Femme

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Posté par talos 02/03/2009 @ 14:07

Tags : femme, société

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Femme (Rochas)

Femme est un parfum de Marcel Rochas, créé par Edmond Roudnitska en 1944.

Il s'agit d'une fragrance chyprée (sous division : chypré-fruité) aux notes de pêche, prune, ylang, rose, jasmin, épices et mousse, qui a donné une nouvelle dimension aux chyprés.

Les courbes du flacon sont inspirées de la silhouette de l'actrice américaine Mae West.

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Femme

La Baigneuse, peinture de William Bouguereau, 1870

Une femme est un individu de sexe féminin de l'espèce humaine (par opposition à l'homme, individu de sexe masculin), dont l'anatomie permet le développement d'un fœtus humain (rarement plus) et leur naissance, hors problème d'ordre médical ou anatomique.

Avec la biologie, les perspectives historiques et culturelles font partie des angles d'études des spécificités féminines, par exemple vis-à-vis de la place des femmes dans les sociétés traditionnelles et contemporaines.

Il existe une Journée internationale des femmes traditionnellement organisée le 8 mars.

La femme est la femelle de l'espèce humaine. Le sexe est déterminé par l'absence de chromosome Y humain et donc par extrapolation par le chromosome X humain, féminin dans le cas d'une paire de chromosomes XX, alors que le sexe masculin est déterminé par les chromosomes sexuels XY. Les femmes et les hommes ont normalement des productions hormonales différenciées et les hormones typiques de la femme sont les œstrogènes et la progestérone. Les appareils génitaux diffèrent notablement. Des différences sexuelles secondaires apparaissent au cours de la puberté, comme les seins, la taille de l'individu, l'Indice de masse grasse, la pilosité, ou la forme du squelette: largeur des hanches, des épaules. Le fonctionnement même du cerveau diffèrerait selon le sexe de l'individu selon la psychologue américaine Doreen Kimura mais cela concernerait uniquement les régions qui contrôlent la reproduction sexuée selon la neurobiologiste française Catherine Vidal.

C'est à partir de la prise de conscience de l'inégalité de condition et de statut social entre les hommes et les femmes au XXe siècle, qu'a commencé à être étudiée la place des femmes dans les différentes cultures et époques. Les sciences sociales ont cherché à comprendre les raisons de cette inégalité tandis que les mouvements féministes l'ont combattue. Plusieurs chercheurs ont ainsi tenté, notamment à partir des années 1970, de lutter contre ce qu'ils percevaient comme un biais sexiste des sciences sociales, par exemple en histoire et ont montré l'absence des femmes en tant qu'objet d'étude.

Le problème de la condition des femmes dans la société, jugée inéquitable et injuste par les féministes, a été un des thèmes de réflexion les plus étudiés au XXe siècle et l'actualité lui a parfois donné une place prépondérante dans le débat civil et politique, comme pendant les événements de mai 68 en France. Dans certaines cultures, la place des femmes est actuellement un enjeu politique et d'actualité important, comme par exemple au Québec, où la Fédération des femmes du Québec initia la Marche mondiale des Femmes en l'an 2000.

Les filles, n'étant pas formées à l'art de la guerre et ne pouvant donc pas défendre la Cité, était considérées comme moins utiles que les garçons. Elles étaient ainsi plus souvent exposées qu'eux, c'est-à-dire abandonnées dans la nature, ce qui constitue une forme d'eugénisme, ou vendues comme esclaves. Dans les cas où elles étaient élevées, elles bénéficiaient de moins de soins et d'attention. En général, les femmes sont méprisées. Sémonide d'Amorgos dit d'ailleurs que « c'est Zeus qui a créé le mal suprême : les femmes. », faisant référence au mythe de Pandore.

On trouve cependant quelques exceptions, notamment chez les Pythagoriciens qui avaient en leurs sein la mathématicienne, médecin et philosophe Théano.

