Francophonie

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Posté par talos 20/04/2009 @ 15:07

Tags : francophonie, culture

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Francophonie

Organigramme de la francophonie après la CMF 2005 à Antananarivo. L'OIF est devenue l'opérateur principal de la francophonie en remplaçant l'AUF.

La francophonie désigne un ensemble d'États et gouvernements ayant le français en partage.

Ce terme est plus vague qu'il n'y paraît et son sens varie selon le port ou non de la majuscule. La francophonie (avec un f minuscule) renvoie à la langue française en elle-même et désigne le fait de parler français. La Francophonie (avec un F majuscule) désigne une communauté constituée de populations francophones et renvoie aussi à l'Organisation internationale de la Francophonie. Quant à l"espace francophone", il désigne l' espace où l'on parle français. Dans la question de la francophonie, il faut distinguer les pays où le français est langue officielle (unique ou non), ceux où le français est la langue maternelle d'une grande partie de la population, ceux où il est langue de culture, ceux où il est utilisé par certaines classes sociales de la population, etc. Or, ces catégories ne se recoupent pas. Dans certains pays par exemple, bien qu'étant langue officielle, le français n'est pas la langue maternelle de la population, ni celle couramment utilisée par celle-ci.

Le critère linguistique ne correspond pas toujours au critère de la nationalité, et tous les écrivains de langue française ne sont donc pas de nationalité française.

On estime aujourd’hui le nombre de locuteurs réels du français à environ 200 millions, dans l'ensemble des pays membres de l'Organisation internationale de la Francophonie. Pour certains, le français est la langue maternelle de la grande majorité de la population (France avec ses départements et territoires d'outre-mer, Québec, partie acadienne du Nouveau-Brunswick, zone francophone de l'Ontario, Région wallonne et la majorité des Bruxellois en Belgique, Suisse romande, minorité de Jersey, Val d'Aoste, principauté de Monaco). Pour d'autres, le français est une deuxième ou une troisième langue, comme en Afrique subsaharienne, dont la République démocratique du Congo, premier pays francophone du monde selon certaines sources , au Grand-Duché de Luxembourg, au Maghreb et plus particulièrement en Algérie, qui se trouve être le pays ou l'on parle le plus français après la France (voir tableau en bas de page) et cela malgré sa non-adhésion à l’Organisation internationale de la Francophonie. L'Afrique a été un espace important pour la colonisation, et les traces linguistiques sont encore présentes. Enfin, dans d'autres pays membres de la Communauté francophone, comme au Liban, en Roumanie, où un quart de la population est francophone, le français n'a pas de statut officiel mais il existe d'importantes minorités francophones et grand nombre d'élèves l'apprennent en tant que première langue étrangère à l'école.

Dans certains cas, cette francophonie est due à la géographie. C'est la cas de la Suisse, du Luxembourg, de Monaco. Enfin on évalue à près de 100 millions le nombre de jeunes et d'adultes, dans les pays du monde non membres de la Francophonie, qui apprennent le français au cours de leurs études et formations, en particulier dans les établissements de l'Alliance française et les écoles et lycées français répartis sur les cinq continents.

En outre, on confond parfois la Francophonie (ensemble constitué par les populations francophones) en tant que concept avec l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), organisation beaucoup plus politique et économique que culturelle, qui regroupe un certain nombre de pays qui ne sont pas pour autant ceux où le français est fréquemment utilisé ou reconnu officiellement. C'est d'ailleurs parfois cette Organisation internationale de la Francophonie qui se voit reprocher, à tort ou à raison, des pratiques "néo-coloniales".

