Hillary Clinton

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Posté par woody 06/03/2009 @ 03:08

Tags : hillary clinton, politique américaine, etats-unis, amérique, international

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Kirsten Gillibrand

Kirsten Gillibrand

Kirsten Gillibrand (née le 9 décembre 1966) est une femme politique américaine membre du Parti démocrate et sénatrice de l'État de New York depuis le 26 janvier 2009, succédant ainsi à Hillary Clinton devenue secrétaire d'État dans l'administration Obama. Elle était auparavant depuis 2007 la représentante du 20e district de New York à la Chambre des représentants des États-Unis. À 42 ans, Gillibrand est devenue la plus jeune membre du Sénat des États-Unis.

Née en 1966 à Albany, dans l'État de New York, Kirsten Gillibrand devient avocate après de longues études de droit à Darmouth College. Devenue membre du Parti démocrate américain, elle soutient Hillary Clinton lors des primaires démocrates pour l'élection présidentielle de 2008. Après l'échec de cette dernière, elle soutient Barack Obama. Ce dernier ayant nommée Hillary Clinton comme Secrétaire d'État des États-Unis, celle-ci doit laisser son fauteuil de sénatrice de l'État de New York. Après mûres réflexions, le gouverneur de l'État, David Paterson décide de nommer Gillibrand comme sénatrice (dans de nombreux états américains, un poste de sénateur laissé vacant est pourvu par le gouverneur de l'état jusqu'à la fin du mandat sénatorial prévu). Dans son discours d'investiture, la nouvelle sénatrice déclare que ses principales préoccupations sont l'agriculture, l'éducation, le développement durable, économique et social, la finance, la santé et enfin l'emploi.

Considérée comme une démocrate conservatrice, Kirsten Gillibrand a été membre de coalition des Blue Dogs quand elle siégeait à la Chambre des représentants.

Si Gillibrand est favorable au droit à l'avortement et aux recherches sur les cellules souches, elle est aussi favorable à la liberté du port d'armes et est proche de la National Rifle Association. Elle est également partisane de faire de l'anglais la langue officielle des États-Unis ainsi que d'une politique restrictive et répressive en matière d'immigration illégale.

Concernant les sujets de société, elle s'est montrée favorable aux contrats d'union civiles entre personne de même sexe mais plus réservée sur le mariage homosexuel, votant à plusieurs reprises contre des législations étendant des droits aux couples de même sexe.

Durant la crise financière de 2008, elle vota contre le plan Paulson proposé par le secrétaire au Trésor de l'administration Bush .

Kirsten Gillibrand est mariée à Jonathan Gillibrand. Le couple a deux enfants.

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Secrétaire d'État des États-Unis

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Le secrétaire d'État des États-Unis (United States Secretary of State) est le chef du Département d'État, en charge des Affaires étrangères. Le secrétaire d'État est membre du cabinet.

Le secrétaire d'État est le membre du cabinet ayant le plus haut rang, tant dans la ligne de succession présidentielle que dans l'ordre de préséance. L'ancien Secrétaire d'État est Condoleezza Rice. Le 1er décembre 2008, Hillary Clinton a été désignée par Barack Obama pour lui succéder. William J. Burns, sous-secrétaire d'État, a assuré l'intérim jusqu'à sa confirmation par le Sénat le 21 janvier 2009.

Le 10 janvier 1781, le Congrès continental créé le département des affaires étrangères (Department of Foreign Affairs) . Le 27 juillet 1789, George Washington signe une loi du Congrès autorisant un département des affaires étrangères dirigé par un secrétaire aux affaires étrangères. Le Congrès a ensuite voté une loi lui donnant des responsabilités nationales supplémentaires et le renommant département d'État. Cette loi est approuvée par Washington le 15 septembre 1789. Les nouvelles attributions domestiques données par le Congrès sont la publication, la diffusion et la préservation des lois des États-Unis, la garde du grand sceau, authentification des copies et préparation des commission de nomination des branches exécutives, et la garde des livres, journaux et enregistrements du Congrès continental y compris la Constitution et la déclaration d'indépendance. Le titre de Secrétaire d'État est britannique. Au moment de l'indépendance des États-Unis, la Grande-Bretagne comptait deux secrétaires d'État, tous deux en charge des affaires internes mais se divisant les affaires étrangères suivant que le pays était catholique ou protestant. Avec l'ajout de ses nouvelles responsabilités, le rôle du secrétaire des Affaires étrangères devenait comparable à celui du secrétaire d'État britannique et l'utilisation de ce dernier nom paraissait logique.

Dans les premiers temps, cette fonction était perçue comme un tremplin vers la présidence. Parmi les secrétaires d'État qui devinrent présidents, on peut nommer Thomas Jefferson, James Madison, James Monroe, John Quincy Adams, Martin Van Buren et James Buchanan.

La plupart des attributions de politique intérieure du département d'État ont été transférées à d'autres départements. Celles qu'il conserve sont la garde et l'utilisation du grand sceau, le fonctionnement des fonctions protocolaires de la Maison Blanche, la préparation des proclamations et les réponses aux demandes de renseignement. Conformément à la Constitution, le secrétaire d'État exécute les tâches requises par le président, comme négocier avec les représentants étrangers et donner leurs instructions aux ambassades et consulats à l'étranger. Le secrétaire d'État est aussi le principal consieller du président pour la politique étranger des États-Unis. Depuis les dernières décennies il est devenu responsable de l'organisation des affaires internes du gouvernement américain à l'étranger.

En tant que membre de plus haut rand du cabinet, le secrétaire d'État est le quatrième dans l'ordre de succession des États-Unis, après le vice-président, le président de la Chambre des représentants et le président pro tempore du Sénat.

Une loi fédérale prévoit que le président remette sa démission par écrit au secrétaire d'État. Cela est arrivé une fois, quand Richard Nixon a remis sa démission à Henry Kissinger en 1974.

Lors d'une vacance du poste de secrétaire, la charge est exercée par un autre membre du cabinet, comme cela se faisait au début, ou, plus récemment, par un subalterne du département d'État jusqu'à ce que le président nomme et que le Sénat confirme le nouveau secrétaire.

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Première dame des États-Unis

Michelle Obama, actuelle First Lady

La Première dame des États-Unis (en anglais : First Lady of the United States ou simplement First Lady, parfois abrégé par l'acronyme FLOTUS), est le titre non officiel donné à l'hôtesse de la Maison Blanche. Cette fonction étant traditionnellement occupée par la femme du président des États-Unis, le titre est souvent pris pour qualifier l'épouse du président en place. Cependant plusieurs femmes qui n'étaient pas l'épouse du Président ont servi comme First Lady lorsque le président était célibataire ou veuf ou quand l'épouse de ce dernier était dans l'incapacité de remplir le rôle de Première dame. Dans ces cas, le poste est occupé par une femme parente ou amie du Président. On parle alors aussi d'« hôtesse de la Maison Blanche » (White House hostess).

Jusqu'à présent aucune femme n'a été présidente des États-Unis. Si cela arrivait, le titre que porterait son mari, qui théoriquement servirait comme hôte de la Maison Blanche, n'est pas prévu. La candidature d'Hillary Clinton aux primaires démocrates de l'élection présidentielle 2008 a relancé cette question. Il y a déjà eu plusieurs femmes gouverneurs d'États américains et leur époux portent alors le titre de First Gentleman, ce titre pour l'époux d'une éventuelle présidente fut alors avancé.

L'actuelle First Lady est Michelle Obama. Elle a succédé à Laura Bush le 20 janvier 2009, devenant la première Première dame américaine de couleur. Il y a à ce jour (mars 2009) six anciennes premières dames encore en vie : Betty Ford, Rosalynn Carter, Nancy Reagan, Barbara Bush, Hillary Clinton et Laura Bush.

La première dame n'a pas de rôle exécutif officiel à la Maison Blanche même si dans le passé elle a eu pu avoir un rôle ou une influence politique comme cela fut le cas d'Eleanor Roosevelt ou plus récemment d'Hillary Clinton. Depuis Rosalynn Carter, elle dispose de bureaux et d'une équipe nommée bureau de la Première Dame dans l'aile Est de la Maison Blanche. Son rôle est essentiellement social avec les réceptions à la Maison Blanche ou des œuvres caritatives. La première dame prend aussi souvent en charge la gestion domestique de la Maison Blanche et participe à sa sauvegarde de son patrimoine avec le conservateur de la Maison Blanche et le Comité pour la préservation de la Maison Blanche dont elle est la présidente honoraire.

Les vice-premières dames n'ont pas de titre défini. Elles sont le plus souvent appelées par leur nom d'épouse (cas du site actuel et précédent de la Maison Blanche), il existe également le terme de Second Lady (en), Seconde dame, mais qui est assez peu employé.

La vice-première dame actuelle est Jill Biden, épouse du vice-président Joe Biden, qui a remplacé Lynne Cheney le 20 janvier 2009.

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Condoleezza Rice

Condoleezza Rice arrive à Bogota en Colombie, le 27 avril 2005.

Condoleezza Rice (née le 14 novembre 1954 à Birmingham en Alabama) a été la Secrétaire d'État des États-Unis de janvier 2005 à janvier 2009.

Ancienne professeur de sciences politiques à l'université Stanford, elle fut Conseillère à la Sécurité nationale entre 2001 et 2005 sous le premier mandat de George W. Bush puis nommé secrétaire d'État (l'équivalent de ministre des Affaires étrangères) en janvier 2005. Seconde femme à occuper ce poste (après Madeleine Albright sous l'administration Clinton) et seconde afro-américaine (après son prédécesseur Colin Powell).

Outre l'anglais, elle parle le français, le russe et l'espagnol.

Le 21 janvier 2009, Hillary Clinton lui succède à la tête de la diplomatie américaine.

Le prénom que lui ont donné ses parents est formé à partir de l'expression italienne "con dolcezza", "avec douceur", utilisée dans les partitions de musique.

Le père de Condoleezza Rice était conseiller d'orientation pédagogique et pasteur dans l'église presbytérienne ; sa mère enseignait la musique et était une excellente pianiste.

