Henri Emmanuelli

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Posté par talos 25/02/2009 @ 12:21

Tags : henri emmanuelli, ps, partis politiques, politique

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Henri Emmanuelli

Henri Emmanuelli, né le 31 mai 1945 à Eaux-Bonnes (Pyrénées-Atlantiques), est un homme politique français.

Né le 31 mai 1945 à Eaux-Bonnes, il grandit dans le département des Pyrénées-Atlantiques. Issu d'un milieu populaire, orphelin de père très jeune, il intègre Sciences Po Paris puis entre en 1969 à la Compagnie Financière Edmond de Rothschild. Il est attaché de direction en 1971, puis fondé de pouvoir et enfin directeur adjoint en 1975. Il poursuit son activité professionnelle à la banque Rothschild jusqu'à sa première élection comme député à 32 ans, en 1978.

Il adhère au Parti socialiste (PS) en 1971.

À la demande de François Mitterrand, il est, à 27 ans, candidat lors des élections législatives de mars 1973 dans la 2e circonscription de Lot-et-Garonne. Mais c'est le 19 mars 1978 qu'il est élu pour la première fois député de la 3e circonscription des Landes, qu'il fait basculer à gauche.

En 1982, il est élu pour la première fois Président du Conseil général des Landes.

De 1981 à 1986, il est successivement, sous les gouvernements de Pierre Mauroy et de Laurent Fabius, Secrétaire d'État chargé des DOM TOM (1981 à 1983) puis Secrétaire d'État au Budget (1983 à 1986).

De 1992 à 1993, il est Président de l'Assemblée nationale.

Il est élu Premier secrétaire du Parti socialiste le 19 juin 1994 et occupera cette fonction jusqu'en octobre 1995. Il fut candidat à la candidature socialiste pour les Présidentielles de 1995 face à Lionel Jospin.

Dans le cadre de la campagne sur le référendum en 2005, au sujet du traité établissant une Constitution pour l'Europe, il fait publiquement campagne pour le non, se plaçant en opposition ouverte avec la position officielle du Parti socialiste, favorable au traité. Il voit dans le traité une renonciation à l'idéal d'une Europe fédérale, pour laquelle il plaide, notamment dans son Plaidoyer pour l’Europe.

Mitterrandiste de toujours, hostile aux tendances sociales-libérales dont l'influence grandit chez les socialistes européens et français, il s'est placé depuis le Congrès de Grenoble en 2000 dans l'opposition interne, et plaide sans relâche pour un PS clairement ancré à gauche. Pour le Congrès du Mans du Parti socialiste en novembre 2005, il s'associe au courant NPS d'Arnaud Montebourg, Vincent Peillon et Benoît Hamon.

Il réside dans sa circonscription, dans le canton de Mugron.

La campagne du non amène l'éclatement de Nouveau Monde et la recomposition de l'aile gauche du Parti socialiste. Alors que Jean-Luc Mélenchon se rapproche de Laurent Fabius en vue du congrès du Mans, Henri Emmanuelli crée un nouveau courant : Alternative socialiste. Il est rejoint par Marc Dolez, de Forces Militantes et Gérard Filoche, du Nouveau parti socialiste (NPS). Alternative socialiste fusionne avec Nouveau parti socialiste mi-septembre 2005 pour déposer une motion commune lors du Congrès du Mans.

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Vincent Peillon

Vincent Peillon, né le 7 juillet 1960 à Suresnes (Hauts-de-Seine), est un professeur de philosophie et un homme politique français, député européen et membre dirigeant du Parti socialiste.

Agrégé et docteur en philosophie, Vincent Peillon est professeur de 1984 à 1997, quand il est élu député de la Somme.

Il entre en 1992 au cabinet d'Henri Emmanuelli alors Président de l'Assemblée nationale puis devient secrétaire du groupe des experts du PS l'année suivante.

Il présente la motion 2 au congrès de Liévin en 1994, au côté de Christophe Clergeau mais perd contre la motion d'Henri Emmanuelli, soutenue par la quasi totalité des hiérarques du parti. Il devient cependant membre du bureau national et délégué auprès du premier secrétaire, Lionel Jospin de 1995 à 1997.

