Gironde

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Posté par woody 13/03/2009 @ 03:13

Tags : gironde, aquitaine, france

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Estuaire de la Gironde

Eaux marrons riches en alluvions de l'estuaire de la Gironde près de Bourg-sur-Gironde

L'estuaire de la Gironde ou Gironde (en occitan : Gironda) est un estuaire du Sud-Ouest de la France situé sur deux régions : l'Aquitaine (Blayais en rive droite et Médoc en rive gauche) et la région Poitou-Charentes (Charente-Maritime).

C'est l'estuaire commun de deux fleuves : la Garonne et la Dordogne. Il a donné son nom au département de la Gironde.

L'estuaire de la Gironde a une histoire riche grâce à l'importance du commerce maritime qui s'est beaucoup développé. L'influence du port de Bordeaux fut pendant longtemps avérée et attirait de nombreux bateaux. Aujourd'hui encore, la Gironde permet le passage de nombreux navires dont l'immense navire servant de transporteur aux ailes de l'A380.

La Gironde et ses rives détiennent un patrimoine culturel important. Les paysages sont variés et les traditions encore présentes grâce notamment à la pêche. D'autres économies sont présentes dans cet estuaire comme l'économie pétrolière ou électrique avec la raffinerie de pétrole du Bec d'Ambès ou la centrale nucléaire du Blayais. Le projet de construction d'un terminal méthanier au Verdon-sur-Mer est actuellement (2008) l'objet de polémiques. L'association "Une pointe pour tous" qui lutte contre le terminal méthanier regroupe déjà plus de 5000 adhérents. L'association est d'autre part porteuse d'une pétition pour la création d'un parc naturel marin dans l'estuaire. La réalisation de celui-ci permettrait de développer l'activité sur l'estuaire tout en le protégeant d'activités de type Seveso 2.

L'estuaire de la Gironde commence à hauteur d'Ambès (Bec-d'Ambès), point où se rencontrent deux cours d'eau, la Dordogne et la Garonne. Elle se termine à la Pointe de Grave sur la rive gauche, point d'embouchure dans l'océan Atlantique et à la pointe de la Coubre sur la rive droite.

Les paysages entre la rive gauche et la rive droite sont totalement différents. Sur la rive gauche de Macau à la Pointe de Grave, on retrouve une plaine alluviale et de graves provenant des Pyrénées où domine un paysage viticole. Près de la mer, les vignes cèdent leur place aux dunes et quelques marais sont présents ça et là. Sur la rive droite, le paysage est beaucoup plus marqué et plus diversifié. On retrouve de grandes falaises et de grandes collines. Les vignes sont moins présentes que sur l'autre rive. Enfin, vers le nord, on trouve de grands marais près de Saint-Ciers-sur-Gironde, de Braud-et-Saint-Louis et de Saint-Thomas-de-Conac. Enfin, on retrouve des falaises mortes contenant des habitations troglodytes près de Mortagne-sur-Gironde.

L'estuaire se trouve sur un plateau calcaire du crétacé, déposé il y a 140 à 150 millions d'années. La surrection des Alpes et des Pyrénées, il y a 60 à 65 millions d’années, froissa les couches de calcaire. Il y eut alors un soulèvement du Saintongeois avec l'anticlinal de Jonzac, ce qui forma les falaises entaillées de conches sur la rive Nord de l'estuaire et la plaine du Médoc au sud. Les eaux viendront buter contre cette falaise et former l’estuaire de la Gironde. Pendant cette période, la mer envahit tout le bassin aquitain et ce n'est qu'à la fin de l'ère tertiaire que les eaux se retirèrent.

Pendant l'ère quaternaire, des périodes de grands froids et de chaleur se succèdent. Les eaux de la mer se retirent pendant les ères glaciaires ce qui provoque un creusement du lit de la Gironde. Des terrasses alluvionnaires se forment sur la rive gauche. Mais avec la fonte des glaces, la mer remonte et la Gironde comble son lit avec des alluvions et les pentes au bord de l'estuaire s'adoucissent.

