Euro 2016

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Posté par seb 14/04/2009 @ 04:07

Tags : euro 2016, football, sport

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Football Club de Nantes

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Le Football Club de Nantes (abrégé en FCN et dont les joueurs sont surnommés les Canaris) est un club de football français, fondé à Nantes en 1943, dont l'équipe première évolue actuellement dans le championnat de Ligue 1. Le club est présidé par Waldemar Kita tandis que l'équipe première est entraînée par Élie Baup.

Le FCN détient l'un des plus beaux palmarès du football français avec huit titres de championnat de France et trois coupes de France. Ses équipes sont connues pour avoir développé, sous l'égide de José Arribas et de ses disciples Jean-Claude Suaudeau et Raynald Denoueix et grâce au talent de joueurs comme Philippe Gondet, Henri Michel, Maxime Bossis, José Touré ou encore Japhet N'Doram, un jeu vif et technique fondé sur le mouvement collectif et la rapidité d'exécution surnommé « jeu à la nantaise » par la presse et le public. Le FCN est également réputé pour son centre de formation dont sont issus de nombreux internationaux français tels les champions du monde Didier Deschamps, Marcel Desailly, Christian Karembeu ou encore Claude Makelele.

Le FC Nantes est fondé au printemps 1943 par fusion de plusieurs clubs locaux avec pour ambition de rejoindre l'élite nationale. Après les troubles de la guerre, le FCN dispute le championnat de deuxième division mais peine à accéder au plus haut niveau, malgré des entraîneurs réputés comme Émile Veinante ou Karel Michlowski. C'est finalement un inconnu, José Arribas qui y parvient. En appliquant à l'équipe des principes de jeu simples mais tournés résolument vers le collectif et l'offensive, dans une configuration en 4-2-4, il obtient la promotion en 1963. Il offre ensuite au club deux titres de première division en 1965 et 1966. De jeunes joueurs se révèlent alors sous le maillot des Canaris : Jacky Simon, Ramon Muller, Philippe Gondet, Robert Budzynski ou encore le gardien Daniel Eon. Le FCN devient dès lors un club de premier rang en France, redouté sur sa pelouse de Malakoff et ailleurs et conquiert un nouveau titre national en 1973, avec une équipe dont le jeune capitaine Henri Michel côtoie les vétérans Bernard Blanchet et Gabriel De Michèle et les vedettes étrangères Erich Maas, Hugo Bargas ou Angel Marcos.

Malgré le départ de José Arribas en 1976, la réussite du club se poursuit sous Jean Vincent qui met en avant une nouvelle génération de joueurs, premiers fruits de l'initiative de formation : le jeune trio offensif Loïc Amisse-Bruno Baronchelli-Éric Pécout, soutenu par l'expérience de Henri Michel et par le talent de Gilles Rampillon, remporte le quatrième championnat du FCN en 1977. Le stade Marcel-Saupin demeure imprenable pendant une série de quatre-vingt-douze matches de championnat, de 1976 à 1981 : les Canaris dominent alors le football français en compagnie des Verts de Saint-Étienne et remporte la coupe de France 1979, très attendue après trois finales perdues, et de nouveau le championnat en 1980. Nantes se hisse également en demi-finale de coupe des coupes 1980 mais est éliminé par le FC Valence de Mario Kempes.

Jean-Claude Suaudeau, ancien joueur du club, proche d'Arribas et entraîneur de l'équipe réserve depuis 1969, prend la relève en cours de saison 1981-1982 en appliquant les mêmes principes de jeu qui ont fait le succès de l'équipe des années 1960. Le Football Club de Nantes repose en particulier sur une défense solide et vive en contre, dirigée par le capitaine Maxime Bossis, sur l'apport physique de Seth Adonkor qui préfigure les milieux récupérateurs modernes, sur Vahid Halilhodzic, buteur de renommée mondiale, entouré de Baronchelli et Amisse, ainsi que sur José Touré, auquel sa technique et son style valent le surnom du « Brésilien ». Le FCN est de nouveau champion en 1983 mais manque le doublé en coupe de France, malgré un match exceptionnel, finalement remporté par le PSG (3-2).

Le FCN continue de jouer les premiers rôles dans son nouvel écrin de la Beaujoire mais ne remporte pas de nouveau titre dans les années qui suivent. Victime de nombreux départs de joueurs importants, l'équipe perd en efficacité et le jeu collectif s'étiole. Le nouveau président Max Bouyer décide de changer d'entraîneur, au profit de Miroslav Blazevic, et finance une politique de recrutement coûteuse visant des vedettes souvent décevantes (Mo Johnston, Frankie Vercauteren, ou encore Maxime Bossis qui fait son retour à 35 ans), tandis que les jeunes joueurs sont vendus dès qu'ils représentent une valeur marchande, comme dans le cas de Didier Deschamps. Cette période se conclut par de graves difficultés financières. En 1992, le FC Nantes frôle la rétrogradation administrative et est finalement sauvé après une restructuration, illustrée par un changement de nom (FC Nantes Atlantique).

Suaudeau retrouve le poste d'entraîneur à partir de 1991 et, étant donné les difficultés financières du club, décide de faire confiance aux jeunes joueurs formés sous sa direction et celle de Raynald Denoueix, directeur du centre de formation depuis 1982. Marcel Desailly quitte le FC Nantes mais l'équipe connaît pour le reste une vraie stabilité qui lui permet de développer de nouveau un jeu séduisant reposant sur les automatismes et l'entraînement collectif. Le « jeu à la nantaise » comme on l'appelle bientôt, est caractérisé ces années-là par son aspect direct et la rapidité de transmission, notamment grâce aux passes sans contrôle. Cette équipe surtout forte sur le plan athlétique, avec Patrice Loko, Christian Karembeu, Claude Makelele et éclairée par l'apport technique de Japhet N'Doram et Reynald Pedros parvient en finale de coupe de France 1993 (de nouveau perdue contre le PSG), domine le championnat de France 1995 et remporte le septième titre du club grâce à un record de trente-deux matches d'affilée sans défaite et à l'application du « tarif maison» (au moins trois buts marqués lors de dix matches à domicile sur dix-neuf). Cette même équipe, hormis Karembeu et Loko vendus dès l'été, parvient en demi-finale de Ligue des champions l'année suivante mais perd face à la Juventus (4-3 sur les deux rencontres).

Vexé par les départs successifs, chaque année, de ses meilleurs joueurs, Suaudeau quitte le club en 1997, et laisse la place à Raynald Denoueix. Sous ce dernier, le Football Club de Nantes Atlantiques et son équipe de jeunes joueurs en grande partie formés au club remportent successivement deux coupes de France et le championnat de France 2001, son huitième titre et dernier à ce jour. Des résultats obtenus grâce aux mêmes principes de jeu, appliqués dans un style proche du toque colombien, avec des joueurs techniques et au gabarit souvent léger (Olivier Monterrubio, Éric Carrière, Stéphane Ziani).

Raynald Denoueix est cependant renvoyé après le rachat du club par la Socpresse, en raison d'un automne difficile. Les résultats du club stagnent dès lors, hormis une finale perdue de coupe de la ligue (2004). Plus grave, la stabilité qui avait permis le développement d'une école de jeu originale est mise à mal et le football dit « à la nantaise » rejoint bientôt le rang des souvenirs. Le club est revendu en 2008 à l'homme d'affaires Waldemar Kita ; l'effectif est bouleversé année après année ; enfin alors que le club n'a connu que cinq entraîneurs de 1960 à 2000, Élie Baup, nommé à l'automne 2008, est le neuvième de la décennie. La succession d’entraîneurs, la relégation subie en 2007, malgré la remontée immédiate, semblent un signe de décadence durable.

Le palmarès du Football Club de Nantes est le deuxième de France en termes de titres de champion de France professionnel remportés (8), derrière l'AS Saint-Étienne (10) et à égalité avec l'Olympique de Marseille, devant l'AS Monaco et l'Olympique lyonnais (tenant du titre depuis 2002), qui ont remporté sept titres chacun. On peut y ajouter trois coupes de France, pour cinq finales perdues. Nantes a à ce propos manqué le doublé coupe-championnat à trois reprises, en perdant en finale en 1966, en 1973 et en 1983. Le FCN a également remporté une coupe de la ligue en 1965, ainsi que trois challenges ou trophées des champions. Les méthodes de classement historique par points ne placent cependant le FC Nantes qu'entre la dixième place et la treizième place, ce qui s'explique essentiellement par la relative jeunesse du club dans le football français. Une méthode par classements place Nantes en troisième position, le club n'ayant fini que quatre fois sous la quatorzième place en D1/L1.

Les performances du FC Nantes ont toutefois été bien moins remarquables sur le plan européen, où le club n'a jamais dépassé les demi-finales, atteintes en coupe des vainqueurs de coupe en 1980, et en coupe des champions en 1996. Les classements historiques placent ainsi le FCN entre la cinquième et la septième place des clubs français en compétitions européennes. Enfin, le classement mondial perpétuel des clubs, en fonction des résultats depuis 1991, place le FCN à la cinquante-septième place (septième club français).

