Grenoble

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Posté par rachel 21/03/2009 @ 16:08

Tags : grenoble, isère, rhône-alpes, france, environnement, grenoble foot, ligue 1, football, sport, fc grenoble, clubs, rugby

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Grenoble

Grenoble#Politique et administration

Le cours Jean Jaurès.

Grenoble est une ville du Sud-Est de la France, chef-lieu du département de l'Isère, ancienne capitale du Dauphiné, capitale des Alpes françaises. Elle est la ville-centre de la deuxième agglomération de la région Rhône-Alpes après celle de Lyon.

En termes de population, Grenoble est la 16e ville intra-muros de France et son agglomération la 12e. Son aire urbaine concentrait 530 506 habitants en 2006 (en prenant les limites de 1999) et 560 222 habitants en 2008.

Ses habitants sont les Grenoblois(es).

La commune de Grenoble est située entre les massifs du Vercors (au Sud-Ouest), de la Chartreuse (au Nord) et la chaine de Belledonne (à l'Est). Elle est approximativement au centre de la partie française des Alpes. Cette position géographique lui vaut le surnom de « capitale des Alpes ».

La ville est principalement bâtie au confluent de l'Isère avec le Drac. Située sur la plaine alluviale de l'Isère, jadis zone glaciaire, Grenoble est une commune disposée sur un large plateau avec un très faible relief. Son altitude moyenne (avec très peu de différence d'un quartier à l'autre) est de 214 mètres, ce qui la rend propice au déplacement à vélo. La ville entourée de montagnes très proches faisait dire à Stendhal « Au bout de chaque rue, une montagne… ». Les sports de montagne et en particulier le ski donnent à Grenoble un attrait touristique certain : une vingtaine de stations de ski entourent la ville dont les plus proches ne sont qu'à trente minutes par la route.

Elle ne fut pas bâtie à l'origine au confluent de ce que l'on appelle symboliquement le serpent et le dragon, du Drac (le dragon) et de l'Isère (le serpent), mais contre la Bastille, au seul endroit de la vallée du Grésivaudan permettant d'accueillir un pont : l'Isère vient alors buter contre la Bastille et ne se perd pas dans des méandres qui bougent sans cesse.

Elle est dominée par la Bastille, une ancienne forteresse défensive construite sur une hauteur culminant à près de 475 mètres et étant accessible depuis le centre-ville par un téléphérique appelé communément « les bulles », devenues depuis un des symboles marquants de la commune. Derrière la Bastille commence le parc naturel régional de Chartreuse.

Grenoble et son agglomération bénéficient d'un climat un peu atypique, avec une amplitude des plus élevées en France. Alors qu'en hiver, la température peut descendre très bas, en été la ville subit les chaleurs les plus fortes du pays. Les montagnes environnantes forment une cuvette géante, dans laquelle la chaleur devient parfois lourde, à cause du manque d'air.

Le climat est semi-continental, mais influencé par le climat méditerranéen, et également influencé par les montagnes environnantes (beaucoup d'orages, et une météo "capricieuse").

Le temps d'ensoleillement annuel est toutefois proche de Toulouse. En effet, on peut avoir de longues périodes d'ensoleillement sur le bassin grenoblois, mais ces périodes sont compensées par de fortes précipitations qui peinent à se déplacer.

Grenoble est reliée au Nord-Ouest à Lyon par l'intermédiaire de l'A48, au Nord-Est à Chambéry par l'A41, au Sud-Ouest à Valence par l'A49 et enfin au Sud l'A51, qui si elle était prolongée, relierait Grenoble à Aix-en-Provence en passant par Gap.

La ville est entourée par deux rocades.

Ce périphérique est donc inachevé.

Depuis des années (au moins 1973), un projet de bouclement de la rocade par le Nord associé à un tunnel sous la Bastille est à l'étude à Grenoble. Cela permettrait de se rendre du Grésivaudan (Nord-Est) au voironnais (Nord-Ouest) sans emprunter la rocade Sud. De plus cela permettrait d'avoir une périphérie routière achevée à Grenoble. Ce projet, qui été soumis à une consultation (très critiquée ) organisée par le Conseil Général de l'Isère, a recueilli une large majorité d'approbation mais ne fait néanmoins pas l'unanimité.

L'agglomération à mis en place des voies supplémentaires à Grenoble-Universités-Gières (réalisé en 2007), pour disposer à l'avenir d'un réseau de trains de banlieue. Ces trains circulant à intervalles très réguliers (déjà toutes les 20 minutes en heure de pointe les jours ouvrables entre Rives et Gières en 2008), devraient allèger une partie du problème de trafic routier qui règne aux heures de pointe. En effet, l'on pourrait atteindre Grenoble en quelques minutes, depuis la banlieue. Ce réseau serait une alternative au métro, qui est impossible à mettre en place à Grenoble à cause des nappes phréatiques et à cause du manque de quai en gare de Grenoble.

Au 1er janvier 2005, l'agglomération grenobloise s'étend sur les communes suivantes : Claix, Corenc, Domène, Échirolles, Eybens, Fontaine, Fontanil-Cornillon, Gières, Grenoble, La Tronche, Le Gua, Meylan, Murianette, Noyarey, Poisat, Le Pont-de-Claix, Saint-Égrève, Saint-Martin-d'Hères, Saint-Martin-le-Vinoux, Saint-Paul-de-Varces, Sassenage, Seyssinet-Pariset, Seyssins, Varces-Allières-et-Risset, Veurey-Voroize et Vif font actuellement partie de la communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole.

Le territoire actuel de cette communauté d'agglomération comptait 389 560 habitants en 1999 (estimé à 398 906 habitants au 1er janvier 2007). L'unité urbaine de Grenoble comptait 419 334 habitants en 1999 et son aire urbaine 514 559 habitants.

1 - L'Île Verte : ce quartier excentré est situé au Nord-Est du centre ville mais indépendant de celui-ci. Son nom vient du fait qu'il est entièrement enserré dans un méandre de l'Isère. On y découvre les trois plus hautes constructions de la ville dénommées les « Trois tours » mesurant chacune 98 mètres de hauteur (sans compter l'antenne de la tour Belledonne) ainsi que le « S », un long immeuble de la forme de la lettre situé près des Trois tours. L'avenue du Maréchal Randon qui mène au CHU de Grenoble situé sur la commune de La Tronche sépare ce quartier en deux parties et est empruntée par la ligne B du tramway grenoblois.

2 - Chorrier-Berriat : également appelé Saint-Bruno en référence au nom de l'église du quartier, cet ancien quartier ouvrier est situé à l'Ouest de la ville. Il est bordé par le Drac à l'Ouest et par le quartier des Eaux-Claires au Sud. Il reste séparé des autres quartiers de Grenoble par la voie de chemin de fer. Ce quartier abrite « Le Magasin », un ancien bâtiment industriel de Grenoble transformé en Centre National d'Art Contemporain (CNAC) où des expositions y ont lieu de façon régulière. On y trouve aussi le Théâtre 145, l'ADAEP, ... Deux marchés importants se déroulent dans ce quartier : celui de la place Saint-Bruno et celui de l'estacade. Le premier est cosmopolite, le second réservé à l'alimentation. Une partie est réservée aux producteurs locaux. Le cours Berriat qui traverse le quartier est emprunté par la ligne A du tramway grenoblois et par la ligne B à partir de l'intersection cours Berriat / rue Abbé Grégoire.

3 - Europole : situé à l'Ouest du centre-ville, derrière la gare SNCF et routière, Europole est le quartier d'affaires de l'agglomération grenobloise. Il fut créé dans les années 1990 sous l'impulsion d'Alain Carignon. Il abrite le World Trade Center (centre de congrès), le nouveau palais de Justice, la cité scolaire internationale, l'école de commerce de Grenoble ainsi que de nombreux sièges d'entreprises dont Schneider Electric. Le nouveau pôle Minatec (micro et nanotechnologies) se trouve à proximité et fait le lien entre Europole et le Polygone scientifique.

