Gabon

3.429526462393 (1795)
Posté par woody 01/03/2009 @ 21:05

Tags : gabon, afrique, international

Dernières actualités
Défi gabonais - Le Monde
La mort du président gabonais Omar Bongo, pivot de l'influence française sur le continent africain, met Paris au défi : l'ancienne puissance coloniale sera-t-elle capable de se tenir à la bonne distance dans la bataille pour la succession du"doyen de...
Le Premier ministre Jean Eyeghe Ndong reconduit au Gabon - L'Express
LIBREVILLE - Le Premier ministre gabonais Jean Eyeghe Ndong a été reconduit vendredi soir dans ses fonctions, quelques heures après avoir présenté la démission de son gouvernement. Le Premier ministre gabonais Jean Eyeghe Ndong a été reconduit vendredi...
Foot - CAN CM 2010 - L'Equipe.fr
Après une défaite initiale (1-2) contre le Gabon à Casablanca et un nul (0-0) au Cameroun, les Lions de l'Atlas ont été tenu en échec (0-0) à Rabat samedi par le Togo. Avec deux points seulement en trois matches, les coéquipiers de Marouane Chamakh...
Gabon : Sarkozy évoque des "sifflets adressées aux médias" - Europe1
Le président français Nicolas Sarkozy a été hué par plusieurs dizaines de Gabonais à son arrivée au palais présidentiel de Libreville pour assister aux obsèques du chef de l'Etat gabonais Omar Bongo Ondimba. Une cinquantaine de personnes ont même pris...
Gabon : Forte motivation en vu du prochain scrutin présidentiel - Journal Chrétien
Depuis la constatation par la Cour Constitutionnelle de la vacance du poste de président de la République le 9 juin dernier date à partir de laquelle la constitution gabonaise a donné droit au président intérimaire d'organiser une nouvelle élection...
Gabon : le nouveau gouvernement chargé de préparer rapidement la ... - Afrik.com
Quelques heures après avoir présenté la démission de son gouvernement, le Premier ministre gabonais, Jean Eyéghé Ndong, a été reconduit vendredi soir dans ses fonctions par la chef de l'Etat intérimaire, Rose Francine Rogombé....
L'opération conjointe de secours médicaux Chine-Gabon «Ange de ... - Radio Chine Internationale
L'opération conjointe de secours médicaux Chine-Gabon « Ange de paix 2009 » s'est ouverte le 21 juin sur la place d'indépendance à Makoku, chef lieu de la province Ogooue-Ivindo du Gabon. C'est la première operation conjointe en matière du service...
Gabon: La pénurie entraîne la hausse du prix du gaz butane à ... - Gabonews
Les Gabonais vont tous repartir au village et préparer au feu de bois. Car, si nous ne pouvons plus jouir des avantages de la ville, pourquoi y rester ? ». La pénurie, qui se fait ressentir au niveau des stations services depuis le début du mois de...
Sarkozy dérape au Gabon: Il enterre Bongo et ressuscite la ... - Abidjan.net
Menacer les Gabonais de créer dans leur pays une situation analogue à celle que la “bande à Chirac” a créée en Côte d'Ivoire avec les massacres d'Ivoiriens par certains éléments de l'Armée française, c'est du plus mauvais goût....
Les Gabonais dans l'attente d'élections libres - Le Monde
Entre émotion et soulagement, crainte et espoir, le coeur des Gabonais balance. Difficile de ne pas verser une larme dans une ville parsemée d'immenses panneaux qui proclament "Gloire éternelle à notre regretté président !" ou assurent "Nous pleurons"...

Gabon

Drapeau du Gabon

La République gabonaise ou Gabon est un pays situé à l'ouest de l'Afrique centrale, sur l'équateur, faiblement peuplé. Voisin du Congo-Brazzaville, de la Guinée équatoriale et du Cameroun, c’est un pays forestier où la faune et la flore sont encore bien conservées. Anciennement impliqué dans le commerce triangulaire, puis colonie française, le Gabon est indépendant depuis 1960.

