Harper

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Posté par marvin 04/03/2009 @ 04:09

Tags : harper, liberia, afrique, international

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Harper (Libéria)

Harper

Harper est la capitale du comté de Maryland au Libéria.

Harper posséde un aéroport (Cape Palmas, code AITA : CPA).

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Stephen Harper

Stephen Harper (Official Photo).jpg

Stephen Joseph Harper, C.P., B.A., M.A. (né le 30 avril 1959) est un homme politique canadien ; il est l'actuel Premier ministre du Canada et chef du Parti conservateur du Canada. Stephen Harper est le député représentant la circonscription albertaine de Calgary-Sud-Ouest depuis 2002 à la Chambre des communes ; il a précédemment été député de Calgary-Ouest de 1993 à 1997.

Membre fondateur du Parti réformiste, il quitte le Parlement temporairement pour diriger la Coalition nationale des citoyens. Après la démission de Stockwell Day de son poste de chef du parti, en 2002, Harper est élu chef de l'Alliance canadienne. En 2003, il réussit à conclure un accord avec le chef progressiste-conservateur Peter MacKay pour fusionner les deux partis. En mars 2004, Harper est élu chef du nouveau Parti conservateur du Canada.

Le 23 janvier 2006, il remporte l'élection générale face au premier ministre sortant Paul Martin. Lui et son premier conseil des ministres sont assermentés le 6 février 2006, formant un gouvernement minoritaire et mettant un terme à plus de douze ans de règne libéral.

Le 14 octobre 2008, il est réélu comme premier ministre du Canada pour un second mandat dans un gouvernement minoritaire renforcé. Le 27 novembre 2008, son gouvernement dépose un énoncé économique jugé inacceptable par les partis d'opposition, qui s'unissent formellement quelques jours plus tard afin de défaire le gouvernement. Le 5 décembre 2008, pour la première fois dans l'histoire du Canada, le Premier ministre demande à la Gouverneur-général Michaëlle Jean de proroger la session parlementaire afin d'éviter un vote de défiance prévu par les partis d'opposition.

Harper grandit à Toronto, où il est né, et fait des études au Richview Collegiate Institute avant de se trouver un emploi dans l'industrie pétrolière en Alberta en tant que programmeur informatique, alors qu'il était au début de la vingtaine. Il fait des études à l'Université de Calgary, décrochant une maîtrise en économie. Ses liens avec l'université sont demeurés forts : il y est fréquemment invité comme conférencier et son conseiller politique le plus important, Tom Flanagan, y était professeur. Harper épouse Laureen Teskey en 1991. Ils ont deux enfants : Benjamin, né en 1996, et Rachel, née en 1999.

Il s'implique en politique pour la première fois lorsqu'il est encore adolescent, à l'école secondaire, où il est membre du Club des jeunes libéraux de son école. Toutefois, son allégeance politique change quand il s'oppose au Programme énergétique national (PEN) du gouvernement de Pierre Elliott Trudeau ; Harper considère que ce programme nuit à l'industrie pétrolière albertaine. En 1985, il est aide-en-chef au député progressiste-conservateur Jim Hawkes, et sert avec Hawkes sur plusieurs comités parlementaires. Toutefois, il est rapidement désillusionné par le gouvernement de Brian Mulroney et le Parti progressiste-conservateur. Harper critique particulièrement la politique fiscale du gouvernement, ainsi que son incapacité à révoquer complètement le PEN avant 1986. Il quitte le parti en 1986.

Harper se présente aux élections de 1988 dans une circonscription de Calgary, mais est défait par une très grande marge par Hawkes, son ancien employeur. En 1989, Harper est nommé assistant exécutif de la député réformiste nouvellement élue Deborah Grey. Il sert en tant que son conseiller en chef et compose ses discours jusqu'en 1993. Harper livre une meilleure performance lors de l'élection de 1993, remportant la victoire sur Hawkes et gagnant la circonscription de Calgary-Ouest pour le Parti Réformiste. Harper devient rapidement un des membres les plus importants du caucus réformiste. Au Parlement, Harper se fait une réputation de conservateur fiscal et fédéraliste convaincu, avec des positions plus modérées sur les questions de valeurs sociales. Par exemple, il est un de seulement deux députés réformistes à voter en faveur du Registre canadien des armes à feu.

