Herman Van Rompuy

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Posté par hal 06/03/2009 @ 08:07

Tags : herman van rompuy, politique belge, belgique, europe, international

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Herman Van Rompuy

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Herman Van Rompuy /hɛrmɑn vɑn rɔmpœy/ est un homme politique belge flamand né à Etterbeek le 31 octobre 1947. Membre du CD&V, il a été président de la Chambre des Représentants du 12 juillet 2007 au 30 décembre 2008. Il a été nommé formateur par le roi Albert II le 28 décembre 2008 pour former un nouveau gouvernement, en remplacement du gouvernement Leterme démissionnaire depuis le 19 décembre. Il prête serment le 30 décembre 2008 et devient le 48e Premier ministre.

Herman Van Rompuy représente l'aile conservatrice du parti au sein du CD&V ; il met l'accent sur les normes et les valeurs, le respect et d'autres thèmes éthiques. Il a par ailleurs l'image d'un intellectuel.

Son plus jeune frère, Eric Van Rompuy, également membre du CD&V, a été ministre du gouvernement flamand de 1995 à 1999.

Herman Van Rompuy a achevé ses études secondaires au collège Sint-Jan-Berchmans de Bruxelles (humanités gréco-latines) en 1965. Il est bachelier (1968) en philosophie thomiste et licencié avec grande distinction (1971) en sciences économiques de la Katholieke Universiteit Leuven. Herman est le fils du professeur d'économie Vic Van Rompuy.

Herman Van Rompuy a débuté en tant qu'attaché au service d'études de la Banque Nationale de 1972 à 1975. Entre 1973 et 1975, il a été vice-président des CVP-jongeren (Jeunes CVP) et à partir de 1978 il est devenu membre du bureau de parti du CVP (Christelijke Volkspartij), aujourd'hui rebaptisé CD&V (Christen-Democratisch en Vlaams).

À la fin des années 1970, il a été membre des cabinets ministériels de Léo Tindemans (1975-1978) et Gaston Geens (1978-1980). À partir du milieu des années 1980, Herman Van Rompuy a fait partie de la direction de son parti et a été de 1980 à 1988 le directeur du centre d'études du parti, le CEPESS. Il a participé aux négociations de formation des gouvernements de Wilfried Martens (III jusque et y compris VIII) (1982-1988) et de Jean-Luc Dehaene (I et II). De 1982 à 1988, il a enseigné à la Vlaamse Ekonomische Hogeschool van Brussel (« Haute École économique flamande de Bruxelles ») (VLEKHO). Pendant cette période, il a été le président d'arrondissement du CVP Brussel-Halle-Vilvoorde. Il a été de 1988 à 1993 le président national de son parti.

En septembre 1993, Herman Van Rompuy succède à Mieke Offeciers en tant que ministre du Budget et il est aussi vice-premier ministre et ministre du Budget dans les gouvernements Dehaene I et II (jusqu'en 1999). En tant que ministre du Budget, Herman Van Rompuy est parvenu en six ans à réduire fortement le déficit budgétaire belge.

La carrière ministérielle de Herman Van Rompuy s'est achevée suite à la lourde défaite électorale de son parti en juin 1999 (due entre autres à la crise de la dioxine) qui a envoyé le CVP dans l'opposition. Il est depuis lors membre de la Chambre des Représentants. En 2004, il a obtenu le titre de ministre d'État. Au cours des deux gouvernements Verhofstadt (1999-2007), Herman Van Rompuy a été surtout présent dans le cyberespace via son blog grâce auquel, selon ses propres dires, il a survécu et a commis beaucoup de haïkus.

Le 12 juillet 2007, Herman Van Rompuy a été élu président de la Chambre des Représentants. Au cours des négociations pour la formation du nouveau gouvernement, il a été membre actif de l'équipe de négociateurs du CD&V. Du 29 août au 29 septembre 2007, le roi Albert l'a nommé en tant qu'explorateur (verkenner en néerlandais) pour sortir de l'impasse la formation du gouvernement.

