Fabien Pelous

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Posté par woody 30/04/2009 @ 00:07

Tags : fabien pelous, rugbymen, rugby, sport

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Fabien Pelous

Fabien Pelous - Moudenc's rallye, Toulouse town election, 2008 - 1325.jpg

Fabien Pelous (dit Le Pélican à ses débuts professionnels), né le 7 décembre 1973 à Toulouse (Haute-Garonne), est un joueur de rugby à XV français.

Formé à Saverdun (Ariège) et issu d'une famille locale d'agriculteurs, il a joué au Stade toulousain de 1997 à 2009, après deux saisons à l'US Dax.

Il a été capitaine de l'équipe de France et du Stade toulousain. Avec le record de sélections en équipe de France (118 capes) et celui du nombre de capitanats (42 brassards), il détient le palmarès le plus fourni du rugby français.

Formé à Saverdun, puis passé à Graulhet et à Dax, c'est surtout au Stade toulousain que Fabien Pelous va remporter ses plus grands trophées et ainsi posséder un des plus beaux palmarès du rugby français. Triple champion de France en 1999, 2001 et 2008, il gagne aussi en 2003 et 2005 la Coupe d'Europe de rugby. Fabien Pelous annonce sa retraite le 23 avril 2009.

Il a honoré sa première cape internationale en équipe de France le 17 octobre 1995 contre l'équipe de Roumanie et marqua un essai à l'occasion. Souvent sélectionné comme troisième ligne centre à ses débuts, il va se fixer progressivement en seconde ligne.

Il a participé aux tournées en Argentine en 1996, en 1998 et en 2002, en Australie en 1997 et 2002, en Nouvelle-Zélande en 1999, aux États-Unis et au Canada en 2004, et en Roumanie et Afrique du Sud en 2006.

En 2003, après la retraite internationale de Fabien Galthié, il devient le capitaine du XV de France. Il honore ce capitanat en remportant le Grand Chelem lors du Tournoi des Six Nations 2004. Il compte à son actif quatre Grand Chelem (1997, 1998, 2002, 2004) ce qui constitue également un record en France.

En 2007, souvent blessé, il "partage" son capitanat avec le talonneur Raphaël Ibañez. La Coupe du monde 2007 sera sa dernière grande compétition avec le XV de France. Il est le joueur le plus capé avec 118 sélections dont 42 en tant que capitaine (record).

Il a pris sa retraite internationale le 7 novembre 2007.

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Équipe de France de rugby à XV

De gauche à droite : Aurélien Rougerie, Fabien Pelous et Pieter de Villiers lors de France-Irlande 2006

L'équipe de France de rugby à XV est l'équipe qui représente la France dans les compétitions majeures de rugby à XV ; d'autres équipes représentent la France dans des compétitions internationales de rugby à XV : l'équipe "A" qui est une équipe réserve de l'équipe fanion, l'équipe des moins de 20 ans, l'équipe féminine etc.

Elle rassemble les meilleurs joueurs de l'Hexagone sous le patronage de l'U.S.F.S.A. (1906-1919), puis de la Fédération française de rugby depuis 1919.

En 1910 elle est admise à participer à la compétition opposant les quatre nations britanniques, qui prend à cette occasion le nom de Tournoi des cinq nations (appelé le Tournoi dans la suite de l'article) et fait ainsi son apprentissage du rugby international en se mesurant à ces équipes ; elle atteint leur niveau au milieu des années 1950 et remporte le Tournoi à plusieurs reprises de 1959 à 1962. L'équipe de France connaît une période faste pendant les années 1980 sous la conduite de son entraîneur Jacques Fouroux, remportant six fois le Tournoi en neuf ans avec deux Grand chelems en 1981 et 1987. Elle est finaliste de la première édition de la coupe du monde en 1987, performance qu'elle réussit à nouveau lors de la coupe du monde en 1999.

Depuis plus de quarante ans, l'équipe de France se maintient à un très haut niveau sur la scène internationale, elle pratique un jeu offensif qui est très apprécié par les amateurs de rugby à XV, en France et à l'étranger où on l'appelle le Beau jeu ou French flair. Depuis le 15 mars 2008, elle occupe le septième rang au classement des équipes nationales de rugby.

Cette équipe a compté de nombreux joueurs talentueux, comme Serge Blanco, Jean-Pierre Rives, Philippe Sella, Jean Prat, Jo Maso et André Boniface qui font tous partie du Temple international de la renommée du rugby.

Le rugby à XV est introduit en France en 1872 par des marchands anglais qui fondent le Le Havre athletic club rugby.

Le premier match international a lieu au stade d'Édimbourg entre l'Écosse et l'Angleterre le 27 mars 1871,, mais la France devra attendre 35 ans pour avoir une équipe qui puisse être confrontée aux équipes nationales britanniques.

La première sélection nationale de rugby à XV de l'U.S.F.S.A. est formée dès 1893 pour affronter en Angleterre, l'équipe du Civil Service Athletic Club. Cette sélection française est exclusivement composée de joueurs du Racing et du Stade français. Le 13 février, la sélection française affronte le Civil Service devant 10 000 spectateurs et s'incline de peu sur le score de 2-0. Le lendemain, deuxième match de cette mini-tournée anglaise face à Richmond FC renforcé par deux fameux joueurs d'autres clubs. Les dirigeants de Richmond ont assisté au match du 13, et se méfient, d'autant qu'une semaine plus tôt, Civil Service s'était imposé 15-0 face à leur équipe. Richmond s'impose finalement sur le score de 9-3.

Le 6 avril 1896, lendemain de la finale du championnat de France, la sélection française rencontre les écossais d'Edimbourg avec 12 joueurs ayant joué la veille. Les Sports Athlétiques, organe officiel de l'U.S.F.S.A., publie le 21 novembre 1896, un article signé Louis Dedet qui plaide pour la constitution d'une équipe de France.

Une équipe de France comprenant des joueurs de trois clubs parisiens (Racing, Stade français et Cosmopolitain) dispute le tournoi olympique de 1900. Cette formation bat le club allemand du FC Francfort (par 27-17) le 14 octobre à la Cipale, puis remporte le titre olympique en battant aussi l'équipe anglaise des Moseley Wanderers le 28 octobre sur le score de 27-8. Ce match est disputé à la Cipale devant 6 000 spectateurs, c'est la plus grosse affluence des Jeux olympiques.

De 1902 à 1905, la sélection française dispute et perd successivement plusieurs matchs contre une sélection canadienne (10-23), l'équipe de Swansea (0-20) et l'équipe irlandaise des Bective Rangers (8-13).

Le premier match officiel du XV de France U.S.F.S.A. a lieu le 1er janvier 1906, face aux All-Blacks alors en tournée européenne. Ce match, arbitré par Louis Dedet, est disputé au Parc des Princes devant 3 000 spectateurs et se termine par une victoire des Néo-zélandais par 38-8,. Le capitaine Henri Amand a l'honneur d'être le premier capé du rugby français. Cette équipe comporte aussi un Anglais, William Crichton ainsi qu'un Américain, Allan Muhr.

Le 22 mars, l'équipe de France, qui inaugure sa première tenue tricolore (maillot bleu, culotte blanche et bas rouges), rencontre l'Angleterre au Parc des Princes et perd 8 à 35. Ce résultat honorable conduit les Anglais à jouer un match annuel contre le XV de France, ils sont imités un peu plus tard par les Gallois et les Irlandais.

L'équipe de France est admise pour la première fois à disputer le Tournoi en 1910. Les Français n'étaient que quatorze la veille du match lors du rassemblement des joueurs à la gare Saint-Lazare , le dirigeant Charles Brennus a alors l'idée de récupérer d'urgence un joueur parisien, Joé Anduran, pour compléter l'équipe et permettre ainsi à l'équipe de France de jouer son premier match du Tournoi au complet. Le XV de France fait son apprentissage du rugby international et termine régulièrement dernier du Tournoi jusqu'en 1914 (exception faite de l'année 1911 où elle termine quatrième devant l'équipe d'Écosse).

De 1906 à 1914, l'équipe de France dispute 28 rencontres internationales et remporte une seule victoire, contre l'Écosse le 2 janvier 1911 sur le score de 16-15, c'est sa première victoire internationale,. Dans cette équipe conduite par Marcel Communeau, l'ailier Pierre Failliot, surnommé l’Autobus, se met en évidence en marquant deux essais et en évitant un essai écossais à quelques secondes de la fin du match.

Après la première Guerre mondiale, l'équipe de France rencontre l'équipe de Nouvelle-Zélande, appelée alors les Kiwis, le 11 mai 1919. Les Français sont près de réaliser un exploit, ils ne s'inclinent que par 13-14. L'équipe de France progresse et parvient à remporter deux matchs sur quatre lors des Tournois des cinq nations en 1921, 1930 et 1931. Elle remporte son premier match en déplacement le 3 avril 1920 à l'occasion d'un match contre l'équipe d'Irlande à Dublin. Sous la conduite de son capitaine, Philippe Struxiano, la France l'emporte nettement par 15-7 en marquant cinq essais contre un aux Irlandais.

Elle dispute l'épreuve de rugby des Jeux olympiques de 1920 à Anvers, les équipes de France et des États-Unis sont les seules équipes participantes, les Français remportent une médaille d'argent après avoir perdu contre les Américains sur le score de 0-8. Quelques semaines plus tard, l'équipe de France prend sa revanche en gagnant par 14-5 à Paris.

Les deux équipes se retrouvent en finale des Jeux olympiques de 1924 à Paris, l'équipe des États-Unis remporte à nouveau la médaille d'or en battant la France sur le score sans appel de 17-3. Cette victoire des Américains marque aussi la fin de la compétition de rugby dans le cadre des Jeux olympiques.

De 1920 à 1930, l'équipe de France dispute cinquante matchs internationaux et en remporte treize, elle bat au moins une fois toutes les équipes européennes mais subit une défaite nette contre l'équipe de Nouvelle-Zélande par 6-30 en janvier 1925, ce qui montre qu'elle doit encore progresser pour se hisser au niveau des meilleures équipes mondiales. Parmi ces victoires, celle acquise le 2 avril 1927 a une importance particulière car c'est la première obtenue contre l'Angleterre. Jusqu'à cette date la France avait perdu 15 des 16 rencontres contre les Anglais et avait fait, au mieux, match nul en 1922. Adolphe Jauréguy est le capitaine du XV de France qui réussit cette performance ; l'année suivante, le 9 avril 1928, il conduit à nouveau son équipe pour une première victoire contre l'équipe du pays de Galles (8-3).

En 1931, la France est exclue pour professionnalisme (paiement des joueurs, recrutement inter-clubs) et en raison de son jeu violent lors de certains matchs. Le match France-Galles du Tournoi 1930 est d'une extrême brutalité, aussi bien sur la pelouse — avec de nombreux joueurs blessés — que parmi les spectateurs car ces derniers étaient pressés les uns contre les autres dans les tribunes ou sur le bord de touche alors qu'à l'entrée du stade, près de 20 000 spectateurs potentiels n'avaient pu assister au match.

Une majorité de clubs dénoncent aussi le professionnalisme pratiqué par les meilleures équipes et font sécession en décembre 1930 en fondant l'Union française de rugby amateur. Ils refusent que leurs joueurs soient sélectionnés, ce qui abaisse sensiblement le niveau de jeu de l'équipe.

Pendant cette période, l'équipe de France rencontre uniquement des équipes d'un niveau inférieur à celui des équipes britanniques: les équipes d'Italie, d'Allemagne et de Roumanie.

La France est de nouveau admise dans le Tournoi en 1939 après que la Fédération française de rugby a trouvé un accord en 1932 avec les clubs entrés en dissidence. La Seconde Guerre mondiale interrompt le Tournoi pendant plusieurs années. Par la suite l'équipe de France ne participe à nouveau au Tournoi qu'à partir de 1947.

Après la Seconde Guerre mondiale, l'équipe de France (les Bleus), reprend les matchs internationaux le 22 décembre 1945 contre le pays de Galles ; au cours de la même année elle dispute des matchs contre l'armée britannique en janvier et contre les Lions britanniques en avril.

Les Bleus poursuivent leur progression de 1945 à 1950, ils disputent 26 matchs et en remportent 14, ils obtiennent ensuite un bilan positif de 1950 à 1958 avec 30 victoires pour 49 matchs disputés. Le 21 février 1948, ils parviennent pour la première fois à battre les Gallois sur leur terrain, à Swansea sur le score de 11-3. Cet exploit vaut à Robert Soro d'être surnommé le « Lion de Swansea ». Un mois plus tôt, les Français avaient réalisé une autre première en battant l'Australie à Paris.

Le 24 février 1951, les Français, emmenés par leur capitaine Guy Basquet, parviennent pour la première fois à vaincre les Anglais dans leur stade de Twickenham (par 11-3). C'est le dernier adversaire du Tournoi qu'il leur restait à battre en déplacement.

En 1952, la France est à nouveau menacée d'être exclue du Tournoi, coupable selon les Britanniques de professionnalisme (recrutements, primes de match, intéressements). Pour éviter la sanction, la fédération française promet d'abolir le championnat de France et fournit une liste de joueurs jugés coupables de professionnalisme, dont Jean Dauger, Robert Soro et Maurice Siman. Cette nouvelle exclusion du Tournoi est ainsi évitée, le championnat de France 1952-53 est cependant maintenu à la suite de la pression exercée par la grande majorité des clubs français.

