Fès

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Posté par seb 16/03/2009 @ 05:15

Tags : fès, maroc, afrique, international

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Fès

Entrée du mausolée d'Idris II dans le souk de Fès (Maroc)

Fès ou Fez ( فـاس en arabe) est la troisième plus grande ville du Maroc, après Casablanca et Rabat avec une population de 1 008 782 habitants. C'est l'une des quatre « villes impériales » (avec Marrakech, Meknès et Rabat). La médina (vieille ville), un exemple modèle d'une ville orientale, est placée sous la protection de l'UNESCO; elle est inchangée depuis le XIIe siècle. Le bleu profond de ses céramiques est un des symboles caractéristiques de Fès. Elle possède la plus grande médina du monde. Son rayonnement international passé en fait l'une des capitales de la civilisation arabo-musulmane aux côtés de Damas, Bagdad, Cordoue, Grenade...

Selon une légende, le nom de la ville viendrait de la découverte d'une pioche (arabe : فأس , pioche) à l'emplacement des premières fondations.

Fès ne se livre pas facilement. Pour y accéder, il faut rentrer par la grande porte, à la fois visible et voilée, du sacré. Car Fès est un sanctuaire. C'est ainsi d'ailleurs que les soufis, ces initiés de l'islam, l'ont toujours appelée: la Zaouïa. Le voyageur qui venait de loin savait qu'en arrivant aux portes de la ville, c'est à son fondateur et à son saint patron lui-même qu'il demandait l'hospitalité. Pour lui, Fès est la ville de Moulay Idriss.

Fès, qui fut pendant plusieurs siècles une capitale politique et intellectuelle du Maroc, était devenue un centre de rencontres et d'échanges. On rapporte que Sylvestre II (Gerbert d'Aurillac), Pape de 999 à 1003, y séjourna dans sa jeunesse pour y faire des études à la suite desquelles il introduisit les chiffres arabe en Europe. Maïmonide, médecin et philosophe juif, y vécut également quelques années durant lesquelles il enseigna à la Quaraouiyine. L'œuvre de ce philosophe est une merveilleuse illustration de cette symbiose de la culture judéo-islamique qui avait prévalu en Andalousie, et trouvé un écho similaire à Fès.

La ville de Fès est une des premières villes construites par les musulmans au Maroc. Avant l'arrivée de l'Islam, les populations berbères ne connaissaient pas de préférence pour la gauche ou la droite. Les gens pouvaient manger avec la main gauche ou la main droite sans problème. Ceux qui avaient embrassé l'Islam ne mangeaient qu'avec la main droite et n'employaient que cette main droite pour saluer, etc. Il y a de la baraka dans tout ce que nous accomplissons avec la main droite. Etant donné que la ville de Fès a été construite par ceux qui appliquaient les régles de l'Islam; particulièrement la préférence de la main droite à la main gauche. La population de la région appelait la communauté habitant Fès : Les droitiers en berbère : I Fasiyen qui veux dire les droitiers. Ti Fasiyin qui veux dire les droitières. Les habitant de cette ville sont toujours appelés I Fasiyen. Un habitant de Fès s'appelle : A fasiy (le droitier), et une habitante de la ville s'appelle : Ta Fasiyt (la droitières).

La ville « Médina Fès » a été fondée par Idrîs Ier en 789 à la place de l'actuel quartier des Andalous. En 808, Idris II fonde « al-Aliya » sur l'autre rive de l'oued de Fès. Al Aliya se développe très vite et devient une véritable ville avec mosquée, palais et kisariya (halle, marché).

Les sources d'eau vitales aux alentours de Fès, qui avant même sa fondation étaient connues et louées en chanson, ont sans aucun doute été un critère important lors du choix de l'emplacement pour la future métropole.