Il y a 2 000 ans les marais se forment sur les deux rives de l'estuaire, puis des dunes et des conches apparaissent vers l'an 1000. Aujourd'hui, les marais ont été asséchés et l'estuaire évolue toujours. En 1999, l'île de la Croute a disparu sous les eaux et Bourg-sur-Gironde se retrouve en face de la Dordogne au lieu de la Gironde.

L'estuaire de la Gironde est le plus grand estuaire d’Europe occidentale, avec 75 km de long et jusqu’à 12 km de large et une superficie de 635 km2.

La Garonne et la Dordogne apportent de 800 à 1 000 m3∙s-1 d'eau douce chargée de sédiments ; en même temps, deux fois par jour, la marée montante apporte 15 000 à 25 000 m3 d'eau de mer, ce qui favorise la formation de bancs de sable, de vasards et d'îles. La rencontre de l'eau douce, riche en alluvions, avec l'eau salée fait floculer les particules argileuses qui forment un "bouchon vaseux" caractéristique des eaux estuariennes. La Gironde charrie chaque année de deux à huit millions de tonnes de particules en suspension. Une partie des matières en suspension (1,5 à 3 millions de tonnes par an) se dépose, formant des bancs de sable, des vasards et des îles. L'estuaire de la Gironde est fortement soumis au flux et au reflux des marées. Cette marée dynamique remonte très en amont dans l'estuaire (jusqu'à 150 km de l'embouchure) : Casseuil sur la Garonne, Castillon-la-Bataille sur la Dordogne et Laubardemont sur l'Isle. Lors des grandes marées, le phénomène du mascaret peut survenir et remonter le fleuve sur une grande distance. Il est surtout visible plus en amont, sur la Dordogne et la Garonne. Cette vague est souvent surfée par les amateurs.

L'estuaire est un important axe de navigation et de transport de marchandises avec le passage de cargos, de porte-conteneurs, de bateaux de pêche et de tourisme. Le transport de gros gabarits pour la construction aéronautique est utilisé pour le transport d'une partie du fuselage de l'A380 de Saint-Nazaire à Pauillac. Il est de là transbordé sur une barge ou une péniche d'Airbus remontant la Garonne jusqu'à Langon.

La navigation de la Gironde commence durant l'âge de Bronze avec le commerce de l'étain en provenance de Cornouailles et le commerce du cuivre en provenance d'Espagne. Novioregum devient un port très développé. Ce trafic va permettre l'émergence et la fondation de Burdigala par les Bituriges Vivisques, c'est-à-dire la future ville de Bordeaux. Au IXe siècle, les Vikings sillonnent les eaux de l'estuaire et pillent les bateaux de commerce.

Mais le trafic maritime dans l'estuaire s'amplifie avec l'arrivée au trône des rois d'Angleterre en Aquitaine au XIIe siècle. En 1152, le roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt épouse Aliénor d'Aquitaine et perçoit en dot les terres bordelaises. L'estuaire devient la voie d'accès aux terres bordelaises du roi d'Angleterre et le commerce du vin explose. Au XIIIe siècle, la tour de Cordouan est construite et permet de faciliter l'accès à l'estuaire. Le trafic maritime est perturbée par les conflits entre le roi d'Angleterre et le roi de France. Des batailles navales s'y déroulent en 1406, 1442 et 1451.

À partir du XVIe siècle, les destinations et les échanges se diversifient. Le goudron, le blé et la résine transitent par la Gironde. Des bateaux de pêche partent pour Terre-Neuve pêcher la morue. Bordeaux devient un centre de traitement et d'expédition de la morue pour le reste de l'Europe. Les Anglais sont remplacés par les Hollandais. Le trafic est important et le commerce du vin florissant. Les Hollandais s'installent dans la ville de Bordeaux. C'est aussi le début de la fabrication de navires et l'implication de bordelais dans la vie de l'estuaire.

Au XVIIIe siècle, l'estuaire devient un axe de passage très fréquenté. Le port de Bordeaux devient le premier port français. Le phare de Cordouan est construit pour aider les bateaux à passer les passes de la Gironde réputée dangereuse. Des pilotes de l'estuaire à bord de cotres étaient formés pour guider les bateaux dans la Gironde jusqu'aux différents ports. C'est durant cette période qu'apparaît la gabare, navire dédié au transport des marchandises.