L'équipe de France obtient des victoires partagées dans le Tournoi en 1954 (avec l'Angleterre et le Pays de Galles) et 1955 (avec le Pays de Galles). Elle montre ses progrès en perdant au plus deux matchs par Tournoi, sauf en 1952 (3), 1953 (3) et 1957 (4).

Le XV de France bat pour la première fois les All Blacks le 27 février 1954,, c'est Jean Prat qui est à la fois le capitaine des Bleus et le réalisateur des trois points qui donnent la victoire aux Français. Jean Prat est aussi le capitaine du XV de France qui bat pour la deuxième fois les Anglais à Twickenham en 1955, cette même année il est porté en triomphe par les Gallois au terme de sa carrière dans le Tournoi, un journaliste anglais le surnomme alors Mister Rugby.

Le 16 août 1958, l'équipe de France remporte sa première victoire par 9-5 face aux Springboks à l'Ellis Park de Johannesburg, sous la conduite de Lucien Mias,, le Docteur Pack. La tournée en Afrique du Sud de l'équipe de France, pourtant handicapée par plusieurs absences, est un succès complet car lors du premier match elle avait fait match nul 3-3. L'équipe de France démontre alors qu'elle peut rivaliser avec les meilleures équipes au monde, ces bons résultats préfigurent les succès à venir dans le Tournoi.

Dans la continuité de son succès en Afrique du Sud en 1958, l'équipe de France remporte seule le Tournoi pour la première fois (victoire non partagée avec une autre équipe) en 1959 sous la conduite de Lucien Mias.

Elle remporte à nouveau le Tournoi en 1960 (avec l'Angleterre, les deux équipes comptent un match nul et trois victoires), 1961 (à nouveau invaincue, avec 3 victoires et un match nul) et 1962 (avec 3 victoires et une courte défaite 0-3 contre les Gallois).

Les équipes qui remportent ces premières victoires dans le Tournoi comprennent de nombreux joueurs de talent comme Alfred Roques, Amédée Domenech, Lucien Mias, François Moncla, Michel Crauste (le Mongol), Michel Celaya, André et Guy Boniface, Christian Darrouy et Pierre Albaladejo.

Les Bleus remportent une autre série de victoires dans le Tournoi en 1967, 1968 et 1970 (avec le Pays de Galles). Entre les deux séries de victoires françaises, le Tournoi est dominé par les Gallois qui terminent en tête à quatre reprises.

Guy Camberabero, associé à son frère Lilian, est le principal artisan de la victoire de 1967 en réussissant 49 des 67 points marqués par les Bleus.

Au cours de cette période, la France remporte 52 des 93 matchs (56%) qu'elle dispute,. Son principal succès est l'obtention de son premier Grand chelem en 1968 sous le capitanat de Christian Carrère et avec des joueurs renommés tels que Benoît Dauga, Walter Spanghero, Pierre Villepreux et les frères Camberabero. Ce n'est pas une seule équipe de quinze joueurs qui a réalisé cette performance mais pratiquement deux car au total vingt-sept joueurs français ont participé aux quatre matchs du Tournoi de 1968.

Malgré ses bons résultats d'ensemble, le XV de France ne parvient pas à battre les All Blacks ; les huit rencontres qui opposent les deux équipes de 1961 à 1968, que ce soit au stade de Colombes ou lors de deux tournées effectuées en Nouvelle-Zélande, se terminent par huit victoires des Néo-zélandais.

Le bilan des Bleus contre l'équipe d'Afrique du Sud, de 1961 à 1968, est lui aussi négatif avec quatre défaites (dont deux à Colombes), deux victoires et un match nul. Les Français doivent se satisfaire d'avoir battu deux fois les Springboks sur leur terrain, à Springs en 1964 par 8-6 et en 1967 à l'Ellis Park sur le score de 19-14.

Pendant cette période, l'équipe de France ne rencontre que trois fois l'équipe d'Australie, battant deux fois les Wallabies et ne perdant que d'un point lors du troisième match en août 1968 à Sydney.

La France remporte le Tournoi en 1973, toutes les équipes finissant avec le même nombre de points, et en 1977, avec un Grand chelem (GC), mais c'est la décennie du Pays de Galles qui gagne cinq fois le Tournoi en sept éditions achevées. Le bilan des confrontations entre les deux équipes est nettement à l'avantage des Gallois qui remportent six victoires, pour trois défaites et un match nul. Les matchs entre les équipes de France et du Pays de Galles mettent aux prises de brillantes individualités comme les Gallois Barry John, Gareth Edwards, JPR Williams, John Taylor et Gerald Davies et les Français Jean-Pierre Rives, Claude Dourthe, Jean-Pierre Lux, Jo Maso, Jean Trillo et Jean-Michel Aguirre. Les deux équipes se disputent la victoire dans le Tournoi 1976 (avec un Grand chelem à la clé) à l'Arms Park de Cardiff, le match est très serré et se termine par une victoire des Gallois par 19-13. Malgré cet échec, ce Tournoi a mis en avant le potentiel du XV de France qui possède un pack surpuissant avec notamment Jean-Pierre Bastiat, Jean-François Imbernon, Michel Palmié, Gérard Cholley et Robert Paparemborde. Les deux équipes se disputent aussi la victoire dans le Tournoi avec GC en 1978 lors d'un autre match Galles - France dont les Gallois sortent à nouveau vainqueurs.

Jacques Fouroux est le capitaine de l'équipe qui réalise le Grand chelem en 1977, il forme avec Jean-Pierre Romeu une paire de demis exemplaire. Cette année là, l'équipe de France n'encaisse pas d'essai au cours des quatre rencontres du Tournoi et c'est la même équipe de quinze joueurs qui dispute et gagne les quatre matchs. Les Bleus prennent tout d'abord leur revanche sur les Gallois (16-9) puis battent les Anglais à Twickenham (4-3) à l'issue d'un match acharné, deux autres victoires contre les Écossais et les Irlandais leur permettent de réaliser le Grand chelem.

Pendant cette période, les Bleus gagnent 41 des 77 matchs (53%) qu'ils disputent. Cette statistique, qui indique une performance d'ensemble plutôt moyenne, masque le fait que l'équipe de France a réalisé plusieurs exploits tels que son Grand chelem de 1977 et un bilan positif face à la meilleure équipe au monde, les All Blacks. De 1973 à 1979, les Français ont rencontré cinq fois les All Blacks, ils ont remporté trois victoires contre deux défaites. La victoire par 24-19 obtenue le 14 juillet 1979 à l'Eden Park de Auckland est restée dans les mémoires en raison du panache avec lequel elle a été acquise,. Les Bleus marquent quatre essais contre deux aux All Blacks et battent pour la première fois les Néo-zélandais sur leur terrain.

L'équipe de France est dominée par les Springboks qui remportent six des sept confrontations disputées entre 1971 et 1980, la septième rencontre se terminant sur un score nul 8-8. À l'inverse, elle remporte quatre de ses six matchs disputés contre les Wallabies et ne subit qu'une défaite en 1971 à Toulouse.

C'est une période faste pour l'équipe de France conduite par son entraîneur emblématique, Jacques Fouroux, avec 6 Tournois gagnés en 1981, 1983 (victoire partagée avec l'Irlande), 1986 (victoire partagée avec l'Écosse), 1987, 1988 (victoire partagée avec le Pays de Galles) et 1989, avec 2 Grands Chelems en 1981 et 1987. À l'exception d'une saison 1982 décevante, les Bleus ont toujours terminé à une des deux premières places du classement du Tournoi de 1981 à 1989.

Le Grand chelem de 1981 est réalisé une fois de plus grâce à une victoire acquise de haute lutte contre les Gallois à Paris, suivie par un succès à Twickenham contre des Anglais qui avaient pourtant réussi un Grand chelem un an plus tôt. Le capitaine des Bleus, Jean-Pierre Rives, gagne alors le surnom de Casque d'or qui souligne la vaillance dont il a fait preuve durant ce Tournoi, dix-neuf autres joueurs ont contribué à la conquête de ce GC, notamment Robert Paparemborde, Roland Bertranne et Guy Laporte.

Pendant cette période, les Français perdent quatre de leurs matchs contre l'équipe d'Écosse qui remporte un Grand chelem dans le Tournoi 1984 et termine à égalité avec la France en 1986. Bien que les Bleus terminent invaincus le Tournoi de 1985 (2 victoires et 2 matchs nuls), ils ne le remportent pas car les Irlandais sont aussi invaincus et n'ont concédé qu'un match nul, Jérôme Gallion perd l'occasion de mettre la victoire d'un Tournoi à son palmarès.

Les Bleus remportent un nouveau Grand chelem en 1987, ils ont alors Daniel Dubroca comme capitaine. Après une victoire contre les Gallois (16-9), un essai de 80 mètres de Philippe Sella permet au XV de France de battre les Anglais à Twickenham, puis quatre essais français dont trois de Éric Bonneval (qui égale le record de Michel Crauste et de Christian Darrouy) permettent de vaincre les Écossais au Parc des Princes, la victoire décisive étant obtenue contre les Irlandais à Lansdowne Road sur le score de 19-13, avec deux essais de Éric Champ.

La décennie se termine par une nouvelle victoire dans le Tournoi en 1989, un sixième succès pour les Bleus pendant les années 1980 et autant de succès pour Serge Blanco et Pierre Berbizier.

Pendant cette période, l'équipe de France a disputé 77 matchs et remporté 47 victoires, soit 61 % de réussite. Huit défaites des Bleus sont infligées par les All Blacks qui ne perdent que deux confrontations entre les deux équipes en 1986 et justifient pleinement le titre de champion du monde qu'ils obtiennent en 1987.

L'équipe de France présente un meilleur bilan contre les Australiens avec 3 victoires pour 4 défaites et un match nul, une des victoires lui permet d'éliminer les Wallabies en demi-finale de la première édition de la coupe du monde en 1987. Les Français sont menés (6-9) à la mi-temps et pendant une bonne partie du match, mais réussissent à gagner par 30-24 en marquant au total quatre essais. Les Bleus ne renouvellent pas cet exploit en finale et sont battus par les All Blacks sur le score de 29-9.

Articles détaillés : La France dans le tournoi des cinq nations 1993, Grand chelem en rugby à XV de la France en 1997, Grand chelem en rugby à XV de la France en 1998.

Les Anglais dominent le rugby européen durant les années 1990 avec 6 Tournois gagnés dont 3 Grand chelems (GC), mais la France se maintient à un haut niveau et rivalise avec les Anglais pour la suprématie en Europe : 3 Tournois gagnés en 1993, 1997 (avec une victoire chez les rivaux anglais) et 1998 dont 2 GC en 1997 et 1998 sous la conduite respectivement des capitaines d'équipe Abdelatif Benazzi et Raphaël Ibañez. L'équipe de France comprend alors d'autres individualités marquantes comme Philippe Saint-André (le Goret), Olivier Magne (Charly), Thomas Castaignède (le petit Boni) et Jean-Luc Sadourny.

Pendant cette période, le XV de France est entraîné successivement par Daniel Dubroca et Jean Trillo (1990-1991), Pierre Berbizier (1991-1995), Jean-Claude Skrela (1995-1999) et Bernard Laporte (1999-2007).

Philippe Saint-André est à la conclusion d'une action d'éclat contre les Anglais lors du Tournoi 1991, il marque un essai au terme d'une action de 100 mètres lancée depuis la ligne d'en-but française par Serge Blanco et Pierre Berbizier, cet essai est considéré par de nombreux commentateurs comme le plus beau marqué dans un Tournoi des cinq nations,.

En 1993, la France remporte le titre de Champion d'Europe de rugby à XV qui est décerné pour la première fois au vainqueur du Tournoi, et gagne aussi le premier Trophée des 5 Nations.

En 1991, la France connaît son plus mauvais résultat en coupe du monde puisqu'elle est éliminée en quart de finale par les Anglais. Elle prend sa revanche lors de la Coupe du monde 1995 avec une victoire contre ces mêmes Anglais pour la 3e place.

Le Tournoi 1997 est l'occasion pour les Français de réaliser un nouveau Grand chelem, le premier de l'ère Skrela, une performance qui s'est dessinée par une victoire à Dublin, avec trois essais de David Venditti, une autre à Twickenham où ils gagnent par 23-20 (après avoir été menés 6-20) grâce à Christophe Lamaison et un final réussi à Paris contre les Écossais qui sont dominés sur le score de 47-20.

Les Français réussissent l'exploit de remporter consécutivement un autre Grand chelem en 1998, une performance permise par une première victoire contre les Anglais au Stade de France, où le XV de France fait ses débuts, et surtout une victoire en Irlande obtenue difficilement par 18-16; Christophe Lamaison, Philippe Bernat-Salles et Thomas Castaignède sont les meilleurs marqueurs français.

Le XV de France est finaliste de la Coupe du monde 1999 après avoir battu de manière époustouflante les All Blacks en demi-finale par 43-31,. Les Bleus sont cependant battus en finale par l'Australie sur le score de 35-12, ils atteignent le même niveau de performance qu'en 1987.

De 1990 à 2001, les Bleus jouent 133 matchs internationaux et en remportent 83, soit un taux de réussite de 62% qui est au même niveau que celui de la décennie précédente malgré une année 1990 catastrophique (3 victoires en dix matchs).