Les évolutions suivantes sont dues à deux vagues successives d'émigration : à partir de 817 - 818 s'installent dans la ville fondée par Idrîs Ier près de 800 familles andalouses expulsées par les Omeyyades de la ville espagnole de Cordoue. Peu de temps après environ 2 000 familles bannies de Kairouan (fuyant les persécutions des Aghlabides) s'installent sur l'autre berge. La mosquée universitaire «Quaraouiyine» fondée au IXe siècle devient l'un des centres spirituels et culturels les plus importants de l'époque. Son influence se fait ressentir jusque dans les écoles de l'Espagne islamique et au-delà vers l'Europe et elle est connue pour être la plus ancienne université au monde.

Les nouveaux arrivants apportent avec eux aussi bien un savoir-faire technique et artisanal qu'une longue expérience de la vie citadine. Sous leur impulsion, Fès devient un centre culturel important et après la fondation de la mosquée universitaire Quaraouiyine le cœur religieux du Maghreb.

Fès se trouve à un emplacement particulièrement avantageux, au croisement de routes commerciales importantes, au cœur d'une région naturellement généreuse avec des matières premières précieuses pour l'artisanat (pierre, bois, argile). Ceci lui permet de se développer très rapidement. Fès se trouve notamment sur la route des caravanes allant de la Méditerranée à l'Afrique noire en passant par la grande ville commerciale Sijilmassa (disparue au XVIIe siècle) dans la région de Tafilalt.

Au Xe et XIe siècle, la ville de Fès est prise par les Maghraoua. Fès sera le théâtre de Bataille entre les tribu Zénètes Maghraoua et Banou Ifren pour sa gouvernance.

Les deux parties de la ville s'unissent au Moyen Âge, détruisant le mur qui les séparait. Fès perd son rôle de capitale avec la fondation de Marrakech par la dynastie almoravide au XIe siècle mais le reprend en 1250 grâce à la dynastie mérinide. Sous leur règne, la nouvelle ville El Medinet El-Beida (la ville blanche) est fondée en 1276 ; elle est équipée de remparts, de palais et de jardins. Elle est rapidement connue sous le nom de Fès Djedid (la nouvelle Fès) en opposition à Fès el Bali (la vieille ville). La population juive qui se trouvait aux alentours du palais est forcée de partir et le Mellah (quartier juif) se forme dans l'ancien quartier de la garnison des archers syriens. Au début du XIVe siècle (apogée de l'art hispano-mauresque), la ville connaît une forte croissance. L'université Quaraouiyine est alors connue mondialement. Grâce aux caravanes allant jusqu'au port de Badis dans le Rif, Fès est en permanence liée à l'Espagne islamique et à l'Europe. En 1471, la ville tombe aux mains de la dynastie Beni Wattas.

En 1522, Fès souffre d'un tremblement de terre qui détruit la ville en partie. Dans les années qui suivent, de nombreux bâtiments sont reconstruits, restaurés ou remplacés par des nouveaux. La dynastie des Saadiens prend la ville en 1554 mais choisit Marrakech comme capitale. À la fin du XVIIe siècle, avec les débuts de la dynastie alaouite, Moulay Ismail choisit Meknès comme nouvelle capitale. Il installe à Fès une partie du clan des Udaia qui l'avaient aidé à gagner le pouvoir. Après sa mort (1727), les Udaia se révoltent, ils ne seront chassés de la ville qu'en 1833 par Abd al-Rahman. Moulay Abdallah, le successeur de Moulay Ismail, fait de Fès son lieu de résidence et fait rénover ou nouvellement construire mosquées, écoles (madrasas), ponts et rues, les rues de Fès Djedid sont pavées.

Au XIXe siècle, les deux anciennes parties de la ville sont reliées à de nouvelles constructions comme le palais bouloudjoubou. Jusqu'au début du protectorat en 1912, Fès est la capitale du Maroc.

