Ille-et-Vilaine

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Posté par marvin 31/03/2009 @ 08:15

Tags : ille-et-vilaine, bretagne, france

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Ille-et-Vilaine

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L'Ille-et-Vilaine est un département français situé en Bretagne. Il porte le numéro 35 dans la numérotation départementale française.

Il est situé dans l’Est de la région Bretagne et fait partie du pays gallo, aussi appelé Haute-Bretagne. La population est de 945 851 habitants en 2006, en augmentation depuis plusieurs décennies. Rennes est le chef-lieu de département et préfecture de la région Bretagne. La langue traditionnelle est le gallo. Le département compte 353 communes depuis la création de la commune de Saint-Symphorien le 1er janvier 2008.

L'Ille-et-Vilaine est nommé Ille-e-Vilenne ou Ill-e-vilaenn en gallo et Il-ha-Gwilen en breton.

Le département d’Ille-et-Vilaine fait partie de la région Bretagne. Il est limitrophe des départements de la Manche, de la Mayenne, de Maine-et-Loire, de la Loire-Atlantique, du Morbihan et des Côtes-d'Armor, et est baigné par la Manche, son littoral appartenant à la côte d'Émeraude.

L’Ille-et-Vilaine s’étend sur 6 775 km2. Il se situe entre les méridiens 1° et 2° 20' Ouest et les parallèles 47° 40' et 48° 40' Nord. Il s’agit du département breton le moins maritime puisque son littoral, s’ouvrant sur la Manche, n’est que de 70 km.

L’Ille-et-Vilaine est localisé sur une dépression topographique. Il est protégé des flux d’ouest par les hauteurs du Massif armoricain et des influences continentales à l’est avec les collines normandes et du Maine. Par sa géologie, la majeure partie de la moitié septentrionale appartient au domaine nord-armoricain, l'autre moitié relevant du domaine centre-armoricain, seule une petite partie autour de Redon étant comprise dans le domaine sud-armoricain.

Les régions maritimes comprenant l’est de Cancale, les marais de Dol et du mont Saint-Michel, et à l’ouest un plateau de roches cristallines profondément entaillé par la Rance.

Pour ce qui est de la pédologie et la botanique, le sous-sol est souvent imperméable du fait de la présence de roches granitiques. Si bien que l’on trouve très peu de nappes phréatiques et l’on ne trouve que des eaux de surface. Les cours d’eau voient leur débit varier selon les flux océaniques amenant la pluie. S’il y a une longue période sans précipitations, l’Ille-et-Vilaine peut souffrir de la sécheresse. Mais un apport pluviométrique important peut provoquer des inondations car les sols peuvent être gorgés d’eau.

L’agriculture est principalement basée sur l’élevage, ce qui en fait le premier département laitier de France. Cela a pour conséquences, une adaptation de l’agriculture avec des cultures orientées pour l’alimentation animale avec du blé, du maïs, des plantes fourragères et des prairies.

Hormis ces espaces anthropisés, il subsiste des espaces naturels comme la lande sur les plateaux au sud et les falaises du littoral, environ 60 000 hectares de forêt (forêt de Paimpont, de Fougères, de Rennes, de Liffré, de Teillay, etc.) ; les zones humides du département.

3) à la moitié orientale du présidial de Rennes, tel qu’il était en 1689, comprenant les sénéchaussées de Rennes (avec quelques aménagements au sud avec la sénéchaussée de Nantes), Saint-Aubin-du-Cormier, Fougères, Bazouges, Antrain, Hédé et Saint-Malo plus une partie des sénéchaussées de Dinan et de Ploërmel.

Le nom de ce département a été forgé comme les autres en reprenant les particularités géographiques principales qui s’y trouvent. Ici, il est basé sur deux rivières, l’Ille et la Vilaine, qui se rejoignent en aval de Rennes, à l’ouest de la ville.

Ce problème identitaire a agité les esprits du conseil général en 1989. On aurait alors souhaité rebaptiser le département en « Marche-de-Bretagne », ce à quoi la DDE s’est opposé et qui n’a pas fait l’unanimité des habitants. En 2005, après de longues réflexions, un nouveau projet a été proposé à la consultation populaire par questionnaire : « Haute-Bretagne ». Il a été refusé par 75 % des répondants. Devant ce résultat, le conseil général a renoncé à ce projet qu’avait avancé le comité départemental du tourisme.

Ce blason n'est qu'une proposition de Robert Louis, et n'a donc pas de caractère officiel.

Le « drapeau » d'Ille-et-Vilaine reprend le blason, à savoir deux rivières (l'Ille et la Vilaine) sur un champ de mouchetures d'hermine, représentant la Bretagne. Ce drapeau n'est pas utilisé par le Conseil général qui utilise un drapeau blanc avec son logo au centre.

Comme une grande partie du reste de l’ouest de la France, l’Ille-et-Vilaine a longtemps eu la réputation d’être un département de droite. En effet, de tradition catholique, le département vota à droite tout au long de la Troisième République, en opposition à la gauche anticléricale. Une tradition qui se retrouve encore, avec un personnel politique parfois très anciennement enraciné comme en témoigne l'élection, depuis désormais plus de deux cent vingt ans, d'un représentant de la famille Méhaignerie sur le pays de Vitré. Le courant de gauche a longtemps été marginal, ne rencontrant d'influence notable que dans quelques milieux ouvriers (chaussure à Fougères, imprimerie sur Rennes).

Cela est notamment manifeste pour ce qui concerne l'industrie automobile avec l'ouverture des deux grandes usines de La Janais et de la Barre-Thomas du groupe Citroën, usines qui ont embauché largement dans le monde rural et où, malgré un contexte social tendu, le mouvement syndical et les idées de gauche ont peu à peu pris corps et trouvé de nouveaux soutiens. L'autre grande industrie du département, l'agroalimentaire, a connu une progression liée à la demande grandissante du marché parisien en produits frais et en produits alimentaires transformés.

