Haut-Rhin

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Posté par hal 17/03/2009 @ 11:11

Tags : haut-rhin, alsace, france

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Haut-Rhin

Localisation du Haut-Rhin en France

Le département du Haut-Rhin (68) est un département français. La préfecture et le Conseil Général sont basés à Colmar.

Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789 et du décret du 8 janvier 1790, à partir de la moitié sud de la province d'Alsace (Haute-Alsace).

Le département du Haut-Rhin fait partie de la région Alsace. Il est limitrophe des départements du Bas-Rhin, des Vosges et du Territoire de Belfort, mais également de l'Allemagne à l'est, le long du Rhin, et des cantons suisses du Jura, de Soleure, de Bâle-Campagne et de Bâle-Ville au sud. Le point culminant du Haut-Rhin se situe au Grand Ballon, dans le massif des Vosges à 1424 m d'altitude, et le plus bas à 179 m, le long du Rhin.

Les habitants du Haut-Rhin sont les Haut-Rhinois. Le plus grand bassin de population, mais aussi d'activité commerciale et industrielle, se situe dans l'aire urbaine de Mulhouse (Mulhouse Sud-Alsace), capitale économique, avec 110 000 habitants (271 000 dans l'aire urbaine), la ville de Colmar, 67 000 habitants (116 000 dans l'aire urbaine) étant la capitale administrative regroupant les services de la Préfecture et du Conseil général.

Le triangle formé par Mulhouse, Guebwiller et Thann présente un pouvoir d'attraction marqué, avec le développement d'implantations commerciales observées surtout dans le nord de l'agglomération, entraînant, d'une part, des réflexes de choix guidés par l'avantage de la proximité de l'emploi et d'autre part, des zones de chalandises de plus en plus vastes, englobant désormais Rouffach traditionnement tournée vers Colmar qui semble s'allier à Sélestat au sein d'une communauté Centre-Alsace.

Selon le recensement général de la population du 8 mars 1999, 3.1 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes du département du Haut-Rhin dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10% des logements totaux.

971 Guadeloupe · 972 Martinique · 973 Guyane · 974 La Réunion Les départements d’outre-mer ont également le statut de région (à département unique).

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Saint-Louis (Haut-Rhin)

Saint-Louis (Haut-Rhin)#Héraldique

La mairie de Saint-Louis et sa place rénovée en 2006.

Saint-Louis est une commune française, située dans le département du Haut-Rhin et la région Alsace. Ses habitants sont appelés les Ludoviciens et les Ludoviciennes.

Même s'il s'agit de la troisième ville la plus peuplée du département, elle ne possède ni le statut de chef-lieu du canton (au dépit de Huningue), ni de sous-préfecture. On peut expliquer cela par le fait que Saint-Louis n'existe que depuis 1684 sous ordonnance du roi Louis XIV.

Son développement rapide est dû à sa situation géographique. La ville a été bâtie entre le Riss et le Flandrien, deux plateaux rhénans, à côté de Huningue, village entourée d'une forteresse de Vauban (a présent détruite), et à côté de Bâle, autre ville forte. De plus, elle est la dernière (ou première) commune française de la route très empruntée reliant Strasbourg à Bâle. Cette route existe encore et est empruntée par plusieurs routes départementales. Enfin, sa proximité avec la Suisse et l'Allemagne attire beaucoup de travailleurs et notamment des fonctionnaires.

La ville est composée de quatre quartiers, dont trois sont reconnus. Il s'agit du centre-ville (Saint-Louis), Bourgfelden (ancienne commune ayant fusionné en 1953), Neuweg, (ancienne quartier de Blotzheim ayant rejoint Saint-Louis 5 ans plus tard) et Michelfelden, (ancien lieu-dit d'appartenance bâloise ayant, en 1793, rejoint Bourglibre, nom de Saint-Louis pendant la Révolution française).

Saint-Louis est situé sur la vallée du Rhin supérieur débutant à Bâle (frontalière à la ville) et s'allongeant jusqu'à Mayence pour former un couloir naturel. Elle est connectée du Benelux à Italie par l'A35, axe très fréquenté en Europe.

Saint-Louis est distante de 3,5 kilomètres du centre de Bâle, de 4 kilomètres de Weil am Rhein, de 25 kilomètres de Mulhouse, de 50 kilomètres de Fribourg-en-Brisgau, de 53 kilomètres de Belfort, de 77 kilomètres de Zurich, de 119 kilomètres de Strasbourg et de 415 kilomètres de la Tour Eiffel (distance orthodromique). La ville est par ailleurs située à seulement 7 kilomètres des premières collines du massif du Jura et 40 kilomètres de celles du massif des Vosges.

Le climat qui règne à Saint-Louis est de type semi-continental avec d’importantes variations d’amplitude pour les températures. Ainsi, les hivers sont vigoureux avec des précipitations neigeuses assez fréquentes. Les étés sont chauds et étouffants. Située entre deux massifs montagneux (les Vosges et la Forêt-Noire), la ville est peu exposée aux vents. De même, les précipitations sont relativement peu abondantes et irrégulières comparées aux autres régions françaises grâce à la protection naturelle que constituent ces massifs. La ville est souvent sujette à de violents orages durant l’année.

Ce climat est presque similaire de celui de Mulhouse, et le même que celui de Bâle.

Voici les records des températures de Saint-Louis, pris a l'EuroAirport.

Située à une altitude moyenne de 250 mètres au-dessus du niveau de la mer, Saint-Louis est situé sur deux basses terrasses, le Riss et le Würm. La Petite Camargue Alsacienne est elle située sur le Flandrien, c'est-à-dire, la plaine d'inondation. Les différences d'altitude sont très remarquables. Le quartier le plus haut est Bourgfelden alors que le plus bas est Neuweg. On constate entre les deux quartiers une différence de 40 mètres.

La ville est traversé par diverses petites rivières ayant pris leur source dans les premières collines sundagauviennes du Jura. Il y en a trois exactement, le Lertzbach et l'Augraben, assez connus, et le Denschengraben qui l'est un peu moins. De plus, le Canal de Huningue passe par la Petite Camargue. Il relie le Rhin à Huningue au Canal du Rhône au Rhin à Kembs-Niffer. Malgré la présence d'écluses sur ce canal, la navigation n'a jamais été possible en raison de la création au cours du XXème siècle du Grand Canal d'Alsace et en 1961, de l'inauguration de l'écluse de Kembs-Niffer construite par Le Corbusier. Enfin, la ville est situé à un peu plus d'un kilomètre du Rhin.

Le nom de Saint-Louis vient du nom du roi Louis IX qui portait le même nom. Une légende dit qu'il appréciait de se reposer dans des champs situés actuellement Rue de Mulhouse, près de la Rue du Rail.

Saint-Louis est une jeune ville d'un peu plus de 300 ans, qui existe officiellement, par ordonnance de Louis XIV, datant du 28 novembre 1684. Mais Saint-Louis a connu très tôt la colonisation humaine. Des tombes, datant de 1500 avant Jésus-Christ, et un trésor gaulois, datant de 80 avant Jésus-Christ, y ont été découverts. Trois grandes voies romaines prenaient leur départ dans un lieu appelé Arialbinum, qui se trouvait vraisemblablement dans un triangle délimité à présent par Bourgfelden, Binningen et Saint-Louis. Aux XIe siècle et XIIe siècle, Saint-Louis aurait déjà été un tout petit village du nom de Birsen, disparu aujourd'hui. Le 4 octobre 1259 est fondé le couvent cistercien de Michelfelden sur le site romain de Magnus Campus. Il est de loin le plus ancien patrimoine bâti de la région, mais n'est pas classé monument historique.

Du XIIIe siècle au XVIIe siècle, on ne rencontre que deux lieux habités entre Bâle et Kembs : Alt-Hüningen - ou Altdorf, un petit village de pêcheurs - et Michelfelden. La forêt de la Hardt, peuplée d'ours et de loups, arrive alors pratiquement jusqu'au Rhin. En 1680, Vauban et l'ingénieur Jacques Tarade entreprennent la construction de la forteresse de Huningue, sur ordre du Roi-Soleil. Tout autour de la place forte, un glacis doit être dégagé. Aussi, le village de Huningue, qui se trouve entre la nouvelle forteresse et Bâle, est rasé. La majorité de ses habitants va alors reconstruire un nouveau village à un kilomètre et demi de là. Officiellement, il se nomme le Bourg Neuf d'Aoust, mais très vite il s'appellera Village-Neuf du Grand-Huningue, puis tout simplement Village-Neuf - ou Neudorf.

