Education

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Posté par talos 16/03/2009 @ 20:18

Tags : education, société

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Éducation dans l'Antiquité

L'éducation est née en Grèce du besoin de préparer les futurs cadres qui devaient diriger la cité dans un système oligarchique. Elle allait dans l'empire romain se démocratiser à tel point que l'abondance des graffitis de Pompéi laisse à penser que toutes les couches de la société savaient lire.

Selon Maurice Tardif, les Grecs furent ainsi les premiers à affronter le problème de l'éducation : comment préparer la jeunesse à l'avenir sans s'appuyer sur la seule tradition ? Les conquêtes d'Alexandre le Grand, puis la réduction en province romaine de la Grèce, permirent de répandre l'esprit grec, son rationalisme et son humanisme, mais aussi son goût pour l'art de la persuasion. Henri-Irénée Marrou note cependant que la pensée antique s'était peu préoccupée de l'enfant, entièrement vouée qu'elle était à l'éducation de l'homme fait. Ainsi, les manuels scolaires changèrent extrêmement peu entre le IIIe siècle av. J.-C. et le IVe siècle.

On dispose de plusieurs ouvrages pouvant servir à l'éducation, par exemple celui de Lucius Ampelius et le Columelle en agriculture.

En Grèce, l'éducation des jeunes enfants relève des femmes et des pédagogues, généralement des esclaves. À partir de la seconde moitié du Ve siècle av. J.-C., les jeunes gens des bonnes familles, avides de pouvoir, bénéficient des leçons que vendent fort cher les Sophistes. Leur enseignement repose sur une conception aristocratique de l'excellence individuelle. Volontiers relativistes, ils remettent en cause le caractère absolu des lois et de la religion de la Cité. Les écoles de philosophie, médecine et autres sciences créées à Alexandrie ou à Cos (Aesculapius) rayonnent dans tout le bassin méditerranéen. Nombreux sont les Athéniens à savoir lire, comme l'indique le grand nombre de stèles gravées sur l'Agora : la maîtrise de la lecture est indispensable pour que puissent fonctionner certaines procédures démocratiques.

Le maître d'écriture, pour les enfants qui ne savent pas encore écrire, trace d'abord les lettres avec son stylet et leur remet ensuite la page où ils devront suivre docilement l'esquisse des lettres. Celui qui s'en écarte est frappé d'une sanction.

La culture hellénistique a, avec l'implantation des colonies de la Grande Grèce une influence certaine sur l'Italie antique. Cette influence s'est fortement accrue après la conquête de l'Italie par les Romains. Cette conquête se traduit presque immédiatement par une imprégnation grecque de la culture romaine et par la formation des élites auprès de pédagogues, souvent esclaves, d'origine grecque. Après la conquête de la Grèce, ce phénomène s'accentue, avec l'afflux de grands pédagogues qui étaient souvent d'origine noble.

Les enfants de familles romaines riches ont deux moyens d’être instruits, moyens choisis par leur père. Ils peuvent être élevés à la maison, par un précepteur (praeceptor). Mais en principe ils vont à l’école (ludus) et sont instruits par le maître (magister). Le pédagogue (paedagogus) est un esclave chargé d’accompagner l’enfant à l’école, qui se situe sous un des portiques du forum.

Les écoles romaines sont mixtes, mais cependant les filles ne poussent pas leurs études aussi loin que les garçons, elles arrêtent souvent leurs études après le ludi magister, pour apprendre les tâches ménagères avec leur mère. De 7 à 11 ans, l’élève est instruit par le magister ludi, qui lui apprend les lettres, les syllabes, les mots et les bases du calcul. Dès 11 ans, et jusqu’à 15 ans, l’élève se rend chez le grammaticus. Il apprend à expliquer un texte, à découper des mots, des phrases, des vers. Il fait des rédactions, et l’apprentissage du calcul est poussé. Les professeurs sont assez mal payés par les pères des élèves. Ils sont assez autoritaires avec les élèves. Ceux-ci sont battus au moyen d’une baguette de bois, la férule, ou même avec des lanières de cuir. L’enseignement est basé sur le par cœur et l’imitation et le rythme est relativement lent.

