Enghien-les-Bains

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Posté par hal 06/03/2009 @ 14:13

Tags : enghien-les-bains, val d oise, île-de-france, france, environnement

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Enghien-les-Bains

Blason d'Enghien-les-Bains

Enghien-les-Bains est une commune du département du Val-d'Oise, dans la région Île-de-France, en France. Elle se situe à onze kilomètres au nord de Paris.

Commune créée de toutes pièces en 1850, unique station thermale d'Île-de-France avec son lac et son casino, le premier de France en chiffre d'affaires et le seul à moins de cent kilomètres de la capitale, cette ville au caractère résidentiel et commercial affirmé occupe aujourd'hui encore une place à part dans la banlieue nord de Paris.

Enghien-les-Bains se situe au débouché méridional de la vallée de Montmorency aujourd'hui largement urbanisée (300 000 habitants), au point où la vallée se resserre entre deux buttes-témoins : la butte d'Orgemont au sud, et la butte portant la ville de Montmorency au nord. Ce resserrement a provoqué la concentration des rus s'échappant de la forêt de Montmorency et des buttes du Parisis pour donner naissance au lac d'Enghien, à l'origine de la commune.

La ville est limitrophe de : Montmorency, Deuil-la-Barre, Saint-Gratien et Soisy-sous-Montmorency dans le département du Val-d'Oise et Épinay-sur-Seine dans le département voisin de la Seine-Saint-Denis.

La surface communale n'est que de 177 ha, dont 43 ha de lac. L’habitat pavillonnaire est prédominant à Enghien-les-Bains, occupant 49,8 % de la surface communale. Cet habitat est en grande partie constitué de propriétés bourgeoises du XIXe siècle, en particulier sur les rives du lac et Boulevard Cotte, et plus rarement, de villas contemporaines. Il entoure un centre-ville axé sur la rue commerçante du Général-de-Gaulle et la voie ferrée Paris-Gare du Nord - Pontoise, constitué d'un habitat collectif de petite ou moyenne dimension (immeubles de quatre à cinq étages le plus souvent) et d'un habitat continu bas de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. La ville ne comporte pas de quartiers officiellement délimités au caractère propre vu sa petite dimension, ni de zone d'activité, sa vocation restant depuis sa création en 1850 essentiellement résidentielle et commerciale. Enghien ne possède pas non plus de grands collectifs ni de grands ensembles.

La commune est traversée en son centre par la RD 311 (Argenteuil - Sarcelles) et tangentée au nord par la RD 928 (Saint-Denis-Hérouville) qui forme la limite communale avec Montmorency. Ces deux axes routiers ont un trafic moyen et essentiellement local, mais rendu difficile en heures de pointes par leur largeur limitée (deux voies urbaines avec stationnement latéral) et par la traversée en sens unique du centre d'Enghien-les-Bains pour la RD 311.

Ces différentes infrastructures terrestres ont un impact parfois assez élevé en termes de pollution sonore selon la réglementation. Les principales voies routières sont classées de catégorie 3 (Rue du Général-de-Gaulle entre l'avenue de Ceinture et la limite d'Épinay-sur-Seine, rue de Malleville en centre-ville, avenue de la Division-Leclerc) ou 4 (Avenue de Ceinture, avenue d'Enghien, rues du départ, de l'arrivée, avenues Beauséjour et Carlier), de niveau modéré.

En revanche deux infrastructures sont classées de catégorie 2 (élevée). La première est la rue du Général-de-Gaulle en centre-ville, entre l'avenue de Ceinture et l'avenue de la Division-Leclerc (RD 928). La seconde est la voie ferrée Paris-Pontoise qui traverse la commune. L'impact sonore de cette dernière reste pourtant modéré vu le trafic exclusivement de banlieue (aucun train de grandes lignes ni de marchandises en situation normale).

Enghien possède une petite zone piétonne aménagée en centre-ville en même temps que la ZAC Robert Schuman au début des années 1990. Cette zone est baptisée le « village d'Enghien ». La ville comporte une piste cyclable, aménagée le long du Boulevard du Lac. La continuité progressive de cet aménagement est prévue des rives du lac à la forêt de Montmorency sur sept kilomètres, à travers les communes de Soisy-sous-Montmorency, Eaubonne et Montlignon.

Contrairement à la plupart des villes qui se sont développées autour d'un noyau ancien, Enghien, pure création du XIXe siècle s'est développée sur un tout autre modèle. Deux axes de communication orthogonaux et rectilignes dessinent la trame de la ville : la route d'Argenteuil à Montmorency, longeant le barrage du lac, et la voie ferrée de la compagnie des chemins de fer du Nord, tracée en 1846. Toutes les voies de la future commune prennent ces deux axes comme base. Et a contrario de la plupart des villes s'étant agglomérées autour de leur église, Enghien ne doit son développement qu'à l'activité thermale.

Enghien-les-Bains comme toute l'Île-de-France est soumis à un climat océanique dégradé. La localisation de la commune au sein de l'agglomération parisienne provoque une très légère élévation de la température d'un ou deux degrés en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales d'Île-de-France. Cet écart est particulièrement notable au lever du jour par temps calme et anticyclonique, et la situation a tendance à s'accentuer au fil des années. La température moyenne annuelle est de 11 °C, le mois le plus le froid est janvier avec +4 °C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +19 °C (moyenne journalière). Le nombre moyen de jours où la température dépasse 25 °C est de 40, dont 8 au-delà de 30 °C. Dans le sud du Val-d'Oise, depuis 1955, la durée moyenne annuelle d'ensoleillement est de 1719 heures.

Enghien-les-Bains doit son nom à la ville belge d'Enghien.

Le mot Enghien vient de ed ou oed, « le serment », et de Inghen, « le camp ou la prairie ». De ces deux noms joints naquit le nom d'Edinghen ou Edinghem, cité pour la première fois dans les textes du XIe siècle. On trouve Adinghien en 1092, puis Anghien en 1147, Aienghien en 1227 et pour la première fois, Enghien, en 1264.

Au Moyen Âge, Enghien était une petite seigneurie du le comté de Hainaut, située près de Bruxelles, en Belgique. Marie de Luxembourg (morte en 1546), hérite du fief en 1526 et l'apporte en dot lors de son mariage avec François de Bourbon, comte de Vendôme. C'est le cadet de ses petits-fils, Louis Ier de Bourbon-Condé, qui fut le premier duc d'Enghien en 1566. Mais le titre, qui n'a pas été enregistré, s'éteint avec lui en 1569.

En 1689, les princes de Condé obtiennent de Louis XIV de commuer le duché de Montmorency, qu'ils détiennent depuis 1633, en duché d’Enghien. Officiellement, la ville de Montmorency, sa vallée et son étang doivent s’appeler « Enghien ». L’usage conserve à Montmorency son nom d’origine mais son étang s'appelle « étang (ou lac) d’Enghien ».

Jusqu'au XVIIIe siècle, l'étang dit de Montmorenci ou de Saint-Gratien, aux rives marécageuses, n'a pas attiré les implantations humaines : seul un moulin établi depuis le XIIe siècle au déversoir de l'étang (actuelle esplanade Patenôtre-Desnoyers) et quelques constructions dépendantes du château d'Ormesson existent sur le territoire actuel de la commune. La levée de terre constituant le barrage du déversoir est longée par un chemin en mauvais état, reliant les deux cités médiévales d'Argenteuil et de Montmorency, nommé « chemin de l'étang » (Il est à l'origine de l'actuelle rue du Général-de-Gaulle). L'étang, dit « étang neuf », par opposition à l'« étang vieux » au pied de la collégiale de Montmorency aujourd'hui disparu, est une nappe d'eau marécageuse et peu profonde d'une cinquantaine d'hectares aux rives incertaines au nord, et couverte de roseaux. Cet étang résulte de la rencontre de plusieurs ruisseaux au fond de la large vallée de Montmorency, à la pente à peine marquée en direction de la Seine. Le ruissellement de surface s'accompagne d'un ruissellement souterrain à travers les bancs de gypse et de calcaire qui constituent les collines environnantes et où les eaux se chargent de sulfates.

Le domaine a longtemps appartenu aux seigneurs de Montmorency, qui ont connu de nombreux conflits avec l'Abbaye de Saint-Denis, leurs possessions étant imbriquées. Le domaine échoua par alliance aux Condé à la mort du dernier Montmorency en 1632, décapité sur ordre du cardinal de Richelieu pour avoir comploté contre le roi.

En 1766, Louis Cotte, alors jeune curé de Montmorency et féru de sciences, découvre au cours de ses promenades un ruisseau « puant », en fait sulfureux, s'échappant à proximité du déversoir de l'étang. Il y réalise plusieurs expériences scientifiques, plonge des pièces de divers métaux, constate que des canards vivent dans cette eau sans en être affectés, éléments qu'il soumet dans un mémoire à l'Académie royale des sciences. La nature sulfureuse des eaux est confirmée par Pierre Joseph Macquer, un chimiste académicien.

Dès 1772, le prince de Condé accorde à Louis-Guillaume Le Veillard, exploitant des eaux de Passy et futur premier maire de la commune de Passy, la concession de la source sulfureuse pour quatre ans, mais il ne put de fait exploiter la source, faute d'obtention des autorisations nécessaires auprès de la Faculté de Médecine. Une nouvelle concession lui est accordée, cette fois-ci pour soixante ans, à charge pour lui de payer au prince une charge de quarante francs, de « continuer les sollicitations pour obtenir les approbations nécessaires à l'exploitation du débit des eaux et de tenir en bon état les regards et réservoirs de la fontaine qu'il a construite en 1772 ». En 1781, il fait édifier un nouveau bassin en pierre. La même année, de nouvelles voitures à trente sols de l'heure furent mises en service pour les gens ne disposant pas de carrosses. Les carrosses quant à eux parcourent la vallée de Montmorency pour douze sols par place et par lieue, et contribuent à faire augmenter la fréquentation de la source. Un article écrit par deux médecins paraît dans Le journal de Paris du 24 mai 1787 et décrit comment le secrétaire des commandements du prince de Condé s'est trouvé guéri d'un mal qui le rongeait depuis dix ans par la vertu des eaux d'Enghien. L'article contribue à accroître la notoriété grandissante de la station thermale naissante. À cette époque, le hameau d'Enghien n'est encore constitué que de quelques chaumières entourant la maison du meunier. Deux cabanes abritent les baignoires rudimentaires des premiers curistes. En 1800, madame Gauthier, sœur de Benjamin Delessert, créateur de la caisse d'épargne, acquiert les thermes d'Enghien et fonde le premier établissement thermal à la fin du Premier Empire.

Jean-Baptiste Péligot, administrateur en chef des hôpitaux et hospices de Paris, arrive sur les rives du lac en 1821. Il abandonne alors ses fonctions parisiennes et consacre sa vie et sa fortune personnelle au développement de la jeune station thermale.

C'est avec l'eau d'Enghien sur les conseils de son médecin personnel, le baron Antoine Portal, que Louis XVIII guérit en 1823 d'un ulcère à la jambe... Les eaux de la ville deviennent alors subitement à la mode. L'engouement du tout-Paris pour Enghien fait affluer les curistes dans l'établissement thermal, récemment réaménagé.

Les premières constructions apparaissent vers 1822, dont le premier hôtel de la ville, l'hôtel des Quatre Pavillons, suite à l'achat de la jouissance du lac et des terrains environnants par monsieur Péligot au comte de Luçay. Durant la Restauration, la villégiature des Parisiens aisés se développe, le hameau d'Enghien commence son développement progressif et le lac d'Enghien, autrefois étang bordé de rives marécageuses commence à être aménagé.

Néanmoins un problème administratif fit l'objet de longs et houleux débats dans la région. En effet, le hameau est situé sur le territoire de quatre communes rurales aux moyens financiers limités et incapables d'assumer sa gestion. Les rues ne sont pas pavées, il n'y a ni église, ni école. Dès les années 1820, l'administration royale tente bien de créer une nouvelle commune, mais en proie à l'hostilité des maires et de la population des quatre communes concernées, le projet reste provisoirement sans suite. Les années passent et avec le développement du hameau, les problèmes ne font que s'amplifier, en particulier avec l'arrivée du chemin de fer en juillet 1846 qui met la station thermale à moins de trente minutes de Paris et permet l'accès de la station à une population plus nombreuse et moins aisée. L'administration royale impose alors la création de la commune, qui ne fut que peu retardée par la chute de la monarchie en 1848 et l'avènement de la deuxième République. La ville est officiellement créée par une loi promulguée le 7 août 1850, son territoire étant délimité aux dépens des communes de Soisy-sous-Montmorency (62,4 ha), Deuil (27,6 ha), Épinay (15,2 ha) et Saint-Gratien (37,8 ha). À noter que la commune d'Étel dans le Morbihan fut créée par le même décret. Les premières élections municipales eurent lieu le 29 décembre 1850, la commune comptait alors 378 habitants permanents. Le premier Conseil municipal comptait dix membres, d'une moyenne d'âge de 43 ans.

Sous le Second Empire, la ville est célèbre pour ses fêtes fastueuses, prenant le plus souvent le lac pour cadre. Chaque dimanche, un concert est donné ainsi qu'un bal dans le parc des thermes, chaque mercredi voit se dérouler une soirée dansante. La bourgeoisie parisienne séduite par le cadre et l'accessibilité de la station grâce au chemin de fer fait à cette époque édifier de superbes demeures essentiellement sur les rives du lac. Les hommes politiques, industriels, artistes résident en saison à Enghien. L'installation de la princesse Mathilde, cousine de Napoléon III, dans la commune voisine de Saint-Gratien fit encore croître l'engouement pour la ville thermale. Elle y reçoit en effet les plus brillants auteurs de cette époque.

Enghien s'agrandit de quarante et un hectares de superficie jusqu'au hameau d'Ormesson par une loi du 20 janvier 1864. Cette extension fut la dernière de la commune, celles envisagées plus tard n'ayant jamais connu de suite. Le 18 juillet 1865, les eaux d'Enghien sont reconnues par décret d'utilité publique. En 1870 et 1871, les Prussiens occupent la région. En 1875, Hippolyte Auguste Jean de Villemessant, fondateur du Figaro devient actionnaire de la société des eaux de la ville et parvient à faire autoriser en 1877 une salle de jeux : mais seuls les petits chevaux sont acceptés avec une mise réduite. L'hippodrome est inauguré en juin 1879. En 1891, un théâtre d'hiver est édifié, la saison se prolonge toute l'année. En 1886, cinq hectares de vignes produisent encore deux cent cinquante-cinq hectolitres de vin.

En 1901, est édifié un nouveau casino en forme de navire. La loi de 1907 autorise les jeux d'argent dans les stations thermales et balnéaires, un nouveau bâtiment bien plus vaste et encore visible de nos jours est alors construit et devient le premier véritable casino d'Enghien. À cette époque, le casino offre un billet retour en train vers Paris en première classe... à ses clients ruinés par leur visite !

En juillet 1904, un garde-corps métallique de deux cent soixante-trois mètres de long remplace l'ancienne barrière en bois de la chaussée du lac qui menaçait de s'effondrer. En 1911, cette barrière est à son tour remplacée par l'actuelle jetée-promenade avec balustrade en fer forgé de neuf mètres de large, en encorbellement sur le lac.

Le succès d'Enghien-les-Bains fut à l'origine du désir d’autres communes de bénéficier également de cette notoriété... et de ses retombées économiques. Ainsi, dès 1878, Livry-Gargan, à l'est de Paris, voulut concurrencer Enghien en exploitant la source de l’actuel lac de Sévigné. Le maire de Livry de l'époque fit construire une station thermale appelée « Sévigné-les-eaux » mais les thermes n’eurent pas le succès escompté. En 1912, le Conseil municipal de Livry-Gargan sollicita la reconnaissance de la commune comme « station hydrominérale ». Mais par décret, du 17 novembre 1912, l’Académie de médecine et le Conseil d’hygiène refusèrent, et la proposition fut rejetée par le Conseil d’État et le Gouvernement. Selon la rumeur, cette décision fut en fait influencée par les dirigeants politiques d’Enghien-les-Bains soucieux d'éviter cette concurrence.

En 1912, les techniques nouvelles trouvent leur place dans les festivités de la ville : une projection cinématographique est organisée et un aérostat portant le nom de « La Ville d'Enghien » est lancé. Le lac sert alors de cadre à de nombreuses fêtes et compétitions : des régates, des concours de bateaux fleuris s'y déroulent régulièrement. Malheureusement, en 1914, la Première Guerre mondiale met brutalement fin à la Belle Époque.

Le casino ferme ses portes et devient un hôpital militaire ainsi que la salle des fêtes municipale. Seuls les concerts donnés le dimanche au kiosque sont permis, toute autre réjouissance est alors proscrite.

Après la guerre, les réjouissances reprennent lentement, mais les temps sont difficiles. La loi de finances 1920 interdit les jeux dans un rayon de cent kilomètres autour de Paris, diminuant fortement les moyens financiers de la ville. Les nombreuses démarches engagées par monsieur Patenôtre-Desnoyers, député-maire de la ville, aboutissent en 1931 : Pierre Laval, alors ministre de l'intérieur, autorise sous certaines conditions les jeux à Enghien. Les festivités reprennent avec faste jusqu'en 1939. En 1935, le président Albert Lebrun inaugure un nouvel établissement thermal.