4 - Le Polygone scientifique : situé sur la presqu'île, au confluent du Drac et de l'Isère au Nord-Ouest d'Europole, le Polygone scientifique de Grenoble comprend tout un domaine de recherches a la fois privées et publiques qui représente près de 10 000 salariés. On peut citer notamment le CEA, le CNRS, l'ESRF (Synchrotron), l'ILL, l'EMBL ou encore STMicroelectronics, Schneider Electric, Biomérieux et Minatec, le centre européen des nanotechnologies.

Depuis le 1er juillet 2006 est ouvert le pôle d’innovation européen sur les moteurs de recherche de « Yahoo! Search » en France. Ce site de développement a pour but d'innover dans la recherche mondiale et locale sur Internet en se basant sur « Yahoo! Questions-Réponses » . En Europe, seul Barcelone (Espagne) est équipé de tels locaux.

5 - Alpexpo - Grand'Place : grand complexe au Sud de Grenoble comprenant le double centre commercial « Grand'Place - Carrefour Échirolles » (140 enseignes), le parc des expositions Alpexpo (44 950 m²), le centre de congrès Grenoble Alpes Congrès (auditorium de mille places), le Summum (salle de concerts de 5 000 places assises/debout) ainsi que la patinoire Pôle Sud (plus grande patinoire fixe de France avec 3 500 places assises).

6 - Les quartiers sud : les quartiers populaires de la ville s'étendent sur toute sa partie Sud. Les secteurs du Village olympique et de la Villeneuve (Arlequin, Baladins) sont classés en Zone Franche Urbaine. Les secteurs Mistral, Abbaye, Jouhaux sont classés en Zone Urbaine Sensible. Le quartier de la Villeneuve est un grand ensemble construit avec une ambition de mixité sociale, à l'époque où la ville était dirigée par Hubert Dubedout. Des locataires et des propriétaires de leur logement y sont mélangés, autour de vastes espaces verts. L'utopie originelle s'est progressivement transformée en quartier sensible, à la suite de politiques d'attribution des logements sociaux concentrant les difficultés sociales dans les mêmes quartiers.

7 - Le centre-ville  : il s'étend de la gare SNCF et routière jusqu’à l'Île Verte en passant par le centre historique (du XVIe siècle au XVIIIe siècle). Verticalement, il part de la bastille jusqu'aux grands boulevards. Il réunit à lui seul un bon nombre de quartiers : Aigle, Mutualité, Championnet, Victor Hugo-Grenette (Hyper-centre), Saint Laurent, Notre-Dame, Phillipeville. On peut y découvrir les quais de l'Isère, la Bastille, la place Notre-Dame, la place Victor Hugo (XIXe siècle), la place Grenette, la place de Verdun, la place Saint-André, le Jardin de Ville mais également des bâtiments architecturaux représentatifs du XXe siècle, l'Hôtel de Ville, le parc Mistral et l'urbanisation proche du secteur de l'Île Verte (qui ne fait pas partie du centre).

L'Hyper-centre, est le nom donné à la zone qui réunit les places Notre-Dame, Grenette, Victor Hugo, Dr Martin, Verdun ainsi que la suite de boulevards Jean Pain - Lyautey - Agutte Sembat - Édouard Rey. Cet endroit représente le point phare de la ville. Même si les commerces sont concentrés dans la totalité du centre-ville, c'est l'Hyper-centre qui est le plus en mouvement, et dont la circulation devient très difficile aux heures de pointes, la politique de la ville étant de limiter l'accès aux véhicules. Toutes les lignes de bus de Grenoble y sont reliées et le tramway y est très présent.

8 - Le parc Paul Mistral : initialement terrain de l'armée en plein centre ville, cet espace est devenu un parc depuis que le maire de l'époque, Paul Mistral, a expulsé celle-ci. Depuis la superficie des espaces verts a été fortement amputée, notamment lors des jeux olympiques. Ce parc abrite aujourd'hui l'Hôtel de Ville, la tour Perret d'une hauteur de quatre-vingts mètres ainsi qu'un grand complexe sportif composé du Palais des sports de Grenoble, de l'ancienne patinoire, de l'anneau de vitesse et de la plaine des jeux. Il se situe à l'Est du centre-ville. Il est également le lieu d'accueil en lieu et place de l'ancien stade, du nouveau Stade des Alpes, dont la construction a été l'objet d'une vive polémique sur sa légitimité.

9 - Les Grands boulevards : il s'agit d'une des plus grandes artères urbaines de Grenoble. Ils furent aménagés à l'emplacement des anciens remparts Sud et traversent Grenoble d'Ouest en Est (du Drac au parc Paul-Mistral) par le boulevard Joseph Vallier, le boulevard Maréchal Foch, la place Gustave-Rivet, le boulevard Maréchal-Joffre, la place Pasteur et la place Paul Mistral. Les immeubles des grands boulevards ont commencé à être construits dans les années 1920 et jusque dans les années 1970 mais la plupart datent des années 1950-60. À l'occasion de la construction de la ligne C du tramway grenoblois qui dessert l'intégralité des grands boulevards, la voirie a été entièrement réaménagée et tous les immeubles vont subir un ravalement de façade. Les grands boulevards et le projet urbain de la caserne de Bonne toute proche ont été sélectionnés par l'Union européenne comme lieu pilote et lieu d'étude sur l'habitat écologique.

La commune de Grenoble comptait 85 883 logements en 2005, contre 83 955 en 1999 (soit une augmentation de 2,3%), dont 78 805 résidences principales.

Le nombre total de logements dans l'agglomération en 1999 s'élevait selon l'INSEE à 191 157, dont 1,8% de résidences secondaires.

Plusieurs projets visent à renouveler et embellir la ville de Grenoble très marquée par l'architecture des années 60-70.

Certains projets ont pour objectif de renforcer l'attractivité de Grenoble dans des domaines de pointe.

La commune de Grenoble est surnommée la Capitale des Alpes. La ville fut rebaptisée Grelibre à la révolution et ne reprendra son nom actuel que sous Napoléon.

Les armes de Grenoble sont d'or aux trois roses de gueules. L'origine de ce blason varie selon les historiens, pour Auguste Bouchayer (1874-1943), un des pionniers de la Houille Blanche, les trois roses rouges seraient l’emblème des saints martyrs : Saint-Vincent, patron du diocèse de Grenoble ; Saint-André, patron des Dauphins ; Saint-Jean-Baptiste, patron des citadins. Les trois roses seraient la représentation symbolique des trois autorités qui, au Moyen Âge, gouvernaient la cité.

Grenoble était placée sous l’autorité de deux pouvoirs rivaux, celui de l’évêque et celui du Dauphin. Au XIVe siècle, apparaît une troisième tutelle, les consuls élus par les habitants et défenseurs des libertés et des franchises qui leur avaient été accordées par les deux co-seigneurs.

Cette hypothèse vraisemblable contredit la version du père Ménestrier (1631-1703), jésuite et savant en sciences héraldiques, qui estimait que les trois roses évoquaient les roses d’or que le Pape avait coutume de bénir à la messe du 4e dimanche de Carême.

Au XVe siècle, le sceau de la ville de Grenoble, un des plus anciens de France, ne reprend pas la symbolique des roses mais représente la cathédrale avec la mitre épiscopale (l’évêque), l’église Saint-André un dauphin (le Dauphin) et enfin la Tour de l’Isle, construite en 1381 qui fut le premier Hôtel de Ville (les consuls). Les trois roses en sont certes absentes mais ceux qu’elles sont censées représenter apparaissent de façon figurative.

Grenoble ne s’ornera d’armoiries aux trois roses qu’au XVIe siècle. Une gravure de la ville, éditée en 1575 par François de Belleforest, reprend cette symbolique. Toutefois, il faudra attendre le 13 juin 1698 pour que les armoiries aux trois roses soient enregistrées à l’Armorial général de France suite à un ordre de Louis XIV. La ville de Grenoble les enregistra selon l’intitulé : « Armoiries peintes et figurées d’or à trois roses de gueules posées 2 et 1, surmontées d’une couronne murale d’or ».