Le Gabon a un régime présidentiel. Le premier président de la République gabonaise fut Léon Mba. Le second et actuel président est Omar Bongo Ondimba depuis 1967. Entre 1968 et 1990, son pouvoir fut clairement dictatorial, s'appuyant sur un parti unique, le parti démocratique gabonais (PDG). Suite à l'agitation politique qui frappa une bonne partie du continent africain après la chute du Mur de Berlin, Bongo dut se résoudre à autoriser le multipartisme dans son pays. Depuis, il se maintient au pouvoir, élection après élection. Ses opposants contestent régulièrement la régularité des scrutins organisés, la corruption et le népotisme du régime.

Le Gabon a signé sans réserves la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, son protocole de 1967, et la Convention de 1969 gouvernant les aspects spécifiques des problèmes du réfugié en Afrique.

Le Gabon est divisé en 9 provinces, dirigées chacune par un gouverneur, elles-mêmes subdivisées en départements dépendant d'un préfet et, parfois, en districts, dépendant d'un sous-préfet. Certains Gabonais présentent, en plaisantant, la Guinée Equatoriale, comme le "G10", la dixième province du Gabon.

Le Gabon étant situé sur l'équateur, son climat est de type équatorial, c'est-à-dire chaud et humide, avec une alternance de saisons sèches et de saisons des pluies au cours de l'année. On distingue trois régions : les plaines côtières (larges de 20 à 300 km), les massifs montagneux (monts de Cristal au nord-est de Libreville, le massif du Chaillu au centre, culminant à 1575 mètres au mont Iboundji), et les plateaux. Le fleuve le plus important est l'Ogooué, long de 1200 km. 85% du territoire est recouvert par la forêt.

Le bassin hydrographique de l'Ogooué couvre l'essentiel du territoire gabonais. C'est la raison pour laquelle cinq des neuf provinces administratives portent son nom. Néanmoins, c'est l'estuaire du Komo (ou Como), petit fleuve du nord du pays qui a d'abord attiré les Européens au Gabon, plutôt que le delta marécageux de l'Ogooué. Il existe d'autres fleuves au Gabon, comme la Nyanga ou la Ngounié dans les provinces du même nom. Au nord, le Ntem sert de frontière avec le Cameroun. Les cours d'eau ont toujours été le principal moyen de communication dans l'inextricable végétation. La naviguation aérienne, très coûteuse, et un réseau routier, moderne mais limité, ne sont pas suffisants pour exploiter toutes les richesses.

La faune et la flore du Gabon sont d'autant plus remarquables que la forêt équatoriale y est encore relativement bien préservée. Elle pourrait d'ailleurs constituer un attrait touristique important, dans la mesure ou elle regorge d'espèces rares d'animaux (le Pangolin du Gabon) et d'arbres typique à ce pays à l'instar de l'Okoumé.

A l'occasion du Sommet de la Terre, à Johannesburg, en 2002, le Gabon a annoncé la création d'un réseau de 13 parcs nationaux.

Le Gabon est un pays au sous-sol très riche. Il exporte du manganèse, du pétrole, du gaz, du fer, du bois et bien d'autres produits de son sol et son sous-sol depuis longtemps. L'exploitation des mines d'uranium de Mounana, situées à 90 km de Franceville, a été interrompue en 2001 du fait de l'arrivée sur le marché mondial de nouveaux concurrents. La relance de l'exploitation de ses importants gisements d'uranium est aujourd'hui d'actualité. Le train de Franceville-Libreville exporte, depuis les années 1980, le minerai des mines de manganèse, d'uranium et de fer situés à Moanda. Les gisements ferreux de Bélinga au nord-est de Makokou ne sont pas encore exploités. Leur exploitation est prévue pour courant 2012.

Les revenus pétroliers, devenus importants à partir des années 1970, n'ont que très partiellement servi à moderniser le pays et à diversifier l'économie gabonaise. En fait, la population ne profite que peu des richesses du Gabon, si bien que le niveau de vie de beaucoup de Gabonais demeure moyen en dépit d'un PNB par habitant relativement élevé. Les hydrocarbures représentent la moitié du PNB.