Durant l'entre-deux-guerres, la population continue à fortement s'accroître, tandis que régresse la faible activité industrielle, faute de place disponible. La seule industrie survivante, la distillerie Garnier (14-16, rue de la Libération) ferme définitivement ses portes en 1974 avant d'être transférée à Fécamp dans les locaux de la S.A. Bénédictine qui l'a alors rachetée.

Le syndicat d'initiative est fondé le 20 juin 1925 puis un premier marché couvert est inauguré en 1927. La même année, l'église devenue trop étroite pour la population est agrandie. En janvier 1932, le pont du chemin de fer est élargi, donnant naissance à la place Foch. En 1934, le passage à niveau de la Barre est supprimé. Au début des années 1930, la gare d'Enghien-les-Bains voit passer trois millions de voyageurs par an, se classant immédiatement en trafic sur le réseau Nord en troisième position après la gare du Nord et la gare de Lille.

La Seconde Guerre mondiale éclate et dès le 2 septembre 1939, le casino ferme de nouveau ses portes. En juin 1940, les Allemands occupent la ville et restent fortement implantés durant l'Occupation.

En 1946, le casino rouvre ses portes, mais durant la saison fixée comme celle des thermes, du 1er avril au 31 décembre, seuls les jeux de table, Baccara et banque à tout va, sont autorisés. L'ancien hôtel des Bains laisse la place à l'actuel Grand Hôtel des Bains en 1949. Comptant soixante chambres classées quatre étoiles, il accueille rapidement les célébrités du moment tels Pierre Fresnay, Yvonne Printemps ou encore le peintre Maurice Utrillo durant l'été 1955. Le Kursaal, ancienne propriété de Villemessant resté longtemps à l'abandon est finalement démoli en 1953, et l'avenue de Ceinture est alignée dans l'axe du Boulevard Cotte, ce qui permet l'agrandissement du Jardin des Roses.

La ville renoue progressivement avec son calendrier festif, mais l'après-guerre voit un changement dans les habitudes, une facilité d'accès aux villes balnéaires grâce aux progrès du chemin de fer puis à la démocratisation de l'automobile. En 1954, le premier tiercé se court à l'hippodrome d'Enghien. Les festivités évoluent : des salons, des spectacles au théâtre du casino, des conférences, un concours international d'échecs renommé, plus récemment un marché de Noël ou une compétition estivale de Wakeboard tentent de redonner à Enghien son lustre d'antan.

Le 8 janvier 1964, Enghien-les-Bains devient le chef-lieu d'un nouveau canton, comprenant Deuil-la-Barre et Montmagny.

Le développement de l'automobile dans les années 1960 commence à provoquer une congestion croissante du centre-ville, aux rues particulièrement étroites. La multiplication de places de stationnement ou de parkings souterrains et un nouveau plan de circulation ne suffisent pas à endiguer le phénomène. La municipalité dirigée par Jean Moracchini adopte le premier plan d'occupation des sols (POS) qui a pour ambition « d'adapter la ville actuelle aux exigences de la vie moderne, de développer sa vocation de ville thermale, commerciale et de loisirs, sans nuire à son caractère résidentiel ». Il note par ailleurs les principales insuffisances de la commune : la vétusté du logement, dont la moitié du parc est antérieur à 1914, la pénurie de terrains disponibles pour la construction, les difficultés de circulation et de stationnement, l'insuffisance de certains équipements collectifs.

L'équipe municipale lance deux vastes projets d'urbanisme : la ZAC Centre Ville, achevée en 1993, qui voit la reconstruction d'une partie du centre afin d'éliminer une poche d'habitat considéré comme insalubre, et la ZAC Front du Lac, seulement achevée en 2006 avec la reconstruction de l'établissement thermal.

La municipalité dirigée par Philippe Sueur depuis 1989 lance plusieurs projets : une révision du POS, l'élargissement de la rue de Malleville, afin de délester le centre-ville de l'important trafic de transit, et en parallèle, le rétrécissement des chaussées et l'élargissement des trottoirs des deux principales voies commerçantes de la ville, les rues du Général-de-Gaulle et de Mora. Le jardin des Roses est quant à lui réaménagé au-dessus d'un nouveau parking souterrain.

Aujourd'hui, le casino d'Enghien-les-Bains est le plus proche de Paris, le seul à moins de cent kilomètres de la capitale et le premier de France pour ses recettes (135 millions d'euros en 2006). Il est même en passe de devenir le premier casino d'Europe.

L'histoire d'Enghien est plutôt courte si on la compare à celle de villes voisines dont le nom voire l'emplacement du centre ville datent de la période romaine. Aujourd'hui encore, le casino, les installations thermales, le lac et l'hippodrome (qui se situe, lui, dans la commune voisine de Soisy) sont très importants dans la vie et l'économie d'Enghien.

Depuis le 2 octobre 2003, la municipalité a décidé d'engager une procédure de création de zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) qui permettra d'étendre la zone de protection aux nombreux quartiers riches de demeures à l’architecture remarquable du XIXe siècle. La rénovation du casino et du théâtre municipal en 2005 et l'ouverture de nouveaux thermes modernisés en octobre 2006 devrait favoriser le dynamisme touristique et économique de la cité, Enghien-les-Bains demeurant par ailleurs la commune la plus résidentielle et chère du Val-d'Oise.

Les armoiries d'Enghien-les-Bains furent empruntées à Louis, Joseph, Henri de Bourbon, Prince de Condé (1756-1830), propriétaire de la plupart des terres de la vallée de Montmorency dont l'étang et le moulin. Le lambel en chef était une brisure destinée à rappeler qu'il s'agissait d'une branche cadette ; le bâton péri était la brisure que la maison de Condé a toujours arborée.

Les premières constructions sous la Restauration, destinées à accueillir les curistes, sont caractéristiques du style balnéaire, un style néoclassique au décor sobre voire épuré, aux murs blancs et aux toitures de type Mansart.

L'évolution plus mondaine de la population voit évoluer l'architecture vers le style éclectique, typique du goût de la fin du XIXe siècle. Les bords du lac voient alors s'édifier des chalets suisses, des cottages à pans de bois, des chaumières ou de petits châteaux néogothiques où viennent résider en saison la grande bourgeoisie parisienne.

Le style des chalets suisses fut le premier à apparaître à Enghien. L'exemple le plus caractéristique de ce style était le Kursaal, maison située face au jardin des roses et achetée en 1866 par Auguste Delaunay de Villemessant où il résida douze années avant qu'elle ne soit transformée en cercle de jeux à l'extrême fin du XIXe siècle par son successeur. La maison fut démolie en 1954.

Le second style en vogue fut le goût régionaliste. Les chaumières paysannes et constructions de style normand étaient très à la mode auprès des artistes en particulier. Le peintre Isabey habita douze ans une chaumière aujourd'hui disparue, située sur l'actuel Boulevard du lac. Une des dernières villas caractéristiques de ce style, en dépit de ses transformations, est la villa située au n°9 avenue de Ceinture.

Le style « néo » apparut en réaction à la rigueur académique du néoclassicisme. Le néogothique voit ses plus beaux exemples sur le rivage nord-ouest du lac avec château d'Enghien et le château Léon, tous deux édifiés en 1845 par l'architecte Pasquier pour Jules Robin, second maire de la commune, et rachetés par Émile de Girardin en 1860. Leur richesse ornementale, inspirée du style Louis XII en appareillage de briques et pierres, est peu commune. Le château Léon possède des gargouilles, des gâbles en accolades, etc, autrefois réservés aux édifices religieux. Les deux édifices sont actuellement intégrés aux constructions du lycée d'Enghien. Plus loin, le château écossais est lui typique du néo-féodal, avec ses tourelles à meurtrières, ses créneaux...

La période suivante, de 1870 à 1920 marque un renouveau de l'architecture à Enghien. Un éclectisme de styles, une grande variété de matériaux, brique, pierre, meulière, caractérisent les constructions de cette période. On peut citer le magnifique Palais Condé, bâtiment unique de 1903 en pierre, avec son grand porche pour les calèches, et ses colonnades. On peut voir aussi les villas du boulevard Cotte, au n°56 en particulier, édifiée par l'architecte Leseine en 1909 (planche ci-contre).

La villa « Mon rêve », au n°43 de la rue de l'arrivée est elle aussi typique de cette période : elle possède un traitement polychromique de ses façades, d'inspiration byzantine, « baroque » et presque « art nouveau » et une composition d'ensemble rationnelle. Le très bel immeuble du n° 1 rue Félix-Faure, surnommé « le Manoir » ou « le palais de Condé », est un étonnant mélange de styles néoclassique et gothique. L'immeuble du n°53 rue du Général-de-Gaulle quant à lui est caractéristique du style Second Empire, très en vogue auprès des grandes familles de l'époque.

L'art nouveau fut largement appliqué à Enghien entre 1900 et 1930. Nombre de d'édifices sont élevés dans ce style, avec une large utilisation de la brique, fournie essentiellement par la briqueterie de Sannois. De belles ornementations à évocation florale, les décors en céramique et les fresques en façade sont typiques de ce style.

Les édifices de la fin du XXe siècle et du début du XXIe siècle retrouvent les colonnes, faux-frontons et ressuscitent de façon plus simple et plus abstraite un certain style néoclassique.

Ainsi, Enghien a vu en cent-cinquante ans toutes les expressions des styles architecturaux depuis la Restauration grâce à sa situation de ville thermale.

Avec l'arrivée du chemin de fer en 1846, Enghien-les-Bains, à l'image des communes voisines, connaît une forte expansion, qui ne fut ralentie que par les guerres.

La population d'Enghien en 1866 commence à affirmer son originalité par rapport aux communes voisines. Dans la canton de l'époque (celui de Montmorency, alors plus étendu que de nos jours), l'activité principale est la culture de la vigne, des fruits et des légumes : plus de 50% des hommes travaillent la terre, 25% environ ont une activité artisanale, moins de 20% sont employés dans le commerce et les services et à peine 6% de professions libérales. La moitié des hommes d'Enghien travaillent eux dans le commerce et les services. La commune compte alors près de 20% de professions libérales. Plus jeune et plus tournée vers les services, la population de la commune diffère des villes et villages voisins. Il faut ajouter à ces résidents permanents un nombre important de curistes et visiteurs qui double la population de la commune les mois d'été.

Après la Seconde Guerre mondiale, l'expansion d'Enghien est similaire à la plupart des communes de l'agglomération parisienne. Cependant limitée par la surface restreinte de la commune déjà totalement urbanisée après guerre, sa population a stagné puis finalement régressé tandis que la plupart des communes voisines voyaient leur population parfois doubler en trente ans. Mais elle n'a pas de ce fait connu une urbanisation brutale et massive et les importantes mutations sociales de nombreuses villes avec la construction de grands ensembles, telle Épinay-sur-Seine sa voisine.

La pyramide des âges de la commune possède quelques tendances originales. La ville, contrairement à la région Île-de-France dans son ensemble, voit la part des enfants (moins de 15 ans) légèrement augmenter entre les deux recensements de 1990 et 1999. Néanmoins ces valeurs restent en deçà de la part des moins de quinze ans dans la région (17,7 % des hommes et 14,1 % des femmes à Enghien contre respectivement 19,9 % et 17,9 % dans la région).

Contrairement à la tendance régionale, la part des 60-74 ans a légèrement reculé à Enghien, tandis que les tranches les plus âgées n'ont pas connu d'évolutions significatives. Mais les tranches des 60 à 95 ans ou plus restent surreprésentées par rapport à la moyenne de la région, à raison de deux à trois points supplémentaires pour la tranche des 60 à 74 ans (12,9 % des hommes et 14,6 % des femmes à Enghien-les-Bains, contre respectivement 10,2 % et 11,3 % en Île-de-France) et le double de la moyenne régionale pour les plus de 75 ans (7,8 % et 13,5 % contre respectivement 4,0 % et 7,2 % en Île-de-France). La rareté des terrains disponibles cumulée à l'attrait résidentiel de la ville font d'Enghien-les-Bains une cité où les niveaux de l'immobilier sont très élevés, ce qui contribue à rendre difficile l'installation de jeunes ménages et à maintenir une population plus âgée et plus aisée que la moyenne régionale francilienne,.

Enghien-les-Bains comptait 5 657 logements dont 4 776 résidences principales en 1999. L’âge moyen du parc immobilier est plus important que la tendance régionale. Les constructions neuves sont moins présentes que la moyenne de la région : en 1999, seulement 6,4 % des résidences principales dataient de 1990 ou après contre 9,1% en Île-de-France. A contrario, les constructions antérieures à 1949 représentaient 54,6 % du parc contre 33,7% pour la moyenne régionale francilienne.

84,4 % des logements sont des résidences principales, réparties à 25,1 % en maisons individuelles et à 74,9 % en appartements (respectivement 26,9 % et 73,1 % dans la région). 49,6 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 45,8 % qui ne sont que locataires (respectivement 44,3 % et 51,1 % dans la région),.

À noter qu’avec 347 logements HLM soit 7,3 % du parc en 1999 (23,4% dans la région), la ville est loin de respecter les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes. On peut noter en outre que le nombre de logements vacants était important en 1999 avec 13,1 % du parc contre seulement 8,1 % dans la région.

La plupart des habitations possèdent 3 pièces (26,4 %), ou 4 pièces (42,6 %), puis 2 pièces (21,3 %). Les petits logements restent minoritaires (studios : 9,6 %). La ville possède par conséquent des logements tout à fait conformes aux tendances franciliennes avec néanmoins une sous-représentation des petites surfaces. L'âge moyen du parc est en revanche beaucoup plus élevé, malgré les diverses opérations immobilières des années 1970 à 2000,.

Enghien-les-Bains est le chef-lieu d'un canton de trois communes (comprenant Deuil-la-Barre et Montmagny) dont elle est paradoxalement la commune actuellement la moins peuplée. La canton fait partie de la 6e circonscription du Val-d'Oise, avec les cantons de Saint-Gratien, Sannois et Soisy-sous-Montmorency. Enghien-les-Bains appartient à l'unité urbaine et à l'aire urbaine de Paris.

Enghien-les-Bains abrite plusieurs administrations et services publics sur son territoire : un bureau de poste (1, rue de Mora), un commissariat de police, une police municipale composée d'une trentaine de fonctionnaires fin 2006 (17, place Foch), une trésorerie ainsi qu'une caserne de sapeurs-pompiers,.

Le centre de sécurité sociale, l'agence nationale pour l’emploi (ANPE) et un point d’accueil EDF-GDF sont situés à proximité immédiate des limites de la commune, sur le territoire de Montmorency.

Enghien-les-Bains fait partie de la juridiction d’instance de Montmorency, et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise,.

Le conseil municipal est composé de trente-trois membres, dont le maire et huit adjoints. Le conseil se réunit en moyenne une fois par bimestre ; la municipalité compte par ailleurs six commissions municipales. Un Conseil municipal des enfants a été mis en place le 17 octobre 2006.

Politiquement, Enghien-les-Bains est une ville de droite, les électeurs ayant continuellement voté très majoritairement à droite à toutes les consultations électorales depuis plusieurs décennies. À noter que le maire de la commune depuis 1989, Philippe Sueur, est quant à lui centriste (Ex UDF, puis divers droite). Ce dernier a été réélu en 2001 lors d'une triangulaire avec 76,44 % des suffrages exprimés contre 13,30 % pour un opposant divers droite et 10,26 % pour le candidat du Front National (avec 37,63% d'abstention).

En 1995, les Enghiennois avaient préféré au second tour de l’élection présidentielle Jacques Chirac avec 72,94 % à Lionel Jospin avec seulement 27,06 % des suffrages exprimés.

À l’élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Jacques Chirac avec 28,8 %, suivi de Jean-Marie Le Pen avec 15,9 %, François Bayrou à égalité avec Lionel Jospin avec 11,4 %, puis Alain Madelin avec 8,0 % et Jean-Pierre Chevènement avec 7,0 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %.

Au second tour, les électeurs ont voté à 84,5 % pour Jacques Chirac contre 15,5 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 17,0 %, résultat assez proche des tendances nationales (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29%) avec cependant deux points supplémentaires pour Jacques Chirac.

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les Enghiennois ont largement voté pour la Constitution Européenne, avec 67,42 % de Oui contre 32,58 % de Non avec un taux d’abstention de 27,75 % (France entière : Non à 54,67 % ; Oui à 45,33 %). Ces chiffres sont inverses à la tendance départementale du Val-d'Oise (Non à 53,47 % ; Oui à 46,53 %) mais largement supérieurs à la moyenne des résultats franciliens (Oui 53,99 % ; Non 46,01 %) démontrant le caractère nettement privilégié des habitants de la ville en Île-de-France mais surtout dans le Val-d'Oise, l'électorat ayant choisi le vote positif étant, selon les analystes politiques, le fait d'une population plus privilégiée économiquement et d'un plus haut niveau d'éducation que la moyenne des Français.

