Girondins de Bordeaux

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Posté par woody 26/03/2009 @ 23:09

Tags : girondins de bordeaux, ligue 1, football, sport

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Football Club des Girondins de Bordeaux

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Le Football Club Girondins de Bordeaux (abrégé FCGB) est un club de football créé en 1919 à Bordeaux, composante alors du club omnisport de la Société de gymnastique et de tir des Girondins fondé en 1881. Le club bordelais, présidé par Jean-Louis Triaud depuis 1996 et dont l'équipe première est entraînée par Laurent Blanc depuis 2007, évolue en Ligue 1 et dispute en 2007-2008 la Coupe de l'UEFA. Les Girondins de Bordeaux évoluent au Stade Jacques Chaban-Delmas (ex-Stade du Parc Lescure) et s'entraînent au Château du Haillan.

Le club a remporté cinq championnats de France, trois coupes de France et deux coupes de la Ligue. Par ailleurs, le club a atteint à une reprise une finale de coupe européenne, en 1996 en coupe de l'UEFA battu par le Bayern Munich.

Le club évolue en première division depuis 1992. En 2008, les Girondins de Bordeaux ont atteint la 2ème place au terme d'une saison aux talons de Lyon. Ils sont qualifiés pour la Ligue des Champions saison 2008/2009.

Les Girondins ont remporté le Trophée des Champions le 2 août 2008 lors des tirs au but face au tenant du titre, l'Olympique lyonnais.

Le 1er octobre 1881 est créée la Société de gymnastique et de tir des Girondins, club omnisports à l'origine des Girondins de Bordeaux. Ce club, présidé par André Chavois et domicilié rue Sanche de Pomiers à côté du marché des Capucins, comprend différentes sections : agrès, natation, aviron, course à pieds, sports équestres et escrime. Ce n'est qu'en 1910, sous la pression de Raymond Brard, qu'une section football voit le jour au sein de la SGTG. Cet essai ne dure qu'une saison mais reprend en 1919. Après fusions avec d'autres clubs de sports, changement de local et déménagement rue Henri IV, la section football du Girondins Guyenne Sport compte vingt-quatre licenciés. Les Girondins fusionnent quelques semaines plus tard avec l’Argus Sport qui transmet aux Girondins ses couleurs Marine et Blanc. Le nombre de licenciés de la section football passe alors à 70. Les joueurs disputent leur premier match officiel en 1920 (défaite 12 à 0 contre la Section Burdigalienne).

Avant que les Girondins n'accèdent au statut professionnel, Bordeaux comptait deux clubs professionnels situés rive droite de la Garonne : le Sporting Club de la Bastidienne et le Club Deportivo Espagnol de Bordeaux. Leur candidature ayant été acceptée le 28 juin 1933, ils évoluent dans le groupe Sud de D2 et leur classement est respectivement quatrième et septième (sur huit) pour le Deportivo et la Bastidienne. Les clubs sont contraints, sur ordre de la Fédération, de fusionner en 1934-1935 au nom du principe "une ville, un club" et forment le FC Hispano-Bastidienne. Le nouveau club termine quatorzième et dernier de la poule unique de D2. Cette union contre-nature ne dure qu'une saison et Bordeaux reste orpheline d'un club professionnel pendant deux saisons.

Le 2 juillet 1936, le Girondins Guyenne Sport fusionne avec le Bordeaux FC et les statuts de la nouvelle association sportive, Girondins de Bordeaux Football Club, sont déposés en préfecture le 17 octobre 1936. Les Girondins posent leur candidature pour le statut professionnel et intègrent le groupe B de deuxième division la saison suivante (1937/1938).

Champion de France Amateurs en 1937 grâce à une victoire le 23 mai 1937 au Stade de Colombes face au Football Club de Scionzier 2 buts à 1, les Girondins accèdent alors au statut professionnel. Ils disputent leur premier match professionnel à Toulouse le 22 août 1937 (défaite 3 à 2) mais leur début à Bordeaux est victorieux face à Nîmes.

Les Girondins jouent à Suzon, à Galin et au stade des Chartrons avant de disposer de leur nouveau Stade Municipal, le Parc Lescure, inauguré le 12 juin à l'occasion de la Coupe du Monde 1938. Au début de leur seconde saison en seconde division, les Girondins arborent pour la première fois un maillot avec un scapulaire, alors très à la mode sur les maillots des équipes.

Le 15 octobre 1940, les Girondins fusionnent avec l’Association Sportive du Port et le maillot s'orne dès lors d'une ancre de marine à la base du scapulaire, fusion plus « sociale » que sportive. En effet, alors que la France est plongée en pleine seconde Guerre mondiale en enrôlant les sportifs des Girondins dans le corps des pompiers du port de Bordeaux, Brard leur évite d'être déportés dans le cadre du service du travail obligatoire ou par l'organisation Todt pour la construction du mur de l'Atlantique.

Les Girondins A.S.P. (nouvelle dénomination suite à la fusion) remportent leur première Coupe de France en 1941. En raison de la géopolitique de l'époque, cette coupe se dispute en plusieurs finales. Bordeaux élimine le Red Star (France occupée) au Parc des Princes le 13 avril (3-1), Toulouse (zone libre) sur le même score puis à Saint-Ouen le club de la banlieue lilloise, le SC Fives (zone interdite) 2 à 0, deux buts de Santiago Urtizberea. Il faudra attendre quarante-cinq ans pour voir les joueurs au scapulaire soulever de nouveau la Coupe après six finales perdues entre-temps. Lors du match contre le Red Star, Charles Rigoulot, haltérophile, « l'homme le plus fort au monde », donne le coup d'envoi.

À la Libération, les Girondins repartent en Division 2 avant de retrouver l'élite en 1949. Le 7 mai 1950, à la fin de leur première saison en Division 1, les Girondins de Bordeaux sont sacrés champions de France avec 6 points d'avance sur Lille : c'est la première équipe à réaliser cet exploit en France. L'entraîneur André Gérard est l'un des grands artisans de ce titre. Sous sa conduite, Bordeaux muscle son jeu et devient « l'imprenable forteresse ». Parmi les attaquants, trois noms se détachent : De Harder, Kargu et Libar, meilleurs buteurs de l'équipe. Les Girondins disputent alors la Coupe Latine 1950 qui oppose les champions de France, d'Espagne, d'Italie et du Portugal. Les équipes qualifiées sont respectivement l'Atlético de Madrid, la Lazio Rome et le Benfica Lisbonne. La finale contre Benfica disputée à Lisbonne doit être rejouée suite à un match nul 2-2 et Bordeaux s'incline 2-3 lors d'un épique second match qui durera... 2 heures et 25 minutes, prolongation au but en or sans limite de temps comprise !

Les Girondins rentrent ensuite dans le rang malgré une seconde place en 1952 et deux finales de Coupe de France (1952, 1955). Avec l'arrivée de Salvador Artigas au poste d'entraîneur, Bordeaux revient au premier plan dans les années 60 et flirte avec les sommets sans toutefois décrocher de trophée (trois places de second en Championnat, trois finales de Coupe de France perdues face à Lyon en 1964, Saint-Étienne en 1968, et Marseille en 1969). C'est l'époque des Montes, Chorda, De Bourgoing,Couécou, ou autres Simon dans un style inspiré du catenaccio italien: physique, défensif. Cette solidité jamais récompensée fait ensuite place à un lent déclin dans les années 1970. Malgré l'éclosion de futurs internationaux (Gallice, Bergeroo, et surtout Giresse), le club végète en milieu du classement de la première division, luttant parfois pour le maintien, comme en 1978, année où Bordeaux finit avec un petit point d'avance sur le premier relégué. Tout change en 1979 avec l'arrivée d'un ambitieux président, Claude Bez.