Avant la colonisation, les peuples du Gabon partageaient des croyances animistes caractérisées par des mythes et des rites variés mais ayant comme points communs le culte des ancêtres, dont l'esprit pouvait toujours influer sur l'existence des vivants, et le recours aux fétiches. On retrouve d'ailleurs encore aujourd'hui des cadavres mutilés d'enfants victimes de crimes rituels destinés à assurer à leurs auteurs puissance et richesse. Il y eut, à partir du XIXe siècle, une véritable compétition entre missionnaires catholiques et protestants pour évangéliser les Gabonais. En pratique, beaucoup de gens associent aujourd'hui une foi chrétienne à d'anciennes croyances autochtones.

Il faut noter le succès au Gabon de toutes sortes de sectes, notamment évangélistes, inspirées de modèles américains ou bien africains. Il existe dans le pays une minorité musulmane composée essentiellement d'immigrés d'Afrique de l'Ouest. On peut supposer que la conversion d'Albert-Bernard Bongo à l'Islam dans les années 1970 lui a assuré une certaine reconnaissance.

En marge des pratiques religieuses, à mi-chemin entre ésotérisme et réseau d'influence, on peut mentionner l'existence de la franc-maçonnerie au Gabon qui compte un nombre notable d'adeptes dans les milieux dirigeants. Il existe une Grande Loge du Gabon, appartenant à la même obédience que la GNLF (Grande Loge Nationale Française) et aussi un Grand Rite Equatorial Gabonais. Il existe aussi un mouvement rosicrucien au Gabon.

La musique gabonaise prend une grande place dans la vie quotidienne. Elle puise ses racines dans la musique traditionnelle. L'indépendance aux autres musiques du monde donne naissance à la musique moderne. La musique d'aujourd'hui est un magnifique mélange de sonorités traditionnelles et modernes qui, jumelées, représentent toute la richesse culturelle de ce peuple. Les danses typiques gabonaises sont en l'occurrence l'Ingwala née de l'ethnie Nzebi, l'Elone de l'ethnie Fang, l'Ikokou et le Mbouanda des Punu; mais on retrouve également des danses chez les Mpongwè, et les Téké. Dans l'ensemble c'est un très riche folklore dont est doté le Gabon comme de nombreux pays africains.

Parmi les groupes les plus connus, on peut citer Mouyanga, Ngumi, Movaizhaleine, Hayo'e et Eben & Family. Enfin, à l'étranger, il faut mentionner le chanteur franco-gabonais Jann Halexander.

Pays de culture orale jusqu'au XXe siècle, le Gabon est riche d'épopées traditionnelles, telles le mvett chez les Fang, ou bien l'Ingwala chez les Nzebi que certains conteurs s'efforcent de maintenir vivantes. André Raponda-Walker (1871-1968) a publié une anthologie de "Contes gabonais", recueillis au cours de sa longue existence auprès d'une vingtaine d'ethnies. S'essayant d'abord à la poésie (Ndouna Depenaud, Wisi Magangue-Ma-Mbuju, Georges Rawiri), les écrivains gabonais n'abordent le roman qu'à partir des années 1970 et surtout 1980. "Histoire d'un enfant trouvé" de Robert Zotoumbat, outre cet auteur vous pouvez retrouver aussi des grand nom de la littérature gabonaise à l'instar de Jean Divassa Nyama(oncle MÄ, le bruit de l'héritage qui a d'ailleurs été un best-seller, en outre la calebasse ou bien même son petit dernier, La vocation de dignité). Depuis les années 1990, les femmes se sont mises à l'écriture et Justine Mintsa, par exemple, a atteint une certaine renommée internationale. Entre autres sujets, la littérature gabonaise aborde les thèmes de la place de la femme dans la société et des contradictions entre culture traditionnelle et modernité. On peut noter aussi le court roman de Freddy-Hubert Ndong Mbeng, "les Matitis", qui dessine avec beaucoup de réalité la vie un peu difficile des jeunes à Libreville au début des années 1990.