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer nettement en tête Nicolas Sarkozy avec 49,16 %, suivi loin derrière par François Bayrou avec 19,46 %, puis Ségolène Royal en troisième position avec 18,46 % et Jean-Marie Le Pen avec 7,0 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 1,5 %. Le second tour a vu arriver largement en tête Nicolas Sarkozy avec 68,55% (résultat national : 53,06 %), Ségolène Royal ne totalisant que 31,45 % des suffrages enghiennois (national : 46,94 %).

Lors du vote du budget primitif principal 2006, le 2 mars 2006, la section de fonctionnement présentée se montait à la somme de 44 643 372 € et la section investissement présentée se montait à 41 183 589 € (les deux équilibrés en dépenses et recettes). Les quatre taxes 2006 furent votées pour des taux de : 9,17 % pour la taxe d'habitation, 9,30 % pour la taxe foncière bâti, 41,25 % pour la taxe foncière non bâti, et 10,01 % pour la taxe professionnelle.

La fiscalité directe locale est inférieure à la moyenne départementale pour les communes de population équivalente. Ce taux est en effet inférieur d'environ 40 à 50% aux taux généralement constatés dans des communes de taille similaire. Cette situation s'explique par les importantes recettes fiscales dont la municipalité bénéficie grâce aux revenus du casino.

Le taux de la taxe d’habitation de 9,17 % en 2005 et 2006 n’a pas été augmenté depuis plusieurs années ce qui traduit une volonté municipale de ne pas accroître la pression fiscale, qui reste globalement stable à Enghien. Il faut y ajouter 1,31 % pour la part syndicale. Le taux départemental du Val-d'Oise était fixé à 5,88% de la valeur locative en 2005.

Le taux de criminalité de la circonscription de police d'Enghien-les-Bains (incluant Saint-Gratien) est de 137,75 actes pour 1000 habitants (crimes et délits, chiffres 2005) ce qui en fait le plus élevé du Val-d'Oise, très largement supérieur aux moyennes nationale (83/1000) et départementale (88,15/1000). Le taux de résolution des affaires par les services de police est de 25,04 %, le plus faible du département.

Afin de tenter de réduire ce taux élevé, la municipalité a voté en 2005 la mise en place d'un équipement de vidéosurveillance, comportant vingt-deux caméras placées dans les lieux qui connaissent le plus de délits dans la commune.

Les liens qui unissent les deux Enghien remontent aux débuts de la Première Guerre mondiale, mais il fallut attendre 1957 pour qu'une charte de jumelage fût signée avec cette ville de 11 980 habitants (en 2006) située dans la Province de Hainaut. C'est à la Pentecôte qu'une délégation belge fut reçue à Enghien-les-Bains, ce qui donna lieu à diverses réjouissances : un concours d'élégance automobile, un concert et un bal marquèrent l'importance de cette journée symbolique.

Le 26 septembre 1992, fut signée une charte de jumelage avec la station thermale allemande de Bad Dürrheim. Cette cité de 12 868 habitants (en 2006) se situe entre Schwenningen et Donaueschingen, en Forêt-Noire, à 110 km au sud-est de Strasbourg.

La ville est essentiellement tournée depuis sa création vers les services. Aucune zone industrielle ne s'y situe.

Le casino d'Enghien-les-Bains est aujourd'hui le premier de France pour ses recettes : en 2006, le produit brut des jeux était de 135 millions d'euros, répartis à 70 % sur les machines à sous et à 30 % sur les jeux de table. Connaissant une progression constante de sa fréquentation et de son chiffre d'affaires, il est en passe de devenir le premier d'Europe.

Le casino d'Enghien constitue également le second plus important lieu de loisirs du département du Val-d'Oise : il a accueilli pas moins de 510 000 personnes en 2005, dont 340 000 pour les machines à sous et 170 000 pour les jeux de table, se plaçant derrière la base de loisirs de Cergy-Pontoise (1 500 000 visiteurs) mais largement devant les deux premiers musées et sites touristiques du département, le château d'Auvers-sur-Oise (66 169 entrées) et l'abbaye de Royaumont (65 397 entrées).

Les machines à sous sont accessibles de 10h à 4h du matin. Les jeux de table de 16h à 4h du matin. L'accès est soumis à la présentation d'une pièce d'identité en cours de validité (passeport pour les étrangers) et, cas unique en France, de l'acquittement du droit d'entrée en vigueur. Une tenue correcte est exigée (costume cravate pour les hommes, pas de jeans ou chaussures de sport). Le tarif d'accès varie selon le jour et l'heure : en 2007, il était de 9 euros tous les jours avant 16h, 12 euros après 16h, à 14 euros les soirées exceptionnelles, les samedis et veille de jours fériés à partir de 16h. Le casino compte un restaurant dans la salle de jeux de table, « le Baccara », ouvert à partir de 20h. Cependant, les conditions de travail avec des salaires réduits, ainsi que la dégradation de la clientèle selon certains salariés (nouvelle clientèle de « jeunes de banlieue » attirés par les récentes machines à sous) ont provoqué une grève du personnel le 10 octobre 2006 lors de l'inauguration du nouvel établissement thermal.

La part des machines à sous dans les recettes du casino est considérable représentant pas moins de 77 % du chiffre d'affaires. 50 % du chiffre d'affaire est réalisé en journée et 52 % de la clientèle est féminine. Le change moyen demandé par un joueur est de 700 €. Le plus gros gain à la roulette ramassé en une soirée est de 600 000 €, mais la probabilité de gagner le maxi-jackpot n'est que de 1 pour 17 millions.

La triche existe et concerne surtout les jeux de table. La tactique habituelle consiste à marquer les cartes, par exemple avec son ongle, ce qui pousse l'établissement à changer régulièrement les cartes, et ceci à des horaires aléatoires. Le croupier a également les poches cousues et n'est pas autorisé à serrer la main d'un joueur dans l'exercice de son métier. Le casino d'Enghien est néanmoins très surveillé par pas moins de trois cents caméras plus de nombreux micros. Dans une salle secrète, de deux à cinq personnes se succèdent visionner les enregistrements, en direct ou en différé.

Le fonctionnement du casino est très encadré, toutes les interventions étant strictement consignées : quotidiennement, la recette est empilée dans des seaux sous chaque machine, un technicien est autorisé à toucher la machine, mais n'en possède pas les clés. Pour les cadres, c'est la situation inverse. Les pièces, représentant cinq tonnes par jour, sont ensuite transportées en salle des comptes puis placées dans une trieuse : leur nombre au centime près est vérifié ainsi que leur correspondance à ce qu'indiquent les compteurs. Les pièces sont ensuite ensachées par cinq-cents et placées dans la salle des coffres de l'établissement. Chaque après-midi, un camion de la Brink's vient récupérer la recette. Une faible partie est conservée sur place pour les besoins de trésorerie.

La forte pénibilité du travail, un seau de 40 kg de pièces devant être manipulé cinq fois par jour par exemple, pousse la direction à souhaiter la réduction de l'utilisation de pièces et jetons... qui permettrait également de multiplier les mises des joueurs. Il est dorénavant possible d'introduire directement des billets de banque dans les machines à sous, les fréquents déplacements à la caisse constituant une gène pour les joueurs, et imposant de centraliser une trésorerie importante au même endroit. En 2007, des tickets à code-barres sont testés, qui, à terme, pourraient remplacer les pièces et faire disparaître le fameux cliquetis bien particulier caractérisant l'ambiance du casino. Dimanche 14 octobre 2007, une habituée des lieux a remporté le record de gain sur une machine à sous en France avec 1 611 921 euros.

Tourisme. Enghien-les-Bains compte quatre hôtels, de 4 étoiles (le Grand Hôtel), 3 étoiles (l'Hôtel du lac) et 2 étoiles. La restauration se répartit entre 31 restaurants de tous standings et 17 cafés, bars et brasseries.

L'ensemble formé par le casino, l'établissement thermal, le Grand Hôtel et l'Hôtel du lac est géré par le groupe Lucien Barrière.

Commerce. L'activité commerciale forte de plus de trois cents commerces se concentre rue du Général-de-Gaulle, rue de Mora et autour de la gare. Malgré l'existence de plusieurs centres commerciaux dans les villes voisines, Enghien a su conserver son attractivité commerciale dans la région grâce à son accessibilité et à son cadre agréable. On dénombrait en l'an 2000 : 65 magasins de vêtements, 32 coiffeurs, 12 chausseurs, 11 banques et 16 agences immobilières. La ville ne compte aucun hypermarché faute de terrains disponibles.

Un marché a lieu place de Verdun chaque mardi, jeudi et samedi matin de 7h à 13h.

L'Hôtel des ventes. (2 rue du Docteur Leray) Il est célèbre dans le monde de l'art pour ses ventes de prestige et ses ventes du jeudi. Il est plutôt spécialisé dans la vente d'objets et mobilier art nouveau.

En 1999, seuls 16,6 % des actifs Enghiennois ayant un emploi travaillaient dans la commune. Ce chiffre a reculé de 32,3 % entre 1990 et 1999. Le taux de chômage était de 9,4 % en 1999, soit 464 personnes (moyenne nationale : 12,9 % en 1999). Le revenu moyen par ménage est largement supérieur à la moyenne nationale à environ 28 640 € par an (moyenne nationale : 15 027 € par an).

Les cadres et professions intellectuelles sont surreprésentés à Enghien avec un taux de 33,8 % (contre 13,1 % en moyenne en France et 22,8 % en moyenne régionale). Les professions intermédiaires représentent 27,4 % des actifs (contre 25,6 % en moyenne régionale et 23,1 % en moyenne nationale). Les employés représentaient 24,1 % des habitants de la commune (contre 29,5 % en Île-de-France et 28,8 % en France). Les ouvriers ne représentent quant à eux que 6,9 % des actifs de la commune (16,5 % en région Île-de-France et 25,6 % en France),.

Le taux d'Enghiennois ayant suivi des études supérieures est de 38,9 %, contre 28,1 % en moyenne régionale et 18,1 % en moyenne en France métropolitaine,.

La population Enghiennoise est ainsi dans sa globalité mieux formée et bien plus aisée que la moyenne française et même régionale.

Au déversoir de l'étang, un ruisseau « puant » mêle ses eaux à celles du moulin ; ce ruisseau est analysé par Louis Cotte (1740-1815), prêtre oratorien de Montmorency qui en déduit que le ruisseau n'est pas un effluent de l'étang mais une source sulfureuse. En effet, l'étang à sec, la source ne se tarit pas. Ses résultats sont communiqués à l'Académie des sciences qui confirme le résultat de ses expériences.

De nos jours, les fontaines sont taries, l'eau est directement puisée grâce à des captages dans la nappe phréatique. L'eau aux points d'émergence est incolore et limpide. Sa température est de 13° environ. Son odeur caractéristique d'œuf pourri est celle de l'hydrogène sulfuré.

Analyse typique des eaux : du dioxyde de carbone (80mg/l environ), des bicarbonates et carbonates (400mg/l environ), du calcium (160 à 180 mg/l environ), du magnésium, du sodium, des sulfates (200mg/l environ), de l'hydrogène sulfuré (36mg/l environ), ainsi que de petites quantités de baryum et de bore.

Des bactéries aérobies et anaérobies sulfato-réductrices (ou sulforéductrices) ont été mises en évidence en 1969 par l'institut Pasteur. Leur nombre se situe entre 7 000 et 24 000/100ml d'eau en fonction des différentes sources. Ces bactéries, nommées desulfovibrio desulfuricans, attaquent les sulfates dissous provenant du lessivage du gypse et les transforment en soufre et hydrogène sulfuré, et libèrent des carbonates. Ce processus se déroule dans la zone de contact entre les tourbes organiques et le sol calcaire.

La nappe sulfureuse se situe au-dessous du lac, et affleure sa rive occidentale.

Ainsi les eaux d'Enghien sont d'une minéralisation élevée, dépourvues d'oxygène et riches en sulfure d'hydrogène.

Les sources sont reliées aux thermes par des tuyaux en inox insérés dans des fourreaux. Les sept captages d'eau sulfureuse existants fournissent de 10 à 12m³ d'eau par heure. Une vingtaine de piézomètres enregistrent en continu le niveau de la nappe phréatique et le débit des sources.

Néanmoins suivant un tendance globale du thermalisme, Enghien évolue et se tourne dorénavant plus vers la remise en forme en parallèle des soins traditionnels médicalisés.

Le Thermal (87, rue du Général de Gaulle) d'une surface totale de 13 000m², se compose de trois espaces : le rez-de-chaussée est consacré au thermalisme médical, les premier et deuxième étages au « Spark », ou centre de remise en forme, et le troisième et dernier étage à l'espace affaire. Cet étage possède en outre deux piscines, dont une à débordement unique en Île-de-France, ainsi qu'un solarium de 150m². Le bâtiment est directement relié aux deux hôtels du groupe Lucien Barrière qui l'encadrent. Le nouveau complexe multi-activités accueille outre les curistes (6 000 attendus chaque année), des congrès et des conférences ; il emploie une centaine de salariés.

Le traitement ORL à base d’eaux sulfurées d’Enghien-les-Bains (220 de SO4 mg/L en moyenne) constitue l’activité médicale principale des nouveaux thermes. La zone de traitement est constituée de quarante-quatre postes multisoins, un emanatorium, cinq salles de soins médicaux et un espace spécifiquement dédié aux enfants. La ville a financé 50 % de cet équipement soit vingt-deux millions d’euros. La réouverture au public de l'ensemble a eu lieu le 16 octobre 2006'.

Les thermes proprement dits occupent une surface de 1 600m² et ont pour vocation de traiter les affections des voies respiratoires, les vertiges, les allergies, les maladies de peau grâce à l'eau des treize sources thermales, les plus sulfureuses de France. Les thermes offrent plusieurs cabinets médicaux, proposant des consultations de 10h à 20h. Les soins durent 1h30. Les cures ORL, traitant les otites, sinusites, bronchites chroniques, et agréées par la sécurité sociale durent 21 jours dont 18 jours de soins du lundi au samedi. L'établissement propose également des mini cures (non conventionnées) de six à dix jours, à but thérapeutique ou préventif pour les fumeurs ou les professionnels de la voix (chanteurs, etc). Un espace rhumatologie a ouvert ses portes courant 2007. Le Spark (de l'anglais sparkling, pétillant) qui occupe 3 500m² sur deux étages est consacré aux soins de remise en forme, au spa et au sport. Il comporte une piscine couverte de 18m sur 7,5m, deux saunas, deux hammams, une terrasse solarium et un espace de restauration. Il est directement relié aux deux hôtels qui encadrent l'établissement. L'espace affaires et la pergola occupent une surface de 950m² et sont constitués de plusieurs salles modulables et d'un auditorium de 200 places accueillant des séminaires et conférences. Les nouveaux thermes sont exploités par la société d'exploitation des eaux et thermes d'Enghien (SEETE), dépendante du groupe Lucien Barrière. La SEETE était la 71e entreprise du Val-d'Oise en chiffre d'affaires en 2004 avec 57,4 M d'€.

Ville fleurie (3 fleurs), la commune est régulièrement récompensée pour la qualité de ses espaces verts.

Le chemin de fer de la compagnie du Nord Paris-frontière belge dessert la commune depuis le 11 juillet 1846 à raison d'un train à la demi-heure. De cent trains quotidiens avant le début du XXe siècle, on passe à 152 trains en 1909, transportant trois millions de voyageurs annuels, et 200 trains en 1913. Enghien fut également reliée à partir de 1863 à la gare Saint-Lazare à raison d'un train par heure. L’horaire Chaix de 1902 comporte 22 trains circulaires de Paris-Nord à Paris-Saint-Lazare et vice-versa, service qui fut définitivement suspendu en 1915.

En 1866, la ville est également reliée à Montmorency par un chemin de fer privé d'intérêt local, le « Refoulons ». Ce dernier disparaît en 1954.

Un tramway relie la gare d'Enghien à Montmorency le 28 octobre 1897 et Saint-Gratien en 1901. Il dessert les trois communes à raison d'un tram toutes les vingt minutes de six heures du matin à vingt-deux heures vingt. La ligne, fortement déficitaire est mise sous séquestre dès 1905.

Une autre ligne de tramway, l'Enghien-Trinité entre l'Église de la Trinité à Paris et la Gare d'Enghien, via Épinay-sur-Seine, Saint-Denis, Carrefour Pleyel, Mairie de Saint-Ouen et Place de Clichy voit le jour le 19 avril 1908 après des travaux d'adaptation (passage à l'écartement des voies de 1,435m). Elle transporta 8 754 000 voyageurs en 1909 avant de finalement disparaître dans l'indifférence générale en 1935, suite aux nombreux désagréments apportés aux habitants, remplacée par un service d'autobus jugé plus moderne et plus fiable.

Enghien-les-Bains possède deux gares sur son territoire, actuellement desservies par le Transilien Paris-Nord, branches Paris-Gare du Nord — Pontoise/Persan-Beaumont. La gare d'Enghien-les-Bains est desservie à raison d'un train omnibus au 1/4 d'heure en heures creuses et par huit trains/heure en heures de pointes (quatre trains semi-directs et quatre directs). Il faut de neuf à quinze minutes de trajet de la gare du Nord.