À la Révolution, la Convention nationale décida en 1792 la suppression des armoiries et leur remplacement par un sceau représentant une femme appuyée sur un faisceau et tenant une lance surmontée du bonnet de la liberté. Les trois roses avaient vécu.

Avec l’Empire, les armoiries réapparurent. Grenoble récupéra ses trois roses en 1811 agrémentées de trois abeilles, d’un caducée et de l’aigle de l’Empereur.

Après la chute de l’Empire, Louis XVIII décida en 1814 que toutes les villes de France reprendraient les armoiries attribuées par les rois. Au milieu du XIXe siècle, les armoiries de Grenoble animèrent des batailles d’experts sur la couleur du fond : or ou argent. À terme, l’or original s’imposera.

La dernière des évolutions date de la Libération. Par décret du 4 mai 1944, le Général de Gaulle décerna à Grenoble la Croix de la Libération. Comme l’attribution de cette distinction comporte également celle de la Croix de Guerre 1939-1945, Grenoble pouvait joindre à ses armoiries ces deux décorations.

Il faut souligner que les armoiries municipales font partie du patrimoine incorporel et moral de la cité. Elles n’appartiennent pas au domaine public ou privé de la ville. Elles n’ont qu’une valeur symbolique, elles sont un signe de reconnaissance mais elles n’ont pas de valeur juridique comme ce fut le cas sous l’ancien régime.

La première référence à Grenoble date de -43. Le bourg s'appelle alors Cularo et a été fondé par des peuples gaulois appelés Allobroges. Ce n'est qu'une petite bourgade gallo-romaine par rapport à des villes telles que Vienne ou Valence. Un pont en bois à l'emplacement de l'actuelle passerelle Saint-Laurent permet alors de passer de la Savoie à la Gaule.

En 286 est construite une enceinte entourant neuf hectares et dont certains éléments persistent encore aujourd'hui en plusieurs points de la ville (des pastilles métalliques sont disposées sur le tracé de cette enceinte avec l'inscription Cularo IIIe siècle).

Touché par l'accueil que lui ont réservé les habitants de Cularo, l'empereur Gratien élève la ville au rang de « Cité ». La ville est renommée Gratianopolis en 377 en l'honneur de cet empereur. Son nom se transformera par la suite en Graignovol puis Grenoble après que l'on y eut associé le mot noble en référence au roi de France, propriétaire du Dauphiné. Il reste aujourd'hui de la période gallo-romaine et du IVe siècle la crypte Saint-Laurent et le baptistère de Grenoble, utilisé jusqu'au IXe siècle, puis redécouvert en 1989 lors de la construction du tramway et fouillé jusqu'en 1996. Plusieurs portions du mur d'enceinte gallo-romain sont aussi visibles dans la vieille ville notamment rue Lafayette.

Dans la nuit du 14 au 15 septembre 1219, Grenoble est ravagée par une crue sans précédent. Le 10 août 1191, le lit de la Romanche est barré par un éboulement qui crée un barrage naturel au niveau des gorges de l'Infernet à Livet-et-Gavet. Un lac, appelé Saint-Laurent, se forme alors sur des kilomètres en amont dans la plaine du Bourg d'Oisans jusqu’à atteindre pratiquement le village, rebaptisé « Saint-Laurent-du-Lac ». Le 14 septembre 1219, un violent orage apporte un surplus d'eau qui cause la rupture du barrage à 22 heures et la vidange du lac. Une vague descend la Romanche puis le Drac et se jette dans l'Isère. Grenoble est plutôt épargnée par cette première crue car la ville ne s'étend pas jusqu'au Drac. Mais la hausse du niveau des cours d'eau provoque un reflux de l'Isère qui coule à contre-sens pendant quelques heures et forme un lac dans le Grésivaudan à la hauteur de Meylan. Lorsque la décrue du Drac survient, c'est le lac de l'Isère qui se vide à son tour. Le niveau de l'eau monte alors dans la ville et les habitants sortent dans les rues pour fuir. La nuit étant tombée, les portes de la ville sont fermées et les habitants se retrouvent pris au piège sur les quais et sont emportés par les flots. Des milliers de personnes périssent. Le bilan catastrophique est en partie expliqué par la tenue d'une foire marchande à cette période à Grenoble. Les marchands connaissant mal les heures de fermeture des portes et les marchandises encombrant les rues, le nombre des victimes s'est alourdi. Grenoble mettra des années à s'en remettre car beaucoup d'habitants sont morts et le pont a été emporté. Le dauphin Guigues-André exemptera d'impôts tous ceux qui ont souffert de la crue.

Durant le Moyen Âge, puis à la renaissance, Grenoble devient la capitale du Dauphiné et voit la création d'une université au XIVe siècle peu avant le rachat du Dauphiné par la France le 30 mars 1349 avec le traité de Romans. Ce rachat est singulier car c'est le propre souverain du Dauphiné, Humbert II, dauphin du Viennois et sans héritier, qui vend son royaume à la France afin d'éponger ses dettes. Le premier Dauphin qui réside dans la province et la gouverne est Louis XI.

En 1453, Grenoble est la troisième ville française à obtenir son parlement, la faisant passer au statut de capitale provinciale.

Pierre Terrail, seigneur de Bayard naît à Pontcharra en 1476. Sa statue trône au centre de la place Saint-André de Grenoble.

La Réforme déclenche de violents affrontements entre catholiques et protestants de Grenoble.

En 1562, Mongiron, capitaine catholique, s’empare de la ville. Les huguenots sont jetés à l’Isère. La ville est reprise sans combat par le baron des Adrets, qui venge les morts. Le connétable de Lesdiguières s'empare de la ville en passant par la Bastille et décide de fortifier la rive droite de l'Isère en construisant une muraille rejoignant la Porte de France (à l'Ouest) à la porte Saint-Laurent (à l'Est). Il transforme la ville en construisant l'Hôtel de Lesdiguières et le Jardin de Ville qui deviendront publics en 1719, ainsi que des égouts, ponts et fontaines.

Après les années mouvementées des guerres de Religion, le renouveau catholique de la Contre-Réforme permet la construction de plusieurs édifices religieux.

C'est le cas du couvent Sainte-Marie-d'en-Haut en 1622 (l'actuel musée dauphinois), de son extension rue Très-Cloître, Sainte-Marie-d'en-Bas (l'actuel Théâtre Sainte-marie-d'en-Bas).

Les Minimes construiront une chapelle transformée de nos jours en salle de musique Olivier Messiaen. Enfin, les Jésuites construiront leur collège qui deviendra par la suite le futur lycée Stendhal.

Au milieu du XVIIIe siècle sévit Louis Mandrin qui vole les riches et redistribue ses larcins aux pauvres. Il dirige jusqu’à 300 hommes ; il est roué vif à Valence en 1755.

Naissance d'Henry Beyle, plus connu sous le nom de Stendhal en 1783, rue des Vieux Jésuites (aujourd'hui rue Jean-Jacques Rousseau).

Le 7 juin 1788 est une date clé dans l'histoire de Grenoble, de la France et de la Révolution française. À cette date a lieu la « Journée des Tuiles » : les protestations se multipliaient depuis mai suite à l'annonce de la dissolution du parlement dauphinois par Louis XVI et le 7 juin ces agitations poussent la garnison à intervenir. Celle-ci est reçue par des jets de tuiles lancées par les habitants de Grenoble montés sur les toits. Il s'agit là des préludes de la Révolution française. Suite à ces évènements, Louis XVI autorise la réunion des États généraux de la province à Vizille, à l'origine des États généraux à Paris. Une représentation de cette journée se trouve au musée de la Révolution française de Vizille (on y distingue très nettement l'ancien couvent qui deviendra par la suite la cité scolaire Stendhal). La « fontaine des Trois Ordres » sur la place Notre Dame rend hommage aux Dauphinois qui ont porté les prémices de la Révolution française. Elle fut réalisée par le sculpteur Henri Ding pour célébrer le centenaire des évènements en 1888. Grenoble n'a pas été le seul foyer d'agitation mais ses élus ont été le plus loin dans les revendications politiques et ont donné au mouvement un retentissement national. En l'hommage à son rôle, le fort surplombant la ville fut baptisé La Bastille.

