Ehud Olmert

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Posté par hal 08/04/2009 @ 10:13

Tags : ehud olmert, israël, asie, international

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Ehud Olmert

Ehud Olmert, à São Paulo, le 10 mars 2005.

Ehud Olmert (en hébreu : אהוד אולמרט), né le 30 septembre 1945 à Binyamina en Palestine mandataire, est un homme politique israélien.

Il est vice-Premier ministre et ministre des Finances du gouvernement d'Ariel Sharon à partir de 2003 et devient membre du parti Kadima à sa création. Comme la loi israélienne le prévoit, il occupe, à partir du 4 janvier 2006, le poste de Premier ministre par intérim en remplacement d'Ariel Sharon lorsque celui-ci est hospitalisé suite à une « sérieuse » attaque cérébrale. Le 11 avril 2006, juste avant la fin de la date limite de gouvernance par intérim, Ariel Sharon est déclaré en état d'incapacité permanente, ce qui met fin officiellement à ses fonctions trois jours plus tard. Ehud Olmert devient alors Premier ministre, et prête serment le 16 avril 2006. Il forme un gouvernement de coalition, suite à la courte victoire de Kadima aux élections législatives.

Benyamin Netanyahou lui succède le 1er avril 2009 au poste de Premier ministre de l'État d'Israël.

Pendant son service militaire, Ehud Olmert est officier d'une unité d'infanterie de combat, puis poursuit son service comme journaliste pour le quotidien de l'armée israélienne.

Diplômé de psychologie, de philosophie, puis de droit de l'université hébraïque de Jérusalem, il travaille brièvement comme avocat avant d'entrer en politique.

Ehud Olmert est marié et père de cinq enfants. Il supporte l'équipe de football du Betar Jerusalem depuis des dizaines d'années.

Ehud Olmert est élu pour la première fois à la Knesset en 1973, à l'âge de 28 ans (benjamin des députés), et il y est réélu sept fois consécutivement tout en occupant des postes importants, notamment à la tête de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense. Entre 1981 et 1988, il fait partie du ministère des Affaires étrangères et du cabinet de sécurité. Il participe au cabinet des Finances, de l'Éducation et du budget. En 1988, il devient ministre sans portefeuille dans le gouvernement d'Yitzhak Shamir puis ministre de la Santé de 1990 à 1992.

De 1993 à 2003, Ehud Olmert réalise successivement deux mandats de maire de Jérusalem, pendant lesquels il s'investit dans le lancement de projets importants pour la ville, le développement et l'amélioration du système éducatif et le développement des infrastructures routières.

En 1999, il tente de défier Ariel Sharon pour prendre la tête du Likoud mais il est largement battu. Après cette défaite, il se rapproche de plus en plus de son ancien rival.

En janvier 2003, Ehud Olmert est réélu à la Knesset, après avoir dirigé la campagne électorale du Likoud.

En 2003, il quitte la mairie de Jérusalem pour entrer dans le deuxième gouvernement d'Ariel Sharon en tant que vice-Premier ministre et ministre du Commerce et de l'Industrie.

Le 7 août 2005, Ehud Olmert est nommé ministre des Finances après la démission de Benjamin Netanyahou pour protester contre l'application du plan de désengagement dans la bande de Gaza.

Ehud Olmert, qui était opposé à tout retrait des territoires conquis depuis la guerre des Six Jours et qui avait voté contre les accords de Camp David en 1978, change d'avis et soutient le retrait : « J'avais voté contre Menahem Begin Je lui avais dis que c'était une erreur historique Maintenant je suis désolé qu'il ne soit plus en vie pour m'entendre reconnaître publiquement sa sagesse et mon erreur. Il avait raison et j'avais tort. Grâce à Dieu, nous nous sommes retirés du Sinaï ».

Le 4 janvier 2006, suite à une « sérieuse » attaque cérébrale du Premier ministre Ariel Sharon, Ehud Olmert est désigné Premier ministre par intérim d'Israël.

Le 16 janvier 2006, il est désigné président par intérim de Kadima en vue des élections législatives du 28 mars suivant.

Ehud Olmert n'a pas de passé militaire, ce qui peut contribuer à expliquer son tâtonnement dans la gestion conflit israélo-libanais de 2006. Dans un pays où, pour être considéré comme un vrai leader, il faut avoir assumé des fonctions importantes dans la hiérarchie militaire, Olmert et son ministre de la défense Amir Peretz sont obligés de se forger une stature d'hommes de guerre.

Le mardi 24 janvier 2006, il déclare au journal Haaretz : « Le choix entre permettre aux Juifs de vivre dans toutes les parties de la Terre d'Israël, et de vivre dans un État avec une majorité juive, nous amène à rendre des portions de la Terre d'Israël »). Il indique aussi qu'il souhaite la fixation de frontières définitives avec les Palestiniens.

Lors des élections du 28 mars 2006, Kadima obtient 29 sièges sur les 120 que compte la Knesset, devenant le premier parti d'Israël en nombre de députés. Olmert est confirmé au poste de Premier ministre et forme un gouvernement de coalition avec les travaillistes (20 sièges) et les élus du parti des retraités (7 sièges). Il y associe également le Shass.

Il est nommé officiellement Premier ministre de plein droit le 14 avril 2006, soit 100 jours après l'attaque cérébrale d'Ariel Sharon et sa désignation comme Premier ministre par intérim.

Il est le premier chef de gouvernement israélien a avoir admis implicitement qu'Israël était doté de l'arme nucléaire, lors d'une interview accordée le 11 décembre 2006 par une télévision allemande.

Le 30 juillet 2008, mis en cause dans des affaires de corruption, il annonce qu'il ne participera pas aux primaires de son parti, sous-entendant sa démission à la fin de son mandat.

Le 18 septembre suivant, il est remplacé à la tête de Kadima par sa ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, pressentie pour devenir son successeur au poste de Premier ministre.

Le dimanche 21 septembre 2008, il annonce sa démission après l'élection de Tzipi Livni comme chef du parti Kadima. Toutefois, en l'absence de nouveau gouvernement, il continue à exercer sa charge jusqu'aux élections prévues en février 2009.

Faisant jusqu'à l'objet de 6 enquêtes concernant des affaires de corruption ou fraudes, la justice annonce le 4 décembre 2008, qu’il ne serait pas inculpé pour celle de trafic d'influence concernant la vente des parts de l’État dans la Banque Léumi à un groupe financier alors que Ehud Olmert était ministre de l’Industrie et du Commerce en 2005. Il pourrait cependant être inculpé pour fraude dans une affaire de double facturation, à l’époque où il était maire de Jérusalem puis ministre du Commerce et de l’Industrie.

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Gil (Israël)

Armoiries d'Israël

Cet article fait partie de la série sur la politique d'Israël, sous-série sur la politique.

En Israël il n'existe pas de système de sécurité sociale comme celui que l'on trouve en France. Les retraités peuvent avoir des pensions en fonction de l'entreprise dans laquelle ils travaillaient. 20 % de la population israélienne vit sous le seuil de pauvreté dont une grande partie de retraités.

Les premiers sondages avant les élections législatives israéliennes de 2006, montraient que Gil pourrait dépasser le seuil de 2 % qui donne accès à des sièges à la Knesset. Gil obtint 7 sièges - soit 5,9 % à la Knesset ce qui lui permet d'intégrer le gouvernement d'Ehud Olmert avec Kadima, le parti du premier ministre, le Parti travailliste et le parti religieux séfarade Shas. Des membres de l'entourage d'Ehud Olmert auraient même proposé au Gil de fusionner avec Kadima.

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Conflit israélo-libanais de 2006

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Le conflit israélo-libanais de 2006, épisode du conflit israélo-arabe, fut un conflit armé qui opposa Israël au Liban (principalement des forces armées comme le Hezbollah de Hassan Nasrallah, et dans une moindre mesure, l'armée libanaise) à compter du 12 juillet 2006. Une trêve correspondant à la résolution 1701 de l'ONU est intervenue le 14 août, au plus fort des combats. Cette guerre est connue en Israël comme la deuxième guerre du Liban, au Liban comme la guerre de juillet, et dans le monde arabe comme la sixième guerre israélo-arabe.

Le conflit a été déclenché suite à un accrochage entre le Hezbollah et l'armée israélienne à la frontière,, qui a abouti à la capture de deux soldats israéliens en vue de les échanger, comme ce fut le cas plusieurs fois, avec des prisonniers libanais en Israël, et à la mort de huit autres. Cette attaque intervient au 18e jour de l'opération Pluie d'été menée par l'armée israélienne contre les activistes du Hamas (faisant suite à l'enlèvement d'un soldat et à des tirs de roquettes artisanales sur Ashkelon), qui a touché essentiellement les infrastructures palestiniennes et la population dans la Bande de Gaza. Une tentative de sauvetage des soldats par un commando de Tsahal échoue et conduit à la mort de cinq autres soldats israéliens. Le 8 mars 2007, en réponse aux attaques dont il fait l'objet dans l'opinion israélienne par rapport à la gestion du conflit, Olmert déclare devant la commission Winograd qui enquête sur les ratés, que l'éventualité d'une telle guerre avait été préparée 4 mois plus tôt, et non "improvisée" comme cela lui a été reproché, et qu'un plan avait été approuvé dans un cas d'enlèvement de soldat.