La gare de La Barre - Ormesson, située au sud-est de la commune en limite de Deuil-la-Barre, est desservie à raison d'un train omnibus au quart d'heure en heures creuses et huit en heures de pointes : quatre directs Gare du Nord et quatre omnibus desservant Épinay—Villetaneuse et Saint-Denis.

La ville possède également une importante gare routière, qui en fait un point de convergence dans la vallée de Montmorency. Elle est desservie par les lignes de bus 154, 256 et N51 (Noctilien) de la RATP ainsi que par les réseaux TVO (Transports du Val-d'Oise) ligne 514 et Valmy lignes 11, 13, 14, 15A, 15M et Rouge.

La gare d'Enghien-les-Bains était fréquentée quotidiennement en 1994 par 9 500 usagers auxquels il faut ajouter les 4 500 voyageurs du seul réseau de bus TVO. Ce chiffre se situait entre 7 500 et 15 000 en 2002 selon les comptages du STIF.

La commune est facilement accessible de l'autoroute A 15, à trois kilomètres, et se situe à moins de quinze minutes des portes de Paris par la route.

Enghien, ville âgée d'à peine 150 ans, ne possède pas de monuments antérieurs au XIXe siècle ni classés monuments historiques. Elle possède en revanche un lac qui constitue un site inscrit (rives incluses) et une architecture de ville thermale et renferme de nombreuses réalisations typiques du XIXe siècle et de la Belle Époque.

Le lac d'Enghien constitue un lieu de promenade très fréquenté. De la jetée-promenade plantée de platanes centenaires et longue de 350 mètres, la vue sur la nappe d'eau avec le casino qui la borde et son cadre de verdure est pittoresque, la forêt de Montmorency étant visible à l'horizon. Il est possible de faire le tour du lac à pied (3km environ), mais la vue sur ce dernier, bordé de villas, n'est possible qu'en quelques endroits : le jardin de la villa du lac (45, avenue de ceinture), la promenade Éric Tabarly au nord, le pont de la muse et le jardin de la presqu'île aux fleurs et aux oiseaux à l'ouest.

Le casino. Unique casino à moins de 100 km autour de Paris, il est progressivement devenu le premier de France pour ses recettes grâce surtout à l'autorisation des machines à sous, mises en place le 15 avril 2002 et interdites jusque là. Un premier édifice fut construit en 1878, remplacé en 1901 par un curieux bâtiment en forme de bateau, remplacé dès 1909 par le bâtiment actuel, bien plus vaste et doté d'un théâtre à l'italienne de 700 places. En 1913, on enregistre plus de 200 000 entrées au casino. Le bâtiment fut remanié une première fois en 1935 et perdit au passage sa décoration et ses campaniles, et une seconde fois plus récemment en 2003, date à laquelle il reçoit un total de 280 machines à sous. Fin 2003, le nombre de tables de black-jack est porté à douze et vingt tables de roulette anglaise. On compte également quatre tables de roulette française, trois de Stud Poker et deux de Punto-Banco.

Le nouvel établissement thermal baptisé « Les Rives d'Enghien » a été mis en chantier en 2005 et inauguré le 18 octobre 2006. Il remplace un bâtiment très sobre datant de 1935, lui-même construit sur l'emplacement d'un premier établissement datant de 1866. D'une surface totale de 13 000m², il est l'œuvre de l'architecte Louis Soors et du décorateur Pascal Desprez et a coûté 44 millions d'euros, financés pour moitié par le concessionnaire, le groupe Lucien Barrière, et pour l'autre moitié par la municipalité d'Enghien-les-Bains. L'édifice antérieur inauguré par le président de la République Albert Lebrun en 1935 a été fermé en 2001 et démoli, en raison de son inadaptation aux besoins actuels et d'une contamination émanant de la tuyauterie corrodée.

La source du Roy (devant l'établissement thermal) fut réalisée en ciment par l'architecte A. Bluysen en 1934. Exploitée dès le Premier Empire sous le nom de source Cotte, elle est entièrement réaménagée lors de la construction du nouveau thermal en 1934 et surmontée d'un kiosque à dôme.

L'église Saint-Joseph fut mise en chantier en 1857, la nef achevée en 1860 et les bas-côtés en 1870. Elle fut construite grâce à une souscription, dont la part la plus importante (50 000 francs sur les 98 000 francs nécessaires) fut apportée par la famille Moreno de Mora, manifestant le vœu que l'église soit placée sous le vocable de saint Joseph, patron de feu Monsieur Moreno de Mora. L'édifice fut agrandi du côté de la façade en 1927. À l'intérieur, l'orgue date de 1901 mais fut remanié en 1934 puis en 1963. Il comporte deux claviers de 56 notes et un pédalier de 30 notes, ainsi qu'une soufflerie à 3 réservoirs.

La maison Péligot (50, rue du Général-de-Gaulle) porte le nom de Jean-Baptiste Péligot, administrateur en chef des hôpitaux et hospices de Paris qui consacra sa vie et sa fortune au développement de la station thermale. Sa résidence Enghiennoise, d'abord appelée « Les Célérifères », devint après 1830 l'hôtel-restaurant de La Paix. Cette bâtisse en moellons édifiée en 1822 est une des rares subsistantes de cette époque à Enghien.

Un immeuble (53, rue du Général-de-Gaulle) à la jolie façade rococo est typique des années 1900.

Le « palais Condé » (1, rue Félix-Faure) est un immeuble étonnant datant de 1911, avec des balcons démesurés et une curieuse alliance du style gothique et Louis XV.

La halle du Refoulons (3, rue du Départ) est tout ce qui subsiste à Enghien du Refoulons, chemin de fer de trois kilomètres de longueur qui relia la commune à Montmorency de 1866 à 1954. Accolée à la gare ferroviaire, la halle a été transformée en gare routière.

La tombe de Mistinguett. Née à Enghien en 1875, Jeanne Florentine Bourgeois devenue la célèbre Mistinguett décéda en 1956 à Bougival, mais repose dans la sépulture familiale de la famille Bourgeois, dans le cimetière Nord de la commune.

Le château d'Enghien (Lycée Gustave-Monod) est en réalité une demeure du XIXe siècle, bâtie en 1845 pour le compte de Jules Robin, maire d'Enghien en 1851 puis racheté par Émile de Girardin, député et fondateur de la presse moderne. Construit en style Louis XII, il était destiné à accueillir sur les bords du lac les personnalités marquantes de la vie mondaine parisienne. Il a été englobé, ainsi que le château Léon, du même style, dans les bâtiments du lycée Gustave Monod à sa construction en 1947.

Le château écossais (rue du Château-Écossais) fut également édifié en 1845, dans un style néo-féodal très représentatif du goût de l'époque, pour la comtesse de Xaintrailles, puis fut occupé par Frédéric Reiset, premier maire de la commune. Il doit son nom à un article d'Émile de La Bédollière, où ce dernier explique que son style est « exporté de l'humide Écosse ou de la brumeuse Angleterre ».

Peggy Maaz et Nadim Khouri Klink, anciens patrons de « Palace Parfums ». Ils avaient vidé en 2002 les locaux de leur usine de Saint-Nicolas-d'Aliermont (Seine-Maritime) avant de disparaître sans prévenir leurs employés. En plus de posséder deux superbes villas à Enghien, ils résidaient au château écossais (évalué à environ quatre millions d'euros).

Ville d'eau animée, Enghien-les-Bains offre toute l'année un accès varié à la culture, au rayonnement bien supérieur à sa situation de petite commune de 10 000 habitants en Île-de-France. La municipalité s'est plus particulièrement orientée vers la promotion de l'art contemporain depuis le début des années 2000, avec comme lieu phare le nouveau Centre des arts (inauguré en 2002).

Le théâtre municipal d'Enghien-les-Bains, situé dans le bâtiment du casino (3, avenue de Ceinture), propose de nombreux spectacles et évènements durant sa saison théâtrale qui dure d’octobre à avril. Il accueille régulièrement les plus grandes célébrités françaises du monde du spectacle ainsi que œuvres théâtrales classiques ou modernes, des opéras et des ballets.

La médiathèque George Sand offre 1 500m² d'espace, avec un cyber espace et une discothèque de prêt. Elle propose 25 000 volumes pour le public adulte, 6 000 pour les jeunes, 60 revues ainsi qu'une bibliothèque sonore de 700 titres destinée au public mal ou non-voyant.

Le Centre culturel François Villon (4, rue Talma) propose une large gamme d'activités de loisirs, sportives ou culturelles (danse de salon, gym, cours de langue, théâtre, arts plastiques...) ainsi que des conférences d'histoire locale.

L’école municipale de musique (18, rue de la Libération) propose à plus de deux-cents élèves des cours dispensés par une équipe de douze professeurs.

Le cercle d’échecs : « L'Échiquier du lac », club affilié à la Fédération française des échecs. Fondé en 1994, il propose des rendez-vous à l'Espace du Lac (Centre Culturel) 93, rue du Général-de-Gaulle. Il organisa les « Masters d'échecs d'Enghien-les-Bains » durant lesquels Étienne Bacrot devint le plus jeune Maître international du monde (en 1995) puis le plus jeune Grand-maître international (en 1997).

Le Centre des Arts a ouvert ses portes en 2002. Bâti sur l'ancienne distillerie Garnier (12-16, rue de la Libération), il accueille des compagnies de danse, arts visuels et plastiques... Avec un auditorium de 400 places, le centre accueille très régulièrement des spectacles, concerts et expositions.

La ville compte également une galerie d'art créée en 1976 et spécialisée dans l'art contemporain . La dernière exposition en octobre et novembre 2006 était consacrée à Maurice Empi.

Enghien possède également un ensemble de six salles de cinéma UGC « Le Français », proposant des films en exclusivité.

À noter qu'en 2004, l’université d’été du Front national s'est déroulée à la salle des fêtes municipale, face au casino. La salle des fêtes est un don de Jules Augustin Frédéric Regnault (1834-1894), construite par l'architecte Vernholes (comme de nombreux autres bâtiments de la ville), la municipalité donna le nom de Jules Regnault à une de ses rues.

La commune ne possède qu'un média écrit spécifiquement enghiennois, le magazine municipal Contact.

IDFM, initialement Radio-Enghien puis Radio-Enghien-Île-de-France, est une radio associative aux programmes variés située à Enghien-les-Bains. Elle émet depuis 1982 et diffuse ses programmes sur une partie de la région Île-de-France depuis l'émetteur TDF de Sannois.

De nombreux écrivains des XIXe et XXe siècles ont fréquenté les rives du lac d'Enghien, mais curieusement peu ont cité la ville dans leurs œuvres littéraires.

Le marquis Astolphe de Custine, écrivain, voyageur et diplomate, reçut de nombreux artistes dans son château de Saint-Gratien, sur la rive occidentale du lac : Balzac, Victor Hugo, Chopin, Delacroix, Chateaubriand qui fut intimement lié à sa mère pendant vingt ans, Alfred de Musset, Barbey d’Aurevilly, George Sand et Lamartine. Deux décennies plus tard, la Princesse Mathilde reçut également de nombreux écrivains et artistes du Second Empire en son château, également situé à Saint-Gratien : Prosper Mérimée, Théophile Gautier, Jules et Edmond de Goncourt, Gustave Flaubert ou encore Alexandre Dumas qui relata plusieurs épisodes de sa vie à Enghien dans ses mémoires.

Une aventure d'Arsène Lupin, le gentleman-cambrioleur créé par Maurice Leblanc, se déroule à Enghien. Dans Le Bouchon de cristal, publié en 1912, Lupin et sa bande cambriolent la villa d'un député au bord du lac, cambriolage qui tourne au drame. Ce roman fut d'ailleurs repris à la télévision dans la première saison de la série télévisée avec Georges Descrières en 1971.

Trois écoles maternelles (dont une privée) et deux écoles primaires (un groupe scolaire et une école privée) dispensent l'enseignement primaire à Enghien. En 2006, 445 élèves étaient scolarisés en école maternelle pour 901 en primaire. L'enseignement secondaire est assuré par un collège public, un lycée général et un lycée technique publics et un collège/lycée privé qui rassemblent au total 4 372 élèves dans les collèges et lycées de la commune. La commune relève de l'académie de Versailles.

Les écoles de la ville sont gérées par l’inspection générale de l'inspection départementale de l’Education nationale 1, rue Albert Camus à Sannois.

Raoul-Riet - 6, villa Malleville (224 élèves - 8 enseignants), Les Cygnes - 19, avenue Carlier (133 élèves - 5 enseignants) et l'école Sainte-Thérèse (école privée sous contrat) - 24 rue de Malleville (88 élèves - 3 classes).

Le groupe scolaire d’Ormesson - 11, boulevard d’Ormesson (671 élèves - 26 enseignants) et l'école Saint-Louis (école privée sous contrat) - 4, rue de Malleville (230 élèves - 10 enseignants).

Collèges et lycées publics : le collège Georges Pompidou - 20, rue de la Coussaye (546 élèves - 32 enseignants), le lycée Gustave-Monod - 71, avenue de Ceinture (1 850 élèves - 185 enseignants) et le lycée professionnel - 71, avenue de Ceinture (625 élèves - 56 enseignants).

Collèges et lycées privés : le collège-lycée Notre-Dame Providence (école privée sous contrat) : collège au 9, boulevard Sadi-Carnot et lycée au 23, rue de Malleville (1351 élèves - 90 enseignants).

L'Institut de Formation par Alternance Pierre-Salvi (École/Entreprise, Comptabilité-Bureautique) - 24 bis, boulevard d’Ormesson, le Centre de Formation d’Apprentis de la ville d’Enghien-les-Bains - 62 et 71, avenue de Ceinture, et le Greta d’Enghien (Groupement d’établissements d’enseignement général et technique - lycées, collèges...) - 71, avenue de Ceinture.

Enghien est sectorisée sur l'université de Paris XIII (Paris-Nord) à Villetaneuse (Seine-Saint-Denis), à environ cinq kilomètres. Le maire d'Enghien-les-Bains, Philippe Sueur, est d'ailleurs professeur de droit des institutions publiques et membre du bureau de l'université. Il fut par ailleurs l'ancien doyen de la faculté de droit de cette dernière.

La ville compte treize clubs et associations sportives et plusieurs équipements, situés sur le territoire même de la commune ou dans les villes voisines, Enghien ayant très tôt favorisé l'intercommunalité dans le domaine sportif vu l'exiguïté de son territoire qui ne permet pas d'abriter l'ensemble des installations nécessaires.

Sur le territoire d'Enghien-les-Bains on trouve les équipements suivants : l'ensemble sportif de la Coussaye (53, rue de la Coussaye), le complexe sportif le Veillard (1bis, rue le Veillard) et le gymnase Maurice-Boucher (26ter, rue Pasteur). La Société Nautique d'Enghien (SNE), située sur l'île des Cygnes sur le lac, propose à tous de découvrir, de s'initier ou de pratiquer en compétition de l'aviron, du dragon boat, et de la voile. Le Lycée Gustave-Monod possède également deux gymnases (Avenue de Ceinture).

À Soisy-sous-Montmorency, se situe pour l'essentiel l'hippodrome d'Enghien-Soisy.

À Montmorency, on trouve le centre Nautique intercommunal (1 à 5, rue Henri-Dunant), qui compte 700 m² de plan d’eau répartis sur trois bassins et 1 000 m² de terrasses, et le stade de la Butte-aux-Pères (Chemin de la Butte-aux-Pères).

À Deuil-la-Barre se situent la patinoire (4, rue Jean-Bouin), le stade intercommunal Jean-Bouin Deuil-La-Barre / Enghien-Les-Bains (Rue Jean-Bouin) qui inclus une piste de roller et de skate-board, les courts de Tennis (Rue Jean-Bouin) et le complexe sportif Alain-Mimoun (4, ruelle du Pavillon).

À Moisselles enfin, la ville d'Enghien-les-Bains est propriétaire d'un terrain d'aviation, où furent fondés en 1931 « les Ailerons », qui rencontrèrent le succès dans le tour de France aérien notamment.

Ville thermale, Enghien-les-Bains est réputée pour le nombre et la qualité de ses soins. Outre les soins dispensés aux thermes (centre O.R.L. d'exploration fonctionnelle, traitement de l'arthrose, centre de remise en forme), la ville comptait au 1er janvier 2007 : huit pharmacies, deux laboratoires, vingt-et-un dentistes, quatorze médecins généralistes, vingt-sept médecins spécialistes, et trente-neuf auxiliaires médicaux qui constituent notamment la médecine libérale de la ville.

Enghien-les-Bains compte une clinique, la clinique Girardin (16 avenue de Girardin). La ville est rattachée à l'hôpital intercommunal Simone Veil (groupement hospitalier Eaubonne-Montmorency).

L'association enghiennoise « La santé, c'est le bonheur » fut co-fondée en 1929 par Gaston Israël (1890-1959) avec pour objectif la lutte contre la tuberculose et l'organisation de la protection de l'enfance. L'association reste de nos jours tournée plus particulièrement vers les plus jeunes et propose une crèche collective aux enfants de la commune, un centre de protection infantile et de vaccinations (enfants et adultes) ainsi qu'un centre médico-psychologique (8, rue Gaston-Israël).