Le 7 mars 1815, Grenoble accueille triomphalement Napoléon de retour d'exil de l'île d'Elbe. Le tracé de sa remontée vers la capitale au départ de Golfe-Juan est appelé Route Napoléon ; elle passe et se termine à Grenoble avenue Jean Perrot.

La Bastille est transformée entre 1824 et 1848 par le général Haxo et prend son aspect actuel.

La dernière enceinte urbaine est remaniée à l'occasion de la guerre de 1870 contre l'Allemagne.

Dans la période de l'entre-deux guerres, la ville connait une très forte immigration italienne provenant de quelques villages comme Corato. Ces immigrés italiens s'installent principalement sur la rive droite de l'Isère dans le quartier Saint-Laurent.

Sous le mandat du maire Paul Mistral, natif de La Morte, la ville organise en 1925 l'exposition internationale de la houille blanche (énergie hydraulique par conduites forcées) et du tourisme.

Le maire profite de l'occasion pour ouvrir la ville vers le Sud ; les remparts sont détruits et des grands boulevards sont aménagés à leur place.

En 1934 est construit le téléphérique de la Bastille qui permet d'accéder très facilement à un point de vue étonnant sur Grenoble.

Le 26 mai 1944, la ville est bombardée par les Alliés, et libérée le 22 août. La même année, elle est nommée « Compagnon de la Libération » par le gouvernement provisoire du Général de Gaulle.

Le 10 juin 1961, Grenoble ouvre le premier planning familial de France, ce qui représente alors une étape essentielle dans le combat mené par les défenseurs d'une maternité libre et choisie.

La ville se développe énormément vers le sud à partir de cette date : l'urbanisation est continue entre toutes les communes de l'agglomération, la Villeneuve et le centre commercial Grand'Place sont construits dans les années 1970, le parc des expositions Alpexpo est installé à la limite avec Eybens, les autoroutes (A48, A41, A49, A51 et A480) arrivent à Grenoble et la Rocade sud est construite.

En 1987, Grenoble est la deuxième ville française après Nantes à réintroduire le tramway en ville.

Enfin, dans les années 1990, création d'un centre d'affaires, à l'image du quartier de la Défense, Europole. Ce quartier est aujourd'hui un centre rassemblant les implantations de plusieurs sociétés emblématiques de la ville telle Schneider Electric (ex- Merlin Gerin).

L'ensemble finit par constituer un tout peu homogène, intégrant beaucoup d'éléments caractéristiques de l'architecture des années 1950-1960. Le centre historique, petit pour une agglomération de cette taille est de plus en plus mis en valeur mais n'est pas exempt d'insertions malheureuses comme l'Office du Tourisme. Il fait actuellement l'objet d'une valorisation grâce au classement en 2005 du centre ancien en Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager (ZPPAUP). Le gris des façades dû au « ciment moulé » donne à la ville un chromatisme particulier renforcé par une assez forte densité des constructions. Des quartiers entiers nés ex-nihilo dans les années 1960 ou 1970 comme Mistral, Teisseire ou La Villeneuve à l'architecture typique des ZUP sont autant de témoins d'une ville qui a grandi trop vite. Les autres villes de l'agglomération, quasi inexistantes il y a cinquante ans, sont la plupart du temps d'anciens villages composés aujourd'hui d'immeubles des années 1960-1970. Grenoble est une ville champignon qui, favorisée par son développement économique, a poussé à la plus mauvaise période de l'histoire architecturale.

Grenoble est divisée en deux circonscriptions (qu'elle partage avec les cantons de Meylan et de Fontaine-Sassenage), six cantons, six secteurs, vingt-deux quartiers.

Grenoble est divisée en six secteurs qui divisent la ville en zones dirigées par des antennes de la mairie. Ce ne sont donc pas des arrondissements municipaux, comme à Paris, Lyon ou Marseille.

Grenoble est membre de la communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole communément appelée La Métro.

La population de la ville de Grenoble, après avoir atteint un pic en 1975 à 166 037 habitants, n'a cessée de diminuer jusque dans les années 1990, où elle est repartie à la hausse, hausse qui se confirme aujourd'hui puisque la population de la ville est estimée selon l'INSEE à 156 107 habitants en 2006. Grenoble est aujourd'hui la troisième ville-centre la plus dense de France, après Paris et Lyon avec 8 610 hab/km². Ceci est dû essentiellement à la relative petite taille de la commune (18,13 km²) en comparaison avec les villes de même importance (à l'exception de Nancy) ; à part la colline de la Bastille, tout le territoire est urbanisé.

La population de l'agglomération grenobloise connaît une très forte augmentation durant le XXe siècle, liée au développement industriel de la ville. Longtemps Grenoble est restée une petite ville de province, avec une population plutôt stable.

Puis la ville poursuit son essor grâce à la ganterie et ensuite la houille blanche, au début du XXe siècle, entraînant une arrivée importante d'immigrés étrangers, notamment d'Italiens (Grenoble et son agglomération présentent une importante communauté italienne), et une augmentation de la population.

Mais c'est surtout après la Seconde Guerre mondiale, durant les années 1960 et 70 que Grenoble va connaître sa véritable expansion, se caractérisant par une très forte augmentation de la population (accentué par l'exode rural de l'époque). Grenoble connaît alors une des croissances les plus importantes parmi les villes de France.

Elle s'est ensuite fortement ralentie à partir de la fin des années 1970, pour arriver à une croissance plutôt faible aujourd'hui, même si le rythme tend à s'accélérer légèrement.

L'académie de Grenoble regroupe les départements de l'Ardèche, la Drôme, l'Isère, la Savoie et la Haute-Savoie.

L'agglomération de Grenoble est un des grands centres d'enseignement supérieur en France (plus de 60 000 étudiants), en particulier dans le domaine scientifique.

Grenoble compte également deux écoles de commerce, l'école privée ESC Wesford (située dans l'ancienne chambre de commerce) ainsi que le groupe Grenoble Ecole de Management (GEM) qui proposent des cursus de formation après classe préparatoire et bac+2/+3. GEM, fort de ses vingt-et-une années d'ancienneté s'affiche comme la sixième ESC de France.

L'UIAD , l'Université-Inter Ages du Dauphiné propose des cours aux seniors.

La ville possède également un lycée hôtelier qui a la particularité de posséder son propre hôtel d'apprentissage.

Enfin plusieurs lycées disposent de classes préparatoires aux grandes écoles, comme le lycée Champollion ou encore le lycée Vaucanson.

La cité scolaire internationale située dans le quartier Europole comporte un collège et un lycée publics. Elle permet aux enfants de chercheurs et travailleurs étrangers de continuer leur scolarité et de la valider par l'OIB, un diplôme international équivalent au baccalauréat, en anglais, allemand, espagnol, italien, arabe ou portugais. Le cursus McLuhan propose aux élèves venant des États-Unis de poursuivre leur scolarité américaine. L'admission à la cité scolaire s'effectue en sixième ou en seconde, sur tests de langue. Chaque année une pièce de théâtre en anglais est jouée par les lycéens au théâtre de Sainte Marie d'en bas. De plus, les collégiens de la section allemande présentent deux soirées de théâtre chaque année. Le CDI partage sa salle de lecture avec la bibliothèque municipale internationale.

Le forum Libération de Grenoble sur le devenir de notre société se déroule en septembre.

Autre thème, chaque année en avril a lieu une fête foraine très attendue des petits et des grands, la Foire des Rameaux.