La religion zoroastrienne affirme l'égalité entre hommes et femmes. Il y a peu de sources sur la place des femmes dans la perse antique mais les tablettes élamites retrouvées a Persépolis montrent cependant qu'elles travaillaient au même titre que les hommes et recevaient le même salaire. A noter aussi que sous la dynastie sassanide deux femmes sont brièvement montées sur le trône.

Depuis le XIXème siécle et jusqu'à aujourd'hui, femmes et hommes occupent différentes professions et ne touchent pas les mêmes salaires. Les femmes occupent majoritairement des emplois dans le secteur tertiaire (services), notamment dans des postes relationnels ou touchant aux fonctions domestiques (cuisine, ménage, soins, garde et éducation des enfants).

Traditionnellement, les femmes ont des fonctions différentes de celles des hommes au sein de la société.

Certains auteurs tel que Raoul Vaneigem décrivent les sources de l'inégalité homme-femme dans les textes religieux .

Après une lente conquête de leurs droits, en Europe, les femmes se font plus présentes sur la scène politique, avec par exemple Angela Merkel devenue chancelière ou Tarja Halonen, présidente de Finlande. Elles restent cependant encore très largement minoritaires.

N.B. : il y a aujourd'hui 195 États reconnus par l'Organisation des Nations unies.

Certaines disciplines sportives, comme les sports de ballons, sont organisées sans mixité. Pour les disciplines pratiquées à la fois par des hommes et par des femmes, la règle courante consiste à comparer les performances des femmes exclusivement entre elles. Dans la plupart des compétitions mixtes, telles que le marathon, où les hommes et les femmes sont ensemble, les organisateurs appliquent cette règle de comparaison entre hommes d'un côté et entre femmes d'un autre. Les disciplines qui ne réservent aux femmes aucune catégorie particulière et, donc où la performance de chacun est comparée sans distinction "homme/femme", sont peu nombreuses ; la plupart des sports hippiques, la course automobile et la voile appartiennent à ce dernier type de discipline.

Dans le sport professionnel, les salaires et les primes des femmes sont le plus souvent inférieurs a ceux des hommes : le sport masculin étant plus diffusé dans les médias et suscitant donc plus de revenus. Le football et le cyclisme sont des exemples frappants. Les principales disciplines qui comptent des femmes comme athlètes de renommée internationale sont l'athlétisme, la gymnastique, la natation, le tennis et la voile.

Dans le monde échiquéen, des prix spéciaux sont souvent attribués aux femmes ; Parfois, les catégories sont distinctes, ou bien les joueurs/joueuses sont ensemble mais les classements sont distincts. Ceci est dû à une volonté d'encourager la participation féminine dans une activité notoirement masculine, encouragement dont les effets ont pu être constatés. Cependant ce système de récompenses est souvent compris comme s'adaptant à une différence de capacités entre hommes et femmes. (et peut-être parfois adopté pour ce motif) La seule mesure en faveur de la mixité qui n'encourt pas ce dangereux sous-entendu est le quota : une équipe de division trois ou plus doit présenter au moins une femme. Si cette femme est le plus souvent au dernier échiquier, c'est dû à la faible population de joueuses laquelle induit une faible population de fortes joueuses. Mais là encore, ce fait est souvent perçu comme le signe de la supériorité des capacités masculines.

Voir l'article : Indicateur de développement humain.

Dans son rapport paru en 2005 sur l'état de la population mondial, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) dresse une liste de chiffres montrant l'inégalité dont font l'objet les femmes par rapport aux hommes dans le monde. Parmi tous ces chiffres, on peut noter celui du nombre de femmes analphabètes, 600 millions, soit le double de celui des hommes.

De plus, toutes catégories confondues, il faut appliquer aux femmes en matière de travail la règle des 2/3-1/3 : elles effectuent environ les deux-tiers du travail (en tenant compte du travail domestique) dans le monde mais ne reçoivent que le tiers des salaires.

De nombreuses femmes dans le monde sont victimes de la guerre: victimes de la violence, déplacées, détenues, veuves, séparées de leurs proches.