Le bilan de l'équipe de France face aux All Blacks est assez équilibré avec 4 victoires pour 6 défaites, et avant tout, comme on l'a vu, une victoire contre les Néo-zélandais en demi-finale de la Coupe du monde 1999. Parmi ces victoires, celle acquise le 3 juillet 1994 à l'Eden Park est restée dans les annales car les Français, qui étaient menés 17-20 à une minute de la fin du match, réussissent à l'emporter 23-20 grâce à un essai marqué en conclusion d'une action démarrée près de leur ligne de but, une série de passes et de renversements d'attaque impliquant de nombreux joueurs aboutit à un essai que les journalistes néo-zélandais qualifient d'essai du siècle et que les Français appellent l'essai du bout du monde,.

Le bilan des Français face aux Springboks leur est aussi défavorable avec trois victoires pour sept défaites, dont une défaite par 19-15 en demi-finale de la Coupe du monde 1995 que les Springboks remportent à domicile. Le XV de France manque de peu une qualification en finale car, sur une pelouse gorgée d'eau, Abdelatif Benazzi percute la défense des Springboks en fin de match et termine en glissant à quelques centimètres seulement de l'en-but sud-africain.

Les Bleus sont largement dominés par les Australiens qui remportent huit des dix matchs qui les opposent, en particulier la finale de la Coupe du monde 1999. Les Wallabies sont redoutables pendant cette période car ils sont champions du monde en 1991 et 1999.

L'équipe de France effectue de très bons débuts dans les années 2000 avec quatre Tournois gagnés en 2002, 2004, 2006 et 2007, dont 2 GC en 2002 et 2004; Fabien Pelous, Fabien Galthié, Olivier Magne et Raphaël Ibañez sont capitaines d'équipe lors des deux Grand chelems réussis. Ces succès sont à mettre aussi au crédit de Bernard Laporte qui entraîne cette équipe depuis 1999, fonction qu'il occupe jusqu'au terme de la coupe du monde 2007.

Le Grand chelem de 2002 est le premier remporté par les Français dans le Tournoi à six nations. Après un succès contre les Italiens et une courte victoire au Millennium Stadium obtenue contre les Gallois (37-33), le match décisif est un nouvelle fois disputé contre les Anglais ; les Bleus l'emportent par 20-15 et confirment ensuite leur suprématie en battant les autres nations britanniques.

La France termine 4e de la coupe du monde 2003, battue par l'équipe d'Angleterre en demi-finale sur le score de 7-24, les 24 points anglais étant marqués par des drops et pénalités de Jonny Wilkinson, l'équipe d'Angleterre remporte cette Coupe du monde 2003 en battant les Wallabies en finale (20-17).

Le Grand chelem de 2004 est le 8e de l'histoire des Bleus, l'équipe emmenée par Fabien Pelous a réussi cette performance essentiellement en allant vaincre les Gallois à Cardiff (29-22) et en battant les Anglais, qui détiennent alors le titre de champions du monde, par 24-21 lors d'une véritable finale jouée au Stade de France devant 79 900 spectateurs (record d'affluence) et près de 9 millions de téléspectateurs.

De 2002 à 2006, les Bleus remportent 38 des 62 matchs internationaux qu'ils disputent, soit 61% de réussite.

Le bilan du XV de France contre les All Blacks est à nouveau négatif, avec cinq défaites consécutives, dont une lors de la petite finale de la Coupe du monde 2003, et un match nul obtenu en 2002. Les Français n'ont pas battu les Néo-Zélandais depuis le 18 novembre 2000 à Marseille où ils gagnèrent 42-33..

Depuis 2002, l'équipe de France a disputé quatre matchs contre les Springboks, elle compte deux victoires contre une défaite et un match nul, elle reste sur un succès acquis au Cap par 36-26 en juin 2006.

Les confrontations entre les Bleus et les Wallabies sont à l'avantage de ces derniers qui comptent trois victoires pour deux défaites et un match nul; les rencontres entre les deux équipes sont peu nombreuses, elles ne se sont pas rencontrées lors de la Coupe du monde 2003.

Le XV de France débute bien le Tournoi des six nations 2007 en battant nettement les Italiens à Rome (39-3), les Irlandais à Croke Park (20-17) et les Gallois au Stade de France (32-21), mais il s'incline contre les Anglais à Twickenham (18-26). Une victoire acquise par 46-19 contre les Écossais au Stade de France permet aux Bleus de remporter le Tournoi 2007 en devançant les Irlandais à la différence de points.

L'équipe de France déçoit lors de la coupe du monde 2007 qu'elle organise. Les Bleus terminent 4e après avoir été éliminé successivement par les Anglais en demi-finale et par les Argentins lors de la petite finale. Leur victoire contre les All-Blacks en quart de finale avait fait entretenir l'espoir d'une première victoire en coupe du monde.

Avant 1912, le premier maillot du XV de France n’est pas bleu et n’est pas encore marqué du coq, mais il est blanc et porte en guise de blason deux anneaux, un rouge et un bleu. Il s'agit de l'emblème de l'USFSA, dont émane l'équipe nationale de rugby (et la plupart des équipes sportives françaises nationales), un emblème qui préfigure les cinq anneaux olympiques (que dessinera Pierre de Coubertin en 1913, ce dernier est alors secrétaire général de l'USFA) et qui reprend les couleurs du drapeau national (bleu et rouge sur fond blanc).

L'écusson est initialement blanc et rouge (toujours selon les principes de l'USFSA, qui n'éclate en plusieurs fédérations qu'en 1919-1920), il est ensuite brodé et multicolore à partir de 1945 puis doré depuis les années 1970. La représentation du coq sur les écussons est intialement réaliste et détaillée, par la suite la silhouette du coq s’est profondément simplifiée et est devenue plus abstraite et stylisée.

Ce symbole de l'équipe de France de rugby connaît un vif succès, il est ensuite porté par les membres de la délégation française qui participent aux Jeux olympiques de 1920, le coq est dans ce cas perché sur les cinq anneaux olympiques. Le coq est adopté comme logo du Comité national olympique et sportif français, les règlements du CIO imposant aux comités nationaux d’adopter un emblème qui associe un symbole national, les couleurs du pays et les anneaux olympiques.

Le coq est largement reconnu comme le symbole des équipes de France, les sportifs français sont même surnommés les coqs et certains supporters du XV de France ont l’habitude d'amener et de lâcher un coq vivant sur le terrain de jeu avant un match.

L'équipe de France joue depuis le début du XXe siècle avec un maillot bleu roi, un short blanc et des bas rouges. Pour cette raison, les joueurs sont aussi surnommés les Bleus. Ce choix de couleur a posé un problème initialement aux Écossais qui ont dû abandonner leur couleur traditionnelle, bleu marine, lors des matchs disputés en Écosse. Lorsque c'est nécessaire (matchs à domicile contre des équipes elles-mêmes en bleu, l'Écosse et l'Italie par exemple), les joueurs français portent un maillot blanc.

Dans la première décennie des années 2000, les couleurs du XV de France, jusque là inchangées, subissent deux modifications principales. En 2003, le short, blanc depuis toujours, devient bleu. Depuis 2007, le bleu, auparavant bleu roi, s'assombrit en bleu nuit et s'élargit également aux bas. Ainsi l'équipe de France de rugby joue désormais en bleu nuit de la tête aux pieds. Elle est actuellement habillée par l'équipementier américain Nike depuis 1999, et ce jusqu'en 2012.

L'équipe de France est composée par le sélectionneur/entraîneur et le manager de l'équipe ; Marc Lièvremont entraîne le XV de France depuis 2007 et Jo Maso en est le manager depuis 1995. Le manager préside le comité de sélection, il fait la synthèse des joueurs sélectionnables qui est soumise à l'entraîneur, ce dernier décide de la composition finale après concertation. Une liste de 22 joueurs est définie habituellement, une à deux semaines avant une rencontre internationale, la composition définitive de l'équipe est définie quelques jours avant le match pour tenir compte des blessures éventuelles de joueurs ou de leur état de forme pendant le stage préparatoire à chaque match. Dans le cas du Tournoi, cette liste est faite à partir d'un groupe de 40 joueurs qui sont sélectionnés pour l'ensemble des cinq matchs du Tournoi.

Dans le cas de la coupe du monde de rugby, une liste de joueurs est établie plusieurs mois avant la compétition, elle est ensuite réduite à l'approche du premier match mais elle comprend plus de joueurs que pour une seule rencontre internationale pour tenir compte du fait qu'il y a plusieurs matchs à disputer, espacés seulement de quelques jours. Lors de la coupe du monde de 2003, trente joueurs français ont participé à au moins une rencontre et sept joueurs seulement ont disputé les six matchs du XV de France.

Pour être sélectionné en équipe de France, un joueur doit avoir disputé le Championnat de France de rugby à XV depuis au moins trois ans et ne doit pas avoir joué pour une sélection nationale étrangère (règle pas toujours suivie par le passé dans l'hémisphère Sud, mais qui est rigoureusement appliquée maintenant), il est ainsi possible à un joueur de nationalité étrangère de jouer avec le XV de France ; ce fut le cas de plusieurs joueurs tels que les Sud-Africains Éric Melville, Pieter de Villiers et Brian Liebenberg et le Néo-Zélandais Tony Marsh. La toute première équipe de France, qui a rencontré les Néo-zélandais en 1906, comprend déjà deux joueurs étrangers : l'Anglais William Crichton et l'Américain Allan Muhr qui évoluaient respectivement au Havre AC et avec le Racing.

Au moment de leur sélection, les joueurs du XV de France évoluent le plus souvent dans le championnat de France, contrairement à la pratique actuelle pour l'équipe de France de football, mais plusieurs joueurs peuvent participer au championnat d'Angleterre, c'est le cas de Raphaël Ibañez et de Sébastien Chabal. Laurent Cabannes est le premier joueur qui a joué avec le XV de France alors qu'il évoluait dans un club étranger : la Western Province (Philippe Sella a joué avec les Saracens dès 1996 mais il a pris sa retraite internationale en 1995).

Les joueurs sont requis par la fédération française de rugby pour disputer les matchs du XV de France, et ne peuvent pas refuser une sélection, sauf bien sûr s'ils sont arrêtés pour blessure ou maladie. Cette requisition de joueurs est parfois la source de tensions entre la fédération française de rugby et les clubs car ces derniers ne peuvent pas disposer de tous leurs joueurs pour disputer certains matchs du championnat. Cependant la programmation du Top 14 est faite de telle sorte que peu ou pas de matchs sont disputés lorsque le XV de France dispute de grandes compétitions, c'est le cas notamment pendant le déroulement du Tournoi des six nations et de la coupe du monde de rugby.

La liste suivante indique les joueurs appelés pour le Tournoi des six nations 2009 (stage de préparation et/ou matches).

Un * signale les joueurs sortis du groupe sur blessure.

Chaque rencontre est préparée dans le centre national du rugby de Marcoussis qui dispose de tous les moyens nécessaires: terrains d'entraînement (dont un couvert), salle de musculation, amphithéâtre, logement, piscine, etc.

La préparation est dirigée par l'entraîneur national, aidé par l'encadrement de l'équipe qui comprend un préparateur physique, un médecin, un kinésithérapeute, des responsables des lignes avant ou arrière de l'équipe, un arbitre, un spécialiste de la défense, un conseiller des buteurs, etc.

Le tableau ci-contre donne la liste des entraîneurs du XV de France qui se sont succédé depuis 1963, auparavant l'équipe de France n'avait pas d'entraîneur à proprement parler, le capitaine de l'équipe tenait ce rôle.

De 1976 à 1979, l'équipe est dominée par la forte personnalité de Jacques Fouroux qui est alors capitaine d'équipe, mais qui joue un rôle important dans le choix des joueurs et des options tactiques. On lui doit notamment la constitution d'un pack surpuissant qui va dominer ses adversaires en 1977, année du deuxième Grand chelem des Bleus. Fouroux est alors surnommé le petit caporal, sa petite taille ne l'empêchait pas de diriger la manœuvre de son pack de fer de manière énergique. En 1978 il quitte le XV de France car il est en désaccord avec le président du comité de sélection, Élie Pebeyre, mais il revient deux ans plus tard et devient l'entraîneur de l'équipe de 1981 à 1990. Il est doté de tous les pouvoirs : à la fois entraîneur et sélectionneur, d'où son nouveau surnom de petit Napoléon. C'est alors la période faste du XV de France avec six victoires dans le Tournoi, deux Grand chelems et une place de finaliste de la coupe du monde de 1987.

Jacques Fouroux tient ensuite un rôle important au sein de la fédération française de rugby : il est vice-président avec le soutien du président de l'époque Albert Ferrasse, puis tombe en disgrâce après une tentative manquée de prendre la présidence. Après une période d'intérim assurée par l'ancien joueur international Daniel Dubroca, c'est un autre international et ancien capitaine, Pierre Berbizier, qui devient entraîneur du XV de France en décembre 1991 ; âgé de trente-trois ans, il est le plus jeune entraîneur d'une équipe de France, tous sports confondus. Berbizier est contesté dès 1992 mais maintenu dans son rôle d'entraîneur alors que Guy Laporte devient patron d'un comité de sélection en novembre 1992.