Grenoble comprend plusieurs établissements hospitaliers au sein de l'agglomération grenobloise : le CHU Albert Michallon situé sur la commune de la Tronche, l'Hôpital Sud à Echirolles. De nombreuses cliniques se répartissent également sur le territoire : la clinique des Cèdres, la clinique des Alpes, la clinique mutualiste des Bains, la clinique mutualiste des Eaux-Claires à Grenoble ainsi que la clinique de Belledonne à Saint-Martin-d'Hères. La commune comprend également un institut privé de cancérologie.

La ville de Grenoble a obtenu la première place du 3e Palmarès santé, publié par la revue Impact médecine en 2008. Le CHU Albert Michallon a été désigné comme le plus sûr de province par L'Express et 5e au niveau national en 2009.

Toutefois l'image du sport grenoblois ne se limite pas aux sports d'hiver. La capitale des Alpes est riche de trois-cent-cinquante clubs exerçant dans soixante-cinq disciplines différentes représentant 33 000 athlètes licenciés et 1 800 cadres dirigeants. Un Grenoblois sur trois pratique une activité sportive de compétition ou de loisir.

Le bassin grenoblois bénéficie de la présence de nombreuses télévisions locales, parmi lesquelles on peut citer Télégrenoble, France 3 Grenoble et France 3 Alpes.

Début 2008, l'ancien rédacteur en chef du 6 minutes édition Grenoble a lancé Grenews.com, une webTV d'information locale. Les grenoblois ont également la possibilité d'écouter plusieurs radios locales telles que Alpes 1, Radio Campus Grenoble, Max FM, Hot Radio, France Bleu Isère, New's FM , Radio Grésivaudan , Radio Kaléidoscope et Radio Kol Hachalom.

Au niveau de la presse écrite, là aussi, un large choix de journaux locaux et de magazines est diffusé sur Grenoble. Les lecteurs peuvent, entre autre chose, lire le Dauphiné Libéré, Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné, l'hebdomaire du mercredi Grenews.com, Grenoble & Moi, Métroscope, Le Petit Bulletin, Guide du Dahu, Tramy, Les nouvelles de Grenoble, Minizou et Isère Magazine.

En ce qui concerne les médias locaux sur la toile, on retrouve site site du Dauphiné Libéré ainsi que GreBlog MonGrenoble. Grenoble a été l'une des quatorze villes récompensées par le label Villes Internet en 2008 avec la mention maximale @@@@@.

Au cours du XIXe siècle, Grenoble s'est progressivement industrialisée. Grenoble et sa région sont pionnières en matière d'hydro-électricité : quelques carrières, de l'industrie de transformation mais surtout la houille blanche. Grenoble organisa ainsi l'exposition internationale de la houille blanche en 1925. Toutefois, dans le courant du milieu du XXe siècle, la ville connaît un certain déclin industriel, bien que son industrie du gant soit réputée dans le monde entier (Gant Perrin, etc.).

Depuis plusieurs décennies, la ville s'est réorientée et elle est réputée aujourd'hui pour être un important pôle de recherche scientifique (universités, Synchrotron, etc.). Elle possède, en outre, plusieurs entreprises spécialisées dans les nouvelles technologies (STMicroelectronics, Sun Microsystems, Hewlett-Packard, Schneider Electric, R&D France Télécom, etc.). D'autres grandes sociétés y ont leur siège comme Teisseire et les Éditions Glénat. Le tourisme représente aussi une part non négligeable de l'économie locale avec les nombreuses stations de sports d'hiver implantées dans la région.

Grenoble est le siège d'une Chambre de commerce et d'industrie qui gère l’aérodrome du Versoud, Grex et Euromart. Elle gère aussi Grenoble Ecole de Management.

La recherche scientifique tient une place primordiale dans l'agglomération grenobloise. Le Polygone scientifique ainsi que d'autres lieux de l'agglomération regroupent huit organismes de recherche nationaux (CEA, CNRS, CEMAGREF, CEN, CRSSA, INRA, INRIA, INSERM), quatre centres de recherche internationaux (l'EMBL l'ESRF, l'ILL, l'IRAM) et trois centres techniques industriels (CETIM, CSTB, CTP). De plus les universités et l'INP Grenoble possèdent aussi de nombreux laboratoires de recherche. Cette recherche de haut niveau s'appuie sur la présence à Grenoble d'équipements de renommée mondiale, à l'image de l'ESRF, l'un des trois plus importants synchrotrons de la planète, ou du réacteur de recherche de l'institut Laue-Langevin qui constitue la source de neutrons la plus intense du monde.

Grenoble fut aussi une des premières villes de France à posséder un technopôle, Inovallée (ex-ZIRST), en 1971.

Tous ces domaines font de Grenoble, avec 21 000 chercheurs (14 500 dans la recherche publique, 6 500 dans la recherche privée), le 2e centre de recherche en France après Paris, et un pôle de recherche scientifique majeur en Europe ce qui lui vaut parfois le surnom de « Sillicon Valley française ». D'autre part, l'aire urbaine de Grenoble est un fleuron national pour son taux d'emplois métropolitains supérieurs (12,7% de l'emploi total, soit 28 202 emplois). Elle se situe au premier rang des grandes aires urbaines de province, devant toutes les métropoles régionales. Ils sont principalement spécialisés dans la recherche et l'informatique.

Grenoble est classée ville d'art et d'histoire.

Grenoble a obtenu quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris au palmarès 2008.

NB : les lieux de cultes sont classés par confession et par nombre sur la commune de Grenoble.

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Grenoble Foot 38

Logo FC Grenoble Dauphiné.JPG

Le Grenoble Foot 38 (ou GF38) est un club de football français, né de la fusion en 1997 entre l'Olympique Grenoble Isère (ex-FC Grenoble 1892) et le Norcap Grenoble. Le club grenoblois, présidé par le japonais Kazutoshi Watanabe dont l'équipe première est entraînée par le bosniaque Mehmed Bazdarevic, évolue en Ligue 1 pour la saison 2008-2009.

Le GF38 évolue au Stade des Alpes depuis le 15 février 2008 et s'entraîne à la Poterne. Le club a remporté deux Championnats de France de Ligue 2 (FC Grenoble 1892) et y évoluait de 2001 à 2008. La saison dernière, il a terminé à la 3e place du Championnat de France de Ligue 2. En 2008-2009, le GF38 se qualifie pour la 1er fois de son histoire pour les demi-finales de la coupe de france en battant en quart de finale l'AS Monaco (2-0) au Stade des Alpes.

Dirigé entre 1997 et 2001 par la ville de Grenoble, l'actionnaire principal du GF38 depuis novembre 2004 est le groupe japonais Index Corporation qui a placé Kazutoshi Watanabe à la présidence du club, d'abord avec une part de 51% du capital du club pour l'augmenter jusqu'à 99,42%, par la même occasion le statut du club devient une SASP à la place d'une SAEMLS,,, devenant ainsi le premier club de football français sous une direction d'investisseurs étrangers.

Fondé en 1892, le club n'atteint qu'à une reprise les 32e de finale de la Coupe de France en 1926, son seul fait d'arme sur cette période 1892-1942 où Grenoble est discret sur le plan des résultats. En 1942, il adhère au professionnalisme mais est démantelé l'année suivante par les réformes du Colonel Pascot. En 1945, la section pro reprend ses activités mais faute de moyens financiers, l'expérience est de courte durée : elle ne dure qu'un an. Finalement cinq ans plus tard, en 1951, le club redevient professionnel grâce à la volonté de son président Pierre Behr.

Après dix années passées en D2, sous la conduite du duo Albert Fornetti et de Louis Desgranges, les Rouge et Bleu décrochent le titre de Champion de D2 et accède pour la première fois de leur histoire à la D1. Mais leur première saison dans l'élite est un échec car le club redescend à l'issue de la saison, terminant 17e au classement. Lors de la dernière journée de ce championnat, Grenoble pouvait encore croire à un maintien, mais leur déplacement à Valenciennes est ponctué par une défaite litigieuse 1-0, le but valenciennois accordé à Lubiato étant invalide, le ballon étant passé par le petit filet extérieur avant de rentrer dans la cage, ce qu'ont confirmé les joueurs valenciennois.

