Fêtes

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Posté par rachel 11/03/2009 @ 19:07

Tags : fêtes, sortir, loisirs

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Fêtes de San Fermín

À l'heure de l'apéritif, calle San Nicolás

Les Fêtes de San Fermín, ou Sanfermines (Fêtes de Saint Firmin, en français), sont les fêtes célébrées annuellement du 6 au 14 juillet, à Pampelune, capitale de la Navarre (Espagne), en honneur du saint patron de la communauté forale, saint Firmin. Profondément enracinée dans la communauté forale depuis des siècles, cette célébration a acquis au XXe siècle une renommée internationale, grâce, notamment, à l'auteur américain Ernest Hemingway, qui a contribué à la rendre populaire à travers certains de ses romans (notamment dans Le Soleil se lève aussi). Il est de coutume de considérer ces fêtes comme les troisièmes du monde, en nombre de participants, après le Carnaval de Rio et la Fête de la bière à Munich. On estime à 3 millions le nombre de personnes qui peuplent les rues de la ville pendant neuf jours.

Ces fêtes multicolores transforment littéralement le visage de la capitale navarraise, qui devient le théâtre d'un spectacle populaire mêlant le profane au sacré. À cette occasion, les habitants revêtent la tenue blanche, rehaussée d'un foulard et d'une ceinture rouges.

Saint Firmin n’est pas en réalité le saint patron de Pampelune (qui est saint Saturnin), mais de la Navarre toute entière, qui chôme par conséquent le 7 juillet. San Fermín, qui vécut au IIIe siècle, était le fils du chef militaire romain de Pampelune. Il fut converti par un religieux français de passage en Navarre, saint Saturnin. Il partit alors se former à la vie ecclésiastique à Toulouse, avant de revenir évangéliser la Navarre. Dans sa vie religieuse, il assura la direction du diocèse d’Amiens, où les autorités le firent égorger (on en était alors aux débuts de la christianisation). Son corps repose toujours à Amiens, mais trois de ses reliques ont été déposés en l’église San Lorenzo de Pampelune.

Les premières célébrations en l’honneur du saint eurent lieu au cours du Moyen Âge, elles étaient alors organisées à l’occasion du jour de saint Firmin, le 10 octobre. Peu à peu, d'autres types de célébrations vinrent s'y greffer : foires et corridas, attestées dès le XIVe siècle. Pour des raisons climatiques évidentes, les fêtes furent avancées au mois de juillet en 1591, les Navarrais fêtant l’événement le 7 de ce mois. Progressivement, ces festivités se sont développées jusqu’à devenir telles que nous les connaissons aujourd’hui.

Les Fêtes de San Fermín ont lieu du 6 au 14 juillet de chaque année. Chaque journée est parfaitement rythmée par les différentes manifestations, organisées par la ville de Pampelune, et qui se répètent inlassablement d'année en année. D'autre part, les associations, sociétés festives et les simples groupes d'amis participent également à l'animation de cette semaine festive, en organisant leurs propres programmes de réjouissances.

Le coup d’envoi des fêtes est donné le 6 juillet à 12h00 précises sur la Plaza Consistorial, devant la Mairie. Là, des milliers de personnes agglutinées attendent impatiemment l’ouverture officielle des festivités, dans un concert de chants, sous les jets de Champagne, de farine et autres projectiles.

Alors qu’à quelques minutes du début, la foule scande en chœur le nom de San Fermín, le Conseil Municipal apparaît au balcon, et à midi pile, face aux milliers de pamplonicas tendant leurs foulards rouges vers la Mairie, une personnalité désignée prononce la fameuse phrase : « Pamploneses, Pamplonesas, Viva San Fermín, Irunshemes, Gora San Fermín », reprise en chœur par la foule. Le premier pétard est lancé (on l’appelle le txupinazo, ou el primer cohete), indiquant aux Pamplonais que leurs fêtes sont désormais ouvertes, dans les hurlements de joie d’une foule prête à affronter les neuf jours que comptent les sanfermines. C’est à ce moment là que chacun noue autour de son cou le précieux foulard rouge.

