Gordon Brown

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Posté par rachel 25/02/2009 @ 20:06

Tags : gordon brown, royaume-uni, europe, international

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Gordon Brown

Gordon Brown - World Economic Forum Annual Meeting Davos 2007.jpg

James Gordon Brown, né le 20 février 1951 à Giffnock, en Écosse, est l'actuel Premier ministre du Royaume-Uni.

De 1983 à 2005, il a été député au Parlement britannique de la circonscription de Dunfermline East à Fife et de la circonscription de Kirkcaldy and Cowdenbeath depuis 2005. Il fut Chancelier de l'Échiquier de 1997 à 2007. Depuis le 24 juin 2007, il est chef du Parti travailliste et Premier ministre.

Gordon Brown est né le 20 février 1951 à Giffnock, ville de la banlieue sud de Glasgow (Écosse). Il a deux frères : John et Andrew. Son père John Ebenezer Brown était pasteur presbytérien de l'Église d'Écosse et est mort en 1998 à l'âge de 84 ans. Sa mère Elizabeth est morte en 2004 à l'âge de 86 ans.

Jusqu'à l'âge de 3 ans, Gordon Brown a vécu à Hamilton, ville marquée par la pauvreté et le chômage. Cette expérience a défini la conscience sociale de son père et a eu également une influence déterminante sur l'état d'esprit de ses fils. « Notre père ne nous a jamais dit pour qui il votait » a déclaré John Brown « mais nous savions, à cause de la pauvreté qu'il avait vue, qu'il penchait vers le Parti travailliste » . Gordon tenait cependant son prénom du frère de sa mère qui était membre du Parti conservateur.

Les trois frères, Gordon, John et Andrew Brown ont ensuite été élevés à Kirkcaldy, une ville industrielle en déclin au nord d'Édimbourg, où ils bénéficiaient d'une vie relativement privilégiée. À l'âge de quatre ans, Gordon Brown entre à Kirkcaldy West, l'école primaire locale et à 10 ans, il entre à Kirkcaldy High, dans une filière pour élèves surdoués. À 11 ans, il fonde un premier journal avec ses frères, The Gazette, dont les recettes servent à financer des aides aux réfugiés africains. Il publiera même un entretien exclusif avec l'astronaute américain John Glenn, qu'il a réussi à contacter après avoir écrit et posé des questions directement à la NASA. À 14 ans, il obtient neuf O-Levels à son General Certificate of Education et décroche son Highers (équivalent en Écosse du A-level') à 16 ans, confirmant ainsi son talent. Après avoir été sacré meilleur élève de Kirkcaldy High, il rejoint l'université d'Édimbourg avec deux ans d'avance.

À l'université d'Édimbourg, il suit des cours d'histoire. Amateur de sport, il pratique le rugby assidûment jusqu'à un grave accident en 1967 où il reçoit un violent coup sur la tête à la fin d'un match, ce qui lui causera un décollement de rétine. Il perdit l'usage de son œil gauche malgré de nombreuses opérations et de nombreux séjours dans l'obscurité, les yeux bandés . Quelque temps plus tard, alors qu'il jouait au tennis, il ressentit les mêmes symptômes à l'œil droit. Une opération chirurgicale expérimentale lui permit cependant de conserver son œil et de ne pas devenir totalement aveugle mais il ne peut aujourd'hui pas conduire et ses discours doivent être imprimés en gros caractères. Il ne rejouera plus jamais au rugby.

Il ressort diplômé de l'université d'Édimbourg en 1972 où il reçoit un Master of Arts avec First-Class Honours (distinction) et obtient en 1982 un PhD avec une thèse intitulée ''The Labour Party and Political Change in Scotland 1918-29 . D'après le biographe Tom Bower, le sujet de sa thèse devait à l'origine être le développement du mouvement ouvrier à partir du XVIIe siècle mais a plus modestement évolué vers la description de la lutte du mouvement ouvrier pour s'établir comme contre-pouvoir aux conservateurs.

En 1972, alors qu'il est toujours étudiant, Brown est élu recteur de l'université d'Édimbourg ainsi que président du conseil d'administration. Sa campagne avait notamment été soutenue par un groupe de jeunes femmes, surnommées les Brown Sugars, en souvenir d'un titre des Rolling Stones. Il occupera le poste de recteur jusqu'en 1975. Il a également été éditeur du Red Paper on Scotland . Il a ensuite été temporairement chargé de conférence à Édimbourg avant d'aller enseigner la politique à l'université calédonienne de Glasgow de 1976 à 1980.

Il a ensuite travaillé en tant que journaliste à Scottish TV jusqu'à son élection au Parlement en 1983.

En août 2000, il a épousé Sarah Macaulay. Le 28 décembre 2001, Jennifer Jane, leur première fille, naît prématurément et meurt le 8 janvier 2002. Leur second enfant, John, naît le 17 octobre 2003, et leur deuxième fils naît le 17 juillet 2006. Le 29 novembre 2006, une mucoviscidose est diagnostiquée pour ce dernier.

Après avoir échoué une première fois, il est élu député travailliste de la circonscription de Dunfermline Est au nord-ouest d'Édimbourg en 1983 (il occupera cette fonction jusqu'en 2005) et, en 1985, devient porte-parole de l'opposition sur les sujets relatifs au commerce et à l'industrie. En 1986, il publie une biographie sur James Maxton (membre du Parti travailliste indépendant) qui a été le sujet de sa thèse de doctorat. Durant ses mandats dans l'opposition, il fut membre du Cabinet fantôme (Shadow government). Il occupa les postes de secrétaire au Trésor de 1987 à 1989, puis secrétaire d'État au Commerce et à l'Industrie avant de devenir Chancelier (ministre des Finances) à partir de 1992.

Après la mort soudaine de John Smith en mai 1994, Brown est devenu un des dirigeants potentiels leaders du Parti travailliste. Pendant longtemps, des rumeurs ont affirmé l'existence d'un accord passé dans le restaurant londonien Granita entre Tony Blair et Gordon Brown selon lequel Blair aurait promis d'offrir à Brown, si les travaillistes remportent les élections, le contrôle de la politique économique à condition que celui-ci ne se présente pas contre Blair . Que cet accord informel, connu sous le nom d'accord de Granita ou accord Blair-Brown, ait été vrai ou pas, la relation entre Tony Blair et Gordon Brown a joué un rôle central dans le renouveau du Parti travailliste et ils se sont toujours montrés unis en public malgré de sérieux désaccords en privé.

En tant que Chancelier du cabinet fantôme, Brown tenta de se présenter comme un économiste sérieux et rassurant pour les hommes d'affaires et la classe moyenne, tentant de prouver que les travaillistes pouvaient gérer l'économie sans voir l'inflation, le chômage ou les déficits augmenter. Il poussa ainsi le parti à poursuivre la politique des conservateurs durant les deux premières années de son mandat de Chancelier.

Depuis 2005, il est élu dans la circonscription nouvellement créée de Kirkcaldy and Cowdenbeath dans la région du Fife.

Gordon Brown est Chancelier de l'Échiquier au sein du gouvernement de Tony Blair depuis 1997, ce qui constitue le plus long mandat continu à ce poste, devant Denis Healey (Chancelier pendant 5 ans et 2 mois de 5 mars 1974 à 4 mai 1979) et David Lloyd George (7 ans et 43 jours de 1908 à 1915). William Ewart Gladstone est toutefois resté chancelier 12 ans et 4 mois entre 1852 et 1882 mais de façon discontinue. À de nombreuses reprises, Brown a affirmé que, sous son mandat, l'économie britannique avait connu la plus plus longue période d'expansion de son histoire . Cette affirmation est cependant à relativiser car si effectivement le Royaume-Uni a connu une période de croissance continue depuis 1992, cette croissance a débuté lorsque les conservateurs étaient au pouvoir. De plus, certains des chiffres avancés par Brown ainsi que la façon de définir le terme de croissance ont été contestés .

En arrivant au pouvoir, Gordon Brown a donné à la Banque d'Angleterre son indépendance en matière de politique monétaire, lui laissant ainsi la responsabilité de fixer les taux d'intérêt. Les conservateurs, opposants à l'Euro, l'ont critiqué affirmant que cette politique augurait l'abolition de la livre sterling et l'entrée dans la Zone euro.

Après une période dans laquelle il suivit les objectifs de dépense des conservateurs pendant deux ans, Brown augmenta les dépenses de l'État dans les domaines de la santé et de l'éducation. Lors du budget d'avril 2002 il augmenta les dépenses de sécurité sociale afin de payer les dépenses de santé. Il reprit certaines idées défendues par Bill Clinton afin de favoriser la relance de l'économie avec des crédits d'impôts. Le code fiscal britannique, après deux cents ans de lois fiscales, faisait 4 555 pages en 1997. Il a doublé ce chiffre à 9 050 pages. D'après l'OCDE les impôts ont augmenté de 39,3 % du PIB en 1997 à 42,4 % en 2006, au même niveau que l'Allemagne. Cette augmentation est due plus aux dépenses gouvernementales qu'à la croissance de l'économie.

Brown affirme avoir deux bilans principaux : la croissance et l'emploi. Le rapport de l'OCDE montre que la croissance économique a été en moyenne de 2,7 % entre 1997 et 2006, plus élevée que la zone euro (2,1 %), et le chômage est tombé à 5,5 % contre 7 % en 1997, la moyenne de la zone euro étant de 8,1 %. Brown appuya la réduction de la dette des pays du Tiers Monde mais refusa de la supprimer complètement. Le 20 avril 2006 lors d'un discours aux ambassadeurs des Nations Unies, Brown a défini une vision « écologique » du développement mondial, affirmant que les objectifs économiques et les objectifs environnementaux se renforcent l'un l'autre. Affirmant que développement économique, justice sociale et environnementale vont de pair et qu'ils deviennent le sens commun de notre époque.

En 2000, Gordon Brown se lança dans une guerre politique contre le système de l'éducation supérieure, suite à l'affaire Laura Spence, en accusant l'université d'Oxford d'élitisme dans ses procédures d'admission . Il considéra la décision de ne pas offrir une place à Laura Spence, issue d'une école publique, comme étant une discrimination «absolument scandaleuse», expliquant que cette décision avait été basée sur ses origines sociales et non sur ses résultats scolaires. Ceci déclencha une longue querelle dans les médias où l'université d'Oxford nia toutes ces accusations.

Avec ces critiques, Brown remit la question d'un accès élargi à l'éducation supérieure à l'ordre du jour. Cependant, nombres de ses opposants affirmèrent que les propos de Brown étaient infondés. Lord Jenkin, alors chancelier de l'université d'Oxford, ajouta que tous les faits qu'il avait utilisés étaient erronés et affirma que son discours à propos de Laura Spence avait été une "petite guerre éclair car c'était une agression non provoquée" .

Durant une visite diplomatique en Inde en janvier 2007, Gordon Brown a répondu aux questions concernant les soupçons de racisme dont avait été victime l'actrice de Bollywood Shilpa Shetty lors de l'émission de télé réalité «Celebrity Big Brother». Il a ainsi affirmé qu'il y a « un important soutien envers Shilpa d'une grande partie de l'opinion » et il a affirmé que cette émission a permis l'émergence d'un débat. Il a également ajouté qu'il voulait « que la Grande-Bretagne soit considérée dans le monde comme un pays d'équité et de tolérance » ,.