Mais certains s'installent, en même temps qu'un petit nombre d'ouvriers de la forteresse, sur la route de Paris, là où elle croise la chaussée venant de la porte Saint-Jean-de-Bâle, près d'un relais de poste aux chevaux et d'une petite chapelle. L'emplacement actuel de ce site se trouve devant l'église Saint-Louis. Ainsi naît le hameau de Saint-Louis. Quand en 1684, Louis XIV lui accorde de porter ce nom, une maison de douane et une dizaine de maisons très basses avaient été construites le long de la route. Ceux qui les habitent sont gardes de tabac, c'est-à-dire douaniers. L'excellente situation de ce hameau, à la fois carrefour et poste-frontière, constitue le point de départ de la courbe exponentielle de sa croissance. Le développement de Saint-Louis est d'abord lent, mais il est constant. A la fin de l'Ancien Régime, en 1789, le village compte près de 600 habitants et 500 mètres de rues. Il n'est cependant qu'une annexe de Village-Neuf, car il dépend de sa municipalité et de son curé. C’est la suppression des barrières douanières intérieures, décrétée par l’Assemblée, le 31 octobre 1793, qui va marquer le début du véritable essor de Saint-Louis.

La Grande Révolution lui donne les deux clés de sa réussite : d’une part, l’établissement de la douane nationale, en 1791. Saint-Louis devient alors un vrai poste frontière, avec douaniers et militaires. D’autre part, le 22 octobre 1793, le directoire du département accorde à Saint-Louis et à Michelfelden l’autonomie communale. Ces deux villages sont réunis sous le nom de Bourglibre.

L'expansion peut s'accélérer. De 1800 à 1815, de nombreux ateliers manufactures et maisons de transport, dont Danzas, s'établissent à Saint-Louis, qui a repris ce nom en 1814. En 1816, Alexandre Freund fonde la Grande-Brasserie de Saint-Louis. Depuis 1808, Saint-Louis organise son enseignement primaire indépendant et se dote d’une école. Le 27 juin 1827, Charles X ordonne la création d’une paroisse indépendante dans la commune. Cette dernière compte alors 1400 habitants. L’église Saint-Louis n’est construite qu’en 1842.

Le 25 octobre 1840 est une grande date pour Saint-Louis : la ligne de chemin de fer Mulhouse – Saint-Louis est inaugurée officiellement. L’accès à Bâle est achevé en 1845. L’avenir de Saint-Louis est alors assuré. Entre 1845 et 1850, la poste aux lettres adopte le chemin de fer comme nouveau moyen de transport pour le courrier. C’est la fin des malles-poste. Le 14 avril 1847, une autre grande victoire est remportée. Louis-Philippe Ier approuve, par ordonnance, le partage du territoire entre Village-Neuf, Saint-Louis et Huningue, qui avait déjà été projeté en 1845. Il met ainsi fin à un procès commencé en 1808. Saint-Louis a enfin un finage communal propre et se libère ainsi de sa tutelle financière, la dernière qu’exerçait encore Village-Neuf sur elle. En 1866, lors d’un nouveau recensement général, Saint-Louis est la commune la plus peuplée du canton avec 2546 habitants. Le commerce est très actif, mais l’agriculture tient encore une grande place dans l’économie de la bourgade. Le comice agricole, qui se tient le 9 septembre 1867 à Saint-Louis, réunit une trentaine de fermiers.

C’est sous le régime allemand, de 1870 à 1914, que Saint-Louis s’industrialise. L’établissement de grandes rubaneries bâloises, de tissages de soie, de fabriques de cigares, d’ateliers de construction métallique, de fabriques de produits alimentaires et chimiques, d’imprimeries, de cartonneries et d’ateliers de lithographie, sur la commune, provoque une affluence d’ouvriers venus de la campagne. Le bourg se transforme en ville qui va se doter du télégraphe, du téléphone public, de l’éclairage au gaz puis électrique, d’un réseau de distribution d’eau potable et d’un tramway électrique qui est inauguré le 1 mars 1900.

Saint-Louis vit son « âge d’or » avant les catastrophes des deux guerres mondiales. Suivant un plan d’urbanisme, on construit entre autres une église réformée, une synagogue, de nouvelles écoles, de très nombreux logements d’ouvriers, un abattoir et une prison. De grands hôtels et de grands magasins ouvrent leurs portes. Après une paralysie de quatre années durant la Grande Guerre, Saint-Louis redevient française en novembre 1918. En effet, la ville a été complètement isolée par un réseau barbelé et électrifié mis en place par le haut commandement militaire allemand. L’après-guerre est une période difficile. La pénurie de matières premières a provoqué le chômage. L’industrie doit se reconvertir et se tourner vers le marché français…

De 1920 à 1938, Saint-Louis, malgré la crise qui entraîne la fermeture des principales rubaneries, essaie de trouver un nouvel essor industriel grâce à la métallurgie. Une des préoccupations du maire Jules Wallart est le logement des ouvriers. En 1923 débutent les travaux de la cité jardin, qui va s’appeler quartier Wallart dès son achèvement. De grands bâtiments sont construits, notamment L’Hôtel de la Gare et le Grand Hôtel Pfiffer, dans un style très moderne pour l’époque, l’école Christian-Pfister, le pensionnat des Ursulines, aujourd’hui école de musique, et l’école du quartier. La ville se dote aussi d’un stade municipal et fait réaliser son monument aux morts par l’architecte François Riebert. En 1930, le budget communal dépasse pour la première fois deux millions de francs. Saint-Louis compte 8 629 habitants en 1936. De 1939 à 1944, c’est la période tragique de la Seconde Guerre mondiale. De septembre 1939 à septembre 1940, toute la population de la ville est évacuée à Lectoure et environs, dans le Gers. Au retour, l’Alsace est allemande. Saint-Louis subit l’occupation nazie. Le 20 novembre 1944, la ville est libérée du joug de l'occupation nazie. Le 1 mars 1953, la commune fusionne avec la commune de Bourgfelden. Puis c’est le Tour de France 1955 qui passe par Saint-Louis lors de l’étape Colmar-Zurich. Le 6 mars 1958, c’est la commune de La Chaussée, quartier Neuweg qui sera rattaché à la ville de Saint-Louis. Dans la même année, le 31 décembre, le tramway bâlois fut supprimé pour laisser place au bus du district.

Le 17 juin 1970, Saint-Louis inaugure l'Aéroport international Basel-Mulhouse-Freiburg où est présent le président de la République française Georges Pompidou et le président de la Confédération suisse Hans Peter Tschudi. En 1984, la ville organise sa première Foire du livre. En 1986, le 1er festival de spectacles courts Théatra. Quelques semaines plus tard, la Catastrophe de Schweizerhalle va contaminer le Rhin d'un mélange rougeâtre. L'incident sera appelé Tchernobâle en référence à Tchernobyl. En 1989, une première partie des travaux de restructuration du centre ville est achevée par l'inauguration de l'hôtel de ville par Jean Ueberschlag, récemment élu maire. Le 23 octobre 1993, la médiathèque est achevée et inauguré puis c’est l’achèvement de la Croisée des Lys, centre ville modernisé et piéton. En 1999, le théâtre de 504 places et le cinéma comptant 3 salles sont achevés, ainsi que le parking souterrain. Le 22 juillet 2000, la distillerie Fernet Branca ferme ses portes.

Le blason de la ville de Saint-Louis : D'azur à trois fleurs de lys d'argent, posées deux et un.

Le blason de l'ancienne commune de Bourgfelden : D'or à trois oeillets au naturel, celle du centre épanouie, les deux autres à peine écloses, surmontant les trois branches d'une tige commune de sinople feuillée du même de deux pièces.

Il a été retiré en 1953 du fait de la fusion avec Saint-Louis.