Le record d'apparitions en championnat de D1/L1 sous le maillot nantais est établi par Henri Michel le 3 mars 1982, face à Metz, son cinq cent trente-deuxième et dernier match,. Ce record est égalé par Jean-Paul Bertrand-Demanes le 18 juillet 1987, sa seule apparition de la saison : blessé au tendon d'Achille, le gardien nantais est contraint de mettre fin à sa carrière. Ils sont suivis de Loïc Amisse (cinq cent trois apparitions).

Le meilleur buteur du club en championnat de D1/L1 est Bernard Blanchet avec cent onze réalisations sous le maillot jaune et vert, son dernier but ayant été marqué le 9 avril 1974 à Nice (1-1),. Il est suivi par Philippe Gondet (quatre-vingt-dix-huit buts) qui reste le meilleur buteur nantais sur une saison (trente-six buts en 1965-1966), puis par Gilles Rampillon et Vahid Halilhodzic (quatre-vingt-treize buts ex aequo). Le meilleur buteur de l'équipe actuelle est Frédéric Da Rocha, avec quarante-quatre réalisations en D1/L1 depuis son premier but.

Le record d'affluence du FC Nantes à domicile est de 44 297 spectateurs, le 27 janvier 1985 contre Bordeaux (0-1). Ce record ne peut plus être battu à l'heure actuelle, le stade de la Beaujoire ayant vu sa capacité réduite depuis. Le record en coupe d'Europe s'élève à 40 259 spectateurs contre le Spartak Moscou, le 11 décembre 1985 (1-1). Le record de l'ancien stade Marcel-Saupin a été établi le 18 avril 1970 avec 29 504 spectateurs face à Angers, en coupe de France (2-0).

Le FC Nantes détient également plusieurs records nationaux, en particulier le record d'invincibilité à domicile avec quatre-vingt-douze matches consécutifs sans défaite au stade Marcel-Saupin, du 4 juin 1976 (Nantes-Nice, 1-1) au 7 avril 1981 (Nantes-Auxerre, 0-1), et le record d'invincibilité en championnat avec trente-deux matches consécutifs sans défaite lors de la saison 1994-1995. Nantes occupe d'ailleurs également la deuxième place de ce classement d'invincibilité en championnat, avec trente matches consécutifs sans défaite en 1996-1997.

Les couleurs du club sont depuis l'origine le jaune et le vert, et valent aux joueurs nantais le surnom de « Canaris », venu de Norwich City, club aux mêmes couleurs, dont le canari est l'emblème depuis le début du XXe siècle pour des raisons liées à l'histoire de la ville. De nombreux joueurs utilisant des couleurs identiques ou proches partagent ce surnom, comme la Jeunesse Sportive de Kabylie ou Fenerbahçe.

À partir de 1943, le maillot nantais est traditionnellement jaune à parements verts, avec diverses variantes (scapulaire, fines rayures horizontales). Le short, blanc à l'origine, devient noir de 1973 à 1976. Les parements du maillot sont bleu-blanc-rouge en 1973-1974 à la suite du troisième titre national. Le short devient vert à partir de 1976 (avec des chaussettes jaunes). Le maillot nantais est alors reconnaissable en raison de son principal sponsor Europe 1, dont le chiffre forme une large bande verte oblique. Le FCN est ensuite équipé par Patrick, qui fournit des tenues entièrement jaunes, à parement verts. Après un détour chez Adidas, Diadora fournit à partir de 1992 des maillots à bandes verticales, devenus le symbole du titre de 1995. Les rayures sont reprises par Adidas (1995-2000). Le Coq Sportif équipe Nantes de 2000 à 2005, et abandonne les rayures pour des tenues entièrement jaunes avec des parements verts parfois rares, ou encore une bande verticale unique au milieu du maillot (2004-2005). Airness qui fournit les équipements à partir de 2005 revient au maillot vert (avec des chaussettes vertes) à partir de 2006. Le contrat est unilatéralement rompu en 2008 par le club, et le club se lie à l’équipementier Kappa, qui revient à une dominante jaune.

Les maillots extérieurs du club ont été le plus souvent blancs à parement verts ou jaunes, mais des variantes ont été expérimentées, le rouge dans les années 1970, le bleu nuit en 2000-2001. Le FCNA a également utilisé un maillot vert bouteille pour disputer la Ligue des champions en 2001-2002.

Apparu sur le maillot nantais en 1996, Synergie est le sponsor maillot principal du FCN depuis 1998, soit depuis onze saisons saisons consécutives. Notable par son placard rouge souvent décrié, Synergie a dépassé le nombre de saisons effectuées comme sponsor principal par Europe 1 (1976-1986).

Un premier blason, rond, goélette jaune sur vert surmonté des initiales « FCN » et de 5 hermines vertes sur bande jaune (reprises du blason de la ville) est utilisé de la saison 1976-1977 (introduction dans l'hiver) à 1987. De légères variantes sont parfois utilisées (bateau vert sur fond jaune et nom du club en toutes lettres en 1980-1981, version originale aux couleurs inversées — bateau vert sur jaune — entre 1982 et 1986). Le blason est remplacé par un logo calqué sur celui de la municipalité en 1987, auquel sont ajoutées des étoiles symbolisant les titres de champion de France ainsi que le A du nouveau nom en 1992. Le retour à un blason plus traditionnel, avec la goélette, cette fois verte sur fond jaune, est décidé en 1997. Ce même blason est revu par une agence de communication en 2003, pour un résultat légèrement épuré. À l'initiative de Waldemar Kita, un nouveau blason nettement inspiré du FC Barcelone, est adopté en octobre 2007 après un vote internet. Les cinq hermines y font leur retour ainsi que la date de création du club, et des bandes verticales sont ajoutées pour rappeler l'équipe de 1995.

D'autres variantes ont été utilisées pour les documents officiels du club (affiches, courriers), mais n'ont jamais été arborées sur les maillots.

Le FC Nantes a connu vingt entraîneurs différents à travers vingt-deux mandats successifs. Le premier entraîneur du FC Nantes, à sa création en 1943, est Aimé Nuic, dans un rôle d'entraîneur-joueur. Le premier entraîneur professionnel et à temps plein est Émile Veinante, recruté en 1951. L'entraîneur resté le plus longtemps à la tête du FC Nantes est José Arribas, de 1960 à 1976 soit seize saisons complètes. Il est également le plus titré avec trois titres de champion de France (1965, 1966, 1973) sur les huit remportés par le club. Les autres entraîneurs titrés sont Jean Vincent (deux championnats, une coupe de France), Jean-Claude Suaudeau (deux championnats) et Raynald Denoueix (un championnat, deux coupes de France).

Robert Budzynski a exercé la fonction de directeur sportif de 1970 à octobre 2005,. Si l'on y ajoute sa présence en tant que joueur à partir de 1963, Robert Budzynski est resté quarante-deux ans impliqué au sein du club, un record. En le nommant directeur sportif, Louis Fonteneau et José Arribas innovent en France où ce type de poste n'existe presque pas. Son poste est proche de celui de « manager général » courant en Angleterre : il effectue le lien entre les joueurs salariés et les dirigeants bénévoles, et supervise le recrutement, avec des feuilletons mouvementés à l'occasion de certains transferts comme pour Hugo Bargas ou Robert Gadocha. La politique de recrutement nantaise reste tout de même traditionnellement sage, en partie par choix afin de privilégier la formation, en partie par un manque de moyens financiers qui empêche d'ailleurs l'équipe de retenir ses meilleurs éléments, notamment à partir du départ de Thierry Tusseau en 1983,.

Avant Budzynski, une fonction comparable est occupée par Antoine Raab de sa démission du poste d'entraîneur en mars 1956 jusqu'en 1962,.

Depuis octobre 2005, la direction sportive a d'abord été confiée à Japhet N'Doram en tant que responsable du recrutement. Celui-ci est remplacé par Xavier Gravelaine à l'arrivée de Luc Dayan, en juin 2007, en tant que conseiller sportif, poste qu'il quitte six semaines plus tard, en août 2007. Enfin, le nouveau président Waldemar Kita nomme Christian Larièpe au poste de directeur technique, qu'il occupe depuis octobre 2007.

Le tableau suivant donne une liste de joueurs qui ont marqué le club par le nombre de matchs qu'ils ont disputés, par les titres qu'ils ont obtenus ou pour leurs performances individuelles. Les statistiques indiquées (années d'activité au club, matches, buts) concernent le championnat de D1/L1 uniquement.