En octobre 2004, Tony Blair annonça qu'il terminerait son troisième mandat mais qu'il ne serait pas la tête du parti pour des quatrièmes élections générales. Ceci conduit à une opposition politique de plus en plus importante entre Gordon Brown et Tony Blair, lors des élections de 2005 qui donnèrent une majorité moins importante au Labour. Même s'ils menaient la campagne ensemble, de nombreux médias faisaient part de leurs divergences en privé. Suite à une forte pression au sein de son propre parti, Tony Blair annonça le 7 septembre 2006 qu'il quitterait le pouvoir dans moins d'un an . Brown est alors le favori pour succéder à Blair, se donnant une image de chef d'État ainsi que marquant une volonté de changement global.

Cependant au début de l'année 2007, Brown vit apparaitre des concurrents sur sa route tel que le secrétaire d'État à l'Éducation Alan Johnson. Au final seulement les candidats de la gauche du parti John McDonnell et Michael Meacher contestèrent son leadership sur le parti, mais ils devaient obtenir au moins 44 soutiens afin de pouvoir se présenter à une primaire. Cependant le secrétaire à l'Environnement David Miliband apporta son soutien à Brown afin de limiter la contestation contre ce dernier au sein du parti .

Brown fut critiqué par Sir Andrew Turnbull qui travailla avec lui de 1998 à 2002, l'accusant de « stalinisme impitoyable » , ainsi que de considérer ses collègues de cabinet avec mépris.

Tony Blair confirma qu'il quitterait le pouvoir le 27 juin 2007. Le mercredi suivant son discours, Brown avait l'assurance de prendre la tête du parti (donc de devenir Premier ministre). Il devint ainsi le président du Labour le 24 juin 2007.

Après des mois de spéculations, Gordon Brown annonça le 11 mai 2007 de se porter candidat à la tête du Parti travailliste et de remplacer Tony Blair le 27 juin 2007. Le 16 mai, il avait déjà reçu plus de 308 soutiens lui permettant d'éviter toute contestation au sein du parti. Depuis l'annonce de la démission de Tony Blair et de la candidature de Gordon Brown, le Parti travailliste est remonté dans les sondages, gagnant trois points après avoir été pendant des mois au coude à coude avec avec le Parti conservateur . Gordon Brown lança sa campagne sur Internet le jour même de sa candidature avec comme slogan «Gordon Brown for Britain » (Gordon Brown pour la Grande-Bretagne). Le 24 juin 2007, il prend la tête du Parti travailliste .

Après que Tony Blair eut, comme annoncé, quitté le pouvoir le 27 juin 2007, Gordon Brown l'a remplacé et est devenu Premier ministre . Il a été chargé par la Reine de former un nouveau gouvernement et il mènera sans doute le parti travailliste aux élections qui devront avoir lieu au plus tard en juin 2010.

Peu charismatique et éloquent, son état de borgne le gêne pour lire les notes, il éprouve des difficultés lors des questions au premier ministre à la chambre des communes.

Comme tous les précédents Premiers ministres, Brown est également First Lord of the Treasury, ministre du Civil Service, membre du Cabinet et du Conseil privé.

Gordon Brown a rétabli une tradition abandonnée sous le mandat de Tony Blair : le chat du 10 Downing Street, avec l'arrivée de Sybil.

Voici la composition du gouvernement annoncé le 28 juin.

Face à la crise financière, Brown remanie son gouvernement. Avec une surprise de poids le retour du commissaire européen au Commerce Peter Mandelson.

Tous les autres ministres conservent leurs postes.

Deux jours après sa nomination en tant que Premier Ministre, Gordon Brown fait face à sa première crise majeure avec la découverte de deux voitures piégées en plein coeur de Londres le 29 juin 2007 et une tentative d'attentat à l'aéroport de Glasgow le 30 juin 2007 . Suite à cette nouvelle menace terroriste, Brown a réuni la cellule de crise du gouvernement britannique, le Cabinet Office Briefing Room, connu sous le nom de COBRA . Peu de temps après, son gouvernement promulguait l'UK Borders Act, qui instituait la double peine, imposait les documents biométriques pour les étrangers, et plus généralement durcissait la politique d'immigration et d'asile du Royaume-Uni.

Lors de la crise financière, Gordon Brown joue un rôle de premier plan. Bien avant les dirigeants de l'Europe continentale, il comprend la gravité de la crise et l'urgence d'une intervention publique massive. Pour ce faire, il n'hésite pas à rejeter les fausses vérités économiques d'hier dont lui-même était le promoteur sous Tony Blair : il nationalise des banques importantes afin de sauver le système de la catastrophe provoquée par les mesures de libéralisation du système financier prises durant les 25 dernières années. Ainsi, dès mars 2008, il nationalise Northern Rock. Au niveau européen, c'est une méthode de Gordon Brown que les 15 pays de la zone euro adoptent en octobre 2008 même si Nicolas Sarkozy comme Président en exercice de l'UE tente de s'approprier les lauriers. 1 700 milliards d'euros seront annoncés pour sauver le système bancaire au niveau européen. Pour le seul Royaume-Uni, la somme est de 384 milliards (dont 320 milliards en garantie étatique sur les prêts interbancaires et 64 milliards en fonds d'État pour la recapitalisation des banques en difficulté.

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Royaume-Uni

armes royales du Royaume-Uni

Le Royaume-Uni (nom officiel : le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord) est un État indépendant d'Europe de l'Ouest créé en 1707, composé de la Grande-Bretagne (Angleterre, Écosse et Pays de Galles) et de l’Irlande du Nord et membre de l'Union européenne depuis 1973. La plus grande partie de ses territoires sont situés à proximité de la côte nord-ouest de l'Europe continentale et sont entourés par la mer du Nord, la Manche, la mer d'Irlande et l'océan Atlantique.

Il ne faut pas confondre le Royaume-Uni avec l'Angleterre, l'une des nations qui le constituent, ni avec la Grande-Bretagne, l'île principale.

Les royaumes d'Angleterre et d'Écosse ont cohabité en tant que nations souveraines et indépendantes avec leurs propres monarques et structures politiques depuis le IXe siècle. Jadis, la principauté indépendante de Galles tomba aux mains des monarques anglais de par le Statut de Rhuddlan en 1284. À travers l'Acte d'Union (1707), l'Angleterre (incluant le pays de Galles) et l'Écosse – qui furent déjà unis depuis l'Union des Couronnes en 1603, se mirent d'accord pour une union politique sous la forme d'un Royaume de Grande-Bretagne. L'Acte d'Union de 1800 a unifié le Royaume de Grande-Bretagne et le Royaume d'Irlande, qui est lentement tombé sous contrôle anglais entre 1541 et 1691, pour former le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande en 1801. L'indépendance de la République d'Irlande en 1922 a suivi la séparation de l'île d'Irlande deux ans auparavant avec six des neufs comtés de la province d'Ulster restant attachés au Royaume-Uni, ce qui mène donc en 1927 au nom officiel actuel de « Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord ».

Le Royaume-Uni de Grande-Bretagne a joué un rôle important durant le siècle des Lumières avec une présence forte en philosophie et en sciences ainsi qu'une grande influence pour la tradition théâtrale et littéraire. Tout au long du siècle qui suivit, le royaume a pris une part importante dans le développement des idées occidentales de la démocratie parlementaire avec une remarquable contribution dans la littérature, les arts et les sciences. La richesse de l'Empire britannique, comme les autres grandes puissances, fut aussi en partie générée par l'exploitation coloniale dont l'industrialisation après 1750 du commerce d'esclaves avec la flotte britannique du XVIIIe siècle ; la plus imposante à l'époque. Cependant au début du XIXe siècle, la Grande-Bretagne a passé le Slave Trade Act (l'Acte du commerce esclavagiste) en 1807 et est devenue la première nation à avoir aboli durablement le commerce d'esclave.

Après la Révolution industrielle et la défaite de Napoléon lors des Guerres napoléoniennes, la Grande-Bretagne devint la première puissance mondiale du XIXe siècle. À son apogée, l'Empire britannique, considéré être à la fois le Royaume-Uni et toutes les entités dont il est légalement séparé mais qu'il contrôle, s'étendait sur 1/3 des terres émergées et englobait 1/3 de la population mondiale. L'Empire britannique fut donc le plus grand et le plus peuplé que l'histoire ait connu. On l'appelait communément l’« empire sur lequel le Soleil ne se couche jamais » (The empire on which the sun never sets) ; en effet, on dit qu'il y avait toujours une partie de l'empire où il faisait jour.

Sur tout le XIXe siècle, le pays a joué un rôle prédominant dans le développement de la démocratie parlementaire, en partie par l'émergence d'un système à multiples partis politiques et une expansion du suffrage universel. Le développement des arts et des sciences, avec des personnalités comme Isaac Newton, montre également le rôle moteur du Royaume-Uni dans la construction du patrimoine culturel et scientifique du XVIIIe siècle. À la fin de l'Époque victorienne, le Royaume-Uni a perdu énormément de son monopole industriel, en particulier au profit des États-Unis, qui a surpassé le pays en production et commerce industriel au tournant des années 1890, et de l'Empire allemand. Le pays resta quand même une superpuissance prépondérante et son empire atteignit sa superficie maximum en 1921.

Après que le pays se relève de la Première Guerre mondiale, le premier réseau médiatique international à grande échelle fut créé : la BBC. Le mouvement travailleur du pays a continué de se développer depuis la fin du XIXe siècle et en 1924 le tout premier gouvernement travailliste arriva au pouvoir. Le Royaume-Uni a combattu l'Allemagne nazie durant la Seconde Guerre mondiale avec ses alliés du Commonwealth dont le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Afrique du Sud et l'Inde. Leader en temps de guerre, Winston Churchill et son successeur Clement Attlee ont supporté un plan d'après-guerre comme part du Big Three. La Seconde Guerre mondiale a pour autant rendu le Royaume-Uni très endommagé tant physiquement que financièrement. Les coûteux prêts de temps de guerre, prêts accordés par les États-Unis et le Canada, combinés avec les aides du plan Marshall des Américains ont fortement lancé le Royaume-Uni sur la voie de la reconstruction.

1945 a vu l'émergence d'un État-providence et l'un des premiers services de santé des plus complets alors que les demandes d'une économie en pleine reconstruction poussaient les gens de tout le Commonwealth à bâtir un Royaume-Uni multi-ethnique. Après la Seconde Guerre mondiale commence la décolonisation. L'Inde devient indépendante en 1947, tandis que le Tanganyika et le Cameroun passent sous tutelle de l´ONU. Les nouvelles limites politiques d'après-guerre du Royaume-Uni, face aux deux nouvelles superpuissances, furent confirmées par la crise du canal de Suez de 1956. Le Ghana devient indépendant en 1957, le Nigeria en 1960, la Zambie en 1964. La décolonisation de la Rhodésie du Sud et de l’Afrique du Sud poseront de vifs problèmes.

Suivant une période de stagnation économique, de grèves massives, et de récession industrielle durant les années 1970 après une diminution globale de l'activité économique – le Royaume-Uni est alors « l’homme malade de l’Europe » –, les années 1980 ont été marquées par le Premier ministre Margaret Thatcher, qui a réalisé de nombreuses réformes économiques inspirées du libéralisme économique, en rupture avec le précédent consensus économique et politique d'après-guerre d’un État-providence surdimensionné ; ces réformes ont permis le rétablissement économique du pays, mais, selon ses détracteurs, ont conduit à une plus grosse fracture sociale. Depuis la moitié des années 1990, ces tendances ont en grande partie continué sous la conduite de Tony Blair.