Tout ceci transforme la population du département, de plus en plus ouvrière alors et de moins en moins attachée à l'activité agricole, même si nombre d'ouvriers de l'automobile demeuraient, dans un premier temps, également exploitants agricoles. De fait, à compter du début des années 1970, la gauche progresse de façon continue. Pourtant, de 1958 à 1981, le département est exclusivement représenté à l'Assemblée nationale par des élus de la droite et du centre, parfois réélus avec de très confortables majorités. Ainsi, en 1978, Pierre Méhaignerie est élu député avec plus de 72 % des suffrages au premier tour. Mais l'électorat est toutefois de plus en plus gagné à d'autres choix.

Les élections municipales de 1977 sont comme un coup de tonnerre dans le paysage politique local : Rennes passe à gauche, comme d'ailleurs Saint-Malo, autre ville importante du département. Edmond Hervé devient le maire de la ville préfecture et le restera jusqu'en mars 2008, date à laquelle lui succèdera Daniel Delaveau. D'autres communes de l'agglomération rennaise choisissent également d'élire des maires de gauche, toujours dans la mouvance ou appartenant au PS, la spécificité de l'Ille-et-Vilaine au regard des autres départements bretons étant de n'avoir jamais eu de représentation significative du PCF.

Le mouvement engagé en 1977 s'est depuis prolongé, l'implantation de la gauche faisant tâche d'huile autour de Rennes et des autres villes du département, repoussant de plus en plus les forces de droite sur les seules zones rurales. Lors des élections législatives de 1981, le Parti socialiste obtient les deux sièges de députés de Rennes et la tendance ne s'est pas inversée depuis. Suite à la débâcle nationale de la droite aux cantonales de 2004, cette dernière a perdu le contrôle du conseil général d'Ille-et-Vilaine pour la première fois depuis la Révolution française. Suite aux élections cantonales françaises de 2008, le PS a ainsi obtenu la totalité des élus représentant la ville de Rennes à l'assemblée départementale.

L’Ille-et-Vilaine a voté oui à la constitution européenne lors du référendum du 29 mai 2005, avec un pourcentage de 53,8 % et 33 955 voix de majorité. Ce résultat confirmait d'ailleurs l'implantation des forces dominantes de la vie politique locale : un PS très pro européen et un courant centriste demeurant influent. Cependant, ce résultat, presque inverse du résultat national du scrutin, était en sensible baisse sur le référendum de 1992 sur le traité de Maastricht, où le oui avait obtenu 62,8 % des voix et une majorité de 96 601 suffrages.

Lors du deuxième tour de l’élection présidentielle du 6 mai 2007, avec 87,46 % de participation et supérieure à la moyenne nationale de 3,5 %, l’Ille-et-Vilaine a voté à 52,39 % pour Ségolène Royal et à 47,61 % pour Nicolas Sarkozy soit 26 677 voix d’écart. Au premier tour, François Bayrou est arrivé en troisième position 23,81 % des suffrages exprimés. Mais à l'occasion des législatives de juin 2007, quatre des sept députés du département sont de gauche (en l'occurrence trois candidats officiels du PS et un candidat apparenté au PS, s'étant présenté contre l'avis de la direction nationale du parti).

Le fort développement très centralisé de l’agglomération de Rennes, renforcé par une excellente desserte routière, ferroviaire, voire aérienne, et l’attractivité de la zone en terme d’enseignement et d’emplois a conduit à une concentration rapide de population dans son bassin, mais répartie aussi dans une vaste zone périphérique, nécessitant des trajets transversaux. Aussi l’agglomération a développé un système de transport en commun visant à déconcentrer le centre-ville de Rennes et faciliter et accélérer les échanges. Le succès de ce mode de transport, complété par une excellente desserte des lignes transdépartementales a conduit l’agglomération à redéfinir les lignes de bus urbains. Aussi Rennes dispose d’un métro souterrain, le VAL et a en projet une 2ème ligne.

Pour contrecarrer cette attractivité de Rennes, le département a développé des échanges efficaces dans les autres pays, et renforcé le rôle des communautés de communes afin de reconvertir l’industrie et les zones agricoles en zones de développement tertiaire (de service ou touristique). Aussi le développement démographique du département a su rester positif même dans les zones d’anciennes industries en déclin (Fougères) ou peu facilitées par leurs situations excentrées (Redon).

La population d’Ille-et-Vilaine est estimée à 968 500 en 2008 soit 143 hab/km². Entre 1990 et 1999, la croissance de la population a été très soutenue (+ 69100 hab) avec un taux annuel moyen de variation de la population de + 0,97% soit la 7e position française. Il y a un équilibre entre le solde naturel (+ 34 874 hab) et le solde migratoire (+ 33 941 hab). La progression, stimulée par le dynamisme économique, continue encore à l'heure actuelle.

Une bonne partie des équipements culturels sont concentrés sur la préfecture de Rennes à rayonnement départemental, régional voire davantage. Voici la liste des principaux équipements.

Outre les nombreuses grandes écoles, les universités ou l’antenne universitaire de Saint-Malo, le département compte beaucoup de lycées ouverts sur des filières BTS, ou des centres de formation en lien avec la chambre des métiers ou le rectorat.

Ouest-France, 1er journal quotidien de France, a son siège à Chantepie, près de Rennes ; France 3 Ouest a son siège à Rennes. L’Ille-et-Vilaine est un des premiers départements à bénéficier de la télévision numérique terrestre (TNT) grâce à l’emetteur de Saint-Pern à Bécherel. Rennes dispose d’une chaîne locale : TV Rennes 35 et depuis peu Maville TV.

