Gaza

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Posté par marvin 24/02/2009 @ 17:35

Tags : gaza, autorité palestinienne, asie, international

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Guerre de Gaza de 2008-2009

Un bulldozer protégé contre les mines et les engins explosifs improvisés Caterpillar D9R,  utilisé en combat urbain à Gaza

La Guerre de Gaza a commencé par une offensive militaire israélienne dans la Bande de Gaza, le samedi 27 décembre 2008 à 11 h 30 du matin UTC+2 (9 h 30 du matin UTC) caractérisée par des raids et bombardements aériens ; elle s'est poursuivie par une offensive terrestre lancée le 3 janvier 2009 vers 19 heures 30 (heure normale d'Europe centrale),. L'objectif déclaré des Israéliens est de mettre fin aux tirs de roquettes Qassam du Hamas sur le territoire israélien, en particulier sur la ville voisine de Sderot, et à son réapprovisionnement en armement, en s'en prenant aux militants du Hamas et en détruisant ses infrastructures, en particulier les centaines de tunnels creusés sous la frontière entre la Bande de Gaza et le Sinaï égyptien.

Le dimanche 18 janvier au matin, un cessez-le-feu est décidé par le gouvernement israélien, qui dit avoir atteint son objectif. Quelques heures plus tard, le Hamas annonce à son tour un cessez-le-feu d'une semaine afin de laisser le temps aux forces israéliennes de quitter la Bande de Gaza et d'ouvrir les points de passage pour l'aide humanitaire et les produits de première nécessité, mais Israël dit que le retrait se fera sans prendre en compte ce délai ; d'après des responsables israéliens, toutes les troupes israéliennes ont quitté le territoire palestinien dès le 21 janvier. Le Hamas déclare lui aussi avoir gagné la guerre, avançant que « notre peuple ne s'est pas rendu », et affirme qu'il va se réarmer et que la fabrication d’« armes saintes » est son objectif. En pratique, le cessez-le-feu n'a cependant pas totalement mis fin aux tirs des deux camps.

Cette opération militaire a suscité une large réprobation dans l'opinion internationale, en raison du caractère jugé disproportionné de la riposte israélienne, du nombre de victimes civiles parmi les Palestiniens, et de l'utilisation par l'armée israélienne d'armes dont l'usage est restreint ou limité par le droit international humanitaire. Cependant, les gouvernements restent beaucoup plus balancés dans leur réactions diplomatiques, tels le gouvernement égyptien très critique de l'intransigeance du Hamas ou le gouvernement allemand pour qui le Hamas a « rompu unilatéralement le cessez-le-feu ».

Les tirs de roquettes Qassam et de mortiers palestiniens débutèrent en octobre 2001 et, entre cette date et fin 2008, occasionnèrent la mort de 24 personnes (16 Israéliens, et 8 non-Israéliens dont deux Bédouins et deux Palestiniens) âgées de 2 à 70 ans. Le Hamas justifie les tirs de Quassam et de mortiers en arguant qu'ils sont une forme de légitime défense, et qu'ils cesseront avec la fin des « assassinats, agressions et arrestations israéliens » ; depuis le début de la deuxième intifada le 29 septembre 2000 jusqu'au 30 novembre 2008, l'ONG israélienne de défense des droits de l'homme B'Tselem a dénombré, pour la Bande de Gaza, 2 994 Palestiniens tués par les Israéliens, 459 Palestiniens tués par d'autres Palestiniens, et 136 Israéliens tués par les Palestiniens ; auxquels s'ajoutent, sur territoire israélien, 71 Palestiniens tués par des Israéliens et 580 Israéliens tués par des Palestiniens. D'autre part et selon les chiffres du gouvernement israélien, quelque 7 900 Palestiniens étaient détenus dans les prisons israéliennes au 31 décembre 2008, dont 333 mineurs (30 de moins de 16 ans) ; un soldat israélien, Guilad Shalit, est détenu depuis le 25 juin 2006 par le Hamas, et on est sans nouvelles de lui depuis juin 2007 alors que le Comité international de la Croix-Rouge n'a jamais été autorisé à le visiter.

Au soir du 18 janvier, selon le bilan provisoire rapporté par le chef des services d'urgence à Gaza Mouawiya Hassanein et selon les chiffres communiqués par le Hamas, 1 315 Palestiniens ont été tués dans l'offensive israélienne , dont 410 enfants et plus de 100 femmes, tandis que 5 285 autres ont été blessés ; selon le Centre palestinien pour les droits de l'homme, les civils composent 65 % des tués. Côté israélien, 3 civils et 10 soldats israéliens ont perdu la vie, et 113 soldats ont été blessés ainsi que plus de 84 civils, selon B'Tselem. Pour sa part, les forces armées israéliennes comptent entre 1 100 et 1 200 morts dont 700 combattants palestiniens, et une source non identifiée, se décrivant comme médecin à Gaza, compte au total entre 500 et 600 morts.

Les tirs de roquettes sur le territoire israélien se sont poursuivis, sans interruption depuis le début du conflit, jusqu'au 18 janvier 2009 au matin. De nouvelles roquettes palestiniennes ont été tirées les 29 et 30 janvier, provoquant des ripostes israéliennes.

Pour l'armée israélienne, cette opération porte le nom de code d’« opération Plomb durci » (ou « opération Plomb fondu », en hébreu מבצע עופרת יצוקה (Oferet Yetsukah) ; en anglais Cast Lead ; terme issu d'une chanson pour Hanoucca), alors que la presse occidentale parle en général de la « Guerre de Gaza ». Dans le monde arabe et musulman, il est souvent question du « Massacre de Gaza », et de nombreux palestiniens appellent le jour du début de l'offensive le « Massacre du samedi noir »,. Le terme spécifique de « guerre » est aussi contesté au motif que la capacité défensive des Palestiniens vis à vis des forces israéliennes est quasi nulle,.

Depuis le retrait des Israéliens de la Bande de Gaza en mai 2005, B'Tselem compte, de juin 2005 à novembre 2008, 1 609 Palestiniens tués par les Israéliens, et 99 Israéliens tués par les palestiniens ; B'Tselem compte aussi un total de plus de 8 200 détenus palestiniens dans les prisons israéliennes, dont quelques centaines d'enfants, et 1 soldat israélien, Guilad Shalit détenu par le Hamas, dont le sort n'est pas connu depuis juin 2007 et auquel la Croix Rouge n'a jamais eu accès.

Les tirs de roquettes Qassam et de mortiers palestiniens débutèrent en octobre 2001, et, entre cette date et fin 2008, occasionnèrent la mort de 24 personnes (16 Israéliens, 8 ressortissants étrangers) sur les 952 mineurs palestiniens durant la même période. En particulier, pour l'année 2008 seule, le nombre de victimes israéliennes est de 4 tués par tirs de roquettes et mortier sur les 31 Israéliens tués en 2008. Le Hamas, pour sa part, déclare que les tirs de Quassam et de mortiers sont une forme de légitime défense face aux violences israéliennes.

L'offensive israélienne se place dans les derniers jours de la transition entre la présidence de George W. Bush et celle de Barack Obama, réputé moins favorable à Israël que son prédécesseur. L'investiture de Barack Obama a lieu le mardi 20 janvier 2009, soit deux jours après la proclamation des cessez-le-feu.

Selon Pierre Razoux, responsable de recherches au Collège de Défense de l'OTAN, « c'est un conflit voulu à la fois par le Hamas et une partie de la classe politique israélienne ».

La guerre entre Israéliens et le Hamas est un cas classique de guerre asymétrique. Israël possède une puissante armée régulière, tandis que le Hamas n'en a pas. À la place, le Hamas utilise des tactiques asymétriques, essentiellement des tirs frontaliers de snipers et des attaques de roquettes, mais aussi des attentats-suicide. Le Hamas déploient leurs forces dans des zones civiles dans le but d'empêcher Israël de mettre en œuvre des forces et tactiques conventionnelles, ce que le chercheur Michael C. Desch résume par : « Rien de tel qu'une guerre urbaine pour mettre les forces en présence à un niveau similaire ». Cette dernière « multiplie le nombre de configurations possibles de combat, augmente la la densité du terrain des hostilités, disperse les forces engagées, réduit la distance entre combattants et non-combattants, exige toujours plus de capital humain, donne une prime à l'absence d'équipements de haute technologie, augmente le taux probable de pertes humaines, complique les tactiques d'affrontements militaires et rend caducs les indicateurs traditionnels de réussite ou d'échec. »Israël tend à utiliser des tactiques sur des cibles précises, notamment des assassinats ciblés de leaders basés sur le renseignement et rejette la responsabilité des pertes civiles sur les forces palestiniennes, en raison de leur utilisation de boucliers humains et d'ambulances des Nations-Unies pour le transport des combattants. Par ailleurs, Israël met en œuvre des mesures de restriction du mouvement des Palestiniens (en particulier par l'utilisation de barrières physiques), en restreignant l'approvisionnement de la Bande de Gaza.

