Elie Semoun

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Posté par hal 01/03/2009 @ 15:40

Tags : elie semoun, humoristes, arts du spectacle, culture

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Élie Semoun

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Élie Semoun, de son vrai nom Elie Semhoun, né le 16 octobre 1963 à Antony, est un humoriste, acteur, écrivain, et chanteur français.

En 1980, à l'âge de 17 ans, le jeune Élie a déjà composé deux recueils de poèmes et deux pièces de théâtre (La Pièce Décousue et La Pièce d'Identité). À partir de 1988, il apparaît régulièrement à la télévision dans la série Vivement Lundi, où il interprète un coursier monté sur rollers. Sa carrière d'humoriste commence en 1990 avec son complice et ami d'enfance Dieudonné, avec qui il écrit et interprète des sketchs acerbes et audacieux sur des thèmes généralement tabous (le racisme, la misère...) en n'hésitant pas à jouer sur les contrastes qui l'opposent à son partenaire (origines, couleur, religion...).

Leur premier spectacle se tient au Café de la Gare en 1991. Le duo acquiert une certaine notoriété en 1992 après plusieurs apparitions dans l'émission d'Arthur, L'Émission Impossible, où les deux comiques se font remarquer par leurs sketchs corrosifs. Ensuite, les succès s'enchaînent au Splendid, au Palais des Glaces et au Casino de Paris. Élie et Dieudonné forment alors l'un des duo les plus populaires des années 1990.

En 1997, le duo se sépare pour des différends artistiques et financiers. Élie supporte mal la façon radicale dont Dieudonné gère leurs relations avec les médias, et ce dernier admet difficilement que son compère se tourne vers le cinéma (et notamment le fait qu'il soit parti tourner aux USA).

Une fois seul, Élie continue sur la voie du succès avec Les Petites Annonces d'Élie (tout d'abord destinées à être diffusées dans une émission humoristique en compagnie de Dieudonné, qui ne verra jamais le jour) aux côtés de son ami et acteur Franck Dubosc, assurant une nouvelle fois la promotion de ses sketchs grâce à l'animateur Arthur dans sa nouvelle émission Les Enfants de la télé. Inspirées de véritables petites annonces enregistrées par des quidams dans une camionnette mise à leur disposition, Les Petites Annonces d'Élie font tout de suite mouche grâce au personnage de Cyprien, collectionneur au physique repoussant à la recherche d'une "blonde à forte poitrine".

Élie remonte sur les planches avec son One-man-show : Élie et Semoun. Il soutient Bertrand Delanoë durant la campagne municipale de 2001 à Paris, et Lionel Jospin lors de l'élection présidentielle de 2002. En 2003, il sort un album de variétés françaises, nommé tout simplement Chansons. Début 2005, son nouveau spectacle (toujours co-écrit avec Franck Dubosc et Muriel Robin) s'appelle : Élie Semoun se Prend pour qui ?

Élie Semoun a entretenu, depuis sa séparation avec Dieudonné, des relations complexes et tendues avec son ancien complice. D'abord brouillés, puis réconciliés, ils se sont à nouveau éloignés à l'occasion des polémiques publiques suscitées par les prises de position politiques de Dieudonné. Après une réconciliation, Élie Semoun a rompu définitivement avec Dieudonné en apprenant que ce dernier avait choisi Jean-Marie Le Pen comme parrain d'une de ses filles.

Son nouvel album intitulé Sur le Fil est sorti le 19 mars 2007. Le dernier volume en date de ses petites annonces est en vente depuis début novembre 2007. On y trouve de nouvelles vedettes invitées pour l'occasion comme Alexandre Astier ou Bérénice Béjo. Les sketchs sont toujours écrits par Élie Semoun et Franck Dubosc, mais cette fois assistés de l'humoriste Manu Payet.

Élie a joué pour la dernière fois son spectacle Élie Semoun se Prend pour qui ? le 16 juin 2007 dans les arènes de Doué-la-Fontaine lors du Festival d'Anjou.

Élie est également le cousin germain de Patrick Bruel. Il a un frère et une sœur.

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Pierre (chanteur)

Pierre (né Pierre Souchon en 1972) est un auteur-compositeur-interprète français.

Fils d'Alain Souchon et frère ainé de Charles Souchon (connu sous le pseudonyme d'Ours), il débute avec Julien Voulzy (fils de Laurent) dans le duo Les Cherche Midi.

Son premier album solo Pareil jamais est paru en 2004.

Il a également participé aux albums de son père (Au ras des pâquerettes (1999), La vie Théodore, (2005), Ecoutez d'où ma peine vient, (2008)), de Sandrine Kiberlain (Manquait plus qu'ça (2005), Coupés bien net et bien carré (2007)), de Patxi (S'embrasser (2006)), d' Élie Semoun (Sur le fil (2007)) ou de Jane Birkin (Enfants d'hiver (2008)).

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Jean-Paul Jody

Jean-Paul Jody est un écrivain et scénariste français. Il utilise le polar pour aborder des sujets plus grave tel que le génocide du Rwanda ou le monde de l'industrie pharmaceutique. Stringer, son premier roman, a été adapté au cinéma avec Elie Semoun et Burt Reynolds dans les rôles titres.

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Dieudonné

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Dieudonné, nom de scène de Dieudonné M'bala M'bala, est un humoriste et acteur français né le 11 février 1966 à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine).

Né en 1966 d'une mère française sociologue et peintre (Josiane Grué) et d'un père camerounais expert-comptable, Dieudonné grandit en banlieue parisienne (Antony, Bagneux et Verrières-le-Buisson).

Après avoir vécu de petits boulots, il démarre dans le spectacle d'abord seul par l'écriture, puis avec son ami d'enfance Élie Semoun au sein du duo Élie et Dieudonné.

Le tandem traite des thèmes du racisme et de l'exclusion, cristallisant les hostilités communautaires dans plusieurs de leurs sketchs et notamment dans celui, caractéristique, où Dieudonné jouant le rôle de Bokassa, un noir, est opposé à Élie incarnant Cohen, un Juif.

En 1993, il crée la société Bonnie production, la maison Merlin éditions en 1995 et les Ateliers de la Ganasphère en 1996.

En 1995, il sort un single, J'm'en cure le zen.

Dieudonné poursuit sa carrière d'humoriste, notamment dans son théâtre La main d'or à Paris qu'il a acquis à la fin des années 1990. Il fait également de ce café-théâtre un lieu de présentation du travail de jeunes artistes.

En 1997, Élie et Dieudonné se séparent pour des raisons qui apparaissent être autant professionnelles que personnelles.

En 1998, il participe à la chanson Je crois que ça va pas être possible de l'album Essence ordinaire du groupe Zebda, dénonçant les discriminations raciales et religieuses.

En 2000, il chante en duo avec Gad Elmaleh dans la chanson J'ai la haine.

En 2003, il retrouve le groupe Zebda, pour faire une apparition dans le clip de leur chanson L'erreur est humaine.

Les spectacles et interventions de Dieudonné sont souvent en rapport avec l'actualité et des problèmes de société.

C'est le cas pour son spectacle Mes excuses qu'il joue dans le contexte de la polémique autour de certaines de ses interventions médiatiques. C'est aussi le cas pour son spectacle 1905 en rapport avec le débat sur la laïcité et le voile.

En mars 2006, Dieudonné débute un spectacle intitulé Dépôt de bilan.

2007 voit Dieudonné présenter un nouveau spectacle, Best-of : le meilleur de Dieudo; comme à son habitude, l'humoriste se produit au théâtre de la Main d'or, mais aussi au Québec : festival Juste pour rire, impérial de Québec, national de Montréal, Grand Rire de Gatineau.

En 2008, il présente le spectacle J'ai fait l'con.

Dieudonné débute en 1996 une carrière cinématographique avec le film Didier d'Alain Chabat et joue dans de nombreuses comédies entre 1996 et 2004. Deux de ses projets de film, l'un sur Judas et l'autre sur l'esclavage (Le Code noir), n'ont pas abouti.

Le 23 décembre 2005, il déclare être candidat à l'élection présidentielle de 2007.

Son entourage se compose alors à la fois de personnalités issues de l'extrême gauche, comme Ginette Skandrani ou Maria Poumier, et de proches de l'extrême droite comme l'écrivain Alain Soral, ancien du PCF, ou Frédéric Chatillon.

Au niveau national, il entend dénoncer l'injustice et le néolibéralisme. Il fustige les deux grands partis français (UMP et PS) qu'il associe sous le sigle UMPS. Il se dit par ailleurs très attaché aux valeurs de la République.