En 1997, il est élu député de la Somme, dans la troisième circonscription (région du Vimeu). Pendant son mandat législatif, il est notamment président avec Arnaud Montebourg de la mission parlementaire d'enquête sur le blanchiment d'argent en Europe. Il devient parallèlement secrétaire national aux études du Parti Socialiste de 1997 à 2000, date à laquelle il devient porte-parole du Parti sous la direction de François Hollande.

En 2002, en conflit violent avec les chasseurs, traditionnels électeurs de gauche en majorité, qui l'attaquent à plusieurs reprises physiquement durant sa législature, il perd son siège de député (il obtiendra 47,54% au second tour).

Tirant les leçons du 21 avril 2002 et de l'élimination au premier tour de l'élection présidentielle de Lionel Jospin, il démissionne du poste de porte-parole pour créer un courant rénovateur au sein du PS, le Nouveau Parti socialiste NPS.

En octobre 2002, le quotidien Libération publie ainsi une tribune intitulée Pour un nouveau parti socialiste signée par Vincent Peillon, Arnaud Montebourg et Julien Dray. C'est le titre de cette tribune qui donnera son nom au courant Nouveau parti socialiste qui présentera une motion au congrès de Dijon (2003) et à celui du Mans (2005).

Il est élu en 2003, premier secrétaire de la fédération socialiste de la Somme, fonction qu'il avait déjà occupée de 1997 à 2000.

Député européen depuis juin 2004.

En 2005, il défend le Non au Traité établissant une Constitution pour l'Europe.

Le 20 novembre 2005, durant le congrès du Parti socialiste au Mans, il vote avec Benoît Hamon et Henri Emmanuelli l'approbation de la synthèse générale au nom de la motion 5 du Nouveau parti socialiste, l'autre chef de file de son courant, Arnaud Montebourg, s'abstenant.

Alors que s'ouvre l'université d'été du Parti socialiste à La Rochelle fin août 2006, il exprime son soutien personnel pour Ségolène Royal à l'investiture du Parti pour la présidentielle ; une position qui divise les membres du courant Nouveau Parti socialiste dont il est le co-aminateur avec Benoît Hamon et Henri Emmanuelli.

Il est durant la campagne présidentielle de 2007, l'un des trois porte-parole de Ségolène Royal.

Il est battu de peu (49,89%) par Jérôme Bignon (UMP) lors des élections législatives de juin 2007 dans la troisième circonscription de la Somme.

Dans le cadre des différents débats sur la rénovation du Parti socialiste lancés depuis juin 2007, Vincent Peillon crée l'institut Edgar Quinet en septembre 2007, afin de se doter d'un outil de réflexion et de débat.

En vue du Congrès de Reims, qui se tiendra du vendredi 14 novembre au dimanche 16 novembre 2008, Vincent Peillon soutient la motion E : "L'Espoir à gauche, fier(e)s d'être socialistes", menée par Gérard Collomb et Ségolène Royal. Le 6 novembre, cette motion recueille la majorité des suffrages (29,59%) devant celles de Bertrand Delanoë (25,35%) et de Martine Aubry (24,67%). Il a ainsi été pressenti (tout comme Julien Dray ou Gérard Collomb) pour succéder à François Hollande au poste de Premier Secrétaire du PS, avant que Ségolène Royal officialise sa candidature pour ce poste. Celle-ci perd finalement de peu avec 49,96% des suffrages contre 50,04% pour sa rivale Martine Aubry. Il réaffirme son soutien à Ségolène Royal après sa défaite.

Il dirige par ailleurs la collection « Bibliothèque républicaine » aux Éditions Le bord de l'eau.

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Nouveau Monde (Parti socialiste)

Nouveau Monde est un ancien courant minoritaire (16 % des voix lors du Congrès de Dijon) du Parti socialiste français (PS).

Il fut fondé en 2002 par Henri Emmanuelli et Jean-Luc Mélenchon après l'éclatement de la Gauche socialiste, dont était membre Jean-Luc Mélenchon et duquel les partisans fusionnèrent avec le courant Démocratie - Égalité qui rassemblait les ex-poperéniste et les amis d'Henri Emmanuelli. Les ex-poperénistes ont édité depuis 2004 le mensuel "Parti-pris" et se distinguent de plus en plus des amis d'Henri Emmanuelli. Les proches de Jean-Luc Mélenchon se sont eux regroupés dans le club Pour la République sociale (PRS).

Le courant Forces Militantes de Marc Dolez était proche de Nouveau Monde, au point de tenir en 2004 une université d'été commune près de Douai.

