France Télévisions

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Posté par marvin 04/05/2009 @ 00:09

Tags : france télévisions, industrie des médias, economie

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France Télévisions

Logo de France Télévisions

Patrice Duhamel : Vice-président et directeur général de l'antenne.

France Télévisions est un groupe audiovisuel français, dont le capital est exclusivement détenu par l'État français.

Constitué à partir du rapprochement sous une présidence commune des chaînes télévisées publiques France 2 (ex-Antenne 2) et France 3 (ex-France Régions 3), il comprend notamment, France 5 (ex-La Cinquième) depuis le 2 août 2000, RFO (Réseau France Outre-mer) depuis le 9 juillet 2004, France Ô (ex RFO Sat) depuis le 25 février 2005 et France 4 (ex-Festival) depuis le 31 mars 2005. Ces sociétés nationales de programmes de télévision (et de radiodiffusion dans le cas de RFO), sont des filiales détenues en totalité par France Télévisions SA à l'exception de France 4 détenue par France Télévisions S.A. (89 %) et ARTE France (11 %).

En 2007, le périmètre économique du groupe comprend environ quarante sociétés et emploie près de 11 000 personnes.

Le service public audiovisuel français (dont France Télévisions est héritière avec Radio France) fait partie de l'Union européenne de radio-télévision (UER) depuis 1950. France Télévisions est un des actionnaires fondateurs des chaînes d'information Euronews et France 24.

La deuxième chaîne et la troisième chaîne de l'ORTF ont émis respectivement pour la première fois le 18 avril 1964 et le 31 décembre 1972. Le 6 janvier 1975, suite au démantèlement de l'ORTF prévu par la loi n° 1974-469 du 7 août 1974, la deuxième chaîne devient Antenne 2 (A2) et la troisième devient France Régions 3 (FR3).

Les décrets n° 1982-790 et 1982-791 du 17 septembre 1982 transforment Antenne 2 et France Régions 3 en sociétés nationales de programme de télévision. La loi n° 1989-532 du 2 août 1989, tout en dotant d'un président commun Antenne 2 et FR3 maintient la séparation juridique des deux chaînes.

Le 7 septembre 1992, Antenne 2 et FR3 changent de nom et deviennent respectivement France 2 et France 3. Elles sont désormais regroupées au sein de France Télévision. Toutefois, France Télévision (sans « s ») n'est qu'une dénomination commerciale ne correspondant à aucune entité juridique. Le rapprochement entre les deux chaînes suscite l'apparition progressive d'une « présidence commune » (favorisé par les très larges pouvoirs reconnus au président dans les statuts de chaque chaîne), groupant un état-major de plus en plus substantiel autour du président, et le recours à diverses formules pour assurer la coordination des chaînes. Des directions communes sont ainsi mises en place dans des domaines décisifs de la programmation et des services communs sont créés pour gérer des questions cruciales, comme la politique des sports ou la politique des programmes de divertissement. La politique de programmation des deux chaînes est harmonisée.

NB : Précédée brièvement par Télé emploi du 28 mars au 17 avril 1994, La Cinquième a diffusé ses premiers programmes le 13 décembre 1994. Société nationale de programme détenue également par l’État, elle restera néanmoins séparée totalement des deux autres chaînes du service public jusqu’à son intégration au groupe France Télévisions en 2000.

La loi n° 2000-719 du 1er août 2000 a permis, d'une part, de fixer le cadre juridique du groupe France Télévisions et, d'autre part, de créer la société holding France Télévisions S.A. permettant de regrouper les sociétés nationales de programme télévisé ainsi que toutes leurs filiales rattachées. Elle porte également le mandat du président de trois à cinq ans.

France Télévisions est une société anonyme soumise à la législation sur les sociétés anonymes (sous réserve des lois spécifiques la régissant) dont les statuts ont été approuvés par décret n° 2000-846 du 31 août 2000 (modifié par le décret n° 2001-1328 du 27 décembre 2001). Elle a été immatriculée au registre de commerce le 6 septembre 2000, mois où a eu lieu l’apport de l’intégralité des titres de France 2, France 3 et La Cinquième par l’État. Les transferts d’actifs à la société holding sont intervenus sur la période décembre 2000-mars 2001.

Dotée d’un capital social de 197 540 M€ réparti en 12 958 173 actions, elle est soumise au contrôle économique et financier de l’État avec qui elle a conclu, le 20 décembre 2001, un premier contrat d’objectif set de moyens (COM) pluriannuel. Ce contrat, qui arrivait à terme en 2006, a été renouvelé le 30 avril 2007 seulement, mais couvre la période 2006-2011.

France Télévisions S.A. a la responsabilité d'harmoniser la stratégie globale du groupe. Le conseil d'administration de la société holding répartit les moyens financiers publics entre les filiales du groupe et en assure son équilibre financier. Le Conseil d'administration nomme également les directeurs généraux des chaînes de programmes. Cette société holding n'est pas une société tête de groupe qui définirait et conduirait la stratégie de ses filiales : les directeurs généraux des chaînes de programme restent les vrais mandataires sociaux de leurs sociétés.

La société holding suggère également la conduite des actions de développement ou de diversification, et harmonise la politique globale en matière de programmes : politiques de production, coproductions, acquisitions, harmonisation des grilles ainsi que l'adaptation aux nouvelles technologies. La charte d'organisation du groupe mise en place en 2000 repose sur les principes de l'autonomie des sociétés filiales, d'une harmonisation renforcée et d'une collégialité dans le pilotage de la gestion du groupe.

France Télévisions S.A. s'articule autour de sept directions spécifiques : stratégie des programmes, diversification, finances, ressources humaines, communication, relations institutionnelles et audit interne. Cinq directions sont communes à France Télévisions et aux chaînes : études, sports, juridique, relations internationales et achats de programmes.

Le lundi 7 janvier 2002, un nouvel habillage homogène des chaînes du groupe France Télévisions apparaît à l’antenne. Conçue par la société Gédéon pour un coût de près de 2,3 millions d’euros, la nouvelle identité visuelle se veut proche des déclinaisons de la télévision publique britannique.

À la demande de Patrick de Carolis, élu PDG de France Télévisions en juillet 2005, un audit du groupe est mené de septembre à décembre 2005 grâce aux moyens internes du groupe (DRH, Direction financière et autres). Il débouche le 25 janvier 2006 sur un état des lieux sévère contesté tant par Marc Tessier, précédent PDG de France Télévisions, que par les organisations professionnelles de salariés du groupe (SNRT-CGT, SNJ-CGT). Evoqué pour la première fois lors de la présentation par Patrick de Carolis de son projet au CSA, l’audit interne présente la situation du groupe public en scindant ses conclusions en “points préoccupants” et “points positifs”.

En septembre 2007, le groupe public étudie l'hypothèse d'une réforme en profondeur, avec notamment la fusion - par voie législative - de France Télévisions SA, holding du groupe, et des chaînes de service public (France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO) au sein d'une même société à l'horizon 2012, époque à laquelle France Télévisions, en raison du basculement au tout numérique, sera plongé dans un univers de concurrence renforcé, avec la montée en puissance de médias non traditionnels. L'une des pistes de réflexion est de faire évoluer les statuts de France Télévisions afin qu'ils s'apparentent à ceux de la BBC.