Le FC Nantes joue ses premiers matches au stade du Vivier, terrain du club de la Saint-Pierre, au stade de la Contrie, terrain de la Mellinet, et au stade du parc de Procé, avant d'obtenir l'autorisation de jouer au stade municipal de Malakoff (9 000 places, dont 3 000 assises). Mais la pelouse de ce dernier est utilisée comme parc automobile par la Wehrmacht, puis subit les bombardements meurtriers des 16 et 23 septembre 1943. Le stade est rouvert le 15 octobre 1944, mais les compétitions sont suspendues : le FCN ne s'y installe donc réellement qu'en septembre 1945, pour ses débuts en D2. Le FCN y demeure au fur et à mesure de sa montée en puissance, et grâce à des agrandissements en 1951 et en 1955, puis à une rénovation complète en 1968-1969, le stade, devenu stade Marcel-Saupin en mars 1965 en hommage au fondateur du club, atteint près de 30 000 places, dont 13 000 assises.

La situation du stade Saupin en centre-ville limite cependant tout nouvel agrandissement, et à la faveur de l'organisation française de l'Euro 1984, est bâti à la périphérie nord de la ville un stade flambant neuf à l'architecture futuriste, le stade de la Beaujoire, inauguré le 8 mai 1984 lors d'un FCN-Roumanie et baptisé en 1989 du nom du président Louis Fonteneau. D'une capacité maximale de 52 923 places (record d'affluence : 51 359, pour France-Belgique, pendant l'Euro 84), il bénéficie d'une rénovation à l'occasion de la coupe du monde 1998 : les grillages sont supprimés (une première en France), les tribunes debout sont converties en places assises (pose de 15 000 sièges), la pelouse est remise à neuf, de nouvelles loges sont installées. La capacité est alors de 39 004 places. Il ne subit pas de modification majeure par la suite, hormis l'installation d'une nouvelle pelouse en 2001, et l'ajout d'écrans géants à l'occasion de la coupe du monde de rugby 2007.

Le président Waldemar Kita affirme en 2008 souhaiter un projet d'agrandissement, voire de remplacement du stade de la Beaujoire qu'il décrit comme « vétuste. » Il souhaite bénéficier du projet d'organisation de l'Euro 2016 par la France pour augmenter la capacité, notamment en loges. Le nombre de places pourrait être porté à 57 000, si le stade est finalement retenu dans le dossier de candidature.

Le stade Saupin, lui, est dévolu à partir de 1984 aux matches de la réserve, avant d'être en grande partie démoli à partir de 2007. L'équipe réserve emménage alors au stade Michel-Lecointre.

Le FC Nantes s'entraîne dans un premier temps dans les installations de la Saint-Pierre de Nantes (château du Vivier) ou de la Mellinet (stade de la Contrie, doté d'un éclairage à partir de 1953), au parc du Grand-Blottereau ou encore le plus souvent au parc de Procé. Les conditions s'améliorent dans les années 1970 puisque le FCN fréquente essentiellement, outre Procé, le centre sportif des Basses-Landes récemment aménagé par la municipalité, à l'écart du centre-ville. Mais cela ne suffit toujours pas et sous l'impulsion du président Louis Fonteneau est lancé le projet de centre d'entraînement à la Jonelière : les travaux débutent en 1976 et le centre est inauguré en septembre 1978. Les lieux accueillent également le siège du club et le centre de formation et sont baptisés « centre sportif José Arribas » après la mort de ce dernier, en 1989.

Constamment amélioré (comme après le titre en 2001), le centre d'entraînement de la Jonelière compte sur quatorze hectares sept terrains (trois gazonnés, deux synthétiques, un stabilisé, un synthétique sablé), la fameuse « fosse » bien connue pour les entraînements collectifs que Jean-Claude Suaudeau aimait y diriger (à l'époque en dur et désormais en synthétique), une salle de musculation et une balnéothérapie.

Le FC Nantes est une SASP, au capital de 2 575 725 euros, et au budget de 20 millions d'euros pour la saison 2007-2008,. Waldemar Kita est depuis le 2 août 2007 le propriétaire unique du FC Nantes, et assume à ce titre les fonctions de président et de directeur général de la SASP.

Le FCN est géré exclusivement sous forme associative de sa création en 1943 jusqu'en 1992. Présidé successivement par ses sulfureux fondateurs Jean Le Guillou et Marcel Saupin jusqu'en 1958, puis par Jean Clerfeuille de 1959 à 1968, et par Louis Fonteneau de 1969 à 1986, le club connaît une fragilité financière chronique qui le plonge dans de de graves difficultés en 1992, avec un déficit de 61,5 millions de francs qui le contraint, sous peine de rétrogradation en deuxième division, à se scinder en deux parties. Une SAOS (société anonyme à objet sportif) est créée pour la section professionnelle et porte le nom de « FC Nantes Atlantique », et l'association (majoritaire dans la SAOS) gère les sections amateurs et jeunes. Le rétablissement financier est la cause directe de la vente de nombreux joueurs dans les années 1990.

En 2001, le FCNA toujours contrôlé par la municipalité de Nantes par le biais de l'association, est cédé à la Socpresse, qui effectue une transformation de la SAOS en SASP (société anonyme sportive professionnelle). Le rôle de l'association se réduit en quasi-totalité, le centre de formation passant sous le contrôle de la SASP, et la gestion de la SASP passant à un conseil d'administration, en remplacement des anciennes instances (directoire et conseil de surveillance de l'association).

Le FC Nantes a connu treize présidents, dont six présidents de l'association jusqu'en 1992, trois présidents de la SAOS de 1992 à 2001, et quatre présidents de la SASP depuis 2001. Quatre présidents seulement ont remporté des titres (championnat ou coupe de France), le plus titré étant Louis Fonteneau (quatre championnats, une coupe), suivi de Jean Clerfeuille (deux championnats), Kléber Bobin (un championnat, deux coupes) et Guy Scherrer (un championnat).

Comme beaucoup de clubs de football professionnel, le FC Nantes dispose de groupes de supporters (une vingtaine de groupes selon le club). Le plus ancien est le groupe « Allez Nantes Canaris », en fait résultat de la fusion en 1976 de deux clubs : « Allez Nantes », fondé en 1946 et longtemps le seul club de supporters, proche de la direction, et « Les Canaris » fondé en 1972. ANC réside dans la tribune Erdre, tandis que la tribune Loire est animé par la « Brigade Loire » apparue en 1998-1999, avec pour référence le mouvement ultra.

L'ambiance des matches à Nantes est souvent qualifiée de timide, déjà au stade Marcel-Saupin, comportement qui correspond aussi à une certaine exigence de la part de spectateurs réclamant du beau jeu. Cette attitude, qui permet des matches de très haute intensité dans les tribunes dans les saisons de réussite, mène cependant une partie des spectateurs à dénigrer ses propres joueurs à d'autres périodes, parfois de manière injuste, y compris en leur temps pour des joueurs comme Jean-Claude Suaudeau, Henri Michel, Omar Sahnoun, et plus récemment pour des recrues, voire des jeunes joueurs, jugés décevants dès leurs premiers matches.

Les supporters nantais ne sont pas réputés pour leur violence, malgré quelques épisodes dans les années 1980 avec le « Loire Side » dissoute en 1990, et surtout dans les années 1990, notamment du fait du groupe « Urban Service » qui se réclame du mouvement hooligan.

Grâce à des efforts de la direction du club, le public du FC Nantes est aujourd'hui réputé pour son fair-play. Sa fidélité est également démontrée par l'affluence moyenne de 22 771 spectateurs par match lors de la saison de Ligue 2 en 2007-2008, ce qui aurait constitué la huitième affluence de Ligue 1, et représente la deuxième affluence saisonnière de l'histoire de la deuxième division française, derrière Saint-Étienne en 1998-1999.

Parmi les rivalités les plus marquantes, le « derby » contre le SCO Angers a longtemps été le plus important (notamment avant la montée en première division de 1963), ainsi que la rivalité sportive contre Saint-Étienne, surnommée le « derby de la Loire ». La rivalité la plus forte et la plus durable est cependant le « derby de l'Atlantique » entre Bordeaux et Nantes. Le « derby » avec le Stade Rennais est quant à lui relativement récent, notamment en raison d'un enjeu sportif souvent assez faible : les publics des deux clubs bretons sont au contraire historiquement assez proches.

Le Football Club de Nantes connaît dès sa naissance l'attention de la presse locale. Le quotidien Le Phare en fait mention dès le 6 avril 1943, avant même la finalisation de la création, et L'Ouest-Éclair évoque le club et le nom de son premier entraîneur, Aimé Nuic, le 30 avril. Le FC Nantes intéresse en revanche peu la presse nationale, même spécialisée. Il fait la « une » de France Football pour la première fois le 4 juin 1963 à l'occasion de la montée en première division,, et est ainsi affiché sur de nombreuses couvertures de presse dans les années 1960 à 1990 en raison de ses nombreux succès. Le jeu séduisant de l'équipe de José Arribas séduit notamment très vite la presse qui voit en Nantes le « printemps du football français » et le successeur du Stade de Reims des grandes années. Le fameux magazine britannique World Soccer affiche même Philippe Gondet en jaune et vert sur sa « une » de février 1986. La rivalité entre les Canaris et les Verts est un peu plus tard un des thèmes récurrents du championnat. Pourtant, on perçoit encore à la fin des années 1970 combien le FCN intéresse peu la presse plus habituée aux transferts spectaculaires ou aux crises répétées de clubs plus médiatiques (Marseille en tête), mais aussi aux succès européens de Saint-Étienne. Seuls le recrutement de quelques stars passionne les journalistes : Hugo Bargas, Robert Gadocha, Vahid Halilhodzic, Jorge Burruchaga ou plus récemment Fabien Barthez, ou encore le feuilleton du transfert raté de l'Israélien Mordechai Spiegler en 1970,.