La présence de la langue française au Québec est la trace d'une ancienne colonisation sous l'Ancien Régime. Le Québec se revendique de la francophonie, sans du tout rompre le lien de cousinage d'une culture québécoise. Ce phénomène n'est pas sans avoir influencé une réflexion du même type au sein du Mouvement wallon avec le Manifeste pour la culture wallonne, parallèle à ce que l'on découvre aussi dans la Suisse romande et dont Charles Ferdinand Ramuz avait déjà esquissé le sens profond. Cette diversité de la francophonie est d'ailleurs peut-être son plus éclatant atout puisque, par la diversité des formes de vie des locuteurs du français, la francophonie est le seul ensemble linguistique du monde qui puisse se comparer en universalité ou diversité au monde anglophone. Senghor a parlé aussi de négritude dans le contexte de la francophonie. Il y a des citoyens américains qui parlent français en Louisiane.

La Francophonie est donc une communauté de peuples très divers vivant sur les cinq continents et unis par la langue française.

À l'origine, le terme de francophonie a été utilisé de façon purement descriptive par des géographes dès 1871, le mot ayant été « inventé » par Onésime Reclus (1837-1916). Ce n'est pourtant pas qu'après la Seconde Guerre mondiale, à partir d'un numéro spécial de la revue Esprit (1962), qu'une « conscience francophone » s'est développée. Le terme a été particulièrement popularisé par Léopold Sédar Senghor. C'est dès lors dans ce sens qu'il convient de comprendre la francophonie : il s'agit plus de la conscience d'avoir en commun une langue et une culture francophones que de décisions officielles ou de données objectives. C'est une communauté d'intérêt.

En politologie et dans la mondialisation (globalization), la francophonie n'est qu'un des regroupements autour de quelques caractéristiques. L'ALENA, l'APEC sont des regroupements régionaux économiques comme l’Union européenne. La francophonie l'est autour d'une langue première, seconde ou troisième. Ce n'est qu'une tentative de regroupement parmi d'autres, comme l'OPEP pour le pétrole.

La défense de leur identité est une tendance de toutes les cultures. La francophonie constitue donc aussi un cas particulier de l'aspiration de beaucoup d'habitants de la planète à une diversité culturelle. Certains défenseurs de l'idée francophone comme Stelio Farandjis ont aussi vu dans la francophonie le creuset d'un dialogue des cultures allant jusqu'à créer une terminologie spécifique (arabofrancophonie).

Le 20 mars est consacré Journée internationale de la Francophonie.

La Francophonie était rattachée entre 1993 et 1995 au ministère de la culture et de la francophonie (Jacques Toubon).

Aujourd'hui, il existe une cellule de réflexion stratégique de la francophonie au ministère des affaires étrangères et européennes.

L’Unesco a établi un rapport mondial en 2005. L’Agence intergouvernementale de la francophonie a également établi un dossier en 2005.

L'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) est une institution fondée sur le partage d'une langue et de valeurs communes. Elle compte à ce jour 56 États membres de plein droit ou associés et 14 observateurs. Le Secrétaire général, Monsieur Abdou Diouf, est chargé de la mise en œuvre de la politique internationale ainsi que de l'animation et de la coordination de la politique de coopération. Il s'appuie sur un opérateur principal, quatre opérateurs directs et une assemblée consultative.

L'OIF exerce une action politique en faveur de la paix, de la démocratie et des droits de l'Homme et anime dans tous les domaines une concertation entre ses membres. Elle apporte à ses États et gouvernements membres un appui dans l'élaboration ou la consolidation de leurs politiques sectorielles. L'OIF mène des actions de coopération multilatérale, conformément aux grandes missions tracées par le Sommet de la Francophonie.

L'Organisation internationale de la Francophonie collabore en priorité avec de nombreux opérateurs directs de la Francophonie, et les autres institutions de la Francophonie autour de ses activités politiques et de coopération. Elle associe la société civile, et agit en partenariat avec les organisations internationales et régionales.

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Vivre le monde de la francophonie

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Vivre le monde de la francophonie est un événement international où une cinquantaine d'écoles canadiennes de langue française furent jumelées à d'autres écoles ailleurs dans les pays de la Francophonie.

Gilles Vigneault et Marcel Sabourin mirent au point une pièce de théâtre, Léo à Vélo, pour promouvoir une meilleure utilisation de l'eau. La pièce aura été joué par la majorité des délégations d'étudiants canadiens à l'étranger.

