FC Gueugnon

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Posté par rachel 09/04/2009 @ 19:10

Tags : fc gueugnon, national, football, sport

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Football Club de Gueugnon

Image:Fcgueugnon.jpg

Le Football Club de Gueugnon, ou FC Gueugnon, est un club de football français, fondé en 1940, évoluant cette saison en National. Le club bourguignon est présidé par Jean-Philippe Demael et entraîné par René Le Lamer.

Il évolue en National pour la saison 2008-2009, suite à sa relégation de Ligue 2 ou il a évolué durant 37 des 38 dernières années dont 25 années consécutives de 1970 à 1995 ce qui constitue un record dans une division inférieure; il y aura rencontré plus de 107 clubs (selon les estimations).

En juillet et août 1940, les démobilisés rentrent dans leurs foyers. Les membres des sociétés sportives locales, tristes et désabusés par la défaite, reprennent courage bien que leurs rangs se soient éclaircis. Pourtant, un groupe d’amis du football appartenant soit à l’Association Sportive Gueugnonnaise soit à la Foch, engagent des conversations amicales sur les erreurs commises avant la guerre, et estiment que l’union fait la force, aussi bien dans le sport que dans la vie. Le 5 septembre 1940, messieurs Tracol et Thomas, secrétaires des deux sociétés, se rencontrent afin d’envisager la fusion de leurs associations. Après accord des joueurs, le 15 septembre 1940, lors d’une rencontre entre les dirigeants de deux associations, la fusion se fait et donna naissance au Football Club de Gueugnon. Le nouveau club adopte les couleurs or et bleu et jouera dans le tout nouveau stade Jean-Laville inauguré le 14 juillet 1939 par M. Paul Faure, ministre d’état et député de Saône-et-Loire. M. Alexandre Buisson (futur maire de Gueugnon) assure la présidence du FCG et M. Paul Vannier en devient le président d’honneur.

Dès ses premiers pas dans le championnat d’honneur de Bourgogne, le FCG commença à faire parler de lui, puisque sur les six saisons passées à ce niveau, il obtient cinq fois le droit de disputer les poules finales. C’est ainsi, qu’ayant gagné le championnat de la ligue bourguignonne, que Gueugnon se retrouve face à l’Arago d’Orléans le 15 juin 1947. Sur un score de 2 à 1, le tout jeune FCG devient champion de France amateur. Puis 4 années plus tard, dans le tout nouveau championnat de France amateur, Gueugnon, battant Sedan, Draguignan et Bordeaux, et en marquant 7 buts sans en encaisser un seul, devient une seconde fois champion de France amateur.

Amputé de certains joueurs en raison des évènements en Algérie, le FCG termine avant-dernier de sa poule en 1955-1956 et sera relégué en division honneur de Bourgogne. Il retrouvera sa place en championnat de France amateur l’année suivante. Ce sera l’une des deux seules relégations de son histoire.

En 1970, le FCG obtient le droit d’accéder au tout nouveau championnat appelé « National » ou « Open » pour la saison 1971 et qui deviendra par la suite le championnat de France 2e division puis de Ligue 2. Championnat où le FCG détient le record absolu de participations.

Lors de la saison 1978-1979, l’équipe de Casimir Nowotarski rencontre Brest qu’il bat. Ainsi le FCG obtient son troisième titre de Champion de France. Le fait d’avoir terminé premier de son groupe donnait au FCG le droit d’accéder directement au championnat de France 1re division, à condition toutefois que le club adopte le statut professionnel. Les conditions de l’époque firent que la raison l’emporta et les dirigeants refusèrent de franchir le Rubicon.

La saison 1994-1995 est restée dans les annales. L’équipe de Roland Gransart a joué 42 matchs, en a gagné 24, perdu 10 et fait 8 nuls. Pourtant le suspens dura jusqu’au dernier match, le 31 mai 1995, où Gueugnon avait obligation de s’imposer à Jean-Laville pour obtenir son accession. Cela fut fait avec un 2 à 0 contre le Red Star. Le stade et la ville était en liesse : Gueugnon accédait enfin à la première division et cette fois-ci les finances le permettait. Bien que n’ayant resté à ce plus haut niveau sur la seule saison qui suivit, cette saison restera la plus belle de l’histoire du FCG.

Les saisons suivantes virent Gueugnon terminer le plus souvent dans la première partie de tableau, le plus souvent flirtant avec l'accession en D1. Rien ne laissait donc, présager une descente en national. Pourtant lors du Championnat de France de football L2 2003-04 les Forgerons se maintenirent pour seulement 2 petits points. L'avertissement fut sans conséquence et l'équipe signa par la suite trois places dans le "ventre mou" du championnat (10e en 2007, 11e en 2005 et 12e en 2006).

A l'orée d'une nouvelle saison sans objectif sinon d'assurer le maintien au plus vite, le club présent depuis 1996 et sa descente de D1 ne pensait pas vivre une saison aussi catastrophique. En position de relégable pratiquement toute la saison, le club terminera avec seulement 5 succès et rejoint ainsi le National. Lors du dernier match de la saison, les forgerons signent leurs derniers exploit en Ligue 2 lors du match façe à Amiens. Les bourguignons menés 4-0 à la 51e minute semblaient avoir la tête aux vacances, mais un sursaut d'orgueil leurs permit de tenir en échec les amiénois 4-4.

La saison 2009, en national doit servir à former des jeunes, l'effectif ayant été rajeunis et à préparer un retour en Ligue 2.

La première fois que le FCG sortit véritablement de l’anonymat dans cette compétition, ce fut lors de la saison 1947-1948, le FCG avait atteint les huitièmes de finale mais les avaient perdus face à Colmar. Mais le véritable exploit devait arriver 21 ans plus tard.

Le 2 mars 1969, le FCG se retrouve face à Nice en huitième de finale. La première confrontation à Gueugnon (la qualification se jouait à l’époque avec un match aller et un match retour) semblait avoir coupé les ailes aux Forgerons qui s'inclinaient sur un score de 3 à 2. Mais au match retour à Nice, ils renversent la situation et s'impose 2 à 0. Ainsi le FCG accédait à son premier quart de finale. Malheureusement, le tirage au sort ne fut guère favorable puisque le FCG allait rencontre le SCO Angers, une équipe qui effectuait un sans faute et caracolait en tête du championnat avec une confortable avance. Ce match fut la première retransmission de l’ORTF dans l’histoire du stade Jean-Laville. Le miracle n’eut pas lieu et le FCG se fit éliminer.

L’année qui suivit, le FCG, après avoir battu Châtillon-sur-Seine, Couron, Thiers et Ajaccio, se sit éliminé le 1er mars 1970, face à Valenciennes.

Il faudra en fait attendre 7 ans, pour assister à un nouvel exploit des Forgerons. Après avoir éliminé Decize et Masevaux, Gueugnon, alors second du championnat de 2e division et coaché par Casimir Nowotarski, se voyait offrir le second du championnat de 1re division et coaché par Aimé Jacquet, Lyon. Devant 14 000 spectateurs, l’unique but de la soirée fut gueugnonnais. Ainsi le FCG, fort de cet exploit, allait en seizième de finale confiant. Face à Châteauroux, Gueugnon se montra brillant (2 à 1 à l’aller et 3 à 1 au retour). Le sort désigna le FC Lorient comme prochain adversaire pour les huitièmes de finale. Après avoir été dominé 3 à 0, le FCG se fit éliminer face à une équipe plus combative.

La saison 1978-1979 est celle qui, en coupe de France pour Gueugnon, n’a pas encore été égalée. Après avoir éliminé Clermont-Ferrand, Roanne et Alès en seizième de finale, Gueugnon est tiré au sort face au grand Saint-Étienne de cette « époque des verts ». Le vendredi 13 (!) avril 1979, l’aller à Gueugnon se termine, devant 16 000 spectateurs, à l’avantage du FCG sur un score inimaginable : 3 à 0. Le retour à Saint-Étienne, qui se déroula le 17 avril suivant, se termina sur le score de 2 à 0 en faveur des stéphanois. Mais le compte était bon, Gueugnon, avec ses trois buts à l’aller, venait d’éliminer l’ogre vert à la stupéfaction de la France entière. Et voilà, pour une seconde fois, Gueugnon en quart de finale. Le 9 mai 1979, devant 18 000 spectateurs, Gueugnon se fait assommer par Strasbourg par 6 à 0.

Lors de la coupe de france 1991, et ce pour la première fois de son histoire, le FCG atteind les demi-finales de l’épreuve. Après avoir battu successivement Alès, Tours et Niort, ce fut Monaco qui élimina le club.

Depuis le club ne connait plus d'épopée si ce n'est celle de 2000 où l'équipe futur vainqueur de la coupe de la Ligue élimina Marseille au Vélodrome sur le score de 4-3. Malheureusement Gueugnon s'inclina à Nantes chez le futur vainqueur aux tirs au buts 5-3.

L'année 2000 restera à jamais comme la plus grande année du FC Gueugnon. Après une saison en tous points remarquable (5e du championnat de D2 et vainqueur à Marseille en coupe de France), le FCG dispose du Paris Saint Germain au Stade de France par 2 buts à 0. Cette année de consécration aura vue les forgerons éliminer Niort, Toulouse, Strasbourg et le Red Star. En finale, le FCG rencontre le club de la capitale. A la 65ème minute, un mouvement venu de la droite, qui se conclue par une frappe des 30 mètres de Esceth N'zi, heurte le poteau gauche de Casagrande, mais Marcelo Trapasso surgit pour ouvrir le score. Le match devint alors à sens unique, et les Gueugnonnais ne furent jamais inquiétés outre mesure. Dans le temps additionnel de la rencontre (90ème minute), un but d'anthologie marqué grâce à une course solitaire de 40 mètres de Sylvain Flauto, qui prit de vitesse cinq défenseurs Parisiens, permettant au FCG de doubler la mise. Cette victoire permet aux forgerons de gagner le droit de disputer une épreuve continentale : la coupe de l'UEFA.

Outre cette victoire, le FCG a également réalisé un beau parcours en 2003. En seizièmes de finale, le club accueille le Paris Saint Germain. A la fin des prolongations le score est de 1 partout. La séance des tirs au but voit Gueugnon s'imposer. Au tour suivant, les forgerons éliminent le SC Bastia, alors en ligue 1 avec un score de 3 à 1. En quarts de finale, le FCG reçoit l'AJ Auxerre, entraînée par Guy Roux, devant un stade Jean Laville comble. Ce sont finalement les auxerrois qui remportent une victoire par un but à zéro.

Surprenant vainqueur de la coupe de la Ligue en 2000, les Gueugnonnais se trouvent propulsé sur la scène européenne. Le club bourguignon est opposé à un club d'envergure modeste, l'Iraklis Salonique. Malgré les présences de Xavier Collin, Marcelo Trapasso, Richard Trivino et du coach René Le Lamer successeur d'Alex Dupont partis à Sedan, le club grec parvient à éliminer de justesse (0-0, 1-0) les Forgerons.

Le FC Gueugnon a, depuis le début de la saison 2007/2008, un partenariat avec l'association ELA. Il est le seul club, avec le FC Barcelone a avoir offert l'espace principal de publicité sur le maillot à une association caritative.

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Gueugnon

Carte de localisation de Gueugnon

Gueugnon est une commune française, chef lieu d'un canton regroupant 9 communes, située dans le département de Saône-et-Loire et la région Bourgogne.

Ses habitants sont appelés les Gueugnonnais et Gueugnonnaises.

Blasonnement : écartelé, aux 1 et 4 d'or à un arbre de sinople, aux 2 et 3 de sinople à une devise d'argent ; sur le tout d'azur au lion rampant d'or. Timbre : une couronne de marquis. Support : deux lions" (Précisions qu'en héraldique, sinople signifie vert, or désigne le jaune et argent le blanc) Gueugnon n'a jamais eu d'armoiries reconnues, c'est-à-dire déclarées et enregistrées à la Chancellerie. Les recherches héraldiques qui ont été faites à ce sujet laissent penser que ces armoiries sont celles du marquis de Barthelas, qui posséda des terres à Gueugnon et sa région durant le XVIIIe siècle.

Gueugnon se situe en Saône-et-Loire (71). Charmante ville traversée par l'Arroux, Gueugnon se trouve au centre d'un triangle Lyon, Dijon et Clermont-Ferrand et au carrefour de trois régions géographiques : Morvan, Charolais et Bourbonnais.

Gueugnon s'est niché dans la plaine constituée par la vallée du cours moyen de l'Arroux (que beaucoup voit comme « la colonne vertébrale » de Gueugnon). La rivière morvandelle, qui descend des étangs d'Arnay-le-Duc, traverse la ville du nord au sud. La ville de Gueugnon a pu se développer sur les deux plaines s'étirant des rives de l'Arroux : la plaine des Gachères sur le rive droite jusqu’au pied des collines des Contettes et des Essanleys, la plaine du Fresne (ou Vieux-Fresne) sur la rive gauche jusqu'au pied des collines du Bois du Comte et de la Couche au Chevallier.

Dans cette partie de son parcours gueugnonnais, la rivière reçoit peu d'affluents si ce n'est, sur la rive droite, les ruisseaux descendus des pentes encaissées de la Chapelle-au-Mans : ruisseau du Burot (ou du Beurot ou de la Valette), du Plessy, de l'Embouche et du Reuil et ceux venus des communes de Curdin et Rigny-sur-Arroux : ruisseau du Pont et du Ropenot. La rive gauche compte beaucoup moins d'affluents avec les trois seuls ruisseaux du Gorat, Baulon ou Robolin et de Clessy.

Les hauteurs voisines des Contettes (304 mètres), du Bois du Comte (281 mètres) bordent la rivière et s'inclinent progressivement jusqu'à ses berges.

Les mosaïques de Bois du Breuil et des Essanleys s'incrustent dans celles des près et des cultures qui s'avancent presque jusqu'au rives de l'Arroux.

Gueugnon est soumis à un climat qui se caractérise par une fore dominante des vents d'ouest générateurs de pluies du type océanique. C'est cette pluie qui, lorsqu'elle tombe régulièrement à certaines époques de l'année (à l'automne et au début du printemps) assure la pousse luxuriante de l'herbe destinée au bétail. En hiver, par temps froid et sec, la bise venue du Morvan au nord souffle et s'engouffre dans les couloirs naturels dont le val de l'Arroux fait partie, ainsi il n'est pas rare d'avoir de fortes gelées. Quand au vent de sud, il s'engouffre dans ce même couloir naturel dans le sens inverse depuis Digoin remontant jusqu'au Morvan. Le vent d'est ne souffle que très rarement dans l'année. La plaine du val de l'Arroux connaît un climat aux températures adoucies par la présence des collines et plateaux bordiers et peut-être aussi par le rayonnement ambiant de la ville de Gueugnon.