De nombreux festivals se déroulent à Rennes chaque année, comme les Transmusicales (musique), le festival Mettre en scène (théâtre et danse), les Tombées de la nuit (spectacles de rue), le Travelling (cinéma), le festival de la parole Mythos, le festival Rock'n Solex (concerts et courses de solex), l’Un Des Sens (festival multiculturel), ainsi que le festival Marmaille (spectacles jeune et tout public). Il y a également La Route du Rock à Saint-Père-Marc-en-Poulet près de Saint-Malo ou les Vaches au gallo à Louvigné-du-Désert. Aux pays de la roche aux Fées, à Martigné-Ferchaud, au mois d’août a lieu un spectacle son et lumière Étincelles aquatiques.

Le gallo était la langue « traditionnelle » de l'Ille-et-Vilaine, elle était surtout parlée dans la limite occidentale du département d'Ille-et-Vilaine, ce qui coupe plusieurs pays en deux : Poudouvre, Porc’hoed, Redon, etc. En 2001-2002, on dénombrait 1 761 élèves (écoles, collèges, lycées) qui étudient la langue gallèse en Bretagne.

Cependant, la langue bretonne était également utilisée à l’est d’une ligne mont Saint-Michel/Pornic.

Dans l’ancien évêché de Saint-Malo, dont une partie a été rattachée à l’Ille-et-Vilaine pendant la Révolution française, on parla breton jusqu’au XIIe siècle. Il en était de même dans certaines poches il était parlé jusqu’au XVe siècle. Au XIe siècle, on signale une communauté bretonne importante à Chateaugiron).

Selon les effectifs pondérés que fournit l’enquête Étude de l’histoire familiale menée par l’INSEE en 1999, plus de 8 500 bretonnants de plus de 18 ans résident en Ille-et-Vilaine. À cela, il faut ajouter les effectifs des écoles bilingues Diwan qui se montent à 718 élèves à la rentrée 2005, ou encore les élèves suivant des cours de breton dans les établissements publics du secondaire (plus de 200 en 2002/2003).

Le conseil général est l’autorité organisatrice du réseau interurbain Illenoo. La communauté d'agglomération de Rennes Métropole organise également son propre réseau de transports sur le territoire de ses 37 communes, le STAR, qui comporte plus de cinquante lignes de bus ainsi que le métro. D'autres communautés comme celles de Fougères, Saint-Malo et Vitré gèrent également leur propre réseau de transport en communs.

En 2006, la fréquentation touristique atteint 12 189 994 nuitées extradépartementales et encore davantage si l’on ajoute les Illois qui séjournent dans leur propre département. Le nombre de nuitées est de 2 512 328 dans les hôtels, de 962 540 dans les campings et de 296 256 dans les gîtes ruraux.

En 2005, environ 5 millions d’excursions ont été réalisées (c’est-à-dire les déplacements en journée). La dépense moyenne par jour et par personne est de 31,70 € et la durée moyenne du séjour est de 8,2 jours.

Selon le recensement général de la population du 8 mars 1999, 7,9 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes de l'Ille-et-Vilaine dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

971 Guadeloupe · 972 Martinique · 973 Guyane · 974 La Réunion Les départements d’outre-mer ont également le statut de région (à département unique).

976 Mayotte Suite au résultat favorable du référendum du 29 mars 2009, Mayotte deviendra un département d'outre-mer en 2011.

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Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

48° 07′ 09″ N 1° 40′ 15″ W / 48.11916667, -1.67083333 Les Archives départementales d'Ille-et-Vilaine sont à la fois les archives publiques du département d'Ille-et-Vilaine et le service du conseil général d'Ille-et-Vilaine chargé de leur conservation, accroissement et mise à la disposition du public.

Comprenant les archives du parlement, intendance, États de Bretagne et autres institutions au ressort régional, l'intérêt historique de ces fonds dépasse considérablement le cadre géographique du département ; sa fréquentation par le public est parmi les plus importantes de France en partie en raison des universités existant à Rennes.

Pour une bonne connaissance des Archives, sont recensés ci-dessous les principaux repères concernant leur constitution progressive dont le nom des archivistes les ayant dirigées et que l'on trouve fréquemment comme responsables d'inventaires et autres publications historiques.

Si on ne tient pas compte des destructions "officielles" de la Révolution française, trois faits historiques ont eu une particulière conséquence sur l'intégrité des archives du département.

Les Archives d'Ille-et-Vilaine gèrent également une bibliothèque historique et administrative de plus de 8 000 titres.

À signaler aussi la presse régionale consultable par microfilms.

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Vitré (Ille-et-Vilaine)

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Le château des Barons de Vitré et des demeures du XVe siècle, vus depuis la Place Saint-Yves.

Vitré (en gallo Vitrae (*) et Gwitreg en breton) est une commune française, située dans le département d'Ille-et-Vilaine et la région Bretagne.

Les habitants sont les Vitréens ou Vitréais.

La ville est une ancienne sous-préfecture (jusqu'en 1926) et chef-lieu de canton de plus de 17 000 habitants. Elle se trouve dans la région des Marches en Haute-Bretagne, face au Maine et à l'Anjou. Elle a obtenu le label ville d'Art et d'Histoire du fait de son très riche patrimoine. En 2008, la cité fête son 1er millénaire d'histoire et ouvre de nombreuses festivités.

La ville est située sur les pentes encaissées du fleuve côtier Vilaine et celles d'une dépression parallèle Est-Ouest qu'occupe un ruisseau affluent le Vermousset recouvert totalement depuis la réalisation de la voie ferrée Paris-Rennes. Ainsi, Vitré est coupée en trois parties : les quartiers Nord, le centre-ville historique et les quartiers Sud.