Le 7 avril 2008, les antennes du groupe France Télévisions évoluent, le groupe audiovisuel public souhaitant renforcer l'identité de ses chaînes et améliorer la cohérence de ses antennes : les formes du logo France Télévisions sont mises en volume et chaque fenêtre, qui symbolise une des cinq chaînes publiques, adopte sa couleur. Rouge pour France 2, bleu pour France 3, violet pour France 4, vert pour France 5, et orange pour France Ô. Le slogan du groupe reste inchangé : « France Télévisions : vous avez tous les choix. » Le précédent logo ne contenait que quatre fenêtres. En outre, le 16/9e va s'imposer sur France Télévisions progressivement. Les antennes de France 2 et France 5 basculent le même jour dans ce format. France 3, en raison des multiples régies qui diffusent la chaîne, passe progressivement au 16/9e et France 4 le 3 juillet 2008.

Le 25 juin 2008 Nicolas Sarkozy annonce qu'il souhaite que le président de France Télévision ne soit plus nommé par le CSA mais directement par le chef de l'État. Il a aussi annoncé que la fin de la publicité sera compensée par deux taxes, l'une de 3% sur les recettes publicitaires des chaînes privées, rapportant 80 millions d'euros, et l'autre de 0,9% sur les chiffres d'affaires des opérateurs télécoms, rapportant 400 millions d'euros.

Ce total s'élève à 480 millions d'euros alors que la publicité rapportait jusque là 800 millions d'euros par an à France Télévision.

Le PDG de l'entreprise Patrick de Carolis a déclaré le 2 juillet sur RTL que « le compte n'y était pas » concernant le financement de la suppression de la publicité dans l'audiovisuel public.

Le PDG de France Télévision a estimé a cette occasion que sa chaîne ne devrait pas accepter d'émission imposée de l'extérieur et insisté sur la notion d'indépendance des rédactions de France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO.

Le Forum des sociétés de journalistes, qui rassemble 25 SDJ, s'est de son côté inquiété d'une « incroyable régression dans la vie démocratique et médiatique », après l'annonce de la nomination du président de France Télévisions par l'exécutif.

Dans une tribune au quotidien Libération intitulée "Ni pub mais soumise", les sociétés des journalistes de France 2 et de la rédaction nationale de France 3 ont dénoncé le 1er juillet "un projet de financement bâti sur du sable".

Le 5 janvier 2009, la publicité est supprimée du service public entre 20h et 06h par décision du conseil d'administration du groupe. Le projet de loi a été adopté par les députés le 17 décembre 2008 après 80 heures de débats, mais la loi n'a pourtant encore été ni examinée ni votée par le sénat. Le Sénat en débute l'examen le 7 janvier 2009.

Logo du 7 septembre 1992 au 7 janvier 2002.

Logo du 7 janvier 2002 au 7 avril 2008.

Logo multicolore depuis le 7 avril 2008.

Le siège de France Télévisions S.A. se trouve 7, esplanade Henri de France à Paris XVe, dans un bâtiment conçu par l'architecte Jean-Paul Viguier. Édifié de 1994 à 1998, il développe 57 100 m² de superficie et atteint 35 mètres de hauteur. Entre mai et septembre 1998, France Télévision s'y est installée après avoir quitté l'avenue Montaigne (Antenne 2, France 2) et le cour la Reine (FR3, France 3) dans le VIIIe.

La gare du RER C, Boulevard Victor - Pont du Garigliano se trouve sous l'esplanade. La station du tramway T3 est située devant l'entrée du siège boulevard Valin.

Un deuxième bâtiment est actuellement en construction sur une parcelle adjacente au sud. Il est destiné à abriter les sièges de France 4 et France 5. Les travaux de ce dernier ont été récemment suspendus car des ruines gallo-romaines ont été découvertes.

Toutes les sociétés significatives dans lesquelles France Télévisions S.A. exerce, directement ou indirectement, un contrôle exclusif sont consolidées par intégration globale. Les sociétés significatives dans lesquelles le groupe exerce une influence notable sont consolidées par équivalence. Cette méthode consiste à retenir dans les comptes consolidés la part de capitaux propres et de résultat correspondant au pourcentage d’intérêt direct ou indirect détenus par la société mère. Le principe de l’intégration fiscale consiste à faire reprendre par la société tête du groupe fiscal France Télévisions SA, les produits et les charges d’impôt transférés par les filiales intégrées. L’intégration fiscale est neutre pour les filiales concernées. Les déficits des filiales, mis en regard de profits d’autres filiales dans le processus d’intégration fiscale, font l’objet d’une provision couvrant le risque de la holding de devoir ultérieurement payer de l’impôt à la hauteur des déficits utilisés. Au 31 décembre 2006, il n’existe pas de filiales étrangères dans le périmètre du groupe France Télévisions.

Chaînes nationales de service public : France 2, France 3, France 4, France 5 et France Ô. Chaînes thématiques françaises : Gulli, Planète Juniors, Planète Thalassa, Planète Justice et Mezzo; RFO (Le Réseau France Outre-mer) : RFO Guadeloupe, RFO Guyane, RFO Martinique, RFO Mayotte, RFO Réunion, RFO Saint-Pierre et Miquelon, RFO Polynésie, RFO Nouvelle Calédonie, RFO Wallis-et-Futuna; Chacun diffusant une chaîne propre à sa collectivité (Télé Pays) et une chaîne reprenant les programmes des chaînes nationales (Tempo) sauf à Mayotte et Wallis; Productions cinématographique : France 2 cinéma, France 3 cinéma, MFP; Publicité : France Télévisions Publicité, Médi@exchange; International : EuroNews (chaîne d'information européenne), TV5MONDE (chaîne francophone internationale), ARTE (chaîne culturelle franco-allemande), CFI (Canal France International), France 24 (chaîne d'information internationale française); Internet : France Télévisions Interactive; Édition/Distribution : France Télévisions Distribution.

Le montant du produit de la redevance audiovisuelle (ressources publiques) est réparti par l’État entre France Télévisions, Radio France, Radio France Internationale, ARTE France et l'Institut National de l'Audiovisuel (INA).

Aux termes du IV de l’article 53 de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée, “le montant des ressources publiques allouées à la société France Télévisions est versé à cette société qui l'affecte intégralement, dans les conditions définies par le contrat d'objectifs et de moyens, aux sociétés France 2, France 3 et France 5 et Réseau France Outre-mer ainsi qu'aux filiales mentionnées au dernier alinéa du I de l'article 44 ”, c’est-à-dire aux sociétés “ayant pour objet d’éditer des services de télévision diffusés en mode numérique ne donnant pas lieu au paiement d’une rémunération de la part des usagers et répondant à des missions de service public définies à l’article 43-11 et par leurs cahiers des charges’’.

Conformément aux orientations définies dans son cahier des charges, la chaîne France 4, que France Télévisions contrôle à 93,95 % par ses participations directes et indirectes (via ARTE France), est diffusée sur la TNT. C’est dans ce cadre que la nouvelle chaîne publique est financée par la redevance depuis 2005.

Au sein du périmètre France Télévisions, les sommes versées par l’État au titre de la redevance audiovisuelle bénéficient donc uniquement aux sociétés nationales de programme et à la filiale France 4 (ex Festival), à l’exclusion de toute autre société du groupe.

Le COM conclu le 2 mars 2007 prévoit une augmentation de 3 % en moyenne par an du budget alloué par l'État à France Télévisions. En 2008, première année du contrat, ce pourcentage sera même de 3,5 % permettant de compenser les dépenses qui atteindront un pic pour assurer le passage de l'analogique au numérique d'ici à 2011. En 2009 et 2010, cette augmentation sera respectivement de 2,9 et 2,6 %.

La convention collective de la communication et de la production audiovisuelles (CCCPA) signée le 31 mars 1984, qui concerne les personnels techniques et administratifs (PTA) ne s’applique pas à l’ensemble du groupe, contrairement à une convention de branche. Elle touche les salariés de France 2, France 3 et RFO mais pas ceux de France 5, ni ceux de la holding France Télévisions et, semble-t-il, pas d’avantage ceux de France 4.