Une fois la place dégagée, les bandas de gaiteros et de txistularis sortent de l’Hôtel de Ville, suivies de la banda municipale La Pamplonesa, pour égayer les rues de la cité aux airs de chansons populaires de Navarre et du Pays basque : Ánimo Pues, Agur Jaunak (ancestral morceau basque, joué pour saluer la venue d’une personne importante ou chère), … Il est à noter qu’il s’agit d’une célébration assez récente, puisque officiellement organisée depuis 1940.

Cette cérémonie officielle a eu lieu jusqu’en 1991, et est actuellement remise au goût du jour par des associations (après une tentative officielle de renouvellement en 1996, sans lendemain). Traditionnellement, le 6 juillet à 16h30, les autorités municipales et ecclésiastiques de la ville, se rendaient depuis la Mairie jusqu’à l’Église de San Lorenzo, à quelques centaines de mètres, pour y célébrer las Vísperas, la messe en l’honneur du saint patron, la veille de sa fête. Peu à peu, le jeu a consisté pour les jeunes Pamplonais à ralentir le cortège en se plaçant devant lui. Ainsi, des milliers de personnes se retrouvaient chaque année dans la Calle Mayor et freinaient le parcours des autorités. Le parcours se déroulait au son du Vals de Astrain, une valse, renommée Riau Riau, reprise en chœur par la foule, et interprétée sans discontinuer jusqu'à destination. Las, les manifestations politiques et les débordements agressifs qui s’en suivaient ont entraîné la suspension de ce moment clé des Fêtes. La messe a toujours lieu, à 20h00, chaque 6 juillet, et constitue de ce fait le premier acte religieux du cycle festif.

Elle a lieu le 7 juillet à 10h00. Depuis l’église de San Lorenzo, les autorités civiles et religieuses, les responsables des Peñas et des corporations, ainsi que d’autres personnalités de la ville accompagnent la statue du Saint à travers les rues de la cité. Le cortège est animé par la Banda municipale, La Pamplonesa, les Géants, les txistularis, les gaiteros et des danseurs. Des milliers de Pamplonais et de navarrais se placent le long du parcours pour saluer la sainte effigie. Au niveau de l’église de San Saturnino, un groupe de joteros entame la Jota a San Fermín, en l’honneur du saint patron navarrais, qui retourne à l’église de San Lorenzo, où des milliers de personnes viennnent se recueillir durant les Fêtes.

Le 14 juillet, dernier jour de fête, la même procession aura lieu pour saluer une dernière fois le saint. Cette procession s’appelle La Octava (la huitième).

Les Fêtes commencent véritablement le 7 juillet, jour du Saint, et premier jour de corrida. Comme chaque matin, La Pamplonesa, l’harmonie municipale, anime les traditionnelles Dianas. Les Dianas sont d’anciens morceaux de musique militaire espagnole, qui étaient joués au petit matin pour réveiller les troupes. Ces morceaux ont été adaptés au goût pamplonais, et sont interprétés du 7 au 14 juillet à 6h45, pour réveiller la ville avant l’encierro, en arpentant les rues du centre historique. C’est un moment qui peut apparaître surréaliste, où se mêlent les couche-tard achevant leur nuit de libations, et les lève-tôt, partant pour l’encierro. Des dizaines de personnes suivent la Pamplonesa dans ses pérégrinations matinales, en reprenant en chœur les paroles de ces marches, et en dansant à leur rythme.

L’encierro est un événement ayant lieu tous les matins du 7 au 14 juillet à 8h00. C’est sans doute ce qui a fait la réputation de ces Fêtes à travers le monde, grâce notamment à l’auteur américain Ernest Hemingway, qui, inconditionnel de ces réjouissances, les a souvent évoquées dans son œuvre.

L’encierro consiste à lâcher dans les rues de la ville les toros qui seront combattus l’après-midi dans les arènes. Le parcours est immuable, et mesure un peu plus de 800 mètres dans les rues du centre. La veille, les toros auront déjà été transférés depuis les Corrales del Gas (étables) (à quelques centaines de mètres du centre) vers ceux de Santo Domingo, légèrement en contrebas de la ville haute. Cet instant s’appelle l’encierrillo, et a lieu à 23h00, sans coureurs, uniquement en présence des vachers.