La vallée de l'Arroux sur le territoire de Gueugnon est constituée de sables et cailloutis peu altérés constitués par le limon ou plus généralement par du sable fin.

Le parcours de l'Arroux est entouré d'une ceinture de grès rouge (saxonien) et d'argiles de couleurs rougeâtres ou verdâtres associés à des conglomérats contenant des galets de granit et de schistes anciens (notamment sur les hauteurs bordant la rive droite). Ces affleurements schisteux sont discontinus, masqués sur d'assez larges surfaces par les alluvions de pliocène et du quaternaire.

Sur la partie est du territoire de Gueugnon, nous découvrons une zone de marnes et de calcaires à bélemnites de 50 à 60 mètres de profondeur qui s'étend ensuite largement sur les communes d'Oudry, Clessy et Marly-sur-Arroux. La couche supérieure est composée de calcaires compacts de peu d'épaisseur formant un escarpement sur le flancs des collines liasiques avec de grands fossiles. Au milieu, apparaît une épaisseur en pourtours de marnes jaunes micacées peu fossilifères. La couche inférieure est composée de calcaires fossilisés pétris de bélemnites renfermant de nombreux nodules de phosphate de chaux. Ces derniers ont d'ailleurs été exploités dans les fours à chaux de Clessy.

On découvre également de petites zones d'éboulis à proximité du Breuil, sur la partie sud-ouest de la commune. Ces dépôts proviennent des altérations sur place des failles jurassiques qui recouvrent les plateaux et tapissent les pentes. Le calcaire disparu, les silex sont restés. Les uns sont demeurés sur les plateaux, les autres ont glissé le long des pentes.

À l'extrême sud de la commune, sur les collines de la rive gauche qui appartiennent au complexe mio-plicène des « sables et argiles des plateaux », on trouve de ces formations qu'on rattache au pliocène supérieur, à Elephas méridionales. On y trouve un mélange de failles jurassiques et de silex crétacés qui témoignent de l'importance des ablations survenues dans la région.

La nature des éléments qui constituent les sables et les cailloutis est variable. Elle dépend essentiellement de la géologie des terrains qui forment la bordure : ainsi les argiles réfractaires ne se trouvent qu'au voisinage des grès rouges ou des terrains anciens. Au sud-est de la commune peu près la limite avec la commune de Clessy, existe une zone de calcaire jaunâtre miroitant, compact avec débris d'entroques, très exploitée depuis l'époque gallo-romaine jusqu'en 1930.

On découvre de la barytine, de la calcédoine et du jaspe un peu partout dans la vallée de l'Arroux, de la calcite et du quartz sur les hauteurs délimitant la limite de la commune avec celles de Clessy et Chassy (également Rigny-sur-Arroux pour le quartz) et bien sûr du silex sous forme de nodules en quantité importante.

Dans la vallée de l'Arroux, on trouve de magnifiques portions de bois fossilisés. La plupart de ces bois sont des cordaïtes, qui étaient des arbres de grande taille (35 à 40 mètres de hauteur). Leur tige, recouverte d'une écorce lisse était creuse au centre. Les branches portaient à leurs extrémités des touffes de feuilles ovales et rubanées, à nervures parallèles. Ils appartenaient à la flore du primaire. La flore fossile de la région de Gueugnon compte une quarantaine d'espèces répertoriées.

On trouve beaucoup de fossiles dans la carrière bleue de Clessy. La couche exploitée de calcaire bleuâtre (calcaire à gryphées) a une épaisseur de plusieurs mètres. On retrouve cette assise calcaire à Marly-sur-Arroux (où on trouve également du calcaire à bélemnites très fossilifères) et à Oudry.

Le Vieux-Fresne, au sud de Gueugnon, occupe la plate rive gauche, non inondable ordinairement, de l'Arroux. Le souvenir d'une activité gallo-romaine à Gueugnon s'est perdu jusqu'au début du XIXe siècle. En effet, il faut attendre des découvertes fortuites ans la plaine du Fresne et aussi aux lieu-dits "Thou", "Soulcy" et "Mercully" entre 1808 et 1885, pour que ce passé resurgisse avec de nombreux débris de vases, des marbres brisés de toutes les couleurs, des conduits de plomb et surtout une grande quantité de monnaies romaines. En 1965, des pelleteuses mettent à jour un premier four de potier gallo-romain et un superbe vase décoré. Cependant, malgré plusieurs fouilles archéologiques et des prospections magnétiques, l'emplacement des potiers du Fresne et leurs habitations restent inconnus. On pense que la fabrication de céramique de couleur grise qui s'est poursuivie dans la vallée de l'Arroux pendant le Moyen Âge aurait son site de production à Gueugnon.

Les nombreuses pièces archéologiques (céramiques, métal et verre) et les structures découvertes prouvent que l'atelier des potiers de Gueugnon était déjà en activité au Ier siècle avant J.-C. En effet, il a été trouvé sous le niveau romain des fragments d'urnes montées à la main, des jattes carénées noires, des chenets tête de bélier qui sont de facture gauloise-éduenne.

Le Ier siècle après J.-C. voit la fabrication de céramiques simples : cruches en grande quantité etamphores vinaires d'un type spécifique à Gueugnon (ce qui tendrait à prouver que le vignoble bourguignon existait déjà et qu'il exportait sa production).

Les IIe et IIIe siècles marquent l'apothéose de l'atelier. Les céramiques sigillées (de couleur rouge-orangée), imitées des productions italiques et de la Gaule du Sud sont alors produites sous formes de vases moulés à décors. Les céramiques à couverte métallescente (imitant le bronze) donnent lieu à la fabrication d'une grande quantité de gobelets à paroi fine ornés de guillochis, d'excisions ou d'applications de barotine et de vases à déversoir en forme de tête de lion. Cette même époque vit la fabrication de nombreuses statuettes en argile blanche (Vénus, déesse-mère, animaux, etc.).

Le IVe siècle est celui de l'abandon de l'atelier : de rares pièces de monnaies, quelques tessons de céramique paléochrétienne ornés de palmettes et de rosettes. Et ce fut ensuite le vide et l'oubli.

Les deux plus célèbres pièces des fouilles de la plane du Fresne sont le bol de Satto en céramique sigillée (découvert en 1970, datant de la fin du IIe siècle ou du début du IIIe siècle par le maître potier Satto) et la statuette de Vénus en terre cuite blanche (découverte en 1971, elle fait partie d'un lot de quatre statuettes trouvées assemblées dans un coffret de bois certainement en vue d'une expédition jamais effectuée). Une copie de ces deux pièces archéologiques furent offert le 17 septembre 1985 au président François Mitterrand lors d'une visite sur le site de Bibracte, près d'Autun.

Le nom de la ville fut à l'origine de ce que les gueugnonnais appellent "la légende du passeur" : « dans le patois charolais, le mot gueugnon signifie geindre, gémir languissamment. Or, comme autrefois, il n'y avait pas de pont sur l'Arroux en cet endroit, il fallait attendre le batelier et sa barque, il fallait, par conséquent, languir, gémir, geindre ou gueugner : de là le mot Gueugnon ». Il faut le dire bien haut, cette explication relève de la plus haute fantaisie, puisque inventée de toutes pièces par le curé Chaumet en 1872 dans son registre de la paroisse. Vouloir ainsi expliquer le mot Gueugnon par un mot même patois, lui ressemblant, c'est faire fi des actes officiels qui existent bel et bien.

En 876, dans la charte de fondation du prieuré de Perrecy, Gueugnon est un petit village appelé Quininum. Ce nom semble venir d'un ancien domaine rural gallo-romain appartenant à un riche propriétaire terrien nommé sans doute Quininus (vraisemblablement contemporain des ateliers de potiers du Fresne). Gueugnon n'a pas conservé ce nom bien longtemps, de la même façon que le latin a été remplacé par le français comme langue parlée.

Cette transformation n'a pas été brutale, mais au contraire étalée au cours des siècles (et là, le patois a joué un rôle important). Dans une charte plus tardive, datant du Xe ou XIe siècle (disons aux environs de l'An mil), le lieu est nommé Guinnum. Un texte médiéval, une "cherche des feux" (recensement fiscal) de 1397 l'appelle Guignon. En 1666, la grande enquête de l'intendant Bouchu précise que la paroisse de Gueugnon est formée de deux parties séparée par l'Arroux : la rive droite dépend du bailliage d'Autun, la rive gauche de celui de Charolles. Il y a donc eu deux enquêteurs : le premier écrit Queugnon (ou Quevgnon), le second écrit Geugnon. Enfin, sur les registres paroissiaux, les curés écrivent tantôt Gueugnon, tantôt Geugnon. Petit à petit, avec les règles d'orthographe, c'est la forme Gueugnon qui s'est imposée.

Le sud du val d'Arroux fut longtemps sur la frontière qui séparait le Royaume de France et son Duché de Bourgogne du Royaume d'Aquitaine. Cependant Gueugnon n'a pas possédé, à l'époque féodale, de grands châteaux forts, genre forteresse ou castrum tels que ceux de certaines communes voisines (Bourbon-Lancy, la Motte-Saint-Jean, Les Guerreaux avec Morillon, Grury avec Montperroux et Faulin) bien que le territoire de Gueugnon fût partagé en plusieurs fiefs. Il est par contre riche en mottes féodales (notamment celles du Breuil et des Gachères) et en maisons-fortes En effet deux forteresses (ou maisons-fortes) furent édifiées au XIVe ou XVe siècle : le Breuil (qui existe toujours) et les Essenleys (qui fut démantelé lors de la révolution française de 1789.

Gueugnon ne comptait guère plus de 800 habitants. On y trouvait le curé, le médecin, le chirurgien, l'apothicaire, le notaire royal, le procureur fiscal qui percevait les impôts, le bailli qui rendait la justice, l'huissier, un ou deux marchands et autant d'aubergistes. On y cultivait le chanvre qui servait à tisser la toile. Les saumons abondaient dans l'Arroux. Il y avaient des vignes et des vignerons dans les petits hameaux d'Essenlès, du Breuil, de la Contête, du Beurot et du Fresne, mais également des étangs eu Beutout, au Breuil, à Merculy, des moulins à Villecout, au Verne, au Beutout, au Beurot et au petit moulin.

Le village de Villecourt devait être le plus important et le devait à son site agréable sur un plateau dominant Gueugnon et l'Arroux.

Le village du Breuil fut acheté par le noble seigneur Nicolas de Chargères, seigneur de Sapinières, au noble seigneur Charles de la Brosse. Là s'élevait le château du Breuil.

Le village de Merculy n'était peuplé que d'une poignée de laboureurs.

Le village d'Essenlès, au sommet d'une colline assez élevée, offrait un château fort dominant la vallée de l'Arroux.

Le village du Fresne tirait son nom d'une grande quantité de frênes qu'il y avait. C'était un petit village séparé du bourg de Gueugnon par la rivière.

À son arrivée à Gueugnon en 1728, Jean-Hector de Fay, marquis de la Tour-Maubourg,nouveau baron d'Essenlés, fit ériger en fief une partie de ses terres qui constituèrent la dernière partie du bourg de Gueugnon et qu'il nomma Villefay (de son nom de famille). Il put alors percevoir un droit de péage sur l'Arroux, l'écluse du canal de la forge se trouvant sur ses terres. Sans doute jouant du prestige de son titre de maréchal de France, il obtint de Louis XV, en 1723, les lettres patentes autorisant à Villefay, six foires par an qui furent fréquentées, aux mêmes dates, jusqu'à la fin du XIXe siècle et un marché tous les samedis puis les mercredis (jusqu'en 1838) et qui se tient aujourd'hui le jeudi. Quant au nom de Villefay, sa création arbitraire ne lui a pas permis de se pérenniser jusqu'à nos jours.

Par la réunion des bailliages d'Autun, Chalon-sur-Saône, Charolles et Mâcon, la Bourgogne du sud devint en 1790, le département de Saône-et-Loire. De la chute de l'Ancien Régime jusqu'au Second Empire, la démographie s'accrut, l'agriculture se développa, tandis que l'essor du Creusot et du bassin de Blanzy fit du département un des pôles de la révolution industrielle du pays. Modeste centre rural de quelques centaines d'habitants, Gueugnon allait sortir de son sommeil moyenâgeux et connaître de profondes transformations.

La construction d'un pont sur l'Arroux entre 1784 et 1787, par Emiland Gauthey, aux abords immédiats des forges de Gueugnon en pleine modernisation permit d'accompagner le développement de la ville.

Jusqu'en 1835, l'agriculture française, essentiellement de subsistance, connaissait un développement inégal face à une production industrielle qui ne représentait encore que la moitié de la valeur de cette production agricole.

Gueugnon comptait, en 1835, 1659 habitants. Les principales activités agricoles étaient l'engraissage du bétail, la culture des céréales, l'exploitation desbois et de lavigne (qui perdait peu à peu du terrain jusqu'à disparaître par la suite dans la vallée de l'Arroux).

Le sous-sol des environs immédiats de Gueugnon renfermait des mines de houille, de fer, de manganèse et de plomb. On trouvait également de vastes carrières de gypse, de pierre à bâtir ou de phosphate de chaux.

Gueugnon vers 1835 était devenu un carrefour entre la route départementale 8 reliant Bourbon-Lancy à Tournus et la route départementale 9 reliant Chalon-sur-Saône à Digoin, ce qui lui permit de se désenclaver et de pouvoir exporter la production de ses forges plus aisément. Quelques décennies plus tard, c'est sous la famille Campionnet (grande famille dirigeante des forges de Gueugnon) que sera creusée une rigole navigable (toujours existante sous le nom de Rigole de l'Arroux mais le port de Gueugnon a été rasé et remblayé afin d'y aménager des habitation ; seule subsiste la maison de l'éclusier) vers le canal du Centre à hauteur de Neuzy près de Digoin et que sera établie une ligne de chemin de fer à voie étroite en 1893 reliant Étang-sur-Arroux à Digoin (le chemin de fer fut démantelé plusieurs décennies plus tard, seul subsiste la gare de Gueugnon et le pont du chemin de fer enjambant l'Arroux transformé en pont routier).