Le Royaume-Uni est membre de l'Union européenne depuis 1973. L'attitude du gouvernement actuel vis-à-vis d’une intégration plus forte à l'Union est floue. Le Parti conservateur plaide pour un retour à la nation britannique de sa souveraineté, alors que les démocrates libéraux préconisent davantage d'engagements.

Le Royaume-Uni est, comme son nom l'indique, un royaume, mais le pouvoir du monarque britannique (actuellement la reine Élisabeth II) est de facto entièrement cérémonial. Celui-ci règne mais ne gouverne pas. Le pouvoir exécutif de cette monarchie parlementaire est exercé, au nom de la Reine, par le Premier ministre (actuellement Gordon Brown), et les autres ministres du cabinet. Le Premier Ministre est nommé par la reine, il n'est pas élu. La reine doit choisir le leader du parti ayant gagné les élections législatives: le gouvernement risque de perdre sa place à chaque élection législative. Le cabinet est le gouvernement de Sa Majesté. Comme tout régime parlementaire, ses ministres viennent et sont responsables devant le Parlement, c'est-à-dire que le gouvernement peut être renversé par ce dernier. Le Royaume-Uni est l'un des rares pays du monde actuel où la constitution n'est pas codifiée. Elle est constituée de conventions constitutionnelles et de divers éléments issus de coutumes et de la common law, ensemble que l'on désigne souvent sous la dénomination de loi constitutionnelle britannique mis en place depuis Guillaume le Conquérant (1066).

Le gouvernement britannique est généralement constitué de quinze à vingt ministres qui forment, autour du Premier Ministre, le cabinet ministériel, à ne pas confondre avec le ministère, qui est la réunion d'une centaine de personnes : les ministres, les secrétaires d'État, les sous-secrétaires d'État et les secrétaires parlementaires privés. Par ailleurs, un phénomène s'accroît de plus en plus en Grande-Bretagne : la solidarité ministérielle. C'est-à-dire que si le Premier Ministre engage la responsabilité ministérielle remise en cause par le Parlement, il n'est pas le seul à tomber, ses ministres tombent également.

Aussi, le gouvernement prend part à la procédure législative. En effet, la Chambre des Communes est disposée de telle sorte que le gouvernement fait face, avec sa majorité, à l'opposition. Le gouvernement peut aussi proposer des textes qui seront débattus et votés par la chambre.

Le Royaume-Uni est membre de l'OTAN, de l'Union européenne, de la Commonwealth of Nations et du G8. Il est également membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Il dispose aussi de la dissuasion nucléaire.

En tant que successeur de l'immense Empire britannique, le Royaume-Uni exerce une influence certaine de par le monde, encore renforcée par l'usage extensif de sa langue et sa relation exclusive avec les États-Unis d'Amérique.

Le Royaume-Uni a trois systèmes de loi distincts : le droit anglais (English Law), qui s'applique à l'Angleterre et au Pays de Galles, et le droit nord-irlandais (Northern Ireland law) sont basés sur les principes de common law. Le droit écossais (Scots law) est une système hybride basé sur les principes de droit civil. L'Acte d'Union de 1707 garantit le système des lois séparées pour l'Écosse.

La Chambre des Lords est la plus haute cour pour les cas criminels et civils d'Angleterre, du Pays de Galles et d'Irlande du Nord et pour les cas civils seulement en Écosse. Des récents changements de la constitution verront les pouvoirs de la Chambre des Lords transférés à la nouvelle Cour suprême du Royaume-Uni en 2009.

Note : Les territoires d'outre-mer sont des territoires qui sont sous la souveraineté et le contrôle formel du Royaume-Uni mais qui ne sont pas une partie du Royaume proprement dit.

Ni l'île de Man, ni les bailliages de Jersey et de Guernesey ne font partie du Royaume-Uni ; ce sont des dépendances de la Couronne britannique.

La majeure partie de l'Angleterre a un relief peu élevé hormis le nord et dans la péninsule de Cornouailles. Les deux principales rivières sont la Tamise (346 km) et la Severn (354 km) qui est le plus long cours d'eau du Royaume-Uni. Près de la ville de Douvres (Dover), le tunnel sous la Manche relie la Grande-Bretagne à la France.

Il n'existe pas de sommet en Angleterre dépassant les 1 000 m d’altitude ; le point culminant anglais, le Scafell Pike, culmine à 978 mètres d'altitude dans le Lake District en Cumbrie.

La géographie de l’Écosse est variée, avec ses lowlands du sud et ses highlands dans le nord et l'ouest – incluant le Ben Nevis (1 344 m) point culminant du Royaume-Uni (pourtant dépassé par le mont Paget (2 934 m), en Géorgie du Sud, point culminant des territoires d'outre-mer du Royaume-Uni).

On y trouve de longs et profonds bras de mer qui s'enfoncent dans les terres. L'Écosse possède près de 800 îles, se situant pour la plupart à l'ouest et au nord du pays, notamment les Hébrides, les Orcades (Orkney Islands) et les Shetland. Bien qu'Édimbourg soit la capitale, riche d'un bel héritage historique et architectural, la ville principale est Glasgow.

Le pays de Galles (Cymru en gallois) demeure en majorité un terrain montagneux. Son point culminant, le mont Snowdon (Yr Wyddfa) culmine à 1 085 m. Cardiff (Caerdydd), capitale galloise depuis 1955, se situe au sud. La plupart des populations se trouvent au sud, notamment dans les villes telles que Swansea, Newport et Cardiff. La plus grande ville au nord est Wrexham.

L'Irlande du Nord est partie du patrimoine du Royaume-Uni. Lough Neagh est le plus grand lac des îles britanniques avec ses 388 km². Le lac est situé à peu près à 30 km au sud-ouest de Belfast. Le Slieve Donard est le plus haut sommet d'Irlande du Nord, et culmine à 849 mètres.

À titre comparatif, le Royaume-Uni possède une superficie proche de celle de la Roumanie, de l'Équateur, du Ghana ou de l'Ouganda.

Le Royaume-Uni est la 5e économie mondiale en 2006, avec un PIB de 2 246 milliards de dollars, derrière les États-Unis, le Japon, l'Allemagne, la Chine. Il est sans doute passé sixième en 2008. En classement par PIB en PPA, le Royaume-Uni est le 6e pays. La ville de Londres est un centre majeur économique et commercial du niveau de mégapoles telles que New York City ou Tôkyô. Pendant 25 ans, l'économie britannique s'est vue être désignée par certains depuis les années 1980 comme le modèle Anglo-Saxon s'appuyant notamment sur les principes de libéralisme, de marché libre et de faible taxation.

Les Britanniques furent les premiers à entrer dans l'ère de la Révolution Industrielle en développant notamment, comme la plupart des pays en voie d'industrialisation à l'époque, des industries lourdes telles que la construction navale, l'industrie minière, la production d'acier et le textile. Le Royaume a créé un marché outre-mer des produits britanniques lui permettant de dominer le marché international durant le XIXe siècle. Cependant, tant du fait de l'industrialisation des autres pays que de la perte d'emplois dans l'agriculture, le Royaume-Uni a vu son avance économique diminuer par rapport aux autres. En conséquence, l'industrie lourde a lentement décliné tout au long du XXe siècle. Pour autant, le secteur tertiaire, lui, s'est sensiblement développé et pèse maintenant près de 73 % du PIB britannique.

Le secteur tertiaire du Royaume-Uni est dominé par les services financiers, en particulier dans les domaines bancaire et assurantiel. Londres est le plus grand centre financier du monde, en particulier grâce à la Bourse de Londres (en: London Stock Exchange), au London International Financial Futures and options Exchange et au Lloyd's of London tous situés dans la City, grossièrement équivalent à La Défense de Paris. La capitale possède aussi la plus forte concentration de sièges de banques étrangères. Durant ces dernières décennies, un centre financier sur les rives de la Tamise s'est développé dans le quartier des Docklands qui a ensuite accueilli les bureaux des banques HSBC et Barclays. Il existe un certain nombre de multinationales qui ne sont pas basées au Royaume-Uni ayant choisi pour siège social européen ou étranger Londres ; par exemple le premier groupe financier du monde, Citigroup. Notez aussi qu'Édimbourg possède d'importants centres financiers.

Le tourisme représente une part majeure de l'économie britannique : avec plus de 27 millions de touristes par an, le Royaume-Uni est la sixième destination touristique mondiale — cependant loin derrière sa voisine la France avec 60 millions de touristes et donc première destination touristique mondiale.

Le secteur secondaire a, quant à lui, amplement diminué depuis la Seconde Guerre mondiale. Il constitue encore, néanmoins, une part importante de l'économie outre-Manche. L'industrie britannique des moteurs en représente une majeure partie, bien diminuée néanmoins depuis l'effondrement de MG Rover. La production d'avions civils et militaires est dirigée par la plus grosse firme aérospatiale du Royaume-Uni : BAE Systems et l'européen EADS (dirigeant d'Airbus). Rolls-Royce détient une part très significative du marché mondial des moteurs aérospatiaux. L'industrie chimique et pharmaceutique est, elle aussi, puissante avec les seconds et sixièmes plus grands noms de l'industrie pharmaceutique dans le monde : respectivement GlaxoSmithKline et AstraZeneca, tous deux basés au Royaume-Uni.

L'industrie « créative » (art, cinéma, mode, design, etc.) représentait 7,3 % du PNB et a monté d'en moyenne 5 % par an entre 1997 et 2004.

Le Royaume-Uni possède d'importantes richesses énergétiques : charbon, gaz, pétrole... bien que ces deux dernières soient en diminution. La production d'énergie primaire est responsable de 10 % du PIB britannique, une part bien plus importante que la majorité des pays industrialisés.

La monnaie du Royaume-Uni est la livre sterling (en anglais Pound sterling) représenté par le symbole « £ «. La Banque d'Angleterre est la banque centrale qui gère notamment la fabrication des pièces et billets. Les banques en Écosse et Irlande du Nord se réservent le droit de mettre en circulation leurs propres billets, à condition toutefois de maintenir un nombre suffisant de billets de la Banque d'Angleterre en réserve pour couvrir la mise en circulation. Le Royaume-Uni a préféré ne pas adopter l'euro lors du lancement de cette monnaie en 1999 bien que le gouvernement ait prévu de tenir un référendum pour décider de l'adoption de la monnaie si « cinq tests économiques » se révèlent concluants. L'opinion britannique est toujours contre même si elle a récemment montré un intérêt grandissant quant à son adoption.

Au recensement d'avril 2001, la population du Royaume-Uni était de 58 789 194 habitants, soit la troisième de l'Union européenne après l'Allemagne et la France. En deux ans cette population serait passée à 60,2 millions, due nettement à l'immigration mais aussi à une hausse des natalités et une plus haute espérance de vie. Près d'un quart des Britanniques vivent dans le sud prospère de l'Angleterre et sont principalement une population urbaine avec un nombre estimé à 7 517 700 habitants rien que pour la capitale londonienne.

