Fabrice Santoro

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Posté par marvin 06/04/2009 @ 05:16

Tags : fabrice santoro, tennismen, tennis, sport

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Fabrice Santoro

Fabrice Santoro, né le 9 décembre 1972 à Tahiti en Polynésie française, est un joueur de tennis français professionnel. Il est, à 36 ans, le plus vieux joueur encore en activité sur le circuit, détenant nombre de records. Il réside à Genève.

Fabrice Santoro utilise presque exclusivement le slice, que ce soit en revers ou en coup droit. Chose atypique, le revers du Français est plus performant que son coup droit, il lui arrive donc de faire des revers de décalage (frapper en revers une balle qui arrive sur le coup droit). Il est aussi adepte du service-volée.

Bon joueur de simple, subtil et combattif, son talent s'exprime pleinement en double (surnommé le Ô, le Magicien ! par Pete Sampras après une défaite en trois sets, en raison de son toucher de balle). Associé à Michaël Llodra, il a remporté à deux reprises l'Open d'Australie ainsi que le Masters en 2005. Il a fait partie de l'équipe de France de Coupe Davis.

Un autre sobriquet, Battling fab (Fab le battant) lui vient de sa combativité. Très endurant, Santoro a pulvérisé le record du match le plus long de l'histoire du tennis professionnel. Le 25 mai 2004, à Roland Garros, il s'est imposé face à Arnaud Clément après 6 heures et 35 minutes de jeu (6-4, 6-3, 6-7, 3-6, 16-14). Fabrice Santoro établit le 15 janvier 2008, lors de l'Open d'Australie, le record du nombre de participations en simple aux tournois du grand chelem avec 62 participations. Ce record est actuellement porté à 66 participations avec l'Open d'Australie 2009. Il n'a également plus manqué de rendez-vous depuis l'US Open 1998.

Santoro a un revers à deux mains, qui lui donne une précision supplémentaire à défaut de puissance (son père s'en veut d'ailleurs de ne pas lui avoir donné une raquette plus légère quand il a débuté), tout particulièrement en double. Il utilise les deux mains également pour son coup droit. Réputé très difficile à jouer, Santoro a battu, à de très rares exceptions près, tous les plus grands joueurs de son époque et donné énormément de mal aux autres. En janvier 2006 à l'Open d'Australie, il réalise une performance : tombeur de l'ancien vainqueur de Roland-Garros, l'Argentin Gastón Gaudio, Santoro élimine au 4e tour l'Espagnol David Ferrer en trois sets 6-4, 7-5, 7-5. Il atteint ainsi les quarts de finale, son meilleur résultat en grand chelem, stade où il perd face à l'Argentin David Nalbandian.

Par la suite, Santoro a vécu l'épilogue d'une aventure mouvementée avec la Coupe Davis, un dernier clash entre Fabrice Santoro et Guy Forget devant lui fermer les portes de la sélection.

Marat Safin a un jour déclaré : « N'importe qui peut battre Fabrice Santoro. N'importe qui, sauf moi » après une énième défaite contre Santoro qui reste sa bête noire, avec un bilan en 2008 de seulement deux victoires contre sept défaites.

Pour sa 19e participation à Roland Garros (un record), Fabrice Santoro recevra à la fin du tournoi le Prix Citron, récompensant « la personnalité forte en zeste et en caractère » de la quinzaine.

En juillet 2008, Fabrice Santoro remporte pour la seconde fois consécutive le tournoi de Newport. C'est son sixième titre. Ainsi, ces deux dernières années, il a réalisé des performances remarquables même s'il envisage une prochaine fin de carrière. En novembre 2008, il gagne le tournoi challenger de Dniepropetrovsk en Ukraine en battant Victor Hanescu en finale.

En Janvier 2009, après une défaite sevère face au n°1 mondial Rafael Nadal dès le premier tour de l'Open de Doha (6-0, 6-1), Fabrice Santoro atteint le troisième tour de l'Open d'Australie où il échoue en 3 sets face à l'ancien n°1 mondial Andy Roddick (6-3, 6-4, 6-2). Il atteint ensuite le deuxième tour de l'Open de Dubaï, tournoi qu'il avait remporté en 2002.

En 2008, Fabrice Santoro est associé à Marc Gicquel en double.

Au 24 novembre 2008, Fabrice Santoro avait remporté 9 619 111 $, se plaçant à la 33e place du classement mondial des gains remportés sur le circuit ATP. Il est le joueur français ayant remporté le plus de gains sur le circuit devant Sébastien Grosjean et Cédric Pioline.

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Tennis

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Le match se gagne en remportant un maximum de points, de jeux, puis de sets, conformément aux règles du jeu, variables selon le sexe, l'âge...

Le tennis est l'un des sports de raquette les plus populaires, au même titre que le tennis de table, ou le badminton, qui restent les disciplines les plus pratiquées en Asie.

Lorsqu'au Moyen Âge on jouait à la paume, le serveur avait coutume d'annoncer son envoi à l'adversaire en lui criant « Tenez ! ». En ancien français, l'impératif du verbe tenir se prononçait « Tenèts ! ». Quand les Anglais empruntèrent le jeu de paume et sa terminologie, ils entendirent « Tenèts », « Tenis », d'où « tennis » .

Le tennis est une adaptation anglaise du jeu de paume. À la suite de la bataille d'Azincourt (1415), le duc d’Orléans est emprisonné pendant deux décennies en Angleterre. À l’occasion de cette captivité à Wingfield dans le comté de Norfolk, le duc introduit en Angleterre le jeu de paume qu’il pratique presque quotidiennement.

Le tennis est né selon les sources entre 1858 et 1870 soit plus de quatre siècles plus tard. En 1858 le major Harry Gem esquisse une sorte de court de tennis sur le gazon de sa propriété : il joue un jeu assez similaire au tennis actuel. Vers 1863 le Major Walter Clopton Wingfield, le descendant du châtelain de Wingfield, pratique aussi une sorte de tennis dans sa résidence à Londres. Vers 1869 dans le Warwickshire, Harry Gem et son ami espagnol Augurio Perera expérimentent une nouvelle version du jeu qu'ils appelèrent d'abord pelota puis plus tard lawn rackets. Gem, Perera, Frederic Haynes et Arthur Tomkin forment un club à Leamington : c'est le premier club de lawn tennis du monde. C'est donc probablement Harry Gem qui a inventé le « tennis moderne » (issu du jeu de paume français) mais c'est Wingfield qui est passé à la postérité car il a commercialisé ce sport sous le nom de « Sphairistike » le 23 février 1874 mais il ne l'a pas inventé comme la légende le prétend. Le sphairistike est la conséquence du jeu de paume et de l’invention du caoutchouc qui permet de réaliser des balles pouvant rebondir sur l’herbe. C'est le chaînon manquant entre le jeu de paume et le tennis. Le tennis en Angleterre a d'ailleurs pour nom Lawn Tennis (tennis sur herbe en anglais) tandis que le jeu de paume est désigné sous le nom Real Tennis (vrai tennis). Le mot « tennis » lui-même provient de l'avertissement « Tenez ! » que donnait le lanceur de balle au départ d'un échange au jeu de paume.

Il semble que le premier tournoi de tennis eut lieu en août 1876 sur un court aménagé dans la propriété de M. William Appleton à Nahant dans le Massachusetts et remporté par James Dwight. Suit le Tournoi de Wimbledon en 1877 du 9 au 16 (ou 19) juillet, futur Internationaux amateurs de Grande-Bretagne, qui est donc le plus vieux tournoi encore existant. La finale de la première édition se joue devant 200 spectateurs. L’Anglais Spencer Gore s’impose en simple messieurs (24 participants). À l’occasion de ce tournoi, les règles du sphairistike de Wingfield sont modifiées par les organisateurs qui deviennent, de fait, et pendant une décennie, la seule autorité en matière de tennis.

La France, jadis terre d'élection par excellence du jeu de paume, n'attend pas longtemps pour succomber aux charmes du tennis promu par Wimbledon. Dès 1878, le premier club de tennis est fondé en France à Dinard, en Bretagne. Dans le même temps, les premières parties ont lieu en Australie.

D'autres tournois suivent très vite : en 1878 un tournoi aurait été organisé au Montréal Cricket Club, et les premiers championnats amateurs d'Écosse eurent lieu en indoor sur bois cette même année, les Championnats amateurs d'Irlande débutèrent en 1879 au Fitzwilliam Club de Dublin, ceux de Bohême la même année et ceux de la colonie australienne du Victoria à Melbourne en 1880, chaque colonie australienne crée d'ailleurs son tournoi bien avant le 1er championnat national australien, organisé en 1905 et intitulé « Internationaux d'Australasie », futur Open d'Australie. Les championnats des États-Unis sont organisés pour la première fois à Newport en 1881 (la 1re édition réservée aux citoyens du pays est l'ancêtre de l'US Open, etc.). Le tennis est donc né sous l'ère victorienne avec des règles victoriennes : le sport dans ces conditions ne peut être pratiqué que comme un loisir par de riches aristocrates, donc sans besoin d'argent pour vivre, et ne peut donc faire l'objet d'une profession rémunérée. Ceci explique pourquoi les professionnels du tennis sont longtemps bannis du circuit traditionnel et considérés comme des pestiférés. De plus les responsables du tennis, très jaloux de leur autorité, un autre héritage de l'époque victorienne, ne souhaitent absolument pas avoir affaire à des joueurs professionnels indépendants de leur volonté : c'est ainsi une autre raison pour écarter les « pros » du circuit traditionnel. Plus tard est créé en 1891 le Championnat de France de tennis qui devient véritablement international en 1925 sous le nom « Internationaux de France de tennis ».

En 1933 quand l'Australien Jack Crawford qui a gagné les Internationaux amateurs d'Australie, de France à Roland Garros, de Grande-Bretagne à Wimbledon, atteint aussi la finale des Internationaux amateurs des États-Unis à Forest Hills, les journalistes John Kieran et Allison Danzig utilisent pour la première fois l'expression « Grand Slam » (tirée du brigde et aussi du golf) en évoquant une possible victoire de l'Australien dans les quatre tournois la même année. Ces championnats commencent à prendre de l'importance car les quatre pays hôtes sont les seuls pays de l'époque qui ont remporté la Coupe Davis qui est la plus grande compétition amateur internationale pendant au moins 40 ans de 1920 à 1960 (elle désigne souvent le numéro 1 mondial amateur et a bien plus d'importance que Wimbledon ou Forest Hills). Cette compétition est créée par Dwight Davis en 1900 et oppose dans un premier temps uniquement les Îles Britanniques aux États-Unis. Il n'y a pas d'édition en 1901. Puis d'autres pays souhaitent participer et jusqu'en 1973 seuls les 4 pays cités remportent cette compétition par équipes. En 1938 Donald Budge a l'idée de gagner les championnats des 4 pays vainqueurs de la Coupe : il est donc le premier joueur à consciemment tenter le Grand Chelem (Crawford n'avait aucune intention à l'origine d'aller aux États-Unis car notamment il souffrait du climat new-yorkais) et à le réussir. Ceci devient la véritable référence individuelle du tennis amateur dans les années 1950, plus précisément en 1956 lorsque Lew Hoad est à deux doigts (deux sets précisément) d'accomplir cet exploit. Lorsque le tennis devient « Open » en 1968 le Grand Chelem devient le Graal de tous les joueurs. La version féminine de la Coupe Davis est la Coupe de la Fédération, mieux connue aujourd'hui sous le nom de « Fed Cup ».

La rivalité, jadis très vive, entre amateurs et professionnels, n'a pas rendu possible, pendant longtemps, d'établir des classements objectifs des meilleurs joueurs. Les professionnels sont interdits jusqu'en mars 1968 de toute compétition organisée par la Fédération Internationale (Coupe Davis…) ou par les Fédérations nationales (Internationaux des pays comme ceux du Grand Chelem…). Néanmoins certaines comparaisons entre ces différents joueurs furent possibles (par exemple : en janvier 1963 Rod Laver, vainqueur du Grand Chelem en 1962, fut opposé aux deux meilleurs professionnels de 1962, Kenneth Robert Rosewall et Lewis Alan Hoad, dans le cadre d'une tournée en Australasie sur gazon : Laver a remporté 2 matches et a subi… 19 défaites, indiquant clairement la suprématie des vieux professionnels) : il semble qu'à partir de 1948 le meilleur joueur du monde fut probablement toujours un joueur professionnel. Depuis 1931 tous les plus grands champions de l'ère pré-« open » sont passés professionnels et, si on excepte Henri Cochet, ils ont tous atteint leur apogée dans le circuit pro : Bill Tilden, Henri Cochet, Ellsworth Vines, Fred Perry, Donald Budge, Bobby Riggs, Jack Kramer, Pancho Segura, Pancho Gonzales, Frank Sedgman, Tony Trabert, Ken Rosewall, Lew Hoad, Rod Laver.

En 1966 des pourparlers s'engagent entre les dirigeants de Wimbledon et Jack Kramer alors promoteur de tennis professionnel pour organiser un tournoi professionnel dans le « Temple » l'année suivante : un mois et demi après le tournoi traditionnel amateur de Wimbledon, BBC2 sponsorise un tournoi professionnel de huit joueurs du 25 au 28 août 1967. Ce tournoi rencontrant un très vif succès auprès du public et des téléspectateurs, le président de Wimbledon, Herman David, décide à l'automne 1967 que le prochain Wimbledon traditionnel (en 1968) serait « Open » c’est-à-dire « ouvert » aux joueurs professionnels. Le 30 mars 1968 la Fédération internationale accepte qu'une dizaine de tournois soient ouverts à tous les joueurs : le premier d'entre eux est organisé à Bournemouth et démarre le 21 avril 1968. Malgré tout La Fédération Internationale et les promoteurs du jeu professionnel continuent de se combattre : il faut attendre plus de quatre ans (août 1972) pour que le tennis soit totalement « Open » c'est-à-dire que la ségrégation entre pros et amateurs vole en éclats.

Pour ne plus être complètement dépendants de leurs dirigeants (d'un côté les fédérations pour les joueurs amateurs et d'un autre côté les promoteurs pour les joueurs professionnels) qui leur imposaient les compétitions qu'ils devaient (ou ne devaient pas) disputer, les joueurs s'unirent en septembre 1972, lors de l'US Open, le seul tournoi du Grand Chelem de l'année où tous les meilleurs joueurs participent (à Wimbledon et à Roland Garros les professionnels sous contrat sont exclus en 1972), pour créer le premier syndicat regroupant tous les joueurs qui le souhaitent : the Association of Tennis Professionals (ATP). Cette association tente d'organiser le circuit tennistique en « collaboration » avec les Fédérations et met en place en août 1972 le circuit de l'ATP Tour : dès lors l'ATP, qui échappe d'ailleurs un peu aux joueurs eux-mêmes, gère toutes les épreuves du circuit principal hormis les tournois du Grand Chelem et la Coupe Davis qui relèvent, eux, de la Fédération Internationale et des Fédérations nationales respectives. L'ATP publia le 23 août 1973 son premier classement mondial, dont le Roumain Ilie Năstase fut le premier numéro un.

De son côté, Wimbledon reste un bastion du conservatisme. Tandis que tous les autres tournois autorisent désormais le port de vêtements colorés aux joueurs, le Tournoi de Wimbledon maintient l'obligation de la tenue blanche, fidèle à ses traditions.

Suzanne Lenglen a, quant à elle contribué au succès du tennis, étant la première véritable vedette féminine de la discipline ; elle participera notamment à ce que l'on appellera le match du siècle, à Cannes, qu'elle remportera contre Helen Wills; la même année elle quittera le tennis amateur et deviendra la tête d'affiche de la 1re tournée professionnelle en Amérique du Nord. Mais malgré ce précédent, le tennis féminin peine ensuite à s'affirmer et il faut attendre les années 1960 pour voir des joueuses influer sur le cours des événements. À l'image des garçons, les filles mettent en place un circuit professionnel qui peine à s'établir. La WTA installe définitivement le tennis féminin professionnel.

En 1968, le tennis moderne et professionnel naît véritablement avec le début de l’ère Open. Les quatre tournois du Grand Chelem, rendez-vous majeurs de la saison abandonnent leur statut de tournoi réservé aux amateurs, et ouvrent leurs portes aux joueurs professionnels. Peu à peu, l'ensemble des joueurs de circuit se professionnalise. C'est à partir de cette date que l'on considère le tennis professionnel comme moderne ; l'ère des statistiques et des records commence.

La carrière de Martina Navrátilová, débutée en 1973 fut marquée par l'utilisation de nouvelles techniques de préparations, avec une préparation physique et une préparation psychologique poussées, avec notamment l'utilisation de l'informatique pour analyser les matches et étudier les séquences de jeu. L'informatique tient à présent une place importante dans l'évolution des joueurs, puisque les entraîneurs l'utilisent même de nos jours à un niveau amateur.

La politique de dirigeants comme Philippe Chatrier, président de la Fédération internationale de tennis de 1977 à 1991, est déterminante sur le plan international, mais plutôt mal préparée au plan national. En effet, si le tennis quitte son habit de sport pour privilégiés et devient accessible, la mise en place d'une opération dénommée « 5000 courts », lancée par Philippe Chatrier et la Fédération française de tennis, aura pour effet de déstabiliser économiquement les clubs existants en France en créant des micros-clubs composés d'un ou deux terrains sans réelle structure d'accueil ; l'effet de saupoudrage en termes d'adhérents se fera ressentir pendant des décennies et sera à l'origine de la crise du tennis français.

Le tennis se démocratise et compte plus d'un million de licenciés en France depuis le début des années 1980.

L'exploit majeur du tennis masculin comme féminin demeure le Grand Chelem : gagner les quatre tournois majeurs la même année. Don Budge l'a réussi mais à une époque où tournois amateurs et professionnels étaient séparés ; l'Australien Rod Laver a réussi l'exploit de le réaliser à deux reprises : en 1962, mais aussi en 1969 sous l'ère « Open » alors que tous les joueurs étaient réunis sur un circuit mondial (l'ère Open démarre pour le tennis en 1968), ce qui constitue un authentique exploit. Les femmes sont plus nombreuses à l'avoir réalisé, avec notamment l'Australienne Margaret Smith Court en 1970, et l'Allemande Steffi Graf en 1988.

La comptabilité singulière du tennis est également tributaire du jeu de paume. Cette façon de compter, par multiple de quinze, nous vient de ce jeu, issu tout droit du Moyen Âge où le chiffre 60 était le symbole numérique le plus répandu. À l’époque, on comptait le temps (60 minutes) et l’argent (un denier d’or valait 15 sous) de cette façon. C’est pourquoi on ne sait plus très bien aujourd’hui si c’est en faisant référence aux chiffres de l’horloge ou bien à la monnaie que l’on y pariait goulûment (incidemment, on appelait les jeux de paume des tripots) que l’on commença à compter 15, 30, 45 et jeu. On ne sait pas trop pourquoi le 45 a fait place au 40 dans le pointage. Certains croient qu’il s’agit simplement de l’utilisation d’un diminutif qui, avec l’usage, est devenu la règle. L’humain étant paresseux de nature, il était plus court de prononcer 40. Hypothèse contestée qui demeure néanmoins la seule.

L’expression «deuce» serait un emprunt culturel au système comptable du jeu de paume. Rendu à égalité, l’arbitre déclarait «à deux», ce qui signifiait que les joueurs étaient à deux points (consécutifs) de gagner le jeu. Ce «à deux» répété par des bouches anglaises aux Français, prît la forme écorchée de «deuce». Cet usage est pratiqué dès le Moyen Âge en jeu de paume.

Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer ce système, mais aucune n'a pu être validée. Chronologiquement, la première hypothèse avancée date de 1431. Le juriste flamand Jan Van den Berghe publie Le Jeu de paume moralisé. Pour expliquer la manière de compter, il énonce une explication pieuse : le joueur qui marque un point est assimilé à un juste et voit sa récompense multipliée par 15. Autre piste, les paris, qui étaient courants lors des rencontres de jeu de paume. Certains numismates font alors remarquer que la monnaie française comprenait depuis 1340 le double d'or qui valait 60 sous et le denier d'or qui valait 15 sous. Les joueurs auraient pris l'habitude de compter les points en valeur monétaire, c’est-à-dire en multiple de 15. Toutefois, l'étude des lettres de rémission montrent que les enjeux n'atteignaient pas souvent des sommes aussi importantes. Au début du XVIe siècle, Érasme avoue dans ses Colloques, que la manière de compter les points au jeu de paume est un mystère, dont même les joueurs parisiens ont perdu le souvenir. Malgré cet avis d'Érasme qui apparaît définitif, que reprennent les encyclopédistes du XVIIIe siècle , d'autres hypothèses, plus ou moins fantaisistes, sont énoncées depuis la fin du XVIe siècle. Selon le témoignage de Jean Goselin, libraire du roi de France en 1579, cette façon de compter se rapporterait à l'astronomie et au système sexagésimal utilisé pour les calculs d'angles. Chaque signe physique est divisé en 60 degrés, diviser un signe physique en quatre parts donne 15 degrés par part. Pour Charles Delahaye, joueur de paume au XIXe siècle, 15 représente une distance de 15 pieds. La ligne de service et le filet sont séparés de 60 pieds, soit quatre fois 15 pieds. Charles Delahaye dit avoir assisté à une partie où les points n'étaient pas comptés, mais que le vainqueur du point avançait à chaque fois de 15 pieds jusqu'à ce qu'il atteigne le filet et remporte alors le jeu.

Dans une rencontre de simple comme de double, chaque joueur sert à tour de rôle pendant la durée d'un jeu. Le joueur qui sert doit impérativement être placé derrière la ligne de fond de court au moment où il frappe son service. Le serveur possède en outre deux services : s'il manque le premier, souvent frappé avec un certain risque, il bénéficie d'une seconde balle de service, en général frappée avec davantage de précaution. Le receveur, en revanche peut se placer où il le souhaite sur le court pour retourner le service. Il lui est néanmoins interdit d'intercepter à la volée (c’est-à-dire sans laisser de rebond) le service de celui qui sert.

La plupart du temps, il est nécessaire de remporter deux sets afin de gagner la partie. La seule exception est celle des matches du tableau masculin des tournois du Grand Chelem, qui se jouent en trois sets gagnants. Pour gagner une manche, il faut être le premier à marquer six jeux avec au moins deux jeux d'écart, dans le cas contraire la manche se poursuit. Les scores possibles pour remporter un set sont ainsi : 6/0, 6/1, 6/2, 6/3, 6/4 et 7/5 (si les deux joueurs n'ont pu se départager au bout de dix jeux). Si les deux joueurs n'ont pas été en mesure de se départager au cours des douze premiers jeux (donc à égalité à 6/6), ils disputent un jeu décisif (tie-break en anglais), qui vaut un jeu, et permet donc de remporter la manche 7/6. En revanche, dans les tournois du grand chelem, exception faite de l'US Open, chez les hommes comme chez les femmes, il n'y a pas de jeu décisif dans la manche décisive (la cinquième chez les hommes, la troisième chez les femmes), et le match n'est remporté que lorsque l'on parvient à avoir deux jeux d'avance sur l'adversaire; par exemple 8/6, 9/7, 10/8, etc.

L'invention du jeu décisif date de 1970, soit deux ans après le début de l'ère open. La finalité de ce jeu était d'empêcher des matches interminables, car il arrivait à l'époque que des sets soient gagnés sur le score de 29/27 par exemple. Le principe du jeu décisif est assez simple. Les joueurs servent à tour de rôle. Celui qui débute ne sert qu'une fois de droite à gauche, puis son adversaire sert deux fois de suite, de gauche à droite, puis de droite à gauche, et ainsi de suite. Le gagnant de la manche est le premier joueur à atteindre sept points avec au moins deux points d'écart (Ex: 7/2, 7/5, 9/7…) La manche est alors gagnée sur le score de 7-6.

Chez les joueurs les plus jeunes, les règles de jeu sont assouplies. En effet, jusqu'à l'âge de onze ans, en France, une manche est gagnée lorsqu'un joueur atteint 5 jeux avec deux jeux d'avance sur son adversaire. En cas d'égalité à 4 jeux partout, les joueurs se départagent également avec un jeu décisif.

Dans le jeu en double, le match se déroule au meilleur des 2 sets, il faut donc remporter les 2 sets pour remporter le match. Si les deux équipes remportent chacune un set, par exemple : 6-3 3-6 ; on procède à un "super tie break" de dix points pour départager les deux équipes opposées : il est considéré comme set décisif. Le "super tie break" se déroule de la même façon que le "jeu décisif", il faut donc remporter dix points avec au moins deux points d’écart (Ex : 10/5, 10/7, 11/9…).

Lorsque les deux joueurs ont marqué trois points, (donc à 40/40), il y a égalité. Celui qui marque le point suivant obtient un avantage. Pour marquer le jeu, un joueur qui a l'avantage doit marquer un autre point. Si c'est le joueur qui n'a pas l'avantage qui marque le point suivant, on revient à égalité, et ainsi de suite jusqu'à ce que l'un des deux joueurs remporte le jeu. Chez les jeunes enfants âgés au plus de 11 ans, la règle de l'avantage n'existe pas. C'est la règle du No-ad (No advantage) qui s'exerce. Le joueur qui reçoit choisit sa zone de retour de service pour le point décisif (toujours à 40-40).

Au niveau de l'arbitrage, on donne toujours le score du serveur en premier. Par exemple, si le serveur marque trois points contre deux à son adversaire, le score est 40/30. Dans le cas contraire, le score est 30/40. Il en est de même au niveau des avantages, lorsqu'il y a égalité dans un jeu. Lorsque c'est le serveur qui a l'avantage, l'arbitre annoncera avantage puis le nom du joueur ou de la joueuse. En double, l'arbitre annoncera le nom du serveur ou du relanceur. Toutefois, en cas de Championnat par équipe ou d'équipes nationales (Coupe Davis ou Fed Cup, par exemple), le nom du club ou du pays est alors donné.

Comme mentionné ci-dessus, les joueurs servent à tour de rôle, et le serveur change à la fin de chaque jeu. Il est donc possible que le jeu soit remporté, soit par le serveur, soit par le receveur. Prenons le cas où le serveur mène 40/15. Il ne lui reste alors qu'un point à inscrire avant de remporter le jeu. Il aura donc deux occasions de servir pour remporter le jeu. Même si le point suivant est perdu, le serveur mènera toujours 40/30, et sera à un point du jeu. On parle alors de balle de jeu, et dans le cas présent, à 40/15, le serveur a deux balles de jeu. Dans le cas contraire, c’est-à-dire si c'est le receveur qui mène ; par exemple à 15/40, on dira que le receveur possède deux balles de break. Si le jeu est converti par le receveur, on parlera alors de break. Lors du jeu suivant, le receveur passe au rôle de serveur. S'il remporte sa mise en jeu, le break est confirmé. Ainsi, si deux joueurs qui s'affrontent ne parviennent pas à se détacher l'un de l'autre (pas de break, ou un même nombre de break chez les deux joueurs), ils arrivent à 6/6, et disputent un tie break ou jeu decisif.

Le principe est le même avec les balles de set, et les balles de match, lorsque l'un ou l'autre des joueurs est à un point de remporter la manche ou la rencontre. Par exemple, si un joueur (qui sert) mène 5/4 40/15, il possède deux balles de set. Autre exemple, un joueur qui mène 3/6 7/5 5/1 40/30 s'offre une balle de match…

Depuis 2006, les joueurs et joueuses peuvent avoir recours à un système d'image de synthèse retraçant la trajectoire et surtout le point d'impact de la balle, appelé "Hawk Eye" (œil de faucon) afin de contester une décision arbitrale qu'ils jugent erronées. Plusieurs règles s'appliquent à l'usage de ce moyen.

En raison de son coût élevé, rares sont les tournois qui possèdent ce système. De plus, seuls les courts principaux en sont affublés, ce qui peut conduire à une certaine forme d'injustice vis à vis des joueurs mal classés, obligés de jouer sur des cours annexes dépourvus du Hawk Eye.

On distingue plusieurs types de fautes au tennis. Une balle sera par exemple annoncée faute (ou out en anglais) lorsqu'elle ne retombe pas dans les limites du terrain. Le point est alors accordé à l'adversaire. Lorsque la balle tombe dans le filet, du côté du joueur qui a frappé la balle, le point est également accordé à l'adversaire, mais il n'est pas nécessaire d'annoncer faute. L'arbitre ne doit d'ailleurs pas signaler une balle qui tombe dans le filet comme faute.

Le service doit être frappé en diagonale de telle sorte que la balle tombe dans le carré de service. Si la balle ne tombe pas dans le carré de service lors de la mise en jeu, l'arbitre annonce faute, et le serveur doit, soit servir une seconde balle si la faute survient sur le premier service, soit accorder le point à l'adversaire si la faute survient sur la seconde balle de service. Lorsque les deux services sont fautes (ils ne tombent pas dans les carrés de service, ou tombent dans le filet), on parle de double faute. Le point est alors accordé au receveur. Lorsqu'au service, la balle touche la bande du filet et retombe dans le carré de service où le joueur était censé servir, l'arbitre annonce let, la balle n'est pas faute, et le joueur peut rejouer le service. En revanche, si la balle du serveur touche la bande du filet et tombe en dehors du carré de service, la balle est annoncée faute, et le joueur doit soit passer à sa seconde balle, soit accorder le point à l'adversaire selon qu'il a frappé une première ou une seconde balle.

Une faute plus complexe concerne le serveur. En effet, pour effectuer un service valable, il est nécessaire que la balle soit frappée avant que le joueur ne franchisse la ligne de fond de court. Ainsi, lorsque le joueur frappe son service, et a déjà une partie de son corps qui touche le sol à l'intérieur du court ou bien lorsque le serveur "mordait" la ligne de fond de court au moment de son lancé de balle, le service est refusé. Le joueur peut alors soit frapper une seconde balle de service (si sa faute a été commise sur la première balle), soit accorder le point à l'adversaire si cette faute survient sur la deuxième balle. Cette faute, assez rarement signalée car difficile à juger, est nommée faute de pied. La faute de pied est également valable sur un plan latéral : le serveur doit se trouver du bon côté du terrain de telle sorte à servir dans une diagonale. Si le serveur sert à droite, il doit se tenir dans la partie droite du terrain, sans être dans le prolongement du couloir. En double, le serveur est autorisé à servir dans le prolongement du couloir.

Le court de tennis correspond à l'aire de jeu. Ses dimensions sont très précises en raison des mesures anglaises d'origine, en yards. Il doit obligatoirement posséder des lignes peintes avec une peinture blanche, afin de faciliter leur lisibilité. Les courts de tennis se déclinent en plusieurs surfaces, qui sont abordées dans la suite de l'article. Chaque surface possède ses caractéristiques propres (rapidité, rebond) ce qui contribue à la diversité des jeux possibles.

Il existe aussi des dimensions concernant la distance au fond du court et sur les côtés : des espaces de 5,50 mètres au fond et de 3,05 mètres sur les côtés (il s'agit des distances minimales imposées par la Fédération française de tennis dans les clubs).

Sa hauteur est fixée aux extrémités à 1,07 m, sa hauteur à son centre 0,914 m maintenue à l'aide d'un régulateur. Le régulateur est constitué d'une sangle blanche d'une largeur de 5 cm au maximum. Le système de fermeture du régulateur doit garantir le maintien de cette hauteur constante pendant une durée de quatre heures. Le filet doit être de couleur sombre et la bande de filet de couleur blanche avec une dimension de 10 à 13 cm, rabattue de chaque côté du filet.

Le filet est soutenu par deux poteaux ayant une section carrée ou ronde d'une largeur maximum de 10 cm. L'axe de ces poteaux est placé à 0,914 m à l'extérieur des lignes latérales du court. Lorsqu’une partie de simple est jouée sur un court équipé d'un filet de double, 2 piquets hauts de 1,07 m sont placés dans les couloirs à 0,914 m à l'extérieur des lignes de simple (soit aux 2/3 du couloir).

La raquette fut inventée au début du XVIe siècle pour pratiquer le jeu de paume. Elle se décline désormais en dizaines de modèles, destinés à tous les types de joueurs, et aux compositions parfois radicalement différentes.

L'innovation principale de ces dernières années réside dans les matériaux qui sont utilisés dans la conception du cadre (partie rigide de la raquette), et qui ont permis de gagner à la fois en puissance et en légèreté, rendant le jeu de plus en plus confortable. Parmi les matériaux utilisés, on retrouve ainsi le graphite, le titane, l'acier, etc. Les différents équipementiers proposent également de nombreux concepts visant à faciliter le jeu (réduction des vibrations, puissance et contrôle optimisés…).

Il faut savoir que si les gammes et les technologies évoluent régulièrement, la plupart des joueurs de très haut niveau conservent leur ancien modèle de nombreuses années, maquillé à l'occasion par leurs sponsors pour ressembler aux derniers modèles disponibles.

De plus, leurs raquettes sont spécialement adaptées à leur demande (poids, rigidité, longueur) et n'ont donc plus grand chose à voir avec celles disponibles dans le commerce.

On peut adapter la raquette selon ses besoins par exemple bien equilibré, lourd en tête(en ajoutant du plombs) ou plus lourd dans le manche.

La taille du manche de la raquette est aussi variable.

Une raquette n'est en outre pas constituée que du cadre. Le choix du cordage est également très important pour le joueur. « Le cordage, c'est l'âme de la raquette » disait Arthur Ashe. Il existe plus de très nombreux modèles de cordages, fabriqués dans des matériaux différents (boyau de bœuf, matières synthétiques), disponibles dans plusieurs jauges et aux caractéristiques propres (puissance, confort, contrôle, stabilité de la tension…).

Les balles sont des sphères en caoutchouc, remplies d'air. Elles sont recouvertes de feutre, et doivent impérativement être jaunes ou blanches dans les compétitions officielles. Leur composition peut varier en fonction du type de joueur qui va les utiliser (joueur loisir, régulier ou intensif, adulte ou jeune). La différence se fera surtout au niveau de la longévité. Les balles de compétition sont en effet le plus souvent à pression, avec une qualité de rebond et de jeu optimale, mais une durée de vie assez limitée (de l'ordre de sept ou huit matches chez des joueurs de compétition).

La balle de tennis doit avoir un diamètre compris entre 6,350 et 6,668 cm, et sa masse doit varier entre 56,7 et 58,5 grammes. Lâchée de 254 cm de hauteur et tombant sur une base en béton, la balle doit rebondir entre 134,62 et 147,32 cm.

À l'origine, les balles étaient blanches, mais le jaune s'est imposé afin d'offrir plus de visibilité aux téléspectateurs. Les balles blanches sont cependant toujours autorisées.

Au début du siècle, le tennis évolue plus vite que la mode vestimentaire. Ainsi, les joueurs viennent jouer avec leurs cravates, leurs bustiers ou encore leurs flanelles. Puis, peu à peu, des robes apparaissent et les joueuses rivalisent de standing en s'affichant avec des vêtements de plus en plus élégants. La française Suzanne Lenglen libère alors le corps sportif de la femme, en devenant une icône de mode, la “divine”.

Les vêtements n'ont cessé d'évoluer depuis le début des années 1980, devenant de plus en plus légers et confortables; shorts et chemises chez les hommes, qui succèdent aux polos inspirés par René Lacoste, robes chez les femmes, qui portent progressivement des shorts et des débardeurs. L'arrivée de tissus nouveaux, tels que le polyester à la fin des années 1990 permet de gérer au mieux la transpiration, rendant les vêtements plus confortables encore. Les tenues les plus fréquentes actuellement sont T-shirt et short chez les hommes, débardeur et short chez les dames, cependant, le débardeur masculin et la robe restent appréciés par certains joueurs.

Devant l'arrivée de grands équipementiers dans le tennis, des règles ont été mises en place concernant la taille des logos autorisés sur les shorts, polos, jupes, robes…

Un match de tennis se joue sur un court, dont le revêtement peut varier. En effet, il existe différentes surfaces de jeu, dont les caractéristiques sont très variables, d'une part en ce qui concerne la vitesse de la balle (certaines surfaces sont lentes, d'autres très rapides), d'autre part la “qualité” du rebond (rebond bas, ou rebond haut).

On distingue ainsi quatre types de surfaces principales.

Le tennis est une discipline dont les coups de base : le coup droit, le revers et le service peuvent être appuyés par des effets imprimés à la balle, et qui font évoluer le comportement de celle-ci. Voici les principaux effets du tennis moderne.

Le jeu à plat ne correspond pas à un effet à proprement parler, mais il demeure très utilisé sur toutes les surfaces. Une balle frappée à plat va passer assez près du filet. C'est l'effet qui offre le plus de puissance, car la trajectoire de la balle est assez rectiligne. Les frappes à plat sont neutres au niveau de la vitesse après le rebond, celle-ci diminuant en moyenne de 50%, contre 25% pour le lift et 75% pour une balle coupée. Les frappes à plat sont utilisées en attaque comme en défense, et permettent la plupart du temps à un joueur en position d'attaque de terminer le point. Les balles à plat sont celles que l'on retrouve le plus sur les surfaces rapides qui favorisent un tennis d'attaque, où la puissance des joueurs peut s'exprimer le mieux.

Le lift est un effet très utilisé chez les joueurs de tous niveaux, car il est relativement simple à exécuter et procure plusieurs avantages. Son principal attrait tient à la sécurité qu'il procure par rapport au filet, car une balle liftée et tournoyante suivra une trajectoire bombée par rapport à une balle à plat. En outre, cette même rotation imprimée à la balle lui permet de retomber plus rapidement qu'une balle frappée avec un autre effet, et de perdre moins de vitesse après le rebond (la vitesse de la balle diminuera seulement de 25%). Une autre application efficace du lift est le lob (balle de défense qui vise à passer l'adversaire au filet) car un lob lifté va s'élever très rapidement, et retomber assez vite dans le court. Bien exécuté, il permet donc de passer un joueur au filet.

Le lift est un effet utilisé en attaque comme en défense. Sur une balle courte, il permet d'accélérer avec une marge de sécurité importante, mais peut aussi permettre de changer de rythme. Chez les joueurs professionnels, le lift est utilisé quasiment en permanence, même si cela ne semble pas perceptible: les balles totalement à plat ne sont en effet utilisées que pour terminer le point. En outre, certaines surfaces prennent mieux le lift que d'autres; la terre battue permet par exemple aux grands lifteurs de prendre l'avantage dans de longs échanges, alors que sur gazon, où le rebond est beaucoup plus bas, le lift est moins employé, ou en tout cas moins efficace.

