Héricourt

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Posté par hal 05/04/2009 @ 08:07

Tags : héricourt, haute-saône, franche-comté, france

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Héricourt (Haute-Saône)

Carte de localisation de Héricourt

Héricourt est une commune française, située dans le département de la Haute-Saône et la région Franche-Comté.

Héricourt est une ville située dans le nord du département de la Haute-Saône (70), non loin de Belfort et de Montbéliard.

La ville du département du Doubs la plus proche est Bethoncourt.

Le fort du Mont-Vaudois (1874-1877), camp retranché de Belfort, construit pour 667 hommes avec toute l'infrastructure nécessaire à leur hébergement, fait partie des fortifications chargées de la défense de la Trouée de Belfort contre l'invasion possible venant de l'Est.

L'ancien nom d'Héricourt est Oyricourt. Il est mentionné pour la première fois dans une charte en 1173. Par des écrits datant de 1282 et 1321, Oyricourt est devenu définitivement Héricourt.

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Bataille de Héricourt

La bataille de Héricourt s'est déroulée le 13 novembre 1474 entre les troupes du comte Jacques de Savoie, allié du duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, les Confédérés suisses et leurs alliés des villes impériales.

En raison de l'arrestation et de l'exécution de son frère, Pierre de Hagenbach, bailli de Charles le Téméraire dans les territoires du Haut-Rhin, Étienne de Hagenbach ravage les villes qui se sont révoltées.

Les Confédérés suisses et leurs alliés (Basse Ligue, villes autrichiennes d'Alsace et impériales de Souabe), de leur coté, ont conclu un accord avec le roi de France, Louis XI, dont le but est de briser la puissance du duc Charles, son ennemi.

Dès que les ravages de Étienne de Hagenbach sur les villes qui leur sont alliées sont connus, les Confédérés déclarent la guerre au duc de Bourgogne, se mettent en marche et le 8 novembre 1474 installent le siège devant la ville de Héricourt, où Étienne de Hagenbach et ses troupes se sont réfugiés.

Le duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, est fort occupé au siège de la Neuss et ne peut pour l'instant pas intervenir. Les attaquants, après avoir bombardé intensivement la ville, font une brèche dans la muraille et, au vu de la tournure des événements, les assiégés, mal approvisionnés, se rendent. La ville de Héricourt est prise le 12 novembre 1474.

Entre temps, le comte Henri de Neuchâtel-Blamont, maréchal de Bourgogne, se porte au secours des assiégés. Il est épaulé par les troupes du comte Jacques de Savoie, comte de Romont et gouverneur de Bourgogne, en tout environ 6800 hommes. Le comte de Romont lève aussi environ 5000 mercenaires lombards, qu'il presse de venir le rejoindre.

Les Confédérés repérèrent leur avancée le 13 novembre, lèvent le camp et attaquent. Les mercenaires italiens, fatigués par la marche forcée au travers des Alpes et du Jura, lâchent pieds presque aussitôt. Les milices de Franche-Comté se retrouvent donc seules devant 18 000 ennemis, piétaille et cavaliers suisses et autrichiens. L'armée du comte de Romont, écrasée par les forces en surnombre des Suisses et des Autrichiens, est mise en déroute. La victoire des alliés du roi de France, Louis XI est totale.

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Gare d'Héricourt

La gare d'Héricourt est une gare ferroviaire située sur la commune d'Héricourt, dans le département de la Haute-Saône.

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Héricourt (Pas-de-Calais)

Carte de localisation de Héricourt

Héricourt est une commune française, située dans le département du Pas-de-Calais et la région Nord-Pas-de-Calais.

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Montbéliard

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Montbéliard (en franc-comtois : Monbyai ) est une commune française, située dans le département du Doubs et la région Franche-Comté. Les habitants de Montbéliard sont appelés officiellement les Montbéliardais, mais ont le surnom de "Trissus" suite aux dérangements gastriques causés par la consommation, aux siècles derniers, de vin aigrelet fabriqué à partir des vignes poussant sur les collines du pays. Un ancien nom germanique de Montbéliard fut Mömpelgard.