S'appuyant sur sa fortune immobilière et résolu à remettre les Girondins aux premières loges sans tarder, Bez injecte des millions dans les caisses bordelaises. Il recrute une pléthore d'internationaux dont Lacombe, Sahnoun ou encore Gemmrich et fait de Bordeaux, sur le papier, un rival crédible de grands clubs comme Nantes, Saint-Étienne, ou Strasbourg qui sont alors les ténors du football français.

La saison 1979-80 manque de peu de tourner au désastre : après un début de saison catastrophique, les Girondins sont relégables après treize journées sous la direction de l'entraîneur argentin Luis Carniglia. Claude Bez remplace alors celui-ci par Raymond Goethals, auréolé de ses succès européens avec Anderlecht, pour une « pige » de neuf mois. Pari gagné : les Girondins redressent la barre et terminent sixièmes, faisant jeu égal avec le champion Nantes malgré le tragique décès d'Omar Sahnoun d'une crise cardiaque à l'entraînement en avril 1980. (Sahnoun, alors âgé de 25 ans, décède quelques mois avant la naissance de son fils Nicolas qui jouera lui aussi aux Girondins.) Au départ de Goethals, et sur la foi de l'expérience lyonnaise de Bernard Lacombe, Bez recrute en provenance de l'OL un jeune entraîneur encore peu connu : Aimé Jacquet.

Durant les années 1980, les Girondins sont l'équipe-phare du football français. Les Girondins remportent trois titres, deux coupes de France et se qualifient chaque année pour les coupes d'Europe. Un grand nombre d'internationaux français et étrangers sont recrutés et jouent à Bordeaux autour de l'emblématique Alain Giresse. On peut citer Dropsy, Bracci, Domenech, Thouvenel, Specht, Tusseau, Trésor, Battiston, Girard, Tigana, Touré, Dieter Müller, ou encore les jumeaux Zlatko et Zoran Vujovic.

Les Girondins manquent de peu la consécration européenne par deux fois. En 1985, ils sont battus en demi-finale de la Coupe des Champions par la Juventus de Michel Platini, défaite 3-0 au match allé joué au Stadio Comunale et vainqueurs 2-0 au retour au terme d'un match joué devant 40 211 spectateurs, record d'affluence au stade Lescure qui n'a pas encore été battu à ce jour. En 1987, les Girondins sont cette fois ci éliminés de nouveau en demi-finale de la Coupe des Coupes par le Lokomotive Leipzig. Battus 0-1 à l'aller à Lescure, les Girondins s'imposent à Leipzig sur le même score et sont finalement éliminés lors de la séance des tirs au but.

Le 30 avril 1986, les Girondins remportent la Coupe de France de football après cinq finales perdues. Face à l'Olympique de Marseille, en pleine ascension au début des années Tapie, Bordeaux s'impose 2-1 après prolongation grâce à un but de Giresse sur Joseph-Antoine Bell. Suite à cette victoire, Giresse et Lacombe vont parcourir le trajet Bordeaux-Lourdes à vélo pour tenir la promesse qu'ils avaient faite.. L'année suivante, Bordeaux remporte son premier et seul doublé en devançant Marseille de quatre points en Championnat et dominant les mêmes Marseillais (2-0) en finale de la Coupe.

Pendant ces années fastes, Bordeaux fournit aussi à l'équipe de France l'ossature de l'équipe vainqueur de l'Euro 1984 et demi-finalistes des Coupes du Monde 1982 et 1986.

Après une dernière saison où le club finit dixième, la Fédération décide en 1991 de rétrograder le club des Girondins de Bordeaux pour raisons financières.

La remontée est immédiate (Champion de D2) et les Girondins, appuyés par une série de partenaires solides (Alain Afflelou puis M6), se rétablissent rapidement à un bon niveau, retrouvant fréquemment l'Europe avec une très belle performance en 1995-96.

La saison commence tôt pour les Girondins avec la coupe Intertoto débutant le 1er juillet. Autant cette saison, les Girondins vont franchir tous les paliers un par un de l'Intertoto puis de la coupe UEFA pour finalement arriver en finale, autant au point de vue national, le bilan est moyen pour l'équipe entraînée en début de saison par Slavo Muslin, l'équipe finit 16e à quelques petits points du premier relégable. Un des moment fort de la saison se déroule le 19 mars lors du match retour contre le Milan AC. Les milanais s'étant imposés chez eux lors du match aller sur le score de 2 à 0, ils sont largement favoris pour la qualification en demi-finale. Mais les Bordelais dirigés par Gernot Rohr et menés par Christophe Dugarry, Bixente Lizarazu et Zinedine Zidane vont finalement renverser la vapeur pour gagner le match retour 3 à 0. Par la suite, ils battent également le Slavia Prague mais tombent lors de la finale contre le Bayern de Munich. Suite à cette défaite, les Girondins finiront doucement la saison et de nombreux départs sont à déplorer lors de l'intersaison. Ainsi, parmi les joueurs ayant joué la finale de la coupe de l'UEFA, Lizarazu, Zidane, Dugarry, Huard, Dogon, Friis Hansen, Witschge, Lucas, Dutuel et Bancarel vont tous quitter le club et il ne reste alors que Tholot, Grenet et Croci comme base pour reconstruire les Girondins.

En 2002, les Girondins vont remporter la coupe de la Ligue grâce à une victoire au Stade de France sur le FC Lorient sur le score de 3 buts à 0.

Après une phase de deux années difficiles, les Girondins renouent avec les victoires durant la saison 2005-06 en terminant deuxièmes de la Ligue 1 derrière l'ogre que représente l'Olympique lyonnais. Les bordelais retrouvent la Ligue des Champions (leur deuxième participation à la compétition-phare européenne depuis la saison 1999-2000) après deux ans d'absence en coupe d'Europe. Cette remontée surprise est due au changement d'entraîneur (Ricardo remplace Pavon) et au discret mais excellent recrutement d'intersaison pendant l'été 2005. Les dirigeants girondins se sont plongés dans les transferts : ils veulent garder tout l'effectif, ce qui paraît difficile... L'international français (et ex-Bordelais) Johan Micoud, en provenance du Werder de Brême est recruté. Mais la faiblesse financière de Bordeaux dans le football moderne, avec un budget qui avoisine seulement les 65 millions d'euros, limite les ambitions.

Après une saison 2006-07 mitigée en championnat et en Ligue des Champions, où elle n'a pu passer le premier tour, l'équipe des Girondins renoue avec le succès en remportant, le 31 mars 2007, la Coupe de la ligue pour la deuxième fois de son histoire contre l'Olympique lyonnais grâce à un but du défenseur Henrique sur un corner de Micoud à la 89e minute de la rencontre. C'est le premier trophée de Bordeaux depuis 2002 et il leur permet d'assurer la qualification pour la Coupe UEFA pour la saison 2007-08.

En 2008, les Girondins de Bordeaux ont atteint la 2ème place au terme d'une saison aux talons de Lyon. Ils battent ainsi le nombre de record de points du club : 75 points, et sont qualifiés pour la Ligue des Champions session 2008/2009.

Le 2 août 2008 Bordeaux gagne le trophée des champions en battant Lyon aux tirs aux but (0-0; 5-4 t.a.b). La premiere confrontation entre Lyon et son dauphin de l'année dernière pour la saison 2008 / 2009, tourne donc en faveur des Girondins de Bordeaux.

Grâce à ce succès, les Girondins deviennent le quatrième club français à avoir remporté au moins une fois tous les trophées nationaux (Championnat de France, Coupe de France, Coupe de la Ligue et Trophée des Champions), après L'Olympique lyonnais, l'AS Monaco et le Paris Saint-Germain.

