FSU

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Posté par rachel 19/03/2009 @ 22:14

Tags : fsu, education, société

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Syndicat national de l'éducation physique

Le syndicat national de l'éducation physique (SNEP) est un syndicat français regroupant les enseignants d'éducation physique et sportive du second dégré, affilié à la Fédération syndicale unitaire (FSU).

Le SNEP voit le jour en décembre 1944, au sein de la Fédération de l'éducation nationale (FEN). Son action a eu pour toile de fond la promotion et la sauvegarde de l'EPS en tant que discipline scolaire et son intégration dans l'Education nationale (effective à partir de 1981). En 1993, exclus de la FEN, le SNEP et SNES participent à la création de la FSU.

C'est la tendance unité et action (proche des communistes) qui domine le SNEP, à l'instar de la majorité de la FSU.

Outre une défense corporatiste classique (carrière, salaires, etc.), le SNEP promeut l'éducation par le sport et la valeur culturelle des activités physiques. Il défend également le sport scolaire.

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Fédération syndicale unitaire

Image:Logo fsu.PNG

La Fédération syndicale unitaire est la première organisation syndicale en France de l'enseignement. C'est également la première organisation syndicale de la fonction publique d'État. La FSU compte 162 000 adhérents, dont 88 % d'enseignants.

Son fonctionnement, qui associe les syndicats nationaux, les sections départementales et les tendances, est repris de la FEN dont elle est issue. Les statuts actuels de la FSU tentent cependant de rendre impossible la domination excessive d'un syndicat ou d'une tendance (majorité qualifiée de 70%).

Son secrétaire général est Gérard Aschieri.

On peut trouver les fondements de la FSU dans la "Charte de Clermont-Ferrand" proposée lors du Congrès de 1991 de la Fédération de l'éducation nationale par l'ensemble des minoritaires (syndicats, tendances et sections départementales) de la fédération.

Cette charte proposait un nouveau fédéralisme, contestant celui pratiqué par la direction de la FEN. Le rassemblement opéré à cette occasion était relativement inédit : rappelons qu'en 1967, lorsque la tendance jusque là majoritaire fut mise en minorité dans le Snes, elle put s'appuyer sur l'Ecole Emancipée pour conserver provisoirement la direction de ce syndicat. Vingt-cinq ans plus tard, la géographie interne avait donc profondément changé.

En 1992, au moment de l'exclusion de la FEN du SNES et du SNEP, qui refusaient de se dissoudre dans un "Syndicat des Enseignants", l'ensemble des signataires de la Charte de Clermont-Ferrand décident de garder contact. Ils créent alors des Comité de Liaison Unitaire (CLU), qui vont dans bien des départements comme au niveau national, être le lieu de débat sur l'avenir de la FEN, puis sur la forme de la future fédération.

Après une bataille juridique qui voit confirmer, par un congrès extraordinaire, l'exclusion des syndicats du second degré, le pas est franchi, et la Fédération Syndicale Unitaire est créée en 1993. Elle rassemble alors des structures anciennes (les syndicats nationaux exclus ou ayant décidé de quitter la fédération, une trentaine de sections départementales de la FEN, dirigée soit par Unité et Action, soit par l'Ecole Emancipée), des structures nouvelles (comme le syndicat du premier degré, le SNUipp, et l'essentiel des sections départementales), ainsi que les tendances minoritaires, organisations assez informelles.

À la surprise générale, en décembre 1993, lors des élections professionnelles chez les enseignants, la FSU, qui ne dispose encore que de statuts provisoires et qui, dans nombre de départements, n'a pas de moyens militants très conséquents, devient la première fédération de l'éducation nationale, passant devant la FEN.

Le congrès fondateur, qui a lieu à Mâcon en mars 1994, se tient donc dans des conditions optimales, ce qui n'empêche pas les débats d'être assez vifs entre des composantes qui n'ont pas forcément la même conception du rôle d'une structure fédérale. Lors de ce congrès est annoncé le retrait du CIP, ancêtre du CPE, que la FSU avait condamné et contre lequel elle avait combattu.