La première trace écrite de la ville (Montem Billiardae) date de 935. Il s’agit alors d’un petit groupe d’habitations situé sur un rocher fortifié surplombant le confluent de l’Allan et de la Lizaine. Le nom de "Montbéliard" vient d'un prénom féminin d'origine germanique. Les alentours du site de Montbéliard étaient déjà très développés dès l'époque antique, comme en témoigne les ruines du théâtre gallo-romain de Mandeure. Jusqu'au VIIe siècle, la région de Montbéliard est dominée par cette cité. Ensuite, Montbéliard devient la nouvelle puissance locale. Le château apparaît au XIe siècle pour consolider les frontières face aux invasions hongroises. Le comte Louis (proche de l'empereur), qui détient la Haute-Lorraine, le comté de Bar et le Sugdau, se marie en 1044 avec Sophie de Lorraine (proche des Capétiens) pour conserver Montbéliard.

Après la construction du château au XIe siècle, le châtel « derrière » est construit pour agrandir le château initial (châtel « devant »). L'église Saint-Pierre et quelques habitations apparaissent en même temps. Au XIIe siècle, un bourg castral s'établit en avant du châtel « devant ». Le bourg Vautier survient le siècle suivant devant le châtel « derrière ». La ville s'agrandit jusqu'au XIVe siècle puis décline à cause de la peste. L'événement majeur durant cette période est la signature de la Charte de franchise de 1283, elle va fixer le statut de la ville jusqu'en 1793. Renaud de Bourgogne donne l'autonomie à Montbéliard en échange du payement de la toisé (impôt calculé par rapport à la largeur de la façade des habitations). L'administration est dirigée par le Conseil des XVIII, composé de deux représentants élus par guet (quartier). Ce Conseil des XVIII élit et assiste les neuf bourgeois qui sont les vrais maîtres de la ville. Les notables sont les anciens membres de ces deux conseils. Tout ceci forme le Magistrat (ou conseil de ville).

Plusieurs dynasties se sont succédé : les Mousson, les Montfaucon, la famille de Chalon, puis Montbéliard revient dans l'escarcelle des Montfaucon. Henri, fils d'Étienne de Montfaucon meurt en croisade à Nicopolis en 1396. À la mort d'Étienne de Montfaucon, ses enfants ont tous disparu, mais peu avant son décès, il nomme Henriette, (l'une de ses petites-filles) héritière de ses biens et la fiance à Eberhard IV de Wurtemberg. Le mariage eut lieu en 1407. Le comté de Montbéliard passe donc dans le giron de cette famille germanique et devient en même temps une terre d'empire. Cette nouvelle alliance apporte la seigneurie alsacienne de (Riquewihr, et le comté d'Horbourg). Elle s'ajoute aux seigneuries comtoises (Clerval, Passavant) et à celles d'Héricourt, Etobon, Blamont, Clémont. Au XVe siècle, Montbéliard a une superficie de 5 hectares et une population estimée à 1500 habitants, l'architecture des habitations est très proche du style alsacien. La production artisanale est active et organisée en "chonffes" (corporations) qui réglementent scrupuleusement les corps de métiers.

Montbéliard est donc une enclave dans le royaume de France ; la ville est influencée par la Franche-Comté espagnole, le Saint-Empire dont elle est vassale et voisine, de la Suisse mais la langue utilisée reste le français. Le comte de Montbéliard (qui peut être le duc de Wurtemberg ou son cadet) crée le Conseil de Régence composé de 10 membres nommés par lui-même, c'est un conseil des finances, des ecclésiastiques et un tribunal seigneurial. La ville se remet petit à petit des pertes humaines dues à la peste et des destructions des troupes lors de la guerre de Cent Ans (surtout celles des Écorcheurs en 1438/1439 et 1444/1445) et des guerres de Bourgogne.