Le commerce colonial et le commerce du vin attirent de nombreux pillards et ennemis. En 1662, le roi Louis XIV autorise l'armement des bateaux pour se défendre. Les corsaires envahissent l'estuaire et protègent le commerce. Au cours du siècle, les corsaires bordelais détruisent de nombreux navires anglais et assurent le commerce maritime lors de parcours en mer pour faire du pillage que l'on appelle des courses. Le port de Bordeaux fait aussi partie du commerce négrier avec notamment le commerce triangulaire qui rend de nombreuses familles bordelaises riches. Au total, en ayant assuré 11,4 % du trafic négrier français, Bordeaux a été le deuxième port négrier de France, à égalité avec celui de La Rochelle, mais loin derrière les 41,3 % du port de Nantes.

Mais au XIXe siècle, Le Havre devient le premier port de France supplantant celui de Bordeaux et le commerce dans l'estuaire diminue.

Vauban, le commissaire général des fortifications du roi Louis XIV, fait construire un système de défense sur l'estuaire à partir de la deuxième moitié du XVIe siècle. L'objectif est de protéger l'estuaire de la menace des flottes anglaises et hollandaises. Blaye devient le point d'appui de son système de défense avec la construction de la citadelle de Blaye. Mais ce fort n'est pas suffisant et ne permet pas de contrôler l'autre rive de la Gironde : la portée de l'artillerie n'est pas suffisante.

Entre 1690 et 1693, Vauban fait construire Fort Médoc sur la rive gauche et Fort Paté sur un îlot au milieu de la Gironde. L'édifice est construit sur un réseau de poutres servant de fondation solide sur un sol très mouvant. A la fin du XVIIe siècle, le verrou mis en place sur la Gironde est enfin prêt. Il sera mis à l'épreuve par les Anglais en 1814 avec le siège de la citadelle et la capitulation de Napoléon.

Il existe une quarantaine de ports : des ports industriels en minorité mais le plus souvent visibles, des ports de plaisance et des ports de pêche naturels. Ces ports sont le plus souvent en retrait dans les terres pour être à l'abri des courants. Ils prennent place dans les anciens marais de la Gironde.

La pêche dans l'estuaire de la Gironde est surtout une activité centrée sur les poissons migrateurs : aloses, maigre, anguille, lamproies et sur les petites crevettes blanches caractéristiques des estuaires.

La pêche de la pibale ou civelle est une grande tradition dans l'estuaire, c'est aussi la plus lucrative. Ces alevins d'anguilles sont pêchés dans l'estuaire grâce à des chalutiers portant de grands filets latéraux, les "pibalours". Ces embarcations sont aussi nommées bateaux libellules. Depuis les années 1980, la pibale est vendue sur les marchés asiatiques et bénéficie d'une forte valeur ajoutée. Mais la ressource s'épuise et de moins en moins de pibales remontent l'estuaire de la Gironde.

La lamproie et l'alose se pêchent au printemps. La lamproie est cuisinée à la bordelaise dans son sang et du vin. Enfin, la pêche au maigre est très prisée et insolite dans l'estuaire. Ce poisson se reproduit dans l'embouchure de la Gironde au niveau du Banc des Marguerites. Le mâle pousse des grognements qui alertent les pêcheurs : c'est une pêche "à l'écoute".

La pêche au carrelet est très répandue le long de l'estuaire. On retrouve de nombreuses cabanes sur pilotis le long des rives permettant de descendre un filet carré (le carrelet) à l'eau. Le terme de carrelet s'applique également à la cabane de pêche. C'est une pêche au hasard (on remonte régulièrement le filet et on n'utilise aucun appât) pratiquée par les amateurs.