Si la guerre et la violence, aujourd’hui, n’épargnent personne, elles touchent les hommes, les femmes, les garçons et les filles de façons différentes. On assiste de nos jours à un plus grand nombre de conflits armés internes opposant des groupes ethniques, religieux ou politiques qui s’affrontent pour la maîtrise de ressources, de territoires ou de populations. Que la violence soit interne ou transfrontalière, cependant, les civils se retrouvent que trop souvent dans la ligne de tir, soit parce qu’ils sont directement pris pour cible, soit parce que la proximité des combats les met en péril.

L’impact de la guerre sur les femmes dépend en grande partie de la mesure dans laquelle leur sécurité personnelle est touchée, des moyens qu’elles ont pour assurer leur survie et celle de leur famille, des éventuelles blessures ou pertes qu’elles subissent et, en pareil cas, de la manière dont elles en sont affectées. Leur sort résulte aussi, souvent, de ce qui est arrivé aux hommes de la famille.

La protection des femmes en temps de guerre est consacrée par le droit international humanitaire (DIH), qui lie aussi bien les États que les groupes d’opposition armés. Cette branche du droit, dont les quatre Conventions de Genève de 1949 et leurs deux Protocoles additionnels de 1977, protège les femmes en tant que personnes civiles et que combattantes capturées ou blessées. Nombre de ses règles relèvent du droit coutumier et ont donc force obligatoire pour les parties à un conflit que celles-ci aient ratifié ou non les traités pertinents.

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Femme romaine

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La femme romaine (mulier) est traditionnellement, c'est-à-dire selon la religion romaine, sous la dépendance de son père (pater familias), puis de son mari. À Rome, on ne conservait en général que la fille aînée. La mention de deux filles dans une famille romaine est tout à fait exceptionnelle. «Tous les juristes ont relevé ce qu’on appelle la disparition forcée des cadettes». Le phénomène existait aussi chez les garçons chétifs ou victimes d’une malformation. Alors que les garçons reçoivent un prénom, ce qui est une marque d’individualité, les filles ne conservent que celui du père. Ce n’est qu’à la fin du IVe siècle que le droit de vie et mort sur ses enfants est retiré au pater familias.

Une matrone est une citoyenne romaine mariée, tandis qu'une femme âgée qui ne peut plus avoir d'enfant est appelée anus. Cependant, lorsqu'elles en avaient la volonté et la possibilité ces femmes pouvaient s'émanciper. Ce faisant elle abandonnait le foyer et la protection des dieux propres à sa familles (lares, génies).

La coutume romaine donnait originellement le même statut aux femmes que celui des enfants, elles étaient soumises au pater familias qu'il soit père ou mari, de la même manière qu'un enfant. Elles étaient destinées à être femme et mère. Ce cadre était, en fait, religieux. Sortir de ce cadre, comme par exemple commettre un adultère, c'était se révolter contre les dieux du foyer. Une fois veuve ou divorcée, la femme rentrait au domicile du père toujours pour honorer les dieux du foyer. Dans l'hypothèse où la femme devait ou choisissait de rester seule, elle ne dépendait plus des dieux du foyer et par conséquent pouvait faire les mêmes choses qu'un homme libre.

Enfin, selon une tradition que les Romains faisaient remonter à l'enlèvement des Sabines, les Romaines sont dispensées de tout travail domestique ou agricole, excepté filer la laine et élever les enfants.

Il existait deux formes de mariage, un mariage rituel, officiel, car sacré et un autre plus populaire, qui permettait le divorce.

Chez les plus riches, le mariage était en général arrangé pour des raisons sociales et économiques. Les filles étaient mariées très jeunes, entre 12 et 14 ans. Le mari, supposé prendre soin de sa femme était en général plus âgé et d'une condition sociale égale ou supérieure à celle de l'épouse. À leur mariage, elles ne changeaient pas de gentilice. En public, les romaines tentaient d'incarner beauté et dignité. La monogamie était de règle. Elles n'avaient pas le droit au divorce.