Peu d’élèves poursuivent leurs études au-delà du second degré, beaucoup s’arrêtent même à la fin de l’école primaire. Seuls les privilégiés se rendent chez le rhéteur, où ils y apprennent l’art de la rhétorique. Les plus riches poussent leurs études dans les prestigieuses écoles grecques, où certains reçoivent avec une certaine immigration du fait de leur rang ou leur richesse, les félicitations des maîtres. Jamais les écoles romaines retiendront alliance des écoles grecques. Beaucoup de grecs durant cette période, notamment en médecine, deviennent très célèbres pour leurs connaissances et leurs savoir-faire. Ils savent aussi dessiner sur des carnets de feuilles mortes.

Le Christianisme, devenu religion officielle de l'Empire romain en 392, n'abolit pas l'école païenne. Religion savante, elle avait besoin des écoles grecques et romaines pour la formation de base, explique Henri-Irénée Marrou. L'effondrement de l'empire d'occident obligea l'Église à prendre en main cette formation, réservée d'abord aux futurs clercs. Ainsi apparut une école nouvelle, qui associait l'instruction littéraire et l'éducation religieuse. Selon le sociologue Durkheim, ce fut là la véritable naissance de l'école, c'est-à-dire d'un milieu moral organisé, voué autant à façonner les idées et les sentiments de l'élève qu'à la transmission des connaissances.

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Éducation en Éthiopie

École primaire internationale de Sandford à Addis Abeba

L'Éducation en Éthiopie a été dominée par l'église éthiopienne orthodoxe pendant de nombreux siècles jusqu'à ce que l'éducation laïque soit adoptée au début des années 1900. Les élites, composées essentiellement des Chrétiens et de la population Amhara, avaient le plus de privilèges jusqu'en 1974, date à partir de laquelle le gouvernement a cherché à atteindre les zones rurales. Le système éducatif actuel suit une évolution très semblable à celui mise en place dans les secteurs ruraux durant les années 1980 marqué par une forte régionalisation qui se caractérisait notamment par le fait que les cours se faisaient dans la langue régionale.

En Éthiopie, la scolarité d'un élève se compose en principe de six ans d'école primaire, quatre ans d'école secondaire et deux ans de haute école secondaire.

L'éducation traditionnelle dispensée par l'église commençait par l'apprentissage de l'alphabet, et plus précisément des syllabes. Puis les étudiants devaient mémoriser les premier chapitres du Première épître de Jean en langue guèze. L'apprentissage de l'écriture débutait vraisemblablement au même moment, complété, à une époque plus récente, par de l'arithmétique. Venait ensuite l'étude des Actes des Apôtres ainsi que l'apprentissage de certaine prières. L'étape suivante consistait à étudier les psaumes de David et était considéré comme une étape importante dans l'éducation des enfants, célébrée par les parents à l'occasion d'une fête à laquelle était invité le professeur, le confesseur, la famille et les voisins. Un garçon qui parvenait à ce niveau était en principe capable d'écrire.

Le niveau d'éducation le plus élevé dispensé par l'église éthiopienne comprenait l'étude de la musique religieuse, la poésie, la théologie, l'histoire, la philosophie mais aussi l'aquaquam, une danse religieuse.

Jusqu'au début des années 1900, l'éducation traditionnelle était confinée à un système d'instruction religieuse organisé et dispensé par l'église éthiopienne orthodoxe. Les écoles religieuses préparaient les hommes pour intégrer le clergé ou d'autres fonctions religieuses. Dans ce système, les écoles assuraient également l'enseignement religieux des enfants de la noblesse et de quelques rares enfants de fermiers ou fonctionnaires faisant partie de l'élite. Les écoles religieuses étaient peu nombreuses et implantée principalement dans les régions Amhara et Tigré. Peu d'enfants intégraient ce système éducatif de telle sorte qu'au début du XXe siècle l'Éthiopie était en retard par rapport à d'autres pays africains.