Le blason de l'ancienne commune de Neuweg : De gueules à une borne d'argent chargée d'un oeillet de pourpre au coeur d'or tigé de sinople, surmontée des lettres capitales N et W aussi d'argent. Il a été retiré en 1958 du fait de la fusion avec Saint-Louis.

Le logo représente un lys (emblème de la ville) avec deux barres horizontales bleu et rouge représentant la France, car la ville porte aussi le surnom de Porte de France.

Politiquement, Saint-Louis est une ville de droite. Depuis 1989, Jean Ueberschlag (RPR puis UMP) est maire de la ville.

À l’élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Jacques Chirac avec 21,61 %, suivi de Jean-Marie Le Pen avec 21,44 %, puis de Lionel Jospin avec 11,84 % et enfin François Bayrou avec 8,34 %, puis Jean-Pierre Chevènement avec 6,57 % et Noël Mamère avec 6,36 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 80,36 % pour Jacques Chirac contre 19,64 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 24,20 %, résultat inférieur aux tendances nationales (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29%) avec cependant deux points supplémentaires pour Jean-Marie Le Pen.

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les Ludoviciens ont voté pour la Constitution européenne, avec 52,70 % de Oui contre 47,30 % de Non avec un taux d’abstention de 39,77 % (France entière : Non à 54,67 % ; Oui à 45,33 %). Ces chiffres sont supérieurs à la tendance départementale du Haut-Rhin (Non à 49,72% ; Oui à 50,28 %) démontrant le caractère rural du département et de sa petite ville. L'électorat ayant choisi le vote positif est, selon les analystes politiques, le fait d'une population plus privilégiée économiquement et d'un plus haut niveau d'éducation.

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer en tête Nicolas Sarkozy avec 35,57 %, suivi par François Bayrou avec 20,68 %, Ségolène Royal avec 20,25 %, Jean-Marie Le Pen avec 12,33 %, puis Olivier Besancenot avec 3,65 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 61,72 % (résultat national : 53,06 %) contre 38,28 % pour Ségolène Royal (national : 46,94 %).

Le conseil municipal ludovicien, est composé d'un maire, de neuf maires-adjoints et vingt-trois conseillers municipaux. Neuf sièges du conseil municipal sont pourvus par les élus de la liste Saint Louis... Ma ville (UMP), de la liste Saint Louis Renouveau (dis. PS) et ceux de la liste Dès aujourd'hui, pour demain (MoDem) qui sont une opposition. Le maire actuel est également le député de la quatrième circonscription du Haut-Rhin et conseiller communautaire de la Communauté de communes des Trois Frontières.

Lors des élections municipales de mars 2008, le taux de participation pour le premier tour fut très faible avec 51,47 % de votants. Sur les 11 089 inscrits sur listes électorales, 5 928 ludoviciens ont voté et 5 708 électeurs se sont exprimés. La liste de l'UMP de Jean Ueberschlag, tête de la liste Tous pour Saint-Louis, a obtenu 47,71 % des suffrages soit 2 609 voix. Il fut suivi par la liste UMP d'Éric Wissler, tête de la liste Saint Louis... Ma ville, qui a recueilli 22,39 % des suffrages soit 1 278 voix. La liste des dissident PS Saint-Louis Renouveau, avec à sa tête Stéphane Klein, se place troisième en ayant recueilli 12,54 % des suffrages soit 716 voix. La liste MoDem Dès aujourd'hui, pour demain, avec à sa tête Carole Haeberlé, se place quatrième en ayant recueilli 10,13 % des suffrages soit 578 voix. Et enfin en cinquième position, René Curan, tête de la liste du FN Agir pour Saint-Louis, obtint 9,23 % soit 527 voix. Au second tour, le taux de participation, fut identique au tour précédent avec 51,09 % de votants. Sur les 11 089 inscrits sur listes électorales, 5 833 ludoviciens ont voté et 5 665 électeurs se sont exprimés. La liste de Jean Ueberschlag, tête de la liste Tous pour Saint-Louis, a été élue avec une majorité absolue de 45,07 % soit 2 553 voix. Il fut suivi par la liste d'Éric Wissler, tête de la liste Saint Louis... Ma ville, qui a recueilli 33,61 % des suffrages soit 1 904 voix, suivi de la Saint Louis Renouveau, avec à sa tête Stéphane Klein, se place troisième en ayant recueilli 11,19 % et enfin la liste de Carole Haeberlé, tête de la liste Dès aujourd'hui, pour demain en ayant obtenue 10,13 % comme au premier tour.

La communauté de communes des Trois Frontières, dont le siège est à Saint-Louis, a été créée le 30 octobre 2000, succédant à un district créé en 1974. En 2001 la communauté de communes a fusionné avec le SIPES (Syndicat Intercommunal pour la Promotion Economique et Sociale de la Région des Trois Frontières) créé en 1960. Actuellement la communauté de communes compte 10 communes membres.

Lors du vote du budget primitif principal 2008, la section de fonctionnement présentée se montait à la somme de 30,7 millions € et la section investissement présentée se montait à 26,6 millions € (les deux équilibrées en dépenses et recettes). Le budget pour le fonctionnement est utilisé en grande partie par le personnel (41,65 %) et par le fonctionnement des services (20,83 %). Concernant le budget pour les investissements, ce sont l'aménagement urbain qui utilise 31,52 % du budget suivi des travaux de la voirie et des réseaux avec 31,08 %..

Les quatre taxes de 2008 furent votées par le conseil municipal de Saint-Louis pour des taux de : 10,74 % pour la taxe d'habitation, 14,98 % pour la taxe foncière bâti, 0,3 % pour la taxe foncière non bâti et 28,96 % pour la taxe professionnelle par rapport au budget de fonctionnement de la ville. Les taux du Haut-Rhin sont respectivement la même année de 8 %, 13,58 %, 0,27 % et 26,79 %. Cette fiscalité est très supérieure à la moyenne départementale.

La commune a réussi à maintenir le taux de ces taxes.

Dès le XIIe siècle, Saint-Louis possède de nombreux hospices et maison de Dieu qui accueillent les démunis, les orphelins.

A l'heure actuelle, Saint-Louis dispose d'un important centre de santé : la Clinique des 3 Frontières. La clinique qui est gérée par la Communauté de communes des Trois Frontières a une capacité d'accueil de 129 lits..

On dénombre également deux maisons de retraite : la maison du Lertzbach et la Résidence Blanche de Bastille, ainsi qu'un Centre Médico-Social.

Un poste de police est situé avenue de Bâle avec une antenne à l'Hôtel de ville. Les locaux rue de Bâle étant vétustes, le commissariat sera déplacé rue du Jura.

Un poste de douane est situé à l'extrémité de la rue de Bâle, sur la frontière franco-suisse. Il constitue un point d'accès direct à la ville de Bâle. Deux autres postes frontières permettent un passage vers la Suisse, dont un sur l'autoroute A35. Du fait de la proximité de la Suisse et de l'Euroairport les contrôles de douanes volantes sont assez fréquents dans la région de Saint-Louis.

La caserne de pompiers place Gissy a été remplacée par le Centre de Secours des Trois Frontières, beaucoup plus moderne, signé par les architectes Séverine Stoffel et Stéphane Lefebvre.

Une caserne de la gendarmerie est présente rue de Mulhouse.

La ville dispose également d'un hôtel des impôts pour les affaires fiscales courantes.

Du fait de la proximité de la Suisse et de l'Euroairport les contrôles de douanes volantes sont assez fréquents dans la région de Saint-Louis.

Le 25 octobre 2008 a été inauguré le nouveau centre technique municipal qui regroupe maintenant l'équipement public de la ville en un peu plus de 5000 m³.

Breisach-am-Rhein, en Allemagne, est situé à 50 kilomètres à vol d'oiseau.

Lectoure dans le Gers, est situé à 675 kilomètres.

Le quartier de Bourgfelden est jumelé à Peyrehorade dans les Landes, situé à 811 kilomètres.

Le quartier de Neuweg est jumelé à Pimbo, toujours dans les Landes, situé à 762 kilomètres.