Le taux d'alphabétisation s'élève à 99% et l'école y est obligatoire dès 5 ans jusqu’à l'âge de 16 ans (15 pour les natifs fin juillet ou août).

L'immigration, de nos jours, provient principalement d'Europe et des pays qui formaient jadis l'Empire britannique. Depuis la Seconde Guerre mondiale, le Royaume-Uni a absorbé une immigration substantielle dont les trois principales origines des flux est l'Europe, l'Afrique et l'Asie du Sud. En 2001, près de 13,1% de la population au Royaume-Uni s'identifiait en tant que minorité ethnique (dont les Blancs autre que britannique) Dans certaines villes, le pourcentage de groupes ethniques est conséquent : 40,1% pour Londres, 34,4% à Birmingham et 39,5% à Leicester.

Le Royaume-Uni possède aussi un système d'éducation semi-public très étendu et développé.

Le pays possède certains des plus influents et réputés établissements d’enseignement supérieur mondiaux, en particulier l'Université d'Oxford et l'université de Cambridge (« Oxbridge »), mais aussi le University College de Londres (UCL) et l'université de Londres. En 2007 on comptait 112 universités et university colleges.

En 2006, le Royaume-Uni est la zone où la recherche est la plus productive après les États-Unis. Le pays forme une grand nombre de scientifiques et d'ingénieurs. On attribue aux britanniques des découvertes scientifiques telles que l'hydrogène, l'oxygène, la gravité, les électrons, la structure ADN et des inventions comme la télévision, le vélo moderne, l'ordinateur. Le Royaume-Uni fut aussi le premier pays à introduire la radio publique en continue, le système de transport public par rails et le réseau de radar civil et militaire entièrement opérationnel.

Les pays composants le royaume ont donné des plus grands et remarquables auteurs, poètes et figures littéraires du monde. L'auteur théâtral anglais William Shakespeare est considéré comme le plus grand écrivain de la langue anglaise.

Principal groupe de média, la BBC est une société publique de production et de diffusion de programmes de radio et de télévision. Elle a acquis, notamment pour ses reportages, une réputation de très grande qualité, ainsi qu'en attestent de nombreuses récompenses internationales.

Les principales chaînes de télévision sont BBC One, BBC Two, ITV1, Channel 4 et Five.

La radio est dominée par BBC Radio dont les deux principales stations sont BBC Radio 2 (station généraliste, qui est la radio la plus écoutée au Royaume-Uni, avec 13,7 millions d'auditeurs hebdomadaires) et BBC Radio 1 (station musicale).

Dans la presse écrite quotidienne généraliste on peut diviser les journaux en deux catégories, ceux dit de qualité, d'autres plus populaires types tabloïds, journaux à ragots. Dans la première catégorie on trouve The Daily Telegraph, The Guardian, The Independent, The Times. En tête de la presse à sensation The Sun est le quotidien de langue anglaise le plus diffusé au monde (1/4 du marché britannique). La plupart des quotidiens ont une édition de fin de semaine plus fournie avec de nombreux cahiers et suppléments.

Le football, le rugby, le cricket et le golf ont tous un point commun : ils sont tous originaires du Royaume-Uni.

Le sport le plus populaire est le football. Le Royaume ne joue pas en tant que tel mais chaque pays possède sa propre équipe. On note de nombreux clubs de renommés tels Arsenal, Chelsea, Newcastle United, Liverpool, et Manchester United pour l'Angleterre; Celtic et Rangers pour l’Écosse.

Attention pour certains pays comme la France l'utilisation d'un adaptateur pour les prises de courant est obligatoire.

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Histoire du Royaume-Uni

Le drapeau du Royaume-Uni basé sur les drapeaux de l'Angleterre, de l'Écosse et de l'Irlande.

Le Royaume-Uni est un État souverain englobant l'Angleterre, l'Écosse, le pays de Galles et l'Irlande du Nord.

Ce sont les actes d'Union de 1707 qui, unissant le Parlement anglais et le Parlement écossais, marquent la naissance d'un « Royaume de Grande-Bretagne ». En 1800, un autre acte d'Union rassemble le royaume de Grande-Bretagne et le royaume d'Irlande pour former le « Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande ». En 1922, l'État libre d'Irlande obtient son indépendance et se sépare de l'Irlande du Nord, qui demeure une partie du Royaume-Uni.

Depuis 1927, le nom officiel de la Grande-Bretagne est « Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord » .

La conquête de l'Irlande commence en 1169, sous Henri II. À l'origine, ce n'est pas strictement une conquête anglaise, puisqu'elle est déclenchée par un petit groupe de Normands n'agissant pas au nom de la Couronne anglaise. Richard FitzGilbert de Clare, dit Strongbow, baron normand du pays de Galles dépossédé de ses terres, fait équipe avec Diarmuid MacMorrough, roi d'Irlande en exil, pour l'aider à reconquérir son royaume de Leinster. Par la suite, les Normands prennent pied en Irlande, et s'emparent de Dublin en 1170. Inquiet de la puissance montante de Strongbow, Henri II décide d'envahir lui-même l'Irlande en 1171. Il parvient à contrôler Dublin et ses alentours.

En 1541, le parlement d'philemon reçoit l'ordre de changer le statut de l'Irlande en royaume, avec Henri VIII proclamé roi. Celui-ci, qui se montrait toujours comme au-dessus des lois du Parlement, se montre comme roi d'Irlande l'année suivante. Cet acte crée une union des couronnes. Pendant le reste du XVIe siècle, les monarques Tudor étendent leur autorité sur l'Irlande à partir de la région autour de Dublin, l'English Pale, et finissent par contrôler la totalité de l'île en 1603. La reconquête de l'Irlande par les Tudor voit se dérouler des épisodes particulièrement violents, comme les deux révoltes des comtes de Desmond (1569-1573 et 1579-1583) et la guerre de Neuf Ans. Le XVIe siècle voit aussi la création des « plantations d'Irlande » : pour renforcer l'influence anglaise en Irlande, des terres sont confisquées à leurs propriétaires irlandais et distribuées à des colons anglais.

L'Écosse, jusqu'en 1707, reste un royaume indépendant et résiste à l'expansion de la domination anglaise. À cause du climat, de la géographie physique et de la densité de la population, le royaume d'Écosse a, d'un point de vue économique et militaire, tendance a être considéré comme inférieur à son voisin au sud, le royaume d'Angleterre. Cependant, l'« Auld Alliance » avec le royaume de France inquiète les gouvernements anglais successifs, et la volonté de séparer l'Écosse de son alliée catholique est une des constantes de la politique anglaise vis-à-vis de l'Écosse jusqu'à l'union des couronnes, en particulier pendant la Réforme protestante.

La Réforme écossaise provoque un conflit entre la « vieille » religion (le catholicisme romain) et la nouvelle (l'Église écossaise ou presbytérienne.) La reine Marie Ire (dite Mary, Queen of Scots) se voit contrainte d'abdiquer après un véritable coup d'État, et de fuir pour l'Angleterre en abandonnant son fils Jacques VI aux soins de tuteurs protestants. En Angleterre, les doutes à propos de la légalité du mariage d'Henri VIII avec Anne Boleyn font que beaucoup perçoivent Mary comme une prétendante plus légitime au trône d'Angleterre que sa cousine protestante Élisabeth Ire (l'arrière-grand-père de Marie fut le grand-père d'Élisabeth, Henri VII, par un mariage d'alliance entre l'Angleterre et l'Écosse). Élisabeth, méfiante, assigne sa cousine à résidence puis, pour conjurer les rumeurs d'un complot visant à la renverser, la fait exécuter pour haute trahison. La reine Élisabeth meurt en 1603 sans héritier direct.

Jacques VI, maintenant roi d'Écosse, succède à sa cousine Élisabeth et prend le titre de Jacques Ier d'Angleterre en 1603, tout en conservant son titre de Jacques VI, roi d'Écosse. Les Stuart sont maintenant la famille royale de « Grande-Bretagne », mais les deux royaumes conservent des parlements séparés. L'Union des Deux Couronnes a préparé une éventuelle unification des deux royaumes. Cependant, pendant le siècle suivant, de fortes différences politiques et religieuses continuent à diviser les deux royaumes, et la royauté unique ne parvient pas à empêcher des guerres intestines.

L'accession du fils de Jacques Ier, Charles Ier, au trône en 1625 marque le début d'une période de conflit entre le Roi et le Parlement. L'adhésion de Charles à la doctrine de la monarchie de droit divin attise une bataille de suprématie entre le Roi et le Parlement, qui culmine avec la guerre civile anglaise (1642-1651). En 1649, Charles est décapité. C'est le début de la République, ou Commonwealth (de 1649 à 1653, suivie par une période de gouvernement personnel du Lord Protector Olivier Cromwell. Le nouveau régime est impopulaire, et la mort de Cromwell en 1658 laisse la place à un vide politique que le gouvernement de son fils Richard (1658-1659) ne parvient pas à combler. En 1659, on tente de revenir au système antérieur au Protectorat de Cromwell, mais, en définitive, la volonté de stabilité politique pousse le Parlement à négocier la Restauration de la monarchie en 1660. Le fils de Charles Ier, Charles II, monte sur le trône. La période des crises entre le parlement et Charles Ier dans les années 1620 jusqu'à la restauration de la monarchie en 1660 est de plus en plus surnommé la Révolution anglaise par les historiens.

La période du Commonwealth voit l'annexion de l'Irlande et de l'Écosse par l'Angleterre et l'abolition de leur autonomie législative. L'Irlande fut particulièrement touchée par la période des guerres civiles; en effet, après la conquête de Cromwell, la classe terrienne irlandaise catholique fut dépossédée de ses terres et remplacée par une classe dirigeante britannique et protestante. L'Irlande comme l'Écosse voient leur autonomie nominale restaurée après la Restauration. Néanmoins, pendant la période des Guerres des Trois Royaumes, les rois anglais 1639-1651) ont consacré beaucoup de temps à établir la primauté de l'Angleterre sur les deux autres royaumes de la monarchie Stuart.

Une intégration politique plus profonde est le projet de la reine Anne de Grande-Bretagne (1702–1714) qui succède au trône en 1702 comme dernière monarque Stuart de la Grande-Bretagne et d'Irlande. Un Bill d'Union est établi sous l'égide de la reine et de ses conseillers, les négociations commencent pour de bon en 1706. Les circonstances de l'acceptation de l'Écosse sont discutées. Les partisans écossais croient que l'échec de l'accession au Bill provoquera l'imposition de l'union dans des conditions beaucoup moins favorables ainsi que la perspective de longs conflits des deux côtés qui conduiront à un désordre civil, surtout à Édimbourg, dont la population en a une certaine réputation (Edinburgh Mob). Le projet d'une union des deux royaumes est très impopulaire parmi la population écossaise, cependant, après le désastre du projet Darién, le parlement d'Écosse pratiquement en faillite, accepte les propositions à contre-cœur (les petites incitations financières pour les parlementaires écossais ainsi que les manœuvres de l'armée anglaise dans le nord de l'Angleterre jouent également un rôle dans la prise de décision).