L’avenant audiovisuel à la convention collective nationale du travail des journalistes (CCNTJ), signé le 9 juillet 1983 touche l’ensemble des journalistes du groupe, cette dernière étant, pour sa part, une convention de branche étendue.

La Cinquième a, dès l’origine, adopté un système original, caractérisé par une grande souplesse : absence de grilles, absence d’automatismes, carte des métiers. Malgré son intégration dans le groupe France Télévisions, France 5 continue d’appliquer son propre accord d’entreprise.

Dès lors que le législateur se prononçait clairement pour la constitution d'un groupe public de télévision et dotait France Télévisions de la personnalité morale et de pouvoirs étendus de direction sur les sociétés du groupe, l’éventualité d’une négociation sociale se situant au niveau du groupe, et non plus au niveau de chacune des sociétés le composant, devait être envisagée. À l’heure actuelle, cette question n’a pas reçu de réponse concrète. Elle se heurte aux fortes particularités qui caractérisent chacune des sociétés. Le risque d’un alignement systématique des dispositions sur les plus coûteuses d’entre elles demeure suffisamment important pour que cette question soit traitée avec une grande prudence.

Néanmoins, l’harmonisation des usages qui ne relèvent pas des conventions collectives et des systèmes de prévoyance a été entreprise par la direction financière au cours de la première année d’exercice de l’équipe de Carolis.

Dans le cadre de la TNT, France 2, France 3, France 4, France 5 ont été groupées en mars 2005 sur un même multiplex au sein de la Société de Gestion du Réseau 1 (GR1) avec ARTE et La Chaîne parlementaire. Société par action simplifiée créée le 22 septembre 2004, GR1 finalise les contrats cadres de diffusion avec les opérateurs techniques du réseau, assure la répartition de la ressource radioélectrique entre les chaînes ainsi que la répartition des charges financières et de facturation. Le 19 décembre 2006, le CSA a décidé, en application de l'article 22 de la loi du 30 septembre 1986 modifiée, de réorganiser les multiplex utilisés pour la diffusion de la télévision numérique terrestre conformément au souhait du ministre de la Culture et de la Communication, en déplaçant France 4 du R1 vers le R2 (Société des Nouvelles télévisions numériques), dans l'intérêt d'une utilisation rationnelle du domaine public et de la nécessité d'assurer le développement des télévisions locales sur la TNT qui trouveront ainsi une place sur le R1 ; Dans les faits, France 4 a basculé du R1 vers le R2 le 13 septembre 2007 à 6 heures cédant la place, d’une part, à 18 chaînes locales ou à un second décrochage régional de France 3 en province et, d’autre part, à France Ô (qui inaugure sa diffusion TNT le 24 septembre suivant) en Île-de-France.

Les bouquets commerciaux privés de télévision de diffusion et de distribution ont une obligation de reprise des chaînes télévisées du service public, mais sans gratuité assurée.

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France 2

Logo france2 2008.png

France 2 est une chaîne de télévision généraliste française de service public créée en 1963. Appelée Antenne 2 de 1975 à 1992, la chaîne prit finalement le nom de France 2, pour mieux marquer son adhésion au groupe France Télévisions. Sa couleur historique est le rouge, qui se retrouve sur les logos de tous les journaux télévisés de France 2.

Aujourd'hui, elle est la deuxième chaîne de télévision en France, derrière TF1.

La deuxième chaîne de la Radiodiffusion-télévision française (RTF) émet pour la première fois de façon expérimentale le 21 décembre 1963. Son inauguration officielle a lieu le 18 avril 1964, moins de deux mois avant avant son intégration dans le nouvel office public rebaptisé ORTF. Elle n'est reçue que par 20% des Français. Au même moment, Denise Fabre est engagée comme speakerine de la deuxième chaîne. Le 15 septembre 1966, le journal télévisé fait son apparition sur la deuxième chaîne avec Vingt-quatre heures d'actualités présenté par Jean Lanzi sous la direction de Louis Roland Neil. Le 6 avril 1967 débutent les Dossiers de l'écran d’Armand Jammot.

Le codage couleur français au standard SECAM IIIB norme L à 625 lignes, inventé par l'ingénieur Henri de France, entre en vigueur en juin 1967 et le dimanche 1er octobre à 14h15, la deuxième chaîne passe à la couleur. Le 10, elle diffuse la série américaine Mission impossible. Les Shadoks, série animée de Jacques Rouxel et René Borg, commencent à pomper le 29 avril 1968. En avril 1970, les actualités régionales sont proposées simultanément sur la première et la deuxième chaîne, puis sur la deuxième et la troisième chaîne à partir de 1972. La publicité de marque est introduite sur la deuxième chaîne en janvier 1971.

En janvier 1972, Armand Jammot remplace Le mot le plus long par Des chiffres et des lettres et Jacques Chancel lance Le Grand Échiquier le 12 janvier. Le 3 juillet, la loi sur le statut de l'ORTF créé deux chaînes distinctes.

Les grandes séries en couleur de l'ORTF débarquent sur la deuxième chaîne au début des années 1970. Arsène Lupin ouvre le bal le 18 mars 1971, suivi des Rois maudits du 21 décembre 1972 au 24 janvier 1973 réalisé par Claude Barma et adapté de l'œuvre de Maurice Druon par Marcel Jullian, puis des Brigades du Tigre le 21 décembre 1974.

Suite au choc pétrolier de 1974, les émissions doivent s'arrêter à 23 heures pour cause d'économie d'énergie.

La société nationale de programmes de télévision Antenne 2 naît le 1er janvier 1975, date effective d’application de la loi du 7 août 1974. Selon cette loi, l’Office de radiodiffusion télévision française (ORTF) est divisé en sept organismes autonomes dont trois sociétés nationales de programmes de télévision : Télévision Française 1 (TF1), Antenne 2 et France Régions 3 (FR3), la Société française de production (SFP), Télédiffusion de France (TDF), Radio France, et l’Institut national de l’audiovisuel (INA). Le monopole d’État est maintenu. Les programmes débutent le 6 janvier 1975. Chacune des sociétés est placée sous la tutelle du Premier ministre. À la demande du gouvernement, la rédaction de la première chaîne, jugée trop « agitée » et irrévérencieuse, passe sur la deuxième chaîne dont l’audience plus confidentielle lui donnera moins d’importance. En fait, cette interversion a eu lieu en septembre 1972, sous Pompidou : 24 Heures sur la deux, le jt de la 2 est transféré avec son équipe sur la une (24 Heures sur la une) et information première perd la plus grosse partie de son équipe le reste partant sur la 2 : création d’INF2. Ces deux programmes d’information durent jusqu’au 6 janvier 1975.

Le 6 janvier 1975, Antenne 2 (dont le sigle est A2), dirigée par Marcel Jullian, commence ses programmes. Son audience reste plus confidentielle que sur TF1, ce qui lui permet de tenter des expériences et programmes nouveaux, tels Récré A2 ou Apostrophes ou d’user d’un ton moins conventionnel dans ses journaux télévisés. Le 5 mai 1981, le débat opposant Valéry Giscard d’Estaing à François Mitterrand pour le deuxième tour de l’élection présidentielle, arbitré par Jean Boissonnat et Michèle Cotta est diffusé simultanément sur TF1, Antenne 2 et FR3.

