Google Street View

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Posté par talos 27/03/2009 @ 14:15

Tags : google street view, google, internet, high-tech

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Google Street View

Une des voitures Google permettant de collecter des images

Google Street View est un service lancé en mai 2007 afin de compléter Google Maps et Google Earth. Il permet de naviguer virtuellement dans les rues de grandes villes. Controversé en raison d'atteintes alléguées envers la vie privée, le projet utilise Immersive Media, technologie qui permet de fournir une vue de la rue à 360 degrés en n’importe quel point donné de cette rue. Une voiture équipée de caméras circule dans les rues en prenant des images, qu'un logiciel propriétaire de Google assemble pour donner l'impression de continuité. À l'origine, seules quelques villes américaines étaient accessibles, puis, rapidement, le service s'est étendu à d'autres pays (France, Espagne, Italie, Australie, Japon et Nouvelle-Zélande). À partir d'avril 2008, le service a été pleinement intégré à Google Earth.

La précision des détails pose certains problèmes de confidentialité, de sécurité et de respect de la vie privée. On y distingue en effet clairement les actions des personnes filmées (des images de braquage, de baigneurs en maillot de bain, ou encore d'adultes entrant dans des sex shops ont, par exemple, été diffusés). Ceci a provoqué diverses critiques venant d'ONG telles que Privacy International . Google a essayé de répondre aux critiques, dans les pays concernés, en élaborant un logiciel de floutage automatique des visages. Les visages et les plaques d'immatriculation sont floutées à la demande des personnes concernées . Dans l'Union européenne, Google a été obligé de mettre en place, à la demande du contrôleur européen de la protection des données (CEPD), un dispositif de floutage automatique des visages . Les structures sensibles comme la Maison Blanche à Washington, DC sont altérées. En outre, aux États-Unis, Google retire à la demande des personnes concernées les photos de leurs maisons .

Un couple de Pittsburg (États-Unis) a déposé plainte en avril 2008 contre Google pour avoir filmé l'allée menant à leur maison ainsi que celle-ci . Le tribunal les a débouté, arguant qu'il était légal de prendre des photos à partir d'un espace public.

Des passants ont « saboté » les caméras de Google Car, en Alaska, à deux reprises, en mettant un sac en plastique devant la caméra .

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Google Earth

Google Earth est un logiciel, propriété de la société Google, permettant une visualisation de la terre avec un assemblage de photographies aériennes ou satellitaires. Anciennement produit par Keyhole inc. (il était alors complètement payant), ce logiciel permet pour tout utilisateur de survoler la Terre et de zoomer sur un lieu de son choix. Selon les régions géographiques, les informations disponibles sont plus ou moins précises. Ainsi un New-Yorkais pourra localiser son restaurant préféré ainsi qu'obtenir une vue en 3D des immeubles de la métropole alors que la résolution des photos d'une bonne partie de la Terre est très faible. La couverture, d'après Google devrait s'améliorer rapidement. La modélisation en 3 dimensions des constructions a été réalisée à l'aide du logiciel SketchUp. Le directeur 2007 de " Google Earth and Maps" est John Hanke.

Le logiciel dispose d'une version gratuite et de versions payantes pour les professionnels.

Initialement connu sous le nom de Earth Viewer, Google Earth a été développé par la société Keyhole, Inc. qui a été rachetée par Google en 2004. Le produit a été renommé Google Earth en 2005 et est depuis disponible pour les ordinateurs personnels équipés de Microsoft Windows 2000 ou XP, Mac OS X 10.3.9 ou supérieur, Linux (depuis le 12 juin 2006), et FreeBSD. En plus d'avoir poursuivi le développement du client commencé par Keyhole, Google a également intégré l'imagerie de la base de données de Earth à leur logiciel de cartographie en ligne (Google Maps).

Plusieurs grandes villes peuvent être observées avec une résolution suffisamment élevée pour pouvoir distinguer individuellement chaque immeuble, maison et même voiture. Dans certaines villes telles que Paris, Londres, Washington et Seattle, il est même possible de distinguer les gens dans la rue. La résolution d'observation maximale des lieux géographiques dépend de leur intérêt, cependant toute la surface de la Terre a été photographiée avec une résolution d'au moins 15 mètres. Les lieux qui ont été photographiés avec la meilleure résolution (6 pouces) sont les suivants : Las Vegas dans l'État du Nevada, Cambridge dans le Massachusetts et le comté de Fulton (New York) dans l'État de New York. Google Earth permet aussi d'aller directement à un lieu en entrant son adresse postale (États-Unis, Canada et Europe uniquement), ses coordonnées ou bien en navigant manuellement.

Le logiciel Google Earth est également pourvu des données topographiques rassemblées par la NASA lors de la mission SRTM, ce qui lui permet d'afficher la surface de la Terre en 3D. Par exemple, le Grand Canyon et le Mont Everest peuvent être observés en 3D contrairement à d'autres logiciels de cartographie ne permettant que des observations 2D, c'est-à-dire depuis le ciel et perpendiculairement au sol. Google a de plus rajouté une couche sur la surface de la Terre qui modélise en 3D les immeubles et bâtiments importants des plus grandes villes américaines. Depuis la version 5 il est possible de visionner en 3D les surfaces sous marines .

Beaucoup de personnes utilisant ces applications ajoutent leurs propres données et les rendent disponibles par l'intermédiaire de plusieurs sources comme le BBS ou les blogs cités dans les liens externes plus bas.

Google Earth est disponible en version gratuite, et versions licenciées à usage commercial. Il est disponible pour Windows XP, Mac OS X et Linux. Le 8 décembre 2005, une version beta destinée au système d'exploitation Mac OS X a été diffusé sur Internet alors qu'elle était encore en cours de développement.

Voir aussi Keyhole Markup Language (KML).

Après son acquisition de Keyhole, Google a ajouté au logiciel une fonction permettant d'afficher des bâtiments en 3D modélisés par des blocs de couleur grise. Ainsi grâce aux informations fournies par Sanborn Citysets, il est possible d'observer 38 villes américaines (septembre 2006, voir la FAQ officielle. Le 14 mars 2006, Google a racheté @Last Software (entreprise à l'origine du logiciel SketchUp) qui a créé un plugin pour permettre d'obtenir un rendu 3D dans Google Earth.

Des bâtiments sont également visibles en 3D pour certaines autres villes du monde en faisant usage de programmes provenant d'autres sites web. Il existe également un projet destiné à modéliser les bâtiments de la ville de Londres (voir Google Earth London under development (en)). C'est également le cas pour Paris, où la Tour Eiffel, L'Ile de la Cité, le Louvre, le quartier de La Défense, la BNF ou la maison de Radio France sont depuis peu visibles en 3D. Le Musée du Prado de Madrid est également accessible avec les principales oeuvres (lien).