C'est à Fès que le traité de protectorat français et espagnol (pour le Nord du pays ainsi que le Sahara Occidental) est signé le 30 mai 1912. Moins de trois semaines après la signature, des émeutes éclatent dans la ville. Rabat est déclarée officiellement capitale du Maroc, Fès reste cependant un important lieu de résidence royale et un centre culturel, artisanal, commercial mais aussi politique. L'istiqlal (Parti de l'Indépendance) est établi à Fès par Allal El-Fassi. Beaucoup des initiatives pour chasser l'occupant français partent de Fès. En 1944, est rédigé le manifeste pour l'indépendance dans une maison de l'ancienne médina, aujourd'hui place de l'Istiqlal. La ville sera l'objet d'émeutes dans les années 1980 et début 90.

Sous la direction de Lyautey et d'après les plans de l'architecte Henri Prost, une nouvelle ville se développe dans les environs de Dar Debibagh au sud de Fès Djedid. Si elle fut dans un premier temps le quartier résidentiel des européens, la « ville nouvelle » a continué à se développer comme ville arabe moderne avec de nouveaux quartiers de villas. Les autorités, institutions et entreprises de services s'y sont installées.

Fès el-jedid et Fès el-Bali forment la médina de Fès, faisant partie du patrimoine mondial de l'UNESCO.

La Médina de Fès abrite actuellement une population de 156 000 habitants .

Fès est située près du Moyen Atlas, à l'intérieur des terres ; elle bénéficie d'un climat méditerranéen mais fortement mâtiné de continentalité et subissant l'effet de versant des montagnes (plus de précipitations, vents froids). Le froid hivernal rappelle très souvent la neige abondante du Moyen Atlas à 60 km au sud de la ville. Cela se traduit par une forte amplitude thermique. L’hiver peut, en fonction de l'altitude, s’avérer très rigoureux. On dit qu'il neige à Fès un an sur deux ou un an sur trois.

Le voyage y est possible toute l'année, mais le printemps (avril et mai) et l'automne (mi-septembre à fin octobre) sont les deux saisons les plus agréables, comme pour l'ensemble du pays d'ailleurs. En avril, les températures moyennes maximales sont de 18°C et les minimales de 8°C. En septembre, les minimales sont voisines de 15°C, tandis que les maximales dépassent légèrement les 27°C.

L'été, les températures moyennes maximales montent jusqu'à 35°C. Mieux vaut sortir le matin et le soir pour profiter de la diversité des paysages de la région.

Enfin, l'hiver est, comparativement aux régions littorales ou méridionales, froid. Cependant, il paraît beaucoup plus doux que celui des régions de l'Oriental, du Rif ou de l'Atlas.

Fès a eu beaucoup de mal à s'adapter au basculement économique du pays vers la côte atlantique et en particulier vers le rectangle Rabat-Casablanca. Si de nombreuses familles de ahl fes ayant bénéficié d'une éducation ont acquis d'éminents postes dans les entreprises (Casablanca surtout) et surtout dans l'administration (Rabat), le retour vers Fès a peu été envisagé.

La ville est connue pour avoir été quelque peu négligée pendant un moment, entre autres par souci d'équilibre avec les autres centres du pays en plein boum mais aussi pour son côté frondeur : les infrastructures manquent (routes et système d'adduction d'eau en particulier), les commerçants vont ailleurs : Casablanca-Rabat mais aussi la côte nord (de Tétouan à Oujda), grâce certes au fameux trafic de hachich mais aussi par l'effet "détaxe" des enclaves espagnoles et du marché longtemps avide de biens de consommation qu'était l'Algérie socialiste. L'exode rural des campagnes alentour est immense : la ville a doublé ou triplé de population, principalement par l'arrivée de paysans.

La maison de la culture Agdal en centre ville comporte une salle de théâtre de de concerts, des salles d'exposition et une bibliothèque. La Galerie Mohamed Kacimi, construite par l'État et gérée par la ville propose des expositions d'art contemporain. C'est aussi à Fès que l'atelier de production et de formation de L'appartement 22 est développé par Abdellah Karroum. Ces sessions ont donné lieu à des productions pour la radio culturelle R22.