Situé à l'entrée Est de la Bretagne, le pays de Vitré est traversé par la voie express Paris-Brest (N157 - E50), qui prolonge l'autoroute A11. Comme dans l'ensemble du département d'Ille-et-Vilaine, les communes du pays de Vitré sont accessibles grâce aux routes dites « quatre voies » gratuites.

Vitré est la ville-centre d'un territoire de 98 849 habitants, territoire qui s'étend sur sept cantons (Vitré-Est, Vitré-Ouest, Argentré-du-Plessis, Châteaubourg, la Guerche-de-Bretagne, Janzé et Retiers).

Vitré était une halte sur le chemin secondaire du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle nommé « Voie des Plantagenêts » du fameux « Via Turonensis ». Il rejoignait le Mont-Saint-Michel à Saint-Jean d'Angely en passant par Vitré et Angers . Vingt-huit clous dorés ornent les trottoirs vitréens et sont identiques à ceux des villes espagnoles.

L'altitude moyenne de Vitré est d'environ 89 m (place de la gare). Le point culminant, 127 m, se situe dans la zone d'activités « Les Ménardières », rue Pierre et Marie Curie.

Le point le plus bas, 67 m, se trouve près de l'entreprise S.V.A. (Société Vitréenne d'Abattage), sous le viaduc de la rocade.

Vitré est un pôle urbain puisque la ville concentre 12 000 emplois. L'aire urbaine de Vitré, constituée de 12 communes périphériques, compte 26 697 habitants en 2006, dont 61% situés dans la ville centre.

Au niveau linguistique, la langue traditionnelle passée a toujours été le gallo et on n'y a jamais parlé le breton.

Vitré bénéficie d'un climat océanique légèrement dégradé. Les hivers sont humides et en moyenne doux. Les étés sont relativement secs, modérément chauds et ensoleillés. La ville bénéficie d'environ 1 850 heures d'ensoleillement chaque année (près de 2000 heures en 2003). Elle est située dans une région au reliefs relativement élevés bien exposée aux vents de Sud-Ouest, par suite plus humide avec des hauteurs annuelles de précipitations comprises entre 800 et 1000 mm (≈ 900 mm en 2001 et 2002, entre 600 et 800 mm entre 2003 et 2006). Au niveau des températures, elle est peu différenciée du bassin de Rennes dans les vallées, de l'ordre de 12.5°C. Elle le devient plutôt sur les hauteurs avec une moyenne annuelle de températures s'abaissant jusqu'à 10°C et une certaine rigueur en hiver avec une forte exposition aux vents. En moyenne, il y a 130 jours de pluie par an, 70 jours de brouillard, 15 jours d'orage, 9 jours de neige et 6 jours de grêle.

Une certaine continentalité fait que l'amplitude des températures est plus importante que sur l'ouest de la Bretagne, avec des extrêmes plus marqués (- 15°C le 19/01/1985 et + 39.5°C le 5/08/2003). Les orages estivaux peuvent être très violents comme celui du 16 juillet 2003 où 76 mm d'eau par mètre carré ont été relevés, ce qui a provoqué des inondations et des dégâts notables dûs aux grêlons et aux rafales de vents. Pour la plupart, ces orages proviennent du sud de la Bretagne et en particulier de la Loire-Atlantique et prennent la direction de Vitré. Par le passé, des tempêtes notoires ont dévasté une partie de la ville avec la tempête Lothar le 26/12/1999 ou encore lors de la tempête du 15/10/1987 où, pour l'anecdote, une vache s'était même envolée!

La présence humaine sur le site de Vitré s'est faite très tôt. En effet, les premiers habitants se sont installés dès le néolithique. Puis, quelques fermes gauloises ont ponctué la campagne. Durant le Moyen-Âge, plusieurs villages se sont formés sur les collines et regroupaient quelques centaines d'habitants. La ville s'est agrandie peu à peu lors de la construction de monuments militaires pour protéger la Bretagne. À la fin du XIVe siècle, la ville aurait eu entre 4 000 et 5 000 habitants, quand Rennes et Nantes en avaient autour de 13 à 14 000. Durant la Renaissance, sa population est estimée par Arthur de La Borderie à 7 800 habitants en 1560 soit autant que les villes de Vannes et Quimper. À l’époque de la naissance de Madame de Sévigné vers 1620, la ville aurait compté 7 500 habitants. En 1762, trois fois moins étendue que la ville actuelle, Vitré comptait quasiment autant d'habitants qu'aujourd'hui. Selon le subdélégué, la cité comptait environ 14 000 habitants concentrés dans la ville intra-muros et les faubourgs, pour la plupart des artisans de la toile et du tricot.

En 1789, à la veille de la Révolution, la population atteignait 10 850 habitants quand Rennes en avait 35 000 soit un rapport de 1 à 3. La période post-révolutionnaire entraine une baisse démographique sensible, et sous le Second Empire, en 1861, on dénombre 8 904 vitréens. Jusqu'à la Grande guerre, une progression modérée mais constante porte le chiffre à 10 613 en 1911 avec l'arrivée de la caserne militaire du 70e Régiment d'Infanterie dans le quartier de la Trémoïlle. Les militaires et leur famille représentent alors jusqu'à 2 000 personnes.

Les conséquences de la guerre, le départ de la caserne militaire et la crise économique font régresser la population à 8 506 habitants (recensement de 1936). Après la Seconde guerre mondiale, l'essor économique reprend, accentué d'un exode rural, et on recense 13 491 habitants en 1982, 14 490 habitants en 1990 et 15 313 habitants en 1999. Par conséquent, elle devient la 4e ville du département après Rennes, Saint-Malo et Fougères et la 13e de Bretagne.

En 2006, le recensement indique une population sans double-comptes de 16 156 habitants, soit une augmentation de 5.5% par rapport à 1999 (0.8%/an). La population totale est de 16 771 avec 615 personnes comptées à part (retraités, étudiants, résidences secondaires, etc.). Depuis des décennies, l'évolution démographique est en hausse constante et de manière plutôt soutenue, contrairement aux autres pôles urbains importants du département.

