de placement mais aussi à engager un dialogue avec l'entreprise, à exercer une pression sur elle afin qu'elle mette en oeuvre en oeuvre une politique durable".

La recherche dans le domaine n’en est qu’à ses débuts. Les principaux investisseurs ISR ont décidé de développer la réflexion analytique sur une logique d’investissement qui bouleverse les habitudes en soutenant financièrement une association dédiée EAI ou l’Enhanced Analytic Initiative.

L’ISR repose avant tout sur les documents produits par les entreprises cibles et par conséquent sur leur rapport annuel de développement durable. En 2005, seul 25 % des entreprises du SBF 120 ont fait vérifier par tiers expert ces données en tout ou partie. Dans ce dernier cas, on trouve 10 à 20 % d’erreurs ce qui est normal pour des données qualitatives dont la comptabilisation dépend de systèmes réglementaires hétérogènes.

Dans les années à venir, les investisseurs ISR seront sans doute de plus en plus exigeants avec le détail et la fiabilité des données et des indicateurs de suivi. Les tableaux de marche de la réalisation des objectifs proposés par les entreprises seront au centre de cette vigilance.

Les enquêtes voire des tests sur le terrain complémentaires à la revue documentaire devraient également compléter cette vérification des engagements pris.

Concernant plus particulièrement le financement de projet, les principes d’Equateur auxquels une partie grandissante des institutions financières adhèrent, constituent un facteur de réduction d’hétérogénéité des approches ISR et favorisent son ancrage au cœur des projets.

Les ONG interpellent de plus en plus les banques qui financent des projets qu'elles contestent, des barrages hydrauliques aux centrales nucléaires (Centrale nucléaire bulgare Belène qui oppose la BNP et les Amis de la Terre) .

Les montants investis au titre de l’ISR connaissent des progressions diverses suivant les places financières et parfois remarquables ; mais l’investissement ISR conserve une part négligeable au regard de l’investissement total mondial.

Comme l’indique Stuart Langdridge, spécialiste britannique de l’ISR (European Voice, 29/11/2006, p. 37), "Les petites et moyennes valeurs sont seulement juste "sur le radar" ce qui laisse présager de réelles progressions pour ces entreprises dont potentiel ISR n’est pas à écarter.

La crise financière qui frappe les Etats-unis comme les autres places financières depuis septembre 2008 peut constituer un test de résistance des produits ISR existants.

Afrique du Sud : FTSE et la Bourse sud-africaine (JSE) ont lancé le projet "Philosophie et Critères" en vue d’établir un index d’investissement socialement responsable.

Maroc : La Wafabank crée un premier fonds de partage en 2000.

États-Unis: constituent par sa tradition financière le premier marché IRS (176 Md. $ en 2002 selon SIF). Les acteurs économiques ne font pas de différence entre l’investissement solidaire et l’investissement socialement responsable qui est synonyme.

Canada : second marché en importance (50 Md. $ placés dans des fonds "éthiques", données 2002).

L'Asie s'ouvre peu à peu également à cette nouvelle approche ISR et notamment à Singapour, au Japon et en Corée du Sud via le secteur bancaire.

Comme l'indique Y. Roudaut (cf. Le Monde, Comment investir utile, 11-12/05/2008), chaque pays privilégie une approche différente. "Entre la vision britannique qui promeut l'activime actionnarial, l'approche scandinave, accordant une place importante à l'exclusion, l'allemande, privilégiant les fonds verts, et l'attitude plus modérée des Français en matière d'engagement actionnarial, l'ISR, offre de multiples visages".

Le suivi des valeurs ISR en Europe repose principalement sur deux indices utilisés par les fonds pour mesurer la performance ISR : DJSI Europe Composite et FTSE4Good Europe. Des associations spécialisées comme SAM (Suisse) ou Ethibel (Belgique) enrichissent par leurs propres indices utilement la lecture ISR.

European Social Investment Forum (Eurosif) a lancé un code de transparence pour rendre l'ISR plus accessible aux non-initiés. Selon les derniers chiffres 2006 (septembre 2006 SRI Studies), l'ISR dépasse 1000 milliards, soit 10-15 % des encours européens globaux d’euros dans 9 pays européens. Mais les fonds institutionnels prédominent (94 %) contre 6 % de particuliers.

Allemagne: 6e marché européen de gestion ISR (3 milliards € d'encours). ).