Suite à ces événements, Israël décide de lancer l'opération « Juste Rétribution » renommée depuis « Changement de Direction », qui s'étend sur tout le Liban hormis le Chouf, fief traditionnel des druzes. Pour Israël, il s'agit d'éradiquer les implantations du Hezbollah au Liban, capables de tirs de missiles, nombreux et de longue portée depuis le retrait israélien de 2000 et qui fait usage de ses roquettes contre le tiers nord du territoire israélien.

Les conséquences de cette opération du côté libanais sont : plus de 1 000 morts civils dont 30 % d'enfants de moins de 12 ans ; une majorité des infrastructures du pays détruites ; de nombreux quartiers résidentiels rasés ; une marée noire en Méditerranée ; des opérations qualifiées de crimes de guerre par Amnesty International dans les villages du Sud, tel celui de Marwahin. Cet organisme dénonce les dégâts excessifs causés aux civils et à l'infrastructure civile. Israël explique que le Hezbollah a sa part de responsabilité dans ces destructions en se cachant parmi les civils qu'il prend comme bouclier humain.

Du côté israélien, plus de 150 morts (400 selon un rapport de diplomates américains en poste à Beyrouth) ont été recensés et plus de 500 000 personnes ont fui le nord du pays à cause des tirs de roquettes du Hezbollah. Ces munitions n'étant pas guidées, elles ont été dénoncées par Amnesty international comme étant des armes sans discrimination, ce qui constitue un crime de guerre et ce d'autant plus qu'elles étaient conçues pour maximiser les dégâts infligés à la population.

L'armée israélienne annonce avoir tué 320 combattants du Hezbollah. Le Hezbollah annonce lui la perte de 62 combattants. En décembre 2006, plusieurs mois après la fin du conflit, un représentant important du Hezbollah reconnaitrait la mort de 250 combattants présentés fièrement comme des martyrs tandis qu'Israël déplore la mort de 159 Israéliens dont 39 civils en 34 jours de combats.

En 1978, Israël envahit le Liban au cours de l'opération Litani et occupe la partie sud du pays en réponse aux raids de l'Organisation de libération de la Palestine, ce qui conduit aux résolutions 425 et 426 de l'ONU, lesquelles appellent au retrait immédiat des forces israéliennes, à la fin des actions militaires au Liban et à la création de la Force intérimaire des Nations unies au Liban pour maintenir la paix dans la région.

Après de nouvelles attaques de l'OLP, Israël envahit à nouveau le Liban lors de l'opération Paix en Galilée en 1982, puis se retire partiellement en conservant une zone tampon dans le Liban-Sud jusqu'en 2000. Le bilan estimé des pertes lors de cette guerre est de 9 797 militaires libanais et 2 513 civils, ainsi que 675 soldats israéliens. Les troupes israéliennes se maintiennent au Liban Sud et sont impliquées indirectement lors du massacre de Sabra et Chatila en 1982 conduit par les milices maronites chrétiennes dans la banlieue de Beyrouth.

De nouvelles opérations militaires israéliennes sont menées pendant une semaine en juillet 1993 pour répondre à des tirs de roquettes et à des attaques du Hezbollah, commises à cause de l'occupation du sud du Liban, et du Front populaire de libération de la Palestine en juin et juillet, contre les positions de Tsahal. Un cessez-le-feu est obtenu après 7 jours de bombardement d'Israël et de l'armée du Liban Sud. L'accord trouvé n'est respecté que peu de temps et en 1996, Tsahal mène de nouvelles opérations dans le Liban Sud pour mettre fin aux attaques du Hezbollah contre le nord d'Israël après la mort de quelques libanais : l'Opération Raisins de la colère au cours duquel se produit le Bombardement de Cana de 1996. Les affrontements s'arrêtent avec la signature d'un accord écrit informel de cessez-le-feu israélo-libanais obtenu par la diplomatie américaine le 26 avril 1996. Cet accord interdit toute nouvelle attaque de part et d'autre de la frontière contre et en provenance de zones habitées par des civils.

En 2000, Israël se retire intégralement du territoire libanais sous l'impulsion du gouvernement de Ehud Barak. L'ONU considère que Israël a respecté les résolutions demandant son retrait du Liban-Sud, mais le Liban réclame toujours les fermes de Chebaa occupées par Israël en 1967. L'armée du Liban Sud s'effondre suite au retrait de l'armée israélienne.

Entre 2000 et 2006, l'armée israélienne a effectué des milliers de violations du territoire libanais par des incursions terrestres, maritimes et aériennes, (missions de reconnaissances et survol par des drones). Le nombre de violations varie de 2 000 à 2 800 selon les sources. Depuis 2000, la branche militaire du Hezbollah a établi des bases d'opérations à travers le Liban et envoie à plusieurs reprises des missiles sur les villes israéliennes en réponse selon lui aux violations répétées de l'intégrité du territoire libanais par l'armée israélienne. En 2004, une nouvelle résolution du Conseil de Sécurité a été promulguée, la Résolution 1559 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui appelle au démantèlement de toute milice armée en opération dans la région, et qui exige celui du Hezbollah par l'État libanais qui s'est refusé jusqu'ici à la faire appliquer, considérant que le Hezbollah n'était pas une milice mais un mouvement de résistance légitime à une occupation étrangère. À plusieurs reprises, le Hezbollah a lancé des attaques contre les forces israéliennes dans la région des fermes de Chebaa, un territoire disputé, occupé de Syrie, selon ce qu'a décidé le Conseil de sécurité de l'ONU, et non une partie du Liban, mais le gouvernement libanais possède des documents datant de 1948 et prouvant que ce territoire est libanais, documents déjà parvenus aux Nations Unies. Israël a effectué de nombreux raids aériens visant les bases du Hezbollah. Le Hezbollah a tiré à plusieurs reprises des roquettes sur Israël, il n'est pas établi qu'une de ces roquettes lancées entre mai 2000 et le début du conflit 2006 ait tué un civil israélien, mais une roquette peut-être lancée par le Hezbollah le 7 octobre 2003 s'est écrasée sur le territoire libanais où elle a tué un enfant.

Lors d'une attaque sur les fermes de Chebaa en octobre 2000, le Hezbollah a fait prisonniers trois soldats de Tsahal, qui ont été tués soit pendant l'opération soit par ses conséquences directes. Le Hezbollah a cherché à obtenir la libération de 14 prisonniers libanais en échange, ainsi que des prisonniers palestiniens. L'échange de prisonniers eut lieu le 29 janvier ; ont été échangés : 30 prisonniers libanais et arabes, les corps de 60 militants et civils libanais, 420 prisonniers palestiniens, et des cartes montrant des mines israéliennes au Liban Sud, contre un homme d'affaires et colonel de l'armée de réserve israélien enlevé en 2001, et les corps des trois soldats évoqués précédemment. Trois Libanais sont toujours retenus dans les prisons israéliennes (parmi eux Samir Kuntar, emprisonné en Israël depuis une attaque sur Nahariya en 1979, pendant laquelle il pénétra dans un appartement et assassina un officier de police israélien et trois membres de sa famille).

Les 2000 casques bleus de l'ONU de la FINUL se trouvent à la frontière.

En 2005, Israël prévoit une nouvelle offensive au Sud-Liban où le Hezbollah s'équipe militairement et inquiète le gouvernement d'Ariel Sharon. En mai-juin 2005, le Hezbollah est intégré au « gouvernement d'union nationale » au Liban. À la fin de l'année 2005, après l'assassinat de Rafiq Hariri, les troupes syriennes, sous la pression internationale, se retirent du Liban.

De l'autre côté de la frontière, la coalition menée par Ehud Olmert gagne les élections législatives israéliennes de 2006 sur un programme prévoyant des initiatives unilatérales dans le cas où un dialogue se révélerait impossible avec les Palestiniens (le Hamas gouverne désormais l'Autorité palestinienne).

En juin 2006, le président palestinien Abbas choisit le 26 juillet pour la mise en place d'un référendum sur la reconnaissance de l'État d'Israël ainsi que sur la fin des attentats. Le Hamas refuse d'abord, puis finit par accepter. Le 8 juin, Tsahal tue Jamal Abou Samhadana, le chef de la sécurité du gouvernement palestinien. Le 9 juin, selon une source palestinienne, un navire israélien bombarde une plage de Gaza et tue des civils. Quelques jours plus tard, l'armée israélienne dément son implication. Le Hamas déclare vouloir répliquer.