Du fait de ses bons résultats, le FCN connaît de nombreuses retransmissions télévisées. Le 20 février 1965, le match Nîmes-Nantes (0-3) est le premier match télévisé de l'histoire du football français. La rencontre commentée par Thierry Roland et suivie par la France entière grâce à trois caméras, montre l'envol des Canaris vers leur premier titre : pour Miroir Sprint, « Nantes a crevé l'écran ». Nantes participe également à un autre événement lorsque le 9 novembre 1984, Canal+ diffuse son premier match de D1, Nantes-Monaco (1-0), commenté par Charles Biétry et Michel Denisot, et suivi grâce à cinq caméras,.

Le recul des résultats du FCN entraîne une plus grande discrétion encore dans les médias nationaux, même si la majorité des matches décalés au lundi pour être retransmis sur Eurosport implique le FCN, ce qui entraîne des contestations de supporters d'autres équipes. La couverture médiatique locale reste quant à elle importante. La télévision locale Nantes 7, lancée en 2004 par la Socpresse alors actionnaire du club, consacre quotidiennement son Journal des Canaris à l'actualité du FCN, qui finance lui-même l'émission,, et consacre une bonne place au FCN dans ses autres émissions sportives. Les matches sont couverts de façon détaillée par la presse locale et ses sites internet (Presse-Océan, Ouest-France, maville.com), et les matches sont retransmis en direct commenté par deux radios locales (Hit West et France Bleu). Enfin, depuis 2004, Nantes bénéficie d'une édition locale de l'hebdomadaire But!, comme pour six autres clubs français. Le club édite également son magazine distribué les soirs de matches à domicile, et titré FCNantes magazine depuis 2008, ainsi que son site internet, créé en 2000 (fcna.fr) et devenu fcnantes.com fin 2007, qui diffuse également des reportages quotidiens sous le nom « FC Nantes TV ».

Sous l'impulsion de José Arribas, le FC Nantes fait étalage d'un jeu offensif et collectif, que l'entraîneur préfère décrire comme un « état d'esprit » ou une « conception » plutôt qu'un système ou une organisation. Ce jeu séduit les spectateurs, les médias et même les adversaires témoignent de leur admiration : « Jamais nous n'avions vu ici une formation pratiquer un football d'une telle qualité cette saison » déclarent ainsi les observateurs valenciennois après un match de Nantes dans le Nord au début de la saison 1964-1965. Le jeu particulier du FC Nantes est surnommé jeu « à la nantaise » au début des années 1990.

Le jeu nantais, tel qu'il a été défini par José Arribas, puis par Jean-Claude Suaudeau et Raynald Denoueix qui se placent dans sa filiation, met en avant le mouvement,,, la disponibilité des joueurs pour proposer des solutions au porteur du ballon, ce qui passe notamment par l'anticipation, l'usage des espaces et la multiplication des courses et des appels, ou encore la recherche de la vivacité et des changements de rythme. Le jeu en passes courtes est généralement privilégié pour réduire l'engagement physique (défavorable au mouvement) et accélérer la remontée du ballon.

D'autres aspects correspondent plus spécifiquement aux qualités propres aux différentes équipes de l'histoire du club : attaque autour d'un pivot (Angel Marcos), en 1973, accélération de la transmission grâce aux passes sans contrôle à partir de 1983, jeu direct réduisant le nombre de passes et appuyant sur les qualités plus physiques que techniques des joueurs en 1995, ou encore à l'inverse multiplication des passes courtes et rapide pour remonter le ballon ligne après ligne sur le mode du toque sud-américain.

Terme souvent galvaudé, le jeu dit « à la nantaise » est considéré comme disparu depuis le début des années 2000. Alors qu'un Denoueix insiste sur le caractère intemporel de tels moyens pour assurer le succès, l'idée d'un style de jeu particulier et axé sur l'offensive est critiquée comme ne convenant plus au football moderne, ce qui fait abstraction du contexte dans lequel Arribas l'a imposé, le football des années 1960 où la notion de réalisme prenait le pas sur la créativité.

La popularité du FC Nantes semble en recul, si l'on se fie aux trois sondages successifs organisés à ce sujet pour les clubs français. Un sondage d'août 2004 place le club en quatrième position avec 6% de réponses spontanées et 7% chez les personnes intéressées par le football (le FCN est en revanche loin en première position chez les « habitants du grand Ouest » avec 23% de réponses spontanées). Un sondage comparable effectué en mars 2006 montre un net recul en huitième position, avec 3% de réponses spontanées et 4% chez les amateurs de football. Le FCN demeure en huitième place dans un sondage de février 2007 pour l'hebdomadaire France Football, mais avec un score plus réduit encore : 2% de réponses spontanées, 2,1% dans un échantillon large d'amateurs de football, 2,8% dans un échantillon de plus passionnés. Par ailleurs, malgré la tradition du club, le FC Nantes est placé dixième du classement des clubs ayant le plus beau jeu. Les scores sont toujours très légèrement meilleurs chez les amateurs de football.

Le FC Nantes est évoqué dans différents contextes culturels, notamment dans ses périodes de succès sportifs. En 1977, dans un fameux sketch sur la télévision, l'humoriste Coluche se moque du journal de 20 heures : « "En football, Nantes-Nice, match nul 6-4..." Ça veut dire que le match était sans intérêt, "Comment t'as trouvé le match ?" "Nul. bof..." ».

Dans la littérature on note le roman Jouer Juste de François Bégaudeau (2003) qui imagine le discours d'un entraîneur à ses joueurs, à la mi-temps d'une finale de coupe d'Europe, et fait clairement référence au FC Nantes, dont l'auteur est admirateur, notamment par le biais des prénoms (Marama, Viorel, etc.). Autre roman à l'allusion moins voilée : The FC Nantes Experiment, du britannique Simon Rance (2006) qui raconte son immersion parmi les supporters nantais pendant une saison complète, avec son regard d'étranger, sur un mode proche d’Une saison de Vérone de Tim Parks. Ce roman n'a toutefois pas été traduit en français pour le moment.

Au cinéma, la référence la plus nette est faite par Un dérangement considérable, film de Bernard Stora (2000), dans lequel Jalil Lespert incarne un jeune footballeur amateur qui signe un contrat au FC Nantes. On peut remarquer d'autres allusions plus anecdotiques, comme avec le personnage de Paul Gatineau, quincailler nantais qui porte le maillot du FCNA, dans le film Camping de Fabien Onteniente (2006), ce dernier étant connu comme amateur de football.

L'entraînement de l'équipe réserve du FC Nantes et la direction du centre de formation sont assurés depuis 2005 par Laurent Guyot. Le centre de formation, né de la volonté de José Arribas, mène à la création d'un pensionnat de jeunes en 1972, puis à la construction de structures intégrées dans le centre d'entraînement de la Jonelière inauguré en 1978. On compte notamment parmi les titres remportés par les jeunes Canaris trois coupes Gambardella.

De nombreux internationaux français et étrangers en sont issus, et le FC Nantes est le seul club à avoir formé trois des joueurs composant l'équipe de France victorieuse de la coupe du monde 1998 : le capitaine Didier Deschamps, Marcel Desailly et Christian Karembeu. L'objectif du centre de formation est cependant avant tout de préparer des joueurs pour l'équipe première du FC Nantes. L'équipe championne de France en 1995 est ainsi composée pour moitié de joueurs formés au club, et celle de 2001 à 80%.

L'association « Ex-Canaris Nantais » est fondée en 1999 pour encadrer l'équipe des vétérans du FC Nantes, dont l'équipe est active depuis des années. Ils sont présidés par Jean-René Toumelin, ancien président du club. Les Ex-Canaris jouent divers matches de bienfaisance, essentiellement dans la région nantaise, mais se sont également élevés en 2007 contre la politique de la direction du club, à l'époque présidé par Rudi Roussillon.

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Championnat d'Europe de football 2016

Le Championnat d'Europe UEFA de football 2016 est la 15e édition du Championnat d'Europe de football, compétition organisée par l'UEFA et rassemblant les meilleures équipes nationales masculines européennes.

Elle se déroulera à l'été 2016, probablement en Europe de l'Ouest, puisque l'édition 2012 aura eu lieu, pour la première fois, à l'Est (Pologne et Ukraine). Aucun texte officiel n'impose cependant une règle d'alternance.

À partir de cette édition, le nombre de pays participants passera de 16 à 24 équipes.