En 1967, sa famille déménage pour Denver, dans le Colorado. Elle va alors suivre sa scolarité à la St. Mary's Academy, un lycée privée catholique pour jeunes filles. Après avoir étudié le piano à l'Aspen Music Festival and School, elle entre à l'université de Denver, à l'âge de 15 ans, où son père travaille comme assistant du doyen et assure un cours sur « l'expérience noire en Amérique ». Elle y étudie les sciences politiques. À 19 ans, elle obtient son diplôme de Baccalauréat (système universitaire anglo-saxon) avec la mention cum laude. Un de ses professeurs en affaires internationales était Josef Korbel, père de la future secrétaire d'État Madeleine Albright. Cette expérience suscite son intérêt pour l'Union soviétique et les relations internationales et elle considère depuis Korbel comme l'une « des figures principales et centrales dans sa vie. » En 1975 elle obtient un master en science politique de l'Université de Notre Dame.

Elle travaille d'abord au département d'État en 1977, sous l'administration Carter , comme stagiaire au Bureau des Affaires d'Éducation et de Culture. En 1981, à 26 ans, elle obtient un PhD en sciences politiques de la Graduate School of International Studies à Denver. Sa thèse, comme certaines de ses premières publications, portait sur la politique civile et militaire en Tchécoslovaquie.

Rice est recrutée en 1981 par l'université Stanford en Californie comme professeur assistante en sciences politiques, puis elle devient professeur associée en 1987, poste qu'elle occupe jusqu'en 1993. Elle est alors une spécialiste de l'Union soviétique et donne des conférences sur le sujet dans un programme commun Berkeley-Stanford dirigé par le Professeur George Breslauer au milieu des années 1980.

Rice était démocrate jusqu'en 1982 quand elle passe du coté du camp républicain après une aversion croissante pour la politique étrangère de l'ancien président Jimmy Carter. Elle cite également l'influence de son père, John Wesley, dans cette décision qui lui même était passé des Démocrates aux Républicains après s'être vu refuser l'inscription sur les registres de vote du Parti démocrate local. Lors de son intervention à la Convention républicaine de 2000, elle déclare : « Mon père rejoignit notre parti car les Démocrates de Jim Crow en Alabama refusèrent de l'enregistrer pour qu'il puisse voter, les Républicains le firent. ». Néanmoins, malgré son changement de parti, elle fut une des conseillères en politique étrangère du candidat démocrate à la présidence Gary Hart lors des présidentielles de 1984.

Lors d'une réunion en 1985 d'experts en contrôle de l'armement, son intervention est remarquée par Brent Scowcroft, qui a été le Conseiller à la sécurité nationale sous la présidence de Gerald Ford. En 1986, alors qu'elle fait partie du Conseil des relations étrangères, un think tank américain, elle sert comme conseillère spéciale au directeur du Joint Chiefs of Staff, le comité des chefs d’États-majors interarmes. Avec l'élection de George H. W. Bush, Scowcroft retourne à la Maison Blanche comme conseiller à la sécurité nationale en 1989, et demande à Condoleezza Rice de devenir sa spécialiste du Bloc de l'est au Conseil de sécurité nationale. Elle devient alors une de ses protégés.

En 1991, Rice retourna comme professeur à Stanford, tout en étant consultante pour divers clients, publics et privés sur l'ancien bloc soviétique. A fin 1991, le gouverneur de Californie Pete Wilson la nomma dans un cabinet bi-partisan qui avait été créé pour dessiner la nouvelle carte électorale de l'État. Condoleezza Rice fait aussi partie de plusieurs conseils d'administration, dont celui du pétrolier Chevron.

En 1997, elle siège au Comité fédéral chargé de conseiller pour l'intégration et la formation des femmes au sein des Armées.

Durant la campagne présidentielle de George W. Bush en 2000, Rice prit une année de congé de l'université Stanford pour lui servir de conseiller en politique étrangère. Elle déclarera ainsi au cours d'un discours remarqué à la Convention républicaine que « les forces armées américaines ne sont pas une force de police mondiale, ils ne sont pas le 911 mondial. » (911 est le n° d'urgence aux États-Unis).

Dès l'entrée en fonction de Georges W Bush en janvier 2001, elle devient sa Conseillère à la sécurité nationale, fonction qu'elle va occuper jusqu'en 2005. Elle y gagnera au début le surnom de "Warrior princess" du fait de son fort caractère accompagné de manières délicates.

Le 16 novembre 2004, elle fut nommée par le Président au poste de secrétaire d'État, après la démission de Colin Powell.

Confirmée en janvier 2005 par le Sénat des États-Unis par 85 voix contre 13, elle fut la première femme noire à occuper ce poste.

En février 2005, l'un de ses premiers gestes de secrétaire d'État fut d'aller en Europe pour tenter d'aplanir les divergences et différends euro-américains, et préparer la venue de George W. Bush. Son seul discours fut prononcé le 8 février, à l'Institut d'études politiques de Paris.

En avril 2005, s'appuyant sur les exemples de la Géorgie et de l'Ukraine, elle appela, à Vilnius, en Lituanie, au « changement » politique en Biélorussie - pays qui, selon ses dires, serait la « dernière vraie dictature au centre de l'Europe ». Elle rencontre des groupes biélorusses favorables à la démocratie et au renversement du gouvernement du Président Aliaksandr Loukachenko.

En juin 2005, conformément au discours inaugural de Bush en janvier 2005 sur l'expansion de la démocratie, Condoleezza Rice tança l'Égypte, pourtant l'un des plus précieux alliés arabes des États-Unis au Proche-Orient, lors d'un discours à l'Université américaine du Caire. Elle critiqua à cette occasion, et de façon très sévère, le gouvernement du président Hosni Moubarak, dont l'introduction du multi-partisme à l'élection présidentielle était jugée insuffisante : demandant des élections « libres, équitables et transparentes », « l'état de droit à la place des décrets d'urgence », « un système judiciaire indépendant, et non une justice arbitraire », ainsi que « la protection des militants pacifiques de la démocratie ». À cette occasion, elle reconnut que « pendant soixante ans, les États-Unis ont recherché la stabilité aux dépens de la démocratie au Proche-Orient et n'ont accompli ni l'un ni l'autre ».

En juillet 2005, elle annonce la création du programme d'aide "fonds pour la diversification de l'économie africaine". (voir Politique des États-Unis d'Amérique).

En décembre 2005, dans le cadre de ses tournées dans les pays alliés, elle doit justifier auprès du Conseil de l'Europe et de l'opinion publique européenne l'existence de prisons secrètes de la CIA en Europe ainsi que l'utilisation d'aéroports européens pour des transferts de prisonniers ("combattants ennemis" selon la terminologie américaine). Sans confirmer l'existence de prisons secrètes en Europe de l'Est, elle expliqua que les États-Unis utiliseraient « toutes les armes légales pour battre les terroristes », justifiant le transfert de suspects de terrorisme dans d'autres pays pour être « interrogés, détenus ou jugés » et appelant les gouvernements européens à faire preuve de responsabilité. Selon elle, ces « renditions » auraient sauvé des vies, y compris en Europe.

À l'été 2006, du fait de l'embrasement du Proche-Orient avec les affrontements entre Tsahal et le Hezbollah au Liban, Condoleezza Rice joue un rôle central : elle nuance la position américaine vis-à-vis d'Israël en demandant ouvertement un cessez-le-feu, et obtient un courte trêve de 48 heures de la part du premier ministre israélien, Ehud Olmert, après le bombardement de Cana par l'aviation israélienne.

Elle fut classée en 2004 et 2005 comme la 1re femme la plus puissante du monde par le magazine Forbes (détrônée en 2006 par Angela Merkel).

Condoleezza Rice est une pianiste accomplie qui se produit en public depuis son plus jeune âge. À 15 ans, elle interprétait Mozart avec l'orchestre symphonique de Denver, et aujourd'hui, elle se produit régulièrement avec un orchestre amateur de chambre à Washington. Elle a aussi joué lors d'évènements diplomatiques dans différentes ambassades ainsi qu'en public avec le violoncelliste Yo-Yo Ma. Son compositeur préféré est Brahms, car sa musique serait « passionnée sans être sentimentale ».

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Barack Obama

Prestation de serment de Barack Obama le 20 janvier 2009 qui devient le 44e président des États-Unis

Barack Hussein Obama II, né le 4 août 1961 à Honolulu, dans l'État d'Hawaii, est le 44e et actuel président des États-Unis d'Amérique.

Barack Obama est le premier Afro-Américain à accéder à la Maison Blanche, événement historique qui concrétise en partie le rêve de Martin Luther King.

« Fils d'un noir du Kenya et d'une blanche du Kansas », métis et ne descendant pas d'esclaves, il a réussi à éviter l'écueil de la question raciale. Cependant son parcours improbable a suscité chez les électeurs comme dans les médias du monde entier un intérêt exceptionnel.

Né à Hawaï, élevé plusieurs années en Indonésie, diplômé de l'Université Columbia et de la Faculté de droit de Harvard, il est, en 1990, le premier Afro-Américain à présider la prestigieuse Harvard Law Review. Après avoir été travailleur social, plus spécifiquement « organisateur de communauté » (community organizer en anglais), dans les quartiers sud de Chicago durant les années 1980, puis avocat en droit civil à sa sortie d'Harvard, il enseigne le droit constitutionnel à l'Université de Chicago de 1992 à 2004.

Barack Obama entre en politique en 1996 : il est élu au Sénat de l'Illinois où il effectue trois mandats, de 1997 à 2004. Il connaît l’échec lors de sa candidature à l’investiture du parti démocrate pour la chambre des représentants en 2000 mais l'obtient en mars 2004 pour le Sénat des États-Unis. Barack Obama se distingue notamment par son opposition précoce à la guerre lancée par George W. Bush en Irak et par le discours qu’il prononce en juillet 2004 lors de la convention démocrate qui désigne John Kerry comme candidat à la présidence, prestation remarquée qui le fait connaître pour la première fois au plan national.