Pierre Berbizier démissionne en septembre 1995, il est remplacé par Jean-Claude Skrela qui fut aussi joueur international. Il est aidé dans sa tâche par un autre joueur international toulousain et complice, Pierre Villepreux, qui le rejoint en janvier 1997. Leur mandat est une réussite car le XV de France remporte deux Grands chelems en 1997 et 1998, et est finaliste de la coupe du monde 1999.

Bernard Laporte devient entraîneur-sélectionneur des Bleus après la coupe du monde 1999. Avec lui, le XV de France réalise deux fois le Grand chelem dans le Tournoi des six nations en 2002 et 2004, remporte le Tournoi en 2006 et 2007, et est demi-finaliste de la coupe du monde 2003. Dans son rôle il collabore étroitement avec le manager du XV de France, Jo Maso, leur but commun étant de préparer au mieux l'équipe pour la coupe du monde 2007 en France.

Le 24 octobre 2007, Marc Lièvremont est nommé pour remplacer Bernard Laporte. Il choisit d'être assisté par Émile N'Tamack pour les arrières et par Didier Retière pour les avants.

Les nouveaux entraîneurs, avec l'aval de la DTN, décident de mettre en place un staff réduit dans un premier temps, puis de l'élargir à partir de la tournée en Australie de l'été 2008, en recrutant des spécialistes (technique individuelle, jeu au pied, etc.).

Une bonne partie du staff est renouvelé, notamment dans le secteur médical. C'est ainsi Jean-Philippe Hager et Jean-Michel Grand qui deviennent respectivement médecin et kinésithérapeute du XV de France après avoir travaillé pour les moins de 21 ans, quand Michel Riff est le nouvel ostéopathe.

Le rôle de préparateur physique est confié à Jean-Luc Arnaud qui avait travaillé ponctuellement avec le XV de France pour la préparation de la Coupe du monde 2007. Quant à Jo Maso et David Ellis, ils conservent dans un premier temps leurs postes de manager et de spécialiste de la défense.

En mai 2008, le XV de France se dote d'un spécialiste du jeu au pied, en la personne de Gonzalo Quesada, l'ancien demi d'ouverture des Pumas. Les skills (technique individuelle) se verraient confiés à Thierry Janeczek, l'entraîneur de l'Équipe de France de rugby à 7.

De 1906 à 1914, l'équipe de France dispute dix matchs au Parc des Princes, quatre au Stade olympique Yves-du-Manoir à Colombes et un à Bordeaux (Stade Sainte-Germaine au Bouscat). À partir de 1920 et jusqu'en 1940, elle effectue la plupart de ses matchs à Colombes (30) et seulement six au Parc des Princes.

De 1945 à 1972, le XV de France effectue la très grande majorité de ses matchs à Colombes (au total 98 matchs au stade Yves du Manoir de 1908 à 1972), puis à partir du 13 janvier 1973 elle évolue dans un Parc des Princes rénové.

Depuis 1998, l'équipe de France effectue les matchs du Tournoi et la plupart des test matchs au Stade de France, elle dispute aussi des test matchs dans d'autres villes de province: au Stade Gerland à Lyon, au Stade Vélodrome à Marseille etc.

La liste suivante est limitée aux joueurs qui ont au moins 50 sélections en équipe de France, plus quelques personnalité marquantes (capitaines des Bleus, membres du Temple international de la renommée du rugby, joueurs comptant moins de sélections mais ayant évolué à une époque où il y avait moins de matchs internationaux). D'autres joueurs auraient mérité de figurer dans cette liste car le XV de France a connu de très nombreux joueurs de valeur, le lecteur trouvera leur nom dans la liste des sélectionnés en équipe de France de rugby à XV.

Parmi ces joueurs emblématiques, le tableau suivant distingue quelques joueurs qui possèdent le meilleur palmarès en termes de nombre de sélections et de titres remportés avec l'équipe de France. Par leur activité, ils couvrent la période 1954 à 2008.

Le tableau suivant dresse le bilan des matchs contre tous les adversaires de l'équipe de France, il est mis à jour au 14 juillet 2008.

L'équipe de France présente un bilan négatif par rapport à cinq autres équipes majeures du rugby à XV (Afrique du Sud, Angleterre, Australie, Nouvelle-Zélande et Pays de Galles). Elle dépasse cependant l'Écosse, l'Irlande et l'Italie qui disputent aussi le Tournoi des six nations et fait pratiquement jeu égal avec le XV d'Australie qui possède deux titres de champion de monde.

Avant les années 1960, les Français ont accumulé un retard important par rapport à l'équipe d'Angleterre, tout particulièrement avant leur premier succès en avril 1927, mais sur la période 1970-2008, les Bleus dominent les Anglais : 23 victoires, 21 défaites et 3 matches nul (voir France-Angleterre en rugby à XV).

Pour la même période, les Bleus ont un bilan largement positif par rapport aux Gallois avec 27 victoires pour 15 défaites et 1 match nul (voir France-Galles en rugby à XV), aux Ecossais (28 victoires, 1 nul, 13 défaites) et surtout aux Irlandais (32 victoires — dont les 7 derniers matches—, 3 nuls, 8 défaites).

À noter qu'elle n'a disputé qu'un match contre les Lions qui est une sélection des meilleurs joueurs britanniques et d'Irlande.

La plus large victoire de la France a été obtenue aux dépens de l'équipe de Namibie, le 16 septembre 2007, sur le score de 87 à 10 (voir Coupe du monde de rugby à XV 2007: France - Namibie).

La plus large défaite de la France est subie contre les All Blacks sur le score de 61 à 10, le 9 juin 2007.

Le 25 juin 2005, l'équipe de France fêtait son 600e match officiel (Afrique du Sud - France 27-13) .

Les données qui suivent sont valables au 31 décembre 2006. Les noms en gras indiquent les joueurs qui sont encore en activité.

Le record de sélections dans le XV de France est détenu par Fabien Pelous qui a dépassé Philippe Sella le 18 août 2007. Sylvain Marconnet peut progresser dans ce classement car il peut être encore sélectionné.

Il faut noter qu'un classement par nombre de sélections ne dépend pas que de la qualité du joueur mais aussi du nombre de rencontres internationales. La naissance de la coupe du monde en 1987, la périodicité désormais bi-annuelle des tournées et le passage du tournoi de cinq à six nations influent sur ce classement et doivent donc être rappelés.

Serge Blanco est le joueur qui a marqué le plus grand nombre d'essais avec le XV de France. Son record sera difficile à battre car il compte 17 essais d'avance sur Aurélien Rougerie qui est le joueur en activité le mieux placé. Ces 10 meilleurs marqueurs d'essais jouent tous dans les lignes arrières, la plupart étant principalement ailiers à l'exception de Blanco (principalement arrière) et de Sella (principalement centre).

En outre, le record de points marqués et le record de transformations réussies sont détenus par Christophe Lamaison avec 380 points et 60 transformations, le record de pénalités réussies est détenu par Thierry Lacroix avec 89 pénalités et le record de drops réussis est détenu par Jean-Patrick Lescarboura avec 15 drops.

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La France dans la Coupe du monde de rugby 2007

Corleto courant vers l'essai

L’équipe de France de rugby à XV faisait partie des favoris pour la victoire finale lors de la Coupe du monde de rugby 2007 qu’elle disputait sur son territoire. Après avoir été battue en demi-finale par l'Angleterre (14-9) puis par l'Argentine lors de la finale pour la troisième place (34-10), elle termine quatrième.

Au mois de juin, l’équipe de France dispute deux matches en Nouvelle-Zélande, qu’elle perd très largement (11-42, 10-61), et s’attire les critiques pour n’avoir pas envoyé ses meilleurs joueurs. De fait, une bonne partie d’entre eux étaient mobilisés par les demi-finales et finale du Top 14 qui se déroulaient au même moment, et seuls quatre hommes, évoluant en Angleterre ou à Perpignan, absent de la phase finale du championnat, seront finalement sélectionnés pour la Coupe du monde (Raphaël Ibañez, Sébastien Chabal, Nicolas Mas et Sébastien Bruno).

La liste des 30 joueurs retenus est annoncée dès le 14 juin 2007, ce qui est très tôt par rapport aux autres équipes. Bernard Laporte a expliqué qu’il souhaitait mobiliser les joueurs très vite et éviter les incertitudes qui auraient pour risque de les fragiliser psychologiquement .

«Cela a été difficile. C’est un crève-cœur de nommer 30 noms alors que sur la saison, il y en a qui ont fait tellement d’efforts…» déclare Jo Maso, manager général de l’équipe de France .

Comme toujours, les choix ont donné lieu à débats et polémiques. Laporte parle de « logique » et de « complémentarité » pour les justifier. La répartition entre 17 avants pour seulement 13 arrières est motivée par l’intensité prévue des contacts dans le combat et la conquête, qui nécessitera l’injection de « sang frais » dans ce secteur du jeu en cours de match. De ce fait, certains arrières sont choisis en fonction de leur capacité à occuper différents postes. C’est pourquoi un seul arrière de métier, Clément Poitrenaud, est retenu, le staff expliquant que ce poste pouvait être occupé également par deux ailiers, Christophe Dominici et Cédric Heymans. Cette polyvalence autorise les sélectionneurs à retenir deux autres ailiers, Aurélien Rougerie et Vincent Clerc. Dans le même ordre d’idée, David Skrela, retenu comme ouvreur, peut aussi jouer centre, tandis que Frédéric Michalak peut évoluer à la mêlée et à l’ouverture.

La sélection de Sébastien Chabal en deuxième ligne, lui qui évolue depuis toujours troisième ligne, fait couler beaucoup d’encre. D’abord parce qu’il est difficile de changer ainsi de poste sans l’avoir jamais fait en club, ensuite parce qu’elle se fait au détriment de Pascal Papé, pourtant nommé capitaine du XV de France pour la difficile tournée en Nouvelle-Zélande du début juin, et régulièrement retenu depuis trois ans. Chabal peut couvrir la deuxième et la troisième ligne. Outre Papé, Thomas Castaignède, Dimitri Yachvili et Florian Fritz font partie des grands absents de la liste. Castaignède paye un physique jugé frêle, Yachvili une fin de saison en demi-teinte, et Fritz son manque de forme.

Une « liste cachée », mal nommée puisqu’elle fut rendue publique elle aussi, contenait les noms de onze joueurs susceptibles d’être appelés en cas de blessure.

Deux blessures graves vont venir modifier la donne. Tout d’abord, le troisième ligne centre de Clermont Elvis Vermeulen se blesse au dos lors de la finale du Top 14 avec son club. La hernie discale qui est diagnostiquée le contraint à renoncer, et le 18 juin, Thierry Dusautoir est appelé pour le suppléer.

Pascal Papé prend très mal la chose. Déjà déçu d’avoir été écarté de la liste de départ, il doit en plus accepter de n’être même pas appelé comme remplaçant, alors qu’il aurait logiquement pu s’attendre à ce que Sébastien Chabal soit replacé en troisième ligne, lui-même prenant la place ainsi libérée en deuxième ligne. Il déclare au Progrès de Lyon : « J'ai vraiment pris une grande claque dans la gueule. Je suis tombé des nues… J'ai l'impression d'avoir été pris pour un con ! ».

D’autre part, Sylvain Marconnet s’était donné une fracture du tibia en faisant du ski en famille début mars, mais avait quand même été inclus, le staff comptant sur un rétablissement possible de son meilleur pilier. Ce genre de blessure nécessitant environ 5 à 6 mois de convalescence, Marconnet aurait pu être sur pied début septembre. Mais malgré tous ses efforts, une fracture de fatigue survenue mi-août le contraint finalement au forfait. Nicolas Mas, qui avait été appelé en renfort le 6 août pour préparer cette absence possible et permettre les entraînements en mêlée, intègre officiellement la liste des 30 le 20 août.

Les joueurs français s’installent au Centre national du rugby de Linas-Marcoussis à partir du 30 juin, pour onze semaines de préparation intense, notamment au plan physique.

Ils disputent trois rencontres amicales qui se soldent par trois victoires (21-15, 22-9, contre l’Angleterre et 34-7 contre le Pays de Galles). Lors du dernier match, les sélectionneurs titularisent l’ailier de Toulouse Cédric Heymans au poste d’arrière.

La France dispute quatre matches préliminaires dans la Poule D.

L'équipe de France l'emporte largement face à une équipe de Namibie réduite à quatorze joueurs dès la 19e minute de jeu (expulsion de Nieuwenhuis pour brutalité).

La France joue sans Fabien Pelous qui s'est blessé lors du match contre la Namibie. Elle l'emporte après avoir dominé pendant la majeure partie du match, grâce à deux essais de Vincent Clerc, consécutifs à deux passes au pied de Frédéric Michalak et Jean-Baptiste Elissalde, et cinq pénalités marquées par Jean-Baptiste Elissalde.

Le 6 octobre 2007, la France affronte les All Blacks en quart de finale à Cardiff. La France était donnée comme outsider et le nombre de supporters français atteignait les 7 000 dans le stade contre 25 000 supporters néo-zélandais.