Durant les années vingt et trente, Gueugnon connut un considérable accroissement de sa population. C’est le temps des grandes constructions pendant laquelle ce modeste bourg rural transforma peu à peu son visage en ville aux accents urbains. Ainsi de nombreux quartiers sortirent de terres à une allure soutenue. Le grand quartier des Gachères (construit pour loger les ouvriers des Forges) vit le jour dès 1900 mais ce sont dans les années vingt et trente que fut réalisé l'essentiel des constructions de ce quartier. D’autres endroits de la ville naquirent également, grignotant les prés et champs alentours, tel la rue de la Convention qui vit le jour en 1921, le quartier de la place des Forges terminé en 1922, le quartier de la Villeneuve qui fut achevé en 1924-1925, etc. C’est aussi l’époque où le nom des rues issus de la tradition populaire disparurent, selon la volonté du Conseil municipal, entre 1925 et 1927, pour laisser place à des noms de grands hommes, de villes, de dates historiques ou même de végétaux. Ainsi la rue principale de Gueugnon, « Grande rue » devint rue de la Liberté. La numérotation des maisons survint en 1927. La très grande majorité des noms des rues actuelles et leurs numérotations datent de cette époque.

Les années trente furent une période insouciante pour la ville mais dure pour la population. En effet c’est le temps des grandes grèves qui secouèrent la France après la crise économique issue du crack boursier de 1929. Gueugnon, qui comptait à l’époque 5487 habitants, poursuivit son agrandissement : les équipements de la ville fleurirent, la natalité était forte et les écoles faisaient le plein. Comme dans la continuité des années vingt, les années trente furent donc des années de grands travaux.

L’agrandissement de la place du marché (actuelle place de l’église) fut réalisé grâce à l’achat de parcelles de terrains appartenant à M. le comte de Chargères et M. le baron d’Aux de Lescout. Il s’agissait d’aménager la place pour détourner le ruisseau du Burot (dit du Beurot) qui la longe et d'en faciliter un accès jusque là difficile car cantonné à un unique petit pont la reliant à la route.

Sur la plaine du Fresne, au lieu-dit « les grèves de l’Arroux », le conseil municipal décida de construire des équipements sportifs dont un stade (le futur stade Jean-Laville), une piscine (projet abandonné à cause d’un coût trop élevé et qui ne fut réalisé qu’en 1971), un gymnase, etc. En 1936, une passerelle sur l’Arroux est construite afin de faciliter l’accès à la place du marché et des équipements sportifs nouvellement aménagés.

L’agrandissement de l’école de garçons devint également urgent. En effet, la situation était préoccupante : 409 élèves pour 10 classes. Malheureusement le projet traîna faute de subvention de l’État et la situation empira. Ce n’est qu’après la guerre que l’on décida enfin de construire une nouvelle école des garçons, sur une parcelle de terrains, appartenant à M. le comte de Chargères, attenante à l’ancienne école, plus grande. Ainsi naquit ce qui est l’actuelle école Jean-Macé. L’école de filles étant aujourd’hui l’école Louis-Pasteur.

En 1937, un cinéma fut construit afin de remplacer le cinéma ambulant. L’emplacement, qui se trouve non loin de l’école Jean-Macé est toujours l’emplacement de l’actuel cinéma « Le Danton ».

Pendant que Gueugnon se modelait, ses habitants virent arriver, au loin, vers l’est, de sombres nuages annonciateurs d’une terrible période.

Le 3 septembre 1939, les affiches de mobilisation furent placardées sur les portes de la mairie. Loin de l’allégresse qui avait marqué la mobilisation de 1914, c’est dans la gravité que les Gueugnonnais accueillirent la nouvelle.

Pour remplacer les hommes partis au front, les Forges de Gueugnon embauchèrent des femmes sur la plupart des postes (si ce n’est celui des tourneurs requis sur place). Les instituteurs des écoles furent remplacés à la hâte par des institutrices ou des volontaires, hommes ou femmes, ayant passé l’âge d’être mobilisé.

Pendant plusieurs mois, le front resta bloqué durant la drôle de guerre. Soudain, la confusion qui s’empare de la ville entre les flots de réfugiés venus du nord de la France et de l’est tout proche qui fuyaient l’offensive allemande de mai 1940 et une partie de la population gueugnonnaise qui, prise de peur, quittait la ville vers le sud.

Le 17 juin 1940 à 6 heures du matin, sous une chaleur déjà étouffante, au moment où la radio annonçait que le nouveau chef du gouvernement désigné la veille, le maréchal Pétain, allait s’adresser à tous les Français, un silence inhabituel, dû à l’arrêt de la production des Forges durant la nuit, précéda le brusque brouhaha de deux cents camions et blindés, venant d’Autun, qui sillonnèrent Gueugnon. À 8 heures du matin, des officiers allemands rencontrèrent le maire, François Moine, puis installèrent la Kommandantur au château de la Fourrier, face aux Forges de Gueugnon, sur l’autre rive de l’Arroux. Les Allemands s’installèrent également aux châteaux du Breuil et des Presles tandis que les soldats campaient au Foyer municipal (construit en 1934), dans les écoles, les maisons abandonnées avec des postes de gardes aux principaux carrefours et aux abords des cités ouvrières.

Puis la vie reprit bon an mal an sous l’occupation. La ligne de démarcation, séparant la zone nord occupée (dont fait partie Gueugnon) et la zone sud libre, ne passait qu’à une quinzaine de kilomètres de la ville.

S’il n’y eut certes que quatre décès de combattants à déplorer pour la ville de Gueugnon, des centaines de prisonniers furent fait dont certains furent envoyés vers les camps.

Le 2 novembre 1941, le gouvernement de Pétain déposa le conseil municipal élu en 1938 dont le maire était François Moine et un arrêté du sous-préfet d’Autun désigna comme nouveau maire Félix Moine (proche du gouvernement de Pétain avant de prendre ses distances en 1943 en raison de la ligne politique de Pierre Laval).

En 1942, Laval institua le STO (Service du travail obligatoire). De nombreux jeunes, refusant de partir, se cachèrent autour de Gueugnon, principalement dans les mines et dans d’autres entreprises de la région. La répression, les rafles effectuées par l’occupant, comme celle qui eut lieu aux Forges de Gueugnon, précipita l’afflux de jeunes gens dans les bois environnants et dans les groupes de résistance de plus en plus actifs dans la région.

Louis Boussin, ancien mineur de fond de Montceau-les-Mines, fonda en 1941 un groupe qui devint le « Régiment Valmy », une des plus importantes unités de combats deSaône-et-Loire. Le 15 juin 1944, les allemands déclenchèrent une « opération de nettoyage » dans le massif d’Uchon, entre Autun et Montceau-les-Mines, où étaient regroupés 600 FTPF (francs tireurs et partisans français) avec le commandant Charlot qui n’était autre que Louis Boussin. L’accrochage fit 13 morts et de nombreux blessés chez les résistants, qui restèrent cependant maîtres du terrain.

Devant l’éventualité d’un retour en force des nazis, ordre fut donné de se disperser. Le maquis du Lieutenant Georges (le plus important en nombre) s’installa donc au sud-est de Gueugnon (dans les bois de Clessy). Ce dernier s’équipa grâce à des véhicules de la gendarmerie et des Forges de Gueugnon, afin de préparer la bataille d’Autun. Elle eut lieu le 8 septembre 1944 et 10 Gueugnonnais sont tombés sur le champ d’honneur.

Quant aux déportés, Gueugnon, là aussi, paya un lourd tribu puisque 25 Gueugnonnais et Gueugnonnaises, dont le maire Félix Aulois, furent déportés (la plupart à Neuengamme) , dont 9 ne revinrent jamais, et 4 ont été emprisonné par la Gestapo, dont Georges Joyeux, futur maire de Gueugnon. Durant la totalité de la guerre 49 Gueugnonnais et Gueugnonnaises sont morts pour la France.

Gueugnon fut libéré le 6 septembre 1944 par les chars de la 1re armée sous le commandement de Lattre de Tassigny.

Baptiste Chambonnier, maire de la ville après la libération en 1944, ayant présenté sa démission, une élection eut lieu en avril 1947 et c’est le docteur Marc Humbert qui devint maire de Gueugnon.

C’est au nom d’une alliance entre le parti socialiste (SFIO) et la droite centriste que le Docteur Humbert accéda à la présidence du conseil général de Saône-et-Loire, abandonnant son mandat de maire qui revint à M. Georges Joyeux, élu sous l’étiquette « indépendante et apolitique » en octobre 1947.

Durant cette période, Gueugnon ne différait guère du reste de la France : les premiers « baby-boomers » naissaient, la campagne alentour se dépeuplait au profit de la ville, la reprise économique générait d'énormes besoins en main d’œuvre, en constructions habitables, en équipements scolaires et sociaux mais aussi en matière de loisirs, de culture et de services.

Au cours de cette phase de croissance et de mutation, les affrontements politiques furent nombreux. À Gueugnon, la majorité municipale conduite par M. Joyeux fut contestée par l’opposition de gauche qui lui reprochait une certaine stagnation dans les réalisations face aux énormes besoins de la population.

Cependant, ce fut à cette époque que, dans la lignée de ce qu’avait connu Gueugnon dans les années vingt et trente, la ville continua à se transformer. Les immeubles de la rue de Genève furent bâtis en 1947/1948, le quartier des Gachères fut enfin achevé avec la réalisation de nouveaux logements entre 1949 et 1952 et d’autres logements ouvriers virent le jour rue de Bruxelles jusqu’en 1948 ainsi que rue de Verdun entre 1949 et 1950.

Durant les années cinquante, l’usine des Forges se modernisa et atteint le summum de sa renommée, devenant n°1 mondial de l’acier inoxydable et embauchant 3750 salariés vers 1960. Ce qui permit à la ville de Gueugnon, intimement liée au dynamisme des Forges, de connaître, elle aussi, son âge d’or.

C’est à partir de 1950 et ce jusqu’à la fin des années soixante que furent construit un groupe d’immeubles dans le quartier des Gachères, la cité HLM des Riaux, route de Toulon-sur-Arroux, et celle des Bruyères, route de Digoin, soit des centaines de logements qui vinrent s’ajouter à l’offre immobilière de la ville, ceci afin de répondre aux demandes qui affluaient. En effet la population ne cessa de croître jusqu'à atteindre son maximum en 1975, avec près de 11 000 habitants.

Gueugnon a vécu, à cette époque, une grande période de constructions collectives et individuelles. Les finances de la commune étaient presque entièrement consacrées à ces travaux et aux aménagements nécessaires : eau, gaz, électricité, égouts et voies d’accès aux nouveaux quartiers.

Afin de traiter les gisements d'uranium de Grury, une usine fut construite entre 1955 et 1957 sur la route de Rigny-sur-Arroux. Une partie de son activité fut transférée en 1961 à l'usine des Bois Noirs, dans la Loire et l'usine fut fermée en 1980.

Après plusieurs mandats, M. Joyeux passa la main en 1965 à M. Alexandre Buisson. Celui-ci décéda brusquement en 1969, avant le terme de son mandat. Le docteur vétérinaire Albert Nageotte lui succéda pendant deux mandats.

Selon l’adage gueugnonnais « lorsque les Forges s’enrhument, Gueugnon tousse ». Quand la crise toucha les Forges à partir du milieu des années soixante-dix et surtout au début des années quatre-vingt, Gueugnon souffrit bien réellement. Gueugnon qui n'avait jusqu'alors jamais cessé de croître connut à cette époque une baisse sans précédent de sa population : la natalité en forte baisse était conjuguée à une mortalité en augmentation, à une série de fermeture d’entreprises et à un exode de la population (principalement les jeunes) vers de plus grandes villes.

En effet, alors qu’en 1975, l’on comptait près de 11 000 Gueugnonnais, le chiffre passa à 10 456 en 1980, puis à 9 817 en 1990 et à 8 563 en 1999. Aujourd’hui, cette tendance ne s'est pas inversée, puisque l’INSEE lors du dernier recensement de 2006, a révisé son chiffre à 7910 habitants.

M. Albert Nageotte céda à son tour le fauteuil de maire à M. Roland Cottin, candidat d’une coalition de gauche, en 1983. Celui-ci fut reconduit à ce poste en 1989, puis en 1995, ainsi qu’au mandat de conseiller général du canton de Gueugnon.

En mars 2001, c’est Alain Bailly qui fut élu maire de Gueugnon sous l'étiquette divers gauche et conseiller général du canton de Gueugnon.

Lors des municipales de 2008, 3 listes s'affrontaient : celle du maire sortant Alain Bailly (divers gauche), celle de Dominique Lotte (PS) et celle de Christine Bernard-Boudet (UMP). À l'issue du premier tour, le maire sortant atteint 26% des suffrages, à égalité parfaite avec Mme Bernard-Boudet, M. Lotte récoltant 48% des votes. Le second tour du scrutin vit ainsi une triangulaire entre les 3 listes qui se maintinrent. Dominique Lotte, fut élu maire de Gueugnon avec 52,03% des voix confirmant ainsi le fort ancrage à gauche de la ville.

Les Forges de Gueugnon sont à l'origine du dynamisme économique de la ville. L'histoire de la commune s'est souvent confondue avec celle de ses forges. En effet, la population de la ville a progressé au rythme de ses établissements industriels qui lui assurait à l'époque la prospérité. Aujourd'hui elles sont devenues l'entreprise Ugine & ALZ rattachée au groupe Arcelor-Mittal.

En 1724, Jean Hector de Fay marquis de la Tour Maubourg (qui devint Maréchal de France) fonda la base des forges de la ville (Forges de Villefay). Les travaux de construction débutèrent en 1720 et la manufacture fonctionna à partir du printemps 1728 avec une dizaine d'ouvriers. Composée d'un haut-fourneau double, d'une forge et d'une fonderie, elle produisait de la fonte et du fer marchand en barres pour les cloutiers foréziens. Le marquis étant décédé en 1764 à Gueugnon (et inhumé dans l'église paroissiale), ses terres bourguignonnes échurent à son petit-fils Augustin Jean Louis Antoine Duprat comte de Barbançon. Celui-ci ne vint jamais à Gueugnon. Ses biens furent confiés à des hommes d'affaires, plus soucieux de leur fortune personnelle que de celle du comte.