L'année suivante en 1962, Grenoble remonte immédiatement en D1 en remportant pour la seconde fois le Championnat de D2, mais une nouvelle fois, le club ne parvient pas à s'y maintenir, terminant de nouveau à cette 17e place, synonyme de relégation.

Malgré le fait de compter dans son effectif des joueurs aux qualités reconnues tels que les internationaux François Remetter (Français), Ruben Bravo (Argentin), Lars Erikson (Suédois), Leongino Unzain (Paraguayen) ou des espoirs Piatek (international junior) et Rouxel (international universitaire), le club grenoblois ne parvient pas à retrouver l'élite. En 1971, le club perd son statut de professionnel à la suite d'une relégation en D3 et tombe en Division d'honneur (D4) l'année suivante.

Revenu en D3 en 1977 puis en D2 en 1980, le club retrouve des couleurs avec à sa tête Marc Braillon; entre-temps le club est renommé Football Club Association Sportive de Grenoble. Durant les années 1980, à part une année en D3 en 1987, le club évolue en D2, il change de nouveau de nom en 1984 pour devenir le Football Club de Grenoble Dauphiné. Durant cette période, le club a formé un futur champion du monde : Youri Djorkaeff (1984 à 1989). Finalement en 1993, le club est descendu de deux divisions. Il évolue en National 2 (D4) et le FC Grenoble Dauphiné est renommé l’Olympique Grenoble Isère.

En 1997, sur une volonté politique, la ville de Grenoble prend en charge le club de football et décide de fusionner l'Olympique Grenoble Isère (OGI) et le Norcap Grenoble (autre club amateur de la ville) pour devenir le Grenoble Foot 38. Après quelques années entre National (D3) et National 2 (D4), le club rejoint la D2 en 2001, un an après avoir obtenu le statut professionnel.

En novembre 2004, le club, régulier en deuxième partie de tableau, est alors repris par la société multinationale japonaise Index Corporation qui devient actionnaire majoritaire (51% de part du capital) en rachetant les parts de la ville de Grenoble. La société comble son déficit et entreprend de profonds changements en interne pour mettre en avant un aspect "Nippon", allant même jusqu'à demander les services de Yōichi Takahashi (créateur d'Olive et Tom) pour dessiner "Les 3 Princes", mascotte manga du GF38. Ceci se concrétisa aussi par l'arrivée de l'international japonais Masashi Oguro début 2006 avant la Coupe du Monde dont il dispute les matchs avec le Japon, il part après six mois à Grenoble pour le Torino FC à l'issue de la compétition. En même temps, un projet voit le jour avec la construction d'une nouvelle enceinte sportive à la place du Stade Charles Berty dans le Parc Mistral.

Après de nombreux rebondissements judiciaires et administratifs, le Stade des Alpes, avec une capacité de 20 068 places, est finalement construit et est inauguré le 15 février 2008 contre le Clermont Foot (2-0), le GF38 quitte alors le Stade Lesdiguières dans lequel il évoluait depuis la fin des années 1990. Au niveau sportif, le GF38 atteint la 5e place en Ligue 2 en 2007 sous la houlette d'Yvon Pouliquen, mais ce dernier est remplacé pendant l'été 2007 par Mécha Bazdarevic. Le nouveau stade permet à ses dirigeants d'afficher ses ambitions : une montée en Ligue 1 acquise le 12 mai 2008 contre le LB Châteauroux (0-0) qui était déjà fortement pressenti après la victoire contre Troyes (2-0) au Stade des Alpes le 4 avril 2008. Le GF38 à la 28e journée avait 12 points de retard sur Troyes et en à peine 10 journées ils ont refait leur retard en prenant même 6 points d'avance, c'est une remontée qu'aucun club n'avait réussi dans l'histoire de la Ligue 2. La montée est confirmée par la DNCG après contrôle et régularisation des bilans financiers du club le 20 juin 2008.

La saison commence très bien pour les isérois puisque au bout de 2 journées ils sont leader du championnat devant Marseille et Lyon. Ils sont également une des 2 seules équipes à avoir battu Rennes, cette saison (1-0). Peu à peu les dauphinois reviennent à leurs places, entre la 11e et la 8e place, mais toujours en gardant leurs distances avec la zone de relégation (10 points). Le GF38, réalise un beau parcours pour un promu qui n'a pas connu l'élite depuis 45 ans et pour un club qui est sous sa forme actuelle depuis 10 ans.

Le Grenoble Foot 38 évolua principalement en bleu jusqu'en 1970, le club adopte ensuite les couleurs rouges de Grenoble et blanches. Le premier maillot du GF38 en 1970 est blanc et rouge sur le torse avec short blanc et bas blancs. La couleur rouge est rappelé sur le bord des manches. Le logo du club n’est plus placé à l’avant. En 1970-1971 le logo de l'équipementier (Duarig) est visible sur le coeur. Autre évolution par rapport au maillot, le col est désormais en V. De même, les poignets sont uniquement bleus. La saison suivante le maillot passe du blanc et rouge au bleu et orange, le col est orange et toujours en V et le bas des manches est devenu orange.Les shorts blancs et les bas bleus restent inchangés.

En 1973 un nouveau maillot est dessiné. Il se compose d'une barre horizontale orange et des épaules orange, le reste du maillot étant bleu. Ce maillot est arboré dès la saison 1973-1974 en DH. Les tons du orange et du bleu ont évolué, et la bande horizontal a disparu et a été remplacé par des épaules oranges uniquement. Ce maillot n’a pas eu un très grand succès auprès du peu de supporter du club à l’époque. Une version plus claire avec du blanc sous les bras avait été utilisé comme deuxième maillot à la fin des années 1990.

Le nouveau maillot blanc et bleu est utilisé pour la première fois comme maillot principal lors de la saison 1981-1982. D'abord deuxième maillot en 70-71, cet ensemble blanc et revenu un peu modifier et fut promu premier maillot en 1981. Ce maillot avait comme son ancêtre une barre bleu horizontal sur le torse et un petit détail en plus, le bas de ses manches était bleu également.

Le blanc est abandonné en 1993 avec un maillot à dominante bleu. Le maillot des années glorieuses du club revient après près de quarante années d’absence, le col connaît des variations, mais les couleurs restent a peu prés identiques, il y a eu une évolution graphique aussi, avec des montagnes stylisée. Ce maillot reste en usage deux saisons et assure la transition entre l'ère Borelli et l'ère Canal. En 1992-1993, le club adopte un maillot blanc avec des touches de bleu sur les épaules. jusqu'en 2004. À cette date, le bleu devient marine d’un côté et bleu clair de l’autre, provoquant la colère des supporters. Le maillot est modifier de nouveau en 2006 par un nouvel équipementier, Hummel et redevient entièrement bleu. En 2007, les liserés blancs font leurs réapparitions autour sur les côtés et sur les épaules. Ce maillot est conservé une saison. En 2008, première saison en Ligue 1 du club depuis sa fusion avec le Norcap. Le nouvel équipementier Nike, dessine un maillot, quasiment similaires a celui du FC Porto.

Le deuxième maillot est principalement rouge 1981 puis après 1993, entre ces deux dates, le maillot des années « glorieuses » fut utilisé comme tel. Le troisième maillot, fut quant à lui souvent blanc. Un maillot jaune et bleu fut utilisé lors de la saison 2007-2008 pour fêté l’ouverture du nouveau stade du club, le Stade des Alpes.

Duarig reste l'équipementier du GF38 de 1970 à 1980, puis Adidas prend le relais pour la saison 1980-81, avant un retour de Duarig en 1985-1986. Duarig équipe le GF38 en 1985-86, mais Hummel récupère le contrat du GF38 de 2006 à 2008. Nike devient alors l'équipementier du club.