Les premières couleurs du club de Bordeaux lui viennent de l'Argus Sport lors de la fusion de la section Girondins Guyenne Sport et de l'Argus en 1919. Les couleurs de l'équipe sont alors le bleu marine et le blanc. Dès 1939, selon une mode de l'époque, le blanc devient la couleur du scapulaire du maillot. Au cours des décennies suivantes, le dessin du se fige avec quelques variantes de taille ou une inversion des couleurs (en 1960 par exemple).

Le premier commanditaire apparaissant sur le maillot est Café de côte d'Ivoire en 1974 alors que six ans plus tard, le maillot de Bordeaux perd pour la première fois son scapulaire sous l'impulsion du sponsor Malardeau. Scapulaire qui représente la vallée de la Garonne où se trouve le club. Dans le même temps, le logo du club fait son apparition sur la poitrine du maillot.

Lors de la descente en seconde division, l'équipe abandonne ses couleurs traditionnelles. Ils évolueront en maillot bordeaux avec un scapulaire jaune orangé (comme l'AS Roma) avant d'opter pour le bordeaux et le blanc, le scapulaire étant de retour depuis une saison.

Les Girondins ne passent qu'une saison en seconde division mais, lors de la remontée, ne reprennent pas pour autant les couleurs traditionnelles. Il faut attendre la fin de la saison 1995-96 et l'épopée des Girondins en UEFA (menée avec un maillot à rayures verticales marines et bordeaux sans scapulaire) pour voir les couleurs marine et blanc réapparaître.

Depuis, les Girondins jouent à domicile avec un ensemble à dominantes marine et à détails blanc et en couleurs inversées lors des matchs à l'extérieur. Depuis quelques années, la direction du club a sorti dans un but commercial un troisième maillot (maillot third) pour certaines occasions spéciales. Décriés par les supporters, ces maillots ne sont pas aux couleurs traditionnelles de l'équipe mais répondent surtout à des attentes créatives et commerciales. Ainsi, le maillot third de Bordeaux a été couleur vert kaki pendant deux saisons, gris, ou bien bordeaux et marine. En 2007-08, le maillot était couleur or et bleu marine. En 2008-2009,afin de disputer la Ligue des Champions, il sera bleu marine avec un bande verticale (au milieu) et un scapulaire rose, répondant ainsi à des critères de mode.

Alain Giresse est l'ancien joueur des Girondins qui aura joué le plus de match avec l'équipe avec 519 matchs toute compétitions confondues. Au cours de ces 519 matchs, il remporte deux titres de champions de France en 1984 et 1985 et a marqué 158 buts, ce qui fait de lui le meilleur buteur de l'histoire des Girondins.

Bernard Lacombe est le second meilleur buteur de l'histoire avec 118 buts. Le meilleur buteur de l'histoire des Girondins encore en activité est Pauleta, huitième meilleur buteur de l'histoire, qui commence en Ligue 1 avec Bordeaux. Lors de son premier match dans ce nouveau championnat, cela ne fait que quelques jours qu'il est arrivé en France et il inscrit un coup du chapeau contre le FC Nantes. Il gagne par la suite avec les Girondins la Coupe de la Ligue de football 2002 ainsi que deux titres de meilleur joueur lors de la cérémonie de remise des trophée UNFP du football en 2002 et 2003.

Autre vainqueur de ce trophée, Zinédine Zidane a réellement explosé au sein des Girondins avec notamment l'épopée des Girondins en coupe de l'UEFA 1996. Il côtoie alors ces années là, deux futurs internationaux A, Bixente Lizarazu et Christophe Dugarry.

Dans les premières années des Girondins, les attaquants, Johannes Lambertus de Harder et Édouard Kargu (recordman du nombre de buts inscrits sur une saison pour les Girondins avec 29 réalisations) étaient les meilleurs joueurs de l'équipe et à la fin de leur carrière ils totalisent 105 et 76 buts respectivement et auront joué ensemble de 1949 à 1956.

La liste ci-dessous présente l'ensemble des entraîneurs de l'équipe, de Benito Díaz Iraola premier entraîneur professionnel au président, Laurent Blanc arrivé au club en juillet 2007.

Le centre de formation des Girondins de Bordeaux est réputé comme l'un des meilleurs de France. Il a révélé beaucoup de grands joueurs qui auront fait carrière plus tard en équipe de France comme Alain Giresse, Christophe Dugarry ou Bixente Lizarazu. Récemment des joueurs prometteurs issus du centre de formation et toujours dans l'équipe fanion sont promis à une grande carrière comme Marc Planus, Rio Mavuba ou Marouane Chamakh, ces 2 derniers ayant déjà une carrière internationale.

Patrick Battiston et Marius Trésor sont les responsables du centre de formation ainsi que les entraîneurs de l'équipe réserve.

Le centre de formation est constitué de l'équipe réserve du club qui évolue cette année en CFA, d'une équipe de moins de 18 ans, moins de 16 ans, moins de 14 ans évoluant tous en Fédérale, le niveau le plus haut de ces catégories. L'équipe des moins de 15 ans évolue dans le championnat de Division d'Honneur d'Aquitaine qui est la plus haute division à cet âge. Les moins de 15 ans et les moins de 18 ans évoluent également en Coupe. La Coupe Fouchy (Coupe d'Aquitaine) pour les 15 ans et la Coupe Gambardella pour les 18 ans, l'équivalent de la Coupe de France pour les équipes de moins de 18 ans.

L'équipe réserve a remporté en 2008 le Trophée des Centres de formation contre le Stade Rennais succédant ainsi à Lens !Lens . La plupart des joueurs ayant joué la finale s'était déjà rencontrés quelques semaines plus tôt en finale de la Coupe Gambardella qui avait vue la victoire finale de Rennes.

Les Girondins de Bordeaux sont 2ème en 2008 dans le classement des centres de formation de France derrière le Stade Rennais.

Les premiers groupes de supporters organisés s'inspirant de l'exemple italien apparaîssent à Lescure au milieu des années 1980 et en août 1986, les Ultramarines que l'on voit pour la première fois lors d'un match contre le FC Metz.

Au début des années 1990, un nouveau groupe voit le jour, les Blue Devils. Avec la descente en deuxième division en 1991, les Girondins abandonnent les couleurs marine et blanc et les groupes de supporters doivent changer de nom, ainsi les Ultramarines deviennent les Ultras Bordeaux 1987 et les Blue Devils, les Devils Bordeaux. En 1994, les deux groupes s'associent au sein du Collectif Virage Sud (CVS) pour faciliter leurs opérations et achètant même en commun un local. Deux ans plus tard, les Ultras Bordeaux reprennent leur nom originel.

Au début des années 2000, les groupes fêtent leurs anniversaires : 15 ans pour les Ultramarines en 2002, 10 ans pour le CVS en 2004 et 15 pour les Devils en 2005. En novembre 2006, les Devils Bordeaux sont dissous laissant les Ultramarines seuls au sein du bas du virage sud alors qu'en haut du virage, on trouve deux nouveaux groupes formés par des Ultramarines de la première génération : les Piranhas et les Irréductibles.

De nombreuses tentatives pour créer un second groupe de supporters se sont succédé sans grand succès. Le Bordeaux Kop Nord est le premier groupe organisé à élire domicile au bas du virage nord. Il eut le mérite à l’époque de réaliser le plus grand drapeau d’Europe sorti régulièrement lors de la saison de D2 en 92/93. Puis vinrent les Rouges et Blancs également en virage bas. Arrivèrent alors les Vikings au virage Nord Centre, premier groupe à cet emplacement directement face aux Ultramarines. En 1999, juste après le titre de champion de France, les Alliés Nord, groupe créé le 3 décembre 1999, occupent le virage centre. Un autre groupe existe à l'époque aux côtés des Alliés Nord, les Kop Marines. De la fusion de ces deux groupes naîtra lors de la saison 2001-2002 le groupe des Partisans 33 Bordeaux. En début de saison 2004/2005, le groupe des Alliés Nord est reformé. Actuellement, deux groupes peuplent ce virage : les Partisans 33 et les Alliés Nord.