Vers la fin du XIXe siècle, l'empereur Ménélik II autorise l'installation d'écoles de missionnaires européens. Au même moment, des écoles islamiques éduquent une petite partie de la population musulmane. Au début du XXe siècle, le système éducatif ne répond plus aux besoins des personnes se destinant aux fonctions dirigeantes, à la diplomatie, au commerce et à l'industrie, ce qui a conduit à la mise en place d'une éducation laïque sous le contrôle du gouvernement. La première école publique ayant adoptée une éducation à l'occidentale est l'école impériale Ménélik II, ouverte en 1908. En 1924, l'école n'a toutefois accueillie depuis son ouverture qu'environ 3.000 élèves et, en 1935, l'école ne compte pas plus de 150 élèves. Cette même année, Ménélik II ouvre une école primaire à Harar.

En 1925 le gouvernement adopte un plan pour développer l'éducation laïque mais, dix ans plus tard, seul 8.000 élèves sont scolarisé dans l'une des vingt écoles publiques. Très peu d'étudiant poursuivent leurs études à l'étranger grâce à des bourses d'études Durant la seconde guerre italo-éthiopienne de 1936 à 1941, les écoles sont fermées. Lorsque les italiens sont chassés du pays, l'Éthiopie commence alors à reconstruire le système éducatif mais doit faire face à un manque d'enseignants, de livres et d'infrastructures. Le gouvernement recrute des enseignants étrangers pour les écoles primaires et secondaires. En 1952, ce sont plus de 60.000 élèves qui étudient dans 400 écoles primaires, 9 écoles secondaires et trois institutions offrant des cours de niveau universitaire. Par la suite, si des réformes ont été engagées sur le contenu pédagogiques des cours, la structure même du système scolaire éthiopien est resté inchangé par rapport à celui mis en place dans les années 1950.

En mai 1961, l'Éthiopie a accueillie la Conférence des états africains sur le développement de l'éducation sous l'égide des Nations-Unies. Parmi d'autre sujets, la conférence met en évidence les déficiences du système éducatif éthiopien qui se classe parmi les plus mauvais d'Afrique, notamment concernant l'enseignement primaire et secondaire. Il y avait une pénurie d'écoles et d'enseignants, un taux élevé d'abandon scolaire et à faible taux de fréquentation, surtout chez les femmes, les non-chrétiens et les enfants des campagnes. Embarrassé par ces résultats, le Ministre de l'éducation a mis en œuvre une nouvelle politique de l'éducation qui est restée effective jusqu'en 1974. Cette politique a donné la priorité à la création d'écoles d'enseignement technique ainsi qu'à l'extension de l'enseignement universitaire. Toutefois, l'amharique est devenue la langue officielle dans les écoles primaires ce qui handicapait les élèves pratiquant une autre langue.

Dans les années 1960, il existait deux établissements d'enseignement supérieur : l'Université Haile Sélassié Ier à Addis Abeba créée en 1961, et l'Université d'Asmara (dans l'actuelle capitale de l'Érythrée) fondée par un ordre religieux catholique italien. Le gouvernement a développé le système des écoles publiques de telle sorte que, en 1971, le pays comptait 1.300 écoles primaires et secondaires, et 13.000 enseignants. Toutefois, le système souffrait d'un manque de personnel qualifié et de fonds, ainsi que d'infrastructures surpeuplées. Souvent financé par des aides étrangères, la construction d'école avançait généralement plus vite que la formation et la certification des professeurs. En outre, la plupart des écoles étaient dans les grandes villes alors que les écoles des villes plus petites étaient surpeuplées, en sous-effectif et dispensaient un enseignement de moindre qualité.

Les insuffisances de l'enseignement public avant le milieu des années 1970 s'explique en partie par le système de financement des écoles qui reposait sur une taxe gouvernementale spéciale sur les terres agricoles, redistribuée sous le contrôle de conseillers locaux. Les inégalités du système ont favorisé le développement de l'enseignement primaire dans des régions les plus riches plutôt que dans les plus pauvres. En outre, les citadins, qui n'avaient pas à payer la taxe envoyaient leurs enfants dans les écoles à la charge des propriétaires fonciers ruraux et des paysans pauvres qui, eux, réglaient cet impôt. Le gouvernement a tenté de rectifier ce déséquilibre en 1970 en créant un nouvel impôt pour les citadins propriétaires terriens et une taxe de 2% sur les revenus des résidents urbains. Cependant, les fonds récoltés ne furent jamais employés pour l'éducation mais vinrent alimenter le budget général du pays.