La ville possède également deux maisons de retraite, les résidences Arpage et Jean-Moracchini.

Église catholique. Les fidèles de la paroisse sont accueillis à l'église Saint-Joseph. La paroisse d'Enghien relève du doyenné d´Enghien-Montmorency et du diocèse de Pontoise. Elle est gérée par le père François-Xavier Zeller.

Église protestante. Les paroissiens d'Enghien et de quinze autres communes se retrouvent depuis le 20 mai 1855 au temple d'Enghien-les-Bains, situé à la limite de Montmorency (155, avenue de la Division Leclerc), géré depuis juillet 2001 par le pasteur Bettina Cottin. L'église réformée de France possède également un lieu de vie paroissial appelé « la Maison Haute » (177, avenue de la Division Leclerc).

Culte israélite. Une synagogue se situe 47, rue de Malleville, derrière l'établissement thermal. Elle est gérée par le rabbin Ilan Toledano diplômé de l'école rabbinique et décorée de Vitraux de Gérard Lardeur.

Deux cimetières : l’ancien cimetière, rue Louis-Delamarre et le cimetière Sud, rue de la Coussaye.

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Canton d'Enghien-les-Bains

Le canton d'Enghien-les-Bains est une division administrative française, située dans le département du Val-d'Oise et la région Île-de-France.

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Gare d'Enghien-les-Bains

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La gare d'Enghien-les-Bains est une gare ferroviaire de la commune française d'Enghien-les-Bains (département du Val-d'Oise).

Elle est desservie par les trains du réseau Paris-Nord du Transilien.

Le nombre de voyageurs quotidiens se situait entre 7 500 et 15 000 en 2002 .

Le chemin de fer de la compagnie du Nord Paris-frontière belge dessert la gare depuis le 11 juillet 1846 à raison d'un train à la demi-heure . La gare était de 1866 à 1954 le terminus d'un chemin de fer secondaire reliant Montmorency, le Refoulons.

Elle a été également jusqu'en 1935 le terminus de deux lignes de tramway, l'Enghien - Montmorency et l'Enghien - Trinité.

En avril/mai 1969, la traction électrique est en service sur Paris/Pontoise accompagnée de la signalisation par block automatique lumineux. A cette occasion, la troisième voie centrale dite de « relation » de la section Enghien-les-Bains/Ermont - Eaubonne est banalisée (installations permanentes de contre-sens) afin de fluidifier le trafic. Cette voie avait été conçue afin d'assurer une desserte spécifique de l'hippodrome d'Enghien, desserte dorénavant assurée par les trains réguliers de banlieue vu la forte diminution de ce trafic.

La gare est desservie à raison d'un train omnibus au 1/4 d'heure en heures creuses et par 8 trains/heure en heures de pointes en provenance ou en direction de la gare du Nord. Il faut de 9 à 15 mn de trajet de Paris.

La halle du Refoulons est tout ce qui subsiste à Enghien du Refoulons, chemin de fer qui relia la commune à Montmorency de 1866 à 1954. Accolée à la gare, elle a été transformée en gare routière.

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Livry-Gargan

Carte de localisation de Livry-Gargan

Livry-Gargan est une ville française, située dans le département de la Seine-Saint-Denis et la région Île-de-France, à environ douze kilomètres au nord-est de Paris. Livry-Gargan a une population d’environ quarante mille habitants (estimation 2004). Ses habitants sont appelés les Livryen(ne)s.

Lieu de séjour de Madame de Sévigné à l’abbaye de Livry durant le XVIIe siècle, la commune qui a connu une forte urbanisation pavillonnaire depuis 1875 est devenue de nos jours une ville résidentielle.

Livry-Gargan s’étend sur 738 hectares, soit environ cinq kilomètres du sud-ouest au nord-est (des Pavillons-sous-Bois à Vaujours) sur 2,8 kilomètres du nord-ouest au sud-est (d’Aulnay-sous-Bois à Clichy-sous-Bois). La commune est bâtie sur le flanc septentrional du coteau gypseux portant la forêt de Bondy et s’étend au nord vers la partie méridionale de la plaine de France, aujourd’hui largement urbanisée.

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964, la commune fait partie du département de la Seine-et-Oise. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le 1er janvier 1968.

L’habitat pavillonnaire est largement prédominant à Livry-Gargan, constituant pas moins de 57,7 % de la surface communale, cependant le type d’urbanisation est variable selon les quartiers. La commune ne comporte que de petits collectifs, ne représentant que 6 % de la surface occupée et aucune tour ni « grand ensemble » ce qui la différencie de la plupart des communes qui l’entourent. Le centre-ville est caractérisé par un mélange de constructions continues basses, de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, et de petits immeubles collectifs de quatre étages le plus souvent, mais atteignant parfois huit étages. Ces immeubles sont pour la plupart le résultat de la rénovation du centre ville engagée durant les années 1960 et 1970. La quasi-totalité du reste de la surface communale est constitué de rues pavillonnaires, loties à partir de la fin du XIXe siècle.

Les zones d’activités économiques et commerciales se concentrent aux abords de la route nationale 3, essentiellement à la sortie est de la ville en direction de Meaux.

La ville ne comporte pas de quartiers officiellement délimités. On peut néanmoins distinguer : le quartier de Gargan au sud-ouest de la commune, l’Abbaye, quartier pavillonnaire situé au nord-ouest, le centre-ville, et les zones commerciales ainsi que le quartier pavillonnaire de la Poudrerie à la sortie est de la ville.

Une piste cyclable est en cours d’aménagement entre la RN3 et le parc de la Poudrerie. Fin 2006, cette piste est réalisée à 80 %. La création d’une autre piste cyclable est en cours d’étude, le long de la ligne T4. À noter qu’une piste cyclable de 108 Km de longueur est aménagée sur les berges du canal de l’Ourcq du parc de la Villette au département de l’Aisne. Une fraction de cette piste passe sur le territoire de la commune.

Livry-Gargan comme toute l'Île-de-France est soumis à un climat océanique dégradé. La localisation de la commune au sein de l'urbanisation très dense de l'agglomération parisienne provoque une très légère élévation de la température d'un ou deux degrés en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales d'Île-de-France, en particulier par temps calme et anticyclonique. Cet écart est particulièrement notable au lever du jour, et a tendance à s'accentuer au fil des années. La température moyenne annuelle est de 11 °C, le mois le plus le froid est janvier avec +4,7 °C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +20 °C (moyenne journalière). Le nombre moyen de jours où la température dépasse 25 °C est de 43, dont 9 au-delà de 30 °C. Au Bourget, depuis 1955, la durée moyenne annuelle d'ensoleillement est de 1719 heures.

Livry-Gargan tire son nom soit de Livriacum, villa gallo-romaine d’un certain Liberius, soit de Livreia, la lisière. La mention Gargan, nom du premier industriel de la ville, fut ajoutée en 1912 car désignant les nouveaux quartiers créés à partir de sa propriété .

Aucun objet antique n'a été découvert dans la région de Livry. Il est donc difficile de savoir si le territoire fut occupé avant la conquête de la Gaule. Mais l'origine du peuplement de la ville est certaine : elle remonte au défrichement de la forêt de Bondy. L'origine du village viendrait d'une route ancienne, construite par les Gaulois, aménagée par les Romains, qui traversait Livry : l'actuelle Route nationale 3. Cette route passait devant une clairière de la Forêt de Bondy, où une exploitation agricole était installée : la villa gallo-romaine de Liberius .

L’historien Camille Jullian, du Collège de France, fit des travaux de recherche sur les villas romaines de la forêt et notamment sur cette villa et sur son vaste domaine gallo-romain qui se nommait Liberiacum, du nom de son propriétaire Liberius. Comme tant d’autres, le domaine fut saccagé lors des invasions barbares du Ve siècle et ce n’est qu’à la fin du XIe siècle que l’on trouve les traces de Livriacus. Et c'est à ce moment précis, que commence l’histoire connue de Livry .

Au XIIe siècle, Livry était sous régime féodal, mais contrairement à certains villages de la région, le terroir n’était pas morcelé en plusieurs fiefs. Guillaume de Garlande, Chancelier de France, et seigneur de Livry et de Garlande-en-Brie, y construisit un manoir. Quelques habitations de serfs se regroupèrent alors autour du château. Le seigneur était très apprécié du peuple, grâce aux donations qu'il fit en 1111 au monastère de Saint-Martin-des-Champs.

Guillaume de Garlande eut quatre fils, dont Étienne de Garlande, qui prit part à un des évènements les plus marquants de Livry. Sénéchal et chancelier de France, il était une des personnalités les plus importantes à la Cour de Louis VI le Gros. En 1127, il tomba disgrâce, quitta la Cour à la demande de la reine Alix de Savoie. Il transmit alors sa dignité de Sénéchal à son neveu. En désaccord, Louis VI assiégea son château puis le fit raser. Étienne de Garlande le fit reconstruire et entoura le village de murs .

En 1200, Guillaume IV de Garlande, fils d'Étienne de Garlande, vainqueur des Anglais à Mantes en 1188, aidé par les donations de Philippe Auguste, fit bâtir près de la tombe de son père, l’abbaye Notre-Dame de Livry. Cette dernière fut desservie par les chanoines réguliers de Saint Augustin en 1197. L’église fut dédiée à Notre-Dame.

En 1213, la dernière titulaire du nom, Mahaut de Garlande épousa le chevalier Henri V de Grandpré. La châtellenie de Livry devint la propriété de la famille Grandpré pendant une soixantaine d'années. En 1285, le roi de France, Philippe le Hardi leur achèta le château et la terre, alors laissés à l'abandon. Il les offrit à un fidèle serviteur, Pierre de Chambly, accompagnés de la concession de Coubron et d'Aulnay. En 1317, le fils aîné, Pierre de Chambly hérita des biens. C'est donc au tout début du XIVe siècle, que les terres de Coubron et d'Aulnay furent rattachées à celles de Livry.

Propriété des Chambly au XVe siècle, la seigneurie de Livry et de Coubron fut donnée à Guiot de Chambly, seul héritier en 1412. Onze ans plus tard, ce dernier céda une partie à Maître Hugues Rapiot, alors président des requêtes du Palais. En 1425, il posséda l'ensemble de la seigneurie. En 1473, le Comte de Dammartin reprit le domaine, alors pillé et détruit par la Guerre de Cent Ans. Ne pouvant s'occuper de ses biens, il confia la gestion au seigneur de Villemomble à partir de 1479. En 1499, à sa mort, les biens furent cédés au fils du seigneur gestionnaire, Simon Sanguin, bourgeois de Paris. En 1518, Nicolas Sanguin, fils de Simon Sanguin, ne mentionna, devant la Cour des comptes, que les terres de Livry et omit de parler de Coubron. C'est à partir de cette époque, que la scission entre les deux domaines se fit.

En 1574, le domaine connut deux seigneurs : Jacques Sanguin et Georges le Picart, un de ses neveux. Ce partage entraîna de nombreux conflits qui ne furent résolus par la mort de Jacques Sanguin. Un de ses fils, Jacques II Sanguin hérita d'une moitié du domaine, et Anne de Picart, de l'autre moitié. Mais en 1620, Jacques II Sanguin réussit à récupérer le domaine entier, grâce au soutien de Louis XIII .

De 1624 à 1686, Christophe de Coulanges fut titulaire de l’abbaye. Il était l’oncle et tuteur de Marie de Rabutin-Chantal, devenue en 1644, marquise de Sévigné. Madame de Sévigné, passa sa jeunesse à l’abbaye et revint souvent après la mort de son mari. Elle y écrivit de nombreuses lettres (Lettres de la Marquise de Sévigné), dans lesquelles elle ne tarissait pas d’éloges sur Livry . Il est vrai que ce petit village, qui s’appelait encore Livry en Aulnoye, situé sur le vieux chemin d’Allemagne, au cœur de l’antique forêt de Bondy et du Pays d’Aulnoye, devait être bien sympathique au XVIIe siècle. Sa situation élevée, offrait alors aux visiteurs quelques beaux panoramas.

En 1661, le comte Godefroi d'Estrades, ambassadeur de France en Angleterre, acquit la seigneurie. Il la revendit en 1663, au marquis de Mailly, capitaine de chasse de Livry et Bondy. Le marquis établit alors un plan terrier de la ville, ce qui permettait une visite touristique de la seigneurie. Mais le marquis finit par démissionner, et Jacques Sanguin retrouva ses terres. En 1676, il devint maître d'hôtel de Louis XIV et entretint une relation amicale avec Madame de Sévigné qui l'avait en estime. Il décéda en 1680. Ce fut son fils, Louis Sanguin qui hérita du patrimoine. En 1688, il obtint du roi que ses terres deviennent un marquisat. Ce fut à cette époque que le Dauphin séjourna brièvement au château, le temps d'une splendide fête en son honneur. Six ans plus tard, Louis Sanguin acquit le domaine du Raincy, obtint du roi l'union des terres de Livry et celles du Raincy et vendit le château de Livry. Il mourut en 1723, et son fils, Louis Sanguin, deuxième du nom hérita. Lieutenant général des armées du roi, il obtint la charge de son père : maître d'hôtel du roi. Il vécut à Livry-le-Château, où il reçut d'illustres personnages, tels que le tsar Pierre le Grand, le poète Piron. Il mourut en 1717, et ses enfants dilapidèrent sa fortune. Le dernier petit-fils céda le domaine au Duc d'Orléans, le futur Philippe-Egalité, en 1769. En 1784, la seigneurie appartenait à Louis-Philippe, Duc d’Orléans, qui résidait au château du Raincy. Antoinette Sanguin fille de Antoine Sanguin et de Marie Simon, grand prévôt de Chablis , co-seigneur de Livry (avec son frère Jacques) épouse Nicolas de Pardieu.

En 1789, Louis XVI promit la réunion des États Généraux. Le 16 avril, l'assemblée municipale rédigea le Cahier de Doléances , sur lequel vingt-six signataires apposèrent leur nom. Ce cahier réclamait l'abolition des capitaineries de chasse, revendiquait la propriété des arbres le long des chemins, les droits des habitants sur la forêt, la destruction du gibier, le droit du colombier, la nécessité d'avoir un vicaire, et un marché qui satisfasse le public. Quelques mois plus tard, la Révolution éclata. Le 19 novembre de la même année, un décret ordonna la vente des biens du clergé. Celle-ci eut lieu un an plus tard. Le 7 janvier 1790, un décret créa le canton de Livry au sein du département de la Seine et de l'Oise. Cette même année, la ville connut son premier maire, Joseph Dufaut.

À la Révolution, le village se présente comme une petite agglomération de 1 500 âmes à l’orée de la forêt et entourée de quatre grandes propriétés : l’abbaye, le domaine seigneurial, l’Écu de France et le Grand Berceau. La paroisse de Livry dépend alors du doyenné de Chelles et de la généralité de Paris. Ses habitants vivent pour l’essentiel de l’agriculture sur de petites parcelles, de petits labours, de l’élevage laitier et de la viticulture en particulier. Une plâtrière apporte également un complément d’activité non négligeable.

Le 25 juin 1791, Le cortège ramenant Louis XVI de Varennes traversa Livry par la grande route de Meaux à Paris. Les Livryens, curieux, se massèrent sur le parcours, et regardèrent le cortège passer, « le chapeau sur la tête, tout en gardant un lugubre silence, conformément à cet ordre affiché et répété sur tout le passage du roi » (Mémoires du Général Paul Thiébault) ,.

En 1792, Blaquière succéda au premier maire de la commune. Quelques mois plus tard, la Convention s'établit dans le pays. Le 26 août 1792, neuf citoyens (dont trois Livryens) furent élus à l'assemblée cantonale de Livry. En 1793, de nouvelles élections ont lieu. Mais les municipalités virent leurs existences abrégées sans doute par la chute de Robespierre. De nouvelles élections eurent lieu, et certains membres des assemblées précédentes y participèrent. Parallèlement, la disette fit de nombreux dégâts dans les campagnes.

Le 9 septembre 1795 (22 fructidor an III), de nouvelles élections cantonales amenèrent le Directoire. Peltier, alors maire de la commune, en désaccord avec les idées prônées, démissionna et fut remplacé par Blondel, procureur de Livry et réélu aux élections de 1797. Le coup d'état du 18 fructidor entraîna des élections, qui furent annulées successivement. En 1798, Grivellé fut élu et stabilisa la situation tant politique qu'économique de la ville.

À cette période, la nouvelle assemblée obligea les membres du clergé à prêter serment à la Constitution. Puis la Convention tenta de remplacer le culte catholique par celui de la Déesse de la Raison, puis par le culte de l'Être Suprême. Sans succès. Parallèlement, les bâtiments conventuels de l’abbaye furent détruits et les biens nationaux vendus (les meubles, les cloches, les livres, l’horloge, etc.) ; seule la maison abbatiale fut épargnée et achetée par l’amiral Jacob, ministre de la Marine, où il se retira en 1842 et y mourut en 1854. La maison fut démolie en 1924 et les derniers restes de l’abbaye disparurent en 1962.