Afin de préserver les populations de l'invasion allemande de 1939, les populations de nombreuses villes et villages d'Alsace ont été évacuées vers d'autres régions de France. Ainsi, les villes de Lectoure, Peyrehorade et Pimbo ont accueilli les ludoviciens.

Au recensement démographique de 1999, la population de la commune totalisait 19 961 habitants (ce qui la situe aux 405 e rangs nationaux). En sept ans, la ville de Saint-Louis avait perdu sept rangs au niveau national, sa population était de 19 547 habitants en 1990. Mais la variation de population 1990-1999 était positive de + 414 habitants, cette variation la plaçant au niveau national à la 1 247e place. Son solde naturel pour la période 1990-1999 est positif de + 1 282 habitants. Son solde migratoire, pour cette même période, est négatif de - 868 habitant ce qui place la ville au niveau national au 8 148e rang. Le taux annuel moyen de variation de la population pour la période 1990-1999 est de + 0,2%.

Le taux de chômage est passé de 9,7 % en 1999 à 8 % en 2005, soit une diminution de 1,7 %. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans s'établit à 83 % ce qui dépasse quelque peu la moyenne nationale qui est de 82,2 %. On compte 51,4 % d'actifs contre 13,7 % de retraités dont le nombre est bien inférieur à la moyenne nationale (18,2 %). Les jeunes scolarisés représentent 21,7 % de la population et 13,2 % de personnes sont sans activité.

La commune dispose de nombreuses structures pour aider les chercheurs d'emploi dans leurs démarches et leur parcours professionnel ainsi que pour l'orientation. Un bureau de l'agence nationale pour l'emploi (ANPE) y est présent.

D'autre part, la ville étant à proximité immédiate de la ville de Bâle, de nombreux ludoviciens sont employés en Suisse. L'industrie chimique bâloise avec de grandes entreprises telles que Novartis est un des secteurs concernés.

Avec 670 implantations dans 36 pays des cinq continents ainsi que 15000 salariés, Danzas est un grand nom du transport. C'est grâce à Marie-Mathias-Nicolas-Louis Danzas (son nom complet), un colmarien né le 25 février 1788 que l'entreprise naît en 1816 à Saint-Louis. Ce fut un ancien lieutenant du 13ème régiment de chasseurs à cheval sous le Ier Empire. Issu d'un famille de magistrats colmariens, descendants des Danzas de Lectoure, l'une des familles les plus prestigieuses de France au XIIème siècle, Louis Danzas arrive dans la ville après la défaite de Waterloo et se lance dans les transports à 27 ans. Il est d'abord employé chez Michel l'Evêque, dirigenant un établissement de commission et d'expédition. Il dirige l'entreprise en 1830 à la mort de Michel l'Evêque et met l'entrerprise à son nom 10 ans plus tard. Son associé n'est alors autre que le fils de Michel l'Evêque.

La fusion de plusieurs entreprises de transport donne naissance en 1855 à "Danzas Ouzelet et Cie". Le groupe prend le contrôle de la succursale des associés de Bâle. Cette dernière fut d'ailleurs fondée par Danzas en Suisse. En 1859, elle adopte le nom de "Danzas Levêque et Minet" et en automne 1865, celui de "Commission et Expédition, Recouvrements, Agence de la Compagnie Générale Transatlantique et Direction des Messageries Nationales de France, Bâle et Saint-Louis".

En 1832, Louis Danzas épouse Jenny-Désirée Lavezzari, une italienne de Chiavenna. Leur enfant, Emile-Jules Danzas quitte Saint-Louis en 1871 pour installer les bureaux de la société sur la place Holbein de Bâle où il réside. Danzas était installé à l'origine dans l'angle des rues de Huningue et de Mulhouse. Plus tard, "l'Hôtel John' prendra sa place. La première succursale bâloise ouvre en 1855 et la société-mère s'y installe en 1871.

En 1990, Danzas quitte les entrepôts de la rue Théo-Bachmann. La ville en fait acquisition. L'entreprise s'installe rue Alexandre-Freund sur un site de 17 hectares.

Mais le ... les locaux partent en fumée.

Menweg est une famille de voituriers ludoviciens du Second Empire. Il effectue une dizaine d'aller-retour entre Saint-Louis et Mulhouse avec une dizaine de chevaux de trait. En 1930, l'arrivée du premier camion, un Berliet de 2 tonnes, marque le début d'une amitié avec l'entreprise qui deviendra en 1975, Renault Véhicules Industriels. La S.A. Menweg est quant a elle créée en 1962.

C'est dans l'ancienne propriété Moyses appartenant au fameux commissionnaire-contrebandier que l'entreprise prend place. Plus tard, le lieu se transforme en pensionnatt pour jeunes filles grâces aux soeurs de l'Adoration perpetuelle de Bellemagny en enfin de gendarmerie. La propriété possèdait un parc de 2 hectares.

La première maison de roulage “Ouzelet et Cie” ouvre le 4 août 1850 à Saint-Louis. Face à Danzas et futur lieu de la fabrique Sarasin. Elle est apparentée au maréchal Lefèbvre, duc de Dantzig par Mme Ouzelet (Richet). C'est “une maison vraiment princière” que tient la famille jusqu'à une chute due à des difficultés financières.

Dirigée par les associés Jean-Baptiste Ouzelet et Jean Jurg, la maison est devenue en 1855 ”Danzas, Ouzelet et ie”. Et cela, grâce à la fusion effectuée par Louis Danzas, Edouard L'Evêque et Adolphe-Louis Favier.

Voici une liste d'usines potentiellement dangereuses situées près de Saint-Louis : NOTA : Le tableau ne possède aucune information sur les usines suisses (sauf centrales nucléaires) et allemandes.

Saint-Louis possède plusieurs infrastructures telles qu'un aéroport, deux gares, une autoroute, plusieurs routes départementales, deux routes nationales (disparues en 2006), un réseau de bus, plusieurs kilomètres de pistes cyclables et bientôt, un tramway.

Saint-Louis est située sur l’autoroute A35, "l’Alsacienne", qui relie Lauterbourg à Saint-Louis. Elle permet d’inclure Saint-Louis dans un grand axe autoroutier européen qui va de la Suisse à l’Allemagne, via Mulhouse et Strasbourg. On peut y accéder par la  36 et  37.

La ville abrite la Borne 9, la frontière autoroutière entre la France et la Suisse. Il s'agit d'un lieu de passage pour les véhicules légers comme pour les poids-lourds. A cause d'un péage autoroutier pour ces derniers mis en place sur la Bundesautobahn 5 allemande, le nombre de poids-lourds à plus que doublé. Le parking de 300 places n'est pas suffisant. Les poids-lourds font une file immense allant de la Borne 9 jusqu'à la  35, à 10 km de là.

Jean Ueberschlag, le maire de la ville a retenu deux grandes propositions pour résoudre ce problème. Mettre l'autoroute à hauteur de Saint-Louis en 2X3 voies, finir (véritablement) la  37 et enfin, créer un pré-parking de 200 places.

Un radar automatique de troisième génération a été placé le 9 novembre 2007 sur l'A35 dans le sens Bâle>Mulhouse. Mis en service le 25 du même mois, il a flashé environ 500 véhicules (en un mois seulement) dont la moitié sont étrangers.

La ville possède plusieurs routes départementales. La plus connue et la plus empruntée est sans doute la D66 (68) qui relie Bâle à Mulhouse en passant sur près de 7 kilomètres dans Saint-Louis. Puis, la deuxième est incontestablement la D105 (68) allant de Weil am Rhein à l'ouest de Hésingue, et donc, les portes orientales du Sundgau. Cette route passe plus de 1 km dans la ville. La D469 (68) entre le centre-ville de Saint-Louis et celui de Huningue et du centre de Bourgfelden à Hégenheim, plus d'un kilomètre et la D419 (68) du nord de Bourgfelden jusqu'à Belfort, sur un peu plus de 600 m. Mais il existe 2 routes départementales cachées. La première est la RD12bisI du centre de La Chaussée jusqu'à Blotzheim. La seconde est la D107 (68). Elle se situe dans aucune ville (à l'exception de Huningue au sud de la route) mais touche Huningue, Village-Neuf et Saint-Louis.