Une polémique concernant les maillots éclate pendant la semaine précédant la rencontre. Vainqueur du tirage au sort, les Français obtiennent le droit de jouer dans leur maillot, bleu foncé. Or, lors de leur match précédent, les Néo-Zélandais avaient utilisé leur deuxième maillot, gris et noir, qui s'était confondu avec celui marine et blanc de leurs adversaires, les Écossais, et la confusion risquait de se reproduire. Les Néo-Zélandais refusent dans un premier temps tout arrangement, et demandent même à ce que les Bleus jouent en blanc, couleur de leur tenue de rechange, ce qu'ils refusent. Après plusieurs jours de tractations, il est décidé que la France évoluera en maillot bleu, short blanc, bas blancs, et les Néo-Zélandais en maillot gris, short et bas noirs.

Bernard Laporte choisit de titulariser Damien Traille à l'arrière, poste que le centre de Biarritz n'a presque jamais occupé de sa carrière, et à l'ouverture le jeune Lionel Beauxis, 21 ans, malgré sa faible expérience. Il compte utiliser leur très long jeu au pied afin de maintenir les All Blacks dans leur camp au maximum et de trouver des touches lointaines pour limiter les possibilités de relance, point fort notamment de leurs ailiers Rokocoko et Sivivatu.

Le match se déroule en présence du Président de la République française Nicolas Sarkozy, du Premier ministre français François Fillon et du Premier ministre néo-zélandais Mme Helen Clark.

Avec 16 sélections, le capitaine des Bleus Raphaël Ibañez devient le joueur français le plus capé en phase finale de Coupe du monde, détrônant Fabien Galthié et Abdelatif Benazzi (15).

Après les hymnes, les Néo-Zélandais entament leur haka, le classique ka mate, mené par le pilier Carl Hayman. Au lieu de rester à distance, les Français viennent les défier sur la ligne médiane, à moins d'un mètre, les yeux dans les yeux. Les joueurs français alignés portent trois types de T-shirts, rouges, blancs et bleus, qui forment un gigantesque drapeau français, manière de marquer leur territoire face aux All Blacks. « On voulait montrer qu'on était fiers des couleurs de notre pays » (Raphaël Ibañez après le match).

Cinq minutes après le coup d'envoi, Serge Betsen, le meilleur plaqueur de l'équipe, est sonné après un plaquage sur Joe Rokocoko. Il est remplacé par Imanol Harinordoquy, qui glisse en no 8, tandis que Julien Bonnaire remplace Betsen en position de troisième ligne aile. Les All Blacks dominent et prennent le score par un essai de McAlister (17'), transformé par Daniel Carter et deux pénalités du même Carter (13', 30'). Les Français Beauxis et Elissalde manquent chacun une pénalité. À la mi-temps, le score est de 3-13, après une pénalité de Beauxis, 40', 3-13).

Luke McAlister est expulsé pour 10 minutes suite à une obstruction (coup d'épaule volontaire sur Yannick Jauzion) à la 45e minute. Outre la pénalité réussie par Beauxis suite à cette faute (6-13, 45'), les Bleus profitent de cette supériorité pour inscrire un premier essai de mouvement par Thierry Dusautoir, transformé par Jean-Baptiste Ellissalde (13-13, 54'). Les Néo-Zélandais reprennent l'avantage par un essai Rodney So'oialo (13-18, 63'). McAlister manque la transformation.

L'essai marqué par Yannick Jauzion à la 68e minute, transformé par Elissalde, a suscité une polémique parmi les Néo-Zélandais, visant principalement l'arbitre Wayne Barnes. La percée de Frédéric Michalak aboutissant à l'essai de Jauzion s'est déroulée alors que le demi d'ouverture français a bénéficié d'une passe en-avant du centre Damien Traille, non sifflée par Wayne Barnes. Cet essai controversé permet à la France de remporter le match.

Pour la première fois de leur histoire les All Blacks ne font pas partie du dernier carré d'une Coupe du Monde.

La possession de balle en faveur des Néo-Zélandais atteint 73%/27%. La France a effectué 197 plaquages, soit environ un tiers de plus que la moyenne constatée en match international. 19 ont été ratés, soit un taux de réussite de plus de 90%. Le meilleur plaqueur du match est Thierry Dusautoir (33). A l'inverse, les All Blacks n'ont plaqué que 47 fois, dont 11 plaquages ratés, soit 76% de réussite.

Les Français ont été sanctionnés par deux pénalités, toutes en première mi-temps, contre huit concédées par les All-Blacks.

Les Français ont gagné 9 mêlées contre 5, avec une seule introduction perdue. En touche, ils ont perdu six de leurs propres lancers, contre un seul aux All Blacks.

La France l'emporte pour la première fois depuis le 18 novembre 2000 contre les All Blacks (42-33 à Marseille).

Dans le cadre de la coupe du monde de rugby, c'est la 4e confrontation entre les deux équipes. Les compositions des deux équipes sont inchangées par rapport aux quarts de finale, y compris les remplaçants. Depuis 1999, les oppositions entre équipes de France et d'Angleterre ont donné un bilan équilibré avec sept victoires et sept défaites, toutefois la France a gagné 5 de leurs 6 dernières oppositions (voir France-Angleterre en rugby à XV). Lors de la précédente coupe du monde, en 2003, les deux équipes s'étaient aussi rencontrées en demi-finale et les Anglais avaient gagné sur le score de 24 à 7. Les Anglais marquent le seul essai du match après 79 secondes de jeu sur une erreur de l'arrière français, Damien Traille. Les Français prennent ensuite l'avantage au score grâce à des pénalités réussies par Lionel Beauxis (9-5). Jonny Wilkinson réussit ensuite deux pénalités et un drop, permettant au XV de la rose de l'emporter sur le score de 14 à 9 et de se qualifier pour la finale.

Les Argentins confirment leur supériorité face aux Français en remportant la petite finale, après avoir aussi battu le XV de France lors du match d'ouverture de la coupe du monde (17 à 12). Ils dominent la rencontre en marquant cinq essais, contre un seul pour les Français. Ces derniers enregistrent leur 3e défaite et terminent cette coupe du monde à la quatrième place. Les Argentins confirment leurs progrès et leur nouveau statut d'équipe majeure dans le monde du rugby à XV, qui ne les a toujours pas intégrés à une grande compétition annuelle (Tournoi des six nations, Tri-nations).

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Historique du parcours européen du Stade toulousain

Byron Kelleher avant le match de Coupe d'Europe 2007-2008 Toulouse-Leicester

Le parcours européen du Stade toulousain est l'histoire des participations du Stade toulousain, équipe de rugby à XV de Toulouse, à la Coupe d'Europe depuis 1996.

Les Toulousains ont souvent brillé en Coupe d'Europe depuis sa création en 1996 puisqu'ils terminent vainqueurs de la première édition, avant de l'emporter à deux autres reprises. Finalistes malheureux en 2008, ils ont cependant toujours disputé la « grande » Coupe d'Europe (par opposition au Challenge européen). Ils partagent donc le record de participations avec quatorze saisons européennes consécutives comme le Munster, le Leinster, l'Ulster, les Ospreys ; le Stade toulousain est également le club ayant disputé le plus de matches dans cette compétition (103), marqué le plus d'essais et le plus de points.

En 1998, l'équipe a inscrit le plus grand nombre d'essais sur un match (seize), le plus grand nombre de points (108), et réussi la marge la plus importante (différentiel de 92), le tout lors de la rencontre face à Ebbw Vale.

À titre individuel, Vincent Clerc est proche du record du plus grand nombre d'essais marqués dans la compétition. Au 11 avril 2009, avec 28 essais inscrits en 46 rencontres disputées de 2002 à 2009, il n'est plus qu'à une longueur du gallois Dafydd James (29 essais en 60 rencontres de 1996 à 2008).

Le Stade toulousain connaît en 2008-2009 sa quatorzième participation consécutive en Coupe d'Europe.

Le rugby à XV est l'un des derniers sports collectifs majeurs à se doter d'une compétition européenne interclubs en 1995. La Coupe d'Europe de rugby à XV a été créée en 1995 par le Comité des cinq nations « afin de proposer un nouveau niveau de compétition professionnelle transfrontalière ». Douze équipes représentant l'Irlande, le pays de Galles, l'Italie, la Roumanie et la France, s'affrontent en quatre poules. Le premier de poule est qualifié pour les demi-finales. Les équipes anglaises et écossaises n'y participent pas. Pour l'ouverture en Roumanie, le Stade toulousain bat le Farul Constanţa 54-10 devant une assistance clairsemée. Au fil des rencontres, la compétition gagne en intérêt, le public se montre plus nombreux. Toulouse devient le premier champion en battant Cardiff RFC 21-18 après prolongations devant les 21 800 spectateurs de l'Arms Park. Ce club gallois a été créé en 1876, il se bâtit la réputation d'un des plus grands clubs de rugby au monde, notamment grâce à ses victoires face aux équipes de l'hémisphère sud en tournée dans les îles britanniques : la Nouvelle-Zélande, l'Afrique du Sud sont tombées au moins une fois à l'Arms Park, tandis que l'Australie n'a jamais réussi à vaincre en pas moins de six tentatives. Le match est intense et lance véritablement la Coupe d'Europe.

L'Angleterre et l'Écosse rejoignent la compétition en 1996. Les formations s'affrontent dans une première phase de poules. Il y a quatre poules de cinq clubs qui se rencontrent tous une fois. Chaque club joue quatre matches (deux à la maison et deux à l'extérieur). En matches de poules, deux points sont accordés pour une victoire et un pour un nul. Les deux premiers de chaque poule sont qualifiés pour la phase suivante. En cas d'égalité de points, les clubs sont départagés par leur point-average.

La suite de la compétition présente cette année un échelon de plus avec l'apparition des quarts de finale. Cette phase se poursuit entre les clubs qualifiés par élimination directe.

Toulouse est versé dans la poule D avec des adversaires coriaces : Cardiff RFC (finaliste), les London Wasps (Angleterre), le Munster (Irlande). Milan complète la poule.

Le 19 octobre 1996, un sponsor automobile apparaît sur le maillot rouge et noir, c'est une première et le début d'une longue fidélité. Le rugby se professionnalise. Les Gallois de Cardiff se déplacent à Toulouse, Patrick Soula est rapidement expulsé, les Toulousains sont brillants et s'imposent 36-20,. Que se passe-t-il alors ? Le déplacement à Londres chez les London Wasps reste le plus grand désastre de l'histoire du Stade toulousain avec neuf essais, cinq pénalités, un drop et sept transformations encaissées, un jeu très dynamique des Anglais jamais contré. « C'est une véritable humiliation, je n'ai pas vu un plaquage de l'après-midi » dit Serge Laïrle. Le Munster paie l'addition, avec neuf essais inscrits cette fois-ci par le Stade, dont un doublé de Christian Califano, d'Emile Ntamack et un triplé de Michel Marfaing.

Le 16 novembre 1996, l'US Dax est battu en quart par les Toulousains. Lors de la demi-finale le 4 janvier 1997, la défaite 37-11 contre Leicester Tigers est dure pour les rouges et noirs qui concèdent cinq essais à un inscrit à la quatre-vingtième minute par Michel Marfaing. CA Brive lavera l'affront.

La saison 1997-1998 voit l'introduction des matchs aller et retour, ce qui permet à chaque équipe de disputer six matchs. Les équipes sont réparties en cinq poules de quatre clubs pour la première phase. À la fin de cette première phase, les équipes en tête de leur poule sont directement qualifiées pour les quart de finale. Les seconds et le meilleur troisième s'affrontent en match de barrage pour l'attribution des quatre places restantes en quart. Le Stade toulousain retrouve deux vieilles connaissances en poule A, Amatori Rugby Milan et Leicester Tigers affrontés en 1996-1997 et affronte pour la première fois le Leinster. Le stade l'emporte à l'extérieur au Leinster et à Milan, ce qui lui ouvre les portes de la qualification. Après deux matchs disputés contre Leicester, le Stade et Leicester se qualifient, les Toulousains sont seconds du classement général et reçoivent en quart et en demi-finale en cas de succès. Les Harlequins, club atypique, a dans ses rangs Will Carling, Thierry Lacroix, Laurent Cabannes, Keith Wood... Mais les Toulousains, solides et sérieux, sont vigilants, creusent l'écart (24-3 à la mi-temps) pour s'imposer 51-10. Le CA Brive a également éliminé des Anglais en quart-de-finale, les London Wasps 25-18 en Angleterre, tout comme la Section paloise, vainqueur de Leicester 35-18 à Pau. Toulouse affronte donc Brive au Stadium, le champion d'Europe 1996-1997 contre le champion d'Europe 1995-1996. Le match est intense, serré : 8-7 à la mi-temps, 16-16 à la fin du temps réglementaire et 22-22 après la prolongation. Brive se qualifie au bénéfice des essais (deux (Olivier Magne, Sébastien Carrat) à un (Pierre Bondouy)). Brive ne parviendra pas à battre Bath qu'ils ont affronté à deux reprises en poule.