En 1983, grâce au ton nouveau de ses journaux télévisés (Christine Ockrent) et d’émissions de divertissement de qualité comme, Champs-Élysées , la Chasse aux trésors ou Récré A2, l’audience d’Antenne 2 finit par dépasser celle de TF1. Cette tendance perdure jusqu’à la privatisation de TF1 en 1987. Des formats nouveaux apparaissent, comme Châteauvallon le 4 janvier 1984, premier télé-roman français inspiré de Dallas qui sévit sur la chaîne concurrente, ou Maguy, premier sitcom français avec Rosy Varte et Jean-Marc Thibault lancé en février 1985. Antenne 2 est également la première chaîne française à proposer un programme le matin dès 6h30 avec Télématin à partir du 7 janvier 1985 alors que les programmes de ses deux concurrentes ne débutent que vers 10 ou 11 heures.

Antenne 2 ne voit pas venir la remontée en puissance de TF1 aidée par son nouveau PDG Hervé Bourges, qui lance Cocoricocoboy en access prime-time, le mini-journal de Patrice Drevet et redonne surtout à l’information de la Une une attitude de leader dès janvier 1985 avec l’arrivée de Bruno Masure et Claude Sérillon (remplacé ensuite par Marie-France Cubadda).

Septembre 1987 est marquée par les grilles de rentrée offensives et extrêmement commerciales de TF1 et de La Cinq. Antenne 2 commence alors un inexorable déclin qui la mène de 40 % d’audience en 1986 à 21 % en 1991, quand TF1 plafonne entre 40 et 45 % et La Cinq autour de 10 à 13 %.

Le 28 avril 1988, le débat entre les deux candidats au deuxième tour de l’élection présidentielle, Jacques Chirac et François Mitterrand, est retransmis en simultané sur Antenne 2 et TF1.

Dans un souci de renforcement de l’audiovisuel public face à la concurrence privée, le CSA réunit par la loi des 2 et 10 août 1989 Antenne 2 et FR3 sous une présidence commune en la personne de Philippe Guilhaume, contraint à la démission le 19 décembre 1990 par le ministre de la Culture Catherine Tasca et remplacé par Hervé Bourges.

Le 14 septembre 1991, Antenne 2 est la première chaîne française à diffuser un nouveau genre de programme importé des États-Unis, le reality show, avec La Nuit des héros tous les vendredis à 20h50.

Afin d'essayer de reconstruire un groupe public fort face aux télévisions commerciales et pour lui donner une cohésion, les chaînes de service public prennent le nom de France Télévision le 7 septembre 1992 : Antenne 2 devient France 2 vers 6 h 30 avant le Télématin et FR3 devient France 3.

Après la sortie du livre de Pierre Péan, Une jeunesse française, Jean-Pierre Elkabbach, PDG de France Télévision, interroge François Mitterrand sur France 2 le 12 septembre 1994. Le 3 novembre, le député Alain Griotteray dénonce à l’Assemblée nationale les contrats exorbitants consentis par Jean-Pierre Elkabbach aux animateurs-producteurs de France 2 (Jean-Luc Delarue, Nagui et Arthur), provoquant le remplacement du PDG par Xavier Gouyou-Beauchamps le 2 juin 1996 sans remettre en cause pour autant ces contrats.

Le 31 mars 1998, France Télécom et France 2, lancent Mezzo, chaîne thématique consacrée à la musique, à la danse et à l'opéra en remplacement de la chaîne France Supervision.

En août 2000, l’arrivée de La Cinquième transforme le groupe public en France Télévisions auquel s’est adjoint ensuite RFO (Réseau France Outremer depuis juillet 2004) et France 4 (ex-Festival) en mars 2005.

Selon le numéro 549 du magazine hebdomadaire Marianne (revue) paru le 27 octobre 2007, France 2 serait aujourd'hui le navire amiral du groupe France Télévisions et essaye tant bien que mal de respecter ses obligations de service public tout en affrontant sa principale concurrente, TF1.

France 2 est diffusé en HD sur la TNT et le cable satellite depuis le 30 octobre 2008.

À partir du 7 septembre 1992 (France 2), voir les dirigeants de France Télévisions.

Le capital de France 2 est détenu à 100 % par le groupe public France Télévisions SA.

Seule chaîne exclusivement généraliste du service public, France 2 offre une programmation diversifiée, destinée à atteindre un large public. Cette position lui « assigne l'ambition de jouer dans les domaines de l'information nationale et internationale, de la création, du divertissement et de l'événement, un rôle d'entraînement en matière de qualité et d'innovation pour l'ensemble du secteur audiovisuel ».

Le premier siège de la deuxième chaîne était situé au 13-15, rue Cognacq-Jay à Paris, qui regroupait tous les services de télévision de l'ORTF.

Conservé par TF1 après la scission de l'Office en 1975, Antenne 2 part s’installer au 22 avenue Montaigne dans le VIIIe arrondissement de Paris. Toutefois pendant quelques années (1975-1982 environ), TF1 et Antenne 2, chaînes publiques concurrentes, se partageaient le même bâtiment et des studios voisins pour leurs journaux télévisés retransmis depuis Cognacq-Jay jusqu'au déménagement complet d'Antenne 2 au 22 avenue Montaigne. À la même époque, l'adresse du 5/7 rue de Montessuy à Paris était aussi donnée aux téléspectateurs.

Le 15 août 1998, France 2 intègre le nouveau siège de France Télévision au 7, esplanade Henri de France dans le XVe arrondissement.

Voici une liste de séries emblématiques qui sont ou ont été diffusées sur la deuxième chaîne de l'ORTF, sur Antenne 2 puis France 2.

France 2 est diffusée par le réseau terrestre analogique et numérique français. Elle bénéficie en plus d'une couverture portée à 100 % par le biais de la diffusion analogique et numérique via le satellite Atlantic Bird 3. En tant que chaîne publique, tous les câblo-opérateurs, bouquettistes satellites et FAI ont obligation de la reprendre dans le service de base de leurs réseaux.

France 2 est en SD et en HD dans l'offre du service TNTSAT via Astra 1.

Le canal fut diffusé en Tunisie à la place de RTT 2 de juin 1989 à octobre 1999 et est également diffusé depuis 30 ans dans le nord de l'Italie. Ses émissions sont aussi largement relayées dans le monde entier par le biais de TV5Monde.

Depuis le 7 avril 2008, la chaîne est intégralement diffusée au format 14/9 sur le réseau terrestre analogique et en 16/9 sur la TNT et Numéricable.

Depuis le 27 juin 2008, France 2 est disponible en version haute définition sur les réseaux TV ADSL, le satellite sur CANALSAT et le câble sur Numéricable.

Selon Michel Bouvard, député UMP de Savoie, l'existence de France 2 en tant que chaîne de service public n'est pas justifiable. Un certain nombre de députés de l'actuelle majorité prône notamment la privatisation de la chaîne, au regard de ce qu'elle coûte aux Français en impôts (cf. article sur la redevance audiovisuelle) et de la similitude croissante de ses programmes avec ceux des autres chaînes privées. Selon d'autres opinions, la France, comme tous les pays européens se doit de conserver un service public ambitieux et de qualité. La BBC au Royaume-Uni demeure un service public fédérateur et produisant de nombreux programmes de bonne facture, dans un pays au demeurant très libéral.

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France 24

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France 24 est une chaîne de télévision française d’information internationale en continu 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

France 24 a été lancée le 6 décembre 2006. Elle a pour principaux concurrents l'américaine CNN, la britannique BBC World, la paneuropéenne EuroNews, l’allemande Deutsche Welle ou encore la qatarienne Al Jazeera. Elle se veut d'ailleurs une « CNN à la française », selon les propos de Renaud Donnedieu de Vabres, alors ministre de la Culture.

En 1987, Jacques Chirac, alors Premier ministre, exprime le désir de voir naître une chaîne française d’information internationale et commande un rapport sur l’audiovisuel extérieur français, qui fait ressortir sa fragmentation (RFI, TV5, mais aussi, dans une certaine mesure, RFO, etc.), sa mauvaise organisation et son peu d’efficacité.