Citant des préoccupations quant au style de direction et aux positions politiques de Preston Manning, ainsi qu'une crainte que le Parti réformiste se faisait envahir par des groupes de pression socialement conservateurs, Harper quitte son siège avant l'élection de 1997 pour accepter le poste de vice-président, puis de président de la Coalition nationale des citoyens. Aux commandes de la CNC, Harper lance une bataille légale contre la réforme du financement des élections fédérales. Harper est aussi brièvement commentateur politique à la CBC. En 1998, Harper est sollicité par le très influent « Blue Tory Committee », ainsi que par les députés progressistes-conservateurs Jim Jones et John Herron, pour qu'il se porte candidat à la direction du Parti progressiste-conservateur. Harper refuse l'offre, craignant que ses anciens collègues réformistes ne le voient comme un traître. Suite aux résultats décevants de l'Alliance canadienne à l'élection de 2000, Harper, déçu, se joint à d'autres conservateurs de l'ouest pour rédiger un document qui serait connu comme la « lettre pare-feu » (intitulée The Alberta Agenda). La lettre appelle l'Alberta à réformer le financement public du système de santé, à remplacer le Régime de pensions du Canada par un plan provincial similaire et à remplacer la Gendarmerie royale du Canada (GRC) par un corps policier provincial. Ceci est interprété par ses détracteurs comme un encouragement à la sécession de l'Alberta.

Lorsque Stockwell Day cède sous la pression interne du parti et démissionne comme chef « allianciste » dans l'été 2001, Harper se lance dans la course à la direction subséquente. Lors du vote, le 20 mars 2002, Harper gagne lors du premier tour de vote et devient chef « allianciste ». Il devient aussi chef de l'Opposition lors de son retour aux communes dans une élection partielle en avril 2002.

En 2002, Harper déclare que les provinces atlantiques ont une culture de la défaite. La Chambre d'Assemblée de la Nouvelle-Écosse adopte à l'unanimité une motion condamnant ses commentaires. Le Premier ministre du Nouveau-Brunswick Bernard Lord et le chef progressiste-conservateur fédéral Joe Clark les condamnent également. Harper ne s'excuse pour autant pas pour ses paroles, disant des réactions qu'il s'agissait de politique partisane.

Ses dix-huit premiers mois comme chef de l'opposition sont largement consacrés à la consolidation des éléments fracturés de l'Alliance canadienne, ainsi qu'à défier le gouvernement libéral et à encourager une union des forces alliancistes et progressistes-conservatrices. Le but de cette union était de présenter un seul parti de centre-droite aux prochaines élections fédérales, prévenant ainsi la division de l'électorat qui s'était produite dans le passé. Les deux partis fusionnent dans la deuxième moitié de 2003, créant un nouveau parti, le Parti conservateur du Canada.

Le 12 janvier 2004, Harper annonce sa démission comme chef de l'opposition pour présenter sa candidature à la direction du Parti conservateur du Canada. Il remporte la course facilement, avec une majorité lors du premier tour contre Belinda Stronach et Tony Clement le 20 mars 2004.

Harper dirige les conservateurs dans l'élection fédérale de 2004. Plusieurs considèrent qu'il a de bonnes chances de vaincre le premier ministre libéral Paul Martin. Après un rapport cinglant de la vérificatrice générale, Sheila Fraser, concernant le détournement du Programme des commandites dans les années 1990, et couplé à ce que plusieurs observateurs considèrent comme de la colère des électeurs en Ontario contre le Premier ministre libéral Dalton McGuinty qui avait brisé sa promesse électorale de ne pas hausser les impôts, plusieurs sondages montrent les conservateurs nez à nez avec les libéraux.

Tard dans la campagne, les conservateurs commencent à attirer de l'attention négative à cause de certaines remarques controversées de la part de quelques députés et candidats concernant l'homosexualité, le bilinguisme officiel et l'avortement. De plus, le Parti libéral diffuse des publicités télévisées démontrant des villes couvertes de smog et des armes à feu ; ils cherchent à faire croire qu'un gouvernement conservateur sous Stephen Harper rendra le Canada semblable aux États-Unis de façon négative. Harper est aussi critiqué pour avoir soutenu l'invasion de l'Irak dirigée par les américains en 2003. L'expression « agenda caché », utilisée fréquemment dans l'élection de 2000 contre Stockwell Day, commence à refaire surface avec une régularité grandissante, cette fois-ci concernant les soins de santé. Harper, à son tour, accuse les libéraux de faire une campagne négative « à l'américaine » et d'essayer « d'emballer le scandale dans le drapeau canadien ». Le momentum commence à se retourner contre son parti, même si certains sondages suggèrent jusqu'au jour du scrutin que les deux partis se trouvent encore à égalité.