Gold FM est la radio officielle du club, elle a vu le jour en septembre 2007.

Le 14 août 2008 a été lancé la chaîne Girondins TV. Elle est disponible sur le canal 67 la TV d'Orange. Jean-Philippe Doux, journaliste de M6 est l'un des présentateurs de la chaîne.

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Bilan saison par saison des Girondins de Bordeaux

logo des girondins

Cette page retrace le bilan par saison des Girondins de Bordeaux depuis leur première saison en tant que professionnel en 1937-38 en seconde division jusqu'à la saison actuelle.

Cette page retrace également les parcours en coupe de France et coupe de la Ligue. Par contre, cette page ne présente pas les résultats pour les campagnes européenne ; pour cela, le lecteur pourra se référer à la page : campagnes européennes des Girondins de Bordeaux.

Cette période de temps couvre seulement deux saisons, les deux saisons entre le passage du club au statut professionnel et la seconde Guerre mondiale.

Les championnats de 1939 à 1945 sont dits « Championnats de guerre ». Par convention, ces titres ne figurent pas au palmarès des clubs. En effet, entre 1939 et 1945, la France du football fut entravée par la guerre : les combats, le gouvernement de Vichy, les bombardements puis le désordre des premiers mois de la Libération furent d'authentiques freins à la mise en place d'un championnat digne de ce nom.

À la sortie de la guerre, les Girondins sont promus en première division, poste qu'ils garderont pendant deux saisons avant de reprendre leur place d'avant guerre en deuxième division. Dans un soucis de simplicité de lecture, les tableaux seront découpés par période de 25 ans environ.

En 1995, la Coupe de la ligue a été introduite et les Girondins l'ont gagnée à deux reprises.

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Championnat de France de football

Logo de la Ligue 1 (2008).svg

Le championnat de France de football, dénommé Ligue 1 depuis 2002, est une compétition annuelle mettant aux prises les vingt meilleurs clubs de football en France. La première journée de l'édition inaugurale s'est tenue le 11 septembre 1932. Nommé « National » en 1932-1933, le championnat prend le nom de « Division 1 » de 1933 à 2002 avant d'être rebaptisé « Ligue 1 » durant l'été 2002. L'Olympique lyonnais est le tenant du titre depuis 2002 ce qui est un record (7 titres consécutifs). L'AS Saint-Étienne reste toutefois le club le plus couronné avec dix titres de champion de France professionnel.

Le football français résiste au professionnalisme jusqu'en 1930. En juillet de cette année, le Conseil national de la Fédération française de football se prononce par 128 voix contre 20 (Paris, Alsace et Auvergne) et 1 abstention (le président Jules Rimet) pour la mise en place du professionnalisme en France. Les pères fondateurs du professionnalisme français sont Georges Bayrou, Emmanuel Gambardella et Gabriel Hanot. Il est mis en application en 1932.

La Fédération décide de limiter le statut professionnel à une élite restreinte. Elle met alors en place un championnat national à vingt clubs. Eux seuls pourront évoluer sous statut professionnel en 1932-1933. La Fédération édicte trois règles pour limiter le nombre des candidatures au statut professionnel : avoir eu des résultats probants par le passé, avoir des recettes guichets suffisamment importantes pour équilibrer les finances et recruter au moins huit joueurs sous statut professionnel. Certains clubs refusent par principe le statut professionnel : les trois clubs strasbourgeois, le RC Roubaix, Amiens SC et de nombreux clubs parisiens dont le Stade français refusent ainsi de se porter candidat. Dans d'autres clubs, la tension est telle que l'on doit jouer sur des artifices pour permettre a certains clubs d'accéder à ce statut. Au Racing Club de France, historiquement hostile au statut pro, il n'est ainsi pas question de se fourvoyer. L'équipe fanion du RCF est alors rebaptisée Racing Club de Paris, et pose sa candidature au statut professionnel sous ce nom. L'Olympique Lillois est également en pointe dans le refus au statut pro, mais pas pour des raisons de morale. La hantise de président Henri Jooris, également président de la puissante Ligue du Nord, est le passage de sa Ligue au rang d'une sorte de Division 2. Les voisins lillois du SC Fives n'ont pas ces scrupules et furent candidats. Certains joueurs lillois commencent même à signer des contrats professionnels avec Fives. Pour stopper l'hémorragie, Jooris est contraint de présenter Lille au statut professionnel. Même le Stade rennais hésite à franchir le pas du professionnalisme alors que le club fait figure de club en pointe à ce sujet. À la surprise générale, le comité directeur repoussa cette possibilité par vote par 73 voix contre 20. Il faut que les supporters promettent de renflouer les caisses en cas de déficit pour que le club rennais s'engage finalement chez les pros. Si les dirigeants des clubs du Nord du pays apparaissent globalement hostiles à cette évolution, ce n'est pas le cas dans le Sud et de très nombreux clubs n'hésitent pas à poser leur candidature. Le Sud-est hérite ainsi à lui seul de près de la moitié des autorisations (neuf sur vingt). Un an plus tard, une Division 2 est mise en place et quelques clubs réticents en 1932 acceptent de franchir le Rubicon, Strasbourg, Amiens et le RC Roubaix notamment.

Cinq clubs se partagent les sept premiers titres attribués : le FC Sochaux et le FC Sète en gagnent deux chacun tandis le RC Paris, l'Olympique de Marseille et l'Olympique Lillois doivent se contenter d'un seul. Ces cinq formations constituent de 1932 à 1939 la colonne vertébrale du championnat.

Les joueurs britanniques, bien sûr, mais aussi ceux originaires d'Europe centrale (Autriche au premier chef) sont nombreux à rejoindre les clubs français désormais professionnels qui comptent ainsi dans leurs rangs quelques-uns des meilleurs joueurs de la planète. Citons ici Rodolphe Hiden, André Abegglen et Larbi Ben Barek. Côté français, Roger Courtois et Jean Nicolas sont les joueurs les plus en vue.

Miné par des problèmes financiers inhérents au passage au professionnalisme et à la multiplication des longs déplacements, la guerre fauche le football professionnel alors seulement âgé de 7 ans. Un « effet Coupe du Monde » avait même été noté depuis le mondial français de 1938, laissant présager d'un avenir radieux.

Les championnats de 1939 à 1945 sont dits « Championnats de guerre ». Par convention, ces titres ne figurent pas au palmarès des clubs. En effet, entre 1939 et 1945, la France du football fut entravée par la guerre : les combats, le gouvernement de Vichy, les bombardements puis le désordre des premiers mois de la Libération furent d'authentiques freins à la mise en place d'un championnat digne de ce nom. Il est vrai que le championnat de la « drôle de guerre » ne fut jamais achevé, tandis que ceux de 1941, 1942 et 1943 couronnèrent un champion au Nord, un autre au Sud. En 1944, les équipes régionales du régime de Vichy sont à l'œuvre. La confusion de la saison de la Libération et l'impossibilité pour les clubs de l'Est d'y prendre part (combats obligent) expliquent le reclassement de cette compétition comme le dernier des « championnats de guerre ».

La refonte de la Division 1 est le sujet numéro 1 de l'été 1945. Qui repart ? Et à quel titre ? Certains clubs ont fusionné pendant la guerre : Lille et Fives d'une part, les deux Roubaix et Tourcoing d'autre part. Des places se libèrent, d'autant que l'élite passe de 16 à 18 clubs. On se réfère ainsi aux résultats du dernier championnat pour admettre directement en D1 les clubs de Lyon, Bordeaux et Reims. Reims (4e du groupe Nord) est préféré à Clermont (4e du groupe sud) en raison de ses bons résultats durant les saisons de guerre.