À l'intérieur de la ville, plusieurs "pénétrantes" prolongent les routes rayonnant de Saint-Louis jusqu'au cœur de la ville : avenue de Bâle pour la route de Bâle, rue de Mulhouse et rue de Strasbourg pour la route de Mulhouse, avenue du Général de Gaulle et rue de Huningue pour la route d'Altkirch et d'Huningue. Mais il existe aussi d'autres "pénétrantes" pour le reste de la ville. À Bourgfelden, il y a la Rue d'Hégenheim pour Hégenheim ou la Rue du Maréchal de Lattre de Tassigny pour Bâle-Ouest. Pour Neuweg, c'est la rue du Canal pour Rosenau et Village-Neuf et la Rue de l'Aéroport pour Blotzheim. Enfin, entre le centre-ville et le Quartier Wallart, on trouve la Rue du Rhône pour le sud de Huningue.

En centre ville, les automobilistes disposent d'un parking souterrain gratuit (Croisée des Lys) auxquels s'ajoutent les vastes parkings en plein air, également gratuit, de la place de l'Europe, qui a été réaménagée depuis le 21 novembre 2007, et de la place Georges Gissy.

Avec l'entrée de la Suisse dans l'espace Schengen le 12 décembre 2008, les automobilistes circulent mieux sur la route comme sur l'autoroute.

Le réseau de transport en commun de la Communauté de communes des Trois Frontières Distribus. possède 9 des 11 lignes passant par Saint-Louis. Dans la ville, le réseau dessert des lieux importants comme le Carrefour Central, la Gare SNCF, l'EuroAirport, le Lycée Jean-Mermoz mais aussi le Collège Forlen. La ville, et surtout le carrefour central, est le centre du réseau. C'est depuis là que l'on peut accéder à Bâle, Kembs, Bartenheim, Buschwiller, Blotzheim, Huningue ou encore Village-Neuf en quelques minutes.

Le 1er mars 1900, le tramway arrive à Saint-Louis. La première tranche du tram ira jusqu'en face du bureau des douanes. Cette section coûte 44 063 marks. Puis, le 19 juillet de la même année est ouverte la ligne électrifiée n°5, Bâle - Marktplatz - Saint-Jean - Saint-Louis. Le premier tramway arrive à la frontière à 10 heures avec les salutations de la municipalité de Saint-Louis, de l'administration des Chemins de fer et d'une grande foule. Toutes les maisons sont décorées. Le Rösslitram fonctionne encore 2 ans. La dernière voiture est transformée en gloriette dans un jardin de Riehen en Suisse.

Mais la municipalité du maire Kroepflé refuse de participer financièrement à l'éventuel déficit de l'exploitation des tramways bâlois à la fin de l'année 1956. Le contrat expire le 31 décembre 1957. Dès le 1er janvier 1958, le tram est remplacé par un service d'autobus de la ville de Saint-Louis. La municipalité décide aussi de créer un hangar pour abriter ce nouveau service. En 1962, la ville enlève les anciens rails. En automne 1963, la ville cède l'exploitation des lignes municipales à Misslin-Métro Cars pour une durée de 10 ans renouvelable. Depuis août 1986, une ligne de bus, la 604, prend le même trajet que le tramway et même plus. La ligne commence dès Saint-Louis la Chaussée et va jusqu'au Schifflände (au centre de Bâle).

Saint-Louis est traversée par une voie ferrée reliant Strasbourg et Bâle.

La gare de Saint-Louis, inaugurée en 1840 lors de l'arrivée du chemin de fer à Saint-Louis, est desservie par les trains du service TER Alsace.

Devant la gare, on peut gagner l'aéroport international Basel-Mulhouse-Freiburg grâce à la navette 11 de Distribus .

Saint-Louis a aussi un arrêt SNCF à Neuweg, situé entre la rue de la Barrière et la rue des Pinsons, qui est desservi à certaines heures. La ville est située à 7 minutes de Bâle, à 13 minutes de Mulhouse, à 1 heure de Strasbourg et à 5h30 de Paris.

L'aéroport international Basel-Mulhouse, situé à deux de kilomètres au sud-ouest de la ville, est le 5e de France par le nombre de passagers et 2e pour le fret. Son trafic s'est stabilisé depuis 2007, oscillant autour de 4,2 millions de passagers annuels. Toutefois, l'arrivée du TGV-Est a provoqué une baisse de 17,0% pour la liaison Paris - Bâle, le nombre de passagers s'établissant à 584 000 sur l'année 2007. Plus de cent destinations sont desservies, essentiellement en Europe. Une navette effectue la liaison avec la gare de Saint-Louis, en attendant la création d'une gare sur l'aéroport et l'arrivée du TGV.

Pour certains vols longs courriers, un service d'avions réguliers effectue la liaison avec l'Aéroport de Zurich qui est l'un des principaux hubs européens. La compagnie aérienne à bas prix EasyJet assure 51% du trafic régulier, soit 44% du trafic total à elle seule en 2006.

Saint-Louis ne possède pas de réseau fluvial à proprement parler.

Cependant, la ville de Huningue, à l'est de Saint-Louis se trouve au bord du Rhin et possède une zone portuaire où se trouve le Port Rhénan appartenant à la Chambre de commerce et d'industrie Sud Alsace Mulhouse. La proximité de cette infrastructure fait que Saint-Louis dispose assez facilement d'un accès à l'une des plus grandes voies navigables d'Europe.

Saint-Louis est très fortement urbanisée. C'est une ville datant d'il y a un peu plus de 300 ans. Malgré cela, de nombreux édifices modernes ponctuent le paysage. On peut citer notamment la Croisée des Lys au centre ville (avec l'hôtel de ville,la médiathèque , le cinéma et le théâtre) qui a fini d'être rénové en 2006. Les travaux de rénovation de la place du marché et de son kiosque ainsi que le stade de la Frontière ont été achevés en 2008. De plus, la ville prévoit de construire un parking de 300 places sur la D105 (68) pour la gare en rénovation. En 2008 ont également été achevés les travaux de remise en état du lycée Jean Mermoz après un peu plus de 15 ans de rénovation. A présent c'est le collège René Schickelé (datant de 1966) qui fait l'objet de travaux.

Étant une ville relativement nouvelle, Saint-Louis possède une petite histoire et donc, très peu d'architectures anciennes. On trouve dans certains endroits quelques maisons à colombages mais le reste de la ville est "bétonné".

La mairie actuelle de Saint-Louis est récente. En effet, elle a été inauguré en 1989, année du début de mandat de Jean Ueberschlag, toujours en place. Cette même année, la mairie a reçue le Prix de la Qualité Architecturale grâce à ses deux architectes, Pierre Merz et Raymond Ullmann.

Durant la semaine de l'architecture, le lycée Jean Mermoz a été le lieu de débats entre architectes le 15 octobre 2008. Le lycée, le plus grand d'Alsace, possède une architecture originale.

Saint-Louis comptait 8 760 logements en 1999 pour 19 754 habitants soit environ 2,3 personnes par habitation. Les constructions neuves sont peu présentes et le parc immobilier est assez ancien puisque 68,2 % des résidences principales ont été construites avant 1974. Les constructions antérieures à 1949 représentent même 20,4 % du parc.

91,1 % des logements sont des résidences principales, réparties à 28,4 % en maisons individuelles et à 71,6 % en appartements (respectivement 48,8 % et 51,2 % dans la région). Saint-Louis possède donc beaucoup de logements collectifs. 40,1 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 56,9 % qui ne sont que locataires (respectivement 54,6 % et 40,3 % dans la région)'.

À noter qu’avec 2 124 logements HLM soit 24,2 % du parc en 1999 (12,5 % dans la région), la ville respecte les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes. On peut noter en outre que le nombre de logements vacants était assez important en 1999 avec 7,2 % du parc contre seulement 6,5 % dans la région.

La plupart des habitations possèdent 4 pièces (50,7 %), ou 3 pièces (26,2 %), puis 2 pièces (16,0 %). Les petits logements restent peu nombreux (studios : 7,0 %). La ville possède par conséquent des logements de taille importante du fait de l'espace immobilier non restreint, permettant de grandes constructions, et du fait de la demande faible en petits logements'. Enfin il faut préciser que ces logements sont bien dotés puisque 88,4 % ont le chauffage central et 57,3 % possèdent un garage, box ou parking (respectivement 83,8 % et 65,8 % pour la région).