À 12 h 00 (10 h 00 UTC), une seconde vague de 60 chasseurs et hélicoptères de combat se concentre sur 60 sites de lancement enterrés de Qassam. Au total, 170 cibles sont touchées, tuant 230 habitants de la bande et en blessant plus de 780, selon l’ONG palestinienne B'Tselem. Parmi eux, 140 membres des forces de sécurité du Hamas sont tués, dont les généraux Tawfik Jaber et Ismaïl Jaabari, avec au moins 15 civils. Des enfants feraient partie des victimes.

À l'instar du lieutenant-colonel (à la retraite) de l'US Army Ralph Peters, qui estime que « les stratèges de l'Armée de l'air israélienne sont allés plus loin que la conception de l'US Air Force de « choc et effroi » (…) en s'employant à tuer le plus grand nombre de terroristes possibles  », le journaliste français Jean Guisnel pense que l'approche aérienne israélienne s'appuie sur la théorie des 5 cercles du colonel de l'US Air Force John Warden : « Pour l'instant, appliquant à la lettre la théorie des cinq cercles du colonel américain John Warden qui voit « l'ennemi comme un système », l'état-major israélien casse systématiquement et durablement l'ensemble des bâtiments et des points d'appui du Hamas, après avoir commencé par tuer le plus grand nombre possible de ses dirigeants et des membres de son appareil de sécurité ».

Par ailleurs, la Heyl Ha Avir fait à nouveau un large usage de ses drones Hermes 450 Ziq de reconnaissance et de surveillance, stationnés sur la base aérienne de Palchamin, au sud de Tel Aviv. Ils seraient équipés de désignateurs laser au profit des F-16.

Avant les bombardements aériens visant des immeubles occupés par des civils, Tsahal leur passe des coups de téléphone, une pratique validée par la Justice israélienne appelée « toquer au toit » (roof knocking). Typiquement, un officier des services de renseignements appelle par téléphone les occupants d'une maison visée, dix ou quinze minutes avant le tir d'un missile,. Les habitants sont appelés par téléphone, message vocal ou SMS. Dans certains cas, le Hamas demande à des civils de stationner sur les toits pour dissuader les pilotes israéliens d'attaquer, ce que font certains habitants. Confrontés à cette situation, les officiers supérieurs de l’Armée de l'air israélienne annulent le bombardement ou lancent une maquette de missile sur une partie vide du toit afin d'effrayer les habitants et les forcer à abandonner l'immeuble.

En 2006, le Palestinian Centre for Human Rights estimait que l'avertissement préalable d'habitants par Tsahal était constitutif de guerre psychologique, étant donné que certains immeubles sont bombardés et pas d'autres. Amnesty International et le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU estiment que, étant donnée la forte densité de population de Gaza, il n'existe pas d'endroit « sûr » dans les camps de réfugiés.

Selon Tsahal, le but de l'invasion terrestre, référencée comme la deuxième phase de l'opération « Plomb durci », est de sécuriser l'intérieur de la bande de Gaza d'où des tirs de roquettes ont eu lieu malgré les bombardements aériens (tuant un soldat et 3 civils israéliens le 28 décembre). En géographie militaire, la modalité de contrôle de la bande choisie par l'Armée de terre israélienne (Mazi) est la « maîtrise virtuelle » : ainsi, le 28 décembre 2008, l'artillerie de Mazi, positionnée à l'extérieur, bombarde durant plusieurs heures les abords de la bande afin de faire exploser les mines et engins explosifs improvisés du Hamas avant que les troupes ne s'y engagent. Au matin du 3 janvier 2009, faisant le choix tactique du « swarming », des groupes autonomes ou semi-autonomes de fantassins de Mazi pénètrent par plusieurs points de la bande (Beit Lahiya et Beit Hanoun, au nord de la bande) et se rapprochent de Gaza-centre en restant à couvert dans des zones faiblement urbanisées.

En vue du combat, les combattants palestiniens piègent des maisons et des immeubles et construisent un vaste réseau de tunnels,. Un combattant du Hamas rapporte que le groupe a construit un réseau de tunnels sous Gaza-centre qui lui permettrait de s'affronter à Tsahal en combat urbain. Le colonel Herzi de la 35e brigade parachutiste (Hativat HaTzanhanim) estime qu'un tiers des maisons sont piégées avec des mannequins, des explosifs et des tunnels. Le but de la manœuvre serait que les soldats israéliens tirent sur les mannequins, les prenant pour des combattants; une explosion aurait lieu et les soldats tomberaient ou seraient tirés dans un tunnel où ils seraient faits prisonniers. Le général de brigade Eyal Eisenberg ajoute que des bombes sont dissimulées dans paraboles de télévision par satellite et estime « monstrueuse » et « inhumaine » le piégeage de maisons et d'écoles. Ron Ben-Yishai, un « embedded journalist », rapporte que des pâtés entiers de maisons sont piégés et câblés en vue d'une confrontation urbaine. Tsahal a publié un plan supposé montrer « la position d'explosifs et des forces du Hamas dans la banlieue d'Al-Attara, au nord de la bande de Gaza ». Ce plan montrerait que le Hamas a placé de nombreux explosifs et des caches pour ses snipers dans des zones résidentielles, plusieurs mosquées et à proximité d'un dépôt de gaz.

Des représentants du Hamas affirment combattre avec l'aide de véhicules blindés et d'armes, donnés par Israël, les États-Unis et d'autres pays à l'Autorité palestinienne et confisquées à cette dernière. Le Hamas et le Jihad islamique palestinien confectionnent une multitude d'engins explosifs improvisés (EEI), certains étant des armes anti-personnel, d'autres étant plantés ou enfouis le long des routes pour être activés contre les chars et les véhicules de transport de troupes israéliens. Certains de ces EEI sont fabriqués à partir de flacons de médicaments transférés à la bande de Gaza comme aide humanitaire par Israël.

Le Centre d'information sur les renseignements et le terrorisme, un think tank israélien, rapporte des témoignages de combattants du Hamas arrêtés par le Shabak selon lesquels le Hamas a utilisé des bâtiments publics (y compris des mosquées et des écoles) et des résidences privées comme sites d'entrepôts d'armes, a tiré des roquettes depuis des bâtiments publics et privés, et a utilisé des institutions publiques à des fins militaires, dans l'idée que Tsahal serait dissuadée de les attaquer.

Le New York Times rapporte les dires d'un combattant anonyme du Hamas se définissant comme « civil et combattant ». Ce dernier affirme que, étant donnée la petitesse et l'enfermement de la bande de Gaza, il n'y a pas d'autre endroit où rester à part dans les zones civiles. Il rajoute que la plupart des Palestiniens acceptent d'abriter les militants du Hamas. Le même quotidien affirme que « ne voulant pas servir d'appât à Israël et se découvrir, les militants du Hamas combattent en civil ; il a été même ordonné aux policiers de quitter leurs uniformes ».

Le Hamas dispose de roquettes Qassam artisanales et de roquettes de conception rustique similaires à la Grad (BM-21 Katioucha) ex-soviétique ayant cependant une portée plus longue, capables de toucher des villes comme Ashkelon (à 16,5 km), Ashdod (à 35 km au nord) et Beer-Sheva (à 40 km) et pouvant à terme menacer Tel Aviv à 70 km.

En plus des attaques de roquettes de la bande de Gaza, Israël subit des tirs non revendiqués de l'extérieur de la bande.

Le 8 janvier 2009, trois roquettes Katioucha sont tirées du Liban sur la ville de Nahariyya, au nord d'Israël, blessant deux pensionnaires d'une maison de retraite. L'artillerie de l'armée de terre israélienne riposte au tir. Aucune revendication n'est formulée, même si des analystes pensent que les responsables seraient des groupuscules proches du mouvement chiite du Hezbollah. L'attaque est condamnée par le Premier ministre libanais, qui fait arrêter 7 suspects.

Le 11 janvier 2009, des soldats israéliens qui procèdent à des travaux d'ingénierie sur le plateau du Golan se retrouvent sous le feu d'un tireur inconnu situé dans la partie du Golan controlée par la Syrie. Le 13 janvier 2009, une patrouille de l'armée de terre israélienne sur la frontière jordanienne se retrouve sous le feu d'un tireur inconnu situé de l'autre côté de la frontière. Les deux escarmouches ne causent aucun blessé.

Le 14 janvier 2009, au moins trois roquettes Katioucha sont tirées du Liban sur les régions du Golan et de Galilée, obligeant ses habitants à gagner les abris. L'artillerie de l'armée de terre israélienne riposte aux tirs. Aucun blessé n'est à déplorer et aucune revendication n'est formulée.

Au soir du 19 janvier, selon le bilan provisoire rapporté par le chef des services d'urgence à Gaza, Mouawiya Hassanein, 1 315 Palestiniens ont été tués dans l'offensive israélienne avec plus de 410 enfants et 100 femmes, et plus de 5 285 autres ont été blessés ; selon le Centre palestinien pour les droits de l'homme, les civils composent 65 % des tués. Côté israélien, 3 civils et 10 soldats israéliens ont perdu la vie, et 113 soldats ont été blessés ainsi que plus de 84 civils, selon B'Tselem.