Le matin, dès 6h00, les volontaires commencent à se rendre sur le parcours : les spécialistes comme les novices. Courir les toros requiert de l’entraînement et une certaine connaissance de la chose. Les habitués connaissent l'exercice. Mais ces coureurs n’échappent pas aux accidents, le toro restant un animal sauvage, et dangereux. Par ailleurs, la foule de plus en plus dense, notamment les jours de week-end, rend de plus en plus difficile la course : bousculades et piétinements sont monnaie courante. La municipalité communique ainsi depuis plusieurs années les consignes à respecter, par voie écrite et orale. D'autres solutions sont à l'étude, visant à sécuriser davantage la manifestation. Les règles essentielles consistent à respecter l'animal, à courir devant lui sans le toucher, sur un segment donné du parcours, et à s'écarter ensuite, afin de laisser place aux autres coureurs.

Cette prière est chantée à 7h55, 7h57 et 7h59. À 8h00 pile, au coup de pétard, les portes des corrales s’ouvrent, permettant aux toros et aux cabestros (les bœufs domestiqués servant à les guider) de sortir et de se lancer dans une course à travers la Côte de Santo Domingo, la Plaza del Ayuntamiento, la Calle Mercaderes, la Calle Estafeta, Telefónica et enfin les Arènes. À l’arrivée, les toros sont dirigés vers les étables des arènes où aura lieu le sorteo (tirage au sort des toros, pour les répartir entre les matadores). En attendant, les arènes sont le cadre de jeux de vaches auxquels assistent des milliers de personnes. Il est important de ne pas saisir la vachette par les cornes, sous peine de se faire rouer de coups par les locaux.

Ces processions attirent une foule considérable, multigénérationnelle. Elles se retrouvent ailleurs en Espagne, sous d'autres formes.

La corrida a lieu chaque après-midi des Fêtes à 18h30. Les arènes de Pampelune sont les deuxièmes plus vastes d’Espagne, après celles de Madrid (23 000 places), avec 19 500 places. Les corridas font le plein absolu chaque soir, et il est presque impossible de pouvoir se procurer des billets. Tout est pris par abonnement renouvelé chaque année (souvent, les abonnements passent de père en fils, ou d’ami en ami), et les 10% que la Loi impose de réserver à la vente pour le jour du spectacle sont achetés par les revendeurs, qui les réinjectent à prix d’or sur le marché noir.

Les corridas pamplonaises sont organisées par la Casa de Misericordia (communément appelée la Meca), association caritative en faveur des personnes âgées, qui sélectionne les élevages qui courront dans les rues de la ville et seront combattus dans les arènes, contracte les matadores, gère les abonnements et la vente des places,... L’ensemble des spectacles taurins est réuni dans ce que l’on appelle la Feria del Toro, qui désigne la partie strictement taurine des Fêtes, à la charge de la Meca. Feria del Toro et Fiestas de San Fermín sont donc intrinsèquement liées, l’une ne pouvant exister sans l’autre. C’est par ailleurs le seul moment de l’année où Pampelune célèbre des courses de toros.

Les corridas à Pampelune sont réputées pour leur aspect débridé. La particularité de Pampelune tient à l’ambiance qui règne dans les arènes. Alors que dans le reste de l’Espagne ou en France, les corridas sont un spectacle artistique qui requiert un certain silence, les Pamplonais considèrent, eux, la corrida comme un élément de la fête, et où l’on se doit donc de faire la fête. Chacun amène aux arènes de quoi boire et de quoi se nourrir : la merienda (le goûter), qui consiste à manger (du simple sandwich à la daube de toro) une fois le 3e toro mort, est une institution à laquelle personne ne déroge.

Les gradins soleil, où sont situées les peñas, revêtent une dimension très spéciale. En ces lieux, le spectacle a lieu dans les travées, et non en piste Les sociétaires des peñas repoussent les limites jusqu’à l’extrême. On apporte aux arènes – certains même avec des caddies – les boissons dans des seaux voire des poubelles, on arrive avec des gamelles de nourriture, des gâteaux, des plateaux de charcuterie, de fruits de mer, des fromages, afin de partager ces denrées avec les amis et voisins de gradins. Au 3e toro, ceux qui jugent être restés suffisamment dans les tendidos quittent les gradins pour aller déguster ce qu’ils ont apporté, dans les couloirs des arènes. Par ailleurs, nombreux sont les litres de vin ou de sangría projetés dans les gradins à coups de seaux entiers, ou de pulvérisateurs ; la farine, le chocolat en poudre, le papier hygiénique et autres joyeusetés fusent également au travers des gradins.