Le LOSC du président Louis Henno est le grand club de l'immédiate après-guerre. Les Lillois enlèvent deux titres et collectionnent les deuxièmes places. L'équipe surprise est également originaire du Nord. Le CORT Roubaix remporte en effet à la surprise générale le titre en 1947 avec quatre points d'avance sur une valeur montante du football français : le Stade de Reims.

Les autres clubs titrés sont les Girondins de Bordeaux qui s'appuient sur une défense imprenable en 1950, et l'Olympique de Marseille qui s'impose au « finish » devant Lille et Reims en 1948. Emmené par le brillant Brésilien Yeso Amalfi en 1950-51, l'OGC Nice est le premier club a remporter deux titres consécutifs. Yeso part pour l'Italie après le premier titre, mais les Aiglons signent un doublé coupe-championnat en 1951-52.

Sous la conduite d'Albert Batteux depuis 1950, le Stade de Reims s'impose comme l'équipe vedette du championnat en s'appuyant sur des joueurs comme Raymond Kopa (1951-56), Robert Jonquet (1942-60), Armand Penverne (1947-1959) et Just Fontaine (1956-62) notamment. Face à l'armada rémoise, Nice, Saint-Étienne et Monaco parviennent à s'imposer. Le premier titre stéphanois est acquis en 1957 avec quatre points d'avance sur le RC Lens. Les meilleurs Verts de cette époque étaient Claude Abbes, Kees Rijvers, Rachid Mekloufi et Eugène N'Jo Léa sous la direction de Jean Snella. Parmi les grands de cette époque il y a aussi le Nîmes Olympique, mené par le buteur Hassan Akesbi et l'entraîneur Kader Firoud, qui échouera régulièrement dans le trio de tête sans jamais arriver à décrocher le graal.

Nice et Monaco signent deux titres chacun durant cette époque. Les principaux artisans de ce succès furent les entraineurs Luis Carniglia puis Jean Luciano à Nice et Lucien Leduc à Monaco.

Le départ de Raymond Kopa pour le Real Madrid en juin 1956 est un crèvecoeur pour les supporters français. Il ne fut toutefois le premier à opter pour l'étranger et son exemple resta isolé. Just Fontaine aurait pu partir jouer au Brésil en fin de carrière, mais une blessure mis fin à ses exploits sur les terrains plus tôt que prévu.

Le FC Nantes accède en D1 en 1963 et remporte le titre dès sa deuxième saison parmi l'élite. Le jeu à la nantaise prôné par José Arribas qui s'appuie avant tout sur la vitesse et le collectif est un digne héritier du football champagne du grand Stade de Reims. Saint-Étienne s'avère le seul club capable de rivaliser avec les canaris nantais et les matchs Nantes-Sainté seront, vingt ans durant, les sommets de la saison. Entre 1963 et 1983, les Verts enlèvent neuf titres et Nantes six, ne laissant que des miettes aux autres clubs. L'OM du président Marcel Leclerc parvient a connaitre deux sacres consécutifs (1971 et 1972) et le RC Strasbourg de l'entraîneur Gilbert Gress accroche le titre en 1979. L'AS Monaco enlève deux titres en 1978 et 1982. Outre ces clubs couronnés, Bordeaux collectionna les deuxièmes places.

La course au titre de meilleur buteur de la saison 1970-1971 fut l'un des grands moments de cette période. Le Marseillais Josip Skoblar remporte finalement le titre avec 44 buts inscrits en 38 matchs devant le Stéphanois Salif Keita, 42 buts. À l'image des 13 buts inscrits en phase finale de Coupe du monde par Just Fontaine en 1958, ce record de 44 buts sur une saison apparait comme inaccessible, même pour des buteurs en série comme l'Argentin Carlos Bianchi qui plafonne à 37 buts en 38 matchs en 1977-78. Autres grands buteurs de ces années : Philippe Gondet (36 buts en 1965-66), Bernard Lacombe (255 buts de 1970 à 1987), Hervé Revelli (216 buts de 1966 à 1975) et Delio Onnis (299 buts de 1972 à 1986), notamment.

Deux générations de joueurs se succèdent sur ces vingt saisons. Robert Herbin, Jean-Claude Suaudeau et Gilbert Gress réussissent ainsi comme joueur avant de devenir des entraîneurs de talent. Côté joueurs chez les Verts on notera Rachid Mekloufi et Robert Herbin puis Jean-Michel Larqué, Christian Lopez, Dominique Bathenay, Georges Bereta, Hervé Revelli et Dominique Rocheteau sans oublier le gardien yougoslave Ivan Curkovic et le stoppeur Oswaldo Piazza. À Nantes, on citera Henri Michel, Maxime Bossis, Jean-Paul Bertrand-Demanes, Philippe Gondet, Bernard Blanchet et José Touré. Côté entraîneurs à Nantes, José Arribas, Jean Vincent et Jean-Claude Suaudeau inscrivent le club de Loire-Atlantique dans une continuité. Michel Platini, Alain Giresse, Jean-Marc Guillou, Jean-Michel Larqué et Safet Susic brillèrent particulièrement au poste de milieu de terrain offensif tandis que Luis Fernandez et Jean Tigana s'illustrèrent en milieu défensif. À l'arrière, outre les défenseurs stéphanois et nantais déjà nommés dans ce chapitre, on citera Marius Trésor, Roger Lemerre, Jean Djorkaeff, Bernard Bosquier et Manuel Amoros. Chez les gardiens de but, citons Georges Carnus, Dominique Baratelli, André Rey, Jean-Luc Ettori, Joël Bats et Bruno Martini.

Contrairement à la D2 qui devient « open » de 1970 à 1993, la D1 reste réservée aux seuls clubs à statut professionnel. Cas unique dans les annales, le club amateur du FC Gueugnon, champion de D2 en 1979 refusa de passer professionnel, repoussant ainsi un ticket pour l'élite. Le club passe finalement professionnel en 1987 et décroche sa promotion en D1 en 1994.

Cette période est marquée par la montée en puissance de clubs comme les Girondins de Bordeaux, l'Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain qui s'appuient sur des moyens financiers conséquents et pas toujours très clairs. Les affaires se multiplient et on atteint des sommets à l'occasion de l'affaire VA-OM et le titre de champion de France 1992-93 reste « non attribué ». Les hommes forts de cette période sont quatre dirigeants : Claude Bez, président des Girondins de Bordeaux de 1977 à 1990, qui transforme ce bon club en grand club ; Jean-Luc Lagardère, propriétaire du Paris FC puis du Matra-Racing, est responsable de la crise inflationniste de la seconde moitié des années 1980 ; Bernard Tapie, président de l'Olympique de Marseille, qui alterne le meilleur et le pire, et Canal+, propriétaire du Paris SG de 1991 à 2006, qui, à l'image de Bernard Tapie à Marseille, passe du meilleur (présidence de Michel Denisot), au pire après 1998.

En 1996, l'arrêt Bosman ouvre les frontières européennes et on assiste depuis cette date à un véritable pillage des meilleurs joueurs français par les clubs étrangers (voir Liste de footballeurs français expatriés depuis l'arrêt Bosman). 1996 est également l'année choisie par l'AJ Auxerre, modèle de centre de formation à la française, pour accrocher son seul titre de champion de France. Deux ans plus tard, c'est le Racing Club de Lens qui vit son premier sacre, juste devant le FC Metz, autre grand ancien jamais encore couronné.

Le meilleurs joueurs de cette époque furent principalement des Bordelais (Alain Giresse et Jean Tigana), des Marseillais (Jean-Pierre Papin, Chris Waddle, et Basile Boli), des monégasques (Jürgen Klinsmann, Sonny Anderson, Glenn Hoddle ou Victor Ikpeba), et des Parisiens (David Ginola, Raí, Valdo et George Weah), mais modifications du marché des transferts oblige, le championnat se contente le plus souvent depuis le milieu des années 1990 de voir éclore des talents avant un départ sous d'autres cieux. Michel Platini faisait figure d'exception en début de période, aujourd'hui, c'est par dizaines que l'on compte les anciens joueurs du championnat de France évoluant au plus haut niveau à l'étranger. On citera ici pour mémoire Eric Cantona, Laurent Blanc, Didier Deschamps, Marcel Desailly, Zinedine Zidane, Lilian Thuram, Thierry Henry, Bixente Lizarazu, Patrick Vieira ou David Trézéguet.