Ce tableau a été rempli en additionnant les différents bilans des victimes à partir des bilans officiels donnés par les services d'urgences de Gaza (pour les pertes palestiniennes) et Tsahal (pour les pertes israéliennes).

Ce bilan pourrait avoir été manipulé par le Hamas si l'on en croit le journal télévisé de France 2 du 4 février 2009 qui met en cause les chiffres des victimes palestiniennes, d'une part exagérés et d'autre part comprenant des Palestiniens exécutés par le Hamas.

Plusieurs ONG ((en)Palestinian Centre for Human Rights, centre Addameer) et organisations palestiniennes telle le FPLP se sont plaintes de la répression accrue du Hamas durant et après le conflit et l'accusent d'exécutions sommaires. Le New York Times affirme que, durant le conflit, le Hamas a exécuté dans l'enceinte de l'hôpital Al-Shifa 6 Gazaouis suspectés de collaboration avec Israël. De même, le Jerusalem Post affirme que le Hamas aurait exécuté des Palestiniens suspectés de collaboration avec le Fatah. Enfin, Yuval Diskin, directeur du Shabak, l'agence de contre-espionnage israélienne, affirme que le Hamas a tué 70 partisans du Fatah sous couvert de la guerre. Le Shabak assure avoir reçu du renseignement humain de Palestiniens sur les opérations du Hamas dans la bande de Gaza, dont certaines auraient été interceptés par le Hamas, entrainant l'exécution des informateurs suspectés.

Par ailleurs, le Hamas a arrêté des membres supposés du Fatah, commettant parfois sur eux des actes de violence comme des passages à tabac et des tirs systématiques d'armes à feu dans les jambes. Le Jerusalem Post cite des sources anonymes de responsables du Fatah selon lesquels, dans la première semaine du conflit, 75 membres du Fatah ont subi des tirs dans les jambes et ont eu les bras brisés et après le cessez-le-feu, 100 autres ont été torturés, blessés et/ou tués dans plusieurs hôpitaux et écoles transformés en « centres d'interrogatoire ».

Ihab al-Ghossein, porte-parole du ministère de l'Intérieur du Hamas dans la Bande de Gaza, a d'abord rejeté ces allégationsavant de reconnaître et justifier les exécutions de « collaborateurs ».

Plusieurs membres importants du Hamas et de son bras armé sont tués durant les opérations, notamment le général Tawfik Jaber, chef de la police à Gaza, le ministre de l'Intérieur Saïd Seyam, le cheik Nizar Rayyan et le chef des services de sécurité, le général Salah Abu Shrakh. Le Jihad islamique palestinien confirme la mort de son combattant Wajih Mushtahi, ancien membre du Comité olympique palestinien. Les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa confirment la mort de Ali Hijazi, « commandant local, responsable des tirs de roquettes contre Israël ».

En tout, les groupes militants rapportent que 158 de leurs combattants (sans compter les policiers) ont été tués, un chiffre en contradiction avec les statistiques du Palestinian Centre for Human Rights de 223 combattants (sans compter les policiers) et de Tsahal de 700 combattants. Sur les 158, le Hamas affirme avoir perdu 48 combattants tandis que le Jihad islamique palestinien en dénombre 38 et le Comité de résistance populaire, 34.

Islam Shahwan, porte-parole de la police et membre du Hamas, déclare dans une conférence de presse que « le général Tawfik Jaber et 230 officiers et policiers ont été tués ».

Selon le New York Times, des résidents palestiniens et des officiels israéliens afforment que le Hamas soignait ses propres blessés dans différents centres médicaux (et non des hôpitaux) et qu'il est difficile d'estimer le nombre de combattants morts du Hamas, beaucoup ne portant pas d'uniformes.

Les médias jouent un rôle primordial dans le guerre. L'accès de la presse internationale à la bande de Gaza est limité à la fois par l'Égypte et Israël. Le 29 décembre 2008, la Cour suprême d'Israël émet un arrêt ordonnant au gouvernement d'autoriser l'entrée des correspondants étrangers à Gaza chaque fois que les points de passage sont ouverts, mais Tsahal refuse de s'y plier. Des arrestations de journalistes ont lieu en Israël pour violation de la censure en temps de guerre, entraînant la protestation des associations de journalistes. Les campagnes de relations publiques jouent également un rôle important, notamment au travers des nouveaux médias.

Comme durant le conflit israélo-libanais de 2006, la guerre de Gaza engendre également une propagande, de l'hacktivisme et une cyberguerre effrénée de la part des deux parties, qui entraîne le vandalisme de sites web, des dénis de service ou des piratages de noms de domaine et l'apparition de « diplomatie médiatique » sur Facebook, Second Life, ou Twitter. Le Hamas anime une vingtaine de sites sur Internet dont Aqsa Tube, conçu en 2008 sur le modèle de YouTube. Cette plate-forme audiovisuelle diffuse des vidéos présentant sous un jour favorable les tirs de roquettes sur Israël. On y trouve également un lien vers la chaîne satellite du Hamas, Al-Aqsa, ce qui a pour effet d’augmenter le nombre de ses téléspectateurs en contournant les restrictions imposées à sa diffusion. De même, Tsahal a ouvert une chaine sur YouTube ainsi qu'un blog pour montrer ses actions et expliquer son point de vue, selon la logique éprouvée de la hasbara. Le Ministère de l'Intégration et de l'Immigration israélien met sur pied une « armée » de blogueurs, dévolue à inonder de commentaires les sites jugés « problématiques ».

Dans l'attente de la mise en service en 2010 du système de défense rapprochée antimissiles Dôme d'acier (Iron Dome) préféré au Counter-Rockets, Artillery Mortars Phalanx CIWS, Israël reste dépourvue face aux attaques de Qassam.

Ce terme de « shoah » étant rarement utilisé en Israël en-dehors de l'extermination des Juifs d'Europe par les Nazis, l'expression a choqué et fait craindre le pire, mais Matan Vilnai a par la suite fait savoir par son porte-parole qu'il n'avait aucunement voulu faire allusion à un génocide et qu'il avait employé le mot « shoah » dans le sens de désastre.

Les habitants d'Ashkelon avaient d'ailleurs manifesté le 20 novembre 2008 « contre une recrudescence des attaques transfrontalières depuis Gaza ».

En outre, lors de son passage en France, Tzipi Livni a déclaré que dans cette guerre son pays « représentait les valeurs du monde libre ».

Diskin poursuit en précisant que le Hamas demandait deux choses : la fin du blocus, et un cessez-le-feu israélien en Cisjordanie.

En février 2008, une vaste opération est en voie de préparation,. Le 31 décembre 2008, Haaretz indique que l'opération « Plomb Durci » a en réalité été préparée de longue date. Par ailleurs, Haaretz écrit que le lancement de l'opération est précédé d'une campagne de « désinformation » de la part de l'état major israélien afin de « tromper et induire en erreur l’opinion publique » et qui « a pris le Hamas par surprise et a permis d’accroître de manière significative le nombre de ses victimes durant les bombardements ».

Pour sa part, le président égyptien ne voit pas de surprise, mais place la responsabilité du conflit sur le Hamas : Mohammed Hosni Moubarak a reproché au Hamas d'avoir invité Israël à la confrontation en refusant de prolonger la trève avec l'Etat hébreu quelques jours avant le début de l'Opération Plomb Durci.

De manière générale l'écart technologique entre les deux camps fait que les bombardements se font, comme le dit Gideon Levy, « en toute liberté sans rencontrer aucune résistance ».

Les États-Unis contribuent largement au budget militaire israélien, au travers d'une aide de 30 milliards de dollars versés à Israël par les États-Unis sur une période de dix ans à partir de 2008 (en hausse de 25 % depuis la décennie précédente), soit 3 milliards de dollars par an ce qui représente 20 % du budget militaire annuel israélien et 4 % du budget global de la nation israélienne,. Pendant les dix années allant de 1999 à 2008, l'aide publique totale (économique et militaire) versée par les États-Unis à Israël s'élève à au moins 27 milliards de dollars,, et à presque 2,1 milliards de dollars (dont 839 millions de dollars pour la seule année 2008) pour l'Autorité palestinienne et diverses aides au développement en Palestine,, (n'est pas comptabilisé l'aide humanitaire aux réfugiés versée a l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient). Israël était le plus grand bénéficiaire de l'aide publique extérieure des États-Unis jusqu'en 2004, et le deuxième derrière l'Irak depuis.

Au niveau logistique, une preuve récente du soutien des États-Unis à Israël est apportée par l'Agence Reuters, citée par Le Monde le 10 janvier 2009. La Marine américaine s'apprêterait à faire livrer 325 conteneurs standards de 20 pieds contenant des 'munitions' directement dans le port israélien d'Ashdod entre la mi et la fin janvier 2009. Le volume de la livraison étonne un courtier maritime, interrogé par Reuters : « Transporter quelque 3 000 tonnes de munitions en un seul chargement, c'est beaucoup (…) nous n'avons pas vu cela sur le marché depuis des années ».