Le 28 décembre 2008, il est désigné comme formateur par le roi Albert II, afin d'aboutir à la mise en place d'un gouvernement pouvant succéder à celui d'Yves Leterme, démissionnaire suite à l'affaire Fortis.

Le 30 décembre 2008, après s'être entretenu avec les présidents de partis de l'ancienne majorité (CD&V et open VLD côté flamand, cdH, MR et PS côté francophone), Herman Van Rompuy a finalement trouvé un accord sur la composition du futur gouvernement. La prestation de serment de ce gouvernement, dont il est le Premier Ministre, a lieu le jour-même au Château de Laeken.

Le 31 décembre 2008, le Premier Ministre Van Rompuy présente sa déclaration de politique générale devant la Chambre des Représentants et le Sénat. Le 2 janvier 2009, la Chambre des Représentants vote la confiance au gouvernement Van Rompuy, majorité contre opposition.

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Yves Leterme

Photo de campagne (2007)

Yves Leterme (Wervik, 6 octobre 1960) est un homme politique belge de langue néerlandaise, membre du CD&V. Marié et père de trois enfants, il est licencié en droit et en sciences politiques.

Yves Leterme a été le 47e Premier ministre du Royaume de Belgique du 20 mars 2008 au 30 décembre 2008.

Yves Camille Désiré Leterme, né de père francophone et de mère néerlandophone, a grandi dans un environnement bilingue, même s'il a admis quelques lacunes en français. Il a commencé sa carrière de 1987 à 1989 comme auditeur auprès de la Cour des comptes.

Chrétien-démocrate, il entame sa carrière politique dans sa province de Flandre-Occidentale, avant d'être élu au Parlement fédéral en 1999. Il siège alors dans l'opposition. Son parti y reste après les élections de 2003, et Yves Leterme en prend la direction. En 2004, après la victoire aux élections régionales, il devient ministre-président et ministre de l'Agriculture et de la Pêche de la Région flamande, menant une coalition qui regroupe aussi les socialistes, les libéraux et la Nieuw-Vlaamse alliantie, parti indépendantiste.

En 2003, président de parti et en 2004 ministre-président du Gouvernement flamand.

En juin 2007, il remporte les élections législatives fédérales avec plus de 796 521 voix. Le 21 décembre 2007 il devient vice-Premier ministre et ministre du Budget, de la Mobilité, des Réformes institutionnelles et de la Mer du Nord. Le 20 mars 2008, le gouvernement Leterme I prête serment. Yves Leterme présente le 23 mars en tant que Premier ministre le programme de gouvernement et obtient confiance de la Chambre. Suite à des pressions de la part, notamment, de son chef de cabinet sur la justice concernant l'affaire de la vente de Fortis à BNP Paribas, Yves Leterme a été obligé de présenter la démission de son gouvernement au roi Albert II le 19 décembre 2008, démission qui fut acceptée par le roi le 22 décembre 2008. Ainsi le 28 décembre 2008, Herman Van Rompuy a été nommé formateur par Albert II avant de prêter serment le 30 décembre 2008 devant le roi Albert II, succédant à Leterme comme 48e Premier ministre.

Le discours d'Yves Leterme séduit nombre d'électeurs et son parti, le CD&V, allié au parti indépendantiste flamand N-VA, gagne haut la main les élections, enlevant 30 sièges sur 150 à la Chambre et 9 (+ 5 cooptés/de communauté) sur 71 au Sénat. Yves Leterme, candidat au Sénat, a obtenu 796 521 voix de préférence.

Le 15 juillet 2007, le roi Albert II a chargé Yves Leterme de former un gouvernement.

Le 23 août 2007, il demande au roi d'être dessaisi de sa mission de formation du nouveau gouvernement belge, ce dernier accepte la démission.