Ces calamités provoquent une crise de la foi chez les fidèles, visible avec la multiplication des procès de sorcellerie. La richesse du clergé local et ses abus sont dénoncés. Guillaume Farel, appelé par le duc Ulrich VI de Wurtemberg, arrive en 1524 dans cette ambiance propice à ses prédications protestantes. Son intégrisme conduit à l'envoi de Capucins par l'archevêque de Besançon qui menace ensuite d'excommunion Interdit (droit canonique) les habitants de la ville. Farel est expulsé de Montbéliard en mars 1525 et laisse la ville à moitié convertie au luthéranisme. Le duc Ulrich insiste et envoie le pasteur Pierre Toussain. Il termine l'œuvre de Farel : en 1537 le culte de l'image est supprimé, les confréries sont abolies et des écoles protestantes pour filles et garçons voient le jour ; la plupart des instituteurs sont des pasteurs. En 1538, Montbéliard est devenu protestant et Toussain prêche alors dans tout le comté, il devient surintendant de l'Église nouvelle. L'intérim de Charles Quint rétablit le catholicisme de 1547 à 1552, puis le luthéranisme est restauré. Georges Ier de Wurtemberg s'oppose au désir du Magistrat d'appliquer le calvinisme. La paix d'Augsbourg en 1555 impose le luthéranisme définitivement à Montbéliard sur toutes les autres formes de christianisme. Georges Ier crée une bourse pour envoyer en formation ses pasteurs à l'université de Tübingen dans le Wurtemberg.

De 1558 à 1561, une régence est instaurée en attendant la majorité de Frédéric Ier de Wurtemberg ; ses devanciers ont imposé le Luthéranisme. La Réforme religieuse dans la principauté se fortifie. Mais des calvinistes en nombre qui fuient les guerres de religion en France se refugient dans la principauté. Toussain est mis à le retraite en 1573. Le prince Frédéric est maintenant au pouvoir. Dès lors, un antagonisme religieux s'instaure. Un colloque entre les deux partis est arbitré par le Prince en 1586, mais ce dernier échoue. Fidèle à ses convictions, Frédéric (summus episcopus) impose plus que jamais le Luthéranisme qui devient religion d'État. Les calvinistes sont tenus de se conformer à sa doctrine et ceux qui s'y opposent doivent quitter la Principauté. La sorcellerie est combattue (38 personnes brûlées de 1555 à 1618). Après le siège de la ville de décembre 1587 à janvier 1588 par le duc de Guise, la situation s'améliore. Le temple Saint-Martin est érigé à partir de 1601 et le luthéranisme est cette fois définitivement établi en échange de la confirmation de la Charte de Franchise de 1283. Par le talent de son architecte Schickhardt, Frédéric Ier va alors entreprendre l'agrandissement de la ville avec un nouveau quartier : la "Neuve-ville" ; au château avec la construction de l'Hôtel des gentilhommes et l'extension de la Halle au grains, avec la construction d'une bibliothèque, d'une école latine (collège) et d'une académie universitaire. Une imprimerie (1587), une papeterie et un jardin botanique seront encore créés. Les forges de Chagey, les salines de Saulnot sont consolidées. Son fils Jean-Frédéric de Wurtemberg poursuit son œuvre. Claude Flamand, successeur de Schickhardt, parachève la Neuve-ville, la citadelle est terminée, les forges d'Audincourt sont construites, l'agriculture et l'élevage sont modernisés. En 1618-1620, on dénombre dans la ville 4 000 habitants environ.

Les Habsbourgs veulent imposer le catholicisme dans tout l'empire. Montbéliard reste neutre et essaye de montrer sa fidélité. Jusqu'en 1630, les conflits sont évités. Léopold-Frédéric de Wurtemberg doit faire face ensuite aux mouvements des troupes suédoises et impériales qui passent par la porte de Bourgogne. En 1633, le comte demande l'aide de la France et reçoit 750 soldats qu'il doit loger et entretenir. La France étant ennemi de l'empire, Montbéliard est alors attaqué et Léopold-Frédéric doit s'exiler en Suisse. 20000 soldats français arrivent en renfort et Montbéliard arrive à résister. Toutefois, les conséquences sur la population sont dramatiques. La famine éclate en 1635, les épidémies suivent avec l'afflux de réfugiés et tuent la moitié de la population, des villages disparaissent et la mortalité est élevée.