Le souci principal, dans cette période, est d'éviter que ce qui avait été considéré comme l'hégémonisme d'un syndicat (le SNI) et d'une tendance (UID) dans la FEN se reproduise dans la FSU. Outre le fait que le secrétaire général de la fédération est choisi parmi les représentants du syndicat de l'enseignement agricole, des dispositions statutaires (comme le vote à 70% de toutes les décisions) limitent l'influence d'Unité et Action, la tendance largement majoritaire.

A partir de 1995, cependant, des tensions internes vont se faire jour entre la direction du SNETAA et le reste de la fédération. La FSU gagne en effet à la fin de cette année une reconnaissance certaine de sa place dans le syndicalisme français en participant de façon très active à la mobilisation contre le "plan Juppé" de réforme des retraites et de la protection sociale. Mais le SNETAA estime que la fédération dérive vers une forme de syndicalisme contestataire et politisé, et devrait se cantonner dans la défense des personnels qu'elle représente.

Cette divergence va se transformer en crise interne, lorsque la direction du SNETAA décide de ne plus payer ses cotisations fédérales, de ne pas siéger dans les instances et de ne pas participer aux congrès fédéraux. Cette crise va pourrir la situation interne jusqu'en 2001, année où les instances nationales constatent que le refus du SNETAA de payer ses cotisations constitue une démission de la fédération. C'est, à cette heure, la seule désaffiliation qui ait touché la fédération.

La période est aussi marquée par une crise de direction. Michel Deschamps démissionne brutalement de son poste de secrétaire général en 1999, pour figurer sur la liste du Parti Communiste Français aux élections européennes. Un duo, constitué des secrétaires généraux des deux principaux syndicats, Monique Vuaillat (SNES) et Daniel Le Bret (SNUipp) est alors mis en place. Cette direction dont la composition est surtout liée à des équilibres internes difficiles à trouver, ne fonctionne pas vraiment. L'année suivante, Daniel Le Bret quitte toutes ses responsabilités syndicales. Il est remplacé, aux côtés de Monique Vuaillat, par Pierre Duharcourt (SNESUP), un professeur des universités respecté, connu pour la qualité de son travail intellectuel et pour ses engagements militants de longue date (il a été, notamment, secrétaire général du SNESUP de 1977 à 1983). Lorsque Monique Vuaillat part en retraite, pour des raisons d'équilibre, Pierre Duharcourt quitte également sa responsabilité à la tête de la fédération. Un nouveau secrétaire général, unique, est alors élu : c'est Gérard Aschieri, issu du SNES, mais surtout connu pour son travail de négociateur et d'élaboration syndicale sur les questions corporatives.

Pour autant, la FSU, qui décide de créer un nouveau syndicat des lycées professionnels, le SNUEP, ne voit pas son développement s'arrêter. Grâce à la progression des "nouveaux syndicats", et notamment du SNUipp, qui passe devant le SE-FEN aux élections professionnelles, elle devient la première fédération de la fonction publique d'État.

Elle participe à de nombreuses mobilisations, directement ou par le biais de ses syndicats nationaux. En 2003, elle est un des principaux moteurs de l'action contre la réforme des retraites et la décentralisation.

Parallèlement, la question de son avenir et de sa place dans le syndicalisme se pose de façon constante. Contrairement à l'UNSA, par exemple, la FSU ne théorise pas son autonomie et s'interroge en permanence sur la stratégie à adopter pour rassembler le syndicalisme. Après avoir décidé en 2001 d'élargir son champs de syndicalisation à toute la fonction publique d'État, elle franchit un nouveau pas en 2004, lors du Congrès de Perpignan, décidant d'accepter désormais des syndicats des trois fonctions publiques. Cette décision est prise après des débats assez serrés.

Mais, malgré l'adhésion de nouveaux syndicats, pour l'essentiel issus de l'opposition interne de la CFDT, l'implantation de la FSU en dehors de son champs historique de l'éducation, recherche et culture, reste assez faible. En 2007, le Congrès de Marseille décide de "relancer" cette implantation, tout en ouvrant le débat sur d'autres options pour l'avenir de la FSU.