Chaque école étrangère produisit sa pièce de théâtre ou un spectacle de danse traditionnelle qui fut interpreté au Canada au moins une fois, à Saint-Hyacinthe, lors de la Grande Fête de la jeunesse, de la culture et du français de février 1999.

Lili Côté et Alain Leblanc composèrent Tout reste à recommencer, interprétée par Lynn Jodoin.

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Organisation internationale de la francophonie

Organigramme de la Francophonie après la CMF 2005 à Antananarivo. L'OIF est devenue l'opérateur principale de la Francophonie en remplaçant l'AUF.

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) est une institution dont les membres (des États ou gouvernements participants) partagent ou ont en commun la langue française et certaines valeurs (comme, notamment, la diversité culturelle, la paix, la gouvernance démocratique, la consolidation de l'Etat de droit, la protection de l'environnement). Elle regroupe une cinquantaine de pays (membres de plein exercice et associés) et une dizaine d’États observateurs, soit plus de 750 millions d’habitants répartis sur les cinq continents.

Le 20 mars de chaque année est célébrée dans le monde la « Journée internationale de la Francophonie ».

Abdou Diouf, ancien président du Sénégal, en est le secrétaire général depuis le IXe Sommet de la Francophonie d’octobre 2002, à Beyrouth, où il a été élu pour quatre ans, succédant ainsi à Boutros Boutros-Ghali. Il a été réélu, le 29 septembre 2006, pour un second mandat par le XIe Sommet de la Francophonie (Bucarest, Roumanie).

Elle s’appuie sur quatre opérateurs directs (l' Agence universitaire de la francophonie, TV5, l’ Université Senghor d'Alexandrie, l’ Association internationale des maires francophones) et une assemblée consultative. Elle coopère avec de nombreuses associations comme l’AFAL, la FIPF, l’UPF, ADIFLOR, etc.

L’OIF veut contribuer à la prévention des conflits au sein de l’espace francophone, favoriser la consolidation de l’Etat de droit et de la démocratie, et agir pour la promotion et l’effectivité des droits de l’Homme dans l’espace francophone. Elle a la volonté de promouvoir la diversité culturelle. Elle est au service de l’éducation et intervient à toutes les étapes de la formation. Elle est aussi au service de l’économie et du développement.

L’Organisation internationale de la Francophonie compte 56 États et gouvernements membres et 14 observateurs.

C’est le Sommet de la Francophonie qui constitue la plus haute instance de l’OIF, il se tient tous les 2 ans. (Ouagadougou, Burkina Faso en 2004, Bucarest, Roumanie en 2006 et Québec, Canada en 2008).

Il existe par ailleurs d’autres organismes de la Francophonie tels que le Conseil international des radios-télévisions d’expression française (CIRTEF) ou le Comité international des Jeux de la Francophonie (CIJF).

L’organisation de la Francophonie pourrait constituer un moyen de mettre en commun le patrimoine francophone, mais dans la pratique cet effort est laissé à l’initiative individuelle des éditeurs. Ceux-ci, pour le moment, concentrent surtout leurs efforts aux échanges entre la France et le Québec.

Le sommet de la Francophonie, instance suprême de la Francophonie multilatérale, la Conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage, se réunit en principe tous les deux ans afin de définir les grandes orientations politiques de la Francophonie.

Après Versailles en 1986, Ville de Québec en 1987, Dakar en 1989, Paris en 1991, Île Maurice en 1994, Cotonou en 1995, Hanoï en 1997, Moncton en 1999, Beyrouth en 2002, Ouagadougou en 2004, Bucarest en 2006, ville de Québec en 2008, le prochain sommet se déroulera à Madagascar en 2010.

Outre la conférence des ministres chargés de la Francophonie, existent la Conférence des ministres francophones de l’éducation nationale des pays ayant le français en partage (CONFEMEN) et la Conférence des ministres francophones de la Jeunesse et des Sports des pays d’expression française (CONFEJES). Le Conseil permanent regroupe des personnalités renommées de différents domaines.