L'université AL Quaraouiyine à Fès est certainement la plus importante dans l'histoire de la ville. Elle est l'emblème de la ville et son architecture est un des meilleurs représentant du style arabo-andalou (9). Son nom est issu de la communauté des 2000 familles urbaines kairouanaises (de kairouan) qui s'était installée et avait fondé le nouveau quartier dans la ville (voir plus haut).

Fondé au IXe siècle, elle a eu dès le départ bénéficié d’une Mosquée et d’une université. À ce titre, elle peut postuler au titre de la plus ancienne université du monde, ou en tout cas le plus vieil établissement d'enseignement.

Comme toutes les université de Moyen Âge (Europe chrétienne ou occident et orient musulmans), elle a d'abord été théologique puis, comme la théologie définit le droit, juridique. Elle a également joué un rôle de préservation et de diffusion de la langue arabe (linguistique, grammaire, rhétorique) et de traduction de textes (hébreu, grec, latin vers l'arabe). Elle est aussi une bibliothèque de manuscrits.

Ce rôle juridique a aussi une fonction essentielle: par son rôle d'archives (héritage en particulier) elle a aussi eu une fonction de compilation et de point de référence des lignages familiaux. Or, ces derniers ont un rôle essentiel dans l'affirmation des grandes familles de la ville (voir la bataille éditoriale sur ce même site à propos de cet article). Elle a donc permis d'établir certains droits et titres.

Sur les plans théologique et juridique, elle a été le point nodal de la doctrine malékite. Cette doctrine ou rite a aujourd'hui une extension importante: en gros toute l'Afrique de l'ouest musulmane jusqu'aux pays haoussa au Niger et Nigeria (certains inclus, d'autres non).

Un apport important de l’université Al Quaraouiyine à la société marocaine et aux sociétés arabo-islamiques est l’édification de la personnalité islamique, de l’identité religieuse et de la mémoire sociale.

Ces dernières décennies, le tourisme n'a cessé de se développer (1 million de visiteurs par an) et est devenu un important facteur économique. Fès propose des manifestations culturelles telles que le Festival de Fès des musiques sacrées du monde au courant de juin de chaque année. De nombreux étrangers se sont installés à Fès et ont ouvert des maisons d'hôtes.

Capitale culturelle et spirituelle du Maroc, Fès est une ville millénaire. En la parcourant, on peut facilement se laisser emporter à travers son histoire, grâce à ses nombreuses mosquées, médersas, fondouks, fontaines et salles d'ablution, jardins historiques, murailles et remparts, portes fortifiées, mellah et synagogues, manufactures, mausolées, palais et riads, places et souks. Des Idrissides aux Alaouites, des Andalous aux Juifs, toutes les dynasties et tous les peuples ont laissé leur empreinte sur la ville. Ces dernières années de nombreux monuments ont été restaurés, comme la médersa El-Attarîn, la médersa Bou-Inania (XIVe siècle), la Magana (une horloge hydraulique unique au monde) et la bibliothèque de la mosquée Quaraouiyine. Cette dernière possède de très rares manuscrits écrits par de célèbres savants comme Ibn Rochd (Averroès) ou Ibn Khaldoun. Appelés "monuments verts" les jardins du palais Batha, construit au XIXe siècle par le sultan alaouite Moulay Hassan Ier et celui du Riad Moqri datant du début XXe siècle ont retrouvé leur végétation. Aujourd'hui la médina est le principal pôle d'attraction. Les centres de cultures contemporaines y manquent cruellement. Toutefois, quelques centres culturels et galeries voient le jour : le Centre culturel municipal Agdal (près de la place Florence) compte une salle de spectacles et une galerie d'expositions, la Galerie Mohammed Kacimi.