La révélation de cette livraison d'armes a mis en difficulté le Département de la Défense américain. Il a d'abord tenté, de la démentir (9 janvier) en arguant que « Ce ravitaillement, qui était antérieurement prévu, est un ravitaillement de routine et n'est pas destiné à soutenir la situation actuelle à Gaza » et que « la livraison de munitions est destinée à des stocks américains installés en Israël suivant un accord passé entre les États-Unis et Israël en 1990 ». Puis, le 13 janvier, devant la protestation du gouvernement de la Grèce, où le navire devait être affrété, le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell, dût concéder l'annulation de l'opération et la recherche d'autres moyens de livraison, plus discrets.

Au total, toujours selon Reuters dans la même enquête, cette livraison de matériel militaire était la deuxième prévue dans le même mois de janvier, et faisait suite à « une cargaison encore plus importante de matériels militaires des États-Unis vers Israël avant le début des opérations dans la bande de Gaza ».

Une demande de rapport officiel est déposée par le représentant Dennis Kucinich, élu au Congrès des États-Unis.

Selon le Haaretz, l'ambassadeur des États-Unis aux Nations-Unies, Zalmay Khalilzad, avait « reçu des instructions explicites de ses supérieurs au département d'État de torpiller toute initiative proposée par le bloc arabe destinée à donner au Conseil de Sécurité le statut d'arbitre officiel avec une implication directe dans la recherche d'une solution à la crise de Gaza », au début du mois de janvier.

Une estimation préliminaire des dommages par l'UNOSAT, institut issu de l'ONU et du CERN, effectuée à partir d'imagerie satellite sur la bande de Gaza indique au 19 janvier 2009 un millier de bâtiments détruits (857 totalement et 151 sévèrement endommagés, 116 cratères dus à des impacts sur des routes et 361 dans des champs cultivés ou non).

Il importe de distinguer le droit international humanitaire (DIH) et les droits de l'homme, dont nombre de ses dispositions peuvent être suspendues lors d'un conflit armé. Par ailleurs, un ensemble plus limité de règles sont applicables aux conflits armés non internationaux, notamment l'article 3 commun aux quatre Conventions de Genève et ses deux protocoles additionnels de 1977. Le droit international humanitaire oblige à distinguer les combattants des civils (et protège ces derniers), à ce que que les attaques militaires soient proportionnelles et que des maux superflus ne soient pas infligés. La violation de ces règles est constitutive de crime de guerre.

Les experts en droits de l'homme considèrent que le principal écueil du droit international humanitaire est sa quasi-impossibilité à être appliqué, même si les textes sont clairs.

Selon le droit international, les puissances occupantes ont certaines responsabilités. Israël soutient que son occupation a cessé depuis le plan de désengagement des territoires occupés de 2004,. Cependant, l'UNRWA et Human Rights Watch ne sont pas d'accord avec cette analyse et considèrent Israël comme une puissance occupante,. Israël maintient un contrôle militaire de l'espace aérien de la bande de Gaza, de ses frontières et de sa zone économique exclusive.

Israël est accusée de « génocide » par le père Miguel d'Escoto Brockmann, président de l'assemblée générale des Nations Unies, de « punitions collectives » par Richard A. Falk, rapporteur spécial du Conseil des droits de l'homme des Nations unies (UNHRC) ; d'« avoir ciblé des civils » par M. Falk, Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne et Raji Sourani du Palestinian Center for Human Rights (PCHR) ; de « réponse militaire disproportionnée » par M. Falk, Amnesty International France et, d'une façon plus nuancée, par John Holmes, secrétaire général adjoint des Nations unies aux Affaires humanitaires et coordonnateur des secours d’urgence ; de n'avoir pas « soigné et évacué les blessés » par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), de l'utilisation dans des zones résidentielles de « boucliers humains » par Amnesty International UK et « de prendre délibéremment pour cible les équipes médicales venant en aide à des blessés » par Physicians for Human Rights (PHR). Toutes ces infractions sont constitutives d'une violation du droit international humanitaire.

La position d'Israël est que l'utilisation de la force militaire à Gaza constitue un acte de légitime défense, plutôt que des représailles ou des punitions collectives.

La définition israélienne de « cible légitime » qui sous-tend les attaques de bâtiments publics, y compris des institutions, est également accusée d'être trop large par B'Tselem et Human Rights Watch. Selon la BBC, « Israël estime simplement que (les ministères de l'Éducation, de l'Intérieur et des Affaires étrangères et le bâtiment du Parlement) font partie de l'infrastructure du Hamas - et qu'il n'y a aucune différence entre ses bras politique et armé ». B'Tselem, dans une lettre au procureur général d'Israël, Menachem Mazuz, affirme que les règles du droit international humanitaire ne sont pas respectées dans la qualification de certaines cibles comme étant militaires. Les Conventions de Genève spécifient que « les forces de police civiles font partie de la population civile », si elles ne sont pas engagées dans les hostilités.

Une étude d'Anthony H. Cordesman du Center for Strategic and International Studies estime qu’« en dépit de son coût humanitaire réellement élevé », l'opération « Plomb durci » est « légitime » en terme de droit international humanitaire. Selon Yediot Aharonot, « des discussions ont eu lieu au sein de Tsahal à propos de la légalité des frappes contre des habitations utilisées comme dépôts de munitions lorsque des avertissements suffisants ont été données à leurs habitants. Il a été décidé que cela entrait dans les limites du droit international humanitaire et était donc légitime ».

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA), Human Rights Watch, B'Tselem, le ministère de la Santé à Gaza, le CICR, John Ging, directeur de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) et Amnesty International France accusent Tsahal d'utiliser du phosphore blanc dans la bande de Gaza. Après avoir nié cette utilisation et lancé une commission d'enquête,, l'armée de l'air israélienne la reconnaît, en rappelant qu’« elle utilise ces armes en accord avec le droit international ». Les projectiles éclairants ou fumigènes sont tolérés en principe selon le droit humanitaire international, mais pas l'usage de ces derniers en tant que projectiles incendiaires interdites par le Protocole III (non ratifié notamment par Israël et les États-Unis, pas plus que la quasi-totalité des pays arabes ou musulmans) de la Convention de Genève du 10 octobre 1980,. Amnesty International accuse par ailleurs l'armée de terre israélienne d'utiliser dans des zones civiles des fléchettes, une arme anti-personnel.

Des groupes de défense des droits de l'homme prépareraient des actions en justice pour crimes de guerre contre des officiers de haut rang israéliens. Le gouvernement israélien aurait donc demandé à ses officiers de ne pas se rendre en Europe, notamment au Royaume-Uni, sans autorisation préalable de la justice militaire . Ehud Olmert a déclaré qu'Israël protègerait activement ses concitoyens contre toute forme de poursuites.

John Holmes, Secrétaire général adjoint des Nations unies aux Affaires humanitaires et coordonnateur des secours d’urgence, condamne l’utilisation « cynique » des installations civiles par le Hamas et les tirs de roquettes contre Israël, qu’il qualifie de violations claires du droit international humanitaire. Irwin Cotler, ancien ministre de la Justice du Canada, professeur de droit à l'Université McGill et président du Congrès Juif Canadien, estime qu'il n'existe « presque aucun exemple comparable » dans le monde actuel autre que le Hamas d'un groupe qui viole systématiquement le droit international humanitaire.

La BBC rapporte le 5 janvier 2009 que « des témoins et des experts confirment que le Hamas tire des roquettes de zones peuplées de civils et que ces deux sources sont d'accord sur le fait que le mouvement viole de façon flagrante le droit international humanitaire et ciblant des civils avec ses roquettes ». Amnesty International accuse le Hamas d'utiliser la population civile palestinienne comme boucliers humains,. Israël estime que le Hamas brouille les lignes entre civils et combattants et est donc responsable des pertes civiles à Gaza. Le ministère des Affaires étrangères israélien déclare que « l'utilisation par le Hamas de boucliers humains » et « l'utilisation opérationnelle de zones civiles hautement construites et densément peuplées » viole le Statut de Rome de la Cour pénale internationale, la troisième Convention de Genève de 1949 et est constitutive de crime de guerre.

En 2007, le chef politique en exil du Hamas Khaled Mashaal avait justifié les récents tirs de roquettes contre Israël comme étant de l’« autodéfense ». À l'époque, Human Rights Watch déclare : « Les groupes armés palestiniens, à savoir le Hamas, le Djihad islamique, les Brigades des martyrs d’Al-Aqsa ainsi que les Comités de résistance populaire, ont dit que les attaques délibérées contre des civils avec des roquettes artisanales et très imprécises, dénommées Qassam, sont des représailles pour des actions israéliennes ; mais les représailles contre des civils sont toujours illégales ».

L'on rapporte par ailleurs que le 14 janvier 2009, des militants palestiniens ont tiré des mortiers contenant du phosphore sur Eshkol, dans le Néguev,.