Le courant Nouveau Monde était présent au sein d'autres organisations socialistes telles que le MJS. Ce courant éditait chaque mois un journal au sein du Mouvement des jeunes socialistes sous le nom de Jeune Garde ou de l'UNEF où la tendance Majorité nationale était proche d'Henri Emmanuelli. Jeune Garde était également le journal des jeunes du courant Nouveau Monde. Il parut pendant 14 mois tous les 15 jours entre février 2004 et mai 2005. Ce journal militant de 8 pages avec une traditionnelle rubriques "3 questions à ..." où étaient interviewées des personnalités du mouvement politique ou social de gauche était tiré à 2000 exemplaires envoyés par courrier.

Début 2005, Nouveau Monde a été déclaré « mis en sommeil » par son co-fondateur, Jean-Luc Mélenchon jusqu'au référendum sur la Constitution européenne le 29 mai 2005, s'indignant des propos de Henri Emmanuelli. Ce dernier avait déclaré : « une majorité socialiste pour envoyer le contingent en Algérie ; ce n'est pas pour autant que cela a été une bonne chose. Il y a eu une majorité pour voter les pleins pouvoirs à Laval : ceux qui ont résisté sont passés à la postérité ; ceux qui ont approuvé ont été couverts d'opprobre.» Il visait les socialistes qui lui reprochaient de faire campagne contre son Parti. Jean-Luc Melenchon a regroupé ses partisans au sein du club PRS sur une ligne républicaniste, certains décrivant une évolution "chevènementiste".

Après la victoire du "oui" au référendum interne du PS sur la constitution européenne, la campagne référendaire publique a exacerbé les clivages au sein de Nouveau Monde. Quand Jean-Luc Mélenchon a entamé rapidement une forte campagne pour le non, sans hésiter à tenir tribune commune avec des dirigeants d'autres partis de gauche, Henri Emmanuelli, s'est engagé quelques semaines plus tard et a animé lui des "comités du non socialiste", considérant qu'il était décisif de faire exister un non socialiste afin de faire basculer l'électorat socialiste indispensable pour la victoire du non dans le pays, alors qu'Alain Vidalies et ses amis s'abstenaient de prendre part à la campagne.

Après le 29 mai, les socialistes du groupe PRS se sont rapprochés de Laurent Fabius, Jean-Luc Mélenchon annonçant dès le départ que sa contribution ferait motion commune avec l'ancien Premier ministre. Les ex-popérenistes d'Alain Vidalies ont suivi un chemin similaire formalisant toutefois leur propre club Rassembler la gauche. Enfin, Henri Emmanuelli avec la majorité des jeunes du courant Nouveau Monde a fondé Alternative socialiste en compagnie de personnalités d'autres courants s'étant engagées pour le non (Marc Dolez de Forces Militantes, Gérard Filoche du NPS).

Le courant Nouveau Monde n'aura donc existé que de deux à trois ans (2002-2004 et de manière plus virtuelle en 2005) malgré la tentative de stucturation dès 2002 entamée par Jean-Luc Mélenchon et François Delapierre avec comme support l'hebdomadaire Données et Arguments - À gauche et les tentatives plus tardives menées par les jeunes syndicalistes du courant, proches d'Henri Emmanuelli.

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Marc Dolez

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Marc Dolez, né le 21 octobre 1952 à Douai (Nord), est un homme politique français, ancien membre du Parti socialiste et co-fondateur du Parti de gauche avec le sénateur Jean-Luc Mélenchon.

Il est élu député le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la circonscription du Nord (17e), avec près de 60 % des suffrages exprimés au second tour, face à la candidate de l'UMP Françoise Prouvost. Il siège au sein du groupe socialiste jusqu'en novembre 2008.

Opposé au remaniement précipité du bureau national du PS suite à l'échec du 21 avril 2002, et notamment la promotion annoncée de Laurent Fabius au poste de porte-parole, Marc Dolez démissionne de cette instance en juin 2002.

Lors du Congrès de Dijon du Parti socialiste, il crée sa propre motion Forces Militantes (acronyme F.M.) qui obtiendra 4,7% des voix, soit sous la barre des 5% requise pour être présent dans les instances nationales. À la faveur d'un accord avec le courant Nouveau Monde, il intègre cependant le bureau national. Il est également élu 1er secrétaire fédéral de la fédération du Nord jusqu'en 2005.

