Hérédité

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Posté par woody 15/03/2009 @ 22:07

Tags : hérédité, sciences de la vie, science

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Hérédité

L'hérédité (du latin hereditas, « ce dont on hérite ») est la transmission de caractéristiques des ancêtres à leurs descendants, quel que soit le mode de cette transmission. Le plus souvent, on désigne par hérédité la transmission de caractères biologiques.

Bien avant d'être reprise dans un cadre biologique, la transmission héréditaire a décrit un fait juridique : un fief, un titre, un office pouvaient être héréditaires, c'est-à-dire transmis par héritage. Il faut donc être très prudent dans l'usage de ce terme. Il est juste de dire que le métier est héréditaire dans une société où l'on est forgeron de père en fils. Cela ne signifie bien sûr pas que les descendants soient génétiquement des forgerons.

On peut faire la distinction entre l'Hérédité sociale (ou acquise) et l'Hérédité génétique (ou innée).

Dans l'Hérédité acquise, on trouvera tous les caractères hors génétiques qui viennent de l'imitation ou de l'opposition aux parents et au milieu social fréquenté: la langue maternelle, la culture, les valeurs, le métier, la fortune, les idées politiques....

L'Hérédité innée concerne uniquement les caractères génétiques transmis par les parents. L'utilisation du terme hérédité en biologie ne s'est mise en place qu'au cours du XIXe siècle. Ainsi Louis Pasteur parle d'hérédité, pour la transmission de particules infectieuses entre deux génération de papillon. Il parle d'hérédité congéniale pour sous-entendre le caractère génétique (le terme génétique n'existait pas à cette époque).

Cette confusion qui perdure jusque la fin du XIXe siècle montre qu'il y eu longtemps confusion entre la constitution physiologique et le statut social.

La discipline qui étudie l'hérédité biologique est la génétique. C'est une discipline récente, qui s'est constituée au cours des XIXe et XXe siècles, au fur et à mesure des découvertes conceptuelles et expérimentales.

Au XIXe siècle, Mendel formule et démontre des règles de transmission des caractères, les lois de Mendel, qui sont à la base de la génétique formelle. Parallèlement, les premières expériences de biologie cellulaire montrent l'importance des chromosomes dans cette transmission des caractères.

Il fallut attendre en 1943 la démonstration par Oswald Avery que l'ADN était bien le support de l'information génétique, et la découverte de sa structure en double hélice par Watson et Crick en 1953, pour commencer à comprendre les fondements moléculaires des lois de Mendel.

L'hérédité mendélienne régit la plupart des caractères.

Chez les organismes diploïdes comme les humains, chaque individu possède deux copies de chaque gène, une copie venant de la mère et l'autre du père (exception : les gènes des chromosomes sexuels). Si ces deux versions sont identiques, l'individu est dit homozygote pour le gène considéré. Dans le cas contraire, il possède deux versions différentes (deux allèles différents), et il est dit hétérozygote pour ce gène.

Par exemple, un enfant possédant deux fois l'allèle « A » pour le gène du groupe sanguin sera de groupe A, alors qu'un enfant hétérozygote avec un allèle « A » et un allèle « B » sera de groupe AB. Ces deux allèles s'expriment également : on parle de codominance. Mais tous les allèles ne sont pas codominants : l'allèle O (zéro, c'est-à-dire pas de marqueur) ne l'est pas. Un homozygote « O/O » est de groupe O, mais un hétérozygote « A/O » est de groupe A, « B/O » de groupe B. On dit que l'allèle O est récessif, et les allèles A et B dominants par rapport à O.

Il existe des caractères qui ne suivent pas les lois de la génétique mendélienne, on parle alors d'hérédité non-mendélienne.

Il peut s'agir d'une forme d'hérédité extranucléaire, qui correspond à la transmission des caractères liés à l'ADN présent non dans le noyau mais dans des organites à doubles membranes comme les mitochondries (organites de la respiration cellulaire) et les chloroplastes (organites de la photosynthèse chlorophyllienne). En général ces organites sont apportés par l'ovule. Par exemple, le spermatozoïde humain laisse ses mitochondries hors de l'ovule lors de la fécondation. Les caractères sont donc issus des mitochondries maternelles : on parle de transmission mitochondriale matrilinéaire. On retrouve ce mode de transmission héréditaire dans les maladies mitochondriales.

Il existe également une autre voie d'hérédité qualifiée d'hérédité cytoplasmique où ce sont des composants comme les protéines qui sont transmis. C'est le cas pour la transmission de l'ESB et d'autres maladies à prions.

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Hérédité par mélange

La théorie de l'hérédité par mélange est une théorie de l'hérédité, aujourd'hui abandonnée, suppose que le phénotype d'un individu provienne du mélange dans certaines proportions des influences parentales. Ainsi, selon cette théorie, les caractères des parents se combinent dans la progéniture.

Charles Darwin faisait partie de ceux qui pensaient en terme de "mélange des caractères héréditaires".

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Hérédité de la pairie

Dans les pays où existe une chambre haute dont les membres sont nommés à vie par la Couronne (pairs), l’hérédité de la pairie est la possibilité pour les pairs de transmettre à leurs descendants leur titre et, avec lui, leur droit de participer à la conduite des affaires politiques.

En France, la question de l’hérédité de la pairie fait l'objet de débats enflammés à l'occasion de la révision de la Charte de 1814 au moment de la fondation de la monarchie de Juillet, en août 1830.