Un Anglais, Michel Alcock, essaya de produire de l'acier à partir du fer de Villefay. Mais après trois années de travaux préparatoires, ses associés financiers, et les régisseurs du comte s'efforcèrent de le chasser et arrivèrent à leur fin en 1770.

Alcock ayant emporté avec lui ses secrets de fabrication, l'usine revint aux productions traditionnelles. L'affaire fut alors confiée à des affairistes : Louis Carrouges des Bornes qui les sous-afferma ensuite à la société Renault de Larive et Compagnie. La gestion fut désastreuse. Le comte de Barbançon vendit alors tous ses biens arroumois à Jean Baptiste Perrot, Conseiller du Roy et marchand demeurant à Chalon-sur-Saône.

Jean-Baptiste Perrot, né en 1744, était issu d'une ancienne famille autunoise. Il épousa Marie Bordat en 1767, dont il eut six enfants qui firent souche. Pourvu d'un office(Conseiller du Roy), il était également marchand de vins et de bois lorsqu'il se rendit acquéreur des Forges de Gueugnon en 1788.

S'il en devenait le propriétaire, Perrot ne pouvait être l'exploitant des Forges puisque la manufacture avait été affermée à Carrouges des Bornes et sous-affermé par celui-ci à la société Renault de Larive. Pour pouvoir l'exploiter lui-même, Perrot dut traiter avec les exploitants du moment ; ce qui aboutit à un procès interminable qui dura près de trois ans. Quand Perrot devint enfin « maître de forges », la Révolution de 1789 était déjà bien avancée.

L'usine se remit au travail. On sait qu'elle travailla pour les armées, en collaboration avec les Forges de Perrecy elles-aussi achetées par Perrot, en fabriquant des boulets et en fournissant de la fonte à la nouvelle usine métallurgique du Creusot dirigée par Michel Ramus. C'est aussi durant cette période qu'eurent lieu les premières grèves à Gueugnon, en 1792 et 1793.

Jean-Baptiste Perrot décéda en 1803. Dès 1798, il avait confié l'exploitation des Forges de Gueugnon à son fils (Nicolas Perrot) et à ses gendres (Guillaume Trullard et Jean-François Simmonot). Ceux-ci durent faire face aux nouvelles techniques industrielles importées d'Angleterre. Aussi commencèrent-ils à moderniser l'entreprise : installation de fours à puddler et de laminoirs. Ne voulant pas d'une mono-industrie, ils installèrent aussi des tanneries et des ateliers de cloutiers.

Après la crise de la métallurgie en Saône-et-Loire de 1830, il ne resta que quatre usines : Le Creusot, Le Verdrat, Perrecy-les-Forges et Gueugnon. En 1838, Gueugnon était spécialisé dans la fabrication de feuillards pour cercles de tonneaux et de verges pour la clouterie et la tréfilerie. Ces produits étaient très recherchés et les Forges ne pouvaient répondre à toutes les demandes.

Sous l'effet de la concurrence anglaise dont les méthodes nouvelles amènenèrent de grands changements dans le commerce des métaux et dans la gestion des établissements, les Forges qui occupaient 80 personnes, périclitèrent et s'acheminèrent vers une fin inéluctable.

Les descendants de Jean-Baptiste Perrot, Denis Perrot et Jean-François Simonot, étaient plus des financiers que des maîtres de forges et face au déclin des forges de Gueugnon, ils choisirent de vendre l'usine, en 1845, à la société Campionnet et Compagnie qui exploitait déjà l'usine du Verdrat à Mornay, laquelle ferma en 1887.

Campionnet et sa famille vinrent s'installer à Gueugnon en 1849. Très prudent, il augmenta la puissance de l'usine petit à petit tout en la modernisant.

Il fit sa fortune et celle de Gueugnon en produisant essentiellement du fer blanc dans l'atelier d'étamerie.

Pierre Joseph Campionnet décéda à Gueugnon le 26 février 1888. L'usine, qui occupait 80 salariés à son arrivée, en comptait à sa mort 600 sur les 4000 habitants de la ville.

Le 29 juin 1890, la société et l'usine lui rendirent un hommage posthume en inaugurant son buste à l'entrée des forges.

En 1878, Pierre-Joseph Campionnet passa la main à son fils François qui devint le seul gérant à la mort de son père en 1888.

A cette époque toute la vie communale tournait autour de l'usine dont le patron dirigeait également la mairie.

Avec François Campionnet, l'usine de Gueugnon augmenta encore sa production, en modifiant sa structure : installation d'une aciérie (four Martin), de laminoirs à chaud pour la production intensive de tôle noire (qui furent utilisés jusqu'en 1976) ; tout en continuant la production de fer blanc en modernisant l'étamerie. L'imprimerie sur métaux compléta le dispositif.

François Campionnet décéda en 1913 ; il fut remplacé par son fils unique, Pierre Campionnet. Celui-ci eut la lourde tâche de faire fonctionner l'usine pendant la Première Guerre mondiale, fournissant diverses productions pour la défense nationale. Il augmenta la capacité de l'aciérie (3 fours martin de 30 tonnes), et commença l'électrification de l'usine.

En 1921, Pierre Campionnet décéda subitement. C'est sa veuve, Philiberte de la Boissière, qui le remplaça en commandite simple. La société fut alors transformée en Société anonyme dénommée "Société anonyme des Forges de Gueugnon, Établissements Campionnet" le 4 février 1921. Le conseil d'administration confia la présidence à M. Hubert Aulois, cousin de Pierre Campionnet. L'entreprise comptait alors 1500 employés.

Le nouveau gérant poursuivit le développement entrepris par ses prédécesseurs. L'usine produisait désormais totalement son acier. En 1917, une centrale thermique fut installée, comprenant six chaudières alimentées par six trémies et une cheminée de 70 mètres. Depuis 1922, la centrale de l'usine distribue la lumière électrique et la force motrice à la ville de Gueugnon. Une nouvelle centrale électrique de 10 000 kW fut construite pour alimenter l'usine et la ville de Gueugnon.

A cette époque, grâce à ses transformations et ses perfectionnements, la Société des forges de Gueugnon devint l'une des aciéries les plus réputées de France. La production de l'usine atteignait en moyenne 50 000 tonnes de produits par an. Cette production comprenait la tôle noire pour articles de fumisterie et emballages métallurgiques, la tôle décapée pour emboutissage d'articles de ménage étamés, émaillés et galvanisés, la tôle polie pour carrosserie d'automobiles, le fer-blanc, les tôles plombées et galvanisées.

Quand la famille Campionnet passa la main, les Forges de Gueugnon étaient en pleine mutation, obligées de se spécialiser pour survivre.

En 1928, le premier four à normaliser en France fut installé à Gueugnon afin de permettre le traitement de tôles de carrosserie pour emboutissage « extra-profond ». En 1930, les premiers contacts furent pris avec la Société d’électrochimie, d’électrométallurgie et des aciéries électriques d’Ugine, dans le but de se convertir aux traitements et au travail des tôles inoxydables et spéciales.

Les Gueugnonnais, comme l’ensemble des Français, vécurent mal la profonde crise économique qui suivit le krach mondial en 1929. En deux ans, la production régressa.

En 1931, messieurs de Wendel et Compagnie assurèrent l’administration des Forges de Gueugnon dont la situation financière, causée par la crise économique mondiale, était difficile.

Les Forges connurent leur lot de grèves comme partout dans le pays durant les années trente. En 1936, la victoire électorale du Front populaire suscita un immense élan à Gueugnon. Les travailleurs prirent conscience de leur force et exprimèrent des revendications salariales. Le syndicat des Forges interdit et dissout, après les grandes grèves du début du siècle, par Monsieur Campionnet, fut ressuscité avec le soutien du maire Jean Laville. Ce socialiste admirateur de Jaurès n’était autre que celui qui avait pris la tête de la ville face à la famille Campionnet qui la dirigeait depuis de près de 70 ans. Il compta parmi les ouvriers licenciés par les Campionnet suite à la grève de 1899.

Au moment où les allemands entrèrent dans Gueugnon, la production venait d'être arrêtée quelques heures auparavant. Les Forges furent placées sous le joug allemand mais contrairement, aux autres usines métallurgiques de la région (Le Creusot, Imphy, etc.) qui furent totalement annexées par les forces allemandes, celles-ci constituèrent un cas particulier. En effet, l’entreprise dépendait de l’administration de Pétain et resta placée sous la responsabilité de son propriétaire, de Wendel alors que les autres usines du groupe de Wendel et Compagnie, situées dans la zone interdite du Nord et de l'Est de la France furent pratiquement confisquées.

Après la Libération, un comité d’entreprise fut créé dans l’usine. Ceci n'alla pas sans grincements de dents de la part de de Wendel qui vit ainsi les œuvres sociales, jadis « domaine réservé » patronal, lui échapper et incomber directement à des élus du personnel.

À l’automne 1949 et au printemps 1950, les salariés s’engagèrent dans de nouveaux arrêts de travail afin d’obtenir une amélioration du pouvoir d’achat. Ce nouveau conflit ne s'envenima : de Wendel eut même recours aux CRS afin de faire évacuer l’usine occupée et licencia les principaux dirigeants syndicaux.

Le duo Douheret-Michoulier, en place à la direction de l’usine depuis les années trente, fut remplacé par M. Clerget et une nouvelle équipe fut mise en place afin de promouvoir une autre orientation. L’usine se spécialisa alors dans les aciers au silicium et les aciers inoxydables laminés à froid (ce qui devint par la suite sa grande spécialité).

1950 est aussi l’année de la création de la marque Uginox. D’autre part, les Forges prirent une importante participation dans Sollac (Société lorraine de laminage continu).

En 1955, un important programme d’installations en laminage à froid fut lancé avec l’acquisition du premier laminoir réversible à froid Sendzimir (du nom de l’ingénieur polono-américain qui l’a mis au point) pour traiter les bobines d’acier inoxydables. L’approvisionnement en matière première était alors assuré par Ugine, qui coulait les lingots d’acier à Moûtiers (Savoie), ceux-ci étant transformés en bobines à chaud par Sollac, avant d’arriver à Gueugnon.

En 1956, M. Clerget s’adjoignit un ingénieur, René Favier dont le rôle fut déterminant dans le choix des futures installations. Il devint directeur général adjoint en 1963.

C’est au cours de l’année 1962, que la première ligne européenne de recuit brillant en bandes larges fut installée à Gueugnon. Deux autres lignes suivirent rapidement.

Pendant vingt ans, les Forges se transformèrent en se dotant d’outils toujours plus sophistiqués qui leur conférèrent une place prépondérante parmi les producteurs mondiaux d’inox et de produits plats, devenant même n°1 mondial de l’acier inoxydable. L’usine embaucha à tout va et des milliers d’emplois induits furent créés dans les entreprises de sous-traitance qui gravitaient autour de l’usine de Gueugnon mais également dans les entreprises du bâtiment et de l’artisanat local. Les Forges atteignirent 3 750 salariés au début des années soixante.

Cet âge d’or dura jusqu’au milieu des années soixante-dix. Seules les fameuses grèves de la fin 1967 et de début 1968 (avec comme point d’orgue le mois de mai) vinrent troubler cette période prospère en permettant une considérable amélioration du niveau de vie du personnel. En effet, alors qu'avant 1968, le pouvoir d’achat des Forgerons était à la traîne, après ces évènements et dans les années qui suivirent, le personnel des Forges obtint les meilleures rémunérations du département, voire de toute la sidérurgie française, pour le grand bien de l’économie régionale.

En 1973, par l’intermédiaire de la société Sollac, les Forges de Gueugnon prirent une participation dans le complexe sidérurgique de Solmer à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Ce dernier approvisionna alors par trains l’usine de Gueugnon en demi-produits.

Les Forges envisagèrent de saturer à 300 000 tonnes de capacité l’usine actuelle et d’installer une seconde usine sur le site aménagé de Chazey, à la sortie sud de la ville, d’une capacité de 100 000 tonnes d’acier inoxydable. Mais le choc pétrolier de1973 fit ajourner le projet.

En 1975, la mise en place du laminoir Sendzimir n°6 fit la fierté de la ville. En effet, il était le plus puissant et le plus moderne jamais construit dans le monde et fit porter la capacité de l’usine de Gueugnon à 300 000 tonnes par an.

En 1977, le gouvernement Giscard-Barre décida une prise de participation majoritaire de l’Etat sur l’essentiel de la sidérurgie française, afin de redresser cette industrie de base.

Cependant, face aux succès des résultats de l’usine de Gueugnon, contrairement à la plupart des autres usines sidérurgiques qui connaissaient un début de déclin, les de Wendel furent autorisés à conserver quelques entreprises regroupées au sein d’une holding appelé CGIP, dont les Forges de Gueugnon faisaient partie.

Cette situation porta alors un rude coup aux Forges de Gueugnon. L’entreprise se trouvait désormais impliquée dans une politique sidérurgique nationale sans en recevoir les crédits d’aménagement. Rapidement, les de Wendel tentèrent de se désengager de la branche sidérurgique. Une grande partie du parc immobilier des Forges, soit près de 1200 logements, fut vendue. Une énorme part du patrimoine des Forges fut alors abandonnée.

En 1976, une page historique des Forges de Gueugnon se tourna. Le laminage à chaud qui avait marqué pendant plus d’un siècle l’histoire des Forges se termina avec la fermeture des deux dernières lignes employant ce type de production.

En 1980, la filiale « Equipinox », située près du quartier des Gachères et produisant des enjoliveurs et des plats en inox haut de gamme fut fermée. Le personnel, en majorité féminin, fut intégré aux Forges.

En 1983, c’est la filiale « Francémail », située sur la plaine du Vieux-Fresne, qui occupait 250 salariés et fabriquait des baignoires émaillés qui fut mise en vente. Le personnel fut, là encore, intégré aux Forges.

Le 1er janvier 1983, les Forges de Gueugnon furent intégrées à « Ugine Aciers », filiale de Sacilor, et prirent le nom d’ « Ugine Gueugnon SA », société au sein de laquelle la CGIP des de Wendel ne détenait plus qu’une minorité d’actions.

En 1984 M. Fievet (nommé chevalier de la légion d’honneur au titre de son rôle déterminant dans la prédominance de l’usine de Gueugnon au niveau mondial durant ces vingt dernières années) fut remplacé par M. Aussure. M. Fievet aura marqué de façon positive son passage à Gueugnon. Privilégiant une politique sociale respectueuse et reconnaissante du savoir-faire des Forgerons de Gueugnon.