La France a organisé l'Euro en 1984 et en 1960 (alors seulement 4 équipes et 4 matchs avec demi-finales, match 3e place et finale), l'Italie l'Euro de 1980 et la Suède l'Euro de 1992. La Turquie ne l'a jamais organisé.

La désignation du pays ou des pays organisateurs aura lieue le 27 mai 2010.

Le 13 décembre 2006, l'Écosse et le Pays de Galles dépose officiellement leur candidature conjointe pour l'organisation de la compétition (au Royaume-Uni, les fédérations de football d'Écosse, du Pays-de-Galles et d'Irlande-du-Nord sont indépendantes de celle de l'Angleterre).

Le 18 avril 2007, le président de la Fédération française de football, Jean-Pierre Escalettes, déclare que la France pourrait être candidate, mais qu'aucun dossier n'a été rempli pour le moment. Le président de la Ligue professionnelle, Frédéric Thiriez, est favorable à cette candidature. Le 11 décembre 2007, dans le journal L'Équipe, le secrétaire d'État aux Sports Bernard Laporte annonce que l'État soutient pleinement l'organisation de l'Euro 2016 en France et annonce la création d'une commission chargée de faire le bilan des infrastructures disponibles et de l'état des équipements . Cette commission "Grands stades Euro 2016" voit le jour mi-janvier 2008. Elle est composée de 19 membres et est présidée par Philippe Seguin.

Le 15 avril 2008, le secrétaire d'État aux Sports Bernard Laporte évoque la possibilité d'une alliance franco-italienne, hypothèse immédiatement démentie par Jean-Pierre Escalettes.

Le 11 décembre 2008, le comité exécutif de l'UEFA décide que les candidats à l'organisation de l'Euro 2016 ont jusqu'au 9 mars 2009 pour « manifester leur intérêt » pour l'épreuve. Le comité estime également que neuf stades seraient nécessaires pour une compétition que la France souhaite accueillir.

Face aux difficultés logistiques rencontrées par la Pologne et l'Ukraine, pays hôtes de l'Euro 2012, l'UEFA renforce le rôle de la commission technique. Celle-ci aura ainsi le pouvoir d'éliminer des candidats sur des critères techniques et pourra établir une short list de « trois ou quatre candidats » à partir du 9 mars 2009.

Le 18 décembre 2008, le président de la Fédération italienne de football, Giancarlo Abete, déclare que la Fédération italienne étudiera la possibilité de porter l'Italie candidate et que la décision sera prise en février 2009.

Le 13 février 2009, la France confirme sa candidature.

Le 26 février 2009, la Norvège et la Suède annoncent leur candidature commune. « Nous pouvons organiser une vraie fête populaire avec une onde de choc dans toute la société», a déclaré le président de la fédération norvégienne, Sondre Kafjord, lors d'une conférence de presse.

Le 1er mars 2009, l'Écosse et le Pays de Galles renoncent à leur candidature commune à cause de la crise économique et du fait que le passage à un Euro disputé par 24 équipes réclame des structures bien trop importantes.

Le 2 mars 2009, l'Italie annonce officiellement sa candidature.

Le 10 mars 2009, lendemain de la date limite de dépôt des dossiers de candidatures, l'UEFA annonce avoir reçu quatre candidatures: celles de la France, de l'Italie, de la Turquie et du dossier commun Norvège-Suède.

Cette édition sera la première organisée à 24 équipes d'après le décret du 26 septembre 2008 voté durant le congrès de l'UEFA dans la ville de Bordeaux. Cette augmentation du nombre de participants entraînera l'instauration d'une quatrième semaine de compétition et l'éventualité d'une création de huitièmes de finales après les 3 matches du premier tour. Cette augmentation du nombre de participants ne change pour le moment pas le format des qualifications préliminaires, augmentant juste le nombre de qualifiés pour la phase finale.

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Philippe Séguin

Philippe Séguin au congrès des maires de France, en novembre 2005.

Philippe Séguin, né le 21 avril 1943 à Tunis, est un homme politique français, magistrat à la Cour des comptes.

Ancien ministre des Affaires sociales et de l'Emploi, président de l'Assemblée nationale française de 1993 à 1997 et président du Rassemblement pour la République de 1997 à 1999, il est actuellement Premier président de la Cour des comptes depuis le 21 juillet 2004 et président du Conseil d'administration de l'Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence. Sa loi de 1987, dite loi Séguin, a permis à des centaines, voire à des milliers de personnes handicapées d'occuper un emploi et d'obtenir l'adaptation technique nécessaire à leur handicap.

Son père Robert Séguin meurt à l'âge de 22 ans pour la France, pendant la Seconde Guerre mondiale, en septembre 1944 alors que Philippe n'a seulement qu'un an.

Il suit ses études aux lycées Carnot de Tunis. À l'indépendance de la Tunisie, sa mère Denyse Séguin Daniele institutrice décide de rentrer en France pour vivre à Draguignan, et Philippe poursuit ses études aux lycées Alphonse-Daudet de Nîmes où il passe d'ailleurs son baccalauréat, puis à l'École normale d'instituteurs du Var.

Licencié ès-lettres à la Faculté des lettres d'Aix-en-Provence, il est ensuite diplômé d'études supérieures d’histoire et diplômé de l'Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence dont il est président du conseil d'administration depuis septembre 2007. Il fait ensuite l'ENA, promotion "Robespierre" (janvier 1968 - mai 1970) et entre à la Cour des comptes en juin 1970 tout d'abord en tant qu'Auditeur de seconde classe. Puis en décembre 1971, il devient Auditeur de première classe.

En tant que membre du Rassemblement pour la République (RPR), il commence sa carrière politique en travaillant dans les cabinets ministériels. En avril 1973, il est chargé de mission au secrétariat général de la Présidence de la République sous Georges Pompidou. Puis, sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing, il devient en octobre 1974 Adjoint au directeur de l'éducation physique et des sports auprès du Secrétaire d'État auprès du ministre de la qualité de vie. En octobre 1975, il réintègre la Cour des comptes avant de revenir en politique en avril 1978 comme Chargé de mission au secrétariat d'État aux relations avec le Parlement auprès du Premier ministre Raymond Barre puis d'être Chargé de mission au cabinet du Premier ministre d'octobre 1977 à février 1978. Entre ces deux postes, il sera nommé en juin 1977 conseiller référendaire de seconde classe à la Cour des comptes. Pourtant, il peine à trouver ses marques : gaulliste, il ne se reconnaît pas dans la politique de Georges Pompidou, de Raymond Barre, ou de Valéry Giscard d'Estaing. Il invente donc son propre style, le Séguinisme.

En 1978, il se présente aux élections législatives, il est élu député des Vosges (1ère circonscription) en avril, mandat qu'il conservera jusqu'en juin 2002. Il est également vice-président du Conseil régional de Lorraine de 1979 à 1983 puis est élu maire d'Épinal en mars 1983 jusqu'en octobre 1997. Entre 1984 et 1986, il occupe les postes de Secrétaire national du RPR pour les affaires sportives, puis pour les problèmes des rapatriés, enfin chargé de la décentralisation. En mars 1986, il est nommé Ministre des Affaires sociales et de l'Emploi dans le gouvernement du Premier ministre Jacques Chirac sous la présidence de François Mitterrand. En 1992, la carrière politique de Philippe Séguin prend un tournant : il s'engage pour le « non » au traité de Maastricht. Fidèle à la tradition gaulliste et attaché à l'implication de l'État dans le domaine social, il estime que le traité européen est une menace pour l'indépendance de la France. Il craint surtout une Europe trop libérale. François Mitterrand alors président de la République, accepte même un débat télévisé avec lui.

En avril 1993, après la victoire de la droite aux élections législatives, Philippe Séguin devient président de l'Assemblée nationale. Son combat consiste à protéger l'autonomie des parlementaire face au gouvernement. Au cours de ses années de Ministre des Affaires sociales et de l'Emploi et de président de l'Assemblée nationale, Philippe Séguin et François Mitterrand vont, malgré leurs divergences politiques, se lier d'un profond respect et d'une bonne amitié.

Lors de la campagne présidentielle de 1995, Philippe Séguin apporte son soutien à Jacques Chirac. Il joue un rôle clé puisqu'il est l'un des inspirateurs du discours de Jacques Chirac sur la fameuse "fracture sociale" avec Henri Guaino. Mais contrairement à ce qu'il espérait, Philippe Séguin n'est pas nommé Premier ministre, une fois Jacques Chirac élu président de la République et c'est un des ses concurrents de toujours Alain Juppé qui est nommé à sa place. Il reste donc président de l'Assemblée nationale jusqu'en avril 1997. Après la dissolution de l'Assemblée nationale voulu par Jacques Chirac en 1997, Philippe Séguin, au cours de la campagne électorale des législatives anticipées s'est rapproché des libéraux du RPR tout en maintenant l'idée de faire une Europe sociale. Après l'échec de la droite aux législatives, ces nouvelles affinités lui permettent de prendre la tête du RPR en juillet 1997. Ses projets sont divers : il souhaite rénover le parti en proposant de nouveaux statuts aux membres du parti. Ainsi, il propose que les militants votent de façon directe pour le président. Il élabore également un projet social-libéral.