Élu sénateur en novembre 2004, il déclare sa candidature à l’investiture démocrate pour la présidence des États-Unis le 10 février 2007 à Springfield. Il remporte les primaires face à Hillary Clinton et est officiellement désigné candidat lors de la convention de son parti à Denver, le 27 août 2008.

Après avoir remporté avec 52,9 % des voix et 365 grands électeurs, le 4 novembre 2008, l'élection présidentielle contre le républicain John McCain, Barack Obama entre en fonction le 20 janvier 2009.

Sa présidence intervient dans un contexte de guerre en Irak, de guerre en Afghanistan, de crise au Moyen-Orient, d'une importante récession de l'économie américaine et de crise financière et économique mondiale.

Barack est né le 4 août 1961 au centre médical de Kapiolani à Honolulu. Ses parents se sont rencontrés à l'Université d'Hawaï où ils étaient étudiants.

Barack Obama Sr. (1936-1982), était originaire du village de Karachuonyo au Sud de Kisumu dans l'ouest du Kenya et appartient à l'ethnie Luo ; il a été éduqué dans la religion musulmane mais était néanmoins athée. Jeune cuisinier des colons d'Alego au bord du lac Victoria, il entre à l'école des missionnaires qui lui paient par la suite des études à Nairobi ; en 1959, il obtient une bourse de l'université d'Hawaii où il suit un cursus d'économétrie, obtenant les meilleures notes de sa promotion et où il fonde l'association des étudiants étrangers .

Hussein Onyango Obama, ancien cuisinier dans l'armée britannique, a subi une période de détention de pour ses liens avec le mouvement d'indépendance Mau Mau. Il a été torturé pour obtenir des informations sur la rébellion.

Sa mère, Stanley Ann Dunham (1942 - 1995) était la fille de Stanley (23 mars 1918 – 8 février 1992) et de Madelyn Dunham (26 octobre 1922 – 3 novembre 2008). La famille Dunham était chrétienne, mais Ann, adulte, était agnostique.

Elle est née près de la base militaire de Wichita (Kansas), son père ayant été appelé en 1942 pour servir comme GI dans l'armée américaine. Pendant la guerre, Madelyn Dunham travaille dans les usines aéronautiques de Wichita. Après avoir combattu en Europe dans l'armée de George Patton, Stanley Dunham devient vendeur représentant en meubles. La famille Dunham déménage assez souvent, habitant successivement la Californie, le Kansas, le Texas, l'État de Washington (Seattle) avant de partir pour Hawaii en 1959. Stanley y connaît des déboires professionnels, mais Madelyn occupe avec un certain succès un emploi de cadre de banque.

Stanley Ann suit des études d'anthropologie à l'université d'Hawaii quand elle rencontre Barack Sr..

Barack Obama a été élevé par ses grands-parents maternels à partir de 1971. Étant très attaché à Madelyn (« Toot », américanisation de Tutu, « grand-mère » en hawaïen), le candidat a même interrompu sa campagne pour s'occuper d'elle alors qu'elle était souffrante à Hawaii. Madelyn Dunham est décédée le 3 novembre 2008, la veille même de l'élection de son petit-fils à la présidence des États-Unis.

Les parents de Barack Obama se marient le 2 février 1961. En août 1963, son père est accepté à l'Université Harvard mais il part seul pour le Massachusetts car la bourse qu'il a obtenue ne lui permettrait pas de subvenir aux besoins de son épouse et de son fils. Le divorce sera prononcé en janvier 1964. Diplômé en économie en 1965, le père de Barack Obama repart au Kenya où il fonde une nouvelle famille. D'abord homme en vue proche du gouvernement de Jomo Kenyatta, il finit par s'opposer aux projets du président. Limogé et boycotté, il sombre dans la pauvreté et l'alcoolisme avant de se tuer dans un accident de voiture en 1982. Son fils ne l'aura revu qu'une fois, à 10 ans, lors d'un séjour de son père à Hawaii (décembre 1971-janvier 1972).

Ann Dunham s'est remariée en 1965 avec un étudiant originaire d'Indonésie, Lolo Soetoro, qui regagne son pays dès 1966 ; Ann et Barack le rejoignent à Jakarta en 1967. Barack va passer quatre ans en Indonésie. Il fréquente d'abord deux ans l'école primaire catholique St-François d'Assise puis une école publique où il est le seul étranger. Dans le dossier d'inscription à celle-ci, il aurait choisi, parmi les cinq religions proposées, celle de son beau-père le javanisme, une branche locale de la religion musulmane. Pendant la campagne électorale pour l'investiture de 2008, l'éditorialiste néo-conservateur Daniel Pipes a prétendu qu'Obama avait été un musulman pratiquant durant son séjour en Indonésie (donc entre 6 et 10 ans !). Obama affirme quant à lui que son foyer n'était pas religieux.

En 1971, sa mère le fait revenir à Hawaii chez ses grands-parents maternels, afin qu'il puisse faire des études secondaires américaines (depuis le début du séjour indonésien, elle lui faisait suivre un cours par correspondance, et dans les derniers mois, lui imposait de se lever très tôt pour travailler avec elle avant d'aller à l'école) ; il est inscrit à l'Académie Punahou, prestigieuse école privée d'Hawaii pour laquelle il a obtenu une bourse. L'année suivante, Ann, séparée de Lolo Soetoro, le rejoint avec Maya et reprend ses études avec un mastère consacré à l'anthropologie de l'Indonésie. Selon Maya, l'éducation que sa mère a donné à cette époque à ses deux enfants était « idéaliste et exigeante ». En 1975, elle retourne en Indonésie pour effectuer les travaux de terrain obligatoires pour son diplôme, mais Barack refuse de la suivre. Elle devient responsable d'un programme d'aide aux femmes pauvres organisé par la fondation Ford puis contribue à développer le système de microcrédit indonésien. , Elle achève son doctorat en 1992 avec une thèse sur The peasant blacksmithing in Indonesia. Mais elle meurt à Hawaii à 52 ans le 7 novembre 1995 d'un cancer de l'ovaire. Obama affirme que sa plus grande erreur a été de ne pas avoir été à ses côtés au moment de sa mort.

Barack Obama a raconté son enfance et sa jeunesse (jusqu'en 1988) dans son autobiographie Les rêves de mon père.

Barack Obama a des origines multi-ethniques. Par sa grand-mère maternelle, il aurait des ancêtres cherokees. Selon les affirmations de Lynne Cheney à la télévision le 17 octobre 2007, Barack Obama aurait un ancêtre commun avec l'ancien vice-président des États-Unis Dick Cheney et de l'ancien président Harry Truman : Marin Duval, un huguenot né à Laval ou Nantes au XVIIe siècle. Il est aussi un lointain cousin de l’acteur Brad Pitt, des anciens présidents George W. Bush, Gerald Ford, Lyndon Johnson, et de l’ancien Premier ministre britannique Winston Churchill. Il est également possible qu'il compte parmi ses ancêtres Christian Gutknecht né en 1722 et Maria Magdalena Grünholtz, tous deux nés à Bischwiller, en Alsace,. Plus étonnant encore, il aurait un ancêtre belge à la 14e génération, Nicolas Martiau, né dans les environs de Wavre vers 1592. Mais ses origines européennes sont surtout anglaises, écossaises, et irlandaises. Un de ses arrière-grands-pères a émigré du comté d'Offaly en Irlande, au XIXe siècle.

Après ses études secondaires, Barack Obama passe deux ans à Occidental College à Los Angeles (Californie) puis entre à l'Université Columbia de New York. Il en sort diplômé en science politique et en relations internationales.

Avant même d'obtenir son diplôme de l'université Columbia, Barack Obama envisageait de devenir « organisateur communautaire » (community organizer) et non pas social worker), mais ses démarches auprès de différents organismes (notamment la mairie de Chicago, depuis peu dirigée par un Noir, Harold Washington) n'aboutissent pas. Il entre à New-York dans un cabinet de consultants (qu'il ne nomme pas) travaillant pour des multinationales, d'abord comme assistant de recherche, puis comme analyste financier, fonction importante qui lui permet de disposer d'un bureau et d'une secrétaire. Suite à une prise de contact avec sa demi-soeur Auma, il décide de se réorienter vers le travail communautaire et quitte son entreprise. Toujours à New-York, il connaît une période de travail précaire (il travaille notamment pendant trois mois pour l'organisation de Ralph Nader), puis est recruté par un militant associatif de Chicago, Jerry Kellman (qu'il appelle Marty Kaufman dans son autobiographie).

À l'été 1985, il choisit de travailler comme organisateur communautaire dans le quartier noir défavorisé de Bronzeville. Il devient adjoint de Jerry Kellman, travailleur social chrétien, membre d'un réseau d'Églises progressistes. Jusqu'en 1987, Barack Obama, surnommé « Baby Face » par les pasteurs locaux, arpente South Side pour aider les résidents à s'organiser dans la défense de leurs intérêts, pour obtenir le désamiantage des logements sociaux, l'ouverture de bureaux d'embauche, ou pour lutter contre la délinquance des jeunes. C'est durant cette période que Barack Obama, élevé sans religion, se rapproche de l'Église unie du Christ, dirigée dans le quartier par le pasteur Jeremiah Wright et embrasse la religion protestante.

Au cours de l'année 1987, il pose sa candidature à plusieurs universités et reçoit un agrément de Harvard en février 1988. Il quitte Chicago en mai 1988 et après un séjour touristique en Europe, part pour son premier voyage au Kenya. Il est ensuite pendant trois ans à la faculté de droit de Harvard (Harvard Law School) à Cambridge près de Boston ; il en sort diplômé avec la mention magna cum laude. En 1990, il est le premier Afro-Américain élu (face à 18 autres candidats) rédacteur en chef de la prestigieuse Harvard Law Review, événement qui fait l'objet d'une information dans des journaux nationaux.

À la fin de ses études, au lieu de devenir adjoint au juge Abner Mikva, Barack Obama revient à Chicago pour devenir enseignant en droit constitutionnel à l'Université de Chicago où il travaille jusqu'en 2004. Il entre dans un cabinet juridique spécialisé dans la défense des droits civiques.