L'Olympique lyonnais domine le championnat du début du XXIe siècle en remportant sept titres consécutifs depuis la saison 2001-2002, un record. Le président lyonnais Jean-Michel Aulas est à la base de la réussite du club qui n'avait jamais connu cet honneur précédemment. L'OL appuie son succès sportif sur des joueurs comme Sonny Anderson, puis Grégory Coupet, Juninho, Cris, Sidney Govou ainsi que de jeunes talents comme Karim Benzema. La concurrence des Lyonnais est hétérogène. Lors des six premiers titres remportés, ils héritent chaque année d'un dauphin différent : RC Lens (2001-2002), AS Monaco (2002-2003), Paris SG (2003-2004), Lille OSC (2004-2005), Girondins de Bordeaux (2005-2006) et Olympique de Marseille (2006-2007). En 2007-08, les Girondins de Bordeaux parviennent de nouveau à accrocher la place de dauphin.

La promotion/relégation est désormais très simple. Les trois derniers du classement général final sont relégués tandis que les trois premiers de D2 sont promus. Cette méthode est en usage depuis 1993. Avant cette date, certains clubs étaient directement relégués (généralement deux) tandis qu'un système de barrages entre clubs mal classés de D1 et ceux classés juste après ceux promus de D2 avait lieu. Ces barrages eurent de multiples variantes. La plus simple consistait à opposer le 18e (ou le 16e en cas de championnat à 18 clubs) de la Division 1 contre le 3e de D2. Il exista également de véritables petits championnats d'après saison impliquant jusqu'à quatre clubs (deux de D1 et deux de D2). À l'époque du championnat à deux groupes, un premier match de pré-barrage, sec, opposait les deuxièmes d'un groupe qui recevaient les troisièmes de l'autre groupe. Les deux vainqueurs s'affrontaient ensuite en matches aller/retour et le vainqueur de cette confrontation disputait alors les barrages d'accesion contre le 18e de D1, également en match aller/retour, la première rencontre étant toujours sur le terrain de l'équipe de D2.

Afin de relancer le spectacle, la Ligue met en place plusieurs systèmes de bonifications. Le bonus des années 1970 est le plus fameux. On accorde un point supplémentaire aux équipes marquant trois buts en 1973-1974. Ainsi, un match nul 3-3 est récompensé d’un point supplémentaire pour chaque équipe, générant quelques matchs douteux. La Ligue rectifie le tir la saison suivante en accordant seulement un point supplémentaire à une équipe qui s'impose par au moins trois buts d'avance, puis abandonne cette formule qui prêta à controverses (1976). La Ligue joua également sur le nombre de points attribués pour une victoire. Dès la saison 1988-1989, le système de la victoire à trois points est testé. Il est finalement adopté en 1994.

En 1932-33, la D1 compte 113 joueurs étrangers sur 387, soit 29,2%. On monte à 35% en 1933-34. Leur nombre est ensuite limité à trois puis à deux sur le terrain dès 1938. Malgré ces restrictions, les clubs de D1 conservent en moyenne plus de cinq joueurs étrangers dans leurs effectifs jusqu'à la guerre. De 1945 à 1955, le nombre moyen des joueurs étrangers par club de D1 passe de 1 à 3,45. Paul Nicolas, président du Groupement ferme les portes du championnat aux joueurs étrangers le 27 avril 1955. Ceux déjà sous contrat peuvent rester (ils ne seront plus que 16 en D1 en 1960), mais aucun joueur étranger ne peut être recruté. Le but de Nicolas est de favoriser la formation au sein des clubs. Entre 1961 et 1963, les clubs peuvent recruter un joueur étranger, mais la frontière est ensuite de nouveau fermée jusqu'en 1966. De nombreux joueurs africains profitent de la période de fermeture du marché étranger pour faire leur entrée en masse en D1. Ces footballeurs africains et les clubs jouent en effet sur la double-nationalité des joueurs tous nés sous autorité française, empire colonial oblige. Après 1966, le marché étranger reste toujours accessible aux clubs français. Le nombre des joueurs étrangers par club est d'abord limité à deux, puis à trois. L'arrêt Bosman modifie la donne en profondeur en créant de fait un marché européen ouvert à partir de la saison 1996-1997. Cette nouvelle réglementation est néfaste au championnat de France qui perd nombre de ses meilleurs joueurs.

Le contrôle financier des clubs par la Direction Nationale de Contrôle de Gestion est la conséquence de dérives observées durant les années 1980. Elle a une fonction de contrôle et dispose des moyens de sanctionner, notamment le pouvoir de rétrograder des clubs ou les interdire de promotions. La DNCG délivre ses premières sanctions de rétrogradation administrative en 1991. Le président de la Ligue Noël Le Graët tenta également d'imposer des critères pour accéder en D1 en matière de capacité d'accueil des stades. Cette règle ne fut jamais vraiment respectée, et jamais un club ne fut relégué ou interdit d'accéder à l'élite pour cette raison. Les cas de stades vétustes ou loin des minima imposés ne manquent pourtant pas, aujourd’hui encore.

L'Olympique Lillois, et son capitaine Georges Beaucourt, reçoivent à l'issue de la finale du 14 mai 1933, des mains du sous-sécrétaire d'état à l'éducation nationale M. Ducos, la coupe récompensant le champion de France professionnel. Il s'agit d'ailleurs plus d'un vase (pas d'anse) que d'une coupe. Ce trophée est offert par le journal Le Petit Parisien. Lille conserve définitivement ce premier trophée et Le Petit Parisien finance un nouveau trophée, différent du premier, mais toujours sans anse, qui reste en activité jusqu'en 2002. On remplace juste la plaque mentionnant Le Petit Parisien après la Seconde Guerre mondiale par une autre au nom du Parisien Libéré. Toutefois, il n'exista que très rarement de véritables cérémonies de remise officielle. Au milieu des années 1980, la ligue tente pourtant de rétablir cet usage. On se souvient ainsi de la remise du trophée aux Girondins de Bordeaux à domicile contre AS Monaco en 1985. Pour récompenser l'AS Saint-Etienne de ses dix titres, un « super trophée » est remis ; Il s'agit du trophée remis tous les ans au champion, mais à une échelle 1,5.

Avec le changement de nom du championnat, un nouveau trophée est créé : le Trophée de Ligue 1. Une cérémonie de remise calquée sur le modèle anglais est également mise en place. Représentant de manière stylisée un torse, il est présenté pour la première fois au public le 6 mai 2003. Pour honorer l'Olympique lyonnais, cinq fois champion consécutivement, il fut décidé que le club le conserverait définitivement après le titre de 2006. Le nouveau trophée — baptisé Hexagoal — est remis pour la première fois à l'Olympique lyonnais à l'issue de la saison 2006-2007.