La veille de la conclusion d'un accord entre Ismaïl Haniyeh et Mahmoud Abbas, la branche militaire du Hamas enlève un soldat israélien et réclame un échange de prisonniers. Le chef du Hamas en exil à Damas, Khaled Mechaal, est accusé par les Israéliens d'avoir monté l'opération pour faire échouer cette tentative d'accord inter-palestinien. Israël emprisonne 1 000 prisonniers palestiniens. Le gouvernement israélien lance une opération de grande envergure sur Gaza et bombarde des infrastructures électriques de transport et d'approvisionnement. Ce scénario se répétera quelques jours après au Liban.

Le Hezbollah se déclare solidaire du Hamas et des Palestiniens.

Selon le rapport de l'ONU : « Peu après avoir pénétré en territoire israélien, des militants du Hezbollah ont attaqué une patrouille israélienne, capturant deux soldats, en tuant trois autres et faisant plusieurs blessés ». Cette attaque à travers la ligne bleue a été condamnée par le Secrétaire Général de l'ONU.

Une polémique oppose le gouvernement israélien pour lequel les soldats ont été « enlevés » en territoire israélien, aux autorités libanaises selon lesquelles les soldats de Tsahal ont poursuivi les commandos du Hezbollah en territoire libanais jusqu'à Ayta ash-Shab où ils sont tombés dans une embuscade,.

Selon le gouvernement israélien, les opérations militaires ont trois objectifs : récupérer les soldats enlevés par le Hezbollah, stopper le tir de roquettes sur les villes israéliennes, contraindre le gouvernement libanais à appliquer la résolution de l'ONU, à savoir désarmer les milices et se déployer le long de sa frontière nord.

Au nom d'un principe « d'isolement du théâtre des opérations », un blocus des ports et aéroports, la déconnexion de la route Damas-Beyrouth, le bombardement des ponts et l’attaque des réservoirs d’essence sont décidés par l'état-major de Tsahal, selon lui pour empêcher le passage des soldats capturés vers le Nord du Liban ou l'Iran, la fuite des hommes armés du Hezbollah vers le Nord, l'envoi, au contraire, de réservistes et de renforts vers le Sud et l'approvisionnement de la logistique du Hezbollah. Mais cela a entraîné l'isolement du Liban de son voisin syrien, ce qui a empêché les touristes arabes et les déplacés libanais de quitter le pays. L'acheminement de la nourriture, des médicaments et des aides humanitaires est rendu plus difficile, ce qui a fait plonger certaines régions du pays dans une crise humanitaire. Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah est devenu « l'ennemi numéro un » d'Israël qui l'a placé en priorité sur la liste des « éliminations sélectives ». L'aviation israélienne posséderait plusieurs bombes BLU-109 anti-bunker et cherche à localiser les abris des cadres du Hezbollah.

Selon Jane’s Defence Weekly, journal britannique spécialisé dans les questions de défense, le Hezbollah détenait, avant la crise, de 10 000 à 15 000 roquettes et une cinquantaine de missiles sol-sol inspirés du Frog-5 soviétique, un chiffre en conformité avec les déclarations du chef du Hezbollah, en mai 2005, qui affirmait que son mouvement était en possession de 12 000 Katioucha. Après une semaine de frappes, l'état-major israélien a déclaré avoir détruit la moitié de cet arsenal, information démentie par cette organisation.

Selon le gouvernement libanais, ces mesures sont au contraire des « punitions collectives immorales » vis-à-vis du peuple libanais.

Toutes les forces armées engagées au Sud Liban le furent sous contrôle du Commandement Nord.

Le Hezbollah a tiré à peu près 4 000 roquettes en Israël en 4 semaines de conflit soit autant d'obus abattus sur le Liban le 6 août. Ces tirs sur des villes israéliennes n'ont débuté qu'après l'attaque des installations civiles libanaises dont les pistes de l'aéroport le 13 juillet.

Au total, Israël a dénombré plus de 6 000 missiles et roquettes lancés par le Hezbollah, 3 970 ont touché le sol israélien, dont 901 dans des secteurs urbains. Plus de 3 000 missiles (>50 %) ont atterri dans des secteurs isolés en campagne, et plus de 2 000 (>30 %) n’ont pas passé la frontière. À noter que malgré les menaces, Tel-Aviv n'a pas été touché.

Une trentaine d'écoles et 144 classes ont été touchées dans le nord du pays par les tirs de Katioucha. Les établissements de Qiryat Shemona ont subi le plus de dégâts, avec 45 classes endommagées.

Le 5 août 2006, les États-Unis et la France s'accordent pour soutenir un projet de résolution au Conseil des Nations-unies, permettant un cessez-le-feu permanent et une solution à long terme du conflit. Ce projet soutient la mise en œuvre de la résolution 1559 et des accords de Taëf et appelle à l'arrêt de toute attaque de la part du Hezbollah et de toutes les opérations militaires offensives d'Israël. Il insiste sur la souveraineté d'Israël et du Liban et le respect de leurs frontières y compris dans les fermes de Chebaa. La zone comprise entre le fleuve Litani et la ligne bleue doit devenir une zone démilitarisée où seules pourront se déployer l'armée libanaise et une force internationale empêchant toute reprise des hostilités. Un embargo sur les armes à destination du Liban (exception de celles autorisées par le gouvernement) est également demandé par ce projet de résolution.

Le Liban rejette cette résolution car elle ne prévoit pas le retrait de l'armée israélienne de son territoire. Le gouvernement libanais s'est déclaré prêt à déployer 15 000 soldats au Liban sud immédiatement après le retrait des forces israéliennes. Pour tenter d'obtenir une modification du projet franco-américain, une délégation de la Ligue arabe est partie lundi pour New York afin d'en débattre mardi avec le conseil de sécurité des Nations unies. Elle est conduite par le secrétaire général de la Ligue, qui est accompagné des chefs de la diplomatie du Qatar et des Émirats arabes unis.

Les violences se sont arrêtées au Liban le lundi 14 août 2006 avec l'application d'une partie des mesures de la résolution 1701 (2006) de l'ONU. Tsahal peut déplorer la perte de 119 soldats et de 43 civils. 231 soldats ont été blessés. Le Hezbollah a perdu entre 250 et 600 miliciens,,. En outre, près de 1 500 civils libanais ont été tués.

Les hostilités se sont arrêtées tant du coté libanais qu'israélien, le cessez-le-feu reste globalement respecté une semaine après son entrée en vigueur malgré quelques accrochages.

Le 16 août, l'armée libanaise a commencé à franchir le fleuve Litani, le Hezbollah déclare désirer son retour et que les armes "trouvées" leur seront remises.

Des embouteillages se créent sur toutes les routes du Liban menant au Sud, dus aux centaines de milliers de personnes en exode.

Le Hezbollah aidé de l'armée libanaise et de la population ont dégagé les survivants des gravats et ont commencé la reconstruction dès la fin du cessez-le-feu.

Au moins 8 personnes ont été tuées et 25 autres blessées au bout d'une semaine après la fin du conflit, lors d'explosions de bombe à sous-munitions n'ayant pas détonnées durant les largages. Ces bombes sont réparties sur 170 sites du Sud Liban d'après l'ONU. Une trentaine de nouveaux sites est découverte chaque jour. Un millier a déjà été désamorcé en une semaine, mais il faudra au moins 12 mois pour toutes les désamorcer. Les membres du Hezbollah, s'activent également à les enfermer dans des boîtes afin d'éviter les accidents.

L'armée israélienne a d'abord annoncé ne rester au Liban qu’une semaine à dix jours, le temps que l'armée libanaise s'installe dans le sud. Puis un de ses hauts gradés a prétendu qu'elle pourrait demeurer sur ses positions pendant un mois. Dans les faits, Tsahal se retire progressivement de ses positions au sud du fleuve Litani pendant le mois d'août 2006, après la trêve.

Le 19 août, Le Liban accuse Israël d'avoir violé le cessez-le-feu imposé par la communauté internationale, après une attaque israélienne aéroportée contre un bastion du Hezbollah dans la vallée de la Bekaa, au centre du sud Liban. D'après le Hezbollah, au moins sept soldats israéliens ont été tués. Deux jeeps sont arrivées à un barrage du Hezbollah. Après avoir eu une discussion, les membres du Hezbollah se rendent compte de l'accent des soldats de Tsahal, et ils ouvrent le feu. Les combattants du Hezbollah sont rejoints plus tard par des habitants de la ville de Bourday qui n'ont aucune formation militaire mais qui savent tirer. Des hélicoptères viennent ensuite pour chercher les militaires israéliens.

Le premier ministre libanais a qualifié l'opération de « violation du cessez-le-feu », et menace d'arrêter le déploiement de l'armée libanaise dans le sud du pays si les Nations unies ne réagissent pas.