Le Parti conservateur réussit à obtenir des sièges en Ontario, là où le Parti réformiste et l'Alliance canadienne n'étaient jamais parvenus à faire des gains importants, mais Martin est réélu avec un gouvernement minoritaire et 135 sièges. Les conservateurs finissent bons deuxièmes avec 99 sièges. Bien que les conservateurs améliorent leur total de 72 sièges qu'ils détenaient avant l'élection, le parti ne récolte que 29,6% du vote populaire, moins que les 37,7% que formaient les votes combinées pour l'Alliance et les progressistes-conservateurs en 2000. Harper garde le soutien des membres du parti parce qu'il a réussi à unir le Parti PC et l'Alliance pour mener un bataille électorale en très peu de temps. De plus, l'élection d'un nouveau chef de parti au milieu d'une législature minoritaire n'est pas vu comme stratégiquement possible.

La première conférence du Parti conservateur se déroule du 17 au 19 mars 2005, à Montréal. Le parti tente d'adopter des tendances plus modérées, en accord avec ce que plusieurs estiment être le but de Harper. L'opposition à l'avortement et au bilinguisme est purgé de la plate-forme conservatrice ; le parti opte néanmoins pour la conservation d'une position s'opposant au mariage homosexuel. Harper reçoit un vote de confiance de 84% des délégués.

Sous Harper, le Parti conservateur tente de faire du scandale des commandites, l'éthique et la corruption des libéraux les enjeux centraux de la politique canadienne.

L'opposition du parti au mariage homosexuel soulève quelque peu la controverse. Les Canadiens sont très divisés sur cette question, mais la base conservatrice tend à être plus en faveur de la définition traditionnelle du mariage ; trois délégués sur quatre votent pour conserver cette définition. Harper est subséquemment critiqué par un groupe de professeurs de droit proches des libéraux pour avoir déclaré que le gouvernement pouvait annuler les décisions des cours provinciales sans avoir recours à la clause dérogatoire, une clause de la Charte canadienne des droits et libertés. En contraste, Harper et Vic Toews, le ministre de la Justice et procureur général du Canada, suggèrent que cette clause n'est pas nécessaire pour entériner la définition traditionnelle du mariage. La proposition de Harper d'accorder aux couples homosexuels les droits inhérents au mariage traditionnel via une forme d'union civile a récemment été reconnue comme étant constitutionnelle par la firme d'avocats Lang Michener. La Cour suprême du Canada, quant à elle, a spécifiquement refusé de se prononcer sur la constitutionnalité du rétablissement de la définition traditionnelle du mariage.

Suite au dévoilement, en avril 2005, du témoignage percutant de Jean Brault devant la Commission Gomery, dévoilant la corruption répandue chez le Parti libéral, plusieurs sondages placent les conservateurs bien en avance des libéraux. Les conservateurs s'étaient jusqu'ici abstenus de voter sur le budget 2005, puisqu'il est clair que les Canadiens ne sont pas intéressés par une élection. Avec l'écroulement du soutien des libéraux et les controversés amendements budgétaires apportés par le NPD, le parti exerce une pression considérable sur Harper pour qu'il fasse tomber le gouvernement.

En mai, Harper annonce que le gouvernement n'a plus « l'autorité morale pour gouverner » et jure de faire tomber le gouvernement le plus tôt possible. Le Bloc québécois appuie cette idée en raison du scandale des commandites, tandis que le NPD monnaie son appui au gouvernement en échange d'amendements budgétaires conformes à leurs buts. L'effort pour faire tomber le gouvernement échoue suite à la décision de l'influente députée conservatrice Belinda Stronach de faire défection vers le Parti libéral. Ce geste est très controversé et est considéré comme de l'opportunisme par les observateurs conservateurs. Les libéraux accusent les conservateurs de « coucher avec les séparatistes » et donc de manquer de patriotisme. Le vote du 19 mai sur la deuxième lecture du budget passe avec l'appui des conservateurs ; toutefois, le projet de loi sur les amendements budgétaires du NPD reçoit 152 votes pour (libéraux, néo-démocrates et deux députés indépendants) et 152 votes contre (conservateurs, bloquistes et un indépendant). Selon la tradition parlementaire, lorsqu'il y a égalité des voix, le président de la chambre doit voter pour continuer le débat; le président Peter Milliken vote donc en faveur des libéraux, et le Parti libéral est autorisé, par une seule voix, à continuer de gouverner. Harper est sévèrement critiqué pour son échec, ainsi que pour avoir critiqué la nouvelle ministre Stronach.