Georges II de Wurtemberg monte sur le trône en 1662. Le pays de Montbéliard se reconstruit mais est déjà sous la menace française. En effet, l'Alsace devient française en 1668, la Franche-Comté en 1674 et la cité se retrouve encerclée. La France occupe alors le comté de 1676 à 1698, Georges II s'enfuit à Bâle puis en Silésie avec toute sa famille. Le Magistrat et le Conseil de Régence gouvernent. Toutefois, la France prend ses aises: le château est pillé ainsi que les archives, les revenus du comte sont saisis, la citadelle et les remparts sont détruits. De plus, les habitants doivent loger les soldats. Le traité de Ryswick permet la fin de l'occupation et le retour du comte. Georges II doit réinstaurer le luthéranisme mais suite à une nouvelle occupation de la France en 1699, un curé royal est installé et l'église Saint-Mainbœuf (au château) devient catholique. Les seigneuries dépendantes (appelées aussi Quatre Terres) du comté de Montbéliard sont perdues et converties au catholicisme.

Léopold-Eberhard de Wurtemberg (1699-1723). Fils unique de Georges II, il combat Louis XIV tout comme l'avait fait son père défunt. Il se marie à Anne-Sabine Hedwiger, fille d'un capitaine qu'il connut au cours d'un séjour en Silésie. Durant son règne, Léopold-Eberhard s'est surtout distingué par son goût du lucre et par ses moeurs déplacées (on lui comptait 4 maîtresses avec qui il eut de nombreux enfants illigitimes). Toutefois, il sut relancer l'économie montbéliardaise en faisant venir des paysans alsaciens et des anabaptistes. Une descendance de cette communauté subsiste encore dans le pays. Léopold-Eberhard entre en conflit avec les bourgeois en 1704 en raison de la multiplication des taxes qu'il décrète et son ingérence dans les prérogatives du Magistrat (Conseil de ville). Une plainte est déposée à la Cour Impériale de Wetzlar. Le prince refuse toute concession et arrête le bourgeois en chef, les archives sont saisies et la garde bourgeoise est désarmée. Le Magistrat est dissout et le prince nomme tout bonnement ses hommes. Les bourgeois exilés déposent une requête envers l'empereur Joseph Ier qui force Léopold a signé le "traité amiable" en 1708. Les bourgeois destitués sont rétablis dans leur fonction et les taxes sont remises aux taux de 1704. Le prince meurt à l'âge de 53 ans sans héritier légitime et sans prospérité. Quand ses obsèques furent achevées, les habitants du pays eurent le sentiment que le plus calamiteux des règnes qu'ils eussent connus venait de prendre fin.

La France est affaiblie mais elle défend les intérêts de Georges-Léopold de Sponeck, un bâtard de Léopold-Eberhard, pour enrayer la succession de Eberhard-Louis de Wurtemberg. L'affaire n'aboutit pas. Le conseil de Régence intègre Montbéliard à la zone monétaire de la France (livre tournois) en 1726. La ville est occupée par la France durant la guerre de succession de Pologne de avril 1734 à octobre 1735. La France maintient une forte pression douanière, et les habitants du pays de Montbéliard se lancent dans la contrebande, notamment de tabac, et exporte en Suisse.

Depuis le décès du prince Léopold-Eberhard (1723), il n'y a plus de princes-résidents à Montbéliard. Eberhard-Louis de Wurtemberg (1723-1733) conduit depuis Stuttgart un règne de 10 ans sans histoire par l'intermédiaire de son conseil de Régence. Charles-Alexandre de Wurtemberg (1733-1737), son cousin, lui succède. Il se convertit au catholicisme mais maintient le luthéranisme à Montbéliard et respecte la charte de franchise. Son fils, Charles II de Wurtemberg ( où Charles-Eugène, 1737-1793) laisse le pouvoir, tout comme son père, aux mains du conseil de Régence. En 1769, il nomme son frère cadet Frédéric-Eugène Stathouder du comté de Montbéliard où il s'installe en 1769. Il fit construire un château à Etupes, village à proximité de Montbéliard (la belle résidence d'été fut détruite quelques années après la Révolution) Frédéric-Eugène fut donc le dernier prince-résident et il s'enfuira avec toute sa famille dans le Wurtemberg à l'arrivée des premiers soldats de la Révolution.