La population est plutôt jeune mais en voie de vieillissement. Vitré concentre un certain nombre d'établissements accueillant les personnes âgées, ce qui explique la population plus âgée que dans les communes périphériques où l'on trouve les communes les plus jeunes de Bretagne avec 1/3 de moins de 20 ans.

À l'heure actuelle, l'objectif de la cité est de répondre à la très forte demande en logements. Pour cela, de nombreux secteurs se sont urbanisés, situés aussi bien au nord qu'au sud de la ville (quartiers Villaudin, les 4 Vents, Beauvais, Guilmarais, ZAC du Parc, etc.), et cela, grâce à une politique de réserve foncière poussée. La cité aménage son espace en se référant à la loi S.R.U. en évitant l'étalement urbain, en densifiant et en promouvant les transports gratuits, les constructions écologiques et environnementales (lotissement des Serres).

Les trois cantons de Vitré (Vitré-ouest, Vitré-est et Argentré-du-Plessis) comptent 44 623 habitants en 1999 (42 113 habitants en 1990). En 2006, la communauté d'agglomération Vitré-Communauté comptait 62 258 habitants en greffant le canton de Châteaubourg.

Le nom de Vitré a eu différentes formes au cours du XIe siècle. Vitriacum en 1037, Vitrei en 1050, Ecclesia Vitriacensis en 1070. D'origine latine, il viendrait de l’anthroponyme gallo-romain Victorius et le suffixe de localisation -acum (du gaulois -akon). Le sens primitif est donc « le domaine de Victorius ». Cela veut dire qu'une ferme gallo-romaine se situait sur le territoire communal.

Le site de Vitré a été occupé dès le néolithique. À moins de 1 kilomètre de l'agglomération, sur la commune de Pocé-les-bois, se trouve le menhir de la Pierre Blanche. En Juillet 2006, un sondage archéologique préventif au cours d'un chantier à l'est de la ville, a révélé la présence d'une ferme gallo-romaine bien conservée et remontant au IIIe siècle avant Jésus-Christ. Il s'agit d'un ensemble unique dans l'Ouest de la France. La ferme était composée d'un enclos d'1,5 hectare entouré d'un enclos plus vaste à bétail, entouré d'une enceinte externe. Les propriétaires devaient être une famille aristocratique gauloise. Des tessons de poteries décorées datant du IIe siècle ont été retrouvés. Des fouilles entreprises en 1863, sur la place du château, ont mis au jour une centaine de tombes mérovingiennes et carolingiennes, en terre, en coffres maçonnés et en sarcophages, ainsi qu'une collégiale romane se trouvant à la place de l'Église Notre-Dame. Vitré ne tient donc pas son origine de l'époque médiévale mais bien avant. Il s'agissait d'un important centre de peuplement, occupé de manière ininterrompue depuis la préhistoire jusqu'à la construction du 1er château.

Avant qu'une véritable agglomération se créée au début du XIe siècle, le site comprenait plusieurs petits villages (Le Vieil-Bourg, Sainte-Croix, Le Rachapt et Saint-Martin).

Le début du XIe siècle marqua la naissance d'une véritable agglomération de Vitré par la fusion avec les villages environnants. Vers 1060-1070, le château est le fait qui provoque une réorganisation de la population autour du pouvoir. Un petit château en bois sur une motte féodale est construit sur la colline Sainte-Croix et pouvait servir de péage sur la route de Rennes, Laval, Le Mans. Le château est construit par Robert Ier. Il devient très vite seigneur, responsable d'un pouvoir banal, responsable princier majeur. Il est proche du Duc de Bretagne.Le château est référencé en 1047 dans le cartulaire de Redon où on apprend que Robert est le gardien de Vitré et non pas le propriétaire. Il n'est pas le seigneur. La motte est incendiée à plusieurs reprises à cause de son mauvais emplacement, puis un prieuré de l'abbaye de Marmoutiers fondée par Saint-Martin, de Tours a été construit. Un autre château en pierre est construit en 1047 par Robert Ier. Le château est construit sur son emplacement actuel, sur un éperon rocheux dominant la Vilaine. Puis, au XIIIe siècle, le château est agrandi et le « Vieil Bourg » avec l’église Notre-Dame se sont développés sur le plateau Est. La ville s’est vue encerclée par des remparts et des fossés extérieurs. C’est donc à cette époque que la ville close prend sa forme actuelle. En même temps, des « bourgs privilégiés », c’est-à-dire des faubourgs nés à la demande du Baron, se sont développés autour de la ville close. Dès le XIIIe siècle, Vitré réunit tous les éléments de la ville.

Au XVe siècle, le château se transforme avec les progrès de l’artillerie comme les canonnières. Dans le même temps, la ville se développe et édifie des maisons à pans de bois et des hôtels particuliers à l’intérieur de l’enceinte de la ville. Vitré, ville prospère depuis le XVe siècle, fonda en 1472, une confrérie permettant le commerce international de textile. La ville, à son apogée, rentra dans l’aisance de la Renaissance...

Vitré était une ville avec une économie parmi les plus florissantes du Duché de Bretagne. Elle a continué son extension dans la ville close et dans ses faubourgs. Son apogée se situe au XVIe siècle lorsque les confréries des Marchands d’Outre-Mer vendirent leurs toiles de chanvre et leur canevas dans toute l’Europe.

Durant les guerres de religion à la fin du XVIe siècle, la ville protestante fût assiégée durant 5 mois par les troupes de la Ligue sous le commandement du Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur, gouverneur de Bretagne. Les réunions des États de Bretagne eurent lieu à Vitré en 1655, 1671, 1697 et 1705 lorsque Rennes était ravagé par la peste ou insurgé.

