High-tech

3.4868131867977 (910)
Posté par seb 24/02/2009 @ 17:26

Tags : high-tech, high-tech, podcast

Dernières actualités
Un boîtier high tech pour PC de jeux qui a tout d'un grand, sauf ... - 01net
Conception interne soignée et bonne finition externe sont deux points forts de ce boîtier PC pour joueurs économes. Après la sortie récente de la série Elément S, destinée aux pros de la machine de combat, Thermaltake s'est intéressé aux amateurs de...
L'école high tech du ministère de la Défense rejoindra Saclay en 2010 - La Tribune.fr
L'Ecole nationale supérieure de techniques avancées (ENSTA), la grande école high tech du ministère de la Défense, rejoindra le pôle scientifique du plateau de Saclay en 2012. Ce transfert s'inscrit dans le cadre du regroupement de plusieurs grandes...
Top 3 des meilleurs produits high-tech de la semaine - Génération NT
Comme tous les dimanches, partez à la découverte des trois meilleurs produits high-tech qui ont été sélectionnés par la rédaction de GNT. Parmi les produits high-tech présentés au cours de cette semaine, ont été retenus le radio-réveil de Philips,...
L'ennoblisseur Bontemps se tourne vers la création high-tech - La Voix du Nord
Bontemps, société textile de Villers-Outréaux, n'attend pas que la crise la rattrape. Décidée à faire la course en tête, elle diversifie ses activités en utilisant une technologie récente : l'impression numérique sur fibres naturelles....
Le pôle Digital de Ketchum fête ses quatre ans - Categorynet
Organisé de façon transversale, le département Digital est au service de l'ensemble des secteurs de l'agence (Corporate, Brand et Hightech). L'expertise Digital est proposée aux clients et prospects de l'agence et peut être initiée indépendamment...
Innovation : l'incubateur Midi Pyrénées accueille 8 entreprises ... - Toulouse 7
L'incubateur Midi Pyrénées vient en effet d'annoncer l'arrivée de 8 nouvelles entreprises de High Tech. Elles bénéficieront désormais du réseau et des conseils de la structure. Nano Technologies, Silicum, transmissions informatiques : voici les start...
Soitec s'envole après ses bonnes perspectives - La Tribune.fr
Dans un communiqué, le fabricant français de silicium sur isolant (utilisé dans les produits high tech) indique avoir reçu des commandes urgentes de la part de ses principaux clients avec des ajustements en hausse significative de leur demande pour les...
Sandales HighTech pour chasseur de trésor discret - eparsa Magazine
Les grandes vacances approchent ainsi que son lot d'objets perdus. Si vous vous sentez l'âme d'un chasseur de trésors alors cet objet est fait pour vous ! Chercher des trésors tout en restant le plus discret possible, c'est donc possible avec ces...
Rolls-Royce Ghost : un châssis high-tech - Motorlegend.com
La plus sportive des Rolls, tel pourrait être le slogan de la Ghost, la « Baby Rolls » qui complètera la gamme à la fin 2009. Dotée d'un V12 de 6,6 litres suralimenté d'une puissance supérieure à 500 chevaux, elle bénéficiera aussi d'un châssis au top...
Le Nokia N97 lancé en juin : le courrier de la high-tech - Zebulon.fr
Le Nokia N97, réponse du fabricant finlandais à l'iPhone, sera commercialisé courant juin dans plus de 75 pays dont la France. Smartphone haut de gamme, cet appareil se présente sous la forme d'un terminal avec un large écran tactile 3,5 pouces en...

Colbertisme high-tech

L'expression de "colbertisme high-tech" a été créé par l'économiste Elie Cohen, qui en a fait le titre, en 1992, de son troisième livre, affinant une réflexion déjà développée dans son ouvrage précédent "L'Etat brancardier".

Elie Cohen y analyse la très forte croissance des grands kereitsu japonais entre 1950 et 1990, dans le domaine de l'électronique grand public, ainsi que les succès français sur la même période, dans les secteurs exportateurs des biens d'équipement, avec un accent plus particulier sur les équipements télécoms, où le groupe Alcatel est devenu en 1992 le leader mondial, avant de perdre sa couronne dans la deuxième partie des années 90, au moment du boom de l'Internet et du téléphone mobile, qui va favoriser le finlandais Nokia et l'Américain Cisco. Alcatel, s'est séparé en 2001 de sa filiale Alstom (leader mondial du TGV et des turbines pour centrales nucléaires) puis a fusionné en 2006 avec l'équipementier américain Lucent, ex-filiale de l'opérateur américain de télécoms ATT, confronté aux mêmes problèmes. Le groupe avait bénéficié dans les années 70 de la forte croissance du réseau de son grand client France Télécom, au point même de se voir accusé à la fin des années 80 de surfacturations.