Entre 1968 et 1974, les dépenses liées à l'éducation représentaient 1,4 à 3% du produit national brut (PNB) contre 2,5 à 6% pour les autres pays d'Afrique durant la même période. Sous la pression grandissante du mécontentement populaire et la montée de l'activisme étudiant dans les universités et les écoles secondaires, le gouvernement engage une réforme du système éducatif. Toutefois, en 1974, malgré les efforts engagés pour améliorer la situation, moins de 10% de la population est alphabétisée. Une campagne d'alphabétisation débute en 1975 dont les résultats sont restés illusoires.

Un Conseil supérieur de l'enseignement supérieur examine et adapte les programmes et budgets de chaque institution. Les universités ont également un Conseil de département et des commissions scolaires. Chacun de ces organes administratifs est assisté de comités. Les commissions scolaires délibèrent sur des propositions relatives aux programmes, aux cours, aux examens, aux promotions ainsi qu'au statut des étudiants. Les conseils de département préparent et soumettent des recommandations au commissions scolaires.

Après leur embauche, les enseignants sont évalués à la fin de chaque semestre (deux fois par an) par leurs élèves, collègues et par le chef de département. Les contrats de travail étant renouvelés tous les 2 ans, les enseignants qui n'ont pas eu la moyenne 2 semestres consécutifs n'obtiennent pas le renouvellement de son contrat.

Alors qu'auparavant tous les enseignants étaient payés de la même manière, le salaire des professeurs dépend désormais de leur classification dans un barème composé de six niveaux de salaires. Après deux ans de service, un enseignant passe au niveau supérieur. Un bon enseignant peut ainsi bénéficier d'augmentations de salaire. Toutefois, de nombreux professeurs se plaignent que leurs salaires sont encore trop faible.

À la fin des années 1990, l'Éthiopie formait environ 7000 enseignants chaque année. Dans l'éducation supérieur, il y a un peu plus de 2200 professeurs dont les deux tiers ont une maîtrise ou un doctorat, les autres ayant au moins le niveau baccalauréat. Il y a par ailleurs près de 6000 personnels administratifs dans l'enseignement supérieur qui passe 75% de son temps à enseigner et se consacre le reste du temps à des activités de recherche.

L'Institut des Études Éthiopiennes (IEE), la première unité de recherche dans le pays, a été créée en 1963. En 1999, il existait en Éthiopie six unités de recherche dans les établissements d'enseignement supérieur : l'IEE, le Centre de recherche agricole Debre Zeit (dans le département agriculture de l'université d'Alemaya), l'Observatoire géophysique de l'institut de recherches pour le développement, l'Institut de recherche en éducation et l'Institut de biopathologie. Les fonds pour la recherche viennent principalement du gouvernement et de donateurs.

L'enseignement supérieur est essentiellement financé par l'état, sous le contrôle du Ministre des finances. Environ 12% du budget de l'éducation est consacré à l'enseignement supérieur dont la moitié pour les seuls salaires. Les bourse d'études accordées aux étudiants éthiopiens à l'étranger ont augmenté ces dernières années, mais les bourses accordées aux étudiants étrangers venant en Éthiopie représentent le double.

Les femmes restent sous-représentées dans le système éducatif éthiopien puisqu'elles ne sont que 15%, la plupart étant inscrites en sciences sociales et très peu dans les secteurs de l'ingénierie, l'agriculture et la pharmacie.

Au cours des dernières années, de nouvelles universités privés sont apparues dont quatre sont officiellement reconnues par le ministère de l'éducation : le Unity University College à Addis Abeba, le Collège d'enseignement à distance Alfa et le Collège du peuple au peuple à Harar, et le Collège adventiste Awassa. Pour permettre au plus grand nombre d'accéder à l'éducation, une campagne de construction de nouvelles écoles a été lancé avec pour objectif de créer une nouvelle université par région, un lycée général, un lycée technique et un lycée médical.

Lorsque la régionalisation a été introduite en 1993, les éthiopiens ont acquis le droit d'étudier dans leur propre langue. Par ailleurs, le nombre de femmes allant à l'école a doublé entre 1996 et 2000. Si elles n'ont généralement pas le même statut que les garçons, des mesures comme la « discrimination positive » contribuent à rétablir un équilibre. En 2004, l'institut statistique de l'UNESCO ont montré que 44.6% des enseignants de primaire étaient des femmes et que 93,4% des filles étaient scolarisées dans l'enseignement primaire.