Les récoltes sont plus productives, les épidémies sont moins violentes, la famine a disparu même si des disettes ont lieu en 1770-1771 et 1788-1789. La population passe de 12 000 à 26 000 habitants mais elle se ruralise car la ville ne passe que de 2900 à 4000 habitants. Une émigration se développe, une communauté montbéliardaise se forme même au Canada dans la région du Nouveau-Brunswick. Les exploitations étaient petites et vivrières avec souvent une chenevière. Les familles anabaptistes avaient les plus grandes terres. L'artisanat était actif avec une omniprésence du textile (verquelures, tanneurs), il était organisé par des corporations. Frédéric Japy commence ses premières montres, les Forges d'Audincourt sont en plein essor. Le commerce suit la même dynamique. 50 marchands se réunissent aux Halles chaque semaine et une foire mensuelle est organisée. La contrebande de tabac était prospère.

Les pasteurs sont bien formés et cultivés. Ils doivent faire face au piétisme qui prône une accentuation trop prononcée de la piété. Toutefois, la vie religieuse est assez calme ; la recette ecclésiastique est fournie ; un Conseil réunit tous les pasteurs du comté de Montbéliard et les pasteurs ruraux doivent prêcher à Saint-Martin une fois par an. Une caisse est créée pour la retraite des pasteurs et les veuves. Le Grand Consistoire juge les mœurs avec rigueur. L'hôpital, l'orphelinat et les écoles sont bien gérés. La tolérance règne, les calvinistes font leur culte en privé, les anabaptistes vivent à l'écart, les catholiques peuvent pratiquer en public. Il n'y a pas de persécutions.

À partir de 1789, un petit parti pro-français naît. En 1792, le Stathouder Frédéric-Eugène ne répond guère aux doléances de ses sujets car le pays confiné dans ses frontières vit un marasme économique sans précédent et l'on a faim. Une ceinture douanière renforcée isole le comté de Montbéliard et plus rien ne s'échange avec la France. Le parti révolutionnaire tente de prendre le pouvoir. Finalement, les soldats de la Révolution arrivent, et Montbéliard est annexé sans combats le 10 octobre 1793 par le Conventionnel Bernard de Saintes. Les commerçants, et surtout les industriels avaient subrepticement oeuvré à l'annexion, car elle permettait sans contraintes de leur ouvrir un grand marché pour leurs produits. L'abolition de la douane mettait donc un terme aux corporations étouffantes. Le Stathouder Frédéric-Eugène prend la fuite avec sa famille ... La Révolution française crée un bouleversement dans les us et coutumes des habitants du pays. Mais ce changement, dans un premier temps, est plutôt bien accueilli car il semble apporter plus d'égalité et tolère la religion réformée. En revanche, les impôts sont augmentés. Le rattachement à la France apporte aussi son lot de confusions et de spéculations dans les monnaies ...

Montbéliard est d'abord rattaché à la Haute-Saône et devient chef-lieu d'un district le 11 octobre 1793. En 1797, la ville est rattachée au Mont-Terrible avec pour chef-lieu Porrentruy (Suisse) qui à ce moment là faisait partie de la France. Mais ce rattachement est jugé contre-révolutionnaire et Montbéliard est rattaché alors au Haut-Rhin. En 1801, le traité de Lunéville reconnaît officiellement Montbéliard ville française. En 1814, le tsar Alexandre Ier voyage et arrive dans la ville. Il veut connaître les lieux où sa mère, Sophie-Dorothée de Wurtemberg a vécu avant d'épouser le tsarévitch Paul, fils de la Grande Catherine de Russie ... Le maire Rossel négocie le rattachement définitif au Doubs, en 1816, la ville devient une sous-préfecture qu'elle est encore actuellement.

Montbéliard avait sa guillotine mais elle n'a jamais été utilisée. La loi du maximum des salaires et des prix, les mobilisations pour l'armée étaient mal acceptées. Le culte de l'Être suprême était rejeté par les Luthériens. D'ailleurs, les cultes religieux étaient interdits pendant un temps, les pasteurs ne sont plus payés, les écoles luthériennes sont fermées. Le concordat de Napoléon corrige la situation. L'Église luthérienne est rattachée à Strasbourg, le temple est restauré. Les châteaux de Montbéliard et d'Etupes subissent des dégâts. Ils sont pillés, le premier devient un hôpital militaire, le second est détruit. En revanche, l'économie tourne bien grâce à la suppression des frontières. La famille Sahler emploie 800 ouvriers dans la rue de la Schliffe pour la confection de vêtements.