L’église Saint-Louis : Cette église date de 1842. Elle porte sur le porche l’inscription suivante : Elegi locum Istum Mihi Domum Sacrificii. 1842. (J’ai choisi ce lieu pour moi comme maison du sacrifice. 1842). Les trois vitraux du chœur remontent à 1890 et ceux d’Albert Gerrer, de Mulhouse, situés dans la nef, datent de 1934. On y trouve aussi un nouveau chemin de croix, remplacé lors de la rénovation en 1931, ainsi qu’une croix probablement baroque aux origines inconnues, une statue de la Vierge, les deux du XVIIIe siècle, dont les attributs (spectre ou globe) manquent. Les deux statues ont été acquises par le curé Vogel dans les années 60.

Au fond de l’église, on découvre également deux statues en pierre, Saint-Joseph et la Vierge Marie. Le second orgue, datant de 1860 et d’origine inconnue, a été remplacé en 1968 par un instrument de la main d’Alfred Kern, de Strasbourg. Le nouvel orgue frappe par sa majesté autant que par la sobriété de ses lignes. Tous les tuyaux de façade en étain sont en parfaite harmonie avec le buffet en hêtre. L’instrument à trois claviers et pédales à traction mécanique se compose de 39 jeux et permet ainsi l’exécution de toute musique ancienne et contemporaine. Il a été béni par l’abbé Vogel, curé doyen, lors de la Fête-Dieu, le 16 juin 1968. Les premières cloches, Louis, Maria, François-Xavier et Georges, ont été baptisées le 25 novembre 1866. Trois d’entre elles devaient être réquisitionnées en 1917. Deux nouvelles cloches, baptisées Saint-Joseph et Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus, sont bénies le 2 octobre 1927.

L’église Notre-Dame-de-la-Paix : Cette église date de 1962. La paroisse n’étant pas concordataire (seulement 50 ans d’existence), l’entretien de son patrimoine lui incombe entièrement. On y trouve une statue de la Vierge à l’Enfant Jésus qui date vraisemblablement de la seconde moitié du XVe siècle. Elle a été acquise par le curé Petit à Mulhouse et bénie en décembre 1967 par Mgr Johner. C’est au cours d’une célébration de pénitence, en avril 1976, qu’a été bénie une croix représentant le Christ en croix. Elle pèse 250 kg et est montée dans le chœur du sanctuaire. Cette croix de 4 mètres de haut et portant un Christ de plus de deux mètres est l’œuvre du jeune sculpteur Ledermenn, de Maisonsgoutte.

L’orgue de cette église a été construit sur trois niveaux par Alfred Kern en 1972-1973. Il perpétue la tradition musicale d’Allemagne de l'Ouest. Unique dans la région, l’orgue a été inauguré le 29 septembre 1973.

L’église réformée de Saint-Louis : L’église réformée de Saint-Louis date de 1883 et ses cloches de 1885. Ces dernières ont été réquisitionnées en 1917, puis furent remplacées en 1926. Cette église abrite également un orgue Weigle (Stuttgart – Bâle) de 1886 avec console indépendante mécanique, qui a été rénové en 1994. Le presbytère a été construit par le pasteur Birmelé qui l’a ensuite cédé à la communauté. Le foyer protestant a été construit en 1933 et inauguré le 18 juin 1934.

La synagogue : Saint-Louis possède aussi une synagogue qui a été inauguré en 1907 et agrandie dans les années 30. La maison communautaire a été inaugurée le 20 octobre 1963.

L’église Saint-Charles : L’église Saint-Charles-Borromée est de style néogothique. Dans la nef, à droite, on découvre une statue de Joseph, second patron de la paroisse, et à gauche la statue de Marie, œuvre d’Albert Erny, de Colmar, datant de 1964. Deux médaillons, représentant Joseph et Marie, ont été placés au-dessus des statues. Le chemin de croix de 1893 a été remplacé par celui réalisé au ciseau par Albert Erny, en 1964. Un harmonium est installé dans l’église depuis 1888. Construit en 1899 – 1900 par la Maison Martin Rinckenbach d’Ammerschwihr, l’instrument, comprenant une console mécanique indépendante et un buffet de Klemm, a été rénové par Christian Guerrier en 1982. Deux des trois cloches bénies le 7 juin 1892 (Saint-Charles, Saint-Joseph et Sainte-Marie) ont été réquisitionnées en 1917. Après la guerre, les nouvelles cloches ont à nouveau pour noms Marie, Joseph et Charles. La quatrième cloche, Louis, Pesant 1500 kg, a été acquise le 16 avril 1967. La crèche de Noël, une œuvre également sculptée par Albert Erny, date de 1953. Le presbytère est millésimé 1895.

Eglise protestante : Bourgfelden compte aussi une chapelle protestante, inauguré le 27 mai 1936 et restaurée en 1992.

L’église Saint-Pierre : Cette église, consacrée le 12 octobre 1969, n’est pas concordataire. Ainsi, l’entretien de son patrimoine lui incombe entièrement, entre autres l’entretien de l’électrium, des cloches Marie (1879), Pierre (17 mai 1931), Marie (17 mai 1931), François-Xavier (17 octobre 1971) et Joseph (17 octobre 1971) et de la statue de la Vierge à l’Enfant Jésus, datant du XVIIe siècle. Cette dernière provient du pèlerinage du Schauenberg à Pfaffenheim et a été offerte par le curé Sigismond Kueny, frère du curé Xavier Kueny. La construction du presbytère, entreprise par la commune de Blotzheim, a été achevée en février 1952.

Saint-Louis possède un ensemble de centres culturels municipaux (CCSM), proposant des spectacles de musique, de théâtre, jeune public, des expositions, des stages et des animations tout au long de l'année. Un abonnement est proposé. La programmation est souvent saluée par le public et les critiques.

Le Théâtre La Coupole, ouvert en janvier 2001 en plein centre-ville, membre de la Réunion des Théâtres Lyriques de France, propose chaque année une saison de théâtre et des pièces.

La ville de Saint-Louis gère également la programmation de nombreux spectacles de musiques actuelles, au sein de plusieurs salles comme le Théâtre La Coupole, et café-concerts dont les plus connus des Ludoviciens et des habitants de la région sont le « Café Littéraire » qui se trouve au 19, rue du Général de Gaulle.

La qualité des manifestations ludoviciennes est souvent saluée, car leur portée est souvent audible au niveau national. Théatra, festival théatral international de spectacles courts , qui se déroule tous les ans fin septembre-début octobre fêtera sa 22e édition en 2008.

L'art est également à l'honneur avec le Salon des 40, qui réunit chaque année 40 artistes. Le jury doit ainsi décider qui aura les différents prix qui seront remis aux artistes qui le mérite . Lors de la 13e Salon des 40, 3 500 visiteurs ont été accuellis. Elle fêtera sa 14e édition du 14 novembre au 16 novembre 2008.

La littérature n'est pas oubliée, avec Foire du livre de Saint-Louis, salon du livre, tous les ans en avril ou mai, qui a accueilli 35 000 visiteurs en 2005.

Le musique n'est pas en reste, avec le festival Conc'air, lancé en 2006, qui se déroule tous les ans du 21 juin, fête de la Musique, au mois de août.

Enfin, le samedi soir le plus proche du 14 juillet a lieu la nuit tricolore organisée par la ville au stade nautique. Il s'agit en fait d'un orchestre qui vient jouer de la musique aux visiteurs. Puis à 23 heures a lieu le feu d'artifice. Pour l'année 2008, ce fut un hommage au ténor italien Luciano Pavarotti.

De nombreuses foires, marchés ou brocantes animent la ville tout au long de l'année. La Brocante de la Saint-Jean qui se déroule tous les derniers samedis du mois de juin ou les premiers du mois de juillet autour du carrefour central, le Marché de Noël se tient, durant le mois de décembre, à la Croisée des lys, la Foire Croisée des lys a lieu tous les jeudis durant l'année, une Foire a lieu tous les mardis de l'année près du carrefour central et un marché aux fruits et légumes hebdomadaire a lieu sur la place de l'Europe.