Avec le changement de majorité intervenu en 1988 et la nomination de Michel Rocard comme Premier ministre, le gouvernement lance un nouvel instrument Canal France International (CFI), banque de programmes destinée à fournir des programmes français pour l’étranger et en particulier l’Afrique, bientôt doublée d’une chaîne de télévision.

La guerre du Golfe en 1990-1991, relayée dans le monde par CNN International, révèle la puissance des chaînes d’information internationales et leur rôle dans la formation de l’opinion. Philippe Seguin souhaite alors la création d’un équivalent français.

En 1996, après 19 rapports en 10 ans, le Premier ministre Alain Juppé demande à Jean-Paul Cluzel, inspecteur général des finances, alors président de RFI, de concevoir un projet de chaîne française d’information internationale. Jean-Paul Cluzel propose en 1997 de réunir TV5, RFI et CFI au sein d’une société baptisée Téléfi. Le gouvernement décide de suivre cette recommandation. Mais avec le retour au pouvoir de la gauche à la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale en 1997, le nouveau ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine, choisit de favoriser plutôt le développement des instruments existants et en particulier TV5 qui, sous l’impulsion de ses présidents successifs, Jean Stock puis Serge Adda, développe sa capacité de produire des programmes propres, notamment des journaux d’information, pour lesquels la chaîne constitue sa propre rédaction.

Avec, en outre, la création d’EuroNews en 1993, le dispositif de présence audiovisuelle de la France à l’étranger devient chaque jour plus complexe, plus éclaté et plus coûteux, sans pour autant pouvoir s’appuyer sur une véritable chaîne d’information internationale en continu, à l’image de CNN International ou de BBC World.

Des réflexions sont parallèlement engagées auprès du Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, dont un proche conseiller, Dominique Ambiel, anime un groupe de travail ad hoc où l’on trouve des hauts fonctionnaires et des professionnels de l’audiovisuel comme Patrice Duhamel et Norbert Balit. Enfin, en décembre 2002, une mission parlementaire d’information présidée par François Rochebloine, député UDF de la Loire, se saisit à son tour du sujet, sans que le gouvernement l’ait d’ailleurs souhaité. Les crises afghane puis irakienne confortent les autorités dans le projet, d’autant qu’en février 2003, CNN, Fox News et MSNBC censurent les longs applaudissements enthousiastes de l’assemblée du conseil de sécurité des Nations unies à la suite du discours de Dominique de Villepin à propos du conflit en Iraq.

Lors de la clôture de l’appel d’offres le 22 avril 2003, trois candidats ont répondu : France Télévisions et RFI défendent ensemble un projet entièrement public ; le Groupe TF1 propose une version internationale de LCI ; le Groupe Canal+ veut créer une news factory pour alimenter sa filiale i>Télé, déjà présente dans 47 pays mais fortement déficitaire.

Un mois plus tard, la mission parlementaire rend ses conclusions, à l’unanimité de ses membres, représentant tout l’éventail des sensibilités politiques présentes à l’Assemblée nationale. Le consensus se forme autour de la création d’un groupement d'intérêt public (GIP) rassemblant l’ensemble des acteurs publics (France Télévisions, RFO, RFI, TV5 et AFP), dans le but de lancer la chaîne fin 2004.

Ignorant le travail de la mission parlementaire, qu’il n’avait d’ailleurs pas sollicité, le gouvernement demande à un député, d’ailleurs membre de la mission, Bernard Brochand, d’élaborer un schéma opérationnel à partir des propositions reçues en réponses à l’appel d’offres. Bernard Brochand tente de rapprocher Canal+ et TF1 mais n’y parvient pas. Il propose alors de rapprocher TF1 et France Télévisions, en écartant RFI, pour créer une chaîne détenue à 50 / 50 par le groupe privé et le groupe public, provisoirement baptisée CF2I ou CFII. Le parlementaire fait valoir que la nouvelle chaîne pourra ainsi bénéficier de l’expérience et des moyens (notamment à l’étranger), des deux principaux acteurs français en matière d’information télévisée : TF1 et sa chaîne d’information nationale LCI, France Télévisions avec les rédactions de France 2 et de France 3.

Tout semble prêt. Lors de ses vœux à la presse en janvier 2004, Jacques Chirac émet le souhait d’un lancement en fin d’année mais différents mécontentements se cristallisent. Les députés de la mission d’information sont furieux que le schéma qu’ils ont proposé ait été écarté, sur la base d’un rapport confié à l’un des leurs. Les syndicats de France Télévisions stigmatisent l’alliance avec le privé, qu’ils dénoncent comme « le mariage de la carpe et du lapin », et le refus de soumettre la chaîne aux très protectrices conventions collectives de l’audiovisuel public, tandis que RFI est vexée de ne pas être associée au projet. "Parrain privé, chaîne publique", pointe Le Monde diplomatique en janvier 2006. Une partie de la presse ironise aussi sur la prétendue modestie du budget de la chaîne – 80 millions d’euros au démarrage – qu’elle compare au chiffre de 600 millions d’euros qui serait le budget de BBC World. Enfin, le ministère des Affaires étrangères redoute que le budget de la chaîne ne soit dégagé au détriment de ses crédits et, en particulier, de ceux de TV5.

Face aux mécontentements, le cabinet du Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, temporise pendant toute l’année 2004. Le ministre des Affaires étrangères, Michel Barnier, annonce le 21 juillet, que la chaîne n’aura pas de budget avant 2007, ce que confirme le vote de la loi de finances en septembre, qui ne prévoit pas de moyens spécifiques pour la CF2I. Mais le Premier ministre doit céder sous la pression de l’Élysée : le 9 décembre 2004, lors d’une conférence de presse, Jean-Pierre Raffarin annonce le lancement de la chaîne d’information internationale en 2005 : « J’ai décidé, indique-t-il, de retenir le projet de société commune proposé par France Télévision et TF1. Voulue par le Président de la République, la nouvelle chaîne bénéficiera des atouts des grands groupes français, public et privé, de télévision et favorisera l’expression d’une vision française plus que jamais nécessaire dans le monde d’aujourd’hui. Le Gouvernement va déposer un amendement au projet de loi de finances rectificative pour assurer le démarrage de la chaîne à hauteur de 30 millions d’euros. » Cet amendement est voté le jour même par l’Assemblée nationale.

Le début de l’année 2005 est occupé à l’obtention des autorisations nécessaires de la part de l’Union européenne et des autorités de concurrence. Les syndicats de France Télévisions continuent leur opposition et font circuler une pétition en mars 2005. Le nouveau président du groupe public, Patrick de Carolis, qui prend ses fonctions à l’été et qu’on accuse d’être proche de l’Élysée, veut se dédouaner avec éclat de ce soupçon tout en faisant un geste à l’égard des syndicats. Il adopte, sur le dossier de la chaîne d’information internationale, une position offensive, mettant en doute la viabilité de l’alliance avec TF1 : « Pour être efficace, il faut un seul pilote dans la voiture. » Il exige que la chaîne soit diffusée en France, ce que réclament les parlementaires, car il suppose que TF1, soucieux de protéger sa chaîne LCI, refusera. En réalité, Patrick Le Lay, président de TF1, accepte la diffusion en France de la chaîne, et le schéma opérationnel est légèrement retouché pour substituer à la présidence tournante alternée tous les 6 mois entre TF1 et France Télévisions, un schéma de société à directoire et conseil de surveillance dans lequel la présidence du conseil de surveillance est dévolue au président de France Télévisions. Ces quelques aménagements nécessitent toutefois d’obtenir de nouvelles autorisations de la part des autorités européennes et françaises de concurrence, ce qui est fait sans difficulté particulière.