Au niveau international, il prend des positions antisionistes, dénonçant la politique d'occupation et de colonisation de la Palestine par l'État israélien, et défend certains mouvements islamistes. Il soutient le Hezbollah lors de la Guerre du Liban de 2006. Du 27 au 30 août 2006, il fait partie — avec Alain Soral, Thierry Meyssan, Ahmed Moualek (président de l'association La banlieue s'exprime), Marc Robert et Frédéric Chatillon (un ancien responsable du Groupe union défense dans les années 1990) — de la délégation qui se rend au Liban puis en Syrie. Cette délégation rencontra notamment le président libanais Émile Lahoud, le général Aoun, opposant chrétien libanais, et, lors d'un passage à Damas, Hugo Chávez, président du Venezuela.

Il se rend en Iran à deux reprises, suite à l'invitation du ministère de la culture : du 14 au 16 avril 2006, à l'occasion d'une conférence d'État sur la Palestine, puis en février 2007, où il y rencontrera notamment Mohammad Honardoost, alors vice-président de l'IRIB. Il défend la chaîne Al-Manar lors de son interdiction. Il félicite le Hamas lors de son élection. Dans le même temps, il publie sur son site les textes d'auteurs négationnistes, tels Israël Shamir ou Serge Thion. Son discours est aussi critique envers l'impérialisme américain, et fustige la politique internationale conduite par Georges Bush tout en soutenant certains de ses plus forts opposants comme Hugo Chávez.

Il s'oppose au « système Béké ». En mars 2005, il rencontre en Martinique Aimé Césaire qui le désignera par ces mots « la jeunesse, l'avenir et cela me renconforte ».

Étant loin de l'obtention des parrainages nécessaires pour accéder au premier tour de l'élection, il annonce renoncer à sa candidature le 11 octobre 2006. Il appelle à voter José Bové au premier tour et Ségolène Royal au deuxième. José Bové a pour sa part annoncé qu'il refusait le soutien de Dieudonné. Néanmoins, en cas d'affrontement Jean-Marie Le Pen – Nicolas Sarkozy au second tour, il déclare pouvoir voter pour Le Pen « sans problème », ajoutant que Le Pen n'ayant pas de majorité à l'assemblée, il ne pourrait gouverner, ceci dans une volonté de créer une situation révolutionnaire. Il ira également soutenir en personne Patrick Bourson, candidat du Front national aux législatives à Reims, considérant important que les « hommes de bonne volonté se réunissent ».

Ses prises de positions politiques et ses propos sur les juifs et la Shoah ont provoqué de nombreuses réactions, des poursuites judiciaires et plusieurs condamnations pour propos antisémites.

Cela n'empêche pas Dieudonné d'inviter en son théatre des ultra-orthodoxes de Neturei Karta, un mouvement marginal ayant participé à la conférence négationniste organisée par le régime iranien en 2006.

Dieudonné, dans un premier temps, ne s'intéresse principalement qu’aux questions d’ordre social et identitaire. Engagé pour la « cause noire », il milite avec le « collectif Égalité » pour une meilleure représentation des Noirs ainsi que les autres minorités à la télévision et co-organise en 2000 la « marche nationale des peuples noirs de France ». Il dénonce régulièrement un continuum colonial et esclavagiste ainsi que le rôle des religions.

Partisan de la régularisation des sans-papiers, du droit de vote des immigrés et du droit au logement, il soutient activement le DAL. Il est résolument engagé contre le Front National qu’il considère comme un « cancer ».

Ainsi, quand il s’engage plus sérieusement dans la politique lors des législatives de 1997, à Dreux, c’est pour s’opposer à Marie-France Stirbois, du FN.

En 1999, il achète la ferme de la Moufle à Vert-en-Drouais (canton de Dreux) pour la transformer en plate-forme culturelle, projet suscitant une polémique locale.

En 2000, il fonde un collectif d’humoristes européens anti-Haider. La même année, il se déclare contre « les frontières géographiques, religieuses, ethniques, sociales » avec ses amis de la liste Les Utopistes aux élections régionales ; il réunira 4,77 % des voix.

Dans le cadre de sa campagne pour la présidentielle 2002, il entend incarner la « troisième gauche verte ». Il présente par ailleurs l’esclavage comme la « tragédie la plus terrible de l’histoire de l’humanité » et met en garde contre « un deux poids deux mesures » dans l’indemnisation des descendants de victime de crimes historiques. Ne parvenant pas à réunir les 500 parrainages nécessaires, il participe aux législatives à Sarcelles, en compagnie de Joby Valente - vice-présidente du COFFAD - pour affronter Dominique Strauss-Kahn. Il se présente comme le candidat de « l’avant-garde de tout un continent en train de mourir ». Accusé de communautarisme, il renvoie DSK à son propre communautarisme supposé et met en avant le soutien que lui apporte le Parti des Musulmans de France. Il recueillera 2,18% des suffrages.

Dans un sketch du 1er décembre 2003 sur le plateau de l’émission On ne peut pas plaire à tout le monde, il s’en prend à un « axe américano-sioniste ». S’en suit une polémique et l'annulation de certaines représentations de son spectacle. Il se rapproche alors de l’association CAPJPO-Europalestine, dont il sera un des représentants aux européennes de juin 2004, avant qu'ils ne rompent en octobre 2004, l'association lui reprochant certaines de ses fréquentations.

Il cofonde ensuite l’association Les OGRES Utopistes Concrets et leur site internet qui est mentionné dans un rapport de Jean-Yves Camus sur l'antisémitisme en France comme étant le « plus virulent » en la matière. Le MRAP porte plainte contre le site, parlant de la diffusion de « propos infâmes qui rappellent les pires heures de l’occupation nazie et de l’antisémitisme français ». Il parraine dans le même temps l'association La Banlieue S'exprime,. Lors de sa campagne présidentielle, le site le soutenant publie des articles des négationnistes Israël Shamir et Serge Thion, Ginette Skandrani intègre son équipe de campagne et Maria Poumier rédige des articles sur le site de campagne de Dieudonné.

À partir de 2005 et bien qu'ayant combattu le Front National à ses débuts, Dieudonné commence à se rapprocher ouvertement des membres du Front National.

Il prend ainsi la défense de Bruno Gollnisch après ses propos controversé de 2004 : « J'ai des positions politiques qui sont radicalement opposées mais quand je vois ce qui se passe aussi avec M. Gollnisch, retirer son travail à quelqu'un sans que la justice ait pu se prononcer. On est dans un État de droit, sous la pression d'un lobby qui se croit tout permis dans ce pays. C'est ce qu'on me fait à moi, on m'interdit de jouer dans des salles simplement parce que je déplais à un petit groupe d'individus ».

Le 11 novembre 2006, Dieudonné se rend à la Fête des Bleu-blanc-rouge du FN au Bourget et y rencontre Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch. Cette visite déclenche une polémique dans les médias,. Dieudonné s'exprimera à plusieurs reprises sur cette visite, déclarant s'inscrire dans une démarche de dédiabolisation et être sensible à « la main tendue aux Français d'origine étrangère et plus particulièrement aux Français d'origine africaine »,. Des commentateurs de la presse nationale y voient un rapprochement d'intérêt avec l'extrême droite en évoquant l'entourage frontiste de Dieudonné,. En mars 2007, il accompagne Jany Le Pen en voyage au Cameroun. En septembre 2007, il assiste à l'université d'été du club politique Egalité et Réconciliation, un think-tank dirigé par Alain Soral, alors membre du comité central du Front national. En juillet 2008, Dieudonné fait baptiser sa fille par l'abbé traditionaliste Philippe Laguérie, avec pour parrain Jean-Marie Le Pen,,. Apprenant cette nouvelle, Élie Semoun a déclaré qu'il coupait définitivement les ponts avec Dieudonné et excluait toute reformation de leur duo. Dieudonné présente cependant ce parrainage comme un « coup de pub » en introduction de son dernier spectacle « J'ai fait l'con » et déclare avoir voulu se moquer des médias français et de la « censure » ou « boycott » dont il se dit victime.

En septembre 2007, Dieudonné met en scène et accueille la représentation politique de Kémi Séba, Sarkophobie, au Théâtre de la Main d'Or,.

Selon Anne-Sophie Mercier, 2005 marque un tournant dans les relations entre le FN et Dieudonné. Ainsi, elle met en avant les propos de l'humoriste sur la montée du FN « Plus cassent Le Pen, plus les gens votent pour lui. Plus on me casse moi, plus on vient me voir. Ils sont en train de perdre leur pouvoir, les sionistes. Tant mieux. ».

D'après le polititologue Jean-Yves Camus, ce rapprochement politique traduirait également une commune volonté de « dynamiter le système », ce que semble illustrer les propos de Dieudonné lui-même : « Il y a quelques années nous nous sommes beaucoup battus avec Jean-Marie Le Pen. On ne peut faire la paix qu’avec ses adversaires. Je pense qu’un jour la périphérie et les extrêmes se rejoindront contre le centre. Les gens de l’extrême sont très attachés à la justice. Ma rencontre avec Le Pen est un débat sur le colonialisme, l’indépendance des pays africains, le nationalisme. Je préfère que les gens débattent et ne soient pas d’accord ».