Depuis une dizaine d'année un nouveau genre de littérature se dévéloppe au Gabon, la nouvelle. Genre peu connu, Jean Juste Ngomo en est le fer de lance. Il a déjà à son actif deux livres composé d'une trentaine de nouvelles. Son inspiration est directement puissée dans le mysticisme, l'épouvante et le fétichisme gabonais. Très sombre, ses histoires sont très souvent rapprochés du maître américain de l'épouvante Stephen King.

Les masques traditionnels ont une part importante dans la culture gabonaise. Chaque ethnie a ses propres masques aux significations et utilisations variées. Ils sont fréquemment utilisés dans les cérémonies traditionnelles (mariage, naissance, deuil, etc.). Les plus connus sont notamment les masques Punu que l'on retrouve dans de grands musées. Les traditionalistes mettant en exergue leur art pour la sculpture du bois — en général des bois précieux — et des matières rares.

Comme celui d'autres pays africains, le cinéma gabonais souffre d'un manque de moyens financiers, du petit nombre de salles de projection disponibles dans le pays (qui préfèrent, d'ailleurs, diffuser de grandes productions commerciales) et d'un manque de public. C'est encore au Centre Culturel Français de Libreville (qui possede une salle de projection) qu'on a le plus de chances de voir un film gabonais !

Néanmoins, un certain nombre de films, principalement des courts-métrages, ont été produits depuis les années 1970. Plusieurs cinéastes gabonais ont d'ailleurs été primés au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Il s'agit de Pierre-Marie Dong en 1972 et 1973 pour des courts-métrages, d'Imunga Ivanga pour son film "Dolè" en 2001, et, la même année, de Henri Joseph Koumba Bibidi pour "Les Couilles de l'élephant". Imunga Ivanga a également reçu le tanit d'or des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) pour "Dolè". Le CENACI (CEntre NAtional du CInéma gabonais), dirigé par Charles Mensah, s'efforce de soutenir la production de films de réalisateurs gabonais.

Un feuilleton produit en 1994 pour la télévision gabonaise, l'Auberge du Salut, a connu un réel succès dans le pays et a été diffusé dans d'autres pays d'Afrique (Côte-d'Ivoire et Burkina Faso).

Le Gabon compte près d'une cinquantaine d'ethnies. Si les Fang représentent un tiers de la population gabonaise, d'autres ethnies ne comptent guère que quelques centaines d'individus. Culturellement, certaines sont amenées à se fondre progressivement dans la masse et à perdre leur langue et leurs particularités.

Il est difficile de donner une liste exhaustive d'ethnies car certaines ne sont que des sous-ensembles d'autres groupes et tout dépend du niveau de détail auquel on veut parvenir. La langue et les traditions d'une population permettent de la distinguer mais à partir de quel moment une variante locale de dialecte ou de pratiques culturelles est-elle suffisante pour justifier la qualification d'ethnie séparée ? Voici par conséquent une liste non-exhaustive et parfois redondante (un sous-groupe peut être mentionné sous une entrée propre alors que le groupe auquel il se rattache apparaît plus loin).

Plusieurs noms ou orthographes peuvent apparaître pour désigner la même ethnie. En effet, le préfixe Ba est souvent la marque du pluriel dans les langues bantoues si bien que "Bapunu" et "Punu" désigne la même ethnie, envisagée au pluriel ou au singulier. On peut aussi trouver une forme plus ou moins francisée du même nom "Punu" et "Pounou" sont un seul et même mot différemment orthographié.

Depuis 2005, la numérotation téléphonique est sur 8 chiffres (format ABPQ MCDU).

En haut



Campagne du Gabon

La campagne du Gabon ou bataille de Libreville est une campagne militaire qui eut lieu au Gabon, en novembre 1940, pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle se termina par la prise de Libreville au Gabon par les Forces françaises libres sous les ordres du général de Gaulle et la libération de l'Afrique équatoriale française des forces de Vichy.

Le 8 octobre, le général de Gaulle arriva à Douala, avant d'autoriser, le 12 octobre, la mise en place de plans pour l'invasion du Gabon. Il désirait utiliser l'Afrique équatoriale française comme base arrière d'où il pourrait lancer des attaques contre la Libye, contrôlée alors par les forces de l'Axe, mais qui servirait également à surveiller le situation au Tchad, au nord.