La pêche de l'esturgeon est totalement interdite depuis 1982. À partir des années 1920, l'esturgeon - appelé localement créa ou créac - était pêché afin de récupérer le précieux caviar. Mais, du fait de la destruction des lieux de ponte (gravières de Dordogne et de Garonne) et d'un pêche excessive, l'espèce est en danger de disparition. Depuis les années 1980, un effort de sauvegarde de l'espèce a été mis en place dans l'estuaire ; mais sans grand succès. Des élevages d'esturgeons sont présents en Charente-Maritime et en Gironde mais l'espèce élevée n'a rien à voir avec l'esturgeon européen. En effet, il s'agit d'un poisson d'eau douce, plus petit, qui appartient à l'espèce Acipenser baerii (esturgeon sibérien) alors que l'espèce autochtone, l'esturgeon européen (Acipenser sturio) est un migrateur amphihalin qui vit en mer et se reproduit en eau douce. Actuellement, l'estuaire de la Gironde est le seul estuaire au monde qui voit passer l'esturgeon européen pour se reproduire en Dordogne ou en Garonne. L'estuaire de la Gironde représente une zone de nourricierie indispensable pour les juvéniles.

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Mérignac (Gironde)

Blason de la Ville de Mérignac

Mérignac est une commune française, située dans le département de la Gironde et la région Aquitaine. Ses habitants sont appelés les Mérignacaises et les Mérignacais.

Mérignac repose sur la Devèze dans la banlieue ouest de Bordeaux. Elle représente la deuxième plus grande ville de Gironde après Bordeaux. Accès par l'autoroute, appelée rocade localement, sorties  09,  10,  11a,  11b et  12.

Si les fouilles archéologiques attestent une présence humaine entre 2000 et 1500 avant J.C., la création de la ville semble remonter à l'époque de l'occupation romaine de la Gaule. Le domaine d'une villa rustica gallo-romaine du Ier siècle après J.C., Matriniacus, centré à l'emplacement actuel de la vieille église romane, aurait peu à peu évolué en village autour du ruisseau de la Devèze aujourd'hui souterrain.

Le christianisme marquera ensuite sa présence, notamment par la création au VIIIe siècle de la paroisse Saint Vincent dont il subsiste nombre de traces ; celles d'un cloître de la première moitié du XIIe siècle, celles d'un cimetière au même endroit, enfin l'actuelle église romane édifiée entre 1222 et 1231, elle-même plusieurs fois détruite et reconstruite. À partir du haut Moyen-Âge, Matriniacus prendra le nom de Mayrinac et vivra tour à tour sous domination anglaise, sous la régence du duché d'Aquitaine au XIIe siècle, puis celle de Philippe Le Bel, et à nouveau sous domination anglaise avant de redevenir française dès le XVe siècle peu après la bataille de Castillon, précisément à la mort de Charles de Valois en 1472.

La vigne, développée par les Anglais, constituera la principale activité du village, désormais orthographié Meyrinac et à qui la ville de Bordeaux achètera au XVIe siècle une grande part des terres contre 9500 écus d'or.

En 1790, Meyrinac devient la commune de Mérignac en englobant les hameaux alentours, entre autres d'Arlac, Beutres, le Burck, Capeyron, les Eyquems, pour s'inscrire au sein du nouveau district de Bordeaux. La production de vin de Graves restera importante, tout en assistant dès le XIXe siècle au développement progressif de l'élevage bovin ainsi qu'à l'apparition d'une ère industrielle. La naissance de l'aérodrome de Marcel Issartier, dès 1910, marquera les prémices de l'industrie aéronautique mérignacaise. Quelques décennies plus tard en effet, un autre Marcel y fera installer l'annexe de l'une de ses usines, la Société Talence Avions Marcel Dassault, qui deviendra Mérignac Avions Marcel Dassault puis l'actuelle Dassault Aviation à côté de ce qui est désormais un aéroport international. Pour l'anecdote, Charles de Gaulle rejoindra de cet aéroport la Grande-Bretagne en 1940.

Installé en 1939 comme annexe du Fort du Hâ, il servit d'abord aux réfugiés de la guerre d'Espagne avant de devenir en 1940 l'un des nombreux centres de séjour surveillé (CSS) installés par le régime de Vichy. Le 25 octobre 1940, après la transmission par la Kommandantur de Bordeaux de l'avis d'internement de tous les nomades des territoires occupés, le camp recevra de nombreuses familles tziganes. Puis la police de sûreté allemande ordonnera, le 2 juillet 1942, l'internement des juifs de 16 à 45 ans ; 459 d'entre eux seront transférés à Drancy la même année.