Les clubs anglais sont absents, comme les deux meilleurs gallois ; seize clubs s'affrontent dans quatre poules de quatre équipes en match aller-retour. Les deux premiers de chaque poule sont qualifiés pour les quarts de finale. Le Stade toulousain paraît favori avec Ebbw Vale RFC, Ulster et Edinburgh comme adversaires. Pour le premier et le second matchs, c'est un festival à Ernest-Wallon : 108-16 contre Ebbw Vale (record toulousain) et seize essais, 39-3 contre l'Ulster. Mais la suite est moins brillante. Un premier match est remporté à l'extérieur, même si les rouges et noirs ont été menés 25-13 à la mi-temps avant de s'imposer 29-25. La Coupe d'Europe ne pardonne pas les approximations. Le Stade est battu 29-24 à Belfast avant de s'incliner 19-11 contre Ebbw Vale, une équipe largement battue à l'aller, qui n'a pas remporté d'autre rencontre, s'inclinant même lourdement deux fois à domicile. Les Toulousains doivent se déplacer à Belfast de nouveau et ils sont éliminés pour la première fois en quart-de-finale, ils ont perdu trois matchs lors de cette campagne européenne. L'Ulster remportera cette édition.

Les Anglais sont de retour, le format est de vingt-quatre clubs ou provinces, qui s'affrontent dans six poules de quatre équipes en match aller-retour. Le premier de chaque poule et les deux meilleurs seconds sont qualifiés pour les quarts de finale. Toulouse découvre Bath, Padoue, et il retrouve le club gallois de Swansea RFC, rencontré en demi-finale de la première édition. Toulouse s'impose à Bath 32 à 25, les Anglais prendront leur revanche au retour. Jean Bouilhou, à vingt ans, fait ses débuts en Coupe d'Europe. Pour la réception de Swansea, les Toulousains sont impeccables, avec 26 points de Michel Marfaing et un score final de 46-3. Les rouges et noirs ne se relâchent pas en Italie, ils mènent 34-0 à la pause avant de l'emporter 39-17. En trois rencontres, Toulouse a gagné trois fois, inscrit seize essais et scoré plus de trente points chaque fois. Le match retour contre les Italiens est une formalité (51-0). Le match à Swansea est décisif et plus disputé. Alain Penaud, Michel Marfaing, Stéphane Ougier permettent, entre autres, au Stade de s'imposer 18 à 9. Après avoir perdu à domicile contre Bath, la qualification en poche, les rouges et noirs jouent les quarts-de-finale contre l'AS Montferrand. Stéphane Ougier par un essai, Michel Marfaing par sa réussite comme buteur, permettent à Toulouse de mener 22-3 à la mi-temps. Si Montferrand inscrit deux essais en fin de match par Alexandre Audebert et Tony Marsh, les coéquipiers de Christian Califano, Fabien Pelous, Franck Belot, Christian Labit, Jérôme Cazalbou, Lee Stensness, Cédric Desbrosse ont dominé et permis au buteur toulousain de creuser l'écart irrémédiablement (31-18). Les Toulousains affrontent le Munster en demi-finale. Cette équipe a battu deux fois l'US Colomiers en poule avant de battre nettement le Stade français en quart (27-10). La fédération irlandaise, l'Irish Rugby Football Union, a mis en place quatre équipes provinciales fortes, a fait revenir au pays les meilleurs joueurs pour redonner des couleurs aux verts pâles. Après avoir été battu par l'Ulster en 1998-1999, Toulouse est éliminé par le Munster en ayant encaissé trois essais (John Hayes, Ronan O'Gara, Jason Holland) alors que le seul essai inscrit par Toulouse est l'œuvre de Jérôme Cazalbou à la quatre-vingt-sixième minute. Une équipe est en phase ascendante (le Munster), une autre en pente descendante. Le Munster combine expérience (Peter Clohessy, Keith Wood, Mick Galwey) et jeunes talents prometteurs (Anthony Foley, Peter Stringer, Ronan O'Gara).

Pour une fois, Toulouse n'est pas favori pour la campagne européenne 2000-2001. La saison 1999-2000 a été moyenne en championnat comme en Coupe d'Europe et le Munster, les clubs britanniques osent affirmer leurs ambitions dans cette coupe. Le Stade n'a pas un groupe facile avec l'Ulster, ancien champion d'Europe, les Saracens de Thomas Castaignède, et Cardiff RFC. Pour le premier match à domicile, Toulouse mène 15 à 3 avec deux essais de Michel Marfaing, avant d'encaisser 26 points d'affilée. Le Stade est dominé en mêlée, sur les fondamentaux et il s'incline, Thomas Castaignède est l'auteur de 22 points,.

Clément Poitrenaud débute au niveau européen. C'est la troisième défaite toulousaine à domicile contre trois équipes anglaises (Leicester en 1997, Bath en 1999 et les Saracens en 2000).

Toulouse doit s'imposer à Cardiff pour espérer se qualifier. Le match est mal entamé (13-0) pour un score de 19-3 à la pause,, le match est perdu. Le 22 octobre 2000, Toulouse reçoit l'Ulster et mène de 14 points à la 77e minute. En sept minutes (trois réglementaires et quatre additionnelles), les Irlandais inscrivent deux essais par Jonathan Bell, James Topping, transformés par David Humphreys. Toulouse vient d'aligner trois défaites consécutives et un match nul, pour trois matchs à domicile et un à l'extérieur. Le club est éliminé dès la troisième journée.

La réaction est belle. Les rouges et noirs s'imposent en Irlande 29-25. Yann Delaigue inscrit 24 points, Cédric Desbrosse marque l'essai victorieux dans les arrêts de jeu. L'Ulster est également éliminé. Cardiff et Saracens luttent pour la première place. Cardiff gagne en Angleterre et au pays de Galles contre le club de Thomas Castaignède. Toulouse joue le jeu et lutte pour la victoire. Deux mauvaises entames de mi-temps coûtent cher,, les Anglais l'emportent 37-30. Saracens l'emporte en Ulster et Cardiff tente de l'emporter à Toulouse pour terminer dans les premières places au classement général, pour jouer à domicile le quart-de-finale. Toulouse gagne 38 à 27. Cardiff compte dans ses rangs Gareth Thomas, Neil Jenkins, Rob Howley ou Craig Quinnell. Toulouse est éliminé, Pau, Biarritz et le Stade français se sont qualifiés pour les quarts-de-finale. Seuls, les Parisiens passent le cap (ils battent les Palois, puis le Munster) pour perdre en finale contre Leicester 34-30.

Le 21 septembre 2001 a lieu la catastrophe de l'usine AZF de Toulouse, qui cause de nombreuses morts et de graves préjudices matériels à la ville de Toulouse. Le calendrier de la campagne européenne 2001-2002 est modifié, au lieu de recevoir, le Stade toulousain se rend au Leinster. David Aucagne, Cédric Heymans et Finau Maka ont rejoint le club et jouent leur premier match en Coupe d'Europe avec le maillot toulousain. Le match est à sens unique avec une victoire 40-10 des Irlandais. Le deuxième déplacement chez les Gallois de Newport est un deuxième échec, les Toulousains mènent au score par deux essais de Jérôme Fillol et dix points au pied de Michel Marfaing; après un essai de Matt Mostyn, c'est le buteur Shane Howarth qui inscrit un essai transformé à la 77e minute, qui donne la victoire aux Gallois,. Avec déjà deux défaites au compteur, les victoires sont désormais impératives. Newcastle Falcons et son entraîneur, Rob Andrew, se présentent à Toulouse, avec également deux défaites à leur passif. La victoire est nette pour les rouges et noirs, avec cinq essais,. Mais le club anglais inflige une sévère défaite au retour, avec 27 points inscrits par Jonny Wilkinson,. Toulouse compte trois défaites et un succès, le Leinster a quatre succès et ne peut plus être rejoint. C'est l'élimination. Toulouse gagne ses deux derniers matchs à domicile. Christian Califano, autorisé à faire une pige en Nouvelle-Zélande, signe aux Saracens alors qu'il doit revenir à Toulouse. Vincent Clerc, Yannick Jauzion, jeunes éléments, rejoignent le club.

Toulouse veut revenir sur le devant de la scène pour cette saison 2002-2003 après deux éliminations consécutives en poules. Le Stade toulousain retrouve deux vieilles connaissance en poule 5, Newport RFC et Edinburgh, et il découvre les London Irish qui affrontent pour la première fois les rouges et noirs. Le stade l'emporte à domicile difficilement contre le club de Londres, avec deux essais de Vincent Clerc pour ses débuts dans la compétition. Toulouse s'impose à Newport avec deux essais de Cédric Heymans et de Fabien Pelous; enfin, les Toulousains gagnent un second match en déplacement qui donnent de solides chances de qualification. Les Toulousains enchaînent sur deux matchs pleins à domicile, 50-17 et 70-18 pour le cinquantième match européen du Stade et de Guy Novès. Ils reçoivent en quart et en demi-finale en cas de succès. Les Toulousains, solides et sérieux, dominent les Northampton Saints pour s'imposer 32-16. Le Munster Rugby a également éliminé des Anglais en quart-de-finale, les Leicester Tigers 20-7 en Angleterre, et ils ont éliminé Toulouse en 2000 à ce même stade. Toulouse affronte donc le Munster au Stadium. Le match est intense et Frédéric Michalak marque l'essai libérateur à cinq minutes de la fin du match (13-12). Perpignan se qualifie également, en l'emportant à Dublin contre le Leinster, après avoir éliminés Llanelli Scarlets à Llanelli en quart-de-finale. Toulouse n'a perdu aucune des onze finales qu'il a disputées depuis Bègles-Toulouse en 1991 et l'USAP ne parviendra pas à battre les rouges et noirs (19-0 à la mi-temps, 22-17 score final).

Si le format de la Coupe d'Europe reste le même en 2003-2004, la fédération galloise, la Welsh Rugby Union (WRU), bâtit un plan de « rugby régional » visant à regrouper l'élite des joueurs gallois dans des franchises régionales, pour les faire participer à un championnat fermé (sans relégation) et supranational, la Celtic League, et à la Coupe d'Europe. Ce projet s'inspire de ce qui se fait dans les pays « à provinces », comme l'Irlande, l'Afrique du Sud ou la Nouvelle-Zélande, pour aider le rugby à XV gallois. Toulouse découvre donc les Ospreys. Il débute également ses confrontations contre Leeds alors que par deux fois, les chemins de Toulouse et d'Edinburgh se sont déjà croisés. Toulouse débute très mal la compétition en perdant en Écosse, une première pour le club. Toulouse bat ensuite Leeds, puis les Gallois dans la double confrontation, avec trois essais de Vincent Clerc en terre galloise. En s'imposant en Angleterre, Toulouse fait un grand pas pour se qualifier. Et Toulouse reçoit des Écossais, étonnants leaders invaincus après cinq journées. Une victoire nette 33-0 donne la première place de poule aux rouges et noirs et même la première place générale. Pour cette édition, la distribution des points pendant la phase de poules est réadaptée. Une victoire rapporte 4 points et un match nul 2 points. A cela s'ajoutent les points de bonus. Une équipe marque un point de bonus offensif lorsqu'elle marque au moins quatre essais au cours d'une rencontre. Pour gagner un point de bonus défensif, il faut perdre pas d'un écart maximum de 7 points. Cette redistribution des points est la dernière modification en date du déroulement de la compétition puisque c'est encore cette forme qui prévaut aujourd'hui. Les six équipes classées premières ainsi que les deux meilleurs seconds sont qualifiés pour les quarts de finale.

Toulouse et Edinburgh sont inséparables, le match est d'abord disputé (10-7 à la pause) avant que Toulouse finisse par creuser l'écart (36-10). Et Toulouse affronte de nouveau des Français, le Biarritz olympique à Bordeaux. De nombreux internationaux composent les deux équipes, Nicolas Brusque ou Dimitri Yachvili retrouvent Clément Poitrenaud, Frédéric Michalak, concurrents directs en équipe de France. Toulouse l'emporte 19-11, un essai d'Isitolo Maka, répondant à un essai de Philippe Bidabé. Toulouse affronte les London Wasps en finale. Alors que Toulouse a réussi à remonter les Wasps (20-20), Clément Poitrenaud attend patiemment que le ballon rentre dans l'en-but pour aplatir. Le ballon rebondit lentement et Rob Howley plonge dans les pieds de Poitrenaud pour marquer un essai valable, l'essai de la victoire. Emile Ntamack, Cédric Desbrosse et Yann Delaigue jouent là leur dernier match européen.

Remplaçants: 16 Henry Nwume, 17 Mark Lock, 18 Ben Gotting, 19 Martin Purdy, 20 Peter Richards, 21 Mark Denney, 22 Ayoola Erinle.

Remplaçants : 16 Julian Fiorini, 17 Yannick Bru, 18 David Gerard, 19 Isitolo Maka, 20 Jean-Baptiste Elissalde, 21 Vincent Clerc, 22 Romain Millo-Chluski.

Le Stade toulousain évolue dans la poule 3 en 2004-2005, avec un club anglais Northampton Saints, un gallois Llanelli Scarlets et un écossais Glasgow Warriors. Les rouges et noirs débutent sérieusement la compétition dans un match « à l'ancienne ». Toulouse s'impose à Llanelli avec trois coups de pied de Jean-Baptiste Elissalde par mauvais temps et contre de valeureux adversaires. Contre les Écossais, Toulouse mène 31-0 à la trente-quatrième minutes, gagne 43 à 17 avec six essais inscrits et le bonus. Si Toulouse perd de peu en Angleterre contre les Saints, il gagne au retour 25-12 pour espérer terminer à la première place de la poule. Le déplacement en Écosse est capital, il est maîtrisé pour une victoire 30-10. Toulouse est premier, second au classement général, et retrouve Northampton en quart-de-finale, comme il a retrouvé Edinburgh la saison précédente. Toulouse joue bien, devant, défensivement, et il creuse l'écart pour s'imposer 37 à 9 avec quatre essais de Frédéric Michalak, Cédric Heymans,Vincent Clerc puis Christian Labit. Toulouse a le droit de disputer sa septième demi-finale en dix éditions. Il a disputé trois finales et il en a remporté deux, comme son adversaire, Leicester, victorieux en 2000-2001 et 2001-2002. Toulouse est solide, mène au score et l'emporte 27 à 19 en Angleterre. Et Toulouse affronte en finale le Stade français, victorieux de Biarritz en demi-finale. Cette rencontre est serrée, sans essai et Toulouse s'impose 18-12 après prolongation.