Autriche: 9e marché européen de gestion ISR (1 milliard € d'encours). ).

Belgique: 3e marché européen de gestion ISR (9,5 milliards € d'encours).

Espagne: 8e marché européen de gestion ISR (1,5 milliard € d'encours). ).

France :4e marché européen de gestion ISR (8,2 milliards € d'encours). 137 fonds ISR en 2006 ne représentaient que 1 % des actifs de la gestion collective française, pour un montant de 12,5 milliards € d'encours, chiffre qui a signifiquement augmenté par rapport à 2005. Novethic annonce un encours de 22,1 milliards d'euros pour 2007.

Italie : 7e marché européen de gestion ISR (2,8 milliards € d'encours). ).

Pays-Bas : 1er marché européen de gestion ISR (41,5 milliards € d'encours).

Royaume-Uni : 2e marché européen de gestion ISR (30,5 milliards € d'encours).

Suède: 5e marché européen de gestion ISR (7 milliards € d'encours). Les fonds de pensions ont été obligés par le législateur d'intégrer des placements ISR dans leurs portefeuilles.

Le modèle ISR en France a progressé en 2006; mais il semble avoir toujours du mal a se populariser sans doute compte tenu de l’absence d’une culture d’épargne actionnariale directe à l’anglo-saxonne et ce malgré l’accroissement progressif de l’épargne salariale.

En matière de gestion de fonds ISR, l'approche française semble privilégier celle de l'approche best in class en sélectionnant par secteur les sociétés les mieux notées du point de vue de leur quotation extra-financière.

Paris Europlace vient de publier mi-mai 2008 11 recommandations pour favoriser l'ISR : une initiative indispensable pour crédibiliser l'engagement des acteurs français dans cet enjeu d'investissement qui n'est désormais plus du tout un simple phénomène de mode.

Pour promouvoir la réflexion française sur l'ISR, une chaire dédiée à l’ISR et intitulée "Finance durable et investissement responsable" sera mise en place dès 2008 avec le soutien de l'AFG.

Peut-être un début d'explication sur ce défaut de popularité :"Ce soudain engouement pour les fonds verts pose cependant un problème : il est difficile d'y voir clair, pour l'épargnant particulier, dans une offre assez peu structurée. " Il y a confusion entre produits verts et fonds d'investissement socialement responsable (ISR). Ce sont deux catégories différentes, mais certains produits verts peuvent être ISR ", résume Anne-Catherine Husson-Traoré , directrice générale de Novethic , le média en ligne du développement durable" .

Mais le système bancaire français semble prendre l'ISR au sérieux. L'approche bilan carbone initiée par la Caisse des dépôts pour sa propre politique d'investissement pourrait inspirer les modèles d'investissements selon le principe d'efficacité et le principe de neutralité carbone comme d'autres banques l'affichent déjà dans le monde. La Caisse d’épargne propose depuis le second semestre 2007 dans le cadre de son programme Bénéfice futur l'étiquetage ISR de tous ses produits bancaires selon trois critères : risque financier, intensité carbone et prise en compte des impacts sociaux et environnementaux.

Pour le secteur de l'assurance, cette approche commence également à trouver un certain succès avec la CNP et BNP Paris Assurance.

Outre le succès de cette formule d’épargne via les intermédiaires financiers, son débouché naturel en faveur de l’écoindustrie nationale semble laisser à désirer en France en comparaison avec d’autres circuits financiers. Selon le rapport Chambolle de 2006, « Une autre voie qui mériterait d’être explorée est celle de l’investissement socialement responsable. Dans les autres pays comparables, une part de cet investissement se consacre au développement des éco entreprises (fonds cleantech), ce qui n’est pas le cas en France. (…). Un dialogue devrait s’ouvrir avec les responsables de ces fonds sur ce point. » (cf. p. 29).

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Loi Robien (investissement locatif)

La loi Robien pour l'investissement locatif est une loi française adoptée le 3 avril 2003 en faveur de la location, qui s'est substituée à la loi Besson de 1990 . Ce dispositif, qui vient à terme, a été remplacé fin 2008 par la loi Scellier.

La loi Robien a eu pour effet d'augmenter les nouvelles constructions, dans certaines villes moyennes bien au-delà des possibilités de location du marché. Nommé d'après le ministre Gilles de Robien (alors UMP-UDF) et promulguée par le gouvernement Raffarin, cette loi instaure un dispositif qui régit des avantages fiscaux en faveur des propriétaires de logements faisant l’objet d’une location remplissant certaines conditions, et des souscripteurs de parts de SCPI.