Il n'est pas difficile d'imaginer l’animation des lieux, et le bruit en conséquence. Chaque peña vient accompagnée de sa txaranga (petit orchestre de cuivres, bois et percussions, semblable aux bandas) qui joue régulièrement - et souvent en même temps - pour égayer les travées. Les morceaux interprétés sont repris en chœur par des centaines de personnes. Jamais le tumulte, la fête ne s’arrêtent, pas même pendant le combat. Pour ces raisons, certains toreros refusent de venir à Pampelune.

Une fois la corrida achevée, les membres des peñas se rassemblent sur la piste, pour participer au moment connu comme la salida de las peñas (la sortie des peñas). Chaque société va alors sortir des arènes en musique et dans un ordre strict pour aller animer les rues de la ville. C’est un moment très apprécié, notamment par ceux qui n’étaient pas à la corrida. On voit alors sortir des arènes ces groupes de Pamplonais aux vêtements souvent souillés par les projections de la corrida, chantant et dansant.

L'estruendo est une manifestation populaire organisée à une seule reprise durant les Fêtes, à 23h59 (souvent le jeudi). Quiconque muni d'un instrument à percussion est invité à se joindre à un cortège bruyant, rassemblant plusieurs dizaines de participants, et qui défile à travers la ville, au son assourdissant des grosses caisses et autres tambours, couvrant les quelques txistus en tête de défilé.

Le Pobre de mí (Pauvre de moi) est la cérémonie de clôture des fêtes ayant lieu à minuit dans la nuit du 14 au 15 juillet. Le nom est dû à l’air que chantent alors les Pamplonais, munis chacun d’une petite bougie à la main : « Pobre de mí, pobre de mí, ya se han acabado las Fiestas de San Fermín ».

Il existe en fait deux célébrations du Pobre de mí. La cérémonie officielle à lieu sur la Plaza consistorial devant la mairie. La place se remplit de milliers de mozos qui se regroupent sous les balcons de l'hôtel de ville munis de petites bougies. Là, le maire prononce son discours de clôture, qui s'achève par la fameuse phrase : « Ya falta menos para los Sanfermines de 2009. Viva San Fermín, Gora San Fermin. ». Un orchestre entame alors le « Pobre de Mí » repris en chœur par la foule, qui, à cet instant, retire le foulard rouge de son cou.

La cérémonie officieuse est organisée par les peñas sur la Plaza del Castillo. À minuit, chacun ôte son foulard, et les peñas accompagnées de leurs orchestres, les unes après les autres dans un ordre strict, entament le Pobre de mí en faisant le tour de la place. Comme à la Mairie, des chants populaires s’intercalent entre chaque interprétation du Pobre de Mí qui est joué à plusieurs reprises. Chaque peña entame ensuite un ultime tour de ville plus ou moins long jusqu'au retour définitif à son local.

La journée, à Pampelune, est tout aussi animée que les nuits. Les activités proposées par la municipalité, ou les associations, sont très nombreuses.

Après l’encierro, la journée commence tranquillement. Alors que les couche-tard rentrent se reposer quelques heures, les autres commencent à peupler les restaurants de la ville. La foule se fait de plus en plus dense vers 10h00, pour le défilé des Gigantes.

Par la suite, la foule envahit les innombrables bars et restaurants de la ville, pour l’apéritif et le repas, animés par les groupes musicaux et les txarangas des peñas.

Tout au long de la journée, des concerts de musique traditionnelle ou actuelle sont organisés en différents points de Pampelune, et des activités sont programmées pour les Pamplonais et visiteurs de tous âges.

Par ailleurs, certaines journées sont consacrées à certains en particulier. Ainsi existe-t-il la journée des Txikis (enfants) et la journée des anciens.

Une fois la corrida passée, alors que les peñas parcourent la ville, les pamplonicas et les visiteurs se dirigent vers les bars et les restaurants pour l’apéritif et le repas.