Les Romaines en ont toujours porté imitant en cela les femmes étrusques, elles aiment les pierres précieuses et surtout les perles et exigent des bijoux de plus en plus précieux : diadèmes, boucles d'oreilles, colliers, pendentifs et bracelets.

Les coiffures changent selon les époques mais les cheveux sont généralement enroulés en chignon et accompagnés de tresses ou de boucles. Les femmes romaines passaient des heures à se faire coiffer par leur ornatrix. Celle-ci pouvait être battue si le résultat ne plaisait pas à sa maîtresse. Les riches Romaines raffolaient des cheveux blonds, et certaines se faisaient nouer des cheveux de Germaines.

La femme romaine n'avait pas beaucoup de loisirs à part élever les enfants et s'occuper de la domus (maison).

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Féminisme

Le symbole astrologique de la planète Vénus, aussi appelé le « miroir de Vénus », devenu symbole du genre associé, fut repris comme emblème des mouvements féministes.

Le féminisme est un ensemble d'idées politiques, philosophiques et sociales cherchant à promouvoir les droits des femmes et leurs intérêts dans la société civile. La pensée féministe vise en particulier l'amélioration du statut des femmes dans les sociétés où la tradition établit des inégalités fondées sur le sexe. Le féminisme travaille à construire de nouveaux rapports sociaux et développe des outils propres à la défense des droits des femmes et de leurs acquis. Ce mouvement est soutenu par diverses théories sociologiques et philosophiques.

Né après l'âge industriel, le féminisme se réclame de mouvements plus anciens ou de combats menés dans d'autres contextes historiques. Il est parfois présenté comme une lutte menée afin d'abolir l'oppression dont les femmes sont victimes au quotidien. Le féminisme est soutenu principalement par les femmes, bien qu'il soit également activement défendu par des hommes. Les féministes cherchent à faire progresser les femmes dans leur contexte social, politique et économique, mais également dans la perception qu'elles ont d'elles-mêmes. Ils défendent l'idée que « le personnel est politique » et font avancer la cause des femmes en les aidant à se structurer comme des personnes autonomes, capables de gérer leur propre corps et, de façon plus générale, toutes les dimensions de leur vie.

Historiquement dans les sociétés pré-modernes, la femme a été généralement exclue de nombreuses sphères qui lui sont aujourd'hui accessibles (politique, économique, militaire , etc.) Dans la cité grecque antique, la femme n'avait pas le droit de vote ; bien que libre, elle n'était pas en droit de se mêler aux affaires économiques de la cité car le droit de vote nécessitait de payer l'impôt.

La femme a été souvent cantonnée à un devoir de femme de ménage où le travail comme moyen de subsistance et de protection du foyer incombait à la responsabilité des hommes (plus ou moins vrai dans les faits ; en effet, il y a l'idéal « patriarcal » et la réalité, le travail des femmes comme moyen de subsistance et de protection du foyer était indispensable à la survie de la famille). Les femmes, traditionnellement responsables de la gouvernance du foyer, de son entretien et de la réception d'invités, restaient cependant à charge de leur époux après avoir été à celle de leurs parents selon l'idéologie patriarcale. En effet, l'idée que les femmes sont entretenues par les hommes de leur famille est un renversement typique de l'invisibilisation de la productivité des opprimé(e)s. Les patriarcats consistent essentiellement en la mise au travail gratuit des femmes au bénéfice des hommes (servage dans l'agriculture, l'artisanat, les professions d'indépendants et libérales...) en plus de l'exploitation domestique (travail ménager dont 80% est assuré par les femmes encore aujourd'hui en France) et prise en charge des personnes invalides de la famille (enfants, vieux, handicapés) cf. Colette Guillaumin sur le concept de rapport de sexage et Christine Delphy à propos de l'économie domestique dans les patriarcats. Comme toute oppression, le patriarcat est un système d'exploitation d'une classe par une autre : individuellement (travail domestique) et collectivement (ségrégation horizontale et verticale du marché du travail, sous emploi féminin...) le dominant est dépendant du travail approprié de l'opprimée.