Le 10 janvier 2006, Google a sorti une version destinée pour le système d'exploitation Mac OS X, téléchargeable à partir du site web de Google Earth. Exceptées les quelques remarques faites un peu plus loin dans cet article, la version Mac semble être stable et finie, avec pratiquement toutes les mêmes fonctionnalités que la version originale pour Windows. Le 8 août 2005, une version Mac fonctionnelle ainsi que quelques captures d'écran se sont échappés et ont été diffusées sur Internet, soit à peu près un mois avant sa sortie. Cependant cette version échappée paraissait réellement inachevée dû fait qu'entre autres le menu d'aide et l'affichage de la licence n'étaient pas opérationnels, signe révélateur du fait que cette version était bien destinée uniquement à un usage interne à l'entreprise Google. Cette dernière n'a pas fait de remarque sur cet événement.

Actuellement, il est nécessaire de posséder la version 10.3.9 ou 10.4 de Mac OS X pour pouvoir utiliser cette version Mac de Google Earth. De plus actuellement, aucune version « Pro » ou « Plus » n'existe en version stable, et il n'y a pas non plus de navigateur embarqué (boussole en haut à droite) et ni d'interface directe vers Gmail. Quelques bogues apparaissent également au niveau de la barre de menu (notamment lors d'un basculement vers d'autres programmes), au niveau des bulles infos et au niveau de l'impression.

La dernière version (la 4.0.2722, sortie le 5 janvier 2007) est actuellement disponible en tant que version beta et apporte de nouvelles fonctionnalités avec entre autres une nouvelle interface utilisateur et la possibilité pour les utilisateurs de Mac OS X de passer à la version « Plus ». (sources sur www.macupdate.com).

Google Earth est apparu sur Linux avec la version 4 beta, en tant que produit natif utilisant la bibliothèque logicielle Qt. Il est téléchargeable gratuitement pour une utilisation personnelle.

Le 25 octobre 2008, Google Earth est sorti en version iPhone. Cette version est disponible pour les iPhone et iPod Touch. Cette version a été grandement critiquée par les utilisateurs à cause de sa difficulté d'utilisation. Par contre, une fois que l'utilisateur comprend comment utiliser ce logiciel, il se retrouve alors dans une version super complète de Google Earth. Il suffit de bouger l'appareil afin de voir le relief. On peux aussi dessiner un cercle avec ses doigts afin de faire changer la direction. Google Earth pour iPhone est gratuit sur l'App Store.

La résolution de l'image fournie par le programme Google Earth dépend avant tout de l'endroit géographique. En effet, la résolution n'est pas homogène sur toute la planète et, d'une manière générale, les grandes agglomérations sont beaucoup plus détaillées que les milieux ruraux. L'endroit précis où l'image a une résolution maximale se trouve aux coordonnées 37°25′20.35″N 122°05′06.00″O / 37.4223194, -122.085. Il s'agit du Campus Google, le siège de l'entreprise, où l'on peut observer le logo du moteur de recherche aux abords d'une piscine avec une résolution d'1 pouce par pixel (environ 2,58 cm/pixel).. Certains endroits sont encore plus précis, notamment ici en Afrique, où l'on peut observer un toupeau d'hippopotames.

Calculer son itinéraire ou même chercher une avenue est impossible sur toute l'Afrique depuis Google Earth.

Il existe de nombreuses polémiques vis-à-vis de ce logiciel, quant à la possibilité d'obtenir des clichés photos de zones sensibles : installations militaires, nucléaires…

La version 5.0 bêta est maintenant disponible pour Windows, Linux et Mac. L'interface a été allégée et la langue française est disponible.

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Google

Logo de Google

Google, Inc. (prononcé ) est une société fondée le 27 septembre 1998 dans la Silicon Valley, en Californie, par Larry Page et Sergey Brin, auteurs du moteur de recherche Google. Google s'est donné comme mission « d'organiser l'information à l'échelle mondiale et de la rendre universellement accessible et utile ».

Début 2008, Google valait quelque 210 milliards de dollars à la Bourse de Wall Street. Google posséderait le parc de serveurs le plus important du monde, avec environ 500 000 machines réparties sur 32 sites de par le monde.

Depuis 2001, Eric Schmidt en est le PDG (CEO). La société compte environ 20 000 employés dont la plupart travaillent au siège mondial : le Googleplex, à Mountain View, en Californie. En 2006, Google a acheté le site à SGI pour 319 millions de dollars.

Sur la période s'étalant de juin 2000 à novembre 2004, le moteur de recherche Google aurait indexé plus de 8 milliards de pages web, 1 milliard d'images. En 2008, Google annonce avoir identifié plus de 1 000 milliards de pages web.

En 1996, Google, alors baptisé BackRub, est le nom d'un projet de recherche sur lequel travaillent deux étudiants de l'université Stanford : Larry Page et Sergey Brin. Leur projet concerne les moteurs de recherche. Ils imaginent qu'un moteur de recherche qui analyserait les relations entre les sites web pourrait donner de meilleurs résultats que ceux donnés par les moteurs de recherche de l'époque, Altavista notamment.

Le nom de domaine « google.com » est enregistré le 15 septembre 1997.

Les deux étudiants recherchent des fonds pour créer leur entreprise. Ils renomment le projet Google, en référence au mot Gogol (voir ci dessous Origine du nom). Andy Bechtolsheim, un des fondateurs de Sun Microsystems, leur offre 100 000 $ après avoir vu ce dont était capable leur moteur de recherche. Grâce notamment à leurs familles et amis, ils arriveront à réunir 1 million de dollars et pourront lancer la société Google Inc. le 7 septembre 1998. Leur premier bureau sera un garage à Menlo Park, comme c'est souvent la tradition dans la Silicon Valley.

En février 1999, c'est 500 000 requêtes par jour que Google doit gérer, puis en août 3 millions. En mars, la société déménage à Palo Alto. Le moteur de recherche qui était jusque-là en version bêta, achève sa phase de test le 9 septembre.

Dès janvier 1999, la presse commence à se faire l'écho des performances de ce nouveau moteur de recherche. Le journal Le Monde écrit ainsi que le choix technologique de Google « s'avère très efficace à l'usage. Ainsi, une recherche avec les mots “Bill Clinton” sur Google renvoie d'abord au site de la Maison Blanche, alors qu'AltaVista ne fait apparaitre le site qu'après des dizaines d'autres références. ». Autre avantage : Google affiche les mots-clés en gras dans le contexte d'une phrase pour chaque lien alors que l'Altavista de l'époque ne fournissait que les liens eux-mêmes.

En juin 2000, Google est le premier moteur de recherche à avoir référencé un demi-milliard de pages web. Google signe cette année-là un partenariat avec Yahoo!, commence à proposer la publicité ciblée en fonction des mots-clés. À la fin de l'année, la Google Toolbar est proposée en téléchargement.

Larry Page et Sergey Brin font appel en mars 2001, à Eric Schmidt, le président de Novell, pour prendre la direction de l'entreprise. Le 4 septembre 2001, Google obtient la validation de son brevet concernant PageRank. Aujourd'hui Google est le premier moteur de recherche sur Internet, 80 % des internautes américains utilisent le moteur de recherche Google mais seulement 35 % des Chinois l'utilisent, préférant le moteur de recherche chinois : Baidu.

La compagnie se spécialise dans la détection de petites sociétés jugées prometteuses et susceptibles d'être valorisées par une synergie avec ses activités.