À l’instar du premier ministre libanais Fouad Siniora, le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a qualifié l’opération commando menée par Israël de violation de la cessation des hostilités définie par la résolution 1701 du Conseil de sécurité.

L'armée israélienne affirme que cette opération visait à mettre un terme à des livraisons d'armes au Hezbollah par l'Iran et la Syrie, et annonce qu'elle n'hésitera pas à envoyer des troupes au Liban pour faire cesser ces livraisons. Selon Israël son opération est dans l'esprit de la résolution qui vise à empêcher le réarmement du Hezbollah.

D'après un article paru le 20 juillet sur le site d'information militaire israélien Debka, l'armée turque a intercepté 5 avions de transport iraniens et un syrien qui pourraient transporter des missiles et des roquettes à destination du Hezbollah le 17 août, ces 6 appareils ont été forcés à atterrir sur une base turque. Le quotidien turque Hürriyet qui avait signalé l'interception de deux autres appareils iraniens le 27 juillet et 8 août dit qu'aucun matériel militaire n'a été trouvé sur ces deux vols. Cette information est confirmée par Namik Tan, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

D'après le gouvernement israélien, les forces israéliennes ont découvert le 10 août des équipements d'origine britannique durant leurs opérations dont une paire de lunettes de vision nocturne. Ce type de lunettes a été vendu, entre autre, à l'Iran qui l'utilise pour traquer les trafiquants de drogues en provenance d'Afghanistan.

Après plusieurs années de négociation entre le Hezbollah et Israël un échange est effectué le 16 juillet 2008 : les deux cadavres de soldats israéliens dont l'enlèvement avait déclenché le conflit contre 200 cadavres de combattants palestiniens et du Hezbollah et quatre combattants du Hezbollah faits prisonniers et le membre du FLP Samir Kuntar.

L'infrastructure du Liban est partiellement détruite, ce qui pose d'importants problèmes de ravitaillement à la population, ceci surtout mais pas exclusivement dans les zones où les combats ont été les plus violents, dans le sud du pays, où le Hezbollah est présent et envoie des missiles sur les villes israéliennes.

Près d'un million de personnes, soit un quart de la population du Liban, ont été déplacées par le conflit. La distribution de biens de premiers secours et de médicaments fonctionne au ralenti et les projets d'hébergement des déplacés restent difficiles à mettre en place. L'exode a été massif au sud. Selon le CICR, près des trois quarts de la population du district de Tyr sont partis. Il ne reste environ que 100 000 civils qui n'ont pas les moyens de quitter leurs terres.

La situation de nombreux blessés dans les hôpitaux libanais est désespérée car ceux-ci manquent de tout pour assurer les soins aux patients. D'après le ministre de la santé du Liban, Mohammed Khalifeh, ainsi que l'OMS, les hôpitaux risquent de devoir fermer par manque d'essence pour alimenter les groupes électrogènes qui assurent leur alimentation en électricité,.

Un officier de l'armée israélienne déclare que le Liban a été bombardé avec 1 800 bombes à sous-munitions contenant plus d'un million de sous-munitions. Des bombes au phosphore (armes conventionnelles prohibées dans certains usages par le protocole III, non signé par Israël, additionnel à la Convention sur certaines armes classiques de l'ONU (1983)) ont également été utilisées durant les dix derniers jours des hostilités. Pour cet officier « ce qu'on a fait est insensé et monstrueux, on a couvert des villes entières avec des bombes à sous-munitions ». Cet usage des armes à sous-munition est également dénoncé par un vice-secrétaire général de l'ONU. À noter qu'aucune convention n'interdit l'usage des bombes à sous-munitions.

En tout, L'armée israélienne a tiré cet été au Liban des milliers de bombes à sous-munitions, contrairement à un ordre donné par le chef d'état-major, le général Dan Haloutz, affirment les médias israéliens.

Le bilan pourrait donc augmenter après l'"arrêt des hostilités" à cause de l'existence d'environ 285 sites de bombes à fragmentation dans tout le Sud-Liban et le Centre de coordination de l'action contre les mines de l'ONU continue ses recherches. Le Centre rappelle que l'usage des bombes à fragmentation en cas de guerre n'est pas illégal, mais que les conventions de Genève proscrivent leur utilisation sur des zones civiles. D'après l'ONU et des organisations de défense des droits de l'homme, 13 personnes, dont trois enfants, ont été tués depuis le 14 août, tandis que 46 autres ont été blessées.

Liban : Les pertes économiques sont évaluées par le gouvernement libanais à 6 milliards de dollars au 13 août 2006 et une dévaluation de la monnaie libanaise est probable. Les ponts, aéroports, ports, routes, transports en commun, usines électriques, stations services, postes d'essence, dépôts de nourriture, etc. sont détruits méthodiquement, bloquant le pays tout entier alors qu'il vient de passer par une phase de reconstruction de plus de 10 ans. Le Liban a aussi perdu sa saison touristique, alors qu'il attendait 2 millions de touristes pour cet été, ceux qui étaient déjà sur place ont été rapatriés pendant les premiers jours du conflit.

Le 10 août, le bilan matériel comprend la destruction d'approximativement 7 000 logements, 900 usines, commerces, fermes et marchés, et exactement 630 kilomètres de routes et 29 infrastructures vitales (aéroport de Beyrouth, ports, réservoirs d'eau, stations d'épuration, centrales électriques) ; ainsi qu'un nombre indéterminé de relais de télévision, radio et téléphonie, de sites religieux, de bases militaires et autres équipements.

Selon le journal israélien Yediot Aharonot, le conflit va coûter 4,4 milliards d'euros.

Cette somme représente 10 % du budget de l'État, et environ la moitié du budget de la défense israélienne. Dans ce chiffre sont comptabilisés, entre autres, le coût des opérations militaires menées par Tsahal (environ 1,8 milliard d'euros), ainsi que celui des dégâts causés par les 3 970 roquettes du Hezbollah tombées sur Israël (1 milliard d'euros) tandis que la Banque d'Israël évalue les pertes subies par l'activité industrielle et touristique à 1,2 milliard d'euros, soit plus de 1 % sur les prévisions du produit intérieur brut pour l'année 2006 dont 178,7 millions d'euros dans le secteur touristique pour les mois à venir.

Le ministre des finances israélien, Abraham Hirchson, a déclaré, mercredi 16 août, qu'allait être constitué un fonds gouvernemental d'aide aux petites entreprises d'Haïfa et du Nord de 134 millions d'euros, destinés à financer des prêts à taux préférentiels.

La production du char Merkava a été arrêtée, ses performances jugées inadaptées et non satisfaisantes pendant cette guerre.

Une catastrophe écologique s'ajoute à la catastrophe humanitaire au Liban. Une marée noire dans la mer fermée du Liban (la mer Méditerranée), suite aux bombardements le 14 juillet par l'aviation israélienne des réservoirs de pétrole de la centrale électrique de Jiyé, au sud de Beyrouth. De 10 000 à 15 000 tonnes de brut se sont déversées dans la mer, qui serait souillée sur une longueur de 140 km. Le ministre libanais de l'Environnement dit que c'est la première fois qu'une marée noire se produit dans une mer fermée. Les autorités estiment qu'il faudra des mois pour nettoyer les côtes, une fois que la situation le permettra. Le ministre de l'Environnement a signifié qu'en raison du blocus maritime israélien, il est actuellement impossible d'envoyer des équipes en mer pour contenir et récupérer le pétrole. La marée noire a même atteint les cotes syriennes, et certaines sources affirment que cette même marée pourrait atteindre les cotes turques et grecques en raison de la direction du vent. Un nuage toxique de plus de 30 Km de long se dégage de l'incendie du dépôt. Cela pourrait également ajouter des dégâts terrestres à la catastrophe écologique,.

Comme le Hezbollah agit à visage découvert au Liban et qu'il siège au gouvernement actuel, Israël tient le gouvernement libanais dans son ensemble comme responsable, aussi prend-il pour cibles des sites stratégiques à travers tout ce pays.

Selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères en Israël, Mark Regev, le Hezbollah tente actuellement de transférer les soldats israéliens faits prisonniers en Iran. Regev a gardé confidentielle la source de cette information. Mais un porte-parole des affaires étrangères iraniennes a réfuté cette accusation la qualifiant de « simple absurdité ».

Le 15 juillet, en réponse à la possibilité d'un ultimatum israélien, un officier des forces armées israéliennes a affirmé : « nous ne sommes pas des malfaiteurs qui tiraillent n'importe où. Il ne serait pas bon d'inciter la Syrie à entrer dans le conflit. ».