Le 29 septembre 2007, après la mission d'Herman Van Rompuy comme explorateur et la remise de son rapport au roi, Yves Leterme reprend la mission de formateur, secondé dans un premier temps par Herman Van Rompuy qui s'était chargé d'explorer les pistes de solution institutionnelle, nœud à l'origine de la première démission du formateur.

Le 1er décembre 2007, Yves Leterme présente sa démission au roi de sa fonction de formateur suite au blocage des négociations. Le 21 décembre, il est nommé Vice-Premier ministre et ministre du Budget, de la Mobilité et des Réformes institutionnelles (il partage ce dernier dossier avec le francophone Didier Reynders) au sein du gouvernement Verhofstadt III, formé de manière transitoire en attendant qu'un accord de gouvernement soit trouvé entre les différents partis belges, et notamment entre francophones et néerlandophones.

Le 20 mars 2008, comme prévu, il devient le 47e Premier ministre belge et forme un gouvernement basé sur une coalition pentapartite — mais sans comprendre ses alliés indépendantistes de la NVA qui refusent de participer au gouvernement. Appelée coalition arménienne car reprenant les couleurs du drapeau arménien : l'orange (couleur de la famille chrétienne-humaniste du CD&V néerlandophone et du CDH francophone), le bleu (couleur de la famille libérale du VLD néerlandophone et du MR francophone) et le rouge (couleur de la famille socialiste ici uniquement représenté par le PS francophone). Cette composition vaut également à cette alliance le nom de « coalition lilas » (orange-bleu avec une nuance de rouge).

Suite à l'échec des négociations gouvernementales sur le volet institutionnel, il présente sa démission au roi Albert II le 14 juillet 2008. Le 17 juillet, un communiqué du palais royal annonce que le roi refuse cette démission et que trois émissaires royaux (Raymond Langendries, François-Xavier de Donnea et Karl-Heinz Lambertz) sont désignés pour « examiner de quelle manière des garanties peuvent être offertes pour entamer d'une manière crédible un dialogue institutionnel ».

Selon lui, les seules choses communes aux Belges sont « le Roi, l'équipe de foot, certaines bières… ».

Le président du Parti Socialiste Elio Di Rupo a estimé que ces propos étaient insultants pour les francophones de la périphérie bruxelloise et devaient probablement découler soit d'une erreur de traduction, soit d'une mauvaise utilisation de la langue française. De son côté, Isabelle Durant, la secrétaire fédérale du parti Ecolo estime qu'Yves Leterme « ne se distingue plus guère du Vlaams Belang ». Joëlle Milquet (cdH) trouve les propos vexatoires et s'étonne de la désinvolture affichée vis-à-vis du gouvernement fédéral.

Plusieurs hommes politiques bruxellois néerlandophones se sont insurgés contre ces déclarations, dont Pascal Smet (ministre du sp.a), Guy Vanhengel (ministre VLD) et également Georges De Smul et Lieve Lippens (du CD&V comme Yves Leterme).

L'hebdomadaire culturel français Les Inrockuptibles a élu la déclaration d'Yves Leterme à propos des francophones de la périphérie bruxelloise « la phrase la plus drôle/couillonne/brillante » de la semaine du 17 août 2006.

Le 20 août 2006, durant la cinquième édition de la Garde de l'Yser à Steenstrate (manifestation organisée par des nationalistes flamands), Johan Vanslambrouck, président de l'ASBL Ijzerwake a loué les déclarations d'Yves Leterme.

Le 21 août 2006, deux citoyens francophones membres du cdH (Jean-François Thayer, candidat aux élections communales de 2006 sur la liste Cap-Woluwe, et Yvan Verougstraete, ancien conseiller communal) ont déposé une plainte sur base de la loi contre le racisme et la xénophobie dite « loi Moureaux » à son encontre auprès de la police de Woluwe-Saint-Lambert. Cette plainte est surtout symbolique puisque Yves Leterme bénéficie d'une immunité en tant que ministre-président de la Région flamande.