En 1992, il épouse Michelle Robinson, juriste originaire de Chicago rencontrée en 1989 dans le cabinet d'avocats où il travaille et où elle est avocate associée. Le couple Obama aura deux filles, Malia Ann (née en 1998) et Natasha, plus connue par son surnom Sasha (née en 2001). Michelle Robinson-Obama est alors une avocate renommée, figure influente du Parti démocrate local et proche du maire de Chicago, Richard M. Daley. C'est elle qui va propulser la carrière politique de son époux, alors qu'il n'a, jusque-là, milité activement que pour soutenir la candidature de Bill Clinton à la présidence des États-Unis et celle de Carol Moseley-Braun au Sénat.

En 1996, Barack Obama est élu au Sénat de l'État de l'Illinois dans la 13e circonscription, couvrant les quartiers de South Side à Chicago, comprenant le quartier de Hyde Park. Il préside la commission de santé publique quand les démocrates reprennent la majorité au Sénat local.

Il soutient les législations en faveur de l'extension de la couverture médicale aux plus démunis, se fait le défenseur de la cause des homosexuels et fait augmenter les fonds destinés à la lutte contre le SIDA. Son mandat est marqué par sa capacité à obtenir, par le biais de compromis, l'assentiment des républicains sur des lois comme celles contre le profilage racial, la vidéosurveillance des interrogatoires de police ou un moratoire sur l'application de la peine de mort dans l'Illinois.

En 2000, il tente de se faire désigner aux primaires démocrates pour être candidat à la Chambre des représentants des États-Unis mais il est battu avec 30 % des voix contre 61 % à Bobby Rush, le titulaire démocrate sortant et ancienne figure historique du Black Panther Party.

Barack Obama se fait aussi remarquer à l'échelle nationale en 2002 lorsqu'il refuse de cautionner les explications des néo-conservateurs au sujet d'une invasion nécessaire de l'Irak. « Je ne suis pas quelqu'un qui s'oppose à la guerre en toutes circonstances. Je suis opposé à une guerre stupide, non pas basée sur la raison, mais sur la passion, non sur les principes, mais sur la politique », déclare-t-il le 2 octobre 2002 à Chicago Cette opposition à la guerre lancée par l'administration Bush le 19 mars 2003 et approuvée par une large majorité du Sénat des États-Unis (dont, notamment Hillary Clinton), lui servira de référence tout au long de sa campagne pour l'investiture de l'élection présidentielle américaine de 2008 pour contrer ses adversaires.

À l’automne 2002, il engage le consultant politique David Axelrod et annonce officiellement sa candidature au Sénat des États-Unis en janvier 2003.

En juillet 2004, il prononce un discours de la Convention démocrate de Boston désignant John Kerry comme candidat du parti à l'élection présidentielle. Il y fait l'apologie du rêve américain, de l'Amérique généreuse en les reliant à ses origines familiales. Il en appelle à l'unité de tous les Américains et dénonce les « errements » et l'« extrémisme » diviseur de l'administration de George W. Bush. Ce discours « The Audacity of Hope » repris dans la presse écrite et à la télévision fait connaître Barack Obama aux militants démocrates mais également à de nombreux Américains.

Le 2 novembre 2004, après avoir battu quelques mois plus tôt ses adversaires démocrates lors des primaires, Barack Obama est élu au Sénat des États-Unis avec 70 % des voix contre 27 % à son adversaire républicain, l'ancien ambassadeur et chroniqueur politique conservateur afro-américain Alan Keyes. Le score ne fut pas une surprise car pendant plusieurs mois, Barack Obama avait fait une grande partie de sa campagne électorale sans aucun opposant désigné contre lui à la suite du retrait en dernière minute de Jack Ryan, le candidat républicain qui avait lui-même succédé à Blair Hull, le vainqueur des primaires, tous deux étant englués dans des affaires scabreuses avec leurs épouses respectives. Ce n'est que deux mois avant l'élection, que Alan Keyes fut désigné comme candidat républicain en dépit du fait qu'il résidait au Maryland, n'avait aucun lien avec l'Illinois et qu'en 2000, il avait dénoncé le parachutage d'Hillary Clinton à New York.

Barack Obama succède alors au sénateur républicain sortant Peter Fitzgerald.

En décembre 2004, Barack Obama passe un contrat de 1,9 million de dollars avec une grande maison d'édition pour écrire trois livres dont l'un concernera ses convictions politiques et le second, co-écrit avec son épouse, serait destiné aux enfants.

Barack Obama a prêté serment comme sénateur le 4 janvier 2005 devenant le seul homme de couleur à siéger au Sénat, et le cinquième de l'histoire (poste dont il démissionne le 16 novembre 2008 après son élection à la présidence des États-Unis).

Le 16 janvier 2007, il annonce la création d'un comité exploratoire en vue de lever des fonds pour une candidature à l'élection présidentielle de 2008 ; le 10 février 2007, il déclare sa candidature à l'investiture démocrate et ce, malgré son inexpérience relative et la concurrence dans le camp démocrate d'Hillary Clinton, jusque-là favorite pour les primaires. Le 15 décembre 2007, il a reçu l'appui du prestigieux quotidien national, The Boston Globe.

Tout au long de l'année 2007, il a insisté sur le fait qu'il incarnait le changement et qu'il s'opposait à la politique partisane. Sa candidature enthousiasme une partie des électeurs indépendants et des jeunes. Il obtient le ralliement de nombreuses personnalités comme le sénateur John Kerry, les hommes d'affaires Warren Buffett et George Soros, les acteurs George Clooney, Matt Damon, Will Smith, Ben Affleck, Robert De Niro, les actrices Halle Berry, Sophia Bush et Scarlett Johansson, le rocker Bruce Springsteen, la chanteuse Nicole Scherzinger, le rappeur Nas, la romancière Toni Morrison ou l'animatrice de télévision Oprah Winfrey, personnalité extrêmement influente dans son pays, notamment au sein de la communauté afro-américaine. Le 21 avril 2008, il obtient également le soutien du cinéaste Michael Moore.

Le 3 janvier 2008, Barack Obama crée la surprise en remportant les premières primaires, les caucus de l'Iowa, état blanc à plus de 96 %, avec 38 % des suffrages exprimés, loin devant le sénateur John Edwards (30 %) et l'ancienne First Lady Hillary Clinton qui a obtenu 29 %, démontrant ainsi pour la première fois qu'un noir pouvait avoir de réelles chances au niveau national.

Il réussit alors à imposer à la campagne des primaires, aussi bien démocrates que républicaines, le thème du « changement » (« Change »). Le 8 janvier, il perd dans le New Hampshire (37 %) contre Hillary Clinton (39 %) malgré des sondages l'annonçant grand favori avec 10 points d'avance. Son discours de défaite est teinté d'espoir et de remotivation. De cette défaite Barack Obama tire son nouveau slogan : « Yes we can » (« Oui, nous pouvons »).

Après une polémique avec Hillary Clinton sur les droits civiques et les rôles respectifs de Martin Luther King et du président Lyndon Baines Johnson, il arrive de nouveau deuxième en nombre de voix, derrière Hillary Clinton, lors du caucus du Nevada du 19 janvier (51 % contre 45 %). Néanmoins Barack Obama obtient une majorité de 13 délégués contre 12 pour Hillary Clinton, raison pour laquelle il refuse de concéder sa défaite. Il évoque également des irrégularités dans le vote qu'il impute au camp Clinton, accusant Bill Clinton et sa femme, de déformer les faits à son encontre.

Le 27 janvier, sa très large victoire (55 % contre 27 % pour Hillary Clinton) lors des primaires de Caroline du Sud relance sa candidature dans la perspective du Super Tuesday du 5 février.

Le 28 janvier, il obtient le soutien de Caroline Kennedy, ainsi que d'Edward Moore Kennedy et Patrick Kennedy.

Lors du Super Tuesday, le 5 février, Barack Obama remporte 13 États, face à 9 pour Hillary Clinton.

Le 2 février, Will.i.am enregistre Yes We Can, une chanson inspirée d'un discours prononcé par Obama, suite à la primaire du New Hampshire de 2008. Mixée avec des images et des extraits du discours, la chanson est interprétée par de nombreuses célébrités (la plupart des musiciens, chanteurs et comédiens américains) à l'appui du sénateur Obama. La chanson a été produite par Will.i.am, le clip a été réalisé par Jesse Dylan, le fils du chanteur Bob Dylan.

Le 19 février, il gagne les primaires dans le Wisconsin et à Hawaï, signant là dix victoires consécutives sur Hillary Clinton.

Le 22 février, avec plus de 65 % des voix, le sénateur de l'Illinois, Barack Obama a largement remporté la primaire des démocrates expatriés. En France, il dépasse la barre des 70 %.

Le 4 mars, il gagne dans l'État du Vermont mais perd dans l'Ohio et le Rhode Island. Au Texas, il obtient plus de représentants à la convention que Hillary Clinton (99 contre 94). Il conserve une avance de plus de 100 délégués.

Il remporte les primaires du Wyoming le 8 mars, puis celles du Mississippi trois jours plus tard.

Le 18 mars 2008, il prononce l'important Discours de Philadelphie sur la question raciale.

Le 22 avril, Hillary Clinton remporte la primaire de Pennsylvanie. À ce moment, la campagne de Clinton, qui ne pouvait se permettre d'accroître davantage son retard, bénéficie d'un second souffle aux dépens de celle d'Obama. Ce dernier a été fragilisé dans l'opinion par son attitude ambiguë à l'égard des dérapages verbaux de son ancien pasteur, le communautariste Jeremiah Wright, ainsi que par des accusations d'élitisme.

Ainsi, le 3 mai, il remporte avec seulement 7 voix d'écart les caucus de Guam, île du Pacifique, avec 50,08 % des voix contre 49,92 % pour Hillary Clinton.

Le 6 mai, il remporte l'État de Caroline du Nord avec 56 % des voix mais perd avec 22 000 voix d'écart dans l'Indiana (49 % des voix).