En 1800, la vie politique de Livry changea radicalement. Le 28 pluviôse (17 février), la loi divisa le département en arrondissements, créant ainsi l'arrondissement de Pontoise. Le canton de Livry en fit partie mais ses communes (Livry, Tremblay, Villepinte, Sevran, Vaujours, Clichy-sous-Bois, Coubron, Montfermeil, Gagny, Neuilly-sur-Marne, Gournay, Noisy-le-Grand) furent réunies au canton de Gonesse. En 1802, débuta le creusement du Canal de l'Ourcq. L'idée de ce canal remonterait au XVIe siècle, sous le règne de François 1er , puis reprise sous le règne de Louis XIV, en 1673. Napoléon Ier confia les travaux à Pierre-Simon Girard, ingénieur en chef des Ponts-et-Chaussées. Les travaux commencèrent le 23 septembre 1802. Le 2 décembre 1808, les eaux arrivèrent à Paris. Le canal fut terminé en 1822.

En 1805, le comte Dillon fut élu maire de Livry et résida au château. Il devint maréchal de camp. Il y accueillit, en 1814, le comte d’Artois, futur Charles X. En 1860, un industriel, Louis-Xavier Gargan, acheta un terrain boisé le long de la route de Meaux puis y édifia une scierie mécanique, à l’angle des actuels boulevards de la République et Marx-Dormoy. Autour, apparut rapidement un nouveau quartier.

En 1869, le territoire de la commune fut amputé par la création de la commune du Raincy. Dès lors, une rivalité s’établit entre les deux communes. De nombreuses notabilités désertèrent Livry, dénoncées par « Les lamentations de Tardu ». En 1870, l’invasion prussienne débuta : Livry souffrit beaucoup et vit les usines Gargan saccagées et ses arbres coupés. L'occupation dura du 19 septembre 1870 au 24 septembre 1871. La voie ferrée Bondy-Aulnay-sous-Bois vit le jour en 1875 et desservit le nouveau quartier de Gargan.

En juillet 1912, un décret ministériel institua le nom de « Livry-Gargan », officialisant un nom entré dans le langage local pour désigner les lotissements édifiés autour de l’usine de l’industriel de la ville Louis-Xavier Gargan. Ce choix ne fit pas l’unanimité, beaucoup ayant préféré le nom de « Livry-Sévigné ». Mais la Première Guerre mondiale effaça momentanément cette dissension. Le 3 septembre, 250 hommes de réserve appartenant au 10e hussard passèrent par Livry-Gargan et se dirigèrent vers Aulnay. Dans la nuit du 7 au 8 septembre, les Livryens furent réveillés par 500 taxis parisiens, les célèbres « taxis de la Marne » qui, partis de Gagny, transportaient chacun 500 combattants jusqu’à Nanteuil-le-Haudouin. Le 13 septembre, les Allemands se replièrent.

Après la Première Guerre mondiale, le nombre des maisons doubla passant de 2 822 en 1921 à 4 751 en 1931. De même, la population augmenta considérablement passant de 11 752 habitants en 1921 à 21 213 en 1931 . À cette époque, Livry-Gargan était déjà une vraie ville de banlieue, avec ses lotissements, ses écoles, ses travaux de voirie, etc. Mais la guerre de 1939 ralentit considérablement cette progression.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, durant l’été 1940, quelques Livryens résolus, dont Camille Nicolas, décidèrent de résister à l’occupant allemand. Ils créèrent le réseau de Résistance "M-4". En 1942, les réseaux de résistance étaient bien organisés, jusqu’en décembre 1943, où certains résistants furent arrêtés par la Gestapo. Plusieurs élus communistes ont été fusillés dont Lucien Michard au Mont-Valérien en 1942 , ancien président du groupe communiste avant la guerre et Eugène Massé secrétaire de la section du PCF.

En juillet 1944, Maurice Carité, ancien rédacteur à L’Aube et chef de la résistance de Livry, organisa plusieurs réunions du C.N.R. (Conseil national de la Résistance, présidé par Jean Moulin, jusqu’en 1943) à Livry, au bureau de la Maison de Famille (à l’angle du boulevard Jean-Jaurès et de l’avenue Vauban). Les résistants de la compagnie Robespierre menèrent assez tardivement, en juin 1944, des actions de sabotage à Sevran et Livry-Gargan notamment. Ces jeunes francs-tireurs et partisans (FTP) commandés par Louis Hême, animateur de la résistance locale, menèrent à la suite de ces actions un combat armé contre les troupes allemandes qui facilita l’arrivée des premiers Américains. Les combats de la libération des 27, 28 et 29 août 1944 firent plusieurs victimes ; ils eurent lieu sur le site de l’actuel hypermarché Cora à la sortie Est de la ville. Livry-Gargan fut ainsi libérée par les Américains le 27 août 1944 .

De 1945 à 1947 le comité de libération présidé par Gabriel Beillon assura la gestion municipale à laquelle participait le champion cycliste Antonin Magne. Mais l’alliance de la gauche (SFIO) avec la droite (MRP) redonna alors le pouvoir à la SFIO. En 1971 la droite locale rompit son alliance et mena sous le sigle « UCMPT » une violente campagne contre la gestion municipale du maire socialiste Alfred-Marcel Vincent. Depuis lors, la ville fut gérée par l’union de la gauche (majorité socialiste).

Après la Seconde Guerre mondiale, la commune s’urbanisa fortement, par le lotissement de ses grandes propriétés en particulier celle de l’abbaye. En 1954, le quartier de l’abbaye avait encore un caractère de hameau. Néanmoins, la ville conserva un caractère vert par la présence de nombreux parcs et jardins, et son urbanisation, essentiellement pavillonnaire, n’ayant pas été bouleversée par l’édification de « grands ensembles » comme dans de nombreuses communes voisines.

Les émeutes de novembre 2005 ont commencé de fait à Livry-Gargan : les trois jeunes poursuivis par la police ont été signalés par un habitant de la ville rôdant autour d’un chantier, à proximité du stade Alfred Marcel Vincent dont ils revenaient à pied vers leurs domiciles de Clichy-sous-Bois, la commune voisine. Durant ces émeutes urbaines, les deux collèges de la ville ainsi que le gymnase A.-M. Vincent et un autre bâtiment municipal ont subi quelques dégâts restés relativement « mineurs » (de l’ordre de quelques dizaines de milliers d’euros selon la commune), en particulier en comparaison avec la plupart des villes voisines (Sevran, Aulnay-sous-Bois ou Clichy-sous-Bois) qui ont comptabilisé de nombreuses destructions de biens publics ou privés.

Au cours des siècles, les armes de Livry se sont modifiées au gré des appartenances seigneuriales. Les plus anciennes reprenaient les armes de la famille de Garlande (Étienne de Garlande), seigneurs de Livry de 1100 à 1213 ; puis virent s’ajouter les armes de la famille Sanguin, seigneurs de Livry de 1499 à 1769 ; la grappe de raisin qui rappela la présence des vignes à Livry et les deux quintefeuilles faisant allusion à la forêt de Bondy qui recouvrait une grande partie de l’est parisien ; enfin les armes de Madame de Sévigné qui séjourna une grande partie de sa vie à Livry.

Livry-Gargan a connu plusieurs phases successives d’urbanisation qui amenèrent une augmentation notable de la population.

Une première vague fait suite à l’industrialisation de la commune dans les années 1870 et à la construction de lotissements afin de loger la population ouvrière. Ainsi, la commune a vu sa population décupler en à peine cinquante ans, de 2195 habitants en 1876 à 21 366 en 1931. Après une stabilisation durant une vingtaine d’années, une seconde phase d’augmentation après la Seconde Guerre mondiale fait suite à la poursuite de l’urbanisation de la commune avec des immeubles collectifs, comme la plupart des communes urbaines de l’agglomération parisienne. Cette « modernisation » de la ville selon les idées de l’époque, sous l’impulsion du maire César Collavéri, fait passer la population de 20 698 habitants en 1946 à 32 063 en 1968. Après vingt années de stabilisation, une troisième phase d’augmentation a lieu depuis les années 1980. Elle est la conséquence du remplacement de pavillons individuels ou de friches industrielles par de petits collectifs, et a fait augmenter la population de la ville de 32 778 habitants en 1982 à 40 900 en 2004 .

Graphique de l’évolution de la population 1794-2006 Jusqu’en 1866, une partie de la population du Raincy est comptabilisée.

La pyramide des âges de la commune suit globalement la tendance régionale, avec cependant quelques légères nuances. La ville, comme la région Île-de-France dans son ensemble, voit la part des adolescents et jeunes adultes (15 à 29 ans) régresser entre les deux recensements de 1990 et 1999. Le nombre d’enfants en revanche reste stable. A contrario, la part des 45 à 75 ans a connu une augmentation de deux points en moyenne entre les deux recensements, tout à fait conforme à la moyenne régionale. Seule la tranche des 60 à 74 ans est surreprésentée par rapport à la moyenne de la région, à raison de deux à trois points supplémentaires (12,4 % des hommes et 14,1 % des femmes à Livry-Gargan, contre respectivement 10,2 % et 11,3 % en Île-de-France).

Ainsi la pyramide des âges de la population de Livry-Gargan est à peu près conforme à la moyenne régionale pour la part des moins de 15 ans, mais connaît un léger déficit dans la tranche des 15 à 44 ans, et une surreprésentation des plus de 60 ans,.

La population au recensement de 1999 comptait 52 % de femmes et 48 % d’hommes.

C'est au XXe siècle, que les mouvements de population s'intensifient, occasionnés par les guerres, les transports nouveaux, la demande de main-d'œuvre saisonnière, etc. La Seine-et-Oise et notamment Livry-Gargan accueillent alors une forte communauté arménienne, exilée après le génocide de 1915 ; et une communauté italienne entre les années 1930 et 1950,.

Livry-Gargan comptait en 1999 16 803 logements. L’âge moyen du parc immobilier est proche des tendances régionales, cependant les constructions neuves sont un peu plus présentes que la moyenne de la région : en 1999, 12,4 % des résidences principales dataient de 1990 ou après contre seulement 9,1 % en Île-de-France. De même, les constructions antérieures à 1949 ne représentaient que 25 % du parc contre 33,7 % pour la moyenne régionale francilienne.

91,7 % des logements sont des résidences principales, réparties à 45,3 % en maisons individuelles et à 54,7 % en appartements (respectivement 26,9 % et 73,1 % dans la région). 61,5 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 34,5 % qui ne sont que locataires (respectivement 44,3 % et 51,1 % dans la région),.

En 1996, le programme PLH ( Programme Local de l'Habitat) a été voté : il avait pour but de préserver l'habitat pavillonnaire de la commune et de répondre à la demande croissante des logements sociaux. Ce programme a été maintenu pendant cinq ans.

À noter qu’avec 1874 logements HLM soit 12,2 % du parc en 1999 (23,4 % dans la région), la ville ne respecte pas les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes. Ce taux de logement social est nettement supérieur dans la plupart des communes environnantes : 30,2 % à Clichy-sous-Bois et jusqu’à 38,8 % à Sevran, a contrario seulement 4,8 % au Raincy, montrant ainsi la situation sociale de Livry-Gargan : une commune à la population plus modeste que sa voisine bourgeoise Le Raincy mais plus aisée que la moyenne de ce secteur de la Seine-Saint-Denis.

La plupart des habitations possèdent trois pièces (30,2 %), ou quatre pièces (24,1 %), puis deux pièces (19,3 %). Les petits et grands logements restent minoritaires (studios : 8,5 % ; logements de cinq pièces ou plus : 17,9 %). La ville possède par conséquent des habitations légèrement plus grandes que la moyenne régionale.

Les résidences principales ne possédant ni baignoire, ni douche représentent 2,6 % du parc régional, mais seulement 1,2 % à Livry-Gargan. Les logements de la commune possèdent également plus de garages et de boxes qu’ailleurs, avec 68,1 % de logements équipés contre 49,8 % en moyenne régionale.

Livry-Gargan est ainsi une commune à l’habitat pavillonnaire largement majoritaire, caractérisée par un niveau élevé de propriété privée et un confort des logements globalement supérieur à la moyenne régionale,.

En 2006, près de 556 logements sociaux ont été bâtis dans la commune.

Le canton de Livry-Gargan est formé par cette seule commune. La ville n’est membre d’aucune communauté d’agglomération fin 2006. Ancienne commune du département de Seine-et-Oise, la ville est devenue une des quarante communes du nouveau département de la Seine-Saint-Denis le 1er janvier 1968. La ville fait partie de la XIIe circonscription de la Seine-Saint-Denis (avec Clichy-sous-Bois - Coubron - Montfermeil - Le Raincy et Vaujours). Le député de cette circonscription est Éric Raoult et son suppléant Ludovic Toro.

Livry-Gargan abrite plusieurs administrations et services publics sur son territoire : deux bureaux de poste, une caserne de sapeurs-pompiers, un commissariat de police, une police municipale, un centre des impôts, une trésorerie principale, une agence nationale pour l’emploi (ANPE), un accueil ASSEDIC, un centre de sécurité sociale, un point d’accueil EDF-GDF, etc.

Livry-Gargan fait partie de la juridiction d’instance du Raincy, et de grande instance ainsi que de commerce de Bobigny.

Politiquement, Livry-Gargan est nettement une ville socialiste, les électeurs ayant continuellement renouvelé leur soutien aux majorités municipales socialistes depuis 1961 et de gauche depuis 1919.

Aux élections municipales de 2001, Alain Calmat, tête de liste DVG est réélu au premier tour avec 54,67 % des suffrages, soit 6 493 voix. Pascal Popelin, adjoint au maire chargé des finances et des affaires économiques est réélu conseiller général du canton de Livry-Gargan. Il est également vice-président du conseil général de Seine-Saint-Denis.

À l’élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Jean-Marie Le Pen avec 22,1 %, suivi de Jacques Chirac avec 17,9 %, Lionel Jospin avec 16,6 % puis Jean-Pierre Chevènement avec 7,1 %, François Bayrou avec 6,4 % et Arlette Laguiller avec 5,5 %, les autres candidats ne dépassant pas le seuil de 5 %.

Au second tour, les électeurs ont voté à 79,1 % pour Jacques Chirac contre 20,9 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 20,7 %, résultat assez proche des tendances nationales (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29 %) avec cependant trois points supplémentaires pour Jean-Marie Le Pen.

En 1995, les Lyvriens avaient préféré au second tour de l’élection présidentielle Jacques Chirac (55,94 %) à Lionel Jospin (44,06 %) .

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les Livryens ont voté Non à 59,16 % contre 40,84 % de Oui avec un taux d’abstention de 32,18 % (France entière : Non à 54,67 % ; Oui à 45,33 %). Ces chiffres sont conformes à la tendance départementale (Non à 61,52 % ; Oui à 38,48 %) mais à peu près inverse aux résultats franciliens (Oui 53,99 % ; Non 46,01 %) démontrant le caractère populaire de la ville, les votes négatifs ayant été majoritairement le fait de l’électorat le plus modeste en France selon les analystes.

Aux élections municipales de 2008, la liste conduite par Alain Calmat DVG est réélue au premier tour avec 63,58  % des suffrages.

Le Conseil municipal est composé de trente-neuf conseillers municipaux (dont onze sont adjoints au maire), proportionnellement au nombre d’habitants.

Le Conseil municipal des jeunes a été voulu et annoncé par Alain Calmat en 1995 et mis en place par Albert Derrien, conseiller municipal, en février 1996. Il est composé de trente-cinq enfants de neuf à treize ans élus par d’autres enfants. Les élections sont organisées dans les classes de CE2, CM1, CM2 et 6e de la ville. Ces jeunes conseillers sont répartis en quatre commissions : sport-loisirs-culture, environnement, vie scolaire-sécurité et solidarité. Le CMJ a pour but de favoriser l’implication des jeunes dans la commune et leur permettre d’échanger des idées et de développer des projets. Ces derniers sont votés au cours de séances officielles présidées par le maire de Livry-Gargan. La commune a ainsi fêté les dix ans d'existence du CMJ.

Lors du vote du budget 2006, de nombreuses dépenses ont été prévues : 5,4 millions d’euros pour l’équipement, et 479 000 euros pour des acquisitions foncières (notamment pour les logements sociaux). 2,2 millions d’euros sont destinés au remboursement de la dette, estimée au 1er janvier 2006 à 15,9 millions d’euros. D’autres investissements ont lieu notamment pour l’amélioration du cadre de la vie et de l’environnement, à hauteur de 2,6 millions d’euros; pour l’animation de la ville, le développement du sport, de la culture, de la vie associative, à hauteur de 1,3 millions d’euros ; pour l’éducation et l’amélioration du cadre scolaire, s’élevant à 1 million d’euros ; pour l’amélioration des équipements et des politiques sociales à hauteur de 180 000 euros; pour le fonctionnement et la modernisation du service public s’élevant à 900 000 euros .