Le 27 octobre, les Forces françaises libres traversèrent le Gabon et prirent la ville de Mitzic. Le 5 novembre, la garnison vichyste de Lambaréné capitula, alors que le gros des Forces françaises libres, sous les ordres des généraux Leclerc et Koenig quittaient Douala, au Cameroun français, pour prendre Libreville (Gabon).

Le 8 novembre, le HMS Milford coula le sous-marin Poncelet appartenant aux forces de Vichy. Les hommes de Koenig, comprenant des soldats de la Légion étrangère (avec notamment la 13e demi-brigade), des tirailleurs sénégalais et camerounais débarquèrent à la Pointe La Mondah.

Le 9 novembre, des Lysanders partis de Douala bombardèrent l'aérodrome de Libreville. Koenig rencontra une importante résistance à l'approche de la ville, mais parvint à s'emparer de l'aérodrome. Les Forces françaises libres navales, à bord du l'aviso colonial Savorgnan de Brazza attaquèrent et coulèrent l'aviso colonial Bougainville,.

Le 12 novembre, le reste des forces de Vichy capitula à Port-Gentil. Le gouverneur Masson, par désespoir, alla jusqu'à se suicider.

Le 15 novembre, l'appel personnel de de Gaulle ne convainc pas les hommes de Vichy, qui, avec le général Tetu, sont internés comme prisonniers de guerre au Congo pendant 2 ans avant de se rallier au général Giraud pour la plupart.

En haut



Histoire du Gabon

Le Gabon

Cet article résume l'histoire du Gabon.

Les premiers habitants du Gabon, Pygmées puis peuples bantous, ne sont connus que par des légendes.

Avec l'arrivée des navigateurs portugais, au XVe siècle, on commence à disposer de témoignages écrits sur les populations côtières. Pendant trois siècles, la vie du Gabon fut rythmée par la traite des esclaves entre tribus côtières et marchands européens (Portugais et Hollandais, notamment).

Au XIXe siècle, la France occupa progressivement le pays, à partir de l'Estuaire du Gabon et de l'embouchure de l'Ogooué, grâce à l'action d'explorateurs tels que Victor de Compiègne, Alfred Marche, Pierre Savorgnan de Brazza.

Le Gabon fut une colonie de l'Afrique-Équatoriale française jusqu'à son indépendance en 1960. Depuis 1967, il est dirigé par un même président, Omar Bongo, qui bénéficie de l'exploitation des diverses ressources naturelles du pays.

Des dessins gravés sur roche près du cap Lopez ont été datés de plus de 8000 ans. Les premiers habitants du Gabon sont des Pygmées émigrés d'Afrique centrale. Ils en ont été poussés par les migrations bantoues qui, à leur tour, ont peuplé le Gabon du XIe au XIXe siècle. L’Histoire du pays avant l’arrivée des Européens est une panoplie de récits de chasse, de pêche, de cueillette mais aussi d’agriculture et de guerre des différentes ethnies. Les Mpongwés et les Oroungous occupent les côtes tandis que les Loumbous exploitent le sel et que les Akélés et les Nzebis sont connus pour être de hardis chasseurs d’éléphants. Les dernières populations arrivées (au XIXe siècle), les Fang, constituent de nos jours un tiers de la population du pays.

Le travail de l'historien qui veut étudier le Gabon ancien n'est pas facile. Il ne dispose pas de témoignage écrit et les traditions orales des différents peuples ne sont pas faciles à interpréter. Quelle est la part de la réalité et de l'imagination dans le mythe ? À quand remontent les faits évoqués ? L'archéologie n'est pas non plus d'un grand secours dans la mesure où le climat équatorial et la nature des sols ne permettent pas une bonne conservation des restes humains et des traces de leurs activités. Néanmoins, il reste probablement des découvertes à faire.