La réserve du GF38 entraîné par Bernard Blaquart évolue en CFA2 D au Stade du Clos d'Or situé au 111 rue de Stalingrad à Grenoble d'une capacités de 1500 places.

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Football club de Grenoble rugby

Logo

Le Football Club de Grenoble Rugby (FC Grenoble) est un club de rugby à XV français fondé en 1892 et basé à Grenoble (Isère). Le club grenoblois est présidé par Marc Chérèque. L'équipe première, entraînée par Franck Corrihons et Sylvain Begon, évolue actuellement en Pro D2 (deuxième division française).

Le FC Grenoble évolue au Stade Lesdiguières. Le club a remporté à une reprise le championnat de France en 1954 et y a été finaliste en 1993.

Rétrogradé en Fédérale 1 en 2005, le club grenoblois évolue en Pro D2 depuis 2006.

Grenoble appartient au clan très fermé des clubs français apparus au XIXe siècle. Il naît en effet en 1892, année du premier Championnat de France de rugby, sous l'impulsion de jeunes gens du Lycée Champollion qui lui donnent le nom d'Association athlétique du Lycée, avec pour but de favoriser les activités physiques. D'autres associations voient ensuite le jour : le Cercle sportif (1896), puis le Stade grenoblois (1897, par d’anciens lycéens) qui va dominer le rugby de la région et qui, peu après, participe à la fondation du comité des Alpes.

En 1906 est fondée l’Union athlétique grenobloise. D’autres clubs existent, comme l’'Amicale sportive ou le Racing, lancé par les élèves de l’Ecole normale d’instituteurs.

Mais en 1911, certains commencent à penser que cette dispersion nuit à la compétitivité du rugby grenoblois. L’émergence d’un club regroupant toutes les forces de la ville s’impose à Jean Coin, qui, le 1er septembre 1911, fédère les différentes associations au sein du Football club de Grenoble. Le rugby était alors connu souvent comme une simple variante de football, d’où son nom, qui n’a rien à voir avec le ballon rond.

Après un titre de champion des Alpes dès 1912, le FCG atteint en 1918 la finale de la Coupe de l'Espérance, qui remplaça le championnat de France pendant la Première Guerre mondiale (défaite face au Racing club de France 22-9). Un nouveau titre de champion des Alpes confirme toutefois sa suprématie régionale en 1919.

Grenoble participe ensuite régulièrement aux phases finales du championnat, mais sans réellement briller. Les premiers internationaux sont appelés en équipe de France, le premier étant l’arrière Edmond Besset, sélectionné en 1924 contre l’Écosse (ce sera sa seule sélection), accompagné pour ce match par Félix Lasserre, son nouveau coéquipier en club, mais déjà sélectionné avec Bayonne et Cognac et qui sera même deux fois capitaine du XV de France en tant que Grenoblois. L’ailier Edmond Vellat connaîtra cinq sélections à partir en 1927 et 1928. C’est lui qui marquera l’essai de la première victoire française contre l’Angleterre (3-0) en 1927.

En 1931, le FC Grenoble fait partie des 12 puis 14 clubs dissidents qui quittent la FFR pour créer leur propre organisation, l’Union française de rugby amateur (UFRA), en raison des maux dont souffrait le rugby français d’alors (« championnite », débauchage de joueurs, amateurisme marron, violence etc.). Il rentre dans le giron fédéral avec les autres en 1932. Grenoble se remet difficilement de cet épisode, ne parvenant à disputer qu’un huitième de finale en 1939.

L’après guerre est délicate. Grenoble se retrouve en Excellence (Deuxième Division) et ne remonte qu’en 1950, en battant en finale La Voulte. Ce purgatoire fut salutaire : en 1950, 1952 et 1953, l’équipe réserve est championne de France. Et surtout, en 1954, l’équipe première écrit la plus belle page de l’histoire du club. Elle écarte Mazamet en 16e, Agen en 8e, Vienne, lors d’un âpre derby (3-0) en quart, puis Romans lors d’un autre duel serré des Alpes en demi (8-5), et c’est l’apothéose : le 23 mai au Stadium de Toulouse, Grenoble remporte son premier titre de champion de France, au soir d’une courte victoire sur Cognac (5-3). Son joueur emblématique est son demi de mêlée Jean Liénard, ancien treiziste revenu au bercail et futur entraîneur champion de France avec La Voulte en 1970.

Le FCG rugby s’inscrit alors enfin parmi les grands du rugby de l’Hexagone et devient un protagoniste régulier de l’élite : entre 1952 et 1968, il se qualifie systématiquement pour les seizièmes de finale. Il atteint les quarts de finale en 1957, 1959 et 1968, joue deux demi-finales qu’il perd contre l’US Dax en 1963 et contre Montferrand. On relève une finale de Challenge Yves du Manoir en 1969, perdue à nouveau contre Dax, mais impossible d’aller plus haut en championnat.

Le déclin s’amorce alors au point que Grenoble plonge en Groupe B entre 1975 et 1978. La reconstruction porte ses fruits à partir de 1986 et annonce une belle décennie. Les Isérois disputent une nouvelle finale du Du Manoir perdue en 1986, avant de remporter enfin la compétition en 1987 contre Agen. C’est le deuxième trophée majeur pour le FCG. Les bons résultats s’enchaînent alors en championnat, entre 1988 et 1996, le club dispute un huitième de finale (1988), trois quarts de finale (1989, 1990, 1996), deux demi-finales (1992, 1994) et une finale (1993).

L'arrivée de Jacques Fouroux aux commandes de l'équipe en 1991 culmine en effet avec une finale du Championnat de France, la deuxième du club, en 1993. Face à Castres, les efforts des Isérois ne sont guère récompensés, et ils doivent s’incliner sur une marge infime (14-11), malgré ses avants surpuissants, surnommés les « Mammouths » (Willy Taofifénua en tête). Jacques Fouroux s'en va, persuadé d’avoir été victime d’une cabale qui aurait coûté la victoire à son équipe.

Grenoble se maintient ensuite parmi les meilleurs clubs français : demi-finale en 1994, quart de finale en 1996, qualifié pour les poules finales à quatre en 1995. En 1998-99, sous la houlette de l'entraîneur Michel Ringeval, le club se hisse même jusqu’en demi-finale du Championnat, où il fait trembler l’AS montferrandaise.

Le recul s’amorce une première fois en 1999-2000. Grenoble doit se contenter d'une 19e place en Championnat de France, tout en étant -paradoxe- la seule équipe à battre en Coupe d’Europe les Anglais de Northampton (futurs vainqueurs de l’épreuve). L'année suivante, le passage de l'élite de 20 à 16 clubs lui est fatal et le club fait partie des six clubs appelés à descendre en deuxième division, après une défaite en barrages contre la Section paloise.

C'est un nouvel entraîneur venant de Périgueux, Jacques Delmas, qui viendra relever le défi : ramener le FCG en première division. Le contrat est rempli au bout d’une seule saison, grâce à une deuxième place en championnat. Le club réintègre l'élite et constitue même l'une des surprises du Top 16 2002-03 en se qualifiant pour les phases de playoffs. L'année suivante le FCG Alpes rugby se maintient difficilement parmi l'élite, puis c'est à nouveau la relégation à l'issue de la saison 2004-05.

De plus, en raison de graves ennuis financiers (déficit de €3,64 millions), la Ligue nationale de rugby, sur conseil du Conseil supérieur de la Direction Nationale d'Aide et Contrôle de Gestion (DNACG), refuse son engagement en Pro D2 et le 5 juillet 2005, elle rétrograde Grenoble en Fédérale 1 pour la saison 2005-06, alors que Jacques Fouroux avait accepté de revenir en tant que directeur sportif. Le 22 juillet, la SASP, chargée du secteur professionnel du club, se déclare en cessation de paiement auprès du président du tribunal de commerce de Grenoble.

Le FCG ne demeure qu'un an chez les amateurs, battant Nîmes lors de la petite finale (32-25) au stade Pompidou à Valence, un match décisif octroyant la dernière place qualificative en Pro D2.