Après la seconde guerre mondiale, le camp servira à l'internement des collaborateurs en attente de jugement, puis à partir de 1946 à celui des clandestins étrangers, en particulier espagnols. Il a été fermé en 1948 en tant que camp d'internement, mais hébergera temporairement des personnes sans domicile jusqu'en 1956 avant d'être définitivement détruit. Une stèle de marbre datée de novembre 1985 marque actuellement son emplacement.

Il existe un témoignage graphique de la vie du camp, sous la forme de trois estampes monochromes dessinées par Sonia Steinsapir.

En dépit d'une urbanisation croissante, la commune dispose encore d'une surface verdoyante conséquente d'où se distinguent des parcs aménagés.

Même si elle n'est pas sur son territoire, la gare de Caudéran-Mérignac située dans la quartier de Caudéran à Bordeaux assure la desserte des quartiers est de la ville (Bourranville). La gare voit passer les TER assurant la liaison entre Bordeaux (St Jean) et le Médoc.

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Blanquefort (Gironde)

Voir la carte physique

Blanquefort est une commune française, située dans le département de la Gironde et la région Aquitaine.

La commune compte 3372 hectares mais une large partie est inconstructible. En effet, la moitié orientale, proche de la Garonne et de la rivière Jalle de Blanquefort est formée d'anciens marais. Ceux-ci ont été asséchés à partir du XVIIe siècle par des Hollandais mais ils demeurent encore zones inondables. Cette partie de la commune sert donc de prés pour un peu de bétail. Une carrière d'extraction de graves y est installé ; elle a creusé le plus vaste plan d'eau de la banlieue bordelaise.

La moitié orientale de la commune se partage entre de vastes bois, notamment celui de Tanaïs, la viticulture, et les zones habitées. Les châteaux viticoles constituent encore aujourd'hui une activité importante de la ville et contribuent à la structure du paysage. Le château Dillon a ainsi été intégré dans un lycée agro-viticole en 1923.

Après une croissance rapide durant les décennies 1970 et 1980, la population de la ville semble stagner même si elle reste jeune. Les établissements scolaires sont d'ailleurs nombreux, tant publics que privés. La croissance démographique a poussé la ville à se doter d'infrastructures socio-culturelles comme le centre des Colonnes, à la fois médiathèque et cinéma. Il illustre l'urbanisation du centre-ville avec des ensembles collectifs de moyenne importance, tandis que dans le reste de la commune domine un habitat pavillonnaire individuel structuré en lotissements à voies curvilignes qui sont caractéristiques des banlieues des classes moyennes.

Les espaces verts ont une importance particulière aussi dans la ville qui cherche à maintenir un aspect campagnard. Le Parc de Majolan a été construit à la fin du XIXe siècle dans le goût romantique. Autour d'un vaste plan d'eau, de grottes et de ruines artificielles, le parc est l'un des lieux de promenade prisé des habitants de l'agglomération bordelaise.

Les premières traces d'occupation remontent à l'époque proto-historique. À l'âge du Bronze (1500 avant J.-C.) existaient des habitats près de la rivière qui borde la commune au sud, la Jalle de Blanquefort. Des céramiques ont été retrouvées le long de la rivière et sur le site de la forteresse médiévale.

Le même site est occupé à l'époque romaine puisque des tegulae (tuiles romaines) et des monnaies y ont été mis au jour lors de fouilles. Le bâtiment, dont il ne reste d'autres traces, était probablement un poste de garde ou un péage car situé sur la voie romaine reliant Burdigala (Bordeaux) à Noviomagus dans le Médoc.

Le village existe déjà au Haut Moyen Âge, comme l'attestent la présence de sarcophages mérovingiens dans les sous-bassement de l'église. De plus, le bâtiment cultuel a été dédicacé à Saint-Martin, évangélisateur de la Gaule, ce qui laisse imaginer un origine lointaine.

Au milieu du XIe siècle, des seigneurs s'établissent et édifient un premier château de pierre, de style roman. Il succède vraisemblablement à un donjon primitif en bois. Le château est construit sur la route de Bordeaux au Médoc, axe stratégique sur lequel le seigneur perçoit des droits de passage. Établi au milieu de marais, l'édifice blanc - car construit en pierres calcaires - marque les esprits à un époque où même les églises sont encore en bois. Il donne son nom à la ville : Blanquefort est le blanca fortis, c'est-à-dire le « fort blanc ».