Ariane, Airbus, le TGV, le temporel, le Minitel, les Mirage ou le Rafale, les moteurs d’avion CFM 56, la filière nucléaire (Framatome devenu Areva) et les technologies pétrolières (Coflexip, Technip) sont autant de réussites marquantes de grands projets technologiques, dues à l’initiative étatique, mais qui ont aussi trouvé des débouchés et de relais sur le marché international, et plus particulièrement européen, au point qu’ils sont souvent mis à l’actif de la construction communautaire (Ariane et Airbus notamment).

Parmi les échecs du Colbertisme hi-tech, Elie Cohen cite l'informatique française, avec le groupe Bull, le Concorde, les réseaux câblés de fibre optique et le satellite TDF 1, mais pas le paquebot France. L'histoire de la Compagnie internationale pour l'informatique (CII) rebaptisée Bull, après plusieurs fusions dont l'une avec le groupe américain Honeywell, puis doté d'un noyau d'actionnaires « stables » regroupant France Télécom, le japonais NEC et l'Américain Motorola est détaillée dans French ordinateurs, le livre des journalistes Jacques Jublin et Jean-Michel Quatrepoint, deux des quatre fondateurs en 1985 du quotidien La Tribune.

En haut



Alex Kidd in High-Tech World

Alex Kidd in High-Tech World est un jeu vidéo d'action et de plates-formes sorti en 1987 et fonctionne sur Master System. Le jeu a été développé et édité par Sega.

En haut



Architecture high-tech

Le centre de recherche Schlumberger à Cambridge, Michael Hopkins (1985)

L'architecture high-tech ou techno-architecture, parfois intégrée dans ce que certains appellent le Modernisme tardif, est un mouvement architectural qui émergea dans les années 70, incorporant des éléments industriels hautement technologiques dans la conception de toute sorte de bâtiments, logements, bureaux, musées, usines. Ce style high-tech est apparu comme un prolongement du Mouvement moderne, au-delà du brutalisme, en utilisant tout ce qui était rendu possible par les avancées technologiques, et souvent avec une nuance d'ironie, comme le souligne Renzo Piano dans le film de Richard Copans consacré au centre Georges Pompidou. Ce style apparaît durant la période où le Modernisme est déjà remis en cause, surtout en Angleterre et aux États-Unis, par le postmodernisme. Dans les années 80, l'architecture high-tech semble peiner à s'identifier, se distinguer, face aux formes de ce dernier mouvement d'architecture qui privilégie le pastiche et l'historicisme, avant de réapparaître comme un mouvement plus profond et pérenne lors du déclin de ce mouvement postmoderniste au style formel. Ses figures importantes sont notamment Renzo Piano et Richard Rogers, d'autres architectes anglais comme Norman Foster, Michael Hopkins et l'ingénieur Peter Rice.

La plupart des architectures représentatives de ce style ont été construites en Europe et aux États-Unis.

Les avancées scientifiques et technologiques ont marqué la société des années 70. Le summum de la conquête spatiale fut atteint en 1969 avec l'alunissage de Neil Armstrong et s'est accompagné du développement important en matière militaire des nouvelles technologies (ordinateurs, automates, nouveaux matériaux). Ces avancées ont permis de penser qu'un standard de vie très haut pouvait être atteint grâce à la technologie de pointe, pouvait arriver au domaine de la vie courante de tout un chacun et ne pas rester futuriste. Les éléments technologiques devinrent des objets de tous les jours pour les gens ordinaires de cette époque avec l'introduction dans la vie courante de la télévision, de chaînes hi-fi audio, très distinguables d'éléments standardisés de l'époque passée qui était déjà « électrique » mais pas encore « électronique ».