La municipalité et les associations organisent un grand nombre de concerts et de bals gratuits, plus ou moins importants, où se rassemble une foule importante. Parallèlement, tous les soirs a lieu un concours international de feux d’artifices, rassemblant parmi les plus prestigieux artificiers du monde, ce qui permet à la ville de jouir d’une certaine réputation en la matière.

La nuit est la période où la ville reçoit le plus de monde. Des dizaines de milliers de personnes s’agglutinent alors aux comptoirs des bars, des peñas et autres associations pour festoyer jusqu’au petit matin, voire davantage.

Une peña désigne généralement un groupe d’amis se constituant en société pour partager une ou plusieurs passions en commun, dans une ambiance informelle et souvent liée à la fête. Ainsi, on trouve en Espagne des peñas taurines (les membres se réunissant pour parler de leur afición, assister à des corridas, participer à des visites d’élevages, …), des peñas de supporteurs (football notamment), etc.

En Navarre, la peña est indéniablement liée à la fête. Il existe à Pampelune seize peñas dites sanfermineras , c'est-à-dire seize peñas dont l’objet est de partager ensemble les Fêtes de la cité. Leur vie est conditionnée par San Fermín, qu’elles préparent tout au long de l’année. Ces sociétés proposent néanmoins à leurs sociétaires un grand nombre d’activités en dehors des Fêtes : culturelles, sportives, repas, cours de basque, … Qui plus est, elles ouvrent leurs locaux régulièrement (certaines tous les jours), ce qui en fait des lieux de rencontre entre sociétaires et habitants du quartier.

Si les premières peñas à avoir été créées étaient situées en centre-ville, les dernières nées sont plutôt attachées à un quartier hors du centre en particulier. La première à avoir vu le jour est la Peña La Única en 1903, suivie de deux autres dans les années 30, puis d’une grande vague de création entre 1945 et 1955. On assiste à une dernière vague de fondations dans les années qui ont suivi la mort de Franco. Les peñas comptent entre 250 et 450 membres, auxquels il faut ajouter les txikis, qui, mineurs, ne peuvent être sociétaires.

Chaque peña possède un foulard propre, une ceinture (faja) et une blouse (surchemise, de couleur différente selon la peña, que portent les membres de peñas pour se reconnaître entre eux). Durant les Sanfermines, elles sont accompagnées d’une txaranga (orchestre engagé pour la durée des Fêtes) et d’une banderole retraçant en dessin et avec ironie les évènements marquants de l’année dans la vie locale et internationale et portée par les sociétaires pour annoncer l’arrivée de la peña. Chaque peña possède également un hymne chantant les mérites des Fêtes et de l’association, joué à l'envi.

Pour les fêtes, la plupart de ces associations ouvrent leur local du centre-ville. Elles entrent en scène le 7 juillet, premier jour de toros. On les voit alors sillonner les rues de Pampelune le midi pour l’apéritif, les sociétaires qui le veulent peuvent alors se joindre à la txaranga précédée de la banderole, pour rendre visite aux bars de la ville.

Le 8 juillet 1978, des débordements dans les arènes, lors de la corrida, avaient entraîné l'intervention de la Police nationale espagnole. Des affrontements violents se produisirent, et un spectateur, Germán Rodríguez, fut tué par les forces de l'ordre. L'incident conduisit à annuler les Fêtes de San Fermín.

Les festivités furent reportées au troisième week-end de septembre. Ces trois jours de fête se sont maintenus depuis lors, perdant de leur force avec le temps, et sont connus sous le nom de San Fermín Txiki (Petit San Fermín) ou San Fermín de Aldapa.

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Fêtes à Versailles

Maison du roi et de ses courtisans, le palais de Versailles était aussi le lieu des fêtes extravagantes. Louis XIV a déplacé la cour de Paris à Versailles en 1682. Là, il pouvait avoir plus d’influence sur les courtisans en les surveillant tout en les divertissant. Il faut reconnaître cependant qu'il avait encouragé cette vie extravagante déjà avant l'installation de la cour à Versailles. Les trois grandes fêtes les plus connues de Louis XIV sont celles qu’il a données avant l’installation de la Cour, en 1664, 1668, et 1674.