Le 26 août 2006, Olivier Maingain, le président du FDF dépose une autre plainte contre Yves Leterme auprès du Parquet général. Olivier Maingain pense que quatre chefs d'inculpation possibles pourraient être retenus : incitation à la haine et à la discrimination, diffamation et calomnie, offense à la personne du roi et aussi racisme et discrimination.

Marianne Leterme, sa cousine, s'est en effet présentée comme tête de liste Ecolo à Mouscron et considère son nom comme un avantage tout en exprimant qu'Yves Leterme ne pense pas vraiment ce qu'il dit par rapport aux francophones. Pour elle, il n'est pas séparatiste et n'a pas réellement des idées si radicales.

Cependant, les craintes suscitées par ses propos et les négociations très difficiles en vue de former le prochain gouvernement sont à l'origine d'articles et de chroniques diffusés dans les médias français annonçant la fin imminente de la Belgique (Alexandre Adler sur France Culture : « Peut-être est-ce Leterme de la Belgique »).

Le 21 juillet 2007, un journaliste de la RTBF demande à Yves Leterme, alors occupé à essayer de former un gouvernement, pourquoi ce jour est la fête nationale de la Belgique. Il est incapable de répondre et entonne La Marseillaise lorsqu'on lui demande de chanter La Brabançonne, hymne national de la Belgique, suscitant de nombreuses réactions parmi la classe politique belge.

Le lendemain, Yves Leterme dans une réponse à une interview à la télévision VTM se défendait de la manière suivante : « Je ne veux pas réagir à ces bêtises. Je m’occupe de choses bien plus importantes. Je pense qu’ils veulent me faire du tort. Celui qui me fait du tort en subira les conséquences tôt ou tard ». Ces paroles de menace dans la bouche d'un pressenti Premier ministre et concernant la presse de son pays, ont été remarquées par la presse belge francophone.

Dans un entretien accordé aux quotidiens Het Belang van Limburg et Gazet van Antwerpen le 8 décembre 2007, Yves Leterme compare la RTBF à la Radio Télévision Libre des Mille Collines, radio ayant incité au Génocide au Rwanda entre 1993 et 1994, l'accusant par ailleurs d'être la « chaîne de propagande de Joëlle Milquet ».

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52e législature de la Chambre des Représentants de Belgique

La 52e législature de la Chambre des représentants de Belgique est la législature qui a débuté le 28 juin 2007, et devrait se terminer en 2011. Le président de la Chambre est Patrick Dewael (Open VLD), le premier vice-président Olivier Chastel (MR) et la seconde vice-présidente Colette Burgeon (PS).

Certains les élus pouvant renoncer à leur mandat de député pour diverses raisons, cette liste est donc provisoire.

Les commissions parlementaires sont des groupes de travail formés par les députés. Les noms sont ceux des présidents de commissions. Si ces députés ont été remplacés, c'est leur suppléant qui prend le poste.

Les délégations n'ont ni président ni vice-présidents.

Les commissions-lois sont présidées par Herman Van Rompuy (CD&V - N-VA) et Armand De Decker (sénateur du MR).

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Inge Vervotte

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Inge Vervotte (Bonheiden (Région flamande), 27 décembre 1977) est une femme politique belge néerlandophone du parti démocrate chrétien flamand CD&V (en néerlandais : Christen-Democratisch en Vlaams). Ancienne ministre flamande du Bien-être, de la Santé publique et de la Famille, durant le gouvernement Leterme-I, elle est depuis le 21 décembre 2007 ministre de la Fonction publique et des Entreprises publiques avant de jeter son tablier le 27 Décembre 2008.

Inge Vervotte termine en 1998 ses études d'assistante de service social (option travail syndical) à l'École sociale (Sociale Hogeschool) d'Heverlee.