Une balle coupée est une balle qui va être frappée, avec un mouvement de rotation de l'avant vers l'arrière. Une balle coupée aura ainsi tendance à être ralentie avant et après le rebond (où la vitesse de la balle diminue de 75%), et à s'écraser (rebond le plus haut dans des conditions similaires), en passant en outre assez près du filet. Un coup coupé confère cependant une certaine sécurité, car la balle est bien contrôlée. Le coup le plus facile à couper reste le revers, car le mouvement de raquette du haut vers le bas se fait de façon assez naturelle de ce côté. Utilisé le plus souvent en défense, le coup coupé permet de se sortir de situations difficiles, ou de casser le rythme après un échange dominé par le lift ou les coups à plat. Il est également possible de couper en coup droit, surtout en bout de course, mais le coup droit coupé reste souvent un coup défensif (ou une amortie), alors qu'en revers, il peut être utilisé pour monter au filet, ou réaliser un passing shot.

L'effet rétro est une variante très marquée du coup coupé, où le joueur va vraiment venir frotter la balle de l'avant vers l'arrière. Ce coup est souvent utilisé sur des balles amorties, particulièrement sur terre battue, afin de gêner l'adversaire dans sa course. Certains joueurs sont même capables de mettre un effet rétro qui fait revenir la balle dans leur propre camp après être tombée dans celui de l'adversaire.

Le terme de slice est appliqué la plupart du temps au service. Un service slicé est, fondamentalement un service coupé, même si les caractéristiques de ces deux types d'effets ne sont pas totalement identiques. Une balle slicée (« tranchée » en français) est frappée sur le coté, de telle sorte qu'un mouvement de rotation diagonal lui est imprimé. La trajectoire d'un service slicé ne sera pas rectiligne, contrairement à celle d'un service à plat, et la balle en vol aura tendance à suivre une trajectoire courbée. En outre, après le rebond, une balle slicée aura tendance à s'écraser avec rebond assez bas, et à partir sur le côté.

Le slice est un effet très utilisé sur toutes les surfaces. Il s'agit d'un effet relativement simple à donner au service en comparaison de l'effet lifté. C'est pour cette raison que de nombreux joueurs l'utilisent sur leur seconde balle de service, afin de mieux assurer cette dernière. En effet, l'effet slicé permet de donner à la balle une trajectoire curviligne, tout en permettant une marge de sécurité importante. Un service slicé est en outre généralement moins puissant qu'un service à plat. Il s'agit d'une arme particulièrement efficace sur le gazon où le rebond est déjà plus bas que sur d'autres surfaces, car il permet de faire sortir l'adversaire du terrain, et donc de s'ouvrir le court. Si l'adversaire n'utilise pas la même main que le serveur, le slice est souvent joué sur son revers, coup qui est souvent le point faible des joueurs. Le service slicé est de plus une arme très utilisée par les gauchers, étant donné qu'il est joué sur le coté "avantage", donc sur un point déterminant.

Le service lifté est sans doute celui qui requiert le plus de pratique et de technique. En effet, le lift est un effet qui nécessite de mettre la balle en rotation d'arrière en avant, ce qui est difficile à réaliser lorsqu'il s'agit de la frapper à l'arrêt et au dessus de la tête. Mais en compensation de ces difficultés techniques, le service lifté, et sa variante kickée sont extrêmement efficace, surtout en seconde balle. En effet, la rotation imprimée à la balle lui permet de plonger beaucoup plus vite une fois le filet franchi, ce qui permet de lui donner beaucoup de vitesse. Un service lifté réussi aura ainsi tendance à passer assez haut au dessus du filet avant de plonger, puis à rebondir très haut du fait de l'effet de la balle. La variante kickée du service lifté consiste à donner à la fois un effet lifté et un effet légèrement latéral à la balle, de telle sorte que celle-ci s'élève et se décale sur le côté après le rebond. La grande majorité des joueurs de haut niveau utilisent le service lifté sur leur seconde balle, car la marge de sécurité avec le filet est importante, et parce que le service lifté, une fois maîtrisé, se contrôle très facilement. En première balle, un service très lifté peut déstabiliser un adversaire en le contraignant à frapper la balle en hauteur, parfois même au dessus de l'épaule, ce qui est particulièrement difficile en revers, coup visé par le kick lorsque l'on joue contre quelqu'un de la même main que soi.

Le classement est attribué par la fédération à l'issue de chaque saison. On le calcule à partir du bilan de chaque joueur, en accord avec les matches qu'il a joué. Ainsi, un joueur classé à un échelon donné (N) obtiendra un certain nombre de points selon qu'il battra un joueur classé à l'échelon N+2 (150 points), N+1 (100 points), N (50 points), N-1 (30 points), etc. Ainsi, conformément à un barème pré établi, un joueur peut passer du classement N au classement N+1, N+2, etc. s'il possède le nombre de points nécessaires, mais aussi être relégué au classement inférieur s'il n'obtient pas les points nécessaires à son maintien à un classement donné. D'autre part lors du calcul des points en fin de saison, c'est le nouveau classement de l'adversaire qui doit être pris en compte compliquant ainsi un peu plus les calculs. Il faut aussi retenir que pendant la saison, il y a des classements intermédiaires. Cela vous donne votre classement d'avance avant la fin de la saison.

Concernant la montée à l'échelon supérieur, il faut non seulement le nombre de points nécessaires à l'accession au niveau supérieur, mais aussi le nombre de points nécessaires au maintien à ce classement. Par exemple, un joueur classé 30/2 (voir explications sur chaque classement par la suite) et désirant monter au niveau 30/1 doit dans un premier temps obtenir les points nécessaires à la montée (en l'occurrence 450.) Pour être harmonisé ensuite à ce classement, son bilan de victoires est recalculé, en considérant ainsi que le joueur est 30/1. Cela signifie par exemple qu'une victoire sur un 30/1 qui valait 100 points lors du premier calcul vaudra seulement 50 points lors du recalcul, conformément au barème expliqué ci-dessus. C'est alors s'il obtient le nombre de points de maintien (en l'occurrence 235) qu'il est harmonisé au classement 30/1, avec lequel il débutera la saison suivante.

Pour la petite histoire, ce classement découle en fait du système de comptage des points. En effet, à l'origine, un handicap fut créé afin d'équilibrer dans les différentes épreuves organisées les chances des compétiteurs les uns par rapport aux autres, compte tenu des divers niveaux de chacun.

La base de ce handicap fut appelée niveau 0.

A la fin de la saison de tennis, l'AFT reprend tous les matchs joués par le joueur et effectue le calcul.

Le premier calcul consiste à calculer la somme des points obtenus (voir tableau ci-dessus) pour chaque rencontre à la quelle le joueur a participé en prenant compte le classement actuel des joueurs.

Le deuxième calcul consiste à calculer la somme des points obtenus (voir tableau ci-dessus) pour chaque rencontre à la quelle le joueur a participé en prenant compte le classement calculé au premier passage des joueurs. Il est réalisé si le joueur est proposé à la descente ou à la montée. Dans le cas où le joueur est proposé au maintien, le deuxième calcul n'est pas nécessaire et le joueur maintiendra son classement.

Si lors du premier classement, le joueur est proposée à montée 2 classements. Le deuxième calcul est réalisé avec le classement calculé (classement actuel + 2). S’il obtient moins de 60 points le joueur ne monte pas de deux classements mais il est tout de même proposé à montée un classement et le deuxième calcul est réalisé avec (le classement actuel + 1).

Le haut niveau se compose donc de deux circuits principaux; le classement WTA, classement mondial féminin, et le Classement ATP, classement mondial masculin, remis à jour chaque semaine, et qui recensent les résultats obtenus lors des 12 derniers mois de compétition. Parallèlement à ce classement qui sert de référence (notamment pour l'attribution des têtes de séries dans les tournois) on retrouve le classement "Race" (qui existe depuis 2001 chez les hommes, et 2006 chez les femmes) qui recense les résultats obtenus au cours de la saison. Un joueur ou une joueuse qui réalise un très bon début de saison peut ainsi se retrouver au sommet du classement Race, et beaucoup plus loin au classement référence (ou technique). À la fin de la saison, ces deux classements se rejoignent évidemment.

Pour les classements avant 1973 voir Joueurs de tennis numéros 1 mondiaux.

Depuis le début du XXe siècle, qui a été marqué par l'apparition de nombreux tournois qui existent toujours de nos jours, de très nombreux joueurs et joueuses se sont illustrés. Ainsi, jusqu'au début de l'ère Open en 1968, plusieurs champions ont marqué l'histoire du tennis. Les plus illustres d'entre eux sont sans doute l'américain Bill Tilden et l'australien Rod Laver, le premier ayant remporté dix tournois du Grand Chelem, et le second ayant réalisé deux des trois Grand Chelems à ce jour.

Les tournois du Grand Chelem sont les quatre tournois majeurs de calendrier professionnel : Open d'Australie, Internationaux de France de Roland-Garros, Tournoi de Wimbledon, et US Open. Ces tournois se déroulent sur deux semaines, et les joueurs et joueuses s'affrontent tous les deux jours. Les tableaux masculin et féminin regroupent 128 joueurs chacun, parmi lesquels 32 têtes de série (déterminées par le classement technique), des joueurs issus des qualifications, et des joueurs invités, qui reçoivent une wild-card. La principale différence entre les tournois du grand chelem et les autres tournois du calendrier réside dans le fait que les rencontres se disputent au meilleur des cinq sets chez les hommes, ce qui donne parfois lieu à des rencontres très longues.

Les tournois du grand chelem regroupent toutes les catégories de joueurs, ainsi, les différents tournois qui ont lieu lors de chaque grand chelem sont: simple hommes, simple femmes, double hommes, doubles femmes, doubles mixte, junior garçons et junior filles.

Les Masters 1000 sont une série de neufs tournois annuels qui se déroulent en Europe ou en Amérique du Nord, organisés par l'ATP. Ils furent mis en place en 1990 sous le nom de Super 9. Ils prirent ensuite le nom de Masters Series. On les connait maintenant sous le nom de Masters 1000. Moins prestigieux que les Grands Chelems, ils constituent la deuxième catégorie des types de tournois et rapportent plus de points que les tournois annexes. À la fin de chaque saison, les huit meilleurs joueurs du monde s'affrontent à l'occasion du Masters de tennis masculin qui a actuellement lieu à Shanghai.

Les ATP 500 series : 9 tournois sont classés dans la catégorie des ATP 500 series. Ces tournois sont moins prestigieux que les tournois Masters 1000 et que ceux du Grand Chelem, mais plus prestigieux que les ATP 250 series.

Les ATP250 series : 44 tournois font partie des ATP 250 series. Ce sont les tournois les moins prestigieux de l'ATP Tour.

Les ATP 500 series,et les ATP 250 series, tout comme les Masters 1000, tirent leur nom du fait des points ATP qu'ils rapportent au vainqueur du tournoi.

Connors détient aussi le record du nombre de victoires depuis le début de l'ère Open enregistrées par l'ATP, avec 1225 matches de simple remportés. Martina Navrátilová détient, chez les femmes, le record de tournois remportés en simple, enregistré par la WTA, avec 167 titres (contre 177 en double et 10 en double mixte). Elle devance sa rivale américaine Chris Evert qui a remporté 154 titres et l’Allemande Steffi Graf qui totalise 107 titres.

Les records de titres obtenus dans les tournois du Grand Chelem sont détenus par Pete Sampras (14 titres) qui devance Roger Federer (13 titres) et Roy Emerson (12 titres) chez les hommes et par Margaret Smith Court (24 titres) qui devance Steffi Graf (22 titres) chez les femmes.

Les records de titres successifs dans les tournois du Grand Chelem sont détenus par Donald Budge (6 titres amateurs de Wimbledon 1937 à Forest Hills 1938) chez les hommes et par Margaret Smith Court, Martina Navrátilová et Steffi Graf (6 titres respectivement de 1969 à 1971, en 1983-1984 et en 1995-1996) chez les femmes.

L'Allemande Steffi Graf est restée le plus grand nombre de semaines en tête du classement mondial. Elle a en effet occupé la place de numéro 1 pendant 377 semaines.

Le record masculin est détenu par l'américain Pete Sampras avec 286 semaines passées à la place de numéro 1 mondial. Roger Federer est le joueur resté numéro 1 le plus longtemps consécutivement (237 semaines - série arrêtée le 18 août 2008).

Seuls deux joueurs ont réalisé le Grand Chelem : Donald Budge en 1938 et Rod Laver qui signa deux fois l'exploit en 1962 et 1969.

Le record de temps séparant deux titres successifs en Grand Chelem par un même joueur (ou joueuse) est détenu par Rod Laver : 5 ans et 8 mois entre l'US amateur à Forest Hills 1962 et Wimbledon Open 1968, ceci s'explique par le fait que les professionnels étaient interdits de tournois du Grand Chelem avant 1968 : Rod Laver a disputé (et perdu) son premier match professionnel le 5 janvier 1963 contre Lew Hoad.

En 2006, Justine Henin a été finaliste lors des 4 levées du Grand Chelem mais n'en remporta qu'un seul.

Mark Edmondson est le joueur le plus mal classé à avoir remporté un tournoi du grand Chelem depuis le début de l'ère Open. Il était en effet classé 212e mondial lors de sa victoire à l'Open d'Australie en 1976.

L’Américain Andy Roddick détient le record de vitesse au service, avec une balle frappée à 249,4 km/h, à l'occasion de la Coupe Davis en 2004. Roddick détenait déjà les précédents records avec des services dont les vitesses dépassaient les 240 km/h. Ivo Karlovic est recordman du plus puissant second service à 211 km/h. Chez les femmes, c'est Venus Williams qui détient le record de vitesse au service, avec une balle frappée à 207,6 km/h lors du premier tour de l'US Open 2007 contre l'Hongroise Kira Nagy (Brenda Schultz-McCarthy a servi à 208 km/h, mais dans un tournoi non homologué).

Le Suédois Joachim Johansson co-détient le record du nombre d'aces réussis en un match, avec 51 services gagnants face à Andre Agassi lors de l'Open d'Australie 2005, dans un match lors des huitièmes de finale gagné 6/7, 7/6, 7/6 et 6/4 par Agassi. Le Croate Ivo Karlović l'a par la suite égalé au tournoi de Wimbledon 2005, lors d’un match du 1er tour gagné en 5 sets par son adversaire du jour Daniele Bracciali : 6/7, 7/6, 3/6, 7/6 et 12/10.

Le match le plus long de l'ère Open est, en date de 2008, celui qui a opposé les Français Fabrice Santoro et Arnaud Clément à Roland Garros en 2004. Le match a duré 6 heures et 35 minutes, avec un score final de 6/4, 6/3, 6/7, 3/6 et 16/14 en faveur de Santoro. Il s'est joué sur deux jours et la dernière manche a duré près de trois heures.

Le jeu le plus long jamais joués a duré 1h et 19 minutes. Il s'est déroulé lors d'un match à Roland Garros en 1981 entre Ricart et Marot.

La Japonaise Ai Sugiyama détient le record du nombre de participations consécutives au tournois du Grand Chelem. Elle a en effet enchaîné 59 participations consécutives, série en cours, à raison de 4 par an, devançant le Sud-Africain Wayne Ferreira, avec 56 participations consécutives, et la Française Nathalie Dechy, qui a enchaîné 52 participations d'affilée, série en cours.

Le Français Fabrice Santoro détient, après l'Open d'Australie 2009, le record du nombre de participations non consécutives (66) aux tournois du Grand Chelem, record qu'il co-détenait auparavant avec l'Américain Andre Agassi, qui s'est arrêté à 63.

L'Américain André Agassi est, en date de 2008, le seul joueur de l'histoire du tennis à avoir gagné les 4 tournois du Grand Chelem sur 4 surfaces différentes : Rebound Ace à l'Open d'Australie, terre battue à Roland Garros, gazon à Wimbledon et Decoturf à l'US Open.

La Belge Justine Hénin a participé aux 4 finales des tournois du Grand Chelem en 2006. Elle ne remporta qu'un seul des quatre trophées, celui de Roland Garros. Elle abandonne tout d'abord à l'Open d'Australie pour problèmes gastriques et s'incline 6 mois plus tard à Wimbledon contre Amélie Mauresmo, ce qui offre à la Française ses deux seules victoires en Grand Chelem de sa carrière. Hénin perdra l'US Open face à Maria Sharapova qui, à 19 ans, remporte son premier tournoi à Flushing Meadows. Venus Williams a réussi un grand chelem inédit entre Roland Garros 2002 et l'Open d'Australie 2003 : celui des finales perdues, toutes contre sa sœur Serena.

Rafael Nadal est depuis mai 2007 le recordman des victoires consécutives sur une seule surface (terre battue) : 81, Roger Federer ayant mis un terme à cette série au Masters d'Hambourg (2/6, 6/2 et 6/0). La série de Nadal avait commencé au printemps 2005. Le précédent record était détenu par John McEnroe avec 75 victoires en indoor entre 1983 et 1985.

Le Serbe Novak Đoković est le plus jeune joueur de l'ère Open à avoir atteint les demi-finales des quatre tournois du Grand Chelem.

Le Français Richard Gasquet est le plus jeune joueur de l'ère Open à avoir remporté un match dans un Masters Series (aujourd'hui Masters 1000), en 2002, à Monte-Carlo, alors qu'il était âgé d'exactement 5 780 jours, soit un peu moins de 16 ans, devançant ainsi de 29 jours son dauphin, Rafael Nadal.

Pour Roger Federer, voir Records personnels de Roger Federer.

Le tennis est surtout pratiqué en Europe, en Amérique et en Océanie. Ceci est très visible au niveau professionnel, tant pour les joueurs que pour les tournois. Sport très populaire, le tennis jouit d'une notoriété mondiale, et est, aux côtés du football le sport le plus médiatisé en France.

Le tennis africain est essentiellement représenté par des joueurs blancs d'Afrique du Sud (Wayne Ferreira, Amanda Coetzer, Marcos Ondruska…) ou du Zimbabwe (Byron Black, Cara Black, Kevin Ullyett…), ou des joueurs marocains (Younès El Aynaoui, Hicham Arazi, Karim Alami…). L'Afrique noire, victime de sa pauvreté (manque d'infrastructures, poignée de privilégiés…), n'a que quelques représentants épisodiques dans le top 100 mondial (Yahiya Doumbia, Dally Randriantefy…). Le champion afro-américain Arthur Ashe avait voulu développer le tennis sur ce continent mais sa seule véritable réussite fut de découvrir au Cameroun… le Français Yannick Noah !

On peut faire à peu près le même constat pour l'Asie, où il existe peut-être aussi un problème de culture. Seuls trois pays fournissent assez régulièrement des joueurs dans l’élite : le Japon (avec essentiellement des joueuses : Kimiko Date, Ai Sugiyama, Shinobu Asagoe…), la Chine (avec de nouveau d'essentiellement des joueuses de talent notamment en simple comme double Na Li, Zi Yan, Jie Zheng Shuai Peng...) et l'Inde (Vijay Amritraj, Mahesh Bhupathi, Leander Paes, Sania Mirza…), sans doute marquée par la colonisation anglaise (comme pour le cricket). Là aussi, on peut voir apparaître quelques réussites isolées, le plus connu étant le Thaïlandais Paradorn Srichaphan. À l'instar de Ashe pour l'Afrique, l'Américain d'origine asiatique Michael Chang a souvent œuvré pour la promotion de son sport sur le continent et il a sans doute réussi à influencer une jeune génération montante mais aussi l'implantation progressive de tournois professionnels (qu'il a souvent promu en y participant malgré leur faible retentissement international). Aujourd'hui le tennis asiatique a peut-être de beaux jours devant lui, contrairement au tennis africain encore embryonnaire. Un récent accord avec la Fédération australienne a permis de fournir une wild card par an à un joueur asiatique pour les Internationaux d'Australie à Melbourne, dans cette optique de développement du tennis en Asie.