C’est au cours du XVIIe siècle que les barons désertent la cité pour préférer la Cour de Versailles, qui est à la mode. La ville perd sa notoriété et devient un peu endormie dans ses remparts au centre d’une campagne active. Elle coupa les liens avec la campagne environnante qui lui fournissait le chanvre et le lin. Cela engendra le début du déclin de Vitré aussi bien au niveau économique que urbanistique.

Cette situation s’accentua surtout au XVIIIe siècle. Cette situation dura tout le XVIIIe siècle et jusqu’à l’arrivée du chemin de fer au milieu du XIXe siècle. Par ailleurs, la fin du XVIIIe siècle sera mouvementé par la chouannerie, marquant la fin de la seigneurie de Vitré et le début d’un statut nouveau et important pour la ville : avoir le rôle de sous-préfecture.

Sans doute pour préparer l'arrivée de la gare, la ville décida de détruire les fortifications sud moyennant de désenclaver la cité intra-muros et améliorer la visibilité. La Porte d’En Haut (1835), Gâtesel (1839) et d’En Bas furent détruites. Vitré a connu aussi son Haussmannisation avec le percement de voies dans son centre médiéval (Rue Garangeot, Bertrand d'Argentré, Borderie et Boulevard Saint-Martin).

Vitré était aussi un nœud ferroviaire puisqu’une première voie fût ouverte le 15 avril 1857 sur la ligne Paris-Brest. Puis, une seconde voie en direction de Fougères sera ouverte au public en 1867, un viaduc enjambant la vallée de la Vilaine fut construit à l'Ouest de la ville, et enfin en 1874, une troisième ligne vers La Guerche-de-Bretagne. La construction de la gare s’est effectuée en 1855 sous forme d’un petit castel néo-gothique en plein centre-ville, juste au sud de la ville close.

Cet équipement capital pour le désenclavement de la ville a permis l’arrivée, le 14 juillet 1867, d’une garnison militaire. Elle sera logée dix ans plus tard, dans une caserne. Il s’agissait du 70e régiment d’infanterie. C’est à partir de cette période que l’urbanisation se fit au sud de la voie ferrée.

Cependant, malgré ce réveil certain, la ville se développe peu et reste une petite ville de marché au sein d’une région agricole. D’ailleurs, elle perd son statut de sous-préfecture en 1926. Cette situation perdure jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Une fois la guerre finie, Vitré ne sera pas exempte de la période de prospérité économique qu’a connu la France et l’ensemble des pays capitalistes.

C’est surtout à partir des années 1950 que la ville s’est considérablement développée et étendue. Durant « les Trente Glorieuses », Vitré a connu un afflux de population grâce notamment au phénomène d’exode rural massif. De fait, les communes rurales périphériques ont très peu augmenté leur population. Vitré a gagné près de 3000 habitants en 20 ans, passant de 9611 habitants en 1954 à 12322 en 1975, soit une croissance de 28% ! De vastes lotissements se sont donc développés le long des axes structurants dans les quartiers ouest, est, nord et surtout sud de la ville.

Dans les zones périphériques se trouvent de grandes entreprises agro-alimentaire, textile, de chaussures ou encore de la chimie fine de plus de 100 salariés et aussi de grands hypermarchés. À l’heure actuelle, les zones industrielles et commerciales continuent de se développer essentiellement au sud et à l’est, mais aussi dans la campagne.

Dans les années 1970, l’arrivée de la route à 4 voies passant à 7 km au sud a accéléré la prospérité économique de la ville en attirant de nombreuses industries. Le taux de chômage est très faible par rapport à la moyenne régionale et encore plus au niveau national. Cet essor économique cache une grande proportion d'emplois dans l'industrie de l'ordre de 40% avec de nombreux emplois précaires. D'autant plus que le bassin économique vitréen souffre de plus en plus de la délocalisation d'entreprises à l'étranger.

À l'heure actuelle, la ville s'étend toujours sous forme de quartiers pavillonnaires et de zones d'activités en périphérie. Dans le centre-ville, il y a un certain renouvèlement urbain sous forme de petits collectifs qui se fondent très bien dans les quartiers anciens. Entre 1999 et 2006, la population s'est encore accrue de plus de 17%; ce qui amène le nombre d'habitants à plus de 18 000, reflétant le dynamisme démographique que connaît la ville depuis la fin de la 2e Guerre Mondiale.

Le patrimoine de la ville de Vitré est d'une très grande richesse. C'est une des villes de Bretagne qui a le mieux conservé son aspect d'autrefois avec ses maisons à porche ou à pans de bois (3e ville de Bretagne après Rennes et Vannes), ses remparts, son patrimoine religieux, ses vieilles rues, etc. Vitré est un parfait exemple d'une ville d'il y a 500 ans.

Vitré possède plusieurs salles de spectacles et de concert. Le Conservatoire municipal de musique agréé est un lieu d'apprentissage de musique qui intervient lors d'initiation musicale dans les écoles. Le centre culturel « Jacques Duhamel » regroupe un théâtre, des salles de spectacles et de concerts, et des salles aménagées pour les congrès en collaboration avec celui de Fougères. Un parc des Expositions regroupent les divers salons, concerts et manifestations tout au cours de l'année. Enfin, un cinéma associatif l'« Aurore » est constitué de 324 places. Un projet d'agrandissement avec 2 salles supplémentaires dont une « Art et Essais » a été réalisé entre 2007 et 2008.