Au XIIIe siècle, le château devient la propriété du roi d'Angleterre Édouard Ier, qui est aussi duc d'Aquitaine. Le château est cédé peu après à la puissante famille de Durfort qui conserve la forteresse jusqu'à la Révolution française. Au début du XIVe siècle, les Durfort sont la plus puissante famille de Guyenne et ils représentent le roi en son absence. Blanquefort est leur principale possession. La seigneurie comprend alors un tiers du Médoc, atteint l'océan Atlantique et le bassin d'Arcachon.

Le petit château est alors agrandi pour devenir une forteresse royale anglaise chargée de défendre Bordeaux contre une attaque du roi de France. Blanquefort devient un lieu stratégique de la guerre de Cent Ans. Une enceinte en pierres est construite ; le donjon est agrandi par l'adjonction de six grosses tours.

Parallèlement, d'autres châteaux plus modestes apparaissent sur l'actuelle commune, comme à Breillan ou Terrefort. Une chapelle est construite plus au nord, dans le village de Caychac.

En 1453, après la victoire française de Castillon, la forteresse est prise, avant que Bordeaux ne tombe. C'est la fin de la guerre de Cent Ans. Pendant quelques années, le château devient forteresse royale française, possession de Louis XI. Puis l'un de ses lieutenants, Antoine de Chabannes, obtient la forteresse qu'il adapte à l'artillerie à feu et embellit de décors gothiques. Les Durfort récupèrent Blanquefort peu après.

La forteresse perdra progressivement son intérêt stratégique. Incendiée au XVIIe siècle, elle est abandonnée et sert même de carrière de pierres durant la Révolution.

Au XVIIe siècle, le village de Blanquefort connaît un nouvel essor avec la construction du château Dillon, du nom d'une famille de nobles irlandais venus s'installer ici. Un domaine viticole se développe, notamment autour du domaine de Breillan, acquis au XVIIIe siècle par deux autres familles irlandaises. Le château du Dehez illustre bien, avec son plan de villa romaine, le goût du siècle pour les châteaux de campagne. Le magnifique château de Fongravey,a été construit par l'architecte Victor Louis, qui a également édifié le Grand Théâtre de Bordeaux, pour le consul de Hambourg Daniel Kristof Meyer.

La commune est secouée par la Révolution. Elle connaît la particularité d'avoir eu comme premier maire révolutionnaire Pierre Thadé Saincric, qui était le curé de la paroisse; par la suite il se maria et devint notaire. La viticulture connaît son apogée au XIXe siècleoù des domaines comme Dulamon, Le Dehez ou Dillon changent de mains . L'activité emploie alors la majorité d'une population qui atteint environ 2 000 habitants en 1900. Près de la Garonne,dans la palus se trouve alors pendant une courte période le principal élevage de sangsues de Bordeaux car les animaux étaient alors utilisés en médecine.

Blanquefort connaît une rapide croissance à partir des années 1960. La commune intègre la Communauté urbaine de Bordeaux à sa création en 1968. Une immense zone industrielle voit le jour où s'implante bientôt une usine du constructeur automobile Ford. Elle devient vite la plus grosse entreprise privée de la région Aquitaine avec plus de 4 000 salariés. Le commune connaît alors un développement lié à l'agglomération bordelaise, en s'intégrant parfaitement dans la banlieue de la ville.

La vie culturelle est structurée par de nombreuses associations regroupées autour de l'A.B.C. : Maison de la Jeunesse et de la culture et de E.S.B. : Entente sportive blanquefortaise. L'E.S.B. propose à ses 4000 licenciés plus d'une vingtaine de disciplines sportives.

La musique bénéficie de la présence de l'école de musique et de danse "Henri Sauguet" qui propose une trentaine de disciplines. La ville compte aussi des chorales telle "La Villanelle" et de très nombreux groupes de musique rock amplifiées tels "Les Pellos". Mi-mai se tient le festival Culture-Rock à Fongravey. Le clou de l'année musicale est la fête de la musique.

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Source : Wikipedia