Cette assemblée rassemble des représentants des parlements nationaux.

Le CIJF veille à la mise en place des Jeux de la Francophonie.

Niamey, capitale du Niger, a accueilli la 5e édition du 7 au 17 décembre 2005 (voir ).

Fondée en 1970, sous le nom d’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), cette organisation intergouvernementale est chargée d’intensifier la coopération culturelle et technique entre ses membres, elle intervient comme opérateur principal de la Francophonie dans les domaines suivants : éducation et formation (à l’exception de l’enseignement supérieur), sciences et techniques (à l’exception de la recherche), agriculture, culture et communication (à l’exception de la télévision), droit (à l’exception de la démocratie locale), environnement et énergie. Les domaines exclus précédemment sont de la compétence des autres opérateurs directs.

Créée en 1961, l’Agence universitaire de la Francophonie (anciennement « Association des universités partiellement ou entièrement de langue française ») est une institution multilatérale qui soutient la coopération et la solidarité entre les institutions universitaires travaillant en français, prioritairement avec les pays francophones d’Afrique, du Monde arabe, d’Asie du Sud-Est, d’Europe centrale et orientale et des Antilles. Elle contribue également au développement de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Plus de 500 établissements (universités publiques et privées, instituts d’enseignement supérieur, centres ou institutions de recherche, réseaux institutionnels et réseaux d’administrateurs liés à la vie universitaire), répartis dans les pays appartenant à l’OIF et au-delà, sont membres de l’AUF. À ces membres, il convient d’ajouter un réseau de plus de 350 départements d’études françaises d’établissements universitaires du monde entier. L’ensemble de ces établissements constitue un réseau unique de partenaires que l’AUF fédère et anime à travers ses huit programmes d’actions et de soutien.

L’AUF est présente dans plus de 40 pays, à travers ses bureaux régionaux, ses centres d’accès à l’information, ses campus numériques ou ses instituts de formation. Son siège se trouve à l’Université de Montréal au Canada.

Depuis 1989, l’Agence est un opérateur direct de l’OIF et elle participe, grâce au soutien des états et gouvernements ayant le français en partage, à la construction et à la consolidation d’un espace scientifique en français.

Créée en 1984, la télévision internationale francophone TV5 rassemble des chaînes européennes de langue française (France Télévisions, l’INA, ARTE France, RFO, la RTBF pour la Belgique et la TSR pour la Suisse), ainsi que le consortium de télévision Radio-Canada et Télé-Québec, avec le CIRTEF (Conseil international des radios-télévisions d’expression française).

Diffusant 24 heures quotidiennes dans le monde entier (son audience est estimée à plus de 180 millions de foyers), elle a pour mission de développer des programmes régionaux répondant aux attentes de publics diversifiés.

Fondée en 1979, l’AIMF devient un opérateur direct de la Francophonie lors du Sommet de Cotonou en 1995. Elle a pour mission d’établir entre les maires et les responsables des capitales et des métropoles partiellement ou totalement francophones une coopération étroite dans tous les domaines de l’activité municipale (gestion des collectivités locales, élaboration de programmes d’informatisation, formation du personnel).

Son président actuel est Bertrand Delanoë, maire de Paris (élu président de l’AIMF en 2001).

L’organisation internationale de la Francophonie compte, en 2008, 56 États et gouvernements membres (dont 3 membres associés) et 14 observateurs, répartis en 7 régions du monde. Parlé par 220 millions de locuteurs francophones réels dans le monde (évaluation Organisation mondiale de la Francophonie : 2007), le français a statut de langue officielle, seul ou avec d’autres langues, dans 32 États et gouvernements membres de l’OIF.