Harper est aussi critiqué pour son appui au député conservateur Grumant Grewal. Grewal avait produit des cassettes contenant des enregistrements de conversations entre lui et Tim Murphy, le chef du bureau du Premier ministre, dans lesquels Grewal alléguait que Murphy lui avait offert des positions en échange de sa défection. Quand il apparaît que les enregistrements semblent avoir été modifiés, certains croient que c'est une mauvaise stratégie de la part de l'équipe de communications de Harper que de les avoir rendues publiques.

En juin 2005, le Parti conservateur annonce que Harper s'embarquerait sur une tournée estivale des barbeques et d'autres évènements de loisirs, dans le but de permettre aux canadiens de connaître le chef conservateur personnellement. En juillet, cinq membres de son équipe de communications lui remettent leur démission. Les détracteurs de Harper suggèrent que c'est une indication de divisions dans le parti, ce qui est aussitôt démenti par le parti et par les démissionnaires.

Harper mène une campagne électorale où il affronte les mêmes rivaux que dans l'élection précédente. Le premier ministre Paul Martin avait promis de déclencher une nouvelle élection dans les trente jours suivant le rapport final du juge John Gomery, maintenant attendu pour février 2006. Toutefois, l'élection est finalement déclenchée plus tôt, malgré tous les efforts des libéraux pour sauver leur gouvernement. En effet, Jack Layton, chef du NPD, dépose une motion demandant au gouvernement de démissionner et de déclencher des élections à temps pour un jour de scrutin en février. Conservateurs et bloquistes se rallient à Layton pour appuyer cette motion. Les libéraux la balayent du revers de la main. Les partis d'opposition s'entendent donc pour faire tomber le gouvernement par une motion de défiance. La date du scrutin est fixée au 23 janvier 2006. Après une longue campagne, Harper remporte l'élection face au premier ministre sortant Paul Martin. Toutefois, la lutte est serrée avec les libéraux, particulièrement dans les grandes villes: il devient donc chef d'un gouvernement minoritaire.

Bien que M. Harper s'oppose au protocole de Kyoto dès le début de son mandat, se rangeant ainsi du côté des États-Unis et de l'Australie, son ministre de l'environnement, John Baird, présente en avril 2007 un plan d'action pour réduire les gaz à effet de serre et la pollution atmosphèrique. Selon ce plan, le gouvernement du Canada impose des cibles obligatoires à l'industrie, afin que les émissions de gaz à effet de serre soit réduites de 150 mégatonnes d'ici 2020, réglemente la consommation de carburant des véhicules automobiles et des camions légers à compter de 2011, et renforce les normes d'efficacité énergétique d'un grand nombre de produits consommateurs d'énergie, y compris les ampoules électriques.

Bien que la majorité des députés conservateurs provenait des provinces de l'Ouest, Harper choisit majoritairement des députés de l'Ontario et du Québec pour former son premier conseil des ministres, dans l'intérêt de préserver un équilibre régional. Le nouveau cabinet conservateur est beaucoup plus petit que celui de l'ancien gouvernement Martin et élimina aussi les ministres juniors (appelés ministres d'État et, auparavant, secrétaires d'État). Certains experts dans les médias ont qualifié le cabinet de Harper de modéré, tempérant les racines alliancistes et réformistes du Parti conservateur.

Deux des sélections de Harper ont généré une certaine controverse. Il nomme le ministre libéral sortant de l'Industrie, David Emerson, comme ministre du Commerce international et ministre de la Porte d'entrée du Pacifique et des Jeux olymiques de 2010, et Michael Fortier, stratège conservateur de longue date, comme ministre des Travaux publics, le nommant également au Sénat. Emerson avait été réélu au Parlement sous la bannière libérale quelques semaines seulement auparavant, tandis que Fortier ne s'était pas présenté du tout. Harper affirma que les nominations étaient nécessaires afin que deux des plus grandes villes canadiennes (Vancouver et Montréal) aient une représentation au Cabinet, étant donné qu'aucun conservateur n'avait été élu dans ces villes.

Des politiciens de l'opposition et d'autres critiques ont attaqué la nomination de Emerson, la qualifiant d'hypocrite étant donné que Harper et les conservateurs avaient sévèrement critiqué Belinda Stronach pour sa défection vers les libéraux en 2005. La décision d'Emerson rencontra également de l'opposition dans sa circonscription, où le candidat conservateur avait récolté moins de 20% des voix dans la campagne précédente, bien qu'Emerson lui-même l'avait remporté par une très grande marge devant l'adversaire néo-démocrate. Le gouvernement de Harper a défendu la nomination d'Emerson en faisant valoir qu'il s'agissait de recruter un politicien qui avait une expérience préalable au cabinet fédéral. Emerson lui-même à suggéré que cela aiderait à recentrer le Parti conservateur sur l'échiquier politique.