De proches collaborateurs de M. Fievet furent alors nommés successivement au poste de responsable du site de Gueugnon : M. Baillet, parti en retraite en juillet 1985 et remplacé par M. Borne. Un an après, celui-ci passa la main à M. Perdu.

Ce dernier prit ses fonctions dans une atmosphère chargée d’électricité. En septembre 1986, se succédèrent des grèves avec occupation des locaux, ballet de CRS, forçage des grilles d’entrée par les cadres dirigeants afin de reprendre possession de l’usine, blocage des lignes de TGV à Montchanin par les salariés. Après plusieurs semaines d’affrontements, un accord fut conclu ne satisfaisant ni la direction ni le personnel.

Le 1er janvier 1987, à la suite d’une fusion d’Usinor et de Sacilor, les deux filiales qui produisaient des aciers spéciaux plats inoxydables, fusionnèrent sous l’appellation « Ugine aciers de Châtillon et de Gueugnon » (UACG). Désormais le groupe nationalisé Usinor-Sacilor englobait la totalité de la sidérurgie française, plus certaines industries de transformation, comme Creusot-Loire. Le PDG de ce groupe était alors M. Francis Mer, celui d’Ugine ACG devint M. Chopin de Janvry à la place de M. Pierre Hugon et le responsable du site, M. Perdu, fut maintenu à son poste. Il fut muté le 1er janvier 1990 et remplacé par M. Chassagnon, ex-responsable du site de Pont-de-Roide (Doubs).

À l’ancienne UGSA, qui comprenait les sites de Gueugnon, de l’Ardoise et de la Défense, la nouvelle société adjoignit les sites de l’ancienne Usinor-Châtillon, à savoir, Isbergues, Pont-de-Roide, Firminy et Saint-Chély-d’Apcher soit au total 5 500 salariés.

Le 1er janvier 1991, Ugine aciers de Châtillon et de Gueugnon devint Ugine SA qui comprend, outre l’ensemble de la branche aciers inox et produits plats spéciaux du groupe, celle des produits long inox : Ugine-Savoie et Imphy SA devinrent alors des filiales d’Ugine SA. Le nouvel ensemble, avec ses autres filiales françaises et étrangères, représentait 12 000 personnes employées et son chiffre d’affaire était d’environ 15 milliards de francs.

L’introduction progressive de nouvelles technologies et l’amélioration de la qualité des produits engendrèrent une part croissante de travail automatisé et nécessitèrent une formation toujours accrue des salariés. Mais, revers de la médaille, l’effectif en ressortit diminué. Cependant la capacité de production des Forges de Gueugnon ne cessa de s’accroître. Pour preuve, en 1974, Gueugnon produisait entre 180 000 et 200 000 tonnes d’inox par an avec 3 500 salariés, tandis qu’en 1993, avec 1 700 salariés, les Forges produisaient 245 000 à 300 000 tonnes.

D’importantes installations ont donc vu le jour dans la société Ugine SA, notamment sur le site de Gueugnon. Sur le plan de la recherche et de la mise au point de nouvelles technologies sur les aciers, l’avance de la société est certaine et repose sur un savoir-faire d’Ugine remontant aux années vingt, en collaboration avec Gueugnon dans les années trente, et à l’après-guerre. Ainsi, tout au long des années 90, une mutation considérable et rapide de l’appareil de production a été effectuée, non seulement à Gueugnon (qui reste la plus puissante unité de laminage à froid d’aciers inoxydables du monde), mais dans tout le pays, faisant la sidérurgie française une des plus modernes du monde et confortant Ugine SA parmi les plus grands et les plus performants groupe sidérurgique mondial. Attirant toutes les convoitises ces dernières années.

En 2002, Ugine SA et ALZ N.V. furent regroupées dans le cadre de la création du groupe Arcelor. Ce rapprochement donna naissance à « d'Ugine & ALZ » (U&A) dans le cadre de la fusion Arbed, Aceralia et Usinor.

Le groupe compte 4 sites de productions : Genk et Charleroi pour la Belgique, et Isbergues et Gueugnon, pour la France.

En 2005, Gueugnon comptait 1 279 salariés et produisait 450 000 tonnes d’aciers par an.

Le 28 janvier2006, Mittal Steel Company fit une offre publique d'achat hostile sur Arcelor pour 18,6 milliards d'euros alors qu’Arcelor n’avait que 17,6 milliards d'euros de fonds propres. Fin février 2006, après une hausse d'Arcelor, la capitalisation boursière des deux groupes était presque identique.

La fusion se fit malgré les craintes des marchés boursiers face à l’émergence de ce superpuissant de la sidérurgie. La société issue de cette fusion réunit alors le premier et le deuxième producteur d'acier du monde, Arcelor et Mittal Steel.

Le nouveau groupe Arcelor-Mittal devenait ainsi le numéro un mondial de la sidérurgie, avec 320 000 employés dans plus de 60 pays. Son chiffre d’affaire passa à 70 milliards de dollars. Le groupe est dirigé par le milliardaire indien Lakshmi Mittal, cinquième homme le plus riche du monde selon le magazine Forbes en mars 2007.

En mars 2006, M. Jean-Yves Gilet prit la succession de M. Philippe Darmayan à la tête d’Ugine & ALZ rattachée au groupe Arcelor-Mittal.

Au 31 décembre 2006, les forges de Gueugnon comptait 1173 salariés.

Gueugnon est certainement depuis très longtemps inclus dans le berceau de la race charolaise. Quelques croisements étrangers eurent lieu vers 1830 mais ils furent sans conséquence, la plupart des éleveurs du moment ayant conservé la race pure. Dans la région de Gueugnon, on peut supposer qu’étant à proximité du Morvan, qu’il y eut quelques croisements avec la race morvandelle mais là encore sans grande conséquence sur le phénotype. De race de travail (pour le trait), la charolaise est devenue, par une sélection rigoureuse des éleveurs, une des plus belles races à viande du monde. Elle s’est adaptée dans tous les pays d’élevage du monde et s’est adaptée à tous les climats. Chaque année, elle gagne du terrain que ce soit en race pure ou en croisement avec les races locales. Les éleveurs sélectionneurs de Gueugnon participent massivement à son expansion et exploitent à fond les grandes possibilités génétiques de cette merveilleuse race charolaise.

N.B. : Les fonctions des adjoints ont été attribué lors du conseil municipal suivant le second tour des élections municipales de mars 2008, sous réserve de modifications ultérieures.

C’est en 1927, que fut créé le corps de sapeurs-pompiers de Gueugnon, avec comme parrains, les lieutenants Gaspard Marmorat et René Rousset. Avant la création du corps de pompiers de la ville, la protection contre les incendies était assurée par les pompiers des Forges de Gueugnon.

Le centre de secours fut alors installé place de l’église (actuel centre Henri-Forest), après une courte période où le matériel était installé près de la mairie, jusqu’en 1985, date à laquelle la municipalité réaménagea les bâtiments d’une ancienne entreprise pour faire un nouveau centre de secours, situé aujourd’hui dans la plaine du Fresne, afin de servir les neuf communes alentours. L’effectif est d’une trentaine de sapeurs-pompiers volontaires.

Le 50 rue de la Convention, qui a abrité la perception jusqu’à la fin de la dernière guerre, a été la première gendarmerie. Cette grande bâtisse, datant de 1794, fut un hôtel pendant les années suivantes avant d’être, en 2007, le siège de la Maison des Associations et de l’office de Tourisme.

En 1892, on construisit une nouvelle gendarmerie dans la rue principale de Gueugnon (ancienne Grande rue et actuelle rue de la Liberté). Elle fut ensuite transférée rue des Bruyères en 1970.

L'ancienne mairie-école a été construite en 1859 et fut démolie en 1904. La Mairie actuelle a été construite au même emplacement que la précédente en 1905.

Avant 1888, elle était établie à Perrecy-les-Forges et ensuite en centre-ville. Elle se trouvait alors dans la nouvelle mairie à partir de 1905 jusqu’à l’aménagement dans l’actuel bâtiment situé place De Gaulle.

La protection médicale aux Forges existe depuis le début du XXe siècle. Créé en 1946, la sécurité sociale était rue Jean-Bouveri à l’angle de la rue du 11 novembre au centre ville, puis elle a été transférée dans le bâtiment neuf en 1961, à l’emplacement de l’ancien cimetière, sur l’actuelle place De Gaulle. En 2007, la Caisse Primaire d'Assurance Maladie est transférée au sein de la tout neuve Maison des Associations rue de la convention.

Il fut aménagé en octobre 1977 à côté de la mairie.

Deux tranches de 49 et 62 logements en 1950 furent construits et une troisième en 1957 avec 50 logements en bandes aux quartier des Bruyères, route de Digoin, au sud de la ville et 4 bâtiments de 14 logements à la Cité des Rieux, route de Toulon-sur-Arroux, au nord de la ville. Beaucoup d’autres suivront entre 1960 et 1980.

Situé au cœur de la cité HLM des Bruyères, route de Digoin, le centre social a ouvert ses portes en janvier 1981.

La résidence des Acacias fut construite sur l’emplacement de l’ancien port en 1976 et compte 80 logements.

Le Foyer du Parc, situé entre la place de l’église et le château d’Aux, aux bords de l’Arroux, fut construit en 1982 avec 20 appartements.

Est venu s’ajouter récemment le Foyer Eriva à côté de la résidence des Accacias.

Il y eut plusieurs terrains de football dans la ville (quartier des Gachères, qui existe encore aujourd'hui, quartier de la pépinière, etc.) mais la construction du stade Jean-Laville (du nom du maire de Gueugnon qui instaura le projet) commença en 1936. Il fut aménagé à partir de 1942. Un agrandissement fut effectué en 1961. En 1995, la construction de 6000 places reparties en deux tribunes est et ouest porta la capacité à plus de 15000 places. En 2007, après le remodelage de l’environnement du stade, la tribune nord a été détruite afin d’être reconstruite en doublant sa capacité d’accueil. La tribune sud devrait suivre le même chemin. Une partie des tribunes et le parking du stade contiennent des déchets radioactifs (stériles minières), étalés sans aucune mise en garde sur environ 12 hectares, avec presque 225.000 tonnes dispersées sur la commune, dont sur un terrain non clôturé jusqu'en 2008, qui a même accueilli des aménagements d'accueils (bancs..) et un "parcours de santé" .

Elle fut en projet dès 1935 mais ne fut réalisée et ouverte qu’en 1971 près du stade Jean-Laville.

Ce sont les frères maristes qui enseignèrent à l’école communale de garçons jusqu’en 1886. À cette date fut nommé le premier instituteur laïc : Benoît François Paye bien. Il resta 11 ans à ce poste.

Nous ne savons pratiquement rien sur cette école (même les noms des instituteurs ne sont pas parvenus jusqu’à nous) avant 1856, date à laquelle le conseil municipal exprima sa volonté de construire une nouvelle école de garçons plus grande que la précédente. Elle est aujourd’hui l’actuelle école Jean-Macé. Des agrandissements eurent lieu par la suite en 1930 et 1958 puis des classes dans des locaux préfabriqués s’y ajoutèrent en 1959 et 1960.

Le projet fut évoqué lors d’un conseil municipal en 1851 de construire une école pour jeunes filles. Cependant l’argent manquait. On décida d’ouvrir cette école dans un bâtiment déjà existant, bien qu'inapproprié, tenu par des sœurs, dans l’actuelle rue de la fontaine. Ce sont une participation de la commune mais surtout les dons de messieurs de Chargères et Campionnet qui permirent le début de sa construction en 1880 dans la rue Saint Charles (aujourd’hui rue Pasteur). Elle devint laïque en 1888.

Elle a d’abord fonctionné dans les locaux de l’école de garçons jusqu’à la construction de locaux dans l’enceinte de l’école des filles qui débuta en 1903 et fut terminé en 1907.

Ouverte en 1954-1955, cette école se situe sur la route de Chassy, à l’est de la ville. En 2007, elle a été menacée de fermeture suite à un manque d’effectifs.

Ouverte en septembre 1969 avec deux classes, une troisième fut créée en septembre 1971, année où elle atteint son maximum en effectifs avec 124 élèves. Ce niveau se stabilise puis baissera à partir de 1977-1978 amenant la fermeture de la troisième classe en 1991. Aujourd’hui l’effectif se situe à environ 50 élèves.

Ouverte en septembre 1973 avec quatre classes auquel s’ajoutera une garderie en septembre 1989.

Ouverte en 1975 avec neuf classes primaires et trois classes maternelles. En 1977-19É78, l’école passa à treize classes primaires et quatre en maternelle. Une garderie fut également ouverte en 1978. Cette même année, on comptabilisa le maximum qu’eut l’école en effectif, soit 370 élèves en primaire et 170 en maternelle. Face à la baisse du nombre d’élèves depuis 1989, l’école ne compte plus que sept classes primaires et trois classes maternelles.

Ouverte en 1905 par les Sœurs de l’Instruction de l’Enfant Jésus de Chauffailles (l’école qui s’y trouvait avait été fermée), elle fut agrandie en 1920, date à laquelle l’Association d’enseignement populaire (devenue SEEPG) devint propriétaire des lieux. Depuis 1961, elle fonctionne sous contrat d’État et est gérée par un organisme de gestion de l’Enseignement catholique (OGEC). L’école, qui n’accueillait à l'origine que des filles, devint mixte au début des années 1970.

Entre 1880 et 1890, fut ouverte une école de garçons, place des Forges, conduite par des religieux. Cette dernière ferma en 1918.

En 1942, à l’instigation des directeurs des Forges de Gueugnon Douheret et Michoulier, fut mis en place un centre d’apprentissage préparant à divers CAP. En 1990, l’École technique d’Ugine devint une antenne du CFAI de la métallurgie assurant la formation des métiers de la sidérurgie.

Vers 1920, des Polonais ont commencé à venir travailler à Gueugnon. Ils étaient de plus en plus nombreux et venaient avec femmes et enfants. Une école polonaise fut donc créée. Elle fonctionnait dans une salle occupée par une classe de l’école de fille pendant une longue période. Ces cours avaient donc lieu le soir entre 17 et 19 heures. La dernière institutrice fut Mme Barbara Mikolaszek qui prit sa retraite en 1965, date à laquelle on ferma cette classe.