Les quatre musées principaux de la ville ont enregistré 45 523 entrées en 2006. Le musée du Château de Vitré est constitué d'une visite extérieure et d'un musée intérieur de tableaux, tapisseries, sculptures et un muséum d'histoire naturelle). En 2006, 29 116 entrées ont été enregistrées. Le Musée Saint-Nicolas est situé à 500 m du château et présente une collection d'orfèvrerie religieuse de la fin du XIXe siècle et début XXe siècle (Unique en France et de référence nationale). Le Musée Saint-Nicolas n'est autre que la chapelle dépendante et contiguë du couvent des Augustines construit au XVIIe siècle. Un très beau cloitre de cette époque est à voir. Le Musée des Rochers-Sévigné, situé à 7 km de Vitré vers Argentré-du-Plessis, est une résidence bretonne de la Marquise de Sévigné où elle écrivit de nombreuses lettres à sa fille. Il possède un très beau jardin à la française. Le musée du Manoir de la Faucillonnaie à Montreuil-sous-Pérouse, situé à 6 km de Vitré direction Fougères, regroupe une collection d'art rural du Pays de Vitré (mobilier, ustensiles de cuisine, costumes traditionnels de Vitré, coiffes, étable reconstituée, etc.). Enfin, le musée de l'Abeille Vivante est spécialisé dans l'apiculture (zone artisanale de la Briqueterie).

Des établissements spécialisés permettent d'accéder à de nombreuses œuvres d'art comme l'artothèque, unique dans le département, qui permet de louer des œuvres d'art. La médiathèque « Mme de Sévigné » propose des expositions et est un centre de ressources importantes. Enfin, la maison des cultures du Monde, Centre international de documentation sur les spectacles, de documentation et de diffusion, jusque-là située à Paris, a décidé de s'installer dans l'ancien Prieuré des Bénédictins à Vitré.

La presse de l'agglomération de Vitré est couvert par deux journaux. Le quotidien Ouest-France Édition Vitré-Fougères possède une page sur Vitré-Fougères et l'hebdomadaire Le Journal de Vitré - Entre Seiche et Vilaine a été tiré à 7 700 exemplaires en 2005.

Plusieurs magazine d'informations locales sont édités sur la commune. Le Vitré Journal, un trimestriel municipal, est tiré à 10 000 exemplaires et le Vitré-Communauté, un magazine de l'agglomération, est tiré à 3 000 exemplaires.

Sur les ondes télévisuelles, une édition télévisée locale de France 3 existe avec France 3 Haute-Bretagne, diffusée chaque soir, et repris ensuite sur France 3 Bretagne. Plusieurs scènes de films ont été tourné dans le centre médiéval dont Meilleur Espoir féminin de Gérard Jugnot.

Enfin la commune est couverte par les chaînes de radios nationales ainsi que des radios locales comme Zénith FM' (91.9 FM). Depuis 1990, l’association développe ses activités de radio locale et d’animation dans les pays de Vitré, des Vallons de Vilaine, de Châteaubriant et dans le district de Rennes.

La ville de Vitré organise tous les deux ans une soirée de concerts ouverte aux talents musicaux de Vitré et son pays dans le but de les faire connaître. Cette manifestation permet de valoriser la pratique musicale à Vitré et encourager la pluralité des musiques comme le rock, le métal, les reprises ou la variété française ou étrangère. Ensuite, un jury élit le groupe lauréat. Ce prix lui permet de gagner un stage pratique pour travailler ses morceaux, ses techniques de scène et de sortir un CD.

Le 28 Septembre 1991, une soirée concerts « Monsters of Death » dédiée à la musique Hard-Rock eu lieu au Parc des Expositions, avec comme tête d'affiche, le célèbre groupe Motorhead .

Outre la fameuse galette-saucisse de Haute-Bretagne et les crêpes bretonnes, la ville de Vitré a deux spécialités. Il y a la Roulade Sévigné qui est une pintade farcie et le Vitréais qui est un biscuit aux amandes. On trouve également la baguette « Sévigné », baguette de pain aux graines de sésame.

Vitré est reconnu comme une ville sportive avec 38 associations sportives, 4 900 licenciés dont 2 800 inscrits en compétition et environ 1 500 scolaires.

Les équipements sportifs sont nombreux et permettent de pratiquer plus de 40 sports différents. La commune possède quatre complexes sportifs (avec terrains de football, tennis, basket, gymnases, etc.), deux terrains de rugby, une piscine intercommunale (bassin sportif et ludique avec aquaboggans, jeux d'eau, sauna, etc.) comptabilisant en 2006, 150 000 entrées public, 60 000 entrées scolaires et 20 000 participations aux activités, une piste de skate-board, de cross, un hippodrome, un terrain pour le tir à l’arc, un centre départemental de gymnastique, un dojo pour le judo, un stade municipal de 3500 places, un CRAPA (circuit rustique d'activités physiques) au Bois des Rochers près du Château des Rochers-Sévigné et un parcours de golf de 18 trous.

L’Aurore Basket, créée en 1908, compte environ 1 200 licenciés. En 1986, le club arrive au niveau de l’« Excellence Région » et a progressivement atteint la Nationale 1 en 2001. Désormais, l’Aurore Basket est 3e derrière Brest et Quimper dans la hiérarchie sportive bretonne et cinquième dans l’Ouest. À noter que l’Aurore de Vitré est le premier club de l’Ouest en nombre de licenciés. Le club dénombre 442 joueurs pour 41 équipes dont 5 équipes qui évoluent sous les maillots de l’Union de Basket du Pays de Vitré. Cette structure rassemblant 11 clubs locaux permet d’éviter l’évasion des meilleurs éléments tout en contribuant à leur émulation. Une initiative inédite en France à sa mise en place, en 1995. La dynamique de l’équipe de Nationale 2 gagne non seulement l’ensemble du club, les entraîneurs bénévoles mais aussi tous les passionnés et supporters. Les matches de l'Aurore-basket sont suivis chaque week-end par 700 à 800 spectateurs en moyenne.