En 2001, Google lance le service Google Catalogs.

En mai 2002 : Google lance Google Labs, le laboratoire des services et applications de la société. Le 12 juin 2002, Sergey Brin annonce officiellement à Paris l'ouverture de la filiale française. En décembre, lancement de Froogle, un service d'achat en ligne.

En février 2003 Google rachète Pyra Labs pour 9 millions de dollars, le propriétaire de Blogger, un service de création de blogs. Google gère au quotidien 200 millions de requêtes par jour, soit 56 % des requêtes mondiales. En mai, Google News est décliné en version francophone.

L'année 2004 marque pour Google l'apogée de sa domination en matière de recherche : 84,9 % des requêtes sur le web sont faites auprès de Google. On peut expliquer cela grâce notamment à ses partenariats avec Yahoo, AOL et CNN. En effet, ces sociétés ont signé des accords pour que Google soit le moteur de recherche de leurs sites. C'est justement en février 2004 que Yahoo se sépare de Google pour développer son propre moteur de recherche. Cette année-là, Google lance Gmail et Google Desktop Search.

En août 2005, Google rachète Android, une start-up spécialisée dans le développement d'applications de téléphonie mobile.

En 2006, Google, tout comme les autres moteurs de recherche, accepte de brider son moteur de recherche afin de mieux s'implanter en République populaire de Chine. Ainsi à dater du 28 janvier 2006, une recherche images sur « Tian’anmen » affiche dans Google.fr la célèbre photo d'un étudiant barrant la route des chars, symbole des manifestations de la place Tian'anmen , tandis que sur Google.cn les résultats affichent des portraits de familles joyeuses ou photos de monuments. Toutefois, une telle censure s'applique aussi à des sites racistes, islamistes ou révisionnistes dans les versions française et allemande de Google.

Au mois de mai 2006 Google lance GWT (Google web Toolkit) un outil qui permet de développer des applications en Ajax. Cet outil est passé en open source en décembre 2006. Il est au cœur de la stratégie web de Google.

Le 9 octobre 2006, Google rachète YouTube pour un montant de 1,65 milliard de dollars en actions, ce qui constitue la plus grosse opération d'acquisition de Google jusqu'alors.

Fin novembre 2006, Google ferme Google Answers.

Le 2 septembre 2008, lancement dans 100 pays du navigateur Internet Google Chrome, logiciel Open source.

Un jour de 1938, le mathématicien américain Edward Kasner se demanda quel nom donner au nombre formé du chiffre 1 suivi de 100 zéros. Edward se tourna alors vers son neveu (9 ans) en visite à la maison et lui posa la question. Celui-ci répondit un mot enfantin : « un gogol », dont l'orthographe est devenue googol.

C'est ce mot que Kasner reporta fidèlement dans son traité Mathematics and the imagination, dont s'inspirèrent en 1998 Larry Page et Sergey Brin, quand ils créèrent Google. Par cette faute d'orthographe, Google à la place de googol, simple et facile à retenir deviendra célèbre dans le monde entier.

On peut aussi noter la similarité avec le mot anglais goggles signifiant "lunettes", dont les deux O de la marque rappellent la forme.

La devise de la société est Don't be evil (« Ne soyez pas mauvais »).

La société a parfois été prise à partie sur ce point, en particulier à propos du filtrage interdisant l'accès à certains sites ou à des pages contenant certains mots depuis la Chine. Elle a expliqué que, selon elle, mieux valait pour les usagers chinois un Google imparfait que pas de Google du tout. En particulier, google.cn veille à ne pas faire figurer sur ses pages de réponse les chaînes de caractères qui provoquent la déconnexion de l'utilisateur par les mécanismes de surveillance automatique que doivent assurer les fournisseurs d'accès.

Google repose principalement sur l'exploitation de la technologie PageRank.

Le premier brevet (US 6.285.999 B1, intitulé « Method for Node Ranking in a Linked Database »), déposé en janvier 1997 et enregistré le 9 janvier 1998, est la propriété de l'université de Stanford, qui a licencié cette technologie à Google en 1998 (amendée en 2000 et 2003), deux mois après sa fondation. Il s'agit d'une licence exclusive jusqu'en 2011, l'exclusivité prenant fin à cette date.

Les recherches qui ont abouti au développement de la technologie du PageRank ont été financée en partie par la National Science Fundation (Grant NSF - IRI-9411306-4). Il est donc précisé dans le brevet que le gouvernement a certains droits sur cette invention.

Google vend des mots clés aux enchères. Si une personne fait une recherche avec ce mot, les liens des sites de ceux qui ont participé aux enchères s'inscrivent dans la partie des liens commerciaux. Chaque fois qu'une personne sélectionne un de ces liens, la société concernée doit verser une certaine somme à Google.

Un site web peut accueillir les AdWords sur ses pages grâce au système AdSense, Google reverse une partie de ses gains à ce site.

Google est une des start-ups qui ont franchi sans encombre le krach du NASDAQ en 2001, notamment du fait qu'elle n'était pas cotée. L'entreprise s'est introduite en bourse par un système peu usité d'enchères en mai 2004 qui a comprimé de 5,5 à 1,5 % les commissions perçues par les banques d'affaires ; introduite à 80 $, l'action cotait 250 $ un an plus tard, ce qui valorisait l'entreprise à près de 74 milliards de dollars. Début 2006, l'action cote 460 $ environ, elle franchit la barre des 600 $ (609,62 $) le 8 octobre 2007, puis celle des 700 $ le 31 octobre 2007, ce qui la place au quatrième rang en termes de capitalisation à la Bourse de New York.

Avec les différentes crises financières de fin 2007 et début 2008 sur les différents marchés financiers, et l'annonce d'un probable rachat de Yahoo par Microsoft, l'action Google a chuté passant de 712 $ fin 2007 à 609 $ en février 2008.

Le code de l'action au NASDAQ est GOOG.

Le 20 décembre 2005, Time Warner annonçait que Google allait prendre 5 % de participation dans le capital de sa filiale AOL.

La multiplication des services proposés par Google engrange une demande accrue de renseignements sur les utilisateurs : suivi de la navigation et stockage des mots-clés, scan des mails dans Gmail, des informations livrées dans les formulaires, entre autres. Cela pose à chaque innovation la question du respect de leur vie privée, comme le note la philosophe et philologue Barbara Cassin dans son ouvrage sur Google. Google croise ces données pour affiner le profil des utilisateurs, et améliorer le ciblage des publicités sur internet.

Une telle concentration d'informations sur les individus et leur conservation inquiètent les organisations de défense de la vie privée sur internet, comme l'Electronic Frontier Foundation ou le "Groupe de travail de l'article 29" de la Commission européenne, une nouvelle forme de surveillance très sophistiquée et un danger potentiel pour la liberté des personnes. Récemment, Google fut placé tout en bas du classement élaboré par l'ONG Privacy International, qui dit de Google qu'elle est "ennemie du respect de la confidentialité en raison de la surveillance totale des utilisateurs".