À partir du début des années 2000, plusieurs déclarations et prises de position de Dieudonné ont fait parler de lui dans la presse.

Certains journalistes et commentateurs, à l'instar d'Olivier Mukuna, reprochent à une partie de la presse française d'avoir monté une campagne de « diabolisation » à l'encontre de Dieudonné, campagne qu'il qualifie de « lynchage médiatique ». Il présente par ailleurs Dieudonné comme « antisioniste », mais en aucun cas comme « antisémite ». D'autres, en revanche, comme Anne-Sophie Mercier, ne tirent pas les mêmes conclusions du traitement médiatique de Dieudonné et l'accusent de « diffuser l'antisémitisme ».

En 2000, Dieudonné souhaite se lancer dans l'écriture et la réalisation d'un film sur le Code noir et demande une « aide à l'écriture » au CNC qui lui sera finalement refusé. Dieudonné reviendra à plusieurs reprises sur ce refus, accusant « les sionistes du CNC » de pratiquer un « deux poids, deux mesures », comparant le mauvais sort fait selon lui à la traite des Noirs par rapport à la Shoah. Ces propos de Dieudonné seront perçus comme de l'antisémitisme par des associations anti-racistes telles l'UEJF, la LICRA, la LDH. Ce refus du CNC est selon Dieudonné le déclencheur de ses prises de position ultérieures.

Le 21 mars 2000, Dieudonné donne pour le journal France Soir une interview qui lui vaudra un procès pour « diffamation raciale (envers les Blancs) et religieuse (envers les catholiques) » de la part de l'AGRIF. Condamné en première instance, Dieudonné est finalement relaxé en appel en mars 2002.

Le 29 janvier 2002, Dieudonné donne une interview pour la magazine Lyon Capitale. Des associations de lutte contre l'antisémitisme (UEJF, LICRA) et le Consistoire décident de porter plainte pour injure raciale et son ancien partenaire Eli Semoun, de son côté, l'accuse d'être devenu une « sorte de Le Pen de gauche ». L'humoriste est relaxé mais un pourvoi aboutit à la cassation en assemblée plénière de cette relaxe en février 2007, la cour lui reprochant l'expression « les Juifs, c'est une secte, une escroquerie. C'est une des plus graves parce que c'est la première » qui constituerait une « injure visant un groupe de personnes en raison de son origine ».

En février 2002, des propos de l'humoriste sur Ben Laden tenus dans L'Écho des savanes provoquent un certain émoi et lui vaut d'être poursuivi par le parquet de Paris pour apologie du terrorisme. Il sera définitivement relaxé en juin 2004.

En octobre 2002, dans un entretien pour le site blackmap qui passe inaperçu dans un premier temps, Dieudonné parle de « peuple qui a bradé l'holocauste, qui a vendu la souffrance et la mort, pour monter un pays et gagner de l'argent ». Interrogé sur « l'amélioration de la visibilité des Noirs en France, que ce soit dans le domaine artistique ou dans d'autres domaines », il se plaint ainsi de la situation : « Non, je pense que les Noirs font toujours peur. Il existe toujours un lobby très puissant qui a le monopole de la souffrance humaine et qui ne nous reconnaît absolument aucune existence ! le lobby juif déteste les Noirs, vraiment ! Étant donné que le Noir, dans l'inconscient collectif, porte la souffrance, le lobby juif ne le supporte pas, parce que c'est leur business ! Maintenant, il suffit de relever sa manche pour montrer son numéro et avoir droit à la reconnaissance ».

La polémique médiatique reprend lorsque, le 1er décembre 2003 sur le plateau de l'émission On ne peut pas plaire à tout le monde, Dieudonné apparait déguisé en activiste juif, portant un chapeau de Juif orthodoxe affublé de papillotes, une cagoule et un treillis militaire, et fait un sketch contenant des propos paranoïaques vis-à-vis des musulmans (il qualifie notamment d'acte antisémite la présence de Jamel Debbouze sur le plateau) avant de lancer un appel aux jeunes des cités : « Convertissez-vous comme moi. Rejoignez l’axe du bien, l’axe américano-sioniste, qui vous offrira beaucoup de débouchés », ponctué d'un salut bras tendu. Ce sketch entraine des réactions d'hostilité de la part de personnalités politiques, un avertissement du CSA à France 3, ainsi qu'une plainte de la LICRA, de l'UEJF et du Consistoire pour diffamation raciale pour laquelle Dieudonné est relaxé en septembre 2005. Ce sketch et les réactions qu'il a suscitées sont à l'origine du spectacle « Mes Excuses », que Dieudonné avait initialement prévu d'intituler « Mes excuses, dans ton cul ».

Suite à l'épisode du sketch sur France 3, la polémique enfle, alimentée par de nouveaux propos polémiques,,. Les opposants à Dieudonné, lui reprochent une forme de communautarisme et de vouloir mettre en concurrence les mémoires, l'accusant parfois d'antisémitisme, à l'instar de Pierre-André Taguieff qui estime que son discours relève des « thèmes récurrents qui structurent l’imaginaire antijuif moderne ». Ses partisans avancent pour leur part son anticommunautarisme et son antisionisme. Au-delà de son engagement antisioniste, Dieudonné, lui, explique qu'après le succès en 2003 de son sketch La fine équipe du 11 dans lequel il se moque de certains musulmans, il souhaitait également faire ce sketch chez Fogiel et se moquer de certains Juifs pour montrer qu'il n'avait pas de parti pris anti-musulmans.

À la suite de ces polémiques, certaines représentations sont annulées. Dieudonné, par la suite, se verra de moins en moins invité pour faire la promotion de ses spectacles dans les médias et fait l'objet d'un certain nombre d'accusations, ce qui le conduit à se présenter comme victime d'un lynchage médiatique.

En janvier 2004, des propos de Dieudonné tenus au magazine The Source sont cités par Le Monde : il accuse notamment l'animateur Arthur de « financer de manière très active l'armée israélienne qui n'hésite pas à tuer des enfants palestiniens ». Arthur porte plainte et la justice, reprochant à Dieudonné de lier l'animateur à un « un lobby très puissant ayant fait main basse sur les médias », le condamne en juin 2006 pour diffamation envers l'animateur.

En février 2004, Dieudonné joue à la Bourse du Travail de Lyon. Une manifestation est organisée en opposition à l'humoriste devant le théâtre. La manifestation, qui regroupait des membres du Consistoire, de l'UEJF et de la Fédération sioniste de France, d'abord pacifique, tourne mal lorsque des manifestants entrent dans le théâtre et perturbent la représentation. Une jeune fille est blessée par le jet d'un produit chimique. Le lendemain, l'UEJF condamne cette agression.

Quelques jours plus tard, Dieudonné donne une interview au Journal du Dimanche et revient sur la manifestation et l'agression lors du spectacle, mais ses propos relancent la polémique : il lui est reproché d'associer les Juifs à des « négriers reconvertis dans la banque, le spectacle et l'action terroriste » qui auraient « fondé des empires et des fortunes sur la traite des noirs ». Un procès a lieu et Dieudonné est condamné pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale ou religieuse »,. À ce moment-là, plusieurs de ses anciens soutiens se désolidarisent de lui.

Toujours en 2004, le rabbin Haïm Korsia, conseiller du grand-rabbin de France Joseph Sitruk, souhaite emmener l'humoriste à Auschwitz. Ce projet est annulé la même année.

En mars 2005, Dieudonné revient sur le grand profit qu'aurait tiré certains Juifs de la traite négrière et plus globalement sur le rôle de la communauté juive dans celle-ci, entrainant une mise en demeure de Méditerranée FM pour racisme. Des historiens et des sociologues lui reprochent de reprendre à son compte certaines théories antisémites de Louis Farrakhan sans que cela ne fasse cesser la polémique sur Internet.

Le 16 février des propos tenus lors d'une conférence de presse à Alger et qui lient la Shoah à l'expression « pornographie mémorielle », entrainent une nouvelle polémique et un procès. Dieudonné attribue cette expression à Idith Zertal qui l'aurait utilisée dans son livre La Nation et la mort : La Shoah dans le discours et la politique d'Israël en faisant référence à Norman G. Finkelstein et affirme avoir parlé des commémorations de la Shoah et non de la Shoah elle même. L'historienne et son éditeur nient l'utilisation de cette expression (l'expression vient en fait du traducteur du livre de l'historienne, Marc Saint Upery, qui la lui attribue dans un article publié sur Indymedia). Dans un même temps, il s'en prend au « lobby sioniste, qui cultive l'unicité de la souffrance » et se plaint de ne pouvoir réaliser son film sur la traite des Noirs à cause des « autorités sionistes » qui dominent, selon lui, le CNC.

Dieudonné est condamné, pour ces propos, à 7 000 euros d'amende pour diffamation publique à caractère racial.