La fiscalité directe locale se situe dans la moyenne départementale pour les communes de population équivalente. Le taux de taxe d’habitation de 15,66 % en 2003 n’a pas été augmenté depuis quatre années ce qui traduit une volonté municipale de na pas accroître la pression fiscale. Ce taux a été reconduit lors du vote du budget 2007. En revanche, le taux départemental de 6,53 % en 2005 a été augmenté de 9,49 % lors du vote du budget 2007 ce qui le porte à un taux d’imposition de 7,15 % de la valeur locative .

Livry-Gargan a adhéré à l'association « Une eau pour tous - objectif 2010 » ,, par vote du conseil municipal. Cette association a pour objectif de mettre en place une capacité d'expertise indépendante sur les conditions de fourniture de l'eau, dans la mesure où le contrat de régie prendra fin en 2010 entre le SEDIF et Veolia Environnement .

Livry-Gargan regroupe une caserne de sapeurs-pompiers (rue Voltaire), un commissariat de police (place François-Mitterrand), une gendarmerie (allée Théophile-Binet) et une police municipale (allée de Stalingrad).

Le taux de criminalité de la commune est de 81,63 actes pour 1 000 habitants (crimes et délits, chiffres 2005, incluant Coubron et Vaujours dépendant de la même circonscription de police) , avec un taux de résolution des affaires par les services de police de 26,13 %, ce qui est très légèrement inférieur à la moyenne nationale (83 / 1 000), et nettement inférieur au niveau moyen du département de la Seine-Saint-Denis : 95,67 / 1 000. Le taux de criminalité des principales villes voisines est supérieur : Aulnay-sous-Bois et Sevran atteignent 89,16 / 1 000 ; Le Raincy et Clichy-sous-Bois 84 / 1 000 et Saint-Denis près du double avec 150,71 / 1 000. Ce taux est néanmoins nettement supérieur à Gagny et Montfermeil avec 59,78 / 1 000 ou Neuilly-sur-Marne et Neuilly-Plaisance avec 68,41 / 1 000 .

Au début du XXe siècle, la ville comptait quatre carrières de gypse : Ragourdin, Leclaire, Chevallier et Aubry-Pachot. Les sociétés d'exploitation remplissaient les decauvilles (petits wagonnets) en haut de la rue Firmin Didot, traversait la commune du nord-est au nord-ouest par une voie ferrée, et déchargeaient les wagonnets dans des péniches amarrées sur un bras du Canal de l'Ourcq, situé près de l'actuel Jardin Bérégovoy. L’ancienne carrière de gypse, ouverte à partir de 1870, est aujourd’hui exploitée en galeries souterraines. Certaines galeries abritent des champignonnières.

Au XIXe siècle, la Westinghouse Air Brake Company (Compagnie des Freins et Signaux Westinghouse), spécialisée dans les applications de l’air comprimé, est construite à la limite de Sevran (qui donnera au quartier son nom de Freinville). Le siège social est déplacé à Sevran en 1968. Cette même année, l’effectif de l’usine atteint les 1 700 personnes. En 1979, elle est divisée en trois sections : ferroviaire, automobile et pneumatique industrielle. Elle est fermée depuis quelques années. Ainsi, on assiste ces dernières années à un glissement du secteur secondaire vers le tertiaire.

La commune possède une importante zone commerciale à la sortie est de la ville le long de la route nationale 3 comprenant un hypermarché Cora ainsi que diverses grandes enseignes (bricolage, prêt-à-porter, accessoires de pêche, restauration rapide, etc.). Des commerçants indépendants sont pour l’essentiel situés sur la place de la Libération ou l’avenue de Chanzy.

En 1999, seuls 17,7 % des actifs Livryens ayant un emploi travaillaient dans la commune. Ce chiffre a reculé de 26,7 % entre 1990 et 1999. Plus de onze mille Livryens et Livryennes occupent un emploi à Paris, ou dans les bureaux, commerces ou zones industrielles de la périphérie. Livry-Gargan est devenue avec le temps une ville-dortoir .

En 1999, la municipalité a créé le LGI (Livry-Gargan Insertion), un lieu de réinsertion pour les 450 bénéficiaires du RMI sur le territoire de la commune. Cette structure a pour but de favoriser le suivi des personnes en grandes difficultés (aide à la formation, au logement, à la couverture sociale, etc.).

Le taux de chômage était de 10,4 % à la dernière estimation de 2005, soit 1918 personnes. Le revenu moyen par ménage est inférieur à la moyenne nationale à environ 17 707 € par an (moyenne nationale : 20 363 € par an).

Pour mémoire, le nombre de chômeurs à Livry-Gargan n’a cessé d’augmenter dans les années 1930 : 35 en 1931, 500 en 1932, 700 l’année suivante, 850 en 1934, pour atteindre 1 075 en 1935. On note ensuite une stabilisation pendant plusieurs années, puis un taux qui fléchit à partir des années 1970 pour n’atteindre que 674 chômeurs en 1975. Cinq ans plus tard, Le chômage augmente avec un nombre de 877 demandeurs d’emploi .

Les cadres et professions intellectuelles sont représentés à un niveau très légèrement inférieur à la moyenne nationale avec un taux de 12,9 % (contre 13,1 % en moyenne en France mais 22,8 % en moyenne régionale). Les professions intermédiaires représentent 28,9 % des actifs Livryens (25,6 % en moyenne régionale et 23,1 % en moyenne nationale). Les employés représentaient 32,0 % des habitants de la commune (contre 29,5 % en Île-de-France et 28,8 % en France). Les ouvriers ne représentent plus que 19,7 % des actifs de la commune (16,5 % en région Île-de-France et 25,6 % en France), ce qui correspond à un niveau supérieur à la moyenne régionale, mais à un recul de 11,7 % entre 1990 et 1999 .

Le taux de Livryens ayant suivi des études supérieures est de 17,9 %, contre 28,1 % en moyenne régionale et 18,1 % en moyenne en France métropolitaine .

La population de la ville correspond dans sa globalité à la moyenne nationale mais est plus populaire et moins formée que la moyenne régionale francilienne.

En 2004, 178 entreprises ont été créées à Livry-Gargan (sur 8 682 au total pour le département de la Seine-Saint-Denis). La ville détient ainsi un modeste 245e rang national (alors qu’elle se situe au 172e rang pour sa population) montrant une vitalité économique relativement limitée. Le nombre total d’entreprises sur le territoire communal s’élève à 1587. La ville ne comporte que un seul siège social de grande entreprise (le siège social régional de l’entreprise de BTP Eurovia, 56e entreprise du département avec 141 926 000 € de chiffre d’affaire) .

La majorité des entreprises fait partie du secteur tertiaire, notamment le commerce (28,2 %), les services aux entreprises (12 %), et aux particuliers (9,9 %), ou encore l’éducation, la santé, l’action sociale (12,4 %) et les activités immobilières (3 %). D’autres secteurs ne sont pourtant pas dépourvus d’activité : la construction (18,3 %), le transport (7  %), l’industrie des biens de consommation (3,7 %) ou l’industrie des biens intermédiaires (2,2 %). Quelques secteurs d’activité cependant subsistent difficilement : l’industrie des biens d’équipement (1,7 %), l’industrie agricole et alimentaire (1,4 %), l’industrie automobile (0,1 %) et l’énergie (0,1 %) .

La commune regroupe deux hôtels : l' Hôtel « Campanile » et le « Rendez-vous des Chauffeurs », et plus d'une quarantaine de restaurants.

La ligne des Coquetiers fut construite à l’initiative de Louis-Xavier Gargan afin de desservir son usine. D’abord limitée au trafic des marchandises, la ligne fut ouverte au trafic des voyageurs en 1875 à la demande des habitants du nouveau quartier dit de « Gargan » alors en pleine expansion autour de l’usine. À cette même date que fut créée la « Compagnie du chemin de fer de Bondy à Aulnay-les-Bondy » .

La ligne de tramway à vapeur de Gargan à Livry fonctionna de 1890 à 1930 entre la gare de Gargan et le centre de Livry. Jusqu’en 1914, la ligne, de trois kilomètres et six arrêts intermédiaires, était parcourue en 18 ou 19 minutes par 17 navettes quotidiennes. Elle avait son origine à la gare de Gargan, et terminait rue de Meaux, après le carrefour de la rue Jean-Jacques-Rousseau. Pour aller d’un bout à l’autre de la ligne, les habitants payaient 0,65 franc en première classe, 0,45 franc en seconde classe, 0,30 franc en troisième classe.

En 1912 le nombre de voyageurs transportés était de 353 000 pour atteindre 516 000 en 1928. Le 28 août 1930, à la suite de la réfection du pavage de la route nationale, et l’exploitation de la ligne se révélant par ailleurs très déficitaire, la municipalité décida avec la compagnie des chemins de fer de l’Est la substitution d’autobus au train qui encombrait la route, et qui occasionnait trop fréquemment des accidents d’où son surnom d’« écraseur » donné par les usagers et les riverains .

La gare de Gargan était également l’un des terminus des tramways électriques exploités par la compagnie des Chemins de fer nogentais (CFN).

À hauteur du boulervardd Berteaux et de l’avenue Turgot, la ligne des Coquetiers était coupée par une voie édifiée par la compagnie Schaecher et Letellier afin de relier la plâtrière de la Fosse-Maussoin qu’ils exploitaient à Clichy-sous-Bois au canal de l’Ourcq afin d’acheminer leur production.

Un débranchement du   vers le plateau de Clichy-Montfermeil est projeté, il emprunterait une partie de la voirie communale dans le quartier de Gargan ainsi que la route nationale 3. Mais ce tracé suscite l’opposition du maire de Livry-Gargan, semble-t-il soucieux de ne pas se mettre à dos des riverains farouchement opposés à cette extension à proximité des prochaines échéances municipales. Au cœur des enjeux électoraux de 2007, le projet a en revanche le soutien des socialistes Claude Dilain, Gilbert Roger, Pascal Popelin (adjoint au maire) comme des UMP Xavier Lemoine et Éric Raoult.

La ville est également desservie par les lignes de  RATP 146 147 234 347 et Noctilien  N41 de la RATP, les bus TRA (Veolia Transport) lignes  Veolia TRA 601 605 613 623. Une navette municipale parcourt par ailleurs la ville.

Le territoire de la commune est traversé dans toute sa longueur (sud-ouest/nord-est) par la route nationale 3 (Paris - Meaux - Sarrebruck), à quatre voies de Paris à Claye-Souilly (Seine-et-Marne). La route nationale 370 dont les travaux ont débuté en novembre 1997, (Ézanville - Aulnay-sous-Bois - Noisy-le-Grand) la traverse également, dans le sens nord-ouest/sud-est.

La commune a adhéré à l' « Association des maires pour la défense de la ligne du RER B et la promotion du transport public », proposition faite par Alain Calmat. Cette association, qui compte quinze communes, réclame 500 millions d'euros pour la rénovation de la ligne B du RER, ligne sur laquelle devrait passer le CDG Express à partir de 2012.

La commune est une ville fleurie ayant continuellement obtenu quatre au concours national dans sa catégorie depuis 1985 .

Le Château de la forêt (de style Louis XIII) a été construit en 1864, par le Docteur Lefèvre. La ville en est devenue propriétaire en 1956. Il abrite aujourd’hui le musée d’histoire locale, le musée de la Marquise de Sévigné (qui expose lettres et portraits de l’intéressée lors de son séjour à Livry), la salle du conseil municipal et des salles d’exposition. Son parc, d’une vingtaine d’hectares à l’origine en mesure la moitié aujourd’hui et est devenu parc municipal (60, avenue du Consul-Général-Nordling).

L’église Notre-Dame fut bâtie en 1820 à l’emplacement d’un édifice antérieur datant de 1697. Le clocher date de 1874. Le bâtiment, d’une architecture très sobre et aux murs peints en blanc, abrite un tableau du XVIIe siècle, représentant la Cène.

Le cèdre du Liban a été planté en 1650, dans l’enclos du Grand-Berceau, propriété à la fin du XVIIIe siècle de Hérault de Sechelles. Aujourd’hui, ce cèdre n’est plus la composante d’un parc mais un arbre isolé en pleine ville et situé en bordure de la route nationale 3.

Le lac de Sévigné (Boulevard Roger Salengro) est le seul vestige de l’abbaye de Livry.

L’ancienne station thermale (11 allée de Stalingrad) fut créée par Robert de Vey, héritier de l’amiral Jacob et maire de Livry. La station « Sévigné-les-eaux » exploite la source du lac Sévigné, mais le public ne se presse pas. L’établissement est déclaré en faillite dès 1878. Les anciennes salles de bains ont été transformées en pièces d’habitation, puis abritent depuis la police municipale.

La gare de l’abbaye inaugurée le 7 août 1875 sur la ligne dite des « coquetiers » a été menacée de démolition suite à la transformation de cette ligne de chemin de fer en tram-train (Ligne 4 du tramway parisien). Le bâtiment a été sauvé par la municipalité et devrait être transformé en espace culturel en 2007 après restauration.

La tombe de l’amiral Jacob est située dans le cimetière depuis le 3 juillet 1898, suite à son transfert de la butte de l’ancien moulin de l’abbaye où il fut d’abord inhumé à sa demande en 1854. Les ancres enchaînées rappellent que cet homme fut l’un des plus valeureux marins de la Révolution et de l’Empire. Bienfaiteur de la commune, il livra à sa mort 100 000 francs pour l’édification d’écoles gratuites. La ville par reconnaissance édifia une statue à sa mémoire qui fut inaugurée le 15 août 1891. Cette statue fut enlevée par les Allemands pendant la dernière guerre et il n’en reste qu’une plaque apposée sur une des écoles construites grâce à son legs et une ancre posée sur la Place Jacob.

L’église Saint-Michel, dans le quartier de Gargan, fut édifiée en 1965 par Robert Danis. Elle possède des parois en polyester décoré de François Chapuis.

À noter qu’aucun monument ou site naturel de la ville n’est à ce jour classé. Le parc de la Poudrerie est en revanche le seul site classé du département de Seine-Saint-Denis depuis 1994 ; mais il s’étend majoritairement sur le territoire des communes voisines de Sevran, Villepinte et Vaujours. Seule une infime fraction du parc est située sur le territoire de Livry-Gargan.

Certaines personnalités séjournèrent brièvement à Livry. En 1688, Louis Sanguin invita Monseigneur le Dauphin, Louis de France, fils de Louis XIV au château de Livry, dans lequel il séjourna quelque temps. En 1717, Louis Sanguin, deuxième du nom, accueillit le tsar Pierre le Grand, avant que celui-ci n’atteigne Charleville puis Spa où l’attendait la tsarine.

D’autres personnages vécurent à Livry : l’amiral Jacob, ministre de la marine en 1834 (un groupe scolaire et une place portent d’ailleurs son nom) ; le général Junot, général des Hussards du Premier Empire ; mais aussi Xavier Gargan, le créateur du wagon-citerne, utilisé lors du percement du Canal de Suez. Son nom est resté attaché à celui de Livry par la création d’une grande industrie aujourd’hui disparue. Autres personnages importants dans l’histoire de Livry : Raymond Meyer  ; Paul Dupont, imprimeur; et Antonin Magne, célèbre cycliste qui vécut à Livry-Gargan à partir des années 1910. Aujourd’hui, une rue porte son nom et une plaque commémorative lui est dédiée. Autre sportif mondialement connu : Alain Calmat, patineur artistique (médaillé d’argent en 1964) et médecin, qui est actuellement maire de la commune.

En 1878, Livry voulut concurrencer Enghien-les-Bains en exploitant la source de l’actuel lac de Sévigné. Le maire de Livry fit construire une station thermale appelée « Sévigné-les-eaux » (à l’angle de la rue Stalingrad et de l’allée Jeanne), ainsi que deux hospices, pour le traitement des maladies du larynx et de la poitrine. Mais les thermes n’eurent pas le succès escompté. En 1912, le Conseil municipal sollicita la reconnaissance de la commune comme « station hydrominérale ». Mais par décret, du 17 novembre 1912, l’Académie de médecine et le Conseil d’hygiène refusèrent, et la proposition fut rejetée par le Conseil d’État et le Gouvernement. Selon la rumeur, cette décision fut influencée par les dirigeants politiques d’Enghien-les-Bains. Aujourd'hui, le siège de la société d'exploitation des eaux sulfureuses (qui perdura de 1893 à 1912) abrite le siège de l'Inspection académique de la ville.

La ville possède un riche tissu associatif. Pas moins de soixante-quinze associations se retrouvent chaque année au parc des sports pour la fête des associations .

Le musée d’histoire locale ainsi que le musée de la Marquise de Sévigné dans le château de la forêt (60, avenue du Consul-Général-Nordling). De nombreuses expositions temporaires y sont organisées.

La bibliothèque municipale René-Cassin (10, avenue du Consul-Général-Nordling) qui met à la disposition du public un fonds encyclopédique ainsi que des disques. Des expositions y sont régulièrement organisées.

L’ ancienne piscine : un espace composé de salles polyvalentes dédié aux manifestations culturelles associatives.

Le centre culturel Yves Montand (36, rue Eugène-Massé) qui propose des ateliers d’expression culturelle et de loisirs pour enfants et/ou adultes.