L'influence des réflexions « technophiles » de Reyner Banham, Cedric Price, du groupe Archigram au Royaume-Uni ou des métabolistes japonais a eu un impact décisif sur l'esthétique high-tech. Des projets comme Plug-in Cityc sont à rapprocher de réalisations comme le centre Pompidou (surtout dans ses premières esquisses), où la structure porteuse et les «fluides canalisés» constituent le schéma du bâtiment. L'architecture high-tech est une protestation contre l'enlisement historiciste des structures modernes qui n'utilisent que la modélisation faite avant-guerre. Mais l'architecture high-tech reste très timide vis-à-vis de l'idée de structure bâtie en mouvement, en évolution perpétuelle de forme qui était l'essence du travail des métabolistes où le bâtiment était une superstructure permettant d'accueillir des modules supplémentaires en fonction des besoins (work in progress). De ce point de vue, et du point des tenants des techniques nouvelles « pointues » (l’anglicisme technologie a purement le sens de technique), l'architecture high-tech apparaît surtout comme un mouvement esthétique non structurel lorsque qu'elle reste proche dans son résultat des formes cubiques des ouvrages des prédécesseurs, en continuation, sans entrer au même niveau dans la technicité que les structures légères tendues ou les volumes à surface minimum d'enveloppe (les dômes géodésiques) étudiés à l'époque.

Ce style doit son nom au livre écrit par les critiques du design Joan Kron et Suzanne Slesin, High Tech: The Industrial Style and Source Book for The Home, et publié en novembre 1978 chez Clarkson N. Potter à New York. Ce livre, illustré par des centaines de photographies, montrait comment des designers, des architectes et de simples particuliers s'étaient approprié des objets industriels classiques — des bibliothèques, des béchers, des tréteaux métalliques, des éléments de cuisine industrielle, des dispositifs lumineux pour usine ou aéroport, des plaids de déménageurs, des moquettes industrielles, etc. — trouvés dans des catalogues destinés à l'industrie et détournés pour un usage domestique. L'avant-propos d'Emilio Ambasz, ancien curateur pour le design au MoMA, inscrit cette mode dans un contexte historique.

Ce style décoratif, grâce au succès public du livre et la publicité qu'il suscita, fut appelé « high-tech » et fit passer au langage courant ce mot réservé professionnellement à un domaine encore un peu obscur pour le public. Ainsi en 1979, le terme « high-tech » apparut pour la première fois dans une caricature du New Yorker montrant une femme admonestant son mari de n'être pas assez high-tech : « You're middle-, middle-, middle-tech (Tu es vraiment moyennement-tech !) ». La boutique Ad Hoc Housewares à New York ouvrit en 1977 et commercialisa la première auprès du grand public ce type d'objets pour la maison. Après que Esquire publia par six fois des extraits du livre de Kron et Slesin, les plus gros distributeurs, à commencer par Macy's New York, commencèrent à décorer leur vitrine et leurs rayons de meubles en style high-tech.

Le livre sera publié au Royaume-Uni, en France, au Japon, et, tout comme l'original, chaque édition y incluait un index permettant de trouver au niveau local les boutiques vendant ces objets.

L'architecture high-tech fut d'une certaine manière une réponse à la désillusion croissante envers l'architecture moderne, à laquelle tentait déjà de répondre le brutalisme qui tentait de transformer en qualités par un retraitement au niveau des dispositifs de mise en œuvre ce qui était défauts dus aux matériaux. La réalisation des plans d'urbanisme de Le Corbusier avait conduit les villes à se couvrir de bâtiments monotones et standardisés. L'architecture high-tech créa une nouvelle esthétique en contraste avec l'architecture moderne usuelle. Dans le livre High Tech: The Industrial Style and Source Book for The Home, quand les auteurs parlaient de l'esthétique high-tech, ils accentuaient le côté impertinent, écrivant des phrases comme : « vos parents trouveraient ça insultant ». Ce genre de phrase amusante montrait l'esprit frondeur allant avec ce style en rupture avec le conditionnement donné par le « c'est la norme, c'est normal » à la tradition et au conventionnel.

Kron et Slesin expliquent aussi que le terme « high-tech » était utilisé auprès des architectes pour décrire le nombre croissant de bâtiments publics ou de logements qui avaient un air technologique grâce à la disposition ostensible de tuyaux, de boulons et d'écrous. Le centre Pompidou de Rogers et Piano en est un exemple. Ceci met en lumière l'un des objectifs de l'architecture high-tech, la glorification des « tripes » d'un bâtiment en les exposant. L'esthétique high-tech naît de cette mise en scène d'éléments techniques et structurels.