Lors de cette même conférence de presse, il accuse également le Premier ministre d'alors, Jean-Pierre Raffarin, qui a condamné les artistes qui cherchent à « faire applaudir la haine » au cours d'un discours qu'il vient de prononcer au dîner du CRIF, d'être allé « lécher le cul » du CRIF, qualifié d'« équipe de malfrats », de « mafia ».

La mise en avant par les médias de ses propos et de sa personne a entraîné quelques conséquences pour Dieudonné et ses proches, ainsi que ses spectateurs, qui ont été pris à partie et ont fait l'objet d'agressions. Il est ainsi agressé en Martinique par quatre individus en mars 2005, peu après la polémique relative a ses propos tenus à Alger. Certaines personnes ont aussi tenté d’empêcher l'humoriste de se produire en spectacle. Dieudonné invoque pour sa défense qu'il n'a jamais visé les Juifs dans leur ensemble mais certains Juifs.

Le vendredi 26 décembre 2008, lors de la dernière représentation de son spectacle J'ai fait l'con et en présence de nombreuses personnalités dont Kémi Séba, Jean-Marie Le Pen et d'autres membres du Front National, Dieudonné a invité le négationniste Robert Faurisson sur scène, a demandé à la salle de l'applaudir et lui a décerné « le prix de l'infréquentabilité et de l'insolence ». Sur scène, Faurisson s'est vu remettre un trophée par un technicien habillé en déporté juif, avec une étoile jaune sur la poitrine .

Dieudonné a déclaré : « Je ne suis pas d’accord avec toutes les thèses de Faurisson. Il nie par exemple la traite des esclaves organisée depuis l'île de Gorée, au large de Dakar. Mais pour moi, c’est la liberté d’expression qui compte »,.

Sur le plan judiciaire, le parquet de Paris déclare ouvrir une enquête préliminaire, avec « pour objet de déterminer si les délits de contestation de crime contre l'humanité commis au cours de la Seconde Guerre mondiale ou d'injures antisémites ont été perpétrés à cette occasion ». Une enquête qui a été confiée aux policiers de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) considère que Dieudonné appelant avec insistance les applaudissements du public et faisant remettre un prix au principal négationniste français par un technicien déguisé en déporté juif a commis un délit d'apologie de négationnisme et demande l'application de la loi en la matière.

Sur le plan médiatique, cette affaire provoque un certain tollé et de nombreux communiqués désapprobateurs émanent de plusieurs partis politiques, du Parti Communiste à l'UMP. L'adjoint au maire de Montpellier chargé de la culture, Michaël Delafosse, a demandé la déprogrammation d'un spectacle de Dieudonné prévu dans un théâtre que la ville subventionne.

Dès 2004, quatre ans plus tôt, quand Bruno Gollnisch est sanctionné par l'Université pour ses propos négationnistes, Dieudonné prend la défense de ce dernier, s'identifiant à celui qui serait tout comme lui victime « d'un petit nombre de personnes » et d'un « lobby qui se croit tout permis».

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Franck Dubosc

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Franck Dubosc est un humoriste et acteur français, né au Petit-Quevilly (Normandie) le 7 novembre 1963.

Il grandit en Normandie, au Grand-Quevilly, où il fait ses études au collège Claude Bernard (auquel il fait allusion dans certains de ses sketchs). Après son baccalauréat et une faculté d'anglais qu'il quitte au bout de trois mois, il entre au conservatoire de Rouen où il rencontre Valérie Lemercier et Virginie Lemoine.

Il a une sœur prénommée Corinne.

C'est aux côtés de son ami Christophe Hacquard qu'il s'invente son personnage de macho maladroit. Il effectue ses débuts d'humoriste sur la scène du Café du Trésor, puis dans la salle du restaurant de Mouss Diouf, le Réservoir. Il se produit deux fois par mois et le public en redemande : il passe à des salles plus grandes comme le Théâtre de dix heures puis le Splendid.

En 1979, il est le pilote du vaisseau des frères Bogdanoff dans l'émission Temps X.

En 1985, il obtient son premier rôle dans À nous les garçons.

Il apparaît, interviewé par Antenne 2 le 19 juin 1986, sur la mort de Coluche.

Sa rencontre avec Élie Semoun marque un tournant dans sa carrière. Les Petites annonces, qu'il co-écrit, sont plébiscitées par le public. Élie Semoun, encore partenaire avec Dieudonné, lui propose de faire la première partie de leur spectacle au Casino de Paris.

En 1998, il présente son premier spectacle Du beau, du bon, Dubosc au théâtre de Dix-Heures.

En 2002, il sort le dvd Pour toi, public qui se classe en 2003 parmi les plus importantes ventes.

Durant la saison 2003, on le voit fréquemment auprès de Laurent Ruquier dans l'émission On a tout essayé sur France 2. Il a présenté plusieurs fois le festival Juste pour rire au Québec aux côtés de Stéphane Rousseau.

Le film Camping, dont il est co-scénariste, est un succès cinématographique de 2006.

Il débute en mai 2008 sa nouvelle tournée « Il était une fois... ».

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Élie et Dieudonné

Élie et Dieudonné fut un duo comique français composé d'Élie Semoun et de Dieudonné, ayant œuvré entre le début des années 1990 et 1997. Ils se sont séparés en 1997 suite à des différends artistiques et financiers. Malgré des retrouvailles fin 2002 chez Thierry Ardisson, dans Tout le monde en parle, de nombreuses polémiques ont opposé les deux anciens comparses depuis 2005. Après plusieurs réconciliations, Élie Semoun a fini par exclure toute reformation du duo en apprenant que Dieudonné avait choisi Jean-Marie Le Pen comme parrain de l'une de ses filles.

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Kaamelott

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Kaamelott est une série télévisée française humoristique et dramatique de fantaisie historique, créée par Alexandre Astier et Jean-Yves Robin. Elle est diffusée depuis le 3 janvier 2005 sur M6 en France, depuis 2006 sur la TSR 2 en Suisse ainsi que sur Club RTL en Belgique et depuis le 1er septembre 2007 au Québec sur la chaîne Historia.

De plus en plus populaire depuis 2006, la série s’inspire de la légende arthurienne, qui se passe sur l'île de Bretagne à la chute de l'Empire Romain, sur laquelle règne le Roi Arthur en son château de Kaamelott, entouré de ses Chevaliers de la Table ronde. Loin d’être fidèles, braves et héroïques, ceux-ci sont désordonnés, couards ou sanguinaires, et parfois même traîtres. Bien mal épaulé, Arthur peine à mener à bien sa quête du Graal.

Au Ve siècle après Jésus-Christ, sur l’île de Bretagne : le christianisme naissant et les anciennes traditions celtes s’entrechoquent pendant que l’Empire romain s’effondre. Au carrefour de l’Histoire, le royaume de Kaamelott apparaît alors comme le nouveau phare de la civilisation.

Entouré par ses fidèles chevaliers, le roi Arthur a reçu pour mission de chercher le Saint Graal. Néanmoins, cette quête s’annonce plus que difficile, car Arthur est très mal entouré. Ses Chevaliers de la Table Ronde sont des ersatz de héros : peureux, naïfs, stupides ou au contraire violents, archaïques et désordonnés, ceux-ci ne comprennent pas l’enjeu de la quête du Graal. L’entourage familial du roi n’est guère plus sensé : les conflits avec sa femme Guenièvre et sa belle-famille ne cessent de se produire, même lors des repas.

C’est dans ce contexte qu’Arthur doit persévérer dans sa quête de la « lumière divine », aidé par son fidèle ami Lancelot, le seul chevalier qui, selon le roi, « tienne encore debout dans cette baraque ». L’amitié avec ce dernier est cependant de courte durée, puisqu’à la fin du Livre III, Lancelot du Lac décide de quitter la cour du roi et de fonder une armée séparatiste après avoir déclaré sa flamme à la reine.

La société progressiste que le roi essaye de développer est alors sur le point de se désagréger lorsque les dieux, las des affronts répétés commis par Arthur – l’adultère avec la femme d’un chevalier, le peu d’entrain pour la quête du Graal… – décident de lui envoyer une Réponse inquiétante… Nommé Méléagant, ce mystérieux personnage œuvre pour engendrer la mort du roi et l’avènement de Lancelot – ce dernier était, en effet, le premier choix des dieux pour le trône de Bretagne. Méléagant cherche, dans un premier temps, à persuader Lancelot de tuer le roi, en lui montrant tout ce qu’il a usurpé : le trône, la Dame du lac, Excalibur. Lancelot ayant montré ses faiblesses, Méléagant décide de pousser lui-même Arthur au suicide, cette fois en lui montrant tout ce qu’il a détruit : la vie d’Anton, sa descendance, son royaume. Arthur, poussé à bout, tente de mettre fin à ses jours dans sa baignoire, au moment même où Lancelot vient pour le tuer, à la fin du Livre V.

Il est alors temps pour Arthur, dans le Livre VI, de se remémorer ses racines et son histoire, de son adolescence à Rome à sa fédération des clans bretons.