En 2004, Google, associé à AOL, Amazon.com, CNet, eBay, Microsoft et Yahoo!, a pratiqué aux États-Unis du lobbying contre le Spyware Control Act en Utah obligeant de demander l'accord explicite de l'utilisateur pour activer des options de traçage de ses choix ou avant l'installation d'un logiciel espion. Les raisons de leur opposition, selon eux, étaient d'ordre technique et non éthique : dans la lettre envoyée au sénateur Valentine et au représentant Urquhart, ils reconnaissent les "très bonnes intentions" de la loi.

Au sujet des éventuelles techniques de traçage employées par Google, Google Watch, site de l'activiste américain Daniel Brandt, tente de démontrer les failles et le manque de neutralité de Google et propose un proxy, Scroogle, permettant de soumettre une recherche Google sans être épié d'une quelconque façon. Il dénonce entre autres sa censure orientée, dans d'autres pays comme la République populaire de Chine, ou les États-Unis, concernant l'invasion de l'Irak et la prison d'Abu Ghraib.

À ce sujet, Google a dans un premier temps refusé de se plier aux injonctions du gouvernement américain fin 2006 en ne lui donnant pas accès aux listes de recherche et URL qui lui étaient demandées pour contribuer à une loi sur la répression de la pédophilie. Néanmoins, ils ont ensuite remis 50 000 URL au gouvernement, mais le juge chargé de l'affaire a décidé que Google n'avait pas à remettre les listes de mots-clés demandées par le gouvernement.

En France, les garanties de respect de la vie privée apportées par la CNIL ne sont pas applicables à des services dont les serveurs sont situés hors du territoire national. Le refus de Google de se soumettre aux lois locales crée donc une extension de fait de la juridiction américaine.

Google Latitude est un service crée en 2009 permettant de déterminer la position d'une personne et ce par le biais de son téléphone portable. Ce service est sujet à controverse : on peut voir en Latitude un outil permettant de tracer les personnes, la vie privée peut donc être atteinte. Google répond aux sceptiques que cet outils a été conçu dans une autre optique : il permet par exemple de localiser des enfants...

À mesure que Google se développe et prend une importance de plus en plus considérable dans la gestion des informations mondiales, se développent en parallèle de nombreuses critiques d'une entreprise dont quelques hommes politiques (par exemple Jean-Noël Jeanneney, voir "Notes et références" plus bas) craignent qu'elle puisse abuser de sa position, notamment en recueillant des données très privées des internautes utilisant ses services, et en les utilisant, voire en louant l'usage, de manière abusive. Un nombre croissant d'instruments informatiques a ainsi été développé par différents groupes d'activistes et de militants pour limiter les capacités intrusives de Google. Il s'agit par exemple de masquer les publicités AdWords.

Parmi ces instruments, on peut citer le réseau Tor (« The Onion Router », littéralement : « le routage en oignon »), qui anonymise les internautes (le résultat visible avec Google est que les publicités ne sont plus ciblées) ; le logiciel Scroogle, un "Google Scraper" développé par l'activiste Daniel Brandt qui détourne le moteur de recherche, lui fournit une nouvelle adresse I.P. à chaque recherche, et accepte l’installation du cookie sur son serveur avant de le jeter à la poubelle ; ou encore l'extension pour Mozilla Firefox « Customize Google, » qui permet de rendre anonyme le cookie Google, et empêche Google Analytics de récolter des statistiques sur l'utilisateur. Par ailleurs, certains sites militant pour la défense de la protection des informations privées donnent des informations sur la manière dont les internautes peuvent faire valoir auprès des régies publicitaires, et notamment auprès de Doubleclick (acquise par Google), leur droit d'exiger que les données les concernant ne soient pas récoltées (elles le sont par défaut, mais il existe un système d'opt-out).

La question de savoir s'il vaut mieux à volume égal se voir présenter de la publicité non ciblée que ciblée reste évidemment un sujet de controverse. Voir Spam.

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Google Maps

Google Maps est un service gratuit de carte géographique et de plan en ligne. Le service a été créé par Google. Lancé en 2004 aux États-Unis et au Canada et en 2005 en Grande Bretagne (sous le nom de Google Local), Google Maps a été lancé jeudi 27 avril 2006, simultanément en France, Allemagne, Espagne et Italie.

Ce service permet, à partir de l'échelle d'un pays, de pouvoir zoomer jusqu'à l'échelle d'une rue. Deux types de plan sont disponibles : un plan classique, avec nom des rues, quartier, villes et un plan en image satellite, qui couvre aujourd'hui le monde entier. Ce service n'est plus en version bêta depuis le 12 septembre 2007, et a été ajouté aux liens de la page d'accueil de Google.

C'est au début du mois d'avril 2005 que Google Maps s'enrichit de la vue par image satellite, en plus de la cartographie classique. Se différenciant des autres services proposant des images satellites statiques, Google Maps permet de naviguer et de se positionner où l'on veut sur la carte satellite.

L'utilisation du terme photo satellite est cependant un abus de langage, car certaines photos urbaines sont des prises de vues aériennes prises à haute altitude.

En juin 2005, des images haute résolution sont disponibles lorsqu'on zoome au maximum. Cette fonctionnalité est disponible sur de nombreuses zones urbanisées aux États-Unis, au Canada, mais aussi certaines portions de l'Islande, en Irak, au Koweït, au Mexique, aux Bahamas, en France, en Italie, au Japon et dans bien d'autres pays.

Des bâtiments du gouvernement sont par contre visibles en image, telle que la Zone 51 dans le désert du Nevada. Cependant, Slashdot a publié un article selon lequel des arbres se trouveraient maintenant à un emplacement occupé par des bâtiments sur des photos précédentes.

Une résolution basse est disponible sur le monde entier, et depuis juin 2005, Google Maps ajoute des photos haute résolution à de plus en plus de villes dans le monde, et notamment les grandes villes d'Europe.

Le 20 juillet 2005, afin de célébrer l'anniversaire du premier homme sur la Lune le 21 juillet 1969, Google ajoute à Google Maps des images de la Lune, fournies par la NASA, permettant ainsi à l'utilisateur de naviguer sur la Lune. Les points d'atterrissage des différentes missions sont indiqués, de Apollo 11 à Apollo 17. Le service se nomme Google Moon.

Le site Géoportail et les Mappy offrent des services ressemblant à Google Maps. Ils ont ceci en commun que l'accès occasionnel pour certains usages est gratuit, et de contenir des vues aériennes zoomables. Ils se différencient par le fait que Google Maps couvre le monde entier, mais avec une qualité inégale, là où l'IGN ne couvre que la France, mais avec une qualité constante.

Il existe également plusieurs versions mobiles de Google Maps, qui utilisent les réseaux des téléphones notamment 3G pour charger les cartes de la même manière que sur la version internet. Les versions varient beaucoup selon la définition d'écran des téléphones portables, le fait d'avoir un écran tactile, la puissance du processeur.