Seul député socialiste à avoir voté « non » lors du vote du Congrès à Versailles autorisant la ratification du traité constitutionnel européen, il a mené campagne contre l'avis majoritaire de son parti lors du référendum du 29 mai 2005.

Membre du courant Nouveau Parti socialiste (tendance Alternative socialiste), il refuse la synthèse du congrès du Mans et quitte le NPS, pour former un nouveau courant avec Gérard Filoche, Forces militantes pour la démocratie et le socialisme. Cette alliance fut de courte durée : Forces militantes se sépare de Démocratie et socialisme, le courant animé par M. Filoche, au cours de la campagne présidentielle de 2007.

Il est réélu député en juin 2007 dans sa circonscription, avec plus de 62 % des suffrages exprimés au second tour, toujours aux dépens de Mme. Prouvost.

Il signe la motion de Benoît Hamon en septembre 2008 dans le cadre du Congrès de Reims du PS, aux côtés de personnalités comme Jean-Luc Mélenchon, Henri Emmanuelli et Marie-Noëlle Lienemann.

Le 7 novembre 2008 a lieu le vote des militants socialiste pour départager les différentes motions. La motion soutenue par Ségolène Royal arrive en tête avec environ 29 % des suffrages exprimés, tandis que celle conduite par Benoît Hamon arrive en quatrième position avec moins de 19 %. Les trois motions issues de la majorité sortante capitalisent au total 80 % des voix. Pour Marc Dolez, seule une première place pour la motion qu'il soutenait et une alliance majoritaire, par la suite, avec celle conduite par Martine Aubry aurait permit de dégager une majorité réellement nouvelle. Tirant les conséquence de cet échec, lui et Jean-Luc Mélenchon font part de leur décision, « par fidélité à leurs engagements » et dans un soucis d'indépendance d'action, de quitter le Parti socialiste, pour créer un nouveau mouvement « sans concession face à la droite ». Ils ont annoncé « la construction d'un nouveau parti de gauche » et appelé « à la constitution d'un front de forces de gauche pour les élections européennes ». Cet appel trouve très tôt un écho favorable auprès du Parti communiste français, par la voir du député européen Francis Wurtz, qui leur propose une union pour créer un « Front progressiste européen ». Dans cette logique, Marc Dolez annonce qu'il quitte le groupe Socialiste, radical et citoyen à l'Assemblée nationale pour rejoindre le groupe de la Gauche démocrate et républicaine, au sein duquel siègent les députés du PCF et des Verts.

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Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon en compagnie d'Olivier Besancenot et de José Bové lors d’un meeting pour le non au référendum sur la Constitution européenne.

Jean-Luc Mélenchon, né le 19 août 1951 à Tanger (Maroc), est un homme politique français de gauche.

Titulaire d’un DEUG de lettres modernes, d’une licence de philosophie et d’une maîtrise dans cette discipline, il a été professeur dans l’enseignement technique, correcteur dans l’imprimerie, ouvrier d’entretien, journaliste, puis directeur de cabinet municipal en banlieue parisienne.

Adjoint au maire de Massy en 1983, il est élu conseiller général à partir de mars 1985, président délégué du conseil général de l'Essonne en 1998 et sénateur de l'Essonne le 28 septembre 1986 (réélu en 1995 et 2004).

C'est une figure historique de l'aile gauche du Parti socialiste jusqu'en novembre 2008, date à laquelle il quitte ce parti pour fonder le Parti de gauche (PG).

Leader du mouvement lycéen lors de Mai 68 dans sa ville de Lons-le-Saunier, il rejoint l’Union nationale des étudiants de France dès son entrée en faculté en septembre 1969. À l'issue des événements de mai-juin 1968 à Besançon, la Ligue communiste et le PSU, majoritaires dans l'AGEC-UNEF, appuient une prise en main du syndicat par les partisans de sa mutation en « mouvement politique de masse ». En s’y opposant, Jean-Luc Mélenchon rejoint l'Organisation communiste internationaliste, courant trotskiste d'obédience lambertiste, qui tente de contrer cette politique. Après la scission de l’UNEF en 1970, Jean-Luc Mélenchon participe au combat pour reconstruire l'UNEF locale comme syndicat défendant les intérêts matériels et moraux des étudiants, à la fois contre le courant syndical issu de l'UEC, animant l'UNEF-Renouveau, liant le syndicat aux conseils de gestion de la loi Faure, et contre les courants gauchistes qui visent sa transformation en mouvement politique. C'est à ce titre qu'il devient président de l’union locale étudiante, puis intègre le bureau national de l'Unef-Unité syndicale en 1974. Sa liste aux élections du CROUS en 1975 obtient 60 % des suffrages exprimés.