Aussi, ce soutien se retrouve dans les médias, et, hormis certaines personnes qui s'expriment en leur propre nom (voir ci-dessous « Oppositions »), il semble que seuls s'opposent à l'intervention certains mouvements pacifistes ainsi que les arabes israéliens (20 % de la population du pays, surtout localisée au nord), qui ont notamment manifesté à Nazareth et en Galilée.

Le 3 janvier, soit une semaine après le début de l'offensive, une manifestation contre l'opération Plomb durci rassemble 10 000 personnes à Tel-Aviv.

Selon Hanan Ashrawi, une députée palestinienne indépendante de Ramallah, cette opération Plomb Durci de grande envergure ne fait que renforcer la sympathie du peuple palestinien pour le Hamas.

On pourra se référer à la discussion au sujet des policiers considérés comme cible militaire.

En Cisjordanie, l'Autorité Palestinienne, l'OLP et le Fatah rendent le Hamas responsable des victimes palestiniennes. En retour, le Hamas les accuse de collusion avec Israël.

Le 31 décembre 2008, Ismail Haniyeh, dirigeant du Hamas, explique lors d'une adresse télévisée aux palestiniens que l'offensive israélienne doit s'arrêter avant qu'une proposition de trêve puisse être prise en considération. Israël doit aussi lever son blocus économique de Gaza et ouvrir ses passages frontaliers. Il ajoute que « Après cela il sera possible de discuter de tout sans aucune exception ». Il maintient donc ce qu'il avait déjà déclaré le 16 novembre 2008 comme étant les conditions pour la poursuite de la trêve alors fragilisée.

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon appelle à un « cessez-le-feu immédiat » , tout comme la Ligue arabe, l'Union européenne et de nombreux gouvernements. Le 9 janvier 2009, à la suite d'un premier échec, le Conseil de sécurité des Nations unies vote la Résolution 1860 appellant à « un cessez-le-feu immédiat, durable et pleinement respecté, menant au retrait complet des forces israéliennes de Gaza ». Non acceptée du fait du véto des États-Unis, la résolution est ignorée à la fois par Israël et le Hamas.

Trente-cinq états condamnent l'offensive militaire israélienne et expriment leur soutien au peuple palestinien. En protestation, la Bolivie, le Qatar, la Jordanie, la Mauritanie et le Venezuela réduisent drastiquement leurs relations diplomatiques avec Israël. Treize états publient des déclarations soutenant Israël ou « son droit à l'autodéfense ». Sept autres condamnent les opérations du Hamas. La plupart des gouvernements du monde entier condamnent les deux parties ou aucune.

La guerre est marquée par des manifestations pour ou contre les deux parties, avec de nombreux défilés s'opposant souvent à la position officielle de leur gouvernement sur la guerre. Les plus importantes manifestations contre Israël ont lieu en Europe de l'Ouest et dans les pays musulmans. Certaines dégénèrent avec des affrontements entre les manifestants et la police, entraînant des arrestations. Des manifestations pro-israéliennes ont également lieu dans plusieurs pays.

L'offensive militaire israélienne provoque une vague antisémite en Europe. Le nombre d'actes antisémites rapportés durant la guerre équivaut au triple des incidents rapportés sur la même période l'année passée et constitue un record sur 20 ans. Des violences contre des Musulmans sont également rapportées en France.

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Prise de Gaza de juin 2007

La prise de contrôle de Gaza par le Hamas fait référence à l'offensive du mouvement islamiste dans la bande de Gaza opérée entre le 12 et le 14 juin 2007 contre les attributs du pouvoir présidentiel de Mahmoud Abbas et plus généralement contre les forces du Fatah.

Cette ultime offensive fait suite aux tensions interpalestiniennes qui éclataient régulièrement depuis plusieurs mois.

La Croix-Rouge internationale estime que plus de 550 personnes ont été blessées et au moins 116 tuées au cours de ces affrontements.

Après la reprise du conflit entre le Fatah et le Hamas le 10 juin, des militants du Hamas capturent plusieurs membres du Fatah et jettent l'un des officiers de la Garde Présidentielle, Mohammed Sweirki, du haut d'un immeuble de 15 étages à Gaza. En représailles, des militants Fatah attaquent et tuent l'imam de la plus importante mosquée de la ville, Mohammed al-Rifati. Ils ouvrent le feu contre la maison du Premier ministre Ismaël Haniyeh. Avant minuit, un militant du Hamas est également jeté du haut d'un immeuble de 12 étages.

Le 11 juin, la résidence de Mahmoud Abbas, dirigeant du Fatah et de l'Autorité palestinienne et celle de Ismaël Haniyeh, Premier ministre et l'un des dirigeants du Hamas, sont visés par balles et par obus.

Le 12 juin, le Hamas initie des attaques contre des postes tenus par les factions de Fatah. Des centaines de combattants du Hamas marchent sur ces positions après avoir donné un délai de deux heures pour que leurs occupants quittent les lieux. La chute d'une base importante du Fatah au nord de Jabaliya dans les mains du Hamas est ainsi racontée à l'agence de presse AFP. Des combats violents font rage également dans le quartier-général du Fatah à Gaza que des militants Hamas attaquent au lance-roquettes et avec des armes automatiques.

Le 13 juin, le Hamas tient le QG des forces de sécurité nationales contrôlées par le Fatah dans le nord de Gaza. Des positions en hauteur sont prises aux termes de combats de rues pour empêcher des tirs de snipers du Fatah depuis le haut des immeubles. Une position est rasée au bulldozer. Le même jour, une explosion dans les bureaux de la sécurité préventive du Fatah à Khan Younès fait 5 morts.

Le 14 juin, le Hamas tient intégralement l'immeuble principal des services de la sécurité préventive dans la bande de Gaza, services accusés d'avoir coopéré avec Israël et dirigés par Mohammed Dahlan, bête noire des islamistes dans la bande de Gaza. Les armes et les véhicules, symboles de l'autorité palestinienne dans la bande et anciennement fournis par les États-Unis, sont pris par les membres du Hamas. Les militants changent le nom du quartier de l'immeuble, de "Tel al-Hawa" en "Tel al-Islam". Dans l'après-midi du 14 juin, Associated Press rapporte une explosion dans le centre de Gaza au moment du retrait des forces de sécurité du Fatah. Plus tard dans la journée, la prise de contrôle du Hamas est effective dans le sud de la bande avec la prise de la ville de Rafah au sud, près de la frontière (fermée) avec l'Égypte et habituellement contrôlée par une collaboration entre des forces de sécurité palestiniennes et européennes et surveillée par les Israéliens. Le personnel européen s'est auparavant replié vers la ville israélienne de Ashkelon pour des raisons de sécurité.

En mars 2008, le journal américain Vanity fait publier des documents qui prouvent que les États-Unis ont tenté d'évincer le Hamas après sa victoire aux élections, en tentant d'armer une force palestinienne menée par des partisans du Fatah et dirigée par Mohammed Dahlan. Un ancien conseiller néo-conservateur pour le Moyen-Orient du vice-président Dick Cheney, David Wurmser, a indiqué au journal que selon lui, le Hamas ne prévoyait pas de prendre le pouvoir dans la bande de Gaza en juin 2007, mais y avait été contraint par le Fatah.

Les combats du Hamas et du Fatah constituent une atteinte brutale aux plus fondamentaux principes humanitaires. Le meurtre de civils non-combattants ainsi que de captifs est un crime de guerre pur et simple, déclare Sarah Leah Whitson, directrice de Human Rights Watch au Moyen-Orient.

Human Rights Watch accuse les deux factions rivales de violer le droit humanitaire international et dans certains cas de crimes de guerre. Les accusations incluent la prise pour cible de civils et leur mort, ainsi que des exécutions publiques d'opposants politiques et de prisonniers, le fait de jeter des prisonniers par les fenêtres d'appartements en hauteur, des combats dans des hôpitaux et des tirs depuis un véhicule marqué "TV". Le comité international de la Croix-rouge a aussi dénoncé des attaques à l'intérieur et à l'extérieur de deux hôpitaux dans le nord de la bande de Gaza.

Au cours des combats, des incidents de pillage se sont déroulés : la foule s'est notamment emparée de meubles, de peintures et d'autres objets personnels dans la villa du défunt dirigeant Yasser Arafat. La maison de l'ancien homme fort du Fatah dans la bande de Gaza, Mohammed Dahlan, a également été pillée, depuis ses meubles jusqu'à sa plomberie. Quant à la Muntada, la résidence présidentielle de Mahmoud Abbas en bord de mer, des témoins rapportent le vol par des combattants Hamas d'ordinateurs, de documents et d'armes.

L'organisation israélienne des droits de l'homme, B'tselem, a initié un appel à juger la direction du Hamas pour crimes de guerre.