Le tennis n'est pas le sport le plus présent dans les arts, qu'il s'agisse de littérature ou de cinéma. Cependant, plusieurs films ont mis le tennis au cœur de leur intrigue. Ainsi, le film La plus belle victoire, sorti le 20 octobre 2004 relate de la victoire du Britannique Peter Colt chez lui, à Wimbledon notamment grâce à une jeune joueuse, Lizzie Bradbury (Kirsten Dunst) qui lui redonne goût au tennis. Le tennis est également présent dans le film de Woody Allen, Match Point sorti en 2005 et où le héros est un joueur de tennis de haut niveau. Le tennis a aussi un rôle de figurant dans de nombreux autres films, comme par exemple L'Inconnu du Nord-Express, dont le personnage principal est un vainqueur de Wimbledon.

Les romans qui ont un lien avec le tennis ne sont pas légion ; en revanche, de très nombreux livres sur le tennis paraissent chaque année. Ils sont principalement de deux sortes, dans un premier lieu des livres qui relatent de la saison des professionnels, à parution annuelle donc avec l'exemple de la série de Jean Couvercelle et Guy Barbier L'année du tennis et d'autre part les livres qui visent à une évolution technique du joueur, c’est-à-dire des livre qui visent à le faire progresser, par des exercices à pratiquer, ou simplement des conseils techniques de base: prises à adopter, préparation physique, mentale, etc. Un échantillon de ces livres est présenté dans la bibliographie.

Le tennis n'est pas le sport le plus médiatisé au monde. Il est notamment devancé par le football qui est aussi le sport le plus populaire et le plus pratiqué au monde. Le tennis a été médiatisé dès les années 1920 par le biais de la radio. Ce n'est que plus tard que le tennis a été introduit à la télévision, notamment par la chaîne britannique BBC. En France, la première chaîne à diffuser du tennis fut TF1, qui céda ensuite en 1988 les droits au groupe France Télévision, actuel diffuseur des Internationaux de France de Roland-Garros.

Bien que seuls des cas ponctuels ont été repérés et sanctionnés ces dernières années, le tennis est touché par le dopage depuis au moins les années 1950.

Le premier cas connu de dopage dans le tennis concerne l'Espagnol Andres Gimeno, vainqueur du Britannique Michael Davies lors d’une rencontre de Coupe Davis en 1959 et qui a reconnu avoir reçu pendant deux mois des injections à fortes doses de testostérone. Les premiers contrôles anti-dopage ont été effectué à la fin des années 1980 et ont permis de confondre au début des années 1990 le Suédois Mats Wilander et le Tchèque Karel Nováček contrôlés positifs à la cocaïne, ainsi que l’Espagnol Ignacio Truyol positif aux stéroïdes.

Depuis la fin des années 1990, le renforcement des contrôles ont permis de confondre plusieurs joueurs au plus haut niveau.

Le premier cas rendu public a concerné le Tchèque Petr Korda.

L'argentin Mariano Puerta a été contrôlé positif en 2003 au clenbuterol et condamné à 9 mois de suspension. Finaliste à Roland Garros en 2005, il fut à nouveau contrôlé positif, cette fois-ci à un anabolisant. Puerta a alors été condamné à une suspension de huit ans (qui signifiait la fin de sa carrière), réduite à deux ans en appel. Le rôle de cette suspension record était de dissuader les joueurs de consommer des substances illicites. Cependant, d'autres cas ont été signalés depuis. Ainsi, la jeune bulgare Sesil Karatantcheva a été contrôlée positive à la nandrolone en 2005, alors qu'elle n'avait que seize ans. Le compatriote de Puerta, Guillermo Cañas a lui été condamné à une suspension de deux ans en 2005, pour usage de produits dopants. Une suspension revue finalement à la baisse (15 mois), le caractère involontaire de l'absorption ayant été établi.

Le tennis est réputé comme étant une discipline exigeante pour le corps, et particulièrement pour le dos, car il nécessite l'intervention de nombreux muscles, notamment au service. Parmi les blessures les plus fréquentes chez les joueurs, on peut citer l'épicondylite aiguë, plus connue sous le nom anglais de tennis elbow. Il s'agit d'une inflammation (tendinite) du coude due notamment aux vibrations de la raquette lors de la frappe de la balle. Elle a été amplifiée par leur grande dimension. Les fabricants mettent en avant leur nouvelle conception et les matériaux composites censés réduire ces nuisances.

Mais le tennis elbow n'est pas la seule blessure fréquente au tennis, de nombreux joueurs se font des entorses à la cheville, ou encore des tendinites. La plupart de ces blessures peuvent être évitées grâce à un échauffement de qualité associé à des étirements sérieux en fin de partie ainsi qu'à une bonne hydratation.

Il est aussi à noter pour les sportifs que cette inflammation est aussi présente chez de nombreux gardiens de handball.

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Internationaux de France de Roland-Garros

Internationaux de France de Roland-Garros

Les Internationaux de France, ou Tournoi de Roland-Garros, ou plus simplement Roland-Garros, est un tournoi de tennis sur terre battue qui se tient annuellement depuis 1928 à Paris, dans le stade Roland Garros organisé par la Fédération Française de Tennis (FFT). Il se déroule sur la dernière semaine de mai et la première semaine de juin. Actuellement, il est l'un des quatre tournois du Grand Chelem, le second dans le calendrier après l'Open d'Australie qui se déroule en janvier. Suivent le tournoi de Wimbledon, qui se déroule la dernière semaine de juin et la première semaine de juillet, puis l'US Open en août. Dans le monde du tennis, à majorité anglophone, le tournoi est aussi connu sous le nom de French Open (depuis 1968, première année de l'ère open). Les tenants du titre sont l'Espagnol Rafael Nadal (tenant du titre pour la quatrième année consécutive) et la Serbe Ana Ivanovic qui succède à Justine Henin.

Les Internationaux de France de Roland-Garros est le plus grand tournoi de la saison de tennis sur terre battue et le seul tournoi du Grand Chelem se disputant encore sur cette surface, après que l'US Open l'eût abandonnée en 1978. Il est considéré comme le second plus prestigieux tournoi de tennis au monde après Wimbledon bien qu'il soit l'événement tennistique bénéficiant de la plus large audience et couverture médiatique à travers la planète,. De plus, de nombreux joueurs issus de régions du globe où le tennis se joue majoritairement sur terre battue, telles l'Amérique latine ou l'Europe du Sud, voient en Roland-Garros le plus important rendez-vous de l'année. Du fait de la surface lente et des matches en cinq sets sans jeu décisif dans la dernière manche, Roland-Garros est considéré comme le tournoi de tennis le plus difficile et exigeant physiquement.

La première édition du « championnat de France international de Tennis » se tient à Paris en 1891. Le premier tournoi se dispute sur une journée, il n'y a que cinq participants. Le Britannique H. Briggs, licencié au Stade français, s'impose en dans le tournoi de simple messieurs, seul tournoi disputé. Le premier tournoi féminin a lieu en 1897, il n'y a que trois participantes. En 1902, le tournoi de double mixte est crée. En 1907, c'est au tour du double dames. En 1912, des Championnats du monde sur terre battue sont créés à l'initiative du fabricant de balle de tennis et mécène Duan Williams. Ce tournoi fera de l'ombre aux championnats de France de tennis jusqu'à sa disparition en 1923. Les championnats de France de Tennis sont réservés, jusqu'en 1924 (inclus), aux joueurs français et étrangers licenciés dans des clubs français. Le tournoi se tient alternativement sur les installations du Racing club de France et du Stade français jusqu'en 1927 sauf en 1922, quand le tournoi a lieu à Bruxelles.

Pour la seconde édition en 1892, Jean Schopfer devient le premier Français à remporter le championnat de France amateur international de tennis en battant le Britannique Fassitt. Schopfer est finaliste en 1893, il s'incline contre Laurent Riboulet. Laurent Riboulet et Gérard Brosselin s'inclinent contre André Vacherot lors des championnats de France 1894, 1895 et 1896. De 1897 à 1900, Paul Aymé remporte quatre fois de suite le tournoi. Il l'emporte pour la première fois contre le Britannique Francky Wardan 4-6, 6-4, 6-2. Il domine deux fois le Français Paul Lebreton en 1898 et 1899 avant de remporter une quatrième et dernière victoire en 1900 contre Alain Prévost. En 1901, pour la première édition du XXe siècle, André Vacherot bat Paul Lebreton qui échoue une troisième fois en finale. Le frère du quadruple lauréat André Vacherot, Michel Vacherot, remporte le tournoi en 1902 contre Max Decugis avant que celui-ci ne remporte à de nombreuses reprises la compétition. En 1903, Decugis bat André Vacherot, qui échoue une première fois en finale. Les deux même joueurs se retrouvent en finale l'année suivante et le résultat est le même, Max Decugis remporte sa seconde victoire contre André Vacherot pour la première fois en quatre sets 6-1, 9-7, 6-8, 6-1. En 1905 et 1906, Maurice Germot domine la compétition. Il bat André Vacherot en 1905, qui atteint sa dernière finale, et Max Decugis en 1906 qui échoue une seconde fois en finale. Cependant, il triompha de nouveau en 1907 contre Robert Wallet, 1908 et 1909, qui se joua à Bordeaux, contre Maurice Germot. Le tournoi s'installe définitivement à Paris en 1910. Germot obtiendra un troisième titre en 1910 François Blanchy. Il atteint une nouvelle fois la finale en 1911 mais André Gobert gagne le match et son premier championnat de France international amateur de tennis. Max Decugis remporte trois nouvelles fois le tournoi en 1912, 1913 et 1914. Il prive André Gobert, Georges Gault et Jean Samazeuilh des derniers titres de l'avant-guerre.

Adine Masson remporte, en 1897, 1898 et 1899, les trois premières éditions du tournoi de simple dames. Elle remporte la première finale contre P. Girod sur le score 6-3, 6-1. En 1900, Hélène Prévost devient la deuxième femme à remporter la tournoi. P. Girod, finaliste de la première édition, remporte le tournoi en 1901 contre Leroux. Déjà triple lauréate, Adine Masson remporte deux nouvelles fois le tournoi en 1902 et 1903 contre P. Girod puis Kate Gillou Fenwick. Gillou Fenwick prend sa revanche contre Massib lors de l'édition suivante avant de remporter deux autres fois le titre contre Y. de Pfooffel en deux sets 6-0, 11-9 en 1905 puis contre la Britannique Mac Veagh en 1906, première étrangère à atteindre la finale. La Comtesse de Kermel remporte le tournoi 1907, battant D'Elva en finale. Kate Gillou Fenwick remporte son cinquième et dernier titre en 1908 contre A. Péan. Jeanne Matthey dépasse le record de victoires consécutives d'Adine Masson, qui a remporté le tournoi trois éditions de suite de 1897 à 1899, en remportant le tournoi quatre fois conséctivement entre 1909 et 1912. Double finaliste en 1910 et 1911, Marguerite Broquedis prend une revanche en 1913, battant Jeanne Matthey en finale, mettant fin à la série de victoires de son adversaire. Pour ce qui sera la dernière édition d'avant-guerre, Borquedis confirme sa victoire en battant 5-7, 6-4, 6-3, Suzanne Lenglen, âgée de 14 ans, qui devient la première star internationale du tennis après la première Guerre mondiale.

Le championnat de France amateur international de tennis reprend en 1920. Les vainqueurs des éditions d'avant-guerre sont toujours présents. En finale 1920, André Gobert remporte son second titre contre Max Decugis en cinq sets 6-3, 3-6, 1-6, 6-2, 6-3. En 1921, l'Américain William Tilden, numéro un mondial, joue à Paris pour la première fois. Il n'atteint pas la finale qui oppose Jean Samazeuilh au vainqueur de l'édition 1920 André Gobert, Samazeuilh remporte le tournoi. Jean Samazeuilh atteindra une nouvelle fois la finale en 1922 mais la perdra contre Cochet 8-6, 6-3, 7-5. En 1923, François Blanchy, trente-sept ans, bat Max Decugis qui est alors âgé de quarante-et-un ans. Cette finale est la dernière de Max Decugis, la fin d'une période où il domine le tennis français. Le début des années 1920 est marqué par de nouveaux joueurs. En 1924, a lieu la dernière édition des championnats de France. Ce sont les courts du Racing club de France, à la Croix-Catelan qui accueillent la dernière édition avant la création des Internationaux de France. Deux mousquetaires atteignent la finale, Jean Borotra bat René Lacoste 7-5, 6-4, 0-6, 5-7, 6-2. La disparition des championnats du monde de terre battue lance le débat sur l'ouverture aux joueurs étrangers. Finalement, décision est prise d'ouvrir le tournoi aux joueurs amateurs étrangers pour l'édition 1925.

Le début des années 1920, période de transition chez les messieurs, est ourageusement dominée par Suzanne Lenglen chez les dames. De 1920 à 1923, Suzanne Lenglen remporte le tournoi quatre fois consécutivement. Elle gagne une première fois le tournoi, après une victoire en finale contre la joueuse qui l'avait battue en 1914, Marguerite Broquedis, sur le score de 6-1, 7-5. Durant les trois années suivantes, elle bat Germaine Golding, sur abandon en 1921, en deux sets en 1922 et 1923, respectivement 6-4, 6-0 et 6-1, 6-4. En 1924, Suzanne Lenglen, malade de jaunisse, ne peut participer au tournoi. Julie Vlasto remporte la finale contre Jeanne Vaussard. De retour en 1925, Lenglen remporte le tournoi en 1925 et 1926, avant de passer professionelle.

La première édition des Internationaux de France s'est tenue sur les terrains du stade Français, dans le parc de Saint-Cloud, en 1925. Après que les Quatre Mousquetaires du tennis français remportent la Coupe Davis en 1927, il est décidé de construire le stade de Roland-Garros pour organiser la revanche. Le stade est inauguré en 1928, on peut parler d'internationaux de France de Roland-Garros qu'à partir de 1928.

Henri Cochet est le premier des quatre Mousquetaires a remporté le tournoi dès 1922, quelques années avant l'impressionante série de victoires de la France en Coupe Davis. Il a battu en finale du tournoi, encore nommé Championnat de France amateur international de tennis, un autre Français, Jean Samazeuilh, sur le score de 8-6, 6-3, 7-5. En 1924, deux mousquetaires s'affrontent pour remporter ce qui est la dernière finale du Championnat de France amateur international de tennis : Jean Borotra et René Lacoste, le premier l'emporte 7-5, 6-4, 0-6, 5-7, 6-2. En 1925 est créé les Internationaux de France. Les huit premières éditions sont remportées par un des quatre Mousquetaires. En 1925, à Saint-Cloud, René Lacoste prend sa revanche contre Jean Borotra et il domine la finale 7-5, 6-1, 6-4. Lacoste est largement battu 6-2, 6-4, 6-3 l'année suivante par Henri Cochet qui remporte son second titre. À l'issu d'un match serré, Lacoste bat l'Américain William Tilden 6-4, 4-6, 5-7, 6-3, 11-9 lors de la finale 1927. Les tribunes, qui ne peuvent alors contenir plus de 5 000 spectateurs, sont pleines. Après quatre heures de jeu, Tilden mène 9-8 et 40/15 au cinquième set. Sur la première balle de match, Lacoste fait un retour gagnant. Sur la deuxième, Tilden croit servir un ace quand l'arbitre de ligne, Henri Cochet, crie "Faute!". Tilden, 34 ans, accuse le coup. Il perd le match sur une double faute deux jeux plus tard. En 1928, Cochet bat une nouvelle fois Lacoste 5-7, 6-3, 6-1, 6-3. En 1929, René Lacoste bat Jean Borotra qui échoue de peu de mettre fin à la série de victoire de Lacoste et Cochet mais il échoue 6-3, 2-6, 6-0, 2-6, 8-6. L'édition suivante est marquée par le retour en finale de William Tilden. Il échoue une nouvelle fois, cette fois-ci contre Cochet qui remporte une quatrième fois le tournoi, à chaque fois lorsque l'année est paire, en quatre sets 3-6, 8-6, 6-3, 6-1. C'est la première fois depuis la création des Internationaux de France que René Lacoste n'atteint pas la finale. En 1931, Jean Borotra remporte son premier titre du Grand Chelem à Roland-Garros contre Christian Boussus 2-6, 6-4, 7-5, 6-4. En 1932, Henri Cochet remporte sa cinquième et dernière victoire en amateur contre l'Italien Giorgio DeStefani 6-0, 6-4, 4-6, 6-3. En 1933, l'Australien John Crawford devient le premier étranger à remporter les Internationaux de France amateur en battant Henri Cochet 8-6, 6-1, 6-3, ce dernier, dont c'est la dernière finale amateur, n'a pas réussi à remporter le tournoi durant une année impaire. Cochet devient professionnel en 1933 et ne peut plus participer à a compétition. En 1936, il remporte les Internationaux de France de tennis professionnels contre Robert Ramillon. Il se hisse jusqu'en finale professionnelle en 1937, mais échoue contre l'Allemand Hans Nüsslein.

Pour la première édition des Internationaux de France féminin, en 1925 comme pour les messieurs, Suzanne Lenglen continue sa domination sur le tennis mondial. En battant Kathleen McKane en deux sets 6-1, 6-2, elle devient la première lauréate des Internationaux de France. L'édition est peu différente, Lenglen domine la compétition jusqu'à une dernière large victoire 6-1, 6-0 contre Mary Kendall Browne. En 1927, Kornelia Bouman devient la première étrangère à remporter le tournoi depuis sa création en 1897. En finale, elle bat une autre étrangère, Irene Bowder Peacock, sur le score de 6-2, 6-4. La grande joueuse du tournoi dans la vingt des années 1920 est sans contestation possible Helen Wills. Elle est la première à avoir réussi la performance de remporter trois fois de suite les Internationaux de France. Sa série commence en 1928 avec une victoire contre Eileen Bennett en finale 6-1, 6-2. L'année suivante, elle bat la Française Simone Mathieu, qui atteint la première de ses huit finales du simple dames du tournoi. En 1930, Helen Wills remporte sa troisième consécration consécutive contre Helen Hull Jacobs. L'édition 1931 lui échappe et met fin à sa série. Cilly Aussem en profite et bat Betty Nuthall 8-6, 6-1 en finale. Helen Wills remporte une quatrième et ultime fois le tournoi en 1932 après une victoire contre Simone Mathieu qui perd sa seconde finale. Mathieu échouera une nouvelle fois en finale l'année suivante contre Margaret Scriven qui remportera le tournoi une seconde fois en 1934. Hilde Krahwinkel Sperling réussit entre 1936 et 1938 à égaler le record de Wills en battant trois fois de suite Simone Mathieu en finale. Mathieu, qui a alors perdu six finales (1929, 1932, 1933, 1935, 1936 et 1937), atteint une septième fois la finale en 1938. Elle remporte celle-ci 6-0, 6-3 contre Nelly Adamson Landry. Simone Mathieu vainct une nouvelle fois en 1939 contre Jadwiga Jędrzejowska 6-3, 8-6 pour ce qui sera la dernière finale avant une pause imposée par la seconde Guerre mondiale.