Elle débute sa carrière professionnelle au sein de la Confédération des syndicats chrétiens. Au centre de services sociaux de Borgerhout, elle s'occupe des dossiers concernant le chômage et les soins de santé de première ligne. Un semestre plus tard, elle part pour le centre de formation de la Centrale Chrétienne des Services Publics (CCSP), où elle dispense des cours aux délégués syndicaux. Rapidement, elle consacre une partie de son temps à la Sabena, et devient un peu plus tard secrétaire pour le secteur aérien.

En tant que secrétaire syndicale, elle défend les intérêts des salariés de la Sabena lors de la chute de la société nationale d'aviation, ce qui la fait connaître du grand public. Le président du CD&V d'alors, Stefaan De Clerck la remarque, et lorsqu'elle décide de se lancer en politique, elle choisit le CD&V, se retrouvant dans la vision, le profil et le style du parti.

Lors des élections fédérales de 2003, elle est élue à la Chambre des Représentants dans la circonscription d'Anvers. Elle obtient la plus grand nombre de voix de préférences des candidats anversois. Elle est ensuite élue au Parlement flamand lors des élections régionales du 13 juin 2004. Elle devient alors ministre flamande du Bien-être, de la Santé publique et de la Famille du gouvernement Leterme-I.

Le 10 juin 2007, elle est à nouveau élue à la Chambre des Représentants, et démissionne de son ministère le 28 juin.

Elle devient le 21 décembre 2007 ministre fédérale de la Fonction publique et des Entreprises publiques du gouvernement Verhofstadt III et est reconduite à ce poste dans le gouvernement Leterme à partir du 20 mars 2008. Le 30 décembre 2008, elle renonce à monter dans le nouveau gouvernement constitué par Herman Van Rompuy suite à la "crise Fortis" et la démission d'Yves Leterme et de Jo Vandeurzen, par solidarité avec ceux-ci. Elle est remplacée par Steven Vanackere.

Durant le gouvernement Verhofstadt II, le CD&V est mené par Yves Leterme et celui-ci mène une dure campagne de critique envers Verhofstadt et pour une profonde réforme de l'état. Inge Vervotte est, à tout moment de la campagne, présente aux côtés d'Yves Leterme. Lorsque celui-ci remporte les élections avec 800 000 voix, on le voit lever les bras au ciel aux côté du Président de parti Jo Vandeurzen et de Inge Vervotte. Yves Leterme négocie un ministère pour elle lors de la formation du gouvernement. En toute logique, lorsque Yves Leterme présente sa démission le 20 Décembre 2008 dans l'affaire "Fortis Gate" entraîné par celle de Jo Vandeurzen, Inge Vervotte refuse de rester seule au gouvernement fédéral sans ses deux mentors et présente sa démission par solidarité.

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Coalition orange-bleue

Elle est la coalition la plus logique qui doive résulter des élections législatives du 10 juin 2007, ou la plus adéquate à ce résultat (du fait du recul des socialistes en Wallonie mais aussi en Flandre). Comme le CD&V est en cartel avec les nationalistes flamands de la Nieuwe Vlaamse Alliantie (Nouvelle Alliance flamande héritière de la tendance de droite démocratique de la Volksunie), que le cdH est plus à gauche que les autres partis envisageant de se coaliser pour former un gouvernement, les discussions sont extrêmement longues et difficiles. Et cela d'autant plus que les partis flamands veulent une extension très large des compétences des Régions de Belgique et une mutation du Fédéralisme belge en confédéralisme, ce à quoi s'oppose (le plus catégoriquement) à nouveau la présidente du cdH Joëlle Milquet. Les énormes difficultés rencontrées sur le plan institutionnel amène la presse étrangère (et notamment Libération en France), les observateurs belges à parler d'un possible éclatement du pays.