Selon les mobiles la navigation se fait au toucher ou avec le clavier. Sur les version des smartphones les plus récents il est possible de choisir entre les trois modes d'affichage : Plan, Satellite, et Mixte; le dernier étant un mélange entre les deux premiers. Depuis plus récemment est disponible la fonction Steet View permettant d'afficher des photos, comme pour la version internet, dans certaines grandes villes. Il est possible de créer des signets sur des emplacements. Une fonction de recherche est également présente. En plus de localiser l'endroit recherché, elle peut éventuellement, pour une entreprise par exemple, afficher des informations tel que son numéro de téléphone public, ou son site internet. Il également possible de rechercher et de suivre un itinéraire. Enfin, une fonction de géolocalisation est disponible sur certaines versions, qui utilise selon l'équipement du téléphone une puce GPS ou un système de triangulation grâce aux antennes GSM. Cette dernière solution est cependant beaucoup moins précise, en particulier en zone rurale.

Avec la mise à disposition au public d'un outil lui permettant de visualiser, par photo satellite, le monde entier de manière précise, le projet a rencontré un véritable succès, si bien que des sites exclusivement dédiés à Google Maps ont vu le jour. Pour exemple, les sites Google Sightseeing et Google Globetrotting sont des répertoires de liens directs vers des monuments (Tour Eiffel, Statue de la Liberté...), endroits connus ou endroits insolites (Maison de Bill Gates par exemple), ceci dans le monde entier, en utilisant le service Google Maps.

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Photosynth

Photosynth est un logiciel en ligne de représentation et d'exploration visuelle, sur écran, dites immersives de parties du Monde, mêlant photographies et 3D. Publié par Microsoft, dont le Globe virtuel Virtual Earth est un support, il se présente sous la forme d'une visionneuse interactive pour navigateurs Web. Premier d'un nouveau type d'application grand public, Photosynth offre une approche assez différente de celle des outils de Google Earth que sont Sketchup, Street View et son positionnement de photos.

La version publique actuelle de Photosynth est disponible entièrement gratuitement.

Actuellement il permet de voir à, par petit espace, un lieu, des "objets", le tout nommé une "scène", ou dans le langage du logiciel un "synth" (image synthétique en volume). Cette scène étant restituée avec les 3 à 300 photographies que chaque utilisateur peut fournir par scène, 300 étant un nombre maximum conseillé mais plus étant possible avec comme conséquence un calcul beaucoup plus long non proportionnel.

Ces photographies sont positionnées très précisément spatialement les unes par rapport aux autres. Pour l'utilisateur l'exploration, parcours et manipulations, se fait librement à la souris ou au clavier, ou en automatique, via des transitions et fusions en 3D ; sorte de diaporama 3D interactif dans l'espace.

Même si devant toujours être d'une même zone spatiale, comme chaque scènes peut être composée de photographies récentes ou anciennes - du moment que numérisées - les évolutions temporelles peuvent y être observées et représentées ; à noter qu'actuellement aucun outil n'y organise cet aspect.

1) un complément pour chaque navigateur disponible et compatible installé, permettant cette visualisation si particulière à travers les images des autres utilisateurs... puis les vôtres. 2) une l'interface spécifique non-navigateur, appelable soit par celui-ci, soit via l'icône Photosynth, de chargement (exportation, ou "upload") vers votre espace personnel dans les unités de stockage de Microsoft. Les photographies sont chargées en un groupe par scène, plusieurs groupes correspondant à plusieurs scènes aux intitulés différents.

Puis en final : 3) un système de traitement automatiquement et immédiat de vos photographies.

Le résultat, visible sur la page Web, met quelques minutes à plusieurs heures pour apparaître, selon le nombre de photographies à traiter.

La version publique est disponible, actuellement seulement, pour les systèmes Windows XP et Vista et les navigateurs Internet Explorer et Firefox.

La technologie principale utilisée est une méthode de structuration de l'espace en un nuage de points en 3D Point cloud (visualisable lui-même en 3D exploratrice dans Photosynth).

Elle produit des groupes de "points" géométriques, principalement à partir d'une analyse des "objets" présents dans chaque photographie et de leurs formes distinguables et marquables par une méthode de triangulation 2D automatique (ce type de fonction est, dans le domaine de la 2D, par exemple, désormais intégré dans les logiciels de fusion de photographies pour panoramas Category:Photo stitching software). Ensuite la comparaison entre les images pour y trouver les groupes de points qui leurs sont communs en les situant dans un espace à 3 dimensions, permet de reconstituer la topologie 3D de cet espace fragmentaire.

En final, on obtient une scène, nommé un "Synth", composé d'abord de cette structure 3D (le nuage) support de la scène globale, puis la technologie de navigation (SeaDragon), permet d'explorer à la souris à partir, pour chaque vue, d'un lien délimité par un cadre. Ce cadre est positionné de telle manière qu'il correspond à la position et orientation, dans la scène globale, de l'appareil photo lors de la prise de vue, le cadre étant orienté vers la vue elle-même. Quand on clique sur un cadre l'image qu'il représente et quelques-unes alentour, s'affichent de manière progressive, fluide et rapide en commençant par des versions basse-résolution des photos. Cet affichage se fait en flux Internet direct, le streaming, les photos et le nuages de point ne sont, à aucun moment, stockés dans le disque dur de l'ordinateur de l'utilisateur, la seule solution actuelle, partielle, d'enregistrement étant la capture d'écran.

La pré-version de démonstration, non disponible au public pour la production, à déjà été capable de démontrer une puissance de traitement un peu supérieure par la réalisation de scènes comprenant jusqu'à près de 500 images, par exemple pour une vue de la Yosemite Valley (497 images). À noter qu'il s'agit là pour cet exemple et le suivant d'un partenariat avec la revue National Geographic, qui fournit parmi les plus belles scènes immersives assemblées avec Photosynth.

Encore plus spectaculaire est une scène de la Place Saint Marc à Venise , composée de 467 photos, où des capacités, encore en développement de Photosynth, sont bien imaginables et commencent à être visibles : ici spécifiquement ses capacités de synthèse en volume 3D avec un rendu des matières et en couleur.

Ce synth, par exemple, en se plaçant juste devant la porte centrale de la Basilique Saint Marc, peut être tourné, grâce a un halo, sur 360° à l'horizontale et sur 180° à la verticale.

Mais bien plus surprenant est le rendu en couleur des objets, par les points colorés eux-mêmes. Ce sont les circonstances d'éclairage lors des prises de vue qui ont permis cela. Cette qualité est particulièrement visible pour la peinture nommée "Il Giudizio Universale" au-dessus de la porte principale. Savoir profiter au mieux des éclairages semble donc essentiel pour la qualité du rendu 3D. On peut imaginer sans mal que le rendu 3D ne sera plus uniquement un nuage de points, mais sera assez réaliste lorsque le système assemblera bien plus de photos, et surtout lorsqu'il disposera les textures extraites des photos.

Ce système logiciel a préalablement commencé à être développé à l'Université de Washington sous le nom de laboratoire de "Photo Tourisme" par Noah Snavely (UW), Steve Seitz (UW). Puis avec Richard Szeliski de Microsoft Research . Ainsi que, pour la partie navigation, par la société SeaDragon, rachetée en 2006 par Microsoft.