Après la domination des quatre Mousquetaires, Gottfried von Cramm domine sur la terre battue de Roland-Garros. L'Allemand bat John Crawford en 1934 en cinq sets 6-4, 7-9, 3-6, 7-5, 6-3. En finale l'année suivante, il s'incline contre Fred Perry avant de le battre en 1936 sur le score de 6-0, 2-6, 6-2, 2-6, 6-0. L'Allemagne est dominateur au milieu des années 1940. Après la double victoire de Gottfried von Cramm, Henner Henkel prend la relève en 1937 et remporte contre Henry Austin son premier et seul triomphe aux Internationaux de France. En 1938, Donald Budge devient le premier joueur à réussir le Grand Chelem. Cela passe par une victoire à Paris contre Roderick Menzel, troisième Allemand en finale en trois éditions, sur le score de 6-3, 6-2, 6-4. La dernière édition d'avant guerre sera une victoire de l'Américain William McNeill sur l'Américain Bobby Riggs 7-5, 6-0, 6-3.

Durant la guerre, le tournoi connait une des pages les plus sombres de son histoire. En effet le stade est réquisitionné par le régime de Vichy, et devient un des trois centres d'emprisonnement des opposants au régime de Paris, avec la Prison de la santé et le Vel' d'Hiv.

Le tournoi reprend officiellement en 1946. Il n'y a pas une importante participation étrangère pour ces premiers internationaux d’après guerre. Jack Kramer, Dinny Pails et Geoff Brown préparent la finale de la coupe Davis. Contre toute attente, Marcel Bernard, repêché de la dernière heure, va créer la surprise. En finale, il est pourtant rapidement mené deux sets à zéro par Jaroslav Drobný, mais le Français renverse finalement la situation et l'emporte 3-6, 2-6, 6-1, 6-4, 6-3. Déjà vainqueur du double messieurs avec Jean Borotra en 1936, il ne se contente pas du tournoi de simple messieurs, il remporte aussi le double avec son ami et partenaire Yvon Petra. Marcel Bernard a remporté la compétition de double mixte en 1935 et 1936 avec Lolette Payot puis Billie Yorke. Le Hongrois József Asbóth remporte les Internationaux de France de Roland-Garros 1947 en battant le Sud Africain Erik Sturgess 8-6, 7-5, 6-4. Les Américains dominent alors la compétition. Peu présents avant la guerre, les meilleurs américains se déplacent en Europe après la seconde Guerre mondiale. En 1948, l'Américain Frank Parker est sacré vainqueur. Déjà finaliste en 1946, Jaroslav Drobny s'incline une nouvelle fois sur le score de 6-4, 7-5, 5-7, 8-6. Frank Parker remporte l'édition suivante, réalisant un doublé, en battant son compatriote Budge Patty. Finaliste l'année précédente, Budge Patty remporte le tournoi 1950 après une bataille en cinq sets 6-1, 6-2, 3-6, 5-7, 7-5 contre Jaroslav Drobny, qui s'incline une troisième fois en finale. Drobny remporte la finale en 1951, mettant fin à sa série de défaite en finale. Il domine Erik Sturgess, déjà finaliste en 1947. Jaroslav Drobny fait le doublé en 1952, en battant l'Australien Frank Sedgman 6-2, 6-0, 3-6, 6-4. Ken Rosewall, remporte le tournoi amateur 1953 avant de remporter le tournoi professionnel. Il s'adjuge la victoire 6-3, 6-4, 1-6, 6-2 contre l'Américain Vic Seixas. En 1954 et 1955, Tony Trabert remporte les Internationaux de France. Il remporte une première fois le tournoi contre l'Américain Arthur Larsen 6-4, 7-5, 6-1. Il bat Sven Davidson, le premier d'une longue liste de Suèdois qui ont atteint la finale, sur le score de 2-6, 6-1, 6-4, 6-2. Sven Davidson perd une nouvelle fois en finale en 1956 contre Lew Hoad 6-4, 8-6, 6-3. Double finaliste, Sven Davidson est sacré en 1957 en battant Herbert Flam, dernier finaliste Américain des années 1950. La domination Australienne n'est pas a son apogée à la fin des années 1950, mais l'Australien Mervyn Rose bat le Chilien Luis Ayala sur le score de 6-3, 6-4, 6-4 en 1958. Nicola Pietrangeli remporte le tournoi deux fois en 1959 et 1960 contre Ian Vermaak puis Luis Ayala, qui perd sa seconde finale, et atteint la finale une autre chose en 1961 mais s'incline face à l'Espagnol Manuel Santana.

Le tournoi féminin reprend lui aussi en 1946. Pour la première édition féminine d'après guerre, deux Américaines atteignent la finale. Margaret Osborne et Pauline Betz s'affrontent. Margaret Osborne s'impose sur le score de 1-6, 8-6, 7-5 et devient la seconde Américaine après Helen Wills. En 1947, le constat est le même : les Américaines dominent la compétition. Patricia Canning Todd bat Doris Hart 6-3, 3-6, 6-4. La Française Nelly Adamson Landry remporte la première victoire française dans le tournoi de simple féminin de l'après guerre. Déjà finaliste en 1938, avant la guerre, elle élimine son dernier adversaire Shirley Fry Irvin dix ans plus tard sur le score étrange de 6-2, 0-6, 6-0. Nelly Adamson Landry atteint la finale en 1949 et est confronté à la lauréate de la première édition d'après guerre Margaret Osborne. L'Américaine domine la Française en deux sets 7-5, 6-2. Les quatres finales suivantes opposent deux Américaines. Doris Hart atteint la finale quatre fois consécutivement en 1950, 1951, 1952 et 1953. Elle s'impose contre Patricia Canning Todd en 1950, s'incline lors de l'édition suivante contre Shirley Fry Irvin. La finale 1952 est la revanche de la finale de l'année précédente, et Doris Hart l'emporte 6-4, 6-4, privant Shirley Fry Irvin d'un second triomphe consécutif porte d'Auteuil. En 1953, Doris Hart est opposée à Maureen Connolly. Connolly, elle aussi Américaine bat Doris Hart 6-2, 6-4. Elle remporte une seconde fois le tournoi en 1954 après une ultime victoire 6-4, 6-1 contre la Française Ginette Bucaille. En 1955, la Britannique Angela Mortimer met fin à une série de six victoires Américaines. Après avoir perdu le premier set 6-2, elle domine l'Américaine Dorothy Head Knode les deux sets suivants sur un score très serré 7-5, 10-8. Lauréate en 1955, Mortimer remporte tout ses matchs jusqu'à la finale cependant elle ne réussit pas à réitérer sa performance en 1956 et s'incline face à l'Américaine Althea Gibson. Shirley Bloomer Brasher triomphe sur la terre battue parisienne en 1957. Dorothy Head Knode s'incline 6-1, 6-3 en finale et échoue une seconde fois en finale après 1955. La Britannique Shirley Bloomer Brasher est une nouvelle fois en finale en 1958 pour défendre son titre mais elle échoue après un match en trois sets contre la Hongroise Zsuzsa Körmöczy. Cette dernière échoue aussi en finale l'année suivante à défendre son titre. Christine Truman la bat 6-4, 7-5. En 1960 et 1961, la Méxicaine Yola Ramírez Ochoa atteint la finale, mais elle échoue les deux fois, d'abord contre l'Américaine Darlene Hard puis contre la Britannique Ann Haydon Jones.

Après les victoires des latins Nicola Pietrangeli (1959, 1960) et Manuel Santana (1961) qui succèdaient à celle de l'Australien Mervyn Rose, les années 60 sont outrageusement dominées par les Australiens. L'Australie, déjà à l'honneur en 1956 avec le sacre de Lew Hoad, devint la première nation du tennis.

En 1962, Rod Laver réalisa un exploit : remporter tous les tournois du Grand Chelem, réaliser le Grand Chelem. Et cet exploit passa par une victoire à Roland-Garros. Il se défait de son compatriote Roy Emerson, alors qu'il était mené deux sets à zéro. Après avoir remporté le troisième set 6-3, il remporte difficilement le quatrième set 9-7, et conclut le match sur le score de 3-6, 2-6, 6-3, 9-7, 6-2. Le finaliste malheureux Emerson, fait mieux l'année suivante, en battant le Français Pierre Darmon en finale. La finale de 1964 stoppe la série australienne. Les vainqueurs Manuel Santana et Nicola Pietrangeli se retrouvent une nouvelle fois en finale, et Santana remporte son second titre.

Entre 1965 et 1969, cinq Australiens différents remportèrent les Internationaux de France, et, quatre des cinq sacres, contre un autre Australien. Cette domination sans partage aux Internationaux de France devient une évidence en 1965, l'Australien Fred Stolle bat l'Australien Tony Roche 3-6, 6-0, 6-2, 6-3. Le finaliste 1965, Roche, remporta le tournoi l'année suivante contre le Hongrois Istvan Gulyas en trois sets 6-1, 6-4, 7-5. Roy Emerson remporta son second titre en 1967 contre Tony Roche, qui perd une seconde fois en finale, 6-1, 6-4, 2-6, 6-2. Pour cette dernière édition amateur, la vainqueur, Emerson, remporte un bon d'achat de 900 francs à retirer dans un magasin. En 1968, Ken Rosewall remporta le premier titre Open. Vainqueur à de nombreuses reprises lors des tournois professionnels, il montre ainsi qu'il est l'un des meilleurs, si ce n'est le meilleur, joueur de terre battue. Il bat Rod Laver 6-3, 6-1, 2-6, 6-2 et empoche un chèque de 100 000 francs. Laver, vaincu en 1968, montre qu'il est un champion en prenant sa revanche contre son rival Rosewall lors de l'édition suivante sur le score de 6-4, 6-3, 6-4.

Dans le tournoi de simple femmes comme dans celui des hommes, les Australiens dominent. En 1962, l'Australienne Margaret Smith Court remporte une première fois le tournoi contre Lesley Bowrey, elle aussi Australienne, en la battant en trois sets 6-3, 3-6, 7-5. À son tour, Lesley Bowrey remporte ses premiers Internationaux de France après une dernière victoire contre Ann Haydon Jones, finaliste 1961. En 1964, Maria Bueno est battue 5-7, 6-1, 6-2 par Margaret Smith Court qui remporte sa seconde victoire à Roland-Garros. En 1965, Lesley Bowrey bat Margaret Smith Court. Bowrey remporte une deuxième et dernière victoire en Grand Chelem à Paris. Ann Haydon Jones bat Nancy Richey 6-3, 6-1 en 1966. La Française Françoise Durr bat Lesley Bowrey, double lauréate, sur le score de 4-6, 6-3, 6-4. Le première édition féminine de l'ère open est remportée par l'Américaine Nancy Richey contre Ann Haydon Jones. L'Australienne Margaret Smith Court marque l'histoire de Roland-Garros en remportant le tournoi deux nouvelles fois le tournoi en 1969 et 1970 contre Ann Haydon Jones puis Helga Masthoff. Deux Australiennes atteignent pour la première fois la finale de Roland-Garros en 1971. Evonne Goolagong et Helen Gourlay-Cawley s'ffrontent et la première triomphe sur le score de 6-3, 7-5. L'Américaine Billie Jean King bat Evonne Goolagong 6-3, 6-3 en 1972.Le 21 mai 1973 Margaret Smith Court remporte une dernière fois le tournoi de simple féminin contre l'Américaine Chris Evert.

De nombreux joueurs, officiellement déclarés professionnels, n'ont pu participer au tournoi car, avant le début de l'ère open, le tournoi est réservé aux amateurs. Parmi les joueurs professionnels non autorisés à disputer le tournoi figurent, dans l'ordre chronologique, Karel Koželuh, William Tilden (à partir de 1931), Hans Nusslein, Henri Cochet (à partir de 1933), Ellsworth Vines (à partir de 1934), Fred Perry (à partir de 1937), Donald Budge (à partir de 1939), Bobby Riggs et Frank Kovacs (à partir de 1942), Jack Kramer (à partir de 1948), Pancho Segura (à partir de 1948), Frank Parker (à partir de 1950), Pancho Gonzales (à partir de 1950), Frank Sedgman (à partir de 1953), Tony Trabert (à partir de 1956), Ken Rosewall (à partir de 1957), Lew Hoad (à partir de 1958), Andres Gimeno (à partir de 1961), Rod Laver (à partir de 1963) et Fred Stolle (à partir de 1963).

Entre les professionnels, est organisé des Internationaux de France de tennis professionnels. De 1930 à 1968, vingt-et-une éditions se sont déroulées. La première remportée par Karel Koželuh en 1930. William Tilden, Henri Cochet, Hans Nusslein et Don Budge inscrivent leur nom au palmarès avant la guerre. Après la guerre, Tony Trabert en 1956 et 1959 sera le seul non Australien à remporter le tournoi professionnel. Pendant que les Australiens dominent le tournoi amateur, Ken Rosewall remporte le tournoi de 1958 à 1966, hormis en 1959. Rod Laver, défait par Rosewall en finale lors des éditions 1963, 1964, 1965 et 1966, remporte les deux dernières éditions du tournoi en 1967 et 1968 avant la création de l'ère open.

L'ensemble des éditions de 1891 à 1967, toutes gérées par la Fédération Française de Tennis, furent interdites aux joueurs officiellement professionnels considérés comme des traîtres à l'esprit sportif. Parallèlement ces derniers organisèrent leurs propres internationaux de France professionnels de 1930 à 1968. Après la décision de Wimbledon de devenir open, Roland-Garros en fait de même. C'est le début de l'ère open.

En 1968, la FFT organise les premiers internationaux de France open, c'est-à-dire ouverts aux amateurs et aux professionnels. Ces derniers confirment leur supériorité lots de la première édition en monopolisant les quatre places de demi-finalistes du simple messieurs. Roland-Garros est le premier des quatre tournois du Grand-Chelem à devenir open.

Pour la première édition des Internationaux de France open, un total de 100 000 francs de prix est prévu, alors que le total des recettes de l'année précédente ne dépasse pas 300 000 francs, un risque financier mis en valeur par les opposants de l'ère open. L'édition 1968 est marquée par un évènement social et politique : mai 1968. Les manifestations se multiplient et les nuits de violence se succèdent dans le quartier latin. Le comité d'organisation décide de maintenir le tournoi. Quand la grève générale éclate le 22 mai, les organisateurs se demandent si le public sera au rendez-vous. Les débuts sont difficiles, les nouvelles de Paris et le manque de moyens de transport découragent des joueurs étrangers. Il y a 31 abandons au premier tour, trois têtes de série sont absentes : Lew Hoad, Nicola Pietrangeli et Jan Kodeš. Au deuxième tour, trois autres joueurs préfèrent rentrer chez eux. Le 29 mai, le général de Gaulle disparait, il est parti consulter Jacques Massu à Baden-Baden, et la pression monte. Le 30 mai, l'ambiance sur le central est surréaliste, certains spectateurs ont l'oreille collée à un transistor. Vers 16 heures, le Général fait un discours annonçant la dissolution de l'assemblée nationale. Dès le lendemain, le premier juin, le stade est plein, et ce sera comme cela jusqu'à la fin du tournoi. La finale a lieu le 10 juin et oppose Ken Rosewall à Rod Laver. Les deux Australiens s'affrontent sur un court central archicomble. Rosewall emporte le finale en quatre sets 6-3, 6-1, 2-6, 6-2, et fait le doublé en remportant le tournoi de double messieurs avec Fred Stolle contre la paire composée de Rod Laver, sa deuxième finale perdue lors de cette édition, et de Roy Emerson. Lorsque Roland Nungesser, ministre de la jeunesse et des sports, se présente sur le court pour remettre la coupe au vainqueur, il est sifflé. Raymond Kopa, remet les chèques aux joueurs: 15 000 francs au vainqueur, 10 000 au finaliste. Chez les dames, Nancy Richey remporte le tournoi en simple après une dernière victoire en finale contre Ann Haydon Jones. Haydon Jones remporte le double dames avec Françoise Durr qui fait le doublé en remportant le tournoi de double mixte avec Jean-Claude Barclay. Tout comme Rod Laver, Billie Jean King perd deux finales en 1968, celles du double double et du double mixte. Finalement, le premier Roland-Garros open est un succès pour les organisateurs du tournoi. Avec 120 000 spectateurs, le tournoi a fait 900 000 francs de recette, trois fois plus que l'année précédente.

La suprématie suèdoise commence en 1974, Björn Borg remporte son premier tournoi du Grand Chelem à Roland-Garros. Alors qu'il a eu 18 ans en début du tournoi, il bat en finale l'Espagnol Manuel Orantes en cinq sets 2-6, 6-7, 6-0, 6-1, 6-1. C'est le début de l'ère suédoise. Il gagne de nouveau l'année suivante après une ultime victoire 6-2, 6-3, 6-4 contre l'Argentin Guillermo Vilas. Il échoue en 1976 contre le futur lauréat du tournoi, l'Italien Adriano Panatta, après avoir battu le Français François Jauffret 10-8 dans le cinquième set de son huitième du finale. C'est la seule défaite de Borg à Roland-Garros. Panatta remporte le titre en battant Harold Solomon, tombeur de Raul Ramirez et Guillermo Vilas, 6-1, 6-4, 4-6, 7-6. Cette victoire est la dernière et unique victoire italienne à Roland-Garros sous l'ère open. En 1977, Guillermo Vilas bat l'Américain Brian Gottfried en ne lui laissant que trois jeux (6-0, 6-3, 6-0), ce qui est la plus large victoire à Roland-Garros sous l'ère Open.

En 1978, pour marquer le cinquantenaire du stade Roland-Garros, une cérémonie est organisée pour fêter les joueurs qui ont fait l'histoire du tournoi. Pour la troisième fois, Björn Borg remporte la coupe des mousquetaires qui lui ait remise par Henri Cochet. Borg en fait de même en 1979, 1980 et 1981. Ces quatre titres de rang font de lui une des légendes de Roland-Garros.

En 1982, un autre Suèdois est sacré sur la terre battue parisienne : Mats Wilander. En demi-finale, alors que l'arbitre lui donne la victoire, il choisit de remettre la balle de match. Il se qualifie ensuite pour la finale, et il bat Guillermo Vilas, qui a perdu trois finales des quatre qu'il a disputées en huit années, lors de celle-ci. À l'âge de 17 ans et 9 mois, Wilander domine l'Argentin 1-6, 7-6, 6-0, 6-4 et remporte le premier titre majeur de sa carrière. L'édition suivante, Mats Wilander atteint la finale, confirmant son talent. En finale, il s'incline face à Yannick Noah, dernier vainqueur Français du tournoi le 5 juin 1983. Après avoir battu Ivan Lendl en quart de finale, Noah domine le Français Christophe Roger-Vasselin, qui avait éliminé Jimmy Connors en quart de finale, en demi-finale. En finale, Yannick Noah, en jouant un jeu offensif, bat le tenant du titre 6-2, 7-5, 7-6. Marcel Bernard lui remet la coupe des mousquetaires. Noah est le dernier joueur à avoir gagné avec une raquette en bois, abandonnée dès 1985.

En 1984, le Tchécoslovaque Ivan Lendl, finaliste de l'édition 1981, remporte pour la première fois le tournoi du Grand Chelem sur terre battue en battant l'Américain John McEnroe, bien que ce dernier remporta les deux premiers sets. Lendl l'emporte finalement 3-6, 2-6, 6-4, 7-5, 7-5 et prive McEnroe du seul titre du Grand Chelem qui lui manque. La finale de 1984 est aussi la seule finale sans Suèdois des années 1980. L'édition 1985 est marquée par le retour du successeur de Borg, Mats Wilander, qui l'emporte face au tenant du titre Ivan Lendl 3-6, 6-4, 6-2, 6-2. C'est contre un autre Suèdois que Lendl remporte son second Roland-Garros l'année suivante. Mikael Pernfors ne réussit pas à battre le Tchécoslovaque et s'incline 6-3, 6-2, 6-4 en finale. Ivan Lendl réussit la performance de remporter son troisième tournoi du Grand Chelem de Roland-Garros en 1987. En finale, il prend se revanche contre Mats Wilander et le bat 7-5, 6-2, 3-6, 7-6. Tout comme Lendl réussit à le faire en 1987, Mats Wilander remporte ses troisième Internationaux de France en 1988 en battant le dernier finaliste Français Henri Leconte 7-5, 6-2, 6-1. En 1989, Michael Chang remporte la dernière finale contre un nouveau Suèdois. Après Borg, Wilander et Pernfors, Stefan Edberg est le quatrième Suèdois à atteindre la finale des Internationaux de Roland-Garros en quinze ans. Il s'incline en finale contre Chang 6-1, 3-6, 4-6, 6-4, 6-2.