Toutefois, il est très vite confronté à de nombreux obstacles au sein même du RPR : certains le soupçonnent de se mettre déjà en campagne pour la Présidence de la République de 2002 et de vouloir trahir Jacques Chirac. Le parti se divise également au sujet de la monnaie unique et de la construction de l'Europe. Il ne parvient pas à établir une liste unique aux élections européennes. Finalement, sous la pression et surtout les différentes manœuvres des chiraquiens, Philippe Séguin abandonne la direction du RPR en avril 1999.

Après quelques mois de retraite politique, Philippe Séguin revient en tant que candidat à la mairie de Paris. Alors qu'Édouard Balladur et Françoise de Panafieu ont laissé le champ libre, Philippe Séguin est désigné à l'unanimité comme candidat du RPR. Afin de mettre fin à la polémique des "faux électeurs", il propose une loi sur la refonte des listes électorales de Paris. Mais la campagne se complique : certains lui reprochent son manque de transparence quant à l'élaboration des listes de candidature. Il doit de plus composer avec Jean Tibéri, le maire sortant. Il refuse de fusionner leurs listes entre les deux tours souhaitant un soutien clair de Jacques Chirac qui ne lui viendra jamais en aide, contribuant ainsi à sa défaite. Le président de la République affirme ne pas vouloir prendre parti et dénonce les querelles au sein du parti. Finalement et sans surprise, Philippe Séguin est battu au second tour par le candidat socialiste Bertrand Delanoë.

En 2002, au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle et à la veille des élections législatives, le candidat sortant Jacques Chirac décide de créer un nouveau parti, plus ouvert que le RPR : l'Union pour un mouvement populaire (UMP). L'objectif de Jacques Chirac est clair : prendre les rênes d'un parti qui lui apporterait tout son soutien en rassemblant les forces gaullistes, libérales et du centre-droit. Mais Philippe Séguin, à la tête du RPR au Conseil de Paris, qui souhaitait réformer le parti, refuse d'intégrer l'UMP. Il démissionne donc du Conseil de Paris en 2002 et se retire de la vie politique.

Au cours de sa carrière politique, Philippe Séguin s'est entouré de collaborateurs dont certains travaillent aujourd'hui aux côtés du président de la République Nicolas Sarkozy. C'est le cas de François Fillon, aujourd'hui Premier ministre du gouvernement, d'Étienne Pinte, de Jean de Boishue, de Roger Karoutchi son ancien directeur de cabinet aujourd'hui secrétaire d'État aux relations avec le Parlement, ou de ses plumes Nicolas Baverez et Henri Guaino, ce dernier nommé conseiller spécial auprès de Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarkosy a aussi été un de ses proches collaborateurs quand Philippe Séguin présidait du RPR.

En juin 2002, Philippe Séguin réintègre la Cour des comptes. Il est aussi nommé en octobre 2002 Chef de la délégation gouvernementale française au conseil d'administration du Bureau International du Travail (BIT). En mars 2003, il devient Conseiller maître à la Cour des comptes et prend la présidence du conseil d'administration du BIT en juin 2004. Le 21 juillet 2004, Philippe Séguin est nommé premier président de la Cour des comptes. Quand en 2007, Nicolas Sarkozy pense à lui pour devenir ministre dans le gouvernement de François Fillon, il refuse préférant son poste de Premier président de la [[Cour des comptes.

Étant donné son passé politique, Philippe Séguin est médiatiquement reconnu. Sa nomination a donc permis à l'institution de revenir sur le devant de la scène, même si les rapports de la Cour des comptes n'ont aucun caractère contraignant pour l'État. Malgré tout, la publication des rapports et la médiatisation qui en est faite par Philippe Séguin renforce la légitimité et l'impact de la Cour des comptes.

Par ailleurs, Philippe Séguin démontra une sympathie pour le Québec et son mouvement indépendantiste. Il aida les indépendantistes lors de l'arrivée au pouvoir en 1994 du Parti québécois de Jacques Parizeau et lors de son subséquent référendum de 1995 sur la souveraineté. Pour ce comportement, l'ambassadeur du Canada à Paris Benoît Bouchard le traita publiquement de loose cannon (irresponsable, insensé) en 1995. Séguin enseigna aussi à l'université du Québec à Montréal et publia Plus Français que moi, tu meurs !, un livre sur le Québec, son histoire et son avenir de coopération avec la France dans le contexte actuel d'accélération de la mondialisation.

Grand amateur de football, il a présidé la commission nationale tripartite de la fédération française de football et a pris la présidence en janvier 2008 de la commission Grands stades Euro 2016, créée par le secrétariat d'État aux Sports afin d'évaluer les stades de football existants et les manques pour la probable candidature de la France à l'organisation de l'Euro 2016 de football. Il est également président de la Fondation du football depuis février 2008.

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Championnat d'Europe de football

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Le Championnat d'Europe de football est la plus importante compétition masculine européenne de football entre nations. Créé en 1960, il est organisé par l'UEFA tous les quatre ans, lors des années paires durant lesquelles il n'y a pas de Coupe du monde (ce sont par ailleurs les années bissextiles). À ses débuts, cette compétition s'appelait « Coupe d'Europe des nations » avant d'être rebaptisée « Championnat d'Europe des Nations » à partir de 1968. Le surnom Euro suivi de l'année où elle a lieu lui est souvent préféré. Certains l'appellent également mais plus rarement « Coupe Henri-Delaunay », du nom de son créateur.

Sur le plan sportif, beaucoup considèrent cette compétition comme la deuxième plus importante compétition de football entre nations après la coupe du monde, en raison de sa difficulté et de la qualité des nations européennes.

Il existe une compétition équivalente pour les femmes : le Championnat d'Europe de football féminin. Il existe aussi des compétitions équivalentes dans les cinq autres unions continentales de football.

La 13e édition, dernière compétition en date, a eu lieu du 7 au 29 juin 2008 en Suisse et en Autriche, et a été remportée par l'Espagne.

En 1927, le secrétaire général de la Fédération française de football Henri Delaunay émet l'idée d'organiser une compétition continentale sur le territoire européen, mais l'idée n'aboutit en l'absence d'une organisation européenne. En 1954, l'UEFA voit le jour et décide d'étudier ce projet. Elle annonce que la première édition aura lieu en 1960.

La première coupe d'Europe des nations débute dans un format original où les équipes s'affrontent par tours et par matchs aller-retour et ceci jusqu'en demi-finale où les quatre demi-finalistes décident d'un pays hôte pour y disputer leurs demi-finales (sur un match cette fois-ci), le match de la troisième place (entre les deux demi-finalistes éliminés) et la finale.

En 1960, la première édition s'achève en France. 17 nations seulement prennent part aux qualifications (aucune nation britannique n'y prit part). La finale, jouée à Paris, est remportée 2-1 par l'URSS emmené par Lev Yachine face à la Yougoslavie durant les prolongations. L'URSS devient ainsi la première nation à inscrire son nom sur le trophée. On note qu'un quart de finale fut controversé entre l'Espagne et l'URSS où les Espagnols par l'intermédiaire de Franco refusèrent de laisser entrer leurs adversaires sur leur territoire. De ce fait, l'URSS remporta ce match sur tapis vert.

Lors de l'édition suivante, en 1964, la compétition est de nouveau perturbée par des enjeux politiques, en effet, la Grèce refuse d'affronter l'Albanie en raison d'un conflit entre les deux nations. La phase finale a lieu en Espagne où la sélection ibérique bat les tenants du titre soviétiques 2-1 à Madrid devant 125 000 spectateurs.

Pour l'édition 1968, l'UEFA renomme sa compétition en Championnat d'Europe des Nations et décide de modifier le format. En effet, les qualifications pour la phase finale sont réparties en huit groupes, les nations arrivant en tête de chaque groupe s'affrontant en quarts de finale (par matchs aller-retour) pour déterminer les quatre nations qui disputent les demi-finales en Italie. C'est le pays organisateur, qui remporte l'épreuve 2-0 contre la Yougoslavie, après un match rejoué suite à un premier match nul 1-1. Cette victoire permet aux Italiens d'oublier leur surprenante élimination à la coupe du monde 1966 contre la Corée du Nord. La Squadra Azzura passa néanmoins à un côté de pièce de l'élimination puisqu'elle se qualifia lors de sa demi-finale face à l'URSS par ... tirage au sort ! Les deux équipes ayant fait nul, la séance de tirs au but n'existant pas encore (elle ne sera instaurée que pour la coupe du monde 1970, deux ans plus tard) et les délais ne pemettant pas de rejouer le match, l'arbitre procèda à un « pile ou face » à l'ssue de la prolongation qui tourna à l'avantage des italiens.

Pour l'épreuve de 1972, le même schéma est retenu, et c'est au tour de la Belgique d'organiser la phase finale. L'Allemagne de l'Ouest avec Gerd Müller remporte l'édition en battant l'URSS 3-0.