Une version de démonstration n'incluant que l'outil de visualisation a été disponible en téléchargement du 9 novembre 2006 au 20 août 2008, pour Internet Explorer, et pour, Firefox sous forme d'un plugin xpi.

Pour le grand public, la première version opérationnelle est sortie le 21 août 2008. Elle porte le numéro interne de version 2.0.1403.5.

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Microsoft

Siège social de Microsoft à Redmond, dans l’État de Washington (États-Unis)

Microsoft Corporation est une multinationale informatique américaine, fondée par Bill Gates et Paul Allen. Son revenu annuel a atteint 60,42 milliards de dollars sur l’exercice 2007-2008 et elle emploie 94 286 personnes dans 107 pays différents,. Son activité principale consiste à développer des systèmes d’exploitation et logiciels pour micro-ordinateur. Son siège social se situe à Redmond aux États-Unis, et ses meilleures ventes sont le système d’exploitation Windows et la suite bureautique Microsoft Office. La société est parfois abrégée MS ou MSFT ou même appelée « la firme de Redmond » ou tout simplement « Redmond » en raison de l’influence qu’a le siège social sur la région.

La stratégie commerciale de Microsoft lui a permis de diffuser son système d’exploitation Windows sur la grande majorité des ordinateurs de bureau. Si bien qu’un observateur note même que la mission originale de Microsoft d’avoir « un ordinateur sur chaque bureau et dans chaque maison, tournant sur Windows » est aujourd’hui pratiquement accomplie.

Microsoft marque également de son empreinte d’autres secteurs d’activité, avec la chaîne câblée américaine MSNBC, le portail web MSN, et l’encyclopédie multimédia Encarta, sans oublier le marché du matériel informatique avec les produits comme les souris, et les produits de divertissement domestique comme la Xbox et le Zune.

À l’origine, fondée pour développer et vendre des programmes informatiques BASIC pour l’Altair 8800, Microsoft a réussi à dominer le marché du système d’exploitation de l’ordinateur personnel avec MS-DOS au milieu des années 1980. L’introduction en bourse de la société, et l’envolée du prix des actions qui s’ensuivit, a fait quatre milliardaires et environ 12 000 millionnaires parmi les employés de Microsoft.

Au cours de son histoire, la société a été la cible de critiques pour de nombreuses raisons, dont abus de position dominante (la firme a été poursuivie par la justice américaine et européenne pour violation des lois antitrust).

Microsoft domine depuis plusieurs années le marché des systèmes d’exploitation grand-public. Son système d’exploitation Windows, régulièrement réédité, s’est imposé comme un standard dans le domaine informatique.

Elle est aussi l’une des plus importantes capitalisations boursières. La société emploie environ soixante dix-sept mille personnes à travers le monde, et est dirigée, depuis le 14 janvier 2000 par Steve Ballmer.

La société Microsoft est née en avril 1975, à Albuquerque, dans le Nouveau-Mexique, du besoin de deux étudiants américains, Bill Gates et Paul Allen, de formaliser la vente de l’interpréteur de langage informatique BASIC : Altair Basic qu’ils avaient créé à partir d’un freeware, pour ce qui est considéré comme le premier ordinateur personnel américain, l’Altair 8800, de la société MITS, avec le premier langage de programmation pour micro-ordinateur de l’histoire de l’informatique. La marque Microsoft (en fait, originalement, Micro-Soft : le trait d’union disparaîtra plus tard) fut déposée le 26 novembre 1976.

Ce premier contrat de Microsoft représenta le véritable tour de force de Bill Gates, étant peut-être même plus important pour cette société que le rôle que jouera ensuite MS-DOS: contrairement à ce qui se faisait à l’époque, où les constructeurs achetaient aux éditeurs leurs logiciels avec tous les droits, Bill Gates et Paul Allen demandèrent de recevoir chacun trois mille dollars pour leur Altair Basic tout en restant propriétaires, et ne concédèrent qu’une licence à MITS, qui devait leur reverser trente-cinq dollars par exemplaire distribué. À titre indicatif le prix de vente de l’Altair 8800 étant de 397 dollars, la licence de Microsoft en représentait donc 8,8 %. C’est ainsi que le BASIC de Microsoft se retrouva dans deux micro-ordinateurs populaires introduits en 1977: le PET de Commodore et le TRS-80 de Tandy.

Avant la sortie de MS-DOS en 1981, Microsoft poursuivit son développement en produisant divers compilateurs de langages de programmation comme Fortran ou COBOL.

En 1980, IBM s’apprêtant à lancer l’IBM PC, a demandé son BASIC (dont une version en mémoire ROM) à Microsoft. IBM a, par ailleurs, demandé à la société Digital Research, dirigée par Gary Kildall de lui fournir une version de son système d’exploitation CP/M.

L’histoire du contrat manqué par Gary Kildall est très controversée, cependant la version avancée par de nombreuses personnes, dont Tim Paterson, qui sera bientôt amené à travailler pour Microsoft, et la moins contestée, affirme que Kildall et son ancienne épouse, Dorothy McEwen, auraient refusé de signer un accord de confidentialité. De plus, ils ont refusé de modifier CP/M-86, ont demandé une redevance plus élevée, et surtout, le CP/M 86 étant totalement exempt de bug, n’ont pas autorisé IBM à en modifier le codage.

IBM se tourna alors vers Microsoft, et voulut sous-traiter CP/M pour l’IBM PC. Le contrat avec Microsoft ne le permettant pas, celui-ci dépensa 25 000 $ en décembre 1980 pour une licence non exclusive pour un système d’exploitation, disponible à un stade expérimental, clone de CP/M, le QDOS (Quick and Dirty Operating System, système d’exploitation vite et mal fait). En mai 1981, Microsoft engagea Tim Paterson pour porter QDOS sur l’IBM PC. En juillet 1981, Microsoft acheta tous les droits sur 86-DOS pour cinq mille dollars. IBM vit ainsi sauvé son projet d’IBM PC, mais au prix, qu’elle ignora, de la perte de sa position dominante: cet accord va permettre de réaliser des clones, et surtout, à IBM d’empocher des royalties sur le MS-DOS pour les correctifs qu’elle y a apportés (deboguage). IBM avait détenu jusqu’à 66 % du marché des mainframes propriétaires ; sa part du marché des PC ne dépassa jamais un maximum de 21 %, atteint vers 1983, puis a décliné pour placer ce constructeur derrière Dell et Compaq (aujourd’hui intégrée par Hewlett-Packard), situation devenue marginale, inimaginable en 1981.

Microsoft vendit donc à IBM des licences pour ce système d’exploitation tiers, le 86-DOS, écrit par Tim Paterson de Seattle Computer Products pour le microprocesseur Intel 8086 (le Intel 8088 qui équipa le Compatible PC est compatible avec le Intel 8086, et juste un peu moins rapide que ce dernier, et possède le même langage machine). Le MS-DOS devint ainsi l’un des trois systèmes d’exploitation disponibles pour l’IBM PC, avec CP/M 86 (Gary Kildall mis face à une concurrence a fini par se laisser convaincre) et PC/IX, une version d’UNIX ne possédant pas de mode de protection mémoire. Microsoft a acheté pour 50 000 dollars le logiciel qui va ériger son empire, même si elle a dû en compléter le développement pour répondre au cahier des charges d’IBM. Celui-ci fut édité sous le nom d’IBM PC-DOS 1.0 lors de l’introduction des IBM PC sur les marchés anglophones, le 12 août 1981. Étant plus léger, moins cher et rendu plus disponible que ses deux concurrents, il devint rapidement le système d’exploitation installé d’office sur les IBM PC, puis plus tard des Compatible PC.