Les cours agricoles à l’école de garçons (actuelle école Jean-Macé) débutèrent dans les années cinquante, tout comme les cours ménagers à l’école des filles (actuelle école Pasteur), sous la direction de Jean Germain puis de Roland Cottin (futur maire de Gueugnon). De quelques dizaines d’élèves, l’effectif passa très vite à une bonne centaine. Les deux classes devinrent alors beaucoup trop exiguës. En 1971, la ville de Gueugnon acheta la ferme Dutroncy, située au lieu-dit « Chazey » au sud de la ville, pour y installer le Centre Agricole de Gueugnon en 1974. Mais, prévu à l'origine pour une soixantaine de personnes, le Centre Agricole, avec la multiplication des formations et leur diversification, devint trop petit pour accueillir tout le monde. Aussi, en 1991, la construction de nouveaux locaux pour le CFA (Centre de Formation Agricole) de Gueugnon fut décidée. Un internat et la restauration sur place y ont été mis en place. Aujourd’hui sa capacité d’accueil est de plus de 100 personnes.

Un CEG (collège d’enseignement général) s’installa, en 1966, à l’ouest de la ville, sur la plaine de Fresne avec 430 élèves. Celui-ci fut nationalisé en 1968. Il est aujourd’hui l’actuel collège du Vieux-Fresne.

Un second collège, assurant un enseignement général et des formations spécialisées (SES et CPPN) fut construit en 1973 à l’ouest de la ville. Il s'agit de l’actuel collège du 8 mai.

Face à la baisse du nombre d’élève dans ces deux établissements, la municipalité a décidé de les regrouper sur un seul site (le site retenu est celui du collège du 8 mai). La fusion donnera naissance au nouveau collège Saint-Exupéry courant 2011.

Situé rue du Port, il fonctionne depuis 1970.

La clinique-maternité de la Fourrier, installé au château de la Fourrier (au nord de la ville, route de Toulon-sur-Arroux), a fonctionné de 1968 à 1971. Elle fut fermée puis remplacée par un moyen séjour de l’hôpital de Paray-le-Monial en 1978. Actuellement, une MAPAD (maison d’accueil pour personnes âgées dépendantes) fonctionne et est complétée par un long séjour médicalisé.

La première, en 1938, fut temporaire car tenue par un réfugié politique allemand qui partit juste avant l’invasion. Ce n’est qu’en 1946 qu’un titulaire s’installa à Gueugnon et ouvrit la première clinique vétérinaire. Une seconde fut ouverte dans les années 90 dans la zone artisanale des Fontaines entre la plaine du Fresne et le quartier des Bruyères, sur la route de Digoin.

Il est bien difficile de ne pas parler du Football Club de Gueugnon (FCG) tant la ville doit une grande partie de sa notoriété dans l’hexagone à celui-ci.

Le FC Gueugnon est un club omnisports né en 1940 de la fusion du patronage de la Foch et du club laïque de l'ASG. Dès la fin de la guerre, le FCG, emmené par les quatre frères Churlet, s'imposa comme le club phare de la Ligue de Bourgogne.

Collectionnant les titres de champion de Ligue, Gueugnon fut incorporé au Championnat de France Amateurs qu'il remporta en 1947 face à l'Arago d'Orléans. En 1950, le club connut l'honneur d'avoir un de ses joueurs retenu en équipe de France Amateurs : Robert Van Den Abeele. D'autres suivirent. En 1952, le FCG enleva à nouveau le titre de champion de France Amateurs. Ce fut liesse dans la petite commune gueugnonnaise, peuplée alors de 4000 habitants. Ces quelques titres de gloire installèrent Gueugnon comme un « sénateur du CFA » Financièrement aidé par les forges (la quasi totalité des joueurs y étaient employés), le FCG n'a pourtant jamais été touché par la folie des grandeurs. Refusant de céder à la mode des « vedettes », Gueugnon préféra privilégier la formation. Participant au championnat de seconde division dès sa création, le club gagna le championnat 1978-1979. Il obtenait ainsi le droit de monter à l'échelon supérieur mais une telle démarche impliquait l'abandon du statut amateur. Le club refusa et resta en seconde division. En 1993 le FC Gueugnon frôla la catastrophe en étant rétrogradé sportivement en Division 3 mais le club fut repêché par la LNF de justesse par l'interdiction de montée d'un autre club (AS Lyon Duchère). En 1995, le FC Gueugnon qui avait adopté le professionnalisme depuis plusieurs années, fut promu et monta en première division. Il fut relégué l'année suivante, échouant pour un point dans la course au maintien.

En l'an 2000, le club remporta la Coupe de la Ligue en finale au stade de France face au Paris Saint Germain sur le score de 2 à 0. Ce qui lui donna le droit de disputer ses deux premiers matchs européens. Aprés une présence en Ligue 2 depuis 1970, seulement interrompue par son année de première division, le club a été relégué en National lors de la saison 2007/2008. Quelques entraîneurs ont particulièrement marqué l'histoire du club comme MM. Perpère, Daniel, Nowotarski, Gransart ou Dupont.

Fondée en juillet 1920, la Foch est la première association multisports mais aussi multi activités (football, gymnastique, fanfare, etc.). Le maréchal Foch en avait accepté la haute présidence par lettre-autographie, ce qui explique son patronyme. Le fondateur fut le marquis de Chargères qui fournit salles, terrains et tout le nécessaire pour l’association.

A l'origine Centre de Découverte du Milieu, ce musée d'histoire locale situé à Chazey a pris son nom actuel en 2004. Il a été créé à l’initiative de la municipalité en partenariat avec trois associations locales (Patrimoines et Mémoires Gueugnonnais, Minéraux et Fossiles du Val d’Arroux et les Amis du Dardon. Approche géologique avec panneaux et vitrines de fossiles et minéraux locaux. Volet archéologique avec le site du Vieux-Fresne, le plus important centre de production de céramiques de Bourgogne à l'époque Gallo-Romaine (collections et maquette représentant l'atelier de potiers). Histoire des Forges de Gueugnon, de leur création (1724) à nos jours.

Exposition permanente de sculptures monumentales en acier inoxydable, implantées dans le Parc du Château d'Aux.

En 1928, des séances de cinéma scolaires furent instituées à l’ancienne école de garçons (avec des séances pour adultes le mercredi soir) puis, en 1933, à l’école de filles. Parallèlement existait un cinéma ambulant. En 1937, un cinéma fut construit afin de remplacer ce dernier. L’emplacement, qui se trouve non loin de l’école Jean-Macé (ancienne école de garçons) est toujours l’emplacement de l’actuel cinéma « Le Danton ». En 2007, le cinéma a été totalement rénové avec notamment un hall d’entrée plus spacieux.

Construit sur l’emplacement de l’ancien cimetière sur la place de la jonchère (actuelle place De Gaulle), il a ouvert en 1934. Il s’est agrandi en 1967 et en 1990 (avec rénovation extérieur et intérieure).

Ancienne usine de biscuits puis Equip’Inox, entreprise filiale des Forges de Gueugnon, les locaux furent achetés et remis en état par l’AMEICAG (Association municipale pour l’expansion industrielle, commerciale, agricole, et avicole de Gueugnon). Des expositions et manifestations variées s’y déroulent depuis 1992.

Aménagé en 1990 à l’instigation du SIVOM (Syndicat intercommunal à vocations multiples), issue de la volonté des élus de dynamiser le canton au niveau économique, culturel et touristique.

Gueugnon en compte plus de 200. Ce qui fait de Gueugnon la ville la plus associative du département. La plus ancienne est la « Perche gueugnonnaise », regroupant pêcheurs amateurs et professionnels et créée en 1903.

Dans le cadre des grands travaux d'aménagement du réseau routier qui eurent lieu dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, les États de Bourgogne décidèrent le 23 janvier 1782 de créer une liaison routière destinée à relier la Franche-Comté au Bourbonnais. Cette route, portant le numéro 25, devait passer par Lons-le-Saunier, Louhans, Cuisery, Tournus, Saint-Gengoux-le-National, Joncy, Perrecy-les-Forges, Gueugnon, Bourbon-Lancy et rejoindre Moulins.

L'importance économique de cet itinéraire nécessitait la construction d'ouvrages d'art, en particulier la construction d'un pont pour le franchissement de l'Arroux à Gueugnon. Jusqu'alors, en effet, cette rivière ne pouvait être franchie, à Gueugnon, que par un gué.

La réalisation de ce pont fut confiée à l’ingénieur en chef des Ponts-et-Chaussées des États de Bourgogne, Émiland Gauthey, et les travaux durèrent entre 1784 et 1787.

Le pont de Gueugnon est quasi-unique en son genre. D'une longueur de 60,87 mètres et d'une largeur de 7,10 mètres entre les faces intérieures des parapets de l'époque, il est établi d'une rive à l'autre avec une pente unique de 1,90 mètres et des arches décroissantes. Il correspond à la moitié d'un pont en dos d'âne. En effet, la différence de niveau entre les deux rives de l'Arroux ne pouvait être effacée en raison des moyens matériels de l'époque, de la nature rocheuse du terrain et de la présence de constructions proches des rives. Seul, le pont de Mazères en Gironde construit entre 1877 et 1879 est disposé comme celui de Gueugnon.

La structure des voûtes en anse de panier par caissons, déjà employée par Emiland Gauthey au pont de Navilly sur le Doubs, a été utilisé à Gueugnon (21 caissons par arche); mais en raison de la décroissance des arches, les carriers de Clessy durent préparer des blocs de pierre et les ouvriers tailler des voussoirs différents pour chacune des cinq arches surbaissées, comme pour cinq ponts distincts.

Les pyramides à base ogivale qui ornent les piles du pont de Gueugnon composent un très simple et excellent motif de décoration.

Des ponts construits par Emiland Gauthey, seul celui de Gueugnon possède des murs en aile présentant une courbure concave très favorable à l'écoulement des eaux.

Le pont fait partie des ponts construits au XVIIIe siècle, qui sont, en général, de très bonne qualité tant au point de vue de leur conception architecturale qu'au point de vue de leur mise en œuvre. Malheureusement les fondations ont été faites par l'emploi de caissons échoués sur des pieux, à une profondeur de 0,60 mètre en dessous des basses-eaux, ce type de technique, peu perfectionné à l'époque et mal-connu, a amené des dégradations au niveau des fondations et les réparations ont nui à la qualité esthétique originelle de l'ouvrage.

En 1961 et en 1979, les fondations des piles ont subi des réfections par injections de laitance, protection métallique et bétonnage qui créent un effet disgracieux en période de basses eaux. D'autres réfections sont intervenues dans les années suivantes tel que des travaux de consolidation, rénovation et équipement. Ces travaux réalisés dans le but de sauver l'essentiel de ce pont ont toutefois abîmé l'équilibre d'un ensemble, dont le classement au titre des Monuments Historiques permettait de lui redonner un aspect plus conforme à celui d'origine.

Malgré le poids des ans, le pont demeure le principal trait d'union entre le deux partie de la ville (même si un deuxième pont fut construit en 1984 à la place de l'ancien pont du chemin de fer sur l'Arroux) et reste robuste et solide en supportant un trafic de 12000 véhicules par jour et le passage de tous les convois exceptionnels transitant par Gueugnon (dont le plus lourd emprunta le pont en 1981 avec ses 236 tonnes sans aucun dommage).

L'ancienne église de Gueugnon, détruite en 1870, avait été construite au XIe siècle dans un style roman brionnais. Orientée vers l'Est, elle occupait l'emplacement du transept de l'actuelle église. Son clocher, selon la description par le curé Chaumette vers 1870, était à six pans avec colonnettes aux ouvertures, l'abside avait disparu et à son emplacement se trouvait la sacristie, la nef était pavé de carreaux en terre cuite mais on y voyait un certain nombre de grandes dalles servant de tombes avec inscription (104 personnes furent inhumées dans l’église à partir de 1688 dont le marquis de La Tour Maubourg en 1764), le transept et le chœur avaient des voûtes en plein-cintre maçonnées, la tour du clocher s'élevait au centre du transept, enfin nef et transept avaient une superficie de 200 mètres carrés et l'église pouvait contenir 400 personnes.

Les pourparlers concernant le remplacement de l'ancienne église de Gueugnon, qui menaçait ruine et dont les dimensions étaient devenues insuffisantes face à l'augmentation rapide de la population, furent portés en 1863 devant le conseil municipal par une proposition du comte de Chargères. Les terrains que ce dernier proposait de donner permettaient de remodeler le quartier de l'église. En 1867, l'affaire traîna en longueur car l’évêché d'Autun souleva l'objection que l'inondation de l'Arroux de 1856 a atteint l'emplacement prévu. Après discussions avec le maire de Gueugnon, Pierre Campionnet, une nouvelle convention fut passée fin 1868 avec la comtesse de Chargères, devenue veuve, qui cédait son jardin dit de la terrasse. L'église fut donc construite en 1869-1870 à la place de l'ancienne mais orientée différemment.

Le fief d'Essanlez est connu en 1379 par le mariage de Bertrand d'Essanlez, dont les armes comportent un sanglier (sanlez ou sanliez en patois morvandeau), avec Jeannette de Crosat de Bourbon-Lancy. En 1465, leur petite-fille Louise d'Essanlez, dame d'Essanlez et de l'Abergement, l'apporte en dot à son époux Anthoine de Montmorilon, écuyer.

En 1603, le titre est porté par Jehan de Montmorillon, chevalier, baron de Villers et d'Essanlez, arrière-petit-fils d'Anthoine de Montmorillon.

L'inventaire de 1617 qui figure au terrier (ancêtre du cadastre établi par les seigneurs tous les dix ans) de Lucenier est établi au château d'Essanlez et est signé par Anthoine de Montmorillon (deuxième du nom) écuyer, seigneur d'Essanlez, Toux, la Roche, Montaguet, Rochefort et Lucenier.

En 1683, ces fiefs sont repris par Claude Palatin de Dyo, comte de Montmort et échoient par héritage à Antoine de Busseuil.

Jean-Hector de Fay, marquis de la Tour Maubourg, baron des Essanlés, possède le château en 1718 (bien qu'il n'y réside pas). Il crée la Forge de Villefaye entre 1721-1724.