La nomination de Fortier était elle aussi controversée, les conservateurs ayant longtemps critiqué la nature non-démocratique du Sénat. Harper et Fortier ont tous deux affirmé que la nomination au Sénat est temporaire, et que Fortier démissionnera de son siège aux prochaines élections fédérales afin de briguer un siège à la Chambre des communes. Pour l'instant Fortier représente donc la deuxième plus grande ville du Canada sans jamais n'avoir été élu.

Les autres choix de Harper ont été accueillis plus positivement. Le maire de Toronto, David Miller, a salué la sélection de Lawrence Cannon, la qualifiant de « très positive » et de « signal que M. Harper est sincère dans sa volonté de travailler avec les villes ». Bien que Toronto elle-même n'est pas représentée au cabinet, Harper a nommé Jim Flaherty pour qu'il représente la ville en même temps que la grande région de Toronto. Flaherty représente la circonscription de Whitby—Oshawa, dans la partie est de la région de Toronto, et sa nomination au poste de ministre des Finances a été accueillie positivement par la communauté d'affaires de Bay Street.

Le 3 mars 2006, le commissaire à l'éthique Bernard Shapiro a annoncé qu'il lançait une enquête préliminaire sur les allégations de conflit d'intérêt contre Emerson et Harper. Shapiro expliqua qu'il examinera l'influence qui a été utilisée dans la décision d'Emerson de rejoindre les conservateurs. Les conservateurs ont critiqué l'enquête de Shapiro, la qualifiant de partisane et l'accusant d'appliquer un double standard, vu qu'il avait été nommé par le précédent gouvernement libéral et qu'il avait refusé des requêtes lui demandant de faire enquête sur la défection similaire de Belinda Stronach en 2005, en échange de laquelle elle avait reçu un poste au cabinet. Shapiro a également été la cible de critiques de la part de l'ancien leader néo-démocrate Ed Broadbent qui l'accuse d'avoir « des problèmes de crédibilité extraordinairement sérieux ». Bien que d'accord avec Harper que l'enquête de Shapiro était inappropriée, Broadbent et des députés de l'opposition ont critiqué Harper pour sa confrontation avec le commissaire. Shapiro blanchit autant Harper que Emerson le 20 mars 2006, selon la lettre du règlement, mais le commissaire à l'éthique indiqua que l'« esprit » du code d'éthique sur les conflits d'intérêt était violé par la défection de députés et encouragea le parlement à réviser et modifier les lois et procédures sur les défections.

Contrairement à ses prédécesseurs récents, Harper n'a pas nommé un de ses collègues au poste surtout honorifique de Vice-premier ministre. Plusieurs observateurs s'étaient attendus à ce qu'il nomme MacKay, ancien chef du Parti progressiste-conservateur et chef-adjoint de Harper, ou Lawrence Cannon, en tant que lieutenant québécois, à ce poste. Toutefois, Harper a nommé un ordre de succession qui doit agir pour lui dans certaines circonstances, commençant avec Cannon, puis Jim Prentice, puis la balance du cabinet en ordre de préséance.

À part de son agenda législatif, Harper a nommé Marshall Rothstein comme nouveau juge puîné de la Cour suprême du Canada le 23 février 2006. En accord avec sa promesse électorale d'un nouveau processus de nomination des juges, Harper annonça que Rothstein devait paraître devant un comité spécial de 12 parlementaires. Toutefois, le comité n'avait pas le pouvoir de veto sur la nomination, ce que certains membres conservateurs avaient demandé.

Le 11 avril 2006, le président du Conseil du Trésor John Baird, au nom du gouvernement Harper, déposa la Loi fédérale sur la responsabilité et plan d'action. Le plan réduira les opportunités d'exercer de l'influence avec de l'argent en interdisant les dons politiques des entreprises, des syndicats, ainsi que les grands dons d'individus ; en instaurant une interdiction de cinq ans pour les anciens ministres, leurs assistants et les hauts fonctionnaires de faire du lobbyisme ; en assurant une protection aux divulgateurs ; et en augmentant le pouvoir du vérificateur général de retracer l'argent dépensé par le gouvernement. Le gouvernement espère faire adopter cette loi avant l'été.