Depuis 1999, la FSU s'est vue reconnaître le droit de siéger au Conseil Economique et Social. Néanmoins, l'unique siège dont elle dispose ne lui permet pas de constituer un groupe. Pierre Duharcourt, qui la représente dans cette assemblée, siège au sein du groupe des personnalités qualifiées.

La FSU est essentiellement une fédération de syndicats relevant du champ Éducation, Jeunesse et Sport, Recherche, Culture, Justice qui était celui de l'ancienne FEN. Toutefois quelques syndicats « hors Éducation nationale » l'ont rejointe, notamment après le conflit sur les retraites du printemps 2003. Il s'agit le plus souvent de militants ou de syndicats appartenant au courant oppositionnel de la CFDT et qui ont rompu avec leur confédération d'origine.

L'un de ses syndicats fondateurs, le SNETAA, majoritaire dans les lycées professionnels, a quitté la FSU en 2001 et créé sa propre fédération, Efficacité indépendance laïcité. Aux élections professionnelles de décembre 2005, le SNUEP, syndicat créé par la FSU dans les lycées professionnels, a toutefois été confirmé comme troisième syndicat dans ce secteur.

En 2004, lors du Congrès de Perpignan, la FSU a décidé d'élargir son champ de syndicalisation à l'ensemble des trois fonctions publiques (d'État, territoriale et hospitalière), sans pour autant réussir, depuis, son implantation en-dehors de ses secteurs traditionnels.

Ouverte aux questions de société comme l'était sa devancière la FEN, la FSU connaît une certaine proximité avec l'association ATTAC. Ses trois syndicats les plus emblématiques (SNUIPP, SNES, SNESup) appartiennent en effet au collège des personnes morales membres fondateurs d'ATTAC et l'un d'entre eux (donc indirectement la FSU) siège à son conseil d'administration et à son bureau. En outre, de nombreux militants des syndicats ou sections de la FSU se sont investis, à titre personnel, dans les comités locaux de l'association.

Outre le fait que la FSU comporte de nombreux militants sans tendances, certains nouveaux syndicats n'étant d'ailleurs pas organisés en tendances comme l'étaient ceux issus de l'ex-FEN, on note l'apparition de nouveaux groupes.

En novembre 2006, ces deux minorités non fédérales (Ensemble/SNUipp et PSL/SNASUB) ont décidé de s'associer et ont lancé un blog commun.

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Émancipation - tendance intersyndicale

Émancipation Tendance Intersyndicale est une tendance intersyndicale révolutionnaire du syndicalisme français qui se définit avant tout par l'actualité de sa revue et l'intervention de ses militants à la base dans les luttes et les mouvements sociaux, par les positions qu'elle défend dans les différents syndicats de l'éducation, de la recherche et de la culture où elle intervient (FSU, SUD Éducation, CNT, CGT…) et également dans les mouvements pédagogiques.

Elle s’inscrit dans la continuité historique de ce que fut l’École émancipée (EE) tout au long du siècle qui vient de s'achever (voir le manifeste École émancipée de 1954). Durant le XXe siècle, l'EE s'était constamment illustrée par l'indépendance de ses choix de transformation sociale, dans les étapes importantes du mouvement ouvrier. Ce qui lui a permis d'occuper une place tout à fait particulière dans l'échiquier politique et syndical français, lui valant la reconnaissance des organisations du mouvement social, mais aussi des tentatives périodiques d'OPA à l'initiative de groupes politiques, conduisant à des ruptures successives. La dernière en date, en 2001-2002, s’est faite à l’avantage d'une fraction constituée par le « secrétariat enseignant » de la LCR, qui anime le réseau « EE-FSU ». Engagée dans la co-direction de la FSU nationale, elle a réussi à se réserver le sigle « École émancipée ». Émancipation a été crée en 2002 par une partie de l'EE opposée à la main mise de la LCR et au rapprochement entre l'EE et la tendance majoritaire de la FSU (Unité et action).