Pour la décoration intérieure, il existait une mode qui consistait à utiliser comme objets domestiques des ustensiles dont la conception à l'origine provenait de leur usage industriel, par exemple des béchers utilisés en guise de vase. Cette tendance, « ce qui est utile est beau par forme fonctionnelle », allait en parallèle avec le mouvement artistique du « faire toucher l'art à tous », le design qui concernait aussi bien le cadre de vie, les meubles, les objets de la maison que les vêtements et les accessoires portés par la personne.

Dans cet esprit de non distinction de l'utile et du beau dans ce qui est à voir débuta l'aménagement d'anciens entrepôts industriels en zone urbaine transformés en lofts. Au départ ce fut l'effet du pragmatisme économique aux États-Unis, où le centre-ville est une zone délaissée mal fréquentée et peu chère. En Europe continentale, le centre est une zone privilégiée, donc chère, et la motivation fut plutôt le sens patrimonial: effectuer une réhabilitation curative faisait perdre le sens de l'histoire de la ville, le loft est une valeur chic respectueuse du passé qui est constructif. On y adjoint le détournement positif par rapport à ses fonctions originelles.

Un des objectifs du high-tech fut de réactiver les espérances d'améliorer le monde avec une technologie. (Ce fondement était très présent dans l'architecture des structures métalliques au XIXe siècle). C'est un aspect évident chez Kenzo Tange dans ses projets de bâtiments techniquement sophistiqués pour le Japon d'après guerre en plein boum économique de années 60. Cependant peu de ses plans furent construits.

Un autre des objectifs de l'architecture high-tech fut d'aboutir à une nouveauté dans l'esthétique des bâtiments non industriels par un emprunt à celle naturellement présente dans l'industrie dans les faits, sorte de sous-produit de l'ingénierie. L'architecture high-tech avait pour but de donner à tout objet ou espace une apparence qui concorde avec l'époque industrielle intégrée par tous via le vécu dans d'autres espaces que l'habitat ordinaire: espace de travail au bureau et de production avec les chaînes automatiques, espace fourni par l'automobile que l'on commençait à habiter avec les caravanes de loisir. Un modèle idéal d'espace était donné par la cabine de l'avion.

La typologie de l'architecture high-tech a quelque peu varié, mais toutes les architectures high-tech avaient en commun la glorification des éléments techniques, avec une présentation ostentatoire des composants techniques et fonctionnels des bâtiments, ainsi que l'utilisation avec un jeu de composition ordonné d'éléments pré-fabriqués. Les murs de verre et les structures en acier furent aussi très prisés chez les architectes du high-tech, qui furent parmi les inventeurs du verre extérieur attaché (VEA) et du verre suspendu (Siège social de Willis Faber and Dumas à Ipswich et centre Renault de Norman Foster).

Pour les mettre en valeur, les éléments techniques étaient placés à l'extérieur, allant souvent de pair avec la structure porteuse bien apparente. La façade high-tech ne se résume pas à une paroi lisse opaque mais est une paroi animée par les éléments constructifs. Un des exemple les plus typique est le centre Pompidou à Paris où le système de ventilation est montré de façon spectaculaire sur l'une des façades. Cette esthétique apparaissait radicale parce qu'identique à celle donnée par la construction des usines et aucunement avec celle d'un musée. Pour un édifice de cette fonction, dans l'« ancienne » conception, les conduits de ventilation auraient été cachés à l'intérieur du bâtiment. Le système d'accès aux étages est aussi placé à l'extérieur, avec de gros tuyaux de circulation serpentant sur la façade. Le système de conception associe la façon de résoudre les contraintes dans un milieu industriel (ici avoir le plus de place utile à l'intérieur pour les expositions) avec la façon d'organiser un édifice public. Cette définition des espaces intérieurs à agencement libre modulable et articulable dynamiquement aboutit au plateau libre.

La façon ordonnée et rationnelle avec laquelle les bâtiments de style high-tech sont dessinés pour garder leur essence fonctionnelle est brillamment démontrée avec la tour HSBC de Hong Kong de Norman Foster. En plus de la technologie, caractéristique primordiale de ce bâtiment, son architecture est très tournée vers le fonctionnalisme. Les espaces intérieurs ouverts et spacieux et les accès faciles à tous les niveaux accentuent sa fonction qui est d'être une banque.

Les bâtiments high-tech utilisent énormément les murs-rideaux en verre et les structures métalliques. Ils sont en ça redevable l'architecture du Style international, et à l'influence des gratte-ciel de Mies van der Rohe. La Sears Tower avait déjà démontré qu'avec des murs en verre et une structure en poutrelles métalliques, on pouvait construire des bâtiments hauts.