A la suite d'un contrat signé avec la ville de Strasbourg en France, celle-ci s'est engagée à envoyer des bus de sa régie de transports afin de renouveler le parc de la RATF.

Il existe de nombreux autres clubs sportives appartenant à des disciplines variées telles le basket-ball, tennis, handball.

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Traité de Fès

Les protectorats français et espagnol au Maroc et Sahara Occidental

Par le Traité de Fès (arabe : معاهدة فاس), signé le 30 mars 1912, le sultan Abd al-Hafid abandonne la souveraineté du Maroc à la France, faisant du pays un protectorat.

L'Allemagne qui avait des vues sur le Maroc, reconnaît les territoires français et espagnols au Maroc, recevant en échange des territoires du moyen Congo de l'Afrique équatoriale française. Cette terre connue sous le nom allemand de Neukamerun, fut rattachée à la colonie allemande du Kamerun (Cameroun), partie de l'Afrique occidentale allemande.

L'Espagne gagna également quelques territoires au nord du Maroc qui devint le Maroc espagnol. Par un accord signé entre la France et l'Espagne en novembre de cette même année, l'Espagne assurait un protectorat sur Tanger et le Rif, Ifni sur la côte atlantique dans le sud-ouest, aussi bien que sur la région de Tarfaya au sud de la rivière Draa, où le sultan restait nommément souverain et était représenté par un vice-régent à Sidi Ifni sous le contrôle d'une haute commission espagnole.

Des accords particuliers entre le Royaume-Uni, l'Italie et la France en 1904, établis sans consultation du sultan, avaient divisé le Maghreb en sphères d'influence, le Maroc passant dans la sphère de la France. Au Maroc, le jeune sultan Abd al-Aziz accéda au trône en 1894 à l'âge de 10 ans et les Européens devinrent les conseillers de sa Cour. Des chefs locaux devinrent de plus en plus indépendants du sultan, qui fut déposé en 1908. La loi et l'ordre marocain continuèrent de se détériorer sous le rêgne de son successeur Abd al-Hafid, qui abdiqua en faveur de son frère Youssef après avoir signé le traité de Fez.

Les 2 zones du protectorat espagnol étaient séparées par la baie d'Al-Hoceïma, que les Espagnols nomment Alhucemas. Le traité de Fez accordait la concession de l'exploitation des mines de fer du mont Uixan à la compagnie minière espagnole du Rif, à qui fut aussi accordée la permission de construire une voie ferrée pour relier ses mines à Melilla.

Le traité fut perçu comme une trahison par les nationalistes marocains et mena à la guerre du Rif (1919–26) entre les Espagnols et les tribus Jibala dont Abd el-Krim devint bientôt le leader et créa la courte République du Rif.

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Festival de Fès des musiques sacrées du monde

Chaque année, à la fin du mois du mai et début juin, la ville de Fès au Maroc organise le festival des musiques sacrées du monde. Durant toute une semaine, une programmation consacrée aux musiques spirituelles est proposée ; des films, conférences et expositions s'ajoutent au programme culturel co-organisé par l'association Fès Saïs et Fès M.S.M.

En dehors des spectacles officiels au Musée de Batha, à Bab Maquina, ou au site romain de Volubilis, c'est toute la ville impériale qui devient spectacle : son et lumière, artisanat et gastronomie, ajoutent leur animation à la cité Idrisside. Les concerts se tiennent sur différents endroits de la ville notamment à la place de Bab Boujloud, au Champ de course, Bab al Makina, pour les concerts Dar Tazi pour les soirées de confréries soufies.

Le festival accueille chaque année une multitude d'artistes venus de tous horizons et de toutes cultures, ainsi que des colloques, des expositions et des projections de films en marge du festival.