Les Portugais furent les premiers Européens à accoster au Gabon, en 1472, sur les bords du Komo. L'estuaire de ce fleuve en forme de caban, un manteau de marin, en portugais gabâo, donna son nom au Gabon. Lopez Gonzalvez, Fernan Vaz, Diego Cam reconnurent le rivage du Gabon. À leur suite, plusieurs autres nations européennes établirent des comptoirs sur les côtes. Des activités commerciales s'y développèrent et aussi bientôt, comme sur les autres côtes occidentales africaines, la traite des noirs mais aussi le commerce de l’ivoire ou du bois d’ébène.Les africains associèrent les techniques des blancs(fusil, écriture) à la sorcellerie. Les premiers esclaves capturés par les Portugais, dès le début du XVIe siècle, furent employés dans les plantations de canne à sucre de Sao Tomé avant que le commerce vers l'Amérique ne devienne prépondérant.

À cause des migrations internes en cours, le Gabon était à cette époque sur la voie d'un équilibrage démographique qui fut perturbé par les Européens. Ces derniers, pour alimenter la traite des noirs, capturèrent et achetèrent des esclaves à des chefs côtiers, lesquels asseyaient ainsi leur prédominance sur d'autres ethnies de l'intérieur du pays. Ce fut une période faste pour les ethnies côtières comme les Mpongwe et surtout les Oroungou qui se constituèrent un royaume dans les premières décennies du XIXe siècle. Ce commerce perdura, même après son interdiction, jusqu'au milieu du XIXe siècle.

Pendant cette période, les Européens ne cherchèrent pas à occuper le pays. Ils se contentaient d'avoir des comptoirs permettant à leurs navires de mouiller en sécurité, d'embarquer les esclaves et les marchandises. Quand un pays européen installait un fortin, c'était plus pour se protéger de ses concurrents que pour coloniser la région. À la fin du XVIe siècle, les Hollandais supplantèrent les Portugais. Mais ils eurent un grave différend avec les chefs mpongwés de l'Estuaire qui détruisirent le fortin qu'ils avaient construit dans l'île de Corisco (1601). En 1698, une nouvelle querelle poussa les Hollandais à détruire plusieurs villages mpongwés.

Le royaume de Loango qui s'étendait de la côte du Congo à la province de la Nyanga fut un grand pourvoyeur d'esclaves. Une partie de ces infortunés était embarquée à bord des navires européens sur le site actuel de Mayumba.

C'est à partir du traité signé entre Louis Édouard Bouët-Willaumez et le souverain Mpongwè nommé Rapontchombo le 9 février 1839 que les Français étendent progressivement leur influence sur le Gabon : ils créent un poste militaire dans l'estuaire du Komo et la future capitale, Libreville, est fondée par des anciens esclaves libérés d'un navire négrier. La naissance de Libreville (1850) est liée à l'incident du navire négrier brésilien Ilizia. En effet, suite à la capture de ce navire négrier plein d'esclaves, les autorités françaises décident de les regrouper dans un village un peu à l'image de ce qui a eu lieu à Freetown. Ainsi, au départ Libreville, nom choisi pour exprimer la liberté acquise par ces esclaves, est constituée dès le départ de 30 esclaves et constituera le fer de lance du processus d'occupation du territoire gabonais par les Français. A la suite de l'action d'explorateurs tels que le Marquis Victor de Compiègne, son ami Alfred Marche, ou encore Pierre Savorgnan de Brazza, les accords avec les groupes de population intérieure se multiplient ainsi que les missions catholiques. En 1886, le Gabon fait partie intégrante de l'empire colonial français par le décret du 26 juillet.

La fixation des frontières du Gabon s'est faite progressivement, d'une part à cause de différends avec le Cameroun allemand, puis d'autre part du fait que, dans le cadre de l'Afrique Équatoriale Française, le Gabon a d'abord été rattaché au Congo français dont Libreville a été la capitale avant de céder la place à Brazzaville en 1910.