Au cours de cette importante crise politique, Albert II a d'abord nommé informateur Didier Reynders et a confié une mission de médiation à son ancien premier ministre Jean-Luc Dehaene. Il nomme ensuite formateur Yves Leterme, le leader du cartel CD&V/NVA, le parti ayant le plus de sièges à la Chambre, mais celui-ci démissionne le 23 août 2007. Dans un communiqué, le Palais parle, pour la première fois, d'une "crise politique", ce qui tranche avec les termes consensuels utilisés généralement.

Pour la première fois de son règne, le roi Albert II décide de consulter officiellement, pendant plusieurs jours, une dizaine de Ministres d'Etat, considérés comme "les sages du royaume". Au terme de ces audiences fin août, le président de la Chambre, Herman Van Rompuy a pris le relais, tenté d'apaiser les tensions (il fut désigné par le roi comme explorateur ou éclaireur : en néerlandais on le désigna du mot verkenner qui a cette signification). La mission d'Herman Van Rompuy a duré un mois et a permis de rétablir un climat de confiance entre les partenaires de l' "Orange bleue", mais sans obtenir de résultat concret.

Yves Leterme a été désigné, pour la deuxième fois, comme formateur par le roi Albert II fin septembre, parvenant dans le courant d'octobre à amener les partis politiques autour de la table et à obtenir des projets fermes d'accords sur des questions comme l'immigration, la justice, la politique étrangère, le développement durable et d'autres matières économiques et sociales ou les questions liées à la répression de la délinquance chez les jeunes.

Le lundi 22 octobre, certaines communes de la périphérie bruxelloise (Arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde) où existent certaines Facilités linguistiques pour les habitants de langue française (mais où la majorité des conseils communaux est composée d'élus francophones), ont siégé en français (ce que la loi interdit). Plusieurs des bourgmestres francophones de ces communes ont été déjà présentés comme bourgmestres par leur conseil communal au Gouvernement flamand qui refuse de les nommer comme la loi communale l'impose encore en Flandre et à Bruxelles et cela pour d'autres infractions qu'ils auraient commises aux lois linguistiques. Le président du Front démocratique des francophones (nationalistes francophones (le fdf étant aux francophones ce que la nva est aux néerlandophones), partie prenante de l'éventuelle coalition et qui fait partie intégrante des libéraux wallons et francophones), Olivier Maingain, a déclaré le 25 octobre qu'il n'entrerait pas dans un gouvernement si les bourgmestres en cause n'étaient pas nommés par le Gouvernement flamand. Celui-ci a réagi en affirmant qu'il n'était pas concerné par l'élaboration d'un accord sur le plan fédéral ce qui, effectivement, sur un plan juridique pur, est exact, en vertu des principes du Fédéralisme belge concernant l'Équipollence des normes et la Compétence exclusive: le Gouvernement flamand ne peut se voir imposer par aucune autorité fédérale la nomination de bourgmestres, nomination qui est de sa compétence exclusive.

Après la nouvelle démission d'Yves Leterme le 1er décembre 2007, le roi Albert II confie une mission au premier ministre sortant Guy Verhofstadt.

Comme le veut la tradition, le premier ministre Guy Verhofstadt présente le 11 juin la démission de son gouvernement au Roi, qui rencontre ensuite durant deux jours les présidents de la Chambre, du Sénat et des partis démocratiques. Depuis le début de son règne, Albert II ne reçoit jamais les élus de l'extrême-droite (Vlaams Belang et Front National).

Le lundi 26 novembre au soir la NVA qui est en cartel avec les démocrates-chrétiens flamands (CD&V) a rejeté l'accord proposé par le formateur Yves Leterme n'y trouvant pas son compte en matière de réformes institutionnelles. Certes, la NVA ne dispose que de cinq députés sur les 150 de la Chambre belge mais sans son appui, une coalition du type de celle que les dirigeants politiques belges tentent de former semble politiquement et même arithmétiquement impossible. Politiquement car au cas où ce parti demeurerait en dehors de la coalition, celle-ci ne disposerait plus que d'un siège de majorité et pas de la majorité des députés flamands à la Chambre belge.

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Source : Wikipedia