De 1972 à 1975, il devient le dirigeant de l'OCI à Besançon et joue un rôle important dans l'implantation régionale de cette organisation à Dole et Lons-le-Saunier (Jura). Sa pratique de leader syndical de masse — animation des luttes étudiantes et ouvrières des années 1969-1974, en particulier la grève des Lip, importante industrie horlogère bisontine démantelée quelques années plus tard — l'amène progressivement à prendre ses distances avec la conception léniniste du parti. C'est l'époque où le Parti socialiste de François Mitterrand reconstitué au congrès d'Épinay en 1971, occupe progressivement à gauche tout l'espace du socialisme démocratique, mettant le PCF en difficultés électorales.

Jean-Luc Mélenchon quitte Besançon pour entrer dans l'activité professionnelle à Lons-le-Saunier et adhère au PS en 1977. Il y occupe très vite des responsabilités départementales et développe un journal fédéral qui combat pour l'union PS-PCF; c'est l'époque où le second rompt les accords d'union de la gauche sur un programme commun de gouvernement. Remarqué lors d'une fête jurassienne du Poing et la Rose par Claude Germon, maire de Massy et membre du bureau exécutif du PS en charge du secteur entreprise du parti socialiste, il part en région parisienne et devient directeur de cabinet de ce responsable politique.

Il devient un des principaux dirigeants mitterrandistes de la fédération de l'Essonne, ce qui le conduit au poste de premier secrétaire de cette fédération au congrès de Valence en 1981. S'opposant à la fois à la Deuxième gauche rocardienne et au CERES de Chevènement, il travaille à l'organisation du courant mitterrandiste, en Essonne d'abord puis à travers une publication « Données et Arguments », qui sera le creuset d'un courant ancré à la gauche du parti.

Fondateur avec Julien Dray de la Gauche socialiste en 1988, il s'oppose à l'entrée de la France dans la première Guerre du Golfe contre la majorité de son parti. La Gauche socialiste présentera sa propre motion lors de trois congrès du PS jusqu'à sa disparition en 2002. Elle obtient des scores oscillant entre 7,3 % et 13,3 % des suffrages exprimés. Lors du dramatique Congrès de Rennes (aucune motion n'atteindra les 30 %), dans le cadre duquel l'aile gauche du parti part divisée en quatre, Jean-Luc Mélenchon conduit sa propre motion, qui obtient 1,35 % des voix. Lors du Congrès de Brest en 1997, il se présente au poste de Premier secrétaire du PS : seul concurrent face à François Hollande, il obtient 8,81 % des voix. En mars 2000, il accepte de participer au gouvernement de Lionel Jospin comme ministre délégué à l’enseignement professionnel.

Tirant le bilan de la défaite électorale d’avril 2002, lorsque la composante animée par Julien Dray fait le choix de passer dans l’équipe de François Hollande, Jean-Luc Mélenchon cofonde le courant Nouveau Monde avec Henri Emmanuelli. Leur motion obtiendra 16,3 % des voix lors du Congrès de Dijon, un score équivalent à celui du Nouveau parti socialiste (NPS), l'autre principale formation de l'aile gauche du parti.

Après le référendum interne au Parti socialiste sur le projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe et la victoire du oui, il enfreint les consignes de son parti et fait campagne aux côtés de Marie-George Buffet (PCF), Olivier Besancenot (LCR) et José Bové (Confédération paysanne) lors de meetings communs pour un non de gauche.

La campagne du non amène l'éclatement de Nouveau Monde et la recomposition de l'aile gauche du Parti socialiste. Alors qu'Henri Emmanuelli crée un nouveau courant, Alternative socialiste, Jean-Luc Mélenchon créé de son côté Trait d'union. Il fonde dans le même temps l’association PRS (Pour la république sociale), en dehors et indépendamment du Parti socialiste, dans le but de formuler et de faire vivre une orientation clairement républicaine et antilibérale dans la gauche française. PRS se prononce pour une force politique nouvelle qui prenne en compte à la fois l'échec de ce qui fut le modèle soviétique et l'impasse d'une social-démocratie européenne qui accompagne les « réformes » du néo-libéralisme,. Selon PRS, une autre voie est possible, c'est ce que traduirait l'émergence d'un parti comme Die Linke en Allemagne.