Entre la première victoire de Björn Borg en 1974 et la finale de Stefan Edberg en 1989, les Suédois ont remporté neuf des seize tournois disputés. La dernière des trois victoires de Mats Wilander en 1988 reste encore la dernière victoire suédoise aux Internationaux de France de Roland-Garros.

Chris Evert est une première fois finaliste en 1973, et elle s'incline contre Margaret Smith Court 6-7 (5-7), 7-6 (8-6), 6-4 qui remporte son dernier titre à Roland-Garros. En 1974, Chris Evert remporte une seconde victoire après une ultime victoire 6-1, 6-2 contre Olga Morozova. La première finale entre Chris Evert et Martina Navrátilová se déroula le 2 juin 1975. Après avoir perdu le premier set 2-6, 6-2, 6-1. En 1976, 1977, et 1978, ni Evert, ni Navrátilová n'atteignent la finale. Sue Barker bat Renáta Tomanová 6-2, 0-6, 6-2 en 1976, Mima Jaušovec remporte le tournoi en 1977 contre Florenta Mihai 6-2, 6-7, 6-1 et remporte la somme de 35 000 francs, avant d'être finaliste l'année suivante. Mais, elle s'incline 6-2, 6-2 contre Virginia Ruzici en 1978. Chris Evert revient au sommet en 1979. Elle domine largement Wendy Turnbull 6-2, 6-0, avant de réitérer sa performance lors de l'édition suivante contre Virginia Ruzici (6-0, 6-3). Hana Mandlíková bat Sylvia Hanika 6-2, 6-4 en 1981. Le 24 mai 1982, Martina Navrátilová, finaliste malheureuse en 1975, remporte ses premiers Internationaux de France en battant Andrea Jaeger 7-6 (8-6), 6-1. Evert remporte une nouvelle fois le tournoi en 1983 en battant la lauréate 1977 Jaušovec 6-1, 6-2. Le second duel entre Navrátilová et Evert se déroula le 28 mai 1984, la première emporte le match 6-3, 6-1 et le tournoi. Les deux finales suivantes seront aussi des duels entre les deux joueuses mais celles ci connaitront un sort différent. En 1985 et 1986, Chris Evert domine Martina Navrátilová 6-3, 6-7, 7-5 puis 2-6, 6-3, 6-3. Martina Navrátilová, qui a déjà perdu trois finales contre Chris Evert, en perd une quatrième en 1987 contre l'Allemande Steffi Graf. Cette dernière l'emporte en trois sets serrés 6-4, 4-6, 8-6 et empoche un chèque de 1 085 000 francs.

En 1990, Andrés Gómez devient le premier Équatorien a remporté le tournoi, le seul à ce jour, il bat son ultime adversaire, Andre Agassi, sur le score de 6-3, 2-6, 6-4, 6-4. En 1991, Agassi échoue une nouvelle fois contre son compatriote Jim Courier en cinq sets 3-6, 6-4, 2-6, 6-1, 6-4. Courrier confirme son succès en 1992 avec un second triomphe. En finale, il bat le Tchécoslovaque Petr Korda 7-5, 6-2, 6-1. Courrier échoue en 1993 contre Sergi Bruguera en cinq sets 6-4, 2-6, 6-2, 3-6, 6-3. En 1994, Sergi Bruguera remporte sa seconde victoire à Roland-Garros contre l'Espagnol Alberto Berasategui 6-3, 7-5, 2-6, 6-1. En 1995, Michael Chang atteint une seconde fois la finale sur la terre battue parisienne, après sa victoire en 1989. Pour la cinquième fois en six années, un Américain est en finale du tournoi. Chang échoue en finale contre l'Autrichien Thomas Muster. En 1996, Ievgueni Kafelnikov devient le premier Russe à remporte les Internationaux de Roland-Garros en battant Michael Stich 7-6, 7-5, 7-6. L'édition 1997 est celle de la révélation du Brésilien Gustavo Kuerten aux yeux du public parisien. Alors qu'il n'est pas tête de série, « Guga » bat le double vainqueur Sergi Bruguera 6-3, 6-4, 6-2. En 1998, la finale se dipute entre deux Espagnols : Carlos Moyá et Alex Corretja, le premier l'emporte 6-3, 7-5, 6-3. En 1999, alors que sa compagne Steffi Graf a remporté le tournoi la veille, Andre Agassi, pourtant mené deux sets à zéro, réussit ce qu'il a échoué en 1990 et 1991 : remporter le Grand Chelem sur terre battue. En retournant une situation mal engagée contre l'Ukrainien Andreï Medvedev et en l'emportant 1-6, 2-6, 6-4, 6-3, 6-4, Agassi remporte le seul tournoi du Grand Chelem qui lui manquait et devient l'un des seuls joueurs à avoir remporté les quatre tournois du Grand Chelem, le seul sur les quatre surfaces différentes. En 2000 et 2001, Gustavo Kuerten remporte le tournoi contre Magnus Norman puis Alex Corretja, qui s'incline une seconde fois en finale.

La finale de l'édition 2002 est une nouvelle fois une finale qui oppose deux joueurs espagnols : Albert Costa s'impose 6-1, 6-0, 4-6, 6-3 contre Juan-Carlos Ferrero. Ce dernier n'échouera pas contre Martin Verkerk l'année suivante. Ferrero l'emporte contre le puissant serveur hollandais 6-1, 6-3, 6-2. En 2004, les Argentins Gastón Gaudio et Guillermo Coria se disputent le match durement, et en cinq sets Gaudio s'impose 0-6, 3-6, 6-4, 6-1, 8-6. Rafael Nadal dispute pour la première fois Roland-Garros en 2005. Et pour sa première participation, il remporte son premier titre contre l'Argentin Mariano Puerta, le battant 6-7, 6-3, 6-1, 7-5 en finale. En 2006, 2007 et 2008, Rafael Nadal bat le Suisse Roger Federer, alors numéro un mondial. En 2008, il lui inflige un sévère 6-1, 6-3, 6-0 qui lui permettra de devenir numéro un mondial à sa place quelques mois plus tard.

Le 23 mai 1988, l'Allemande Steffi Graf rentre dans l'histoire de la compétition en remportant une seconde fois consécutive le tournoi en infligeant un sévère 6-0, 6-0 à Natasha Zvereva.

Des championnats nationaux amateurs de France de tennis (de 1891 à 1924) et des internationaux de France de tennis amateurs (1925 à 1967) et open (depuis 1968).

Plus d'un tiers des spectateurs sont des licenciés de la Fédération française de tennis. La majorité des spectateurs qui assistent à l'évènement pratique le tennis. Le marché noir est assez important autour du stade malgré les systèmes de lutte mis en place et développés. Une des solutions est le développement des billets électroniques.

Les qualifications se déroulent sur quatre jours. Pour obtenir leur ticket pour le tableau final, 128 joueurs et 96 joueuses jouent la semaine avant la quinzaine de compétition. Parmis eux, il y en aura seulement douze chez les femmes et seize chez les hommes qui pourront affronter les meilleurs joueurs mondiaux. Les matchs de qualification se jouent en deux sets gagnants. Il faut remporter trois matchs pour obtenir son droit d'accès au tableau final. Les rencontres se déroulent sur les courts annexes (n°6 à 12 et 14 à 17). Lors du dernier tour des qualifications, des matchs se déroulent sur le court n°1. Les qualifications servent de répétition générale pour les ramasseurs de balles, arbitres, cordeurs, agents de sécurité et d'entretien. En 2005, les qualifications ont attiré 16 303 visiteurs.

Roland-Garros est l'un des tournois majeurs de la saison, puisqu'il correspond à la deuxième levée des tournois du Grand Chelem, les plus prestigieux. Il vient clore la saison sur terre battue, pour les meilleurs joueurs mondiaux, avant le début de la saison sur gazon. Considéré comme le tournoi le plus exigeant, notamment au niveau physique, Roland-Garros marque chaque saison l'avènement de l'un des rois de la surface. Ce dernier n'est pratiquement jamais un attaquant adepte de service-volée : John McEnroe n'a par exemple jamais réussi à le gagner. Le dernier français à avoir remporté le tournoi est Yannick Noah en 1983.

Le tournoi se joue sur terre battue, en trois manches gagnantes pour les hommes - sauf de 1973 à 1975 où les deux premiers tours du simple messieurs se sont joués en deux sets gagnants - et en deux manches gagnantes pour les femmes, comme tous les tournois du Grand Chelem. Cette surface dite lente et l'absence de jeu décisif dans la dernière manche conduisent parfois à des rencontres fleuves de plusieurs heures, qui peuvent se conclure par des scores très élevés, comme lors du match opposant Fabrice Santoro à Arnaud Clément qui s'est achevé le 25 mai 2004 au bout de 6 heures et 33 minutes de jeu, sur un score de 16-14 dans la cinquième manche.

Les balles sont jaunes depuis 1978, elles étaient précédemment blanches.

Le tournoi de Roland-Garros est le seul tournoi du Grand Chelem à ne pas utiliser le système Hawk-Eye, principalement parce que la balle laisse une trace sur la terre battue. L'arbitre peut lui même vérifier la trace en descendant de sa chaise. Cependant, il ne le fait pas toujours et dans ce cas, il peut y avoir contestation comme entre John McEnroe et le juge arbitre le 31 mai 1988.

Dès 2006, le tournoi commence le dimanche. Appelé « Sundy start », il ouvre la quinzaine de compétition. En 2008, 32 matchs du premier tour ont eut lieu sur les courts Philippe-Chatrier, Suzanne-Lenglen, n°1, n°2, n°3, n°6, n°7 et n°17. Les autres courts restant occupés pour l'entrainement des joueurs qui commencent leur tournoi lundi ou mardi.

En 2008, les spectateurs ont été remboursé à hauteur de 50% du prix du billet s’il y a eu moins de deux heures de jeu et de 100% s’il y a eu moins d’une heure de jeu à cause des intempéries. Pour la première fois, l'oganisation a offert aux spectateurs venus le jour de leur anniversaire aux Internationaux de France un billet pour le Masters de Paris-Bercy.

Sélectionnés selon des critères précis, les ramasseurs de balles de Roland-Garros ont un rôle relativement important. Ils doivent apporter la serviette aux joueurs et leur donner des balles qu'ils ont ramassées.

Mariano Puerta, finaliste 2005, est accusé de dopage le 6 octobre 2005 par le journal L'Équipe qui affirme qu'un contrôle positif à l'étiléfrine (stimulant cardiaque) a été réalisé le soir de la finale du tournoi de Roland-Garros. Le 21 décembre 2005, la Fédération internationale de tennis annonce la suspension du joueur de toute compétition pendant 8 ans à compter du 5 juin 2005, soit la plus lourde sanction jamais prononcée dans l'histoire du tennis. Puerta doit également renoncer à tous ses gains acquis dans les tournois depuis sa défaite à Roland Garros, soit 456 000 dollars US. Le 12 juillet 2006, sa peine est réduite de 8 ans à 2 ans de suspension par le Tribunal arbitral du sport.

Sesil Karatantcheva, est contrôlée positive à la nandrolone durant les Internationaux de France de Roland-Garros 2005. Alors âgée de quinze ans, elle est suspendue, après appel, à deux ans de suspension.

Ces deux cas montrent une certaine efficacité de la lutte anti-dopage pendant les Internationaux de France.

Lors de l'édition 2007, 182 contrôles antidopage ont été diligentés. À partir des quarts de finale, une recherche systématique d'EPO à partir de tests sanguins est effectuée. Avant le stade des quarts de finale, des tests urinaires pour la recherche d'EPO sont effectués de façon aléatoire. L'ensemble de ces contrôles est testé et envoyé à un même laboratoire à Montréal.

Depuis 1981, sont aussi décernés pendant le tournoi les Prix Citron‎, Orange, et Bourgeon. En 2008, après vote par SMS et internet du public, Roger Federer a reçu le Prix Orange, avec 33% des votes, devant Rafael Nadal (28%) et Gustavo Kuerten (22%); et Fabrice Santoro a remporté le Prix Citron devant Novak Đoković. La presse a décerné le Prix Bourgeon 2008 à la Française Alizé Cornet. Ilie Năstase est le seul à avoir reçu les prix Citron et Orange la même année, et ce fut lors de la première année en 1981. Marcelo Ríos a remporté le prix Citron de 1996 à 1999. Roger Federer a reçu les Prix Orange 2005, 2006, 2007 et 2008. Le « Prix spécial du fair-play de la décennie » a été décerné à Gustavo Kuerten en 2008.

Le trophée des Légendes est un tournoi opposant d'anciennes gloires du tennis. Crée en 1998 à l'initiative de Mansour Bahrami, il se déroule durant la seconde semaine de la quinzaine des Internationaux de France. Deux compétitions sont organisées, l'une pour les joueurs âgés de 35 à 45 ans, l'autre pour ceux de plus de 45 ans. Les rencontres sont jouées en double, au meilleur des deux sets, avec tie-break dans chaque set et « match tie-break » au troisième set, c'est à dire que les premiers à 10 points avec deux points d’écart gagnent. Les vainqueurs de l'édition 2008 des 35-45 ans sont Goran Ivanišević et Michael Stich tandis que le double composé de Anders Jarryd et John McEnroe a remporté le tournoi des plus de 45 ans. Anders Jarryd est le joueur le plus titré du trophée des Légendes avec six titres.

À la veille de l'ouverture du tournoi, se déroule traditionnellement la journée d'exhibition Benny Berthet, dont les profits sont reversés à diverses associations caritatives. Chaque année, depuis 1977, les Internationaux de France organisent cet évènement caritatif. En 2006, Roger Federer, Rafael Nadal, Marat Safin, Amélie Mauresmo, Gaël Monfils, Richard Gasquet, Andy Murray, ou encore Mats Wilander, Henri Leconte, Cédric Pioline avaient permis de réunir plus de 241 000€. En 2008, les associations qui ont bénéficié de cette journée sont : Le Comité de Paris de la Ligue contre le Cancer, Sidaction, Vaincre la mucoviscidose, Fête le Mur et Tennis en Liberté.

Pendant les semaines de compétitions, vingt courts du stade Roland-Garros sont utilisés en compétition. La Fédération française de tennis est locataire du terrain sur lequel se déroule les Internationaux de France. Elle paie à la Mairie de Paris un loyer pour la concession de Roland-Garros qui se termine en 2015.

La surface sur laquelle se joue le tournoi, la terre battue, ralentit la balle et produit un rebond très haut, ce qui implique un style de jeu très différent de celui employé sur les surfaces rapides (Gazon, Decoturf, Rebound Ace) utilisées par les trois autres tournois du Grand Chelem. Cela explique pourquoi certains des plus grands joueurs de l'histoire, tels Jimmy Connors, Boris Becker, Pete Sampras ou Roger Federer, qui ont gagné à plusieurs reprises chacun des trois autres tournois, ont toujours échoué à remporter Roland-Garros, ne parvenant ainsi jamais à réaliser le Grand Chelem. À contrario, sept des dix derniers vainqueurs sur la terre battue parisienne ne se sont jamais imposés dans aucun autre tournoi du Grand Chelem.

Le court central est le court Philippe Chatrier. Construit en 1927 pour recevoir la revanche en Coupe Davis contre les États-Unis, inaguré en 1928, le court central peut accueillir 14 840 spectateurs. Renové plusieurs fois, il est nommé court Philippe-Chatrier en 2001 en hommage à Philippe Chatrier. En 2008, à l'occasion de la destruction et reconstruction de la tribune C, les tribunes A, B, C et D sont renommées respectivement tribunes Jacques Brugnon, Jean Borotra, René Lacoste et Henri Cochet.

Le court Suzanne Lenglen, d'une capacité de 9 959 places, a été construit en 1994. D'abord appelé Court A à sa construction, le court est renommé court Suzanne Lenglen en 1997. Devant la Tribune Est se dresse un haut-relief de bronze représentant la joueuse. Le court Suzanne Lenglen présente la particularité d'abriter en sous-sol une fosse d'eau qui permet à la terre de conserver un taux d'humidité optimal.

Le troisième principal court est le court n°1 (3 518 places). Les autres courts utilisés pour la compétition sont numérotés de 2 à 18. D'autres courts, en dur, sont disponibles pour l'entrainement des joueurs.

Des projets d'extensions commencent à voir le jour pour couvrir une plus grande surface, actuellement de huit hectares pour Roland-Garros contre vingt pour l'US Open. Le projet d'extension comprend notamment avec la construction d'un nouveau court central avec un toit rétractable d'environ 15 000 à 16 000 places ainsi que deux autres courts couverts. Ce projet d'extension est nécessaire, notamment pour faire face à la nouvelle « Caja Mágica » de Madrid qui est couverte.

Le président de la Fédération française de tennis Jean Gachassin, qui a remplacé Christian Bîmes le 8 février 2009, a évoqué lors de sa première conférence de presse le projet d'extension de Roland-Garros et de la construction d'un second court central.

En cas d’aménagements nouveaux, ceux-ci seront à la charge de la Fédération française de tennis et exécutés sous le contrôle technique et permanent des services de la ville de Paris.

La place des Mousquetaires inaugurée le 26 mai 1989 par Philippe Chatrier, alors président de la fédération française de tennis. Elle est dédiée aux quatre Mousquetaires qui ont fait la gloire du tennis français en dominant le tennis mondial dans les années 20 : Jacques Brugnon, Jean Borotra, Henri Cochet et René Lacoste. Quatre statues du sculpteur italien Vito Tongiani représentant chacun des quatre joueurs honorent leurs succès en Coupe Davis entre 1927 et 1933 qui ont permis la construction du Stade Roland-Garros et en ont fait sa renommée mondiale. Au milieu de la place des mousquetaires, un monument rend hommage aux victoires en Coupe Davis. Aux six victoires des quatre mousquetaires s'ajoutent celles de 1991, 1996 et 2001.

Créé en 1979, le Village est un vaste espace d'exposition et l'espace des relations publiques de Roland-Garros. Pour y rentrer, il est nécessaire d'avoir une invitation ou une accréditation. Ensemble de 19 tentes avec pour chaque espace, un salon de 50 m² et une terrasse de 25 m², il est au centre des regards car il est le lieu des célébrités, des VIP. « Nous prenons le relais du Festival de Cannes », a dit Dominique Baud, membre de la direction du tournoi. De nombreux sites VIP ont été créé depuis les années 1980 afin d'acceuillir les 72 000 VIP attendus. Les sociétés peuvent louer un espace de une, entre 464 et 910 euros euros hors taxes par personne, à quinze journées, de 140 000 à 330 000 euros l'espace hors restauration, pour s'exposer. Les relations publiques représentent, avec la billetterie qui en découle, 34 millions d'euros des 118 millions d'euros du chiffre d'affaires de Roland-Garros.