Le 18 juillet, Moshe Kaplinsky, chef d'état-major adjoint de Tsahal, interrogé par la radio israélienne, a estimé que les opérations engagées au Liban contre le Hezbollah devraient se poursuivre pendant quelques semaines encore, ajoutant qu'Israël avait besoin d'un peu de temps pour atteindre des « objectifs très clairs ». Il n'a pas voulu exclure l'hypothèse d'une offensive terrestre : « À ce stade nous n'estimons pas devoir déployer d'importantes forces terrestres au Liban, mais si nous y sommes contraints, nous le ferons. Nous ne l'excluons pas ».

Le 21 juillet, l'État déclare vouloir se redéployer au Liban Sud jusqu'au fleuve Litani.

Le 30 juillet, Ehud Olmert déclare après le « bombardement de Cana de 2006 » que l'armée israélienne se donne encore une dizaine de jours pour continuer ses opérations au Liban.

Le lundi soir 7 août, Ehud Olmert décide un couvre feu sur le Liban au sud du Litani.

Le 29 août, après avoir annoncé que l'opération visait à éradiquer le Hezbollah, Olmert dit que l'opération n'avait pas pour but de détruire le Hezbollah mais d'aider l'armée libanaise à se déployer dans le sud du Liban et d'appliquer la résolution 1559.

Le gouvernement libanais a annoncé être prêt à envoyer, dès un retrait israélien effectif, 15 000 soldats au Liban sud, une zone actuellement dominée par le Hezbollah. « Le gouvernement affirme qu'il est prêt à déployer 15 000 soldats au Liban sud dès le retrait des forces israéliennes et qu'il fera appel à la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban) pour faciliter ce déploiement », a déclaré le ministre libanais de l'Information Ghazi Aridi.

« Là où l'armée sera déployée, elle sera la seule force sur le terrain », a précisé Ghazi Aridi.

Le Hezbollah a réagi officiellement par son secrétaire général Hassan Nasrallah lors d'une vidéo dans laquelle il affirme son soutien à ce déploiement de l'armée libanaise.

Sur le plan diplomatique, Fouad Siniora a obtenu des pays arabes, en réunion extraordinaire à Beyrouth, un soutien indéfectible pour tenter d'imposer à New York des modifications au projet franco-américain de résolution visant à faire cesser les combats.

Une délégation de la Ligue arabe est ainsi partie à New York pour tenter d'amender le texte franco-américain, notamment sur la question d'un retrait des troupes israéliennes du Liban. Peu avant, Fouad Siniora avait éclaté en sanglots en implorant l'aide des pays arabes pour obtenir « un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel », ainsi qu'un retrait de l'armée israélienne et le déploiement des soldats libanais.

Il dit qu'une force multinationale pour désarmer le Hezbollah transformerait le conflit entre le Hezbollah et Israël en une nouvelle guerre entre les forces multinationales et le Hezbollah. Il ne veut pas d'un désarmement par la force, mais une solution pacifiste.

Il appuie le jugement de tous les responsables de la guerre pour que la vérité et les motifs historiques de la guerre soient élucidés.

Il juge inacceptable l'attitude de l'AFP qui a modifié ses paroles, déformation reprise par le Figaro.

Ce même 14 juillet, le dirigeant du Hezbollah Hassan Nasrallah a proclamé,suite à l'annonce par Israël du début d'une guerre ouverte contre le Liban, que son mouvement était aussi prêt à une guerre ouverte contre Israël.

Le Hezbollah a fait des réserves de missiles depuis de nombreuses années et est plus armé que l'armée libanaise. Il peut résister longtemps à l'attaque israélienne. Au bout d'une semaine de conflit, il y avait plus de morts dans l'armée israélienne (14) que dans le Hezbollah (9). Lors des batailles son seul armement « lourd » est le mortier.

Dans ce conflit le Hezbollah déclare défendre les Palestiniens des attaques israéliennes.

Le 27 juillet 2006, suite à la déclaration de soutien du n°2 d'Al-Qaida, Ayman al-Zawahiri, le Hezbollah a souligné qu'il n'a jamais entretenu et n'entretiendra jamais de liens avec Al-Qaïda étant donné que sur tous les plans, surtout religieux et idéologique, il se distingue de cette organisation. Le Hezbollah accuse par ailleurs Al-Qaïda de faire « le jeu de l'administration américaine » et ses actions de « porter préjudice à l'Islam ».

Hassan Nasrallah a déclaré le 28 août 2006 à la télévision libanaise sur Newtvsat qu'il n'aurait pas laissé se produire l'évènement considéré déclencheur (accrochage entre le Hezbollah et l'armée israélienne à la frontière aboutissant à la capture de deux soldats israéliens, ni repris ni echangés, et à la mort de huit autres enrôlés de Tsahal) s'il avait su que cela mènerait à une guerre comme celle qui vient de dévaster le Liban.

Mahmoud Ahmadinejad, président iranien, a promis à Israël une « rétorsion immédiate » de sa part en cas d'attaque contre la Syrie.

Toujours ce 14 juillet, le parti au pouvoir en Syrie, le Baath, a déclaré que la Syrie soutenait pleinement moralement le Hezbollah devant ces « agressions barbares israéliennes ».

Le premier ministre Ismaël Haniyeh (du Hamas), a déclaré que pour lui, les attaques du gouvernement israélien ont pour but de paralyser le travail du gouvernement palestinien.

Le Congrès américain vote oui pour un projet de loi soutenant l'attaque israélienne sur le Liban.

Le 23 juillet 2006, la secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, qui s'est rendue sur place, a appelé, pour la première fois depuis le début du conflit libanais, à un cessez-le-feu « urgent » et que l'OTAN était plus efficace que l'ONU pour imposer la neutralisation de la frontière.

Le 5 août 2006, Washington et Paris s'entendent au terme de plusieurs jours de négociations, le conseil de sécurité des Nations unies examine un projet de résolution franco-américain appelant à « une cessation complète des hostilités ». Le projet de résolution vise un cessez-le-feu permanent et une solution à long terme. La force de l'ONU se déploierait avec l'armée gouvernementale libanaise dans le sud du pays, permettant ainsi un retrait sécuritaire des troupes israéliennes.

La grande majorité des réactions internationales face à la crise israélo-libanaise condamne à la fois Israël et le Hezbollah, de nombreuses nations redoutant par ailleurs une extension du conflit avec l'implication de la Syrie et de l'Iran.

Pour un recueilli des réactions dans la presse francophone, visitez Réactions Francophones sur le site CDL.

L'organisation humanitaire Handicap International craint qu'Israël utilise des bombes à sous-munitions. Ces bombes ont à long terme les mêmes effets dévastateurs sur la population civile que les mines anti-personnel.

Amnesty International indique qu'Israël, selon des reportages dans les médias anglais, a reçu des bombes à guidées laser GBU-28 à l'uranium appauvri des États-Unis. Le même communiqué mentionne l'usage par Israël (constaté par Human Rights Watch) de bombes à fragmentation M483A1 de même que des bombes au phosphore blanc, bombes qu'Israël avait déjà utilisé pendant le siège de Beyrouth en 1982 et par l'armée américaine à Falluja. L'ONG rappelle que l'utilisation offensive du phosphore blanc est susceptible d'être qualifiée de « crime de guerre » en vertu du protocole III de la Convention sur certaines armes classiques, protocole qu'Israël n'a pas signé.

De son côté, Human Rights Watch dénonce des tirs de roquettes du Hezbollah délibérément faits pour tuer un maximum de civils. Certaines des roquettes lancées depuis le Liban sur la ville d'Haïfa contenaient des charges avec des centaines de billes métalliques. Ces billes n'auraient qu' « une utilité limitée contre des cibles militaires » tandis qu'elles infligent de « graves dommages » pour les victimes alentour ainsi que les bâtiments publics.

L'aide arrive au Liban, mais suite à la destruction des infrastructures par Tsahal, sa distribution est difficile.

La situation se complique par la présence de milliers de ressortissants étrangers qui parcourent le pays. Bien qu'au moins 15 000 touristes et citoyens libanais aient fui par la route vers la Syrie le 13 juillet, l'entrée et la sortie du pays ont été rendues plus difficiles par le bombardement des autoroutes et postes frontière, lors des raids israéliens sur cet axe de communication.

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Ariel Sharon

Ariel Sharon lors d'une conférence de presse

Ariel Sharon (en hébreu : אריאל שרון), né Ariel Scheinermann le 26 février 1928 à Kfar Malal en Palestine sous mandat britannique, est un général et homme politique israélien.

Cofondateur du parti de droite Likoud, il s'est illustré militairement au cours des guerres israélo-arabes de 1948-49, de Suez, des Six Jours et du Kippour.

À l'issue d'une longue carrière politique, il devient Premier ministre le 7 mars 2001, après le déclenchement de la seconde Intifada. Suite à la mort de nombreux civils, il met en œuvre le retrait israélien unilatéral de la bande de Gaza.