En 1707 les actes d'union reçoivent la sanction royale, les parlements d'Angleterre et d'Écosse sont abolis pour créer le royaume de Grande-Bretagne avec un parlement unique. Anne devient formellement la première occupante du trône britannique uni et envoie 45 MP au nouveau Parlement de Westminster. Le plus grand bénéfice de cette union est pour l'Écosse le fait de profiter du libre-échange avec l'Angleterre et son empire colonial d'outre-mer. Elle reçoit également des subsides, appelés « l'Équivalent », d'un montant égal à la part de la dette publique anglaise qu'elle assume. Pour l'Angleterre, un allié possible des états européens hostiles à l'Angleterre est neutralisé, ainsi que la succession protestante au trône sécurisée.

Cependant, certains aspects des royaumes auparavant indépendants, sont maintenus. Certaines institutions anglaises et écossaises ne sont pas fusionnées dans le système britannique : l'Écosse conserve son système judiciaire de même que son système banquier. L'église presbytérienne ainsi que l'église anglicane demeurent séparées, tout comme le système d'éducation. Un aspect de l'Acte d'Union, celui de nommer l'Angleterre et l'Écosse en « Bretagne du Nord » (North Britain) et « Bretagne du Sud » (South Britain) n'a guère trouvé de partisans et est par conséquent abandonné assez vite (en Angleterre, les terme d'England et Britain continuent d'être souvent interchangeables, cependant, la même situation ne s'est jamais produite en Écosse).

Pendant le XVIIIe siècle, la Grande-Bretagne émerge comme une grande puissance en Europe et dans le monde entier. Le siècle est marqué par une rivalité avec la France, qui se prolonge à leurs colonies outre-mer en Amérique du Nord, aux Antilles, et en Inde. Dans la guerre de Sept Ans (1756-1763), la Grande-Bretagne triomphe décisivement sur ces trois fronts, conquérant la Nouvelle-France aussi bien que d'autres possessions françaises.

Cependant, le triomphe britannique en Amérique du Nord est de courte durée. En 1775, juste 12 ans après sa défaite du Français, ses treize colonies lancent une guerre d'indépendance. Avec l'assistance de la France, les États-Unis forcent les Britanniques à reconnaître leur indépendance en 1783.

Sur le continent européen, la Grande-Bretagne soutient uniformément le status quo. La révolution française préoccupe considérablement le gouvernement britannique, qui déclare la guerre contre la nouvelle République française en 1793. La guerre continue au XIXe siècle.

L'arrivée du hollandais protestant Guillaume III d'Orange sur le trône, après la glorieuse révolution de 1688, se traduit par une vie parlementaire marquée par l'élection et le débat d'idées. Financiers, navigateurs, experts dans l'art des voies navigables, les hollandais donnent à une Angleterre encore très peu peuplée des ressorts pour se lancer dans une économie d'exportation et d'innovations technologiques.

Le commerce extérieur de la Grande-Bretagne connaît au XVIIIe siècle une croissance exceptionnelle. De 1700-1701 à 1797-1798, la valeur des importations passe d’un peu moins de six millions de livres sterling à 24 millions. La valeur des exportations de biens produits en Grande-Bretagne passe de 4,5 millions de livres à 18,3 millions. La valeur des réexportations passe de 2,1 à 12 millions de livres.

La région composée de l'Angleterre et du Pays de Galles, de l'Écosse, de l'Irlande, des colonies d'Amérique et des Antilles, et dans une certaine mesure des côtes d'Afrique de l'Ouest, fonctionne au XVIIIe siècle comme une zone de libre-échange, dans laquelle les marchands britanniques peuvent commercer librement. C'est en revanche une zone protégée de la concurrence étrangère par les Navigation Acts.

Une autre cause de la croissance phénoménale du commerce extérieur britannique est le développement d'un marché du crédit particulièrement performant, soutenu par les principaux grossistes et marchands internationaux, et par des institutions comme la Bank of England, et qui permet de pallier la pénurie constante de numéraire. Le taux du crédit est particulièrement bas dans la Grande-Bretagne du XVIIIe siècle : autour de 3 à 4% en moyenne, ce qui correspond grosso modo aux taux actuels, alors que dans le reste de l'Europe, il est rare de pouvoir emprunter à moins de 10%.

La croissance des exportations britanniques au 18e siècle s'explique aussi en grande partie par l'explosion, dans les vingt dernières années du siècle, d'un nouveau commerce, celui de produits cotonniers fabriqués non plus dans des manufactures artisanales mais dans de vraies entreprises industrielles, profitant des progrès technologiques apportés par les inventions des premiers entrepreneurs du coton britannique qui lancent la révolution industrielle à partir de 1777.

La croissance du coton décolle dès 1771 et accélère encore en 1787, au fil des progrès technologiques: sur seulement 37 ans, entre 1771 et 1808, les importations de coton brut de l'Angleterre sont multipliées par douze. Les exportations de produits cotoniers finis, avec leur valeur ajoutée sont encore plus importante.

Jusque en 1760, le coton joue au contraire un rôle mineur, avec seulement 10% des exportations contre environ 25% pour la laine.

L'invasion de l'Irlande par les Anglo-Normands en 1170 est suivie par des siècles de lutte. Tour à tour, les rois anglais cherchent à conquérir et à piller l'Irlande. Au début du XVIIe siècle commence une colonisation majeure de la province de l'Ulster par des protestants écossais et anglais ; beaucoup de catholiques irlandais sont contraints de quitter leurs terres. Depuis le temps de la première invasion normande, l'Irlande est un sujet de contrôle et de régulations de la part de l'Angleterre et plus tard de la Grande-Bretagne. Les Irlandais ont profité de la première révolution anglaise pour tenter de recouvrer leur indépendance. Cromwell débarque à Dublin (été 1649) avec ses soldats, les « Côtes de Fer » William Lamb,et organise un véritable massacre organisé. Suivent les sources, entre le tiers et la moitié de la population de l'île est massacrée. Après sa défaite, l'Irlande est soumise à l'autorité et aux lois de l'Angleterre et les terres du nord du pays sont confisquées et attribuées à des colons venus d'Écosse et d'Angleterre.

La guerre de l'Indépendance américaine (1775-1783) trouve un puissant écho au sein du peuple irlandais. En effet, des associations de volontaires militaires irlandais usent de leur influence pour parler en faveur d'une plus grande indépendance du Parlement irlandais. Ce souhait est réalisé en 1782 par l'obtention de droit au commerce autonome et de l'indépendance législative de l'Irlande. Cependant, avec l'attrait des principes de la Révolution française, les demandes de réforme de la Constitution se radicalisent. La Society of United Irishmen, composée de presbytériens de Belfast et d'anglicans et catholiques de Dublin, fait campagne pour la fin de la domination britannique. À leur tête se trouve Theobald Wolfe Tone (1763–1798) qui travaille avec la Convention catholique en 1792 pour abolir la loi pénale. N'arrivant pas à gagner le soutien du gouvernement britannique, Tone embarque pour Paris où il peut encourager quelques forces navales françaises qui l'aideront lors des soulèvements en Irlande. Les paysans se soulèvent à Wexford et, quoique insuffisamment armés, combattent avec bravoure. Dublin est en danger, mais les insurgés sont défaits par les forces régulières à Vinegar Hill. Une force française de mille cent hommes débarque dans la baie de Killala, mais arrive trop tard pour apporter une assistance efficace. Néanmoins, les rébellions ont enfin convaincu le Premier ministre britannique William Pitt (dit William Pitt Le Second) qu'il devait mettre un terme à l'indépendance de l'Irlande.

L'union législative de la Grande-Bretagne et de l'Irlande est scellée le 1er janvier 1801 par les deux parlements irlandais et anglo-saxons sous l'Acte d'Union de 1800. Le pays est alors nommé « Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande » (United Kingdom of Great Britain and Ireland). Dès lors, l'Irlande élit environ 100 membres à la Chambre des communes (House of Commons) de Westminster. Les pairs irlandais élisent 28 peers pour les représenter à la Chambre des Lords (House of Lords). Cependant, la lutte armée pour l'indépendance continue sporadiquement durant le XXe siècle. Une république d'Irlande s'autoproclame à Dublin en 1916 et est approuvée en 1919 par Dáil Éireann, le parlement lui aussi auto-déclaré. Une guerre anglo-irlandaise a lieu entre les forces de la couronne et l'Armée républicaine irlandaise (IRA) de janvier 1919 à juin 1921.

Le traité anglo-irlandais de 1921, négocié entre les représentants de Grande-Bretagne et d'Irlande et approuvé par trois parlements, établit l'État Libre d'Irlande qui quitte le Commonwealth britannique et devient une république après la Seconde Guerre mondiale, sans lien constitutionnel avec le royaume britannique. Cependant six comtés majoritairement protestants du nord de l'Irlande choisissent de rester dans le Royaume-Uni.

Une partie des négociations autour de l'Acte d'Union de 1800 stipulait que la loi pénale serait abrogée ainsi que l'émancipation catholique garantie. Cependant le roi George III bloque l'émancipation en argumentant que de l'accepter irait à l'encontre de son serment de défendre l'Église anglicane. Une campagne menée par l'avocat et politicien Daniel O'Connell ainsi que la mort du roi George mène à la concession de l'émancipation catholique en 1829, les catholiques sont autorisés au parlement. O'Connell essaie ensuite de faire abroger l'Acte d'Union, une campagne sans succès.

Quand l'épidémie de mildiou atteint l'île en 1846, une majeure partie de la population rurale n'a plus rien à manger. Cependant, les politiciens britanniques comme le Premier ministre Robert Peel pratiquent à cette époque la politique économique du laissez-faire qui déclare que le pouvoir n'a pas à intervenir en particulier dans le domaine économique. Par ailleurs, des sommes énormes sont levées par des particuliers et des associations caritatives (des Indiens américains envoient des approvisionnements, la reine Victoria donne l'équivalent de 70 000 €) mais l'inactivité du gouvernement britannique (ou au moins une activité inadéquate) font du problème une catastrophe. La classe des laboureurs des champs est pratiquement anéantie dans ce qui sera connu sous le terme de Famine des pommes de terre en Irlande (Irish Potato Famine).

La plupart des Irlandais élit des MP libéraux et conservateurs appartenant aux grand partis politiques britanniques (les pauvres n'avaient pas le droit de vote à l'époque). Une minorité significative élit également des unionistes qui défendent la maintenance de l'Acte d'Union. Un avocat tory qui fait de la campagne à l'échelle nationale, Isaac Butt, établit un nouveau mouvement nationaliste modéré, la Home Rule League, dans les années 1870. Après la mort de Butt, la Home Rule League ou plutôt l'Irish Parliamentary Party comme elle est appelé dès à présent, devient une force politique majeure sous William Shaw et le propriétaire protestant radical Charles Stewart Parnell. L'Irish Parliamentary Party domine la politique irlandaise à l'exclusion des partis libéraux, conservateurs et unionistes qui existaient auparavant. Le mouvement de Parnell rencontre un succès global, parmi les propriétaires conservateurs comme chez la Land League qui fait campagne pour une réforme fondamentale des propriétés irlandaises, la plupart des fermes sont louées par des grand propriétaires aristocratiques.