La loi a fait l'objet d'un certain nombre de critiques, ayant poussé certains investisseurs privés, majoritairement sans expérience d'investissement préalable, à acheter à des promoteurs peu scrupuleux, et dans des lots immobiliers en cours de construction situés dans de petites villes, où le marché locatif s'est vite vu saturé . Par conséquent, ces nouveaux propriétaires n'ont pu bénéficier des avantages fiscaux de la loi, n'ayant pas pu les louer pour la durée prévue par la loi. Selon le rapport de 2008 du député Jean-Yves Le Bouillonnec, certains loyers Robien comptent ainsi parmi les plus élevés dans des villes moyennes, par exemple Angers, où un 65 m2 ancien se louait, en 2007, 361€ par mois contre 924€ pour son équivalent Robien Le dispositif coûte au total 400 millions d'euros par an à l'Etat .

Loi applicable depuis le 3 avril 2003 en France avec date d'effet rétroactive au 1 janvier 2003, en remplacement du dispositif Besson, le dispositif Robien est une mesure d'incitation fiscale pour encourager les contribuables français à participer à la construction de logements neufs pour faire face à la pénurie de logement et maîtriser le prix des loyers.

Le dispositif Robien est ouvert à ceux qui achètent un logement neuf destiné à la mise en location pour un locataire qui en fait sa résidence principale. Pour pouvoir en bénéficier, le bien devra être loué pendant une période de 9 ans au minimum. Le dispositif Robien est également étendu à l'ancien sous certaines conditions très restrictives (Loi Robien réhabilitée).

Depuis le 1er septembre 2006, la loi est réformée, et devient Loi Robien dite « Recentrée ». Le dispositif Robien Recentrée a été crée par l’article 40 de la loi portant Engagement National pour le logement du 13 juillet 2006 et s’inspire du dispositif Robien existant.

Initialement, une déduction allant jusqu'à 65% (8% par an pendant 5 ans, puis 2,5 % les années suivantes) du montant de l'acquisition, répartis sur 15 ans (9 ans puis renouvelable 3 ans plus 3 ans) venait minorer, les années correspondantes, le revenu imposable des contribuables investisseurs. (Ne pas confondre la déduction de revenus et la réduction d'impôts, le premier vient en déduction des revenus pour obtenir une économie d'impôt, alors que le second vient directement minorer le montant de l'impôt à payer).

En plus de cet avantage, les charges générées par l'opération viennent également en déduction des revenus des contribuables investisseurs, il s'agit des intérêts d'emprunts, des frais de gestion et des assurances en garantie de loyers dans la limite d'un déficit foncier de 10 700 euros par an, mais également d'une déduction forfaitaire de 6% sur les loyers encaissés (remplacée par une déduction des frais réels depuis 2007), grâce à la mise en location.

Au total sur neuf ans, c’est donc 50% du prix de revient du bien qui seront déduits de la totalité des revenus, diminuant ainsi le revenu imposable.

Par la mécanique financière de l'opération, les loyers encaissés dans ce type d'opération sont non imposés durant plusieurs années. Après la fin de la période de défiscalisation, les loyers seront imposables.

Le locataire ne doit pas appartenir au foyer fiscal de l'investisseur. Mais la location à un ascendant ou à un descendant de l'investisseur n'appartenant pas à son foyer fiscal est permise.

Dans son rapport 2007, la Fondation Abbé-Pierre accuse l'État d'avoir affecté ces dernières années, via le dispositif Robien, des ressources publiques pour promouvoir des produits immobiliers qui ont contribué à la hausse des loyers, et par la même accru la précarité du logement des plus démunis.

Le rapport de 2008 du député Jean-Yves Le Bouillonnec (PS), la loi Robien a favorisé une sur-construction immobilière dans des villes moyennes (Angers, Bergerac, Poitiers, Albi, Limoges, Montauban, Carcassonne, Périgueux, etc.), où le marché locatif s'est vite révélé saturé . Du coup, les loyers Robien sont parfois beaucoup plus élevés que d'autres loyers de la ville, conduisant ces appartements à ne pas trouver de locataire, ce qui conduit en retour les investisseurs privés à ne pas recevoir les avantages fiscaux prévus par la loi .

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Source : Wikipedia