Émancipation est intersyndicale, parce qu’elle prend acte de l'actuel paysage syndical éclaté, bien qu’ayant toujours combattu cet éclatement. Ses militants sont syndiqués à la CGT, à la CNT, à la FSU, à SUD, à l’UDAS, à l’UNSA, voire non syndiqués. Cette diversité des investissements syndicaux résulte des évolutions du mouvement syndical et de choix individuels ou collectifs, en fonction de l’orientation et de la vie démocratique de ces syndicats, de l’aspect plus ou moins massif de leur syndicalisation, de l’existence d’un droit de tendance reconnu… Émancipation reconnaît et respecte la pluralité des engagements syndicaux de ses militants, ainsi que l’indépendance et le débat démocratique de ces syndicats.

Pour autant, elle ne se satisfait pas de cette division, qui affaiblit les luttes des travailleurs. Émancipation considère que le syndicalisme reste bien en deçà des énormes responsabilités que lui confère la période, notamment du fait de sa division et des orientations bureaucratiques et de cogestion des directions syndicales.

Les militants d’Émancipation, dans leurs organisations syndicales respectives, se donnent pour priorité l’unité d’action et prônent des formes de luttes démocratiques élaborées en assemblées générales souveraines, déjà largement validées dans les luttes récentes. Ce choix d’œuvrer à l'unité syndicale s’oppose aux pratiques de concurrence des organisations syndicales, de défenses des « boutiques ». Dans leurs pratiques, les militants d’Émancipation, en toute transparence, échangent leurs analyses, leurs informations, leurs interventions, s’enrichissent mutuellement de la diversité des expériences syndicales, pour élaborer, mettre en œuvre et publier des positions communes au service des luttes.

Émancipation milite sur les lieux de travail, dans les syndicats et dans les luttes sociales, pour une alternative anticapitaliste, une transformation sociale impliquant une transformation de l’école. Cette alternative se construit dès les luttes quotidiennes pour les conditions et le temps de travail, pour les salaires, pour la sauvegarde des services publics… Mais aussi dans les mobilisations contre la précarité, le chômage et l’exclusion, pour la laïcité et contre le dualisme scolaire, pour l’égalité des droits, contre toutes les formes de répression et d’exploitation. En cela, les militants d’Émancipation se reconnaissent autant dans les fondements du syndicalisme révolutionnaire que dans les pratiques d’indépendance et d’autonomie des luttes actuelles qu’ils/elles contribuent à développer.

Pour Émancipation, le syndicat doit lutter contre l'autoritarisme émanant de la hiérarchie des fonctions. La lutte contre la hiérarchie fait partie de l'apprentissage de la gestion directe. II rejette toute forme de division des travailleurs, primes au mérite, augmentations de salaires hiérarchisées, avancement arbitraire, postes à profil, multiplication des statuts et des formes de précarité. En particulier, dans la fonction publique, il réclame un statut identique pour tous, indépendamment de la fonction exercée. C'est ce qu'on appelle le corps unique. Les formations permettent l'accès à des métiers différents mais ne justifient en aucun cas ni la hiérarchie salariale ni des charges de travail inégales.

Émancipation combat pour la laïcité et défend le service public laïque et gratuit d'éducation. Elle prône la nationalisation sans indemnité ni rachat de toutes les écoles privées confessionnelles ou patronales. Elle combat les atteintes au principe de laïcité et l'immixtion de la religion dans l'École, que ce soient les aumôneries, le système concordataire d'Alsace Lorraine, ou la récente introduction de “l'enseignement du fait religieux”. Elle s'oppose à la déconcentration de la gestion du service public vers les régions, la mainmise du patronat sur la formation technique et professionnelle et au détournement croissant de ces formations vers l'entreprise (alternance, Lycée des métiers, licences professionnelles…). Elle refuse aussi le développement des formations payantes à l'Université et la marchandisation progressive de divers secteurs de l'Éducation. Elle s'oppose à la main mise des pouvoirs locaux sur le système éducatif.