À l'issue de la prise de Gaza, le Président Mahmoud Abbas annonce la dissolution du parlement palestinien et le limogeage du gouvernement d'union nationale dirigé par Ismaël Haniyeh du Hamas. Il décrète l'état d'urgence dans les territoires palestiniens et nomme Salam Fayyad pour former un nouveau cabinet resserré autour de personnalités indépendantes alors que selon la loi palestinienne, le président devait nommer un nouveau premier ministre qui doit être issu du parti majoritaire au parlement, c'est à dire le Hamas. Ce nouveau gouvernement comporte 11 ministres. Il prête serment le 17 juin 2007 à Ramallah et étend son autorité sur la Cisjordanie. Il n'est pas reconnu par le Hamas, lequel considère comme illégitime et non démocratique la dissolution du parlement constitué à la suite des élections législatives palestiniennes de 2006, mais les puissances occidentales apportent leur soutien au pouvoir de Mahmoud Abbas.

Suite à l'opération du Hamas, les territoires palestiniens sont de facto scindés en deux entités contrôlées par des pouvoirs rivaux.

La Bande de Gaza devient, suite à cette victoire militaire du Hamas, un territoire où s'applique la loi islamique. Le 15 juin 2007, Nizar Riyan, un des leaders de l’aile politique du Hamas à Gaza, déclarait : « dans quelques heures, l'ère de la laïcité dans la bande de Gaza sera finie et rien de cela ne demeurera... Aujourd'hui marque la fin de l'hérésie. Aujourd'hui la bataille oppose l'Islam aux infidèles et elle se terminera avec la victoire de l'Islam ». S'agissant de la situation des chrétiens, ils peuvent continuer à vivre à Gaza s'ils l'acceptent, notamment pour l'interdiction de l'alcool et la pudeur vestimentaire des femmes, selon les affirmations d'un dirigeant islamiste interviewé. Ces propos sont niés par Khaled Mechaal, dirigeant du Hamas en exil. La question de la place des chrétiens par rapport à l'islamisation de la société dans ce territoire est posée. Bien que le Hamas se défende officiellement de vouloir instaurer un Etat islamique dans la Bande de Gaza, Mahmoud Abbas ainsi que les médias palestiniens et égyptiens recourent fréquemment à l'expression « émirat islamique » pour décrire la nouvelle entité contrôlée par le Hamas.

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Bande de Gaza

La bande de Gaza est une bande de terre étroite située au sud-ouest de l’État d'Israël, du nom de sa principale ville Gaza. Ses habitants sont appelés les Gazaouis. Territoire palestinien occupé par Israël de 1967 à 2005, isolé depuis par un blocus israélien et la fermeture de sa frontière par l'Égypte, c'est un des territoires les plus densément peuplés au monde.

La ville de Gaza a vraisemblablement été fondée vers 1500 avant J.-C.. Le territoire fut sous la domination de l'Empire ottoman de 1517 jusqu'aux batailles de Gaza, en 1917, où l'Empire britannique chassa l'armée turque.

À la fin du conflit israélo-arabe de 1948, la bande de Gaza fut occupée par l'Égypte, et le resta jusqu'à l'occupation par Israël pendant la guerre des Six jours (1967). Le territoire vit l'arrivée d'environ 170 000 réfugiés installés dans huit camps.

En 1950, la population était de 254 000 habitants.

En 1956, quand Israël intervint en soutien de l'opération anglo-française contre l'Égypte, l'armée israélienne prit le contrôle de la Bande de Gaza. L'intervention des grandes puissances (États-Unis et Union soviétique) conduisit au retour d'Israël derrière ses frontières de 1948, et au retour de l'admnistration égyptienne sur Gaza.

Les forces israélienne envahirent de nouveau Gaza dès le début de la guerre des Six jours (juin 1967), et aboutit à une très longue période d'administration militaire israélienne (1967-2005 soit près de 40 ans).

Du point de vue de l'idéologie sioniste, Gaza fait partie de la Terre d'Israël (Eretz Israel), et c'est pour cela que vingt-et-une colonies juives y furent implantées.

Mais, concernant Gaza, les rêves sionistes se sont vite heurtés à la réalité. Le poids démographique de la population palestinienne – 1,5 millions d'habitants dont une bonne part issue des populations expulsées d'Israël en 1947/48 – a, dès l'origine, posé un problème majeur aux dirigeants israéliens. Peu après la Guerre des Six Jours, certains d'entre eux (Yigal Allon, Abba Eban) tentèrent de négocier des transferts massifs de population vers la Jordanie, sur le modèle des mouvements qui avaient été provoqués en 1947/48. Sans craindre la provocation, Yitzhak Rabin avait coutume de dire qu'« il souhaitait dans ses meilleurs rêves voir sombrer Gaza dans la Méditerranée »,. Dans une perspective strictement réaliste, certains courants de la Gauche travailliste recommandaient depuis 1974 l'« abandon de Gaza ».

Ce fut le gouvernement d'Ariel Sharon qui s'y résolut, l'administration directe s'avérant toujours plus difficile. Officiellement, Israël agit alors dans le cadre des efforts pour l'application de la feuille de route pour la paix initiée par le quartet États-Unis, ONU, Russie et Union européenne. Ne tenant pas compte des nombreuses recommandations internationales demandant que ce retrait soit conduit par négociation avec l'Autorité palestinienne, Sharon s'en tint à l'exécution unilatérale de sa décision d'évacuation.

Le 17 août 2005, le gouvernement israélien ordonna à l'armée et à la police l'évacuation des colonies juives de la bande de Gaza. Et le 12 septembre 2005 les troupes israéliennes quittaient la bande de Gaza, après 38 ans d'occupation,.

Cet unilatéralisme laissait présager les difficultés ultérieures.

Tout comme certaines localités de Cisjordanie, elle est aujourd'hui administrée d'une part par l'Autorité palestinienne et d'autre part par le Hamas, celui-ci ayant remporté, en janvier 2006, les premières élections municipales tenues depuis avant l'occupation, avec un taux de participation de 85 %.

Toutefois, les frontières terrestres, maritimes et aériennes de ce territoire sont toujours contrôlées par Israël qui a unilatéralement décrété le statut de frontière internationale fin 2005.

La position prédominante du parti Hamas dans ce territoire fit craindre à certains observateurs, une perte d'influence de l'Autorité palestinienne à l'issue de l'évacuation israélienne. Ces craintes furent avérées par les affrontements fratricides qui conduisirent, au mois de juin 2007, à la prise de contrôle complète de la bande de Gaza par le Hamas, à l'issue d'évènements qualifiés de guerre civile palestinienne par les médias internationaux. Le 19 septembre 2007, la bande de Gaza a été déclaré « entité hostile » par Israël .

En raison des tirs réguliers de roquettes sur les localités israéliennes frontalières particulièrement Sdérot, du blocus sur la bande de Gaza, et des représailles israéliennes, la tension reste importante à la frontière et a d'ailleurs conduit à une opération militaire israélienne le 27 décembre 2008 : l'opération Plomb durci.

Depuis le 17 janvier 2008, en raison du bombardement de Sderot et de l'accession du Hamas au pouvoir, la bande de Gaza contrôlée par le Hamas, est soumise à un blocus israélien qui a entraîné des pénuries de la plupart des produits de base et des coupures d'électricité . Le manque de carburant a également paralysé le traitement des eaux usées et l'approvisionnement en eau. 30 000 m² d'eaux usées non traitées se sont écoulées dans la Méditerranée menaçant alors l'aquifère côtier et endommageant aussi les côtes égyptiennes et israéliennes. En outre, les hôpitaux sont en rupture de médicaments, entraînant la mort de nombreux patients non soignés et empêchant les habitants de bénéficier des traitements de base.

Malgré la signature du cessez-le-feu de six mois le 19 juin 2008, on dénombre à la fin du mois d'octobre 2008 que plus de 37 roquettes et obus ont été tirés sur Israël . L'armée israélienne fait une incursion le 4 novembre 2008 en territoire palestinien dans le but officiel de détruire un tunnel sous la frontière avec l'Égypte (tunnel que le Hamas n'a jamais nié avoir creusé). Le Hamas considérant cet acte comme la fin de la trêve augmente dès lors les tirs de roquettes en direction d'Israël. Le 19 décembre, contrairement à ce qu'avait demandé le Hamas, Israël refuse de lever le blocus sur Gaza. Les tirs de roquettes s'intensifient. En particulier, le 26 décembre 2009, plus de 80 roquettes sont tirées sur les habitants des villes du sud d'Israël .

À partir du 27 décembre 2008, Israël bombarde massivement les installations du Hamas dans une opération appelée Plomb Durci par les israéliens et Massacre du samedi noir par les palestiniens, tuant par la même occasion des centaines de civils sur le territoire — près de 400 morts dans les quatre premiers jours des bombardements dont au moins un quart de civils. trois semaines après le début de l'attaque israélienne, le bilan s'élève à 1100 Palestiniens et 13 Israéliens tués ainsi que plus de 5000 blessés côté palestinien..

Différentes propositions de cessez-le-feu sont repoussées par les belligérants. Israël écarte notamment une proposition française du 31 décembre 2008 d'un « cessez-le-feu humanitaire » de 48 heures, Tzipi Livini affirmant au sortir de sa visite à l'Elysée que « la situation humanitaire à Gaza est exactement comme elle doit être ». Le 8 janvier 2009, le Conseil de sécurité de L'ONU appelle à un « cessez-le-feu immédiat » avec la résolution 1860, mais aucune des deux parties ne le respecte.