Dans plusieurs sociétés, la femme dans les mentalités de l'époque ne produisait qu'une descendance (voire une dot). Ce faisant historiquement, les femmes étaient privées bien souvent entre autres du droit de vote, du droit de gestion de leurs revenus et de leurs comptes, du droit de divorce et de l'accès à certains espaces exclusivement réservés aux hommes.

Si un large consensus à ces époques – autant des femmes que des hommes sur ce mode d'organisation sexiste de la société – était établi, son inadéquation avec les mœurs et l'évolution de la société devenait de plus en plus apparente. Certains corpus législatifs des religions abrahamiques le montrent bien par leur évolution : Interdiction proclamée par Jésus de Nazareth de les répudier puis droit de divorce, puis protestantisme et prêtrise accordée aux femmes, etc.

Ainsi, l'apport du féminisme du XXe siècle se manifeste par la réalisation inconditionnelle et universelle des droits des femmes qui, au vu de l'évolution de la société, est devenue l'une de leurs principales attentes.

À cela il est bon de comprendre que l'organisation de la société pré-féministe, largement sexiste, reposait sur un consensus largement établi mais qui, tout au long de l'histoire, s'est vu remettre en question pour aboutir à une abolition progressive au XXe siècle, avec par exemple la Déclaration universelle des droits de l'homme qui ne sera appliquée aux femmes – et imparfaitement encore – uniquement grâce au combat féministe. L'argument biologique, largement exploité, et les différences de sexe sont utilisés pour réduire la femme à la maternité.

Les religions abrahamiques sont perçues par les féministes comme défavorables aux femmes et sont accusées de leur réserver dans la société une place secondaire et un sort peu enviable. En s'attaquant à ces systèmes religieux, les féministes ont pu en pratique contester plus aisément les positions conservatrices de la société en général. Ironiquement, les femmes ont souvent été des personnages clefs dans l'histoire des religions, alors qu'à l'inverse les religions ont parfois participé à l'émancipation de la femme dans la société.

Par contre les femmes laïques ont joué un grand rôle au Tibet par le fait que Padmasambhava - le fondateur du bouddhisme tantrique au Tibet - et son équipe ont fondé la communauté rouge, donc monastique composées de moines et de nonnes, et la communauté blanches formée de laïcs tant hommes et femmes. Les femmes et les hommes de cette communautés blanche pouvaient se marier, et devenir lamas. Parmi les nombreuses femmes dont s'honorent le bouddhisme tibétain, citons Yeshe Tsogyal, Jomo Manmo, Nigouma, Matchik Labrön et Ashi Khandro. Il y a eu aussi des lignées familiales de maîtres à disciple , voire de mère à fille. Les maîtres femmes ont surtout existé au sein de l'école nyingma, et moins dans les écoles sakya et géloug.

Le terme « féminisme », longtemps attribué à tort à Fourier, ne date en réalité que de 1874. Mais c'est au cours de la révolution française que naît le mouvement de revendication sociale et politique qu'il désigne, de nombreuses femmes prenant alors part aux actions et aux débats révolutionnaires, et des hommes et des femmes réclamant l’égalité entre les sexes du statut politique et social.

Malgré les contributions féminines à la rédaction des cahiers de doléances et le rôle que jouent les femmes du peuple parisien - notamment lors des manifestations d’octobre 1789 pour demander du pain et des armes -, les femmes ne se voient pas attribuer de droit particulier dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ; et si le nouveau régime leur reconnaît une personnalité civile, elles n'auront pas le droit de vote à cette époque.

Elles n'en continuent pas moins à investir l'espace public, organisées en clubs mixtes ou féminins et en sociétés d’entraide et de bienfaisance, et participent avec passion -à l'instar des hommes- à toutes les luttes politiques de l'époque. Parmi les personnalités féminines notoires des débuts de la Révolution, il faut retenir Olympe de Gouges qui publie en 1791 la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne et Théroigne de Méricourt qui appela le peuple à prendre les armes et participant à la prise de la Bastille, ce dont elle sera récompensée par le don d'une épée par l'Assemblée nationale. C’est par des femmes comme Claire Lacombe, Louison Chabry ou Renée Audou que fut organisée la marche sur Versailles qui finit par ramener Louis XVI dans la capitale.