Des acteurs plus ou moins célèbres sont aussi présents dans un nombre réduit d’épisodes. On considère qu’un acteur est une « guest star » quand son nom apparaît à la suite du titre de l’épisode en tant qu’invité spécial.

D’autres acteurs, sans avoir le statut d’invités, n’apparaissent chacun que dans quelques épisodes.

Kaamelott introduit des personnages présents dans les légendes arthuriennes, mais aussi des personnages fictifs. D’une manière générale, tous les personnages ont été modifiés pour correspondre à l’aspect burlesque de la série.

Chaque personnage est l’incarnation de travers humains particuliers, faisant de la mise en avant de ses défauts un leitmotiv de la série. De plus, on peut noter que la plupart des personnages sont tour à tour des opposants et des adjuvants pour Arthur (Lancelot et Léodagan en sont de bons exemples).

Systématiquement, chaque épisode des Livres I à IV durait environ trois minutes trente et était découpé en cinq séquences : prologue et générique de début, acte 1, acte 2, acte 3 (séparé par des transitions courtes), générique rapide de fin et épilogue.

À partir du Livre V, les épisodes adoptent un nouveau format de sept minutes, entraînant une diffusion d’un seul épisode par jour. Le prologue dure toujours moins d’une minute et sert d’introduction. L’épilogue sert également de générique de fin (les crédits étant affichés dans la moitié inférieure de l’écran). Signalons que ce dernier se termine par un fondu au noir ; ainsi, le dernier gag est généralement sonore (dernière réplique par exemple).

Un épisode est actuellement diffusé par jour du lundi au vendredi (deux en cas de rediffusion des Livres I à IV), avec un récapitulatif de la semaine le samedi. Entre deux épisodes était diffusé un interlude très court (puisé dans le court métrage Dies iræ ou dans les épisodes pilotes) incluant souvent un gag visuel : Arthur tombant dans l’eau en retirant l’Épée de la pierre, Merlin visant mal avec une boule de feu, les chevaliers s’enfuyant en débandade, etc.

Contrairement aux séries classiques, et étant donné la courte durée des épisodes, il a été convenu qu’une saison serait appelée « livre ». En effet, un « livre » étant composé de cent épisodes (cinquante à partir du Livre V), sa diffusion complète ne dure que dix semaines environ, ce qui est bien plus court qu’une saison traditionnelle. Ainsi, deux « livres » sont diffusés lors d’une saison en moyenne.

Le dernier livre est en cours de tournage et sera composé de 9 épisodes de 40 minutes chacun. Il devrait être diffusé à partir du printemps 2009 en trois parties diffusées en première partie de soirée.

En 2003, Alexandre Astier réalise et produit un court métrage de quatorze minutes, Dies iræ, dont l’action se situe à l’époque arthurienne. Dies iræ remporte le prix du Public 2003 du festival Off-Courts et 2004 du festival Comédia Juste pour rire de Montréal. Fort de ce succès, Alexandre Astier décide d’écrire et de tourner six pilotes d’une série en format court, c’est-à-dire de cinq minutes environ par épisode. De nombreux acteurs de Dies iræ reprennent leurs rôles, et la série a un nom : Kaamelot. À cette époque, la série Caméra café vient de se terminer, c’est pourquoi Alexandre Astier va présenter ses pilotes à la société de production CALT et Jean-Yves Robin. Séduits, ces derniers commandent quatre autres pilotes, plus courts cette fois-ci (environ trois minutes chacun). Les bases de la série sont posées et la chaîne M6 est conquise : elle commande une saison (Livre I) de cent épisodes d’une série comique médiévale dorénavant appelée Kaamelott.

Dès son lancement et contre toute attente, Kaamelott devient un phénomène réunissant chaque soir près de cinq millions de téléspectateurs – soit environ 16,3 % de parts de marché en 2006 lors de la diffusion du Livre IV, atteignant même un record de 5,6 millions de téléspectateurs le 14 novembre 2005, soit 20,2 % de part de marché. Six semaines auront suffi à la série pour atteindre la même part de marché que Caméra café en trois ans. En 2005, M6, satisfaite, annonce qu’elle commandera six cents épisodes supplémentaires, à raison de deux cents épisodes tournés par an, ainsi que deux soirées spéciales en « prime time » de deux fois cinquante-deux minutes, diffusées le 30 avril 2007 (en prélude au Livre V) et le 5 novembre 2007 (après une pause au milieu du Livre V).

En 2006 la série s’exporte à l’étranger, comme l’avait fait avant elle Caméra café. Ainsi, le tournage des dérivés espagnol et italien commencera en 2007 dans les studios lyonnais de CALT : Picsel. La distribution variera d’un pays à l’autre, mais les scénarios resteront les originaux écrits par Alexandre Astier, qui supervisera de plus le tournage et réalisera certains épisodes.

En 2007, Kaamelott est le programme qui rapporte le plus de revenus publicitaires à M6, et constitue le sixième programme le plus rentable des quatre principales chaînes françaises.

Depuis ses débuts, Kaamelott a grandement évolué sur de nombreux aspects, au fur et à mesure que les budgets et les moyens techniques qui lui sont alloués s’élèvent.

La série devant faire ses preuves à l’antenne, le premier livre de Kaamelott fut, à de rares exceptions, intégralement tourné en intérieur, dans des studios – anciens hangars désaffectés – près de Paris. Le Livre II a néanmoins entamé un exode du tournage vers l’extérieur, intégrant de nouveaux décors tels que le parc du château, les temples, la forêt… Ce mouvement n’a dès lors cessé d’intégrer, à chaque nouveau livre, de nouveaux paysages : l’allée de promenade fleurie, la tribune, le château de Carmélide, la cour des paysans (dans le Livre III, tournés au Château de Montmelas-Saint-Sorlin dans la région Rhône-Alpes près de Villefranche-sur-Saône) ainsi que le lac (dans le Livre IV) et la montagne (dans le Livre V). Chaque livre introduit de plus de nouveaux décors intérieurs, participant ainsi au perpétuel renouvellement du visuel de la série, comme par exemple la salle des coffres (Livre II), la salle de classe (Livre III), la bibliothèque et la tourelle sur la plage (Livre IV).

Ces changements fréquents de décors sont favorisés par les modifications régulières des lieux de tournage. Ainsi, le Livre IV a été tourné, contrairement aux trois premiers, au Studio 24 à Villeurbanne, dans la banlieue de Lyon. Cette migration de la série, qui permet en outre une amélioration des décors et une plus grande liberté pour les acteurs et l’équipe technique, est le signe avant-coureur de la création d’un grand pôle audiovisuel en Rhône-Alpes, nommé Picsel, par la société CALT, M6 et le conseil régional. C’est dans ce pôle que seront tournées les adaptations italienne et espagnole de Kaamelott.

Enfin, la tendance actuelle est à l’évolution perpétuelle de l’esthétique générale de la série. En effet, le Livre IV introduit de nouveaux costumes pour les personnages, ainsi que des modifications visuelles comme la lumière, qui devient bien plus claire, et un étalonnage surprenant par son manque de contraste et son achromie, ce qui donne un grain différent des livres précédents.

Après des épisodes très indépendants et diffusés dans un certain désordre pour le Livre I, la série, originellement conçue pour être suivie ponctuellement, devient plus scénarisée et commence à suivre un ordre chronologique à partir de la fin du Livre II et surtout dans le Livre III. Si les épisodes peuvent toujours être appréciés en solo, ils font de plus en plus souvent référence à des événements qui se sont produits dans les épisodes précédents. Ainsi, la série intègre dès lors quelques éléments scénaristiques caractéristiques du soap opera et des nouvelles séries américaines, tels que le cliffhanger (introduit par La Dispute 2e partie, épisode final du Livre III).

À mi-chemin entre le Livre I introductif et le Livre III chronologique, le Livre II possède quelques épisodes dont l’écriture est assumée par des personnes autres que Alexandre Astier : Joëlle Sevilla (Silbury Hill et Pupi, ce dernier étant co-écrit avec Alexandre Astier), Lionnel Astier (L’Enlèvement de Guenièvre), Nicolas Gabion (Plus près de Toi)… Fabien Rault est la seule personne qui ne fait pas partie de l’équipe Kaamelott au générique à avoir écrit un épisode (Le Portrait). Pour satisfaire le développement de l’histoire principale, les épisodes des Livres III et ultérieurs sont quant à eux écrits en intégralité par Alexandre Astier, sauf l’épisode La Pierre de Lune du Livre III qu’il a co-écrit avec Fabien Rault. Le premier livre, néanmoins, a entièrement été écrit par Alexandre Astier.

Comme Alexandre Astier le révèle, cette évolution narrative et le changement de format à partir du Livre V (ainsi que les « prime-time » de 52 minutes) servent à préparer les longs métrages qui devront vraiment se différencier du « style série ».