Stephen Harper a exprimé un désir de transformer le Sénat du Canada en un corps élu plutôt que nommé, un objet précédemment proposé par le Parti réformiste du Canada ; son gouvernement a déposé un projet de loi visant à limiter les mandats des sénateurs à 8 ans. Le 7 septembre 2006, Harper est devenu le premier chef de gouvernement canadien à témoigner devant un comité du Sénat afin de promouvoir les arguments du gouvernement en faveur d'une réforme du Sénat.

Harper prône également les élections à date fixe (sauf dans le cas de gouvernements minoritaires). Le 30 mai 2006, le gouvernement a déposé le projet de loi C-16 qui vise à modifier la Loi électorale du Canada pour instaurer des dates fixes pour les élections. Le projet de loi stipule qu'il doit y avoir une élection en 2009, le troisième lundi en octobre (19 octobre 2009) — ce serait la première élection à date fixe au Canada. Toutefois, le gouvernement peut tout de même être défait aux communes avant cette date, ce qui déclencherait automatiquement une élection.

À l'instar de ses prédécesseurs, Stephen Harper a longtemps évité de se prononcer sur l'épineuse question de la nation québécoise, affirmant plusieurs fois que de reconnaître ou non le Québec comme une nation est un débat de sémantique. Comparativement aux gouvernements libéraux précédents cependant, hostiles à la reconnaissance du principe de « nation québécoise », M. Harper a reconnu le fait que l'Assemblée nationale du Québec a voté une résolution reconnaissant que le Québec constitue une nation, mais sans se prononcer sur les implications légales.

Cette position allait se concrétiser, en 2006, par une reconnaissance formelle votée par le parlement du Canada sur initiative du parti conservateur.

Le Parti libéral et le Nouveau Parti démocratique ont donné leur appui à la motion (le NPD prône depuis longtemps la reconnaissance de la nation québécoise ; le Parti libéral, quant à lui, est divisé sur la question, et n'impose pas de ligne de parti à ses députés, dont certains prévoient voter contre la motion). Le Bloc québécois, d'abord opposé à la mention du « Canada uni » dans le texte de la motion, a fait volte-face et a décidé d'appuyer la motion lors du vote du lundi suivant à la suite d'une couverture médiatique très négative sur sa décision précédente.

Si la motion est approuvée presque à l'unanimité au Québec, elle est plus controversée au Canada anglais. Alors que certains commentateurs applaudissent la motion et affirment qu'il n'y a pas à s'inquiéter, faisant valoir que le Canada contient plusieurs nations et que la motion affaiblira la cause indépendantiste et donc sera bénéfique pour le fédéralisme, d'autres soutiennent qu'il s'agit d'une atteinte à l'existence même du Canada, craignant que la reconnaissance de la nation québécoise n'aide la cause de l'indépendance du Québec ou ne mène à de nouvelles négociations constitutionnelles dans le style des accords du lac Meech et de Charlettetown, qui ont laissé un souvenir amer à tous les Canadiens.

La motion de Harper est adoptée à 266 voix contre 16 le 27 novembre 2006 ; les voix opposées proviennent exclusivement du Parti libéral et d'un député indépendant, Garth Turner. Toutefois, la motion provoque la démission du ministre des Affaires intergouvernementales et du Sport amateur, Michael Chong, qui s'abstient de voter sur la motion. La motion du Bloc québécois, quant à elle, est défaite par 233 voix contre 48.

Suite à l'adoption de la motion, un sondage révèle que 67 pourcent des Canadiens rejettent la notion que les Québécois forment une nation ; en ne comptant pas le Québec, cette proportion s'élève à 77 pourcent. Le seul groupe majoritairement en accord avec la notion de la nation québécoise sont les Québécois francophones, à 71 %. Toutefois, cette motion n'a ni aidé, ni nuit aux appuis électoraux du Parti conservateur.

Les 11 et 12 mars 2006, Harper effectue un voyage-surprise en Afghanistan, où des effectifs des Forces canadiennes sont déployés depuis 2001, pour rendre visite aux troupes afin de démontrer son appui à leurs efforts et à la reconstruction et la stabilité dans la région. Le choix de Harper pour sa première visite à l'étranger avait été bien gardée de la presse jusqu’à ce qu'il arrive en Afghanistan (pour des raisons de sécurité), et est considéré comme un changement majeur dans la relation entre le gouvernement et les forces militaires. Bien que d'autres leaders mondiaux ont visité l'Afghanistan, le voyage de Harper était décrit comme sans précédant dans sa durée et son étendue.