Toutes deux proches des Girondins, elles connurent une fin tragique : Théroigne de Méricourt devenant folle après avoir été fouettée nue par des partisanes de leurs adversaires et Olympe de Gouges, guillotinée. On peut remarquer que si les femmes ont été privées du droit de vote, cela ne les a pas préservé des châtiments réservés aux hommes et nombreuses connurent la prison ou l'échafaud suite à leurs actions publiques ou politiques.

À partir de 1792, l'entrée en guerre de la France conduit certaines à se battre aux frontières tandis qu'en 1793 se développe à Paris un militantisme féminin, porté par des femmes du peuple parisien proches des sans-culottes. Les deux cents femmes du Club des citoyennes républicaines révolutionnaires créé le 10 mai 1793 par Claire Lacombe et Pauline Léon, les « tricoteuses », occupent les tribunes publiques de la Constituante et apostrophent les députés, entendant représenter le peuple souverain. Leurs appels véhéments à la Terreur et à l'égalité, leur participation à la chute des Girondins et les autres manifestations spectaculaires des « enragées » allaient leur valoir une image de furies sanguinaires qui nourrirait longtemps les répulsions du pouvoir masculin. Claire Lacombe propose d’armer les femmes.

Cependant, plus que les excès d'une violence largement partagée à l'époque, ce sont d'abord les réticences des hommes au pouvoir qui excluent ces femmes de la sphère politique. La plupart des députés partagent les conceptions exposées dans l’Émile de Rousseau d'un idéal féminin restreint au rôle de mères et d'épouses, rares étant ceux qui, comme Condorcet, revendiquent le droit de vote des femmes en vertu des droits naturels inhérents au genre humain qui à la même époque inspirent la lutte contre le despotisme et l’esclavage.

En novembre 1793, toute association politique féminine est interdite, mais les femmes vont cependant continuer à jouer un rôle jusqu'à l’insurrection du printemps 95, dont le mot d’ordre est « du pain et la Constitution de 93 », avant que la répression généralisée qui marque la fin de la Révolution ne mette un terme provisoire à cette première prise de parole politique, pour les femmes comme pour les hommes.

En 1792, une femme de lettre britannique, Mary Wollstonecraft fait paraître « Vindication of the Rights of Woman », un ouvrage traduit en français la même année sous le titre de « Défense du droit des femmes ». L'auteur, qui participe aux débats passionnés suscités outre-Manche par la Révolution en France, n'hésite pas à y rapprocher le mariage de la prostitution. Elle oppose et rapproche l'exploitation dont sont victimes les femmes les plus pauvres, contraintes au travail salarié ou à la rémunération de leurs services sexuels, au sort des jeunes femmes de la petite et moyenne bourgeoisie privées de toutes perspectives professionnelles par les préjugés et le défaut d'éducation, et réduites à faire un beau parti.

Esperant que Mary Wollstonecraft sera vite oubliée en France, avant d'être redécouverte par Flora Tristan en 1840.

En France, un féminisme militant va se développer à nouveau dans les milieux socialistes de la génération romantique, en particulier chez les saint-simoniens de la capitale. Certaines femmes y adoptent des modes de vie libres, souvent au scandale de l'opinion publique; elles réclament l'égalité des droits et participent à l'abondante littérature de l'époque, comme Claire Démar qui publie en 1833 son Appel au peuple sur l'affranchissement de la femme.

Sur le plan politique, la constitution de la Monarchie de Juillet privant de ses droits la majorité de la population, leur combat rejoint celui des premiers défenseurs des ouvriers et des prolétaires, mais elles se mobilisent aussi contre le statut civil de la femme, soumise en matière juridique et financière à son mari — « La femme doit obéissance à son mari » affirme le Code civil — et pour le rétablissement du divorce interdit par la Restauration (1816). La Révolution de 1848 est un moment fort qui permet au féminisme de s'exprimer publiquement à travers des associations actives; après l'échec de la révolution sociale, leur participation à ces événements et leurs prises de position vaudront à certaines militantes féministes de partager le sort des proscrits.