La Belgique est représentée dans l'OIF par le gouvernement fédéral et le gouvernement de la Communauté française de Belgique, ces deux gouvernements y ayant chacun le statut de « membres». Néanmoins, la Communauté française a l'exclusivité de la participation belge dans certains domaines, comme par exemple, la représentation parlementaire belge au sein de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie. Les délégations belges sont composées de membres du Parlement de la Communauté Française (ou Communauté Wallonie-Bruxelles) et de membres francophones de la Chambre des Représentants et du Sénat : «L'Assemblée générale de la Section de l'APF de la Belgique/Communauté française/Wallonie-Bruxelles est composée de tous les membres du Parlement de la Communauté française ainsi que des membres de la Chambre et du Sénat appartenant au groupe linguistique français de ces deux Assemblées.» dans les statuts de la section de la Belgique/Communauté française/Wallonie-Bruxelles de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie.

La Région wallonne prend indirectement part à la délégation de la Communauté française mais n'est reconnu comme membre de l'organisation car la plupart des membres du gouvernement de la CFB sont membres du gouvernement wallon. Cette synergie entre les gouvernements communautaire et régional existe depuis le 26 novembre 1996 par la signature d'un accord de coopération. La communauté francophone rassemble les communes francophones de la Région wallonne et les communes bilingues de la région de Bruxelles-Capitale. Toutefois, des francophones vivent également en Région flamande sans y être représentés.

Les gouvernements du Québec (depuis 1971) et du Nouveau-Brunswick (depuis 1977) ont le statut de « gouvernements participants » au sein de l'OIF et de son prédécesseur, l'Agence de coopération culturelle et technique.

Une entente entre les gouvernements du Québec et du Canada est intervenue le 7 novembre 1985 afin de préciser les modalités de la participation des deux ordres de gouvernement aux délibérations des Sommets de la Francophonie. L'entente, qui balise la participation du Québec et du Canada aux sommets, a été étendue au gouvernement du Nouveau-Brunswick.

Les autres provinces et territoires canadiens sont représentés par la participation du gouvernement fédéral.

La France est très influente par la participation de ses associations et organisations non-gouvernementales ou de certains organismes d’État au plan culturel et scientifique qui disposent d’une autonomie de fonctionnement assez large pour leur permettre de travailler dans des domaines de coopération internationale (telles les universités et bibliothèques).

Le statut des collectivités française d’outre-mer disposant d’un gouvernement propre leur permet d’adhérer directement à certaines organisations internationales et d’être parties à certains traités, ce qui leur permettrait d’adhérer directement à l’organisation. Toutefois, ce mouvement est freiné par l’opposition des souverainistes qui y verraient une reconnaissance par le gouvernement français de leur plus grande autonomie. Certains pays français d’outre-mer (et même certains départements d’outre-mer) sont pourtant déjà parties de certains traités internationaux reconnus par la France, notamment en matière de coopération régionale (notamment économique, environnementale ou judiciaire), et tous collaborent largement par leurs structures locales culturelles, de recherche et d’enseignement.

Les États-Unis n’ont pas de langue officielle définie constitutionnellement au plan fédéral, bien que l’anglais soit prédominant et requis dans nombre d’actes de la vie civile, à l’exception de certains États ou comtés où les communautés francophones sont davantage présentes. L’enseignement des langues ne revêt pas de caractère obligatoire pour les résidents même si l’apprentissage de l’anglais est aujourd’hui une condition nécessaire pour l’obtention de la citoyenneté américaine (ces règles dépendent toutefois de l’État de résidence, où d’autres langues sont aussi utilisées localement telles l’espagnol ou l’allemand, et sont officiellement unilingues ou bilingues).

Le droit à l’expression dans sa langue maternelle est cependant reconnu par le droit de recourir aux interprètes, notamment dans les actes judiciaires. Les textes de loi historiques ne sont pas tous rédigés en anglais, et que ceux-ci restent à l’appréciation des juges, l’usage de la jurisprudence étant souvent plus fréquent et fort que les lois.