Reconduit après les élections législatives de 2003, il demande la dissolution de la Knesset en novembre 2005, et crée son propre parti, Kadima, en vue des élections anticipées de 2006. Mais en décembre 2005 et janvier 2006, il est hospitalisé à deux reprises au centre médical Hadassah de Jérusalem, victime d'attaques cérébrales. Plongé dans un coma artificiel, il est démis de ses fonctions de Premier ministre au bout de 100 jours.

Transféré le 28 mai 2006 au centre médical de longue durée Sheba au centre médical Chaim Sheba, Ariel Sharon est toujours hospitalisé en 2009, mais il n'est plus plongé dans un coma profond et réagit à certains stimuli.

Ses défenseurs louent son « pragmatisme » et sa stature de « grand homme d'État », tandis que les critiques qui lui sont destinées évoquent sa « logique de guerre » et les crimes qui lui sont attribués ».

Son père Shmouel Scheinerman est un technicien agronome originaire de Brest-Litovsk alors en Pologne. Sa mère Véra est un médecin originaire de Mohilev en Biélorussie.

Tous deux ont connu dans leur enfance les pogroms antijuifs de 1903-1905 dans la Russie tsariste. Ils émigrent en Palestine en 1920 et s'installent en 1922 dans le moshav (village agricole) de Kfar Malal où naît Ariel Sharon. Il a une sœur aînée, Yehoudit ou Judith.

Il entre dans le mouvement de jeunesse paramilitaire Gadna puis s'implique dans l'organisation d'autodéfense Haganah avant qu'elle ne se fonde dans Tsahal après la guerre d'indépendance d'Israël en 1948-49.

Lors de la guerre israélo-arabe de 1948, il est commandant de détachement dans la brigade Alexandroni dans la Haganah. Il est gravement blessé lors de la première bataille de Latroun contre la Légion arabe.

En 1949, il est promu commandant de compagnie et en 1951, officier dans les services secrets.

Après des études à l'université hébraïque de Jérusalem, on lui demande de reprendre du service actif en prenant le commandement de l’Unité 101, première unité des forces spéciales israéliennes.

Selon Uzi Benziman, Sharon prit une part importante dans la formation de cette unité. Selon lui, en 1952, Ariel Sharon aurait cherché à monter sa propre unité de commandos spécialisés dans les opérations de représailles mais sa hiérarchie s'y serait opposé. Il aurait alors monté une embuscade dans le no man's land sans en informer sa hiérarchie. Ainsi, selon Benziman, Sharon participa à cette époque à une opération au cours de laquelle deux femmes palestiniennes ont été abattues près d'un puits ce qui déclencha des tirs de mortier de l'armée jordanienne sur des villages israéliens. Sharon aurait réitéré ses souhaits, critiquant l'état-major, qui faisait preuve selon lui de trop de « retenue face aux Arabes ». David Ben Gourion lui demande finalement de prendre la tête d'une unité qui agira au-delà de la ligne d'armistice .

Le 14 octobre 1953, l’Unité 101 (ou Force 101) commandée par Ariel Sharon rase le village de Qibya (ou Kibia), situé en territoire jordanien , suite aux incursions palestiniennes en Israël et en particulier à un attentat qui fit trois victimes (une femme et ses deux enfants), à Yahoud dans la banlieue de Tel Aviv, les jours précédent le massacre. Durant cette opération baptisée Shoshana par Tsahal, soixante-neuf civils (ou soixante-dix selon les sources) sont tués dans le dynamitage de leurs maisons, principalement des femmes et des enfants. De nombreux pays condamneront ce massacre, dont les États-Unis qui demanderont que soient jugés les auteurs de ce crime. Ariel Sharon écrira dans son journal qu'il avait reçu des ordres lui demandant d'infliger de lourdes pertes aux habitants de Qibya : « Les ordres étaient tout à fait clairs : Qibya devait être un exemple pour chacun ». Sharon déclarera avoir cru les maisons vidées de leurs habitants, son unité ayant mené, d'après lui, les vérifications nécessaires avant d'actionner les détonateurs. Cette version israélienne a été immédiatement remise en cause par les États-Unis et l'ONU : le contre-amiral Vagn Bennike, observateur de l'ONU, arrivé sur les lieux le lendemain du massacre, a dénoncé le mode opératoire de l'Unité 101 lors de son intervention sur les habitations, consistant systématiquement à faire feu sur les maisons, empêchant ainsi les occupants d'en sortir, et les livrant de fait à une mort certaine. Le 24 novembre, le Conseil de sécurité des Nations unies adopte une résolution condamnant Israël, et les États-Unis suspendent temporairement leur aide économique envers l'État hébreu.

En 1956, durant la crise du canal de Suez, les Israéliens coopèrent à la tentative de prise de contrôle du canal de Suez par les corps expéditionnaires franco-britanniques suite à sa nationalisation par Nasser. Ariel Sharon commande la 202e brigade parachutiste et se distingue au sein de l'état-major par la promptitude avec laquelle les forces qu'il dirige entrent dans le Sinaï.

Sa brigade parachutiste du Nahal 50, lâchée au « Parker Memorial », arrive au col de Mitla tenue par une garnison constituée, principalement, de douaniers et de gardes-frontière, soudanais en majorité. La garnison est en fuite et le col n'est plus défendu. C'est là que se serait déroulé un « incident » au cours de ces opérations. Les troupes de parachutistes commandées par Rafaël Eytan (dépendant du commandement d'Ariel Sharon) sont accusées d'avoir exécuté plus de 200 prisonniers égyptiens et civils soudanais capturés et de les avoir jetés dans des fosses communes. Aucune preuve n'a jamais été apportée et la responsabilité d'Ariel Sharon n'a jamais été mise en cause.

En 1957, il part pour un an à l'École militaire de Camberley au Royaume-Uni. À son retour, il étudie le droit à l'université de Tel-Aviv.

En 1967, lors de la guerre des Six Jours, il commande une des divisions qui participent à la prise du Sinaï. Ariel Sharon y acquiert un grand prestige auprès de ses hommes et de l'opinion publique israélienne. Le commandement reconnaît en lui un grand stratège mais n'apprécie pas son indiscipline.

En 1971, Ariel Sharon prend en charge le commandement du front sud (Sinaï) et en particulier de la zone le long du canal de Suez (ligne Bar-Lev). Il sera également chargé de mettre un terme aux activités terroristes dans la bande de Gaza. Ses troupes tueront alors plus de 100 civils palestiniens et en emprisonneront des centaines d'autres.

En 1973, l'Égypte et la Syrie lancent une attaque surprise contre Israël le jour de la fête juive du Yom Kippour. Ariel Sharon est rappelé d'urgence sur le front sud dont il vient d'abandonner le commandement et y prend la tête d'une division de chars. Lors de la guerre de Kippour, il augmente encore son prestige auprès de l'opinion publique et confirme ses talents de tacticien, suite notamment à plusieurs manœuvres grâce auxquelles sa division franchit le canal de Suez et qui permettent à Tsahal d'encercler et d'isoler la IIIe armée égyptienne et donne la victoire aux Israéliens.

Plus tard, en 1977, le président égyptien Anouar el-Sadate, en visite à Jérusalem après avoir signé la paix avec Israël, promettait en plaisantant à « Arik » une fessée pour une prochaine visite éventuelle sans invitation.

Ariel Sharon est élu à la Knesset en 1973 sur la liste du Likoud, poste qu'il quitte en 1974 après avoir été appelé par le Premier ministre Yitzhak Rabin pour devenir conseiller spécial à la Sécurité.

En 1974, Sharon prend personnellement la tête d'un groupe de colons pour établir un avant-poste illégal près de Naplouse. Cette expérience a ensuite été renouvelée à plusieurs reprises.

Ministre de l'Agriculture de Menahem Begin en 1977, il permet l'expansion massive des implantations agraires juives en Cisjordanie et à Gaza.

Sous sa houlette, entre 1977 et 1981, plus de 25 000 Juifs s'installent dans les territoires occupés dans des opérations nommées Jumbo, Judée et Samarie ou Meteor.

Il est réélu député de 1977 jusqu'à aujourd'hui.

En 1982, il est ministre de la Défense. Il dirige les opérations d'évacuation du Sinaï, notamment de la ville de Yamit, que quelques centaines de colons israéliens irréductibles refusaient d'évacuer. Il envoie l'armée les emmener de force, et démolir leurs maisons (opération Colombe rouge). La diffusion par la télévision qui filme les opérations marque durablement l'opinion israélienne.

Suite aux attaques répétées des organisations palestiniennes le long de la frontière libanaise, l'armée israélienne envahit le Liban (alors en guerre civile) pour en chasser définitivement l'OLP. Lors des opérations, des phalangistes chrétiens libanais attaquent les camps de Sabra et Chatila alors que tsahal contrôle le périmètre extérieur et y assassinent, selon la Croix-Rouge internationale 452 civils. Plus de 500 000 Israéliens manifesteront contre ce massacre.