Remplaçants: 16 Benjamin Kayser, 17 Sylvain Marconnet, 18 Olivier Brouzet, 19 Pierre Rabadan, 20 Regan King, 21 Olivier Sarramea, 22 Jérôme Fillol.

Remplaçants : 16 Yannick Bru, 17 Daan Human, 18 Isitolo Maka, 19 Jean Bouilhou, 20 Jean-Frédéric Dubois, 21 Cédric Heymans, 22 David Gerard.

En 2005-2006, les Toulousains retrouvent Llanelli Scarlets, adversaire l'année écoulée, les London Wasps qui les ont battus en finale 2003-2004, et enfin les Écossais d'Edinburgh, adversaire le plus souvent croisé en Coupe d'Europe. Pour l'entame, le jeu est ouvert et le Stade l'emporte 50-28 contre une équipe galloise joueuse avec sept essais toulousains pour trois essais gallois. Toulouse se déplace à Londres et obtient un match nul 15-15 avec cinq buts de Mark van Gisbergen pour deux essais de Gareth Thomas et Vincent Clerc, une transformation de Jean-Baptiste Elissalde et un drop de Frédéric Michalak. Avec une victoire 13-20 à Édimbourg, la qualification est presque acquise. Le match retour est de nouveau remporté par les rouges et noirs avec cinq essais inscrits contre l'équipe de Chris Paterson. Pour la réception des Wasps, l'enjeu est la qualification entre les champions d'Europe 2004-2005 et les champions d'Europe 2003-2004. Les vainqueurs en 2004, Mark Van Gisbergen, Josh Lewsey, Tom Voyce, Lawrence Dallaglio, Joe Worsley, ont été rejoints par Matt Dawson ou Raphael Ibanez. C'est donc une solide équipe qui s'incline 19 à 13, avec un essai de Raphael Ibanez contre un de Gareth Thomas, les autres points sont inscrits par Mark van Gisbergen et Jean-Baptiste Elissalde. Enfin, Toulouse reste invaincu en l'emportant 49-42 à Llanelli avec quatre essais de Vincent Clerc, un d'Isitolo Maka et de Florian Fritz contre cinq essais inscrits par les Gallois de Dwayne Peel. L'équipe toulousaine apparaît donc solide et armée pour les phases finales. Elle est pourtant battue logiquement par la province irlandaise du Leinster. Le score est de 19-9 pour les Irlandais à la pause avec un essai de Brian O'Driscoll. La réaction toulousaine en début de seconde période est annihilée par trois nouveaux essais de Cameron Jowitt, Denis Hickie et Shane Horgan. Felipe Contepomi est également efficace au pied. Les essais de Yannick Jauzion et Yannick Nyanga ne changent rien. Le Leinster est ensuite battu par le Munster 6-30. Le Munster l'emporte en finale contre Biarritz olympique 23 à 19,.

Pour cette saison 2006-2007, Toulouse est opposé à l'Ulster champion d'Europe 1998-1999 et vainqueur de la ligue celte 2005-2006, aux London Irish et aux Llanelli Scarlets, deux autres prétendants à la qualification. Les Irlandais proposent un match sérieux contre Toulouse, l'Ulster l'emporte à Ravenhill 30 à 3, puis le Stade toulousain réagit en inscrivant quatre essais contre les London Irish. Deux essais de Vincent Clerc et un de Clément Poitrenaud permettent à Toulouse de mener au score à Llanelli, avant que les Gallois n'inscrivent un essai transformé par Simon Easterby pour une victoire 20-19. Les Toulousains ont concédé deux défaites en trois matchs, les Gallois comptent trois victoires avant de se déplacer à Toulouse au Stadium. Clément Poitrenaud inscrit quatre essais et le Stade toulousain mène largement après une pause conclue sur le score de 24-10. Les Gallois comptent 21 points de retard ; ils inscrivent cinq essais, ils gagnent le match et éliminent les Toulousains.

Vingt-quatre clubs, provinces ou franchises s'affrontent dans six poules de quatre équipes en match aller-retour. Le premier de chaque poule et les deux meilleurs seconds sont qualifiés pour les quarts de finale. Le stade l'emporte à l'extérieur en Écosse, avant de dominer la province du Leinster 33-6 à Toulouse. Si Toulouse reste invaincu à la maison, il ne parvient pas à l'emporter à Leicester ou au Leinster. Comme Toulouse, Leicester et le Leinster l'emportent à domicile et perdent à l'extérieur dans leurs confrontations directes, c'est Edinburgh qui permet à Toulouse de se qualifier en battant à la fois les Anglais et les Irlandais. Toulouse, avec deux défaites concédées en poule, n'est que quatrième club au classement général. Il reçoit Cardiff Blues et il l'emporte nettement en inscrivant quatre essais (Maxime Médard, Maleli Kunavore, Vincent Clerc, Jean Bouilhou). La demi-finale sera plus compliquée chez les étonnants London Irish, club qui n'est jamais parvenu à ce stade de la compétition. Toulouse l'emporte 21-15 et joue la finale contre le Munster. Bien que joué à Cardiff, le stade est tout entier acquis au Munster, qui compte des fidèles supporters. En première mi-temps, le match est dominé par les Toulousains qui ne parviennent pas à marquer sur leurs temps forts. Après la pause, le Munster confisque le ballon et gère le score, ils s'imposent 16-13.

Remplaçants: 16 Frankie Sheahan, 17 Tony Buckley, 18 Mick O'Driscoll, 19 Donnacha Ryan, 20 Peter Stringer, 21 Paul Warwick, 22 Keith Earls.

Remplaçants: 16 Alberto Vernet Basualdo, 17 Jean-Baptiste Poux, 18 Romain Millo-Chluski, 19 Yannick Nyanga, 20 Florian Fritz, 21 Manu Ahotaeiloa, 22 Grégory Lamboley.

Vingt-quatre clubs, provinces ou franchises s'affrontent dans six poules de quatre équipes en match aller-retour en 2008-2009. Le premier de chaque poule et les deux meilleurs seconds sont qualifiés pour les quarts de finale. La poule du finaliste de la dernière édition, le Stade toulousain, est abordable, avec le club anglais Bath, et deux clubs moins huppés, les Dragons et les Glasgow Warriors. Pour le premier match, le Stade toulousain reçoit Bath et gagne difficilement 18 à 16,, avec une pénalité de David Skrela réussie à la dernière minute contre le leader du championnat d'Angleterre, bon en défense, jouant bien offensivement avec une paire sud-africaine de demis en forme (Butch James et Michael Claassens). Une victoire à Glasgow est nécessaire pour prétendre à la qualification. C'est chose faite avec une bonne entame de seconde période ponctuée de deux essais de Byron Kelleher et de Yannick Jauzion, pour un score final de 22-16,. Le Stade accueille les Gallois de Newport le 6 décembre 2008, ils gagnent 26-7 avec le point du bonus en prime, avec des réalisations de Yannick Jauzion, Clément Poitrenaud, Maxime Médard et Florian Fritz, Frédéric Michalak renoue avec les joutes européennes à cette occasion. Le Stade s'impose également au match retour 26-13. Avec quatre victoires, le Stade est bien engagé dans cette campagne. À la surprise générale, les Toulousains s'inclinent 26-33 à domicile contre Glasgow,,, avec des réalisations du centre Graeme Morrison, du troisième ligne Kelly Brown et de l'ailier Max Evans. Les affaires toulousaines sont mis en péril et le déplacement à Bath est délicat. Les London Wasps perdent à Castres et qualifient Toulouse, et les deux équipes se séparent sur un match nul 3-3. Toulouse est second de poule, huitième qualifié et doit se déplacer à Cardiff contre une équipe invaincue.

Toulouse ne concrétise pas les temps forts, la défense galloise n'encaisse aucun essai, les Gallois se qualifient pour la demi-finale pour une première depuis treize années,.

Le tableau suivant présente l'ensemble des rencontres européennes du Stade toulousain qui peuvent être analysées selon divers critères : l'adversaire, la nationalité de l'adversaire, les séries victorieuses, les succès à l'extérieur... Les matchs nuls apparaissent en couleur verte, les défaites toulousaines en jaune. Pour connaître les adversaires du Stade qui l'ont battu par nation, un tri est fait sur la colonne adversaire, puis pays, enfin résultat.

Au 11 avril 2009, le Stade toulousain compte 27 défaites en 101 rencontres, 11 contre des clubs anglais, 9 contre des provinces irlandaises, 5 contre des clubs ou franchises galloises, enfin 2 contre une franchise écossaise.

Dans les duels contre les clubs anglais, les rouges et noirs comptent 17 victoires, 11 défaites et 2 matchs nuls. Il a rencontré neuf clubs anglais différents. Ce sont les provinces irlandaises qui posent le plus de problèmes au Stade toulousain qui compte trois victoires, un nul et trois défaites contre l'Ulster, deux victoires et deux défaites contre le Munster, quatre victoires et trois défaites contre le Leinster, soit un bilan équilibré de neuf victoires, un nul et huit défaites pour Toulouse.

Dans les oppositions avec les représentants du pays de Galles, sur 24 rencontres, le Stade a engrangé 19 victoires contre 5 défaites. Les rouges et noirs ont rencontré Edinburgh à onze reprises avec une défaite pour dix victoires, et trois victoires et une défaite contre Glasgow. Enfin, Toulouse compte six victoires contre des équipes italiennes, une contre une roumaine, cinq victoires contre des clubs français pour un match nul éliminatoire (un essai marqué contre deux encaissés).

Le Stade toulousain a réussi une série de sept victoires à trois reprises (janvier 2002 à janvier 2003, décembre 2003 à avril 2004, décembre 2004 à octobre 2005) pour un bilan de trois finales et deux titres en trois ans. La plus mauvaise série est une série de trois défaites et un match nul de mai 2000 à octobre 2000, avec deux défaites et un nul concédés à domicile.

Les rouges et noirs ont perdu six fois à la maison et concédé deux matchs nuls.

À titre individuel, Vincent Clerc est proche du record du plus grand nombre d'essais marqués dans la compétition. Au 24 septembre 2008, avec 27 essais inscrits en 43 rencontres disputées de 2002 à 2008, il est à seulement deux longueurs du gallois Dafydd James (29 essais en 60 rencontres de 1996 à 2008).

À titre individuel, Jean-Baptiste Elissalde est le meilleur réalisateur, il a inscrit le plus grand nombre de points dans la compétition pour le Stade toulousain. Au 24 septembre 2008, avec 386 points inscrits en 41 rencontres de 2002 à 2008, il est très loin de l'Irlandais Ronan O'Gara qui détient le record du plus grand nombre de points marqués dans la compétition. Au 24 septembre 2008, avec 954 points inscrits en 75 rencontres disputées de 1997 à 2008, Ronan O'Gara domine largement les autres buteurs. Le Stade toulousain a toujours privilégié le jeu à la main, il a connu plusieurs buteurs et il n'a jamais eu un très grand buteur de niveau international pendant une longue période.

À titre individuel, Fabien Pelous est proche du record du plus grand nombre de matchs joués dans la compétition. Au 11 avril 2009, avec 81 rencontres disputées de 1996 à 2009, il est quatrième à cinq longueurs de l'Irlandais Anthony Foley (86 rencontres de 1995 à 2008), à cinq longueurs de John Hayes, à une longueur de Ronan O'Gara. Si l'on soustrait cinq rencontres avec l'US Dax, Fabien Pelous compte le record de matchs joués avec le Stade toulousain avec 76 rencontres.

Le Stade toulousain et le Munster ont disputé onze phases finales sur quatorze possibles. Le Stade toulousain a remporté trois titres, les Irlandais ont gagné deux des trois derniers titres et ont disputé les onze dernières phases finales.

Cette bibliographie présente quelques ouvrages de référence de base, utilisés pour la rédaction de cet article quand l'indique la présence du symbole .

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Raphaël Ibañez

Raphaël Ibañez (dit Rapha) est un ancien international français de rugby à XV, né le 17 février 1973 à Saugnac-et-Cambran dans le département des Landes. Il jouait au poste de talonneur et a joué dans les club anglais des London Wasps, après avoir joué avec l'US Dax, l'Union Sportive Arlequins Perpignanais, le Castres olympique et les Saracens (Angleterre).

Raphaël Ibañez s'est tourné vers le rugby assez tard puisqu'il a joué son premier match à l'âge de 18 ans. Son père avait également été joueur de rugby et avait joué à US Dax au poste de talonneur. Alors que pratiquement tous les talonneurs professionnels lancent le ballon en touche à deux mains, Raphaël Ibañez lance son ballon d'une seule main, à la manière d'un quarterback de football américain.