Comme pour le BASIC, Microsoft s’est réservé le droit de vendre des licences à d’autres constructeurs sous le nom de MS-DOS. Avec l’essor des Compatible PC dès le milieu des années 1980 (de Texas Instruments, Compaq, Seiko Epson, Thomson, Amstrad…), MS-DOS s’imposa rapidement et devient de facto la plate-forme de référence professionnelle, et un monopole, selon les points de vue. En 1987, des milliers de constructeurs de compatible PC existaient dans le monde, et tous sans exception avaient un point de passage obligé qui était le système d’exploitation de Microsoft, le plus performant de tous, dans un souci, crucial pour le monde professionnel, d’unité, de standardisation, et de portabilité de tous les compatible PC.

C’est ensuite grâce à Windows, que Microsoft s’imposa comme le principal acteur du secteur de la micro informatique. Cependant, Bill Gates a souvent été accusé d’avoir volé le concept de Windows à Apple, qui avait produit peu avant le premier Macintosh, possédant lui aussi une interface graphique similaire à celle de Windows. D’abord simple interface graphique pour MS-DOS, il est devenu beaucoup plus tard un système d’exploitation à part entière, après quelques versions intermédiaires. Quelques coups de stratégie de marketing ne sont pas étrangers à ce succès, comme l’ajout de trois touches « Windows » sur les claviers afin de marquer celui-ci dans l’esprit du consommateur comme « étant fait pour Windows » et marginaliser ainsi le concurrent potentiel OS/2 développé par IBM, et co-développé initialement par Microsoft et IBM, jusqu’au divorce officiel entre les deux sociétés en septembre 1991. Selon Microsoft, un soin particulier a également été apporté aux questions d’ergonomie, et en particulier à la question des polices de caractères typographiques, dès les versions 3.0 (Adobe Type Manager) et 3.1 (TrueType) de Windows.

Bien des années plus tard, Microsoft affirmera considérer son avance sur le plan de l’ergonomie comme l’atout qui permettra à Windows de survivre face à la concurrence libre de Linux et de KDE/GNOME. De fait, Microsoft consacre une part très importante de son budget aux questions d’ergonomie : un service observe toutes les hésitations d’utilisateurs novices, pour rendre les menus plus clairs, démarche fastidieuse qui passionne moins les hackers purs et durs.

Windows est alors devenu le standard micro-informatique de facto et il est désormais trop tard pour que des concurrents éventuels puissent proposer une alternative viable commercialement du fait, notamment des milliers de logiciels et de périphériques matériels spécifiques à Windows qui ont nécessité des milliards de journées/hommes de développement.

Quelques-uns s’y risqueront: Go Software, avec un produit performant, rapide, et très riche en fonctionnalités, mais alors que beaucoup d’applications sont déjà portées ou en cours de portage sous Windows (Go se reconvertira dans les interfaces de téléphones mobiles), ou BeOS avec un système d’exploitation basé sur Unix créé par Jean-Louis Gassée, ancien patron de la R&D d’Apple. L’élaboration d’un produit capable de rivaliser avec Windows impliquerait de disposer, comme Microsoft, de revenus réguliers pendant les années nécessaires au développement d’un tel système. Or, le temps que celui-ci soit développé, Microsoft aurait déjà pris de l’avance, et éventuellement modifié les standards. La mise à mort d’OS/2 par Microsoft (contre toute attente), avec le consentement d’IBM puisque Windows 95 contient des parties d’OS/2 donc génère des royalties pour IBM, constitue un avertissement qui décourage toute velléité de tenter de concurrencer Windows. La société Be propose tout de même BeOS, orienté d’emblée dans la gestion de la vidéo, et tout aussi ergonomique que Windows : ce système d’exploitation ne décollera jamais vraiment hors d’un cercle de passionnés. Et Be intentera d’ailleurs un procès antitrust contre Microsoft pour abus de position dominante, qui s’achèvera par un accord financier à l’amiable entre les deux sociétés.

Curieusement, pourtant, Microsoft n’était pas la première à proposer une interface graphique pour les PC. C’est une fois de plus la société Digital Research qui avait développé un produit très comparable à l’interface du Macintosh, le GEM (Graphical environment manager). Toutefois, un procès intenté par Apple s’était traduit par une condamnation de cette société à qui le jugement avait imposé d’enlever toutes les caractéristiques ressemblant au Mac OS d’Apple dans son interface graphique, la rendant ainsi économiquement peu plaisante. La version 1.0 de Windows, rudimentaire - les fenêtres ne peuvent pas même s’y recouvrir -, n’inquiète pas sérieusement Apple, qui ne réagit pas. La version 2.0 est une concurrence plus sérieuse, et Apple intente un nouveau procès, cette fois-ci contre Microsoft. Cette dernière usa de tous les moyens légaux pour faire traîner le procès en longueur. Apple perdit définitivement son procès contre Microsoft en appel en 1994. Apple, en situation financière délicate, menaça ensuite de réattaquer Microsoft, ce qui aboutit à un règlement à l’amiable en 1997, au moment du retour de Steve Jobs à la tête d’Apple, en remplacement de Gil Amelio.

Cet accord comprenait une prise de participation temporaire de Microsoft dans le capital d’Apple (à hauteur de 150 millions de dollars soit 6 % du capital de la pomme), et l’obligation pour Microsoft de développer Internet Explorer et Microsoft Office pour Mac OS au moins jusqu’en 2002. En échange, Apple abandonnait ses poursuites.

Un facteur important de l’adoption généralisée de Windows a été son rôle d’interface non seulement graphique, mais également de pilotes. Sous MS-DOS, chaque éditeur de logiciel devait développer individuellement la gestion de tout le panel des milliers de périphériques compatible PC existants et à venir. Tâche colossale que les éditeurs de logiciels n’ont plus à gérer sous Windows dans la mesure où celui-ci se charge de gérer lui-même en standard tous les pilotes de périphériques de l’univers compatible PC.

Microsoft est l’un des plus importants éditeurs de logiciels au monde et, dans le même temps, la société est présente depuis ses débuts dans le matériel (les souris Microsoft, quelque temps le Microsoft Sound System qui ne s’imposa pas, puis quelques claviers) ; la branche matériel ne semble jamais avoir dépassé 10 % du chiffre d’affaires de Microsoft.

La suite Office est aussi éditée pour les systèmes Mac OS d’Apple, mais avec un nombre de logiciels réduits. Office est un des plus rentables officiels de l’éditeur.