La naissance de la chaîne est officialisée lors d’une communication au conseil des ministres du ministre de la Culture et de la Communication, Renaud Donnedieu de Vabres, le 30 novembre 2005 : «  Le projet de chaîne française d’information internationale (CFII) permettra de proposer une vision propre à notre pays des évènements internationaux et de renforcer sa présence dans le monde » au travers de cet outil « libre et indépendant ». Alain de Pouzilhac, ancien président-directeur général d’Havas, est désigné comme président du directoire, et flanqué de deux adjoints issus l’un de TF1 (Jean-Pierre Paoli), l’autre de France Télévisions (Ulysse Gosset). Avant le lancement de la chaîne, le premier démissionne pour conserver ses émoluements au sein du groupe TF1, le second pour divergences de vues avec Alain de Pouzilhac, le président de France 24.

Le 22 avril 2006, le journal Le Monde annonce que les dirigeants de la chaîne ont estimé que le sigle CFII serait imprononçable en particulier à l’étranger. Son nom a été rendu public le 30 juin 2006 : France 24 ou F24. Cette décision a été prise par le conseil de surveillance, présidé par le président de France Télévisions, Patrick de Carolis, qui a fait son choix dans une liste de cinq appellations parmi lesquelles France 24 faisait figure de favori avec Version française.

France 24 a commencé à émettre le 6 décembre 2006 à 20h29, uniquement en streaming sur Internet, puis sur le câble et le satellite dès le 7 décembre en France, en Europe, aux Proche et Moyen-Orient, en Afrique et aux États-Unis dans l’État de New York et dans le District de Columbia sur deux canaux, l’un en français et l’autre bilingue (3/4 anglais - 1/4 français), et diffuse, depuis le 2 avril 2007, des programmes en arabe à destination des téléspectateurs du Maghreb, du Proche et et du Moyen-Orient avec un décrochage en arabe de 16h00 à 20h00 entre des plages francophones ou anglophones selon les régions. Elle se veut une « CNN à la française », et le pendant français de chaînes d’information internationales telles que les américaines CNN et Voice of America, la britannique BBC World, la paneuropéenne EuroNews, l’allemande Deutsche Welle ou la qatari Al Jazeera. Parmi les concurrents internationaux de France 24, on peut aussi noter CCTV-E&F, chaîne satellite de la télévision nationale chinoise, diffusant toutes les heures des journaux d'information en français et en espagnol.

Deux mois après le lancement, un sondage réalisé par TNS Sofres indiquait que 75 % des Français interrogés pensaient que France 24 était « utile et indispensable ». En revanche, quelques critiques ont été émises à l'encontre du nom de France 24, qui aurait une connotation trop francocentrée pour une chaîne d'information se voulant internationale.

Les internautes peuvent ainsi retrouver sur le Web la quasi-totalité des contenus audiovisuels de la chaîne tels que, notamment, les derniers journaux télévisés (JT), les reportages, les débats, la rubrique Culture, la météo mondiale, l’économie et « Bienvenue en France ».

Afin de mieux diffuser son contenu vidéo, le site de FRANCE 24 a monté des partenariats avec les principaux sites de diffusion de vidéos tels que Youtube et Dailymotion.

France24.com a également mis l'accent sur l'interactivité : Les internautes peuvent réagir à tous les contenus publiés sous forme de commentaires.

Les habituels chroniqueurs télé de FRANCE 24 ont, eux, ouvert des blogs.

Le volet interactif s’est étoffé dans d’autres domaines. La création du service MON FRANCE 24 permet aux internautes de s’inscrire à des services gratuits et personnalisables tels que les newsletters et les alertes.

La jonction avec les programmes de l’antenne s’est également effectuée via les podcasts : la plupart des émissions de FRANCE 24 sont désormais téléchargeables et visionnables sur des baladeurs numériques. Et des projets de diffusion sur le téléphone mobile ont vu le jour.

En 2007, le site de France 24 a reçu un Webby Award.

Toutefois, les problèmes persistent à cause d'une trop grande fragmentation de l'audiovisuel extérieur français, qui coûte 300 millions d'Euros par an au Ministère des Affaires étrangères pour une efficacité limitée. En juin 2007, un comité de pilotage d'environ vingt personnes se constitue pour réfléchir à une réforme. L'un des membres de ce comité, Georges-Marc Benamou, conseiller du président Nicolas Sarkozy pour l'audiovisuel, compare le réseau hétéroclite à un « Meccano abracadabrant ». En août 2007, Sarkozy s'adresse également à Bernard Kouchner et Christine Albanel, alors ministres respectifs des Affaires étrangères et de la Culture, à propos d'une réorganisation nécessaire du système: « notre politique audiovisuelle extérieure constitue un enjeu majeur pour l'influence de la France et pour la diffusion de sa langue ». Cette volonté de réforme unilatérale inquiète alors la Belgique, la Suisse et le Québec à propos de l'avenir de TV5, dont ils sont chacun actionnaires à plus de 11 % et qu'ils considèrent comme un instrument au service de la francophonie et non de la France. D'autre part, les syndicats redoutent des mesures d'économie à venir.

Au Journal Officiel de la République Française du 23 janvier 2009 paraissent l'Arrêté du 23 janvier 2009 autorisant la société France Télévisions à céder sa participation dans le capital de la société France 24 (NOR: MCCT0900712A) et l'Arrêté du 23 janvier 2009 portant approbation d'opérations financières réalisées par la société Audiovisuel extérieur de la France (NOR: MCCT0900713A) qui fait de cette dernière société l'actionnaire unique de France 24 en la valorisant pour un total de 4 millions d'euros.

La chaîne possède un conseil de surveillance composé de 6 membres : Patrick de Carolis, Patrick Le Lay, Patrice Duhamel, Nonce Paolini, Damien Cuier et Jean-Michel Counillon.

À son lancement, France 24 dispose de 380 collaborateurs permanents dont 170 journalistes, 160 techniciens et 40 personnes dans la distribution et les directions fonctionnelles. 34 nationalités sont représentées dans ses équipes dont la moyenne d’âge est de 33 ans.

Le capital de France 24 est de 37 000 € détenu à parité égale par France Télévisions et le Groupe TF1. La chaîne dispose d’une dotation annuelle de l’État français de 80 millions d’euros. Le budget de la chaîne en 2007 se monte à 87 millions d’euros.

Avec la réorganisation programmée de l'audiovisuel public extérieur, l'Etat français négocie le rachat des 50% du capital détenue par TF1. Les 50% restants détenus par France Télévisions lui sont déjà acquis.

France 24 propose des bulletins d’informations toutes les 30 minutes, des magazines et émissions de plateau diffusés simultanément en français et anglais. Les émissions en anglais du canal bilingue ne sont pas des versions traduites du canal francophone. Les mêmes émissions sont réalisées par deux rédactions et diffusées en parallèle sur les deux canaux.

Pendant le week-end (du vendredi au dimanche), journalistes remplacés par Samantha Ramsamy.

Le début de la diffusion de France 24 a eu lieu le 6 décembre 2006 à 20h29 (heure française) précises sur internet et le lendemain soir sur le câble et le satellite.

France 24 est diffusée sur 2 canaux vidéo distincts : chacun de ces canaux propose une version linguistique différente, avec des présentateurs distincts, mais sur la base de conducteurs identiques.

Dans un premier temps, France 24 est reçue dans toute l’Europe, sur tout le continent africain, au Proche et Moyen-Orient ainsi que dans l’État de New York (notamment aux sièges de l’Organisation des Nations unies et du FMI) et à Washington, soit 80 millions de foyers au lancement. La zone de diffusion sera étendue ensuite à l’ensemble du continent américain et à l’Asie.