Le 13 mai, Hillary Clinton remporte la primaire en Virginie-Occidentale avec 67 % des voix contre 26 % pour Barack Obama. La candidate bénéficie d'un vote massif des électeurs blancs et modestes, très nombreux dans cet État. Obama peut néanmoins rattraper son retard auprès de cette dernière catégorie d'électeurs et auprès des « cols bleus » (ouvriers blancs) grâce au ralliement de poids de John Edwards, annoncé dès le lendemain de la primaire de Virginie-Occidentale.

À ce stade des primaires, les cinq dernières consultations à venir seront d'une importance toute relative, aucun des deux candidats ne pouvant obtenir la majorité qualifiante des délégués ordinaires, tandis que les super-délégués, qui restent partagés entre Obama (282), Clinton (273) et l'indécision (environ 240), auront probablement le dernier mot lors de la Convention démocrate du mois d'août. Certains observateurs misent cependant sur un retrait de Clinton avant la fin du processus.

Le 20 mai, Obama et Clinton remportent l'un et l'autre une primaire. Le premier s'impose dans l'Oregon (58 % des voix), la seconde dans le Kentucky (65 % des voix).

Le 30 mai, il quitte l'Église unie du Christ suite aux polémiques engendrées par les propos du pasteur Wright et du révérend Michael Pfleger. Obama était membre de cette Église depuis une vingtaine d'années,.

Le 3 juin, à l'issue des dernières primaires (Montana et Dakota du Sud), il atteint le seuil requis des 2 118 délégués, ainsi que le soutien de nombreux super-délégués. Malgré la revendication par Clinton de la majorité du « vote populaire » (en nombre de voix de militants) et le refus de la sénatrice de se déclarer vaincue, Obama est désormais quasiment assuré d'être désigné candidat à la Maison-Blanche lors de la convention démocrate de la fin du mois d'août.

Le 7 juin, Hillary Clinton « suspend » sa campagne à l'investiture démocrate et apporte son soutien à Barack Obama dans sa campagne présidentielle contre le républicain John McCain.

Le 27 août, troisième jour de la Convention démocrate à Denver, Obama est officiellement investi par acclamation, ou roll call, lancées par la sénatrice Hillary Clinton. plus de vingt ans après le révérend Jesse Jackson, trois fois candidat à l'investiture démocrate et premier à remporter des primaires, notamment en 1988, c'est le premier Afro-Américain investi pour la présidentielle par un parti majeur.

Concernant le financement des campagnes électorales, fortement encadrées par la législation américaine, Barack Obama se déclare partisan d'un système de financement public et a indiqué avant même sa déclaration de candidature qu'il financerait ainsi sa campagne présidentielle si son rival républicain faisait de même.

Cependant, en juin 2008, il décide de baser sa campagne sur la collecte de fonds privés, échappant ainsi à la limite de collecte imposée en cas de financement par les fonds publics. Il devient alors le premier candidat à se passer de ces fonds fédéraux depuis l'adoption par le Congrès des lois sur le financement des campagnes électorales, élaborées après le scandale du Watergate.

En juillet 2008, Obama se rend en Afghanistan, en Irak, en Israël, en Allemagne, où il prononce devant le Siegessäule et une foule enthousiaste un discours aux accents kennediens et reaganiens, en France et en Grande-Bretagne. La presse popularise alors le néologisme d'obamania. John McCain qui, pendant ce temps, a reçu le dalaï-lama, reproche à son concurrent démocrate d'avoir préféré prononcer un discours devant « des foules d'Allemands obséquieux » aux dépens d'une visite au chevet de soldats américains soignés à Landstuhl (base américaine située près de Kaiserslautern).

Dans une lettre adressée le 24 juillet 2008, Barack Obama regrette de n'avoir pu rencontrer le dalaï-lama du fait de ses voyages, et lui réaffirme son soutien, espérant que sa lettre et la rencontre avec le sénateur John McCain démontreront que l'attention et le soutien américain au peuple tibétain transcendent les divisions politiques. Obama se félicite aussi du dialogue entre les représentants du dalaï-lama et du gouvernement de la République populaire de Chine.

Le 23 août, Obama choisit le sénateur du Delaware Joseph Biden comme colistier dans la course à la Maison-Blanche. Biden est président de la commission des Affaires étrangères au Sénat et sénateur depuis 1972. Ce choix doit servir à donner l'image de l'expérience politique et plus particulièrement en politique étrangère et, par conséquent, de contrer les attaques sur l'inexpérience d'Obama dans ce dernier domaine (l'argument de l'inexpérience d'Obama, repris par John McCain, avait déjà été exploité lors des primaires par Hillary Clinton et par Joe Biden lui-même).

Le choix de Biden présente cependant également des inconvénients : l'association d'Obama à une figure connue du paysage politique fédéral atténue l'idée du « changement » (Change). De plus, le sénateur du Delaware est connu pour ses gaffes, qui peuvent s'avérer dangereuses dans un duel électoral serré.

Le 28 août, jour du 45e anniversaire du discours I Have a Dream de Martin Luther King, il est officiellement investi par le Parti démocrate, au stade Invesco à Denver.

Deux semaines avant les élections, après être sorti renforcé des débats face à John McCain, Obama reçoit le soutien inattendu de l'ancien Secrétaire d'État républicain Colin Powell et devance largement (de 7 à 10, voire 12 points) son adversaire dans les sondages.

Cette dernière accusation, injurieuse (le terme est synonyme de « communiste » aux États-Unis, pays ennemi de l'URSS pendant la Guerre froide), réagit à une phrase prononcée le 11 octobre par Obama : « Je pense que si nous répartissons (spread around) les richesses, c'est bien pour tout le monde ». Il répondait alors aux questions de Samuel J. Wurzelbacher (présenté par McCain, puis Obama et les médias comme « Joe le plombier »), un employé d'une entreprise de plomberie qui s'inquiétait d'une hausse de ses impôts en cas de victoire du sénateur de l'Illinois.

Le 23 et le 24 octobre, Barack Obama suspend brièvement sa campagne, qui est la plus coûteuse de l'histoire des États-Unis (605 millions de dollars contre 150 millions de dollars pour celle de McCain), pour se rendre à Hawaï au chevet de sa grand-mère, Madelyn Dunham (née en 1922), gravement malade.

Déjà soutenu par de grands journaux comme le Washington Post, le Los Angeles Times, le New York Times ou le Financial Times, le sénateur démocrate reçoit l'appui de Scott McClellan, ancien porte-parole de George W. Bush devenu sycophante de la « culture de la désinformation » à Washington, qui annonce, le 24 octobre, qu'il votera pour Obama.

Le 29 octobre, Barack Obama diffuse un spot de 30 minutes sur sept chaînes américaines (CBS, NBC, FOX, BET, Univision, MSNBC et TV One). Dans ce spot, qui aura coûté quatre millions de dollars, le candidat annonce un plan en faveur des classes moyennes pour lutter contre la crise économique.

Avec un taux de participation record de 63 % des électeurs inscrits, Barack Obama a remporté l'élection présidentielle du 4 novembre 2008 avec plus de 8 millions de voix d'avance sur son adversaire John McCain. La victoire est nette aussi bien au niveau des grands électeurs (365 à 173,) que celui du vote populaire (52,9 % à 45,6 %). Outre ses victoires dans les États-clés âprement disputés de l'Ohio et de la Floride, Obama a fait basculer, de justesse, des bastions républicains traditionnels comme l'Indiana et a même obtenu les suffrages de deux anciens États confédérés (en plus de la Floride) : la Virginie et la Caroline du Nord.

Au soir du 4 novembre 2008, il prononce devant plusieurs centaines de milliers de personnes son discours de victoire à Grant Park, dans la ville de Chicago, dans l'Illinois. Après avoir remercié tous ses soutiens (famille, collaborateurs, électeurs), il évoque les enjeux majeurs de son mandat à venir ; en particulier les guerres d'Irak et d'Afghanistan et la crise économique. Son discours est teinté de références significatives aux discours d'investiture de John F. Kennedy, d'Abraham Lincoln et également de discours prononcés par Martin Luther King ; il cite notamment mot pour mot un passage du discours prononcé par Abraham Lincoln lors de sa première investiture.

L'élection de Barack Obama est dans l'ensemble très bien accueillie à l'étranger, où elle est souvent l'occasion de célébrations populaires. Le Kenya, pays natal de son père, décrète même un jour férié. Fait également sans précédent, et bien que la Russie fasse montre de froideur, des gouvernements traditionnellement en très mauvais termes avec les États-Unis adressent leurs félicitations au nouveau président, ainsi Raul Castro (Cuba), Hugo Chávez (Venezuela) ou Mahmoud Ahmadinedjad (Iran). Depuis l'Afrique du Sud, il est également félicité par le prix Nobel de la Paix et ancien président Nelson Mandela .

Barack Obama a été formellement élu par les grands électeurs le 15 décembre 2008 (sa victoire ayant été officiellement proclamée au Congrès des États-Unis par Dick Cheney le 8 janvier 2009), et il a succédé à George W. Bush le 20 janvier 2009. Il est alors devenu le quarante-quatrième président des États-Unis, et le premier Afro-Américain à accéder à la Maison Blanche.

Le début de sa présidence commence dans un contexte de guerre en Irak, de guerre en Afghanistan et d'une importante récession de l'économie américaine et de crise financière et économique mondiale.

Barack Obama doit notamment sa victoire à une formidable mobilisation des primo-votants réalisée grâce notamment à une campagne révolutionnaire de mobilisation des donateurs, des militants et enfin des électeurs. Cette mobilisation fut basée sur trois leviers principaux : le message, les nouvelles technologies et l’organisation de terrain.

Le message, c'est le « changement », fondé sur l'émotion, sur le modèle des campagnes de community organizing, faisant des électeurs les acteurs de ce changement. La capacité de la campagne (ou organisation) mise en place par Obama à canaliser les flux monétaires et de bénévoles furent un élément déterminant de sa victoire ; en s'inspirant du modèle mis en place par les Républicains huit ans auparavant et en l'améliorant, Obama a su canaliser et tirer parti de son succès populaire.