Les autorités israéliennes maintiennent un « black out » sur les informations venues de la Bande de Gaza, l'entrée de journalistes étrangers étant interdite depuis le 5 novembre, tandis que les deux parties mènent une véritable guerre de l'information pour faire prédominer leur version à travers les grands médias et sur Internet. Malgré cela, de nombreuses manifestations éclatent de par le monde notamment à Istanbul, Paris, Buenos Aires, Caracas, Rio de Janeiro, Kaboul, Jakarta, Bruxelles, Londres, Oslo, Rabat, Tunis, Marseille, Seoul, Sydney, Lille, Beyrouth, Damas, Dakar ou Amman, pour stipendier la « barbarie » israélienne. Dans les territoires occupés de Cisjordanie (Jérusalem, Bethléem, Hébron, et Ramallah), plusieurs manifestations du Hamas rallient de nombreux militants et responsables du Fatah.

Depuis le blocus imposé par Israël à la Bande de Gaza, la situation humanitaire s'était déjà fortement dégradée. L'« opération Plomb durci » a encore aggravé la situation malgré l'interruption de trois heures accordée par Israël pour permettre à l'aide humanitaire d'accéder sur le terrain. Mais le 8 janvier 2009, l'ONU suspend toutes ses activités à Gaza, mettant en cause l'armée israélienne après qu'elle a bombardé un de ses convois humanitaires et tué un chauffeur. L'organisation demande aussi une extension de l'interruption des trois heures qu'elle juge en l'état insuffisante. Le CICR de son côté accuse Tsahal d'empêcher l'accès des secours aux victimes.

Un million de Palestiniens sont privés d'électricité, 750 000 d'eau courante, les hôpitaux sont surchargés et les services médicaux épuisés manquent de médicaments. .

Un collectif de 90 organisations humanitaires, françaises pour la plupart, a annoncé, le 12 janvier 2009, son intention de déposer, devant la Cour pénale internationale, une plainte contre l'État d'Israël, accusé par elles de « crimes de guerre » dans la Bande Gaza, en raison du caractère jugé « disproportionné » de la riposte israélienne aux lancers de roquette effectués en direction du sud d'Israël.

Environ 1,5 million de Palestiniens vivent dans la bande de Gaza, principalement des descendants des réfugiés de la guerre de 1948.

La densité de la population est importante avec environ 4 000 hab/km².

Après le départ des populations israéliennes en 2005, la majorité des habitants est musulmane avec des minorités chrétiennes (0,7 %).

Située au Proche-Orient, la bande de Gaza possède 11 km de frontière environ avec l'Égypte (avec le Poste-frontière de Rafah), 51 km de frontière avec Israël et 40 km de côtes le long de la Méditerranée.

L’aquifère de Gaza, dont les limites correspondent à peu près aux frontières de la bande de Gaza, est historiquement la seule source d’eau de ce territoire. On estime sa réserve à 5000 millions de m³. Mais la qualité de ses eaux est très disparate et sa réserve d’eau douce se limite à 1400 millions de m³. Encore s’agit-il d’une estimation basée sur une définition de l’eau douce beaucoup plus tolérante que les normes européennes.

La principale source d’eau renouvelable est l’eau de pluie : on estime la recharge à 120 mm/an, soit moins de 50% de la pluviométrie. L’infiltration est effectivement assez faible car l’évapotranspiration et le ruissellement sont importants en raison du climat (les pluies sont généralement courtes et torrentielles). Autrefois, le waddi Ghazzâ, principal cours d’eau de la région, apportait une contribution non négligeable à la recharge de l’aquifère, mais sa surexploitation a réduit cet apport à quelque 5 mm annuels. Si l’on ajoute les 10-15 millions de m³/an de flux latéral, la quantité d’eau renouvelable disponible dans la bande de Gaza est au maximum d’une soixantaine de millions de m³/an. L’aquifère est donc largement surexploité vu que les 3500 puits municipaux et agricoles actuels puisent 150 millions de m³/an. Si l’on tient compte des flux de retour, le déficit net est d’environ 31 millions de m³/an. Cette analyse est corroborée par l’apparition de larges cônes de dépression autour des principaux champs d’extractions et centres urbains, où l’on mesure des niveaux piézométriques inférieurs de plusieurs mètres au niveau de la mer.

En théorie Israël fournit environ 5 millions de m³/an d’eau à Gaza par le biais de l’Israeli Water Carrier, mais « il est difficile de savoir si Israël fournit réellement de l’eau à Gaza ou se contente de pomper de l’eau de Gaza pour la mettre dans le canal » (Brooks et Lonergan, 1992).

Étant donné que ce type d’information est politiquement très sensible, on manque de données fiables pour chiffrer la pénurie d’eau. Peu nombreux sont cependant ceux qui la contestent. Les origines de cette pénurie sont multiples : elle est bien sûr liée à l’augmentation rapide de la demande et à la diminution concomitante des ressources disponibles, mais elle a aussi une cause structurelle : la répartition inéquitable des ressources.

La bande de Gaza a une forte densité de population, due à l’afflux des réfugiés palestiniens après la guerre de 1948, et une croissance démographique parmi les plus importantes du monde. L’augmentation de la population accélère la surexploitation de l’aquifère, qui a probablement commencé du temps de l’administration égyptienne. Aujourd’hui, le niveau piézométrique de l’aquifère diminue, en moyenne, de 15 à 20 cm par an. Parallèlement, la qualité de l’eau ne cesse de diminuer à cause des intrusions d’eaux salées, des épandages agricoles et des infiltrations d’eaux d’égouts. La salinité moyenne augmente de 15 à 20 ppm par an et on a constaté des intrusions d’eau de mer à plus d’un kilomètre et demi de la côte. Les fertilisants, herbicides, pesticides et eaux d’égouts ont particulièrement contaminé les aquifères peu profonds : l’Institut de Recherche Appliquée de Jérusalem estime même que l’eau de Gaza n’est plus du tout potable aujourd’hui. Les analyses les plus optimistes avancent le chiffre de 23% de puits contaminés (Beschorner, 1992). Une étude menée sur 60 puits par une agence de l’ONU a montré que pas un ne correspondait aux normes de potabilité pour les nitrates et le pH.

Le déséquilibre entre les ressources et les besoins a été amplifié par la politique de répartition discriminatoire imposée par Israël avant l'évacuation de la bande de Gaza. Entre 1967 et 2005, les ressources en eau ont été placées sous juridiction militaire et de sévères restrictions ont été imposées par l'arrêté militaire 158 afin de préserver l'aquifère. Les quotas palestiniens ont été gelés entre 1967 et 2005 et les installations hydrauliques détruites ou confisquées. Les couvre-feux prolongés empêchaient également un accès normal à l'eau. Dans le même temps, les colons israéliens accédaient sans restrictions à une eau subventionnée qu'ils payent jusqu'à 10 fois moins cher que les Palestiniens.

Une grande partie de la pollution est due au chaos d’une Palestine qui reste toujours plus ou moins un champ de bataille où se débat une autorité manquant totalement de moyens. Il en va ainsi des pollutions chimiques dues à l’activité agricole, presque entièrement dérégulée. L’usage de DDT est courant mais, de toutes les façons, même les produits phytosanitaires classiques sont une véritable calamité, dans la mesure où ils sont souvent mal employés (ils ne sont généralement pas étiquetés en arabe). De même, il n’existe pas de réseau d’égout digne de ce nom, voire pas d’égout du tout pour 10% de la population (Roy, 1995). Par manque d’infrastructures, les rejets liquides (eaux d’égouts et lixiviats de décharges) ne sont même pas rejetés dans la mer, ce qui serait un moindre mal dans la mesure où les moyens manquent pour les traiter. Les conséquences humaines sont à la hauteur des conséquences sur l’environnement : la population de Gaza souffre de maladies des reins et du foie, d’un fort taux de mortalité infantile, de cancers, de parasites intestinaux et de maladies d’origine hydrique comme le choléra.

Aussi graves et regrettables soient les conséquences de cette anarchie, elles ne constituent pas le problème majeur. Le phénomène le plus inquiétant est la salinisation de l’eau, qui résulte fondamentalement de la surexploitation de l’aquifère : le déficit d’eau douce a tendance à être comblé par de l’eau salée provenant soit de la mer, soit d’aquifères saumâtres situés sous la nappe d’eau douce ou en bordure de la bande de Gaza. Si la surexploitation n’est pas endiguée, tout l’aquifère pourrait se saliniser sans réversibilité à court terme. Cette salinisation de l’eau menace directement l’agriculture : en effet, quand un sol est irrigué avec une eau de salinité élevée, une partie de celle-ci disparaît par évapotranspiration et le sel cristallise, formant une croûte qui rend le sol improductif. On peut toujours lutter contre ce phénomène en adoptant des cultures plus résistantes au sel ou en ajoutant du gypse et des matières organiques sur les sols, mais ces techniques ne permettent pas de résister indéfiniment.