La Xbox 360 possède environ 30 % des parts de marché sur le marché des consoles de jeux vidéo en février 2009. Elle est de plus en plus rentable pour l’éditeur et accueille de plus en plus de fidèles au fil des mois.

Microsoft propose divers services comme le portail MSN (remplacement par Windows Live en 2006, la chaîne de télévision MSNBC, les comptes courriel gratuits Windows Live Hotmail, la messagerie instantanée Windows Live Messenger, ou encore un programme de formation et certification (MCSE, MCSD, MCP, etc.).

Il propose également DirectX, une API multimédia (vidéo, son, réseau, etc.) pour le développement d’application Windows (principalement des jeux vidéo) et aussi Silverlight qui permet de visionner des animations vectorielles, mais surtout des contenus multimédia intégrant de l’audio et de la vidéo. Silverlight vient concurrencer directement Adobe Flash Player.

Microsoft a créé le moteur de recherche Live Search. Ce moteur utilise le robot d’indexation MSNBot. Microsoft a proposé Photosynth pour concurrencer Google street View. Microsoft a proposé Deep zoom pour concurrencer le service photo. Microsoft a proposé Silverlight pour concurrencer le produit Adobe Flash. Microsoft a proposé un Service Cloud computing de nom Azure non encore disponible avec le dernier SDK Live Framework. Toutes ces technologies sont présentées dans le site web livelabs.

D’après les comptes annuels, le chiffre d’affaires de Microsoft s’élevait en 2005 à 39 788 millions de dollars. C’est-à-dire une augmentation de 8 % depuis 2004. Ce chiffre d’affaires est réparti en 7 segments de produits : client, serveur et outils, Information Worker, Microsoft Business Solutions, MSN, Mobile and Embedded Devices, Home and Entertainment.

La partie « Client » regroupe notamment Windows XP. Elle rapporte en 2005 12 234 millions de dollars (+6 %) de chiffre d’affaires. Ceci correspond à une augmentation de 12 % du nombre de licences OEM mais celle-ci est balancée par une diminution de 9 % du chiffre d’affaires issu des ventes au détail de ces mêmes licences. Ceci indique un changement de la structure du chiffre d’affaires : le système d’exploitation est de plus en plus une vente liée à l’achat du matériel.

La partie « Serveur et Outils » contient par exemple le serveur Exchange. Son chiffre d’affaires est de 3 259 millions de dollars (+130 %) en 2005.

« Information worker » concerne essentiellement les outils bureautiques pour un chiffre d’affaires de 11 013 millions de dollars (+3 %) en 2005.

Les autres segments sont soit en perte soit apportent une contribution mineure en regard des 3 premiers.

Depuis le 13 mars 1986 Microsoft est coté en Bourse, au NASDAQ : MSFT.

L’action valait 30,9 dollars le 4 mai 2007 pour une capitalisation boursière de 287 milliards de dollars, ce qui fait d’elle l’une des plus grandes capitalisations, à comparer par exemple aux 119 milliards de dollars d’IBM.

La société, qui auparavant n’avait jamais distribué de dividende, verse 3 $ par action le 1er décembre 2004. Ce versement de dividende ayant été aidé par une réduction de la taxation concernée de 35 à 15 %. La somme versée en dividendes aux actionnaires de Microsoft en 2004 approche donc les 28 milliards USD.

En 2003, Microsoft perd contre le groupe Eolas pour contrefaçon et est condamné à 521 millions de dollars d’amende.

Au mois d’août 2003, Microsoft avait été condamné à verser 521 millions de dollars d’indemnités à l’Université de Californie et à la société Eolas pour exploitation illégale d’un brevet concernant les plug-ins et affectant l’affichage des pages web.

Mercredi 14 janvier, le juge Zagel a non seulement confirmé ce jugement, mais il a également alloué à Eolas près de 45 millions de dollars d’indemnités en attendant la fin de la procédure judiciaire. Il a par ailleurs accordé à Eolas une injonction contre toute future vente du navigateur Internet Explorer (IE) qui exploiterait le brevet 906.

Cependant, cette décision prise au niveau fédéral ne deviendra exécutoire que si Microsoft décide de ne pas faire appel. Or, les enjeux financiers sont tels que l’éditeur ne devrait pas en rester là. Selon un des porte-parole de Microsoft, cité par l’agence Associated Press, le géant américain devrait, dans les trente jours à venir, porter l’affaire devant une cour d’appel fédérale, à Washington, et spécialisée dans le droit des brevets et de la propriété intellectuelle.

En réalité, les enjeux de l’affaire Eolas dépassent les intérêts de Microsoft et pourraient, en cas de condamnation définitive de l’éditeur, affecter très sensiblement la navigation sur Internet. Conscient du problème, le W3C (le consortium qui définit les standards technologiques du web) est sorti de sa réserve, le 29 octobre 2003, en demandant à l’Office américain des brevets un ré-examen de la validité du brevet 906.

À l’appui de sa requête, l’organisation a adressé des « preuves d’antériorité » mettant en évidence, selon elle, l’invalidité du brevet. Dans un courrier transmis à l’Administration américaine, Tim Berners-Lee (inventeur du web et directeur du W3C) se montrait déterminé « à éradiquer (en ré-examinant le brevet 906), un obstacle inéquitable au bon fonctionnement du web ».

Le 24 mars 2004, à la suite de quatre années d’enquête du commissaire européen à la concurrence Mario Monti, la Commission européenne rend sa décision dans le procès anti-trust qui l’oppose à la firme.

La décision rendue condamne la position monopolistique de Microsoft et ses pratiques illégales. La commission inflige par ailleurs à Microsoft une sanction historique de 497,5 millions d’euros. Enfin, la firme devra ouvrir certaines parties de son code à la concurrence et vendre séparément certaines applications. Microsoft devra notamment vendre une version de Windows sans le Lecteur Windows Media. Cette décision ne sera pas effective, Microsoft ayant décidé de vendre Windows Limited Media Edition au même prix que la version complète.

Un recours engagé par la firme (7 juin 2004) devant le Tribunal de première instance des Communautés européennes n’étant a priori non suspensif la somme de l’amende a été réglée le 1er juillet 2004.

Le 12 juillet 2006, la commission prononce une nouvelle amende (280 millions d’euros) contre Microsoft pour sanctionner le retard pris par le groupe à ouvrir son code source à la concurrence.

Le 17 septembre 2007, le TPI confirme la première amende de 497,5 millions d’euros.

L’entreprise n’ayant toujours pas changé de comportement, elle écope d’une nouvelle amende de 899 millions d’euros, le 27 février 2008.

Le 29 avril 2007 la Cour suprême des États-Unis a jugé que Microsoft, attaqué par AT&T pour violation de brevet, ne pouvait être poursuivi par la justice américaine pour les ventes de son logiciel Windows à l’étranger.

Note : Lucent était autrefois une branche manufacturière intégrée dans AT&T. Elle a été filialisée (« spin-off »), et dans un deuxième temps (2006) a été absorbée par Alcatel donnant naissance à Alcatel-Lucent. Pour éviter des redites sur les affaires Alcatel-Lucent, voir la section précédente.

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Source : Wikipedia