Le mouvement de Parnell fait campagne pour la Home Rule qui signifie que l'Irlande s'autogouvernera en tant que région du Royaume-Uni, à l'opposition d'O'Connell qui souhaite une indépendance entière avec un monarque et une couronne partagée. Deux Home Rule Bills sont introduits par le premier ministre Gladstone mais aucun ne parvient au statut de loi, surtout à cause de l'opposition de la Chambre des Lords. La question divise l'Irlande, une minorité significative (surtout en provenance de l'Ulster) sont contre la Home Rule et craignent qu'un parlement catholique-nationaliste à Dublin entraînera des mesures discriminantes et imposera des tarifs sur l'industrie; bien que la majorité de l'Irlande vit de l'agriculture, six comtés de l'Ulster sont le siège d'industries lourdes importantes qui seraient alors le plus affectés par de nouveaux tarifs.

En 1912, un autre Home Bill passe par la Chambre des Communes mais se heurte, tout comme en 1893, à la Chambre des Lords. Cependant, la Chambre des Lords à cette époque a perdu son droit de véto en matière législative et ne peut que retarder le Bill de deux ans - jusqu'en 1914. Pendant ces deux années, l'Irlande est constamment menacé d'une guerre civile avec la création des Unionist Ulster Volunteers et de leur contrepartie nationaliste, les Irish Volunteers. Les deux groupes s'arment en important des fusils et de la munition et s'entraînent publiquement. Quand la Première Guerre mondiale éclate en 1914, la question de l'Irlande est oubliée pour la durée de la guerre. Les forces unionistes et nationalistes rejoignent l'armée britannique et souffrent de pertes considérables dans les tranchées.

Jusqu'en 1918, l'Irish Parliamentary Party reste le parti politique dominant en Irlande bien que divisé depuis la fin du XIXe siècle après l'affaire du divorce O'Shea. Parnell, surnommé « Roi sans couronne d'Irlande » (Uncrowned King of Ireland), vivait avec la femme d'un de ses MP, et fut le père de nombreux enfants. Quand le scandale éclate, les non-conformistes religieux britanniques, qui étaient l'appui du parti libéral irlandais, forcent W. E. Gladstone d'abandonner la cause irlandaise tant que l'adultère Parnell est en charge. Le parti se divise en pro- et anti-Parnellites qui se battent pendant les élections.

Une République irlandaise est unilatéralement déclaré à Dublin en 1916 lors de l'insurrection de Pâques (Easter Rising). L'insurrection est assez vite matée par les forces britanniques et les chefs sont exécutés. Ceci provoque une augmentation du support pour l'insurrection en Irlande et la déclaration d'indépendance est ratifiée par le Dáil Éireann, le parlement de la république auto-déclarée en 1919. De 1919 à 1921, les forces de la Couronne et l'armée de la République irlandaise se trouvent en guerre.

Le traité anglo-irlandais de 1921 négocié entre les représentants britanniques et irlandais et ratifié par quatre parlements établit l'État libre d'Irlande (Irish Free State) qui est initialement considéré comme un dominion de l'Empire britannique, tout comme le Canada ou l'Afrique du Sud, mais qui quitte le Commonwealth britannique et devient une république après la Seconde Guerre mondiale sans aucun lien constitutionnel avec le Royaume-Uni. Six comtés du nord, majoritairement protestants, restent attachés au Royaume-Uni (Irlande du Nord).

L'Irlande du Nord est créée par l'Acte du Gouvernement d'Irlande (Government of Ireland Act) en 1920 et ratifié par les parlements britanniques et irlandais en 1921. Face à des demandes divergentes des nationalistes irlandais et des unionistes concernant le futur de l'Irlande (les nationalistes votant pour un parlement unique qui pratique la Home Rule sur l'île entière, les unionistes opposées à n'importe quelle manière d'application de la Home Rule) et à la crainte d'une guerre civile entre les deux groupes, le gouvernement britannique sous David Lloyd George passe l'Acte créant ainsi deux Irlandes sous Home Rule, l'Irlande du Nord et l'Irlande du Sud. L'Irlande du Sud ne parviendra jamais à s'établir en tant qu'État et est remplacé par l'État libre d'Irlande en 1922. Aujourd'hui, l'état est connu sous le nom de République d'Irlande.

Après avoir reçu l'auto-gouvernement en 1920 (bien que ceci n'était pas demandé et certains comme Sir Edward Carson y étaient farouchement opposés), le gouvernement de l'Irlande du Nord pratique sous James Craig et ses successeurs une politique de discrimination envers la minorité catholique et nationaliste. L'Irlande du Nord devient, selon les mots du lauréat du prix Nobel, chef du parti unioniste et Premier ministre de l'Irlande du Nord David Trimble « a cold place for Catholics. » Des localités et villes sont arbitrairement découpées en circonscriptions électorales pour rendre caduc les élections gouvernementales locales pour assurer un contrôle protestant des conseils locaux. Des arrangements qui donnent aux entreprises commerciales le droit de vote et qui règlent le salaire minimal aident également à atteindre ce but.

Dans les années 1960, le Premier ministre unioniste modéré Terence O'Neill (plus tard Lord O'Neill du Maine) tente de réformer le système mais se heurte à une opposition générale des chef protestants comme Ian Paisley. Les pressions de la part des nationalistes et des unionistes extrêmes augmentent et conduisent à des mouvements qui luttent pour les droits civiques avec à leur tête des personnages comme John Hume, Austin Currie et d'autres. Des désaccords entre les manifestants et le Royal Ulster Constabulary conduisent à des différends au niveau communal. L'armée britannique est envoyée en Irlande du Nord en 1969 par le secrétaire d'État britannique James Callaghan pour protéger les nationalistes, ce qui est vivement reconnu. Cependant, le meurtre de treize personnes civiles sans armes en 1972 à Londonderry par des troupes paramilitaires britanniques (« Bloody Sunday ») enflamme la situation et les nationalistes du Nord se tournent contre l'armée britannique. L'apparence de l'« Armée républicaine irlandaise provisoire » (IRA) qui se sépare de l'IRA officielle qui devient de plus en plus marxiste, et une campagne de violence orchestrée par des groupes terroristes locaux comme l'Ulster Defence Association et d'autres, poussent l'Irlande du Nord au bord d'une guerre civile. Au cours des années 1970 et 1980, des extrémistes des deux côtés commettent des meurtres en masse, les victimes sont souvent des personnes civiles innocentes. Parmi les outrages les plus notoires on peut citer le bombardement de Le Mon ainsi que les bombardement d'Enniskillen et d'Omagh.

Certains hommes politiques britanniques comme le ministre Tony Benn du parti travailliste sont pour un retrait britannique de l'Irlande, mais les gouvernements irlandais successifs sont opposées à cette politique qui prédisent les résultats possibles d'un retrait britannique, le « Doomsday Scenario », en évoquant des différends locaux à l'échelle nationale suivis par un exode en masse de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants qui se réfugient de leur 'côté' de la province, des nationalistes se sauvant à l'Ouest de l'Irlande du Nord, des unionistes à l'Est. La peur la plus grave est celle d'une guerre civile qui ne concernera pas uniquement l'Irlande du Nord mais également la République d'Irlande ainsi que l'Écosse, les deux ayant des liens étroits avec l'une et/ou l'autre communauté. Plus tard, l'impact possible d'un retrait britannique est appelé la balkanisation de l'Irlande du Nord à l'image de l'éclatement de la Yougoslavie.

Au début des années 1970, le Parlement de l'Irlande du Nord est reporté après le refus du gouvernement unioniste sous Brian Faulkner de transmettre le pouvoir au gouvernement britannique qui instaure le gouvernement direct (Direct rule) depuis Londres à partir du 24 mars 1972. Des nouveaux systèmes de gouvernement sont essayés mais s'avèrent tous des échecs, tels l'Accord de Sunningdale (Sunningdale Agreement), l'essai d'une dévolution progressive (Rolling devolution) et l'Accord anglo-irlandais (Anglo-Irish Agreement). Dans les années 1990, l'échec de l'IRA de gagner le support public ou d'atteindre son but, le retrait britannique, en particulier après le désastre d'Enniskillen suivi d'un changement de pouvoir avec le départ de Ruairí Ó Brádaigh et l'arrivée de Gerry Adams voit l'IRA se détacher du conflit armé pour entamer une voie d'accords politiques. Ces changements sont suivis par de nouveaux chefs à Dublin (Albert Reynolds), à Londres (John Major) et à la tête des unionistes (David Trimble). Des pourparlers initiés par Adams et Hume, chef du parti social-démocrate et travailliste, débouchent sur des discussions globales entre les partis qui conduisent à l'Accord du Vendredi Saint (Good Friday Agreement) en 1998, approuvé par la majorité des communautés en Irlande du Nord ainsi que par la République d'Irlande, où la constitution Bunreacht na hÉireann est modifiée pour remplacer une revendication sur le territoire de l'Irlande du Nord en reconnaissant l'existence de l'Irlande du Nord, mais en reconnaissant également le désir des nationalistes d'une Irlande unifiée.

Sous l'Accord du Vendredi Saint, correctement « Accord de Belfast », une nouvelle assemblée nord-irlandaise est élu dans le but de former un parlement nord-irlandais. Tout parti atteignant un niveau spécifique de support est autorisé de nommer un membre du parti au gouvernement et de revendiquer un ministère. L'unioniste David Trimble de l'Ulster devient Premier ministre de l'Irlande du Nord. Le député et leader du SDLP, Seamus Mallon, devient Représentant du Premier ministre de l'Irlande du Nord, mais sera plus tard remplacé par Mark Durkan, nouveau leader du parti. Le parti unioniste d'Ulster, le SDLP, le parti unioniste démocrate et le Sinn Féin ont tous des ministres de droit dans l'assemblée au pouvoir partagé. L'assemblée ainsi que son exécutif sont pour l'instant tous les deux suspendus à cause de menaces de la part des unionistes dues au retard de l'IRA dans son processus de désarmement et également à cause de la découverte d'un cercle d'espionnage lié à l'IRA qui opère au cœur du service civil (ceci s'est avéré d'être faux, Denis Donaldson qui avait les documents qui accusaient l'IRA travaillait pour l'intelligence britannique). Le gouvernement est à nouveau entre les mains du secrétaire d'État d'Irlande du Nord, Peter Hain qui a à ces côtés une équipe ministérielle britannique.

Le contrôle de l'Empire britannique sur ses colonies diminue au cours de l'entre-deux-guerres. Le nationalisme prend une part importante dans quelques parties de l'Empire, notamment aux Indes et en Égypte.

Entre 1867 et 1910, l'Australie, le Canada et la Nouvelle-Zélande reçoivent le statut de dominion (une quasi-autonomie au sein de l'Empire). Ils deviennent des membres fondateurs du Commonwealth britannique (connu sous le nom de Commonwealth of Nations depuis 1949), une organisation informelle qui succède à l'Empire britannique. Avec l'indépendance des Indes et du Pakistan en 1947 parachèvent la décolonisation de l'Empire. Aujourd'hui, la plupart des anciennes colonies britanniques font parti du Commonwealth, pratiquement toutes en tant que membre indépendant. Restent cependant treize colonies britanniques anciennes — dont les Bermudes, Gibraltar et les Îles Malouines — qui décident de garder leur lien politique avec Londres, ce sont les territoires britanniques d'outre-mer.

Bien que souvent marqué d'un nationalisme économique et politique, le Commonwealth donne au Royaume-Uni son mot à dire dans les affaires concernant les pays en développement et fait également figure de forum pour les soucis de ces pays. Ã noter que l'Irlande, les États-Unis ainsi que les anciennes colonies et protectorats du Moyen-Orient ne font pas parti du Commonwealth. En plus, le Commonwealth aide à préserver des institutions calquées sur le modèle britannique, comme la démocratie parlementaire westminsterienne, dans ces pays.