L'économie gazaouite est traditionnellement agricole et n'a connu quasiment aucun développement industriel sous l'occupation égyptienne.

Depuis 1967, elle s'est totalement intégrée au marché israélien dont elle est devenue totalement dépendante. Gaza exportait essentiellement des produits agricoles vers Israël mais aussi des produits finis fabriqués sous licence israélienne dans la zone industrielle frontalière d'Erez. La principale source de revenus restait cependant sa main d'oeuvre non qualifiée qui était utilisée dans l'industrie du bâtiment et l'agriculture israéliennes.

Depuis le début de la Seconde Intifada, les frontières entre la bande de Gaza et Israël ont fait l'objet de fermetures répétées au passage des biens et des personnes pour des motifs sécuritaires. Les postes frontière ainsi que la zone industrielle de Erez ont été particulièrement la cible de nombreuses attaques armées des groupes palestiniens. En conséquence, l'ensemble de l'économie gazaouite s'est écroulée.

L'Autorité palestinienne a assuré la survie artificielle de l'économie en hypertrophiant le secteur public, principalement les services de sécurité, grâce aux subventions internationales, surtout de l'Union Européenne.. Près d'un Gazaoui sur trois serait rémunéré par l'Autorité palestinienne.

Suite à la prise du pouvoir par le Hamas, les bailleurs de fonds internationaux ont cessé les transferts financiers directs aux autorités publiques de la bande de Gaza qui ne sont plus en mesure de payer leurs employés. Le taux de chômage atteindrait alors la barre des 60 % en 2007.

La bande de Gaza reste totalement dépendante d'Israël pour la fourniture de son électricité et de son carburant, et même si elle dispose de réserves de gaz offshore, elles ne peuvent être exploitées sans accès au marché international.

Quand le Hamas a pris le pouvoir par la force le 15 juin 2007, tous les points de passage ont été fermés ce qui a entrainé une restriction des approvisionnements en provenance d'Israël, qui est l'unique fournisseur. Ainsi, le nombre de camions de livraison s'est réduit de 250 à 45 par jour. Sur les 3 900 fabriques de toute nature recensées en juin 2005, il n'en reste plus que 195 employant seulement 1 750 personnes au lieu de 35 000. Le taux de chômage est d'environ 40 %. D'après un rapport de la Banque mondiale, 95 % de l'activité industrielle ont été stoppés. suite à ce blocus Israélien le territoire a subi une dégradation humanitaire et sanitaire.

Depuis les années 90, afin de stopper la vague d'attentats-suicides commis suite à des incursions jihadiste depuis la bande de Gaza sur le territoire israélien, une clôture délimitant strictement les frontières de 1967 enclave la bande de Gaza du côté israélien.

Les restrictions que subit la population palestinienne devraient progressivement diminuer depuis le retrait d'Israël en août 2005. Un accord signé le 15 novembre 2005 doit permettre rapidement l'ouverture plus large du point de passage de Rafah vers l'Égypte. L'Autorité palestinienne s'est engagée en contre-partie à lutter contre les trafics d'armes et l'Union européenne contrôlera la surveillance vidéo de ce poste frontière. Avant la fin de l'année 2005, Israël s'est engagé à permettre une plus grande circulation des biens depuis la bande de Gaza, l'exportation de tous les produits de l'agriculture, et la mise en place de lignes de bus palestiniennes qui traverseraient Israël. Un port à Gaza est également envisagé favorablement par les deux parties.

Toutefois, les réactions hostiles à ces négociations rappellent les préoccupations des tendances les plus dures de chaque camp : le Hamas rejette cet accord qui renforce le pouvoir de Mahmoud Abbas, et certains hommes politiques israéliens comme Benyamin Netanyahou craignent que des missiles puissent être importés par le futur port de Gaza et servir à abattre des avions israéliens au moment de leur décollage et atterrissage à l'aéroport Ben Gourion.

Les premières colonies y avaient été implantées dans les années 1970 et utilisaient 80% des faibles ressources hydrauliques de ce territoire . En 2005 ,les colonies sont démantelées suite au Plan de désengagement des territoires occupés .

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Gaza

Vue de Gaza City

La ville de Gaza (parfois appelée Gaza City pour la distinguer de la bande de Gaza qui désigne la région dans son ensemble) est la ville principale de la bande de Gaza. Après avoir été mise sous le contrôle civil et militaire de l'Autorité palestinienne dès l'application des accords de Jéricho et Gaza de 1994 avec Israël, elle est depuis juin 2007 la ville la plus importante sous le contrôle du Hamas.

La ville de Gaza compte 400 000 habitants tandis que la population totale de la bande de Gaza dépasse 1 500 000 personnes, dont environ un tiers vit dans des camps de réfugiés palestiniens, un autre tiers étant constitué des réfugiés vivant en dehors des camps. Ses habitants sont appelés les Gazaouis. Une particularité est qu'environ 60% de la population de la ville serait constituée de personnes âgées de moins de 18 ans.

Le centre-ville comporte un certain nombre de monuments importants. La mosquée Al Omari, ancienne cathédrale Saint-Jean-Baptiste de l'époque croisée, a gardé son architecture gothique caractéristique. Le musée de la ville occupe une citadelle d'époque mamelouke magnifiquement restaurée au début des années 2000. Gaza compte également un hammam datant de l'époque ottomane, restauré récemment. On trouve enfin l'église Saint-Porphyre, érigée au IVe siècle, centre de la communauté orthodoxe de la ville, dont l'état actuel est le résultat d'une restauration entreprise à l'époque des croisades. Le centre-ville compte encore d'anciennes maisons familiales en pierre locale, également de l'époque ottomane.

Le dédale de ses rues et ruelles était souvent le théâtre d'affrontements entre l'armée israélienne et les activistes palestiniens, jusqu'au désengagement israélien de cette région.

Ouverte en mai 1994, la plage de Gaza, autrefois interdite, est un des rares loisirs des habitants.

La première référence à la ville de Gaza remonte au règne de Thoutmôsis III.La ville est également citée dans les lettres d'Amarna. Son intérêt principal réside dans sa position stratégique sur la route côtière reliant l'Égypte et la Syrie. C'est alors un important centre commercial et un poste avancé égyptien.

Dans les années -1190, les Philistins, un des peuples de la mer originaires de Crète s'installent sur la côte sud cananéenne (de Gaza à Jaffa), après avoir attaqué l'Égypte. Les Philistins laisseront leur nom bien plus tard à l'ensemble du territoire, que les Romains appelleront « Palestine ».

La ville philistine était une ville murée d'environ 80 ha, construite sur une colline environ 45 m au-dessus du niveau de la mer, à environ 2,4 km de la mer Méditerranée.

Gaza est aussi mentionnée dans la Bible, comme l'une des villes principales des Philistins en guerre contre Israël : c'est notamment là que Samson est pris (cf. Juges 16) et qu'il meurt en faisant s'écrouler un temple philistin.

En -525, la cité est conquise par Cambyse II, grand roi achéménide de l'empire Perse, pour servir de tête de pont à toutes ses campagnes vers l'Égypte.

En -145, Gaza est conquise par Jonathan Macchabée, frère de Juda Macchabée et fondateur de la dynastie judéenne des Hasmonéens.

Vers 630, les Arabes assiègent la population juive de la ville et prennent Gaza. Considérée comme la ville où serait enterré le grand père de Mahomet, la ville devient un important centre islamique.

Gaza est conquise par les Croisés au XIIe siècle puis en août 1187, suite à la bataille de Hattin, la cité passe sous l’emprise de Saladin (Salâh Ad-Dîn). Sa dynastie des Ayyoubides est renversée par les Mamelouks en 1254.

Les Ottomans mettent fin au règne des Mamelouks au cours du XVIe siècle. La ville de Gaza et toute la région sont administrées par la Province ottomane d'Égypte.

Durant la Première Guerre mondiale, les forces du Royaume-Uni, menées par le Général Sir Edmund Allenby, capturent Gaza des mains de l'Empire ottoman, le 7 novembre 1917, à l'issue de la bataille de Gaza. Elle restera sous le mandat britannique jusqu'au retrait militaire de 1947.

De 1948 à 1967, la bande de Gaza est occupée par l'Égypte. Les Israéliens l'occupent en 1956 pour quelques mois et puis à nouveau suite à la guerre des Six Jours.

En 1987, c'est à Gaza que débute la première Intifada, la « révolte des pierres », avant de s'étendre à l'ensemble des territoires occupés jusqu'en 1993 avec l'ouverture de négociations israélo-palestiniennes aboutissant aux accords d'Oslo.

Le 4 mai 1994, l'OLP obtient la gestion de Gaza et Jéricho. Le président Yasser Arafat et l'Autorité palestinienne s'installent à Gaza. Le front de mer s'hérisse de tours et d'hôtels luxueux, alors que les camps de réfugiés, installés sur la côte au nord de la ville, restent insalubres.

La gaze, tissu précieux commercé au Moyen Âge à l'instar de la mousseline (de Mossoul) ou du damas (de Damas), est originaire de Gaza.

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Source : Wikipedia