L'Éthiopie est confrontée à de nombreux obstacles historiques, culturels, sociaux et politiques qui ont limité les progrès de l'éducation pendant de nombreux siècles. Pour de nombreux éthiopiens le travail est plus important que l'éducation. Les enfants des zones rurales vont moins à l'école que les enfants des zones urbaines. Même si les choses s'améliorent progressivement, la plupart des familles rurales ne peuvent pas se permettre d'envoyer leurs enfants à l'école parce que les parents pensent que si leurs enfants sont scolarisés, ils ne peuvent pas contribuer aux tâches ménagères et au travail.

Les châtiments corporels sont également un sujet qui a affecté les progrès de l'éducation pendant des siècles. La société éthiopienne attend des enseignants et des parents qu'ils utilisent les châtiments corporels pour maintenir l'ordre et la discipline. En outre, depuis le milieu des années 1970, de nombreux enseignant ont quitté le pays, essentiellement pour des raisons économiques, espérant avoir des salaires plus élevés à l'étranger. Ainsi, en 2006, il y avait plus de médecins éthiopiens vivant à Chicago que dans l'ensemble du pays.

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Système d'éducation québécois

Le système d'éducation québécois est un système éducatif appliqué dans la province de Québec, au Canada. Il se distingue à plusieurs niveaux de ceux des autres provinces canadiennes. Il est géré par le Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) du Québec.

Ce système comporte 4 niveaux d'enseignement : l'enseignement primaire, secondaire, collégial et universitaire.

Il existe un réseau public et un réseau privé d'éducation dans cette province. Au total, le réseau public est fréquenté par 92 % des étudiants et le réseau privé, par 8 %. Peu importe le réseau, les barèmes de l'éducation québécoise relève du MELS. Cet article décrit le réseau public québécois et comporte une section décrivant le réseau d'éducation privé.

Durant l'année scolaire 2004-2005, 1 813 859 étudiants fréquentaient le système d'éducation québécois. De ce nombre, 34 % fréquentaient le niveau préscolaire-primaire, 41 % le niveau secondaire, 11 % le niveau collégial et 14 % le niveau universitaire.

La fréquentation scolaire est obligatoire de 6 ans jusqu'à 16 ans (âge normalement atteint par les élèves lors de leur quatrième ou cinquième année du secondaire) ou l'obtention d'un Diplôme d'études secondaires (DES).

Les deux premiers niveaux sont l'enseignement préscolaire-primaire et l'enseignement secondaire, composés respectivement de 7 et 5 années d'enseignement. Ces deux niveaux sont gérés par 72 commissions scolaires, dont 60 sont de statut linguistique français, 9 de statut linguistique anglais et 3 de statut particulier. Elles s'occupent des écoles préscolaires, primaires, secondaires, des centres d'éducation des adultes et des centres de formation professionnelle.

Le troisième niveau correspond à l'enseignement collégial. Il y a 119 établissements qui dispensent l'enseignement collégial dont 48 collèges d'enseignement général et professionnel (cégep) et 11 collèges gouvernementaux. Les programmes y sont d'une durée typique de 2 ou 3 ans.

Le quatrième niveau d'enseignement correspond au niveau universitaire. Le Québec possède 19 universités dont 16 de statut linguistique français et 3 de statut linguistique anglais. De ce nombre, 10 universités sont publiques et rattachées au réseau de l'Université du Québec.

L'éducation préscolaire comprend la pré-maternelle et la maternelle, qui sont souvent rattachées aux écoles de niveau primaire. Les enfants à la maternelle ont typiquement 5 ans et fréquentent l'école toute la journée. Les classes de pré-maternelle (4 ans) du réseau public ne sont présentes que dans les milieux défavorisés. Les élèves fréquentent ces classes soit le matin, soit l'après-midi. La pré-maternelle et la maternelle ne sont toutefois pas obligatoires dans le système actuel, bien que la majorité des enfants la fréquentent.