La population du Gabon travaille pour la puissance coloniale afin d'exploiter principalement ses ressources forestières. Lors de la construction de la ligne de chemin de fer Congo-Océan, les conditions de travail sont si dures qu'elles provoquent les premières grandes révoltes. Vient ensuite l'exploitation minière qui fut la cause du va-et-vient de la province du Haut-Ogooué entre le Congo et le Gabon en 1925 et 1946.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Gabon se range du côté de la France libre après des affrontements entre colons Gaullistes et vichystes, pendant la bataille du Gabon. En 1946 le pays devient un territoire français d'outre-mer dans le cadre de l’union française et envoie des députés à L’Assemblée nationale en France. En 1958, le Gabon devient une république autonome, et Léon Mba en est élu président.

La réponse du ministre Cornut-Gentille reflétait la pensée du général de Gaulle, qui confia à Alain Peyrefitte : "Nous ne pouvons pas tenir à bout de bras cette population prolifique comme des lapins (…). Nos comptoirs, nos escales, nos petits territoires d’outre-mer, ça va, ce sont des poussières. Le reste est trop lourd". Le général de Gaulle s'expliqua en ces termes sur l'"affaire gabonaise" : " Au Gabon, Léon M'Ba voulait opter pour le statut de département français. En pleine Afrique équatoriale ! Ils nous seraient restés attachés comme des pierres au cou d'un nageur ! Nous avons eu toutes les peines du monde à les dissuader de choisir ce statut".

Le Gabon devint indépendant le 17 août 1960 et en 1961 Léon Mba fut élu président de la République indépendante. Mais la monnaie nationale est fabriquée par la France qui en fixe aussi la valeur.

Le 17 août est devenu la date de la fête nationale du Gabon, qui commémore ainsi la proclamation de l'indépendance du pays par Léon Mba et son accession à la souveraineté internationale, après plus de cinquante ans de colonisation française.

En 1964, Mba essaie d’arranger les élections pour se maintenir au pouvoir. Le 18 février 1964 il fut déposé par l’armée gabonaise et confie le pouvoir à son opposant civil Jean-Hilaire Aubanne. Le 19 août 1964, l'armée française intervient pour remettre Mba au pouvoir. En 1967 il mourut d'un cancer en France et fut remplacé par Albert Bernard Bongo.Bongo qui avait fait son service militaire dans l’armée française, au temps des colonies, qui avait par la suite aussi travaillé pour les services secrets français fut en fait jugés par les experts politiques français, comme celui qui serait le plus apte à défendre les intérêts économiques de celle-ci.

Le 12 mars 1968, ce dernier instaura le monopartisme avec la création du Parti démocratique gabonais. À partir de ce moment et pour une vingtaine d'années, les activités de l'opposition furent cantonnées à l'étranger. L'économie se développa autour de l'exploitation forestière (okoumé), minière (manganèse, uranium) et surtout pétrolière (Elf). En 1973, Bongo se convertit à l'islam et prend pour prénom Omar et en 1974 le Gabon adhère à l'Opep. L'exemple de développement d'infrastructures le plus marquant fut le Transgabonais. L'État fortement centralisé assurait, comme aujourd'hui, l'essentiel de l'emploi national grâce à la rente pétrolière.

À la fin des années 1980, la chute du cours du pétrole plongea le Gabon dans une grave crise économique dont il n'est toujours pas sorti. Les revendications sociales et politiques se multiplièrent. Une conférence nationale pour refonder le pays fut ouverte en 1990.

La conférence nationale de 1990 rétablit le pluripartisme mais depuis toutes les élections furent gagnées par le PDG et contestées par l'opposition. Le changement le plus notable depuis cette démocratisation fut la multiplication des partis qui n'accèdent que peu au pouvoir et la floraison de journaux d'opposition difficilement viables. Le quotidien des gabonais n'a pas lui beaucoup évolué, la situation économique se dégradant même vu que le secteur public se réduit sous la pression des bailleurs de fond (FMI, Banque mondiale) alors que le secteur privé peine à se développer.

La situation ne semble pas favorable à une alternance vu que Omar Bongo a été reélu lors élections présidentielles de 2005 (depuis 2004, Omar Bongo a ajouté à son nom celui de son père, Ondimba).

En haut



Source : Wikipedia