Le Musée du Tennis aussi connu sous les noms de Tenniseum et Musée de Roland-Garros, est un musée crée en 2003 par la Fédération Française de Tennis est le premier musée multimédia du tennis. Inauguré le 25 mai 2003 par Christian Bimes, président de la FFT de 1993 à 2009, il abrite une salle d'exposition permanente, deux salles d'exposition thématiques, un espace multimédia et une médiathèque. Il est ouvert tous les jours sauf le lundi. En 2008, René Lacoste, Arnulf Rainer et l'évolution du stade depuis sa création ont été des thèmes d'exposition. Les affiches des Internationaux de France de 1980 à aujourd'hui y sont exposées. Les spectateurs de Roland-Garros peuvent entrer gratuiement du 10 juin au 31 décembre au musée ou visiter le stade en montrant leur billet. Le musée a un site internet où l'on peut voir quelles expositions y sont exposées.

Le tournoi de Roland-Garros est le tournoi du Grand Chelem le mieux rémunéré avec une récompense d'un million d'euros pour les vainqueurs en simple. Depuis l'édition 2007, la FFT a instauré la parité de rétribution entre joueuses et joueurs. La dotation totale de ce tournoi est de 15 264 500 euros.

Roland-Garros est diffusé dans les cinq continents par 102 chaînes dans 198 territoires. L'Europe est le continent qui diffuse le plus le tournoi avec 3 911 heures de couverture télévisée consacrée aux Internationaux de France 2008, suivent l'Asie-Pacifique, 1 610 heures, l'Amérique, 1 020 heures, et l'Afrique avec 859 heures. Les directs représentent plus de 66% de la diffusion totale du tournoi, 4 917 des 7 400 heures de diffusion sont en direct, le reste est partagé entre différé, rediffusion et résumé.

En France, le tournoi est d'abord diffusé sur TF1. Les droits de diffusion sont cédés en 1987 à Antenne 2 et FR3 qui deviendra plus tard le groupe France Télévisions, il devient alors un partenaire historique du tournoi, contribuant chaque année à moderniser l’événement. La chaîne diffuse des matchs en direct de 11 heures à 18 heures 40 pendant la quinzaine grâce à la complémentarité de France 2, France 3 et France 4. Des magazines traditionnels comme « Un jour à Roland-Garros », « L’image du jour », « Retour à Roland-Garros » sont diffusés en fin de soirée durant la quinzaine de compétitions diffusée.

En 2006, le court Philippe-Chatrier était couvert, par France 3 Lille, avec quinze caméras dont deux caméras loupes, une caméra télécommandée sur rail et une sur tête remote, ainsi que quatre caméras ralentis. Le court Suzanne Lenglen était couvert grâce aux moyens techniques de france 3 Marseille, par dix caméras dont une caméra loupe et deux caméras ralentis. Le court n°1 était couvert, grâce au car-régie de France 3 Rennes, par quinze caméras et deux caméras ralentis. Enfin, les courts n°2 et 7 étaient couverts respectivement par quatre et cinq caméras, et une caméra ralenti. Le car-régie de France 3 Lyon les éditions quotidiennes avec onze caméras disposées dans les deux studios d’interviews, sur la terrasse et dans les cabines commentateurs des courts Philippe-Chatrier et Suzanne-Lenglen.

Chaque année, le « Super signal », programme produit par la Fédération Française de Tennis pour les télévisions étrangères, est repris dans plus d’une centaine de pays par les diffuseurs partenaires. Au micro, Fred Stolle, Wally Masur, Kerryn Pratt, Mark Woodforde et David Basheer commentent l'épreuve.

Tous ces moyens font du tournoi de Roland-Garros l’événement sportif français le plus regardé dans le monde, sur 214 territoires au total, et le seul qui ait une couverture en direct sur un réseau de chaînes télévisées américaines. Les accords entre la FFT et la chaîne NBC ont été prolongés jusqu’en 2010 et ESPN2 a diffusé plus de 100 heures dédiées à Roland-Garros en 2006.

L'Union européenne de radio-télévision détient les droits audiovisuels des Internationaux de France sur les territoires européens hors France pour la période 2008-2011. L'UER a été choisit pour le prix d’achat des droits et la garantie d’exposition médiatique en Europe de l’événement. Un contrat de 56 millions d’euros, soit 14 millions d’euros en moyenne par an, a été signé. La garantie de couverture hertzienne de 120 à 490 heures.

Le symbole indique un ouvrage cité dans les références de l'article.

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Novak Đoković

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Novak Đoković (prononcé  ; en serbe cyrillique, Новак Ђоковић) ou Novak Djokovic, né le 22 mai 1987 à Belgrade, est un joueur de tennis serbe, actuellement classé 3e joueur mondial à l'ATP Tour depuis le 13 août 2007.

Le 27 janvier 2008, Đoković remporte son premier titre du Grand Chelem à l'Open d'Australie 2008 à seulement 20 ans, après avoir battu en demi-finale le double tenant du titre et n°1 mondial Roger Federer en 3 sets. Il devient ainsi le premier Serbe de l'histoire à remporter un titre du Grand Chelem en simple. Il remporte la même année la Masters Cup, tournoi de prestige réunissant les 8 meilleurs joueurs de la planète.

Novak Đoković a acheté les droits de l'Open des Pays-Bas pour le transférer à Belgrade.

Né dans une famille de skieurs reconvertis dans la restauration, Novak Đoković a commencé à jouer au tennis à l'âge de 4 ans. Il est l'aîné d'une famille dans laquelle Marko, 16 ans, et Đorđe, 13 ans, ont également pour ambition d'être joueurs de tennis professionnels. D'ailleurs, en 2007, Novak joue en double avec son cadet, Marko Đoković. Il parle serbo-croate, anglais et allemand. Sur le circuit, le contraste saisissant entre la régularité de ses résultats et l'imprévisibilité dont il fait preuve à l'échange lui vaut le surnom de « Djoker ». Ce surnom fait aussi référence à son humour, pour lequel il est réputé sur le circuit (joke signifie « plaisanter » en anglais).

Ses grands rivaux sont Rafael Nadal, Roger Federer et Andy Murray, l'autre petit génie de l'année 1987.

Novak Đoković est un joueur assidu, ambitieux et motivé, qui prend sa carrière très au sérieux. Toutefois, on le sait doté de beaucoup d'humour : on a pu voir un bon nombre de reportages où il "amuse la galerie", même avant certains très gros matches (notamment en demi-finale de l'US Open en 2007). Peut-être est-ce son moyen de faire redescendre la pression. Il a un certain talent pour imiter la plupart des joueurs du circuit, en particulier Maria Sharapova, Rafael Nadal, Andy Roddick ou même Roger Federer qu'il a imité dans les vestiaires lors d'un tournoi.

Novak Đoković est considéré comme l'un des joueurs les plus complets du circuit ATP, maîtrisant tous les coups du tennis. Certes il n'a pas d'agilité particulière au filet, de coups surpuissants, d'empreinte physique, d'aisance gracieuse dans l'exécution, de services éclairs, mais il cumule à un très haut niveau toutes les facettes du jeu. Tous les joueurs ont une faille plus ou moins marquée dans leur système (comme le revers de Roger Federer qui est vulnérable sur les balles fortement liftées), mais Đoković non. Il dispose d'un service que le n°1 mondial Rafael Nadal n'a pas et d'une constance en fond de court qui manque parfois au n°2 Roger Federer. Mais la plus grande qualité du Serbe est son aptitude à travailler son jeu et à se remettre en question après chaque match. Il est également reconnu comme un excellent tacticien, un véritable "stratège" des courts.

La surface préférée de Novak Đoković est le dur, et son style de jeu est résolument offensif.

Le tableau ci-dessous récapitule le classement mondial de Novak Đoković dans les différents secteurs de jeu depuis 2007.

La première balle de service de Novak Đoković lui occasionne de nombreux points gratuits, et sa deuxième balle est remarquable ; quelle que soit sa position sur le court, il peut jouer court, long, croisé ou long de ligne, avec une capacité égale à tirer le point gagnant du coup droit et du revers avec la patience nécessaire pour attendre le moment idéal. Très difficile à déborder, il excelle dans la distribution du jeu en imprimant un rythme à l'échange, qui devient difficile à soutenir.

Alors qu'il rivalisait d'astuces pour reprendre son souffle après de longs échanges (Đoković a été opéré à la cloison nasale pour des problèmes de respiration), le jeune Serbe ne s'illustre désormais plus dans ce registre. Il est désormais un athlète de premier plan capable d'enchaîner les tournois tout en se maintenant à un très haut niveau.

Contrairement à de nombreux joueurs qui font un complexe d'infériorité vis-à-vis de Roger Federer ou de Rafael Nadal, Novak Đoković, lui, ne craint personne. Ce mental de compétiteur, nécessaire pour évoluer au haut niveau, lui a d'ailleurs permis de battre Roger Federer à l'Open d'Australie 2008 en seulement 3 sets, alors que le Suisse y était invaincu depuis 3 ans, ou de remettre en cause la suprématie de Rafael Nadal sur terre battue lors du Masters d'Hambourg 2008 où malgré la défaite, Novak Đoković a quand même réussi à pousser l'Espagnol dans ses derniers retranchements. On le sait animé d'une grande motivation et poussé par son rêve de devenir n°1 mondial.

À l'âge de 12 ans, il rejoint l'Académie de Nikki Pilić à Munich, en Allemagne.

Il passe professionnel en 2003 à l'âge de 16 ans. En 2004, il fut demi-finaliste de l'Open d'Australie en junior, à la fois en simple et en double associé à Scoville Jenkins.

À noter que Novak Đoković est devenu, en remportant l'Open d'Australie, l'un des cinq joueurs en activité à avoir atteint les demi-finales des quatre tournois du Grand Chelem (avec Roger Federer, Marat Safin, David Nalbandian et Rafael Nadal) et le plus jeune joueur de l'ère Open à avoir réalisé cet exploit.

Au début de l'année 2005, il est classé n°188 à 17 ans.

Au début de l'année 2006, il est classé n°78 à 18 ans. C'est cette année-là qu'il se fait connaître auprès du grand public, notamment par sa brillante performance lors des Internationaux de France de Roland-Garros 2006 durant lesquels il élimine trois têtes de série, parvenant en quarts de finale contre Rafael Nadal où il dut abandonner en raison d'une blessure au dos après avoir perdu les deux premiers sets.

Il remporte deux tournois, à Amersfoort et Metz, et atteint la finale du tournoi d'Umag.

Il a joué aussi une demi-finale du tournoi de Zagreb et un quart de finale du tournoi de Rotterdam où il fut battu au jeu décisif du dernier set par le futur vainqueur du tournoi Radek Štěpánek.

Ses belles performances lui permettent de terminer l'année 2006 à la 16ème place mondiale à 19 ans.

L'année 2007 commence de la meilleure des façons pour lui par une victoire au tournoi ATP d'Adélaïde, où il s'impose en finale face à l'australien Chris Guccione en trois sets. Il enchaîne ensuite par un 8e de finale à l'Open d'Australie perdu face à Roger Federer (6-2, 7-5, 6-3). Après une défaite au premier tour à Marseille, Novak atteint la demi-finale à Rotterdam puis les quarts de finale de l'Open de Dubaï où il s'incline une fois encore contre le n°1 mondial et futur vainqueur de l'épreuve Roger Federer.

Son talent explose en mars puisqu'il parvient en finale du Masters d'Indian Wells, finale qu'il perd 6-2, 7-5 contre l'espagnol Rafael Nadal. C'est la première fois qu'il joue une finale de Masters Series mais il réitère cet exploit la semaine suivante à Miami.

Il gagne cette fois-ci le tournoi face à Guillermo Cañas (6-3, 6-2, 6-4) sans perdre un seul set de la quinzaine et en éliminant Rafael Nadal en quart de finale. Il devient alors le plus jeune vainqueur de ce tournoi et fait partie des 18 joueurs de moins de 20 ans à entrer dans le top 10. Après cette victoire, il devient n°7 mondial et déclare déjà avec un sérieux et un aplomb déconcertant que son objectif est de devenir n°1 mondial.

Grâce à ses 24 victoires en 3 mois, il passe à la seconde place du classement Race, à seulement 4 points de Roger Federer et à la 5e place du classement ATP Technique.

Début mai, il gagne à Estoril contre le Français Richard Gasquet : 7-6, 0-6, 6-1.

En juin, le tournoi de Roland-Garros commence. Novak passe les deux premiers tours sans trop de difficultés puis remporte en cinq sets l'un des plus beaux matches de la quinzaine face au surprenant joueur français Olivier Patience. En 8e de finale, il élimine rapidement l'espagnol Fernando Verdasco : 6-3, 6-3, 7-62. Il s'impose ensuite contre le Russe Igor Andreev (6-3, 6-3, 6-3) grâce à de bonnes variations. Il se retrouve donc en demi-finale, la première de sa carrière en Grand Chelem, contre le grand favori de l'épreuve, Rafael Nadal. Après deux sets très disputés, le Serbe craque pour s'incliner 7-5, 6-4, 6-2 en deux heures et demie. Il obtient, lors de cette édition, le Prix Bourgeon, décerné à la « révélation du circuit international, sève du tennis de demain ». Cette performance lui a permis de passer de la 6e à la 4e place mondiale.

À Wimbledon, après avoir disputé 10 tie-breaks (pour 8 gagnés) lors des tours précédents, notamment face à Lleyton Hewitt 7-6, 7-6, 4-6, 7-6 en 4h13 et Márcos Baghdatís 7-6, 7-6, 6-7, 4-6, 7-5 en 4h59, il arrive en demi-finale où il retrouve à nouveau Rafael Nadal. Cette fois, il parvient à remporter le premier set, mais abandonne dans le 3e set suite à des blessures, certainement occasionnées par les longs matches disputés les jours précédents, le score était de 6-3, 1-6, 1-4.

Au tournoi de Umag (Croatie - Terre Battue), où Đoković est tête de série N°1, il passe le premier tour aisément, contre l'espagnol Pablo Andujar (158e au classement ATP), en deux sets : 6-1, 6-3. Mais au deuxième tour, il se fait éliminer par son compatriote et ami serbe Viktor Troicki, 176e au classement ATP, en 3 sets (6-2, 4-6, 5-7). Il participe au double avec Marko Đoković (son frère cadet). Les deux Serbes ne passent pas l'obstacle de la paire française Mathieu Montcourt/Édouard Roger-Vasselin (5-7, 1-6).

Le 12 août, il emporte le Rogers Cup (Montreal) (Canada - Dur), après avoir battu successivement l'américain Andy Roddick, l'espagnol Rafael Nadal en demi-finale sur le score de 7-5 6-3 et, en finale, le Suisse numéro 1 mondial Roger Federer 7-6 (7-2], 2-6, 7-6 (7-2). Depuis que Rafael Nadal et Roger Federer occupent les deux premières places au classement mondial, Đoković est le premier à les battre dans un même tournoi. Cette performance lui permet de devenir le premier joueur depuis Boris Becker en 1994 à battre les trois premiers du classement ATP dans un même tournoi.

L'US Open commence, et Novak passe au deuxième tour aux dépens de Robin Haase (qui remplace Mario Ančić, forfait), 6-2 6-1 6-3. Dans un match beaucoup plus intense, face à Radek Štěpánek, il se qualifie pour les 16èmes de finale (6-7 7-6 5-7 7-5 7-6). Puis se défait de l'argentin Juan Martín del Potro en 3 set (6-1 6-3 6-4) pour accéder aux huitièmes de finale. Novak continue son petit bonhomme de chemin, tout d'abord en accédant aux quarts de finale, grâce à une victoire sur Juan Mónaco (7-5 7-6 6-7 6-1). Puis il prend sa revanche de Cincinnati en éliminant Carlos Moyá (6-4 7-6 6-1) pour arriver en demi finale, où il s'impose facilement face à l'espagnol David Ferrer (6-4 6-4 6-3). Il retrouve ainsi en finale le suisse Roger Federer, 1er au classement ATP contre lequel il échoue sur le score de 7-6 7-6 6-4. Cette première finale en Grand Chelem lui valut un accueil triomphal à son retour en Serbie ; le premier ministre Vojislav Koštunica, notamment, l'attendait à l'aéroport.

Une semaine après cet exploit, Novak et ses collègues serbes Janko Tipsarević, Nenad Zimonjić et Viktor Troicki, font entrer la Serbie dans le groupe mondial de Coupe Davis. Pour cela, ils battent l'Australie emmenée par Lleyton Hewitt sur la terre battue (Indoor) de Belgrade (Serbie). En premier match, Novak prend le dessus sur Peter Luczak, puis les australiens reviennent à 1-1 avec la victoire de Lleyton Hewitt sur Janko Tipsarević (6-2, 3-6, 4-6, 6-1, 6-1). Grâce au succès de la paire Zimonjić/Đoković face au binôme Hanley/Hewitt, les Serbes prennent l'avantage à 2-1. Lleyton Hewitt étant forfait à cause d'une infection, c'est Chris Guccione qui tente, en vain, d'empêcher la Serbie d'entrer dans le groupe mondial face à Novak devant lequel il s'incline 6-3 7-6 7-6.

Le 8 Octobre, il remporte le tournoi de Vienne, son 5e titre de l'année et 7ede sa carrière, en éliminant l'américain Robby Ginepri, puis le tchèque Tomáš Zíb. Novak prend le dessus, difficilement, sur l'argentin Juan Ignacio Chela (en sauvant deux balles de match), puis il bat l'italien Andreas Seppi en demies, avant de gagner le titre aux dépens du Suisse Stanislas Wawrinka en deux sets, 6-4 6-0.

À Madrid, Đoković s'incline en demi-finale face à David Nalbandian au score de 4-6 64-7 ; après avoir pourtant éliminé Fernando Verdasco, Mario Ančić et Juan Carlos Ferrero.

Au Masters de Paris-Bercy, Novak perd dès son entrée en lice face au français Fabrice Santoro en deux sets, 6-3 6-2, match dans lequel Novak « n'a pas joué dignement de son rang de n°3 mondial » et « est passé à côté de son match », à cause de, notamment, 34 fautes directes, soit la moitié des points du français.

Et c'est une fin d'année difficile pour Novak, qui, mal remis d'une opération récente, s'incline en matchs de poule au Masters, à Shanghai face à David Ferrer, Richard Gasquet et Rafael Nadal (6-4 6-4), soit un total de 3 défaites sur 3 matchs joués.

Mais c'est une année 2007 qui fut très intense et réussie pour Novak, notamment grâce à ses 68 victoires sur 84 matchs joués. Aussi car il a atteint les demi-finales à Wimbledon, à Roland-Garros et a atteint la finale à l'US Open pour la première fois de sa carrière. Il a aussi atteint la 3e place mondiale, soit son meilleur classement. Et bien sûr, Novak Đoković s'est illustré, cette année, comme un champion puisque c'est le seul (depuis Boris Becker en 1994) à battre les 3 meilleurs mondiaux dans un même tournoi (Au Masters de Montreal). Novak a aussi atteint son meilleur classement en double, en pointant à la 134e place.

Lors de l'Open d'Australie, Novak Đoković rassure ses fans après une fin d'année 2007 calamiteuse. Il élimine successivement Benjamin Becker, Simone Bolelli, Sam Querrey, Lleyton Hewitt, David Ferrer et se qualifie pour la finale en battant le numéro 1 mondial Roger Federer (7-5, 6-3, 7-65), et tout cela sans perdre la moindre manche. Il devient ainsi le premier joueur à battre Federer en 3 sets dans un tournoi du Grand Chelem depuis Gustavo Kuerten à Roland-Garros 2004, et met ainsi fin à la série de 10 finales consécutives en Grand Chelem du suisse. Il est opposé, en finale, au français Jo-Wilfried Tsonga, tombeur de l'espagnol Rafael Nadal. Après un combat spectaculaire, Novak prend finalement le meilleur sur l'impressionnant français, sur le score de 4-6, 6-4, 6-3, 7-62, succédant ainsi à Roger Federer au palmarès de ce tournoi. À noter qu'il est le premier Serbe de l'histoire du tennis à gagner un Grand Chelem en simple (hommes et femmes confondus).