Montbéliard est un bourg rural avant tout. La ville se spécialise dans l'élevage, la fameuse race de vache Montbéliarde est appréciée et reconnue en 1889 grâce au député Jules Viette. Le blé et l'orge étaient cultivés pour la bière, et on trouvait même un peu de vignoble. Jusqu'à la première guerre mondiale, Peugeot et Japy ne dominaient pas encore la région. L'horlogerie est omniprésente avec deux grosses entreprises : Vincent-Rouse et Marti. Le textile était dominé par les familles Sahler et Bourcard. Les tanneries, les tuileries tenues par les Italiens, les usines de bois Schwander, les usines d'outillage Goguel et d'autres petites fabriques font tourner le reste de l'économie. Le commerce est monopolisé par les Juifs, la gare et le tramway apparaissent, les banques familiales Morel et Goguel s'occupent du secteur financier au début du XIXe siècle. Les dirigeants, pour la plupart, sont des luthériens, ils dominent la vie politique et jouent un grand rôle social. Les classes moyennes se développent à la fin du siècle et commencent à avoir un poids politique. Les classes populaires vivent mal : disettes, alcoolisme, logements insalubres, conditions de travail dures … Toutefois, les mouvements sociaux sont rares à cause de la petite taille des entreprises.

La restauration française redonne le pouvoir aux notables luthériens. Le Second empire est mal accueilli mais finalement devient populaire car l'Empereur fait construire la voie ferrée qui permet le développement de la ville. La libéralisation de Napoléon III amène la concurrence et une opposition républicaine surgit avec Jules Viette et le député Dorian. La Guerre franco-allemande de 1870 survient et la ville est occupée le 8 novembre 1870 par les Prussiens. En janvier 1871, l'armée de la Loire, dite de Bourbaki, arrive massivement sur les hauteurs de Montbéliard. Son but est de couper les lignes de communication allemandes et de délivrer Belfort où le Colonel Denfert-Rochereau s'est enfermé avec ses troupes dans la citadelle. La délivrance échouera. À la signature de l'armistice, L'Alsace est annexée à l'Allemagne, mais Belfort recouvrera son identité française. Montbéliard, au sud, ne sera pas inquiété. Le premier député socialiste, Ablitzer, est élu en 1912. La mairie est dominée par les Luthériens jusqu'en 1900 avec une arrivée progressive de maires républicains. Le parti radical gagne en influence avec la montée des classes moyennes. Montbéliard n'est pas touché par le boulangisme et l'affaire Dreyfus grâce à l'esprit tolérant de ses habitants.

La population passe de 3 823 habitants en 1815 à 10 400 en 1913. L'ouverture de la région grâce au canal, le chemin de fer, la route Porrentuy-Montbéliard-Belfort ont permis une immigration. La gare, construite en 1852, va permettre l'essor industriel. L'exode rural devient alors très fort mais aussi des Italiens travaillant dans le bâtiment, les Suisses dans l'horlogerie et les optantes (réfugiés alsaciens) nourrissent la démographie. L'espérance de vie est de 47 ans pour les hommes et 49 ans pour les femmes, la mortalité infantile est de 20 %. Le réseau hydrographique dense empêche l'expansion de la ville et provoque des inondations.

L'enseignement et la culture sont dominés par l'Église luthérienne jusqu'à la IIIème République. "L'école modèle" est fondée par l'Église en 1838 pour former les instituteurs, le collège universitaire créé en 1811 est sous son contrôle, les cours du secondaires pour jeunes filles sont donnés par les pasteurs. La société d'émulation est créée par des médecins luthériens en 1851. La bibliothèque est fondée en 1819 par Duvernoy. L'anti-cléricalisme apparaît sous la IIIe République et l'Église luthérienne perd en influence. Les catholiques sont très présents dans le monde ouvrier ; Après la démolition de l'église Saint-Maimboeuf au château, une nouvelle est érigée au Faubourg (autrefois la "Neuve-ville"). Son emplacement n'est pas le fruit du hasard : L'édifice "écrase" de sa masse le temple St-Georges (construit sous l'Ancien Régime par le prince Georges II) afin marquer la reconquête du catholicisme dans la ville. L'enseignement primaire ne se développe qu'à partir de 1900 avec la construction de 3 écoles. Une École normale d'instituteurs est créée aux Huisselets en 1880 par Jules Viette puis devient un lycée professionnel en 1892. À la veille de la première guerre mondiale, les écoles sont devenues laïques. La vie intellectuelle reste dominée par les Luthériens avec leur empreinte dans l'imprimerie et la presse ("Le 14 juillet", "le Pays de Montbéliard") mais aussi le sport (cyclisme, gymnastique).