Comme cela apparaît dans le titre de la revue de la tendance, l'intervention syndicale et les pratiques pédagogiques et éducatives sont intimement liées et ce lien organise les revendications. II est bien sûr hors de question d'imposer une "ligne" pédagogique, ou éducative ou un quelconque projet clé en mains. Définir pour l'École, et dans le cadre de l'éducation polyvalente pour tous, les savoirs dont elle a la charge d'organiser l'étude, et les modalités de cette étude, ne saurait que résulter d'un choix démocratique assumé par la société tout entière ; le personnel de l'Éducation nationale est loin d'être seul concerné. Dans une société capitaliste, et à l'inverse de cette logique de débat démocratique, les rapports de force entre classes sociales s'expriment aussi sur les enjeux assignés au système éducatif. Nature des savoirs à enseigner, ouverture ou limitation de l'accès à ces savoirs, ségrégation ou démocratisation dans l'organisation scolaire (privé/public), places et rôles des enseignants, des personnels agents, ouvriers, administratifs et des élèves au sein du processus d'enseignement et d'éducation, dimensions idéologique et éducative liées aux formes de l'éducation, de l'enseignement, valeurs des diplômes, etc., c'est-à-dire rapports de la société à son École, sont constamment soumis aux intérêts contradictoires des classes en présence.

Émancipation se situe clairement dans le camp de celles et ceux qui luttent contre l'exploitation et l'aliénation capitalistes, et lutte pour une éducation populaire visant à l'émancipation des personnes : ouverture de l'accès aux outils pertinents de la connaissance constitués des savoirs afin d'en disposer ultérieurement de façon autonome hors École, promotion du débat et de la confrontation critiques, et non de l'imposition, au cours du processus d'enseignement dans la perspective de la transformation révolutionnaire de la société. En effet, iI n'y a pas de pratique éducative neutre, toute pratique éducative est d'ordre politique.

Contre l'école des filières et de la ségrégation sociale, Émancipation défend un unique service public laïque d'éducation, avec, pour tous, et jusqu'à l'actuelle fin du lycée, un enseignement polytechnique et donc polyvalent, porteur de la suppression des hiérarchies entre champs disciplinaires ; ceci impose une redéfinition de la notion de travail et des savoirs à acquérir. Le but de l'école n'est pas de former des élèves à des métiers précis ou de les formater pour l'entreprise ; de même que le terrain de l'éducatif, et donc de l'École, ne saurait être un nouveau et lucratif marché sur lequel faire fructifier du capital.

À l'opposé du capitalisme et du libéralisme, Émancipation défend une pratique éducative fondée sur la coopération, favorisant l'entraide, le mutualisme contre la compétition, le collectif contre l'individualisant, l'autonomie des individus et la critique en actes de tous les mécanismes de hiérarchie et de soumission. La coopération doit se traduire aussi dans l'organisation de l'encadrement éducatif adulte via le travail d'équipe et de concertation, ainsi que dans l'accès continu des travailleurs de l'éducation aux résultats des recherches.

Émancipation milite pour une pratique éducative fondée sur l'action et l'interaction, sur la rencontre des élèves avec les questions qui motivent les savoirs, car leur acquisition passe par leur construction et leur confrontation. Actions, distanciations, débats au cours desquels s'affirment les connaissances, assurent l'appropriation des savoirs par les apprenants et sont à la base d'une ouverture des regards sur le monde. C'est aussi de cette manière que se forge l'esprit critique ; et milite pour une pratique éducative non pas pilotée par les pouvoirs économiques mais au contraire par une culture émancipatrice.

Tout cela suppose une réorganisation du temps scolaire, des locaux, des programmes, de la progression des acquisitions, de l'organisation collective et du travail des élèves comme des travailleurs de l'éducation. Ces orientations doivent trouver une traduction réelle, sur le terrain. Le syndicalisme révolutionnaire, visant à l'émancipation des salariés et des jeunes, armé de ces principes fondateurs, renforce les contestations existantes et donne du sens aux luttes, alors portées par le souffle du changement et de la transformation. La lutte défensive se fait alors offensive : c'est tout l'objet du syndicalisme révolutionnaire.