Les nouvelles technologies, ce sont les outils internet qui sont utilisés avant tout pour recruter les sympathisants et organiser le militantisme. On y trouve les réseaux sociaux de type Facebook, sur lequel Barack Obama est de loin la personne au monde à compter le plus de partisans déclarés, avec près de cinq millions de supporters en janvier 2009 mais aussi une exceptionnelle base de données appelée Catalist, « un fichier unique qui répertorie individuellement 220 millions d’Américains, avec jusqu’à 600 informations par personne », permettant d'effectuer un ciblage précis sur tous les électeurs afin d'élaborer des messages personnalisés.

Enfin, l’organisation de terrain combine une communication de mobilisation, le militantisme de proximité et une campagne de financement, structurée en groupes géographiques (DC for Obama, etc.) ou thématiques (Students for Obama, Lawyers for Obama, etc.), organisée sur le modèle du téléthon, permettant à Barack Obama de bénéficier « in fine » d'un budget de 750 M$ contre 350 M$ pour John McCain. Au total, Barack Obama a levé une armée de 1,2 million de militants, représentant 25 % du budget de campagne (200 M$). Ces militants ont approchés directement ou par téléphone, près de 68 millions d’Américains, soit plus de la moitié des électeurs et 99 % des électeurs cibles.

L'élection présidentielle américaine indirecte fait que le président élu ne prend ses fonctions que onze semaines après le suffrage populaire. Cette période entre l'Election Day du 4 novembre et l'Inauguration Day, jour de la prise de fonction présidentielle, le 20 janvier est une phase de nomination de la nouvelle administration présidentielle et de transition avec l'administration sortante. La première nomination de la nouvelle administration est celle de Rahm Emanuel au poste de Chef de cabinet de la Maison Blanche. De nombreux noms circulent quant aux différents secrétaires et le 1er décembre, il est annoncé que son ancienne rivale à l'investiture Hillary Clinton sera proposée par l'administration Obama comme secrétaire d'État. Les principaux postes sont pourvus dès début décembre (voir Administration Obama). Bien qu'Obama ait axé sa campagne présidentielle sur le slogan du changement, on note la prépondérance de vétérans de l'administration Clinton dans la nouvelle équipe, par souci revendiqué de bénéficier de leur expérience face à la crise.

Conformément à ses promesses de dépasser le clivage bipartite, Obama maintient à la Défense son titulaire nommé par George W.Bush en 2005, Robert Gates, un proche des républicains et de la famille Bush en particulier, et rencontre à deux reprises son adversaire malheureux John McCain à la mi-novembre 2008 et le 19 janvier 2009, lors d'un bal rendu en l'honneur de l'ancien vétéran du Viêt Nam. Il nomme également deux autres hommes proches des républicains dans son gouvernement, Ray LaHood (ancien représentant républicain) comme secrétaire au transport et le général James L. Jones, proche de John McCain, comme conseiller à la sécurité nationale.

Le président Bush ayant souhaité que cette transition se passe au mieux, Obama bénéficie rapidement d'un accès aux informations classées secret défense et reçoit les mêmes rapports de sécurité que le président en exercice par la CIA et le FBI.

Avançant qu'il ne peut y avoir qu'un président américain en exercice à la fois, Barack Obama fait le choix discuté de rester globalement silencieux en décembre 2008 et janvier 2009 lors de l'offensive israélienne contre le Hamas à Gaza. Celle-ci cesse significativement quelques jours avant son investiture.

Obama bénéficie d'une sécurité renforcée, très proche de celle du président en exercice. Elle est assurée par le Secret Service, l'agence fédérale en charge de la protection du président, du vice-président et de diverses personnalités. Il circule ainsi en convoi blindé et sa maison de Hyde Park ainsi que le bâtiment fédéral de Chicago lui servant de quartier général pendant cette période de transition sont étroitement surveillés. Le président-élu ne déménage à Washington que début janvier 2009.

Lors des campagnes électorales, les principaux candidats à l'élection présidentielle américaine bénéficient d'une protection du Secret Service. Le candidat Obama fut le premier, en mai 2007, à en bénéficier du fait du risque d'attentats par des suprémacistes blancs. Cette protection fut, comme pour le candidat républicain, renforcée après leur désignation respective comme candidat de leur parti.

Le 20 janvier 2009 à 12 h 07, Barack Obama prête serment au Capitole de Washington DC, devant une foule sans précédent estimée à plus de 2 millions de personnes, et sous les yeux de plusieurs centaines de millions de téléspectateurs du monde entier. Il est ainsi officiellement investi comme 44e président, dans une atmosphère de ferveur nationale et internationale peu habituelle (près de 8 Américains sur 10 lui accordent alors leur confiance face à la crise). Symboliquement, le premier président afro-américain réutilise la Bible qui avait servi en 1861 pour l'investiture d'Abraham Lincoln. Dans les jours précédents, il avait refait en train le trajet de Philadelphie à Washington accompli par ce dernier cette année-là, et s'était adressé à la foule depuis le Lincoln Memorial.

En signe d'unité nationale, Barack Obama choisit un évêque épiscopalien gay pour dire la prière d'ouverture des festivités de son investiture, un pasteur évangélique anti-avortement pour la prière d'ouverture de la cérémonie, et un célèbre vétéran du mouvement des droits civiques, ancien compagnon de Martin Luther King, pour la prière de clôture. Le discours d'investiture du nouveau président insiste sur « le triomphe de l'espérance sur la peur », sur le « refus du choix entre nos idéaux et notre sécurité » et sur le dialogue international, sans cacher aux Américains les difficultés qui les attendent.

Le président de la Cour suprême John G. Roberts Jr. ayant mal placé un adverbe en récitant la formule constitutionnelle, et fait ainsi hésiter le nouveau président, la prestation de serment est refaite en privé le lendemain, 21 janvier, à la Maison Blanche pour éviter toute contestation juridique éventuelle. Le membre de phrase mal prononcé était ; « that I will faithfully execute the Office of President of the United States », le juge avait déplacé le mot « faithfully » ainsi ; « That I will execute the Office of President to the United States faithfully ».

Barack Obama est considéré comme un homme politique pragmatique, adepte du compromis pour faire avancer ses idées et ses projets et capable de rassembler diverses catégories de l'électorat, même si ses votes au Congrès ont pu le classer à la gauche du parti.

Barack Obama est présenté comme un adepte du multilatéralisme, partisan de la realpolitik et prend pour modèle James Baker, saluant la politique étrangère américaine menée sous la présidence de George H. W. Bush pendant la première guerre du Golfe (1991) et lors de la chute du Mur de Berlin (1989). S'il veut être plus ferme à l'égard du programme nucléaire de la Corée du Nord, ses principales propositions sont un retrait en 16 mois des troupes américaines de combat d'Irak, qui commencerait dès sa prise de fonction, et le commencement d'un dialogue « sans préconditions » avec l'Iran. Il affirme cependant après son élection qu'il considère le programme nucléaire iranien comme « inacceptable ». Cette déclaration a été critiquée par le Président du Parlement iranien, Ali Larijani.

Concernant les relations avec Israël et avec les Palestiniens, après avoir été ambivalent, il prononçait, le 4 juin 2008 à la conférence du lobby pro-israélien Aipac (American Israel Public Affairs Committee) un discours dans lequel il apportait son soutien au statut de Jérusalem, comme capitale indivisible d'Israël,.

Obama propose une réforme du système de santé américain permettant la mise en place, au niveau fédéral, d'une « assurance santé universelle » sans pour autant imposer une couverture santé obligatoire à l'exception des enfants. Barack Obama préconise une hausse du salaire minimum qu'il veut voir indexé sur l'inflation, des baisses d'impôts massives pour la classe moyenne (pour les personnes gagnant moins de 250 000 $ par an), le recours au crédit d'impôt pour aider les ménages les plus modestes et a promis de renégocier le traité de libre-échange nord-américain (l'ALÉNA). Dans le contexte de la crise des subprimes et du poids des crédits, il souhaite protéger les citoyens américains contre les abus des prêts de toutes sortes. Il prévoit un plan de grands travaux publics sur dix ans, financés par le retrait des forces de combat d'Irak.

Pour lutter contre le réchauffement climatique, il propose d'augmenter le prix de l'électricité, d'investir dans les biocarburants, les énergies alternatives, et se déclare favorable à l'instauration d'un marché du CO2 (obligeant les entreprises polluantes à racheter un « droit à polluer » auprès d'entreprises non polluantes). Comme son ancien adversaire républicain à l'élection présidentielle de 2008, John McCain, il est plutôt favorable également au développement de l'énergie nucléaire comme solution aux problèmes climatiques mais sa position sur le sujet est devenue ambivalente durant la campagne électorale.

Personnalité attachée à ses racines afro-américaines et aux goûts culturels éclectiques, grand lecteur, écrivant lui-même ses livres et ses discours les plus importants, Barack Obama doit une bonne partie de son ascension politique à ses talents d'orateur et à son charisme,,.

Avant son élection, Obama était réputé comme très désordonné avec ses affaires et dans son bureau. Sa femme Michelle n'accepta qu'il se lance dans la campagne présidentielle qu'à condition qu'il fasse un effort de rangement et, par ailleurs, qu'il cesse de fumer. De fait, en 2008, Obama a globalement renoncé au tabac, et les photographes ne l'ont plus jamais saisi cigarette à la bouche, bien qu'il lui soit arrivé selon certains témoignages d'en griller encore en privé une de temps en temps.

Barack Obama est un grand amateur de basket-ball, qu'il continua à pratiquer presque chaque matin pendant sa campagne électorale, y compris le jour de son élection. Il promit l'installation d'une salle appropriée à la Maison-Blanche. Son beau-frère, Craig Robinson, est un célèbre joueur de basket chicagolais, et c'est en pratiquant son sport favori qu'Obama fit connaissance de sa femme Michelle. En revanche, pendant la campagne présidentielle, il fit beaucoup gloser par une tentative pour s'essayer maladroitement sous les caméras au bowling, sport très populaire en Amérique.