Voir la liste des comtes de Montbéliard.

Le Comté de montbéliard et les quatre seigneuries de Blamont, Clémont, Héricourt et Châtelot formaient l'ensemble de la Principauté de Montbéliard.

Autre source : "Le Roman d'une Principauté" Auteur D. Seigneur. Éditions Cêtre, Besançon.

Montbéliard, ville de l'est de la France est situé dans le nord-est de la Franche-Comté, dans la trouée de Belfort. Elle est centre d'une agglomération de 119 059 habitants et, avec sa proche voisine Belfort, forme la plus grande aire urbaine de la région avec 285 026 habitants.

La commune de Montbéliard et la communauté d'agglomération du Pays de Montbéliard sont membres du syndicat mixte de l’aire urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt-Delle.

La communauté d'agglomération du Pays de Montbéliard, l'une des plus efficaces de France, en effet beaucoup de tâches dites de « ville » (logement, développement urbain, taxe industrielle, développement touristique) sont gérées par la communauté qui regroupe plus de 125 000 habitants.

Les Conseils de Quartiers se sont installés à Montbéliard ! Venez visiter le blog !

Montbéliard est classée ville d'art et d'histoire.

On peut également la servir avec de la cancoillotte chaude et du roësti ou fraîche cuite en papillote.

On ne peut pas parler de gastronomie sans évoquer une des meilleures races de vaches laitières, la race montbéliarde. Présentée la première fois en 1872, la race fut reconnue officiellement en 1889.

On doit également citer la pomme de terre, destinée au bétail mais qui fut consommée par la population de la région, pour raison de famine. Ce tubercule fut introduit au XVIe siècle par Jean Bauhin et son frère Gaspard dans le pays de Montbéliard, un siècle avant que Antoine Parmentier ne la « découvre » en 1771.

Depuis quelques années la ville de Montbéliard développe son pôle technologique.

Lié au duché du Wurtemberg et à la religion luthérienne du XIVe siècle au XVIIIe siècle, le pays de Montbéliard a donc développé son propre style de meubles (renaissance germanique dit "meuble protestant") très différent du style franc-comtois.

Ce style se caractérise en un meuble (principalement armoire ou buffet) composé de deux corps juxtaposés et identiques. Le plus remarquable et probablement unique en France, est la présence de poignées de chaque coté de la partie haute et basse, pour un déplacement aisé. À l'origine, le meuble était composé de deux coffres mis l'un sur l'autre, les poignées étaient très utiles pour déménager rapidement chaque élément lors des guerres et invasions très fréquentes du comté de Montbéliard à une certaine époque. Les "coffres" étaient ainsi transportés à l'abri dans les forêts ou les grottes de la région.

Les bois utilisés étaient le chêne, le noyer (pour les meubles les plus riches), mais aussi les arbres fruitiers (pommier, poirier, cerisier, merisier…) plus aisés à sculpter. Les sculptures se composent, sur le fronton : de godron, de grives, de grappes de raisin. Les ferrures sont très travaillées et les poignées sont en acier forgé. L'assemblage est toujours réalisé par chevillage et ne comportait aucun clou. Les meubles les plus riches comportaient des colonnes torsadées pleines ou évidées. Le fond était toujours en bois de sapin.

Un très belle collection se trouve au musée Jouffroy du château de Belvoir, ainsi qu'au musée du château et au musée Beurnier à Montbéliard.