Parmi les musiciens marquants qui ont participé aux éditions de ce festival, on retrouve, entre autres, Marcel Khalifé (Liban), Kadhem Saher, Sharam Nazeri (Iran), Sabah Fakhri (Syrie), Abd Alhadi bellkhiyyat (Maroc) ainsi que des musiciens venus de l'Afrique et notamment Youssou N'Dour (Sénégal pour l'édition 2004 accompagné de l'Orchestre du Caire de Fathy Salamah.

Le festival accueille aussi des groupes musique et danse spirituelles internationaux, à l'image des Derviches tourneurs de Konya de Turquie, des Moines danseurs du Tibet (Tibet) ainsi que de l'Arc Gospel Choir of Harlem (États-Unis).

Son président actuel est Mohamed Kabbaj.

Ce festival dont le rayonnement a dépassé les frontières du Maroc se revendique de l'esprit de Fès. L'effet en retour sur la ville est considérable, à la fois en termes d'image et économique via le tourisme culturel. La ville historique, théâtre de ce festival, est valorisée d'une façon exceptionnelle.

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Complexe sportif de Fès

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Le Complexe sportif de Fès (en arabe : المركب الرياضي لفاس) est un stade de football d'une capacité totale de 45 000 places assises localisé dans la ville de Fès au Maroc et plus précisément sur la route reliant cette ville à Sefrou, il est d'un style architectural typiquement marocain.

Les plans de ce stade réalisés par des architectes et ingénieurs marocains et le lancement des travaux a été faite en 1992 et ce n'est que 2 années plus tard que débuta sa construction qui s'achéverait normalement début 1997 pour abriter avec le Stade d'Honneur de Meknès la Coupe d'Afrique des nations Junior 1997 qu'a abrité le Maroc mais le stade n'était pas livré à temps dû notamment par des arrêts et des problèmes techniques,et ce n'est qu'en 2003 que les travaux ont été achevés.

Le complexe tout entier renferme une salle médias, un centre de premiers soins, une infirmerie et un local de contrôle anti-dopage alors que le parking du stade mis à la disposition des visiteurs peut accueillir jusqu'à 7500 voitures et 350 autocars.

Ce stade entrait également dans la candidature du Maroc pour l'organisation de la coupe du monde de football 2006.

Le Maroc a de nouveau déposé sa candidature pour organiser la coupe du monde de football 2010, à cette occasion le complexe fut entièrement rénové et a connu de légères modifications avec l'ajout de 5000 places et sa capacité totale fut portée à 45000 places assises. Un responsable marocain affirmait même que ce stade est un joyau pour promouvoir la candidature marocaine.

Mais, le 15 mai 2004 l'organisation a été finalement accordée au pays de Nelson Mandela par 14 voix contre 10 pour le Maroc. Et c'est ainsi que le Stade de Fès ferma ses portes et fut oublié.

En février 2005,le stade devient dans un état insupportable: poussière et saleté partout, portes et vitres cassées, infrastructures dégradées et pour clore le tout: la pelouse devint un champ de patates.

Depuis son inauguration en 2003, ce stade n'a jamais été utilisé et c'est pourtant un projet construit, livré mais....oublié!

Le Stade de Fès est enfin inauguré le 25 novembre 2007 à l'occasion de la finale de la Coupe du Trône de la saison 2006/2007 par un match opposant les FAR de Rabat(D1) au Rachad Bernoussi(D2) match qui se solda par la victoire des militaires aux tirs au but, l'entrée était gratuite pour cette rencontre et 40000 spectateurs venus de différentes villes marocaines y assistèrent.

Le premier but inscrit à jamais dans ce stade est celui de Atik Chihab (FAR de Rabat)....mais contre son propre camp !

Depuis cette rencontre historique l'équipe du Maghreb de Fès (D1 marocaine) a élu domicile, et disputa son premier match dans ce complexe sportif de Fès à l'occasion d'un match de championnat l'opposant à la Jeunesse d'El Massira match qui se solda par un score nul de 0-0.

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Source : Wikipedia