En France, outre le centre Pompidou, l'architecture high-tech a été associée, peut-être confusément, à l'architecture de verre et de métal des années 80, au point d'être même dénoncée comme style officiel par les détracteurs des Grands Projets de François Mitterrand : la pyramide du Louvre (1988) de Ieoh Ming Pei, l'Institut du monde arabe (1987) de Jean Nouvel en collaboration avec Architecture Studio ou la Très Grande Bibliothèque (1995) de Dominique Perrault.

La particularité de ce type d'architecture "high-tech" n'est pourtant pas de chercher à magnifier la beauté de la structure (comme la tour HSBC) ou encore à interloquer en renversant les valeurs du laid et du beau (comme à Beaubourg), mais plutôt à atteindre à un minimalisme et un dépouillement par la transparence (l'hôtel industriel Berliet de Perrault en 1990) ou un brutalisme industriel (l'INIST de Nouvel en 1989). Mais il reste, dans certaines des premières productions de Nouvel, la croyance dans la technique — même gadgétisée — capable de bénéficier à l'architecture, comme avec les moucharabiehs de l'Institut du monde arabe ou les volets rouillés de l'hôtel Belle Rive à Bordeaux; alors que l'hôtel industriel Berliet de Perrault ouvre plutôt une nouvelle page néo-moderne et minimaliste, dans une filiation plus apparente à Mies van der Rohe, en résonance avec certaines créations contemporaines au Japon ou au Voralberg (qui elles revendiquent plutôt l'appellation "low tech"), et en rupture avec l'ironie de l'architecture postmoderne ou de l'« héroïsme high-tech » originel.

Enfin, elle résulte aussi d'une poussée des techniques de construction en métal et en verre vers toujours plus de transparence, avec l'apport d'ingénieur comme Peter Rice, intervenant tant sur le centre Pompidou que sur la pyramide inversée du Louvre, les serres du musée de la Villette et la banque populaire de l'ouest de Decq et Cornette.

Ainsi, même s'ils sont plutôt associés au déconstructivisme, les productions des années 80 d'architectes comme Bernard Tschumi ou Odile Decq et Benoît Cornette ont adopté une expression architecturale qui emprunte au high-tech (par exemple les passerelles dans le parc de la Villette ou le centre d’exploitation de l’autoroute A14 à Nanterre).

En haut



Vp.art

Le terme vp.art désigne une forme marginale d'art numérique, où vp est un acronyme de voice painting (« peinture de (ou grâce à) la voix »).

L'aspect central de cet art émergeant est l'utilisation d'appareils high-tech et de logiciels spécialisés pour obtenir une « empreinte vocale », à la manière d'une empreinte digitale ou génétique.

Note : Le vp.art est différent du Soundpainting (« peinture sonore »), technique utilisée en musique.

Pour pratiquer le vp.art, l'artiste part d'un enregistrement de sa voix, qui subit ensuite un traitement électronique pour générer une représentation graphique de l'enregistrement. Le fichier ainsi obtenu sera alors traité avec des logiciels graphiques spécialisés. In fine c'est l'inspiration artistique qui transforme le fichier brut en vp.art.

Pour l'instant, très peu d'artistes pratiquent cette discipline. Parmi eux, on trouve l'artiste allemand Günther Höser. Höser travaille à partir d'enregistrements de voix célèbres, de récitals de poésie voire d'enregistrements réalisés avec des passants anonymes dans les rues ou autres endroits pris au hasard.

Une approche similaire est celle du Kinetic Painting Group, bien qu'ils utilisent la musique à la place de la voix, quand ils produisent des peintures digitales lors de jam sessions interactives.

D'autres peintres travaillent à partir de sons, tels Joseph Wooldridge, qui travaille avec des musiciens lors de ses séances de peinture, ou Ted Vasin. Ces peintres travaillent d'une façon assez similaire aux musiciens, qui « trouvent leur inspiration dans la peinture », selon Michael Barone.

À la frontière entre art et science, un petit nombre de scientifiques examinent la relation entre la voix et la peinture, ou plus généralement entre le son et la peinture. Ainsi Zune Lee, de l'Université Stanford, souhaite developper « une relation raisonnée entre son et visualisation, en connectant des éléments sonores à des éléments visuels », et l'Université de Fribourg en Suisse mène un projet appelé Symbios Art dont l'objectif est de construire une peinture réactive basée sur la voix et l'image.

En haut



Source : Wikipedia