Le FC Grenoble a fourni une quinzaine d’internationaux à l’Équipe de France.

Par le passé...

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Communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole

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La communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole, communément appelée La Métro, est une structure intercommunale française, située dans le département de l'Isère et la région Rhône-Alpes, au centre d'une aire urbaine de plus d'un demi-million d'habitants (Grenoble). En nombre d'habitants, elle est la première communauté d'agglomération de Rhône-Alpes ; la Métro associe 26 communes.

Située au croisement de l'Isère et du Drac, entre les massifs de Belledonne, du Vercors et de la Chartreuse, sur un bassin de vie de près de 30 707 hectares, la Métro bénéficie d'un environnement montagnard exceptionnel qui offre un large éventail d'activités de loisirs, hiver comme été.

L'agglomération grenobloise s'est d'abord organisée en Syndicat Intercommunal à Vocations Multiples, le SIEPARG (Syndicat Intercommunal d'Etude et de Programmation pour l'Aménagement de la Région Grenobloise), puis en communauté de communes, sous le nom Grenoble Alpes Métropole (ou La Métro), transformée en 2000 en communauté d'agglomération.

Le SIEPARG créé en 1973, se transforme en communauté de communes en 1994, puis en communauté d'agglomération en janvier 2000. Son périmètre est stable jusqu'en 2004.

Les quatre communes qui constituaient auparavant la communauté de communes du Pays de Vif (Le Gua, Saint-Paul-de-Varces, Varces-Allières-et-Risset et Vif) ont été intégrées le 1er janvier 2004.

Bresson a quitté la communauté d'agglomération en 2005 pour la Communauté de communes du Sud Grenoblois. D'autres communes ne souhaitent pas faire partie de la Métro.

Outre les compétences obligatoires des communautés d'agglomération, la Métro s'est dotée de la compétence Assainissement des eaux usées et collecte des eaux pluviales (compétence optionnelle) et de compétences librement choisies : déplacements, réserves foncières, équipements d'agglomération, espaces naturels et de loisirs, développement universitaire et scientifique,crématorium, PFI et cimetière intercommunal . Elle a délégué au SMTC Grenoble l'organisation des transports en commun de l'agglomération, à parité avec la Conseil Général. La Métro accepte en 2005 le transfert de la compétence collecte des ordures ménagères qui vient compléter la compétence traitement qu'elle exerçait dejà. En 2005, la Métro a accepté la délégation d’aide à la pierre, se dotant ainsi de la compétence logement.

En 2004, la Métro a aménagé ses premières zones d'activité intercommunales : Actisud (12 ha) et Actinord (8,5 ha) à Veurey, Brun Business Parc à Saint-Martin d'Hères. Au total 14 zones intercommunales. En matière de développement économique, la communauté d'agglomération mène par ailleurs une politique d'aide à la création des entreprises de petite taille, de valorisation de la recherche, des transferts de technologie, de développement des filières numériques, biotechnologies, filière du bois.

A destination des habitants et hockeyeurs professionnels, elle a mis en place une patinoire d'agglomération, nommée Pôle Sud. Toujours en matière de sport, on peut également mentionner la création du Stade des Alpes.

Depuis le 1er janvier 2005, la levée des ordures ménagères est entrée dans les compétences de la Métro.

La communauté d'agglomération est présidée par Didier Migaud, maire de Seyssins.

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Gare de Grenoble

La gare de Grenoble depuis le quai A

La gare de Grenoble est une gare ferroviaire située sur la commune française de Grenoble (département de l'Isère), en Dauphiné, en Région Rhône-Alpes.

Elle est desservie par les trains TER Bourgogne et Rhône-Alpes (lignes de Valence-Ville à Genève-Cornavin et à Annecy, Dijon-Ville à Grenoble via Lyon-Part-Dieu, de Lyon-Perrache à Grenoble-Universités-Gières et de Grenoble à Gap et Briançon).

Reconstruite à l'occasion des Jeux Olympiques d'hiver de 1968, la gare SNCF de Grenoble est aujourd'hui l'une des principales gares de la région Rhône-Alpes.

Reliée à Paris-Lyon par le TGV en 2h55, à Lille-Europe en 4h45 et à Nantes en 5h30, la gare de Grenoble est surtout un important nœud régional, au croisement des trois branches de l'Y grenoblois, en provenance de Lyon-Part-Dieu et de Valence-Ville, de Chambéry-Challes-les-Eaux et de Briançon.

La gare de Grenoble est desservie par des navettes TER Rives - Voiron - Moirans - Voreppe - Grenoble - Echirolles - Grenoble-Universités-Gières, dessertes cadencées aux 20 minutes en heures de pointe du lundi au vendredi (services réduits les samedis, dimanches et fêtes). Certaines de ces navettes devraient être prolongées sur Lancey et Brignoud en décembre 2010.

Navettes ter Rhône-Alpes directes pour Echirolles et Grenoble-Universités-Gières (campus universitaire).

L'agglomération de Grenoble compte quatre autres gares : Echirolles, Grenoble-Universités-Gières, Saint-Égrève-Saint-Robert et Pont-de-Claix.

Le 22 mai 1971, dernier jour de circulation de l'autorail rapide de 1ère classe avec supplément GM/MG "Le Rhodanien" reliant Genève à Marseille via Grenoble et Avignon, assuré en RGP1 ex-TEE X 2770 du dépôt de Marseille-Blancarde et remplacé le lendemain par un train classique offrant les deux classes.

La capitale des Alpes a été dotée d'un important dépôt de locomotives ayant compté jusqu'à 130 locomotives hébergées sous 3 rotondes. Grenoble possèdait aussi un Centre Autorails qui a, depuis 1972, été transformé en dépôt relais de Chambéry. L'arrivée du diesel et la fin de la traction à vapeur a condamné le dépôt de Grenoble avec l'arrivée des BB 66000, BB 67000 et A1AA1A 68000 basés dans les dépôts voisins de Vénissieux, Portes-lès-Valence et de Chambéry. Le Centre Autorails se voyait également condamné par l'arrivée des X 2800 basés Lyon-Vaise.

Il possèdait à l'origine une petite remise avec plaque tournante pour la Compagnie du Dauphiné. Le PLM y ajouta une rotonde couverte complète (démolie en 1965) avec plaque tournante, une rotonde de type G (en demi-lune) avec plaque tournante et un atelier de levage. Le dépot étatit situé dans la partie Nord-ouest du triangle situé entre les voies de la gare de Grenoble, le canal de Fontenay (aujourd'hui rue Félix Esclangon) et la rue Pierre Sémard. Lorsque le dépôt de Grenoble est devenu relais en 1972, il a hébergé, jusqu'à sa démolition, des locomotives de passage des dépôts voisins. Le dépôt de Grenoble a été supprimé en 1978 pour y accroître la zone des marchandises située jusqu'alors dans la partie sud du triangle. Aujourd'hui les terrains sont occupés par le quartier de la Cité Internationale au nord du Palais de Justice. C'est l'ancienne remise de la Compagnie du Dauphiné qui a été démolié en dernier car elle avait bénéficiée d'un sursis, ayant été louée à un industriel pour stocker de la pâte à papier. L'ensemble des installations de garage des locomotives a été transféré dans les anciennes installations du Centre Autorails de Grenoble qui est aujourd'hui un dépôt relais du dépôt titulaire de Chambéry.

La 141R 1187 du dépôt de Vénissieux a tracté le dernier train régulier de marchandises entre Grenoble et Lyon le 10/01/1973 et est conservée au Musée français du chemin de fer à Mulhouse.

Créé le 01/07/1935, par le PLM, il hébergea des autorails Michelin, Decauville et Berliet. Il ferma en 1973 avec la radiation des autorails Decauville X 52000 et X 52100 qui ont effectué toute leur carrière à Grenoble. Aujourd'hui ses installations servent de dépôt relais et d'entretien pour les engins moteurs de passage.

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Source : Wikipedia