Au cours de l'édition de 1976, le format est de nouveau reconduit, la phase finale ayant lieu en Yougoslavie. La compétition est remportée par la Tchécoslovaquie contre l'Allemagne de l'Ouest aux tirs aux buts, à l'issue d'un match au cours duquel le tchécoslovaque Antonin Panenka réussit son penalty avec une pichenette en plein centre de la cage tenue par Sepp Maier, geste qui depuis porte son nom.

Pour l'édition de 1980, l'UEFA décide de modifier le format de la phase finale, tout d'abord en permettant à huit équipes d'y participer. Les équipes sont réparties en deux groupes de quatre équipes, et le vainqueur de chaque groupe se qualifie pour la finale. L'Allemagne de l'Ouest remporte la compétition pour la seconde fois, cette fois-ci contre la Belgique 2-1 grâce à un doublé de Horst Hrubesch.

Pour l'Euro 1984 qui se déroule en France, le format est à nouveau modifié : les deux premiers de chaque groupe disputeront une demi-finale pour pouvoir accéder à la finale. La France remporte l'épreuve à domicile en s'imposant 2-0 en finale contre l'Espagne, grâce à des buts de Michel Platini et de Bruno Bellone. Lors de la compétition, Platini réalise un total record de neuf buts, trois du pied gauche, trois du pied droit et trois de la tête. Ce record n'a toujours pas été battu, la deuxième meilleure performance d'un buteur au cours d'un Euro étant de 6 buts. Enfin, l'UEFA décide de ne plus faire jouer le match pour la troisième place comme c'était le cas auparavant.

Pour l'édition de 1988 qui se déroule en Allemagne de l'Ouest, c'est au tour de Marco van Basten de devenir l'homme du tournoi en permettant aux Pays-Bas de s'imposer en finale contre l'URSS grâce à un but qui sera désigné le plus beau du tournoi.

Le même format est reconduit pour l'Euro 1992 qui se déroule en Suède. La Yougoslavie est exclue de la phase finale en raison de la guerre civile qui s'y déroule, et est remplacée par le Danemark qui remporte le tournoi à la surprise générale en s'imposant 2-0 en finale face à l'Allemagne réunifiée.

Après l'éclatement de l'Union soviétique, un nombre important de nouvelles nations adhèrent à l'UEFA à partir de 1992. Israël décide également de rejoindre l'UEFA en raison de sa mauvaise entente avec les nations arabes. Avec des qualifications concernant 48 nations au lieu des 32 pour les précédentes campagnes, l'UEFA décide d'élargir le nombre de participants à la phase finale de huit à seize équipes à partir de l'Euro 1996 qui se déroule en Angleterre. Le format de la phase finale change avec l'instauration de quatre poules de quatre équipes, les deux meilleurs de chaque poule se qualifient pour les quarts de finale. Il est également décidé de mettre en pratique le but en or. C'est d'ailleurs par ce système que l'Allemagne remporte la compétition contre la République tchèque, grâce à un but d'Oliver Bierhoff dans les prolongations.

Pour l'Euro 2000, l'UEFA décide d'accorder l'organisation de la phase finale à deux nations : la Belgique et les Pays-Bas. C'est de nouveau par un but en or que le vainqueur est désigné en cas de prolongation ; en effet la France championne du monde en titre remporte le tournoi contre l'Italie, David Trezeguet marquant le but de la victoire.

L'Euro 2004 est organisé au Portugal, le but en or est abandonné au profit du but en argent. La Grèce s'impose 1-0 contre le pays organisateur.

L'Euro 2008 se déroule en Suisse et en Autriche avec un format similaire au précédent Euro, mais sans le but en argent, abandonné au profit de prolongations classiques. C'est l'Espagne qui remporte cette édition devant l'Allemagne sur le score de 1 à 0.

Pour l'Euro 2012 qui se déroulera en Pologne et en Ukraine, l'UEFA déclare qu'il y aura 16 qualifiés. En revanche, pour l'Euro 2016, la compétition se déroulera avec 24 nations pour la phase finale. Ce projet en question a été adopté pendant une réunion qui s'est tenue le 26 septembre 2008 pour le confirmer.

Organisée tous les quatre ans les années paires en décalage de deux ans avec la coupe du monde pour être complémentaire et la mise en place d'une grande compétition tous les deux ans concernant les nations européennes l'UEFA supervise toute l'organisation que cela soit sur le plan sportif, réglementaire, commercial et financier. Le choix du pays ou des pays organisateurs s'effectue après déposition des candidatures cinq ans au moins avant le tournoi final par un vote au sein du comité exécutif de l'UEFA.

De 1960 à 1976, le choix du pays organisateur s'effectue par un accord entre les quatre demi-finalistes, avant qu'en 1980 l'UEFA décide de mettre en place un véritable tournoi final avec des matchs de poules et une phase finale. Trois pays ont déjà organisé la compétition à deux reprises : la France (1960 et 1984), la Belgique (1972 et 2000) et l'Italie (en 1968 et 1980), mais en général l'UEFA privilégie la diversité sur son choix, c'est ainsi que l'on a pu voir de nombreux pays organiser ce tournoi (Espagne, Yougoslavie, Allemagne, Suède, Angleterre, Pays-Bas, Portugal) et les championnats d'Europe suivants ne dérogent pas à la règle puisque qu'en 2008 ça a été au tour du tandem Suisse-Autriche et en 2012 ce sera au tour du tandem Pologne-Ukraine.

À chaque phase finale, plusieurs stades sont retenus pour permettre au pays-hôte de mieux répartir ses efforts et que le pays tout entier puisse profiter de l'événement qui rejaillit sur le plan économique et social. Pour l'Euro 2008, huit stades (quatre en Suisse et quatre en Autriche) sont concernés.

Depuis ses débuts, le tournoi comprend des phases qualificatives et un tournoi final. Petit à petit le nombre de nations au sein de l'UEFA augmenta ce qui a permis d'augmenter le nombre de places en phase finale (quatre de 1960 à 1976, huit de 1980 à 1992 puis seize de 1996 à 2008). Depuis 1980, le pays organisateur de la phase finale (ou les deux pays co-organisateurs) y est directement qualifié sans avoir à passer les phases qualificatives.

Dix-sept nations prirent part à la phase qualificative en 1960 pour quatre places au tournoi final. Cette phase qualificative était une succession de tour par match aller-retour à élimination directe, schéma reproduit en 1964. En 1968, l'UEFA décida de mettre en place des groupes de qualification (huit au total) où chaque équipe à l'intérieur de son groupe dispute un mini-championnat avec match aller-retour et où seul le premier accéda aux quarts de finale qui détermina les quatre participants au tournoi final, formule reconduite jusqu'en 1976. En 1980 avec la mise en place d'un véritable tournoi final avec désignation du pays-hôte (qui se retrouvait ainsi qualifié d'office) et en raison de l'augmentation des nations affiliées à l'UEFA (33 nations), chaque vainqueur de son groupe de qualification est qualifié pour le tournoi final.

Un véritable bouleversement a lieu pour l'Euro 1996 avec l'explosion de l'Union soviétique et de la Yougoslavie entre autres, 47 nations sont alors affiliées à l'UEFA, par conséquent quinze places sont mises en jeu pour la phase finale (l'Angleterre étant qualifié d'office en tant que pays-hôte). Les sept groupes qualificatifs qui concernaient quatre à cinq nations passent à huit groupes de cinq à six nations. Pour l'Euro 2004, il y a la mise en place de dix groupes de cinq nations, tous les premiers se qualifient et les deuxièmes s'affrontent en barrages pour pour les six places restantes. Enfin pour l'Euro 2008, l'UEFA met en place sept groupes de sept à huit nations, les deux premiers de chaque groupe se qualifient pour la phase finale.

De 1960 à 1976, la phase finale comprenait seulement des demi-finales, un match pour la troisième place et la finale, concernant seulement quatre nations. À partir de 1980, huit nations avaient la possibilité de participer à la phase finale, elles étaient réparties en deux poules avec un seul match contre chaque adversaire, le premier de chaque poule disputait la finale, les seconds le match pour la troisième place. l'Euro 1984 se dispute sur le même schéma sauf que les deux premiers de chaque poule se qualifiaient pour les demi-finales qui détermina les deux finalistes, mais on abandonna le match pour la troisième place.

En 1996, le tournoi final s'agrandit à seize équipes, réparties en quatre poules de quatre équipes, les deux premiers se qualifient pour les quarts de finale, viennent ensuite les demi-finales et la finale et c'est ainsi depuis ce tournoi en Angleterre puisque pour l'Euro 2008, de nouveau seize équipes seront concernées par la phase finale.

Ce tableau montre, à chaque édition de la compétition, le nombre de nations participantes (Total), le nombre de nations prenant part à la phase finale (Phase finale), le nombre de nations qualifiées d'office en tant que pays-hôtes (Qualifiés d'office) et le nombre de nations ayant pris part aux qualifications et parvenant à se qualifier pour la phase finale (Qualifiés).