En 1764, son petit-fils Augustin-Jean-Louis Duprat, comte de Barbancon, hérite de ses propriétés de Gueugnon. Il vendra, en 1788, à Jean-Baptiste Perrot, secrétaire du roi et négociant à Chalon-sur-Saône, les terres, domaines et seigneuries de Clessy, Vendenesse-sur-Arroux, Essanlés, Rochefort, Villefaye. Sa famille exploitera la Forge jusqu'à l'arrivée de la famille Campionnet en 1845.

Un plan de Gueugnon, vers 1786, nous donne la disposition de château d'Essanlés : cinq tours délimitant un pentagone entouré de fossés et occupé par un corps de logis en L.

Le château d'Essanlés a été démoli sous la Révolution française et aujourd'hui les ruines ont à présent disparu.

Un premier château fut construit au lieu-dit "Le Breuil" à la fin du XVe siècle. Il se composait d'un donjon entouré de 13 tours, dont une seule subsiste aujourd'hui en colombier. Il était ceint d'un profond fossé enjambé par un pont-levis. Bien qu'encore moyenâgeux dans son aspect général, il abritait un corps de logis résidentiel influencé par la Renaissance.

En 1616, un incendie détruisit le donjon et le château fut reconstruit dans son état actuel.

En 1677, le terrier du Breuil précise que la baronnie du Beuil possédait des vignes sur le coteau de l'Arroux à proximité du château.

Vendu par autorité de justice au début du XIXe siècle à un marchand de biens, il fut racheté par la famille Casimir Perrier (Président de la République) qui le revendit peu après à la famille de Valence.

En 1830, les de Chargères, qui avaient une propriété à Mondemot près de Vendenesse-sur-Arroux, en firent l'échange avec les de Valence. C'est ainsi que le château du Breuil retourna à ses anciens propriétaires.

Lors de son importante restauration de 1930, le château du Breuil servait de grenier à grains et ses fenêtres étaient obstruées par des galandages.

Le comte Bernard de Chargères et sa famille y réside aujourd'hui.

De l'ancien château appartenant à la famille de Valence, dont le dernier propriétaire fut Alain de Valence, , il n'existe plus rien. En effet, il a été entièrement incendié, à la fin du XIXe siècle ou au début du XXe siècle, par un valet de chambre qui, congédié, avait voulu se venger.

Plus tard, l'emplacement fut racheté par la famille Campionnet qui y fit édifier l'actuel château.

Construit à partir de 1910, il fut inauguré en décembre 1913 et fermé en septembre 1985. Il se situait à la sortie sud de la ville, route de Rigny-sur-Arroux.

Mise en place en 1934 sur un premier lot, elle a été développée par tranches jusqu’à la guerre et reprit avec l’extension de la ville des années cinquante à soixante-dix.

Autrefois, il était près de l’ancienne église. Il fut transféré en 1865-1866 sur la partie de la place de la jonchère (actuelle place De Gaulle) où se trouvent aujourd’hui le foyer municipal, l’école de musique et la sécurité sociale. A cause de son exiguïté et de la proximité du ruisseau du Burot (ou Beurot ou de Valette), qui fut détourné plus tard, il fallut chercher un lieu plus sain, ce qui prit plusieurs années. Ainsi, en 1901, fut ouvert celui de Montariange (petite colline au sud-ouest de la ville, route de Bourbon-Lancy), agrandi plusieurs fois depuis.

Les égouts de la ville furent commencés en 1937. Ils furent, comme les canalisations d'eau potable, étendus sur toute la ville au fur et à mesure de l'extension du bâti urbain des années cinquante aux années soixante-dix. Une station d’épuration moderne, situé au sud de la ville, route de Rigny-sur-Arroux, a été mis en service en 1995-1996.

En 1892, une compagnie fit la proposition en mairie d’éclairer les rues et les maisons à l’électricité. On refusa parce que la commune avait un contrat avec le gaz. En 1923, l’éclairage public devint électrique. En 1928, les premières installations électriques pour les particuliers virent enfin le jour. Mais c’est entre 1934 et 1937, que la totalité de la ville fut raccordée.

Les premiers furent installés en 1975 au croisement de la rue du 8 mai et de la route de Bourbon-Lancy (ils n’existent plus aujourd’hui, remplacées par le rond-point Éric-Tabarly).

Il fit son apparition dans la ville en 1880 puis en 1887 à l’ancienne mairie puis en 1906 dans la nouvelle.

Commencé à partir de 1927.

La première fut installée en 1862 sur le fronton de l’ancienne mairie-école. Une seconde suivit en 1930 sur la clocher de l’église.

Les premières informatisations de certains services municipaux fonctionnent dès 1983. En 2005, la ville de Gueugnon devient « Ville Internet » avec ses 4 @ grâce à ses installations innovantes et leurs sensibilisation auprès du public.

Il fut érigé en 1922 au centre de la place de la Jonchère (actuelle place De Gaulle).

Construite en 1937-1938 pour faciliter l’accès du stade Jean-Laville depuis la place du l’église. Détruite en raison de sa vétusté, elle a été reconstruite aujourd’hui.

Transformé en pont routier à une voie en 1969 et agrandi à deux voies en 1984.

Arrêt du trafic en 1977. Il fut remblayé intégralement et aujourd’hui s’élève, sur son emplacement, une résidence pour personnes âgées, un parc et des habitations. Seul subsiste la maison de l’éclusier qui était chargé de l’écluse n°1 sur la rigole de l’Arroux qui reliait le canal du Centre à Neuzy, près de Digoin.

Anciennement appelés quais des battus (lavoirs) et aujourd’hui nommé quai de l’Europe, l’aménagement et la consolidation des berges ont débuté en 1964 et ont duré plus de 10 ans.

Le ruisseau traversait auparavant le quartier des Gachères et des Marnays, la place de la jonchère (actuelle place De Gaulle) puis la place de l’église avant de se jeter dans l’Arroux. Devenu gênant autant pour les riverains que pour les usagers de la route (sans compter l’unique accès à l’église par un petit pont, enjambant le ruisseau, devenu trop petit et vétuste), le détournement du ruisseau fut en projet 1936 mais ne se fit qu’en 1954-1955. Aujourd’hui le ruisseau bifurque juste avant le quartier des Gachères, longe le collège du 8 mai (futur collège Saint-Exupéry) avant de se jeter dans l’Arroux, plus au sud que son tracé originel.

La toute première installation date de 1900 mais le téléphone ne fut installé à la mairie qu’en 1930. Les premières cabines furent installées en 1934.

Né dans la Loire, au château de la Garde, près de Montbrison, en 1678, il fut avant tout un militaire, s'engageant dès sa majorité à la Compagnie des Mousquetaires et entrant, 5 ans plus tard, au régiment du Roy-Infanterie comme sous-lieutenant. À 30 ans, il se retrouva capitaine et de 1703 à 1748, il participa aux nombreuses campagnes militaires de Louis XIV et Louis XV. Nommé Inspecteur Général de l'Infanterie en 1718 puis Lieutenant Général en 1738, il brilla par son ardeur au combat et fut fait chevalier-commandeur des Ordres du Roy. En 1757, enfin, il reçut le bâton de Maréchal de France. À ses qualités de militaires, le marquis de Maubourg joignit celle d'un homme d'affaires brillant. Etant seigneur de Clessy et propriétaire d'une partie de Gueugnon (sans doute par héritage de sa mère), il décida de construire la forge de Villefaye (du nom de sa famille) en 1721 pour exploiter ses bois et pour laquelle il obtient lettres patentes le 29 mai 1724. Ce modeste établissement métallurgique allait devenir "les forges de Gueugnon" dont la renommée nationale et même internationale n'est plus à faire. Le marquis possédait un château sur les hauteurs de Gueugnon au lieu-dit "Les Essanleys", château détruit lors de la révolution de 1789, mais demeurait cependant au vieux château au centre du bourg. Il décéda à Gueugnon le 16 mai 1764 à l'âge de 92 ans.

Né à Chalon-sur-Saône, le 3 décembre 1732. Son père, Pierre, y exerçait la médecine et sa mère, Louise Lafouge, était la fille d'un receveur du grenier à sel de Toulon-sur-Arroux. Après des études commencées à Chalon-sur-Saône, au collège des Jésuites, sa famille l'envoya à Versailles, chez un oncle qui enseignait les mathématiques. Plus tard, il entra dans l'atelier parisien d'un architecte de renom, Gabriel Dumont, puis à l'école des Ponts-et-Chaussées dont il sortit diplômé en 1758. Il obtint aussitôt un poste de sous-ingénieur à Chalon-sur-Saône. Il dut cependant attendre vingt-quatre années avant d'être enfin nommé ingénieur en chef à l'âge de 50 ans. Les bouleversements de la société consécutifs à la Révolution française l'amenèrent à de hautes responsabilités : inspecteur principal en 1792, membre du conseil général des Ponts-et-Chaussées en 1801 et vice-président de ce même Conseil en 1805. Déjà décoré de la Légion d'honneur, il allait être promu au grade de commandeur lorsqu'il décéda brusquement, à Paris, le 14 juillet 1806. Il fut le concepteur de nombreux ouvrages en Saône-et-Loire dont le pont sur l'Arroux de Gueugnon.

Né à Perrouse (Haute-Saône) en 1808, dernier fils d'une famille de petits vignerons-cultivateurs. Il débuta comme commis à Besançon, puis à Dôle. Puis il fut envoyé à l'usine du Verdrat à Martigny-le-Comte pour assurer le service de la fonderie. La société étant en faillite, Pierre-Joseph Campionnet se trouva au chômage. D'un caractère entreprenant, il fonda sa propre société en 1840 et reprit l'exploitation de l'usine du Verdrat. En 1845, la société racheta l'usine de Gueugnon. Campionnet et sa famille vinrent s'installer à Gueugnon en 1849. Il fut nommé Conseiller général de Gueugnon en 1848 et réélu jusqu'en 1874. Conseiller d'arrondissement de 1841 à 1848, il devint maire de Gueugnon de juillet 1852 à 1876. Il put alors faire construire la première mairie de Gueugnon (1859), la nouvelle église (1870), installer les premières écoles communales, participer aux premières discussions concernant la voie ferrée du val d'Arroux, faire réaliser la rigole navigable (1874). Il modifia l'urbanisme de la ville en faisant construire de nombreux logements pour ses ouvriers : les Gachères, la rue de la Villeneuve (côté gauche seulement), la rue St-Pierre. Il fut proclamé Chevalier de la Légion d'honneur en 1868. Pierre Joseph Campionnet décéda à Gueugnon le 26 février 1888. Le 29 juin 1890, la société et l'usine lui rendirent un hommage posthume en inaugurant son buste à l'entrée des forges.

Né au Verdrat, sur la commune deMartigny-le-Comte, en 1842, fils de Pierre-Joseph Campionnet, épousa Antoinette de Riberolles en 1875. Diplômé ingénieur, il participa au fonctionnement de l'usine dès 1866. Il deviendra le seul gérant à la mort de son père en 1888. Il fut maire de 1878 à 1913. Sous sa direction, l'usine augmenta encore sa production. Plus préoccupé de cette dernière que de ces salariés, il ne vit pas venir la grand grève de juin 1899 qui le conduisit par un arrêté de la préfecture à suspendre ses fonctions de maire pour un mois en octobre1899. Louis-François Campionnet décède en 1913.

Jean Laville est né à Toulon-sur-Arroux en 1880, d'une famille de tailleurs de pierre. Devenu charpentier, il s'installa à Gueugnon. Son mariage avec Marcelle Jondot lui donna deux filles : Alice née en 1909 et Louise née en 1911 (morte à l'âge de 20 ans). Dès l'âge de 19 ans, avec l'expérience des grandes grèves de 1899 à 1901 de la région, le jeune homme prit conscience de la profondeur des injustices mais aussi la force des prolétaires lorsqu'ils s'unissent et s'organisent pour agir ensemble. Gagné par les idées socialistes, il s'exalta au contact de personnalités telles Jean Bouveri, Meulie, Jean-Baptiste Dumay (héros de la "Commune" du Creusot),Georges Nouelle, Théo Bretin ou Merzet. Jean Laville fit toute la guerre de 1914-1918 en tant que sous-officier. Grièvement blessé à la mâchoire, il fut titulaire de la Croix de guerre, médaille militaire et Légion d'honneur. De l'enfer des tranchées, il garda toute sa vie durant la haine de la guerre et devint un farouche combattant de la paix (il adhéra à l'ARAC, Association républicaine des anciens combattants, fondée par Henri Barbusse et Paul Vaillant-Couturier). Revenu du front, il reprit son travail aux Forges de Gueugnon, mais fut licencié par Pierre Campionnet, maître des Forges et maire de Gueugnon, lorsqu'il mena une grève avec le syndicat qu'il avait créé. Il se lança alors dans la batailles des élections municipales de 1919 où, à la surprise de tous, sa liste écrasa celle coalisée de M. Campionnet et M. le comte de Chargères qui avaient été tous deux aux affaires de la ville et du canton pendant près de 70 ans. Sa carrière politique commença alors. Avec Jean Bouveri, maire de Montceau-les-Mines, et Roux, un ouvrier mineur maire d'Epinac, Jean Laville était l'un des rares élus de cette époque d'origine ouvrière. En 1919 toujours, il fut élu Conseiller général du canton. Il resta maire de Gueugnon et conseiller général du canton jusqu'à sa mort en 1938. En 1928, ayant adhéré au Parti Socialiste SFIO, il fut le candidat du parti pour la seconde circonscription du Charolais. Après une campagne électorale acharnée, il fut élu député face à M. Berthelot, candidat radical socialiste, et le resta également jusqu'à sa mort (réélu en 1932 face à M. Morin et M. Waldeck Rochet, et en 1936 face à Jacques Meniaud). Il apporta de nombreuses améliorations pour le bien-être des habitants mais défendit toute sa vie le droit des ouvriers et une société plus juste. Lors de la victoire électorale du Front populaire et la constitution du gouvernement de Léon Blum en 1936, Jean Laville appela les ouvriers des forges de Gueugnon à créer un syndicat CGT et le résultat fut impressionnant puisque pratiquement tout le personnel se syndiqua, soit 1800 adhérents. Jean Laville, maire de Gueugnon, Conseiller général et député de la deuxième circonscription de Saône-et-Loire, décéda brusquement d'une affection du foie le 24 août 1938 à son domicile à l'âge de 58 ans, au sommet de sa popularité. Déjà, dans cette période de dangers de guerres en Europe, la population voyait dans la disparition d'un des grands défenseurs du droit, de la justice et de la paix, un signe annonciateur de douloureuses épreuves à venir. L'enterrement de Jean Laville fut célébré le 27 août 1938 puis une foule bouleversée de plus de 8000 personnes suivirent le char funèbre, drapé des couleurs de la nation française, jusqu'au cimetière de Gueugnon. En hommage à son action pour la ville de Gueugnon, le conseil municipal donna son nom au stade qu'il avait décidé de construire en 1935 (et qui fut construit après la guerre). Sa tombe et une stèle à son effigie se trouvent toujours au cimetière de Gueugnon.