L'éducation primaire est composée de 6 niveaux nommés de première à sixième année. Le MELS impose aux élèves de sixième année un examen de passage du primaire au secondaire. Bien que l'examen de la sixième année soit très important, plusieurs écoles secondaires utilisent les résultats cumulés de toutes les années précédentes pour classer l'étudiant.

Les études secondaires sont divisées en cinq niveaux (secondaire 1 à 5) d'une durée d'un an chacun.

Les 1re et 2e secondaires font partie du premier cycle du secondaire alors que les 3e, 4e et 5e secondaires font partie du deuxième cycle du secondaire.

Ces années correspondent, dans le reste du Canada, aux années allant de la septième à la onzième année. Les élèves qui fréquentent le niveau secondaire ont typiquement de 12 à 17 ans. À la fin du secondaire, les élèves reçoivent un diplôme d'études secondaires (DES).

Les élèves souhaitant se rendre plus rapidement sur le marché du travail peuvent, dès l'âge de seize ans, ne pas terminer leurs études secondaires et faire des études professionnelles. Celles-ci, d'une durée d'environ deux ans, débouchent sur l'obtention du Diplôme d'études professionnelles (DEP), qui correspond à une formation spécifique à un métier. Cependant, le DEP permet l'accès à des études collégiales dans un domaine de profession connexe moyennant certains crédits du secondaire régulier du secteur des jeunes ou des adultes.

Pour les adultes (16 ans et plus) qui désirent retourner aux études et qui ne désirent pas se déplacer, il y a la Société de formation à distance des commissions scolaires du Québec qui offre la formation à distance depuis 1995. Cependant, ce sont les commissions scolaires du Québec qui prennent les inscriptions et s'occupent de tout ce qui concerne les apprentissages. Il y en a au moins une dans chaque région du Québec.

Depuis septembre 2005, un nouveau programme (nommé communément La réforme) est implanté graduellement au secondaire.

Les étudiants qui poursuivent des études postsecondaires dans le système public vont d'abord au cégep où ils feront un programme qui consiste en deux ou trois années d'études et qui débouche sur un Diplôme d'études collégiales (DEC). Les programmes sont divisés en deux grandes catégories : les programmes pré-universitaires et les programmes techniques.

Certains cours sont obligatoires dans ces deux types de parcours. Ainsi, des cours de littérature, de philosophie, d'anglais, et d'éducation physique sont suivis par l'ensemble des étudiants au collégial. Finalement, l'étudiant doit passer une Épreuve uniforme de français afin d'obtenir son DEC.

Les étudiants qui désirent poursuivre des études universitaires devront donc avoir complété, au minimum, 13 années d'études préuniversitaires : six années d'études primaires, cinq années d'études secondaires et deux années d'études collégiales, donc une de plus que dans les autres provinces canadiennes. Ainsi, les étudiants de l'extérieur du Québec doivent faire une année supplémentaire avant de débuter leurs études universitaires. Autrement, le déroulement des études universitaires ressemble généralement à ce qui est la norme ailleurs en Amérique du Nord.

Les études universitaires, qui sont subventionnées par le gouvernement du Québec, sont reconnues pour leur coût relativement peu élevé comparativement aux autres établissements d'Amérique du Nord. Elles sont cependant beaucoup plus coûteuses si l'on compare avec certains pays d'Europe, tels la France ou les pays scandinaves. Avec ses quatre universités, Montréal est la ville d'importance qui possède le plus haut pourcentage d'étudiants en Amérique du Nord.

Le gouvernement du Québec possède un réseau d'universités publiques : l'Université du Québec. Cette dernière possède des établissements dans plusieurs villes de la province.

Certaines universités offrent des programmes en régime coopératif. Ce type de régime consiste à insérer des stages rémunérés à l'intérieur du programme universitaire suivi, augmentant ainsi sa durée normale tout en permettant aux étudiants d'acquérir une expérience du marché du travail dans leur domaines respectifs.

Les études universitaires sont divisées en trois cycles distincts.

Il existe deux types d'études de premier cycle universitaire : le certificat et le baccalauréat.

Le certificat est d'une durée d'un an.

La plupart des programmes de baccalauréat durent trois ans. Les exceptions notables sont les études en médecine (beaucoup plus longues), en génie et en éducation (quatre ans au lieu de trois).