Les premières années du XXe siècle gardaient encore la marque des attitudes et idéaux victoriens. La Première Guerre mondiale change radicalement la société britannique. L'armée britannique, qui n'était jamais un grand employeur, compte seulement deux cent quarante-sept mille soldats à la déclaration de guerre. En 1918, l'armée et la Royal Air Force, formée du Royal Naval Air Service (RNAS) et du Royal Flying Corps (RFS), en comptent cinq millions. La Royal Air Force comptait environ deux cent cinquante mille unités combattantes en 1918. Le pays comptera à la fin de la guerre 900 000 morts et plusieurs centaines de milliers de blessés (la génération perdue du poète écrivain T.S. Eliot). La flotte commerciale et militaire à été en grande partie détruite. Le Royaume-Uni a du mal à assurer le commerce avec ses colonies,et l'activité économique ralenti. Pour reconstruire sa flotte le Royaume uni doit faire appel au crédit américain. Les États-Unis prennent la place e première puissance maritime.

De retour des tranchées, beaucoup éprouvent de la rancœur face à l'indifférence des civils et, compte tenu de leur propre sacrifice (en France, un phénomène semblable a lieu), la conscription brasse des populations d'origines et rangs divers et ce nivellement de masse accéléra le changement social d'après-guerre. Les réformes sociales du siècle dernier donnent naissance en 1900 au Parti travailliste, qui n'accède cependant au pouvoir qu'en 1922.

En 1919, la loi sur le logement social du Premier ministre Lloyd George fait sortir les gens de leurs taudis de banlieue de l'époque victorienne. Cependant, les tramways utilisent la fée électricité bien avant les habitations. Le droit de vote est reconnu aux femmes en 1918, mais le suffrage universel ne voit le jour qu'en 1928.

La grande dépression de 1929 frappe durement le nord de l'Angleterre et le Pays de Galles (70 % de chômeurs dans certaines régions). Auparavant déjà, la grève générale de 1926 est proclamée en solidarité avec les mineurs et leurs salaires diminués. Le roman Le Quai de Wigan de George Orwell décrit bien les conditions d'existence de la classe ouvrière du nord de l'Angleterre durant les années 1930. Alors commence le lent déclin de l'industrie charbonnière du Royaume-Uni qui atteint son paroxysme au début des années Thatcher (1979) avec la longue grève des mineurs (un an, sans grande compensation).

Le début de la Seconde Guerre mondiale est l'occasion d'une relance de l'emploi (défense, armements…). Elle commence par la « drôle de guerre » ou rien de sérieux ne se produit du 3 septembre 1939 à mai 1940 (débuts du Blitz et de l'attaque allemande en Europe et en Angleterre). Les enfants sont tôt évacués loin des agglomérations. Le nombre des pertes humaines est deux fois moindre qu'en 1914-1918 mais les « progrès » dans la guerre aérienne accroissent le nombre de civils touchés. D'ailleurs les sévères bombardements aériens par la Luftwaffe sur les grandes villes forgent l'esprit britannique de résistance à l'ennemi.

On assiste alors à un « retour » des populations vers les champs, l’agriculture et les jardins privatifs pour subvenir aux besoins alimentaires. Les femmes prennent largement part à cet effort de guerre (usines mais aussi agriculture) : les « Land Girls » (les filles de la terre), cinq cent mille femmes dans les forces armées. Même la princesse et future reine Elizabeth II contribue à l'effort de guerre en conduisant des camions. La révolution sexuelle commence déjà avec cette émancipation.

Après la Seconde Guerre mondiale, Clement Attlee (travailliste) est porté au pouvoir par le raz-de-marée électoral de 1945. Au programme : les nationalisations des services, des transports et la création d'un État-Providence moderne pour la protection sociale, la santé, l'assurance maladie, les retraites, etc.

Aneurin Bevan, premier secrétaire pour la Santé, crée le Service national de santé britannique (NHS) contre l'avis général du corps médical. Les travaillistes l'emportent aux élections de 1950 mais avec une majorité faible, ce qui provoque de nouvelles élections en 1951. Les travaillistes perdent ces élections à cause du système électoral (plus de voix qu'en 1945, et plus de voix que les conservateurs… mais moins de sièges).

Pour Winston Churchill (1951 - 1955), c'est la troisième expérience de gouvernement après la coalition du temps de guerre et le bref gouvernement d'après-guerre. Il s'attache à maintenir et entretenir la « relation spéciale » avec les États-Unis. Il doit affronter les soubresauts des crises internationales, souvent liées au réveil des nationalismes dans les ex-colonies, et le déclin du prestige et de la puissance de l'Empire britannique. Par exemple, la crise anglo-iranienne au sujet du pétrole : le Parlement iranien vote en mars 1951 la nationalisation de l'Anglo-Iranian Oil Company, fortement appuyée par le vieux leader Mohammad Mossadegh. La Cour internationale de justice propose un partage des profits, que Churchill rejette. Les Britanniques envisagent un coup d'État qui finalement se forme au sein même de l'armée et de factions pro-britanniques au Majlis.

Anthony Eden arrive au pouvoir le 7 avril 1955. Très populaire durant la guerre, plaisant à la population, il n'a cependant pas d'expérience en matière économique. Il préfère se concentrer sur l'Alliance avec les États-Unis d'Eisenhower même s'il ne peut pas s'entendre avec le secrétaire d'État John Foster Dulles. En 1956, le président égyptien Gamal Abdel Nasser veut nationaliser le canal de Suez. Après des mois d'intenses négociations et de tentatives de médiation, le Royaume-Uni, la France et Israël réagissent en attaquant et occupent la zone du canal. Les États-Unis et l'URSS, partisans de la décolonisation, s'y opposent chacun de leur côté; et l'opinion internationale est majoritairement défavorable à l'intervention. Face à ce tollé, la France et la Grande-Bretagne cèdent et retirent leurs troupes. Il apparait ainsi que ces deux pays ne sont désormais plus les grandes puissances d'avant-guerre.

Harold Macmillan (janvier 1957-1963), spécialiste des affaires économiques et financières, recherche le plein emploi contre l'avis de ses collaborateurs, qui doivent finalement démissionner. Il crée la Commission nationale de contrôle des revenus dans le cadre de sa politique subtile de croissance « sans inflation ». Il supervise de près la politique étrangère du pays, recherche un rapprochement avec l'Europe et explore les pistes d'une entrée dans la CEE. Il confirme sa politique de décolonisation en accordant l'indépendance au Ghana et à la Malaisie (1957), au Nigeria (1960), au Kenya (1963), mais maintient la présence britannique au Moyen-Orient (Irak, Oman). Il mène les Conservateurs à la victoire en octobre 1959. La technologie nucléaire (militaire) n'étant pas encore au point, il se rapproche des États-Unis pour l'améliorer (loi Mac Mahon, 1957). Il signe le traité d'interdiction partielle de tests nucléaires en 1962. Mais de Gaulle dit « non » et s'oppose à l'entrée de la Grande-Bretagne dans la Communauté économique européenne, De Gaulle est en effet en désaccord avec la politique britannique qu'il estime soumise à celle des États-Unis et qui répond à la tentative ratée du Royaume-Uni de créer une Alliance concurrente de la CEE. Il gèle les salaires en 1961 en raison d'un déficit dans la balance des paiements, ce qui provoque une baisse de popularité croissante et, malgré un changement de cabinet en 1962, doit démissionner en 1963.

La carrière politique d'Alec Douglas-Home (1963-1964) est originale et médiocre à la fois. Parlementaire, il doit abandonner son titre de comte à la chambre des Lords pour siéger aux Communes. Nommé Premier ministre, sa politique n'est pas une réussite.

Harold Wilson (1964-1970), chef du Parti travailliste, remporte les élections mais avec une faible majorité de cinq sièges. Ce n'est pas suffisant pour gouverner. Aussi, d'autres élections sont décidées en mars 1966. La majorité est alors plus nette (quatre-vingt-dix-neuf sièges). Il doit dévaluer la livre sterling en novembre 1967. Plusieurs anciennes colonies connaissent des crises (Rhodésie, futur Zimbabwe, et Afrique du Sud). Le gouvernement soutient les États-Unis dans sa guerre du Viêt Nam mais refuse d'y envoyer des troupes. Sa perception des problèmes socio-économiques nationaux est vécue comme inadéquate par le pays. Les marins font grève durant six semaines sitôt Wilson réélu en 1966, ce qui accroît ce sentiment.

Edward Heath (1970-1974) doit affronter la question de l'Irlande du Nord. Les premiers attentats éclatent, les morts tombent dans les « camps » catholiques et protestants. (Bloody Sunday, 1972 : quatorze hommes sont tués lors d'une manifestation catholique non autorisée à Londonderry). Il se défend plus tard, en 2003, de n'avoir jamais autorisé l'usage illégal des armes par la troupe. Les unionistes (en faveur du maintien de la Grande-Bretagne en Irlande du Nord) cessent progressivement de soutenir les conservateurs au Parlement, ce qui va amener Heath à démissionner plus tard. En 1973 cependant, il réussit à faire entrer le pays dans la Communauté économique européenne. Mais il doit faire face à l'opposition grandissante des syndicats (Trade Unions congress : TUC). L'inflation est galopante, une grave crise énergétique doublée du choc pétrolier suite à la guerre du Kippour (1973) oblige le pays à ne travailler que trois jours par semaine. Aux élections de février 1974, les parlementaires unionistes d'Irlande du Nord refusent de soutenir le gouvernement. Les négociations échouent aussi avec les libéraux pour former un gouvernement et Heath démissionne.

Harold Wilson (1974-1976) arrive de nouveau au pouvoir en 1974. Il forme un gouvernement minoritaire en attendant les élections d'octobre… où il n'obtient qu'une mince majorité. Les travaillistes veulent renégocier les termes de l'accord d'entrée dans la CEE. Les Communes votent pour rester dans la CEE en en renégociant les termes mais un référendum (une première dans les institutions) confirme l'ancrage de la Grande-Bretagne dans la CEE. Mais la crise économique perdure et Wilson démissionne en mars 1976.

James Callaghan (1976-1979) avait occupé les postes successifs de ministre des Finances, de l'Intérieur, et des Affaires étrangères sous Wilson. Son gouvernement est minoritaire et il doit s'allier aux libéraux pour former un gouvernement stable (le pacte « Lib-Lab »). Majoritaire dans les sondages, il a la possibilité de provoquer des élections anticipées en 1978. Il ne le fait pas… ce qu'il va regretter un an après. Les problèmes économiques persistent et il est contraint de limiter les hausses de salaires à moins de 5 % alors que l'inflation dépasse les 10 %. Les syndicats refusent cette limitation de hausse et entament des grèves dures à l'hiver 1978 : l'Hiver du mécontentement. Il doit alors se résigner à augmenter les salaires. Son impopularité est grandissante. La chambre des Communes passe une motion de défiance en mars 1979 à une voix près. C'en est fini et les élections de 1979 lui sont fatales. La voie est libre pour les conservateurs et pour Margaret Thatcher.