Une exceptionnelle collection se trouverait dans une des salles du palais des tsars de Saint-Pétersbourg. Meubles apportés en Russie par une des descendantes des Wurtemberg, la princesse Sophie-Dorothée de Wurtemberg qui épousa en 1776 le grand-duc Paul (famille des Romanov), devint tsarine sous le nom de Maria-Féodorovna. Le couple eut 10 enfants, dont Nicolas Ier et Alexandre Ier, tsars de Russie.

La ville de Montbéliard fut la première ville après la Seconde Guerre mondiale à développer un partenariat avec une ville allemande. Il s'agit de Ludwigsburg (traduit « mot-à-mot » par le Bourg de Louis). D'ailleurs le pont reliant le quartier de la prairie à la zone commerciale du Pied Des Gouttes porte son nom.

NB : en allemand, Montbéliard se dit Mömpelgard ou Mümpelgart (Histoire du Pays de Montbéliard de Louis Renard, édition 1950).

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Adolphe Kégresse

Voiture du tsar équipée par Kégresse (1917)

Adolphe Kégresse, né à Héricourt (Haute-Saône) en 1879, mort à Croissy-sur-Seine en 1943.

Après avoir suivi les cours d'une école technique de Montbéliard, il partit en 1905 à Saint-Pétersbourg. Mécanicien très inventif, il commença sa carrière comme responsable technique du premier garage impérial du tsar Nicolas II de 1906 à 1917. En 1910, à la demande du tsar, il met au point des autochenilles originales (à partir de véhicules Packard, Mercedes-Benz et Delaunay-Belleville) capables de se déplacer facilement, particulièrement dans la neige. Il expérimente divers matériaux légers et souples comme des cordes, des courroies de cuir tressé et du caoutchouc armé. Il avait ainsi inventé le principe du « halftrack » qui fut largement utilisé par la plupart des armées pendant la Seconde Guerre mondiale.

Outre les véhicules impériaux, son système s'appliquera à des véhicules de l’armée russe dès 1914 en particulier des ambulances Packard et des auto-mitrailleuses Austin-Putilov qu'utilisèrent plus tard les bolcheviks.

Rentré en France, c'est avec Citroën qu'il crée un département de véhicules « tout terrain » en 1919. Les véhicules équipés du système Kégresse-Hinstin seront produits de 1921 jusqu'en 1937.

Ces véhicules connurent un certains succès et différentes versions ont été utilisées par l'armée en France mais aussi à l'étranger par des services publics (Postes, Douanes) ou par l'armée dans les pays tels que la Belgique, le Chili, la Grande-Bretagne, la Hollande, la Pologne, l'Espagne, etc.

Après avoir quitté Citroën, Kégresse continue ses travaux de recherche. En 1935 il met au point une boîte de vitesses automatique dénommée « AutoServe » et en 1939 il essaie une chenillette électrique télécommandée.

Durant toute sa vie, Kégresse déposa plusieurs centaines de brevets de toutes sortes mais la plupart concernant des organes automobiles.

Ce système de chenilles, adaptable aux châssis existants, est composé d'une bande épaisse de caoutchouc moulé et armé s'enroulant sur deux poulies dont l'une est motrice et l'autre libre sur un essieu porteur constituant ainsi un bogie à deux essieux ayant une assez large liberté de tangage pour s'adapter au terrain accidenté. La poulie motrice (diamètre 500 mm) est à deux joues mobiles enserrant la chenille en fonction des efforts demandés lors de la traction ou du freinage. Un train de 4 galets groupés deux à deux assure la fonction porteuse. Les principaux intérêts du système par rapport aux chenilles classiques sont sa légèreté et son fonctionnement relativement silencieux. Son plus gros défaut était la durée de vie assez faible de la bande sans fin (2000 à 6000 km).

Avec l'ingénieur Jacques Hinstin en 1922, Kégresse finalise le premier véhicule « tout terrain » Citroën K1 qui est un châssis C 5cv équipé du système. Le système « Kégresse-Hinstin » équipera beaucoup d'autres modèles comme les C4 et C6.

Des véhicules Citroën équipés de « Kégresse » sont fabriqués jusqu'en 1937 (P107 par Unic) et durant cette période le système se perfectionna tout en conservant le principe d'origine : les modifications portaient sur l'entraînement de la chenille et sur le renforcement de celle-ci par une association de plaques métalliques et de blocs de caoutchouc.

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Source : Wikipedia