Après la victoire du non dans le pays au référendum du 29 mai 2005, il se présente lui-même comme le « trait d'union » au sein du Parti socialiste et des partenaires de gauche, d'où le nom de son nouveau courant. Il défend l'idée selon laquelle le candidat socialiste pour l'élection présidentielle de 2007 doit être une personne qui a défendu le non au référendum sur la Constitution européenne, car cette échéance coïnciderait selon lui avec la calendrier européen pour une renégociation du traité constitutionnel qui devrait s'appliquer à partir de 2009. Dans cet esprit, pour Jean-Luc Mélenchon, Laurent Fabius serait le rassembleur au sein du PS.

Lors du Congrès du Mans, en novembre 2005, Trait d'union (TU) dépose une contribution. L'aile gauche du PS, malgré le consensus de ses leader sur la question européenne, partira à nouveau divisée, TU rejoignant la motion conduite par Laurent Fabius et soutenue par Marie-Noëlle Lienemann, tandis que les autres leader de l'aile gauche se rassemblent derrière la motion présentée par le NPS. La première obtiendra 21,2 %, la seconde 23,6 %, tandis que les militants reconduisent la majorité sortante de François Hollande (53 %). Dans le cadre de l'élection primaire organisée un an plus tard au PS pour départager les candidats à la candidature socialiste à l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon apporte à nouveau son soutien à Laurent Fabius.

À ce titre, il déclarait le lundi 22 août 2005 : « Il n'y a pas cinquante candidats pour l'élection présidentielle de 2007 au PS, au point où nous en sommes, il n'en reste que deux : Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn. Ce sont deux hommes intelligents, qui ont bonne mine, mais il faut bien les démarquer sur quelque chose donc sur leurs idées et leurs engagements. Je souhaite que le PS ne fasse pas l'erreur d'aller présenter un candidat qui aurait été partisan du oui . Par raisonnement, je déduis que c'est Laurent Fabius qui doit être candidat. Fabius a été ministre, il est capable de diriger le pays. Je vais le soutenir, mais pas de chèque en blanc ». Le surlendemain de l'investiture de Ségolène Royal par le Parti socialiste, il assistait à un meeting de la gauche antilibérale, laissant planer le doute sur son éventuel soutien à sa candidature à l'élection présidentielle.

Après l'échec du Collectif national pour un rassemblement antilibéral à apporter son soutiens à une candidature, il écrit sur son blog : « Une partie de l'électorat politisé de la gauche se démobilise. Il ne se sent pas représenté. Une partie de la population électorale parmi les désemparés (par la dureté de la vie) - désorientés (par l'absence d'alternative politique radicale intelligible) va continuer à flotter entre l'indifférence écœurée et les poussées de colère électorale aveugle. Enfin, la centralité de la candidature socialiste à gauche est désormais totale, que cela plaise ou pas, parce qu'elle paraît la seule efficace pour atteindre le programme commun le plus élémentaire : être présent au deuxième tour et battre la droite », affirmant donc son soutien à Ségolène Royal. La défaite de cette dernière au second tour du scrutin présidentiel, face au candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy, l'amènera à critiquer de manière très vive la stratégie de l'ex-candidate, notamment par le biais de son livre « En quête de gauche ».

À l'occasion du Congrès de Reims en septembre 2008, Trait d'union dépose une nouvelle contribution. Appelant à l'union de toutes les tendances de l'aile gauche du PS, Jean-Luc Mélenchon parvient très tôt à un accord avec le courant Forces militantes animé par le député nordiste Marc Dolez. Mais les autres tendances, rassemblées autour du Nouveau parti socialiste de Benoît Hamon et Henri Emmanuelli, hésitent longtemps entre cette stratégie et un soutien à la motion conduite par Martine Aubry et Laurent Fabius. La veille du dépôt des motions, un accord est finalement convenu entre les sept contributions de l'aile gauche du PS, et Jean-Luc Mélenchon fait partie des signataires de la motion C intitulée « Un monde d'avance », conduite par Benoît Hamon. Il a qualifié ce rassemblement d'« évènement historique » : cette motion rassemble en effet pour la première fois toutes les sensibilités de l'aile gauche du PS, avec des personnalités emblématiques de cette tendance comme Gérard Filoche, Marie-Noëlle Lienemann ou Paul Quilès.