Barack Obama se trouve être le cinquième président gaucher en trente ans, après Gerald Ford, Ronald Reagan, Georges H. Bush et Bill Clinton. Ainsi qu'il le lança aux photographes lors de la signature de ses premiers documents officiels de président : « Je suis gaucher, il va falloir vous y faire ».

Dès le 5 février 2009, une école américaine a pris officiellement le nom du président en exercice, dans l'État de New York, un fait rarissime.

L'intérêt exceptionnel soulevé dans le monde par son histoire et par le symbole qu'il incarne s'est aussi traduit par divers hommages d'artistes.

Estimant que « le premier président noir, c'est comme les premiers pas de l'homme sur la lune », l'artiste noir britannique Williard Wigam a par exemple conçu une représentation de la famille Obama capable de tenir dans un trou d'aiguille. À l'occasion de son investiture, le prix Nobel de littérature portugais José Saramago lui a rendu hommage sur son blog personnel.

La bande dessinée n'est pas en reste, une série consacrée à Barack Obama est lancée en France dès décembre 2008, tandis qu'en Amérique, une aventure spéciale de Spider-Man, publiée par Marvel le 14 janvier 2009, montre le super-héros attaché à sauver un Barack Obama menacé par un super-vilain lors de son investiture.

Création de l'auteur Teddy Hayes, une comédie musicale intitulée Obama on my mind doit être créée à Londres le 3 mars 2009.

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Hillary Rodham Clinton

Hillary Clinton en 1992

Hillary Diane Rodham Clinton, née le 26 octobre 1947 à Chicago, dans Illinois, est actuellement la Secrétaire d'État des États-Unis au sein de l'administration du quarante-quatrième président Barack Obama. De 2001 à 2009, elle était sénatrice démocrate de l'État de New York. Elle fut également la Première Dame des États-Unis d’Amérique de 1993 à 2001 en tant qu'épouse du quarante-deuxième président, Bill Clinton.

En mai 2008, le Time la classe quatrième sur sa liste des cent personnes les plus influentes au monde.

Hillary Diane Rodham est née le 26 octobre 1947 à Chicago, dans l'État américain de Illinois. Elle est alors la fille aînée de Hugh Rodham et de Dorothy Howell, lesquels lui donneront deux frères, Hugh et Tony. Si son père était un républicain conservateur, sa mère était démocrate.

Elle grandit à Park Ridge, dans l'Illinois. Sportive, méthodiste fervente, elle était une élève assidue, ce qui la mena à être élue au conseil de classe. Ses parents l’encouragèrent par ailleurs à étudier sérieusement pour réussir et choisir la carrière qui l’intéresserait. En 1962, Don Jones, son pasteur méthodiste, l'éveilla au mouvement des droits civiques et lui procura l'occasion de voir Martin Luther King Jr lors d'un discours à Chicago.

En 1964, à dix-sept ans elle s'investit dans la campagne présidentielle du sénateur républicain de l'Arizona, Barry Goldwater . Après le lycée, elle entra à la prestigieuse université féminine de Wellesley où elle représenta ses condisciples dans le conseil d’établissement et présida le mouvement des jeunes républicains du collège. Cependant, de plus en plus opposée à la guerre du Vietnam et marquée par la lutte pour les droits civiques, elle rallia d'abord Eugene McCarthy, le candidat anti-guerre lors des élections primaires à l'élection présidentielle de 1968, puis participa à la campagne du républicain Nelson Rockefeller. Les liens furent définitivement rompus avec les républicains quand ceux-ci désignèrent finalement Richard Nixon pour les représenter.

En 1969, Hillary Rodham intègra la très prestigieuse école de droit de Yale, où elle partagait sa chambre avec la future avocate Marian Wright Edelman et Janet Hill, la future mère du joueur de basket-ball Grant Hill). Elle rentra aux comités éditoriaux de la Yale Law Review et de Social Action et s'investit dans les quartiers déshérités de New Haven.

En 1971, elle effectua un stage au cabinet d'avocats Walker-Treuhaft et Burnstein, célèbres pour avoir défendus des activistes communistes et les Black Panthers . Elle avait alors déjà fait l'objet d'un article du magazine Life sous le titre "la nouvelle vague" et pour lequel elle avait été photographiée.

C’est aussi à Yale qu’elle rencontre son futur époux Bill Clinton. Il aime à rappeler leur première rencontre : il l’observait avec insistance dans la très austère bibliothèque de Yale quand elle vint et lui dit « Si tu dois continuer à me fixer ainsi, et moi à en faire autant, nous ferions mieux de nous présenter. Je m’appelle Hillary Rodham ». Avec Bill Clinton], elle participa à la campagne présidentielle de George McGovern, en 1972, finalement battu par Richard Nixon.

À sa sortie de Yale, Hillary Rodham devint une avocate brillante, conseillant le Fonds de Défense des Enfants de Cambridge avant de rejoindre l’équipe de juristes qui conseillait commission judiciaire (Judiciary Committee) des Représentants lors de la procédure d’impeachment du président Richard Nixon dans l’affaire du Watergate.

Elle déménaga en Arkansas pour suivre Bill Clinton qui commencait sa carrière politique à Little Rock. Ils se marièrent en 1975 et eurent une fille, Chelsea Clinton, en 1980. La désormais Hillary Clinton devint professeure à l’école de droit de l’université de l'Arkansas en 1975 et membre du cabinet d’avocat Rose Law Firm en 1976. En 1978, le président Jimmy Carter la nomma au conseil de la Legal Services Corporation, alors que Bill Clinton devenait gouverneur de l’État de l’Arkansas.

Hillary Clinton resta Première Dame de l’Arkansas pendant douze ans. Elle présida le comité des programmes de l’enseignement de l’État, l'Arkansas Educational Standards Committee), co-fonda l’association de soutien des enfants et familles de l'Arkansas, et fut aussi membre des comités directeurs des hôpitaux pour enfants, Arkansas Children’s Hospital, des services légaux et du fond de défense légal des enfants, Children’s Defense Fund. À cette époque, elle était aussi membre des comités exécutifs de plusieurs compagnies dont la chaîne de supermarché Wal-Mart.

À partir de 1995, Hillary Clinton écrivit une rubrique hebdomadaire intitulée Talking It Over (« Parlons-en ») dont les sujets étaient en rapport avec son expérience de Première dame de l’Arkansas, ses observations sur les femmes ou bien les enfants et les familles qu’elle rencontra de par le monde.

Lorsque son époux fut élu à la Maison-Blanche en 1992, Hillary Clinton devinnt la Première dame du pays et probablement, parmi celles-ci, la plus impliquée dans la vie politique fédérale. Le couple Clinton fut aussi le premier couple présidentiel issu du baby-boom. Bill nomma sa femme dans son groupe de conseillers chargés de réfléchir aux réformes du système de santé. Le groupe de travail accoucha d’un plan de réforme compliqué qui n’arrivera pourtant jamais devant les instances législatives et qui fut définitivement abandonné en septembre 1994.

Comme son mari, elle fut été l’objet d’enquêtes judiciaires mais aucune d'entre elles n’aboutit à une condamnation criminelle. Ainsi, il lui fut reproché son obstruction dans l’enquête sur la mort du conseiller présidentiel Vince Foster. Une autre affaire hanta également sa carrière politique : le scandale Whitewater. Hillary Clinton est accusée d’avoir utilisé des informations obtenues dans le cadre de son cabinet d’avocats à Little Rock, pour s’enrichir personnellement par l’intermédiaire d’amis, en achetant des terrains sur les rives de la rivière Whitewater dans l’Arkansas. Elle a dû déposer sous serment, devant la justice le 26 janvier 1996 dans cette affaire.

Lors de l’affaire Monica Lewinsky, Hillary Clinton eut une attitude invariable à l'égard de son mari. Dans un premier temps elle le soutint dans ses dénégations, parlant d’une "vaste conspiration de droite", ceci même après la confirmation des rapports extra-conjugaux de son mari.

Pour beaucoup de républicains, son nom fut prononcé avec le même mépris que celui d’un Ted Kennedy : celui d’une infâme libérale, gauchiste, progressiste, ayant fait des études dans les grandes universités de l’Ivy League. Ils lui reprochèrent d’être sortie du rôle de femme-potiche et d’influer sur les questions politiques et surtout celle de la réforme du système de santé. Certains affirmèrent même que son mariage n’était qu’une alliance politique entre deux jeunes gens brillants et ambitieux scellée au plus profond du rayon « juridique » de la bibliothèque de Yale. D’autres y voyaient un mariage comme un autre d’où les désaccords et brouilles étaient soigneusement cachés à l’extérieur pour ne pas nuire aux ambitions des deux époux. Ils lui reprochèrent en outre aussi son activisme pro-avortement.. Pourtant, depuis 2003, elle est membre du groupe chrétien traditionaliste The Family (La Famille), dirigé par Douglas Coe, dont font également partie des sénateurs connus pour leurs positions conservatrices et anti-avortement tels que Tom Coburn, George Allen ou Rick Santorum .

Hillary Clinton a gagné de nombreux soutiens grâce à sa défense incessante du droit des femmes à travers le monde et son engagement pour les enfants. Elle défendit toujours son projet d’extension du régime d’assurance santé, les campagnes de vaccinations obligatoires pour les enfants et une sensibilisation plus forte de la population aux problèmes de santé. Elle travailla aussi sur d’autres projets moins renommés tels le CHIP, Children’s Health Insurance Program ou Programme d’Assurance Maladie pour les Enfants, et un financement pour le dépistage du cancer du sein.

Afin de contrer son image de libérale, au sens américain du terme, c’est-à-dire de gauche, elle tint à faire campagne dans le Nord de l'État, région traditionnellement républicaine. En gagnant son siège, elle devint la première Première dame des États-Unis à être élue à un poste officiel et la première femme élue sénatrice de l'État. Ele fut investie au Sénat par le vice-président de son mari, Al Gore. Lors des élections de mi-mandat du président George W. Bush, le 7 novembre 2006, Hillary Clinton fut réélue avec plus de 68 % des suffrages.