Peu après avoir été félicité par George W. Bush pour sa victoire, Harper a réprimandé l'ambassadeur des États-Unis au Canada David Wilkins pour avoir critiqué le plan conservateur d'assurer la souveraineté canadienne sur les eaux de l'Arctique avec les forces armées.

Le 16 février 2006, Harper nomma l'ancien ministre progressiste-conservateur Michael Wilson au poste d'ambassadeur du Canada aux États-Unis, remplaçant le libéral Frank McKenna. Wilson affirma lors de sa première conférence de presse qu'en tant qu'ambassadeur, le bois d'œuvre est clairement en haut de la liste des priorités.

Peu d'informations sur cette rencontre ont été divulguées au public, alors n'ayant que des photos disponibles dans les médias, ceux-ci se sont contentés de critiquer les choix vestimentaires du Premier ministre.

Le 27 avril 2006, Harper annonce à la Chambre des communes que son gouvernement avait conclu un accord de sept ans avec les États-Unis dans le cadre du conflit du bois d'œuvre. Les trois grandes provinces productrices de bois d'œuvre — la Colombie-Britannique, l'Ontario et le Québec — ont accepté l'accord, ainsi que l'industrie canadienne du bois d'œuvre. Toutefois, le chef de l'opposition Bill Graham et le chef néo-démocrate Jack Layton ont tous deux critiqué l'accord pour n'avoir pas requis des États-Unis le remboursement total des 5 milliards $ récolté en tarifs douaniers sur le bois-d'œuvre canadien.

Suivant un débat et un vote aux communes, le gouvernement Harper a renouvelé l'accord de NORAD avec les États-Unis, le rendant permanent et y ajoutant la défense maritime ; l'accord avait précédemment concerné uniquement la défense aérienne. Les députés néo-démocrates qui se sont fortement opposés à l'accord ont affirmé que celui-ci réduirait la souveraineté du Canada sur les eaux internes du pays.

Depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement conservateur, il semblerait que les relations sino-canadiennes se soient tendues, notamment après que le 14e Dalaï Lama ait reçu la citoyenneté d’honneur canadienne le 9 septembre 2006 et les plaintes pour espionnage commercial d'agents chinois au Canada. Stephen Harper a cependant rencontré le Président chinois Hu Jintao le 19 novembre 2006. La conversation a duré 15 minutes au sommet de l’APEC. Quoique brève, la discussion fut, selon M. Harper, « très franche ». Le 29 octobre 2007, Stephen Harper a rencontré publiquement le Dalaï Lama. En quelques semaines, Harper fut le 4e dirigeant d’un pays occidental à rencontrer celui-ci.

Environ 30 000 Canadiens, principalement d'origine libanaise, se trouvaient au Liban au moment du déclenchement des hostilités, et le gouvernement canadien fait des efforts pour évacuer ceux qui désirent quitter le pays ; cette opération a été l'objet de critiques pour sa lenteur et son inefficacité perçues. Le 17 juillet, un groupe de manifestants, principalement d'origine libanaise, se rassemblent devant le consulat israélien à Montréal pour protester contre les bombardements au Liban. D'autres manifestations ont lieu le 22 juillet à travers le Canada.

En août 2007, la Russie lance une expédition pour revendiquer ses droits exclusifs sur le pôle Nord et ses richesses pétrolières souterraines. Le Danemark fait un geste semblable quelques jours plus tard. Harper réagit en annonçant que le Canada élargira un parc national dans le grand nord et que la présence nordique canadienne sera réaffirmée en envoyant des unités militaires et en participant aux études scientifiques sur la question. Une base militaire est aussi construite dans le grand nord.

Le gouvernement Harper a été éclaboussé en mai-juin 2008 par l'affaire Bernier-Couillard (ou Affaire Kevlar Inc.).

« Nos épées seront désormais pointées vers les Libéraux, et non l'un envers l'autre. »     — Déclaration de Harper faite aux Canadiens le 16 octobre 2003, lorsqu'il annonça avec Peter MacKay la fusion de l'Alliance canadienne et du Parti progressiste-conservateur.

« Une affaire terrible pour le pays... Le pire accord international que ce pays ait jamais signé. »     — À propos de l'accord de Kyoto.

« Kyoto est essentiellement un complot socialiste qui vise à soutirer des fonds aux pays les plus riches. »     — Lettre aux membres de son ancien parti, l'Alliance Canadienne écrite en 2002.