Le grand défilé de Carnaval entourant Mardi Gras n'est pas oublié et réunit chaque année des milliers de spectateurs dont de nombreux enfants déguisés et maquillés, comme le veut la coutume.

Le réseau des centres culturels de Saint-Louis bénéficie depuis le 23 octobre 1993 d'un site en centre-ville de tout premier plan : la Médiathèque le Parnasse, communément appelée par les ludoviciens la « médiathèque », est installée dans un vaste bâtiment moderne situé tout près de la mairie., qui fait référence tant en France qu'à l'étranger. Un fond Alsace et un fond périodiques sont installés dans l'aile de la médiathèque.

Ce réseau comprend aussi une ludothèque municipale, qui se trouve au 44bis, rue de Mulhouse, où se trouvent près de 2 000 jeux et jouets.

Saint-Louis abrite un musée, qui est le Musée d'art contemporain Fernet Branca, du nom de l'ancienne distillerie du Fernet Branca. Le musée est situé au numéro 2 de la rue du Ballon, non loin de la Mairie. Le bâtiment, construit par Bernardino Branca et inauguré en 1907 a été réaménagé par l'architecte Jean-Michel Wilmotte. Il accueille régulièrement des expositions temporaires de peinture contemporaine.

Le principal quotidien régional diffusé sur Saint-Louis est L'Alsace, du groupe Presse régionale, qui est aussi le quotidien de la région Alsace. S’y ajoute Les Dernières Nouvelles d'Alsace, qui fait partie aussi du groupe Presse régionale. En Juin 1993, un journal municipal mensuel gratuit, baptisé Ludovie, a été lancé.

La direction de la communication de la mairie a créé le 2 février 2002 une chaîne d’information locale continue, Ludovie TV, qui diffuse des annonces, des reportages...

La ville de Saint-Louis relève de l'académie de Strasbourg. Ses écoles sont gérées par la Direction de l'éducation de la mairie sous la supervision de l'inspection départementale de l'Éducation nationale. La commune fait partie des nombreuses villes acceptant actuellement l'application du service minimum à l'école lors des jours de grève de la fonction publique.

Saint-Louis est, de part son nombre de licenciés et les évènements organisés, une ville sportive.

Saint-Louis dispose d'une zone sportive dénommée le parc des sports de l'Au. On y retrouve 3 terrains de football/rugby (le Stade de l'Au et 2 terrains d'entrainements) et des courts de tennis. Une salle de sports (le Sportenum) permet de pratiquer la plupart des sports d'intérieur. La salle dispose de l'équipement pour pratiquer la musculation, le streetball, le tennis de table, le tir à l'arc et le tir au pistolet. C'est dans ce complexe qu'ont lieu les différentes fêtes. Sinon sur le Stade de la Frontière sont installés un terrain de football/rugby et une piste d'athlétisme, qui est venue remplacer l'ancienne piste (qui a fait également office de stade municipal jusque à 2006). Un centre équestre est également situé à la sortir de la ville.

Il existe une autre zone sportive proche du lycée Jean Mermoz et du collège René Schickele. Dans cette zone se trouvent deux courts de tennis et le centre nautique Pierre de Coubertin qui est équipée d'un bassin olympique, d'un bassin pour enfants et d'une bassin pour adultes et enfants muni d'un toboggan.

Deux clubs se partagent les installations de la ville. Le club de football FC Saint-Louis/Neuweg qui évolue depuis la saison 2008/2009 en CFA2 et l’AS Bourfelden, évolue dans la Ligue d'Alsace de football . FC Saint-Louis/Neuweg est issu du club FC Saint-Louis et du club FC Neuweg, fusionné en 1990.

Le club de volley ball, Saint-Louis-Neuweg Volley Ball, évolue en Pro B (2e division nationale) et comprant un joueur de l'équipe de Slovénie de volley-ball, Matjaz Urnaut . Le rugby (Rugby Club Saint-Louis), lui, évolue en Première série, soit en 8e division, depuis les années 1990, le club a déjà évolué à un niveau supérieur quelques années auparavant.

La diversité sportive ne s'arrête pas là. Parmi les clubs de Saint-Louis on retrouve également de la pétanque (Saint-Louis Neuweg Pétanque). Saint-Louis est aussi le foyer de sports individuels : athlétisme, badminton, cyclisme, motocyclisme, ainsi que de nombreux clubs de sports de combat.

Depuis le début des années 1990, un centre omnisports a été mis en place afin d'accompagner les jeunes sportifs de lycée à se préparer au meilleur niveau.

La plupart des sources viennent du livre Saint-Louis, Porte de France de Paul-Bernard Munch (voir photo ci-contre).

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Deuxième circonscription du Haut-Rhin

La circonscription est très largement catholique, quasi exclusivement dans les cantons de Lapoutroie, Ribeauvillé, Rouffach ou Wintzenheim, assez largement à Kaysersberg (à l'exception de communes comme Bennwihr). Les cantons de Munster et Sainte-Marie-aux-Mines sont majoritairement protestants, de façon assez nette à Munster, le canton de Sainte-Marie-aux-Mines étant "mixte" à parité entre catholiques et protestants.

Historiquement divisée entre cantons vosgiens francophones à Lapoutroie et - partiellement - à Sainte-Marie-aux-Mines (le chef-lieu étant dialectophone) et les autres cantons germanophones, l'arrondissement conserve un bon niveau de pratique de l'Alsacien. La pratique courante du Français ne s'est répandue qu'après la deuxième guerre mondiale dans les cantons dialectophones. Cette division linguistique, tout comme la division religieuse, a eu d'importantes conséquences électorales depuis la constitution de la circonscription.

L'arrondissement de Ribeauvillé ne constitua une circonscription propre que durant l'entre-deux-guerres, celle-ci regroupant alors les cantons de Ribeauvillé, Kaysersberg, Lapoutroie et Sainte-Marie-aux-Mines. Elle avait tout d'abord été un fief de la droite catholique nationale Union populaire républicaine et APNA de 1919 à 1932, puis s'était laissé séduire par un candidat indépendant proche de la droite, le millionnaire Maurice Burrus. Un clivage important distinguait alors les cantons dialectophones de Kaysersberg et Ribeauvillé, proche de l'UPR, et les cantons vosgiens de Lapoutroie et Sainte-Marie-aux-Mines, fiefs du député Burrus. L'arrondissement de Ribeauvillé n'eût plus de représentant propre de 1958 à 1986, la première circonscription du Haut-Rhin regroupant alors les arrondissements de Colmar et Ribeauvillé, ce qui eût pour conséquence principale d'entraîner l'élection de députés colmariens jusqu'à la réforme Pasqua initiée en 1986.

La 2e circonscription du Haut-Rhin est la plus étendue du département. Circonscription assez largement rurale, composée de villes moyennes comme Ribeauvillé, Rouffach ou Wintzenheim. Le tissu industriel y a longtemps été réduit à Sainte-Marie aux Mines. De plus, la circonscription tire profit des vignobles de Ribeauvillé et Kaysersberg. Le canton protestant de Munster est assez conservateur, patrie d'Albert Schweitzer, tout comme le canton vosgien peu peuplé de Lapoutroie.

Traditionnellement orientée à droite lors des dernières élections, elle a élu depuis 1988 une série de députés appartenant à l'UDF, au RPR puis à l'UMP. En 1988 le député sortant J.P Fuchs, élu colmarien, fut investi et élu au 1er Tour dans cette circonscription rurale avec 55% des voix. Il fut réélu en 1993, malgré une forte concurrence interne à droite, contre la candidate écologiste Meyer-Barthet avec 55% des voix au 2e Tour. En 1997, victime d'une certaine usure (il était élu depuis 1978), J.P Fuchs fut battu par un candidat divers-droite proche du RPR, soutenu par le sénateur Haenel, M. Dumoulin, qui obtint plus de 58% des voix au 2e Tour. Déchu de son mandat en 2000, celui-ci ne put se représenter. En 2002 la circonscription réaffirma son ancrage à droite, le 2e Tour opposant le maire de Ribeauvillé (UMP) J.L Christ à un candidat divers-droite maire d'Eguisheim P. Hussherr. J.L. Christ l'emporta avec plus de 59% des voix, seul le canton de Wintzenheim lui préféra P. Hussherr.