Émancipation édite aussi une revue mensuelle de tribune libre : L'Émancipation syndicale et pédagogique, outil de débat au service du développement syndical. La revue accueille et sollicite des contributions de sources très variées : syndicalistes, universitaires, chercheurs, militants du mouvement social ou associatif…

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Gérard Aschieri

Gérard Aschiéri est un dirigeant syndicaliste français, né en 1952 à Marseille.

Gérard Aschieri est né de parents italiens originaires du Piémont, qui tiennent un petit café dans le quartier populaire de Saint-Louis, non loin de l'Estaque. Il fait ses étudies secondaires au « petit lycée » Saint-Exupéry, puis prépare le concours de l'École normale supérieure au Lycée Thiers. Admis à l'école de la Rue d'Ulm, il adhère à la section locale du SNES. Reçu deuxième à l'Agrégation de Lettres Classiques en 1974, il est affecté, à la sortie de son service militaire, dans un collège de Seine-Saint-Denis, département qu'il n'a jamais quitté depuis. Il est actuellement affecté au Lycée Albert-Schweitzer du Raincy.

En 1979 il entre à la direction nationale du SNES, sous la bannière du courant Unité et action. Il est alors proche du Parti communiste français, après avoir été militant de l'Union des Etudiants Communistes (UEC) dans ses années d'études.

Au SNES, il est responsable national du secteur « corporatif », rebaptisé « statuts et carrières ». Il participe donc à l'élaboration des revendications du syndicat pour ce qui concerne la situation individuelle et collective des enseignants des lycées et collèges : élévation du niveau de qualification, unification des corps « vers le haut », réduction des maxima de service, résorption de la précarité…

En 1989, après la très forte mobilisation des enseignants pour la revalorisation de leurs carrières, il fait partie des négociateurs syndicaux qui finissent par obtenir, contre l'avis du Premier Ministre Michel Rocard, et de Claude Allègre, alors principal conseiller du Ministre de l'Education nationale, Lionel Jospin, une revalorisation « sèche » des enseignants du second degré.

Ce succès syndical va participer du renversement de rapport de force au sein de la FEN. Le SNES démontre alors qu'il est capable de passer « par dessus » la fédération pour négocier directement les intérêts de ses syndiqués, alors que la direction fédérale privilégie une revalorisation des instituteurs (qui sera néanmoins obtenue en même temps que celle des professeurs par la création du corps des professeurs des écoles, à la rémunération alignée sur celle des professeurs certifiés).

Après l'exclusion du SNES de la FEN, et la scission de 1992, Gérard Aschiéri se retrouve responsable du secteur « Fonction publique » de la toute nouvelle Fédération syndicale unitaire (FSU), créée par les minoritaires de la FEN. Il s'attache à donner de la cohérence aux revendications corporatives des différents syndicats nationaux de la fédération, sans que l'ensemble ne donne trop l'air d'un patchwork revendicatif, et sans que personne ne se sente réellement oublié des plateformes fédérales.

Après la défection surprise de Michel Deschamps, secrétaire général de la FSU qui s'engage en 1999 sur la liste communiste pour les élections européennes, et deux années de direction en tandem associant sans grand succès Monique Vuaillat et Daniel Le Bret, puis Pierre Duharcourt, la FSU est, en 2001 à la recherche d'un nouveau « patron ».

Gérard Aschiéri est désigné dans un contexte marqué par un accroissement des tensions internes dans la fédération. Les divergences traditionnelles entre premier et second degré perdurent, mais c'est surtout du syndicat des professeurs des lycées professionnels, le SNETAA que vient le crise, le syndicat étant exclu de la fédération en 2001 pour non paiement de ses cotisations. En conséquence Gérard Aschieri propose la création d'un nouveau syndicat dans le même secteur, ce sera le SNUEP.

Il est réélu Secrétaire général en 2004, lors d'un congrès fédéral marqué par de lourds affrontements sur la question de l'élargissement du champ de syndicalisation de la FSU à l'ensemble des fonctionnaires.