Le cinéma Yves Montand (36, rue Eugène-Massé) propose des films d’auteur ainsi que de divertissement.

Le conservatoire municipal agréé de musique et de danse (41, rue Édouard-Herriot).

Le club d’échecs La Dame de Sévigné (Castel Guy Mollet, Rond-point des Bosquets), le seul de la ville, qui tient son nom du jeu de dames et de la figure féminine emblématique de la ville, la Marquise de Sévigné .

Le département de Seine-Saint-Denis propose une carte culture annuelle qui pour un prix modique offre l’accès à tarif réduit à toutes les séances du cinéma et pour les spectacles organisés par le centre culturel ainsi que des invitations à des avant-premières.

Le château de la forêt : chaque mois, le château de la forêt organise des expositions de peinture, de sculpture ou encore de bande dessinée proposant une rencontre avec l’artiste. Chaque année, au mois de mai, le Salon de la BD est organisé en ces lieux.

L’office du tourisme : chaque semaine, l’office du tourisme propose des sorties dans différents théâtres ou salles de spectacle à Paris, ou des loisirs : dégustations de produits terroirs à certaines périodes, expositions de peinture, des après-midi dansants, etc.

Le centre culturel Yves-Montand : chaque mois, le centre culturel propose des représentations de pièces de théâtre classique et moderne.

La bibliothèque René-Cassin : chaque mercredi, la bibliothèque propose la lecture de contes pour les enfants; et chaque mois, elle organise des expositions thématiques.

Le rendez-vous des collectionneurs : chaque année, vers la mi-novembre, la municipalité organise un rassemblement des collectionneurs de toute la région : collections de fèves de galettes, d’échantillons de parfum, de cartes postales, etc.

Le Concours départemental des écoles fleuries : fin novembre de chaque année, les lauréats du Concours départemental des écoles fleuries sont récompensés d'une distinction et de manuels de jardinage.

Le sidaction : chaque année, le 1er décembre, le lycée A. Boulloche organise différentes actions : information, prévention, conférence, débat, jeux concours, collecte de fonds.

Le téléthon : depuis quelques années, début décembre, la ville participe activement au Téléthon, offrant un programme festif et varié pour récolter le maximum de fonds pour la recherche : animations, marché, attractions, thé dansant, etc. Le programme est élaboré par le Collectif d’Associations Livryennes pour le Téléthon (CALT).

Les marchés de Noël : les marchés de Noël ont lieu chaque année au marché de Jacob et au marché de Chanzy.

Le concours des illuminations de fin d’année : depuis 1999, la ville organise le concours des illuminations des maisons et jardins.

L'année de l'Arménie en France, et à laquelle participe pleinement Livry-Gargan, en offrant trois mois d'animations et de manifestations culturelles autour de ce thème.

Le premier roman de Faïza Guène, Kiffe kiffe demain, publié en 2004 et traduit en vingt langues, se déroule dans une cité de HLM de Livry-Gargan.

La ville de Livry-Gargan relève de l’académie de Créteil . Grâce à la générosité du Vice-amiral Jacob, Livry construit un groupe scolaire très important à partir de 1888. En 1902, les écoles Jacob comptaient 184 garçons et 108 filles. Les groupes scolaires Jacob et Gutenberg (anciennement « Abbaye ») devenant insuffisants pour accueillir tous les enfants, d’autres écoles furent construites : « Sévigné-Rougemont » (future école Jean Jaurès). De 1932 à 1935, d’autres écoles virent le jour : « Bayard », « Gutenberg », « Vauban ». Livry-Gargan compte deux collèges en 2006, mais un troisième établissement sera mis en chantier début 2007 à hauteur du golf de la Poudrerie. Le 10 décembre 2006, la première pierre d'un nouvel établissement franco-arménien a été posée (« dans le cadre de l'amitié qui lie les deux pays » ). Cet établissement offrira un enseignement primaire et secondaire.

Ces écoles sont gérées par l’Inspection générale de l'inspection départementale de l’Education nationale, boulevard Roger-Salengro.

Livry-Gargan gère deux centres de colonies de vacances : l’un situé à Briançon (Hautes-Alpes), l’autre situé à Sciotot Les Pieux (Cotentin). Dans ces deux centres sont organisées « des classes de neige » et « des classes de mer » par les écoles de la commune.

La ville possède une équipe de hand-ball, de football, de volley-ball, de water-polo, d’athlétisme, d’escrime et organise de nombreuses rencontres sportives dans chacune de ces disciplines.

Water-polo : le Cercle nautique de Livry-Gargan a passé une saison en Elite (2006-2007). Il a été champion de France national 1 en 2006 et meilleur club formateur de l'Île-de-France depuis 2004.

Football : le FC Livry-Gargan fait partie du groupe A, dans la section promotion d’honneur.

Handball : Livry-Gargan handball a conclu une alliance avec son voisin du Real Villepinte Vert Galant pour la saison 2006-2007. L’équipe commune à ces deux clubs, nommée Livry-Villepinte 93, évolue en championnat de France de handball de Division 2.

Escrime : le cercle d’escrime Jean Moret a remporté la médaille de bronze aux derniers Championnats de France Nationale 1 à l'épée. L'équipe 2 est vice-championne de France de Nationale 3 et accède en Nationale 2..

Plongée : le centre nautique municipal offre une formation de qualité aux 113 licenciés du « Nautique Plongée », qui vient de fêter ses huit ans d'existence.

Rugby : le RCLG officie en deuxième série et accueille les petits de 5 à 15 ans dans son école de Rugby .

Le 25 juillet 2004, Livry-Gargan est une ville de passage du Tour de France. Les participants ont ainsi salué la mémoire d’Antonin Magne, célèbre cycliste des années 1930 qui habita la ville durant de nombreuses années.

Livry-Gargan compte plusieurs équipements sportifs : un centre nautique (49, avenue du Consul-Général-Nordling) ; le parc des sports Alfred-Marcel-Vincent (43/47, avenue du Maréchal-Leclerc) comprenant un stand de tir, des courts de tennis, un terrain de rugby, trois terrains de football, un terrain de basket-ball, un gymnase, et une piste de courses ; le parc et stade Pierre-Bérégovoy (56, allée Rémond), ainsi que six gymnases, une salle de tennis de table, une salle de billard et un boulodrome.

De nombreux sportifs remarquables sont liés à la ville : Alain Calmat (patinage sur glace), Antonin Magne et Cyril Saugrain (cyclisme), Olivier Girault et Sébastien Ostertag (handball)...

Depuis quelques années, Livry-Gargan abrite deux cliniques : la Clinique Livry-Sully et la Polyclinique Vauban ; une maison de retraite : Émile Gérard  ; un centre médico-social ; un centre de radiologie; et un laboratoire d’analyses médicales. En 2006, la commune comptait trente médecins généralistes ; cinquante-deux médecins spécialistes ; cinquante-cinq auxiliaires médicaux et douze pharmacies. La ville est rattachée à l’hôpital intercommunal de Montfermeil et de Jean Verdier à Bondy.

Culte protestant : le temple protestant du Raincy (allée de l’Ermitage), et l’église évangélique (avenue Sully), gérée par le Pasteur Roynel.

Culte israélite : La synagogue et le centre communautaire (allée Galliéni), gérés par le Rabbin Marciano Bénichou.

Deux cimetières : l’ancien cimetière, rue de Vaujours et le nouveau cimetière, allée de l’Est.

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Jean-Michel Dubois

Jean-Michel Dubois, né le 27 août 1943 à Enghien-les-Bains dans le Val-d'Oise, est un chef d'entreprise et homme politique français. Il est conseiller régional d'Île-de-France et occupe plusieurs fonctions importantes au sein du Front national.

En janvier 2009, il est choisi pour mener la liste du Front national en Île-de-France pour les élections européennes de juin 2009.

Il effectue ses études supérieures à l'École d'ingénieur Violet ainsi qu'à l'École supérieure d'électromécanique et d'automation (ESEA) et devient ingénieur. Il est plus tard directeur commercial de la société Sperry-Remington Bureautique qu'il rachètera en 1977, et crée son entreprise en 1970. Il est aujourd'hui encore administrateur d'entreprises dans dans les domaines de l'équipement et de la signalisation.

Parallèlement, il s'engage dans plusieurs organisations socio-professionnelles. Il est ainsi élu à l'assemblée consulaire de la chambre de commerce et d'industrie de Paris de 1982 à 1997 et devient le président de la commission des sports de cette même chambre. En 1997, il est élu juge consulaire, et de 2004 à 2008, il sera ainsi magistrat au tribunal de commerce de Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Il est aussi, un temps, membre du comité de lutte contre le travail clandestin, membre d'une commission départementale des impôts et membre d'un comité départemental de la Prévention routière.

Il s'investit également dans le domaine de l'éducation en étant conseiller à l'enseignement technologique de l'Académie de Paris, à plusieurs reprises, de 1991 à 2009. Ses fonctions à la CCIP le conduisent à être administrateur des écoles de commerce HEC et ESCP-EAP. Il est aujourd'hui vice-président honoraire de l'École supérieure de négociation commerciale (Negocia) et président honoraire de l'Académie commerciale internationale, une école de commerce appartenant au groupe Negocia. Il est aussi maître d'apprentissage à la chambre des métiers.

Syndicalement, il adhère au Syndicat national de la petite et moyenne industrie (SNPMI) et à la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) dont il devient le vice-président en Seine-Saint-Denis.

Avant d'entrer au Front national, Jean-Michel Dubois était membre du RPR. En 1981, il participe à la création, aux côtés d'Alain Juppé, de Nicole Catala et de Michel Aurillac, du Club 89, un club de réflexion aujourd'hui associé à l'UMP et présidé par Jacques Toubon.

Fin 1985, il ne supporte pas que Jacques Chirac cherche à gouverner sous la cohabitation et décide de quitter le RPR. Il rencontre alors Jean-Marie Le Pen et prend la décision de le rejoindre au Front national en 1986. Pour autant, durant de nombreuses années après son départ, il gardera quelques contacts avec le RPR. Il aurait été ainsi le lien du FN avec la droite classique, notamment par l'intermédiaire de l'ancien ministre de l'Intérieur Robert Pandraud, un proche de Charles Pasqua et de Jacques Chirac. Selon L'Express, il fut en contact permanent avec lui durant la collecte des signatures pour l'élection présidentielle de 2002.

En 1991, il co-fonde le cercle Alexis de Tocqueville dont il est aujourd'hui le président. Ce cercle réunit des intellectuels et des hommes politiques du RPR, de l'UDF comme Alain Griotteray et du FN. Michel Poniatowski sera l'invité du premier dîner-débat en novembre 1991 suivi par Jean-Marie Le Pen en février 1992.

En 1992, il devient secrétaire départemental du Front national dans le Val-d'Oise. Il est élu en 1994 au comité central (le « parlement » du FN) et est nommé au bureau politique, l'instance de direction du parti. La même année, il prendra la tête de la Fédération nationale entreprise moderne et liberté (FNEML), un syndicat de chefs d'entreprises, d'artisans et de commerçants, fondé par André Dufraisse et rattaché au Front national, qui obtiendra dix-huit conseillers aux prud'hommes en 1997 avant invalidation de leur élection. La même année, la FNEML se présente dans les deux tiers des élections aux assemblées consulaires des chambres de commerce et d'industrie dans lesquelles il réalise un score supérieur à 25 %.

La scission mégretiste de 1998 accélère son ascension au sein du FN. En 1999, il est nommé par Jean-Marie Le Pen, directeur national des grandes manifestations, poste qu'il occupe toujours aujourd'hui. Il est notamment chargé d'organiser, avec Yann Le Pen, les fêtes des Bleu-blanc-rouge (BBR) et les traditionnel défilés du 1er mai en l'honneur de Jeanne d'Arc, ainsi que les congrès et les grands meetings du parti. Lors de l'élection européenne de 1999 et des élections présidentielles de 2002 et 2007, il est le trésorier de la campagne du FN. Plus récemment, il est nommé directeur administratif et du personnel du parti et il est le directeur du siège du FN, « le Carré » de Nanterre. Enfin, il est trésorier national adjoint du Front national.

Proche de Jean-Marie Le Pen, il le convia à son mariage en 1987 et passa avec lui, presque chaque année pendant quinze ans depuis 1989, ses vacances de fin d'année. Au cours de l'un de ces voyages, il lui présenta le journaliste Michel Chevalet.

En 1995, il est chargé par le président du FN, de constituer une délégation de cadres du parti pour se rendre en Irak. Il est alors reçu par le vice-premier ministre irakien, Tarek Aziz, et sera reçu à nouveau, selon ses dires, lors de chacun de ses déplacements à Bagdad. Au total, il aura effectué une vingtaine de voyage en Irak. Fin 1995, accompagné de Jany Le Pen, l'épouse de Jean-Marie Le Pen, ils visitent quelques hôpitaux du pays. Selon lui, c'est en rentrant à Paris, horrifiés par la situation sanitaire de l'Irak, qu'ils décident de créer une association, SOS-Enfants d'Irak, dont Jean-Michel Dubois sera le secrétaire général et Jany Le Pen assurera la présidence. Depuis lors, cette association vient en aide aux enfants irakiens en leur apportant notamment des soins et des médicaments. D'après l'hebdomadaire L'Express, il faisait également des affaires au cours de ses voyages en Irak. En octobre 2001, Jean-Michel Dubois et Jany Le Pen sont tous deux reçus en audience par le pape Jean-Paul II pour ces actions humnaitaires irakiennes.

Durant l'élection présidentielle de 2007, il est l'un de ceux qui acceptent le plus mal « l'union patriotique » entre Jean-Marie Le Pen et son ancien rival Bruno Mégret. Lors d'un meeting du candidat du Front national au Palais des sports de Paris, Jean-Michel Dubois serait intervenu pour empêcher Bruno Mégret de s'assoir au premier rang, lui cherchant une place au milieu de la salle. Il l'aurait alors également qualifié de « petit con » selon le quotidien Le Parisien.

En novembre 2007, lors du XIIIe congrès du Front national à Bordeaux, Jean-Michel Dubois arrive en vingt-sixième position à l'élection du comité central du FN, dont les membres sont désignés par les adhérents du parti.

Jean-Michel Dubois a participé à tous les types d'élection depuis son entrée en politique. Il est élu pour la première fois sous l'étiquette Front national en 1986, en Seine-Saint-Denis, lors des élections régionales d'Île-de-France, l'année où il quitte le RPR pour le FN. Aux élections municipales de 1989, il conduit la liste FN dans la ville d'Aulnay-sous-Bois où il rassemble 15,45 % des voix au premier tour et 10,58 % au second. Lors des élections cantonales de 1992, il est le candidat du FN dans le canton de Sarcelles-Nord-Est où il recueille 16,32 % des suffrages derrière les candidats RPR et communiste. La même année, lors les élections régionales il est réélu conseiller régional d'Île-de-France.

C'est à partir de 1993 qu'il s'implante à Enghien-les-Bains. Aux élections législatives de la même année, se présentant dans la sixième circonscription du Val-d'Oise, il rassemble 17,39 % des voix et accède au second tour, lors duquel il obtient 27,81 % des suffrages face au député sortant RPR Jean-Pierre Delalande. Aux élections cantonales de 1994, il se présente dans le canton d'Enghien-les-Bains et y obtient le score de 13,34 % des votes. L'année suivante, il mène la liste de son parti aux élections municipales dans la même ville, rassemblant à peu près la même proportion d'électeurs (13,02 %). Il fait alors son entrée au conseil municipal de la ville.

Réélu conseiller régional d'Île-de-France en 1998 et 2004, il est placé, lors des élections européennes de 2004, en seconde position sur la liste conduite par Marine Le Pen dans la circonscription électorale d'Île-de-France. Aux élections municipales de 2008, il mène la liste « Bien vivre à Enghien en toute sécurité » et recueille 8,59 % des voix. La liste gagnante ayant été élue dès le premier tour, Jean-Michel Dubois conserve son mandat de conseiller municipal.

Le 29 janvier  2009, il est choisi par la commission d'investiture du Front national pour mener la liste de son parti en Île-de-France aux élections européennes en juin de la même année. Sa désignation comme tête de liste est en partie à l'origine du départ de l'essayiste Alain Soral du FN.

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Anne-Gaëlle Sidot

Anne-Gaëlle Sidot (née le 24 juillet 1979 à Enghien-les-Bains) est une joueuse de tennis française, professionnelle de 1994 à 2002.

Promise à un brillant avenir, elle se hisse rapidement au 24e rang mondial en simple (le 14 août 2000) et au 15e en double (le 9 juillet 2001).

Mais, déçue par ses résultats, elle met un terme à sa carrière à l'issue de Roland-Garros en 2002.

Anne-Gaëlle Sidot a remporté deux titres WTA en double dames. En 1997, elle a été séléctionnée au sein de l'équipe de France de Fed Cup.

Elle a été mariée à Mickaël Landreau, gardien de but au Paris Saint-Germain et anciennement, au sein de l'équipe de France. Elle est intervenue ponctuellement en temps que consultante pour Sport+.

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Source : Wikipedia