L'évolution narrative de la série va de pair avec le changement de format opéré à partir du Livre III. En effet, celui-ci voit l’apparition de doubles épisodes, c’est-à-dire d’épisodes en deux parties (La Poétique, L’Assemblée des rois et La Dispute) qui sont devenus de plus en plus présents dans le Livre IV. Ces épisodes permettent à l’auteur d’approfondir l’intrigue qu’il y développe. Événement marquant dans l’histoire de la série, le final du Livre IV introduisit le premier épisode de sept minutes – au lieu des habituels épisodes doubles de trois minutes trente chacun – ce qui sera le format du Livre V suivant. Le Désordre et la Nuit 1re et 2e parties réunit donc les épisodes 99 et 100 en une seule unité narrative, sans interruption médiane. De plus, son « épilogue » unique est plus long que pour un épisode normal, et dépourvu des habituels crédits dans la partie inférieure de l’écran, augmentant son impact dramatique.

Le Livre VI verra lui aussi son format changé, puisqu'il sera constitué de neuf épisodes de quarante minutes(8 épisodes constituant le livre VI proprement dit et un neuvième épisode, qui servira de transition entre la fin du livre V et la suite cinématographique). Ce « format américain » permettra à l'auteur d'accélérer le rythme de la narration par rapport aux cinquante-deux minutes du Livre V.

Finalement, bien que la série fut originellement prévue pour être constituée de sept Livres, l'auteur a décidé, pendant l'écriture du Livre VI, que celui-ci serait le dernier, afin d'accélérer la transition narrative vers le cinéma. Cet ultime changement montre bien la corrélation entre évolution du format et évolution de la narration.

Du fait de l’importance grandissante de leurs personnages, certains acteurs invités plus ou moins connus (« guest stars ») ont définitivement intégré la distribution de la série, le premier étant Christian Bujeau (le maître d’armes), suivi de Bruno Salomone (Caius Camillus), François Rollin (Loth, roi d’Orcanie) et Antoine de Caunes (Dagonet) dans le Livre IV, ainsi que Claire Nadeau (Cryda de Tintagel) dans le Livre V.

Le Livre IV, néanmoins, bien qu’on y retrouve des acteurs invités déjà présents dans les livres précédents (Antoine de Caunes, Léa Drucker, Claire Nadeau, François Rollin, Élie Semoun), est le premier à ne faire appel à aucune nouvelle « guest star ».

Le Livre V renoue avec les nouveaux invités, tous acteurs confirmés : Alain Chabat, Géraldine Nakache, Christian Clavier, Anouk Grinberg, Patrick Bouchitey, Guy Bedos… La nouvelle structure narrative, cependant, se prête beaucoup moins qu’auparavant aux simples « vignettes » – un épisode unique, introduisant un personnage peu important pour la continuité et qui ne réapparaît jamais. Ces « guest stars » ont désormais des rôles significatifs pour l’intrigue, parfois récurrents, souvent de personnages déjà mentionnés dans les livres précédents (Anna de Tintagel, Anton, le pêcheur…).

En dehors des invités, Alexandre Astier n’hésite pas à ajouter à la distribution déjà conséquente de nouveaux personnages principaux, même tardivement, dont l’importance dans la série croît rapidement. L’exemple le plus marquant est certainement Méléagant (joué par Carlo Brandt), dont l’apparition mystérieuse à la fin du Livre IV a suscité bien des spéculations parmi les fans. La Table Ronde gagne aussi un nouveau chevalier dans le Livre V : Lionel de Gaunes (joué par Étienne Fague), le frère de Bohort.

Pour l’ensemble de la série, les musiques sont composées par Alexandre Astier, y compris la musique du générique suivant le prologue. Ces génériques, bien que respectant le même thème musical et visuel – une animation d’Excalibur se plaçant sous le titre stylisé « Kaamelott » pour le souligner, devenant au final le logo de la série –, sont différents à chaque nouveau livre. Les couleurs et le rythme de la musique changent, et reflètent d’une certaine manière le ton global de la saison. Par exemple, le générique du Livre IV utilise des couleurs chaudes et ses effets spéciaux lui donnent un côté « flamboyant ». Ceci contraste fortement avec le générique du Livre V, dans des tons froids et avec une musique plus sobre, qui souligne le côté très sombre de ce dernier opus.

Un élément musical qui n’a jamais changé depuis le début de la série est la sonnerie de cor à l’ouverture d’un épisode, véritable « appel de ralliement » pour les fans.

Dans les épisodes eux-mêmes, l’usage de la musique a aussi beaucoup évolué. Entendre un accompagnement sonore est rare dans les premiers livres. Absentes des scènes dialoguées, de telles musiques de fond servent surtout à renforcer un gag visuel (par exemple dans Le Plat national ou La Parade) voire une scène d’action (L’Assemblée des rois 2e partie, Le Complot). Ceci change à mesure que la série devient plus dramatique ; un fond musical est couramment utilisé, surtout dans le Livre V, pour « donner le ton » et renforcer l’impact d’une scène. Un thème récurrent particulièrement notable est celui de la scène du baptême de Perceval dans Le Désordre et la Nuit ; cette musique marque l’apparition de Méléagant et devient pratiquement le leitmotiv de ce personnage et de ses machinations dans le Livre V.

Kaamelott n’est pas seulement une série ancrée dans l’univers arthurien ; elle tend aussi à puiser des éléments d’œuvres de fictions diverses.

Tout d’abord, l’auteur de la série, Alexandre Astier, a voulu que celle-ci « évolue dans un univers héroïque-fantaisiste , un peu comme dans les jeux de rôle avec un monde médiéval dans lequel la magie existe. ». Il y a ainsi nombre d’allusions à ces jeux dans Kaamelott ; en particulier, beaucoup d’épisodes (Le Labyrinthe, La Grotte de Padraig, Le Chaudron rutilant, Les Volontaires, Le Dragon des tunnels, La Voix céleste, Le Guet, L’Oubli, Le Passage secret, Trois cent soixante degrés, La Menace fantôme, Mission, Le Dédale…) contiennent un élément de dungeon crawling (en français, « porte-monstre-trésor ») typique de Donjons et dragons. Plus spécifiquement, on peut trouver des références directes à Warhammer, à travers le personnage joué par Élie Semoun – appelé le Répurgateur – ou l’évocation des skavens dans l’épisode Arthur et les Ténèbres. Il existe aussi une référence au wargame dans l’épisode Le Jeu de la guerre du Livre IV, dans lequel Arthur et le roi des Burgondes jouent à un jeu de plateau, avec des pions, pour décider de l’issue d’un conflit.

Ensuite, la série traitant de la légende arthurienne de manière humoristique, elle est à rapprocher du film Sacré Graal ! des Monty Python. Bien que Alexandre Astier se défende d’y avoir puisé l’intégralité de son inspiration et que l’humour de Kaamelott, très cartésien et typiquement français, reste assez différent de l’humour absurde du groupe britannique, on peut souvent déceler des allusions à ce film, ainsi qu’à d’autres des Monty Python. Par exemple, dans l’épisode Un bruit dans la nuit, Bohort est terrifié à l’idée de rencontrer un « lapin adulte » dans la forêt – et dans le film des Monthy Python, Bors est le premier chevalier victime du « lapin vorpal ».

Les armures des premiers livres, le décorum de la Table Ronde et l’utilisation des trompettes dans le générique font penser au film Excalibur de John Boorman.

Les dialogues de la série, dans leur style et leur vocabulaire, ne sont pas sans rappeler ceux de Michel Audiard : issus du langage de la rue, à la fois iconoclastes, irrévérencieux et très imagés.

Les références fréquentes aux druides, aux Romains et à la Gaule font bien évidemment penser aux aventures d’Astérix et Obélix – l’épisode Le Combat des chefs reprenant même le titre et le thème d’un album. Alexandre Astier mentionne d’ailleurs ce classique de la BD dans les interviews consacrées à sa propre série de bande dessinée, ainsi que l’influence significative de René Goscinny sur le comique et la narration.

De manière beaucoup plus sous-jacente, on peut noter des hommages, plus ou moins directs, aux univers de fiction la Guerre des étoiles et Stargate, dont le premier est particulièrement apprécié par l’auteur. L’épisode Stargate II, par exemple, traite de la découverte d’un sabre laser et de la visite de Perceval sur Tatooine. Il semble que des références plus générales à l’univers de Star Wars soient distillées dans certains épisodes : les effets sonores accompagnant Excalibur hors de son fourreau rappellent souvent le bruit d’un sabre laser, et les relations entre Lancelot et Méléagant font penser à celles de Anakin Skywalker et Palpatine. De même, dans l’épisode Stargate, il est clairement fait allusion à la série et au film du même nom, puisqu’on y trouve la présence d’une Porte des étoiles, appelée « Porte du Chaos », fortement similaire aux portes de l’univers Stargate.