Le 8 février 1983, la commission d'enquête officielle dirigée par le président de la Cour suprême, le juge Yitzhak Kahan, publie son rapport. Ce dernier évoque la « responsabilité personnelle » de Sharon, pour « n'avoir pas ordonné que les mesures adéquates soient prises pour empêcher d'éventuels massacres ». Ariel Sharon est alors contraint de démissionner et est éclipsé de la vie politique pendant plusieurs années.

De 1990 à 1992, il est ministre de la Construction et de l'Aménagement ainsi que président du Comité ministériel sur l'Immigration et l'Absorption. Suite à la chute de l'Union soviétique et aux vagues d'immigration depuis la Russie, il initie et mène à bien un programme incluant la construction de 144 000 appartements pour absorber les immigrants à travers le pays.

De 1992 à 1996, pendant la période des accords d'Oslo, il est membre du Comité de Défense et des Affaires étrangères de la Knesset.

En 1996, Ariel Sharon est nommé ministre de l'Infrastructure nationale et est impliqué dans la stimulation d'entreprises conjointes avec la Jordanie, l'Égypte et les Palestiniens. Il est également président du Comité ministériel pour l'avancement des Bédouins.

En 1998, Ariel Sharon est nommé ministre des Affaires étrangères et dirige les négociations avec l'Autorité palestinienne.

En tant que ministre des Affaires étrangères, Sharon rencontre des leaders américains, européens, palestiniens et arabes pour faire avancer le processus de paix. Il collabore au Flagship Water Project fondé par la communauté internationale pour trouver une solution à long-terme à la crise de l'eau dans la région et servant de bases à des relations pacifiques entre Israël, la Jordanie et les Palestiniens.

Après l'élection au poste de Premier ministre de Ehud Barak en mai 1999, Ariel Sharon devient leader du Likoud suite à la démission de Benjamin Netanyahou, et ce jusqu'en 2005. Il est également membre du Comité de Défense et des Affaires étrangères à la Knesset.

Sa responsabilité dans le déclenchement de la seconde Intifada est discutée : cette dernière s'est déclenchée après sa visite sur l'esplanade des mosquées/mont du Temple à Jérusalem. Certains commentateurs israéliens et internationaux n'y voient que le prétexte au déclenchement d'une insurrection préparée par Yasser Arafat depuis l'échec des négociations de Camp David à l'été 2000 et après huit ans de négociations infructueuses et dans le contexte des attentats par les groupes extrémistes palestiniens. D'autres analystes excluent le caractère prémédité du soulèvement et pensent au contraire qu'Arafat n'a pris qu'en marche le train de l'Intifada. Le 7 octobre 2000, le Conseil de sécurité des Nations unies, en adoptant la Résolution 1322 (2000), déplore la provocation du chef du Likoud et les violences qui se sont ensuivies.

Le 13 novembre 2000, en préparation à la campagne électorale, il déclare dans une assemblée au New York Post : « Je suis pour une paix durable… Unis, je pense que nous pouvons gagner la bataille de la paix. Mais cela doit être une paix différence, une avec une reconnaissance totale des droits des Juifs dans leur seule et unique terre ; une paix avec la sécurité pour des générations et une paix avec Jérusalem unifiée en tant que capitale éternelle et indivisée du peuple juif dans l’État d’Israël pour toujours. » Il précise à plusieurs reprises la nature de son engagement politique, déclarant en avril 2001 au quotidien Haaretz : « la guerre d'indépendance d'Israël n'est pas terminée Toute ma vie s'est passée dans ce conflit Combattre a été et restera la charge de ma génération (...) Telle sera la charge des générations à venir ».

En 2001, Ariel Sharon est élu au poste de Premier ministre de l'État d'Israël sur un programme portant principalement sur la sécurité contre le terrorisme palestinien. Il est réélu en mars 2003, suite à des élections anticipées.

Il stoppe toute négociation avec Yasser Arafat qu'il considère responsable de la situation et lance une campagne de répression très dure contre les activistes palestiniens. Il entame également la construction d'une barrière de séparation à l'intérieur de la Cisjordanie et autour de Jérusalem. Fin 2003, on estime que l'activité terroriste a chuté de 90 %, sans que cette baisse puisse être reliée avec certitude à la construction du mur, qui est loin d'être achevé.

En 2004, peu après le décès de Yasser Arafat, il entame des pourparlers de paix avec le nouveau leader de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

Parallèlement, Sharon annonce sa détermination à effectuer un retrait unilatéral des colonies israéliennes de la bande de Gaza.

Le 25 octobre 2004, il tient un discours à la Knesset où il déclare : « En tant que quelqu’un qui a combattu dans toutes les guerres d’Israël et appris de ses expériences personnelles que sans la force appropriée, nous n’avons pas une chance de survivre dans cette région qui ne montre aucune pitié envers les faibles, j’ai aussi appris par expérience que l’épée seule ne peut résoudre cette dispute amère pour cette terre.» . Le désengagement se déroulera du 15 août au 11 septembre 2005.

Après l'opposition d'une partie des membres du Likoud à ce retrait, Sharon doit composer une alliance avec le parti travailliste de Shimon Peres. L'élection d'Amir Peretz à la place de Shimon Peres en novembre 2005 menace la coalition. Ariel Sharon demande au président Moshe Katsav de dissoudre le parlement puis il démissionne du Likoud le 21 novembre 2005. Il crée alors son propre parti En Avant (Kadima en hébreu) de sensibilité centre-droite, que Shimon Peres rallie, en vue des élections générales anticipées prévues en mars 2006. Il évoque à l'occasion que ce parti a pour but de suivre la « feuille de route » et qu'il ne remet pas en cause l'évacuation déjà réalisée des colonies de la bande de Gaza (évoquant même l'éventualité d'évacuations de colonies de Cisjordanie).

Le 14 avril 2006 à minuit, après constatation trois jours plus tôt de son inaptitude à gouverner en raison de son coma, il perd officiellement son poste de Premier ministre conformément à la loi israélienne qui impose une période d'intérim de 100 jours. Le poste reste vacant le temps qu'Ehud Olmert forme un gouvernement et soit investi à son tour le même jour.

En décembre 2005 et janvier 2006, Sharon subit deux attaques cérébrales, la première mineure, l'autre beaucoup plus grave. Durant son transfert en urgence à l'hôpital de Hadassa-Ein Kerem, il fit un arrêt cardiaque. Il ne doit sa survie qu'à l'efficacité de trois secouristes du Magen David Adom : Naty Klein, William Simon et le Dr Deborah Mairan.

Le 18 décembre 2005 au soir, à trois mois des élections annoncées, Ariel Sharon est hospitalisé d'urgence à l'hôpital Hadassah Ein Karem de Jérusalem après avoir été victime d'une attaque cérébrale. Le chef du gouvernement est pris d'un malaise peu après avoir quitté la présidence du Conseil à Jérusalem, sur la route reliant Jérusalem à Tel Aviv, alors que sa voiture roule vers son ranch dans le Néguev. Il est aussitôt admis en service de traumatologie où il subit dans la nuit des examens médicaux. Le 20 décembre, soit deux jours après son accident cérébral, Ariel Sharon quitte l'hôpital en fin de matinée. Selon le directeur de l'hôpital, les médecins ont retiré un caillot de sang qui gênait la circulation sanguine du Premier ministre et il n'aurait pas de séquelles. Toutefois, une intervention cardiaque est prévue dans les semaines suivantes.

Israel Maimon, le chef de cabinet d'Ariel Sharon annonce rapidement que ses pouvoirs sont transférés au vice-Premier ministre Ehud Olmert. L'opinion publique israélienne suit l'évolution de l'état de santé de Sharon heure par heure, alors que son hospitalisation se prolonge. L'unique communiqué de l'hôpital précise régulièrement depuis sa sortie du coma qu'il est dans un état « grave mais stable ».

Ariel Sharon a subi le 1er février une gastrostomie, opération consistant à insérer un tube directement dans l'estomac du patient pour permettre son alimentation et faisant craindre une situation de longue durée.

Le 11 février, l'hôpital Hadassah rapporte que l'état de santé du Premier ministre israélien s'est « gravement détérioré ». Après avoir procédé à un examen de son estomac, les médecins ont constaté une forte dégradation de son appareil digestif. Il a alors été décidé de l'opérer immédiatement. Cette septième opération s'est déroulée correctement. Après près de cinq mois de coma, il est transféré le 28 mai 2006 au centre médical de longue durée Sheba de l'hôpital Tel Hashomer.

Ce long coma est toujours en cours en 2009.

Malgré le retrait forcé de la vie politique d'Ariel Sharon, son successeur à la tête de Kadima, Ehud Olmert, a cependant remporté les élections législatives du 28 mars 2006 (de manière moins marquée que prévue).