Ces fêtes étaient un moyen de proposer des divertissements plus extravagants encore que ne l'était déjà la vie quotidienne des courtisans. Comme ces derniers s'adonnaient régulièrement à la chasse (le sport favori de tous les Bourbons), à la promenade, à la conversation, aux jeux (particulièrement aux cartes), à la musique et au théâtre, ces activités ont composé tout naturellement les fêtes de Versailles.

De plus, Louis XIV, en tant que « Roi Soleil », était au centre des plaisirs. Tous les courtisans étaient en effet là pour lui plaire : gagner la faveur du roi était un de leurs buts principaux. Louis XIV a d'ailleurs encouragé cette tendance pour les maintenir sous sa dépendance. Pour y parvenir, ils dépensaient beaucoup d’argent pour des frivolités. Remarquons en outre que si quelqu’un avait bien servi le roi aux armées ou dans la haute administration, il pouvait obtenir ses faveurs. Dès lors que « l’art de paraître à la Cour » était essentiel, la vie des courtisans sous Louis XIV s’est confondue avec l’apparence. Louis XIV a bâti le palais de Versailles qu'il concevait comme un véritable paradis.

Les fêtes se devaient d'être d'autant plus extraordinaires que la cour menait grand train presque quotidiennement. Les grandes fêtes pouvaient durer plusieurs jours et célébrer les mariages, les victoires, ou la venue des princes étrangers, mais toutes montraient avant tout la puissance du roi.

C'est en 1664 que Louis XIV a donné, pour un public très restreint, sa première grande fête, « Les Plaisirs de l’Île enchantée ». Ce titre s'inspirait d'un épisode du Roland furieux de l'Arioste, où la magicienne Alcine, par des charmes magiques, retenait le chevalier Roger et ses compagnons prisonniers sur son île. Pendant une semaine, la cour se verra offrir une succession de divertissements (carrousel, course de bague, de têtes, théâtre, ballet, feu d'artifice, collations, promenades, loterie) avant de quitter Versailles pour Fontainebleau. Les deux artisans principaux de la fête ont été Molière et Lully. La fête fit l'objet de nombreuses relations et les gravures d'Israël Sylvestre répandirent dans toutes l'Europe les fastes versaillais, au point que les "Plaisirs" sont toujours considérés comme l'archétype des fêtes royales.

La fête de 1668 est connue sous le nom de Grand Divertissement royal : elle célèbre la paix d'Aix-la-Chapelle et la première conquête de la Franche-Comté. Elle n’a duré qu’une soirée, le 18 juillet, mais a été plus grandiose que celle de 1664. Elle s'est déroulée en plein air dans les jardins suivant un parcours qui, partant du château, mena la cour à travers les jardins où se succédèrent une collation (Bosquet de l'Étoile), une comédie (Georges Dandin de Molière) donnée dans un théâtre provisoire construit à l'emplacement du futur bassin de Saturne), un festin (à l'emplacement du futur bassin de Flore), un bal (à l'emplacement du futur bassin de Cérès) et un feu d'artifice, tiré depuis la pompe de l'étang de Clagny. L’attraction principale a été la comédie en musique de Molière et Lully. Molière en a écrit le texte que sa troupe a joué, Lully a composé la musique et Beauchamp les ballets. À cette époque, la comédie en musique était une nouveauté en France et on ne savait pas si ce genre passerait la rampe. George Dandin, la pièce représentée à la fête de 1668, met en scène la vie d’un paysan qui épouse une fille de gentilhomme parce qu'il espère par ce mariage connaître une ascension sociale, qui ne se réalisera pas. Cette œuvre composite consistait en une pastorale versifiée et chantée dont les quatre actes étaient entrecoupés de trois autres qui rapportaient les tribulations du mari cocu. Le spectacle entremêlait prose, chanson et danse. Il s'achevait par une bacchanale intitulée Les Fêtes de l'Amour et de Bacchus. Cette pièce montre l’un des thèmes populaires du temps, celui de l’Antiquité. Elle montre aussi la nouvelle préférence du roi pour les comédies. Cependant, le thème de la comédie était dénoncé par les défenseurs de la morale, le père Bourdaloue en tête.