Alors que depuis plusieurs années, de nombreuses rumeurs faisaient état de sa volonté de se présenter à la présidence des États-Unis, Hillary Clinton le confirma officiellement sur son site Internet le 20 janvier 2007.. Elle annonca de suite la constitution d'un comité exploratoire de candidature, premier pas traditionnel dans la course à l'investiture.

Elle était déjà considérée par beaucoup d’analystes politiques comme une des femmes politiques les plus brillantes de toute l’histoire des États-Unis. Elle bénéficiait d’autre part d’une très grande habitude de la scène politique et les électeurs la connaissent déjà. Cet argument était à double tranchant car les républicains en ont fait leur cible prioritaire et un parangon honni des libéraux. Avec cette étiquette de « gauchiste », elle avanca avec une large cible dans le dos. Malgré des rumeurs dans la presse et quelques hésitations personnelles, Hillary Clinton ne s'était pas présentée en 2004 contre George W. Bush lors de l'élection présidentielle.

Depuis son élection au poste sénatrice, Hillary Clinton avait entreprit de gommer son image de libérale invétérée pour se repositionner au centre. Après avoir activement soutenu les opérations militaires en Afghanistan et la guerre en Irak, elle s'exprima également sur des thèmes comme l’IVG, qu'elle souhaitait maintenant pouvoir restreindre, la peine de mort qu'elle avait toujours soutenue ou l’immigration clandestine. Bien que l’analyse de ses votes au Sénat la placait bien à l’aile gauche du Parti démocrate, les derniers sondages montraient que sa nouvelle image plus consensuelle rencontrait un certain écho dans l'Amérique profonde qu'elle avait entrepris de séduire depuis la réélection de George W. Bush en novembre 2004.

Mais pour être candidate en 2008, Hillary Clinton a eu fort à faire : Barack Obama, John Edwards, Joe Biden, Christopher Dodd, Dennis Kucinich et Bill Richardson étaient aussi rentrés dans la course à l'investiture démocrate, d'autres candidats s'étant déjà retirés de la course, dont Tom Vilsack et Evan Bayh. Certains analystes ont souligné, après l'échec de John Kerry à l’élection présidentielle, le 2 novembre 2004, que cette défaite ouvrirait une sorte de « boulevard » électoral pour Hillary Clinton dans le camp démocrate, en vue de l’élection présidentielle de 2008. Cette analyse n’était toutefois pas unanimement partagée, d’autres commentateurs, notamment dans le camp démocrate, se plaisant à souligner que la résistance des « idées républicaines » semblerait témoigner d’un certain rejet, par l’électorat populaire, d’un modèle de candidature démocrate associant un politicien de la côte Est, généralement issu d’un milieu aisé, avec un politicien du Sud ou du Middle West, généralement d’extraction plus modeste, ou inversement. Ces derniers commentateurs affirmèrent en outre que, dans leur optique, le Parti démocrate devrait privilégier pour 2008 une candidature « chaleureuse » et « charismatique », qualités que n’auraient pas possédées les deux derniers candidats, Al Gore et John Kerry, et qui manqueraient également à Hillary Rodham Clinton.

Selon plusieurs sondages réalisés en 2005, Hillary Clinton emporterait l'État de New York lors de l’élection présidentielle sauf au cas où elle serait opposée au républicain Rudolph Giuliani, l'ancien maire de la ville de New York. Selon un sondage du Siena Research Institute du 20 octobre 2005, Rudy Giuliani obtiendrait le vote de 48 % des électeurs new yorkais contre 43 % à Hillary Clinton. Selon un autre sondage téléphonique de Strategic Vision, basé sur un échantillon de mille-deux-cents personnes, réalisé du 2 au 4 décembre 2005, 33 % seulement des habitants de l'État de New York déclareraient souhaiter sa candidature à l'élection présidentielle de 2008, contre 62 % pour Rudolph Giuliani. Le Financial Times magazine, celui même qui avait prédit la victoire de Nicolas Sarkozy en France en 2007, prédit qu'elle sera assurément, en janvier 2009, la première Présidente des États-Unis d'Amérique.

La campagne à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle commenca traditionnellement par le caucus de l'Iowa, le 3 janvier 2008. Contre toute attente, Hillary Clinton arrive alors en 3e position (29%) derrière John Edwards (30%) et Barack Obama (38%).

Lors de la primaire de l'État du New Hampshire, alors que l'ensemble des sondages la donnait - jusqu'au matin même du vote - largement perdante, elle remporta le scrutin, avec trois points d'avance sur Barack Obama (39 % des suffrages contre 36 % à Obama). Dans le même temps, elle devint la deuxième femme à gagner une primaire aux États-Unis après Shirley Chisholm en 1972. Elle s'imposa ensuite sans gloire dans la primaire du Michigan, boycotté par Obama et Edwards et dont les résultats ne furent pas reconnus par le comité national démocrate.

Elle obtint le plus grand nombre de voix dans la primaire du Nevada avec 50,77% des voix contre 45,12% à Barack Obama, mais moins de délégués pour la convention que son adversaire. Lors du débat précédant les primaires de Caroline du Sud, elle accusa son principal rival d'avoir accepté de l'argent d'un homme d'affaires soupçonné de fraudes. Barack Obama lui rétorqua qu'elle était une « avocate d'affaires siégeant au conseil d'administration de Wal-Mart » et l'accusa, elle et Bill Clinton, de déformer systématiquement ses propos notamment sur l'influence qu'aurait eu sur lui l'ancien président républicain Ronald Reagan . Distancée dans l'électorat afro-américain qui assura la victoire d'Obama en Caroline du Sud, elle remporta la primaire de Floride, elle-aussi non comptée pour le résultat final.

Les élections du Super Tuesday du 5 février 2008 dans le camp démocrate n'arrivèrent pas à la départager de Barack Obama. Elle gagna dans huit États sur vingt-deux et notamment dans les États très peuplés, donc avec beaucoup de délégués, comme New York ou la Californie. Elle subit ensuite onze défaites successives, certaines cinglantes, face à Barack Obama avant de remporter le 4 mars les primaires démocrates de l'Ohio et du Rhode Island. Au Texas elle obtint moins de délégués que Barack Obama en raison du système mixte du Texas : elle perdit le caucus mais gagna les primaires. Le 22 avril 2008, elle remporta la primaire de Pennsylvanie qui lui permit de se maintenir dans la course à l'investiture démocrate.

Au mois de mai, Hillary Clinton avait désormais une chance quasi-nulle de battre Barack Obama en nombre de délégués élus. Malgré les appels à son abandon de la course à l'investiture démocrate, elle se maintenit, en comptant notamment sur un faux-pas de son concurrent avant le 3 juin : c'est elle qui en fera un, le 23 mai, par une allusion maladroite à un éventuel assassinat du sénateur de l'Illinois) ou sur la prise en compte par le parti des primaires controversées du Michigan et de la Floride. Or, sur ce dernier point, les cadres du parti démocrate décidèrent finalement de n'accorder qu'une demi-voix aux délégués issus de ces deux primaires, ce qui empêcha Hillary Clinton de combler significativement son retard sur Barack Obama (31 mai). Sa défaite étant devenue inéluctable depuis le 3 juin, Clinton annonca officiellement le 7 juin son ralliement à la candidature de Barack Obama. Mais, elle avait quand même réussi à réunir dix-huit millions de voix, soit 47,5% contre 48% pour Obama.

Le 14 novembre 2008, des rumeurs évoquaient la possibilité de la nomination de Hillary Clinton à la tête du Département d'État des États-Unis par Barack Obama. Le 1er décembre 2008, le président élu Barack Obama nomme Hillary Clinton, Secrétaire d'État des États-Unis de son futur cabinet présidentiel. Le 15 janvier 2009, la nomination d'Hillary Rodham Clinton fut validée par la commission des Affaires étrangères du Sénat américain, dirigé par John Kerry. Elle reçut l'aval de l'ensemble des seize sénateurs à l'exception du sénateur de Louisiane, David Vitter. Le sénateur du Texas John Cornyn prit alors la tête d'un comité conservateur pour empêcher Hillary Clinton d'être investie dès le 20 janvier comme la majorité des membres de l'administration Obama ; ils justifient leur blocage suite à la controverse sur la fondation Clinton.

Le 21 janvier 2009, la nomination d'Hillary Rodham Clinton au Département d'État fut approuvée par le Sénat avec quatre-vingt-quatorzevoix contre deux oppositions (David Vitter et Jim DeMint).

Le 22 janvier 2009, Hillary Rodham Clinton devint officiellement Secrétaire d'État des Etats-Unis. Lors de son discours d'entrée en fonction, elle annonca la nomination de deux émissaires diplomatiques : George Mitchell, pour le Proche-Orient et Richard Holbrooke pour l'Afghanistan et le Pakistan. Elle rappela que l'une des priorités de la politique étrangère américaine était la paix entre Israël, la Palestine et les voisins arabes d'Israël. Du 16 février au 22 février 2009, elle parcourut l'Asie du Sud-Est faisant escale en Corée du Sud, en Indonésie, en Chine et au Japon. Elle en profita pour appeler à renforcer les liens entre la Chine et les Etats-Unis.

Son ouvrage It Takes a Village: And Other Lessons Children Teach Us (« Il faut un village: et d'autres leçons que les enfants nous enseignent ») paru en 1996 fut une des meilleures ventes de l’année, il reprenait les chroniques hebdomadaires Talking It Over du temps où Hillary Clinton était en Arkansas. Son enregistrement audiophonique du livre lui valut un Grammy Award le 27 février 1997 à New-York.

En 2001, Hillary Rodham Clinton reçoit de l’éditeur Simon & Schuster une avance record de 8 millions de dollars pour ses mémoires. Le livre est sorti aux États-Unis en juin 2003 sous le titre Living History (traduit en français par « Mon histoire »). Avant même sa sortie, les commandes générées par une campagne publicitaire sans précédent avaient fait de ce livre une des meilleures ventes avec plus d’un million d’exemplaires le premier mois. Parmi ses autres publications (autres que des articles de droit) : An Invitation to the White House et Dear Socks, Dear Buddy: Kids' Letters to the First Pets (feu Socks était le chat de la famille Clinton et Buddy le chien).

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Source : Wikipedia