Le 7 novembre 2008 a lieu le vote des militants socialistes pour départager les différentes motions. La motion soutenue par Ségolène Royal arrive en tête avec environ 29 % des suffrages exprimés, tandis que celle conduite par Benoît Hamon arrive en quatrième position avec moins de 19 %. Pour Jean-Luc Mélenchon, c'est une victoire de la majorité sortante, qui emporte 80 % des suffrages et, parmi elles, de celle prônant l'alliance au centre. S'estimant trop éloignés de cette tendance au point qu'il ne soit pas utile de prendre part au Congrès, lui et Marc Dolez font part de leur décision, « par fidélité à leurs engagements » et dans un soucis d'indépendance d'action, de quitter le Parti socialiste, pour créer un nouveau mouvement « sans concession face à la droite ». Ils ont annoncé « la construction d'un nouveau parti de gauche », simplement intitulé "le Parti de gauche" (sur le modèle allemand de Die Linke), et appelé « à la constitution d'un front de forces de gauche pour les élections européennes ». Le 18 novembre, à l'occasion d'une rencontre avec le Parti communiste français, les deux partis ont annoncé leur alliance sous forme de « partenariat », dans le cadre d'un « front de gauche pour une autre Europe démocratique et sociale, contre la ratification du Traité de Lisbonne et les traités européens actuels ». Le meeting de lancement du Parti de gauche a eu lieu le 29 novembre à Saint-Ouen, en présence du co-président de Die Linke Oskar Lafontaine.

Les propos et prises de positions de Jean-Luc Mélenchon suscitent les réactions de divers mouvements et personnalités.

Suite à sa sortie sur la « majorité gouvernementale nationale-catholique anti-européenne depuis ralliée par l’extrême droite » de Lech et Jarosław Kaczyński en Pologne et sur les Lituaniens au cours de la campagne de 2005, le journaliste Jean Quatremer l'a qualifié de « social-souverainiste » et l'a accusé de « flirter avec la xénophobie ».

Opposé « à ce que des groupes de locuteurs aient des droits particuliers », mais non, selon ses propos, « à la pratique des langues régionales », ses prises de position sur l'enseignement de la langue bretonne par les écoles Diwan - ainsi que le financement par l'État de ces dernières - ou sur certains régionalistes bretons qualifiés d'« identitaires ethnicistes », il s'est attiré l'opposition d'autonomistes bretons, de linguistes, de la commission culture du PCF, etc. Ses propos ont également suscité des critiques parmi les socialistes de la région Bretagne, qu'il avait accusés de favoriser les « autonomistes », lors de l'organisation de la Breizh Touch, en septembre 2007 à Paris. À cette occasion, Jean-Yves Le Drian, président socialiste de la région Bretagne, répondant à ses accusations de « manipulation », le qualifie de « paon sectaire d'avant guerre ». Quant à Jean-Jacques Urvoas, député de Quimper, il dénonce « l'irrationalité » de l'« idéologie nationaliste » de Jean-Luc Mélenchon, de même que ses « propos diffamatoires », à propos d'une intervention au Sénat hostile à la langue bretonne.

En avril 2008, il se prononce contre « le boycott des jeux de Pékin et la propagande anti-chinoise », jugeant dans cette attitude une « morgue ressemblant à du racisme » et « l’écho du mépris des colons qui ont imposé en leur temps les armes à la main l’obligation pour les Chinois de faire le commerce de l’opium ». Selon lui, « le dossier du Tibet tel que présenté par ses partisans est un facteur de violences, de guerres et de déstabilisation aussi considérable que celui des Balkans. ». Ces positions polémiques génèrent des critiques l'accusant de « reprendre fidèlement l'historiographie officielle de Pékin »,. Face à ses détracteurs, Jean-Luc Mélenchon publie de nouveau un long article sur la question du Tibet le 24 avril 2008.

Cofondateur du courant « Gauche socialiste » au PS, membre du conseil national du PS, membre du bureau national du PS, directeur de la rédaction du bulletin hebdomadaire À Gauche, co-fondateur et président du courant socialiste « Nouveau Monde », jusqu'à son départ du PS en novembre 2008.

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Source : Wikipedia