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Derek Harper

Derek Ricardo Harper (né le 13 octobre 1961 à Elberton, Georgie) est un ancien joueur américain de basket-ball issu de l'université de l'Illinois, qui disputa 16 saisons au poste de meneur en NBA avec les Dallas Mavericks, les New York Knicks, le Orlando Magic et les Los Angeles Lakers.

À sa sortie du lycée "Palm Beach Lakes Community", puis à "North Shore High School" à West Palm Beach, Harper joua trois saisons pour les Fighting Illini sous les ordres d l'entraîneur Lou Henson. Harper fut nommé dans la First-Team All-Big Ten Conference et dans la Second-Team All-American en 1983. Harper réalisa 4,7 passes décisives par match lors de sa carrière universitaire et termina meilleur passeur de la Big Ten Conference lors de la saison 1981–1982.

Harper fut sélectionné par les Dallas Mavericks au 11e rang de la draft 1983, inscrivant 15 points et 6,1 passes décisives. Il fut transféré aux New York Knicks au milieu de la saison 1993-1994, les Knicks étant alors à la recherche d'un meneur de jeu défensif pour remplacer Doc Rivers qui s'était blessé pour l'ensemble de la saison.

Harper joua encore pour les Knicks lors de la saison 1995-1996, avant de retourner à Dallas la saison suivante, puis joua une saison avec le Magic et une autre avec les Lakers avant de prendre sa retraite. Les Lakers transférèrent Harper aux Detroit Pistons, mais se retira sans jouer un seul match.

Harper disputa 1199 matchs de saison régulière en carrière. Il se retira en étant alors le 11e meilleur intercepteur et le 17e meilleur passeur de l'histoire de la NBA et il est considéré comme l'un des meilleurs joueurs à ne jamais avoir disputé le All-Star game.

Harper vit actuellement à Dallas. Il est aujourd'hui commentateur pour les matchs des Dallas Mavericks ; depuis 2005, il est présentateur des émissions sportives le weekend sur la chaîne locale KTXA.

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Hill Harper

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Hill Harper est un acteur américain, né le 17 mai 1966 à Iowa City, dans l'Iowa aux États-Unis.

Hill Harper est diplômé en arts, droit et administration publique. Il commence sur la scène par des spectacles à Broadway, puis fait ses débuts à la télévision en 1993. Il apparaît dans de nombreuses séries, et tient un des rôles principaux dans FBI : opérations secrètes et dans Les Experts : Manhattan.

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Harper & Row

Harper & Row était une entreprise d'édition située à New York City. Elle avait été constituée en 1962 par fusion de Harper & Brothers avec Row, Peterson & Company. Elle a été acquise par News Corporation en 1987 puis s'est alliée en 1990 avec l'éditeur britannique William Collins, Sons & Co pour former Harper Collins.

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Elijah Harper

Elijah Harper (né le 3 mars 1949) est un politicien autochtone cri et un chef de bande.

En 1990, alors qu'il siégea à l'Assemblée législative du Manitoba, Harper a atteint une renommée nationale en arborant une plume d'aigle à l'occasion de son opposition à l'Accord du lac Meech, proposé par le gouvernement fédéral. L'accord ne garantissait rien par rapport aux droits ancestraux des premières nations du Canada. Le refus de Harper empêchait toute adoption de l'Accord avant la date limite de la législature. Pour ce faire, l'assemblée aurait du être unanime.

Harper s'est également opposé à l'Accord de Charlottetown en 1992, malgré le fait que l'Assemblée des Premières Nations et son chef Ovide Mercredi accordait leur appui à cet accord.

Harper a démissionné de la législature manitobaine le 30 novembre 1992. Il voulait initialement se présenter dans le comté de Churchill, au Manitoba, au sein du Nouveau Parti démocratique du Canada pour les élections fédérales de 1993. Le député néo-démocrate de ce comté refusant de céder sa place, Harper chercha des offres politiques de la part d'autres partis politiques. Il a accepté de représenter le Parti Libéral du Canada au début de 1993, mais refusait d'accepter l'affirmation que ce changement de parti politique reflétait un changement de principes; il avait l'intention de représenter les intérêts des autochtones au Canada, peu importe la ligne de parti. Cependant, sa présence au sein du Parti libéral était controversée. Les députés libéraux du Québec ne voulaient pas s'associer avec l'homme qui a détruit l'Accord du lac Meech.

Il gagna les élections de 1993 comme député libéral. Il fut défait en 1997 et en 2000 par la candidate du NPD, Bev Desjarlais.

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Source : Wikipedia