Depuis la mise en place d'un championnat en 1894, certaines rivalités ont généré des affiches focalisant l'intérêt des supporters et des médias. Depuis le début des années 1990, l'affiche PSG-OM se dégage ainsi clairement du reste du calendrier. La première affiche du championnat remonte à la fin du XIXe siècle et opposa, de 1894 aux premières années du XXe siècle, les clubs parisiens du Standard AC et du Club français. L'effectif du Standard était principalement composé de joueurs britanniques tandis que les Clubistes étaient majoritairement français. Durant les dix années précédant la Première Guerre mondiale, c'est l'âge d'or des derbies avec la multiplication d'affiches mettant aux prises des clubs de la même ville. L'Olympique de Marseille avait ainsi fort à faire au niveau local face au Stade Helvétique de Marseille. De 1919 à 1932, la Coupe de France est la compétition de référence et initie les premières rivalités régionales. La création du championnat professionnel en 1932 accentue cette tendance. La politique « un club, une ville », illustrée notamment par la fusion forcée des trois clubs professionnels de Bordeaux en 1937 élimine ainsi du calendrier les derbies interne à une même ville, et même Paris, ne dispose depuis 1990, date de la relégation du Matra Racing, que d'un seul club parmi l'élite, malgré des discours convenus sur l'intérêt de mettre en place un deuxième grand club à Paris.

Déjà initiés avant la Seconde Guerre mondiale, les derbies régionaux s'imposent comme des rendez-vous incontournables du calendrier après le conflit. Il est vrai que les rencontres entre Lyon et Saint-Etienne ou Lens et Lille avaient été rares au plus haut niveau avant 1945. À l'image la rivalité entre le Standard et le Club Français de la fin du XIXe siècle, des chocs émergent également du calendrier. Ainsi, les rencontres entre le RC Paris et le Lille OSC entre 1945 et 1955, furent l'équivalent des PSG-OM d'aujourd'hui. Dans la même veine, le Stade de Reims remplace Lille comme rival du Racing du milieu des années 1950 au milieu des années 1960. Puis ces deux phares du football français se trouvent éclipsés par deux valeurs montantes : Nantes et Saint-Étienne. Du milieu des années 1960 au début des années 1980, le choc, c'était Nantes-Sainté. On signalera la micro-rivalité entre Saint-Étienne et Marseille entre 1969 et 1972, mais malgré une brillante mise en scène médiatique (Leclerc, président de l'OM était directeur du journal But!), l'opposition Nantes-Sainté restait l'affiche principale. Sous la direction de Claude Bez, les Girondins de Bordeaux s'imposent comme la meilleure formation française des années 1980 et l'opposition face à l'OM de Bernard Tapie, dans la seconde moitié des années 1980, constituait un choc à la mesure des présidents des deux clubs. Depuis les déboires du président Bez, le PSG version canal+ est parvenu à se glisser dans la brèche, et en jouant sur la vieille rivalité Paris/Province, le choc PSG-OM fut mis au monde. Certains journalistes de la chaîne cryptée ont baptisé au début des années 2000 ce choc du terme de classico, avec deux S contrairement au modèle espagnol.

Selon le dernier rapport financier publié par la DNCG, le budget cumulé des vingt clubs de Ligue 1 était de 910 millions d'euros en 2005-2006, soit une hausse de 39% par rapport à la saison 2002-2003 . Grâce à cette solide croissance qui repose essentiellement sur une hausse importante des droits télé, les clubs français ont pu sortir de la crise financière quasi permanente depuis les débuts du championnat. Mis à part le PSG, tous les clubs de l'élite présentent désormais des comptes équilibrés ou bénéficiaires. La saison 2005-2006 est même marquée par un bénéfice global pour l'ensemble des clubs de Ligue 1 de 27,708 millions d'euros. En comparaison, le déficit cumulé des clubs de l'élite était de 151,176 millions d'euros sur la seule saison 2002-2003.

Cette dernière grave crise financière qui débute au milieu des années 1980 avec la hausse des salaires imposée par des clubs comme le Matra-Racing fait suite à une autre période difficile qui débute au début des années 1960 et qui s'achève au milieu des années 1970. Au pire de la crise, la moyenne des spectateurs plonge à moins 7000 par match en 1968-69. Nombre de clubs prestigieux furent d'ailleurs contraints de stopper leurs activités en professionnel : le FC Sète (1960), le CA Paris (1963), le CORT Roubaix (1963), l'AS Troyes (1963), l'US Forbach (1966), le Racing Club de Paris (1966), le Stade français (1967), le SO Montpellier (1969), l'AS Béziers (1969), le RC Lens (1969) et le Lille OSC (1969), notamment. Après cette hécatombe, la Fédération et la Ligue, toujours en froid depuis 1944, trouvèrent un terrain d'entente afin de sauver le football français de haut niveau : c'est la réforme des compétitions qui entre en application en 1970. Depuis 1932, le championnat était fermé, et aucune équipe ne pouvait descendre de D2 en CFA. À partir de 1970, ce dispositif n'est plus, permettant l'émergence de nouveaux clubs professionnels comme Auxerre et Guingamp, parmi d'autres.

Jusqu'aux années 1970, la quasi totalité des recettes des clubs provenait des guichets. En 2005-2006, les recettes des vingt clubs de Ligue 1 proviennent à 57% des droits télé et seulement à 15% des guichets. La publicité fut toujours présente autour des stades mais apparait sur les maillots des joueurs en octobre 1969 . Ce type de recettes pèse en 2005-2006 pour 18% dans les budgets des clubs de l'élite. Le merchandising et les subventions des collectivités locales (3%) complètent les budgets. Ces mêmes subventions représentaient un quart des recettes au début des années 1980. Elles sont désormais sévèrement encadrées par la réglementation européenne.

Avant la Seconde Guerre mondiale, les clubs n'autorisent pas les radios à retransmettre les rencontres en direct. Quelques rares matches sont toutefois diffusés. À partir de la saison 1935-36, la Fédération autorise la diffusion de matches du championnat en différé, une demi-heure après le coup de sifflet final avec des commentaires gravés sur disques.

Pendant la guerre, deux matches sont diffusés en direct le dimanche, aussi, après la Libération, les radios opèrent sans contraintes. Radio Luxembourg met en place à partir du 1er novembre 1953 un multiplex en direct permettant de suivre tous les matches d'une même journée de championnat. Le Groupement interdit la diffusion en direct pendant la première mi-temps en mars 1954 au prétexte que cela encouragerait les spectateurs à aller au stade. Les stations s'adaptent en meublant pendant la première période en attendant la fin de la première période pour en faire le résumé et enchainer avec la diffusion en direct de la seconde période.

En octobre 1975, France Inter lance le multiplex moderne sans demander d'autorisation aux autorités du football au nom du droit à l'information. Europe 1, RTL et RMC adoptent rapidement la même formule, toujours d'actualité au début du XXIe siècle.

La première retransmission d'un match du Championnat de France en direct remonte au 29 décembre 1956. La rencontre Stade de Reims-FC Metz est diffusée par l'ORTF contre le versement d'une compensation financière au Stade de Reims couvrant la différence entre la recette du jour et la moyenne des recettes du club. Le parc est alors estimé à 700 000 téléviseurs en France.

Le 12 novembre 1959, une crise éclate entre le football et TV suite à la diffusion sur la chaîne unique française du match Hongrie-Allemagne. La FFF qui n'avait pas donné son feu vert à cette diffusion bloque désormais toutes diffusions. Georges Briquet est alors nommé en 1960 comme médiateur afin de dénouer la crise qui s'enlise. Les accords signés le 4 février 1961 entre la fédération et l'ORTF ne concernent pas le championnat, qui reste absent des antennes pendant quatre autres années.