Il a honoré sa première cape internationale en équipe de France le 16 mars 1996 contre l'équipe du Pays de Galles. Il devient le capitaine du XV de France en 1998. En 2003, il annonce sa retraite internationale mais il revient sur sa décision en 2005 et retrouve la capitanat de l'équipe nationale. Lors de son absence c'est Fabien Pelous qui avait le rôle de capitaine. Raphaël Ibañez annonce qu'il met un terme à sa carrière internationale le 10 janvier 2008. Suite à de nombreuses blessures à répétition (dont 3 KO en trois mois fin 2008), Raphaël Ibañez annonce à l'âge de 36 ans la fin de sa carrière le 17 février 2009.

Il a participé à la coupe d'Europe (1996-1997, 1998-1999, 2000-2001, 2001-2002, 2005-2006, 2006-2007, 2007-2008 et 2008-2009), au challenge européen (1997-1998, 1999-2000, 2002-2003 et 2004-2005) et au Bouclier européen (2003-2004).

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Tournoi des six nations 2006, détail des matchs

Le tournoi des six nations 2006 s'est déroulé en février et mars 2006.

Voici la liste détaillée des compositions des équipes ayant participé à la tournoi des six nations 2006, le détail des statistiques match par match.

Remplaçants : Rory Best, Simon Best, Donncha O'Callaghan, Jonny O'Connor, Eoin Reddan, David Humphreys, Andrew Trimble.

Le XV gallois contre l'Angleterre : Gareth Thomas (capitaine) - Mark Jones, Hal Luscombe, Matthew Watkins, Shane Williams - Stephen Jones (o) - Dwayne Peel (m) - Colin Charvis, Michael Owen, Martyn Williams - Ian Gough, Robert Sidoli - Dafydd Jones, T Rhys Thomas, Adam Jones.

Le XV italien contre l'Angleterre : Stoica - Canavosio(<=>Picone 60è), Canale, Mi. Bergamasco, L. Nitoglia - Pez, Griffen - Parisse, Ma. Bergamasco, Sole (<=>Persico 56è); Bortolami (cap), Dellapè (<=>Del Fava 56è); Nieto (<=>Castrogiovanni 65è), Ongaro (<=>Festuccia 65è), Perugini (<=>Lo Cicero 66è).

Le XV anglais contre l'Italie : Voyce - Cueto , Noon, Tindall(<=>Simpson-Daniel 77è), Cohen - (o) Hodgson - (m) Ellis(<=>Dawson 54è) - Moody , Corry (cap.), Joe Worsley(<=>Dallaglio 66è) - Danny Grewcock(<=>Shaw 70è), Steve Borthwick - Matthew Stevens, Steve Thompson(<=>Mears 62è), Andrew Sheridan.

Le XV gallois contre les Ecossais : G.Thomas (capitaine) - M.Jones, Luscombe (<=>L.Byrne 72è), Watkins (<=>N.Robinson 75è), S.Williams - S.Jones (o) - Peel (<=>M.Phillips 70è)(m) - Charvis(<=>Delve 67è), Michael Owen, M.Williams - Gough, Sidoli - D.Jones, T Rhys Thomas (<=>M.Davies 77è) , A.Jones (<=>G.Jenkins 70è) .

Le XV écossais contre le Pays de Galles : Southwell - Paterson, MacDougall (<=>Webster 67è), Henderson , S.Lamont - Parks (<=>Ross 61è) (o) - Blair (<=>Cusiter 61è) (m) - Hogg (<=>Petrie 54è), White (cap), Taylor - Kellock (<=>MacLeod 67è), Murray - Douglas, Lawson (<=>Ford 55è), Kerr (<=>C. Smith 55è).

Stoica - Canavosio, Canale, Mi. Bergamasco, L. Nitoglia - Pez (o), Griffen (m)- Parisse, Ma. Bergamasco, Sole ; Bortolami (cap), Dellapè ; Nieto , Ongaro, Perugini Remplaçants: Festuccia, Lo Cicero, Castrogiovanni, Bernabo, Zanni, Picone, Galon.

Victoire des Français grâce à cinq essais marqués et une deuxième période convaincante.

Josh Lewsey, Mark Cueto, Jamie Noon, Mike Tindall, Ben Cohen, Charlie Hodgson, Harry Ellis, Andrew Sheridan, Steve Thompson, Julian White, Steve Borthwick, Danny Grewcock, Joe Worsley, Lewis Moody, Martin Corry (capt).

Hugo Southwell (Edinburgh Gunners), Chris Paterson (Edinburgh), Marcus Di Rollo (Edinburgh), Andrew Henderson (Glasgow Warriors), Sean Lamont (Northampton Saints), Dan Parks (Glasgow), Mike Blair (Edinburgh), Gavin Kerr (Leeds Tykes), Dougie Hall (Edinburgh), Bruce Douglas (Border Reivers), Scott MacLeod (Borders), Alastair Kellock (Edinburgh), Jason White (Sale Sharks, capt), Simon Taylor (Edinburgh), Allister Hogg (Edinburgh).

Geordan Murphy; Shane Horgan, Brian O'Driscoll, Gordon D'Arcy, Andrew Trimble; Ronan O'Gara, Peter Stringer; Marcus Horan, Jerry Flannery, John Hayes; Malcolm O'Kelly, Donncha O'Callaghan; Simon Easterby, David Wallace, Denis Leamy.

Remplaçants: R Best, S Best, M O'Driscoll, O'Connor, Reddan, Humphreys, Dempsey.

Lee Byrne (Scarlets); Mark Jones (Scarlets), Hal Luscombe (Dragons), Matthew Watkins (Scarlets), Dafydd James (Scarlets); Stephen Jones (Clermont Auvergne), Dwayne Peel (Scarlets); Duncan Jones (Ospreys), T Rhys Thomas (Blues), Adam Jones (Ospreys), Ian Gough (Dragons), Robert Sidoli (Blues), Colin Charvis (Newcastle), Martyn Williams (Blues), Michael Owen (Dragons, capt).

15 Lee Byrne, 14 Mark Jones, 13 Hal Luscombe, 12 Matthew Watkins, 11 Shane Williams, 10 Stephen Jones, 9 Dwayne Peel, 8 Michael Owen (rugby) (capitaine), 7 Martyn Williams, 6 Colin Charvis, 5 Robert Sidoli, 4 Ian Gough, 3 Adam Jones, 2 T Rhys Thomas, 1 Duncan Jones.

Remplaçants: 16 Mefin Davies, 17 Gethin Jenkins, 18 Jonathan Thomas, 19 Alix Popham, 20 Michael Phillips, 21 Nicky Robinson, 22 Gavin Henson.

15 Ezio Galon, 14 Pablo Canavosio, 13 Gonzalo Canale, 12 Mirco Bergamasco, 11 Ludovico Nitoglia, 10 Ramiro Pez, 9 Paul Griffen, 1 Salvatore Perugini, 2 Fabio Ongaro, 3 Carlos Nieto, 4 Santiago Dellapè, 5 Marco Bortolami (capitaine), 6 Sergio Parisse, 7 Maurizio Zaffiri, 8 Josh Sole.

Remplaçants: 16 Carlo Festuccia, 17 Andrea Lo Cicero, 18 Martin Castrogiovanni, 19 Carlo Del Fava, 20 Alessandro Zanni, 21 Simon Picone, 22 Cristian Stoica.

15 Thomas Castaignède, 14 Aurélien Rougerie, 13 Florian Fritz, 12 Damien Traille, 11 Christophe Dominici, 10 Frédéric Michalak, 9 Dimitri Yachvili, 8 Thomas Lièvremont, 7 Olivier Magne, 6 Yannick Nyanga, 5 Jérôme Thion, 4 Fabien Pelous (capitaine), 3 Pieter de Villiers, 2 Raphaël Ibañez, 1 Sylvain Marconnet.

Remplaçants: 16 Dimitri Szarzewski, 17 Olivier Milloud, 18 Lionel Nallet, 19 Julien Bonnaire, 20 Jean-Baptiste Elissalde, 21 Ludovic Valbon, 22 Cédric Heymans.

15 Josh Lewsey, 14 Mark Cueto, 13 Jamie Noon, 12 Mike Tindall, 11 Ben Cohen, 10 Charlie Hodgson, 9 Matt Dawson, 8 Martin Corry (capitaine), 7 Lewis Moody, 6 Joe Worsley, 5 Danny Grewcock, 4 Steve Borthwick, 3 Julian White, 2 Steve Thompson, 1 Matthew Stevens.

Remplaçants: 16 Lee Mears, 17 Andrew Sheridan, 18 Simon Shaw, 19 Lawrence Dallaglio, 20 Harry Ellis, 21 Andy Goode, 22 Tom Voyce.

15 Geordan Murphy, 14 Shane Horgan, 13 Brian O'Driscoll (capitaine), 12 Gordon D'Arcy, 11 Andrew Trimble, 10 Ronan O'Gara, 9 Peter Stringer, 8 Denis Leamy, 7 David Wallace, 6 Simon Easterby, 5 Paul O'Connell, 4 Malcolm O'Kelly, 3 John Hayes, 2 Jerry Flannery, 1 Marcus Horan.

Remplaçants : 16 Rory Best, 17 Simon Best, 18 Donncha O'Callaghan, 19 Jonny O'Connor, 20 Eoin Reddan, 20 David Humphreys, 21 Girvan Dempsey.

15 Hugo Southwell, 14 Chris Paterson, 13 Marcus Di Rollo, 12 Andrew Henderson, 11 Sean Lamont, 10 Dan Parks, 9 Mike Blair, 8 Simon Taylor, 7 Allister Hogg, 6 Jason White (capitaine), 5 Scott Murray, 4 Nathan Hines, 3 Bruce Douglas, 2 Dougie Hall, 1 Gavin Kerr.

Remplaçants : 16 Scott Lawson, 17 Craig Smith, 18 Alastair Kellock, 19 Jon Petrie, 20 Chris Cusiter, 21 Gordon Ross, 22 Simon Webster.

Byrne (Scarlets); James (Scarlets), Luscombe (Dragons), Watkins (Scarlets), S. Williams (Ospreys); S. Jones (Clermont Auvergne), M Phillips (Blues); Duncan Jones (Ospreys), R. Thomas (Blues), A. Jones (Ospreys), Gough (Dragons), Sidoli (Blues), Owen (Dragons, capt), M. Williams (Blues), Popham (Scarlets).

Remplaçants: M. Davies (Gloucester), Jenkins (Blues), J. Thomas (Ospreys), Dafydd Jones (Scarlets), A. Williams (Bath), N. Robinson (Blues), Henson (Ospreys).

Thomas Castaignède; Aurélien Rougerie, Florian Fritz, Damien Traille, Christophe Dominici; Frédéric Michalak, Dimitri Yachvili; Sylvain Marconnet, Raphaël Ibañez, Pieter de Villiers; Fabien Pelous, Jérôme Thion; Yannick Nyanga, Julien Bonnaire, Thomas Lièvremont.

Remplaçants: Dimitri Szarzewski, Olivier Milloud, Lionel Nallet, Olivier Magne, Jean-Baptiste Elissalde, Ludovic Valbon, Cédric Heymans.

Victoire du XV de France à l'issue d'un match très serré, grâce à une combinaison de Frédérik Michalak et Florian Fritz et un essai de ce dernier à six minutes de la fin du match.

Stoica (Montpellier); Canavosio (Calvisano), Canale (Clermont Auvergne), Mi Bergamasco (Stade Français), Nitoglia (Calvisano); Pez (Perpignan), Griffen (Calvisano); Parisse (Stade Français), Zaffiri (Calvisano), Sole (Viadana) ; Dellape (Agen), Bortolami (Narbonne, capt); Perugini (Calvisano), Ongaro (Treviso), Castrogiovanni (Calvisano).

Remplaçants: Festuccia (Gran Parma), Lo Cicero (L'Aquila), Del Fava (Bourgoin), Zanni (Calvisano), Picone (Treviso), Wakarua (Gran Parma), Galon (Parma).

Hugo Southwell, Chris Paterson, Marcus Di Rollo, Andrew Henderson, Sean Lamont, Gordon Ross, Chris Cusiter, Gavin Kerr, Scott Lawson, Bruce Douglas, Nathan Hines, Scott Murray, Jason White (capitaine), Simon Taylor, Allister Hogg.

Voyce - Cueto , Noon, Abbott, Cohen - (o) Goode, (m) Ellis - Moody, Corry (cap), Worsley - Shaw, Borthwick - White, Mears, Sheridan.

15 Geordan Murphy, 14 Shane Horgan, 13 Brian O'Driscoll (capitaine), 12 Gordon D'Arcy, 11 Andrew Trimble, 10 Ronan O'Gara, 9 Peter Stringer, 8 Denis Leamy, 7 David Wallace, 6 Simon Easterby, 5 Paul O'Connell, 4 Malcolm O'Kelly, 3 John Hayes, 2 Jerry Flannery, 1 Marcus Horan.

Remplaçants: 16 Rory Best, 17 Simon Best, 18 Donncha O'Callaghan, 19 Jonny O'Connor, 20 Eoin Reddan, 20 David Humphreys, 21 Girvan Dempsey.

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Source : Wikipedia