La Charte a attribué le pouvoir législatif au parlement, composé de deux chambres : la Chambre des députés et la Chambre des pairs. Les pairs de France sont nommés par le roi de manière discrétionnaire ; mais certains d'entre eux sont héréditaires et peuvent donc transmettre leur titre à leurs descendants. La pairie constitue ainsi un troisième pouvoir, entre la couronne et la ploutocratie dans laquelle se recrutent pour l'essentiel les députés, en raison des règles censitaires. C'est un équilibre subtil, mais c'est aussi une question symbolique : l'attribution par droit de naissance d'une participation au pouvoir politique est perçue par la gauche comme une survivance insupportable de l'Ancien Régime.

En août 1830, l'opposition des républicains entend donc obtenir la modification de de l'article 27 de la Charte de 1814 selon lequel : « La nomination des pairs de France appartient au roi. Leur nombre est illimité ; il peut en varier les dignités, les nommer à vie ou les rendre héréditaires, selon sa volonté. ».

Au Conseil des ministres du 7 août au matin, Guizot demande à Louis-Philippe si, en cas d'émeute déclenchée par un refus d'abolir l'hérédité de la pairie, il autoriserait l'emploi de la force publique ; le lieutenant général répond sans hésiter par la négative. Louis-Philippe n'aime pas les pairs, et considère que l'hérédité de la pairie ne vaut pas une nouvelle crise. Il ne mesure probablement pas pleinement l'enjeu politique de la question : si l'hérédité de la pairie est supprimée, le seul droit de naissance qui subsiste est celui de la Couronne, et il ne tardera pas à être remis en cause à son tour comme une survivance incongrue de l'Ancien Régime. Pour le roi, la pairie héréditaire est un anachronisme, contraire à l'évolution des mœurs et des esprits : les Français, estime-t-il, détestent l'aristocratie. Lui-même ne se sent pas concerné par ce débat car, à ses yeux, il va de soi que les rois sont d'une autre nature que les nobles.

Le Conseil des ministres adopte d'abord une solution de moyen terme : la révision de l'article 27 de la Charte sera renvoyée à la session de 1831. Casimir Perier, qui devient président du Conseil en 1831, est personnellement hostile à l'abolition de l'hérédité de la pairie, mais il sait que ce serait un combat perdu d'avance et il ne cherche même pas à l'engager : le 27 août 1831, il présente à la Chambre des députés le projet de réforme de l'article 23 de la Charte de 1830 élaboré par le gouvernement avec l'accord de Louis-Philippe : la pairie devient viagère mais reste à la libre nomination du roi. Pour empêcher tout rétablissement de l'hérédité de la pairie, il est précisé que cette réforme ne pourra pas être révisée à l'avenir.

Le 19 septembre, Bérenger présente à la Chambre le rapport de la commission que celle-ci a désignée pour étudier le problème. Elle s'écarte du projet du gouvernement en conditionnant la prérogative de nomination du roi, qui ne peut choisir que parmi certaines catégories de notables ayant exercé de hautes fonctions (« capacités ») ou payant au moins 5.000 francs de contributions directes.

Les partisans de l'hérédité font en outre observer que, sous Charles X, la Chambre des pairs, loin de seconder les tendances les plus réactionnaires du gouvernement, s'est au contraire efforcée de les contrecarrer, empêchant notamment le rétablissement du droit d'aînesse et défendant la liberté de la presse.

Les adversaires de l'hérédité de la pairie se situent sur le terrain des principes : pour eux, l'hérédité est un privilège devenu injustifiable et odieux. De plus, ils font valoir que, depuis 1814, peu de pairs ont encore transmis leur titre et que, si la Chambre des pairs a rendu service à la cause libérale, on ne saurait l'imputer à son élément héréditaire.

En définitive, le 10 octobre 1831, la Chambre des députés adopte l'abolition perpétuelle de l'hérédité de la pairie, par une large majorité de 324 voix contre 26.

Ce premier principe posé, les députés règlent les modalités de désignation des pairs. Ils rejettent la proposition du gouvernement (liberté complète du roi) et retiennent le système de la commission en abaissant toutefois le « cens de nomination » à 3.000 francs d'impôts directs. L'ensemble du projet est adopté le 18 octobre par 386 voix contre 40.

L'issue des débats à la Chambre des pairs est plus incertaine. Le 19 novembre, le gouvernement fait donc nommer par le roi une « fournée » de 36 pairs viagers favorables à la réforme, parmi lesquels les généraux Drouet d'Erlon, Drouot, Mathieu Dumas, Exelmans, Flahaut, Pajol, Roguet, de Ségur, l'amiral Jacob, le duc de Bassano, Taillepied de Bondy, le prince de la Moskowa, le fils du général Foy. Grâce à cette manœuvre, le texte voté par les députés, présenté à la Chambre des pairs le 22 octobre, est adopté par celle-ci le 28 décembre par 102 voix contre 68.

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Hérédité non-mendélienne

En génétique, l'hérédité non-mendélienne désigne la transmission héréditaire d'un trait d'un organisme à sa descendance sans altération de la séquence génétique des chromosomes. On emploie ce terme par opposition à l'hérédité mendélienne qui est la forme la plus classique de transmission génétique dont les lois ont notamment été découvertes par Gregor Mendel au XIXe siècle. La transmission non-mendélienne repose sur des mécanismes cellulaires découverts beaucoup plus récemment qui impliquent, en particulier, les organites du cytoplasme, telles mitochondries.

L'hérédité non-mendélienne est impliquée dans différentes pathologies comme les maladies mitochondriales.

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Source : Wikipedia