En janvier 2007, lors du Congrès fédéral qui se tient dans sa ville natale, il est réélu pour un troisième et ultime mandat. Malgré sa volonté de voir évoluer la structure de la direction nationale de la FSU, grâce à l'adjonction de secrétaires généraux adjoints qui réduirait le caractère un peu solitaire de sa fonction, il se heurte à l'impossibilité des différentes composantes à se mettre d'accord sur les personnes qui pourraient le seconder.

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Jean-François Chalot

Jean-François Chalot est un responsable politique, syndical et associatif, né le 9 février 1948 à Blandy-les-Tours en Seine-et-Marne.

Il a commencé à militer au moment de la campagne présidentielle de 1965 en adhérant au Jeunesses Socialistes SFIO de Melun (77). En 1967 il devient secrétaire départemental à la propagande de cette organisation.

Élève instituteur à l'École Normale de Melun, il participe au comité de défense des École Normales, et il est l'un des co-fondateurs du Comité d'action lycéen de Melun.

Il participe activement en Seine-et-Marne à la grève générale et aux manifestations en Mai 1968.

Il découvre le trotskisme et adhère aux JCR, et devient mandataire départemental d'Alain Krivine aux élections présidentielles de 1969.

A partir de septembre 1968, il va développer la tendance syndicale École Émancipée en Seine-et-Marne et y être actif. Il est candidat de la Ligue communiste révolutionnaire aux législatives sur la circonscription de Melun en 1973 et en 1978.

Son militantisme essentiel demeure syndical, il devient de 1985 à 1989 trésorier national de la revue L'École Emancipée et, instituteur en Mayenne de 1979 à 1988, il est l'un des animateurs de la campagne laïque de la Fédération de l'éducation nationale ; L'École Émancipée y est une minorité active mais ses capacités d'animation lui donnent des responsabilités d'animation et de direction des manifestations de rue.

Il est l'un des représentants de l'École Émancipée au Conseil Fédéral National de la FEN. De retour en Seine et Marne en 1988, il quitte la LCR pour rentrer au PS tout en continuant à se revendiquer d'une orientation révolutionnaire - il restera même à l'École Émancipée. Élu au Bureau fédéral du PS au titre du courant Socialisme et République, il participe aux manifestations anti-guerre comme socialiste et démissionne publiquement du PS en 1991 après s'en être expliqué.

Il retourne à la LCR en 1995 après un bref passage au MDC.

Instituteur, mis à disposition des Francas en 1992, il consacre son temps au militantisme Éducation Populaire tout en participant à la construction du syndicat EPA FSU, dont il devient l'un des secrétaires nationaux.

Il quitte la LCR en 2001 au moment de la scission de l'École Émancipée, il choisit, au nom des principes de l'indépendance syndicale, la tendance Émancipation qui est issue de cette scission. Membre du Bureau Fédéral National (BDFN) de la FSU et du Conseil National (CDFN) de cette organisation au titre de l'École Émancipée , il est avec trois de ses camarades démis de ses fonctions par la direction de la FSU début 2002, répondant par là-même à la demande de la direction de la fraction enseignante de la LCR.

Il est resté un militant actif au niveau local comme conseiller municipal alternatif à Vaux-le-Pénil (77)dans l'équipe de Pierre Carassus, et national comme membre du Bureau National de l'UFAL (Union des Familles Laïques). Il milite aussi dans plusieurs associations d'éducation populaire.

Il collabore à la revue L'Émancipation syndicale et pédagogique.

Il ré-adhère au PS en 2005, faute de mieux de son point de vue,quitte ce parti deux ans plus tard et milite avec d'autres pour la construction d'un nouveau parti anti-capitaliste de masse. Il adhère au Parti de gauche en novembre 2008 mais critique dés février 2009 la stratégie de ce parti sur le Forum des Amis de Lutte Ouvrière 'sous le pseudonyme de Valière) en qualifiant le Front de Gauche de front électoral sans lendemain.

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Source : Wikipedia