La chaîne est distribuée par câble et par satellite. Sur le satellite, elle est diffusée en mode numérique DVB-S Mpeg2 et en clair par notamment les deux principaux satellites européens, Hot-Bird et Astra, abritant, entre autres, les bouquets TPS et CanalSat.

En France, les éditeurs de bouquets commerciaux par satellite devraient reprendre France 24, par validation de la chaîne sur leur terminal locatif. Le bouquet Canalsat diffusera la version française sur la sélection 46, classée dans le bloc thématique des chaînes infos, et la version anglaise sur la chaîne 360. Pour TPS, la version française est diffusée sur la sélection 204 et la version anglaise sur la sélection 205.

La chaîne est également reprise sur les principaux réseaux câblés en France : Noos et Erenis. Il n’est pas envisagé que France 24 soit diffusée en numérique hertzien (TNT) (mais bien en Italie dès juin 2007).

La chaîne est en revanche accessible dans le monde entier sur internet en streaming grâce à une petite fenêtre (agrandissable en plein écran) sur le site de France 24.

Une polémique sur l'absence de diffusion de France 24 sur le territoire national a été lancée par des députés membres de la mission parlementaire d'information, et largement reprise par la presse. Les partisans d'une diffusion en France faisaient valoir que les contribuables français supportant le coût de la nouvelle chaîne devaient avoir la possibilité de la recevoir afin de s'assurer par eux-mêmes de l'emploi fait de l'argent public, et aussi parce que certains d'entre eux ont le désir de s'informer dans leur langue sur l'actualité internationale.

Cette polémique a été en partie tranchée par la décision prise en 2005 de diffuser la chaîne en France sur le câble et le satellite ainsi qu'en streaming sur internet. La chaîne est ainsi rendue accessible sur tout le territoire français.

Néanmoins, certains continuent de faire valoir que la chaîne devrait être accessible gratuitement via la télévision numérique terrestre et être disponible sur les bouquets ADSL, ce qui n'est pas envisagé aujourd'hui.

Par ailleurs, le rapport de la mission d'information de l'Assemblée Nationale paru en janvier 2007 souligne qu'avec l'arrivée de France 24, ce sont désormais 4 sociétés non coordonnées (RFI, TV5, CFI et France24) (et même une cinquième si on tient compte de la participation dans EuroNews qui dispose de tranches horaires sur le service public) qui ont en charge l'audiovisuel extérieur de la France. De cette organisation résulte un éclatement des crédits, alors qu'au total « la France ne consacre pas sensiblement moins d'argent à son audiovisuel extérieur que le Royaume-Uni ».

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Régie française de publicité

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La Régie française de publicité, connue aussi sous le nom d'RFP était la société qui gérait la publicité des trois chaînes de télévision et des quatre radios du service public audiovisuel français. Crée en 1969, elle survécut à l'éclatement de l'ORTF en 1974 mais perdit son statut de régie publicitaire publique en 1987 lors de la privatisation de TF1 et fut liquidée en 1993.

Filiale du groupe TF1, la régie publicitaire nommée TF1 Publicité a pour mission de gérer la publicité sur TF1, mais aussi sur les autres chaînes du groupe TF1 (LCI entre autres) et celles qui comptent sur cette régie pour diffuser leur publicité comme la déclinaison française de la chaîne Disney Channel.

En 1987, la régie publicitaire de FR3 n'est plus la RFP mais Espace 3 Publicité. Cette régie publicitaire gère la publicité sur la chaîne nationale, mais aussi sur les 22 stations régionales. Antenne 2 abandonne la RFP en 1988 afin de créer Antenne 2 Publicité, nouvelle régie de la chaîne.

Le 1er août 2000, France Télévisions S.A. est crée. Pour l'occasion, la télévision publique à de nouveau droit à une régie publicitaire commune qui n'est qu'autre que la fusion entre les régies publicitaires de France 2, France 3 et La Cinquième.

Cette régie se nomme France Télévisions Publicité et gère aujourd'hui la publicité sur les chaînes appartenant à France Télévisions. Espace 3 existe toujours en tant que société gérante de France Télévisions Publicité Régions qui gère la publicité sur les 17 antennes régionales de France 3.

Si France Télévisions Publicité va sans doute cesser ses activités le 1er décembre 2012, Espace 3 va subsister pour continuer de gérer la publicité sur les 17 antennes régionales de France 3.

À la radio, l'acronyme RFP est remplacée par la régie nommée Radio France Publicité.

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Planète Justice

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Planète Justice est une chaîne de télévision qui fait partie des chaînes thématiques Découverte du groupe Planète ; Planète Thalassa, Planète Juniors et Planète No Limit. Elle a été lancée le 27 octobre 2007.

Comme Planète Thalassa et Planète Juniors, cette nouvelle déclinaison de chaîne documentaire de la marque Planète est une coproduction Canal + MultiThématiques (à 66 %) et France Télévisions (qui détient 34 % des trois chaînes). La chaîne sera en régie chez France Télévisions Publicité, qui a ainsi "un second marché".

La direction des programmes sera assurée par les équipes du pôle découverte de Canal +. Planète Justice bénéficie d'un comité éditorial réuni autour de Stéphanie Martin, directrice de la diversification et des chaînes thématiques de France Télévisions, avec un représentant de France 2, France 3 et France 5.

La chaîne est accessible en exclusivité aux abonnés de Canalsat sur le canal 62, et sur les bouquets ADSL.

Le 27 septembre 2007, une conférence de presse est organisée à la Maison du Barreau de Paris, en présence de Rodolphe Belmer, directeur général adjoint de Canal+, Olivier Stroh, directeur des chaînes thématiques Découverte du Groupe Canal, et Georges Pernoud, représentant du groupe public France Télévisions.

Avec un concept unique en Europe, la chaîne inédite sera la première en France à être entièrement consacrée au système judiciaire dans sa globalité et sa diversité, et à traiter de la place de la justice au sein de la société, grâce notamment à un fond important de documentaires consacrés au sujet. Planète Justice, au budget de 5,5 millions d'euros, a l'ambition de devenir une chaîne de proximité pour mieux comprendre la justice, son fonctionnement et ses métiers. Elle mettra à l'antenne 600 heures de programmes frais en soirée la première année, dont une majorité achetée sur les catalogues de documentaires français, américains et anglais, mais avec aussi des inédits.

« Nos abonnés ont une très saine envie de mieux connaître la justice. Et chaque affaire est potentiellement un scénario, une fiction du réel », déclare Olivier Stroh, en annonçant également la programmation de fictions (films, téléfilms, et séries) pour plus tard.

Concernant la question brulante de la retransmission de procès, y compris en direct, Olivier Stroh indique qu'il existe « des ateliers de réflexion sur le sujet ». La chaîne bataille avec la Chancellerie où toute réflexion sur la captation des procès par la télé semble au point mort, pour obtenir l'autorisation de filmer les audiences, sur l'exemple de Court TV aux États-Unis. Aujourd'hui la loi française ferme la porte des tribunaux aux caméras, contrairement à certains États des États-Unis qui permettent de retransmettre des procès en direct. « On pressent qu’une ouverture est inéluctable et nous allons accompagner cette évolution. » Stroh a écrit à Rachida Dati pour l’informer de la naissance de la chaîne. « Bien sûr, nous rêverions de pénétrer dans les salles d'audiences, mais il nous faudra être patients. Cela ne veut pas dire que la grille se remplira de programmes américains, avant de se lancer dans l'aventure on a vérifié que les catalogues de documentaires français étaient assez remplis ».

En outre, chaque jour de la semaine à 20h15, "72 heures chrono", docu-fiction canadien dans lequel un journaliste fait revivre une enquête en 23 minutes, ce qui correspond dans la réalité à 72 heures d'investigation.