En 1965-1966, quatre matchs de championnat de D1 sont diffusés en direct par l'ORTF : Sedan - Bordeaux, Sochaux - Nantes, Angers - Valenciennes et Stade Français – Sochaux. Red Star - Nantes et Sedan - Marseille en 1967-1968, puis sept matchs en 1968-1969, AC Ajaccio - Sedan, Lyon - St-Étienne, Rouen - Nantes, Nancy - Reims, Sedan - Metz, Bordeaux - St-Étienne et Angers - Angoulême, sont également diffusés en direct. Le 10 novembre 1968, la rencontre Red Star - Saint-Étienne est déprogrammée à la dernière minute par l'ORTF. Les clubs peuvent désormais arborer de la publicité sur leurs maillots, mais cette innovation déplait à la télé qui se refuse à diffuser des rencontres d'hommes-sandwiches. C'est le coup d'envoi d'une nouvelle période crise entre football et télévision en France. Le 6 mars 1969, signature d'accords entre la FFF et l'ORTF sous la haute autorité du ministère de l'information fixant les diffusions de matchs de football. Les téléspectateurs français pourront voir notamment 15 secondes périodes de matchs de D1 en différé pendant la saison 1969-1970. Les clubs repoussent cet accord et suite à l'affaire Vittel (la Ligue voulait imposer un sponsor unique à tous les clubs) récupèrent leurs droits de négocier directement avec l'ORTF. Le prix minimum d'un match de D1 est fixé à 120.000 F. Le 8 novembre 1969, diffusion en direct par l'ORTF du match de championnat de D1 Lyon - Rennes devant seulement 894 spectateurs payants. Cette affluence famélique signe l'arrêt de mort des retransmissions en direct des matchs de championnat.

Suivant l'exemple de l'Angleterre qui diffuse à partir du 2 octobre 1983 des rencontres de championnat en direct, la France renoue avec ce type de diffusions le 9 novembre 1984. Cinq jours après ses débuts, Canal+ diffuse le match Nantes - Monaco. Canal verse 250 000 F par match pour ses 200 000 abonnés. Le prix monte à environ 320 000 F par match dès la saison 1984-85 après la signature d'un premier contrat de trois ans pour 25 matches par saison. En fait, le montant des droits est indexé sur le nombre d'abonnés : plus la chaine a d'abonnés, plus les matches coûtent cher.

Après avoir plafonné durant sa première année d'existence, le nombre d'abonnés augmente très rapidement les années suivantes, permettant aux clubs professionnels de dégager des revenus toujours à la hausse en provenance des télévisions. Les droits pour un match passent ainsi de 250 000 à 2 millions de francs en cinq ans. L'inflation touche également le magazine Téléfoot : en 1987, chaque numéro du magazine dominical est facturé un millions de francs à TF1. Estimé en 1980 à moins de 1 % dans le budget des clubs de football professionnels français, les droits TV pèsent 23 % en 1990.

Canal+ n'utilise pas toutes ses possibilités en matière de diffusion lors de la période 1985-1993. Ainsi, en 1985-86, seulement 15 matches sont diffusés dont 9 en différé. Depuis 1993, Canal+ diffuse à l'occasion de chaque journée de championnat au moins un match en direct. Le 3 septembre 1996 une filiale de Canal+ propose la diffusion de la première journée de championnat de France en mode pay per view. Depuis cette date, tous les matchs de championnat de France de Division 1 sont diffusés en direct par la télévision française. En profitant de la mise en place d'appel d'offres, TPS parvient à briser le monopole de Canal+ en obtenant les droits pour diffuser un match en direct lors de chaque journée. Les revenus TV couvrent en 2000 50 % des budgets des clubs professionnels français. Billetterie, merchandising et publicité génèrent les 50 % restants.

L'appel d'offres de 2002 pour la période 2004-2007 génère un conflit. Canal+ fait main basse sur la D1 en mettant en avant une offre élevée (480 millions d'euros par an), mais aussi son antériorité. Tous les matchs sont concernés par des diffusions cryptées (trois matches par journée) ou en pay per view (les sept autres matchs de la journée). TF1 conserve Téléfoot mais perd la possibilité de diffuser un match en direct lors de chaque journée. À la surprise générale, les montants financiers en jeu (530 millions d'euros par an) sont en hausse de 40 % par rapport au contrat précédent (380 millions par an). TF1 n'admet pas cette défaite et contre-attaque. À sa demande, le Conseil de la concurrence suspend le contrat le 23 janvier 2003 puis autorise finalement en août 2004 une situation de monopole. Le 10 décembre 2004, Canal+ enlève l’exclusivité sur le championnat pour un montant record de 600 millions d'euros par saison en moyenne sur trois saisons, soit une hausse de 62 % par rapport au contrat précédent. Ceci signe l'arrêt de mort de TPS qui est ensuite absorbé par le groupe Canal+.

Le 30 mars 2007, la LFP donne les droits du magazine dominical pour une année à France 2 qui crée alors France 2 foot. TF1 continue Téléfoot, désormais consacrée au football étranger. Cette même année, un appel d'offre pour quatre saisons est lancé par la Ligue. Malgré des protestations de Canal+ qui assigne même la LFP en justice, et les augures de chute importante des droits, ces derniers se maintiennent globalement au même niveau. Canal+ laisse partir chez Orange l'une des trois affiches par journée comme ce fut le cas avec TPS, mais récupère les droits pour le magazine dominical. France 2 foot disparait, Canal Football Club apparait. Orange débourse 203 millions d'euros par saison, Canal+ 465.

Répartition : en 2006, sur ces 600 millions, 430 reviennent aux clubs de L1, 101 aux clubs de L2, 30 millions à la taxe Buffet pour le sport amateur, 20 à la LFP, 12 à la FFF et 7 à l'UNFP.

Le record d'audience télévisée est détenu par le match PSG-OM du 15 mars 2009 (1-3), vu par 2,6 millions de téléspectateurs. Il était avant cela détenu par le match OM-PSG du 26 octobre 2008 (2-4), vu par 2,45 millions de téléspectateurs.

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Saison 2006-2007 des Girondins de Bordeaux

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Cette article relate la saison 2006-2007 des Bordeaux !Girondins de Bordeaux. Cette année, le club était engagé dans quatre compétitions : le Championnat de France, la Coupe de France, la Coupe de la ligue dont ils étaient exempts des 16e de finale et qu'il remportera ensuite. Enfin, grâce à leur seconde place dans le précédent championnat, ils accèdent à la Ligue des Champions, ils seront ensuite reversés en Coupe de l'UEFA.

Pendant le mercato d'hiver, les Girondins auront enregistré l'arrivée de deux recrues : Fernando Cavenaghi en provenance du Spartak Moscou et qui s'est engagé pour 4 ans et demi avec le Lens !lensois Jussiê qui lui arrive sous forme de prêt avec option d'achat. Cette option d'achat sera levée à la fin du championnat et le brésilien s'engagera définitivement avec Bordeaux.

Côté départs, Lilian Laslandes, joueur emblématique du club s'en va pour l'Nice !OGC Nice .

Pour les matchs amicaux de préparation à la saison, Ricardo avait prévu des rencontres de calibres européennes. Les Girondins qui auront connu 3 défaites en 5 matchs auront montré une image inquiétante.

Le parcours des Girondins de Bordeaux en championnat aura été en demi-teinte : ils ont connu une première partie très difficile mais finissent malgré tout 8e à l'hiver. Après la trêve hivernal, l'équipe revient avec de meilleures intentions et parvient à retourner sur le podium en se hissant à la 2e place, cependant, le club au scapulaire s'écroulera une fois de plus en fin de saison et finira à la 6e place.

Souvent accrochés, les Girondins n'ont pas pu faire mieux que les huitièmes de finale, ils se sont fait éliminés par la modeste équipe de CFA, le FC Montceau les Mines.

Qualifié en Ligue des Champions grâce à leur 2e place lors du précédent championnat, les Girondins connaissent un parcours difficile qui se conclura par une 3e place synonyme de qualification pour l'UEFA.

Reversés en Coupe de l'UEFA grâce à leur 3e place obtenue en Ligue des Champions, les Girondins bénéficient d'un bon tirage au sort les opposant au club espagnol d'Osasuna. La qualification se joua en Espagne, les deux équipes ne s'étant pas départagées à l'aller. A quelques secondes de la fin du match, durant les prolongations, le club bordelais s'inclinera sur un corner inscrit par Javad Nekounam.

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Source : Wikipedia