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Benyamin Netanyahou

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Benyamin Netanyahou (en hébreu : בנימין נתניהו), surnommé Bibi, né le 21 octobre 1949 à Tel Aviv, est un homme politique israélien.

Membre du Likoud, il est Premier ministre de 1996 à 1999, date de sa défaite face à Ehud Barak.

Le 20 février 2009, bien que le Likoud ne soit pas arrivé en tête des élections législatives, le président Shimon Peres le charge de former un nouveau gouvernement, Tzipi Livni, leader de Kadima, ayant annoncé son intention de rester dans l'opposition. Le deuxième gouvernement Netanyahou est investi le 31 mars 2009, par une majorité de 69 voix contre 45 et accorde une place non négligeable aux nationalistes, aux ultra-orthodoxes et aux travaillistes. Benyamin Netanyahou succède officiellement à Ehud Olmert au poste de Premier ministre le lendemain.

Petit-fils d'un rabbin émigré de Lituanie en Palestine en 1920, Benyamin Netanyahou est né à Tel Aviv le 21 octobre 1949 dans une famille militante du « révisionnisme sioniste ». Son père, Bension Netanyahou fut notamment le secrétaire de Zeev Vladimir Jabotinsky, le père spirituel de la droite israélienne au sein duquel naquit plus tard le Likoud. Au début des années 1960, la famille Netanyahou quitte Jérusalem pour s'installer aux États-Unis où le futur Premier ministre suit des cours d'architecture et en administration des affaires au sein du Massachusetts Institute of Technology (MIT).

En 1967, il rentre en Israël où il effectue son service militaire dans les rangs de Tsahal. Son incorporation au sein d'un corps d'élite de l'armée lui permit de participer à des opérations sensibles, à l'instar du raid de libération d'un avion de la Sabena détourné en 1972 sur l'aéroport de Lod. Une action militaire à laquelle participa également Ehud Barak.

De retour aux États-Unis, il est employé au sein du Boston Consulting Group, un cabinet de conseil en stratégie, jusqu'en 1978, avant de retourner en Israël au sein des industries RIM à Jérusalem. La fin des années 1970 est ponctuée d'un évènement dramatique qui va marquer le développement et le renforcement de son action politique, le raid d'Entebbe durant laquelle son frère Yonathan meurt au combat lors de la délivrance d'otages occidentaux. Partisan de la paix par la sécurité, il se montre résolument hostile à la création d'un État palestinien au profit d'un contrôle permanent sur la Cisjordanie et les colonies en territoires occupés. Cette position subira de nombreuses pressions internationales lors de son accession au poste de Premier ministre de l'État d'Israël.

Issu d'une famille militante de droite et lui même impliqué dans des actions ponctuelles de soutien au Likoud, Benyamin Netanyahou commence véritablement sa carrière politique en chapeautant l'édification du Yonathan Institute for the Study of Terrorism. Une plateforme de réflexion portant le nom de son frère, héros du raid d'Entebbe, et qui a pour but de sensibiliser l'opinion publique sur les questions de sécurité qui touchent l'État d'Israël. Très proche des élus de droite, il est nommé comme collaborateur au sein de l'Ambassade israélienne à Washington (1982-1984) sous les ordres du chef de poste Moshe Arens. En 1984, il fait l'objet d'une promotion en assumant le rôle d'Ambassadeur de l'État hébreu auprès des Nations unies à New York. Deux positions successives où il se fit rapidement connaître sur la scène nationale et internationale, comme un avocat convaincant des positions israéliennes dans le conflit du Proche-Orient.

D'une carrière météorique au sein de l'administration diplomatique, suivit une entrée en politique avec son élection comme député à la Knesset en 1988. Étoile montante du Likoud, il grimpa successivement les échelles en devenant tour à tour ministre adjoint des Affaires étrangères (1988-1990), puis conseiller spécial lors des négociations relatives à la Conférence de Madrid pour la paix. Sa montée dans l'État-major du Likoud est telle qu'il en devient le fer de lance avant de battre le travailliste Shimon Peres lors des élections de 1996.

En 1996, il est élu Premier ministre et devient ainsi le plus jeune chef de gouvernement de l'histoire du pays, ainsi que le premier à être né après la proclamation de l'indépendance. Suite à la défaite des Travaillistes, l'arrivée d'un membre du Likoud aux affaires a eu pour résultat une différence de politique dans la gestion de la crise au Proche-Orient et du processus de paix entamé avec les Palestiniens. D'emblée, le nouveau Premier ministre a adopté un crédo basé sur la sécurité en échange de la paix.

Opposé à l'origine aux accords d'Oslo, il les considérera pour autant comme "un fait accompli" dès le début de son mandat, à l'exception de la négociation du statut de Jérusalem qui était pourtant prévue dans les engagements pris. D'obédience maximaliste sur le plan territorial, il a eu pour objectif de maintenir un contrôle sur la "Judée-Samarie" (Cisjordanie), en favorisant la construction de nouvelles implantations israéliennes sur cette portion de territoire. Opposé à la création d'un État palestinien, il était favorable à un statut d'autonomie étendu, tel que déjà prévu dans les Accords d'Oslo. Ces différentes positions ont marqué un tournant majeur par rapport à la politique menée jadis par les travaillistes, et ont fait l'objet d'une dégradation des relations avec l'Autorité palestinienne qui l'accusait de geler le dialogue pour la paix.

Sur le plan international, son mandat a été aussi celui de la gestion de la crise au Sud-Liban, entre le maintien d'unités de Tsahal appuyées par les milices de l'Armée du Liban-Sud (ALS) et les demandes pressantes au sein de l'opinion publique, afin de procéder à un retrait militaire. Ce dernier n'a eu lieu que lors du mandat de Ehud Barak, son successeur à la primature.

Au niveau des relations avec la Maison blanche et l'Union européenne, les positions de Benyamin Netanyahou à l'égard de l'Autorité palestinienne, ont souvent été critiquées. Dès 1996, la communauté internationale s'émeut de ce que les blocages récurrents des territoires palestiniens et la ponctualité du dialogue avec ses représentants, ne minent le processus de paix et les avancées acquises à ce sujet. Jusqu'en 1999 et au retour au pouvoir des travaillistes sous la houlette de Ehud Barak, ces relations seront relativement conflictuelles.

Battu aux élections du mois de mai 1999, Benyamin Netanyahou démissionne de son mandat de président du Likoud.

En 2002, il revient dans le cabinet de la primature en remplacement de Shimon Peres, au poste de ministre des Affaires étrangères. Il occupe ensuite le portefeuille des Finances qu'il conservera jusqu'en 2005 dans le 2e gouvernement d'Ariel Sharon.

Après un passage au sein du cabinet d'Ariel Sharon et suite à l'annonce du Plan de désengagement de la Bande de Gaza, il démissionne de ses fonctions ministérielles et tente de provoquer l'abandon de ce projet en mobilisant une partie du Likoud, en vain. À l'annonce d'élections anticipées pour 2006 et de la création de Kadima par Ariel Sharon, Benyamin Netanyahou redevient l'homme fort du Likoud.

Le 19 décembre 2005, il est élu leader du Likoud avec 43,1 % des voix, contre 37,4 % pour Silvan Shalom.

Le 29 décembre 2005, il ordonne aux quatre ministres Likoud du gouvernement de surseoir à leur démission prévue dimanche 8 janvier 2006 en raison de la situation créée par la dégradation de l'état de santé d'Ariel Sharon. Une requête accueillie favorablement par le ministre Israël Katz qui a annoncé que les membres du Likoud resteraient au gouvernement aussi longtemps que nécessaire.

Le 14 août 2007, il est réélu a la tête du Likoud avec 73 % des voix contre 22 % pour le candidat de la droite religieuse, Moshe Feiglin.

Il mène la campagne du Likoud lors des élections législatives de 2009. En obtenant 27 sièges sur les 120 de la Knesset, il est cependant devancé d'un seul siège par Kadima. Néanmoins, le président Shimon Peres le charge de former un nouveau gouvernement, Tzipi Livni ayant annoncé son intention de rester dans l'opposition. S'il forme un gouvernement ancré à droite dans lequel sont annoncés les nationalistes d'Israel Beytenou d'Avigdor Lieberman (15 sièges), le parti ultra-orthodoxe Shas (11 sièges) et La maison juive (3 sièges), il parvient également à convaincre les travaillistes d'Ehud Barak (13 sièges) de rejoindre sa coalition.

Le 1er avril 2009, lendemain de l'investiture de son gouvernement par la Knesset et jour de sa prise de fonction en temps que Premier ministre, un sondage démontre que 54 % des Israéliens s'affirment mécontents de ce gouvernement contre seulement 30 % qui pensent le contraire.

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Source : Wikipedia