Margaret Thatcher (1979-1990) veut faire cesser le déclin économique du pays et amoindrir l'intervention de l'État dans l'économie. Elle entend mettre un terme aux politiques socialistes menées depuis trente ans, selon les mots de son mentor Keith Joseph. Elle est sur de nombreux thèmes (à l'exception notable des déficits publics) au diapason avec les idées de Ronald Reagan (les Reaganomics), élu un an après elle. Ses grands inspirateurs économiques sont Friedrich von Hayek et Milton Friedman. Elle élève les taux d'intérêt pour diminuer la masse monétaire, préfère l'impôt indirect à l'impôt sur le revenu, élève la TVA à 15 % (un record à cette époque). Les entreprises, le commerce en ressentent les effets, et le chômage dépasse les trois millions. Le chômage grimpe les premières années conformément à une tendance amorcée avant son entrée en fonction (3,6 millions officiellement en 1982 et 5 millions officieusement) mais l'inflation revient à un seul chiffre.

Le 2 avril 1982, la guerre des Malouines (la guerre des îles Falkland pour les Britanniques) éclate. L'Argentine revendique ces îles depuis longtemps et les envahit, croyant que le Royaume-Uni sur le déclin cédera. Thatcher fait intervenir l'armée et inflige une défaite dont la dictature argentine ne se remettra pas. La côte de popularité de Mme Thatcher qui était la plus basse qu'avait connue un Premier ministre en fonction, remonte alors. Pendant ce temps, le Parti travailliste se radicalise de plus en plus, s'éloignant aussi de sa base.

Margaret Thatcher est résolue à réduire la puissance des syndicats. En 1984-1985, la longue grève des mineurs dure un an. La grève, déclarée illégalement par le syndicat des mineurs dirigé par le leader gauchiste Arthur Scargill, échoue à obtenir satisfaction de ses revendications : les mineurs grévistes reprennent le travail sans avoir rien obtenu. Les syndicats réalisent alors qu'ils ne peuvent pas faire plier un gouvernement élu à la régulière.

Elle doit aussi affronter l'Armée républicaine irlandaise et ses attentats. Des prisonniers de l'IRA entrent en grève de la faim, en réclamant le statut de prisonniers politiques. Dix d'entre eux meurent -dont un élu au parlement pendant la crise- avant que les prisonniers n'abandonnent. Margaret Thatcher échappe à l'attentat du grand hôtel de Brighton, pendant le congrès du Parti conservateur le 12 octobre 1984.

Elle commence une longue série de privatisations d'entreprises publiques, ce qui s'accompagne d'une forte désindustrialisation : baisse de 30 % de la main-d'œuvre industrielle et fermeture de 55 000 entreprises de 1979 à 1984. Les industries qui ne survivaient que grâce aux subventions disparaissent, impliquant une hausse massive du chômage, les emplois tertiaires en plein essor compensent peu à peu la chute des emplois industriels. Les opposants de Thatcher dénoncent la précarité des nouveaux emplois et la déréglementation de l'emploi.

En 1984 elle obtient de la CEE le rabais britannique (avec la célèbre phrase apocryphe « I want my money back »), très populaire au Royaume-Uni, Mme Thatcher s'opposant à l'idée que le Royaume-Uni soit un contributeur net de l'Union européenne. Elle dénonce derrière le discours communautaire, la recherche hypocrite par chaque État de son intérêt particulier.

Elle est d'accord avec Ronald Reagan pour sa politique de défense envers l'Union soviétique (Guerres des étoiles), au grand dam de l'Union européenne qui recherche la détente et de bonnes relations. Mais Mikhaïl Gorbatchev arrivant au pouvoir en 1985, elle révise sa position hostile. Elle appuie le raid aérien contre la Libye au départ de bases en Grande-Bretagne alors que les autres membres de l'Otan s'y opposent.

Michael Heseltine, son ministre de la Défense, démissionne lorsqu'elle défend le projet américain d'hélicoptères Sikorsky contre le projet européen Agusta Westland. Par la suite, il s'oppose ouvertement à elle.

L'économie est en excellente forme, consolidant sa popularité et sécurisant un troisième mandat. C'est la première fois qu'un Premier ministre obtient un troisième mandat depuis lord Palmeston en 1865. Elle est populaire dans la plupart des quotidiens sauf le Daily Mirror et le Guardian. Elle est haïe par la gauche et de nombreuses chansons s'en prennent à elle.

En 1988, elle s'oppose aux propositions européennes tendant à accroître le caractère fédéral et la centralisation des structures de décision de l'Union. Elle ne reconnaît à l'Union qu'un rôle de facilitateur de libre échange et craint que les changements stratégiques opérés par l'Union ne détruisent le travail qu'elle met en œuvre dans son pays. Elle lutte contre l'union économique et monétaire, la monnaie unique alors en préparation, se retrouvant minoritaire.

A partir de 1989, l'économie souffre de taux d'intérêt trop élevés. Elle fait reposer cet échec sur le chancelier Nigel Lawson qui aurait mené contre ses consignes une politique permettant une intégration économique européenne. Elle doit affronter une fronde de certains députés en novembre 1989 qui appuient un rival potentiel pour elle : sir Anthony Meyer, candidature test pour évaluer le soutien de Mme Thatcher et mettre en scène des rivaux plus puissants au sein de son parti le cas échéant.

Elle introduit en Écosse puis en Angleterre et au Pays de Galles la Poll Tax, sorte d'impôt local par tête, indépendant des revenus et les biens, avec des réductions pour les bas revenus. C'en est trop pour ses partisans en Écosse. D'autres impôts locaux grimpent en flèche, sur décision du pouvoir central. Une immense manifestation contre cette taxation a lieu le 31 mars 1990 et dégénère ; beaucoup refusent de payer et protestent devant les tribunaux. Même les socio-professionnels du secteur économique et marchand, sa propre base, contestent ses décisions économiques. Elle doit céder la « vedette » et la candidature aux élections de 1990 à son ministre de l'Économie et des Finances : John Major.

Premier ministre durant la guerre du Golfe, il doit affronter la récession mondiale. Donné perdant aux élections futures de 1992 face au leader travailliste Neil Kinnock, il mène une campagne adroite et populaire dans les rues, perché sur une caisse à savon. Il remporte la victoire, mais de justesse. Sitôt au gouvernement, il doit gérer la sortie du Royaume-Uni du serpent monétaire (ERM) le 16 septembre 1992 (le « mercredi noir »).

Les rivalités internes se font jour mais la droite gronde au sein du parti et de son cabinet, surtout pour la ratification du fameux traité de Maastricht. Son autorité est menacée, après un vote de confiance acquis avec quarante voix de majorité seulement, en 1993. Sa défaite aux élections de 1997 est immense : les travaillistes l'emportent par quatre cent dix-huit sièges contre cent soixante-cinq aux conservateurs et quarante-six aux libéraux démocrates. Le nouveau leader travailliste, Tony Blair, arrive au pouvoir.

Tony Blair était le leader charismatique du « New Labour » (« nouveau parti travailliste »), converti à l'économie libérale. Ainsi, aussitôt nommé, il charge Gordon Brown, le ministre de l'Économie, d'accorder à la Banque d'Angleterre la prérogative de fixer elle-même le taux de base de l'intérêt. Le parti était depuis un certain temps en bons termes avec la City et les opérateurs économiques accueillirent favorablement cette mesure. Décidé à limiter la dette publique les deux premières années, il rassure ceux qui appellent à la « prudence fiscale ».

Cependant, des difficultés naissent avec Gordon Brown en matières fiscale et économique. Lui ayant laissé carte blanche, il commence à se sentir écarté des grandes décisions en ce domaine. Mieux, Brown refusa le projet Turner sur les retraites, défendu par Blair. Brown avait conclu un accord avec Blair qui devrait lui laisser le poste de premier ministre après deux mandats.

En politique extérieure, Blair se présente comme un « europhile » mais d'un type différent des Français. Il ne milite pas dans son pays en faveur ni de l'euro ni des accords de Schengen et reste persuadé que l'Europe doit être un grand marché et non une puissance politique et militaire, soutenant ainsi les candidatures de presque tous les pays d'Europe de l'Est.

Il préfère aligner ses troupes avec celles des États-Unis dans la guerre d'Irak malgré la position de la France et de l'Allemagne et une opinion publique britannique plutôt défavorable. Cette guerre et l'absence d'armes de destruction massive contredisant ses allégations sur leur existence altèreront sa popularité. Après les attentats de Londres (7 juillet 2005), il lance une politique sécuritaire visant à mieux contrôler les milieux islamistes du Royaume-Uni, en particulier le « Londonistan ».

Sous la pression de fractions travaillistes et en raison de l'accord passé avec Gordon Brown, il démissionne en 2007. Gordon Brown est le seul candidat aux élections pour le remplacer.

Après que Tony Blair eut, comme annoncé, quitté le pouvoir le 27 juin 2007, Gordon Brown l'a remplacé et est devenu Premier ministre. Il a formé un nouveau gouvernement et il mènera sans doute le parti travailliste aux élections qui devront avoir lieu au plus tard en juin 2010.

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Gordon Brown (joueur de rugby)

Gordon Lamont Brown, est né le 1er novembre 1947 à Troon (Écosse). C’est un joueur de rugby à XV, il est décédé le 19 mars 2001 à Ayr.

Il était très populaire et très apprécié, avec un grand sens de l'humour. Né à Troon, Broon frae Troon, comme il était affectueusement connu, a évolué au poste de deuxième ligne pour l'équipe de West of Scotland RFC, l'équipe d'Écosse de 1969 à 1976.

Gordon Brown appartenait à une famille sportive, son frère aîné Peter a joué aussi pour l'équipe d'Écosse et il en a été même le capitaine. Son père, Jock Brown a joué gardien de but pour l'Équipe d'Écosse de football et il est apparu aussi sur l'Open d'Écosse à Troon au golf bataillant contre Arnold Palmer.

Il a eu sa première cape internationale à l'âge de 22 ans le 6 décembre 1969, à l’occasion d’un match contre l'équipe d'Afrique du Sud, qui s'est soldé par une victoire 6-3.

Il réussit à gagner sa place dans le groupe écossais pour le Tournoi des cinq nations 1970 et démarre la partie contre l'équipe de France. Mais il perd sa place de titulaire contre le Pays de Galles au profit de Peter, son frère, qui est le premier à lui apprendre la nouvelle ! Gordon fait son entrée à la mi-temps pour remplacer Peter à cause d'une blessure, et c'est la première fois qu'un remplacement implique deux frères dans un match international.

Il devient tout simplement un des meilleurs deuxième ligne britanniques d'après-guerre. Broon frae Troon était le membre le plus important du plus fort cinq de devant qu'a jamais eu l'Écosse : Ian McLauchlan, Frank Laidlaw, Sandy Carmichael, Alastair McHarg et Gordon Brown. Et ce cinq était la pierre d'angle de l'équipe qui transforma Murrayfield en une forteresse imprenable.

Entre 1971 et 1976 l'équipe d'Écosse perdit une seule fois à domicile et cette seule défaite était sur un score de 14-9 contre les All Blacks en 1972.

C'est le seul avant à avoir participé aux deux tournées en Nouvelle-Zélande, il y récolte cinq capes, et il fait équipe avec Willie-John McBride dans la mêlée mémorable de la tournée des Lions 1974 en Afrique du Sud où il inscrit deux essais et gagne trois capes.

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Source : Wikipedia