En plus, le spectacle consistait en un effort monumental : plus de 100 danseurs, des tapisseries et des chandeliers de cristal pour orner du théâtre. 1 200 personnes ont été assises sur les gradins, 300 autres sur le parterre. De la comédie, Félibien (architecte, historien et écrivain célèbre du temps qui a écrit des descriptions de Versailles) a dit : « On peut dire que dans cet ouvrage le sieur Lully a trouvé le secret de satisfaire et de charmer tout le monde ; car jamais il n'y a rien eu de si beau ni de mieux inventé ». Comme d’habitude, cette fête proposait d’autres spectacles aussi merveilleux que la pièce : les illuminations, les feux d'artifice, les festins et bals.

La troisième fête, donnée en 1674, a célébré la reconquête de la Franche-Comté. Elle a duré six jours en juillet et août. Les moments les plus importants étaient encore de Lully et de Molière. Lully a donné le concert L'Églogue de Versailles. À cette occasion, on a joué aussi Le Malade imaginaire de Molière, qui était mort en 1673. Enfin, le roi a dansé pour la dernière fois en public. Félibien a dit, sur les effets visuels, ce qui peut résumer toutes les merveilles qui caractérisaient les fêtes de Versailles à l’époque de Louis XIV : « Tout ce que l'on voyait dans cette grande étendue de plus de trois cents toises n'était plus ni du feu ni de l'air ni de l'eau. Ces éléments étaient tellement mêlés ensemble que, ne les pouvant reconnaître, il en paraissait un nouveau, et d'une nature toute extraordinaire. Il semblait être composé de mille étincelles de feu qui, comme une épaisse poussière, ou plutôt comme une infinité d'atomes d'or, brillaient au milieu d'une plus grande lumière ».

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Fêtes johanniques d'Orléans

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Les Fêtes johanniques sont une manifestation annuelle célébrée à Orléans depuis 1430 pour commémorer la délivrance, le 8 mai 1429, par l'armée de Jeanne d'Arc, de la ville assiégée par les Anglais.

Les fêtes sont présidées chaque année par un invité de marque. Il est de tradition d'ailleurs que le président de la République nouvellement élu fasse le voyage à Orléans.

Chaque année depuis 1457 (année ayant suivi l'arrêt de réhabilitation de Jeanne d'Arc, solennellement prononcée à l'archevêché de Rouen le 7 juillet 1456), les Fêtes johanniques d'Orléans donnent également lieu à la lecture solennelle d'un Panégyrique de Jeanne d'Arc.

Depuis 1998 existent des « Contre-fêtes johanniques » également appelées « Fête du mouvement social ». Les initiateurs de cette manifestation dénoncent pêle-mêle la « célébration nationaliste, militariste et cléricale » que représentent les fêtes johanniques, la « politique sécuritaire » du nouveau maire, une « tribune annuelle à la réaction militariste et religieuse » et une « pitoyable collusion entre les autorités politiques, religieuses et militaires ».

La première édition de ces « contre-fêtes », le 8 mai 1998, fut organisée à l'initiative d'Alternative libertaire, le Groupe action gay (GAG), Ras l'Front et le Rassemblement orléanais des objecteurs de conscience (ROOC). Sont venus successivement s'y adjoindre l'ACIRAD (antinucléaires orléanais), l'Association de solidarité Loiret-Algérie (ASLA), AC ! 45, Attac 45, la Confédération paysanne, l'association Droit au logement, la Fédération anarchiste (FA), l'Union syndicale Solidaires 45, Les Verts et le Mouvement des jeunes socialistes (MJS).

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Place des Fêtes (métro de Paris)

Entrée style Art Déco du station Place des Fêtes

Place des Fêtes est une station des lignes 7bis et 11 du métro de Paris ; elle est située dans le 19e arrondissement de Paris.

La station est ouverte en 1911.

Située en courbe, elle abrite deux voies encadrant un quai central. La circulation s'effectuant en sens unique sur ce tronçon de la ligne 7bis, les deux voies se rejoignent à la sortie de la station vers Pré Saint-Gervais, et la voie redevient unique. Peu après, un tunnel se détache à gauche et se dirige vers la station Porte des Lilas et la ligne 3bis, il porte le nom de voie des Fêtes.

La commune de Belleville organisait ses fêtes sur la place devant l’ancienne église. Devenue trop petite, on créa, en 1836, cette nouvelle place des Fêtes près de la rue des Fêtes qui existait déjà en 1730.

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Source : Wikipedia