Le « Trophée Henri Delaunay », qui récompense le vainqueur du championnat d'Europe, a été nommé ainsi en hommage à Henri Delaunay qui avait émis l'idée d'organiser cette compétition, mais est décédé cinq ans avant la première édition en 1960. Ce trophée a été créé par Arthur Bertrand à Paris en 1960. Dessus sont inscrits les noms des vainqueurs, qui reçoivent une réplique réduite.

Dans le cas où une nation remporte le trophée trois fois consécutivement ou à cinq reprises, elle se voit remettre une réplique identique du trophée. Toutefois, aucune nation n'y est encore parvenue.

Chiffres actualisés après l'Euro 2008. Phase finale uniquement.

Légende : Pts : Point(s) J : Matchs joués V : Victoire(s) N : Match(s) nuls(s) D : Défaite(s) BP : But(s) Marqué(s) BC : But(s) encaissé(s) Dif : Différence de but % : Pourcentage points/matchs.

Un titre de meilleur buteur est en jeu à chaque phase finale de l'Euro. Il était peu significatif entre 1960 et 1976 étant donné que les nations qualifiées ne disputaient que deux matchs en phase finale, mais cela n'a pas empêché de grands buteurs d'inscrire leur nom au palmarès, notamment les Allemands Gerd Müller (1972) et Dieter Müller (1976), les Yougoslaves Drazan Jerkovic (1960) et Dragan Dzadic (1968), le Soviétique Valentin Ivanov (1960) ou encore le Hongrois Ferenc Bene (1964).

À partir de l'Euro 1980, la phase finale se dispute sur plus de deux matchs, ce qui permet au titre de meilleur buteur de prendre de l'importance. En 1980 un autre Allemand inscrit son nom : Klaus Allofs avec trois buts. Lors de l'Euro 1984, le Français Michel Platini bat le record pour s'emparer du titre avec neuf buts (record actuel) en cinq matchs, d'autant plus qu'il marqua trois fois du pied gauche, trois fois du pied droit et trois fois de la tête. En 1988, le Néerlandais Marco van Basten permet à son équipe de remporter le titre avec ses cinq buts. En 1992, quatre joueurs arrivent à égalité avec trois buts chacun : Denis Bergkamp, Tomas Brolin, Henrik Larsen et Karl-Heinz Riedle.

En 1996, la phase finale est modifiée pour seize équipes. Les deux nations qui parviennent jusqu'en finale disputent ainsi six matchs au total. L'Anglais Alan Shearer s'empare du titre avec cinq buts. À l'Euro 2000, le Yougoslave Savo Milosevic et le Néerlandais Patrick Kluivert avec six buts décrochent ce trophée.

Enfin, lors de l'Euro 2004, c'est le Tchèque Milan Baros qui termine meilleur buteur avec cinq buts.

Plusieurs joueurs ont réussi un triplé en phase finale : Dieter Müller contre la Yougoslavie en 1976, Klaus Allofs contre les Pays-Bas en 1980, Michel Platini contre la Yougoslavie et la Belgique en 1984, Marco van Basten contre l'Angleterre en 1988, Patrick Kluivert contre la Yougoslavie en 2000 et David Villa contre la Russie en 2008.

Les statistiques présentées ici sont tirées de l’analyse des résultats des poules de l’Euro depuis 1984. C’est en 1984 que les poules ont donné lieu pour la première fois à des demi-finales croisées (en 1980, il y avait aussi deux poules de quatre mais la finale opposait directement chaque premier). L’analyse est donc faite sur les résultats de dix-huit poules (un échantillon relativement modeste).

L’Allemagne a réussi le doublé (Euro 1972 et Mondial 1974). La France a réalisé le doublé dans l’ordre inverse (Mondial 1998 et Euro 2000).

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Championnat d'Europe de football 2012

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Le Championnat d'Europe UEFA de football 2012 est la 14e édition du Championnat d'Europe de football, compétition organisée par l'UEFA et rassemblant les meilleures équipes masculines européennes. Il se déroulera en Pologne et en Ukraine en juin et juillet 2012. Le match d'ouverture se jouera dans le tout nouveau Stadion Narodowy de Varsovie, la finale au Stade Olympique de Kiev.

Cinq candidatures ont été initialement déposées, comprenant au total sept pays (dont deux duos). Le 8 novembre 2005, l'Italie obtenait 11 voix, et accédait à la seconde phase, tout comme la Croatie et la Hongrie (9 voix) et la Pologne et l'Ukraine (7 voix). La Turquie, avec un vote de moins, était éliminée. La Grèce (2 voix) prenait la dernière place.

Le 31 mai 2006, les dossiers des 3 candidats à l'Euro étaient rendus. En septembre, l'UEFA examinait en se rendant sur place l'état des lieux. Le 18 avril 2007 à Cardiff (Pays de Galles), le Comité exécutif de l'UEFA avait effectué son choix, avec une majorité de 8 voix, après avoir étudié scrupuleusement les dossiers des trois candidats en lice pour l'organisation de la compétition : la Pologne et l'Ukraine, la Croatie et la Hongrie, et l'Italie alors que les médias donnaient cette dernière favorite.

Du fait de leur nationalité, Franco Carraro et Hryhoriy Surkis n'ont pas pu participer aux deux votes.

Plusieurs soucis ont émaillés les différents projets d'amélioration des infrastructures polonaises et ukrainiennes, amenant à se poser la question d'un probable remplacement des pays hôtes. Le 30 janvier 2008, le président de l'UEFA Michel Platini annonce commencer un rapport visant à avertir les organisateurs compte tenu de la lenteur des travaux.

Le 11 juin, le premier ministre ukrainien, Yulia Tymoshenko, se montre confiante vis-à-vis des préparatifs qui selon elle se passent normalement. Cependant, un membre de la fédération ukrainienne de football expose le jour suivant le fait que l'Ukraine pourrait perdre le droit de co-accueillir l'évènement, en raison des retards dans la rénovation du stade olympique de Kiev. Michel Platini confirme donc qu'une décision serait prise en septembre 2008.

Si la décision de septembre est pessimiste, l'UEFA commencera à s'entretenir avec les remplaçants possibles. La Pologne, en avance sur son voisin ukrainien, pourrait accueillir seule la compétition. L'Espagne, qui a été recalée en 2004, est également sur les rangs. Les candidatures éliminées pour cet Euro, comme celle de l'Italie et celle conjointe de l'Écosse et de l'Irlande, pourrait aussi servir en cas d'échec polono ukrainien. La Pologne pourrait également se joindre à l'Allemagne.

Après la première visite des dirigeants européens en Pologne, l'UEFA se montre satisfaite et rassurée.

Cette année 2008, qui a vu de nombreux problèmes concernant l'organisation de la compétition, se termine sur fond de crise chez les deux pays. Du côté ukrainien, le gouvernement décide comme son homologue polonais de changer le bureau chargé de s'occuper de la préparation, jugeant l'agence inefficace. Un émissaire de l'UEFA, le Français Jacques Lambert, est donc envoyé en Ukraine, pour sécuriser la préparation de l'Euro. En Pologne, les affaires de corruption refont surface. Plusieurs membres de la fédération sont arrêtés, dont Janusz Wojcik, ancien sélectionneur polonais, et Zdzislaw Krecina, candidat à la présidence de la fédération.

Pour sa première visite de l'année 2009 en Pologne, le secrétaire général de l'UEFA David Taylor admet que les délais sont respectés, certains projets étant même en avance. Vers le milieu du mois d'avril, l'avancement des travaux sera officiellement évalué par le président Michel Platini. En mai, le Comité Exécutif de l'UEFA prendra une décision concernant le choix définitif de villes polonaises et ukrainiennes qui accueilleront les matches de l'Euro 2012.

Les éliminatoires devraient débuter lors de l'été 2010 jusque novembre 2011.

C'est la troisième fois dans l'histoire qu'un championnat d'Europe est organisé par deux pays, après les récents duos Belgique-Pays-Bas en 2000 et Suisse-Autriche en 2008.

Mais cela pose un problème majeur : la distance importante entre les stades. 1900 kilomètres séparent Gdańsk en Pologne de Donetsk en Ukraine. Il faut compter pas moins de 22 heures de route pour se rendre de l'un à l'autre. Les deux pays vont aussi devoir se lancer également dans un vaste programme d'aménagement des transports : le nombre d'autoroutes et de voies rapides dans ces deux pays est actuellement insuffisant (666 km d'autoroutes existants en Pologne pour 2004 km prévus et 339 km de voies rapides pour 5760,5 km prévus; tandis qu'en Ukraine, la situation semble pire au vu de l'état de beaucoup d'axes de communication majeurs).

Un autre grand problème subsiste, la vétusté des stades dans ces deux pays, qui ont tardé à rénover leurs enceintes. Selon toutes vraisemblances, les différents travaux devraient être achevés en 2010, mais l'on a déjà constaté plusieurs retards sur différents sites dans les deux pays.

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Source : Wikipedia