La circonscription est donc très nettement marquée à droite, la gauche n'ayant jamais été présente au 2e Tour. Cependant on note une très forte implantation de mouvements écologistes, notamment dans les cantons de Ribeauvillé et Kaysersberg (détenus par des écologistes). La 2e Circonscription a par ailleurs privilégié les candidatures non-gaullistes. A l'exception de M. Dumoulin, les députés Fuchs et Christ sont tous deux issus de la démocratie-chrétienne. La droite est très largement implantée dans l'ensemble des cantons, et réalisent des scores très importants dans les cantons viticoles de Kaysersberg, Wintzenheim et Ribeauvillé. Elle détient par ailleurs les canton de Rouffach, Munster et Lapoutroie. La gauche ne dispose pas de véritable fief. Longtemps le canton protestant de Sainte-Marie-aux-Mines (l'un des seuls détenus par la SFIO jusque dans les années 60) constitua un bastion de gauche dans cette circonscription. La crise industrielle du Val d'Argent l'a cependant considérablement affaiblie au profit de l'extrême-droite. En 1995 et 2002 J.M Le Pen y réalisait des scores très importants et en 2004 le canton a élu un candidat régionaliste d'extrême-droite, C.Chaton, à la suite d'une triangulaire.

Lors de l’élection présidentielle de 1988 J. Chirac obtenait 55% des voix au second tour. En 1995 la circonscription plaçait largement E. Balladur en tête (27,6%) devant J.M. Le Pen (22,6%), J. Chirac (17%) et L. Jospin (14,6%). Au second tour elle choisissait J. Chirac à plus de 60% (61,7%). En 2002 J.M. Le Pen (22,1%) y arrivait en tête devant J. Chirac (18,4%), F. Bayrou (10,6%) et L. Jospin (8,8%). À noter les bons scores de N. Mamère (6,4%), B. Mégret (5,6%) et A. Madelin (5,2%).

La domination de la droite et du centre-droit dans l'arrondissement de Ribeauvillé n'a souffert aucune contestation à l'occasion des élections présidentielles et législatives, N. Sarkozy réalisant ici les meilleurs résultats d'un candidat de droite depuis V. Giscard d'Estaing en 1974. Le premier tour de scrutin plaçait en effet le candidat UMP nettement en tête, avec 37,2%, faisant plus que doubler le score de J. Chirac en 2002, et dépassant légèrement sa moyenne alsacienne (36,2%). Il était suivi par le candidat UDF, F. Bayrou, qui, obtenant son meilleur score haut-rhinois 22,9%, progressait lui aussi très nettement. Les zones de force des deux candidats se recoupait assez largement, centrées autour des cantons du vignoble de Ribeauvillé (41% pour Sarkozy, 21,4% pour Bayrou), Kaysersberg (39% pour Sarkozy, 24% pour Bayrou), Wintzenheim (38,8% pour Sarkozy, 23,4% pour Bayrou), ainsi qu'à Munster (36,8% pour Sarkozy, 21,3% pour Bayrou). A l'inverse les candidats UMP et UDF réalisaient des performances plus faibles à Lapoutroie et Sainte-Marie-Aux-Mines. Le candidat FN, J-M Le Pen n'arrivait plus qu'en troisième position, avec 13,8% des voix, perdant près de 10 points au profit de N. Sarkozy, voire de F. Bayrou. Il réalisait ses meilleures performances, en recul très net, à Munster (16,1%) et Sainte-Marie-Aux-Mines (16%). Enfin, la candidate PS, S. Royal, ne se plaçait ici que quatrième, atteignant 13,5%, en recul sur le score de L. Jospin en 1995. Elle atteignait 18,1% à Sainte-Marie-Aux-Mines, mais par ailleurs de dépassait pas 12% à Ribeauvillé, Munster et Kaysersberg. Le second tour confirma, voire amplifia, la domination de N. Sarkozy dans la circonscription, celui-ci bénéficia en effet d'un très bon report des voix FN et UDF sur son nom. Il frôlait la barre des 70%, atteignant 68,9%, barre qu'il dépassait à Ribeauvillé (74,4%) et Kaysersberg (71,7%) et approchait à Munster et Wintzenheim (69%). Il réalisait des performances plus faibles à Sainte-Marie-Aux-Mines et Lapoutroie, mais dépassait dans ces deux cantons 60% des voix, affirmant ainsi une nette domination de la droite.

Les élections législatives de juin ne firent que confirmer très largement les tendances exprimées à l’élection présidentielle, les amplifiant même en permettant l'élection au premier tour du député sortant J-L Christ, maire de Ribeauvillé. La "revanche" de la primaire de la primaire de 2002 ayant opposé, entre autres, J-L Christ et T. Speitel tourna de fait court. Le député UMP obtint en effet 54% des voix au premier tour, dépassant la majorité absolue dans l'ensemble des cantons à l'exception de Sainte-Marie-Aux-Mines. ses scores variant de 66,8% à Ribeauvillé à 44,4% à Sainte-Marie-Aux-Mines. Face ce score très important du député sortant, le candidat Modem, pourtant assez connu et déjà candidat en 2002, T. Speitel ne réalisait qu'une performance assez faible 11,1% des voix, ses scores variant de 7,6% à Rouffach à 17,4% à Kaysersberg. Il pâtissait visiblement de l'absence de consigne donnée par F. Bayrou lors de l'entre-deux-tours, alors même qu'une large majorité des électeurs UDF alsaciens s'étaient reportés au second tour sur N. Sarkozy. La candidate PS, D. Rubrecht, réalisait un score faible mais honorable, 10,4%, ses scores variant de 6,4% à Ribeauvillé à 13,2% à Sainte-Marie-Aux-Mines. Enfin, si le FN confirmait sa très forte érosion, ne dépassant pas 5%, un candidat divers-droite, O. Verrier, dépassait 5%, et réalisait une performance relative dans les cantons vosgiens de Lapoutroie et Sainte-Marie-Aux-Mines, confirmant ainsi l'ancrage à droite de la circonscription.

Partant, les tendance électorales de la circonscription ne sortent pas bouleversées des élections de 2007. Bien au contraire, la droite ayant renforcé ici ses résultats, et cela de façon assez homogène, les différences géographiques persistent cependant, mais dans le cadre d'une large domination des partis de droite et de centre-droit. Les cantons du vignoble représentent les bastions les plus forts de l'UMP et de l'UDF, N. Sarkozy y dépassant ou y frôlant 70% le 6 mai, après d'excellents reports d'un électorat de centre-droit démocrate-chrétien s'étant porté sur F. Bayrou au premier tour. Si le candidat UDF a su retrouvé le 22 avril une partie importante des électeurs traditionnels de la démocratie-chrétienne, ceux-ci n'ont pas suivi sa position "ni droite, ni gauche", et ont aussi bien le 6 mai que le 10 juin voté pour les candidats UMP, confirmant l'ancrage à droite de la circonscription. La gauche reste en effet ici très faible, même si elle réalise de meilleures performances dans les cantons vosgiens de Lapoutroie et Sainte-Marie-Aux-Mines, souvent en phagocytant un ancien électorat vert, celles-ci ne dépassent 40% nulle part, et s'inscrivent en dessous de 30% dans le vignoble. Sa faiblesse a été largement confirmé aux législatives, la candidate PS n'arrivant qu'à une très lointaine troisième place. Enfin, le fait majeur - ici comme dans le reste de l'Alsace - des élections de 2007, reste l'effondrement du FN, très largement enclenché le 22 avril, et drastiquement confirmé le 10 juin. Même dans son fief de Sainte-Marie-Aux-Mines, J-M Le Pen n'a pas dépassé 20%, et les performances réalisées ici restent les plus faibles depuis 1984. Cette assêchement de l'extrême-droite a mécaniquement renforcé très fortement le vote en faveur des partis de droite traditionnels.

Jean-Louis Christ (UMP) est réélu dès le 1er tour avec 54,06 % des votants exprimés.

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Source : Wikipedia