Les programmes de deuxième cycle universitaire sont d'une durée normale de deux ans et mènent à l'obtention d'un diplôme de maîtrise. Il s'agit d'une initiation à la recherche universitaire (à la recherche scientifique pour les étudiants en sciences) qui peut se conclure par la rédaction d'un mémoire de maîtrise. Dans plusieurs cas, les étudiants de deuxième cycle publient des articles dans des revues ou publications scientifiques.

Les programmes de troisième cycle universitaire sont d'une durée variable et mènent à l'obtention d'un doctorat. Les étudiants au troisième cycle universitaire, les doctorants, sont des chercheurs. Ils publient des articles et rédigent une thèse de doctorat.

Après des études doctorales, les chercheurs peuvent poursuivre leurs recherches en entamant un post-doctorat.

Cette restriction ne s'applique pas à l'enseignement post-secondaire.

Les frais de scolarité du système d'éducation québécois sont parmi les plus faibles en Amérique du Nord. En sus du matériel exigé (papeterie, cahiers d'exercices, manuels...), pour les citoyens du Québec, l'éducation primaire et secondaire est à peu près gratuite. L'éducation collégiale exige des frais de l'ordre de 200 à 300 dollars canadiens par année alors que, pour l'université, ceux-ci sont de l'ordre de 1 000 dollars par trimestre.

Afin de faciliter l'accès aux études post-secondaires, le gouvernement du Québec a créé un programme de prêts et bourses pour les étudiants québécois. Selon un calcul tenant compte, entre autres, du revenu annuel de l'étudiant et de ses parents, un certain montant d'argent pourra être prêté sans intérêt à l'étudiant. Ce dernier devra rembourser ce montant une fois qu'il ne sera plus considéré comme étudiant à temps plein. Dans certains cas, en plus du prêt, l'étudiant peut bénéficier d'une bourse qu'il n'a pas à rembourser.

En plus de ce système, il existe d'autres organismes permettant aux étudiants d'être financés pour leurs études. Parmi ceux-ci, notons les Fonds québécois de la recherche sur la nature et les technologies (FQRNT) et le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) qui financent certains étudiants performants en sciences.

Anciennement, il y avait des écoles catholiques et protestantes. Le droit de fréquenter l'école catholique était garanti par l'Acte de Québec de 1774, protégeant ainsi la totalité de la population de langue française catholique qui vivait dans un pays où la population anglaise était majoritairement protestante. La signature de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique de 1867 confirme le droit à une éducation basée sur la religion. La Loi de 1867 confère aux provinces la compétence en matière d'éducation.

Pendant plus d'un siècle, les immigrants non catholiques venant de l'extérieur du Canada qui s'établissaient au Québec ne pouvaient pas, en théorie du moins, fréquenter l'école française. Dans les faits, la religion était peu prise en compte dans les écoles publiques depuis les années 1970, l'éducation religieuse pouvant être remplacée par l'enseignement moral au choix des parents. Une modification apportée à la Loi sur l'instruction publique de 1998 a remplacé les commissions scolaires confessionnelles par des commissions scolaires fondées sur la langue et non sur la religion.

Un réseau privé coexiste avec le système d'éducation public québécois. Dans ces écoles, qui sont parfois partiellement financées par le Ministère, la responsabilité administrative incombe à une autorité locale (conseil d'administration ou autre, selon du type de corporation) qui doit répondre de sa gestion auprès de la Direction de l'enseignement privé du MELS et doit appliquer l'intégralité du programme décidé par le Ministère, bien que des matières optionnelles puissent y être ajoutées.

Ce réseau privé comporte 266 écoles primaires et secondaires, 60 établissements dispensant l'enseignement collégial et 9 universités.

Cas particulier : En vertu d'une entente-cadre sur la reconnaissance des diplômes signée en 1996 par la Conférence des présidents d’universités (CPU), la Conférence des directeurs d’écoles et de formations d’ingénieurs (CDEFI) et la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ), le baccalauréat français (12 années de scolarité) est reconnu comme l'équivalent du diplôme d'études collégiales québécois (13 années de scolarité) en matière d'accès à l'enseignement universitaire au Québec.

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Source : Wikipedia