Le premier tour de la Serbie en Coupe Davis se joue alors contre la Russie (Double vainqueur de l'épreuve). Suite au forfait de Novak - atteint de fièvre - pour le premier simple, et de Janko Tipsarević, malade lui aussi, la Russie prend rapidement le dessus pour mener 2-0, grâce aux victoires de Nikolaï Davydenko aux dépens de Viktor Troicki et de Mikhail Youzhny, contre Nenad Zimonjić. La paire Novak Đoković/Nenad Zimonjić s'impose ensuite face à la paire russe Mikhail Youzhny/Dmitri Tursunov et la Serbie revient à 2-1. Contre Nikolaï Davydenko, lors du match des numéros 1, Novak distance l'indébordable russe et mène deux sets à rien, avant d'être rattrapé par la fatigue de la maladie et de l'accumulation de matches, et de devoir abandonner (suite à cet abandon, il dût aller passer une visite de contrôle à l'hôpital). La Serbie est finalement éliminée par la Russie, sur le score de 3-2, après la victoire de Viktor Troicki sur Dmitri Tursunov lors du match facultatif.

Đoković s'aligne ensuite à l'Open 13, contre l'avis de son entourage. Hors de forme, il se fait éliminer dès les quarts de finale par le tenant du titre français Gilles Simon en 3 sets : 2-6, 7-66, 3-6.

Il annule ensuite sa participation au tournoi de Rotterdam, afin de mieux se préparer à l'Open de Dubaï puis défendre les points de sa finale aux Masters d'Indian Wells et ceux de sa victoire à Miami l'an passé.

À l'Open de Dubaï, Novak Đoković s'incline en demi-finale face à l'américain Andy Roddick, numéro 6 mondial, et futur vainqueur du tournoi, en 2 sets : 7-6, 6-3.

La semaine suivante, il se rend à Indian Wells pour disputer le premier Masters Series de la saison. Il réalise le tournoi parfait, battant successivement Andreas Seppi, Philipp Kohlschreiber, Guillermo Cañas, Stanislas Wawrinka et Rafael Nadal, sans perdre un seul set. En finale, il trouve face à lui le revenant américain Mardy Fish, tombeur de Nikolay Davydenko, Lleyton Hewitt, David Nalbandian et du n°1 mondial Roger Federer. Après un match à multiples rebondissements, le serbe s'impose 6-2, 5-7, 6-3.

Il enchaîne avec une véritable contre-performance en s'inclinant dès le 2ème tour du Masters de Miami, dont il est pourtant tenant du titre, battu par le Sud Africain Kevin Anderson en 3 sets : 6-7, 6-3, 4-6. Cette contre performance est très préjudiciable à sa volonté de devenir numéro 1 mondial car il perd le bénéfice points acquis la saison précédente lors de ce même tournoi. Toutefois, Đoković reste confiant : il est loin devant son premier poursuivant direct au classement, le russe Nikolay Davydenko, et aura la possibilité de revenir sur Nadal lors de la saison sur terre battue, pendant laquelle l'espagnol aura plus de 2000 points à défendre.

Il parvient jusqu'en demi-finale au Masters de Monte-Carlo avant d'abandonner face à l'inévitable Roger Federer alors qu'il était mené sur le score de 6-3, 3-2. Aux journalistes, il expliquera avoir été victime de maux de gorge.

Deux semaines plus tard, le 11 mai 2008, il remporte le Masters de Rome face à l'étonnant suisse Stanislas Wawrinka au terme d'une finale acharnée (4-6, 6-3, 6-3). Il bat successivement le belge Steve Darcis, le russe Igor Andreev, l'espagnol Nicolas Almagro en quart de finale et le tombeur de Federer, le tchèque Radek Štěpánek, en demi-finale. C'est le quatrième masters series de sa jeune carrière.

Au Masters d'Hambourg, il se hisse sans problème jusqu'en demi-finale où il affronte Rafael Nadal. Ce match restera dans les annales des matchs de terre battue. En effet, les joueurs évoluent simultanément à un niveau de jeu extraordinaire. Novak mène 3-0 dès le premier set en pratiquant un tennis injouable, puis un Nadal que l'on n'avait plus vu depuis bien longtemps revient dans le match et tous deux jouent au plus haut niveau pendant trois sets. Victoire de Nadal (7-5, 2-6, 6-2), qui remportera le lendemain le tournoi aux dépens de Roger Federer.

Roland Garros 2008 : Đoković bat successivement l'allemand Denis Gremelmayr (4-6, 6-3, 7-5, 6-2), puis l'espagnol M.López Jaen (6-1, 6-1, 6-3) avant de faire chuter l'américain Wayne Odesnik (7-5, 6-4, 6-2) puis le francais pourtant très solide Paul-Henri Mathieu (6-4, 6-3, 6-4) en 8e de finale. En quarts de finale, il rencontre le tout jeune prodige letton Ernests Gulbis. Ce dernier lui pose problème notamment grâce à son redoutable service, fréquemment au delà des 210 km/h. Nerveux, le serbe parvient pourtant à le vaincre en trois manches. Il est opposé en demi-finale à Rafael Nadal, terrible tombeur de son compatriote Nicolas Almagro (6-1, 6-1, 6-1), et s'incline en trois sets (6-4 6-2 7-6) après un match où l'espagnol n'a été ébranlé qu'au troisième set. Parallèlement, il rate l'occasion de ravir à Nadal sa seconde place au classement ATP.

Il participe la semaine suivante au tournoi du Queen's Club. En quart de finale, il bat Lleyton Hewitt en 2 sets secs (6-2, 6-2), et ne laisse aucune chance au numéro 8 mondial David Nalbandian qu'il étrille en demi-finale (6-1, 6-0). Il est battu en finale par Rafael Nadal en pleine confiance à l'occasion d'un match superbe, perdu 7-66, 7-5, 2 sets durant lesquels il avait pourtant réussi à obtenir à chaque fois 1 break d'avance.

À Wimbledon, il élimine Michael Berrer au 1er tour (7-5, 2-6, 6-3, 6-0) mais perd au 2e tour contre Marat Safin en 3 sets : 6-4, 7-63, 6-2, c'est la 1ère fois depuis 5 tournois du Grand Chelem que Novak Đoković n'arrive pas en demi-finale.

Au Masters du Canada dont il est tenant du titre, il est éliminé en quarts de finale par Andy Murray en 2 sets : 6-3, 7-63.

Au Masters de Cincinnati, Novak Đoković remporte une somptueuse victoire en 1/2 finale contre un Rafael Nadal déjà assuré de devenir n°1 mondial et que l'on croyait invincible, 6-1, 7-5. Il met fin à une série de 32 victoires consécutives de l'Espagnol et se qualifie pour la finale. En finale cependant, il péclote et s'incline en deux sets face à Andy Murray: 7-64, 7-65 en 2h23 de jeu. À l'issue du tournoi, Novak reprend sa place de n°2 du classement ATP Race 2008 (classement des meilleurs joueurs de l'année), derrière Rafael Nadal mais devant Roger Federer.

Novak Đoković s'incline en demi-finale des Jeux Olympiques face à Rafael Nadal (6-4, 1-6, 6-4) au terme d'un match de plus de 2 heures. Il quitte le court visiblement très touché par cette défaite, mais décrochera néanmoins la médaille de bronze le lendemain lors du match pour la 3e place qui l'oppose à James Blake.

Suite aux bonnes performances de Novak Đoković à Cincinnati et aux Jeux Olympiques, et aux relatives mauvaises performances de Roger Federer à ces 2 tournois, l'écart de points entre ces 2 joueurs n'est plus que de 825 points à l'issu des JO. Le Serbe a donc la possibilité de ravir au Suisse sa place de n°2 mondial s'il remporte l'US Open, ou si Đoković atteint la finale et Federer échoue avant les quarts de finale.

À l'US Open, il se qualifie pour les demi-finales après avoir éliminé Arnaud Clément (6-3, 6-3, 6-4), Robert Kendrick (7-66, 6-4, 6-4), Marin Čilić (67-7, 7-5, 6-4, 7-60), Tommy Robredo (4-6, 6-2, 6-3, 5-7, 6-3) et Andy Roddick (6-2, 6-3, 3-6, 7-6). Cependant, il ne réédite pas sa performance de l'année précédente, sorti par Roger Federer (6-3, 5-7, 7-5, 6-2) aux portes de la finale. Ainsi, il ne saisit pas l'occasion de ravir la place de n°2 mondial au Suisse.

Deux semaines plus tard, le Serbe s'aligne au tournoi de Bangkok, en Thaïlande. Il bat Simon Stadler (6-1, 6-3), puis doit batailler au tour suivant pour se défaire du Suédois Robin Söderling (6-4, 7-5), avant de s'imposer en demi-finale face au Tchèque Tomáš Berdych (7-5, 6-1). En finale, il retrouve Jo-Wilfried Tsonga, qu'il avait battu en finale de l'Open d'Australie et qui cette fois prend le meilleur sur le numéro 3 mondial (7-64, 6-4).

Il s'incline au Masters de Madrid face à Ivo Karlovic, le meilleur serveur du circuit, en 2 tie-breaks. Il participe aux Masters de Paris-Bercy qui est le dernier tournoi de la saison (hormis les Masters). Il n'y a jamais brillé et veut terminer sa saison sur une bonne note. En effet, l'an dernier, il avait été sorti par Santoro au premier tour. Cette année, il passe le premier tour sans encombre contre Dmitry Tursunov sur abandon dans le deuxième set (6-4, 4-3 abandon). En huitièmes de finales, il retrouve Jo-Wilfried Tsonga pour leur troisième confrontation de l'année avec une victoire partout. Il se fait sortir en trois sets par le Français (6-4, 1-6, 6-3) en jouant en dessous de son meilleur niveau, Tsonga sera le futur lauréat de l'épreuve.

À la Masters Cup, Novak Djokovic se retrouve dans le groupe or avec Jo-Wilfried Tsonga, Nikolay Davydenko et Juan Martin Del Potro. Il remporte sa première rencontre contre Del Potro (7-5, 6-3). Grâce à la défaite de Tsonga contre Del Potro et à sa victoire contre Davydenko (7-63, 0-6, 7-5), il se qualifie pour les demi-finales avant même de disputer son troisième match de poule contre Tsonga qu'il perdra d'ailleurs 1-6, 7-5, 6-1. En demi-finale, il affronte le Français Gilles Simon devant lequel il avait dû s'incliner à Marseille. Cette fois-ci, il le bat en 3 sets (4-6, 6-3, 7-5) et se qualifie pour la finale. Il remporte la finale face à Davydenko (6-1, 7-5) et gagne sa première Masters Cup.

À 21 ans seulement, Novak Djokovic clôt en apothéose la meilleure saison de sa carrière marquée par 1 titre en Grand Chelem (Open d'Australie), 2 titres en Masters Series (Indian Wells et Rome), et le titre en Masters Cup. Il reste n°3 mondial mais se rapproche à 10 points seulement de la place de n°2 occupée par Roger Federer.

Novak Đoković débute sa saison à l'Open de Brisbane où, tête de série n° 1, il s'incline au premier tour devant Ernests Gulbis (6-4, 6-4). Bénéficiaire d'une wildcard au tournoi de Sydney, il lui fallait atteindre la finale pour ravir à Roger Federer sa place de n° 2 mondial, mais après avoir aisément éliminé Paul-Henri Mathieu et Mario Ancic, il échoue en demi-finale face à Jarkko Nieminen. Le Serbe tente ensuite de conserver son titre à l'Open d'Australie. Au 1er tour, il se défait du qualifié Andrea Stoppini avant de battre le Français Jérémy Chardy au 2nd tour et Amer Delic au 3e tour plus difficilement. En 8e de finale, il s'impose face à Marcos Baghdatis en 4 manches accrochées (6-1, 7-61, 65-7, 6-2). Il abandonne en quart de finale face à Andy Roddick étant mené 2 manches à une et fatigué par son match face à Marcos Baghdatis. Après une bonne semaine de repos, il participe à l' Open de Dubaï où il obtient le 1er titre de sa saison sans trop de difficultés, mise à part sa demi-finale contre Gilles Simon (3-6, 7-5, 7-5 en 2 h 46). Le week-end suivant, Novak est sélectionné pour disputer la rencontre de Coupe Davis entre la Serbie et l'Espagne. Il s'incline lors du premier simple face à David Ferrer qui prend sa revanche de Dubaï (6-3, 6-3, 7-64). Il participe ensuite au tournoi d'Indian Wells, où il est tenant du titre, mais reproduisant le même scénario qu'à l'Open d'Australie un mois plus tôt, Andy Roddick l'élimine dès les quarts de finale. Le Serbe connait un début de saison très inférieur à 2008, mais dès la semaine suivante au Masters de Miami, il se ressaisit en éliminant coup sur coup Jo-Wilfried Tsonga en quarts de finale puis le n°2 mondial Roger Federer en demi-finale. Il s'incline néanmoins en finale face à Andy Murray.

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Marc Gicquel

Marc Gicquel né le 30 mars 1977 à Tunis, est un joueur de tennis français.

Ce Breton a été formé à Saint-Brieuc à l' ATG (Amicale de tennis du Griffon, Ploufragan). Passé pro en 1999, il ne dispute alors quasiment que des tournois « Futures » en France, n'ayant pas envie de voyager et préférant rester auprès de ses proches. Mais il décide plus tard de franchir le pas en allant disputer des challengers, puis des tournois du circuit principal pour ne pas avoir de regrets.

Il se signale une première fois en 2004 en remportant le challenger de Timisoara. En 2005 il continue sa progression avec une victoire au challenger de Grenoble où il bat notamment Gilles Simon, Thierry Ascione, Fabrice Santoro et Thomas Enqvist, plus tard il battra également David Ferrer alors 16e mondial à Lyon où il atteint les quarts de finale. Il finit ainsi l'année aux portes des 100 premiers mondiaux.

C'est donc logiquement qu'il entre dans les 100 premiers mondiaux en 2006, où il alterne les tournois challengers avec une victoire à Saint-Brieuc et les tournois du circuit principal, où il passe notamment pour la première fois un tour en Grand Chelem à Roland-Garros. Performance qu'il surpasse quelques mois plus tard à l'US Open où il atteint les 8èmes de finales avec des victoires sur deux anciens vainqueurs de Roland-Garros : Juan Carlos Ferrero et Gastón Gaudio. Pour sa première finale d'un tournoi ATP en 2006 (Lyon), il est battu par Richard Gasquet. Il atteint de nouveau la finale du GPTL l'année suivante mais il est de nouveau battu par un Français, Sébastien Grosjean.

En fin d'année 2007, il décroche le titre de Champion de France Inter-Clubs avec l'AS Patton de Rennes.

Début 2008, Marc Gicquel gagne le tournoi Challenger de Besançon. Il commence l'année par une finale en Double à Chennai (Inde) puis atteint les quarts de finale à Estoril et à Casablanca. Aux Internationaux de France de Roland-Garros, il est battu au deuxième tour. Il s'incline ensuite en finale du tournoi de s'Hertogenbosch sur gazon. Eté 2008, première victoire en Double à Washington. Ensuite, il décroche le titre de Champion d'Italie Inter-Clubs avec le CSA Capri (Capri Sports Academy) début décembre. Pour terminer la saison il participe au Masters France mais finit 3e de sa poule ne gagnant qu'une rencontre face à Josselin Ouanna.

En 2009, Marc Gicquel associé à Jo-Wilfried Tsonga remporte l'Open de Brisbane en double. En février, il réalise une jolie performance au tournoi de Rotterdam (classé ATP 500 Series) en atteignant les quarts de finale après avoir éliminé la tête de série n° 3 : Nikolay Davydenko. Il échoue aux portes des demies face à Gaël Monfils (7-64, 6-1).

En 2008, Marc Gicquel est associé à Fabrice Santoro ou Márcos Baghdatís en double.

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Michaël Llodra

Michaël Llodra au service lors de l'US Open 2007.

Michaël Llodra, né le 18 mai 1980 à Paris, est un joueur de tennis français. Il fait partie de l'équipe de France de Coupe Davis.

Fils d'un ex-joueur de football professionnel du Paris-Saint-Germain, Michaël Llodra commence le tennis très tôt dans son enfance dans un club de banlieue parisienne et devient un espoir de tennis français.

Michaël Llodra intègre alors un institut de sport-études dans le Sud de la France. Tout le prédestine à une carrière professionnelle mais en 1998 alors qu'il n'est âgé que de 18 ans, il se fait renvoyer de l'institut de sport-études par Georges Deniau pour un comportement incorrect (bris de raquettes, insultes envers des arbitres, etc.).

Michaël Llodra n'accepte pas cette décision et se dit « défait » par une telle sanction. Ses parents décident alors de l'envoyer de force, effectuer une tournée de tournois dans les pays de l'Est de l'Europe. Cette tournée aura un effet positif sur le jeune joueur qui remportera deux tournois futur en l'espace d'un mois. Il suivra par la suite une carrière tennistique de haut niveau en simple et de succès en double.

En tant que joueur de double, il a remporté à deux reprises (2003, 2004) l'Open d'Australie, associé à Fabrice Santoro, ainsi que le tournoi de Wimbledon (2007) associé à Arnaud Clément. Il fait partie de l'équipe de France de Coupe Davis. Le 19 novembre 2005, il remporte la Masters en double aux côtés de Fabrice Santoro en battant en finale le Serbe Nenad Zimonjić et l'Indien Leander Paes.

En simple, il a remporté trois titres au cours de sa carrière, dont deux tournois au début de l'année 2008 après celui de Rosmalen en 2004. Il remporte le premier tournoi de l'année 2008, celui d'Adélaïde face au Finlandais Jarkko Nieminen en finale. Le 24 février 2008, il remporte le tournoi de Rotterdam en battant le Suédois Robin Söderling en finale. Aux Internationaux de France de Roland-Garros 2008, il atteint les huitièmes de finale, où il est sorti par le Letton Ernests Gulbis. Cela lui permet d'atteindre la 34em place mondiale qui est pour l'instant son meilleur classement en simple. La suite de sa saison est plus décevante puisqu'il ne parvient pas à avoir de résultat notable en tournoi. Toutefois en toute fin de saison, il atteint la finale du Masters France face à Gilles Simon qu'il abandonne en raison d'une douleur au bras gauche. Il termine l'année 2008 à la 38em place mondiale ce qui est relativement décevant étant donné son excellent début de saison. En 2009, il atteint la finale de l' Open 13 qu'il perd face à Jo-Wilfried Tsonga, dépassant pour la première fois le premier tour lors d'un tournoi français hors Roland-Garros.

Michaël Llodra est l'attaquant par excellence. Il n'est pas sans rappeler un certain Stefan Edberg. Possédant comme lui un service puissant du fait de sa taille (1,91 m), il monte quasi-systématiquement au filet pour claquer de superbes volées. Sur retour de service adverse il n'hésite pas à distiller de longs revers coupés dès que l'occasion se présente pour monter au filet et conclure. Il a récemment pris conscience de son potentiel tennistique et s'attache désormais à rester concentré tout au long du match.

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Source : Wikipedia