Le Second empire permet des avancées dans le domaine de l'éducation des femmes. comme l'obtention du baccalauréat par Julie-Victoire Daubié, l'inscription en faculté de médecine de Madeleine Brès, la création d'écoles professionnelles par Elisa Lemonnier, la prise en charge des enfants en salle d'asile par du personnel formé...

Une cinquantaine d'années plus tard, d'autres mouvements dits des Suffragettes (1865) apparaissent, tout d'abord en Grande-Bretagne puis aux États-Unis. Ces féministes revendiquèrent l'égalité des droits civiques. En 1869, l'État du Wyoming autorise le suffrage féminin, suivi en 1911 de la Californie. En 1920, le 19e amendement est ratifié au niveau fédéral : toutes les Américaines blanches obtiennent le droit de vote (deux ans après les Anglaises).

La première manifestation internationale des femmes a lieu le 8 mars 1911, suite à une proposition de Clara Zetkin. La revendication principale est le droit de vote. Le premier livre historique féministe est écrit par Mathilde Laigle : Le livre des trois vertus de Christine de Pisan et son milieu historique et littéraire, 1912.

À partir des années 1960, aux États-Unis, l'égalité des droits progresse. En 1963, la loi sur l'égalité des salaires (Equal Pay Act) est votée. Le 2 juillet 1964, la loi sur les droits civiques (Civil Rights Act) abolit théoriquement toute forme de discrimination aux États-Unis. Mais c'est à partir des années 1970, avec la contestation sociale née dans l'université de Berkeley en Californie, que les revendications féministes se structurent en véritables mouvements, tels que le Women's Libet le MLF en France, puis prennent de l'expansion.

Désormais les femmes votent dans le monde occidental dont la plupart des parlements ont voté des lois sur le divorce. La légalisation de la contraception et de l'avortement n'est pas effective pour l'ensemble de l'Occident, les situations sont très variables d'un pays, voire d'une région à une autre. L'Eglise catholique, notamment le courant des catholiques intégristes, et le courant fondamentaliste des protestants évangélistes remettent constamment en cause ces droits, lorsqu'ils ne les rendent pas impossible (Italie, Irlande, Pologne..).

Au regard des études qui ont été faites et publiées lors de la Conférence de Pékin, promue par l'ONU en 1995 dans le but de faire le bilan de la condition féminine dans le monde, on a déclaré que ce n'était pas le cas dans de nombreux pays; en occident, la question reste controversée.

On se souviendra en France de la grève des mères, durant laquelle les hommes en soutien des féministes ont gardé les enfants quand les femmes sont parties manifester. Depuis 2003, le mouvement français Ni putes ni soumises a repris le flambeau du MLF. Médiatisées, ces filles, surtout originaires de banlieues, ont fait plus largement connaître des problèmes comme les mariages forcés, les viols, l'excision. L'association de Fadela Amara s'est considérablement développée, comptant une soixantaine de comités et plus de 10 000 bénévoles, mais a subi de nombreux départs suite à l'entrée de Fadela Amara dans le gouvernement Sarkozy.

Contrairement aux commentaires extérieurs aux associations féministes, le féminisme est un mouvement cohérent et qui poursuit les mêmes buts.

Le féminisme analyse la condition féminine dans l'Histoire et dans le monde contemporain en suivant la réflexion initiée par Simone de Beauvoir, l'une des premières féministes qui revendiqua en France l'égalité des droits entre hommes et femmes. Dans Le Deuxième Sexe, elle affirme : « On ne naît pas femme, on le devient » ; c'est la construction des individualités qui impose des rôles différents, selon le genre, aux personnes des deux sexes.

Le féminisme affirme exister depuis toujours afin de lutter contre l'usurpation masculine de l'universalité. Selon cette définition, l'identité humaine n'est pas composée de deux identités, féminine et masculine, mais bien d'un humain unique qui se différencie en homme ou en femme.