Née en 1887 à Bourbon-Lancy, Anne Duchassin épouse Martin dite « la mère Martin », arriva à Gueugnon en 1909 et s'y maria en 1911. Elle fut sage-femme et procéda durant toute sa carrière à 4053 accouchements que ce soit au clair de lune, à la lumière des bougies ou d'une lampe à pétrole. D'une compétence, d'un dévouement et d'un franc-parler peu banal, elle avait la confiance quasi-unanime des familles gueugnonnaises. C'est ainsi qu'elle devint la première femme conseillère municipale à Gueugnon. Sa personnalité exceptionnelle et avisée lui a valu un vote massif à chaque élection municipale de 1945 à 1971. Elle ne manqua que deux réunions du conseil municipal en 26 ans de siège pour cause professionnelle. Elle fut dans l'équipe municipale à la tête de la commission des Affaires sociales et celles des Écoles. En 1961, Anne Martin reçut la croix de chevalier du Mérite social. Elle quitta le conseil municipal à l'âge de 84 ans et décéda 3 ans plus tard en1974.

Né le 12 juin 1893 à Lyon, Félix Aulois était avocat à la Cour d'appel de Paris, se chargeant des intérêts des familles Campionnet et de Wendel. Il se lança ensuite dans les affaires, à la tête d'une société de construction d'appareils téléphoniques. En 1932, il fut élu député de Château-Chinon dans la Nièvre. Ce combattant des deux guerres, blessé à la face pendant la première guerre mondiale, mobilisé en 1940, fait prisonnier et amputé d'un bras , puis libéré au titre de Héros national, capitaine de chars du cadre de réserve, fut nommé commandeur de la Légion d'honneur. Républicain de gauche, il s'était rallié à la politique de Pétain. En 1942, Félix Aulois fut délégué auprès de la commission chargée de la mise en accusation des prétendus responsables de la guerre (procès de Rion). Mais à partir de juillet 1943, Félix Aulois commença à prendre ses distances à l'égard de la ligne politique suivie par Pierre Laval, auquel il reprochait d'être soumis aux influences des éléments révolutionnaires et collaborationnistes. En janvier 1944, l'ensemble du conseil municipal, maire en tête, démissionna, ce que récusa le préfet qui réquisitionna toute l'équipe en place. L'arrestation de nombreux patriotes, dont celle de Charlotte Bailly, chef de bureau à la mairie, entraîna l'emprisonnement du maire de Gueugnon. Il fut transféré à Chalon-sur-Saône, torturé puis déporté au camp de Neuengamme, avec plusieurs Gueugnonnais. Malgré sa mutilation, Félix Aulois survécut à ces épreuves mais en rentra très affaibli.

Né à Lyon en 1895 et mort à Cannes en 1969, ce célèbre écrivain, classé comme humoriste dans les Lettres Françaises, est connu pour son récit autobiographique La Peur, mais surtout pour sa chronique villageoise Clochemerle. Si l'action de ce dernier, dans le village de Clochemerle-en-Beaujolais, n'est pas géographiquement bien attribuée, l'esquisse des personnages appartient bien à Gueugnon où Gabriel Chevallier, adolescent, venait souvent en vacances chez sa grand-mère et sa grand-tante. Les querelles épiques entre le maire Jean Laville et le curé de l'époque lui inspirèrent en particulier certains passages. La maison de la famille Chevallier est toujours visible bien que totalement restaurée.

Dans le film de Jean-Pierre Jeunet, le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, Amandine Foué, la mère d'Amélie, institutrice instable et nerveuse, est originaire de Gueugnon.

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Richard Trivino

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Richard Trivino (né le 5 juin 1977 à Paray-le-Monial) est footballeur français évoluant sous les couleurs de l'US Créteil-Lusitanos. Il est issu d'une famille de joueurs de football avec son père, Christophe, qui a joué au club du FC Gueugnon dans les années 1970 mais également son oncle, Antoine qui a été attaquant toujours pour le club de Gueugnon et de son cousin David qui a été de la seule aventure en D1 du FC GUEUGNON en 1995..

D'origine d'Andalousie, la famille Trivino arrive en France en 1961. Christophe Trivino devient gardien du FC Gueugnon mais sa petite taille et sa technique limitée ne lui ont pas permis de percer. Richard Trivino est formé au club de Gueugnon, marchant sur les traces de son père : il y débute à l'âge de 6 ans et fait ses débuts dans l'équipe professionnelle en 1996-97 alors que l'équipe évolue en division 2. Il joue son premier match professionnel le 21 septembre 1996 lors d'une victoire de son équipe 1 à 0 contre le Lorient FC Lorient. Il joue seulement trois matchs dans la saison et doit attendre la saison 1999-2000 avant de faire parler de lui.

Remplaçant de Philippe Schuth, Richard Trivino est titularisé pour la coupe de la Ligue et il fait alors parler lui. Il va notamment permettre à son équipe de remporter la demi-finale lors de la séance de tirs au but. Il arrête alors le neuvième tir du Red Star du gardien adverse : Jean-Marc Branger et transforme juste derrière sa tentative pour la victoire 9 à 8,. Gueugnon retrouve alors le Paris SG. L'équipe va remporter la victoire sur le score de 2 buts à 0. Alors que Schuth quitte le club à l'issue de la saison pour retourner dans sa région natale avec l'Nancy AS Nancy-Lorraine, Trivino devient le gardien n°1 de l'équipe et va jouer la majorité des matchs de l'équipe jusqu'à l'issue de la saison 2003-04.

Trivino décide de quitter le club du FCG pour découvrir autre chose et il rejoint le club de l'US Créteil-Lusitanos. Il a alors d'autres propositions de clubs de première division mais n'ayant que des propositions pour être n°2 d'équipes – il aurait ainsi refuser le poste de second gardien derrière Mickaël Landreau du Football Club de Nantes – il préfère privilégier le temps de jeu par rapport au prestige de la Ligue 1. Séduit par le discours du président du club, Armand Lopes, il va passer trois saisons abec Créteil mais ne connaît pas pour autant le succès qu'il vise. Il y connaît le meilleur comme au milieu de la saison 2005-06 où l'équipe est pendant quelques temps premières de la division mais il y connaît également le pire avec la dernière place à la fin de la saison 2006-07. Il quitte alors le club, relégué en National, assez déçu de quitter le club en si mauvaise posture alors qu'il avait été bien accueilli par le public.

Le 7 juin 2007, l'annonce est faite par le club du Metz FC Metz qu'un accord est trouvé entre les deux parties pour un contrat de deux ans. Il signe pour se partager la place de premier gardien en concurrence avec Christophe Marichez. Titulaire dès le premier match de la saison, l'équipe perd sa première confrontation contre le Le Mans UC sur le score de 1 à 0. Marichez encore convalescent pour le second match de l'équipe de la saison, Richard va jouer son tout premier match devant le public messin. L'adversaire du soir est le Lille OSC et Trivino réalise un match moyen pour la défaite de son équipe 2 à 1 et il est insulté par les supporteurs de l'équipe,. Il ne sera plus une seule fois titularisé et joue même quelques matchs avec l'équipe B et finalement début octobre, il fait savoir à la direction du club qu'il souhaite quitter le FC Metz au cours du mercato d'hiver.

Il est prêté le 27 octobre 2007 à l'US Boulogne qui évolue en de Ligue 2 et vient de perdre son gardien de but, Jean-François Bédénik, sur blessure. Il participe à la bonne série de l'hiver du club qui lui permet de remonter au classement, faisant taire ainsi ses éventuels détracteurs.

En juin 2008, il revient à l'US Créteil-Lusitanos afin de tenter de faire remonter le club en Ligue 2.

Son père Christophe, son oncle, Antoine, son cousin, David sont tous les trois des anciens joueurs de football professionnels, les trois ayant marqué les esprits des supporteurs du FC Gueugnon. Alors que le père ne parviendra pas à percer mais est aujourd'hui responsable de l'intendance de Gueugnon, son cousin David participera à la montée du club en première division pour la saison 1995-96 même si la descente est immédiate.

Le plus célèbre de la famille Trivino reste Antoine qui est alors meilleur buteur du groupe B de seconde division 1978-79. Il marque alors 24 buts pour son équipe, finit second meilleur buteur de la division 2 derrière Patrick Martet du Brest Stade Brestois avec ses 26 réalisations, aide son équipe à remporter le championnat et est élu meilleur joueur de la division.

Aujourd'hui la famille Trivino réside toujours à Gueugnon et Richard aurait aimé y finir sa carrière, tout en faisant jouer son jeune fils, Rudy au FCG comme ses illustres ancêtres. Mais le futur de Gueugnon s'assombrissant avec une relégation en championnat national, le futur de Richard ne semble pas forcément se diriger vers un retour aux sources.

Cette section présente le nombre de matchs joués par Richard Trivino avec ses différentes équipes.

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Abderaouf Zarabi

Abderaouf Zarabi est un joueur de football algérien, né le 26 mars 1979.

Après un long passage au NA Hussein Dey, il part jouer en France à l'AC Ajaccio, alors en Ligue 1.

Il joue très peu lors des saisons 2003-2004 et 2004-2005, ainsi, il est prêté en été 2005 au FC Gueugnon alors en Ligue 2, pour toute la saison 2005-2006.

Pendant cette année complète en prêt en 2e division, son club d'origine, l'AC Ajaccio chute, et descend à son tour en Ligue 2, ainsi, Zarabi est rappelé pour la saison 2006-2007 en Corse. Mais au mercato d'hiver, son club se sépare de lui, et il signe alors au FC Gueugnon.

Il termine la saison avec ce club qu'il connait bien, et démarre la nouvelle saison 2007-2008, mais il quitte encore le club au mercato d'hiver, et part cette fois ci en Écosse au Hibernian FC.

Il est également international algérien avec 13 sélections.

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Rudy Carlier

Rudy Carlier est un footballeur français né le 19 janvier 1986 à Saint-Quentin (Aisne). Il a fait toute sa préformation à l'Olympique Saint-Quentinois, et fut remarqué très jeune pour ses qualités physiques et techniques. Parti à l'AS Cannes à l'âge de 14 ans, cet attaquant de 1,81 m pour 75 kg a ensuite signé à Strasbourg, où on a pu par exemple le voir marquer un but lors de la saison 2005/2006 contre l'Olympique de Marseille, et participer à la belle campagne du RCS en Coupe de l'UEFA. Lors de la saison 2006-2007, il a été prêté six mois au FC Gueugnon (Ligue 2), puis à Clermont, qui évolue en National.

En 2007, il est de nouveau prêté pour un an au Clermont Foot, mais juste avant la fin du mercato hivernal, il est encore prêté jusque la fin de saison au club de seconde division espagnole, Ferrol. Puis lors du mercato estival 2008, Rudy Carlier est pressenti pour un nouveau prêt, et n'entre pas dans les plans de Jean-Marc Furlan, l'entraîneur du RC Strasbourg. Mais à quelques jours du début du championnat et de la première journée de Ligue 2 face à Montpellier, Jean-Marc Furlan annonce à la surprise générale qu'il avait été convaincu par l'état d'esprit de ce jeune joueur et qu'il le titulariserait même lors de la réception de Montpellier ! Et lors de la troisième journée de championnat lors de la réception du SC Bastia, Carlier, qui n'était pas titulaire, entre en jeu à la 88e minute alors que son équipe se dirigeait vers son premier match de la saison, puisque le score était toujours de 0-0. Mais dans les arrêts de jeu, sur son premier ballon, Rudy Carlier marque le but de la victoire et enflamme la Meinau, puisqu'il s'agira de la troisième victoire en trois matchs pour le RC Strasbourg depuis le début de la saison. Puis Carlier se contente de brèves entrées en jeu jusqu'à la 15ème journée et le derby sur la pelouse du FC Metz, où il sera à nouveau titulaire, profitant des performances médiocres de Kandia Traoré. Et malgré la défaite de son équipe 3 buts à 2, Rudy Carlier y a marqué des points en s'offrant un doublé. Il sera ensuite toujours titulaire jusqu'à la trêve et le match face à Boulogne-sur-Mer, profitant entre autre des nombreuses blessures (Quentin Othon, Marcos, Mamadou Bah, Emil Gargorov, Harlington Shereni, Steven Pelé...). Au mercato 2008-2009 , il fait le choix de signer a Eibar , un club de seconde ligue espagnole, premier non relégable , pour 6 mois.

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Yohan Bouzin

Yohan Bouzin est un footballeur français né le 20 août 1974 à Boulogne-sur-Mer. Il évolue au poste de défenseur.

Il a remporté la Coupe de la Ligue en 2000 avec Gueugnon.

Il a joué 14 rencontres en Ligue 1 avec le FC Lorient. Il a également joué 4 rencontres en Coupe de l'UEFA : deux avec le FC Gueugnon puis deux avec le FC Lorient.

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Lhadji Badiane

Lhadji Badiane est un footballeur français né le 16 avril 1987 à Strasbourg, évoluant au poste d'attaquant au Clermont Foot Auvergne.

Passé par le FC Gueugnon et le SC Schiltigheim, il rejoint les équipes de jeunes du Stade Rennais FC en juin 2005 mais peine à se faire une place. Il explose en 2006-2007 et marque 19 buts avec la réserve du Stade Rennais pour obtenir le titre de champion de France des réserves professionnelles le 2 juin 2007. Pour l'occasion, il marque en finale l'un des trois buts contre l'Olympique lyonnais.

Il signe son premier contrat professionnel de 3 ans en 2007, et dispute cette même année son premier match de ligue 1, le 19 aout en entrant en jeu lors d'un déplacement rennais à Nice.

Il est prêté pour la saison 2008-2009 au Clermont Foot Auvergne en Ligue 2.

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Source : Wikipedia