L’État de Louisiane admet dans sa Constitution le droit à l’usage du français dans les actes civils, y compris pour l’acquisition de citoyenneté (dans d’autres États, l’espagnol est aussi admis, et est même presque obligatoire à Porto Rico). La communauté francophone est également importante en Californie et à New York. La question de l’adhésion à la Francophonie des États de Louisiane, ainsi que du Maine et du Vermont (où les francophones sont nombreux) y est discutée, mais pose problème car de nombreuses autres communautés linguistiques coexistent dans tous les États, et la charte de la Francophonie pose des problèmes liés au conflit d’intérêt avec la politique fédérale à laquelle sont soumis tous les États. Il est à noter que la Louisiane était représentée au sommet de Québec (2008) en qualité d'invité spécial.

Dans les faits, seul Porto Rico possède un statut officiel approuvé constitutionnellement pour une autre langue que l’anglais, car celui-ci dispose d’une autonomie plus large. Pour les autres États, le gouvernement fédéral met un veto à l’adhésion des États à des communautés linguistiques reconnues, car les États-Unis sont formés d’une mosaïque de nombreuses langues (y compris aborigènes) qui dès lors voudraient toutes obtenir un statut spécial pour leur reconnaissance. De fait, la situation actuelle conduit au statu quo, et aucun État, ni le gouvernement fédéral n’a pour l’instant émis le souhait officiel d’adhérer à la Francophonie, pas même à titre d’observateur.

L’Algérie est le troisième pays francophone au monde après la France et la République démocratique du Congo. Il subsiste également une difficulté relative à son indépendance conflictuelle avec la France. Pour l'Algérie, la langue francaise est un héritage culturel riche du colonialisme et par conséquent, elle n'accepte aucun protectorat français sur cet héritage ou l'utilisation de cette langue à des fins protectorales, bien que l’OIF soit totalement indépendante du gouvernement français, dont le poids dans les décisions est pourtant faible face aux autres pays francophones africains tous présents dans l’organisation. Toutefois, l Algérie a participé au sommet de la Francophonie au Québec en 2008, en tant qu'invité d'honneur.

Près de vingt pour cent de la population israélienne pourrait parler le français, selon certains relevés statistiques. De nombreux Israéliens sont d’origine française ou franco-maghrébine. Plusieurs personnalités israéliennes ont exprimé leur désir d’améliorer les relations avec la Francophonie.

Cependant, il s'agit là d'une francophonie qui ne se renouvelle pas, la grande majorité des descendants de ces immigrés n'apprenant pas le français à l'école. En 2002, seuls 55 000 lycéens apprenaient le français, soit moins de 10% de l'effectif total de lycéens, contre par exemple, près de 80 % au Liban (le plus souvent en tant que première langue étrangère), et 100% en Syrie, où le français est devenu obligatoire en 2003.

Or, l’une des difficultés majeures à l’adhésion serait l’hostilité traditionnelle des pays arabophones membres de l’organisation, notamment en raison du conflit israélo-palestinien. En 2006, le Canada est l’un des seuls pays qui soutient les revendications israéliennes aux sein de l'OIF.

En 2007, la CRIF a pris l'initiative de demander à des personnalités politiques de soutenir l’entrée d’Israël dans la Francophonie. Plusieurs candidats à l’élection présidentielle française l'ont soutenu , dont François Bayrou, Corinne Lepage, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.

On estime à environ 20 000 le nombre de locuteurs du Créole Amapa, à base française, dans la région de la capitale Macapa, témoignage d'une ancienne présence française dans la région, le territoire ayant souvent été disputé entre la France et le Brésil.

L'Etat brésilien de l'Amapa a rendu en 1999 obligatoire l'enseignement du Français dans les écoles publiques, suite à une loi fédérale de 1998 obligeant les écoles publiques du pays à enseigner au moins une langue étrangère.

Le choix de l'Amapa pour le français s'explique par une volonté de rapprochement avec la Guyane française, limitrophe, voire même d'une volonté de désenclavement, vu l'isolement pour des raisons géographiques de cet état par rapport au reste du Brésil.

Le Saint-Siège est officiellement désigné comme un État francophone auprès des instances internationales. Il emploie le français comme langue diplomatique officielle.

Le français est une des deux langues officielles dans la Vallée d'Aoste.

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Source : Wikipedia