Finalement, on peut rapprocher cette série de La Vipère noire (Blackadder), série à grand succès de Rowan Atkinson. En partie médiévale et n’abordant que rarement l’humour absurde, celle-ci met également en scène un homme puissant entouré d’une bande de bras cassés et qui tente à grand-peine de mener à bien ses plans. Ceci pourrait avoir créé un lien et des références entre les deux thèmes, notamment dans sa vision non conventionnelle de l’histoire de l’Angleterre. Arthur et Blackadder ont beaucoup de choses en commun, et Bohort et Perceval ont également quelques ressemblances avec Percy et Baldrick.

En outre, des références à des genres ou styles plus généraux, plutôt qu’à des œuvres précises, sont également présentes, comme dans l’épisode Le Donneur, qui parodie le polar, ou La Morsure du Dace, qui s’inspire des histoires de vampires et autres films d’horreur.

Kaamelott est une série humoristique basée sur plusieurs types de comique, souvent associés de manière complémentaire dans les épisodes.

Tout d’abord, l’humour est avant tout créé par l’histoire et le jeu des acteurs, leurs gestuelles, leurs expressions du visage et des membres, ainsi que par leurs dialogues, composés de quiproquos, de jeux de mots et de langage argotique. Ainsi, on entendra souvent les personnages masculins (ou même féminins avec Séli) utiliser un vocabulaire plus ou moins grossier, allant de « Qu’est-ce que j’en ai à carrer ? » (Arthur, L’Ancien temps, Livre II) aux insultes diverses, tout en utilisant le vouvoiement, ce qui participe au décalage. Les dialogues vont parfois jusqu’à être surréalistes tant ils sont incompréhensibles et décalés, et tendent vers l’imbroglio, c’est-à-dire une situation très embrouillée ou très complexe qui s’envenime rapidement.

Ensuite, le comique repose sur un certain nombre de procédés répétés au fil des épisodes, comme les gags récurrents. On notera par exemple, parmi les plus importants et plus fréquents : les « tourelles sur la plage », le « beau-frère du roi », la « botte secrète » de Perceval et Karadoc, la chanson À la volette (cf. Inspirations secondaires), la « poulette » de Kadoc, la supplique « arrêtez de m'appeler Sire » d'Arthur… L’appel aux gags récurrents se fait parfois de manière plus délibérée, comme dans l’épisode La Rémanence, où il est consciemment fait un parallèle entre l’ancienne vie de Guenièvre avec Arthur et sa nouvelle vie avec Lancelot, ainsi que les gags qui leur sont associés.

D’autres procédés comiques plus ponctuels peuvent être décelés, comme la poursuite accélérée. Introduit dans le Livre IV, ce procédé comique, fortement inspiré du Benny Hill Show et des dessins animés, consiste en l’accélération d’une scène répétitive dans le but de provoquer un effet humoristique. Par exemple, dans l’épisode La Parade, les maîtresses du roi se poursuivent en accéléré, puis poursuivent Perceval, qui passait par là, et quelques instants plus tard la course-poursuite est inversée : Perceval poursuit les maîtresses…

Au-delà du fait que ces différentes critiques servent à dépeindre un roi Arthur progressiste et tiraillé entre l’archaïsme et l’obscurantisme (incarnés par des personnages tels que Léodagan et le Répurgateur), il convient de plus de considérer ces critiques comme des procédés comiques en tant qu’allusions anachroniques et clins d’œil au spectateur moderne.

Étant musicien, Alexandre Astier compose les musiques de Kaamelott et insère parfois dans sa série des références explicites à cet art qu’il apprécie, dans les épisodes Le Oud, Le Oud II (dans lesquels il joue du oud), La Quinte juste et À la volette (dans lesquels il chante et fait chanter ses acolytes). Dans La Quinte juste, il fait de plus référence à la perception médiévale de la musique et à l’influence de l’Église sur celle-ci à cette époque.

La littérature, le théâtre et la poésie ne sont pas en reste puisque ces arts sont le thème principal d’épisodes tels que Le Poème (où Arthur expose ses opinions sur la poésie), Guenièvre et Euripide (où Arthur tente d’inculquer à sa femme quelques notions basiques d’art dramatique), La Répétition (dans lequel Arthur et ses amis répètent une pièce de théâtre), Le Jour d’Alexandre (où tout le royaume doit s’exprimer en alexandrins), et enfin La Poétique et La Poétique II (dans lesquels Arthur traite de la Poétique d’Aristote et de la manière de présenter un récit).

Arthur lui-même apparaît comme un créateur, notamment dans Legenda où il raconte sa propre histoire au neveu de Karadoc et dans Le Monde d’Arthur où il donne libre cours à son imagination créatrice.

Kaamelott est une série qui s’inspire des légendes arthuriennes, et leur emprunte donc personnages et intrigues. Néanmoins, en tant qu’œuvre de fiction, et du fait du grand nombre de versions divergentes des légendes, l’auteur s’écarte volontairement de la tradition sur de nombreux points. Par exemple sur les liens de parentés entre les protagonistes (Yvain, le Chevalier au Lion, devenant le frère de Guenièvre et le beau-frère du roi) ou avec l’introduction de nouveaux personnages entièrement fictifs (tels Séli, la mère de Guenièvre, ou Elias de Kelliwic’h). Et aussi, bien sûr, avec les nombreux anachronismes (par exemple, les costumes et les armes s’apparentent à ceux du XVIe siècle, alors que l’action est censée se dérouler au Ve siècle). Certaines prétendues erreurs sont donc entièrement intentionnelles. Ce phénomène est d’ailleurs courant dans d’autres œuvres cinématographiques traitant de la légende arthurienne (telles que le film Excalibur).

Il est néanmoins possible de constater des discordances ou de petites erreurs de continuité. Ces erreurs peuvent être soit des erreurs d'écriture de la part d'Alexandre Astier, ou des erreurs de production ou de diffusion.

Du fait du déroulement chronologique de l'histoire de Kaamelott, certains épisodes requièrent la connaissance d'épisodes antérieurs pour pouvoir être compris. Néanmoins, il est arrivé que la diffusion d'épisodes dans le mauvais ordre entraîne des incohérences et des révélations prématurées.

Contrairement aux autres séries (et plus particulièrement celles de formats aussi courts, comme Caméra café), Kaamelott est tourné à l’aide de deux caméras haute définition Sony HDCam. Ceci explique son budget bien plus élevé, équivalent à celui d’un téléfilm, voire d’un film. De plus, les tournages en extérieur, de plus en plus fréquents, augmentent les dépenses. Ainsi, CALT a estimé le coût d’un « livre » à deux millions d’euros, ce qui représente 20 000 euros par épisode. En outre, pour les trois premiers livres, alors que les scènes d’intérieur furent tournées à Paris, les scènes d’extérieur étaient tournées dans la banlieue de Lyon. Néanmoins, les scènes intérieures du quatrième livre ont été tournées à Lyon car Alexandre Astier est originaire de la capitale de Rhône-Alpes. Les scènes de lac furent tournées autour du Lac Vert de Passy en Haute-Savoie, et celles du château des Livres I à III à Saint-Quentin-Fallavier, en Isère. Les scènes extérieures du Livre V, quant à elles, ont été tournées au Mont Gerbier de Jonc, à Camaret-sur-Mer et au Plateau d’Herbouilly.

Concernant la production, Alexandre Astier est à la fois l’unique auteur et scénariste de tous les épisodes (à quelques rares exceptions, cf. Évolution de la série), l’acteur jouant le rôle d’Arthur, le compositeur et l’interprète des musiques de la série.

Enfin, la majorité des comédiens n’a pas subi de casting – à l’exception d’Anne Girouard (Guenièvre), Caroline Pascal (Demetra) et Guillaume Briat (le roi Burgonde) – car Alexandre Astier ne fait appel qu’à des personnes qu’il a déjà vu jouer, au théâtre ou au cinéma.

Dans un premier temps très largement encensée par les critiques pour son originalité, la série a parfois fait face à des critiques négatives, essentiellement dues à l'évolution du format (le passage de 3 à 7 minutes puis à 52 minutes) ainsi qu'à la noirceur du Livre V.

Ce documentaire explore les corrélations entre Kaamelott, les légendes arthuriennes et les mœurs médiévales, en s’appuyant sur de nombreux témoignages d’universitaires et d’historiens, entrecoupés d’interviews avec les acteurs de la série.

Écrite par l’historien Éric Le Nabour avec la collaboration d’un spécialiste du monde médiéval, Martin Aurell, Kaamelott (Éditions Perrin) est une trilogie de livres constituant une vulgarisation de la légende arthurienne et de l’histoire du Moyen Âge. Les livres abordent aussi bien le rôle des femmes que celui du christianisme naissant, du druidisme persistant, et permettent d’esquisser un roi Arthur « historique ».

Une série de bande dessinée inspirée de Kaamelott a débuté en novembre 2006. On y retrouve les personnages de la série dans des histoires complètes (une par tome) et parallèles au Livre I. Cette série, prévue pour être constituée de trois tomes, est scénarisée par Alexandre Astier et dessinée par Steven Dupré, dessinateur flamand.