Puis, en janvier 2008, "Justice pratique" (ou "On y a droit"), hebdo de 26 minutes, sera une sorte de guide pour informer les particuliers de leurs droits et devoirs, et les éclairer sur les arcanes de la justice.

D'autres programmes courts auront une seconde vie sur le site internet.

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TPS (entreprise)

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TPS était une société créée en 1996. Originellement, TPS était détenue par France Télévisions en principal actionnaire, le groupe TF1 et le groupe M6. Cependant, France Télévisions s'est retirée en 2002, laissant 66% de l'actionnariat au groupe TF1 et 34% au groupe M6.

TPS est un opérateur de bouquet numérique de télédiffusion satellitaire français. TPS émet en numérique depuis la constellation de satellites Hot Bird. Il émet désormais également son bouquet TV par l'ADSL.

Outre cette activité, TPS est aussi l'éditeur de chaînes de télévision thématiques qui sont diffusées sur son bouquet.

TPS Star a été retenue par le CSA pour faire partie de l'offre payante de la télévision numérique terrestre en France.

Le 16 décembre 2005, Vivendi maison mère de Canal+ et Canalsat, a dévoilé un plan de fusion entre CanalSat et TPS, dont l'actionnariat se décomposerait ainsi : Vivendi Universal à 85 %, TF1 à 9,9 %, et M6 à 5,1 %. Le rapprochement entre les deux sociétés a été autorisé par le ministère de l'économie, des finances et de l'industrie fin août 2006 et le projet de fusion a finalement été approuvé par l'assemblée générale de Canalsat le 4 janvier 2007.

Le 21 mars 2007, l'offre des deux bouquets (TPS et Canalsat) devient identique, et depuis avril 2007 est mise en place la nouvelle offre Nouveau Canalsat, confirmant à cette occasion la disparition du nom commercial TPS.

Le nouveau CanalSat propose ainsi les chaînes Cinécinéma Premier, Émotion, Frisson et Famiz, et « les chaînes de TPS seront rebaptisées Cinécinéma Star, Cinécinéma Culte, tandis que Cinétoile deviendra Cinécinéma Classic ».

D'un point de vue formel, la fusion de TPS et de CANALSAT repose sur un apport des titres de la société TPS gestion à la société Canal+ France, cette dernière étant créée spécialement pour l'opération. Dans le même temps, une opération de restructuration a précédé l'apport des titres de TPS gestion à Canal+ France à savoir l'apport des titres de TPS (société en nom collectif) détenus par M6 et TF1 à TPS Gestion (société anonyme). Le but de ces deux opérations est de créer une holding (la société Canal+ France) regroupant l'ensemble des activités audiovisuelles du groupe CANAL+ et de TPS.

En ce qui concerne l'évaluation des sociétés TPS et Canal+, le rapport d'échange a conduit à valoriser l'ensemble fusionné à 6 milliards d'euros, dont 900 millions pour TPS et 5 100 millions pour Canal+. En outre, à l’issue des opérations de regroupement, TF1 et M6 détiennent 15 % de Canal+ France et sont bénéficiaires d’une option de vente (put) de type européen sur cette participation, exerçable sur Vivendi au terme de 3 ans (soit en janvier 2010). Le prix d'exercice du put sera déterminé à dire d’expert avec une valeur plancher égale à 1 130 millions d'euros.

Effective au 4 janvier 2007, la fusion entre une partie du Groupe Canal+ , nommé Canal+ France (et non pas sa filiale Canalsat) et TPS ( les Groupe TF1 et M6 sont devenus actionnaires minoritaires de cette société, respectivement à hauteur de 9,9 % et 5,1 %), ce qui a donné un seul bouquet satellite d'importance en France. CANALSAT et TPS ont créé une plate-forme unique de télévision par satellite, afin de faire face à la concurrence accrue des entreprises de télécommunication (ADSL), de la TNT gratuite et de la télévision sur Internet.

Notons toutefois que le bouquet TPS n'était plus seulement accessible depuis le réseau satellite, les possibilités de réception se sont étendues en 2005 à la technologie ADSL (l'abonnement pouvant être couplé aux offres de Orange et Neuf Télécom) et en 2006 à la TNT, le câble étant la seule technologie non utilisée pour la réception (en effet les cablo-opérateurs proposaient leurs bouquets de chaînes).

De plus, ils ont pu conquérir de nouveaux abonnés et mettre la main sur les meilleures exclusivités sportives et cinématographiques. Toutefois, avec l'arrivée d'Orange en tant que bouquet satellite de chaînes numériques, ce constat est à relativiser, notamment lors des derniers droits de diffusions de football.

Enfin, la fusion a permis de renforcer le pouvoir de négociation (déjà très fort, la situation précédente était celle d'un duopole) face aux fournisseurs, tout en limitant celui des clients.

Toutefois, les synergies liées à la location des transpondeurs ne seront effectives que dans un avenir assez lointain. En effet, TPS loue actuellement à EUTELSAT 6 capacités pour un montant total de 20,2 millions d'euros. A la suite de la fusion, TPS devra payer une indemnité liée à la rupture du contrat de location des transpondeurs. De plus, chaque antenne satellite des abonnés TPS devra être redirigé vers le satellite Astra loué par CanalSat. Le coût de l'opération est évalué à 150 euros par antenne (lié au déplacement d'un technicien) auquel s'ajoute le remplacement des décodeurs.

Dès avril 2007, les offres satellite de TPS et de CanalSat se sont rapprochées. À cette fin, TPS a préparé deux vagues de renumérotation intervenues au 1er février 2007 et en avril 2007 afin de faire converger la numérotation de TPS vers celle de Canalsat. Dès le mois de novembre 2006, les abonnés TPS par satellite, équipés du terminal locatif de TPS peuvent s'abonner à Canal+ le bouquet, disponible dans un premier temps sur les canaux 111 à 115, et désormais sur les canaux 4, 9, 10, 11 et 12. Ces chaînes sont gratuites jusqu'au 28 février 2007.

Au mois de février, deux nouvelles chaines issues de CanalSat ont fait leur apparition sur TPS : Sport+ et Planète Thalassa.Et notons aussi l'arrivée le 2 avril de Comédie !.Le 1er juillet arrivée de 13ème rue. Le 31 juillet,les chaine MTV Pulse et MTV Idol font leur arrivée. N'oublions pas non plus l'arrivée de la 6ème chaine cryptée de Canal Plus le bouquet,Canal+ Family et de MTV Base France le 20 décembre 2007.

Le 18 janvier 2007, « Le Groupe Canal+ annonce avoir retenu Astra comme futur opérateur unique pour transporter ses offres de télévision par satellite en France métropolitaine ». Ce choix permettra de « disposer durablement de la capacité satellitaire nécessaire pour développer son offre de chaînes et accélérer le déploiement de la Haute Définition ». Les abonnés TPS devront réorienter leur parabole vers ce satellite, à partir du second semestre 2007. Il est promis que ces frais ne seraient pas à leur charge.

Les deux bouquets ainsi fusionnés ont ainsi le nom de « Nouveau Canalsat ». Un nom très vite oublié pour revenir à Canalsat, tout simplement. Avec le recul, il s'avère que cette fusion a surtout été un rachat pur et simple du challenger par le leader du marché, espérant effacer toute forme de concurrence sur ce créneau. C'est sans compter sur l'arrivée de France Télécom qui via sa filiale Orange lance la TV par satellite.

Le 30 décembre 2008, tous les transpondeurs occupé par TPS sur les satellites Hot-Bird (Eutelsat) sont définitivement coupé, metant du coup un terme définitif du bouquet TPS dans le monde audiovisuel français.

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Source : Wikipedia