La Vitréenne Football Club a été fondé en 1973 par 15 licenciés. Avec 6 montées successives, La Vitréenne FC évolue dès 1979 en promotion d'honneur. Au cours des années suivantes, le club voit la naissance d'équipes de jeunes et d'une équipe de football. Actuellement, La Vitréenne compte plus de 400 licenciés. Le club est dirigé par un bureau élu de 25 personnes, dont est issu un comité directeur de 8 membres qui a le pouvoir décisionnaire. L'accession en CFA 2 a obligé le club à se doter d'une structure comptable. Pour la saison 2008/2009, le club évoluera pour la seconde année de suite en Championnat de France Amateurs.

La ville de Vitré a profité très tôt de sa position enviable, à proximité de la 2x2 voies et autrefois, sur la route principale allant de Paris vers les plages bretonnes. La ville se réveille durant la prospérité économique et la période de la reconstruction. Les petites entreprises familiales se sont agrandies et emploient aujourd’hui parfois un nombre important de salariés dans de grandes zones industrielles.

Par exemple, la Société Vitréenne d’Abattage (SVA – Viande Jean Rozé) est devenue la deuxième industrie du département avec près de 1500 salariés, juste derrière PSA Peugeot Citroën. D’autres industries vitréennes sont mondialement connues comme la maroquinerie Texier, les chaussures Noël ou encore l’entreprise Nounours près de Vitré. La ville et son pays se sont spécialisés dans l’industrie. L'agriculture est une activité peu présente avec seulement 1,3% des actifs. L'industrie employait 4 643 salariés en 1999, ce qui représentait 41,1% de la population active. Le secteur tertiaire emploie quant à lui, 5 890 personnes soit 52,1% répartis surtout entre le commerce et les services aux entreprises. Le problème est que l’emploi n’est pas assez varié. L’effort est fait pour attirer l’emploi tertiaire mais Rennes concurrence fortement Vitré.

C'est également une ville industrielle qui concentre plus de 12 000 emplois soit le tiers du Pays de Vitré. Le taux de chômage est le plus faible de France et connaît le quasi plein-emploi (2,7% en 2005). Elle possède une pépinière d'entreprises de la Chambre de commerce et d'industrie de Rennes.

En 2002, Mitsubishi a remercié 541 personnes, puis l'entreprise a quitté le Pays de Vitré. Cependant, une bonne partie des anciens salariés ont retrouvé un emploi dans la région. En 2008, la concurrence de la Chine a fragilisé l'économie locale avec des licenciements dans les usines textiles comme Coudémaille (textiles pour enfants) et Sofail (vêtements pour adultes). Puis, la crise financière de 2008 a touché l'économie locale. Les nombreuses agences d'intérim ont vu leur demandes baisser. Les entreprises sous-traitantes de PSA, comme Cooper Standard Automotive France, ont dû licencier 116 personnes, d'abord par chômage technique puis en les licenciant. D'autres entreprises textiles ou de chaussures comme Noël ont licenciés également. Par ailleurs, l'entreprise Webhelp (centre d'appel) a été créée près de l'échangeur du Piquet à Étrelles, ce qui permettra de diminuer le chômage des femmes et étoffer les offres d'emplois dans le secteur tertiaire. Vitré est la première région mondiale productrice de puces électronique .

Vitré est une des rares villes en France à avoir son transport urbain gratuit sur l'ensemble de ses lignes géré par la société Kéolis Armor ex Transport Armor Express (TAE), filiale de Keolis.. Depuis le 1er mai 2001, la municipalité a mis en place la gratuité du bus. Les objectifs visent à permettre un meilleur accès au centre-ville et entre les quartiers, optimiser le service rendu à la population, tenter de limiter la circulation automobile en centre ville, préserver l'environnement. Face au succès rencontré par cette opération, la gratuité menée sur une année a été pérennisée : « En un mois, la fréquentation des bus a doublé. Un succès dû en partie aux scolaires et aux retraités. Une nouvelle donne à intégrer dans un plan de déplacements urbains en gestation sur Vitré. La ville verse à Kéolis Armor, qui assure le transport en régie, une enveloppe de 1,20 millions de Francs (ndlr: 183 000 €) et les recettes ne s’élevaient qu’à 150 000 Francs (22 900 €). Autant aller jusqu’au bout de la logique explique l’adjoint chargé des transports, Daniel Mouton. L’expérience devrait être menée sur un an. Elle devra s’inscrire dans la durée si la volonté politique suit ». Les nouvelles lignes ETV.com (Février 2009) sont par contre payant. Le tarif est de 20 € par mois, 2 € le ticket valable une journée et 10 € la carnet, pour pouvoir utiliser ces lignes.

Le bus ne circule pas le dimanche et les jours fériés.

La gare, située sur l'axe ferroviaire majeur Paris-Brest, bénéficie de 15 arrêts de train « TER - correspondances Bretagne » ou «  TER - correspondances Pays de la Loire » dans le sens Rennes-Vitré-Laval (dont 2 arrêts TGV) et de 19 arrêts dans l'autre sens (dont 3 arrêts TGV). Les trains mettent entre 20 et 30 minutes pour arriver à Rennes ou Laval, suivant si le trajet est direct ou non.

Un nœud de transport multimodal conjugue le bus et le train juste en face de la gare, sur la Place du Général de Gaulle.

Une certaine polémique existe par rapport passage du TGV à Vitré. Selon certains, elle est notamment dû à l'acharnement du député-maire UMP de Vitré Pierre Méhaignerie. C'est son lobbying qui a permis « l'exception vitréenne ». Un autre projet de TGV Bretagne existait, joignant Le Mans et une gare à mi-chemin entre Rennes et Nantes. Cette ligne partant ensuite en « patte d'oie » vers ces deux villes.

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Source : Wikipedia