À la suite de la diffusion du sixième et dernier « livre » de la série, en 2009 l’équipe de Kaamelott devrait débuter une trilogie de longs métrages. Dotée d’un budget de 45 millions d’euros, cette trilogie permettra à Alexandre Astier de pourvoir ses comédiens de costumes du Ve siècle, et d’aborder de plus nombreux décors en extérieur.

A noter que le 25 Mars 2009, se déroulera pour la première fois, une avant première ouverte au public, du livre VI de Kaamelott, au Grand Rex (Paris).

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Muriel Robin

Muriel Robin (Muriel Marie Jeanine Robin) est une comédienne humoriste de one woman show et actrice française, née le 2 août 1955 à Montbrison dans la Loire.

Muriel Robin est la cadette des trois enfants d'Antoine Robin et Aimée Rimbaud, marchands de chaussures place Saint-Pierre à Montbrison. Elle a deux sœurs, Nidia et Martine. En 1960, la famille s'installe à Saint-Étienne. Très jeune, elle aime faire rire et rêve de devenir chanteuse. Après une scolarité sans éclat passée notamment au cours Sévigné de Saint-Étienne et une certaine préférence pour faire la fête, elle finit par échouer deux fois de suite à son bac. Hésitant sur sa carrière professionnelle, elle commence par vendre des chaussures dans l'un des trois magasins familiaux, sans être vraiment motivée.

En 1977, âgée de 22 ans, elle quitte Saint-Étienne pour Paris et prend des cours d'art dramatique au cours Florent et prépare le concours d'entrée au Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris. Elle est reçue première et suit trois ans durant l'enseignement de ses maîtres, notamment de l'acteur Michel Bouquet. Sortie lauréate du Conservatoire, elle retourne vendre des chaussures à Saint-Étienne.

En 1981, elle part rejoindre Roger Louret, rencontré à Paris, qui se trouve à Monclar dans le Lot-et-Garonne avec sa troupe, Les Baladins en Agenais. Elle partage alors la vie de troupe : comédie, comptabilité, régie, etc. Elle rencontre notamment Elie Semoun et Annie Grégorio.

En 1983, c'est avec Annie Grégorio qu'elle remonte à Paris pour vivre l'aventure du Petit Théâtre de Bouvard. Elle y rencontre Didier Bénureau. En butte aux méthodes autoritaires de Philippe Bouvard, elle se voit toutefois offrir par celui-ci un rôle dans la pièce qu'il vient d'écrire, Double Foyer. Elle joue ensuite dans la pièce coécrite avec Didier Bénureau, Maman ou Donne-moi ton linge, je fais une machine, en 1986 à Avignon et en 1987 à Paris au Théâtre de Dix Heures. La pièce fut d'abord présentée à Monclar, au Théâtre de Poche.

Après un creux dans sa carrière, c'est dans le cadre de l'émission La Classe diffusée sur FR3 (future France 3) qu'elle se fait connaître du grand public, à la fin des années 1980. En 1988, Muriel Robin rencontre Pierre Palmade, un homme qui va beaucoup compter dans sa carrière. Ils deviennent rapidement grands amis et créent ensemble son premier one-woman-show Les majorettes se cachent pour mourir en 1988 au Tintamarre, mis en scène par Roger Louret. Ce spectacle est un vrai succès et propulse Muriel dans les médias. Viendront ensuite Un point, c'est tout en 1989 au Splendid et Tout m'énerve en 1990-1991 à l'Olympia, deux spectacles mis en scène par Roger Louret.

En 1992-1993, Bedos-Robin où Muriel propose avec Guy Bedos un spectacle commun à l'Olympia mis en scène par Roger Louret.

En 1994, Muriel joue deux pièces de Georges Feydeau avec Pierre Richard (Feu la mère de Madame et On purge Bébé) au Théâtre Edouard VII, mise en scène de Bernard Murat.

En 1995 Muriel anime à la radio, sur Europe 1, l'émission Robin Déboise avec Philippe Massé.

En 1996, Tout Robin au Casino de Paris, sélection de sketches anciens.

En 1997, elle obtient son premier rôle au cinéma en remplacement de Valérie Lemercier dans Les Couloirs du temps : Les visiteurs 2 de Jean-Marie Poiré. La même année, elle écrit et met en scène avec Pierre Palmade le spectacle Ils s'aiment, joué par Pierre Palmade et Michèle Laroque, qui obtient un vif succès public et une nomination au Molière du meilleur one man show ou spectacle de sketches. Elle co-écrit et met en scène la suite Ils se sont aimés.

En 1998, elle réalise la mise en scène du spectacle d'Elie Semoun : Elie et Semoun.

En 1998-1999, Toute seule comme une grande à l'Olympia, puis au Zenith et en tournée. Elle annonce à l'occasion de la dernière de ce spectacle à l'Olympia, en mai 2000, son intention d'en finir avec le one-woman-show traditionnel afin de se consacrer à son métier de comédienne.

En 2000, premier vrai grand rôle au cinéma dans le rôle éponyme Marie-Line de Mehdi Charef.

Retour sur les planches en 2002, dans la Griffe mis en scène par Annick Blancheteau, au théâtre Fontaine.

Muriel crée un spectacle d'un genre nouveau (sketches, music-hall) Au secours à la fin de 2004, présenté ensuite au Grand Rex en janvier 2005. Tournée ensuite et dernière en décembre 2005 au Grand Rex.

Entre-temps, en 2005, Muriel est à l'affiche du film réalisé par Coline Serreau Saint Jacques... La Mecque.

En octobre 2006, Muriel crée l'événement télévisuel avec Marie Besnard, l'empoisonneuse, réalisé par Christian Faure.

Depuis 1992, elle participe activement chaque année aux concerts des Enfoirés donnés pour les Restos du Cœur créés par Coluche et dont elle est la marraine. En 2001, elle s'est également engagée, avec la journaliste Marine Jacquemin, aux côtés de La Chaîne de l'Espoir dans la réalisation de l'Institut Médical Français pour l'Enfant de Kaboul en Afghanistan. Cet hôpital a ouvert ses portes en 2005.

Muriel Robin a remporté l'Emmy Award du meilleur rôle féminin le 19 novembre 2007 à New York, pour son interprétation de Marie Besnard dans le téléfilm "Marie Besnard, l'empoisonneuse".

Muriel Robin est, aux côtés de Line Renaud, à l'affiche de la pièce de théâtre Fugueuses, écrite par Pierre Palmade et Christophe Duthuron. La dernière représentation de la pièce fut diffusée en direct sur France 2, le samedi 5 janvier 2008 à 21 heures, et avait réuni près de 8 millions de téléspectateurs (audience exceptionnelle pour une chaîne du service public).

Muriel Robin a été promue au titre de la Légion d'honneur lors de la promotion janvier 2008.

En Janvier 2005, Muriel Robin crée la surprise en présentant son nouveau one-woman show d'un genre tout à fait novateur, sans précédent dans l'histoire du one-man show.

Au secours ! n'est pas, à l'inverse de ses précédents spectacles ou de ceux d'autres comiques, une suite de sketches abordant tous un thème ou un type de personnage différents. Ce spectacle, co-écrit avec Pierre Palmade, montre, en fil rouge, les mésaventures et les tracas d'une metteur en scène d'une adaptation de Blanche-Neige et les Sept Nains en comédie musicale. Entre une vie privée déprimante, une bisexualité difficile à gérer, des comédiens aussi niais qu'incompétents et une mère atteinte de la maladie d'Alzheimer, la répétition générale, à moins de 15 jours de la première représentation, n'est vraiment pas de tout repos. Crises de nerfs, rires, pleurs, déclarations, passion et amour sont au programme.

Sur plus d'1h50 de spectacle, Muriel Robin mélange comédie, burlesque, théâtre, sentiments, chanson, danse et cabaret. Elle est notamment accompagnée, à la fin du spectacle, de 6 danseurs professionnels qui exécutent avec elle les différentes chorégraphies de sa comédie musicale, que ses acteurs, fictifs, sont incapables de se remémorer.

Véritable prouesse autant technique que physique, le spectacle a été présenté pour la première fois en 2005 au Grand Rex à Paris, complexe cinématographique, dans une salle aux proportions inattendues pour un one-woman show, mais nécessaire à l'installation d'un immense escalier qui joue un rôle important notamment durant les chorégraphies, et aussi à l'exécution des nombreuses danses que Muriel Robin exécute pendant tout le spectacle. La taille du show ne permettait pas à Muriel Robin de se représenter à l'Olympia par exemple, ou au sein de théâtres plus intimistes, lieux de prédilection des one-man show habituels. Elle a d'ailleurs achevé sa tournée nationale à nouveau au Grand Rex, en Décembre 2005.

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Source : Wikipedia