Le féminisme international contemporain reste influencé par les réflexions psychanalytiques de Luce Irigaray et Julia Kristeva.

Les analyses plus pragmatiques du féminisme américain, réputé soi-disant plus radical, naissent de la distinction entre le sexe et le genre, rien de nouveau en fait, puisque le féminisme s'oppose aux théories « essentialistes » depuis toujours (cf. la citation célèbre de Simone de Beauvoir : « On ne naît pas femme, on le devient » ; la distinction entre « genre biologique » et « genre culturel » n'est pas spécifique aux féministes nord-américaines). Elles posent que l'être humain est universel donc que l'identité sociale du genre féminin ou masculin est la résultante historique de l'oppression d'un sexe sur l'autre.

Selon un autre courant de la pensée féministe, l'approche du problème est essentiellement de nature socio-économique et tient à la répartition des rôles entre les sexes. Selon cette théorie, le désavantage des femmes dans les sociétés tiendrait à ce que sont les hommes qui, historiquement, devaient pourvoir à la nourriture, postulat bien faible car si les hommes chassaient ce sont les femmes qui assuraient cueillettes et cultures en plus des soins du foyers et de l'éducation des enfants. Les femmes, occupées à la reproduction, au maternage et aux travaux domestiques qui entourent ces fonctions, ne se seraient jamais vues reconnaître l'importance, jugée marginale par les hommes, lointain héritage des sociétés de chasseurs de la préhistoire, de ces fonctions et de ce « travail invisible ». Lorsqu'elles entrent massivement sur le marché du travail, au XXe siècle, sans avoir plus le pouvoir d'en négocier équitablement les règles qu'en avaient eu les ouvriers avant elles, elles se trouvent contraintes à subir ce que leur impose un patriarcat , d'où la nécessité de repenser radicalement les fondements de la vie sociale commune aux hommes et aux femmes. La place défavorable des femmes au travers des différents pays et des siècles ne provient que de la volonté des hommes de conserver pour leur comptes les richesses. Le sexisme est le « isme » qui a fait et fait le plus de morts, (mot au masculin pour souligner l'humanité des mortes). Il manque cent millions de femmes en Asie, mortes avant leur naissance ou dans les premiers jours de leur vie. C'est le trait de société le plus universel loin devant l'interdit de l'inceste. Il est beaucoup plus meurtrier que le racisme car complètement intégré dans l'inconscient lorsque ce n'est pas dans les lois.

Voir aussi la Catégorie:Féministe.

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Drey'auc

Drey'auc est un personnage fictif de l'univers de la série télévisée Stargate SG-1, interprété par les actrices Salli Richardson et Brook Parker.

Drey'auc est l'épouse de Teal'c et la mère de Rya'c. Tout comme son époux et son fils, elle est un Jaffa. Lorsque Teal'c a rejoint SG-1 en se rebellant contre les Goa'ulds, Drey'Auc fut exclue de la société car elle était la femme d’un Shol'va, un traître. Elle fut obligée de vivre avec son fils dans un camp de « kresh'tas » (bannis) dans des conditions très précaires. A peu près un an après, à son retour sur Chulak, Teal'c constate que Drey'auc a épousé un autre homme: Fro'tak, un ami de Teal'c. Elle explique à Teal'c qu'elle ne ressent aucuns sentiments à l'égard de Fro'tak, et qu'elle l'a épousé dans l'unique but d'offrir une meilleur vie à son fils. Fro'tak est tué par Jack O'Neill après avoir tenté de trahir Teal'c (il avait surpris un baiser entre sa femme et lui) et lorsque Rya'c se remet du lavage de cerveau d'Apophis, Drey'auc décide de partir vivre avec lui sur P3X-797 (cf:"la théorie de broca" 04-01 ). Quatre ans plus tard, Drey'Auc meurt, refusant d'avoir recours à un nouveau symbiote (indispensable à sa survie) après que le sien soit parvenu à maturité (cf:"Rédemption" 06-01).

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Source : Wikipedia